Souris

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  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 693
Souffrances
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Devenir
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 693

Porteuses d'une mutation qui reproduit la sclérose latérale amyotrophique humaine, ces souris développent une paralysie progressive des pattes arrière qui les empêche d'accéder seules à l'eau et à la nourriture. Elles sont 693 à être utilisées, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré pour 376 d'entre elles et sévère pour 317, toutes tuées à l'issue. Chacune reçoit des injections quotidiennes pendant quinze ou trente jours, subit un test de nage tous les dix jours et un prélèvement de queue durant sa deuxième semaine de vie. Le point limite retenu est le moment où l'animal ne parvient plus à se retourner sur le flanc, la mise à mort intervenant alors, avec prélèvement des organes chez les souris jugées d'intérêt.

Objectifs

La sclérose latérale amyotrophique (SLA), aussi appelée maladie de Charcot, est une maladie qui détruit progressivement les cellules nerveuses responsables des mouvements. En général, elle entraîne le décès des patients en 3 à 5 ans après le diagnostic. Malgré de nombreuses recherches et des modèles expérimentaux chez la souris, la cause exacte de cette maladie reste inconnue. L’ATP, une molécule qui fournit de l’énergie aux cellules, joue aussi un rôle dans la communication entre les cellules nerveuses en interagissant avec des protéines specifiques appelées récepteurs. Nous avons découvert que ces récepteurs influencent le développement de la SLA et participent aux réactions inflammatoires dans la moelle épinière. Notre projet consiste à tester différentes molécules capables de modifier ces récepteurs spécifiques et à comparer leurs effets avec ceux de médicaments anti-inflammatoires déjà connus, en utilisant un modèle de SLA chez la souris. Nous observerons si ces traitements ralentissent l’apparition des symptômes et protègent les cellules nerveuses dans la moelle épinière.

Bénéfices attendus

Ces travaux permettront de savoir si la manipulation des récepteurs spécifiques et de l’inflammation au cours de la SLA permet d’en ralentir l’evolution. Ce projet pourrait déboucher sur l'identification de nouvelles cibles thérapeutiques afin d'améliorer la vie des patients atteints de SLA.

Procédures

Les animaux recevront quoitidiennement des injections de NaCl ou des molécules d’interet réalisées en quelques secondes pendant 15 ou 30 jours en fonction du groupe experimental dans lequel ils seront distribués. Les souris seront soumises à un test de nage tous les 10 jours qui durera autour de cinq/six minutes pour chaque animal. Ils subiront un prelevement de queue (1-2 mm) réalisé en quelques secondes lors de leur seconde semaine postnatale.

Impact sur les animaux

La mutation portée par les animaux est similaire à celle de l'homme. Les animaux vont présenter une paralysie progressive de leurs pattes arrière qui necessitera des conditions d’élevage particulieres afin de lui faciliter l’accès à l’eau et à la nourriture. Lorsqu’ils ne seront plus capables de se retourner facilement sur leur flanc, les animaux seront euthanasiés. Lors des preleveemnt de queue pour le génotypage ainsi que lors des injections, une douleur légère et de courte durée pourra être ressentie par l’animal.

Devenir

La SLA est une maladie mortelle dans 100% des cas. Il est important d'euthanasier les animaux avant toute souffrance. Un prelevement d’organes sera réalisé chez les animaux d’interet.

Remplacement

Il n’existe actuellement pas de méthode alternative permettant de remplacer l’utilisation de souris car ce projet repose sur l’évolution de la sclérose latérale amyotrophique dans un modèle animal suite à la modification d’un gène dans une population cellulaire donnée.

Réduction

L’ensemble de ce projet nécessite l’utilisation de 693 souris mâles et femelles. Afin de limiter le nombre d’animaux, chaque animal d’interet sera utilisé pour les études comportementales mais aussi pour les prélèvements post-mortem. Cela nous permettra de réduire au maximum le nombre de souris utilisées tout en conservant une significativité scientifique statistique (hétérogénéité interindividuelle). Ainsi, le nombre de souris utilisées dans chacun des groupes expérimentaux ne dépassera pas 12 animaux. Nous savons sur la base de nos travaux antérieurs sur la sclérose latérale amyotrophique que des groupes de 12 animaux sont nécessaires pour une bonne puissance statistique aussi bien pour les approches comportementales qu’histologiques.

Raffinement

Les animaux seront hébergés au sein d'un établissement utilisateur agréé dans des conditions d’hébergement favorisant leur bien-être (enrichissement, suivi quotidien par du personnel qualifié). Les animaux vont présenter une paralysie progressive de leurs pattes arrière qui necessitera des conditions d’élevage particulieres afin de leur faciliter l’accès à l’eau et à la nourriture. Des points limites précis ont été définis pour les protocoles mis en oeuvre dans cette étude et seront scrupuleusement appliqués.

Choix des espèces

La souris est un modèle dont le génome est parfaitement connu. Un modèle murin de la sclérose latérale amyotrophique a été developpé afin de mimer la pathologie humaine et de servir de modéle preclinique afin de trouver les mecanismes cellulaires à l’origine de la SLA et potentiellement un traitement pour cette pathologie aujourd’hui encore incurable. Les animaux seront utiliés à l’âge adulte au debut du processus de degenerescence des neurones et avant l’apparition des symptomes moteurs.

  • Tests réglementaires
    • Toxicologie et autres tests de sécurité
Souris : 500
Rats : 500
Souffrances
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Devenir
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Les rats et les souris qui montrent les premiers signes d'un empoisonnement aux anticoagulants sont mis à mort avant l'issue létale. 500 rats et 500 souris vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, tous tués à l'issue, y compris ceux qui n'ont développé aucun signe clinique, leur coagulation restant fragilisée plusieurs mois. Chacun passe quatre jours seul en cage avec un appât empoisonné proposé en libre choix face à sa nourriture habituelle, puis vingt-huit jours de manipulations quotidiennes, le porteur indiquant qu'il est fort probable que la majorité des animaux soient apathiques et fatigués. Ces essais sont réalisés par une entreprise prestataire pour le compte de fabricants qui ont modifié la composition de leurs rodenticides, et aucun groupe témoin n'est constitué.

Objectifs

La lutte contre les rongeurs est un enjeu de santé publique et un enjeu économique majeur pour l’industrie agroalimentaire. En plus des mesures classiques d’hygiène et de conception des bâtiments, la politique de lutte contre les rongeurs fait appel à des appâts anticoagulants (poison empêchant la cicatrisation et rendant le sang très liquide). Tous les anticoagulants ont le même mécanisme d’action, ils empêchent la coagulation du sang. Les appâts sont consommés par les rongeurs mais ne les tuent qu'après quelques jours ainsi, les rongeurs n'associent pas l'appât à un poison. C'est pour cela que l’utilisation de ces poisons est considérée comme étant la méthode chimique la plus efficace. La population de rongeurs diminue ainsi que les problématiques liées à une surpopulation de rongeurs. La toxicité de ces anticoagulants est connue et souvent déjà bien évaluée. Cependant, la réglementation exige de nouveaux tests sur animaux si la composition d’un traitement évolue (e.g. : concentration, appétence augmentée, passage d'une formulation liquide à une formulation solide). En effet, le changement de composition peut entraîner une modification du comportement des rongeurs face à l’appât. Selon la réglementation, ces produits modifiés doivent être obligatoirement testés conformément à des recommandations précises avant de pouvoir être mis sur le marché. L’entreprise à l’origine de ce projet est prestataire pour d’autres entreprises. Ces entreprises lui délèguent les tests nécessaires à l’homologation de leurs produits anticoagulants rodenticides (qui tuent les rongeurs) ou le cas échéant la ré-homologation imposée par la législation après 5 ans d'utilisation commerciale. Les procédures réalisées dans ce projet permettent de tester l’appétence et l’efficacité d’un rodenticide sur rat et/ou souris (mesure de la consommation et de ses effets). Les résultats de ces procédures permettront de juger quant à l'homologation du produit ou non. Cette demande d’autorisation de projet encadre différents produits et formulations de produits provenant de différents délégataires. Les principes actifs de ces produits sont tous des anticoagulants agissant sur le même processus biologique. Les résultats des procédures alimentent un dossier réglementaire très strict permettant de réaliser des demandes d’autorisation de mise sur le marché. Ces autorisations sont obligatoires et positivement bien encadrées.

Bénéfices attendus

La gestion problématique des déchets de consommation et des poubelles a intensifié un fait ayant toujours existé, la présence de rats et de souris en contact direct avec l’être humain. Comme pour beaucoup d’espèces vivantes, une prolifération intense engendre des conséquences négatives. Dans notre cas, la prolifération de rats et de souris peut avoir des conséquences sanitaires (droit de retrait pour le ramassage des containers poubelle, leptospirose, transmission de diverses bactéries et helminthes), cela peut entraîner des dégâts sur les ressources alimentaires (10% à 15% des pertes mondiales : consommés/contaminés/jetés) et les rongeurs sont à l'origine de dégâts matériels conséquents (en France : coût annuel des dégâts = environ 38 millions d'euros, galeries, accès aux bâtiments, sites de passage souillés, câbles rongés, accidents liés au dysfonctionnement). De plus, les proliférations de rongeurs ont un impact très négatif sur l'image des sites infestés et une répercussion économique et sociale importante sur ces sites (fermetures d'écoles, industrie agroalimentaire fermée par les autorités sanitaires, restaurants, boulangeries). Quant aux particuliers concernés par ces infestations, la répercussion psychologique n'est pas négligeable. Le développement de produits rodenticides plus performants est un élément important de la lutte contre la prolifération des rongeurs. L'utilisation d'anticoagulants est le moyen chimique le plus efficace pour diminuer la pression parasitaire. Ces anticoagulants doivent être homologués, aussi la réalisation de tests réglementaires est indispensable à la mise sur le marché de ces produits. De plus, les rodenticides ne présentant pas les résultats attendus par la réglementation ne seront pas autorisés. Donc ce projet permet d’empêcher la mise sur le marché de produits inefficaces. Or l'utilisation de produits inefficaces peut être à l’origine de résistances pour la cible (rongeurs) mais demeurer mortelle pour des espèces non-ciblées (eg. chien). Aussi, il est très important de tester ces produits afin d'écarter les produits inefficaces. En résumé, il y a des avantages économiques, écologiques, sociaux et sanitaires à la mise sur le marché de produits efficaces, or cette mise sur le marché nécessite la réalisation des tests décrits dans ce projet comme préconisé par la loi et la réglementation.

Procédures

Les animaux seront maintenus seul en cage durant 4 jours. Durant 4 jours, un produit anticoagulant est proposé à la consommation en libre choix en regard d’une alimentation habituelle. Quotidiennement durant 28 jours, les animaux sont sortis de leur cages et doucement manipuler durant moins de 10 minutes pour être auscultés et pesés.

Impact sur les animaux

Au regard de leur nature sociale, la mise en cage individuelle des animaux (rats et souris) durant 4 jours est une source de mal-être chez le rat et la souris. Il est à noter que les anticoagulants entrainent des hémorragies, pouvant occasionner différents maux et troubles significativement négatifs : - hémorragie interne - Saignements : faiblesses,angoisses et mal-être dues à l'anémie - anémie aigüe entrainant la mort. Il est fort probable que la majorité des animaux soient apathiques et fatigués. La sortie, auscultation et pesé régulière des animaux peut être une source d'angoisse surtout s'il se cumul avec un mal-être/souffrance existante.

Devenir

Attendre une intoxication létale aux anticoagulants est inenvisageable. Sont mis à mort les animaux montrant des signes précoces d’un empoisonnement aux anticoagulants. La mise à mort permet d’éviter des souffrances inutiles à l’animal. Si l'animal ne présente pas de signes cliniques permettant de juger quant à son empoisonnement, il est néanmoins victime d'une fragilité au niveau de la coagulation pouvant perdurer plusieurs mois. Cette fragilité de coagulation pourrait se révéler cliniquement en dehors du temps d'observation prévu par la procédure et engendrer des souffrances importantes si une mise à mort n'est pas réalisée à temps. Ce risque de fragilité de coagulation est trop important pour envisager une réutilisation des animaux. Aussi, les animaux ayant reçu l’anticoagulant sont euthanasiés à la fin des procédures.

Remplacement

Il n'y a pas de stratégie de remplacement possible. En effet, la réglementation impose de tester l'attractivité alimentaire du traitement (consommation) et les effets du traitement (mortalité). Ces critères ne peuvent être observés que sur animaux vivants, le comportement de consommation en particulier ne peut être simulé. De plus, la réglementation impose que ces produits soient testés sur les espèces cibles, c’est à dire rats et souris. il y a donc une obligation réglementaire empêchant ce remplacement par d'autre espèces animales.

Réduction

Dans le cadre d’une Autorisation de mise sur le marché (AMM) d’un produit biocide de type anticoagulant, les essais réglementaires soumis au législateur doivent être mis en place selon des recommandations strictes. Pour chaque formulation à l’étude, il est recommandé de tester à minima 10 animaux par espèce ciblée. Pour chaque formulation et selon la revendication du produit, des tests pourront être conduits sur les 2 espèces ou sur une espèce. Ainsi, si un produit à l’étude cible les rats et les souris alors 20 animaux sont utilisés dans la procédure (10 rats et 10 souris). La loi exige de tester un minimum de 10 animaux; nous souhaitons utiliser le moins d'animaux possible, aussi nous ne testerons que le minimum d’individus préconisé soit 10 animaux par procédure. Un test statistique sera réalisé afin de vérifier si la consommation et la mortalité sont identiques entre les 2 sexes, le cas échéant ces taux seront calculés en prenant en compte la population entière. Le nombre d’animaux défini suffira à déterminer la tendance statistique nécessaire pour voir si le produit testé est suffisamment consommé (≥20% de la ration alimentaire) et s’il permet une mortalité efficace (≥90% des animaux testés). Afin de ne pas inclure inutilement des animaux dans les procédures, nous ne testons pas d'animaux témoin. Nous nous basons sur une survie théorique de 100% des individus témoin en nous basant sur les périodes d'acclimatation et d'habituation qui précèdent le test. Afin d'éviter un biais de placement pour la mesure de la consommation, l'emplacement du produit est inversé quotidiennement avec l'emplacement de l'aliment de laboratoire habituel (aliment extrudé ou biberon d'eau).

Raffinement

Phase d'Acclimatation : durée = 7 jours minimum, acclimatation le cas échéant à la salle, à l’aliment, aux procédures d’hébergement, aux congénères. Phase d'Habituation : Durée = 7 jours. Afin d’individualiser les animaux, un signe distinctif est réalisé au marqueur indélébile sur leur queue. Afin d’habituer les animaux aux manipulations et au manipulateur, celui-ci réalise différentes actions sur les animaux. Quotidiennement, le manipulateur consigne pour chaque animal : l’état du pelage, des yeux et des oreilles et le comportement de l’animal. Pour chaque animal, le manipulateur saisit délicatement l'animal, le sort de la cage, réalise une brève observation et le pèse. Lors de la brève observation, le manipulateur vérifie l’état des différents orifices (bouches, oreilles, nez, anus, appareil génitale). La masse des animaux et la masse d’aliment non-consommé est consignée quotidiennement, puis une masse déterminée d’aliment est mise à disposition. Ainsi, le manipulateur prend connaissance du comportement et de l'apparance "normal" de chaque animal et pourra les comparer à celui de l'animal sous anticoagulant. De plus, l'animal habitué réagira moins aux manipulations lorsqu'il sera sous anticoagulant, ce qui évitera l'accumulation de contraintes. Phase d’isolement : durée = 4 jours. Lors de l’hébergement individuel, l’environnement est enrichi (cachette + coton). Les animaux sont placés dans des cages transparentes à proximité d’autres cages afin de maintenir un contact visuel, auditif et olfactif avec leurs congénères. Après ces 4 jours d'isolement, les rongeurs femelles sont regroupés. Les mâles non-agressifs seront regroupés suivant leur affinité et groupe de départ. Sinon, ils seront maintenus isolés. Phase d’observation de la mortalité (J+2 à J+21) : Signes précoces d’intoxication ou de morbidité = mise à mort. Afin d’éviter des souffrances inutiles aux animaux, l'observation des points limites en regard d'un score au-delà duquel les animaux sont mis à mort est mis en place. Les cages et éléments d’élevage sont adaptés à l’espèce et au nombre d’animaux. Si une baisse de poids supérieure à 10% est observée, alors de l’aliment humidifié et de l’eau gélifiée seront fournis à l’animal. À la suite de chaque réalisation de procédure, une analyse rétrospective sera réalisée pour le comité éthique afin d'améliorer d'un point de vue "éthique animal" la procédure (affinement des points limites, des observations...).

Choix des espèces

Les produits sont destinés à limiter la surpopulation indésirable de rongeurs en agriculture, en industrie ou en milieu urbain. La réglementation exige l’utilisation des espèces cibles comme modèle expérimental. L’utilisation de rongeurs est appropriée puisque les produits testés ont pour destination une utilisation sur rats et souris. Bien que les traitements anticoagulants ciblent les rongeurs « sauvages », nous utilisons des souches de laboratoire. En effet, en plus de la contrainte d’obtention, d’habituation et du risque sanitaire, la récupération d’individus sauvages est en soit une source de stress et de mal-être chez l’animal. Une souche de laboratoire « non résistante » nous permet de réaliser plus efficacement l’observation des points limites. Les souches testées sont quasiment identiques aux souches sauvages. Nous utiliserons des adultes afin de conserver une certaine homogénéité dans la consommation interindividuelle de produit à l’étude. Ainsi, nous conservons une relative maitrise de l'intensité et du délais avant apparition des effets toxiques. Ainsi, nous pouvons anticiper de manière plus fine et donc mieux gérer la souffrance et détresse. Dans un objectif de réutilisation, les animaux utilisés seront idéalement d’anciens reproducteurs issus des laboratoires d’élevage. Nous utiliserons des animaux âgés de plus de 6 mois et de moins de 1,5 an, cela correspondant à la fourchette d'âge observée dans la nature, de plus les individus sont de masses relativement homogènes et donc plus facilement comparables.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 900
Souffrances
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Devenir
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 900

Chirurgie cérébrale d'une heure à une heure trente sous anesthésie générale, pose d'une microlentille et d'une fibre sur l'implant, dix séances d'observation au microscope sous anesthésie, puis dix séances supplémentaires sur animal éveillé. 900 souris vont être utilisées ainsi sur cinq ans, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. L'objectif déclaré est de mettre au point des microscopes capables de contrôler des neurones par la lumière et de les imager en profondeur, dans les circuits visuels et moteurs. Toutes sont tuées à la fin pour prélever leur cerveau et vérifier les données anatomiques.

Objectifs

Ce projet vise à mettre au point des nouvelles technologies d’optique permettant simultanément de contrôler l’activité des neurones avec des protéines sensibles à la lumière et de les imager dans des régions du cerveau en profondeur en utilisant des sondes fluorescentes spécifiques pour détecter l’activité des neurones. Nous concevons et construisons de nouveaux microscopes combinant imagerie et activation des neurones du cerveau avec la lumière en combinaison avec des fibres optiques et des microlentilles. Ces outils constituent des techniques sans précédent pour l’étude du cerveau, permettant de contrôler l’activation de cellules choisies dans des circuits neuronaux, selon des schémas mimant des processus physiologiques. L’objectif est d’utiliser ces nouveaux outils pour l’étude des circuits visuels, sensoriels et moteurs localisés en surface et en profondeur dans le cerveau. . Le projet nous permettra d’obtenir la cartographie des connexion neuronales des régions profondes du cerveau et de pouvoir démontrer le lien entre circuits neuronaux spécifiques de la vision et du comportement moteur.

Bénéfices attendus

Cette étude nous permettra de développer de nouvelles techniques d’optiques pour la manipulation des neurones avec la lumière et l’imagerie en simultanée à travers de microlentilles. Les circuits neuronaux moteurs et visuels en profondeur pourront être étudiés avec ces nouvelles techniques, plus précises par rapport aux méthodes actuellement utilisées. Cette étude nous permettra aussi de comprendre la structure et l’intégration de circuits moteurs et sensoriels, afin de cibler au mieux les thérapies géniques en cas de pathologie (par exemple visuelle).

Procédures

Chirurgie au niveau cérébrale sous analgésie et anesthésie générale (durée de la chirurgie : 1h-1h30). Tous les animaux. Observation des animaux en microscopie sous anesthésie générale (durée : 1-2h). Les observations seront répétées 10 fois. Une partie des animaux. Pose d'un microlentille et fibre sur l'implant sous microscope et sous anesthésie générale (durée : 1-2h) en préparation des observations sur animal éveillé. Une fois. Une partie des animaux. Observation des animaux éveillés en microscopie (durée : 1-2h). Les observations seront répétées 10 fois. Une partie des animaux.

Impact sur les animaux

Nous nous attendons à ce que certaines chirurgies, comme les implants permanents, puissent causer de la douleur, du stress ou une perte de poids temporaire (1 à 3 jours après l’opération). Un risque de stress cardio-respiratoire est aussi présent lors de l’anesthésie. Des rares effets pourront se produire pendant les chirurgies : mauvaise réaction à l’anesthésie ou légèrs saignements. Des rares effets pourront se produire après les chirurgies : perte de l’implant en post-opératoire ou inflammation. La contention légère de l'animal pour les injections et pour les expériences peut entrainer un léger stress des animaux. Les injections peuvent causer de la douleur légère de courte durée au niveau du site d'injection.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés à la fin du projet pour prélever le cerveau et vérifier les données anatomiques.

Remplacement

Une partie des expériences avec les nouvelles protéines sensibles à la lumière et les indicateurs d’activité neuronale seront faites d’abord dans des modèles cellulaires in vitro, pour identifier les plus efficaces avec les systèmes optiques développés. Des simulations par ordinateur, préalables aux expériences, sont utilisées pour obtenir les paramètres optimaux d’illumination des tissus (température, modèles pour l’activation des protéines sensibles à la lumière…). À l’heure actuelle, ce modèle ne peut pas être entièrement remplacé par une approche alternative in vitro car les circuits neuronaux activés par la stimulation sensorielle et motrice ne sont pas observables in vitro. L’utilisation de l’animal est donc scientifiquement indispensable à notre étude.

Réduction

L’utilisation d’animaux avec implants permanents nous permettra de réduire le nombre d’animaux nécessaires à chaque expérience. Cela nous permettra de travailler sur un plus petit nombre d’échantillons sur lesquels nous répéterons les stimulations avec la lumière tout en respectant leur bien-être. Le nombre d’animaux utilisés dans ce projet est le minimum requis pour obtenir des résultats statistiquement interprétables et atteindre l’objectif scientifique de ce projet. Ce nombre sera gardé le plus petit possible et a été estimé grâce aux outils disponibles de calcul de puissance statistique. Pour chacune des mesures à réaliser, nous utiliserons des tests statistiques pour l’interprétation des résultats. Au total, et sur 5 ans, nous utiliserons 900 animaux.

Raffinement

Les animaux seront hébergés par groupes de 5 congénères dans des cages ventilées. Ils seront examinés quotidiennement par les expérimentateurs et/ou le personnel qualifié de l’animalerie et seront hébergés dans les conditions conformes à la règlementation (cages de stabulation avec enrichissement, nourriture et boisson à volonté). Les animaux en provenance de l’extérieur observeront une période d'acclimatation de 5 jours minimum avant expérimentation. Une signalétique particulière sera utilisée pour les animaux en expérimentation. Elle permettra une surveillance adaptée des animaux en fonction des points limites définis pour chaque procédure afin de s’assurer de leur bien-être. Des critères d’arrêt ou points limites ont été déterminés pour chaque type d’expérimentation. Les procédures sont affinées à chaque instant pour garantir le bien-être des animaux (par exemple la mise à disposition dans la cage de gel pour l’alimentation en cas de perte de poids en post-opératoire). L’utilisation d’une grille d’évaluation permettra de définir les points limites précoces et prédictifs à chaque acte expérimental, afin d’éviter toute souffrance de l'animal et permettre l’euthanasie lorsque celle-ci ne peut être prise en charge. Les animaux observés éveillés seront soumis à un entrainement avant les observations au microscope, pour les habituer à leur environnement et réduire le stress.

Choix des espèces

Notre modèle animal est la souris adulte car ce modèle, très utilisé par les laboratoires de recherche, permet d’étudier le fonctionnement de circuits neuronaux complexes dans des conditions physiologiques proches de l’Homme. La taille du cerveau de souris est aussi idéale pour les études sous microscope avec haute précision. Le modèle souris permet aussi de disposer d’animaux ayant des particularités génétiques pertinentes pour notre étude. Nous utiliserons des souris âgées entre 28 jours et 1 an avec circuits neuronaux matures.

  • Recherche appliquée
    • Troubles endocriniens
Souris : 80
Souffrances
▲ -
▲ 30
▲ 50
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Devenir
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 80

Lever un doute pour un client industriel : la baisse de prise alimentaire provoquée par son candidat médicament anti-obésité vient-elle d'un effet nauséeux ? 80 souris rendues obèses par un régime apportant 60 % de l'énergie sous forme de graisses vont être utilisées pour y répondre, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger pour 30 d'entre elles et modéré pour 50, toutes tuées pour prélèvement d'organes. Chacune passe jusqu'à 49 jours en cage individuelle, reçoit jusqu'à 36 injections, subit 37 pesées, deux mises à jeun de quatre heures et jusqu'à sept prélèvements sanguins à la queue. Seuls des mâles sont utilisés, le porteur écartant les femelles au motif que les étudier doublerait les effectifs de chaque groupe, et renvoyant leur cas à une seconde étude conditionnée à un résultat favorable chez le mâle.

Objectifs

L'obésité dans le monde a presque triplé depuis 1975, pour atteindre plus de 650 millions de personnes obèses en 2016, selon l'OMS. L'obésité est alors considérée comme un fardeau de santé publique, pour lequel une variété de thérapeutiques, de procédures chirurgicales et de dispositifs médicaux sont actuellement à l'étude. Le présent projet fait suite à une étude précédente préliminaire qui a permis de démontrer que le composé X est capable d'induire une diminution de prise alimentaire associée à une diminution de poids corporel chez la souris rendue obèse par une alimentation enrichie en graisse (60% de l'énergie apportée sous forme de graisses). Cet effet était observable lorsque le composé était administré seul ou en combinaison avec un autre composé anti-obésité. Fort de ces résultats encourageants, et avant de poursuivre plus en avant le développement du composé X, nous souhaitons répondre à deux questions afin de tester la spécificité des effets observés : 1) La réduction de poids corporel résulte-t-elle uniquement de la réduction de prise alimentaire ? 2) La diminution de la prise alimentaire ne résulterait-elle pas d'un effet nauséeux ? Nous avons conçu une étude en deux procédures afin de répondre à ces questions. La première procédure consiste à administrer le composé (seul ou en combinaison avec un autre composé anti-obésité) afin d’observer la diminution de prise alimentaire induite par le traitement, et d'utiliser des groupes d'animaux traités au placébo mais dont la ration calorique journalière est limitée à celle des animaux traités. Si la perte de poids s'avère identique dans les deux groupes, il sera alors possible de conclure que le composé X diminue la poids corporel par son seul impact sur la prise alimentaire. La seconde procédure consiste à vérifier si le traitement à l'aide du composé X induit ou non un état nauséeux chez la souris.

Bénéfices attendus

Ce projet s'inscrit dans le cadre du développement d'un composé anti-obésité visant l'humain. Alors que plusieurs molécules anti-obésité ont été autorisées ces vingt dernières années, un grand nombre d'entre elles se sont vues retirées du marché en raison d'effets secondaires graves. Seules 3 spécialités sont actuellement approuvées en Europe pour des traitements de longue durée du surpoids et de l'obésité, mais leur efficacité s'avère néanmoins très limitée. L'obésité est donc une pathologie présentant un besoin médical important sur le plan thérapeutique. Si l'issue du projet s'avère favorable, le développement dans lequel s'engage notre client pourrait aboutir à la mise sur le marché d'une nouvelle molécule anti-obésité.

Procédures

Les animaux seront soumis à : - un hébergement individuel (maximum 49 jours) - des injections quotidiennes de placébo ou de traitements (maximum 35+1 administrations, durée: 1 minute) - des pesées de poids corporel (maximum 37 mesures, durée : 1 minute) - des mesures de composition corporelle (2 mesures maximum, durée de la mesure : 2 minutes) - une mise à jeun de 4h (en présence d'eau) - un test oral de tolérance au glucose (Mise à jeun pendant 4h) - des prélèvement sanguin à la queue (maximum 7 prélèvements, durée du prélèvement : 1 minute)

Impact sur les animaux

Les mesures de poids corporel et autres manipulations ainsi que les mesures de composition corporelle pourront être source de stress du fait d'une entrave aux mouvements de courte durée. Les traitements intrapéritonéaux et sous-cutanés seront source de douleurs légères et de stress. La mise à jeun de 4h préalable au test de tolérance au glucose, bien que réalisée en phase diurne, pourra induire une sensation de faim. Par ailleurs les prélèvements sanguins réalisés seront source de douleurs légères et de stress. Enfin, le caractère obèse des souris sera source d'inconfort en réduisant légèrement leur capacité de mouvement.

Devenir

Des prélèvements d'organes sont prévus en fin d'études pour analyses biochimiques ultérieures.

Remplacement

L’utilisation d’animaux à des fins scientifiques se justifie ici car il n’existe aucune méthode de substitution n’utilisant pas l’animal de laboratoire et permettant l’étude de l’impact d’un composé sur le poids corporel, la composition corporelle, la prise alimentaire et les autres paramètres altérés dans le cadre des troubles métaboliques. Par ailleurs, bien que le composé testé ait fait l'objet de plusieurs études réalisées in vitro dans les premières phases de son développement, l'étude in vivo reste une étape réglementaire incontournable pour la constitution d'un dossier de demande de premières études sur l'homme (passage aux études cliniques).

Réduction

Le nombre de 10 animaux par groupe a été rationalisé à partir de l'expérience acquise par notre laboratoire sur le modèle de souris obèse et l'analyse des paramètres d'intérêt de l’étude. Ainsi, le nombre d'animaux par groupe a été rationalisé de façon à être en mesure de mettre en évidence une différence statistiquement significative sur les paramètres étudiés. Les animaux seront randomisés pour l'attribution de leur groupe. Par ailleurs, compte tenu du fait que l’étude se positionne à un stade précoce du développement du candidat médicament, cette dernière sera limitée au genre mâle. La grande hétérogénéité du paramètre étudiés (notamment le poids corporel, la prise alimentaire et les dépenses énergétiques) entre mâle et femelle imposerait en effet de doubler les effectifs de chaque groupe pour étudier l’impact du composé sur les deux genres. Dans la suite du développement du candidat médicament, et uniquement dans le cas où une efficacité aura été observée chez le mâle, une seconde étude sera menée chez la souris femelle afin de s'assurer de son efficacité sur les deux genre.

Raffinement

Le protocole a été planifié de façon à limiter au maximum le stress et l’inconfort des animaux sans compromettre les objectifs de l’étude. Les traitements seront administrés par des expérimentateurs rodés à ce type de pratique. Les animaux seront hébergés en cages individuelles pour les besoins de l'étude mais les animaux conserveront des contacts visuels et olfactifs entre eux. Une attention particulière sera apportée à l'enrichissement des cages qui sera assuré par l'ajout d'igloos, de matériels de nidification et de briquettes en bois spécialement conçues pour le rongeur. Les prélèvements sanguins prévus pour le test de tolérance au glucose seront limités au volume minimum nécessaire aux dosages ultérieurs et une crème analgésique sera appliquée sur la queue 30 minutes avant les prélèvements sanguins. Enfin, un suivi journalier des animaux à l'aide d'une grille de score permettra une action rapide en cas d'atteinte des points limites établis. Ces actions incluent, entre autres, une surveillance renforcée (2 visites par jour) et l'emploi d'analgésiques en cas de douleur avérée.

Choix des espèces

Le modèle de souris nourris avec une alimentation enrichie en graisses (avec 60% de l'apport calorique provenant des graisses) est un des modèles de souris les plus classiquement utilisés et les mieux documenté dans le cadre d'études précliniques menées dans le contexte des troubles métaboliques. Les animaux seront utilisés au stade adulte de 20 semaines. Le choix de ce stade de développement est guidé par la population humaine ciblée par les composés testés, à savoir une population adulte et tient compte d'une pèriode de 14 semaines de régime enrichi en graisse chez le fournisseur.

  • Recherche appliquée
    • Troubles immunitaires
Souris : 270
Souffrances
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270 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chacune reçoit sous anesthésie générale une injection dans les deux chevilles arrière pour déclencher une arthrite, puis une injection de traitement par voie générale et deux injections quotidiennes d'analgésique pendant trois jours. Le porteur indique que l'inflammation de la patte sera potentiellement douloureuse selon son intensité, et qu'une perte de poids modérée peut survenir. L'imagerie photoacoustique au chevet du patient est renvoyée à un futur formulé au conditionnel, tandis que le recours à l'animal est déclaré "incontournable" au motif que la réponse immunitaire serait difficile à modéliser hors de l'organisme.

Objectifs

Ce projet s’inscrit dans l’axe de développement de nano-objets innovants pour la santé . La polyarthrite rhumatoïde (PR) est une maladie auto-immune invalidante très répandue qui induit une inflammation chronique des articulations, avec une érosion des cartilages et des os. En Europe, elle touche déjà 3 millions de patients et ce nombre devrait encore augmenter. Les nanoparticules en tant que transporteurs de médicaments devraient modifier profondément les traitements thérapeutiques en permettant une médecine plus personnalisée. Nous souhaitons évaluer par des techniques non invasives d’imagerie l’accumulation in vivo des nanoparticules dans les tissus cibles. Les principales modalités d’imagerie conventionnelles ne permettent pas de détecter des éléments dont la dimension est inférieure au millimètre. L’imagerie photoacoustique est une technologie émergente qui s’appuie sur l’utilisation d’agents de contraste pour améliorer la qualité des images en augmentant l'absorption de la lumière dans les tissus ciblés, permettant une meilleure visualisation et un diagnostic plus précis des structures biologiques. Nos nanoparticules marquées avec un agent de contraste pourront ainsi être détectées au niveau intratissulaire et cellulaire. Nous souhaitons donc développer une nouvelle famille de nanoparticules multifonctionnelles pour i) l’imagerie photoacoustique avec le marquage des nanoparticules avec un agent de contraste et ii) l’administration de médicaments. Une bibliothèque de nanoparticules cliniquement pertinentes ont été greffées avec différents agents de contraste pour générer une réponse photoacoustique permettant d’évaluer leur accumulation dans les tissus et les cellules. L’objectif du projet est d’établir la faisabilité de cette approche au niveau préclinique en évaluant in vivo par imagerie photoacoustique l’accumulation des nanoparticules dans les articulations de souris atteintes d’arthrite, puis de mettre en évidence une corrélation entre l’accumulation des nanoparticules et la réponse thérapeutique.

Bénéfices attendus

L’objectif du projet est de développer une nouvelle famille de nanoparticules multifonctionnelles pour l’imagerie photoacoustique et l’administration de médicaments, dans le but d’une médecine plus personnalisée et efficace. L’échographie est déjà couramment utilisée par les rhumatologues pour le suivi de la PR. L’imagerie photoacoustique au chevet du patient serait un complément pour une imagerie rapide et spatialement résolue pour évaluer l’accumulation des nanomédicaments, à condition qu’ils soient marqués avec un agent de contraste visible en photoacoustique. L’imagerie photoacoustique a des avantages non négligeables en termes de santé et de coût car elle est non invasive, non ionisante et moins cher que l’IRM. Elle permettrait une détection plus fine des nanomédicaments marqués tant au niveau tissulaire que cellulaire. A plus long terme, alors qu’actuellement les applications cliniques de la photoacoustique se concentrent sur la cartographie de l’oxygénation du sang dans les tissus à des fins diagnostiques, elle pourrait contribuer au développement d’une nouvelle gamme d’applications dans le domaine de la thérapie personnalisé par la nanomédecine.

Procédures

TTous les animaux subiront sous anesthésie générale une injection intra-articulaire au niveau des deux chevilles des pattes arrières, une injection du traitement par voie générale et deux injections par jour d’analgésique pendant 3 jours (durée de chaque injection : une minute).

Impact sur les animaux

Les souris développeront une inflammation de la patte arrière injectée qui sera potentiellement douloureuse en fonction de l’intensité de l’inflammation. Une perte modérée de poids peut survenir.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort pour réaliser le prélèvements post-mortem des pattes arrières afin d’analyser finement les tissus des articulations (analyses anatomopathologiques).

Remplacement

Le recours à l’animal est incontournable car cette maladie met en jeu une réponse immunitaire complexe qu’il est difficile de modéliser in vitro ou in silico car elle fait intervenir différents acteurs cellulaires (cellules de l’immunité) et de nombreux médiateurs de l’inflammation (cytokines). Ce modèle d’arthrite chez la souris est un modèle pertinent d’inflammation arthritique aiguë car il partage de nombreuses caractéristiques avec la polyarthrite rhumatoïde humaine au niveau des signes cliniques et de la pathogénie. De plus, le projet vise à étudier une technique d’imagerie et l’étude chez l’animal est nécessaire.

Réduction

L’objectif de l’étude est d’évaluer l’accumulation des nanomédicaments dans la cheville inflammée et de corréler cette accumulation à une efficacité thérapeutique. Les critères de jugment seront donc i) le score clinique attribué à la patte (entre 0 et 4) et ii) l’accumulation des nanomédicaments mesurée via la réponse photoacoustique de l’agent de contraste. L’étude en imagerie permet de suivre dans le temps un même animal et ainsi de réduire le nombre d’animaux utilisés. Le dimensionnement des groupes expérimentaux a été réalisé à l’aide d’un logiciel de statistique qui permet de déterminer le nombre juste et minimal d’animaux qui garantira la validité statistique de l’étude.

Raffinement

Les injections se feront sous anesthésie générale gazeuse afin de réduire au maximum la douleur et le stress que pourraient subir les animaux lors du geste technique. La douleur inflammatoire sera prise en charge tout au long de la procédure par un protocole analgésique adapté. Les animaux seront observés quotidiennement selon une grille d’évaluation qui suivra le poids, l’évolution de l’inflammation et permettra de mettre en place des points limites qui seront strictement appliqués en cas de souffrance avérée. Les animaux seront hébergés en groupes dans un environnement enrichi de tubes en cartons et de matériaux de nidification (type sizzle nest ou cocon) afin de favoriser les comportements naturels tels que l’activité et la fabrication d’un nid. Des biberons à tétine longue seront utilisés pour faciliter l’accès à l’eau des animaux dont la mobilité sera réduite du fait de l’inflammation de la patte et des aliments appétents seront disposés dans la cage. Ces dispositions simples permettront de limiter significativement la perte de poids des souris.

Choix des espèces

Ce modèle est efficace dans de nombreuses souches de souris. Nous utiliserons des souris blanches qui ont l’avantage d’être dépourvues de mélanine qui est un agent endogène de contraste en photoacoustique et qui pourrait gêner nos mesures de photoacoustique. Les souris seront utilisées à l’âge adulte soit à partir de 7-8 semaines car la polyarthrite rhumatoïde met en œuvre une réaction inflammatoire qui nécessite un système immunitaire mature. C’est une maladie qui touche les adultes.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 3888
Souffrances
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Greffées d'une tumeur sous anesthésie locale, les souris de ce projet reçoivent ensuite 17 à 24 injections sur quatre à six semaines, cinq à sept gavages et cinq prélèvements sanguins sous anesthésie générale. Elles sont 3 888 à être utilisées, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées pour analyse de leurs organes. L'objet déclaré est de tester si des médicaments antidiabétiques déjà commercialisés modifient la relation entre microbiote intestinal et efficacité des traitements anticancéreux. Le porteur décrit les atteintes en quelques lignes, mentionnant une gêne et une douleur locale modérée liées à la tumeur, et justifie l'effectif de 3 888 souris par un test statistique dont il ne dit rien.

Objectifs

Dans la littérature, le rôle joué par l’ensemble des micro-organismes vivant au sein de l’intestin (microbiote intestinal) a été démontré dans l’efficacité des traitements immunothérapeutiques contre certains type de cancers. De même, il a été démontré que le cancer avait un impact sur le microbiote intestinal et sa composition, favorisant un déséquilibre intestinal entre les les bactéries dites « bonnes » et « mauvaises ». Ce déséquilibre est appelé dysbiose. Cette dysbiose peut également être due à la prise d’antibiotiques. Il a été montré que le cancer induit un stress au niveau de l’intestin, entrainant une cascade d’évènements dont la diminution de cellules sécrétrices d’hormones. Des études ont montré que des médicaments commercialisés contre le diabète, ayant le même effet qu'une de ces hormones sécrétées par ces cellules inhibées, influencent le système immunitaire, dont des cellules connues pour être impliquées dans la réponse immunitaire contre le cancer. Le but de ce projet est d’étudier l’impact potentiel de ces médicaments dans la relation microbiote intestinal-cancer-traitements contre le cancer.

Bénéfices attendus

Ce projet a pour but d’explorer le potentiel de médicaments, déjà connus et commercialisés comme traitement contre le diabète, dans un contexte cancéreux. Cela permetrait d’identifier le rôle qu’ils pourraient jouer dans les interactions microbiote intestinal-traitements contre le cancer et ainsi, sur le plus long terme, permettre leur utilisation dans le cadre d’une maladie autre que celui pour lequel ils ont été mis sur le marché.

Procédures

Les animaux auront des greffes de tumeurs, réalisés sous anesthésie locale (durée 2 minutes, une par souris). Les injections des traitements sous anesthésie locale, seront au nombre de 17 à 24 sur 4 à 6 semaines, durée 2 minutes. Nous réaliserons également des gavages, entre 5 et 7, durée 2 minutes. Des prélèvements sanguins seront également effectués sur les animaux, sous anesthésie générale (n=5, durée 5 minutes au maximum).

Impact sur les animaux

Les animaux pourront subir un stress lié à la manipulation. Les gavages peuvent provoquer une contrainte transitoire et légère lors du geste en lui-même. La croissance d’une tumeur peut entrainer une gêne locale et une douleur locale modérée. Les traitements et la tumeur peut entraîner une perte de poids.

Devenir

Les animaux seront euthanasiés afin d'effectuer des analyses sur divers organes et tissus, ce qui nous permettra de répondre aux hypothèses du projet.

Remplacement

Pour la réalisation de ce projet, l’utilisation d’animaux vivants est indispensable car seul un animal vivant, entier, peut permettre d’étudier dans leur globalité, les différents micro-organismes présent dans l'intestin (bactéries, archées etc...), les différentes cellules du système immunitaire et l’effet des traitements immunothérapeutiques contre le canccer sur la réponse anti-tumorale dans un contexte tumoral, avec toutes les interactions nécessaires, impossibles à reproduire in vitro ou ex vivo.

Réduction

Pour la réalisation de cette étude, nous regrouperons les expérimentations dans le but de réduire le nombre d’animaux contrôles. Nous mènerons cette étude de façon séquentielle pour que chaque procédure fasse suite à la validation de l’hypothèse précédente. Dans le cas où la procédure s’avère non concluante, l’expérimentation ne sera pas répétée et la procédure sera arrêtée, ce qui diminuera le nombre de souris. Le calcul du nombre d’animaux par groupe a été réalisé grâce à un test statistique. Les résultats feront également l'objet d'une analyse statistique.

Raffinement

Les animaux seront hébergés dans un espace respectant leur bien-être : régime alimentaire normal et une eau stérile correspondant à leurs besoins, ainsi qu’un enrichissement adapté à l’espèce utilisée. A leur arrivée, ils seront mis en quarantaine pendant une semaine avant le début des expérimentations, afin de leur permettre de s’acclimater à leur nouvel environnement. Dès le début des procédures, les souris auront un examen clinique quotidien afin de s’assurer de leur bien-être tout au long des procédures, suivant des critères pré-définis (poids, aspect du pelage et de la dentition, comportement social, taille et aspect de la tumeur). Si l’un de ces critères, définis comme point limite, est défaillant, suivant une grille d’évaluation pré-définie, l’animal sera euthanasié. Les injections et prélèvements sanguins se feront sous anesthésie. Lors des gavages, nous utiliserons des sondes de gavages en polypropylène, en s’assurant de l’insérer et la retirer le plus délicatement possible.

Choix des espèces

La génétique de la souris est proche de celle de l’Homme et bien décrite dans la littérature scientifique, ce qui rend comparable les voies de signalisation immunologiques des tumeurs entre l’Homme et la souris. Les modèles de tumeur que nous utiliseront sont issus de lignées cellulaires de souris. Les animaux utilisés seront à maturité sexuelle, entre 7 et 8 semaines, ce qui nous permettra d’étudier le système immunitaire à un stade de développement optimal et fonctionnel.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 20
Souffrances
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20 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue pour contrôle histologique. Une chirurgie de trente à quarante-cinq minutes leur implante un plot d'enregistrement dans le crâne, dispositif de cinq grammes qui impose un hébergement individuel pendant toute l'étude, soit jusqu'à six mois sans contact avec des congénères. Dix d'entre elles reçoivent trois stimulations électriques aux pattes lors d'un test de conditionnement contextuel, répété jusqu'à trois fois, pour mesurer comment l'activité des cellules de direction de la tête se modifie avec la mémoire à long terme. Le porteur écarte le remplacement en indiquant que ces procédures ne pourraient pas non plus être conduites chez l'humain, du fait de leur caractère invasif.

Objectifs

L’objectif principal est de mieux comprendre comment les circuits neuronaux se réorganisent au cours de la formation de la mémoire déclarative (la mémoire pour des faits et des événements). Un grand nombre d’études chez l’humain et chez l’animal a montré que cette mémoire est initialement dépendante de l’activité d'une structure cérébrale, l’hippocampe. Au cours du temps on assiste à son désengagement progressif et en parallèle à une augmentation de l’activité corticale. Ce processus de réorganisation des circuits neuronaux est appelé consolidation systémique. Cette réorganisation est possible grâce à la communication entre l’hippocampe et le cortex, à travers une troisième structure, le thalamus, dont l’activité augmente au cours de la formation de la mémoire. Toutefois, une étude récente a montré qu’un noyau spécifique du thalamus, le noyau antérodorsal, montre un patron d’activité très différent. Ce noyau présente une très faible activation durant la formation de la mémoire, alors que le reste du thalamus est fortement activé. Ceci a été montré en utilisant des techniques d’imagerie cellulaire permettant d’extraire une photographie de l’état d’activation d’un réseaux neuronale à un instant bien précis, mais ne fournissant aucune information sur la fonctionnalité de ce même réseau. L’objectif de l’étude présent est donc d’obtenir un corrélat fonctionnel de l’inhibition de ce noyau durant la mémoire à long-terme. Pour cela nous proposons d’étudier comment l’activité des neurones du noyau antérodorsal se modifie durant la mémoire à long-terme, chez la souris. En particulier, nous allons nous intéresser à un corrélat bien caractérisé, qui est l’activité directionnelle. En effet, une proportion importante des neurones de ce noyau s’active lorsque la tête de la souris pointe vers une direction précise. Ces cellules, nommées cellules de direction de la tête, permettent à l’animal de s’orienter dans tout environnement en fournissant une information très générale relative à l’orientation de la tête et du corps dans l’espace. Nous nous attendons à une diminution significative de l'activité de ces cellules lorsque les souris durant la mémoire à long-terme.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de caractériser les substrats neuronaux de la formation d’une mémoire contextuelle, similaire à la mémoire déclarative chez l’humain. La compréhension fine des processus de modification des circuits neuronaux sous-tendant la formation de cette mémoire est essentielle pour comprendre non seulement son fonctionnement, mais aussi son dysfonctionnement dans le cadre de différentes pathologies neurodégénératives, telles que la Maladie d’Alzheimer.

Procédures

Les animaux (N=20) sont soumis à deux interventions principales: une procédure chirurgicale et une procédure comportementale couplée à l'enregistrement neuronal. La procédure chirurgicale, d’une durée comprise entre 30 et 45 minutes environ, prévoit d'implantation du plot d'enregistrement. Pour la procédure comportementale, les animaux sont d'abord maintenus doucement par l’expérimentateur pour permettre le branchement du câble d'enregistrement sur le plot. Cette étape a une durée de 30-60 secondes. Afin de minimiser le stress des animaux, ils sont habitués à cette légère contention avant et après la chirurgie, au cours de séances quotidiennes de manipulation. Puis ils sont introduit dans le dispositif comportemental. Le premier dispositif est une arène circulaire de 80-100cm de diamètre; les animaux sont laissés libre d'explorer cet environnement pour une session de 10-15 minutes effectuée une fois par jour pour toute la durée de l’étude. L'ensemble des souris sera également soumis au test de conditionnement contextuel 3 fois au maximum pendant toute la durée de l’étude. Cette tâche comprends 3 sessions d’exploration de 5 minutes dans une arène rectangulaire (31cm * 24cm) ; durant la deuxième de ces sessions, la moitié des animaux (N=10) subira 3 stimulations au niveau des pattes, ce qui entraîne une légère douleur; l'autre moitié des souris (N=10) sera simplement insérée dans le même dispositif en l'absence des stimulations. La durée totale de l'étude est de 6 mois au maximum.

Impact sur les animaux

Nuisance attendues : - la chirurgie, sous anesthésie générale profonde, d'une durée comprise entre 30 et 45 minutes, entraîne une lésion au niveau du crâne et du stress. Cette chirurgie permet d’implanter les électrodes dans le thalamus antérieur (N=20 souris). Toutes les souris seront soumises à l’enregistrement de l’activité neuronale au cours de deux tests comportementaux. - le plot d'enregistrement implanté en chronique entraîne une gêne modérée de par son encombrement et son poids (5 g environs), et impose un hébergement individuel pour préserver sa fonctionnalité. Il y a donc une restriction des interactions sociales durant la totalité de l’étude; un enrichissement supplémentaire dans la cage d'hébergement est mis en place. - la manipulation pour le branchement du câble d'enregistrement nécessite une légère contention de l'animal pendant quelques secondes uniquement. - en fin d'expérimentation, les animaux sont mis à mort par injection d'un agent euthanasiant, sous anesthésie.

Devenir

A la fin des expériences tous les animaux seront mis à mort. Cette décision découle des objectifs de l'expérimentation, à savoir la réalisation des contrôles histologiques.

Remplacement

La nature même des expériences ne permet pas d'envisager de remplacement. En effet, elles reposent sur l'étude du comportement des souris, ce qui ne peut pas être realisé à partir de modèles in vitro ou des modèles artificiels (basés sur des simulations sur ordinateur). Du fait du caractère invasif des procédures (implantation d'électrodes) elles ne peuvent pas non plus être conduites chez l'humain.

Réduction

Le calcul du nombre d’animaux utilisés reflète la recherche d’un juste équilibre entre la nécessité de répliquer les observations pour obtenir des résultats statistiquement valables (les phénomènes étudiés pouvant présenter une variabilité interindividuelle importante, notamment dans l’étude du comportement) et celle de réduire la taille des effectifs. Le nombre d’animaux ici présenté a été estimé sur la base de nos expériences antérieurs à la fois sur le comportement et l'enregistrement de l'activité neuronale, et sur un test de puissance statistique permettant de réduire au maximum le nombre d'animaux tout en ayant suffisamment de données pour une inférence statistique valide. Nous mettrons en place deux stratégies pour réduire le plus possible le nombre d'animaux utilisés. D'une part, nous allons tout d’abord caractériser l’activité neuronale des souris dans une tâche d’exploration libre, et seulement lorsque un nombre significatif de neurones sera isolé (au moins 10 neurones) les animaux seront soumis à la tâche de conditionnement. De l'autre part, nous essayerons de répéter la tâche de conditionnement contextuel 3 fois pour chaque animal (avec un délai d'un mois au moins), en modifiant le plus possible l’apparence du contexte (en changeant la couleur des murs et les repères visuels). Ces deux stratégies permettront de maximiser le nombre de neurones caractérisés, et ainsi reduire le nombre des animaux utilisés.

Raffinement

Les animaux sont habitués à la manipulation et à la salle d’expérimentation pendant 10 jours avant le début du protocole afin de diminuer leur stress. La chirurgie est optimisée pour réduire la durée de l’opération (30-45 min). La souffrance est modérée car la chirurgie est réalisée sous anesthésie profonde. Les principaux paramètres vitaux (température, fréquence respiratoire) sont contrôlés tout au long de la chirurgie. Afin de diminuer la douleur, un analgésique puissant à action prolongée est administré en préopératoire, permettant ainsi de couvrir la phase post-opératoire. En complément, un analgésique anti-inflammatoire et de la solution physiologique sont administrés en début d'opération pour anticiper l’apparition d’éventuelles douleurs et hydrater l’animal. Des points limites spécifiques ont été définis et seront appliqués tout le long de l'expérience.

Choix des espèces

Il s’agit d’un étude pilote dont l’hypothèse est basée sur des résultats précédents, chez la souris. Il est donc impératif de maintenir les mêmes conditions expérimentales, ce qui inclus l’utilisation de la même espèce. De plus, un grand nombre d’articles publiés ont étudié les bases neurales de la formation de la mémoire chez la souris. On pourra donc se baser sur des connaissances bien établies pour poursuivre ce projet et ainsi éviter de multiplier les expériences et l'utilisation d'un grand nombre d'animaux. Les animaux seront testés à l'âge adulte (8-12 semaines, 18-28g). Ce temps est nécessaire pour que le système nerveux soit mature et est classiquement utilisé pour mesurer les performances comportementales de souris adultes. Ceci nous permet de comparer les résultats obtenus avec nos données antérieures et celle de la littérature.

  • Recherche appliquée
    • Troubles musculosquelettiques
  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
Souris : 840
Souffrances
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Biopsie de la queue pour génotypage, sept radiographies, une densitométrie osseuse, une injection de calcéine dans le ventre, trois prélèvements sanguins par incision de la veine caudale sur animal vigile à un mois d'intervalle, puis une ponction de sang intracardiaque sous anesthésie. 840 souris vont être utilisées ainsi, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Le projet se limite à décrire le phénotype osseux d'une lignée créée au laboratoire, porteuse d'une mutation qui augmente la masse osseuse. Les souris sont tuées à quatre semaines, dix semaines, quatre mois et un an, pour observer le développement de leurs os à chacun de ces stades.

Objectifs

Les dysplasies osseuses sclérosantes sont un groupe de maladies osseuses caractérisées par une augmentation anormale de la masse osseuse. De nombreuses dysplasies osseuses sclérosante restent sans explication. Nous avons généré un modèle de souris avec une augmentation de la masse osseuse comme celle que l'on peut observer dans les dysplasies osseuses sclérosantes. L’objectif du projet est de caractériser le phénotype osseux de cette souris.

Bénéfices attendus

Nous allons décrire l'impact d'un nouveau gène responsable d'une augmentation anormale de la masse osseuse. Ce modèle permettra de mieux comprendre le rôle de ce gène au cours de la formation osseuse.

Procédures

Biopsie à la queue pour un génotypage : 5 secondes, 1 fois/animal. Contention et anesthésie (injection intrapéritonéale): 20 secondes, 1 fois/animal. Radiographie: 1 minute, 7 fois/animal. Densitométrie osseuse : 5 minutes 1 fois/animal. Injection de calcéine intrapéritonéale: 20 secondes, 1 fois/animal. Prélèvement sanguin intracardiaque sur animaux anesthésiés: 20 secondes, 1 fois/animal. Prélèvements sanguins au niveau de la veine caudale par incision sur animaux vigiles (1 tous les mois pendant 3 mois) : 3 fois/animal

Impact sur les animaux

Les souris au cours des différentes procédures subiront des stress relatifs 1 / à la radiologie et à la densitométrie réalisées sous anesthésie (risque d’hypothermie et dessèchement des yeux). 2/ aux injections intrapéritonéales de calcéine, 3/ prélèvements sanguins intracardiaques ou par incision de la veine caudale et 4/au prélèvement de queues nécessaire aux génotypages.

Devenir

Ce projet comporte différentes expérimentations au cours desquelles les souris seront mises à mort à des différents âges pour étudier le développement osseux.

Remplacement

Dans un premier temps, des cultures de cellules ont permis de confirmer que ce nouveau gène impacte la formation osseuse. Cependant, cette approche est assez limitée car il s'agit de cultures cellulaires. D’où la nécessité d’un modèle animal pour étudier le phénotype osseux.

Réduction

Pour réduire au maximum le nombre d’animaux sans compromettre les résultats statistiques, les effectifs sont déterminés et les résultats analysés avec des tests statistiques adaptés.

Raffinement

Afin de limiter la souffrance et l’angoisse des animaux, ceux-ci seront surveillés quotidiennement. Les animaux seront maintenus dans un environnement enrichi en évitant à chaque fois que cela est possible de conserver des animaux isolés. Afin de limiter la souffrance et l’angoisse des animaux, les interventions seront réalisées sous anesthésie. Les anesthésies seront réalisées sur plaques chauffantes pour évier une hypothermie et du cryogel sera appliqué pour évite un desséchement des yeux.

Choix des espèces

La lignée murine choisie devrait mimer parfaitement la pathologie humaine. De plus, le modèle murin présente une structure osseuse semblable à celle de l’espèce humaine. Pour les stades de développement : Analyse des animaux (femelles et males) à différents stades du développement et remodelage osseux: 4 semaines, 10 semaines (adulte), 4 mois et à 1 an pour étudier la pathologie à un stade tardif.

  • Recherche appliquée
    • Autres troubles humains
  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 2700
Souffrances
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Devenir
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Dix-huit injections en neuf semaines, une vingtaine de mesures de l'épaisseur des articulations, neuf tests de répartition du poids sur les pattes et neuf tests de force de préhension : voilà le programme de chacune des 2 700 souris de ce projet, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Une arthrite leur est induite par deux injections, avec douleurs articulaires, gonflements et raideurs apparaissant entre 21 et 28 jours, une mobilité réduite et des difficultés à s'alimenter. Le projet cherche à savoir si moduler un mécanisme de recyclage cellulaire ralentit la polyarthrite rhumatoïde, toutes les souris étant tuées pour prélèvement d'organes. Le porteur justifie l'espèce par l'expertise disponible en élevage et manipulation, et conclut qu'aucun modèle in vitro ou informatique ne reproduit cette complexité.

Objectifs

La polyarthrite rhumatoïde est une maladie inflammatoire chronique qui touche les articulations. Elle concerne environ une personne sur cent, avec une fréquence plus élevée chez les femmes. Cette maladie provoque des douleurs persistantes, une raideur articulaire et des déformations progressives des articulations. À long terme, elle peut aussi entraîner des complications touchant d’autres organes et réduire l’espérance de vie. La maladie apparaît généralement autour de l’âge de 45 ans et sa fréquence augmente avec l’âge. En plus de ses effets sur la qualité de vie, elle a un fort impact professionnel, puisqu’environ la moitié des personnes touchées arrêtent de travailler dans les cinq ans suivant le diagnostic. L’objectif de ce projet est d’étudier si la modulation d’un processus naturel de recyclage des composants cellulaires, impliqué dans la régulation de l’inflammation, pourrait aider à prévenir ou à traiter cette maladie. En agissant sur ce mécanisme, nous espérons diminuer l’inflammation au niveau des articulations, limiter les dommages causés aux os et améliorer les symptômes ressentis par les patients. À terme, ce projet pourrait contribuer à identifier de nouvelles pistes pour mieux prendre en charge cette maladie.

Bénéfices attendus

Ce projet a pour objectif d’explorer l’effet d’un modulateur de l’autophagie dans des modèles murins de polyarthrite rhumatoïde (PR), avec des bénéfices attendus à la fois pour mieux comprendre la maladie et pour développer de nouveaux traitements. Sur le plan fondamental, cette étude permettra de mieux comprendre le rôle de l’autophagie dans l’évolution de l’inflammation et des lésions articulaires caractéristiques de la PR. Elle analysera comment un déséquilibre de ce processus peut favoriser la survie des cellules inflammatoires et aggraver la maladie. Cette recherche vise à identifier les étapes clés du développement de la PR et à repérer de nouvelles cibles pour de futurs traitements. D’un point de vue thérapeutique, si l’inhibition ciblée de l’autophagie s’avère efficace pour ralentir la progression de la PR, cette approche pourrait déboucher sur de nouvelles solutions médicamenteuses. Ces traitements seraient particulièrement utiles pour les patients qui ne répondent pas bien aux thérapies actuelles ou qui ne les supportent pas, en offrant un meilleur contrôle de la maladie avec moins d’effets secondaires liés à l’immunosuppression. Les retombées de ce projet sont donc doubles : il contribuera à une meilleure compréhension des mécanismes en jeu dans la PR et ouvrira la voie à des stratégies thérapeutiques innovantes. À terme, ces avancées pourraient améliorer la qualité de vie des patients tout en réduisant l’impact économique et social de la maladie.

Procédures

Certaines souris possédant un fond génétique particulier recevront, en plus des autres actes, 5 injections successives d’un agent chimique destiné à réduire la quantité d’une protéine spécifique. Ces injections seront administrées sur animaux vigiles une fois par jour pendant 5 jours et dureront quelques secondes chacune. Pour induire l’arthrite, les souris recevront deux injections également sur animal vigile, chacune durant environ 15 secondes. Les traitements expérimentaux comprendront un total de 18 injections, d’une durée d’environ 10 secondes chacune (2 injections par semaine) sur une durée de 9 semaines sur animaux vigiles. Afin de surveiller l’évolution de l’inflammation articulaire, des mesures de l’épaisseur des articulations seront réalisées sur animaux vigiles tous les 2 à 3 jours à l’aide d’un instrument de précision. Cette procédure prendra environ une minute par animal, avec un total d’environ 20 mesures par souris. L’état de l’arthrite sera évalué chaque semaine selon une grille d’observation spécifique, une évaluation prenant environ 2 minutes par animal et réalisée 9 fois par souris sur toute la durée de l’étude sur animaux vigiles. Des échographies des articulations seront effectuées toutes les deux semaines sous anesthésie légère. Chaque session durera environ 20 minutes et chaque souris passera 4 séances au total. Un test permettant d’évaluer la répartition du poids entre les pattes avant et arrière sera réalisé une fois par semaine sur animaux vigiles. Cette analyse, qui dure environ 5 minutes par animal, permettra de mesurer l’impact de l’arthrite sur l’appui des pattes. Chaque souris passera ce test 9 fois. Enfin, un test mesurant la force de préhension des pattes sera effectué une fois par semaine sur animaux vigiles, afin d’évaluer d’éventuelles faiblesses musculaires liées à la maladie. Ce test, d’une durée d’environ 5 minutes par animal, sera répété 9 fois par souris.

Impact sur les animaux

Les souris impliquées dans ce projet recevront des injections de molécules. Cette procédure peut provoquer une douleur locale légère et temporaire ainsi qu'une irritation à l'endroit de l'injection. Une inflammation cutanée temporaire peut également apparaître en raison des molécules injectées. Des symptômes d'arthrite, tels que des douleurs articulaires, gonflements et raideurs, surviennent généralement entre 21 et 28 jours après l'injection. Dans certains cas, des changements comportementaux, comme une réduction de l'activité ou un isolement, ainsi qu'une perte de mobilité, peuvent être observés. Certaines souris recevront des injections d'anticorps. Cette procédure peut entraîner une irritation locale temporaire et un stress dû à la manipulation. Dans les 24 à 48 heures suivant l'injection, une inflammation aiguë des articulations peut se développer, accompagnée de douleurs, de gonflements et de raideurs. Ces symptômes peuvent réduire la mobilité, entraîner des difficultés à s'alimenter et causer un inconfort général. Une perte de poids modérée peut également être observée. Les injections administrées au cours du traitement peuvent causer une douleur passagère au site d'injection et un stress lié à la contention. Une manipulation incorrecte pourrait entraîner des effets indésirables, tels qu'une irritation ou une hémorragie mineure. Effets secondaires généraux : La progression de l’arthrite peut entraîner des douleurs chroniques persistantes, provoquant des comportements de retrait, une diminution de la mobilité et un état général altéré. Des troubles alimentaires et un pelage abîmé peuvent également apparaître.

Devenir

Tous les animaux du projet seront euthanasiés afin de prélever les différents organes pour analyses biochimiques, histologiques, métaboliques afin de répondre à la question scientifique.

Remplacement

L’utilisation d'animaux dans les études sur l'arthrite induite est indispensable en raison de l'absence de méthodes alternatives capables de reproduire la complexité du développement et de la progression de ces maladies auto-immunes. Ces études permettent de mieux comprendre les interactions complexes entre les cellules immunitaires, le collagène et les composants du cartilage, ainsi que les réponses inflammatoires spécifiques à l'arthrite rhumatoïde. Les réponses immunitaires, impliquant des interactions entre les cellules T, les cellules B, les anticorps et le collagène de type II, ne peuvent être pleinement explorées que dans un organisme vivant. Actuellement, les alternatives in vitro ou ex vivo ne permettent pas de reproduire l'ensemble des paramètres biologiques observés in vivo, notamment la réponse systémique à l'inflammation auto-immune.

Réduction

Ce projet prévoit l’utilisation d’un maximum de 2700 souris, un nombre déterminé à l’aide d’une analyse statistique rigoureuse pour s’assurer qu’il est suffisant pour obtenir des résultats fiables tout en limitant le nombre d’animaux utilisés. Les expériences seront organisées de manière à optimiser le nombre d’animaux impliqués, en réduisant au maximum le recours à des groupes témoins tout en garantissant la validité scientifique des résultats. Si les premières expériences montrent que l’hypothèse de départ est invalide, l’étude sera immédiatement arrêtée afin d’éviter l’utilisation inutile d’animaux. Lors des prélèvements, plusieurs types d’analyses seront réalisés sur les tissus collectés (études immunologiques, observation des cellules et des tissus, analyses moléculaires), ce qui permettra d’exploiter au maximum les données obtenues à partir de chaque animal. Ces échantillons pourront également être partagés avec d’autres chercheurs pour éviter de multiplier les expériences et ainsi réduire encore l’utilisation d’animaux. Enfin, les résultats obtenus seront analysés à l’aide de méthodes statistiques adaptées afin d’en tirer des conclusions solides et fiables.

Raffinement

Les conditions d’hébergement respecteront les normes réglementaires en vigueur, en collaboration étroite avec le personnel de l’animalerie. Les souris auront un accès libre à la nourriture et à l’eau, ainsi qu’à un environnement enrichi (matériaux de nidification, tunnels) afin de favoriser leur bien-être et de limiter le stress. Une surveillance quotidienne sera effectuée pour détecter précocement tout signe d’altération de l’état de santé. Une stratégie progressive de prise en charge de la douleur sera mise en place pour chaque modèle. Ce protocole permettra d'adapter l'analgésie à l'état clinique de l'animal. Le recours à des méthodes d'administration non invasives (eau de boisson enrichie en analgésique) sera privilégié chaque fois que possible. En cas de complication (plaie, réaction locale, difficulté alimentaire), des soins de support seront prodigués : application d’antiseptiques locaux, ajout de gel nutritionnel, et adaptation de l’enrichissement. En cas de comportement agressif, notamment chez les mâles, les animaux seront hébergés individuellement pour empêcher l’aggravation de blessures suite à des bagarres (blessures qui seront immédiatement soignées). Le personnel impliqué dans les procédures est formé aux bonnes pratiques en expérimentation animale et veillera à limiter le stress lors des manipulations. Les injections seront réalisées avec des aiguilles fines afin de réduire les traumatismes. Les animaux anesthésiés seront installés sur des tapis chauffants pour prévenir l’hypothermie, et leurs yeux seront protégés par l’application de gel ophtalmique. Les conditions d’hébergement, les soins et les protocoles pourront être ajustés en temps réel en fonction de l’état des animaux, dans une démarche continue de raffinement.

Choix des espèces

Le choix des souris comme modèle animal repose sur des raisons scientifiques solides. Les souris sont les plus utilisées en recherche grâce à une expertise confirmée en élevage, manipulation et suivi vétérinaire. Elles garantissent des résultats fiables et reproductibles, essentiels au développement de nouveaux traitements. Les lignées sélectionnées pour ce projet ont été choisies pour leurs caractéristiques adaptées à l’étude de l’arthrite rhumatoïde : Les souris seront utilisées dès 7 à 8 semaines, âge correspondant à un développement physiologique complet, garantissant des résultats fiables. L’utilisation de ces modèles est indispensable pour comprendre l’arthrite et tester des traitements innovants. Aucun modèle in vitro ou informatique ne permet aujourd’hui de reproduire cette complexité.

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
    • Système nerveux
Souris : 10525
Souffrances
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▲ 8681
▲ 1844
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Devenir
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 10525

Des chirurgies stéréotaxiques d'une heure trente, des implants crâniens, des canules dans le cerveau, des puces télémétriques dans l'abdomen et un hébergement individuel prolongé attendent une partie des 10 525 souris de ce projet sur la vascularisation du cerveau pendant la gestation. Le niveau de souffrance déclaré reste léger pour 8 681 d'entre elles, modéré pour 1 844. Le porteur reconnaît que l'hébergement individuel génère un stress social et affirme développer des méthodes pour l'éviter, tout en indiquant que l'étude de la dynamique individuelle doit précéder celle du groupe. Les souris sont tuées pour examen histologique de leur cerveau, celles qui ne portent pas le patrimoine génétique recherché le sont faute de pouvoir être replacées, et une partie des porteuses est gardée en vie pour entretenir les lignées.

Objectifs

Le réseau de vaisseaux sanguins dans le cerveau adulte dans des conditions saines est considéré comme un réseau très stable. Lorsque l’activité du cerveau augmente ou diminue, on pensait que le diamètre des vaisseaux sanguins simplement augmentait ou diminuait pour apporter plus ou moins d’oxygène, de glucose, de nutriments aux cellules du cerveau. Cependant, de manière inédite, en utilisant des outils de reconstruction en 3D du réseau vasculaire du cerveau entier (qui permet de visualiser toutes les veines et artères du cerveau), nous avons découvert que la gestation induisait aussi la formation de nouveaux vaisseaux. En fin de gestation, nous avons observé une augmentation du nombre des vaisseaux dans certaines régions du cerveau importantes pour le comportement maternel. Dans ce projet, nous proposons d’étudier les mécanismes qui permettent la formation de ces nouveaux vaisseaux, et d’explorer les conséquences de ces changements sur la fonction du cerveau et sur le comportement maternel en utilisant des souris de différentes lignées génétiquement modifiées.

Bénéfices attendus

Ce projet est pionnier dans l’étude de la plasticité vasculaire cérébrale à l’âge adulte. Il permettra de démontrer que le système vasculaire peut s’adapter à des changements physiologiques, et de comprendre comment ces adaptations influencent l’activité/fonction du cerveau, ainsi que le comportement de l’animal. Certaines pathologies neuropsychiatriques présentent par ailleurs des défauts d’activité neuronale dans certaines régions du cerveau, associés à des anomalies de la vascularisation cérébrale. Identifier et comprendre ainsi les mécanismes qui sous-tendent la plasticité vasculaire permettra peut-être dans le futur de rectifier ces anomalies et/ou de moduler l’activité cérébrale en ciblant le système vasculaire dans un but thérapeutique.

Procédures

Une partie des souris aura un prélèvement d’un petit fragment de queue pour connaitre leur patrimoine génétique (Durée inférieure à 1minute par animal, une fois). Une partie des souris aura une procédure chirurgicale, sous anesthésie et analgésie adaptées, pour implanter un implant hormonal (durée 20minutes par animal, une fois), puis recevra soit une injection intraveineuse immédiatement toujours sous anesthésie (10 minutes par souris, une fois) ; soit une injection intraveineuse 1 à 2 semaine après sur animal vigile (10 minutes par souris, 1 fois).Une partie de ces animaux recevra également des injections en intrapéritonéale pour la mise en place du modèle (moins d’1 minute, 1fois par jour, pendant 5 jours). Une partie des souris sera soumise à des injections dans le cerveau au cours d’une chirurgie sous anesthésie générale qui durera jusqu’à 1h30 par souris (stéréotaxies). En plus des stéréotaxies, une partie des souris recevra des injections en intrapéritonéale pour la mise en place du modèle (1 injection par jour par souris pendant 15 jours). En plus des stéréotaxies, une autre partie des souris recevra des puces télémétriques en intrapéritonéale pour mesure de la température (en même temps que stéréotaxie, anesthésie générale, 1h30 en tout maximum), sera hébergée seule pour étudier le comportement de nidification et aura 2 prélèvements de sang (5 minutes maximum) avec 9 jours d’écart en vigile. En plus des stéréotaxies, une autre partie des souris sera hébergée seule suite à l’installation d’un implant sur leur tête (en même temps que stéréotaxie, anesthésie générale, 1h30 en tout maximum) pour manipuler l’activité neuronale. Trois à cinq sessions d’enregistrement de 5 minutes seront effectuées chaque jour pendant 3 jours. En plus des stéréotaxies, une autre partie des souris sera hébergée seule suite à l’installation d’une canule dans le cerveau (en même temps que stéréotaxie, anesthésie générale, 1h30 en tout maximum) pour enregistrer l’activité des neurones sur souris vigiles (1 enregistrement de 30 minutes par souris par jour, 4 fois). Quelques souris seront opérées pour faire de l’imagerie fonctionnelle ultrasonore. La pause d’un cathéter, et l’enregistrement se feront sous anesthésie générale. Cette opération durera environ 1h en tout, et l’enregistrement sera réalisée 2 fois. Tous les animaux seront euthanasiés par une méthode règlementaire en fin de procédure.

Impact sur les animaux

Les contentions et manipulations pourront générer un stress chez les animaux. Lors du prélèvement du fragment de queue pour connaitre leur patrimoine génétique, les animaux pourront ressentir une légère et brève douleur. Lors des procédures chirurgicales, ils pourront ressentir un inconfort et des douleurs post-opératoires. L’anesthésie générale associée aux chirurgies impliquera une hypothermie et des risques rares de problèmes cardiorespiratoires. L’implantation de dispositifs dans l’animal pourra générer une gêne et de rares risques d’inflammation ou infection. Les animaux pourront ressentir une légère et brève douleur lors des prélèvements de sang et lors des injections. L’hébergement individuel nécessaire pour certaines procédures génèrera un stress social pour les animaux.

Devenir

Tous les animaux sont euthanasiés à l'issue de chaque procédure pour examen histologique de leur cerveau. Les animaux non porteurs du patrimoine génétique d’intérêt seront euthanasiés car ils ne pourront pas être réutilisés ou replacés du fait de leur modification génétique spécifique. Une partie des animaux porteurs du patrimoine génétique d’intérêt sera maintenu en vie pour le maintien de nos lignées.

Remplacement

L'utilisation d’organismes vivants, plus précisément de souris ne peut être remplacée pour ce projet, car nous étudions l'impact de la gestation (nécessité d’une espèce vivipare) sur la plasticité vasculaire dans le cerveau, ainsi que les conséquences de cette plasticité sur l’organisme entier (comportement, température corporelle, activité des neurones…). De plus, la souris reste le modèle de mammifère le plus pratique pour la manipulation génétique qui nous permet de cibler certains types cellulaires et certains mécanismes moléculaires précis. Cependant, si le projet permet de découvrir des voies de signalisation importantes pour la néo-angiogenèse, en réponse aux hormones, de futures études pourraient être menées en utilisant des cellules en culture.

Réduction

Nous avons réduit dans ce projet le nombre d'animaux au minimum tout en s’assurant de l’obtention de données statistiques robustes afin de n‘utiliser que le nombre strictement nécessaire d’animaux. Cet effectif a été déterminé d'après notre expérience passée sur l’étude des changements de densité des vaisseaux sanguins. Ceci a été rendu possible par le développement de logiciels d'analyse bio- informatique de la vascularisation cérébrale à haute précision, permettant la réduction du nombre d'animaux nécessaires par groupe. Pour ce projet de 5 ans, nous utiliserons 10525 souris au total. Le nombre de souris nécessaires a été établi par un calcul de puissance.

Raffinement

Les souris seront hébergées de manière conforme à la réglementation et seront observées quotidiennement. La biopsie de l’extrémité de la queue sera réalisée sur des animaux jeunes (cicatrisation rapide) et limité à la plus petite taille possible. Ce geste rapide et parfaitement maitrisé sera réalisé au calme dans une pièce dédiée. Nous utilisons une grille de lecture standardisée du comportement de nidification afin de limiter les variations inter expérimentateurs et inter cohortes. Pour chaque procédure, des points limites sont respectés et établis, sur 1) le suivi du poids de l’animal et 2) l’étude d’expressions corporelles de la souffrance (posture, expression faciale, position des oreilles, du nez). Dans les procédures concernées, nous mettons en place l’utilisation d’analgésiques adaptés, ainsi qu’un suivi rigoureux des animaux opérés. Les expérimentateurs sont formés aux techniques de chirurgie. Suite aux chirurgies, les souris seront placées dans des cages de réveil à 37degrés pour récupérer avec un suivi de réveil, puis dans des cages enrichies (maisonnette, batônnets en bois, différente sorte de matériel de nidification) où elles recevront des analgésiques adéquats selon les bonnes pratiques, ainsi qu’un suivi post-opératoire renforcé (examen et pesée) sur une durée qui peut aller jusqu’à une semaine ou plus selon les chirurgies. Nous développons actuellement de nouvelles méthodologies pour suivre le comportement en groupes afin d’éviter l’hébergement individuel, mais l'étude de la dynamique individuelle est nécessaire avant de passer à la dynamique de groupe. Afin de mieux surveiller les animaux hébergés seuls, les cages présenteront des étiquettes spécifiques, avec la date de début d’isolement. Nous développons aussi dans ce projet une technologie de stimulation optogénétique non filaire (par induction magnétique), qui permet l'étude du comportement sur des animaux non-attachés, et donc complètement libres de leurs mouvements, via un implant crânien permettant l'optogénétique non fibrée. De plus, l’utilisation de puces télémétriques nous permet d’éviter de manipuler les souris tous les jours à plusieurs reprises pour mesurer leur température.

Choix des espèces

Ce projet étudie l'impact de la gestation sur la physiologie neurovasculaire. Il est donc nécessaire de travailler chez des mammifères. Au sein des mammifères, la souris représente le modèle idéal pour étudier la plasticité neurovasculaire pendant la gestation, du fait de l'existence d'outils génétiques, et d'outils bio-informatiques pour la cartographie du réseau vasculaire cérébral de cette espèce. Étant donné que nous étudierons les effets de la gestation sur la plasticité vasculaire, nous utiliserons des femelles sexuellement matures adultes de 8 à 15 semaines pour ce projet. Le prélèvement pour connaitre le patrimoine génétique des animaux sera fait à l’âge de 7 à 10 jours.

  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 1812
Souffrances
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▲ 1812
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Devenir
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 1812

Dépourvues de tout lymphocyte sauf un seul type, ces souris peuvent développer un phénotype dommageable qui se manifeste par des diarrhées, des poils hirsutes et une activité réduite. Elles sont 1 812 à être utilisées, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Devenues adultes, elles sont remises à la reproduction ou tuées pour prélever leurs lymphocytes, et la totalité de l'effectif est mise à mort au terme du projet. L'élevage ne produit aucun résultat par lui-même, il alimente d'autres protocoles portant sur la protection vaccinale, et le porteur affirme qu'il n'existe à ce jour aucune méthode ou modèle de substitution.

Objectifs

L'objectif scientifique principal de ce projet est d'acquérir une meilleure compréhension de la protection vaccinale et de la réponse immunitaire adaptative face aux infections. A plus long terme, les résultats obtenus lors de ce projet devraient conduire à une amélioration de la protection vaccinale. Les lignées de souris élevées dans ce projet sont immunodéficientes et ne possèdent qu'un seul type de lymphocytes. Ces lymphocytes sont des cellules essentielles dans la réponse immunitaire contre les agents pathogènes et les cellules cancéreuses. Du fait de leur immunodéficience, ces souris peuvent présenter un phénotype dommageable nécessitant un projet d’élevage spécifique avec suivi renforcé et respectueux du bien-être animal.

Bénéfices attendus

Les souris de ce projet possèdent un seul type de lymphocyte. Cette particularité est essentielle et très utilisée dans les études in vivo sur la réponse immunitaire contre les agents pathogènes et les cellules cancéreuses. Les bénéfices de ce projet résident en la capacité à élever et fournir des souris génétiquement modifiées indispensables à la mise en place à court terme de protocoles de recherche fondamentale visant à une meilleure compréhension de la protection vaccinale et de la réponse immunitaire adaptative face aux infections. A plus long terme, les résultats obtenus lors de ces études devraient conduire à une amélioration de la protection vaccinale.

Procédures

Une fois adulte, les souris seront utilisées soit pour relancer des accouplements, soit mises à mort pour prélèvement de lymphocytes spécifiques.

Impact sur les animaux

Il se peut qu’en raison de leur immunodéficience, les souris de ce projet présentent un phénotype dommageable caractérisé par une susceptibilité accrue aux agents pathogènes, ce qui peut conduire à l’apparition de signes cliniques d’infection comme une diarrhée, des poils hirsutes ou une activité réduite.

Devenir

A la fin de la procédure, l'ensemble des animaux, soit 1812 souris, auront été euthanasiées pour prélèvement de lymphocytes ou renouvellement d'accouplements.

Remplacement

Ces lignées sont indispensables pour comprendre la réponse immunitaire adaptative lors d'infections ou cancers mais aussi pour l'étude de la protection vaccinale. Jusqu'à présent il n'existe aucune méthode ou modèle de substitution pour ces expérimentations.

Réduction

Un élevage à minima sera maintenu sur la base de 2 accouplements en trio (1 mâle avec 2 femelles par accouplement). Ces derniers seront renouvelés toutes les 26 semaines et un écart de 13 semaines entre la date de démarrage des 2 accouplements sera respecté afin de garantir un niveau de production stable tout au long du projet. Nous utiliserons mâles et femelles comme souris donneuses pour le prélèvement de lymphocytes. Les géniteurs pour le renouvellement des accouplements seront sélectionnés parmi les descendants des accouplements précédents.

Raffinement

Pour limiter leur stress, les animaux seront gardés tant que possible en groupes sociaux stables formés d’individus compatibles. Ils disposeront de dômes protecteurs et de matériel pour confectionner des nids. Les souris seront hébergées dans des conditions optimales afin d’éviter toute contamination par des agents pathogènes et seront surveillées quotidiennement. L’apparition de signes cliniques n’est plus constatée depuis le respect de ces conditions d’hébergement strictes. Néanmoins, en cas d’apparition de symptômes, nous adopterons des mesures spécifiques en concertation avec notre vétérinaire référent et apporterons des enrichissements alimentaires et d’hébergement.

Choix des espèces

La souris représente un modèle animal indispensable pour analyser précisément les populations immunitaires et leur état d'activation grâce au grand nombre d'outils et d'anticorps disponibles sur le marché pour cette espèce. Les lignées de souris ciblées permettent d'étudier des réponses immunitaires spécifiques. Il n'existe pas d'autres modèles disponibles pour cela. Des souris âgées de 6 à 12 semaines seront utilisées car elles ont atteint leur maturité en termes de défenses immunitaires. Les géniteurs pour le renouvellement des accouplements seront sélectionnés parmi les individus âgés de 6-8 semaines.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 1231
Souffrances
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▲ 1231
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Devenir
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 1231

Toutes tuées pour analyse de leurs organes, 1 231 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Une chirurgie sous anesthésie générale leur implante des cellules tumorales dans le pancréas, suivie d'échographies hebdomadaires sous anesthésie, d'un à deux traitements par champ électrique pulsé par semaine et d'injections intratumorales ou intrapéritonéales répétées. Le porteur indique que la croissance des tumeurs pancréatiques peut entraîner une perte de poids et des signes de souffrance, et que la chirurgie du pancréas induit une douleur liée au geste. Les essais chez des patients atteints de cancer du pancréas restent une perspective, et le porteur écarte les cultures cellulaires en affirmant qu'elles ne peuvent représenter correctement la physiologie du développement tumoral.

Objectifs

Le cancer du pancréas est une maladie grave avec près de 100% de décès dans les 5 années suivant le diagnostic à cause d’un environnement tumoral dense empêchant la chimiothérapie d’atteindre sa cible, et d’une résistance à l’action du système immunitaire. Ainsi modifier cet environnement tumoral pour le rendre moins dense permettrait à la chimiothérapie et aux autres traitements d’être plus efficace. L’objectif de l’étude est d’observer si l’utilisation d’une thérapie par champ électrique pulsé permet de modifier l'environnement tumoral dans des zones précises, sans impacter les tissus sains, en rendant les cellules tumorales plus perméables à la chimiothérapie et plus sensible à l’action du système immunitaire et ainsi améliorer l’efficacité des traitements existants. Ce projet est multi-site, l'implantation de tumeurs dans le pancréas se faisant dans l'animalerie 1, les examens et la suite du projet sont réalisés dans l'animalerie 2.

Bénéfices attendus

Ce projet doit permettre de valider le traitement par champ électrique pulsé et réversible ainsi que les conditions de son utilisation pour envisager des essais thérapeutiques ultérieurs chez des patients atteints de cancer du pancréas.

Procédures

Intervention chirurgicale sous anesthésie générale (15 min maximum/souris) pour l’implantation des cellules tumorales. Alternativement, injection sous-cutanée de cellules tumorales (15 sec/souris). Suivi hebdomadaire de croissance tumorale par échographie sous anesthésie (8 min/souris). 1 à 2 traitements par champs électrique pulsé et réversible une fois par semaine (3 min/souris). Pour certains animaux, injection intrapéritonéale de traitement (10 sec/souris, 1 à 2 fois par semaine) ou injection intratumorale de traitement (10 sec/souris, 1 à 2 fois par semaine). Mesures de certains paramètres par injection intra-abdominale ou injection intraveineuse (20 min/souris, sous anesthésie générale), suite à une injection sous-cutanée d’antalgique 30 min avant (10 sec/souris).

Impact sur les animaux

La croissance des tumeurs dans le pancréas peut entrainer une perte de poids et des signes de souffrance. La chirurgie du pancréas induit une douleur liée au geste chirurgical. L’injection sous-cutanée de cellules tumorales cause une douleur modérée et un stress. Le suivi de la croissance tumorale hebdomadaire sous anesthésie peut causer du stress chez la souris. Les traitements par champs électrique peuvent causer un stress chez les animaux et des douleurs modérées. Les injections sous-cutanées pour soulager la douleur ou intrapéritonéales et intratumorales pour le traitement peuvent causer une douleur légère chez la souris. Les injections intrapéritonéales pour la réalisation de mesures invasives peuvent causer des douleurs et un stress pour les animaux. Le transport entre les animaleries 1 et 2 peut provoquer un stress léger. La présence de l'électrode et connecteur peuvent causer un inconfort léger chez la spuris.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort, pour analyses ex vivo des organes.

Remplacement

Des études in vitro ont été réalisées pour déterminer les réglages à utiliser pour les champs électriques pulsés et réversibles et documenter leur impact couplé à la chimiothérapie dans des modèles de culture cellulaire. Toutefois ces techniques ne peuvent représenter correctement la physiologie du développement tumoral permise par un modèle animal.

Réduction

Le nombre d’animaux est réduit à ce qui est nécessaire pour être significatif à l'aide de test statistiques adaptés. Des outils d’imagerie non invasive seront utilisés pour suivre le développement tumoral, évitant des mises à mort séquentielles et limitant le degré de souffrance des souris, les tumeurs étant détectées très tôt.

Raffinement

Le suivi de la douleur sera réalisé une fois par semaine et des points limites clairs ont été définis, entrainant la mise à mort de l’animal si nécessaire. Un suivi est prévu toutes les semaines en post opératoire et après injection des traitements. L’échographie sera réalisée sous anesthésie générale, à celle-ci on ajoutera une analgésie adaptée lors de la chirurgie et des traitements et mesures. Les souris seront hébergées en groupes sociaux dans des cages disposant d’enrichissement. Le transfert des souris de deux établissements est réalisé dans des boites de transport simples car ces deux animaleries étant localisées dans le même bâtiment au même étage. Les animaux ne restent pas plus de 30 minutes en boites de transport et ne sortent pas à l’extérieur.

Choix des espèces

La souris est un bon modèle permettant de mimer les tumeurs du pancréas humaines. Les souris seront utilisées à partir de l’âge adulte (8 à 10 semaines) afin de documenter l’impact des traitements sur un organisme mature.