Rats
Evaluation de la tolérance d’un produit de thérapie tissulaire après administration chez le rat Nude RNU
- Recherche appliquée
- Toxicologie (hors obligations réglementaires)
- Tests réglementaires
- Toxicologie et autres tests de sécurité
Une étude réglementaire de toxicologie, précédée d'une étude pilote qui sert aussi à former les chirurgiens, doit ouvrir la voie aux essais cliniques d'un produit de thérapie tissulaire d'origine humaine contre la maladie de Parkinson. 150 rats Nude immunodéprimés, 20 pour le pilote et 130 pour l'étude principale, vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, et tous seront tués à la fin, ceux de l'étude principale pour l'examen de leurs organes exigé par la réglementation. Après un jeûne la veille, chaque rat reçoit sous anesthésie une injection dans le cerveau, un acte d'environ deux heures trente, et peut présenter ensuite désorientation, perte d'équilibre, hypothermie, douleur, tremblements ou convulsions. Des tests neurocomportementaux, que le texte ne détaille pas, ont lieu avant l'injection puis quatre et vingt-quatre heures après, et le liquide céphalo-rachidien est prélevé sous anesthésie, sans réveil, avant la mise à mort. Le porteur juge "nécessaire" l'immunodéficience partielle des rats pour réduire le risque de rejet du produit d'origine humaine.
Objectifs
Le premier objectif de ce projet est la validation du modèle d’administration intracérébrale chez le rat immunodéprimés (étude pilote), incluant la formation des chirurgiens. Une fois le modèle validé, le second objectif de ce projet est la réalisation d’une étude réglementaire de toxicologie générale (étude principale) chez le rat immunodéprimés. Cette étude consiste en l’administration unique du produit à tester (futur médicament) suivie d’observations régulières des animaux, pesées corporelle, évaluation des effets sur les paramètres sanguins et analyse macroscopique ou histopathologique, évaluation de la toxicocinétique et pharmacodynamique du produit. Cette étude permettra d’accéder aux essais cliniques afin de confirmer la sécurité et l’efficacité du produit chez l’Homme avant sa mise sur le marché ou d’obtenir l’autorisation de mise sur le marché
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus sont : - la détermination de la tolérance d'un produit de thérapie tissulaire chez l'animal - l'obtention de l'autorisation d'essai clinique et la réalisation d'essai clinique chez l'homme avec le maximum de sécurité pour les personnes incluses - à long terme la mise sur le marché d'une thérapie innovante permettant de traiter les patients atteints de Parkinson
Procédures
Chaque animal aura une procédure d’injection intracérébrale unique, réalisée sous anesthésie générale volatile avec surveillance anesthésique et une antalgie suffisante (durée environ 2h30). Des tests neurocomportementaux sont réalisés (durant le prétest et +4h et 24h postadministration ; durée approximative : 5 à 7 min). Un prélèvement de liquide céphalo-rachidien (LCR) et de sang seront réalisés en fin de procédure (avant mise à mort), sur animaux anesthésiés (sans réveil) (durée quelques minutes).
Impact sur les animaux
Les procédures d’administration intracérébrale sont réalisés sous anesthésie, après mise à jeun la veille. Lors du réveil anesthésique, une désorientation/perte d’équilibre, perte de certains reflexes neurologiques ainsi qu’une hypothermie, une douleur post-injection et baisse d’activité (en raison de la durée de la chirurgie) peuvent être observées temporairement. Des évènements anesthésiques liés à l’anesthésie volatile peuvent survenir. Des signes locaux (oedème, ...) au niveau des sites d’administrations peuvent être observés. Des symptômes neurologiques (tremblement, convulsion,…) peuvent être observés à la suite de la procédure d’administration intracérébrale. Les nuisances pour les animaux peuvent être les suivantes (tous les animaux n’ont pas toutes les nuisances) : - Stress, inconfort ou douleur brève, n’excédant pas quelques minutes, lors de prélèvement de sang. - Anesthésie de quelques minutes et réveil d’anesthésie (incoordination) lors des prélèvements de sang réalisés sous anesthésie - Stress lors de changement d’environnement lors d’évaluation neurocomportementale : durée du test en lui-même généralement quelques minutes. - Effets toxicologiques ou pharmacologiques légers à modérés dus à l’administration du candidat médicament à tester (perte de poids, léthargie, excitation, baisse en consommation de nourriture, tremblements, irritation ou inflammation locale au site d’administration…). Des points limites précoces adaptés sont mis en place afin d’éviter une prolongation inutile des effets observés. En cas d’atteinte de ces points limites, des mesures sont rapidement prises pour limiter la souffrance (mise en place d’un traitement analgésique, diminution de la dose testée, suspension de la procédure ou euthanasie).
Devenir
Les animaux de l'étude pilote seront mis à mort en fin d’expérimentation afin de valider la procédure d’administration. Les animaux de l'étude principale seront euthanasiés en fin d’expérimentation en vue d’examens et de prélèvements d’organes ou tissus (examens macroscopiques et microscopiques) tels que requis par la réglementation pour la détermination des organes cibles.
Remplacement
Actuellement, il n’existe pas d’alternative non animale permettant d’évaluer la sécurité et la toxicité, notamment systémique et neurocomportementale des futurs candidats médicaments dans le cadre du développement de thérapies innovantes, telles que la thérapie tissulaire. Il n’existe pas non plus d’alternative non animale pour valider que la technique d’administration intracérébrale aboutit à une exposition de l’animal au candidat médicament et que celle-ci est bien tolérée (analyse histopathologique). Dans ces études, un relevé des signes cliniques et des paramètres sanguins des animaux est requis, ainsi qu’une évaluation macroscopique et microscopique des organes il est donc nécessaire d’avoir accès à l’animal dans son entièreté, pour évaluer l’ensemble des paramètres demandés par les guidelines.
Réduction
Le nombre d’animaux dans ce projet a été défini sur la base du nombre minimum d’animaux requis pour pouvoir conclure à la validation de la technique. Afin de réduire ce nombre au minimum, les techniciens ont été préalablement formés en ex-vivo. Le nombre d’animaux dans ce projet est basé sur les guidelines et est le minimum pour pouvoir interpréter et conclure sur l’évaluation histopathologique et l’analyse de biodistribution. Au total, 150 animaux seront utilisés dans ce projet : 20 animaux pour l’étude pilote, 130 animaux pour l’étude principale. L’étude pilote, sur un nombre limité d’animaux, va permettre de mettre au point et valider la technique d’administration intracérébrale et avant le démarrage de l’étude principale, qui a pour but de déterminer la toxicité d’un candidat médicament sur un nombre plus important d’animaux
Raffinement
Les animaux auront une période d’acclimatation aux conditions environnementales avant le début des procédures. Les rats seront hébergés en groupes sociaux sauf incompatibilité comportementale, dans des portoirs ventilés avec filtration de l'air, dans des cages sur fond plastique et sur de la litière de cellulose avec un enrichissement adapté (papier kraft, tunnel, …). La procédure d’administration intracérébrale sera réalisée sous anesthésie générale volatile avec surveillance anesthésique. Une analgésie préventive sera mise en place avant et après administration du produit de l’élément d’essai afin d’anticiper toute douleur ou détresse chez les animaux. Des mesures de prévention de l’hypothermie seront appliquées pendant l’anesthésie et au réveil. En raison du potentiel impact de l’administration intracérébrale, une évaluation neurocomportementale sera réalisée durant le pretest et après adminisration. De plus, les animaux ont accès a une eau de boisson filtrées et le matériel qui rentre dans l'animalerie est désinfecté. Les animaux sont observés au moins 1 fois par jour (incluant le week end) afin de permettre la détection rapide de signes cliniques et d’agir au plus vite pour limiter toute souffrance ou douleur inutile et sont évalués par le vétérinaire en cas d'anomalies. Des anti-inflammatoires / antibioiques seront prescrits en cas de signes d'infection locale et/ ou d'hyperthermie sans atteinte neurologique. L'euthanasie sera réalisée si les signes cliniques suivants sont observés : • convulsions ne rétrocédant pas spontanément ou à l'administration d'anti-convulsivants ou convulsions répétées dans la même journée • incapacité prolongée de l'animal à se déplacer ou pertes d'équilibres durables impactant la qualité de vie de l'animal • atteinte importante du niveau de conscience et vigilance de l’animal • stéréotypie • hyperthermie supérieure à 40°C ne répondant pas au traitement• signes de détresse et/ou douleur
Choix des espèces
Le rat répond aux exigences réglementaires pour la réalisation d'études précliniques. Dans le cadre de ce projet des rats immunodéprimés (rat Nude RNU) seront utilisés afin de permettre l’évaluation toxicologique d’un produit de thérapie tissulaire. Une immunodéficience partielle des animaux est nécessaire afin de réduire le risque de rejet en raison de l’origine humaine du produit de thérapie tissulaire. L’ensemble du projet se fera sur jeunes adultes/adultes afin de mimer les futures conditions d’utilisation clinique.
Suivi comportemental et du métabolisme dans deux modèles de la maladie de parkinson chez le rat
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
80 rats vont être utilisés, chacun passant trois fois la même série, deux tests moteurs et une prise de sang sous anesthésie, avant puis à deux reprises après une chirurgie du cerveau qui induit une forme de maladie de Parkinson. Ces procédures impliquent un niveau de souffrance modéré, et tous les rats sont tués à la fin pour prélever leur cerveau. Selon la méthode d'induction, ils peuvent présenter une baisse de motivation, ou des déficits moteurs qui gênent leurs déplacements et leur alimentation et s'accompagnent d'une perte de poids. Le texte ne nomme ni les deux tests moteurs ni ce qui provoque la maladie pendant l'opération de 45 minutes. Les retombées pour les patients, un diagnostic précoce et de nouvelles cibles thérapeutiques, dépendent de composés encore à identifier, alors que chaque rat subit l'opération du cerveau.
Objectifs
Ce projet vise à mieux comprendre les modifications précoces qui accompagnent la progression de la maladie de Parkinson dans deux modèles animaux complémentaires, chacun mimant des caractéristiques pathologiques et des stades différents de la maladie.
Bénéfices attendus
Outre une meilleure connaissance des modifications comportementales et du métabolisme (ensemble des transformations chimiques et biologiques qui s'accomplissent dans l'organisme) qui accompagnent la progression de la maladie de Parkinson, cette étude permettra l’identification de composés biologiques qui serviront de marqueurs de la pathologie et favoriseront le diagnostic précoce de la maladie pour une prise en charge optimale des patients, mais également l’identification de composés biologiques qui pourraient constituer de nouvelles cibles thérapeutiques.
Procédures
Les animaux seront soumis à deux tests moteurs (l’un de 10 minutes le premier jour, l’autre d’une heure le deuxième jour) et un prélèvement sanguin (le 3ème jour, sous anesthésie générale, durée de 5 minutes) avant induction de la maladie par chirurgie du cerveau (durée de la chirurgie : 45 minutes). Puis les animaux seront à nouveau soumis à ces mêmes tests moteurs et prélèvement à deux temps différents à distance de la chirurgie (une et quatre semaines pour un modèle et trois et dix semaines après pour l’autre modèle).
Impact sur les animaux
Pour les procédures de chirurgie du cerveau, une nuisance ou des effets indésirables modérés pourront concerner essentiellement les douleurs post-opératoires. Pour les modèles de la maladie utilisés, ceux-ci peuvent présenter des déficits psychiatriques légers telle qu’une baisse de motivation (stade précoce) n’entraînant pas de difficulté à s’hydrater ou se nourrir ; ou également des déficits moteurs (stade avancé) pouvant conduire à des difficultés pour se déplacer et se nourrir et s’accompagner d’une perte de poids. Une souffrance légère pourra être liée aux échantillonnages sanguins réalisés par ponction de la veine de la queue sur animal anesthésié, pouvant induire chez l’animal stress et hémorragie locale. Enfin, l’ensemble des tests comportementaux pourra induire une nuisance légère due au stress généré par la préhension des animaux par l’expérimentateur.
Devenir
Les animaux seront euthanasiés afin de pouvoir prélever leur cerveau pour réaliser les analyses nécessaires à l'étude.
Remplacement
Il n’existe pas de méthodes alternatives, n’impliquant pas d’animaux vivants, qui permettront l’évaluation à la fois du comportement, de la mort des neurones et des modifications des niveaux de certaines molécules exprimées dans le sang et le cerveau. D’autre part, une étude sur les stades précoces de la maladie de Parkinson ne peut pas être réalisée chez l’homme pour le moment car nous ne savons pas détecter la maladie si précocement.
Réduction
Le nombre d’animaux sera limité au nombre minimum nécessaire et suffisant par groupe afin d’avoir une chance de détecter une différence significative. Ce nombre a été estimé à l’aide d’approches statistiques appropriées à chaque type de données.
Raffinement
Les animaux sont hébergés pendant une semaine à leur arrivée pendant laquelle ils sont manipulés quotidiennement, avant le début des expérimentations, afin d’atténuer le stress pouvant être lié aux manipulations et aux contentions. Ils sont hébergés selon la procédure mise en place par l’animalerie afin de maintenir un milieu socialement riche et d’éviter tout stress supplémentaire. Les prélèvements sanguins sont réalisés sur les animaux endormis puis maintenus sous anesthésie volatile permettant un recueil de sang dans la queue. Chaque recueil se fait en un point différent du précédent pour limiter les risques lésionnels. Les chirurgies du cerveau sont réalisées sous anesthésie générale, les yeux sont protégés de la dessication et les points de contentions et d’incisions sont préalablement analgésiés. La température est maintenue constante. En post-opératoire les animaux sont placés sous une lampe chauffante jusqu’à leur réveil avec contrôle de la température. Les douleurs post-opératoires sont prévenues par injection d’un antalgique. A leur réveil, les animaux sont retournés dans leur cage avec leurs congénères. Le projet implique la mise en place d’un état pathologique de classe modérée chez le rongeur. Deux modèles sont utilisés car ils miment des aspects différents mais complémentaires de la maladie. Pour les animaux mimant la phase avancée de la maladie, les déficits moteurs peuvent conduire à des difficultés pour se déplacer et se nourrir et s’accompagner d’une perte de poids qui sera limitée par l’ajout dans la cage d’hébergement d’une nourriture appétante hypercalorique et humidifiée. Dans tous les cas, le suivi quotidien et les pesées bihebdomadaires des animaux permettent de veiller à ce que les animaux ne souffrent pas et à mettre en place des stratégies de soin et des points limites adaptés.
Choix des espèces
Le rat apparaît comme l’espèce adéquate car il possède un degré de similitude important avec le cerveau humain, notamment au niveau des réseaux impliqués dans le développement de la maladie de Parkinson, et il est couramment utilisé (modèle animal principalement utilisé) pour les études sur cette maladie. Par ailleurs, cette étude étant basée sur de précédents résultats de la littérature obtenus dans la même espèce, il semble cohérent de continuer sur cette espèce. Au début de l’étude, les rats seront adultes (7-8 semaines), ce qui permettra de travailler sur un système cérébral stable, mature, qui n’évoluera pas au cours des procédures expérimentales qui prendront un à trois mois.
Altérations des microcircuits préfrontaux inhibiteurs dans l’addiction à la nicotine
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
348 rats et rates vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils subissent une chirurgie de pose de cathéter intraveineux à demeure puis une chirurgie stéréotaxique de 45 minutes pour l'implantation de fibres de photométrie ou l'injection de vecteurs viraux, avant d'être entraînés à s'auto-administrer de la nicotine jusqu'au développement d'une addiction. Le porteur table sur une attrition de 20 % au bout de trois mois d'expérience et fixe pour cela les groupes comportementaux à quatorze individus. Il conclut que l'addiction, trouble du comportement, "ne peut pas être récapitulée sur des lignées cellulaires" et qu'aucun modèle in silico valide n'existe.
Objectifs
Le but de ce projet est d’étudier le rôle des différents sous-types neuronaux du cortex préfrontal dans l’addiction à la nicotine. Nous avons précédemment montré que le développement de l'addiction à la nicotine entraine des modifications de l'activité neuronale du cortex préfrontal chez le rat - une région du cerveau jouant un rôle clé dans le contrôle du comportement de recherche et de prise de drogue. Cependant, les mécanismes neuronaux locaux sous-tendant ces modifications d'activité du cortex préfrontal sont actuellement inconnus. Les réseaux corticaux du cortex préfrontal sont composés de neurones excitateurs mais aussi d'interneurones inhibiteurs locaux qui exercent un puissant contrôle sur l'activité du circuit du cortex préfrontal. Dans ce projet, nous chercherons tout d’abord à étudier le rôle respectifs des neurones excitateurs et des interneurones inhibiteurs du cortex préfrontal dans l’addiction à la nicotine. Pour cela, les animaux seront tout d’abord entrainés à acquérir l’auto-administration intraveineuse de nicotine et à développer une addiction à la nicotine. Puis, nous mesurerons l’activité des différentes populations de neurones lors du développement de l’addiction à la nicotine. Enfin, nous chercherons à modifier l'activité de ces populations neuronales et à en évaluer les effets sur la consommation de nicotine.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de révéler les effets spécifiques de la nicotine sur les interneurones inhibiteurs du cortex préfrontal qui pourraient expliquer le développement de l’addiction à la nicotine, et constituerait donc une percée dans le domaine de la dépendance. Le développement de stratégies visant à inverser ou à prévenir ces changements d'activité neuronale pourrait éventuellement conduire à la découverte d'un traitement efficace contre la prise de tabac et conduire à l’arrêt du tabagisme. Enfin, comme nous proposons d’examiner l'activité neuronale du cortex préfrontal avant, pendant et après l'escalade de la consommation de nicotine, nous serons dans une position idéale pour identifier les dysfonctionnements neuronaux préexistants. Ainsi, notre projet devrait également fournir des informations sur les marqueurs neurobiologiques de la susceptibilité à l’addiction à la nicotine.
Procédures
Ces animaux sont soumis à différentes procédures successives dont le degré maximal de gravité ne dépasse pas le degré modéré. Les nuisances attendues sont celles associées à la chirurgie intraveineuse et à la chirurgie stéréotaxique, bien que toutes les précautions soient prises pour réduire la douleur ou les infections (anesthésie, analgésie anti-inflammatoire, des conditions aseptiques, suivi post-opératoire ...). Tous les animaux seront soumis à une chirurgie intraveineuse de courte durée (30 min en moyenne) pour la pose d’un cathéter intraveineux à demeure, puis à une chirurgie stéréotaxique pour la pose de fibres de photométrie ou pour l’injection de vecteurs viraux chémosensibles (45 min en moyenne). Toutes ces chirurgies sont effectuées sur une couverture chauffante en conditions aseptiques, sous anesthésie et analgésie profonde.
Impact sur les animaux
Ces animaux sont soumis à différentes procédures successives dont le degré maximal de gravité ne dépasse pas le degré modéré. Les nuisances attendues sont celles associées à la chirurgie intraveineuse et à la chirurgie stéréotaxique, bien que toutes les précautions soient prises pour réduire la douleur ou les infections (anesthésie, analgésie anti-inflammatoire, des conditions aseptiques, suivi post-opératoire ...).
Devenir
Les animaux ayant complété toutes les procédures expérimentales seront mis à mort afin soit de prélever leurs cerveaux pour des expériences ex vivo d’électrophysiologie sur tranche ou de transcriptomiques, soit d’effectuer des contrôles histologiques pour vérifier l’emplacement des fibres de photométrie et l’expression des virus.
Remplacement
Ce projet recourt exclusivement à l’utilisation du rat de laboratoire (Rattus Norvegicus, jeunes adultes, mâles et femelles), vivant en groupe dans un environnement enrichi. Ce recours à l’animal peut se justifier pour les raisons éthiques suivantes : 1) il n’existe pas encore de modèles mathématique ou in silico valides et réalistes permettant d’étudier ces processus causaux ; et 2) l’addiction, contrairement à la dépendance physique, est un trouble du comportement et, en tant que telle, ne peut pas être récapitulée sur des lignées cellulaires (humaine ou animale) ou tout autre modèle in vitro cellulaire ou subcellulaire.
Réduction
Le nombre d'animaux nécessaire au projet est réduit au minimum. Ce nombre représente un compromis rationnel entre le principe de réduction, les contraintes expérimentales du projet et les différents objectifs à remplir. Les expériences seront réalisées chez des rats males et des rats femelles répartis dans 3 groupes (1 groupe qui ne développe pas d’addiction, 1 groupe qui développe une addiction à la nicotine, et un groupe témoin non exposé à la nicotine), soit 6 groupes expérimentaux au total. Pour les expériences comportementales, en tenant compte du taux attrition estimé à 20% au bout de 3 mois d’expérience, il faudra démarrer l’expérience avec un groupe de 14 rats. Pour les expériences d’enregistrement de photométrie et de mesures ex vivo, l’effectif sera plus petit (n = 10) mais sera compensé par un grand nombre de mesures enregistrées par animal. Donc le nombre total d’animaux utilisés pour répondre aux trois objectifs du projet sera de 348 rats. Les résultats seront analysés grâce à des tests statistiques paramétriques.
Raffinement
Les animaux sont logés par groupe de 2 dans des cages munies d’un environnement enrichi afin de limiter le stress et l’ennui. Toutes les chirurgies sont réalisées sous analgésie (carprofène, dose 5mg/kg, sous-cutanée, 15min avant le début de la chirurgie) et anesthésie chimique (Kétamine 110mg/kg +Xylazine 15mg/kg, intrapéritonéale) ou gazeuse (isoflurane), sont effectuées en conditions aseptiques, sur couverture chauffante et durent entre 30min-1h. En fin de chirurgie, l'animal reçoit une injection sous-cutanée de NaCl pour favoriser la réhydratation. Il est ensuite placé dans une cage de réveil sur une couverture chauffante jusqu’au réveil (i.e., remise sur pattes et locomotion) avec libre accès à l'eau et à la nourriture. Après le réveil complet, l'animal est relogé dans sa cage de stabulation avec son congénère pendant une période de récupération de 7-10 jours durant laquelle les animaux sont sous surveillance quotidienne afin de pouvoir détecter le plus rapidement possible les éventuels signes d'inconfort, de stress ou de douleur et de pouvoir y remédier rapidement. Avant le début des expériences, les animaux sont manipulés tous les jours et habitués aux cages expérimentales (pendant 2 jours consécutifs à raison de 2h/jour) afin de limiter le niveau de stress et d’anxiété des animaux. Plusieurs critères sont pris en compte pour quantifier le niveau de souffrance de l’animal et décider de procéder à sa mise à mort. Ces critères incluent une perte excessive de poids, une diminution de la température corporelle, une dégradation de l’apparence physique (manque de soin, pelage sale) et une altération anormale du comportement (hyper ou hypoactivité, agressivité défensive, repli sur soi), ces performances comportementales. Ces manifestations éventuelles sont donc suivies quotidiennement par des méthodes non invasives (inspection et manipulation quotidiennes ; pesée régulière [3 fois par semaine]). Lorsque l’un des critères ou point limite est franchi, l’animal est mis à mort dans les plus brefs délais. Toutes les procédures sont effectuées par du personnel formé.
Choix des espèces
Le choix du rat de laboratoire constitue une sorte de compromis phylogénétique. Cette espèce est suffisamment proche de l’homme d’un point de vue phylogénétique pour servir de modèle animal valide des phénomènes d’addiction par rapport à d’autres espèces moins sensibles éthiquement (e.g., invertébrés) et en même temps suffisamment éloignée par rapport à d’autres espèces plus sensibles (e.g., primates non-humains). Les espèces invertébrées peuvent être utilisées pour élucider les mécanismes neuronaux ou génétiques de certains effets comportementaux de la nicotine mais l’organisation nerveuse et comportementale de ces espèces est beaucoup trop éloignée de celle de l’homme pour constituer des modèles animaux valides dans le domaine des addictions. Chez l'Homme, les troubles de l'attention sont une pathologie qui se manifeste tôt dans la vie d'un individu et qui a des répercussions importantes tout au long de la vie adule de l'individu. Dans ce projet, les animaux utilisés seront de jeunes adultes en fin d’adolescence en début d’expérience (i.e., âge moyen 2 mois et demi). Cette période du développement correspond à la période de plus grande vulnérabilité au développement de troubles attentionnels et à l'addiction aux drogues.
Etude chez le rat mâle et la ratte femelle de l’implication des astrocytes dans l’installation de l’allodynie mécanique après inflammation au niveau de la patte et de la face
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Une injection sous la peau de la patte ou de la face suffit à provoquer chez eux une inflammation, puis une hypersensibilité douloureuse au toucher. 200 rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, tous tués sous anesthésie profonde pour prélever les tissus nerveux. L'objectif est de comprendre comment cette inflammation dérègle un canal des astrocytes, un travail qui prolonge des résultats déjà obtenus au niveau trigéminal. Le porteur programme sept séances de tests comportementaux de trente-cinq minutes chacune, sans dire lesquels, et qualifie ces mesures de peu douloureuses puisque l'animal peut retirer sa patte.
Objectifs
Lorsque la douleur est chronique ou persistante, elle devient alors pathologique car elle n’offre plus aucun avantage mais provoque au contraire une extrême souffrance. C’est notamment le cas de douleurs inflammatoires qui apparaissent suite à une inflammation du système nerveux périphérique ou central. Parmi les symptômes douloureux, nous nous intéressons à l’allodynie qui correspond à une douleur provoquée par une stimulation normalement non douloureuse, qui peut être déclenchée suite à l’inflammation. Ce phénomène provoque l’activation de plusieurs populations neuronales, mais fait également intervenir les astrocytes, un sous-type de cellules gliales. Cependant, les mécanismes astrocytaires impliqués dans la genèse de l’allodynie en condition inflammatoire au niveau trigéminal sont peu connus. Les résultats obtenus jusqu’à présent ont permis notamment de mettre en évidence que l’inflammation induisait une réactivité astrocytaire ainsi qu’une diminution des canaux astrocytaires. Cependant, la question de comment l’inflammation est capable d’entrainer cette dérégulation du canal astrocytaire, ainsi que la réactivité astrocytaire reste toujours en suspend. Les objectifs de ce projet est d'étudier si il y aussi une dérégulation en condition inflammatoire au niveau de la patte et de la face.
Bénéfices attendus
Ce projet nous permettra de mieux comprendre les mécanismes centraux induisant la dérégulation du canal astrocytaire, impliquée dans les phénomènes d’hypersensibilité douloureuse. Au travers des résultats attendus, ce travail pourrait avoir des répercussions positives sur la recherche pré-clinique s’intéressant aux douleurs chroniques, et pourrait à terme mettre en lumière de nouvelles pistes thérapeutiques.
Procédures
Les différents gestes techniques utilisés lors de ce projet sont au nombre de 1 : Injection sous-cutanée (
Impact sur les animaux
Utilisant un modèle de douleur infammatoire, nous nous attendons au développement d’une hypersensibilité douloureuse lors d'une stimulation tactile. Les résultats obtenus ne montrent pas d'effets indésirables sur les animaux mise à part le développement d'une allodynie suite à une stimulation tactile. La douleur occasionnée à l’animal est estimée comme étant « modérée » (retrait de la face ou de la patte selon le modèle). Ces mesures sont peu douloureuses puisqu’elles consistent en la mesure d’un seuil avec possibilité d’échappement et n'entrainent pas de réactions visibles autres que le retrait moteur de la zone stimulée.
Devenir
A la fin des procédures, les animaux seront profondément anesthésiés et seront mis à mort pour prélever les tissus nerveux d'intérêts afin de réaliser une analyse protéique.
Remplacement
L’intégration de la douleur implique de nombreuses régions du système nerveux central et périphérique. D’après nos connaissances il n’existe à ce jour aucune méthode de remplacement capable d’intégrer tous ces éléments. C’est pourquoi, il est nécessaire de réaliser notre étude sur animal entier.
Réduction
Le nombre de 6 rats /groupe pour les études comportementales est d’après les données antérieures le minimum requis pour discriminer un effet statistique significatif . Cependant, plusieurs étapes sont limitantes donc par il est préférable de prévoir un maximum de 10 animaux par groupe: habituation, injections,comportement, prélèvements. Pour chaque procédure, nous allons adapter notre approche statistique aux données obtenues afin d'obtenir des résultats statistiquement fiables et pertinents avec une puissance d’analyse d’au moins 70%. Si lors des procédures, 6 animaux sont suffisants, nous n'utiliserons pas plus d'animaux. Des tests statistiques seront utilisés pour déterminer le nombre d'animaux suffisant et nécessaire. Afin de limiter le nombre d'animaux, les études comportementales et moléculaires seront réalisées avec les mêmes groupes.
Raffinement
Les animaux sont stabulés de façon à avoir un enrichissement social. Des rouleaux de cartons sont ajoutés pour pouvoir se cacher et grignoter. La surveillance des animaux se fera quotidiennement par les personnes compétentes du laboratoire conformément à la législation en vigueur. L’expérimentation sera réalisée à partir de 7 jours après réception (période d’adaptation) et après 5 jours d’habituation pour les expériences encomportement. Plusieurs critères seront surveillés quotidiennement durant tout le temps des procédures, et des points limites ont été établis par une grille de scores. Les animaux seront notamment surveillés quoditiennement lors des différentes procédures. Le poids est mesuré quotidiennement. Si la perte de poids excède 15% du poids initial, les animaux seront mis à mort par injection intrapéritonéale létale d'anestésique sous sédation profonde. Nous regarderons également l’apparence et le comportement (poils ébouriffés, animal prostré, posture anormale, vocalisations, agitation, toilettage). S’il apparait un comportement correspondant aux points limites définis par la grille de scores, alors les animaux seront exclus de l'expérimentation.
Choix des espèces
La souche de rat Sprague-Dawley est un des modèles les plus couramment utilisés pour les études comportementales dans le domaine de la douleur. Enfin, comme énoncé précédemment, ce projet fait suite à d'autres études et doit donc être réalisé sur la même souche de rat. Pour les expériences comportementales et l'étude protéique, nous utiliserons des animaux âgés de 5 à 8 semaine, comme dans les projets précédents (125g à 250g).
Biobanque de modèles animaux de maladies neurodégénératives
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Rats : 30
Pour constituer une banque de tissus et de fluides partagée entre laboratoires, 150 souris et 30 rats, chez qui des maladies neurodégénératives sont modélisées, vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Soixante d'entre eux subissent une chirurgie de deux heures sous anesthésie, dès l'âge de quatre semaines. Tous sont tués par perfusion à travers le cœur, à partir d'un mois, pour l'examen histologique du cerveau. Le porteur annonce un risque de paralysie lié à la maladie modélisée et présente la banque comme un moyen de "ne pas générer des animaux supplémentaires", alors qu'elle repose sur 180 animaux tués pour la remplir.
Objectifs
La maladie d'Alzheimer (MA), la maladie de Parkinson (MP) et la sclérose latérale amyotrophique (SLA) sont des troubles neurodégénératifs. Les similitudes et les différences entre les maladies neurodégénératives (MN) sont définies en fonction du statut pathologique des zones et des types de neurones affectés. Cependant, on ne sait toujours pas quelles altérations sont les causes ou les conséquences de ces maladies. Ce projet de recherche permettra de mettre en commun nos forces et notre matériel biologique afin d'élucider les points communs et les spécificités des pathologies. Pour ce faire, nous devons construire une bio banque (base de données) de tissus et de fluides biologiques de modèles animaux de MN qui sera utilisée et partagée par tous les investigateurs. Cet effort permettra de réduire le nombre d'animaux générés et utilisés indépendamment par chaque chercheur dans une seule bio banque utilisée et ouverte à tous ceux qui s'intéressent aux MN dans la communauté scientifique.
Bénéfices attendus
Construire une biobanque disponible de tissus et de fluides biologiques de modèles animaux de maladies neurodégénératives Cette biobanque disponible pour tous les laboratoires du departement et aura pour bénéfice de donner un accès aux tissus et aux prélèvements. Cette action permettra leur mutualisation, et ainsi de ne pas générer des animaux supplémentaires.
Procédures
Chirurgie à partir de 4 semaines (2heures sur animal anesthésié) pour 60 animaux Perfusion intracardiaque (sur animal anesthésié) et euthanasie à partir de 1 mois d'âge pour l'ensemble des animaux
Impact sur les animaux
1/ un risque de douleur durant la chirurgie et douleur aiguë lié à la récupération post-chirurgie ce risque est compensé par l’analgésie 2/Risque de paralysie du à la MN
Devenir
Les animaux sont euthanasiés à la fin de la procédure afin de réaliser une étude histologique détaillée du cerveau
Remplacement
La souris et le rat sont les espèces de choix pour étudier le système nerveux des vertébrés, ce qui fournit des informations très facilement transposables à l'homme. Ce protocole nécessite l'utilisation d'animaux. Dans l’état actuel des connaissances, nous ne pouvons pas nous passer d’animaux vivants, car il n’est pas possible de mimer le développement des maladies neurodegenratives. Néanmoins, toutes les étapes préliminaires pouvant être réalisées in vitro, telles que les validations des constructions moléculaires qui seront injectés en intra cerebral le seront sur cultures cellulaires
Réduction
Nous avons adopté des mesures visant à réduire le nombre d'animaux lié à leur mode production : en utilisant pour la réalisation de ce projet tous les animaux quel que soit leur sexe (i.e. mâle et femelle). La force de notre hypothèse, les expériences pilotes précédentes ainsi que la qualité de nos procédures basées sur des années d'expérience, nous permettront de réduire significativement le nombre d'animaux utilisés. Le nombre d'animaux a été calculé par l'estimation de la variance observée avec ce type de donnée permettant d'atteindre une signification statistique. Nous utiliserons des tests statistiques appariés
Raffinement
A chaque étape du projet, le bienêtre de nos animaux sera au cœur de nos préoccupations. Nos animaux naitront dans notre animalerie de haut statut sanitaire, hébergés en cages collectives sur racks ventiles, garnies de litières leur permettant de reproduire un comportement naturel de fouissage et d’un enrichissement constitué d'un nid végétal et de tubes de cartons, pour leur permettre de construire des nids, de jouer, ronger. Leur soin est confié à des personnels qualifiés et experts. Ils surveillent quotidiennement l’ensemble des animaux et de façon plus poussée et spécifique pendant les phases de récupération qui suit les procédures invasives (chirurgie). Nous utilisons des anesthésiques et analgésiques adaptes aux procédures de chirurgie. L’expérimenter a une forte expérience pour toutes les procédures proposes. Des points limites suffisamment précoces sont définis pour éviter des souffrances aux animaux avec la mise en place de mesures pour les soulager comme une réhydratation, le réchauffement, une nourriture adaptée.
Choix des espèces
La souris et le rat sont deux espèces de choix pour les études sur le système nerveux central des vertébrés. L'organisation du système nerveux central de cette espèce est assez similaire à celle de l'homme, ce qui permet d'extrapoler les résultats obtenus dans cette espèce à l'espèce humaine pour mieux comprendre les mécanismes cellulaires au niveau comportemental. Les propriétés du système nerveux central de la souris présentent de nombreuses similitudes avec d'autres mammifères, dont l'homme. Ainsi, les enseignements tirés de l'étude des tissus de la souris sont largement transférables à l'homme. Le projet sera réalisé sur des animaux à partir de 4 semaines. Afin de travailler sur des modèles cohérents avec la mise en place de phénotypes pathologiques
Intégration de la sensibilité méningée au niveau du système nerveux central chez les femelles ovariectomisées
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Pour répondre à une revue scientifique qui réclame les mêmes expériences sur des femelles ovariectomisées avant de publier un article en révision, 80 rattes vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chacune subit deux chirurgies, l'ablation des ovaires en dix minutes puis une ouverture du crâne de trente à quarante-cinq minutes pour implanter une canule à la surface des méninges. Jusqu'à quatre injections de substances inflammatoires y sont faites, une tous les deux jours, suivies de mesures de la sensibilité de la face au filament pendant trois heures, et chaque ratte reste seule en cage jusqu'à deux semaines pour ne pas arracher la canule. Le porteur écrit que la procédure ne permet pas de réutiliser les animaux, toutes sont donc tuées à la fin.
Objectifs
L'objectif général du projet est d'étudier l'influence des hormones dans la migraine, dans un modèle animal qui consiste en l'injection de substances inflammatoires (SI: bradykinine, prostaglandines, sérotonine, et histamine) à l'aide d'une canule positionné à la surface des méninges des rats. Nous avons déjà montré que les males et les femelles à différents cycles hormonaux avaient une douleur migraineuse différente et une sensibilisation des neurones du complexe trigémino-cervical (TCC ) dépendante du cycle hormonal. Ces résultats font l'objet d'un article en révision dans une revue scientifique qui nous demande de réaliser les mêmes séries d'expériences mais avec des femelles contrôles ovariectomisées. Nous souhaitons donc i) évaluer l'intensité de la douleur ressentie, ii) étudier l'activation globale des neurones impliqués dans la migraine, et iii) enregistrer les propriétés électrophysiologiques des neurones du TCC suite à des injections répétées de substance inflammatoire au niveau des méninges et ceci chez des femelles contrôles ovariectomisées.
Bénéfices attendus
Même si la migraine touche plus les femmes que les hommes et est fortement corrélées aux cycles hormonaux, la plupart des études précliniques ont été réalisées chez les mâles. Ainsi, à moyen terme, ce projet nous permettra de mieux comprendre les mécanismes physiologiques d’intégration de la douleur méningée au niveau du système nerveux central chez les mâles et les femelles selon le cycle hormonal. A plus long terme, mieux comprendre cette pathologie pourra nous aider à développer de nouveaux traitements qui pourraient mieux soulager les patients en tenant compte des différences hommes/femmes et cycle menstruel.
Procédures
Les animaux seront soumis à deux interventions chirurgicales qui consistent en une ovariectomie et en une craniotomie, pour pouvoir implanter une canule pour appliquer à la surface des méninges une inflammation (mimant ce qui se passe pendant les crises de migraine). Les chirurgies sont réalisées chez les animaux anesthésiés. L'ovariectomie dure 10 minutes et l'implantation de la canule dure environ 30 à 45 min. Les injections des molécules sur les méninges afin de mimer les crises de migraine seront de 1 injection tous les 2 jours avec 4 injections au maximum ; l'injection se fait sous anesthésie brève et dure moins de 2 min ; réveil des animaux en 5 min. Une mesure de la sensibilité cutanée de la face sera réalisée à l’aide de filament de Von Frey. Les jours d’injection de subsatnces inflammatoires ou de solution physiologique, la mesure des seuils se fera avant et toutes les 45 min pendant 3 heures après l’injection de soupe inflammatoire pour vérifier l'apparition et/ou l'aggravation de l'allodynie.
Impact sur les animaux
La douleur suite aux chirurgies est prise en charge en post-opératoire. Par ailleurs, nous utilisons un modèle de migraine qui provoque une douleur modérée de l’animal. Cette douleur est ressentie pendant 2 h après l’injection, mais n’empêche pas les mouvements de l’animal. Un autre effet indésirable est l’obligation de séparer les animaux (un par cage) après la chirurgie pour garder en place la canule. En effet, si les animaux restent ensemble, ils arrachent les canules. Ils sont donc seuls dans une cage pendant 2 semaines maximum.
Devenir
La procédure ne permet pas de réutiliser les animaux. En effet, les animaux seront donc mis à mort à la fin de la procédure.
Remplacement
Aucune méthode alternative ne permet de remplacer ce protocole. En effet il est nécessaire de réaliser ces études in vivo, car l’intégration de la douleur implique de nombreuses régions du système nerveux central et périphérique simultanément.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisés sera réduit au maximum. Le nombre d'animaux a été déterminé par une approche statistique. Huit animaux par groupe est le nombre d'animaux nécessaire pour permettre de mettre en évidence une différence statistique entre eux. Cependant, l’expérience montre qu'un certain nombre d'échecs est rencontré lors des études qui incluent une chirurgie (perforation des méninges, anesthésie, canules bouchées, échec de l'habituation) soit des échecs dans environ 20% des cas, ce qui nous amène à prendre 10 animaux par groupe.
Raffinement
Les rates bénéficieront d’un enrichissement environnemental avec des rouleaux qui seront positionnés dans les cages. Des visites seront réalisées au moins 2 fois par jour et toute observation de signes (points limites) tels que manque de toilettage, piloerection, altération de la posture normale (difficulté à se déplacer, se relever ou se nourrir), déshydratation, température corporelle anormale, agressivité (impossibilité pour la manipulation), vocalisations spontanées, maigreur :si l’animal perd plus de 15% de son poids dans la semaine qui suit la chirurgie, s'il a de grosses difficultés à se déplacer, à relever pour se nourrir, si l'animal présente des tumeurs et/ou de lésions sur la peau (sur la face, les yeux et/ou la queue), nous mettrons fin à l’expérimentation pour ces animaux par une mise à mort.
Choix des espèces
La souche Sprague-Dawley est couramment utilisée au sein du laboratoire depuis de nombreuses années et dans les études précédentes sur le sujet dans d’autres laboratoires. C’est par ailleurs un des modèles les plus utilisés pour les études comportementales dans le domaine de la douleur. Les animaux seront âgés de 6-8 semaines pour la comparaison avec les autres données que nous avons obtenues et ceux de la littérature : les rats sont considérés comme adultes.
Evaluation de l’efficacité d’un composé actif administré par voie orale à 2 doses sur le traitement de la colite ulcérative chez le rat
- Recherche appliquée
- Troubles gastrointestinaux
- Recherche fondamentale
- Système gastrointestinal
Mis à jeun douze heures puis anesthésiés quarante minutes le temps qu'on leur introduise dans le colon une substance qui l'ulcère, 32 rats subissent des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, huit autres servant de témoins avec un produit neutre. Les 40 rats sont tués à la fin pour prélever le colon et son contenu. Le porteur annonce un inconfort et une douleur "notoires", une perte de poids, une posture prostrée, une fourrure hérissée, des yeux moins ouverts, et écrit qu'aucun antidouleur ne sera administré parce qu'il interférerait avec les résultats. L'étude compare deux doses d'un composé anti-inflammatoire à un placebo et à un traitement de référence, dans l'espoir d'un essai clinique chez l'humain.
Objectifs
La colite ulcéreuse ou rectocolite hémorragique (RCH) fait partie des deux principales maladies inflammatoires chroniques de l'intestin (MICI) avec la maladie de Crohn, et affecte l'extrémité distale du tube digestif, côlon et rectum. La colite ulcéreuse se classe parmi les maladies inflammatoires parce qu'elle occasionne une inflammation, des plaies, des saignements et une déstructuration sur les parois internes du côlon. L’inflammation s’accompagne de la formation d’ulcères pouvant saigner et produire du mucus ou du pus. Les personnes atteintes de colite ulcéreuse doivent être attentives au risque d’anémie car lorsque la maladie est grave, les pertes de sang peuvent être abondantes, pertes que l’on peut compenser grâce à des suppléments en fer. Des facteurs génétiques et environnementaux influenceraient l’apparition de cette maladie. Le stress et les intolérances alimentaires peuvent déclencher les symptômes chez certaines personnes, mais ces facteurs ne seraient pas à l’origine de la maladie. Des complications liées à l’usage à long terme de certains médicaments peuvent survenir (ostéoporose, cataracte, hypertension, diabète...), médicaments qui peuvent aussi augmenter le risque d’infection. L’objectif de cette étude est d’évaluer l’efficacité d’un composé actif ayant des propriétés anti-inflammatoires et antidouleur, administré par voie orale à 2 doses, chez des rats soumis à l’induction d’une ulcération colique. Les effets observés seront comparés à ceux obtenus chez des rats traités avec un placebo ou avec un traitement anti-inflammatoire intestinal de référence. A l’issue de l’étude, les rats seront euthanasiés et le colon et la matière fécale qu’il contient seront prélevés pour la réalisation d’analyses biologiques.
Bénéfices attendus
La réalisation de cette étude va permettre d’évaluer les effets d’un composé actif à 2 doses différentes chez le rat soumis à l’induction d’une ulcération colique expérimentale, et de comparer ces effets avec un placebo et un traitement anti-inflammatoire intestinal de référence utilisé pour le traitement de la colite ulcéreuse. Les données des différents paramètres suivis au cours de l’expérimentation, poids corporel, prises alimentaire et hydrique, ainsi que les données comportementales relévées quotidiennement concernant l’activité, la posture, l’aspect de la fourrure et l’ouverture des yeux dans la cage d’habitation, l’évaluation comportementale effectuée à la fin de l’expérimentation pour mesurer l’activité exploratoire, et les analyses biologiques qui seront effectuées sur le colon et la matière fécale prélevés en fin d’expérimentation, permettront d’appréhender les effets bénéfiques ou non de traitements avec ce composé actif sur ses activités anti-inflammatoire intestinale et antidouleur chez le rat. Cela permettrait d’envisager la réalisation d’une étude clinique chez l’Homme avec ce composé actif, et à terme de proposer une nouvelle thérapie pour le traitement de la colite ulcéreuse.
Procédures
Les 40 rats nécessaires à la réalisation de ce projet seront placés à jeun pendant 12 heures avant l’induction de l’ulcération colique. L’ulcération colique sera induite par administration dans le colon d’une substance permettant l’induction de cette pathologie. Elle sera effectuée sur 32 des 40 rats placés sous anesthésie générale et nécessitera environ 40 minutes pour être réalisée. Les 8 autres rats ne subiront pas l’induction de l’ulcération colique mais ils seront également placés sous anesthésie générale pendant 40 minutes environ et recevront une administration de substance neutre dans le colon. Après induction de l’ulcération colique, un traitement par voie orale avec les composés à évaluer sera effectué quotidiennement pendant 6 jours sur les animaux vigiles, geste effectué en moins d’1 minute par une personne expérimentée. Un test comportemental sera effectué à la fin de l’expérimentation pour évaluer la douleur ressentie par les animaux. Chaque rat sera placé pendant 5 minutes dans un dispositif expérimental permettant d’évaluer plusieurs paramètres comportementaux.
Impact sur les animaux
La mise à jeun des animaux la veille au soir de l’induction de l’ulcération colique, pendant une durée de 12 heures, nécessaire pour que l’ensemble des animaux soient dans les mêmes conditions physiologiques et que leur colon soit vide de matière fécale, va induire une légère perte de poids des animaux. L’induction de l’ulcération colique va quant à elle induire un inconfort des animaux et une douleur ressentie notoires, se traduisant par une perte de poids modérée liée à une diminution de la prise alimentaire, voire également de la prise hydrique, et des modifications du comportement des animaux avec une activité moindre, une posture plus prostrée, une fourrure plus hérissée et des yeux moins ouverts, ainsi qu’avec une diminution de l’activité exploratoire. Le traitement avec le composé actif à évaluer devrait limiter cet inconfort et cette douleur ressentie et donc les effets sur les différents paramètres mesurés, tout comme le traitement anti-inflammatoire intestinal de référence comme nous l’avons démontré dans de précédentes études. L’évaluation comportementale effectuée à la fin de l’expérimentation par la mise en place des animaux individuellement dans un dispositif expérimental pendant 5 minutes, va engendrer un stress modéré des animaux par l’isolement et la perte des interactions sociales entre congénères durant ce laps de temps.
Devenir
A l’issue de l’unique procédure expérimentale, les 40 rats seront euthanasiés afin de permettre le prélèvement de du colon et de la matière fécale contenue dans celui-ci pour la réalisation d’un ensemble d’analyses.
Remplacement
Des études préliminaires effectuées in vitro sur des cultures de cellules intestinales ont permis de sélectionner le composé actif ayant démontré les effets anti-inflammatoires les plus probants. Nous souhaitons donc maintenant confirmer ces effets anti-inflammatoires dans un modèle bien caractérisé de colite ulcérative. Le remplacement des expérimentations animales par des méthodes alternatives n’est pas envisageable dans le contexte de ce projet. Il n’est en effet pas possible d’utiliser des modèles in vitro ou ex vivo permettant d’évaluer les effets de substances sur l’inflammation intestinale qui est un processus complexe impliquant le système digestif, le système immunitaire et le microbiote intestinal, et sur l’évaluation comportementale. Cela ne peut être appréhendé qu’in vivo sur un modèle animal.
Réduction
Nous utiliserons le nombre minimum d’animaux nécessaire à la réalisation de ce projet et permettant d’obtenir des résultats prédictifs et représentatifs. Ce nombre a été déterminé à partir des résultats d’études précédemment menées par notre laboratoire sur ce modèle expérimental de colite ulcérative ayant montré des effets "forts" de traitements sur l’inflammation intestinale générée, l’évolution pondérale et les paramètres comportementaux évalués dans un test comportemental spécifique à la fin de la période de traitement. Nous utiliserons ainsi 8 animaux par groupe expérimental. A l’issue des expérimentations, une analyse statistique de l’ensemble des données générées sera réalisée.
Raffinement
Les animaux seront hébergés dans des cages standards répondant aux normes européennes actuelles. Les rats seront placés à 2 par cage dans des cages transparentes avec des briques d’Aspen et du papier kraft comme enrichissement, et ils auront accès à la nourritue et à l’eau ad libitum. Une attention toute particulière sera portée aux animaux après l’induction de la colite ulcérative, lors de la réalisation des traitements et la réalisation de l’évaluation comportementale. Les animaux seront observés plusieurs fois par jour tout au long de l’expérimentation par du personnel qualifié, week-end et jours fériés inclus. Un suivi quotidien de leur poids et de leurs consommations alimentaire et hydrique sera effectué tout au long de l’expérimentation, de même qu’une observation spécifique de leur comportement dans leur cage pour évaluer le niveau de douleur ressentie au travers de l’observation de leur activité, de leur posture, de l’état de leur fourrure et de l’ouverture de leurs yeux. Cela permettra ainsi d’évaluer l’effet antidouleur du composé actif testé sur la pathologie induite et de la comparer à celui des autres groupes de traitement. L’évaluation de la douleur ressentie se fera également par la réalisation d’un test comportemental 24 heures après le dernier traitement oral et juste avant leur euthanasie, pour évaluer l’activité exploratoire des animaux au travers de différents paramètres. Le but de cette étude étant d’évaluer les effets anti-inflammatoires du composé actif qui sera testé, il ne sera pas possible d’administrer de traitement antidouleur qui interférerait avec les résultats de l’étude et leur interprétation. Cependant, la surveillance de points limites définis permettra d’isoler voire d’exclure éventuellement des animaux avec une prise en charge en conformité avec les recommandations éthiques.
Choix des espèces
Le rat est un modèle très utilisé pour les études dans le domaine de l’inflammation et notamment le modèle d’ulcération colique induit par le TNBS qui est reconnu par la Communauté Scientifique Internationale. C'est donc l’espèce animale la plus appropriée pour ce type d’étude. Les animaux seront de jeunes rats âgés de 8-9 semaines et d’un poids de 225-250 g à l’arrivée au laboratoire et de 9-10 semaines et d’un poids de 250-275 g pour la réalisation des expérimentations, correpondant à l’âge et au poids de rats que nous utilisons pour la réalisation d’expérimentations sur ce modèle de colite ulcérative.
Implication des peptides bioactifs issus de protéines agroalimentaires sur le métabolisme énergétique et glucidique, l’hypertension et le stress oxydatif
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
- Système gastrointestinal
Une partie des 768 rats utilisés est génétiquement hypertendue, retenue pour éviter d'avoir à provoquer l'hypertension par un produit chimique. Tous sont tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère : un gavage oro-gastrique par jour pendant trois semaines, six prélèvements sanguins par incision de la queue lors des tests de tolérance au glucose, quatre jours en cage métabolique isolée, jusqu'à vingt minutes de contention par mesure de pression artérielle. Le porteur reconnaît que la répétition des gavages peut irriter ou léser l'œsophage et que l'isolement, jusqu'à dix-neuf semaines, induit du stress, tout en qualifiant les cages métaboliques d'"indispensables". L'enjeu déclaré est de confirmer chez le rat des effets de protéines agroalimentaires déjà observés in vitro, et la mise à mort sert à prélever le plasma, la muqueuse intestinale, le cœur, les reins, le foie et les poumons.
Objectifs
Les objectifs de ce projet sont : - D’étudier l’effet des protéines issues de l’agro-alimentaire (différentes sources : végétales, animales, poissons) sur le métabolisme énergétique, le métabolisme glucidique intestinal (effet des protéines seules ou couplées à un inhibiteur de l'absorption du glucose), la prise alimentaire, la sécrétion de certaines hormones impliquées dans le métabolisme énergétique ainsi que certains marqueurs de l’oxydation. - De comprendre les mécanismes impliqués dans la digestion des protéines en relation avec la régulation de la prise alimentaire. - D'étudier l'effet des protéines issues de l'agro-alimentaire (différentes sources : végétales, animales, poissons) sur la tension artérielle ainsi que sur le dosage de certaines enzymes impliquées dans l'hypertension artérielle.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus sont une confirmation des résultats déjà obtenus in vitro. Cela démontrerait l'effet bénéfique des protéines alimentaires sur la santé, plus particulièrement dans la prévention contre le diabète de type 2, l'hypertension et l'obésité et donc de prévenir ces pathologies en utilisant une alimentation adaptée voire personnalisée.
Procédures
- La mesure de l’effet des protéines sur la régulation de la glycémie est réalisée en donnant les protéines (avec ou sans inhibiteur de l’absorption du glucose), puis 30 min après, du glucose par gavage oro-gastrique à l’aide d’une sonde de gavage. Pendant cette procédure, des prélèvements sanguins sont réalisé sur animaux vigiles au niveau de la queue avant (à min) et après 15, 30, 60 et 90 et 120 min après avoir donné le glucose (soit 6 prélèvements). - Des prélèvements sanguins sont réalisé sur animaux vigiles au niveau de la queue avant et après gavage oro-gastrique de protéines afin de mesurer les niveaux plasmatiques de certaines hormones intervenant dans la régulation de la prise alimentaire (0 ; 30 et 60 min après ingestion des protéines, soit 3 prélèvements), de la tension artérielle (0 min et 4 h après ingestion des protéines, soit 2 prélèvements). - La mesure de la prise alimentaire en utilisant des cages métaboliques pendant 4 jours maximum (un jour d’acclimatation et 3 jours de test avec un gavage oro-gastrique par jour). Les cages métaboliques permettent la mesure en continue de la prise alimentaire, de la prise de boisson et de la dépense énergétique. - Afin de mesurer l’effets des protéines sur la régulation de la prise alimentaire sur du long-terme, les animaux reçoivent les protéines 1 fois par jour par gavage oro-gastrique pendant 3 semaines. - La mesure de la pression artérielle est mesurée de la même façon que chez l’Homme. Pour cela, les animaux sont placés dans des cages de contentions pour limiter leurs mouvements et la mesure est réalisée au niveau de la queue du rat. Cinq mesures de la pression artérielle est prises avant gavage et après gavage (2,4 et 6h). Les animaux sont replacés dans leur cage d’hébergement après chaque mesure. - Afin de mesurer l’effets des protéines sur la régulation de la pression artérielle sur du long-terme, les animaux reçoivent les protéines 1 fois par jour par gavage oro-gastrique pendant 3 semaines. En fin d’expérimentation, les animaux reçoivent les protéines par gavage oro-gastrique et sont mise à mort après anesthésie gazeuse.
Impact sur les animaux
- L’incision de la queue lors des prélèvements de sang entraîne une douleur légère de courte durée et sans réitération au cours de la procédure de test oral de tolérance au glucose, il est donc préférable à l’utilisation répétée de l’aiguille pour le prélèvement dans la queue. - L’isolement des animaux sur le long terme (19 semaines maximum), ainsi que la contention répétée pour les prélèvements de sang (moins de 5 minutes par prélèvement de sang), pour la pression artérielle (20 minutes par mesure de la pression artérielle) ou pour les gavages (moins de 5 minutes) induit de l’inconfort et du stress chez les animaux mais il est nécessaire à l’obtention d’une réponse individuelle. - Le gavage oro-gastrique en tant que tel n’entraîne pas de douleur mais la répétition des gavages peut entraîner des lésions ou une irritation au niveau de l’œsophage, en particulier dans les procédures où les animaux reçoivent un gavage journalier pendant 3 semaines. - L’utilisation des cages métaboliques ou l’animal est isolé pour la mesure de la prise alimentaire, de boisson et la dépense énergétique sur 4 jours induit un stress chez l’animal car il change de pièce sur plusieurs jours, avec un accès à la nourriture différent (mangeoire plus petite et suspendue pouvant entraîner une difficulté pour se nourrir). L’utilisation de ces cages est cependant indispensable pour la mise en évidence d’un effet individuel sur la prise alimentaire. - La mesure de la pression artérielle n’entraîne pas de douleur mais peut entraîner une gêne de courte durée (le temps de la mesure) au niveau de la queue car plusieurs mesures sont réalisées pour chaque temps (0 ;2 ;4 et 6h, donc 4 mesures espacées sur la même journée). - En fonction des protéines, il est possible que le gavage atteigne le volume maximal pouvant être donné aux animaux, ce qui est un inconfort supplémentaire pour l’animal de courte durée.
Devenir
A la fin de chaque procédure, les animaux sont mis à mort afin de récupérer le plasma pour des dosages hormonaux en lien avec la régulation de la prise alimentaire, l’oxydation ou en lien avec la régulation de l’hypertension artérielle. De plus, certains tissus tels que la muqueuse intestinale pour les modifications dans l’expression des gènes induites par les protéines, le cœur, les reins, le foie, les poumons afin de mesurer les marqueurs de l’hypertension artérielle, seront prélevés.
Remplacement
L’objectif de cette expérimentation est de tester l'effet hypoglycémiant, satiétogène, antioxydant et antihypertenseur de protéines agro-alimentaires d'origines variables. Pour cela, des rats seront gavés avec ces différentes protéines et les effets observés seront comparés aux effets chez des rats gavés par une solution sans protéine (eau ou solution isocalorique). Un test in vitro sur une lignée intestinale et des tests biochimiques sont utilisés au laboratoire en parallèle afin de minimiser l’utilisation des animaux mais ces tests, basés sur un dosage hormonal ou enzymatique, ne permettent pas de mettre en évidence l’effet des protéines sur la prise alimentaire. De plus, ces tests in vitro ne permettent pas de prendre en compte le système complexe du corps (interactions intestin-cerveau- pour la régulation de la prise alimentaire, interactions reins-poumons-cœur pour la régulation de la tension artérielle) A cette étape l’utilisation des animaux est indispensable.
Réduction
Des études in vitro au laboratoire ont préalablement été réalisées afin de sélectionner les protéines à tester, ce qui permet de réduire le nombre de groupe par étude et donc le nombre d’animaux. Le principe de réduction a été appliqué et le nombre réduit à 8 animaux par groupe, ce qui est un minimum pour les analyses statistiques, compte tenu des possibilités de problème individuel de croissance sur les animaux. Les animaux peuvent recevoir différentes protéines pour une même procédure après un temps de repos suffisant. Ce qui permet de réduire le nombre d'animaux utilisés mais également de sélectionner les protéines ou les doses données. Enfin, après mise à mort, le plasma et les organes collectés sont divisés et placés dans différents tubes pour réaliser différents tests sur un même individu. De cette façon, le nombre d’animaux est également réduit.
Raffinement
Dans la mesure du possible, les animaux sont automatiquement placés par deux dans les cages d'hébergement afin d'éviter le stress d'isolement de l'animal. Pour les procédures de mesure de la prise alimentaire en cages métaboliques et de prise alimentaire sur le long terme, les animaux sont placés individuellement par cage dès leur arrivée afin de diminuer le stress d’isolement avant le début de l’expérimentation. Cependant, les cages sont placées de telle sorte que les animaux arrivent à se voir entre eux (pas de cage isolée sur le portoir). De plus, toutes les cages contiennent de l'enrichissement (tunnel rouge, litière mais également des rondins de bois pour les animaux qui ne sont pas dans les procédures de prise alimentaire). Afin de diminuer le stress induit par les différentes procédures, les animaux sont entraînés avant le début des expérimentations, au gavage, aux cages métaboliques, à la contention, à la mesure de la pression artérielle. De plus, le choix de travailler sur des animaux génétiquement hypertendus pour mesurer l’effet des protéines sur la pression artérielle, permet de ne pas induire l’hypertension chimiquement, ce qui entre dans le principe de raffinement. Tous les animaux mais en particulier les animaux hypertendus sont surveillés tous les jours et après chaque gavage (dans l’heure qui suit le gavage mais surtout 24h après le gavage). Les périodes de mise à jeun des animaux sont toujours réalisées dans la période de repos (lumières allumées) des animaux lorsque les animaux mangent peu. Ceci permet de diminuer le stress que la privation de nourriture peut engendrer.
Choix des espèces
Le choix du rat est lié à l’abondance de bibliographie sur de telles études mais ce modèle est également préféré à la souris compte tenu du volume de sang pouvant être prélevé, permettant de doser toutes les hormones d’intérêt et de réduire le nombre d’animaux. Des rats mâles sont choisis plutôt que des femelles afin de limiter les effets des cycles hormonaux. Le modèle de rats hypertendus a été sélectionné car il permet d'étudier l'effet des protéines sur un modèle hypertendu sans induction chimique de l’hypertension. Des rats âgés de 12 semaines seront utilisés dans le protocole. A ce stade les rats sont adultes et leur poids est stabilisé. Le facteur croissance n’impactera pas la prise alimentaire. Des rats hypertendus âgés de 16 semaines seront utilisés dans le protocole. A ce stade, ces rats seront tous hypertendus au début de l'expérimentation.
Remodelage des cartes corticales somesthésiques et motrices après déafférentation vestibulaire
- Recherche fondamentale
- Organes sensoriels
- Système nerveux
480 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Une solution chimique injectée à travers le tympan détruit leurs capteurs d'équilibre et provoque vertiges, pertes d'équilibre et troubles de la marche, puis neuf séances de tests comportementaux s'échelonnent sur trente jours, avant une cartographie du cortex de cinq à huit heures, crâne ouvert sur cinq millimètres de côté, dont les rats ne se réveillent pas. Le projet décrit la réorganisation de deux zones cérébrales après la lésion, avec l'idée d'améliorer un jour la rééducation des patients atteints de troubles vestibulaires. Le porteur conclut que le recours aux rats est "nécessaire et incontournable" et qu'il n'est "pas remplaçable" par d'autres modèles.
Objectifs
La déafférentation des capteurs vestibulaires de l’oreille interne est à l’origine de pathologies appelées « vestibulopathies périphériques » (VP). Ces pathologies provoquent des troubles de l’équilibre et de la marche, mais également visuels, perceptifs et cognitifs associés à des vertiges. Les VP ont une forte prévalence dans la population des pays industrialisés et représentent un coût sociétal important. Dans ce projet, nous allons réaliser un modèle de lésion de l’oreille interne à l’arsanilate qui est un modèle animal de vestibulopathie représentatif de la pathologie vestibulaire chez le patient. Dans le cadre de ce projet nous allons étudier les modifications cérébrales induites dans deux zones du cerveau : une qui reçoit les informations de la surface du corps en lien avec le sens du toucher (cortex somatosensorielle primaire), et une autre zone qui contrôle les mouvements volontaires (cortex moteur primaire). À ce jour, aucune étude ne s’est intéressée précisémment à ces deux zones cérébrales après une lésion de l’oreille interne et nous faisons l’hypothèse qu’il y aura des modifications cérébrales importantes après la lésion vestibulaire. En effet, après une lésion de l’oreille interne, avec le temps le cerveau va s’adapter et compenser la perte d'équilibre permettant ainsi de retrouver une stabilité posturale. C’est ce qu’on appelle la compensation vestibulaire. Ainsi, les modifications cérébrales dans les deux zones du cerveau seront étudiées à 3 délais post-lésionnels : 4 jours après la lésion vestibulaire, 15 jours ou 30 jours. Ces différents délais nous permettrons d’évaluer comment la perte des informations vestibulaire et la compensation vestibulaire modifient nos deux zones cérébrales d’intérêts. Comprendre ces mécanismes est crucial, non seulement pour la science fondamentale, mais aussi pour améliorer les méthodes de rééducation sensorielle et motrice en clinique.
Bénéfices attendus
En France, les déficits vestibulaires représentent 5% des urgences à l’hôpital et 300 000 consultations par semaine. La perte de l’équilibre constitue un vrai handicap sensoriel et moteur et les déficits vestibulaires impactent grandement la vie quotidienne des patients. Cependant, les mécanismes qui sous-tendent la compensation vestibulaire restent en partie méconnus, notamment dans les zones cérébrales motrices et sensorielles qui nous intéressent dans ce projet. Comprendre ces mécanismes est crucial, non seulement pour la science fondamentale, mais aussi pour améliorer les méthodes de rééducation sensorielle et motrice en clinique.
Procédures
Injection d’une solution chimique à travers le tympan sous anesthésie générale pour induire le syndrome vestibulaire (vertige, déficits de la posture et de la marche) : de 40 à 90 min. Test comportementaux à J1, J2, J3, J4, J7, J10, J15, J21 et J30 après la lésion vestibulaire: 15 min par session. Cartographie (sous anesthésie générale – de 5 à 8h) : - Ouverture du crâne (5 mm x 5 mm) pour implantation d’électrodes permettant l’enregistrement des signaux cérébraux. - Stimulation de la patte et enregistrements cérébraux. - Stimulation cérébrale et enregistrements des mouvements de la patte. Perfusion intracardiaque sous anesthésie générale pour récupérer les tissus d'intérêts.
Impact sur les animaux
Les animaux soumis à une lésion vestibulaire peuvent avoir un déficit d’hydratation dans les 24-48 heures après l’atteinte vestibulaire. Une perte de poids attendue chez les animaux les premiers jours après la lésion vestibulaire (environ 5 à 10%). L’introduction d’un liquide dans l’oreille moyenne (pour la lésion vestibulaire) peut être source d’inconfort. Les déficits vestibulaires conduisent à d’autres effets indésirables tels que des problèmes de maintien de la posture, une perte d’équilibre et de la fatigue. Les tests comportementaux peuvent être source de stress pour les animaux car ils sont séparés temporairement de leurs congénères (5 à 10min). Pour la lésion vestibulaire et les enregistrements cérébraux les animaux sont sous anesthésie générale (40 à 90min pour la lésion vestibulaire, 5 à 8h pour les enregistrements). Il est nécessaire de réaliser sous anesthésie générale l’ouverture du crâne (5 mm x 5 mm) pour une implantation d’électrodes afin d’enregistrer les signaux cérébraux. Les animaux ne seront pas réveillés à la fin de cette chirurgie mais de nouveau anesthésiés profondément afin de récupérer le cerveau pour différentes analyses.
Devenir
La totalité des animaux du projet (n=480 ; 14 groupes) auront une perfusion intracardiaque afin de récupérer les tissus pour des marquages immunohistochimiques.
Remplacement
Il n’existe pas à l’heure actuelle de modèle informatique mimant de manière aussi complexe la physiologie et la physiopathologie du syndrome vestibulaire. De manière identique, les modèles in-vitro ne peuvent pas s’appliquer dans le cadre de ce projet puisque nous avons besoin de l’individu dans son ensemble, autant au niveau du système nerveux central (pour les modifications au niveau cortical) qu’au niveau périphérique (informations quant à l’équilibre postural et locomoteur, et la compensation des déficits vestibulaires). Les objectifs même de cette étude axée sur la compréhension des mécanismes de plasticité mis en jeu après une atteinte vestibulaire et leur corrélation avec la récupération fonctionnelle nécessitent le recours à des animaux. Par ailleurs, l’étude des mécanismes neurochimiques nécessite une approche post-mortem sur coupes histologiques. Nos approches invasives ne pouvant être utilisées chez l’humain, l’utilisation de rats est donc nécessaire et incontournable et n'est pas remplaçable par d’autres modèles alternatifs.
Réduction
Le nombre d’animaux par groupe est limité à son strict minimum. Le nombre d’animaux par groupe a été fixé au regard de la littérature sur les modifications cérébrales à savoir n=10/groupe/sexe. Certains animaux pourraient probablement être écarteés de notre étude pour l’une des causes suivantes : une défaillance physiologique de l’animal, une mauvaise diffusion de la solution chimique à travers le tympan, des problèmes techniques (parasitage des enregistrements cérébraux…). Ce qui nous amène à fixer le nombre de rats par groupe à n=12/sexe mais nous pourrons réduire le nombre d’animaux à n=10/sexe si aucun animal n’est écarté.
Raffinement
Avant l’administration d’une solution chimique à travers le tympan pour induire les déficits vestibulaires, les animaux sont sous anesthésie générale. La température de l’animal est maintenue avec une couverture chauffante thermorégulée, et une solution est appliquée sur les yeux pour l’hydratation oculaire. Avant le réveil de l’animal, une solution sera injectée pour sa réhydratation et ainsi compenser les pertes liquidiennes lié à la chirurgie. Les biberons des cages des animaux seront équipés d’une pipette allongée et une solution nutritionnelle complète sera fournie dans la cage des animaux pour faciliter l’hydratation et l’alimentation durant la première semaine post-lésion. Le suivi de poids, ainsi que l’évaluation de l’apparence et du comportement des animaux (réalisée avec une grille de score adaptée pour reconnaitre les points limites et actions à entreprendre mais également les points d’arrêts de l’expérimentation), sont effectués quotidiennement durant la première semaine, puis deux fois par semaine jusqu’à la fin des tests comportementaux. Les animaux sont habitués à l’expérimentateur et à la salle d’expérimentation pendant 1 à 2 semaines pour limiter le stress. Une récompense (riz soufflé chocolaté) est donnée aux animaux après les tests comportementaux avant leur retour dans l’animalerie. Avant de réaliser les enregistrements cérébraux, les animaux sont sous anesthésie générale. L’hydratation de l’animal est maintenue et renouvelé toute les heures grâce à une solution injectable. Pour faciliter la miction de l’animal pendant la chirurgie, un palpage de la vessie sera réalisé. Un analgésique sera également administré à l’animal avant incision au niveau du crâne pour pouvoir accéder au cerveau. Une solution est appliquée sur les yeux pour l’hydratation oculaire et la température de l’animal est maintenue avec une couverture chauffante thermorégulée. Tout au long de la procédure chirurgicale des points limites ont été définis visant à éviter, réduire ou supprimer la douleur ou la souffrance de l’animal. Une fois les enregistrements cérébraux terminés, les animaux sont de nouveau anesthésiés profondément avant de réaliser une perfusion intracardiaque et de récupérer leurs cerveaux.
Choix des espèces
Les études antérieures dans le domaine de la plasticité post-lésionnelle du cortex cérébral ont été menées chez l’humain, le primate non-humain et, majoritairement, chez le rat. Par ailleurs, les études développées dans le laboratoire au niveau du cortex somesthésique ont été réalisées chez le rat avec des approches électrophysiologiques, immunohistochimiques et comportementales. Les études du laboratoire dans ce domaine constituent des études de référence importantes pour l’avancée de notre projet. De même, les tests comportementaux visant à évaluer les déficits vestibulaires et leur récupération sont bien standardisés dans les études conduites chez le rat et sont maîtrisés dans notre laboratoire. Afin d’étudier la plasticité post-lésionnelle du système nerveux, les animaux utilisés seront âgés de 3 mois (± 15 jours), chez qui le système nerveux est considéré comme mature.
Biodistribution tissulaire et pharmacocinétique de nanocapsules lipidiques d’amiodarone chez le rat
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
48 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chacun reçoit une injection dans la veine caudale sous anesthésie, puis subit neuf prélèvements sanguins par voie sous-mandibulaire, avant que son cœur, son foie, ses poumons et sa thyroïde ne soient prélevés pour y doser le produit. Il s'agit de mesurer où se répartit dans le corps une amiodarone encapsulée dans des nanocapsules lipidiques, première étape du développement d'un médicament contre la fibrillation atriale. Le porteur affirme qu'aucune méthode alternative ni aucune modélisation ne permettent ces mesures, et juge "indispensable" de développer de nouvelles approches thérapeutiques.
Objectifs
La fibrillation atriale est le plus fréquent des troubles du rythme cardiaque et touche environ 300 000 personnes en France. Le médicament antiarythmique amiodarone est le seul médicament autorisé pour le traitement de cette pathologie en cas d’insuffisance cardiaque malgré ses effets indésirables cardiaques et extracardiaques associés. En effet, l'amiodarone se distribue dans le coeur mais également dans de nombreux organes tels que la thyroïde, le foie, le poumon ou l'oeil. Améliorer les formulations médicamenteuses permettrait donc de mieux traiter les patients. Ce projet vise à utiliser les nanomédecines pour cibler le coeur et diminuer la distribution d'amiodarone aux autres organes afin de limiter ses effets secondaires. L'introduction de l’AMD dans des particules de très petite taille, appelée encapsulation, représente une stratégie prometteuse pour diminuer sa toxicité et améliorer son efficacité. L’objectif de ce projet est d’évaluer la biodistribution , c'est-à-dire la répartition dans les différents organes , la pharmacocinétique, c'est-à-dire le devenir dans l’organisme et la toxicité de l’amiodarone encapsulée par rapport à la molécule seule in vivo chez le rat. Les études de la pharmacocinétique et de la distribution tissulaire des différentes formulations d'amiodarone représentent une étape essentielle dans le développement d’un potentiel nanomédicament. Ce projet permettra d’analyser le devenir des formulations dans l’organisme, d'évaluer une potentielle accumulation dans les organes et ainsi de pouvoir mieux appréhender d’éventuels effets indésirables propres à la nanoparticule. L'objectif est de valider la première étape de développement d'un nouveau médicament qui entraîne moins d'effets secondaires que le médicament actuel.
Bénéfices attendus
Ce projet nous permettra de déterminer si l'introduction de l’AMD dans des particules de très petite taille est capable de cibler le coeur. La fibrillation atriale est aujourd’hui une cause majeure de mortalité et morbidité dans le monde. Malgré les progrès réalisés ces dernières années dans la prise en charge précoce des patients, qui a permis de diminuer considérablement la mortalité aigue, il existe toujours un risque élevé pour les patients de développer un accident vasculaire cérébral. L’arsenal thérapeutique disponible actuellement a permis des progrès cliniques mais la morbi-mortalité reste élevée. A ce jour, la fibrillation atriale constitue un problème majeur de santé publique en France et il apparait indispensable de développer de nouvelles approches thérapeutiques pour améliorer la qualité de vie des patients et rendre l'amiodarone accessible à un plus grand nombre de patients. Le but du présent projet est de démontrer que l'encapsulation d'AMD pourrait constituer une stratégie thérapeutique prometteuse et originale pour le traitement de la fibrillation atriale.
Procédures
Les animaux anesthésiés (isoflurane) seront soumis à une procédure d'injection dans la veine caudale. La durée totale de l’intervention est d'environ 3 min. 9 prélèvements de sang seront réalisés en sous-mandibulaire.
Impact sur les animaux
Notre objectif est d’offrir aux animaux la meilleure qualité de vie possible et de garantir que toute nuisance ou souffrance due aux procédures soit détectée et réduite le plus rapidement possible. Les nuisances ou effets indésirables suite à l'anesthésie sont l'hypotension, le refroidissement et la perte de poids. Une douleur modérée au site de ponction veineuse pourrait être induite par les prélèvements sanguins multiples.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure expérimentale en vue du prélèvement des organes post-mortem (coeur, foie, poumon, tyroïde) pour les dosages tissulaires d'amiodarone.
Remplacement
Le remplacement d'animaux ne sera pas possible dans cette étude, car il n’existe pas aujourd’hui de méthode alternative ni de modélisation possible des études de biodistribution et pharmacocinétique qui doivent être réalisées in vivo.
Réduction
Dans le respect de la règle des 3R, nous réduirons le nombre d'animaux à maximum 6 rats par groupe. Ce nombre est basé sur notre expérience et a aussi été estimé à l'aide d'un logiciel de biostatistiques. C’est le nombre minimal qui permet d’assurer la robustesse des résultats pour évaluer au mieux la biodistribution tissulaire et la pharmacocinétique de l'amiodarone encapsulée , sans qu’il soit excessif en terme d’animaux à inclure. Seules les expériences indispensables seront réalisées et il n’y aura pas de répétition inutile d’expérience. Une analyse statistique des résultats sera ainsi réalisée à l’aide de tests non paramétriques. Afin de limiter le nombre d’animaux utilisés, nous réaliserons toute une série de collecte de données sur un même rat: prélèvements sanguin et tissulaires.
Raffinement
Nous raffinerons cette étude par un hébergement des animaux selon la réglementation en vigueur avec un enrichissement du milieu. Les animaux sont élevés avec une attention particulière (passage du personnel minimum 2 fois/jour et observation de l'état général). Les manipulations sont réduites au minimum afin de limiter le stress des animaux. La souffrance de l’animal sera réduite au maximum ou supprimée par l’utilisation systématique d’anesthésique avant la procédure et d’analgésique si l'animal montre des signes de douleurs. Notre objectif est d’offrir aux animaux la meilleure qualité de vie possible et de garantir que toute nuisance ou souffrance due aux procédures scientifiques soit détectée et réduite le plus rapidement possible. Une période d’acclimatation d’au moins 7 jours sera respectée après réception des animaux. Pour éviter tout stress, les animaux seront hébergés selon la réglementation en vigueur : - dans des cages aux normes suivant leur âge et leur poids - en groupe social au sein de l’animalerie - en leur mettant à disposition un enrichissement du milieu (cabanes, tunnels, papier, coton pour la confection de nids). Une grille d’évaluation des points limite sera mise en place pour évaluer l’état de l’animal après la procédure et mettre en évidence un éventuel point limite. La décision de garder en vie les rats sera prise par le responsable du projet en concertation avec la structure de bien-être animal (SBEA). La mise à mort sera réalisée par un protocole adapté en vue des prélèvements post-mortem.
Choix des espèces
Le rat est un modèle de choix pour les études de biodistribution et de pharmacocinétique. Il existe dans cette espèce une grande disponibilité d’outils d’étude biologiques pour la biodistribution et la pharmacocinétique. Rats jeunes adultes de 3 mois pour s'affranchir de l'effet du vieilissement.
Formation en expérimentation animale CONCEPTION ET RÉALISATION DES PROCÉDURES – Rongeurs
- Formation professionnelle
Rats : 50
Tués à la fin de la séance parce que l'établissement déclare ne pas pouvoir garder en vie des animaux de réforme, 50 souris et 50 rats vont être utilisés dans des travaux pratiques impliquant un niveau de souffrance léger. Un animal par apprenant sert à enchaîner plusieurs gestes, prise de sang à la veine caudale et à la veine mandibulaire sans anesthésie, injections dans l'abdomen, sous la peau et dans la veine, gavage. Le porteur précise que ce sont les gestes qui comptent et non les doses, le liquide injecté étant du sérum physiologique. Il écrit n'avoir jamais observé de souffrance dans ces apprentissages, tout en prévoyant l'hématome, la fausse route du gavage, et la mise à mort de l'animal par le formateur dans ces situations.
Objectifs
Ce projet a été conçu dans le respect de la règle des 3 R. Nous avons Réduit l’utilisation des animaux au minimum (1 rat et souris par personne impliquée dans la formation). La formation s’inscrit également dans le cadre de Raffinement, car elle a pour objectif de former aux meilleurs gestes techniques d’administration et de prélèvement chez l’animal, et de mise à mort les mieux adaptées aux rongeurs. La formation conception et réalisation des procédures – Rongeurs mise en place ici, incluera aussi des cours et travaux dirigés sur les méthodes alternatives, d’anatomie virtuelle et de travaux pratiques d’initiation sur des maquettes d’animaux, ceci correspondant au Remplacement. Ce projet a pour but de former du personnel aux techniques proposées.
Bénéfices attendus
A l'issu de la formation les apprenants auront l'obtention de leur niveau de formation concepteur et ou maintien de compétences. La formation a pour objectif de former aux meilleurs gestes techniques d’administration et de prélèvement chez l’animal, et de mise a mort les mieux adaptées aux rongeurs.
Procédures
Sans anesthésie, seront effectués : 1) un prélèvement de sang au niveau de la veine caudale chez le rat et la souris, en 5 minutes, 2) un prélèvement de sang au niveau de la veine mandibulaire chez la souris, en 5 minutes. Les volumes de solution de NaCl injectés lors de ces travaux pratiques seront réduit au miminum(Intrapéritonéale, Sous Cutanée, gavage et Intraveineuse). Ici, c'est l'apprentissage des gestes techniques qui priment et non les doses administrées. L'ensemble dure 10 minutes.
Impact sur les animaux
Les nuissances légères et effets indésirables possibles sont: - un stress qui peut être ressenti par la souris lors de la contention lié au fait d'une première expérience des étudiants sur souris vigile - un hématome lors de l'Intraveineuse , un mauvais passage lors du gavage . Le formateur d’euthanasiera l’animal lors de ces situations.
Devenir
Tous le animaux seront mis à mort .Notre établissement ne peut pas garder en vie les animaux de ce projet qui sont des animaux réformés.
Remplacement
La formation conception et réalisation des procédures – Rongeurs, mise en place ici, incluera aussi des cours et travaux dirigés sur les méthodes alternatives, d’anatomie virtuelle et de travaux pratiques d’initiation sur des mannequins d’animaux. Ceci correspond au concept de Remplacement. Ce projet a pour but de former du personnel aux techniques proposées. L’utilisation d’animaux reste donc indispensable.
Réduction
Nous avons Réduit l’utilisation des animaux au minimum (1 rat et 1 souris par apprenant). Afin de réduire le nombre d'animaux utilisés, nous utiliserons des animaux de réforme issus des élevages internes (non utilisés). Si aucun animal de réforme n'est disponible, ils seront achetés chez un éleveur agrée. Par TP, un animal sera utilisé pour plusieurs gestes et il sera mis à mort à la fin de la séance.
Raffinement
La formation s’inscrit également dans le cadre du Raffinement, car elle a pour objectif de former aux meilleurs gestes techniques d’administration et de prélèvement chez l’animal, et de mise a mort les mieux adaptées aux rongeurs. Les animaux seront hébergés en groupes sociaux harmonieux dans des cages avec enrichissement. Etant donné, que tous les gestes techniques ont été appris et répétés sur mannequins, nous estimons que le risque de nuisance est au plus bas. De plus, en ce qui concerne le gavage, il sera réalisé avec des sondes souples qui limitent la douleur. Par ailleurs, d’expériences, nous n’avons jamais observé de souffrance causée aux animaux dans ces apprentissages.
Choix des espèces
La FORMATION CONCEPTION, REALISATION DES PROCEDURES que nous proposont concernent l'utilisation des rongeurs (rats et souris) majoritairement utilisés dans les laboratoires de recherche. Notre agrément de formation concerne uniquement ces espèces. Nous demanderons des animaux réformés. Les animaux seront tous adultes pour faciliter l'apprentissage des gestes techniques.
Évaluation de l’impact sur les performances myocardiques de l’irrégularité ventriculaire en fibrillation atriale par analyse invasive de la courbe pression-volume à partir d’un modèle de rat stimulé
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
Le cou ouvert pour canuler la carotide, une sonde de stimulation poussée par la veine jugulaire, 120 rats subissent un cathétérisme cardiaque de vingt à trente minutes, opérés sous anesthésie et tués avant tout réveil. L'objectif déclaré est de mesurer cycle par cycle ce qu'une irrégularité du rythme ventriculaire coûte aux performances du cœur, un modèle de cœur isolé perfusé ayant montré ses limites. Le porteur reconnaît que l'animal peut mourir pendant le cathétérisme et juge "indispensable" la confirmation in vivo de cet effet délétère. Le thorax est ensuite ouvert et l'exérèse du cœur provoque la mort.
Objectifs
L’objectif du projet est d’étudier les effets hémodynamiques délétères de l’irrégularité ventriculaire en fibrillation atriale par analyse des courbes de pression-volume à partir d’un modèle de rat stimulé.
Bénéfices attendus
Nous disposons de données provenant d’études physiopathologiques très anciennes menées chez l’homme et le gros animal (modèle canin) montrant qu’une irrégularité du rythme cardiaque pourrait être à l’origine de conséquences hémodynamiques délétères. Récemment, de nouvelles techniques ont été développées dans le domaine clinique de la stimulation cardiaque permettant de régulariser le rythme cardiaque chez les patients en arythmie cardiaque. Il existe donc un regain d’intérêt pour l’étude des conséquences de l’irrégularité du rythme cardiaque. Le projet présenté s’inscrit dans la continuité de notre thématique de recherche actuelle. Nous avons mené des premières expérimentations sur modèle de cœur rat isolé-perfusé où nous cherchons à étudier l’impact de l’irrégularité cardiaque et déterminer une valeur seuil à partir de laquelle l'irrégularité se traduit par une dégradation des performances cardiaques. Ce modèle présente des limites inhérentes aux modèles in vitro avec notamment l’absence de variation des conditions de charge du cœur. Nous souhaitons donc étudier les conséquences de l’irrégularité ventriculaire dans un modèle in vivo. L'analyse par cathétérisme cardiaque est nécessaire afin de déterminer en continu, pour chaque cycle cardiaque, les performations cardiaques. Cette nouvelle approche basée sur l'évaluation de l’irrégularité ventriculaire, et non sur le contrôle de la fréquence cardiaque seule, permettrait d'orienter vers de nouvelles approches pronostiques et thérapeutiques.
Procédures
La procédure sera effectuée sous anesthésie et analgésie. La durée de l’examen est de 20-30 minutes par animal. Sous anesthésie, une cervicotomie droite est pratiquée pour accéder à la carotide et la canuler avec une sonde hémodynamique. Une sonde de stimulation ventriculaire sera insérée par voie jugulaire. À la fin de l'examen, le thorax est ouvert et l’éxèrese du cœur provoque la mort de l’animal.
Impact sur les animaux
L'analyse de l'hémodynamique cardiaque sera effectuée sous anesthésie générale. L'animal subira une chirurgie pour insertion d'un capteur de pression dans la carotide pour obtenir des courbes de pression-volume au niveau du coeur du rat et pour insertion de la sonde de stimulation par voie jugulaire. Chaque animal sera mis à mort à la fin de la procédure. Il se peut que l'animal décède lors du cathétérisme cardiaque.
Devenir
Pour l’ensemble des animaux, à la fin de l'examen, sous anesthésie générale, le thorax est ouvert et l’éxèrese du cœur provoque la mort de l’animal.
Remplacement
Les expériences in vivo ne peuvent pas être remplacées pour la bonne réussite de ce projet. Il est indispensable de réaliser ces expérimentations animales afin de confirmer un effet délétère de l'irrégularité ventriculaire sur les fonctions systolique et diastolique myocardiques.
Réduction
Nous avons limité les protocoles de stimulation à 4 séquences (régulière, irrégulière 30%, 50% et 70%) permettant de mimer l’irrégularité rencontrée aux cours de l’arythmie cardiaque la plus fréquente chez l’homme (fibrillation atriale). L'utilisation de rats sera limitée à l'obtention de résultats reproductibles quant à l'impact éventuel de ces différentes irrégularités ventriculaires.
Raffinement
Afin de limiter l’angoisse des animaux, une période d'acclimatation d'une semaine aura lieu après l’arrivée des rats au sein de l’animalerie afin qu’ils aient un temps d’adaptation et de repos suite au transport. L’hébergement en petits groupes sociaux (n=4) par cage sera réalisé ce qui permet, non seulement de répondre aux normes éthiques, mais également de réduire l’agressivité des animaux entre eux. Une manipulation régulière de nos animaux par une seule personne sera réalisée pour diminuer l'angoisse. L’ensemble de la procédure sera réalisée sous anesthésie et analgésie.
Choix des espèces
Il existe du matériel de cathéterisme cardiaque adapté au petit animal. Nous avons conçu un stimulateur cardiaque avec des intervalles de stimulation compatibles avec la fréquence cardiaque intrinsèque du rat. Les rats Wistar utilisés seront des rats matures de 12 semaines. Ils auront 14 semaines au moment de leur mise à mort.