Rats
Effets de différents candidats médicaments sur le système nerveux central chez le rat évalués par le test d’Irwin.
- Tests réglementaires
- Toxicologie et autres tests de sécurité
1 530 rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, 1 050 réutilisés ensuite dans d'autres projets et 480 tués pour prélèvement d'organes. Une partie subit la pose d'une mini-pompe ou d'un cathéter sous anesthésie, puis reçoit le produit à tester avant l'évaluation neurologique par le test d'Irwin, avec un isolement social pouvant durer jusqu'à trois semaines et une mise à jeun jusqu'à seize heures. L'objectif est d'évaluer les effets secondaires de candidats médicaments sur le système nerveux central avant leur passage chez l'humain. Le porteur affirme qu'il n'existe pas de méthode de substitution suffisante et que l'animal constitue un "passage obligatoire", le rat étant selon lui l'espèce la plus adaptée.
Objectifs
La développement de nouveaux médicaments s'accompagne d'une évaluation de leurs potentiels effets secondaires chez l'animal avant toute administration chez l'homme. Cette évaluation pré-clinique de la sécurité du candidat médicament au niveau du système nerveux central peut être effectuée par le test d'Irwin chez le rat. Le test consiste à effectuer une batterie d'observations fonctionnelles incluant des paramètres neurologiques après administration d'un candidat médicament afin d'évaluer les effets secondaires de ce dernier sur le système nerveux central du rat.
Bénéfices attendus
A long terme, les bénéfices attendus sont la découverte de nouveaux médicaments avec peu d'effets secondaires pour le patient et de traiter diverses maladies dans de nombreuses indications thérapeutiques (par exemple, les cancers, les maladies du système nerveux central). Ces composés pourraient avoir aussi une application en médecine vétérinaire. A court terme, les bénéfices attendus sont d'évaluer les éventuels effets secondaires du composé testé avant son passage en phases cliniques. Pour l’animal, les bénéfices attendus sont une acquisition de connaissances sur l’espèce utilisée (rat) par le développement d’outils de raffinement de plus en plus adaptés et le choix de l’espèce la plus prédictive.
Procédures
Avant de réaliser le test d'Irwin et afin de permettre une administration chronique ou sous perfusion sanguine du produit à tester, les animaux pourront être sujets à l'implantation d’une minipompe ou d'un cathéter veineux (environ 35 mins) ou également d'un cathéter artériel (35 mins) pour réaliser des prélèvements sanguins. Cela est fait sous anesthésie générale avec une analgésie morphinique. Ils receveront également un suivi post-opératoire selon les bonnes pratiques vétérinaires. Les animaux peuvent également recevoir le produit à tester par différentes voies d'administration (-2 minutes) à un volume respectant les recommandations éthiques. Les animaux seront ensuite évalués d'un point de vue neurologique par le test d'Irwin, un test durant 6 minutes et qui consiste en l'évaluation de différents paramètres à différents temps de mesure post-administration. Leur activité locomotrice pourra également être évaluée dans un actimètre (environ 60 minutes). Une observation peut être réalisée avant l'administration et la période d'observation post-administration sera de 24h à 72h. Celle-ci pourra être allongée en fonction de la durée de demi-vie du candidat-médicament. Des prélèvements de sang (environ 1 min) pourront également être effectués en cours d'étude en respectant les recommandations éthiques pour les volumes et la récupération entre les séries de prélèvements.
Impact sur les animaux
Les animaux peuvent être soumis a une chirurgie réalisée sous anesthésie qui peut induire un stress à l'endormissement. Les cicatrices de la chirurgie peuvent indurie un inconfort. Les animaux peuvent également être mis en isolement social après la chirurgie et jusqu'à 3 semaines post-chirurgie ce qui peut induire du stress. Le test d'Irwin en lui-même ne provoque pas plus de nuisance pour l'animal qu'un éventuel stress lié à la préhension et au déplacement de ce dernier. L'administration de molécules dont les effets sont connus peuvent induire des effets secondaires modérés et limités par les doses utilisées dans cette procédure. Les animaux peuvent également être mis à jeun pour une période de 16h maximum avec complémentation en glucose ou non ce qui peut induire une sensation de faim chez l'animal.
Devenir
A la fin de l'étude, les animaux pourront être euthanasiés pour réaliser des prélèvements d’organes/ fluides corporels à un volume ne permettant pas la survie de l’animal. Un certain nombre d'animaux pourra également être réutilisé dans un autre projet ayant un degré de sévérité sans réveil, léger ou modéré après accord du vétérinaire.
Remplacement
Dans le cadre du développement de nouveaux médicaments, ce projet est réalisé chez le rat car il n’existe pas de méthode de substitution (in vitro ou in silico) pour évaluer les effets d’une nouvelle molécule sur les symptômes comportementaux ou neurologiques. Ou si elles existent, elles ne sont pas suffisantes pour répondre aux objectifs scientifiques du projet. Or, avant toute administration à l’homme, l’animal constitue un passage obligatoire pour l’évaluation de la toxicité et de la pharmacocinétique d’un candidat médicament. A ce jour, le rat est l’espèce qui est la plus adaptée à ce type de modèle d’étude.
Réduction
Un nombre minimal et suffisant d’animaux par groupe est utilisé (n=10/groupe) afin d’analyser de façon rigoureuse et efficace les résultats des expériences et d’effectuer des analyses statistiques.
Raffinement
Dans ce projet, le raffinement sera obtenu par : • la mise au point de procédures rigoureuses, • la formation du personnel, • un suivi quotidien de l’état de santé des animaux, • le recours à des procédures les moins invasives possibles, • Le suivi d’éventuels signes cliniques, • La détermination des points limites, • Le recours aux procédures d’euthanasie dès que nécessaire, • Un protocole analgésique adapté pour la chirurgie et la période post-opératoire et un suivi post-opératoire de l’état de santé des animaux avec des soins et un enrichissement adaptés afin de permettre une bonne récupération des animaux, • La réduction du volume sanguin prélevé grâce à l’amélioration de la sensibilité des méthodes d’analyse, • La familiarisation des animaux aux procédures expérimentales.
Choix des espèces
Le rat est l'une des espèces animales les plus pertinentes et les plus couramment utilisées pour évaluer les potentiels effets secondaires d'un produit sur le système nerveux central car il s'agit de l'espèce la plus pratique et la plus utilisée et donc charactérisée pour évaluer les effets de médicaments en développement sur le système nerveux central. Animaux adultes. Ce projet n’a pas pour objectif d’étudier les effets du produit sur l’animal à d’autres stades de développement afin de s'affranchir de divers effets liés au développement et à l'âge (par exemple les changements hormonaux).
Développement dans un modèle de rongeur d’un biomatériau pour la réparation osseuse suite à une ostéoradionécrose EU2/2
- Recherche appliquée
- Cancers
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système musculosquelettique
40 rats Lewis mâles vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Ils sont irradiés à la mandibule, subissent une extraction de molaire puis une ablation d'os pathologique, avec pose d'une mini-pompe à analgésiques et plusieurs scanners sous anesthésie sur cinq mois, leurs incisives étant recoupées à chaque anesthésie car le rongement devient douloureux. Le protocole reproduit une complication de la radiothérapie des cancers ORL pour tester un biomatériau censé favoriser la reformation osseuse. Le porteur indique qu'il n'est pas possible de se passer d'animaux avant d'envisager un essai chez l'humain, et présente le modèle comme fiable et déjà publié.
Objectifs
Evaluer l'efficacité d'un biomatériau composite innovant sur la formation osseuse dans le cadre du traitement d'ostéoradionécrose mandibulaire. Ce projet vise à répondre à une véritable problématique clinique à savoir le traitement de l'ostéoradionécrose mandibulaire, complication sévère du traitement par radiothérapie pour cancer ORL. Les cancers ORL sont au 5ème rang des cancers en France, et 70% d'entre eux seront traités par radiothérapie. Cette complication grève lourdement le pronostic fonctionnel des patients (douleurs, difficultés à l'alimentation) et augmente la consommation de soins (antibiotiques, soins locaux, consultations, chirurgies).
Bénéfices attendus
Première preuve in vivo de l'efficacité de ce biomatériau composite innovant dans le traitement de l'ostéoradionécrose. Perfectionnement du modèle animal d'ostéradionécrose chez le rongeur.
Procédures
Les interventions suivantes seront effectuées : - irradiation (sous anesthésie générale, durée estimée inférieure à 60 min) - implantation de mini-pompe pour diffusion d'antalgiques (au cours de chaque anesthésie générale, durée estimée inférieure à 30 min) - chirurgie d'extraction de molaire (sous anesthésie générale, avec prélèvement sanguin, durée estimée inférieure à 30 min) - chirurgie d'exérèse d'os mandibulaire pathologique (sous anesthésie générale, avec prélèvement sanguin, durée estimée inférieure à 30 min) - scanners à J28, M2, M3, M4, M5 (sous anesthésie générale, durée estimée inférieure à 15 min) - prélèvement sanguin et mise à mort (sous anesthésie générale, durée estimée inférieure à 10 min)
Impact sur les animaux
Douleurs, difficultés à l'alimentation, difficulté au rongeage.
Devenir
Mise à mort nécessaire pour examen histologique (évaluation biointégration, biodégradation, formation osseuse, présence d'ostéoradionécrose).
Remplacement
Il n'est pas possible de se passer d'animaux pour ce projet. En effet, avant de pouvoir mettre en place les premiers essais cliniques chez l'Homme, il est nécessaire de vérifier l'efficacité du nouveau biomatériau dans une étude préalable sur modèle animal.
Réduction
Le nombre d'animaux nécessaire a été réduit par une analyse statistique optimale établie en fonction des résultats attendus, ainsi que le choix de modèles animaux et de protocoles déjà validés dans la littérature.
Raffinement
Le bien-être animal sera raffiné par une optimisation de la gestion de la douleur (pompes à morphine). Les animaux seront surveillés avec attention (comportement, prise alimentaire) et seront pesés de manière hebdomadaire durant toute l'expérience. Les difficultés à l'alimentation seront surveillées et la prise alimentaire sera facilitée par les antalgiques et un accès ad libidum à l'eau et à de l'alimentation molle (croquettes ramollies). Elle sera supplémentée par des compléments hypernutritifs en cas de perte de poids. Les cages seront de taille adaptée à la règlementation à savoir un compartiment minimal de 800cm² par animal. Le change sera effectué 2 fois par semaine. Un enrichissement environnemental dans les compartiments sera réalisé avec mise en place de cachettes, de papier, coton pour réaliser des nids. Les incisives seront recoupées lors de chaque anesthésie générale pour compenser le fait que le rongeage sera potentiellement douloureux. Des points limites seront respectés pour éviter toute souffrance excessive. L'ensemble du personnel est qualifié et compétent en matière d'expérimentation animale, et l'animalerie possède l'agrément et le plateau technique nécessaires. A noter que les animaux ne pourront pas être réutilisés car une analyse de la régénération osseuse au microscope est nécessaire (autopsie).
Choix des espèces
Modèle animal d'ostéoradionécrose mandibulaire (irradiation et extraction de molaire) déjà utilisé par l'équipe porteuse du projet pour tester l'efficacité d'un autre biomatériau. Modèle animal fiable et robuste pour cette pathologie (déjà publié dans la littérature). Rats Lewis (LEW/OrlR) mâles de 400 grammes sexuellement matures pour plus de robustesse et pour faciliter la chirurgie (mandibule plus grande).
Développement d’un modèle murin sur rat Fischer de lambeau libre perforant ostéo-cutané par ingénierie tissulaire pour la reconstruction des pertes de substances osseuses interruptrices
- Recherche fondamentale
- Système musculosquelettique
96 rats Fischer vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures dont la souffrance déclarée va de légère à sévère, huit étant opérés puis tués sans réveil. Ils reçoivent des implants osseux vascularisés maintenus huit semaines sous la peau, puis transférés dans un défaut creusé dans la mandibule ou le fémur, avec un suivi allant jusqu'à douze semaines avant la mise à mort pour analyse. L'objectif est de mettre au point un lambeau bi-tissulaire évitant les prélèvements osseux lourds pratiqués aujourd'hui en chirurgie reconstructrice humaine. Le porteur affirme qu'aucune méthode sans animaux n'est possible, les bioréacteurs in vitro n'étant selon lui pas assez avancés, et conclut à la "nécessité" du rat comme bioréacteur in vivo.
Objectifs
Les pertes de substances pluritissulaires ostéo-cutanées ou ostéo-muqueuses suite à un traumatisme, une chirurgie cancérologique ou une infection représente un défi pour la chirurgie reconstructrice du fait des différents types de tissus à reconstruire et régénérer. Ces pertes de substance peuvent être accompagnées de séquelles fonctionnelles, sensorielles, sensitives, ou esthétiques non négligeables avec des conséquences multiples pour la victime (intégrité physique et morale affectée). Ceci étant d’autant plus vrai pour les pathologies maxillo-faciales.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de développer un modèle de lambeau chez le rat, ce lambeau se voudra bi tissulaire (osseux et cutané) et autorisera des reconstructions complexes de la mandibule en s’affranchissant de prélèvements séquellaires. En effet, les reconstructions actuelles passent par des prélèvements osseux conséquents (autogreffe osseuse nécessitant un apport de tissus mous secondaire ou alors des prélèvements libres ostéocutanés tels que une fibula avec une palette cutanée). Ces prélèvements sont lourds, responsables de douleurs, boiterie, troubles neurologiques, instabilité de cheville. Ce projet associe reconstruction osseuse par ingénierie tissulaire osseuse (impression 3D avec ensemencement cellulaire et reconstruction des parties molles par lambeau perforant (prélèvement uniquement de peau et de son pédicule vasculaire respectant les structures nobles telles que les muscles, nerfs et os). Cette construction néoformée permettra de reconstruire en un seul temps opératoire des pertes de substances complexes bi tissulaires sans séquelle sur la zone donneuse.
Procédures
Expérimentation animale préliminaire (14 rats, deux semaines) Expérimentation animale avec réalisation d’une construction osseuse vascularisée avec implants mis en place 8 semaines (4 groupes de 8 rats et 6 rats permettant le prélèvement de moelle). Le geste de mise en place d’un implant ayant pour durée 20 minutes. Pour la preuve de concept de réparation de substance ostéo-cutanée mandibulaire, une construction osseuse vascularisée pendant 8 semaines, puis transférée dans un défaut mandibulaire de taille critique lors d’une intervention chirurgicale de 2 heures. La consolidation de la réparation sera évaluée à une durée allant jusqu'à 8 semaines post transfert. De la même façon, l’extension de nos procédés de reconstruction aux membres inférieurs passera par une expérimentation en région fémorale avec mobilisation d’un lambeau bitissulaire ostéo-cutané pédiculé. Les implants seront ensemencés par de la moelle osseuse totale et de la RhBMP2 30ug/mL. Après une implantation pendant 8 semaines, les lambeaux seront transférés en région fémorale après création d’un défect osseux, et monitorés pendant 12 semaines.
Impact sur les animaux
Les conséquences de ces études sur les animaux seront potentiellement les suivantes : - Douleur faible lors de la première expérimentation (dissection du lambeau perforant) et deuxième (mise en place de l’implant autour du pédicule in situ) - Pas de limitation de mobilité attendue, ni de stress particulier - Les éventuels effets dureront 2 semaines lors de la première procédure, 8 semaines pour la moitié de chaque groupe dans la deuxième procédure et deux semaines supplémentaires pour l’autre moitié de chaque groupe. Concernant la chirurgie maxillo-faciale, une gêne à l'alimentation pourrait être observée et sera strictement monitorée. Concernant la chirurgie des membres inférieurs, une gêne à la mobilisation et des douleurs peuvent être attendues et seront strictement monitorées.
Devenir
L’euthanasie des animaux est nécessaire afin d’analyser les implants mis en place autour du pédicule vasculaire du lambeau.
Remplacement
L’utilisation de rongeurs reste nécessaire afin de valider les propriétés des matériaux avant d’envisager des expériences sur de plus gros animaux et l’ultime but : l’utilisation chez l’homme. Aucune méthode alternative à l’utilisation d’animaux n’est possible; les systèmes de bioréacteurs in vitro n'étant pas assez avancés pour réaliser le projet. Seul un modèle animal vivant permet de nos jours la génération d'une construction osteo-cutanée transplantable selon les principes du bioréacteur in vivo.
Réduction
Pour limiter le nombre d’animaux utilisés, l’utilisation de rat Fischer mâles permet un prélèvement de moelle osseuse plus important sans devoir prélever sur tous les rats. Une analyse statistique a été réalisée afin de déterminer le nombre minimal de rats nécessaire pour obtenir un effet statistique : afin d’obtenir une puissance statistique pertinente (P = 95%, alpha 1%), le nombre d’animaux pour les procédures 1 et 2 a été évalué à à 14 et 8 par groupe (4 groupes soit 32 rats). Un animal supplémentaire par groupe est requis afin de pallier les possibles complications expérimentales. 3 groupes de 10 rats avec 6 rats pour le matériel médullaire seront nécessaires pour la procédure 4 afin d'atteindre une puissance statistique suffisante.
Raffinement
Les animaux seront maintenus dans un cycle jour/nuit un cycle jour/nuit saisonnier (e.g., 12h/12h/ été, 8h/14h hivers) avec un accès à l’eau et à la nourriture à volonté. Le nombre d’animaux par cage est de 2 pour limiter le stress de la surpopulation ou de l’isolement. Des tunnels pour les rats seront placées dans la cage pour permettre aux animaux de s’enfouir et se cacher. Chaque protocole a été choisi pour répondre à une question précise, par sa reproductibilité afin de réduire la variabilité expérimentale et par conséquent le nombre d’animaux utilisés par expérience. Le protocole sera interrompu le plus tôt possible en accord avec des points limites définis et réalisés sur le plus petit nombre d’animaux possible suffisant pour obtenir une différence statistiquement significative. La fréquence des inspections sera faite tous les jours pour ce protocole. S’ajoute à cette observation une surveillance réalisée par les animaliers lors de l’entretien des animaux. La prise en charge de la douleur des animaux sera réalisée par injection en sous cutanée de lidocaïne et de buprénorphine dès l’anesthésie et ceci avant le geste opératoire (injection répétée toutes les huit heures pour la buprénorphine pendant deux jours si besoin). Des AINS seront administrés de manière systématique pendant au moins deux jours.
Choix des espèces
Le rat permet une première approche in vivo avant de tester les hypothèses confirmées avec ce modèle sur des animaux plus similaires à l’Homme, puis chez l’Homme. C’est un modèle de référence pour la recherche fondamentale dans le cadre d’implantation allogénique afin de se concentrer sur l’effet propre des biomatériaux évitant toute réponse immunitaire non désirée et permet de sélectionner les méthodes efficaces de réparation au sein d’un grand nombre de conditions expérimentales. Les études seront réalisées avec des rats adultes, c'est-à-dire, âgés de 10 semaines (300g), ce qui correspond au modèle validé et développé depuis plusieurs années dans notre laboratoire et dans la littérature.
Evaluation de la biocompatibilité d’une matrice biologique œsophagienne décellularisée d’origine porcine chez le rat
- Recherche fondamentale
- Système gastrointestinal
- Système immunitaire
12 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. On leur crée des plaies dans le dos pour y implanter sous la peau quatre échantillons d'une matrice d'œsophage d'origine porcine, avant de les tuer à sept ou vingt-huit jours pour analyser la réaction des tissus. Le porteur décrit une chirurgie de quinze à vingt minutes avec traitement antidouleur et des démangeaisons possibles à la plaie. Il teste la tolérance d'un futur substitut d'œsophage et affirme que la réaction immunitaire ne s'apprécie que sur un être vivant.
Objectifs
Les chirurgies pour la reconstruction de l’œsophage suite à l’ablation de l’organe chez des patients atteints de pathologies ou victimes de traumatisme sont reconnues unanimement comme très insatisfaisantes par la communauté médicale. En effet, les complications post-opératoires sont nombreuses. C’est pourquoi, le développement d’une matrice biologique œsophagienne présente de nombreux avantages afin de répondre aux besoins cliniques actuels. La disponibilité des greffons œsophagiens humains étant limitée, le porcin est le modèle animal choisi afin de développer notre matrice. Avant son implantation chez l’homme, cette matrice biologique œsophagienne doit être testée pour vérifier sa capacité à s’intégrer sans être rejetée et sans dégrader son environnement. Ces données doivent être étayées par des données scientifiques qui ne peuvent pas être obtenues in-vitro, c’est-à-dire en dehors de l’organisme vivant. C’est pourquoi, il est nécessaire d’exposer la matrice à un mammifère vivant afin d’évaluer son acceptation dans un environnement physiologique. Il sera possible d’évaluer ces critères selon des méthodes ex-vivo en laboratoires, permettant d’étudier la structure des tissus d’un point de vue microscopique. L’objectif principal de cette étude est de tester l’hypothèse selon laquelle une matrice œsophagienne décellularisée engendre une réaction inflammatoire compatible avec son environnement physiologique.
Bénéfices attendus
Ce projet doit permettre de montrer que l’utilisation d’une matrice biologique en tant que substitut d’œsophage est acceptable en termes de tolérance en regard de la thérapie actuelle, lourde et source de complications post-opératoires, ayant pour conséquence une mauvaise qualité de vie pour les patients.
Procédures
Les animaux seront soumis à la procédure chirurgicale suivante : - création des plaies cutanées au niveau de la zone dorsale - implantation des matériaux en sous-cutané. Les animaux recevront un nombre de 4 échantillons, espacés de minimum 1 cm, selon les recommandations de la norme ISO 10993-6. Cette norme spécifie les méthodes d'essai pour l'évaluation des effets locaux après une implantation de biomatériaux destinés à être utilisés dans des dispositifs médicaux - fermeture des plaies. Le temps de chirurgie est estimé à 15-20mn par animal. A cela, ajouter le temps d’anesthésie et de réveil de l’animal (ce temps est variable selon les individus). Pour gérer une éventuelle douleur, nous utiliserons un dérivé morphinique, la buprénorphine durant les 48 heures après l’opération. Le groupe 1 sera euthanasié après 7 jours d’implantation, et le groupe 2 sera euthanasié après 28 jours.
Impact sur les animaux
L’expérimentation implique la réalisation de la plaie , la pose de la matrice dans la poche, refermée avec une suture. La réaction à la chirurgie pourra provoquer des démangeaisons au niveau de la plaie cutanée.
Devenir
A l’issue de la procédure, les animaux sont réveillés et suivis cliniquement. Les animaux sont euthanasiés à 7 jours (Groupe 1) et 28 jours (Groupe 2) pour explanter la peau en vue des analyses de la réaction inflammatoire et de la cicatrisation.
Remplacement
Des tests in-vitro, c’est-à-dire en dehors de l’organisme vivant, ont été réalisés préalablement sur les matrices biologiques d’origine porcine, selon la norme ISO 10993-5 concernant l’évaluation biologique des dispositifs médicaux. Néanmoins, en raison des interactions complexes entre l'hôte et la matrice, ces systèmes ne peuvent pas reproduire de façon fidèle les conditions d’intégration ou de rejet de la matrice. La confirmation de la bonne intégration de la matrice étant indispensable avant son implantation chez l’homme, il est donc nécessaire de disposer de modèles animaux pour évaluer la réaction immunitaire qui ne peut être appréciée que sur l’être vivant, disposant d’un système immunitaire compétent Cette évaluation est faite sur des échantillons biologiques extraits de l’animal, après sa mise à mort.
Réduction
Cette étude comportera 12 rats (dont 2 en cas de mort prématurée lors du déroulé de l’étude) répartis en 2 groupes, G1 (7 jours d’implantation) et G2 (28 jours d’implantation). Chaque rat recevra 4 échantillons, ce qui fera n=12 échantillons/temps pour chaque condition selon les recommandations de la norme ISO 10993-6. En effet, la norme précise l’utilisation d’au moins trois animaux pour chaque matrice et suffisamment de sites pour obtenir un total de 10 échantillons d'essai et de 10 échantillons de contrôle pour chaque matrice et chaque période d'implantation. Le nombre de rats fixé comprend des animaux supplémentaires dans le but de conserver un nombre d’animaux et d’échantillons suffisant à l’issue du protocole, dans le cas d’éventuelles complications. Cela permettra à l'étude de s'aligner sur l'approche 3R (replace, reduce, refine) de l'expérimentation animale, réduisant ainsi le nombre d'animaux et le nombre de procédures d'expérimentation animale, en tenant compte de la recommandation ISO 10993-6.
Raffinement
- Un personnel qualifié sera mobilisé autour des animaux avant, après et pendant les interventions. Le chirurgien est chevronné. - Tous les individus seront acclimatés à leur environnement 7 jours avant l’intervention. Cela permet de réduire le stress des animaux le jour de l’implantation. - Les conditions expérimentales ne provoquent pas de contraintes pouvant affecter le bien-être des animaux : pas de diminution de la qualité de l’environnement de l’animal, pas de diminution de la socialisation, accès normal à l’eau et à l’aliment et respect des comportements normaux. - L’hébergement est réalisé en cages ventilées. Ces cages sont stérilisées. L’environnement de l’animal est adapté. S’il y a nécessité d’isoler les animaux, ce que nous éviterons au maximum, l’environnement des animaux sera enrichi (maison). - Pendant l'opération, les cages seront amenées les unes après les autres dans la salle de chirurgie qui est séparée de la zone d'hébergement des animaux afin d'éviter toute source de stress par contact visuel, olfactif et sonore des animaux opérés et des animaux à opérer. - Des protocoles précis de prémédications permettant la diminution de la douleur, l’anesthésie de l’animal et de sa mise à mort sont mis en place. Un traitement anti-douleur avant, pendant et après l’opération est mise en place à l’aide d’une injection de buprénorphine sous la peau de l’animal. - Pour gérer une éventuelle douleur, nous utiliserons un dérivé morphinique en sous cutané, durant les 48 heures après l’opération.
Choix des espèces
Cette étude ne peut en effet être réalisée directement chez le patient mais permet d’évaluer la capacité de l’étude à être transposable à une implantation chez l’homme car elle est réalisée chez le mammifère. L’utilisation du rat permet de répondre à un certain nombre de questions et d’être prédictif des résultats chez l’homme En effet, le modèle animal cherche à répliquer l’environnement biologique ainsi que la réponse biologique. Les réactions immunitaires et inflammatoires du rat sont similaires et transposables à l’homme. Ces données sont validées dans la littérature faisant du rat l’espèce de choix pour cette étude. Les rats seront âgés de 10 semaines et pèseront environ 250gr. Tous les rats auront le même âge pour une meilleure comparaison des résultats mais également pour que la taille de la plaie soit proportionnelle à la taille des rats. Des rats âgés de 10 semaines sont choisis afin qu'ils aient atteint une taille adulte pour diminuer les risques à la suite de l’anesthésie et pour faciliter l'intervention chirurgicale. De plus, le stade de développement devra permettre une cicatrisation optimale grâce à la qualité des tissus.
Mise au point d’un modèle de syndrome du côlon irritable induit par un stress modéré lié à une contention.
- Recherche appliquée
- Troubles gastrointestinaux
24 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils sont immobilisés par contention lors de neuf séances de deux heures pour provoquer un stress censé reproduire le syndrome du côlon irritable, avec deux prises de sang, avant d'être tués pour analyse des tissus. Le porteur attend un transit accéléré, des selles molles et une inflammation intestinale légère. Il cherche à valider ce modèle pour évaluer ensuite des compléments alimentaires à base d'extraits végétaux et de probiotiques destinés aux patients.
Objectifs
Le syndrome de l'intestin irritable (IBS) est une maladie complexe qui affecte le système nerveux et le microbiote intestinal. Ses mécanismes ne sont pas encore complètement compris. Les patients souffrent de douleurs abdominales et de troubles digestifs tels que la diarrhée et/ou la constipation, souvent associés à des problèmes psychologiques tels que l'anxiété et la dépression. Le stress et certains aliments peuvent déclencher l'IBS, c'est pourquoi les premières recommandations médicales pour le traitement incluent une gestion améliorée du stress, de l'exercice physique et des changements alimentaires. Dans cette perspective, l'utilisation de compléments alimentaires contenant des extraits végétaux et des probiotiques peut aider à maintenir une santé intestinale équilibrée et prévenir les symptômes de l'IBS chez les patients. Pour tester l'efficacité de ces produits, il est nécessaire d'utiliser des modèles animaux, tels que le rat. Cependant, il n'existe pas actuellement de modèle animal reconnu par la communauté scientifique comme référence pour évaluer le syndrome du côlon irritable, et les modèles utilisés dans la littérature sont très variés. L'objectif de ce projet est de développer et de valider un modèle de syndrome du côlon irritable chez le rat en induisant un stress modéré par une restriction physique.
Bénéfices attendus
Ce projet vise à identifier et à valider un modèle de syndrome du côlon irritable chez le rat, afin d'évaluer l'efficacité des produits de santé destinés aux patients. Si les résultats démontrent l'efficacité de l'une ou plusieurs des combinaisons d'extraits végétaux et de probiotiques, des études précliniques (chez l’animal) pourront être suivies par des études cliniques (chez l’homme), offrant ainsi aux patients des solutions complémentaires pour lutter contre l'IBS. Ce projet revêt donc une importance pour répondre aux besoins non satisfaits des patients souffrant du syndrome du côlon irritable et améliorer leur qualité de vie.
Procédures
Restriction physique : 9 sessions 2h maximum Contention pour évaluation de la composition corporelle par EchoMRI : 2 sessions de 30 secondes (début et fin d'étude). Prélèvement de sang à la pointe de la queue (200µl) : un prélèvement en début et un en fin d'étude
Impact sur les animaux
Les animaux devraient ressentir un stress modéré se traduisant par une accélération du transit intestinal, des fécès molles ainsi qu’une inflammation intestinale légère visible en histologie. Aucun effet indésirable sévère n’est attendu avec ce modèle. Les points limites établis dans la procédure n’ont aucune raison d’être atteints.
Devenir
A la fin la procédure les animaux seront mis à mort et différents tissus seront prélevés pour permettre de compléteter les analyses et d’identifier des macanismes d’action.
Remplacement
L'inflammation chronique de l'intestin est une maladie complexe et multifactorielle qui reste encore largement mal comprise. Les modèles murins sont utilisés pour étudier cette maladie car ils permettent de comprendre son contexte global à l'échelle de l'organisme, ce qui n'est pas possible avec d'autres modèles in vitro ou ex vivo
Réduction
Pour réduire le nombre d’animaux dans ce projet, une procédure de validation de modèle est mise en place. Cette validation permettra de réduire le nombre de conditions des procédures suivantes visant à évaluer l’efficacité des différentes formulations et des différentes doses. Cela réduit globalement le nombre d’animaux dans le projet. La taille des groupes est choisie de manière à obtenir une puissance statistique suffisante pour les paramètres clés.
Raffinement
Tous les animaux de ce projet suivront une période d’habituation avant de commencer l’étude, ils seront hébergés dans un environnement contrôlé et adapté (cages ventilées, 22°C, 30-70% d’humidité, cycle J/N 12 :12). Les cages seront enrichies à l’aide de matériel de nidification et d’un tube rouge permettant aux animaux de se cacher et aux techniciens de les manipuler. Un contrôle quotidien sera réalisé pour permettre de relever et documenter l’apparition de signes cliniques.
Choix des espèces
Le rat wistar est classiquement utilisé dans la litérature pour la mise en place de ce modèle IBS. Les animaux seront utilisés à l’âge de jeunes adultes (8 semaines). C’est un âge classiquement utilisé dans nos différents projets et sur lesquels nous avons des points de comparaisons.
Étude fonctionnelle des performances d’implants sous-rétiniens sur un modèle murin de rétinite pigmentaire (rat)
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
1 320 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. Rendus progressivement aveugles par une dégénérescence de la rétine, ils reçoivent un implant sous la rétine et, pour une partie, une ouverture du crâne afin de mesurer l'activité visuelle du cerveau, parfois sur des études suivies jusqu'à un an. Le porteur signale un risque de déchirure de la rétine, de cataracte et une hémorragie cérébrale dans un cas sur quatre lors du retrait de l'os du crâne. Il teste des prototypes d'implants rétiniens et juge l'animal "indispensable" pour évaluer la vision restaurée.
Objectifs
Les implants sous-rétiniens sont une source d’espoir pour les patients atteints de déficiences visuelles évolutives, telles les rétinites pigmentaires ou les formes sèches de la dégénérescence maculaire liée à l’âge, pour lesquelles il n'existe pas actuellement de traitements efficaces. Ce projet a pour but d’évaluer les performances de prototypes d’implants rétiniens sur des rongeurs.
Bénéfices attendus
La restauration visuelle par rétine artificielle est un espoir de traitement pour les patients atteints de cécité due à des maladies dégénératives des photorécepteurs de la rétine. L’implant sous rétinien, dont le but est de remplacer la fonction de ces cellules perdues, permettra d'activer les voies et les aires visuelles supérieures et in fine redonner la vue. Dans ce projet, l’efficacité des implants photoacoustiques sera mise en évidence par des mesures de l’activité des aires visuelles cérébrales. La finalité de ce projet est de montrer, lors de stimulations lumineuses, des variations de l’activité neuronale provoquées par l’implant et d’évaluer ainsi l’acuité visuelle retrouvée.
Procédures
CHIRURGIE : Pose d’un implant rétinien, sous anesthésie générale et analgésie. Durée de l’intervention : 10 minutes. Sur certains rats implantés, une craniotomie ou la création d’une fenêtre crâniale chronique sera réalisée afin de pouvoir mesurer l’activité électrique du cerveau. Craniotomie, 1 fois par animal, sous anesthésie générale et analgésie. Durée de l’intervention : 40 mn. Création d’une fenêtre crâniale chronique (pour des études longitudinales), sous anesthésie générale, 1 fois par animal. Durée de l’intervention : 1h30. ETUDES/OBSERVATIONS : Observation du fond de l’œil et de la structure de la rétine par des techniques optiques d’observation, sous anesthésie générale et analgésie. Durée : moins de 5 minutes par observation. Deux à quatre fois par animal. Mesure de l’activité électrique du cerveau (transmission de l’information visuelle) par enregistrement des potentiels évoqués visuels, sous anesthésie générale et analgésie. Durée 1h30, 1 fois par animal, expérimentation terminale. Mesure de l’activité cérébrale (transmission de l’information visuelle) par imagerie ultrasonore, sous anesthésie générale et analgésie. Durée 1h30. En cas de craniotomie préalable : 1 fois par animal, expérimentation terminale. En cas d’étude longitudinale : jusqu’à 12 fois par animal sur une période de 12 mois.
Impact sur les animaux
Risque faible d’une mauvaise réaction à l’anesthésie Lors de la pose de l’implant rétinien, il existe un petit risque de déchirement du tissu rétinien et d’une petite hémorragie localisée. Dans les jours qui suivent la pose, une cataracte ou une inflammation localisée du tissu rétinien peut apparaître. Cette dernière se résorbe généralement sous 15 jours. Ces complications restent cependant assez rares (moins de 5 pourcents) Pour la création de fenêtre crâniale (chirurgie), le risque principal est l’hémorragie cérébrale lors du retrait de l’os crânien (25 pourcent des cas). Lors de la pose d’une fenêtre chronique, il peut y avoir perte de cette dernière dans les mois post-chirurgie. Pour les rats avec une fenêtre chronique, risque de blessures entre congénères s’ils ne sont pas isolés.
Devenir
Des prélèvements et analyses des yeux et des implants sont nécessaires post-mortem. L’ensemble des animaux sera euthanasié en fin de période de maintien (21 jours pour les études aigües, 3 mois ou 1 an pour les études chroniques).
Remplacement
Dans ce projet, l’évaluation des réactions inflammatoires (biocompatibilité des matériaux à moyen terme) et la restauration de la vision au niveau de la rétine ainsi que la transmission de l’information visuelle au cerveau ne peuvent pas être réalisées par des expérimentations ex vivo. Les mécanismes physiologiques (dépolarisations corticales) et variations de flux sanguin au niveau du cortex visuel, ne peuvent être observés que sur un cerveau en fonctionnement. Ainsi l’acuité visuelle restaurée ne peut être évaluée que par des tests chez l’animal in vivo. L’utilisation de l’animal est donc indispensable.
Réduction
Basé sur l’expertise du laboratoire et sur des projets proches, le nombre total d’animaux, 1220 rats, a été estimé pour obtenir un nombre minimum de résultats significatifs tenant compte des éventuelles pertes dues à des complications chirurgicales, à une mauvaise réaction à l’anesthésie durant les procédures expérimentales. La rédaction d’un protocole précis ainsi que la bonne maîtrise des outils de chirurgie et d’imagerie par les expérimentateurs correspondants permet de minimiser les pertes.
Raffinement
Les animaux seront hébergés en portoir ventilé dans des cages de stabulation avec enrichissement, alimentation et abreuvement à volonté. Nous utilisons de la litière de peuplier dépoussiérée de 2 mm. Les animaux sont examinés quotidiennement par le personnel qualifié de l’animalerie et/ou les expérimentateurs. Des étiquettes de suivi post-opératoire seront visibles sur les cages afin d’avoir une surveillance accrue. Ces étiquettes indiquent que les animaux ont eu une chirurgie ainsi que toutes les procédures effectuées. Les points limites adaptés à chaque procédure ont été établis. Lors des procédures, les animaux bénéficieront si nécessaire d’une anesthésie. Les chirurgies seront dans le respect de l’asepsie. Les paramètres physiologiques du rat opéré seront visibles à l’aide d’un système montrant l’oxygénation du sang, la température rectale et la fréquence cardiaque. Des analgésiques adaptés seront utilisés en préopératoire et post-opératoire. Après toute intervention chirurgicale, une dose de glucose sera injectée en intra-péritonéal et une gelée post-opératoire sera mise dans la cage. Les animaux ayant une fenêtre crâniale chronique seront isolés pour éviter toute dégradation du dispositif entre congénères. Un enrichissement supplémentaire sera placé dans la cage.
Choix des espèces
Nous utilisons un modèle de rat ayant une dégénérescence des cellules rétiniennes qui le rend progressivement aveugle. Cette dégénérescence est comparable aux rétinites pigmentaires constatées chez l’Homme. Nous utiliserons des rats âgés de 9 à 11 mois au début des procédures, âge à laquelle leur rétinite pigmentaire sera suffisamment avancée pour notre étude de restauration visuelle avec des implants rétiniens. Au-delà de 12 mois, la rétine dégénérée des rats est très fine et fragile, ce qui augmente le risque de complications chirurgicales suite à l’implantation de l’implant. Les rats sains (à la vue normale) utilisés seront quant à eux âgés d’au moins 8 semaines, âge auquel la rétine de l’animal est mature et peut donc servir de contrôle pertinent par rapport à une rétine dégénérée.
Évaluation de l’efficacité d’un produit d’intérêt sur des modèles d’arthrite rhumatoïde chez le rongeur
- Recherche appliquée
- Troubles immunitaires
Rats : 500
3 000 rongeurs, 2 500 souris et 500 rats, vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. On leur injecte des anticorps puis une toxine bactérienne pour déclencher une arthrite, avec gavages, injections répétées et prises de sang par voie rétro-orbitaire, afin de tester des composés à potentiel thérapeutique répartis sur cinquante études. Le porteur décrit une maladie qui provoque des œdèmes des pattes, des ankyloses et des douleurs spontanées, une ankylose ou une nécrose sévère entraînant une mise à mort immédiate. Il affirme qu'aucun modèle in silico ou in vitro ne reproduit la complexité des maladies inflammatoires des articulations.
Objectifs
L’objectif de ce projet est d’évaluer l’efficacité de solutions thérapeutiques innovantes pour l’arthrite rhumatoïde qui est une maladie chronique auto-immune systémique qui touche principalement les articulations. Elle induit des lésions causées par des cytokines, des chimiokines et des métalloprotéases. Les articulations périphériques sont symétriquement enflammées, provoquant une destruction progressive des structures articulaires et des désordres généraux entrainant douleurs et handicaps qui empêchent d'effectuer les gestes quotidiens et activités professionnelles. Les traitements médicamenteux disponibles ont pour objectif de réduire l'inflammation pour prévenir les érosions articulaires mais les effets sont en général insuffisants. Par ailleurs leurs utilisations sont limitées à cause d’effets indésirables. Ces traitements incluent les antirhumatismaux modificateurs de la maladie, des agents biologiques (anti-TNF, anti-IL-1, anti-IL-6), des dépléteurs des lymphocytes B, des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) et des corticostéroïdes. Tous les traitements biologiques présentent des risques d’infections sérieux (tuberculose, septicémie), et peuvent induire la production d’anticorps neutralisants. Les AINS induisent des effets cardiovasculaires et gastrointestinaux qui peuvent être très sévères. Par conséquent l’arthrite rhumatoïde est une maladie dont les besoins médicaux ne sont toujours pas satisfaits. Il est donc urgent de développer de nouvelles solutions thérapeutiques pour les patients souffrant de cette maladie, qui soient plus efficaces et mieux tolérées. La recherche visant à la mise au point de nouveau traitement contre la polyarthrite rhumatoïde est très active grâce à l’identification de nombreuses cibles potentielles en partie grâce au développement des technologies de séquençage génétique : molécules d’activation des macrophages, des polynucléaires, cytokines de l’inflammation ou de l’angiogenèse, cibles intracellulaires et autres molécules de signalisation. Des anomalies du microbiote intestinal associées à la maladie ont aussi été mises en évidence. Des thérapies cellulaires sont elles aussi en développement. Le projet permettra d’évaluer l’efficacité de nouvelles substances à potentiel thérapeutique.
Bénéfices attendus
Les traitements médicamenteux pour l’arthrite rhumatoïde, souvent prescrits en association, ont pour objectif de réduire l'inflammation pour prévenir les érosions mais les effets sont en général insuffisants et leurs utilisations sont limitées par des effets indésirables. Ces traitements incluent les antirhumatismaux modificateurs de la maladie, des agents biologiques (antagonistes du TNF-alpha, inhibiteurs des récepteurs de l'interleukine-1 (IL-1), inhibiteurs de l'interleukine-6 (IL-6), des dépléteurs des lymphocytes B, des molécules modulatrices des lymphocytes T, des inhibiteurs de la Janus kinase, des AINS contre la douleur, des corticostéroïdes par voie systémique ou en intra-articulaire. Tous les traitements biologiques présentent des risques d’infections sérieux (tuberculose, septicémie), et peuvent induire la production d’anticorps neutralisants. Les AINS induisent des effets cardiovasculaires et gastrointestinaux qui peuvent être très sévères. L’arthrite rhumatoïde est une maladie dont les besoins médicaux ne sont toujours pas satisfaits. Il est donc urgent de développer de nouvelles solutions thérapeutiques pour les patients souffrant de cette maladie, qui soient plus efficaces et mieux tolérées. A long terme, ce projet pourrait satisfaire ce besoin. A court terme les données générées permettront de faire avancer les programmes de recherche : Par exemple, un composé peu efficace sur l’une des deux procédures peut indiquer le besoin de développer des dérivés structuraux plus actifs, ou bien invalider la cible d’intérêt ce qui conduit à l’arrêt du programme. Un composé efficace peut faire progresser le projet vers la phase de développement clinique.
Procédures
Les gestes techniques concernent tous les animaux. • Pesées : Durée de 30 secondes, sur animal vigile, jusqu’à une fois par jour sur la durée des études. • Mesure de la température corporelle : Durée de 1min, sur animal vigile ou sous anesthésie générale via une sonde rectale pour rongeur. • Prise de photographies des pattes en les posant sur une plateforme en verre (animal vigile) Durée de 15 secondes • Prélèvement de sang par voie retro orbitale au cours des procédures : Durée 30 secondes, sous anesthésie générale par injection ou gazeuse. • Prélèvements de sang via la veine caudale ou à la submandibulaire : Durée 30 secondes, sur animal vigile ou sous anesthésie générale par injection ou gazeuse. Les volumes et la fréquence des prélèvements seront selon les critères de la consigne en vigueur. Les volumes seront généralement de 20 à 50 μl chez la souris et de 20 à 200 μl chez le rat. Le volume total prélevé n’excédera pas 7.5% du volume estimé de sang total de l’animal sur une période de 24 heures. Des périodes de récupération seront mises en place pouvant aller jusqu’à une semaine. • Administrations des composés à potentiel thérapeutiques par voir orale (gavage à l’aide d’une sonde gastrique), intrapéritonéale, sous-cutanée ou via la veine caudale : Sur animaux vigiles, durée de 30 secondes. • Administrations intraveineuses par voie retro orbitale : Durée 30 secondes, sous anesthésie générale par injection ou gazeuse. • Immunisation par voie intradermique ou sous-cutanée, au niveau de la queue : Durée 30 secondes, une seule injection, sur animal vigile • Induction de l’arthrite par injection intrapéritonéal d’anticorps : Durée de 30 secondes, sur animal vigile, une seule injection • Boost de LPS par voie intrapéritonéale : Durée de 30 secondes sur animal vigile, une seule injection.
Impact sur les animaux
Ces procédures peuvent engendrer une dégradation de l'état de santé de l'animal. L’induction de l’arthrite peut engendrer une hypothermie et un état de fatigue passagere (
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort car l’évaluation de l’efficacité des composés à potentiel thérapeutique nécessite des analyses approfondies de différent tissues dont les articulations et les tissus lymphatiques.
Remplacement
A notre connaissance, il n’existe pas de modèles in silico ou in vitro qui reproduisent l’extrême complexité des maladies inflammatoires articulaires. Celle-ci intègre de nombreux tissus et organes : système digestif, système circulatoire, système rénal, système immunitaire intégral, système nerveux périphérique et central. Seul un modèle animal peut permettre d’étudier les interactions entre des composés à potentiel thérapeutique et ces différents systèmes biologiques très complexes.
Réduction
Les composés auront préalablement été évalués de manière extensive sur une batterie de tests in silico et in vitro. Ces tests permettent de prédire le profil pharmacocinétique du composé (ex : lipophilie, absorption, distribution, métabolisme), de déterminer les caractéristiques d’intéraction du composé avec la cible d’intéret (ex. un récepteur, un canal ionique, une enzyme). En outre, le profil pharmacocinétique chez le rongeur aura aussi été déterminé. De nombreux composés auront donc été éliminés du fait de leur faible performance sur ces tests. La probabilité d’observer une activité sur les modèles de ce projet sera par conséquent élevée. Le nombre d’animaux prévu pour ce projet se base sur les données de la littérature et les données de mise en place des modèles, notamment des analyses de puissance statistique et des tests de détermination de la taille des groupes expérimentaux. 50 études seront réalisées dans le cadre de ce projet.
Raffinement
Les animaux seront hébergés dans des locaux conformes aux exigences règlementaires de la directive n°2010/63/UE. Ils seront hébergés en groupe dans des cages contenant de l’enrichissement afin de satisfaire la manifestation de leurs comportements naturels (nidification, instinct grégaire, recherche de nourriture, etc.). Les procédures potentiellement douloureuses ou source d’inconfort ou de stress se feront sous anesthésie générale gazeuse. Les animaux feront l’objet d’une surveillance clinique journalière sur la durée des procédures. Les locaux d'hébergement et les systèmes d’hébergement suivront un programme d’hygiène et sanitaires (programme sanitaires) afin de prévenir tout biais. Les conditions d’ambiance seront contrôlées sur la durée des procédures. Un programme de soins adapté sera mis en œuvre pour l’ensemble des animaux affectés à ce projet tels que l’ajout d’eau gélifiée ou de nourriture au sein de la cage pour faciliter la prise alimentaire des animaux ainsi que l’utilisation de litière adéquate si nécessaire, par ou sous l'autorité du vétérinaire ou mis à mort selon les recommandations définies dans la consigne en vigueur. Un plan d'action incluant la communication sera établi et mis en place lors d'apparition d'évènements inattendus. Le nombre de manipulations sur l’animal sera réduit au strict nécessaire. Le stress lié à la manipulation peut avoir un impact sur la réponse inflammatoire et immunitaire, c’est pourquoi une habituation sera réalisée avant l’induction de l’arthrite. Des critères d'arrêt anticipés seront mis en place, suivant la grille de score établie, pour chaque procédure afin de réduire tout inconfort, stress, souffrance ou douleur inutile.
Choix des espèces
La grande majorité des modèles et des techniques utilisés dans le cadre de la recherche médicale et pharmaceutique ont été décrits chez les espèces rats et souris qui sont communément utilisées en pharmacologie. De nombreuses données sur les modèles d’inflammation chez le rongeur existent déjà dans la littérature et peuvent être utilisées pour la mise en place des modèles et aider à l’avancement des projets (doses de l’agent arthritogène, effets de molécules de références etc.). Adulte: Les données de la littérature indique clairement que les rats et les souris adultes représentent des modèles fiables pour l’évaluation de l’efficacité de composés dans le domaine de l’arthrite car ils doivent disposer d'une système immunitaire mature.
Evaluation des effets de composés pharmacologiques sur un modèle de diabète de type 1 chez le rat ou la souris
- Recherche appliquée
- Troubles endocriniens
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
Rats : 216
1 080 rongeurs, 864 souris et 216 rats, vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Un diabète de type 1 est induit par injection de streptozocine, puis les animaux reçoivent des candidats médicaments, parfois par pompe osmotique implantée, et subissent des tests de glycémie avec prises de sang répétées. Le porteur indique que les administrations et la contention peuvent provoquer stress et douleur. Il présente ces molécules comme sélectionnées après des tests in vitro et destinées à d'éventuels essais cliniques, et prévoit la mort de tous les animaux en fin de procédure.
Objectifs
Le glucose est décrit comme étant le principal carburant de l’organisme, et son taux plasmatique est régulé par l’insuline, une hormone secrétée par les cellules bêta du pancréas. Le diabète correspond à une élévation prolongée de la concentration de glucose, appelé aussi hyperglycémie, dans le sang. On distingue principalement 2 types de diabète : le diabète de type 1 (DT1) et le diabète de type 2 (DT2). Le DT1 est due à la détérioration des cellules bêta du pancréas entraînant une carence en insuline, tandis que le DT 2 est causé par une baisse de la production d’insuline ou l’apparition d’une résistance à l’insuline produite. Le DT 1 est une maladie auto-immune, en effet, il fait suite au dysfonctionnement des cellules immunitaires (lymphocytes T), qui se mettent à identifier les cellules bêta du pancréas comme des cellules étrangères et à les éliminer. Le DT1 représente environ 10 pour cent des cas de diabètes, dont la moitié se déclare avant l’âge de 20 ans. Il a une incidence d’environ 15 cas pour 100 000 enfants de moins de 15 ans. L’insulinothérapie est le traitement de référence du DT1, qui consiste à des injections sous-cutanées d’insuline plusieurs fois par jour. Un traitement bien suivi permet le plus souvent de réguler la glycémie, néanmoins, c’est un traitement lourd et chronique, nécessitant en même temps une mesure de la glycémie par le patient plusieurs fois par jour. A noter que c’est un traitement qui permet une prise en charge, et non une guérison, et donc à prendre à vie. Par ailleurs, le nombre de personnes atteintes de DT1 ne cesse d’augmenter au rythme de 3 à 4 % par an. Ainsi, la recherche continue, soit à décrypter les mécanismes de la maladie pour mieux la prévenir, soit en améliorant les traitements. Ce projet a donc pour objectif de tester des nouveaux candidats médicaments pour le traitement du DT1 chez le rat ou chez la souris.
Bénéfices attendus
Depuis une vingtaine d’année, le nombre de personnes atteintes de DT1 ne cesse d’augmenter tous les ans, tandis que le traitement de référence reste l’insulinothérapie, un traitement lourd et à vie. Ce projet vise à rechercher et sélectionner les candidats médicaments efficaces pour traiter le DT1 chez l’animal, afin d’obtenir une preuve d’efficacité pour d’éventuels essais cliniques chez l’homme par la suite.
Procédures
Les interventions que vont avoir les animaux sont : - Une administration (voie selon la molécule à étudier) du composé à tester, d’un contrôle négatif (souvent le véhicule du composé à tester) et de la molécule de référence. Tout type d’administration sur animal vigil, réalisé par des personnels tutorés, dure moins d’une minute. L’administration à l’aide d’une pompe osmotique dure moins d’un quart d’heure. La fréquence et la durée du traitement dépendra du composé à tester (une ou plusieurs fois par jour, pendant 1 à 48 semaines). - Une administration intrapéritonéale de streptozocine si le modèle animal requiert l’induction du diabète de type 1. Ce traitement durera 5 jours au maximum avec une administration par jour, réalisé par des personnels tutorés, et dure moins d’une minute. - Un test de supplémentation au glucose ou en insuline (comme réalisé chez l’homme). Ce test consiste à une administration de glucose ou d’insuline, puis à des prélèvements sanguins permettant le dosage de glucose et ou d’insuline dans le sang. Le test est réalisé une seule fois pour chaque animal, et les prélèvements sont réalisés au maximum 5 fois chez la souris et 7 fois chez le rat, dans les 2 heures qui suivent la supplémentation. Chaque prélèvement sanguin par des personnels tutorés dure environ une minute.
Impact sur les animaux
Les nuisances ou effets indésirables attendus sur les animaux sont : - Stress et douleur potentiellement induit par l’administration du composé à tester, qui nécessitera une contention, et l’implantation de pompe osmotique si besoin - Stress potentiellement dû à l’isolation pour les prélèvements d’urine en cage à métabolisme (moins de 24 heures) ou dû aux prélèvements sanguins.
Devenir
Tous les animaux vont avoir un diabète de type 1 et ou vont recevoir un traitement contre cette maladie. Ainsi, au vu des traitements réalisés sur les animaux, ils seront euthanasiés à la fin de la procédure.
Remplacement
Les composés testés dans ce projet sont ceux ayant montré au préalable des effets positifs dans des tests in vitro (screening).
Réduction
Tout d’abord, seuls les composés ayant montré des effets positifs lors des sélections in vitro seront étudiés dans ce projet, limitant le nombre d’animaux à utiliser. Ensuite, selon la littérature et notre expérience, 10 animaux par groupe seront nécessaires pour obtenir des résultats statistiquement exploitables. Et en prenant en compte les exclusions ou pertes potentielles tout au long de l’étude (environ 20 pour cent), 12 animaux par groupe seront étudiés. En considérant que pour l’étude d’un composé pharmacologique, 6 groupes seront nécessaires, et que l’analyse des résultats sera réalisée en 4 mois, 3 sélections sont prévues par an sur 5 ans. Ainsi, le nombre estimé d’animaux est de : 6 groupes d'animaux x 12 animaux par groupe x 3 sélections par an x 5 ans. Soit un total de 1080 animaux, rats et souris confondus. Enfin, une réduction du nombre d’animaux en testant 2 composés à la fois sera mise en place lorsque cela s’avèrera possible, afin d’éviter des tests en doublon pour les groupes non traités ou traité par molécule de référence.
Raffinement
Une réduction de la douleur, la souffrance et l’angoisse est mise en place dès que cela est possible : - Les animaux sont hébergés à au moins 2 par cage, afin de favoriser leur interaction sociale et réduire leur stress. De plus, un enrichissement de leur milieu sera effectué par un ajout de frisure de papier pour leur permettre de nicher et de bûchettes de peuplier pour ronger. - Un suivi quotidien de tous les animaux sera réalisé par les zootechniciens (observation comportement, état de santé général et état sanitaire de leur cage). - Une anesthésie, anesthésie et un traitement antibiotique prophylactique sont réalisées si la procédure d’implantation de pompes osmotiques est réalisée.
Choix des espèces
Le choix du modèle animal est guidé par le souci d’utiliser un nombre minimum d’animaux, les moins sensibles du point de vue neurophysiologique et présentant le maximum de chance d’obtenir des résultats satisfaisants. Les rongeurs sont ainsi le modèle le plus utilisé en recherche et notamment dans le domaine du diabète. Les rats et les souris sont bien décrites sur le plan physiologique et comportemental, et pour lesquels il existe de nombreux modèles répondants à l’approche thérapeutique envisagé (diabète de type 1). Les animaux seront utilisés à l’âge adulte. L’étude du diabète nécessite l’apparition des caractéristiques qui sont stables et établies au-delà du stade juvénile.
Formation aux gestes techniques et chirurgicaux pour les études portant sur l’AVC.
- Formation professionnelle
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Rats : 2000
4 000 rongeurs, 2 000 souris et 2 000 rats, vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal subit une chirurgie de la tête reproduisant un accident vasculaire cérébral, occlusion d'une artère, ischémie-reperfusion ou hémorragie, suivie d'une IRM, de tests comportementaux puis d'une ouverture terminale du thorax pour prélever le cerveau. Ces interventions ne visent pas à produire des connaissances mais à entraîner des chirurgiens aux gestes des modèles d'AVC. Le porteur affirme que les techniques d'apprentissage de substitution ne permettent pas d'acquérir ces gestes et attend de cette formation une meilleure reproductibilité réduisant le nombre d'animaux des projets futurs.
Objectifs
L’accident vasculaire cérébral (AVC) ischémique est une pathologie neurologique survenant après l’occlusion d’une artère irriguant le cerveau. Actuellement, la prise en charge des patients à la phase aigüe de l’infarctus cérébral est réalisée par l’injection intraveineuse de l’activateur tissulaire du plasminogène (tPA) associée ou non à la thrombectomie. Toutefois, seule une faible proportion des patients (
Bénéfices attendus
Cette stratégie d'apprentissage a pour but d'améliorer les résultats des projets précliniques sur les AVC. Le nombre d'animaux utilisés dans les projets scientifiques ultérieurs sera réduit du fait de la meilleure reproductibilité des gestes des expérimentateurs. La prise en charge des animaux sera également améliorée (soins pré, per et post-opératoire), ce qui participera à l'amélioration du bien-être des animaux.
Procédures
Tous les animaux seront soumis à une chirurgie au niveau de la tête afin que le personnel puisse s’entraîner sur les différents modèles. Le modèle d’ischémie par injection de murine alpha-thrombine ou par application de FeCl3, provoquant ainsi l’occlusion de l’artère cérébrale moyenne (ACM) durera 1.5 heure. La pose d’un cathéter en veine caudale sera nécessaire. Une moyenne de 20 minutes est à prévoir pour l’entraînement à cette pose. Le modèle d’ischémie-reperfusion durera 1 heure. 1 heure plus tard, une seconde chirurgie sur le même site sera réalisée afin d’extraire le monofilament et ainsi permettre une reperfusion. Cet acte chirurgical durera 30 minutes. Les deux modèles d’hémorragie dureront 1 heure. A J+1, ces mêmes animaux seront passés à l'IRM sous anesthésie générale pour une durée totale de 11 minutes et suiveront une série de test comportementaux s'étalant de J+1 à J+14 post AVC. Nous comptons un total de 10 minutes pour la prise du neuroscore, 25 à 30 minutes pour la réalisation du test de force d’agrippement. Enfin, à la fin du projet, les animaux seront soumis à une laparo-thoracotomie pour accéder au coeur. Un prélèvement de sang par ponction cardiaque sera réalisé avant perfusion transcardiaque permettant la fixation du cerveau avant prélèvement. La durée de cette intervention sera comprise entre 10 et 15 minutes pour la perfusion puis 20 minutes minutes pour les différents prélèvements.
Impact sur les animaux
Nous pouvons nous attendre à déceler sur certains animaux des signes de complications et de détresse postchirurgicales tels qu'une absence de réaction aux stimuli, une inactivité de l'animal dans sa cage ou encore une perte de poids suite à un arrêt de la prise alimentaire. Les situations précédemment citées définissent nos points limite à appliquer pour ce projet. Nous surveillerons à ce qu'ils ne soient pas dépassés. Ce projet à titre d'apprentissage sera soumis à une attention et un encadrement strict pour garantir le bien-être des animaux pendant cette phase d'entraînement. Le stress de l'experimentateur qui manipule l'animal (préhension de l'animal dans sa cage) et la douleur occasionnée lors des procédures (gestes chirurgicaux) sont pris en charge par une couverture analgésiante, anesthésiante, du contrôle de la température des animaux et d'un encadrement supplémentaire. Un environnement contrôlé par des conditions d'hébergements réglementaires et une surveillance strict pallient également aux nuisances attendus sur les animaux.
Devenir
A la fin du projet, tous les animaux seront donc mis à mort permettant le prélèvement du cerveau post fixation pour analyse.
Remplacement
Les procédures expérimentales ne peuvent être remplacées par d'autres méthodes expérimentales n'impliquant pas l'utilisation d'animaux vivants car des techniques d'apprentissage de chirurgies actuelles de substitution ne permettent pas d'acquérir les gestes techniques. Nous avons sélectionné les modèles expérimentaux les plus utilisés dans la thématique. L’ensemble des acquis et des connaissances dont nous disposons rend ces espèces (souris et rat) particulièrement intéressantes dans le cadre des études portant sur l'AVC.
Réduction
Nous utiliserons le nombre minimal d’animaux afin de souscrire au principe de réduction tout en aquérant un certain niveau d'expertise technique. Le nombre d’animaux utilisé est déterminé en fonction de la spécificité/sensibilité des méthodes utilisées, et selon l'expertise nécessaire à la bonne réalisation des gestes techniques. Ainsi, le nombre d'animaux nécessaire dans chaque procédure a été calculé par l'expérience de plus de vingt ans de formation aux gestes chirurgicaux des personnels dans l'établissement. En fonction de l'expérimentateur (habileté, expérience, prédisposition pour ce type de gestes), le nombre de 50 animaux par modèle pourra être revu à la baisse en fonction de l'aisance des expérimentateurs. L’utilisation d’outils d’imagerie non invasive (IRM) permettent de réduire significativement le nombre d’animaux utilisés. L'utilisation d'un animal pour un enchainement de procédures légères et modérées réduit également le nombre total d'animaux.
Raffinement
Les animaux sont hébergés dans des cages standards répondant aux normes européennes actuelles (Directive 2010/63/UE) et isolés de tous bruits extérieurs. Les animaux seront en groupes sociaux avec plusieurs enrichissements (sizzle-dri kraft, alpha-dri et demi-sphère de cellulose et bûchettes de bois pour les rats), auront de la nourriture et de l’eau ad libitum pendant toute la durée du projet. Leur bien-être sera suivi bi-quotidiennement par du personnel qualifié 5j/7 et quotidiennement pendant les week-ends et jours fériés. Pendant les phases chirurgicales, chaque animal sera anesthésié et aura une couverture analgésique. L’anesthésie générale sera maintenue jusqu’au réveil. Sur le cadre stéréotaxique, pour limiter les douleurs liées aux barres d’oreilles au niveau du conduit auditif, une anesthésie locale est appliquée. La température corporelle de l’animal est maintenue grâce à un système de couverture chauffante rétrocontrôlée, et une couverture isothermique sur son dos limite les pertes de chaleur. Chaque site d’incision de peau fait appel à une tonte préalable du pelage, puis à une désinfection. Le choix de la technique de sutures se porte sur la méthode des points séparés, limitant ainsi le risque pour l’animal de rompre ses points et donc de déhiscence de la plaie. Lors de la phase de réveil, la concentration d’isoflurane et le débit de N2O sont ramenés à zéro, et le débit d’O2 est élevé à 1 L/min pour permettre une meilleure récupération post-opératoire. Les animaux seront placés dans une cage individuelle chauffée à 28°C pendant 1 heure avant d’être remis en cage par 5 pour les souris, par 2 pour les rats. Même si la surveillance des animaux s’effectuera en continue, elle sera accrue pendant les premières heures de réveil. Les principes éthiques et les standards de raffinement seront utilisés jusqu'à la mise à mort de l'animal.
Choix des espèces
La souris (Mus musculus) est l’espèce animale qui a été la plus étudiée dans le domaine des neurosciences et notamment dans le cadre de développement de stratégies de thérapies pharmacologiques. L’anatomie et la physiologie de la circulation cérébrale sanguine de la souris sont également bien connues et sont semblables par leurs grands traits à celles de l’homme. Le rat (Rattus norvegicus) reprend les caractéristiques de la pertinence de l'utilisation de la souris citées ci-dessus. Sa morphologie suscite son intérêt pour l'imagerie grâce à plus grande taille et à sa palette comportementale plus grande que la souris. L’ensemble des connaissances et des acquis dont nous disposons au laboratoire et dans la littérature rend ces espèces particulièrement intéressantes pour étudier la protection, la perfusion cérébrale ainsi que le devenir des lésions induites par un AVC. Les animaux utilisés seront âgés de 10 semaines soit un poids de 35g pour les SWISS, de 25g pour les C57BL6J et d’environ 300g pour les Wistar ou Sprague-Dawley âgés de 8 semaines. Nous effectuerons nos modèles sur des adultes afin de pouvoir comparer les données de ce projet avec la majorité des données déjà disponibles sur les modèles d’AVC.
Evaluation des effets de nouveaux candidats médicaments sur des modèles d’infertilité masculine chez le rongeur.
- Recherche appliquée
- Troubles urogénitaux
Rats : 2288
4 576 rongeurs, 2 288 souris et 2 288 rats, vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Pour induire une infertilité, une partie des animaux subit une hyperthermie du scrotum par immersion de l'arrière-train dans une eau à 43 °C pendant vingt minutes, jusqu'à quinze fois, sous anesthésies répétées, tandis que d'autres reçoivent de l'acyline, puis tous des candidats médicaments et des prises de sang. Le porteur reconnaît tester des molécules de clients dont il ignore la nature et les effets secondaires, et signale des bagarres entre mâles pouvant les blesser. Il conclut que ces modèles d'infertilité rendent le recours à l'animal "incontournable", aucune méthode in vitro ne reproduisant la production de sperme et son contrôle hormonal.
Objectifs
L’objectif de ce projet est d’évaluer l’effet de nouveaux candidats médicaments sur des modèles d’infertilité masculine chez le rongeur. L’infertilité masculine joue un rôle très important dans le couple infertile, car environ 30% des problèmes liés à la grossesse correspondent à un facteur masculin. La plupart du temps, l'homme infertile présente une faible qualité séminale, ce qui signifie que son sperme n'a pas la capacité suffisante pour féconder l'ovule. L’azoospermie, caractérisée par une absence totale de spermatozoïdes dans l’éjaculat ou l’oligospermie, caractérisée, quant à elle, par une concentration en spermatozoïdes insuffisante dans le sperme conduisent à une infertilité masculine. Pour mimer une infertilité masculine en jouant sur la spermatogénèse, le modèle d’hyperthermie scrotale est décrit dans la littérature chez la souris. Ce modèle consiste à tremper dans le l’eau chaude la partie basse de l’animal (pattes arrières, queue, scrotum) pour créer une hyperthermie scrotale et ainsi altérer la spermatogénèse. Une administration hormonale sera réalisée afin de réverser l’infertilité et induire une réactivation de la spermatogénèse. L'hypogonadisme, autre pathologie provoquant une infertilité masculine, est défini par une synthèse insuffisante des hormones sexuelles (d'origine testiculaire telle que la testostérone). Pour mimer cette pathologie, l’administration d’acyline est décrite dans la littérature chez le rat.
Bénéfices attendus
Le projet permettra de tester de nouveaux candidats médicaments pour trouver de nouvelles molécules plus efficaces et avec moins d’effets secondaires que les molécules utilisées actuellement pour traiter les patients atteints d’infertilité.
Procédures
Les animaux du modèle hyperthermie seront anesthésiés et la partie basse de leur corps (pattes arrière, queue et scrotum) sera trempée dans le l’eau chaude à 43°C pendant 20 min, et ce plusieurs fois par semaine (15 fois au maximum en tout). Ils recevront également des traitements de candidats médicaments et d’hormones pour restimuler la spermatogénèse (voie d’administration et fréquence dépendantes de chaque protocole). Les animaux du modèle acyline recevront uniquement des traitements de candidats médicaments et d’hormones (voie d’administration et fréquence dépendantes de chaque protocole). Tous ces animaux pourront également avoir des prélèvements sanguins (en terminal ou prélèvements intermédiaires). De plus, des animaux utilisés uniquement pour des études de pharmacocinétique recevront des administrations de candidats médicament, d’hormones et auront des prélèvements sanguins à des temps précis dépendants du protocole expérimental.
Impact sur les animaux
Nous testons des molécules clients dont nous ne connaissons ni la nature ni les effets secondaires possible, il nous ait, pour cette raison, difficile d’anticiper les nuisances pour les animaux liées à ces produits. Toutefois, des manipulations, administrations répétées sur les animaux peuvent provoquer du stress, une légère douleur (douleur de l’aiguille), un hématome possible selon la voie d’administration. De plus, les animaux vont subir plusieurs anesthésies répétitives pour le modèle d’hyperthermie scrotale (procédure 1) et être en partie immergés dans de l’eau à 43°C. Toutes ces séries successives peuvent provoquer un stress à l’animal, une nuisance physiologique respiratoire ou cardiaque dues aux successions d’anesthésies. De ce fait, une attention particulière des animaux sera observée lors des sessions d’hyperthermie scrotale et pendant les phases d’endormissement et de réveil. Les animaux étant des mâles, des bagarres peuvent facilement intervenir selon la hiérarchie dans les cages, pouvant stresser, voire blesser certains d’entre eux. Les plaies possibles seront désinfectées avec de la vétédine et les animaux seront séparés si nécessaire.
Devenir
Tous les animaux seront euthanasiés à la fin du projet.
Remplacement
Aujourd’hui il n’existe pas de thérapie pharmacologique efficace pour le traitement de l’infertilité masculine. Actuellement, aucun modèle in silico, in vitro ou ex vivo ne peuvent mimer la pathologie dans son ensemble et dans sa complexité. En effet, aucun de ces modèles ne peuvent mimer la fertilité masculine (production de sperme, viabilité des spermatozoïdes) en tenant compte des différents organes intervenants et des différentes hormones pouvant intervenir sur les différents paramètres observés, sachant que le paramètre hormonal est primordial pour cette pathologie. Ces limitations rendent incontournables le recours à l’expérimentation animale pour tester l’efficacité de nouveaux candidats médicaments.
Réduction
Le modèle d’infertilité par hyperthermie scrotale se faisant sous anesthésie, cela permet de réduire la douleur et le stress chez l’animal. D’après notre expérience sur les modèles in vivo, un nombre minimum de 8 animaux par groupe est le minimum nécessaire pour avoir des résultats statistiquement différents. Un premier test sur quelques animaux (8 maximum) pourra être réalisé comme « étude pilote » afin d’évaluer la faisabilité technique du modèle (surtout pour l’hyperthermie scrotale et le prélèvement de sperme). De plus, ce premier test pourrait être fait sur des animaux issus d’autres projets et non euthanasiés à la fin, limitant ainsi le nombre d’animaux utilisés. Ce projet étant nouveau, il nous semble que 3 études par an soit une estimation raisonnable par rapport à nos autres modèles et aux demandes de nos clients.
Raffinement
Dès leur arrivée dans la zone d’exploration fonctionnelle, les animaux seront hébergés dans des conditions définies par la directive européenne 2010/63/UE et un enrichissement sera introduit dans l’hébergement des animaux. L’état des animaux sera suivi quotidiennement par du personnel compétent afin de s’assurer de leur bien-être et de l’absence de point limite à savoir prostration, perte de poids, difficulté à se mouvoir, s’alimenter, boire, piloérection, présence de blessure, … Après chaque anesthésie, une attention particulière sera apportée lors du réveil de l’animal. Un contrôle de la température de l’eau (utilisation de matériel type bain-marie thermostaté) sera effectué lors de chaque expérimentation. Si un animal présentait un point limite, il serait isolé dans un premier temps et hydraté et mis en présence de nourriture dans la litière si besoin. Si son état ne s’améliorait pas dans les 48h, les expérimentateurs compétents excluraient l’animal de l’étude et l’euthanasieraient.
Choix des espèces
L’utilisation de la souris ou du rat dans les modèles d’infertilité sont très bien décrits dans la littérature. Chaque modèle peut être extrapolé aux deux espèces. Les animaux utilisés seront au moins âgés de 7-8 semaines afin d’avoir des animaux sexuellement matures permettant de mimer au mieux les conditions cliniques humaines.
Evaluation des interactions de substances pharmacologiques sur le système nerveux central et périphérique
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
- Tests réglementaires
- Toxicologie et autres tests de sécurité
Rats : 750
750 souris et 750 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Ils reçoivent deux substances par injection, puis sont retournés sur le dos à plusieurs reprises pour observer le réflexe de retournement, afin de tester des candidats médicaments en interaction avec des barbituriques et de l'éthanol. Le porteur indique que les injections peuvent induire une douleur légère et que des tremblements ou des convulsions pourront apparaître, et précise que tous les animaux seront tués en fin d'étude pour rechercher une toxicité retardée sur les organes. Il conclut que ces tests réglementaires de pharmacologie de sécurité, exigés pour une autorisation de mise sur le marché, ne peuvent pas être remplacés, tout en reconnaissant l'existence de tests in vitro et in silico en amont.
Objectifs
Ce projet participe à anticiper des problématiques de toxicité pouvant apparaitre lors de l’évaluation clinique des médicaments. En effet, il est nécessaire d’évaluer avant les phases d’essais cliniques chez l’homme tout risque encouru lors de l’administration d’un candidat médicament. Le but est d’identifier les potentiels effets indésirables lors d’études dites de pharmacologie de sécurité. Le projet concerne des tests comportementaux réalisés chez le rongeur visant à étudier les effets de substances pharmacologiques susceptibles d'interagir avec des hypnotiques sur le système nerveux central. Le contexte du projet est principalement l’évaluation de la sécurité. Ces évaluations sont fortement recommandées d’un point de vue réglementaire dans le cadre de l’obtention d’une autorisation de mise sur le marché (AMM).
Bénéfices attendus
Ce projet permettra d’évaluer les potentiels effets d'aggravation de l'état de somnolence induit par les barbituriques et l'éthanol, en cas d'interaction avec le candidat médicament. Ceci avant le passage en phase clinique des nouveaux traitements.
Procédures
Il s'agit principalement d'un test d'observation basé sur le réflexe de retournement. Les principales interventions subies sont l'administration des substances (2 au total, max 30 sec chacune) et la préhension pour la vérification du reflexe de retournement (animaux mis sur le dos) (10 max, durée 15 sec chacune) sur une période de 2 heures environ. En cas de perte du réflexe de retournement (animaux restés sur le dos), les animaux sont observés pour le retour sur leurs pattes sans manipulation pendant 6 heures max.
Impact sur les animaux
Les manipulations / contentions réalisées au cours des procédures d'administration, des tests de reflexe de retournement ou de prélèvement sanguin peuvent entrainer un stress. L'administration des substances par injection dans le péritoine ou sous la peau peut induire une douleur légère. Plusieurs effets indésirables inhérents au traitement reçu (seul ou liès à l'interaction avec l'ethanol ou le barbital) pourront être détectés au cours de l’étude, en particulier des signes de toxicité tels des tremblements ou des convulsions.
Devenir
L’effet à moyen et long terme des traitements reçus en interaction avec le barbital et l'éthanol n'étant pas connu (par exemple, risque de toxicité non détectable immédiatement au niveau d'un organe : foie, reins...), tous les animaux seront euthanasiés à la fin de l’étude)
Remplacement
Ces tests ne peuvent pas être remplacés par des méthodes alternatives car ils permettent l’étude des potentiels effets secondaires de traitements expérimentaux dans un système complexe (interaction avec et entre les différents organes et systèmes physiologiques). Cependant, il existe des tests in vitro et in silico permettant de sélectionner en amont des molécules efficaces et dont la toxicité n’est pas avérée.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisés pour chaque test sera optimisé de façon à intégrer dans une même expérience la relation dose/effet ou la comparaison par rapport à une substance de référence. Un effectif acceptable sera défini afin d'obtenir une puissance statistique suffisante pour interpréter les résultats de façon correcte, évitant ainsi une répétition des tests. Pour les données quantitatives, les tests non-paramétriques (Kruskal-Wallis et Mann-Whitney) seront appliqués et pour les données qualitatives (fréquence de réponse), le test exact de Fisher sera utilisé. Aussi, un prélèvement sanguin en fin d'étude pourra être envisagé, permettant ainsi de collecter des données biochimiques sur la molécule testée sans utiliser un plus grand nombre d'animaux.
Raffinement
Le raffinement des méthodes expérimentales pour réduire au maximum la souffrance animale est mis en oeuvre grâce à l'utilisation de points limites clairement établis, permettant d'euthanasier tout animal présentant des signes de douleur, de souffrance ou d'angoisse . Cette évaluation se fera au moment de chaque relevé (toutes les 15 minutes) et en cas d'atteinte des points limites, pourra conduire à l'euthanasie de l'animal avant la fin de l'étude. En cas de prélèvement de sang terminal, un traitement analgésique (carprofene à 5 mg/kg ou équivalent) pourra être associé à l'anesthésie (type isolflurane) afin de réduire au maximum toute douleur ou sensation de souffrance. Il est aussi mis en place un enrichissement complet dans l'hébergement des animaux (e.g. sous la forme de jouets, litière, objets de nidification, objets à ronger ou mastiquer, présence de congénères...).
Choix des espèces
L’utilisation de rongeurs (rats et souris) pour évaluer l’impact de substances pharmacologiques sur le système nerveux central, en particulier l’interaction avec des hypnotiques est prédictif de leur activité en clinique (potentiellement un risque d'effets secondaires lors de leur future utilisation chez certains patients). Tous les animaux seront utilisés à partir de 4 semaines de développement (après sevrage) l’âge peut varier entre 4 semaines et 2 ans, conformément à la bibliographie scientifique et aux recommandations réglementaires .
Travaux pratiques en formation expérimentation animale niveau « Applicateur de procédures expérimentales chez les rongeurs ».
- Formation professionnelle
Rats : 100
300 souris et 100 rats vont être utilisés, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, au cours de travaux pratiques d'une formation à l'expérimentation animale. Sur chaque animal, les stagiaires répètent des gestes techniques, préhensions, contentions, injections intrapéritonéales et sous-cutanées, prélèvements sanguins caudaux et submandibulaires sous anesthésie. Les souris seront tuées à la fin des séances, le porteur préférant leur mise à mort à un retour en animalerie, tandis que les rats sont réutilisés dans un autre travail pratique de physiologie. Il affirme que le recours à des animaux vivants est "indispensable" à ce type de formation et que le remplacement y paraît "difficile à envisager".
Objectifs
Ces travaux pratiques, inscrits dans la formation diplomante expérimentation animale de niveau applicateur et portés par le Service Ressources Biologiques, vont permettre aux participants de se former aux bonnes pratiques de l'expérimentation animale et ce, afin de garantir et respecter de façon optimale le bien être des animaux lorsque ceux ci devront être utilisés dans un projet de recherche.
Bénéfices attendus
La mise en place de ces travaux pratiques utilisant des animaux vivants vont être bénéfiques tant pour le personnel que pour l'animal : 1/Le personnel : Il sera à l'issue des TP formé aux bonnes pratiques d’expérimentation animale tout en garantissant le bien être de l’animal et répondra ainsi aux exigences réglementaires lorsque celui ci devra utiliser des animaux vivants à des fins scientifiques au sein de son laboratoire. De plus, se familiariser aux espèces les plus utilisées en recherche scientifique contribuera à son propre bien être levant appréhension et donc risque de blessure. 2/L'animal : Un animal manipulé par un personnel formé est une garantie du maintien de son bien être, évitant stress et blessure.
Procédures
Pour l'étape 1, 60 souris et 20 rats seront soumis à des contentions et préhensions. Pour l'étape 2, 60 souris vigiles seront soumises à des injections principalement IP et SC Pour l'étape 3, 60 souris anesthésiées seront soumis à des prélèvements caudaux et/ou submandibulaires. Leur fréquence et durée sont comme suit : 1/Préhension et contention Préhension des souris par la queue : 5 préhensions par animal d’une durée de 3 secondes Préhension des rats par le corps : 5 préhensions par animal d’une durée de 5 secondes Préhension des rats par la base de la queue : 5 préhensions par animal d’une durée de 3 secondes Techniques de contention des souris : 1/ Immobilisation complète : 5 contentions par animal d’une durée de 10 secondes 2/ Immobilisation de la tête : 5 contentions par animal d’une durée de 10 secondes 3/ Immobilisation avec l’utilisation d’un support : 5 contentions par animal d’une durée de 5 secondes Techniques de contention des rats : 1/ D’une main, le pouce vient se placer sous la patte gauche, l’index au-dessus de la patte droite et sous la mandibule pour maintenir la tête : 3 contentions par animal d’une durée de 10 secondes 2/ Une main vient attraper la base de la queue et avec l’autre main, la peau du cou est prise avec le pouce et l’index. Les autres doigts maintiennent la peau du ventre : 3 contentions par animal d’une durée de 10 secondes 2/ Présentation des différentes voies d’administration sur animaux vigiles IP 1 par animal, injection de 2 secondes IN 1 par animal, dépôt de la goutte de 1 seconde IM 1 par animal, injection de 2 secondes PO 1 par animal, administration de 5 secondes SC 1 par animal, injection de 2 secondes 3/ Les différentes voies de prélèvement et d’administration sur animaux anesthésiés IP 1 par animal, injection de 2 secondes Pénien 1 par animal, injection de 2 secondes 2 moyens peu invasifs de prélèvements sanguins : - par voie caudale 1 par animal, prélèvement de 30 secondes - sub-mandibulaire : 1 par animal, prélèvement de 5 secondes
Impact sur les animaux
Les différentes étapes qui constitueront les TP, avec l'encadrement assidu des intervenants, peuvent induire un léger stress ainsi qu’une douleur égale à celle d’une piqûre d’aiguille selon l'expérience des participants.
Devenir
Concernant les souris, celles ci feront l'objet de plusieurs manipulations type contention, administration de produit et/ou prélèvement et ce, par des personnels plus ou moins expérimentés. Pour leur bien être nous préférons procéder à leur mise à mort à la fin du TP. En outre, les TP se déroulant en dehors du service, les animaux ne pourront plus revenir dans l'animalerie. Concernant les rats, à l'issue des TP, ils seront réutilisés dans le cadre d'un TP de physiologie faisant aussi l'objet d'une autorisation de projet.
Remplacement
La réglementation relative à l’expérimentation animale exige que toute expérimentation animale doit être faite par du personnel qualifié et reconnu comme tel. L’utilisation des animaux vivants est indispensable à ce type de formation visant à transmettre aux stagiaires les bonnes pratiques, les bons gestes et les bonnes attitudes à avoir vis-à-vis des animaux dans le cadre de procédures expérimentales. Le remplacement des animaux parait donc difficile à envisager dans ce type de formation.
Réduction
La formation est ouverte pour une capacité maximale de 54 personnes réparties en 3 groupes de 18 pour les travaux pratiques. Chaque groupe sera composé de 9 binômes qui disposeront chacun de 2 souris et 2 rats. Les intervenants assureront une partie démonstration avant de laisser les stagiaires apprendre les bons gestes. Pour cela 2 souris et 2 rats seront nécessaires pour chaque session de TP. Les rats ne seront inclus dans les travaux pratiques que pour la partie préhension- contention. Ils seront ainsi réutilisés d’un groupe à l’autre. L’effectif total nécessaire au bon déroulement des séances sera donc de 60 souris (3 sessions x 9 binômes x 2 souris par binôme + 2 souris x 3 sessions pour les intervenants) et 20 rats (9 binômes x 2 rats + 2 rats pour les intervenants) sans préférence de sexe. A raison d’une session par an sur 5 ans (durée de la saisine), le nombre d'animaux total sera de 300 souris et 100 rats soit 400 animaux.
Raffinement
En dehors des séances, les souris seront hébergées en cages de 5 individus. Quelques jours avant le début des TP, elles seront réparties par 2 afin d’éviter l'isolement social et de permettre la mise à disposition d'une cage par binôme. Les rats quant à eux seront hébergés dès le départ en cage de 2 individus. Toutes les cages d'hébergement seront enrichies avec l'enrichissement habituellement utilisé dans le service à savoir un tunnel réutilisable en polycarbonate rouge, une briquette en peuplier pour les rats et des rouleaux de cellulose pour les souris. Tous les animaux bénéficieront d’un accès à l’eau et à la nourriture à volonté. Lors des séances, pour minimiser le niveau de stress ou douleur des animaux, ces derniers seront au préalable manipulés quotidiennement à la fois par le personnel soigneur mais aussi par les intervenants 15 jours avant le début des TP afin de les habituer à être manipulés. En outre, une surveillance et observance clinique seront effectuées par les intervenants pour s’assurer d’une part de la bonne application des consignes de la part des participants sur les animaux et d’autre part du bien-être des animaux face à ces manipulations. Aussi, une anesthésie par injection intrapéritonéale sera réalisée avant tout prélèvement et administration de produits. Enfin, les animaux seront systématiquement retirés des TP en cas de stress ou de souffrance marquée évaluée selon les critères préalablement définis.
Choix des espèces
Cette formation diplômante est principalement à destination des étudiants des masters Neurosciences et Biologie Santé qui seront amenés à réaliser un stage de fin de cycle la plupart du temps dans un laboratoire de recherche universitaire. Ces espèces sont celles utilisées en majorité pour les études menées dans ces laboratoires. Il nous parait donc pertinent de familiariser les stagiaires à ces espèces. Pour des raisons comportementales et plus spécifiquement leur docilité, des lignées spécifiques pour les souris et les rats ont été particulièrement choisies. En effet, le bien-être du manipulateur est pris en compte. Un stress moindre lui permettra de réaliser des manipulations adéquates, et évitera ainsi tout risque de blessure pour lui comme pour l'animal en plus du stress. Enfin, afin de refléter au maximum la réalité dans les laboratoires de recherche en matière d’étude in vivo, les rats comme les souris, seront de jeunes adultes âgés de 2 à 3 mois. En effet, cette tranche d’âge correspond d’une part à celle utilisée majoritairement dans les projets de recherche ; Et d’autre part, elle correspond à une taille et à un comportement animal favorables à la praticité de manipulation et au bien-être des participants