Souris
Connexions du noyau de l’habénula ; afférences des neurones TBR1 de la région noyau entopédonculaire/hypothalamus latéral.
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Issues du croisement de deux lignées transgéniques présentes dans le laboratoire et porteuses d'une fluorescence rouge dans les neurones de l'habénula, 80 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chacune subit une chirurgie stéréotaxique de trente à quarante minutes sous anesthésie générale, le temps d'injecter lentement un traceur dans le cerveau. L'inconfort attendu se limite selon le porteur aux sutures et disparaît avec la cicatrisation en 24 heures, les coordonnées d'injection ayant d'abord été calées sur des animaux morts. Deux à trois semaines plus tard, les 80 souris sont tuées pour prélever leur cerveau, mise à mort que le porteur qualifie d'"indispensable" et qui doit préparer des travaux ultérieurs sur d'autres souris transgéniques.
Objectifs
Ces dix dernières années, un nombre important de travaux précliniques ont adressé le rôle d’une structure particulière du cerveau, l’habénula, dans diverses pathologies psychiatriques, en particulier la dépression, ainsi que dans des processus de récompense/motivation, notamment associés à l’addiction. Les connexions de cette structure sont relativement bien connues car étudiées depuis plus de 50 ans par diverses approches anatomiques et dernièrement par des techniques de traçages génétiques. Cette structure de petite taille est cependant hétérogène, étant constituée de plusieurs types de neurones qui semblent impliqués de manière différentielle dans les diverses réponses émotionnelles et motivationnelles et qui définissent des compartiments dans l’habénula. Ainsi les objectifs des recherches actuelles par de nombreux laboratoires sont de précisément étudier ces divisions. Cependant, ces neurones ne forment pas une population homogène et, jusqu’à aujourd’hui, il n’y avait aucun marqueur afin de caractériser des populations spécifiques. Nous avons identifié un marqueur potentiel sous la forme d’une protéine : TBR1. En effet, nous avons identifié de nombreux neurones exprimant cette protéine dans le télencéphale basal et nous avons de bons arguments (développement) qui suggèrent qu’ils sont à l’origine de projections dans l’habénula. L’objet du projet est de confirmer la nature de ces neurones, les projections dans l’habénula et identifier certaines de leurs connexions. Ce travail est préliminaire à des études fonctionnelles plus poussées avec des modèles de souris transgéniques permettant de manipuler spécifiquement ces neurones, et donc qui permettront l'étude fonctionnelle de ces neurones dans le cadre de pathologies psychiatriques.
Bénéfices attendus
Nous serons à ma connaissance les premiers à identifier un phénotype chimique spécifique d’au moins une population de neurones spécifiquesprojetant dans l’habénula depuis le télencéphale basal. Ce travail ouvre la voie à des études ultérieures avec des modèles de souris TBR1 pour des études à la fois de traçage et fonctionnelles plus exhaustives. Ceci pourra donc déboucher sur des avancées significatives concernant le rôle de l’habénula dans diverses pathologies psychiatriques et notamment des formes résistantes de dépression.
Procédures
Les animaux recevront des injections ciblées de molécules nous permettant de déterminer l'endroit où les neurones ciblés envoient leurs axones. Cette technique nécessite une intervention chirurgicale de courte durée sous anesthésie générale et avec injection d'analgésiques. La durée de l’intervention est de 30 à 40 mn, essentiellement due au temps de l’injection sur plusieurs minutes.
Impact sur les animaux
Les expériences d’injection de traceurs neuronaux sont susceptibles d’entrainer un inconfort temporaire modéré, particulièrement au niveau des sutures. Cet inconfort disparait avec la cicatrisation en 24h. La douleur est prise en charge par des analgésiques.
Devenir
La mise à mort des animaux est indispensable pour le prélèvement du cerveau 2 à 3 semaines après la chirurgie
Remplacement
La nature anatomo-fonctionnelle de ce projet impose de travailler sur l’animal entier et ne peut s’envisager sur modèles in vitro. Le choix de la souris s'impose comme étant le modèle mammifère le plus adapté.
Réduction
Afin de réduire le nombre d’animaux utilisé, les coordonnées stéréotaxiques seront déterminées initialement sur animaux morts. Le nombre d’animaux utilisés est déterminé par les données passées sur ce genre d’expérience par rapport à la taille de la région ciblée pour l’injection.
Raffinement
Le poids des animaux sera surveillé dans les trois jours suivant la chirurgie. Tout signe de douleur ou le développement d’un hématome sous cutané sera aussi recherché pendant cette période de trois jours. Si des signes de douleur sont apparents, celle-ci sera prise en charge par un analgésique. Si l’état de l’animal ne s’améliore pas à la troisième journée, une intervention du vétérinaire sera demandée. Afin de faciliter la récupération des animaux, les cages seront enrichies avec des dômes en carton et des nestlets pour permettre la confection d'un nid.
Choix des espèces
Le choix de l’espèce est dicté par les données actuellement disponibles (Atlas pour les coordonnées d’injection et structures déjà décrites) et la présence de deux lignées transgéniques dans nos locaux. Nous utiliserons les souris issues du croisement de reproducteurs permettant une fluorescence rouge dans les neurones qui sont abondants dans l’habénula. Toutes les chirurgies s’effectueront sur animaux adultes.
Infarctus du Myocarde chez la souris – Identification de cibles thérapeutiques
- Recherche appliquée
- Troubles cardiaques
Six échocardiographies sous anesthésie gazeuse, trois prélèvements sanguins à la veine mandibulaire et une chirurgie provoquant un infarctus du myocarde: 588 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, toutes tuées pour prélever le cœur. Le porteur indique que les animaux chez qui la thérapie génique échoue développeront une insuffisance cardiaque, avec troubles du rythme, difficultés à l'effort et morts subites, et que le risque anesthésique augmente chez des souris dont la fonction cardiaque est déjà dégradée. L'objectif déclaré est d'identifier des cibles de régénération cardiaque pour l'humain, dans un cadre translationnel adossé à des cliniciens. Le choix de la souris repose, selon le porteur, sur la similarité du développement et du fonctionnement cardiaques avec l'humain et sur la pertinence du modèle d'infarctus, seuls des animaux adultes étant utilisés.
Objectifs
L’objectif global de ce projet de recherche est d’identifier de nouvelles cibles cliniquement pertinentes pour induire la régénération et réparation cardiaque chez l’Homme à la suite d’une cardiomyopathie d’origine ischémique (Infarctus du myocarde). Ce projet s’inscrit dans un contexte translationnel vers le développement d’un traitement clinique grâce à l’étroite collaboration avec les cliniciens.
Bénéfices attendus
Ainsi, ce projet va permettre d’augmenter nos connaissances sur la régulation de la prolifération des cardiomyocytes et la régénération cardiaque afin de développer de nouvelles stratégies thérapeutiques pour combattre les pathologies cardiovasculaires qui constituent un problème majeur en santé publique.
Procédures
-1 Chirurgie d'infarctus du myocarde sous anesthésie générale (classe modérée; 45 min-1h) - 1 injection intraveineuse sous anesthésie générale ou rétroorbitaire sous anesthésie générale et locale (classe légère, 2-5 min) - 3 prélèvements sanguins à la veine mandibulaire (classe légère, 2-5min) -6 échocardiographies sous anesthésie gazeuse (classe légère, 30 min) - 1 injection intra péritonéale (classe légère, 1 à 2 minutes)
Impact sur les animaux
Des douleurs post-chirurgie et aux sites d’injection sont à envisager. Par ailleurs le stress lié à l’anesthésie est à prendre en considération. Si le traitement par thérapie génique ne fonctionne pas, il n’y aura pas d’amélioration de la pathologie cardiaque induite par le modèle d’infarctus du myocarde. Ainsi, les animaux suite à la chirurgie, vont développer au cours du temps une pathologie cardiaque qui conduira in fine à une insuffisance cardiaque se caractérisant particulièrement par des difficultés à l’effort avec des troubles du rythme et des morts subites. Au cours du projet, certains animaux recevront une injection unique par voie intra péritonéale et seront soumis à un prélèvement sanguin. La principale nuisance attendue est le stress de l'animal lié à la contention. Des injections intraveineuses seront également réalisées sous anesthésie générale gazeuse. Les échographies réalisées pour le suivi de la fonction cardiaque seront réalisées sous anesthésie générale pour limiter le stress des animaux. Cependant, les anesthésies pourront être réalisées sur des animaux dont la fonction cardiaque n'est pas optimale. Le risque de mort inhérent à toute anesthésie pourrait être augmenté chez ces animaux.
Devenir
A l'issue de la procédure, tous les animaux seront mis à mort afin de prélever les coeurs et faire des analyses post-mortem.
Remplacement
Notre projet nécessite l’utilisation d’animaux. Malgré les stratégies de remplacement mises en place dans le projet, ces dernières ne peuvent pas remplacer l’organisme entier en raison de l’isolement des cellules du contexte physiologique. Ainsi, l’expérimentation animale utilisant des souris contrôles et rapportrices est indispensable à l’étude intégrée des phénomènes physio-pathologiques et à la réalisation de notre projet.
Réduction
Afin de limiter ou éviter l'utilisation subséquente d'animaux supplémentaires, et ce, sans pour autant compromettre le bien-être animal, tout en obtenant suffisamment de données pour répondre aux questions reliées à l'étude, des stratégies ont été mises en place. Ainsi, l’élaboration précise des protocoles et le choix pertinent des contrôles sont des éléments déterminants. De plus nous procèderons à une utilisation maximale les données obtenues sur chaque animal. Par ailleurs, l’utilisation d’outils statistiques couplée à notre expérience permettent d’estimer au mieux le nombre d’animaux nécessaires.
Raffinement
Le contrôle des paramètres environnementaux mais également du statut sanitaire des animaux permettra de limiter la variabilité des résultats expérimentaux obtenus, et ainsi de réduire le nombre d’animaux nécessaire à l’obtention de résultats statistiquement valables. Des stratégies d’optimisation sont mises en place au cours du projet afin de réduire voire de supprimer la douleur, la souffrance et l’angoisse chez l’animal. - Modifications apportées à l'élevage afin d'améliorer le bien-être des animaux : enrichissement des cages. - La planification des procédures expérimentales (disponibilité des locaux d'expérimentation, du matériel, période d'acclimatation des animaux aux pièces d’expérimentation) diminue le stress des animaux et favorise la validité de l'expérience. - Lors du procédé chirurgical, recourir à l'anesthésie/analgésie, donner les soins pré-, per- et post-opératoires adéquats. Établir des points limites les plus précoces possibles en fonction de l'objectif de l'expérimentation
Choix des espèces
Chez la souris, le développement et le fonctionnement physiologique du cœur sont similaires à ceux décrits chez l’Homme. Par ailleurs, le modèle d’Infarctus du Myocarde représente le modèle le plus pertinent en ce qui concerne la compréhension de la physio-pathologie humaines. Pour ce projet, seules les souris adultes seront utilisées. Les stades adultes permettront d'étudier les cibles thérapeutiques potentielles identifiées pour la régénération cardiaque après infarctus du myocarde.
Mémoire des cellules souches hématopoïétiques au cours du temps
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
Pour savoir si des infections répétées altèrent la mémoire des cellules souches du sang, 1288 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue pour analyse. Elles reçoivent jusqu'à dix injections intrapéritonéales espacées de quatre semaines, un gavage, une injection intratrachéale sous anesthésie gazeuse, une irradiation myéloablative suivie d'une greffe de moelle osseuse dans le sinus rétro-orbitaire, puis jusqu'à cinq prélèvements sanguins au même endroit entre 4 et 20 mois. Le porteur indique une fatigue, une hypothermie légère, un inconfort respiratoire et une perte de poids pendant deux à quinze jours, ainsi qu'une douleur des poumons, de l'œsophage ou de l'œil. Une seule phrase justifie l'effectif de 1288 animaux, celle d'une évaluation destinée à obtenir des résultats statistiquement significatifs.
Objectifs
Les cellules souches hématopoïétiques (CSH) sont responsables de la production et du renouvellement continu de toutes les cellules sanguines. Les CSH peuvent reconnaître les signaux produits en réponse à des infections et produire plus de globules blancs, responsables de la lutte contre l'infection. Cette reconnaissance induit également une mémoire qui leur permet d'avoir une réponse plus efficace lors d'une seconde infection. Nous étudions comment des stimuli mimant des infections répétées peuvent affecter cette mémoire et si cela peut avoir un impact sur la capacité des CSH à produire les cellules du sang.
Bénéfices attendus
La mémoire immunitaire innée a un intérêt thérapeutique car elle permet une protection large et non spécifique contre différentes infections et pourrait être utilisée comme vaccin. Cette mémoire ayant été récemment mise en évidence dans les cellules souches hématopoïétiques, cellules générant les cellules sanguines, il est important d’en connaître toutes les conséquences sur leur fonction afin d’éviter une déficience de l’hématopoïèse. Ce projet a donc un bénéfice important d'un point de vue fondamental.
Procédures
Les procédures utilisées sont les suivantes : multiples injections de molécules en intrapéritonéale (toutes les 4 semaines, jusqu'à 10 injections maximum) sur souris vigiles, injection permettant l'expression d'une molécule fluorescente par une unique ingestion par gavage sur souris vigiles, injection en intratrachéale (unique) sous anesthésie gazeuse, transplantation de moelle osseuse par une unique injection intraveineuse dans le sinus rétro-orbital après traitements myéloablatifs (une unique dose d'irradiation), injection de molécule (unique) ou prélèvement sanguin sous anesthésie gazeuse dans le sinus rétro-orbital (répété tous les mois, de 4 à 20 mois avec un maximum de 5 prélèvements).
Impact sur les animaux
Les animaux peuvent présenter des signes de stress liés à leur contention. Les procédures sont classées modérées en raison de la répétition des gestes expérimentaux et de l’inconfort que peut ressentir l’animal après des injections mimant une infection ou après une myéloablation. Elles peuvent entraîner, selon les procédures, une fatigue, une légère hypothermie, un inconfort respiratoire et une perte de poids pendant 2 à 15 jours. Les souris peuvent présenter une douleur légère à modérée au niveau des poumons, de l’œsophage ou de l’œil pendant une durée de 5 minutes, minimisée par des antalgiques et des anesthésiques.
Devenir
Les animaux seront euthanasiés à la fin de chaque procédure en vue d'analyses.
Remplacement
Dans ce projet, nous souhaitons déterminer si la mémoire immunitaire des CSH est modifiée par le nombre de stimulations auxquelles elles peuvent répondre et si cela impacte sa fonction. L’inflammation que nous induisons est une réponse immunitaire intégrant des systèmes de communication cellulaires complexes (endothélium, système lymphatique et vasculaire, système neuronal) que l’on ne peut actuellement pas reproduire in silico, ni in vitro, ni ex vivo. De plus, il est impossible à ce jour de maintenir des CSH en culture sans induire leur activation et leur différenciation. Pour une étude longitudinale comme c’est le cas ici, nous n’avons pas d’autre choix que d’utiliser le modèle in vivo. Dans ce sens, le modèle murin est particulièrement bien adapté à ces différentes problématiques. Il n’y a donc pas d’alternative actuellement à l’utilisation des souris pour atteindre l’objectif de ce projet. Cependant, des tests de stimulation et des étapes finales d’analyse de différenciation ont/pourront être effectués afin de limiter son utilisation.
Réduction
Le nombre maximum de souris nécessaires (n=1288) a été évalué afin d’obtenir des résultats statistiquement significatifs.
Raffinement
Les expérimentations seront réalisées en veillant à réduire, supprimer ou soulager tout inconfort, douleur ou angoisse subis par les souris afin d'améliorer leur bien-être. Pour cela, les procédures seront effectuées sous anesthésie, dans des conditions stériles, et si nécessaire et si possible, un analgésique et un antibiotique sera administré. L'état de santé des souris sera surveillé quotidiennement à l'aide d'une grille d'évaluation de la douleur, permettant de déterminer les niveaux de douleur afin de prendre les mesures nécessaires pour la limiter. Tout au long de l'étude, les souris seront hébergées dans des conditions conformes à la réglementation européenne en vigueur. Cela inclut un environnement contrôlé avec une température et une ventilation régulée, une lumière suivant un cycle de 12 heures, et une hygrométrie adaptée. Les souris auront un accès constant à la nourriture et à l'eau. Elles seront maintenues en groupes de 3 à 5 animaux par cage. Leur environnement sera enrichi avec des dômes en carton ou du coton.
Choix des espèces
Mammifères dont 99% des gènes sont orthologues à l’homme. Animal de petite taille et à reproduction rapide. Bonne connaissance anatomique, physiologique et biologique de ce modèle. De nombreuses souches d'animaux génétiquement modifiés permettant de poser les questions biologiques qui nous intéressent existent déjà. Nous utiliserons dans ce projet des souris adultes jeunes (entre 6 semaines et 20 semaines au moment du début de la procédure) et âgées (entre 18 et 27 mois).
Exploration de l’activité neuronale au cours d’un comportement atypique dans un modèle murin d’autisme (2/2)
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
1 204 souris vont être utilisées dans ce second volet, chacune passant deux mois de sessions quotidiennes de quarante minutes, la tête immobilisée dans un dispositif de contention, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Deux opérations du crâne précèdent l'entraînement, la seconde durant jusqu'à deux heures. La tâche apprise repose sur une récompense en eau, obtenue en rationnant les souris à la moitié de leur consommation habituelle, avec une pesée quotidienne destinée à ce que la perte de poids ne dépasse pas 10 %. Toutes sont tuées et leur cerveau prélevé, l'objet déclaré étant de comprendre les altérations sensorielles de l'autisme et de tester une molécule déjà passée en essai clinique chez l'humain.
Objectifs
L’autisme est un trouble neurodéveloppemental caractérisé par des déficits sociaux, des comportements répétitifs et les altérations sensorielles. Il est estimé qu'à l'échelle mondiale, environ un enfant sur 34 est atteint d'autisme. Malgré la prévalence de l’autisme, les mécanismes neurobiologiques responsables des changements du comportement ne sont pas bien compris. Une meilleure compréhension de la neurobiologie de l’autisme est cruciale pour la gestion des symptômes des personnes autistes, le développement d'approches thérapeutiques innovantes, ainsi que pour l’amélioration du diagnostic. L'objectif de ce projet est d’utiliser des souris génétiquement modifiées, possédant les traits de l’autisme, pour étudier de manière plus approfondie les altérations neuronales dans l’autisme. Dans cette étude, qui se déroule dans 2 établissements utilisateurs, nous avons donc choisi de nous concentrer sur deux régions du cerveau qui sont similaires entre la souris et l'homme. Nous proposons de développer et d'utiliser une nouvelle expérience comportementale visant à identifier à la fois les altérations comportementales et les modifications physiologiques cérébrales dans ces souris modèles de l’autisme. Ces mesures nous permettront de tester quels mécanismes cellulaires peuvent être responsables des altérations comportementales liées à l'autisme. Finalement, nous pourrons tester grâce à cette tâche comportementale, si une intervention pharmacologique ciblant ces mécanismes peut corriger les altérations comportementales présentes au niveau sensoriel dans l’autisme. Nous utiliserons pour cela, une molécule expérimentale qui a déjà été testée dans des essais cliniques chez l'homme et dont le profil de sécurité et la pharmacocinétique sont bien définis.
Bénéfices attendus
Des études de dépistage à grande échelle menées aux États-Unis suggèrent que la prévalence de l'autisme est de 1 enfant sur 34. Bien qu'il n'existe pas d'études de cette ampleur en Europe, la prévalence de l'autisme est probablement similaire. Les symptômes sensoriels affectent la grande majorité des personnes atteintes d'autisme et ont des conséquences fortement négatives sur leur vie quotidienne. Par exemple, ils pourront avoir des difficultés pour s’intégrer dans une classe bruyante, des difficultés pour manger certains aliments ou pour porter certains vêtements. Ces symptômes sont une source majeure de stress pour les familles concernées. La compréhension des processus neurophysiologiques qui sont à l’origine de ces difficultés sensorielles peut apporter des informations importantes sur la façon dont le fonctionnement du cerveau est altéré dans l'autisme. De telles études peuvent conduire à l'identification des mécanismes moléculaires, cellulaires et cérébrales qui sont responsables des perturbations sensorielles, révélant ainsi de nouvelles cibles pour le développement de traitements pharmacologiques visant à améliorer des symptômes tels que la surcharge sensorielle ou l'hyper/hypo-réactivité sensorielle. De telles études nécessitent des approches invasives et des manipulations qui ne sont pas possibles dans un cadre clinique. Nous pensons que notre étude permettra de mieux comprendre les types de cellules et les circuits impliqués dans l'altération de la perception multisensorielle. Elle fournira des biomarqueurs précliniques pour l'évaluation de nouveaux médicaments expérimentaux. Elle nous permettra d'évaluer l'efficacité d'un médicament expérimental existant qui a été proposé comme traitement de l'autisme. Notre étude a le fort potentiel de fournir des informations qui, à terme, amélioreront la vie des personnes diagnostiquées autistes. Ces connaissances peuvent également renforcer l'autonomie et le bien être des personnes autistes en leur permettant de comprendre pourquoi elles se sentent comme elles le font dans certaines situations.
Procédures
Tous les animaux inclus dans les expériences comportementales seront soumis à deux interventions chirurgicales sous anesthésie et analgésie : la première durera environ 45 à 90 minutes, et la deuxième durera de 90 à 120 minutes (EU « A »). Pour comprendre les mécanismes neurobiologiques sous-jacent de l'autisme, les animaux apprendront à effectuer une tâche comportementale non aversive et non douloureuse, basé sur les récompenses, pendant 45 minutes par jour (EU « B »). En même temps, nous effectuons des mesures de l'activité des neurones du cerveau (EU « B »). Afin de permettre ces enregistrements, les animaux sont entraînés à accepter une contention partielle (immobilisation de la tête). Pour s'assurer que les animaux ne ressentent ni stress ni anxiété, ils seront progressivement habitués à l'installation et à l’immobilisation de leur tête d’une minute à 35 minutes, pendant 5 jours (EU « B »). Cela permet aux animaux d’apprendre que cette immobilisation est réversible et non douloureuse. Lorsqu'ils seront à l'aise avec le dispositif (pas de signes de détresse, capables de manger et boire), l'entraînement à la tâche comportementale commencera. Chaque session de travail comportemental dureras 40 minutes, et les sessions seront répétées quotidiennement pendant 2 mois (EU « B »). Tous les animaux inclus dans les expériences visant à définir l'activité du cerveau hors cadre comportemental seront soumis à une intervention chirurgicale sous anesthésie et analgésie, qui durera 90 minutes (EU « A »). Pour s'assurer que les animaux ne ressentent ni stress ni anxiété, ils seront progressivement habitués à l'installation et à l’immobilisation de la tête d’une minute à 35 minutes, pendant 5 jours (EU « B »). Cela permet aux animaux apprendre que cette immobilisation est réversible et pas douloureuse. Lorsqu'ils seront à l'aise dans le dispositif (pas de signes de détresse, capables de manger et boire), l’enregistrement de l’activité du cerveau commencera (EU « B »).
Impact sur les animaux
1) Chirurgies: Les animaux seront soumis à des interventions chirurgicales sous anesthésie et analgésie. Le risque d'inconfort, de douleur, d'infection et/ou de perte de poids est inhérent à ces procédures. 2) Immobilisation partielle : L’enregistrement de l’activité neuronale des différents groupes des neurones nécessite de maintenir la tête de l'animal dans une position fixe. Cette méthode n'est pas douloureuse et est bien établie dans la littérature, mais elle provoque un malaise pendant les premiers séances. 3) Restriction hydrique : Notre tâche comportementale nécessite la mise en place d’une récompense. Après notre étude précédente, nous avons choisi une récompense hydrique (nécessitant la restriction de l’eau). La perte de poids (10 % du poids initial de l'animal) ne peut être évitée car les souris reçoivent une ration d'eau correspondant à 50 % de leur consommation d'eau ad libitum.
Devenir
Toutes les souris seront euthanisiées et leurs cerveaux seront prélevés pour des analyses post-hoc.
Remplacement
Les expériences proposées dans cette étude nécessitent des circuits neuronaux intacts et des mesures à la fois physiologiques et comportementaux. Un modèle animal est absolument nécessaire pour reproduire la complexité de ces interactions neuronales et ne peut pas être remplacé par les études in vitro ou in silico. Les études cliniques ne sont pas adaptées à notre objectif expérimental des approches invasives sont nécessaires pour répondre à notre question scientifique. Les circuits neuronaux sont bien conservés chez les différentes espèces mammifères et sont donc susceptibles d'être fonctionnellement similaires chez les rongeurs et les humains. L’utilisation des modèles de plus faible sensibilité neuronale (tels que la mouche à vinaigre) n’est pas adaptée non plus à notre projet, car cet organisme ne possède pas la structure cérébrale ciblée par notre étude.
Réduction
Une conception expérimentale minutieuse garantira la reproductibilité des résultats et, avec des techniques d'analyse statistique appropriées, l'utilisation d'animaux sera réduite au minimum. Les protocoles comportementaux, physiologiques, et pharmacologiques ont déjà été mis en place pour une étude précédente sur la perception tactile. Une première étude pilote a été réalisée pour modifier les protocoles comportementaux pour étudier la perception multisensorielle. Cette première étude nous a permis de déterminer le nombre d'animaux nécessaires pour réaliser ces expériences et avoir des résultats statistiquement valides. Cela nous a permis d'assurer la crédibilité de nos résultats avant de procéder à l'étude principale. Les données comportementales, physiologiques, et pharmacologiques seront recueillies auprès des mêmes animaux. Les injections du traitement seront précédées par les injections contrôles dans les mêmes animaux. Toutes les expériences seront réalisées par groupe de 6 à 8 souris, et notre stratégie sur le nombre des souris nécessaire sera adaptée aux résultats. Ces mesures nous permettront de réduire le nombre d'animaux utilisés dans l'étude et de mesurer simultanément plusieurs paramètres.
Raffinement
Tous les résultats scientifiques sur les facteurs influençant le bien-être des animaux ainsi que la capacité des animaux à ressentir et à exprimer la douleur, la souffrance, l'angoisse et les dommages durables seront pris en compte. Les expériences seront conçues et réalisées de la manière la plus éthique possible. Des souris transgéniques seront utilisées pour explorer les déficits multisensorielles dans les modèles de souris d’autisme, et aucune souffrance inhérente n'y est associée. Le bien-être des animaux est impératif pour cette étude. Afin de garantir le moins de gêne et de souffrance pour les animaux, le matériel adéquat sera mis à disposition des personnes autorisées, compétentes et dûment qualifiées, qui respecteront rigoureusement les procédures mises en place. Pour les chirurgies: Utilisation d'anesthésiques, d'analgésiques, d'un anti-inflammatoire, d'une crème pour les yeux et d'un tapis chauffant pour maintenir la température de l'animal. Tous les animaux seront manipulés en utilisant les techniques les moins stressantes possibles, conformément à la littérature : l'utilisation d'un tunnel ou des mains en forme de coupe. Les animaux seront transférés entre les deux sites dans leurs cages d'origine, pendant leur phase active, et placés dans l'obscurité à l'intérieur d'un chariot. . Pendant la restriction en eau, les animaux seront pesés chaque jour, et leur alimentation en eau sera ajustée afin de s'assurer qu'ils ne dépassent jamais une perte de poids de 10 %. Un tube et du matériel de nidification seront placés dans chaque cage afin de garantir la poursuite de tous les comportements normaux de l'animal. Les animaux seront placés dans des cages collectives afin de garantir des interactions sociales. L'hydrogel qui sera fourni comme source d'eau est considéré comme un enrichissement car les animaux le manipulent abondamment avec leurs pattes avant. Les animaux seront habitués à la pièce d’expérimentation. Les animaux seront progressivement habitués à la fixation de la tête pour garantir un stress minimal. Tous les animaux exploreront librement l'installation avant et après chaque session, en marchant et en grimpant sur ses différentes parties. Les stimulations tactiles et auditives utilisées pendant la tâche comportementale ne sont pas douloureuses et ne provoquent pas des crises d’épilepsie. Des points limites spécifiques et des mesures conservatrices pour chaque phase de la procédure sont définis.
Choix des espèces
L’utilisation des souris transgéniques a été privilégiée pour rester cohérent avec les études antérieures effectuées au sein de notre équipe. Les rongeurs ont des systèmes somatosensoriel et auditif très développés et sont considérés comme une espèce modèle pour les études concernant le traitement de certains types d'informations sensorielles. De plus, à ce jour la souris est la seule espèce de mammifère pour laquelle il est possible, facilement, de modifier le génome afin de créer des modèles de maladies humaines. L'étiologie de l'autisme a une forte base génétique. Les modèles transgéniques impliquant la manipulation (suppression ou modification des gènes à haut risque pour l'autisme) sont considérés comme les modèles ayant une forte « valeur de construction ». Conformément aux études précédentes, pour explorer le comportement en même temps que l'activité cérébrale, les souris auront 4-5 semaines au début des chirurgies, 8-9 semaines au début de la tâche comportementale. Pour l'exploration de l'activation du cervelet, les souris auront 10 -12 semaines au début de la procédure.
Evaluation du rôle de la PKC theta en hémostase
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
L'extrémité de la queue coupée et le saignement observé jusqu'à trente minutes, puis la carotide mise à nu et ponctionnée, le saignement observé vingt minutes encore : 32 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Les mêmes animaux subissent les deux épreuves, ce que le porteur présente comme une mesure de réduction. Le projet cherche à mesurer le rôle d'une enzyme, la PKC theta, dans l'arrêt du saignement, avec l'espoir lointain de traitements antiplaquettaires plus sûrs pour les patients. Toutes les souris sont tuées, la ponction de la carotide et la perte de sang qu'elle entraîne étant, selon le porteur, incompatibles avec un réveil.
Objectifs
L’hémostase est le processus biologique assurant l’arrêt des saignements. Elle implique notamment les plaquettes sanguines, qui, suite à une lésion vasculaire, adhèrent, s’activent et agrègent pour former un caillot qui bouche la lésion vasculaire. Ce processus implique différents récepteurs des plaquettes. Des études récentes suggèrent un rôle de la protéine kinase C (PKC) theta dans les voies de signalisation des certains de ces récepteurs. Le but de ce projet est d’évaluer le rôle de la PKC theta dans l’hémostase en évaluant l’impact de son absence ou de la présence d’une PKC theta humaine dans des modèles d’hémostase chez la souris.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus de ce projet sont de mieux comprendre le rôle de la PKC theta dans l’arrêt du saignement. Les récepteurs comprenant la PKC theta dans leur voie de signalisation sont impliqués dans l’arrêt du saignement mais également en thrombose artérielle. Un bénéfice à long terme de ce projet pourrait être le développement de nouveaux traitements antiplaquettaires impactant peu l’arrêt du saignement, et donc plus sûr pour le patient que les traitements actuellement disponibles.
Procédures
Les animaux anesthésiés sont soumis à un temps de saignement à la queue (coupure de l’extrémité de la queue et observation du saignement jusqu’à son arrêt, maximum 30 min) et à une exposition de la carotide avec un temps de saignement à la carotide (ponction de la carotide et observation du saignement pendant 20 min).
Impact sur les animaux
Pour toutes les procédures, une des nuisances attendues est un impact de l’anesthésie sur le rythme respiratoire (irrégulier ou apnée) ainsi que le risque de saignement au site d’incision.
Devenir
Tous les animaux sont mis à mort à la fin de la procédure car une ponction de la carotide, et la perte de sang importante qui en découle, n’est pas compatible avec un réveil de l’animal.
Remplacement
L’objectif de ce projet est d’étudier le rôle de la PKC theta dans l’arrêt du saignement. Ce processus étant particulièrement complexe et faisant intervenir plusieurs types cellulaires (plaquettes, globules rouges, globules blancs) ainsi que les conditions d’écoulement du sang (vaisseau, pression artérielle, flux sanguin), les modèles in vitro ne sont pas assez sophistiqués pour en reproduire toute la complexité. De plus, il n’existe pas à l’heure actuelle de modèle d’arrêt du saignement in vitro.
Réduction
Le projet se fera par étapes. Les mêmes animaux seront utilisés pour les 2 modèles de temps de saignement afin de réduire le nombre d’animaux nécessaire. Ce nombre est fixé à 8 souris/groupe pour l’obtention de résultats statistiquement significatifs. Les effectifs sont calculés selon notre expérience sur les modèles d’hémostase, le critère recherché étant la comparaison de moyennes (temps d’arrêt du saignement, volume de sang perdu).
Raffinement
Une période d’acclimatation de 2 semaines entre l’arrivée des souris à l’animalerie et leur utilisation sera respectée. Les animaux seront habitués à la contention pour faciliter l’injection IP d’anesthésiant. Le stress et la douleur de tous les animaux utilisés dans ce projet seront diminués au minimum: • Par l’hébergement dans des cages en fonction des groupes expérimentaux 3 jours avant l’expérimentation. Ces cages seront munies de particules de bois et enrichies avec des carrés de cellulose, bâtonnets de coton, frisure de papier, ce qui leur permet d’organiser leur environnement selon leurs besoins. Les animaux sont entre 2 et 5 par cage afin d’éviter le stress causé par l’isolement. • Par une anesthésie de l’animal avant et pendant la durée de l’expérimentation • Par l’installation de l’animal sur une plaque chauffée à 38°C afin lutter contre l’hypothermie pendant l’expérimentation ainsi que son réveil en boite à 37°C • Par l’injection d’analgésique avant chaque procédure. • Par application de gel sur les yeux lors de l’anesthésie afin de les protéger. Pendant toutes les expérimentations, les animaux sont surveillés par du personnel entrainé pour vérifier l’absence de signe de douleur grâce à des points limites spécifiques établis pour chaque procédure. Ces points limites permettront de soustraire l’animal aux procédures expérimentales et ainsi limiter sa souffrance et son inconfort.
Choix des espèces
La souris est un animal pour lequel les modèles d’études in vivo sont largement maitrisés et caractérisés, notamment les modèles d’arrêt du saignement. De plus, les techniques de mutation génétique ont permis de générer des souris déficientes pour le la PKC theta ou exprimant la PKC theta humaine, nous permettant ainsi d’évaluer leur rôle respectif dans l’arrêt du saignement. Les souris seront utilisées au stade adule entre 2 et 6 mois. Cet âge correspond à la période utilisant des souris adultes et ne présentant pas encore de vieillissement.
Repositionnement d’inhibiteurs de la voie WNT dans le traitement d’une maladie osseuse rare
- Recherche fondamentale
- Système musculosquelettique
Gavage quotidien, trois injections dans l'abdomen par semaine ou implantation d'une pompe sous la peau, radiographies sous anesthésie, deux heures en cage métabolique et prélèvement de sang par ponction du cœur : 284 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Le projet teste trois inhibiteurs déjà développés pour d'autres maladies sur un modèle murin d'ostéopathie striée avec sclérose crânienne, maladie osseuse rare sans traitement. Le porteur écrit n'envisager "aucun autre dommage" que la manipulation et l'isolement, puis conclut avec la structure chargée du bien-être des animaux non-humains que l'accumulation de ces nuisances légères occasionne une souffrance modérée. Toutes les souris sont tuées pour prélever leurs os et leur cæcum, et le porteur affirme qu'aucune alternative ne remplace le traitement d'un "organisme entier".
Objectifs
L’ostéopathie striée avec sclérose crânienne (OSSC) est une maladie osseuse génétique caractérisée par une augmentation de la formation osseuse par suractivation des ostéoblastes, cellules fabriquant le tissu osseux. Cette activation incontrôlée des ostéoblastes est due à une mutation d'un gène particulier. Les patients présentent du fait de la formation osseuse exagérée, des compressions de structures vasculaires et nerveuses, notamment au niveau du crâne, de la mâchoire ou encore du rachis. Il n’existe à l’heure actuelle aucun traitement à proposer aux patients, qui subissent des interventions chirurgicales à répétition pour lever ces compressions. Un modèle murin de la pathologie a été généré. L’objectif de ce projet est de tester dans le traitement de l’OSSC 3 molécules qui ont déjà été développées et utilisées dans le traitement d’autres pathologies. Grâce à nos précédents travaux, nous avons défini la fenêtre thérapeutique à laquelle nous allons tester 3 inhibiteurs pour traiter les conséquences de la mutation dans le modèle murin de l'OSSC. Entre 8 et 11 semaines, les animaux mutés seront traités avec l'un des trois molécules. A l’issue de ces trois semaines de traitement, les conséquences de l'utilisation de ces 3 molécules seront évaluées par l’analyse du phénotype osseux (analyse par radiographie et microtomographie de l'architecture osseuse).
Bénéfices attendus
L’OSSC est une maladie rare caractérisée par une augmentation de la densité osseuse s’accompagnant de compressions vasculaires et nerveuses. Cette pathologie, causée par des mutations dans un gène identifié et impliqué dans une voie de signalisation impliquée dans le développement osseux, ne bénéficie pour le moment d’aucun traitement efficace. L’objectif de ce projet est de tester dans le traitement de l’OSSC 3 inhibiteurs de cette voie de signalisation déjà développés et utilisés dans le traitement d’autres pathologies. Si l’un ou plusieurs de ces inhibiteurs se révèlent efficaces, ces travaux permettront d’entamer les démarches pour le repositionnement de ces inhibiteurs dans le traitement de l’OSSC.
Procédures
L’identification d’un potentiel traitement pour l’OSSC nécessite soit 3 injections intrapéritonéales par semaine, soit l’implantation de pompes osmotiques soit le gavage quotidien des animaux. A l’initiation du traitement, à mi-chemin et à la fin du traitement, le phénotype osseux des souris est exploré par un examen radiographique qui nécessite une anesthésie et qui dure 5 minutes, 2 h maximum d'isolement en cage métabolique pour le recueil d'urines pour l’analyse des marqueurs osseux urinaires, l’injection de 2 molécules pour analyser la formation dynamique de l’os (2 minutes par injection) et enfin, le prélèvement sanguin intracardiaque pour l’analyse des marqueurs osseux sanguins.
Impact sur les animaux
Aucun autre dommage que d’être manipulé pour l’injection (anesthésies et injections de fluorochromes) et isolé pendant 2h maximum n’est envisagé dans le cadre de la caractérisation du phénotype osseux. Les injections, peuvent éventuellement provoquer une gêne très passagère mais qui ne nécessite pas de médication particulière. Cependant, en concertation avec la SBEA locale, nous estimons que l'accumulation de nuisances légères occasionne une souffrance modérée.
Devenir
Les animaux concernés par cette procédure sont mis à mort pour réaliser des prélèvements post-mortem des os et des caecum qui permettront de caractériser le phénotype osseux et de définir une fenêtre de traitement.
Remplacement
L’OSSC est une maladie rare caractérisée par une augmentation de la densité osseuse s’accompagnant de compressions vasculaires et nerveuses. Cette pathologie, causée par des mutations dans un gène identifié et impliqué dans une voie de signalisation impliquée dans le développement osseux. La culture de cellules mutées in vitro a déjà fourni des informations sur les voies de signalisation impliquées dans le développement de cette pathologie mais toutes ces études préalables in vitro sont menées sur des cellules de patients. Or, ces derniers ne peuvent être diagnostiqués que quand l’ostéosclérose est déjà installée, celle-ci n’apparaissant que lorsque le gène est muté. C’est pourquoi un modèle de souris où le gène est invalidé a été généré. Ce modèle nous a permis de définir la fenêtre thérapeutique (entre 8 et 11 semaines) où les animaux vont être traités. Aucune alternative ne peut remplacer le traitement systémique d’un organisme entier, ici le modèle murin de la maladie, par des inhibiteurs de cette voie de signalisation.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisés est optimisé pour obtenir des résultats statistiques. Leur nombre (284) a été restreint au minimum indispensable de façon à obtenir des données nécessaires à l’éventuel repositionnement d’inhibiteurs déjà existants pour d'autres applications dans le traitement de l’OSSC. L’analyse initiale du modèle à 6 semaines ainsi que nos travaux précédents permet d’estimer la puissance statistique de nos analyses et l’échantillonnage nécessaire pour caractériser les effets biologiques souhaités.
Raffinement
Les animaux seront hébergés dans les conditions standards de l’animalerie. L’utilisation de pompes osmotiques remplace les injections intra-péritonéales ou sous cutanées quotidiennes et réduit donc le stress que représentent la contention et les injections nécessaires sur des périodes prolongées. Le volume libéré par les pompes est beaucoup plus faible que lors d’une injection, puisqu’il diffuse au cours de la journée, et la pompe contient un volume nécessaire pour un traitement chronique sur 4 semaines. Ainsi cela nous permettra de nous affranchir de la clairance et de la demi-vie de la molécule testée. Ce mode d'administration est un mode que nous souhaiterions développer au sein du laboratoire pour limiter le stress des animaux. Sous anesthésie gazeuse, les pompes seront placées sur le côté de l’animal, sous la peau, après avoir effectué une légère incision, puis suturé à l’aide d’agrafes chirurgicales. Ce mode de suture est préféré aux points de sutures avec un fil chirurgical en raison de sa solidité dans le temps et de sa rapidité à mettre en place de manière à diminuer le temps d'anesthésie de l'animal. Les animaux se verront administrer un analgésique au moyen d’une injection sous cutanée ou en intra-péritonéale toutes les 12h pendant 2 jours. Les mesures de densité minérale osseuse, seront effectuées tous les 15 jours sous anesthésie avec analgésie. Le temps de radiographie sera d’environ 5 minutes par animal et il sera surveillé jusqu’à son réveil. Le personnel de l’animalerie et les expérimentateurs assureront une surveillance quotidienne. Nous ne prévoyons pas de complications pour les animaux aux différents temps de la procédure qui se résument à 6 injections intrapéritonéales (anesthésies et injections de fluorochromes dilués dans du sérum physiologique qui sont nécessaires au suivi de la formation dynamique de l’os), 2h maximum d’isolement en cage métabolique pour un recueil d'urines. Cependant, dans l’éventualité d’apparitions de signes de souffrance, les mesures préalablement définies dans le projet - surveillance plus fréquente, traitement analgésique et apport de nourriture gélifiée - seront appliquées. En cas d'impossibilité à réduire ou stopper la douleur, l'animal sera euthanasié.
Choix des espèces
L’identification de potentiels traitement de l'OSSC, maladie rare osseuse, nécessite l’administration systémique dans un organisme entier, ici le modèle murin de la pathologie. Avant l’initiation du traitement, à 8 semaines, à mi-chemin de la durée du traitement et à la fin du traitement à 11 semaines, le phénotype osseux de toutes les souris traitées sera analysé afin de pouvoir analyser l’effet du traitement sur les animaux.
Neuroprotection d’une modulation du métabolisme énergétique cérébral dans le contexte de la maladie d’Alzheimer
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Une pompe implantée sous la peau, puis rechargée quatorze fois : 96 souris vont être utilisées, toutes tuées et leur cerveau prélevé, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Elles reçoivent du lactate en continu, passent deux séances d'imagerie par résonance magnétique sous anesthésie gazeuse, subissent une perfusion d'une heure de substrats marqués au carbone 13, et passent des tests d'anxiété et de dépression ainsi qu'un test de restriction alimentaire dont le porteur admet qu'il peut induire une anxiété. L'objectif déclaré est de compenser le déficit énergétique du cerveau vieillissant ou atteint de la maladie d'Alzheimer. Les deux souches transgéniques retenues sont suivies de 4 à 18 mois, choisies parce qu'elles sont déjà "très étudiées dans la littérature", ce qui permet selon le porteur de limiter le nombre d'animaux témoins.
Objectifs
Le cerveau est l'organe le plus énergivore du corps. Le vieillissement et de manière exacerbée, la maladie d'Alzheimer se caractérisent par une diminution du métabolisme énergétique cérébral. Une moindre utilisation cérébrale du glucose a été démontrée chez les patients atteints de la maladie d'Alzheimer par rapport aux sujets sains. De plus en plus de preuves indiquent qu'un métabolisme anormal du glucose dans le cerveau est un événement précoce détectable bien avant les défaillances cognitives caractéristiques de la maladie d'Alzheimer. Ce déficit énergétique implique de multiples cellules cérébrales : neurones, astrocytes et microglie et impacte leurs interactions, en particulier la navette lactate astrocyte-neurone (Astrocyte-neuron lactate shuttle). Une diminution du transporteur de glucose endothélial et astrocytaire a été rapportée ainsi qu'une diminution de l'expression des enzymes permettant la conversion entre lactate et pyruvate. Ce dysfonctionnement de l'ANLS a été montré, au moins en partie, responsable du déficit énergétique propre à la maladie d'Alzheimer. De plus, il a été mis en évidence que le vieillissement réduit l'expression du transporteur neuronal spécifique du glucose, diminuant l'entrée du glucose dans les neurones. La diminution des acteurs clefs de l'ANLS, carrefour métabolique du cerveau, semble être une caractéristique précoce et majeure de la maladie d'Alzheimer ; le glucose, substrat cérébral principal, ne pouvant plus être métabolisé. L'objectif de ce projet est de stimuler l’ANLS, par administration de lactate dans le but de contrecarrer le déficit énergétique cérébral et limiter ou retarder ainsi les déficits fonctionnels associés au vieillissement et a fortiori à la maladie d’Alzheimer.
Bénéfices attendus
Le vieillissement et de manière plus exacerbée, la maladie d'Alzheimer sont caractérisés par un déficit énergétique cérébral induit par une diminution de la capacité cérébrale à métaboliser le glucose. Nous proposons dans ce projet une stratégie de substitution énergétique en administrant du lactate. Les bénéfices attendus sont un maintien de l'équilibre énergétique cérébral couplé à un maintien des fonctions cérébrales ou un retard dans leurs altérations.
Procédures
- Procédure chirurgicale (implantation de pompes osmotiques + recharges). 1 fois + 14 fois / 15 min. -Examens par résonance magnétique nucléaire sous anesthésie gazeuse ; technique non-invasive pour les animaux (durée : 2 fois ; 30 - 45 min). -Tests de comportements cognitivo-sensori-moteurs, test de l'anxiété et test de dépression (1 fois chaque test, 10 min par test) - Perfusion de substrats marqués au carbone 13 pour permettre la mesure des échanges métaboliques. 1 fois / 1 heure. - Prélèvement du cerveau sur animaux préalablement mis à mort.
Impact sur les animaux
- L'implantation des pompes osmotiques nécessaires à l'administration de lactate nécessite une chirurgie. Chez l'animal anesthésié, des modifications du rythme respiratoire, mises en évidence grâce au monitoring pourraient survenir. Cette nuisance entraînera l'arrêt de l'expérimentation. - L’imagerie par résonance magnétique nucléaire est une technique non invasive, cependant, durant l’examen d'IRM, un changement important du rythme cardiaque et/ou respiratoire, mesurés grâce à un capteur placé entre l'animal et le lit IRM, peut subvenir, du fait de la variabilité entre les animaux de sensibilité aux anesthésiques. Cette nuisance entrainera l'arrêt de l'expérimentation. - Les tests de comportement, notamment le test de restriction alimentaire, pourraient induire une anxiété chez les animaux.
Devenir
Le cerveau des animaux doit être prélevé pour décrypter les mécanismes moléculaires mis en jeu.
Remplacement
Le but final de notre projet de recherche a une envergure translationnelle et nécessite donc une approche intégrative. De ce fait, notre projet nécessitant le fonctionnement du cerveau dans son intégrité afin de tester l'effet neuroprotecteur d'une modulation du métabolisme énergétique cérébral par administration de lactate et de pouvoir envisager une application rapide chez l’Homme, il n'existe pas de remplacement disponible à nos modèles expérimentaux (maladie d'Alzheimer).
Réduction
Une réduction du nombre d’animaux est rendue possible par le fait que l’imagerie par résonance magnétique nucléaire est une technique d’investigation non-invasive et permet donc un suivi longitudinal des animaux ainsi que la réalisation de tests comportementaux, sur les mêmes animaux. Les effectifs ont été déterminés grâce à un calculateur de taille d'échantillons ainsi que par notre expérience acquise lors d’études précédentes. Les différences intergroupes seront mises en évidence par des tests statistiques.
Raffinement
L'Imagerie par résonance magnétique est une technique non invasive, cependant, l’utilisation d’anesthésique peut entraîner des nuisances et des effets indésirables pour les animaux. Afin de limiter les nuisances éventuelles au bien-être des animaux, durant les expérimentations d’imagerie, du gel oculaire sera appliqué afin d'éviter toute sècheresse oculaire et la température corporelle de l'animal sera maintenue grâce à un lit chauffant. Une variation importante du rythme cardiaque et/ou respiratoire, mesurés par un capteur positionné entre le rat et le lit de l'imageur, au cours de l'expérience sera retenu comme point limite. La récupération post-imagerie sera réalisée sous lampe chauffante jusqu’au réveil complet des animaux. Une réhydratation systématique avec sérum physiologique en sous-cutané sera aussi réalisée. Après leur retour en cage collective, les animaux seront observés de façon journalière par le zootechnicien et ou la personne en charge de l'expérimentation. Lors de ces observations, la capacité de l’animal à s’alimenter, le comportement et sa vivacité et l’état du pelage seront vérifiés. Un échange quotidien entre le zootechnicien et l’expérimentateur permettra une intervention et une prise de décision rapide en cas de souffrance constatée. Enfin, afin de garantir le bien-être animal, les animaux seront hébergés en cage collective comprenant une litière, des frisures en papier craft ou lanière de peuplier des bâtonnets de bois à ronger, un tube cartonné pour pouvoir se cacher. Le nombre réduit de manipulateurs (1 seul zootechnicien et 1 unique expérimentateur) participera à réduire le stress des animaux.
Choix des espèces
Les souris utilisées dans ce projet sont deux souches très étudiées dans la littérature, leur utilisation permettra de minimiser le nombre d'animaux contrôles. Les souris partagent de nombreuses similitudes biologiques et génétiques avec les humains, ce qui permet d'observer des mécanismes pathologiques similaires à ceux de la maladie d'Alzheimer chez l'homme. Les modèles de souris transgéniques peuvent être génétiquement modifiés pour développer des caractéristiques de la maladie d'Alzheimer, ce qui permet d'explorer des hypothèses sur la neuroprotection. Il est possible de suivre des souris sur des périodes prolongées pour observer l'évolution de la maladie et l'impact de l'intervention neuroprotectrice. Les modèles murins permettent d'évaluer les fonctions cognitives et comportementales, fournissant des données sur l'efficacité du traitement neuroprotecteur. Le projet porte sur la neuroprotection dans le cadre du vieillissement cérébral sain ou pathologique (maladie d'Alzheimer). Les animaux seront donc utilisés de 4 mois à 18 mois.
Effets de souches probiotiques, de prébiotiques et de certains régimes alimentaires sur une flore intestinale altérée par des antibiotiques chez la souris.
- Recherche fondamentale
- Système gastrointestinal
Gavées quatre jours avec des antibiotiques puis vingt-huit jours avec des probiotiques, 384 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées pour l'analyse de leur tube digestif. L'objet du projet est de dérégler leur microbiote intestinal avec une dose légère d'antibiotique, puis de tester quels régimes, prébiotiques ou probiotiques le rétablissent. Le porteur reconnaît que la contention et le gavage constituent des nuisances, avec un risque de fausse route entraînant la mise à mort immédiate de l'animal, et propose comme raffinement des "caresses avant le gavage". Il affirme qu'aucun effet indésirable n'est attendu "selon plusieurs études" qu'il ne cite pas, et indique administrer les antibiotiques dans l'eau de boisson au détriment de la précision des quantités ingérées.
Objectifs
L’objectif de ce projet consiste à perturber l’équilibre du microbiote intestinal en utilisant un traitement antibiotique léger. Plusieurs régimes sont ensuite testés pour évaluer leur capacité à rétablir ou non l'équilibre intestinal. Ces régimes sont constitués de macronutriments (protéines, lipides, glucides), de probiotiques (microorganismes bénéfiques pour l’organisme) ou prébiotiques (substances non digestives favorables au développement de la flore intestinale).
Bénéfices attendus
Expertiser l'impact d'une dose légère d'antibiotique sur l'homéostasie intestinale. Voir l'impact de certains produits (macronutriments, prébiotiques et probiotiques) sur le microbiote intestinal. Trouver des méthodes alternatives pour améliorer l'homéostasie intestinale par des régimes riches en macronutriments,, prébiotiques ou probiotiques.
Procédures
1)Gavage qui dure 4 jours pour les antibiotiques. (20 secondes par souris) 2) Gavage de probiotiques 28 jours. (20 seconde par gavage par souris) 3)Prelevement de féces une fois par semaine. (Maximum 15 minutes par prelevement) 4) Prise du poids une fois par semaine. (15 seconde paar souris) 5) Prise d'urine une seule fois à la fin du porotocole. (Maximum 15 minutes par prelevement)
Impact sur les animaux
Le modèle avec une dose légère d'antibiotique ne génère pas de diarrhée. Aucun effet indésirable n'est attendu selon plusieurs études. Par ailleurs, bien que réalisée par du personnel compétent, la préhension et la contention ainsi que le geste de gavage constituent des nuisances pour les animaux. Le stress, l'introduction accidentelle de liquide ainsi que la perte de poids sont des complications physiologiques et psychologiques que les manipulateurs vont essayer d'éviter.
Devenir
384 souris seront mises à mort pour analyser l'impact des modifications de la flore intestinale sur le tube dijestif.
Remplacement
Une grande étude in vivo est réalisée en amont de ce modèle. L'impact de 240 souches probiotiques, prébiotiques et macronutriment (lipides) a été réalisé in vitro sur des cellules de l'intestin. Seuls les produits avec un fort impact sont retenus pour la phase in vivo. Présélectionner les produits in vitro est une étape très importante vu le nombre de produits qui ne vont pas être sélectionnés pour la phase in vivo. Cependant, l'impact des antibiotiques passe essentiellement par le microbiote intestinal et seul le modèle animal peut offrir la possibilité de perturber le microbiote intestinal ainsi que les effets de cette perturbation sur l'homéostasie intestinale..
Réduction
Pour réduire au maximum le nombre de souris utilisables pendant la partie in vivo, un grand travail in vitro estréalisé en amont. Les macronutriments, prébiotiques et probiotiques ne présentent que 10 % des produits testés in vitro 90 % des produit testé ne passeront pas à l'étape in vivo. Concernant la partie biostatistique et pour avoir des résultats statiquement interprétables au niveau de l’étude de la flore intestinale, les groupes seront composés de 8 animaux.
Raffinement
Le choix du modèle animal implique automatiquement la prise en compte des mesures de raffinement liées au nombre de souris par cage qui respectera le confort animal. Dans ce modèle le nombre de souris programmé est de 8 souris par cage en portoir ventilé. L’enrichissement des cages et l’entretien des animaux en présence de professionnels et scientifiques expérimentés est la première préoccupation des meneurs de ce projet. Le suivi quotidien des animaux 7 jours sur 7 permettra d’améliorer leurs conditions de vie en captivité en diminuant les sources de stress. Mettre en place une surveillance constante des animaux pendant les procédures expérimentales, pour détecter rapidement tout signe de détresse ou de malaise. Pré-entraîner les animaux à des procédures non douloureuses pour réduire le stress lors des manipulations ultérieures. Utiliser des méthodes de renforcement positif telque les caresses avant le gavage pour faciliter la coopération des animaux. Afin d’éviter de faire subir 2 gavages par jour aux animaux, l’administration des antibiotiques se fera par l’intermédiaire de l’eau de boisson. Cette option prend en compte le bien-être des animaux au détriment de la précision des quantités ingérées. Établir des critères clairs définissant les points limites à ne pas dépasser en termes de détresse, de douleur ou desouffrance animale. Mettre en place des protocoles pour arrêter immédiatement toute procédure en cas de dépassement des points limites, les critéres d'arret par rapport à la souffrance seront les suivants: •score supérieur ou égal à 10 selon critères de jugement •comportement de l’animal : animal isolé par rapport au milieu extérieur, posture inhabituelle, piloérection. •fèces ; décoloration et/ou présence de sang. Au cas ou le gavage abime la trachée ou fait fausse route l'animal est immediatement mis à mort. En cas de souffrance l'utilisation d'analgésique est envisagable.
Choix des espèces
Le protocole sera réalisé avec des souris, car c'est le modèle expérimental le plus utilisé pour l'étude de la santé intestinale et du microbiote. Les modèles murins ont été particulièrement utiles pour mieux comprendre certaines fonctions du microbiote des mammifères, et nous considérons donc qu'ils sont adaptés à nos recherches. Le debut des traitement à 6 semaines coincide avec le debut de maturation de la flore intestinale. Avant la prise des antibiotiques la flore intestinale presentera un indice de diversité trés élevé, l'impact des antibiotiques sur la flore intestinale sera plus important.
Exploration de l’activité neuronale au cours d’un comportement atypique dans un modèle murin d’autisme (1/2)
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
1 204 souris génétiquement modifiées vont être utilisées, toutes tuées et leur cerveau prélevé, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chacune subit deux opérations du crâne sous anesthésie, de 45 à 120 minutes, puis apprend une tâche récompensée par de l'eau, tête immobilisée, quarante minutes par jour pendant deux mois. La récompense repose sur une restriction hydrique, les souris recevant la moitié de leur consommation d'eau habituelle et perdant 10 % de leur poids, perte que le porteur décrit comme impossible à éviter. Il écrit par ailleurs qu'aucune souffrance inhérente n'est associée à l'usage de ces souris transgéniques et que l'habituation garantit qu'elles ne ressentent "ni stress ni anxiété".
Objectifs
L’autisme est un trouble neurodéveloppemental caractérisé par des déficits sociaux, des comportements répétitifs et les altérations sensorielles. Il est estimé qu'à l'échelle mondiale, environ un enfant sur 34 est atteint d'autisme. Malgré la prévalence de l’autisme, les mécanismes neurobiologiques responsables des changements du comportement ne sont pas bien compris. Une meilleure compréhension de la neurobiologie de l’autisme est cruciale pour la gestion des symptômes des personnes autistes, le développement d'approches thérapeutiques innovantes, ainsi que pour l’amélioration du diagnostic. L'objectif de ce projet est d’utiliser des souris génétiquement modifiées, possédant les traits de l’autisme, pour étudier de manière plus approfondie les altérations neuronales dans l’autisme. Dans cette étude, qui se déroule dans 2 établissements utilisateurs, nous avons donc choisi de nous concentrer sur deux régions du cerveau qui sont similaires entre la souris et l'homme. Nous proposons de développer et d'utiliser une nouvelle expérience comportementale visant à identifier à la fois les altérations comportementales et les modifications physiologiques cérébrales dans ces souris modèles de l’autisme. Ces mesures nous permettront de tester quels mécanismes cellulaires peuvent être responsables des altérations comportementales liées à l'autisme. Finalement, nous pourrons tester grâce à cette tâche comportementale, si une intervention pharmacologique ciblant ces mécanismes peut corriger les altérations comportementales présentes au niveau sensoriel dans l’autisme. Nous utiliserons pour cela, une molécule expérimentale qui a déjà été testée dans des essais cliniques chez l'homme et dont le profil de sécurité et la pharmacocinétique sont bien définis.
Bénéfices attendus
Des études de dépistage à grande échelle menées aux États-Unis suggèrent que la prévalence de l'autisme est de 1 enfant sur 34. Bien qu'il n'existe pas d'études de cette ampleur en Europe, la prévalence de l'autisme est probablement similaire. Les symptômes sensoriels affectent la grande majorité des personnes atteintes d'autisme et ont des conséquences fortement négatives sur leur vie quotidienne. Par exemple, ils pourront avoir des difficultés pour s’intégrer dans une classe bruyante, des difficultés pour manger certains aliments ou pour porter certains vêtements. Ces symptômes sont une source majeure de stress pour les familles concernées. La compréhension des processus neurophysiologiques qui sont à l’origine de ces difficultés sensorielles peut apporter des informations importantes sur la façon dont le fonctionnement du cerveau est altéré dans l'autisme. De telles études peuvent conduire à l'identification des mécanismes moléculaires, cellulaires et cérébrales qui sont responsables des perturbations sensorielles, révélant ainsi de nouvelles cibles pour le développement de traitements pharmacologiques visant à améliorer des symptômes tels que la surcharge sensorielle ou l'hyper/hypo-réactivité sensorielle. De telles études nécessitent des approches invasives et des manipulations qui ne sont pas possibles dans un cadre clinique. Nous pensons que notre étude permettra de mieux comprendre les types de cellules et les circuits impliqués dans l'altération de la perception multisensorielle. Elle fournira des biomarqueurs précliniques pour l'évaluation de nouveaux médicaments expérimentaux. Elle nous permettra d'évaluer l'efficacité d'un médicament expérimental existant qui a été proposé comme traitement de l'autisme. Notre étude a le fort potentiel de fournir des informations qui, à terme, amélioreront la vie des personnes diagnostiquées autistes. Ces connaissances peuvent également renforcer l'autonomie et le bien être des personnes autistes en leur permettant de comprendre pourquoi elles se sentent comme elles le font dans certaines situations.
Procédures
Tous les animaux inclus dans les expériences comportementales seront soumis à deux interventions chirurgicales sous anesthésie et analgésie : la première durera environ 45 à 90 minutes, et la deuxième durera de 90 à 120 minutes (EU « A »). Pour comprendre les mécanismes neurobiologiques sous-jacent de l'autisme, les animaux apprendront à effectuer une tâche comportementale non aversive et non douloureuse, basé sur les récompenses, pendant 45 minutes par jour (EU « B »). En même temps, nous effectuons des mesures de l'activité des neurones du cerveau (EU « B »). Afin de permettre ces enregistrements, les animaux sont entraînés à accepter une contention partielle (immobilisation de la tête). Pour s'assurer que les animaux ne ressentent ni stress ni anxiété, ils seront progressivement habitués à l'installation et à l’immobilisation de leur tête d’une minute à 35 minutes, pendant 5 jours (EU « B »). Cela permet aux animaux d’apprendre que cette immobilisation est réversible et non douloureuse. Lorsqu'ils seront à l'aise avec le dispositif (pas de signes de détresse, capables de manger et boire), l'entraînement à la tâche comportementale commencera. Chaque session de travail comportemental dureras 40 minutes, et les sessions seront répétées quotidiennement pendant 2 mois (EU « B »). Tous les animaux inclus dans les expériences visant à définir l'activité du cerveau hors cadre comportemental seront soumis à une intervention chirurgicale sous anesthésie et analgésie, qui durera 90 minutes (EU « A »). Pour s'assurer que les animaux ne ressentent ni stress ni anxiété, ils seront progressivement habitués à l'installation et à l’immobilisation de la tête d’une minute à 35 minutes, pendant 5 jours (EU « B »). Cela permet aux animaux apprendre que cette immobilisation est réversible et pas douloureuse. Lorsqu'ils seront à l'aise dans le dispositif (pas de signes de détresse, capables de manger et boire), l’enregistrement de l’activité du cerveau commencera (EU « B »).
Impact sur les animaux
1) Chirurgies: Les animaux seront soumis à des interventions chirurgicales sous anesthésie et analgésie. Le risque d'inconfort, de douleur, d'infection et/ou de perte de poids est inhérent à ces procédures. 2) Immobilisation partielle : L’enregistrement de l’activité neuronale des différents groupes des neurones nécessite de maintenir la tête de l'animal dans une position fixe. Cette méthode n'est pas douloureuse et est bien établie dans la littérature, mais elle provoque un malaise pendant les premiers séances. 3) Restriction hydrique : Notre tâche comportementale nécessite la mise en place d’une récompense. Après notre étude précédente, nous avons choisi une récompense hydrique (nécessitant la restriction de l’eau). La perte de poids (10 % du poids initial de l'animal) ne peut être évitée car les souris reçoivent une ration d'eau correspondant à 50 % de leur consommation d'eau ad libitum.
Devenir
Toutes les souris seront euthanisiées et leurs cerveaux seront prélevés pour des analyses post-hoc.
Remplacement
Les expériences proposées dans cette étude nécessitent des circuits neuronaux intacts et des mesures à la fois physiologiques et comportementaux. Un modèle animal est absolument nécessaire pour reproduire la complexité de ces interactions neuronales et ne peut pas être remplacé par les études in vitro ou in silico. Les études cliniques ne sont pas adaptées à notre objectif expérimental des approches invasives sont nécessaires pour répondre à notre question scientifique. Les circuits neuronaux sont bien conservés chez les différentes espèces mammifères et sont donc susceptibles d'être fonctionnellement similaires chez les rongeurs et les humains. L’utilisation des modèles de plus faible sensibilité neuronale (tels que la mouche à vinaigre) n’est pas adaptée non plus à notre projet, car cet organisme ne possède pas la structure cérébrale ciblée par notre étude.
Réduction
Une conception expérimentale minutieuse garantira la reproductibilité des résultats et, avec des techniques d'analyse statistique appropriées, l'utilisation d'animaux sera réduite au minimum. Les protocoles comportementaux, physiologiques, et pharmacologiques ont déjà été mis en place pour une étude précédente sur la perception tactile. Une première étude pilote a été réalisée pour modifier les protocoles comportementaux pour étudier la perception multisensorielle. Cette première étude nous a permis de déterminer le nombre d'animaux nécessaires pour réaliser ces expériences et avoir des résultats statistiquement valides. Cela nous a permis d'assurer la crédibilité de nos résultats avant de procéder à l'étude principale. Les données comportementales, physiologiques, et pharmacologiques seront recueillies auprès des mêmes animaux. Les injections du traitement seront précédées par les injections contrôles dans les mêmes animaux. Toutes les expériences seront réalisées par groupe de 6 à 8 souris, et notre stratégie sur le nombre des souris nécessaire sera adaptée aux résultats. Ces mesures nous permettront de réduire le nombre d'animaux utilisés dans l'étude et de mesurer simultanément plusieurs paramètres.
Raffinement
Tous les résultats scientifiques sur les facteurs influençant le bien-être des animaux ainsi que la capacité des animaux à ressentir et à exprimer la douleur, la souffrance, l'angoisse et les dommages durables seront pris en compte. Les expériences seront conçues et réalisées de la manière la plus éthique possible. Des souris transgéniques seront utilisées pour explorer les déficits multisensorielles dans les modèles de souris d’autisme, et aucune souffrance inhérente n'y est associée. Le bien-être des animaux est impératif pour cette étude. Afin de garantir le moins de gêne et de souffrance pour les animaux, le matériel adéquat sera mis à disposition des personnes autorisées, compétentes et dûment qualifiées, qui respecteront rigoureusement les procédures mises en place. Pour les chirurgies: Utilisation d'anesthésiques, d'analgésiques, d'un anti-inflammatoire, d'une crème pour les yeux et d'un tapis chauffant pour maintenir la température de l'animal. Tous les animaux seront manipulés en utilisant les techniques les moins stressantes possibles, conformément à la littérature : l'utilisation d'un tunnel ou des mains en forme de coupe. Les animaux seront transférés entre les deux sites dans leurs cages d'origine, pendant leur phase active, et placés dans l'obscurité à l'intérieur d'un chariot. . Pendant la restriction en eau, les animaux seront pesés chaque jour, et leur alimentation en eau sera ajustée afin de s'assurer qu'ils ne dépassent jamais une perte de poids de 10 %. Un tube et du matériel de nidification seront placés dans chaque cage afin de garantir la poursuite de tous les comportements normaux de l'animal. Les animaux seront placés dans des cages collectives afin de garantir des interactions sociales. L'hydrogel qui sera fourni comme source d'eau est considéré comme un enrichissement car les animaux le manipulent abondamment avec leurs pattes avant. Les animaux seront habitués à la pièce d’expérimentation. Les animaux seront progressivement habitués à la fixation de la tête pour garantir un stress minimal. Tous les animaux exploreront librement l'installation avant et après chaque session, en marchant et en grimpant sur ses différentes parties. Les stimulations tactiles et auditives utilisées pendant la tâche comportementale ne sont pas douloureuses et ne provoquent pas des crises d’épilepsie. Des points limites spécifiques et des mesures conservatrices pour chaque phase de la procédure sont définis.
Choix des espèces
L’utilisation des souris transgéniques a été privilégiée pour rester cohérent avec les études antérieures effectuées au sein de notre équipe. Les rongeurs ont des systèmes somatosensoriel et auditif très développés et sont considérés comme une espèce modèle pour les études concernant le traitement de certains types d'informations sensorielles. De plus, à ce jour la souris est la seule espèce de mammifère pour laquelle il est possible, facilement, de modifier le génome afin de créer des modèles de maladies humaines. L'étiologie de l'autisme a une forte base génétique. Les modèles transgéniques impliquant la manipulation (suppression ou modification des gènes à haut risque pour l'autisme) sont considérés comme les modèles ayant une forte « valeur de construction ». Conformément aux études précédentes, pour explorer le comportement en même temps que l'activité cérébrale, les souris auront 4-5 semaines au début des chirurgies, 8-9 semaines au début de la tâche comportementale. Pour l'exploration de l'activation du cervelet, les souris auront 10 -12 semaines au début de la procédure.
Evaluation de nouveaux traitements dans un modèle MPTP de maladie de Parkinson chez la souris
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
Les souris dont le score de souffrance reste mauvais deux jours de suite sont mises à mort par l'expérimentateur. 3 040 souris vont être utilisées, toutes tuées, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. Elles reçoivent quatre injections de MPTP en une seule journée, espacées de deux heures, qui provoquent hypothermie, perte de poids et baisse de mobilité, puis des prélèvements de sang à la queue et, en fin d'étude, un prélèvement du liquide entourant le cerveau et la moelle. Des tests comportementaux de l'activité locomotrice sont annoncés sans que les épreuves soient nommées, et quatre animaux sont ajoutés à chaque groupe traité pour compenser une mortalité liée à la toxine pouvant atteindre 30 %.
Objectifs
Les maladies neurologiques se définissent par un dysfonctionnement du système nerveux central ou périphérique. Elles revêtent plusieurs formes et touchent un nombre important de personne dans le monde. L’origine de ces maladies est encore mal comprise et les traitements actuels visant à soulager les symptômes ne sont pas optimaux. Le développement de nouveaux outils thérapeutiques est donc essentiel. Pour identifier de nouvelles approches thérapeutiques, nous proposons la réalisation d'un modèle murin de la maladie de Parkinson qui permet d’en reproduire les symptômes afin d’évaluer l’efficacité de nouveaux traitements. Ce modèle est généré par injection aigüe de toxine chez la souris. Le bénéfice attendu est une meilleure compréhension des effets d’un traitement à différentes doses sur la composante comportementale et cellulaire.
Bénéfices attendus
Les études précliniques permettent d’acquérir les premières connaissances sur le comportement d’un candidat médicament, indispensables avant les essais chez l’homme. Les expérimentations sont essentiellement menées sur l’animal. La génération de modèle expérimentaux de la maladie de Parkinson chez la souris est donc nécessaire afin de tester différents composés thérapeutiques. Le bénéfice attendu est l'identification de nouveaux outils thérapeutiques pour cette maladie.
Procédures
Les animaux subiront 4 injections de toxine, sur l'animal vigile (30 secondes) espacées de 2 heures sur une journée. Prélèvements sanguins à la queue (1 minute) sur l'animal vigile (1 prélèvement toutes les 2 semaines ou par mois selon la durée de l'étude). Prélèvements de liquide dans lequel baignent le cerveau et la moelle épinière (1 prélèvement à la fin de l'étude, durée 10 minutes). Les animaux pourront être soumis à des tests comportementaux afin de mesurer l’altération de l’activité locomotrice. L’activité locomotrice sera mesurée en condition normale et après induction du modèle, pour vérifier l’effet du traitement. Les tests comportementaux pourront durer entre 5 minutes et 2 heures.
Impact sur les animaux
L’injection de toxines entraine un suivi spécifique. Les injections peuvent entrainer une hypothermie, une perte de poids et une diminution de la mobilité, les animaux récupérant au bout d’environ 8h. Les tests comportementaux peuvent entraîner un stress léger atténué par les sessions d’habituation et une manipulation régulière des animaux.
Devenir
Tous les animaux sont mis à mort et les cerveaux prélevés pour des analyses.
Remplacement
Ce projet s’inscrit dans le cadre de notre activité préclinique de service. Ce projet recourt à l’utilisation de souris pour plusieurs raisons éthiques : - L’utilisation d’approches neurobiologiques invasives ne peut être faite chez l’homme. -Dans le cadre des modèles de maladie neurodégénérative, l’objectif à terme est de proposer un modèle animal présentant toutes les caractéristiques (motrice, cognitive) de ces affections. Aucun modèle in vitro ne permet l’étude de telles fonctions. De ce fait, le recours à l’animal pour étudier les manifestations comportementales de la maladie et les mécanismes impliqués dans ces processus apparait comme nécessaire pour reproduire les symptômes de la maladie en vue de tester des nouveaux traitements.
Réduction
Nos modèles sont générés dans le cadre d’une activité pré-clinique sur des composés thérapeutiques. Afin de réduire le nombre d’animaux, une analyse de puissance a été effectuée, permettant de réduire le nombre maximum de 12 animaux par groupe incluant les groupes expérimentaux (4 doses différentes de composé) et leur contrôle. La mortalité associée aux injections de MPTP peut aller jusqu'à 30%. Pour avoir un nombre suffisant d'animaux (n=12), nous ajoutons 4 animaux supplémentaires à chaque groupe traité (G2 à G5). Pour chaque animal, un grand nombre de prélèvements post mortem sera réalisé pour maximiser l’utilisation qui peut être faite : les différentes structures cérébrales, la moelle, le LCR (liquide céphalorachidien), le sang et les organes. L’utilisation des mâles et des femelles nous permettra de porter une attention particulière au R de réduire dans la règle des 3R. Des analyses statistiques seront effectuées.
Raffinement
Les animaux seront hébergés en groupes sociaux (3 à 5 par cage). Mesures précoces : le confort de l’animal sera pris en compte à tout moment. Leur surveillance est assurée via une pesée hebdomadaire. Le constat de signes de souffrance entraine une surveillance accrue, avec enregistrement sous forme de fiche de suivi spécifique avec les soins prodigués (isolement, réchauffement, soins médicamenteux, etc.) et l’évolution des signes. La cage est alors signalée par une étiquette « à surveiller ». Cette fiche est close quand l’animal a récupéré ou qu’une décision de mise à mort a dû être prise. Des points limites suffisamment précoces sont définis pour éviter des souffrances aux animaux avec la mise en place de mesures pour les soulager comme une réhydratation, des traitements vétérinaires si nécessaire. Des mesures spécifiques peuvent être prises : si l’animal manque de tonus, une injection intrapéritonéale de solution saline sera réalisée. En cas de plaies celles-ci seront nettoyées et désinfectées. Si malgré ces soins, les scores restent mauvais durant deux jours consécutifs, une décision de mise à mort est prise par l’expérimentateur. Si l’animal a bien récupéré, un suivi visuel journalier et une pesée hebdomadaire seront effectués. Administration du traitement : les administrations sont réalisées quotidiennement et les animaux sont habitués à la contention. Si le traitement provoque des effets indésirables, le traitement peut être interrompu et l’animal surveillé.
Choix des espèces
La souris est un excellent modèle pour les maladies humaines, car son système nerveux est similaire à celui de l’homme. Ce modèle a un intérêt pour la compréhension de la pathologie humaine comme pour la mise au point de traitements thérapeutiques. De plus, l’injection de toxine est bien établie dans notre équipe et les travaux sur la souris sont largement décrits dans les études des maladies neurodégénératives. Les maladies neurologiques apparaissent préférentiellement à l’âge adulte, les animaux seront donc utilisés à partir de 8 semaines. En effet, à cet âge on peut considérer que le système nerveux central a atteint sa pleine maturité.
Mise au point d’une nouvelle approche thérapeutique dans la polyarthrite rhumatoïde
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
Dépourvues de cellules immunitaires par construction, les souris de ce projet reçoivent des cellules humaines qu'elles ne peuvent pas rejeter. 904 d'entre elles vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures déclarées d'un niveau de souffrance léger à modéré. Elles subissent une injection intraveineuse puis des injections dans l'abdomen tous les trois à quatre jours pendant trois semaines, et une partie un prélèvement de sang hebdomadaire sous anesthésie pendant quatre semaines, pour tester des molécules censées détruire les cellules productrices d'auto-anticorps de la polyarthrite rhumatoïde. Le porteur annonce pourtant une douleur "modérée à sévère" attendue lors de la réaction du greffon contre l'hôte, réaction qu'il dit limiter en renonçant à irradier les souris.
Objectifs
La polyarthrite rhumatoïde (PR) est une maladie autoimmune caractérisée par une inflammation des articulations qui évolue par poussées, espacées par des périodes de rémission, aboutissant en quelques années à une invalidité aux conséquences socio-économiques lourdes. Notre équipe de recherche développe depuis plus de 20 ans des nouvelles approches d’immunothérapie dans la PR pour cibler les cellules pathogènes et particulièrement les lymphocytes B qui sécrètent les auto-anticorps. Le diagnostic de la PR repose sur la présence de ces auto-anticorps dont les cibles de ces auto-anticorps ont été parfaitement identifiées et plus particulièrement certains peptides citrulliné. Nous allons tester de nouvelles molécules thérapeutiques ciblant les cellules exprimant les auto-anticorps. De précédentes études nous ont déjà permis d’évaluer les propriétés de ces nouvelles molécules thérapeutiques. Les résultats obtenus étant très encourageants, nous souhaitons poursuivre le développement de l’utilisation de ces molécules. Ce projet nous permettra de valider le potentiel de ces molécules pour cibler les cellules sécrétant les auto-anticorps dans des modèles expérimentaux plus pertinents et plus proches de la situation en clinique, pour envisager de nouvelles approches thérapeutiques dans la PR.
Bénéfices attendus
Notre projet permettra d’évaluer l’efficacité thérapeutique d’une biothérapie innovante basée sur des molécules permettant de détruire les cellules exprimant/sécrétant les autoanticorps. Le bénéfice de notre nouvelle approche thérapeutique est la destruction spécifique des cellules B pathogènes sans détruire les cellules B non pathogènes. Les traitements actuels ciblant toutes les cellules B entrainent une immunosuppréssion globale qui peut entrainer des effets secondaires graves tels que le développement de cancer ou le défaut de réponse immunitaire des patients à des agents pathogènes. En ciblant spécifiquement les lymphocytes B pathogènes, notre stratégie permettra de proposer de nouveaux traitements pour la PR et pourrait être étendue à d’autres maladies auto-immunes dans lesquelles il y a également une production d’auto-anticorps pathogènes.
Procédures
Les animaux seront soumis à 1 injection intra-veineuse (30 secondes) et plusieurs injections intra-péritonéales (
Impact sur les animaux
Douleur légère dûe aux injections intrapéritonéales ou intraveineuses. Une douleur modérée peut être attendue lors de la croissance des cellules cibles exprimant/sécrétant les auto-anticorps. Une douleur modérée à sévère peut être également attendue lors de la réaction du greffon contre l’hôte.
Devenir
Tous les animaux seront euthanasiés à l’issue des procédures pour analyser l’impact des molécules testées sur les cellules exprimant/sécrétant les auto-anticorps.
Remplacement
Les molécules utilisées dans ce projet ont toutes été validées in vitro dans un premier temps afin d’optimiser chacun des paramètres et seules les molécules efficaces in vitro seront évaluées in vivo chez des souris immunodéficientes. Les souris immunodéficientes, injectées avec des cellules immunitaires humaines, permettent d’évaluer l’impact de la molécule à tester sur la réponse immunitaire humaine et vice-versa l’impact de la réponse immunitaire sur la molécule à tester. L’utilisation de souris immunodéficientes est donc indispensable pour évaluer les propriétés des molécules thérapeutiques dans les conditions qui seront utilisées en clinique. Elles constituent aujourd’hui les modèles les plus pertinents pour décrypter les effets des molécules et sont aujourd’hui bien plus adaptées que les souris immunocompétentes ou les modèles expérimentaux ex-vivo. Elles sont indispensables pour définir les propriétés des nouvelles molécules thérapeutiques avant application chez l’Homme.
Réduction
Le suivi longitudinal que nous avons choisi pour ce projet permet d’utiliser les mêmes souris sans avoir à les euthanasier à différents temps pour évaluer l’efficacité des molécules à tester. Pour estimer le nombre d’animaux nécessaire, nous nous sommes basés sur les expériences réalisées précédemment dans des publications utilisant des modèles expérimentaux similaires et avons calculé, avec un logiciel spécialisé, le nombre nécessaire et suffisant d’animaux pour obtenir des données interprétables au niveau statistique Les souris immunodéficientes sont généralement irradiées avant greffe avec des cellules humaines pour permettre une meilleure prise de greffe mais cette irradiation favorise également la maladie du greffon contre l’hôte, limitant la survie des souris greffées. Afin de limiter le nombre de souris, nous n’envisageons pas, dans ce projet, d’irradier les souris.
Raffinement
Toutes les mesures seront prises pour réduire la souffrance et le stress des animaux. Les animaux seront observés quotidiennement pour rechercher tout signe de douleur et de stress grâce à une grille de score qui prend en compte de nombreux paramètres comportementaux et la perte de poids des souris sera évaluée 2 fois par semaine. Un enrichissement des cages sera réalisé en utilisant des copeaux de litière et des igloos, mais surtout de la nourriture humidifiée dans la cage en cas d’observation de perte de poids. Les souris seront suivies sur une période de 4 semaines post-injection et euthanasiées. Les animaux immunodéprimés peuvent présenter un phénotype dommageable selon les conditions d’hébergement. Les souris seront réceptionnées à l’âge de 5-6 semaines ou 12-13 semaines selon la lignée et seront incluses dans les protocoles expérimentaux après 8 à 10 jours d’acclimatation. Les souris seront hébergées et manipulées dans des conditions préservant leur statut immunologique. Elles seront changées avec du matériel autoclavé et de préference en premier, dans une hotte change cage, de façon à éviter toute contamination. Les souris ne seront pas gardées plus de 1,5 mois en zone d’hébergement et ne devraient pas montrer de phénotype particulier dû à leur déficit immunitaire. Enfin, pour éviter l’apparition de la réaction du greffon contre l’hôte, nous évaluerons également la possibilité d’utiliser d’autres cellules ne provoquant pas ce type de réaction immunitaire.
Choix des espèces
Les souris immunodéprimées sélectionnées pour ce projet ont une caractéristique essentielle de ne pas avoir de cellules immunitaires permettant ainsi l’injection de cellules humaines, qui ne sont pas détruites par la souris. Les souris injectées avec les cellules immunitaires humaines permettent de tester de nouvelles approches thérapeutiques. Elles permettent d’évaluer l’impact de la molécule à tester sur la réponse immunitaire humaine et vice-versa, l’impact de la réponse immunitaire sur la molécule à tester. Elles constituent aujourd’hui les modèles les plus pertinents pour décrypter les effets des molécules et sont aujourd’hui bien plus adaptées que les souris immunocompétentes ou les modèles expérimentaux ex-vivo. Dans la littérature, ces souris sont injectées avec les cellules humaines à l’âge adulte (6-7 semaines). Elles seront donc réceptionnées à l’âge de 5-6 semaines ou 12-13 semaines et seront incluses dans les protocoles expérimentaux après 8 à 10 jours d’acclimatation.
Etude de l’inhibition de la croissance tumorale de cellules cancéreuses dans des modèles de souris immunodéficients à l’aide de microARNs
- Recherche fondamentale
- Oncologie
160 souris immunodéficientes vont être utilisées, chacune portant une tumeur humaine greffée sous la peau du flanc et recevant jusqu'à trente-deux injections intraveineuses sur seize semaines, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles sont attrapées et maintenues six fois par semaine pour la mesure de la tumeur et la pesée, et subissent des prélèvements de sang sous anesthésie légère. Cinq lignées de cancer humain leur sont greffées, du sein, du pancréas, du poumon, du foie et un mélanome, pour comparer un groupe traité par microARN à un groupe sous placebo. Toutes sont tuées pour que les tumeurs soient collectées, tandis que l'avancée annoncée pour les patients reste écrite au conditionnel.
Objectifs
En France, avec près de 430 000 nouveaux cas de cancers (incidence) et à 150 000 décès (mortalité) en 2023, les cancers représentent l’une des principales causes de mortalité. Le nombre de nouveaux cas de cancers détectés correspond à près de 1 200 cas par jour sur une année. Les cancers les plus fréquents sont ceux du pancréas, du sein, du côlon-rectum et du poumon. Dans ce contexte, les microARNs (miARNs) sont de petites molécules régulant la biologie des cellules cancéreuses. Ils sont actuellement très étudiés en oncologie et représentent de nouvelles cibles thérapeutiques. Notre objectif est de démontrer l’efficacité de ces candidats sur l’inhibition de la croissance des cellules tumorales humaines dans un modèle de greffes sous-cutanées chez la souris immunodéficiente. Ainsi, 1 lignée de cancer du sein, 1 lignée de cancer du pancréas, 1 lignée de cancer du poumon, 1 lignée de cancer du foie et 1 lignée de mélanome seront utilisées. L’étude de l’effet de ces miARNs sur la croissance des tumeurs de souris greffées avec des cellules cancéreuses, consistera à comparer un groupe de souris traitées avec le médicament à un groupe de souris traitées avec un placebo.
Bénéfices attendus
A ce jour, la mise en évidence de nouveaux traitements ou de nouvelles combinaisons de traitements représenterait une avancée majeure dans la prise en charge thérapeutique des patients atteints de cancer du sein, du pancréas, du poumon, du foie et de mélanome de type agressif et réfractaire. Notre étude s’attache à proposer de nouveaux traitements ou de nouvelles combinaisons de traitements afin de contrecarrer la résistance aux traitements et les mécanismes d’échappement.
Procédures
Des cellules humaines seront injectées en sous cutané (1 fois, 5 minutes), ceci entrainera le développement d'une tumeur au niveau du flanc. Les animaux seront pris en contention 3 fois/ semaine (1 minute) pour la mesure de la tumeur et 3 fois /semaine (30 secondes) pour la prise de poids, pendant 16 semaines maximum et subiront une prise de sang (45 secondes). Lors des traitements thérapeutiques (durée de 4 à 16 semaines), les animaux subiront des injections intra-veineuses (8 fois minimum à 32 fois maximum, 20 secondes) et un prélèvement sanguin (sous anesthésie légère).
Impact sur les animaux
Le développement d’une tumeur après inoculation de cellules tumorales peut entrainer une gêne à la locomotion dans de très rares cas. Lors des traitements, les animaux subiront des injections intra-veineuses répétées et un prélèvement sanguin (sous anesthésie légère). Ceci pourrait entrainer une irritation au point d’injection et une légère douleur. Les contentions multiples pour les traitements, le suivi tumoral ou la prise de poids peuvent entrainer un stress.
Devenir
Les animaux seront tous mis à mort à la fin de la procédure expérimentale, afin de collecter les tumeurs pour analyses.
Remplacement
Notre laboratoire développe des modèles cellulaires en 3 dimensions (type sphéroïdes, tumoroïdes et organoïdes) permettant de remplacer une partie des études précliniques chez la souris en testant in vitro l’efficacité des miARNs. Seuls les miARNs ayant montré un effet significatif sur l’inhibition de l’agressivité des cellules tumorales ont été choisis dans cette étude. Bien que pertinents, ces systèmes comportent des limites et ne récapitulent pas toute la complexité du développement tumoral chez l’homme ce qui explique le recours à des animaux.
Réduction
Afin de réduire au maximum le nombre d’animaux utilisés, nous avons utilisé un test statistique ainsi que des résultats préalables, détaillés dans la littérature. Grâce à ces approches, nous avons déterminé que des groupes expérimentaux composés de 10 animaux permettront d’obtenir des résultats statistiquement corrects et qui ne compromettront pas l’interprétation de nos résultats. Les travaux seront réalisés sur des souris femelles pour les modèles de cancer du sein et sur des souris mâles pour les autres cancers.
Raffinement
Les animaux seront hébergés en groupe dans un milieu enrichi pour limiter leur stress. Les animaux seront surveillés hebdomadairement par le personnel animalier lors du change et quotidiennement par les personnes en charge de l’expérimentation afin d’observer leur comportement, leur apparence et tous signes qui permettraient d’identifier des indications révélatrices de souffrance animale. Toutes les expériences et manipulations des animaux seront effectuées afin d’assurer le bien-être animal et de réduire au minimum le niveau de stress des animaux. Les animaux seront anesthésiés pour la greffe cellulaire. Ils seront anesthésiés et recevront un analgésique lors du prélèvement sanguin. Les animaux seront également suivis périodiquement avec des points limites définis en lien avec le site d’implantation des cellules tumorales. Si l’un des points limites définis est atteint, l’animal sera mis à mort.
Choix des espèces
Dans le cadre de notre étude, nous utilisons des modèles qui sont bien caractérisés dans la communauté scientifique. L’utilisation de souris mâles et femelles permet une analyse statistique plus étendue en comparaison des mammifères de plus grandes tailles et représente un modèle de choix compte tenu des similitudes avec l’Homme. Dans le cadre de notre étude, nous utilisons des modèles qui sont bien caractérisés au laboratoire ou par ailleurs. Dans ce contexte, les modèles de souris immunodéficientes représentent les modèles les mieux caractérisés pour la mise en place de greffe de cellules humaines sans rejet. Nous utiliserons des souris adultes d’âge homogène de 8 à 12 semaines. A ces âges, les animaux présentent des caractéristiques adultes et sont réceptifs à la prise de greffes à 100%.