Souris

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  • Recherche appliquée
    • Troubles gastrointestinaux
Souris : 3980
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3 980 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue pour prélèvement de tissus, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Une colite leur est induite, des électrodes sont implantées par une chirurgie de vingt minutes pour mesurer leur sensibilité viscérale, et elles sont tuées trois jours plus tard, après des injections intraveineuses et des prélèvements de sang à la veine caudale ou jugulaire. Le porteur écrit que chaque procédure induit de la douleur et qu'aucun antidouleur ne peut être administré, la médication risquant d'interférer avec l'inflammation recherchée et avec la molécule testée. Il conclut que ces limites rendent l'expérimentation animale "incontournable" et le recours à l'"organisme entier" "indispensable", pour évaluer des molécules dont l'apport annoncé reste de préparer un passage en clinique.

Objectifs

Les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin, touchent chaque année des milliers de personnes en France, avec des phases inflammatoires suivies de rémissions. Les symptômes incluent diarrhée, fièvre, douleurs abdominales, fatigue et perte d’appétit, rendant leur traitement complexe. L'objectif thérapeutique évolue vers la recherche d'une "rémission physiologique". Malgré les avancées des thérapies biologiques, leur coût élevé et leur efficacité parfois limitée nécessitent le développement de nouvelles stratégies thérapeutiques. Les effets polyvalents des molécules et les enjeux thérapeutiques sous-jaccents rendent indispensable l’utilisation de modèles in vivo. Nos modèles d’inflammation et de douleur intestinale sont indispensables pour étudier les effets d’une molécule sur un organisme entier et pour accélérer le passage en clinique chez l’homme. L’objectif de cette étude est d’évaluer l’efficacité de nouvelles molécules thérapeutiques pour les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin chez la souris via 3 modèles inflammatoires. En ce qui concerne le choix d’un modèle aigu ou chronique, il dépendra d’une part du mécanisme d’action de la molécule à tester et d’autre part de la cible thérapeutique. De la même façon, la fréquence, la voie et le volume des administrations seront variables puisque dépendants des molécules.

Bénéfices attendus

Les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin, touchent chaque année des milliers de personnes en France, avec des phases inflammatoires suivies de rémissions. Les symptômes incluent diarrhée, fièvre, douleurs abdominales, fatigue et perte d’appétit, rendant leur traitement complexe. L'objectif thérapeutique évolue vers la recherche d'une "rémission physiologique". Malgré les avancées des thérapies biologiques, leur coût élevé et leur efficacité parfois limitée nécessitent le développement de nouvelles stratégies thérapeutiques. L’objectif de cette étude est d’évaluer l’efficacité de nouvelles molécules thérapeutiques pour les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin chez la souris. La validation de molécule(s) analgésique(s) et/ou anti-inflammatoire(s) dans des modèles de maladies inflammatoires chroniques de l’intestin murins serait un premier pas vers des tests chez l'humain et la possible commercialisation de molécules pouvant soulager ces millers de personnes en France attends de maladies inflammatoires chroniques de l’intestin

Procédures

Lors des différentes procédures les animaux seront soumis à une chirurgie (sous anesthésie et analgésie) afin d'implanter les électrodes nécessaires pour mesurer la sensibilité viscérale des animaux. La chirurgie dure environ 20 minutes par animal et ces derniers sont observés quotidiennement puis sacrifiés après 3 jours. Les animaux seront également soumis à des injections en intra-veineuse d'une durée de 30 secondes des différentes molécules analgésiques à tester. Selon la molécule à tester, un prélèvement sanguin pourra être réalisé au cours ou à la fin de la procédure expérimentale. La fréquence et le volume dépendront de l'étude. Cependant, les prélèvements seront effectués en total respect de la réglementation internationale et européenne. Les volumes et fréquences des prélèvements seront déterminées selon la publication internationale. Le site de prélèvement sera soit la veine caudale soit la veine jugulaire (sous anesthésie et pour une durée de 5 minutes d'induction de l'anesthésie et 30 secondes de prélèvements). Un prélèvement tissulaire post-mortem, à la fin de l’expérience, sera réalisé. Pour l'une des inductions de la pathologie, les animaux auront une injection de cellules en intra-veineuse.

Impact sur les animaux

Les différentes procédures induisent chacune de la douleur chez l'animal de façon transitoire. Cependant, nous ne pouvons utiliser de médication puisque la pathologie que nous souhaitons mimer est une pathologie inflammatoire. De plus, l’utilisation de médication pourrait interférer avec l’effet de la molécule testée. Durant toute la période d’expérimentation l’état général des animaux sera observé quotidiennement (évaluation du poids, présence de sang dans les fèces, déshydratation…). Des effets secondaires liés à la colite pourront être observés comme de la perte de poids, de la diarrhée ou de la douleur. D'autres effets secondaires pourraient apparaitre suite à la chirurgie tels que l'infection, la douleur et la perte d'appétit/déshydratation. Lors du test de la sensibilité viscérale de l'animal, de la douleur pourra être ressentie ainsi que du stress du à la contention de l'animal.

Devenir

L'ensemble des animaux seront sacrifiés à la fin de chaque procédure afin de réaliser des prélèvements tissulaires post-mortem.

Remplacement

Les méthodes alternatives, permettant une évaluation du statut douloureux de l'animal sont peu représentatives de la pathologie humaine. Ainsi, ces limitations rendent incontournables le recours à l’expérimentation animale afin de valider de nouvelles cibles thérapeutiques pour les douleurs viscérales. De plus, la douleur et l'inflammation sont des réactions intégrées de l'organisme entier impossible à reproduire in vitro dans leur intégralité.

Réduction

Une veille bibliographique est/sera effectuée pour éviter de refaire des expérimentations déjà réalisées par d'autres équipes. De plus, le nombre d'animaux (12 souris par groupe) a été consciencieusement établit avec le minimum nécessaire pour l'obtention de résultats statistiquement significatifs (en prenant en compte la variabilité interindividuelle). Tout au long des différentes procédures les animaux seront observés et pesés. La présence de sang dans les selles et le comportement/aspect général de l'animal seront également analysés. Cette méthode non-invasive permettra donc de suivre au cours du temps, sur un même animal, évolution de la pathologie. Nous avons déterminé le nombre d'animaux par lot grâce à l'utilisation d'un test statistique. Cela nous a permis de déterminer qu'un minimum de 12 animaux par lot est nécessaire pour détecter des différences significatives entre les groupes expérimentaux.

Raffinement

Afin de suivre la directive européenne 2010/63/UE, un enrichissement sera rajouté aux animaux. A savoir, des igloos et des carrés de coton pur ou du papier absorbant permettant aux animaux de faire une nidation. Une étude rétrospective sera effectuée à la fin de chaque expérience pour déterminer les possibilités de diminution du nombre d'animaux et/ou d'amélioration des procédures pour diminuer la souffrance animale. Durant toute la période d’expérimentation, l’état général des animaux sera observé au minimum une fois par jour. Pour chaque procédure des points limites ont été défini pour limiter la douleur, la souffrance ou l’angoisse de l’animal et l'animal sera euthanasié s’il présente un de ces points limites d’arrêt de la procédure. Les points limites seront : altérations des fonctions normales (impossibilité d'uriner, de s'alimenter, ...), vocalisation, tremblements, une perte de pôids élévée (mais

Choix des espèces

Nous utiliserons des souris âgées d’au moins 8 semaines car nous souhaitons utiliser des animaux adultes et matures. De plus, c'est l'âge utilisé classiquement dans la littérature pour ces modèles. Nous avons opté pour le modèle murin car les modèles de colite induite ont été largement décrits et validés dans cette espèce, offrant ainsi une base solide et bien documentée pour l'étude des mécanismes inflammatoires et des réponses immunitaires associés à la pathologie.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
    • Système urogénital
Souris : 3000
Souffrances
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2 930 des 3 000 souris de ce projet sont tuées, soit parce qu'elles ne portent pas le génotype recherché, soit une fois les expériences terminées, dans des procédures classées au niveau de souffrance le plus faible. Chaque année, 600 animaux subissent une biopsie de la queue pour le génotypage, une biopsie de l'oreille s'y ajoutant en cas de second prélèvement, et 50 à 100 femelles reçoivent des injections d'hormones pour qu'on leur prélève trente à quarante ovocytes au lieu de la dizaine obtenue après une ovulation naturelle. Le porteur présente cette superovulation comme une mesure de réduction et signale que l'invalidation du gène étudié rend probablement les femelles infertiles. Les 70 souris restantes sont maintenues en vie pour entretenir la lignée, et resteront disponibles pour les croisements suivants.

Objectifs

L'objectif du projet est de comprendre les mécanismes moléculaires contribuant à la bonne qualité des cellules reproductrices femelles (ovocytes). Nous étudierons le rôle d'un gène particulier en utilisant comme modèle d'étude l'ovocyte de souris. Notre approche consistera à empêcher le fonctionnement de ce gène dans les ovocytes murins par modification génétique. Nous étudierons les conséquences de cette modification sur la croissance des ovocytes, leur aptitude à être fécondé, la qualité du développement embryonnaire, et la fertilité des souris. Nous réaliserons notamment des expériences de microscopie sur des ovocytes isolés. Ce projet nécessitera : 1) de caractériser le profil génétique des souris génétiquement modifiées afin d'optimiser les stratégies d'élevage ; et 2) de stimuler hormonalement la production d'ovocytes afin de réduire le nombre d'animaux nécessaires aux expérimentations.

Bénéfices attendus

Les résultats générés par ce projet pourraient être transférables à la médecine reproductive humaine, car les mécanismes fondamentaux de la production d'ovocytes semblent largement conservés chez les deux espèces. Ainsi, dans le but de restaurer la fertilité chez des femmes souffrant de ménopause prématurée, certains laboratoires ont mis en place des protocoles prometteurs, susceptibles d'agir via le gène que nous proposons d'étudier. Notre projet apportera des éléments nouveaux dans la compréhension du rôle de ce gène dans la physiologie de l'ovocyte et la fertilité.

Procédures

Deux types d'interventions seront mis en oeuvre : 1) biopsie caudale pour prélèvement d'un échantion de queue (durée 5 secondes) : 600 animaux par an. Si besoin d'un second prélèvement, une biopsie auriculaire sera réalisée (durée 5 secondes) ; 2) injection intrapéritonéale d'hormones (durée : 20 secondes) : 50-100 animaux par an.

Impact sur les animaux

L'invalidation du gène d'intérêt dans les ovocytes est susceptible d'entraîner une infertilité chez les femelles, sans autre type de nuisance. Pour l'obtention d'ovocytes isolés, et pour limiter le nombre d'animaux à expérimenter, nous procéderons à une superovulation des femelles par injection intra-péritonéale d'hormones ; cette procédure sera susceptibles de générer une gêne passagère due à la piqûre de l'aiguille. Pour identifier les animaux porteur du bon génotype après croisements, nous procéderons à une biopsie de queue pour réaliser une caractérisation génétique des individus ; cette procédure sera susceptible de générer de l'inconfort chez l'animal. Cette gêne est passagère et n'entraîne pas de complication.

Devenir

Certains des animaux présentant le génotype recherché seront maintenus en vie pour maintien de lignée. Tous les autres animaux ayant fait l'objet des procédures seront euthanasiés pour une des raisons suivantes : 1) animal ne présentant pas le génotype d'intérêt ; 2) animal ayant servi aux expérimentations.

Remplacement

A ce jour, il n'y a pas d'alternative non-animale pour l'étude de la physiologie de l'ovocyte de mammifère. L'espèce souris est à l'heure actuelle le modèle le plus répandu pour l'étude des mécanismes moléculaires de la fertilité chez les mammifères.

Réduction

La stimulation hormonale des souris femelles vise précisément à réduire le nombre d'animaux requis pour la réalisation des expérimentations sur ovocytes isolés. Sans stimulation hormonale, le nombre d'ovocytes recueillis après ovulation dépasse rarement la dizaine. En revanche, après stimulation hormonale (superovulation), nous obtiendrons en routine 30 à 40 ovocytes par souris. De plus, au moment du prélèvement des ovaires ou oviductes, nous prélevons régulièrement d'autres organes tels que foie et cerveau, qui serviront à réaliser des échantillons protéiques contrôles pour les approches biochimiques.

Raffinement

Les animaux sont élevés dans des conditions optimales : locaux confinés, portoirs ventilés, eau et nourriture ad libitum. Aucun animal ne sera hébergé seul dans sa cage, avec un maximum de 5 animaux par cage. Des jouets en plastique sont rajoutés systématiquement pour enrichir l'environnement. Une surveillance quotidienne des animaux est en place, et des points limites ont été définis pour chacun des deux types d'intervention. Nous appliquerons une grille de score pour détecter d'éventuels signes d'inconfort ou de douleur, et y remédier. De plus, l'équipe de l'animalerie travaille activement à l'exploration de nouvelles techniques de génotypage alternatives à la biopsie caudale, telles que le prélèvement de poils, de salive ou de fèces.

Choix des espèces

Les études chez la souris ont montré que les mécanismes fondamentaux de l’ovogenèse, la folliculogenèse, la fécondation, étaient similaires à ce qui est décrit chez l’humain. De nombreuses études chez la souris ont été le point de départ de découvertes et progrès remarquables en reproduction humaine (fécondation in vitro, maturation in vitro, culture d'embryons ...). A l’inverse, la recherche sur ovocytes humains se heurte à la rareté du matériel, et soulève des questions éthiques évidentes. De plus, l’espèce souris offre la possibilité de générer des lignées génétiquement modifiées, permettant d’interroger le rôle spécifique de gènes d’intérêt. Nous utilisons des souris adultes car nous souhaitons étudier la physiologie des ovocytes matures aptes au développement.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
Souris : 120
Souffrances
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Deux heures d'anesthésie générale par séance d'imagerie TEP, et jusqu'à deux transports de quarante-cinq minutes entre deux établissements : 120 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent un vecteur de thérapie génique par injection intraveineuse rétro-orbitale, geste auquel le porteur associe un risque rare d'hémorragie, d'atteinte oculaire ou d'infection, puis un radiotraceur en perfusion, puis un prélèvement de sang. Toutes sont tuées à la fin, les analyses histologiques et biochimiques d'efficacité se faisant post mortem. Le porteur utilise deux lignées génétiquement modifiées à partir de douze mois, âge auquel leur cerveau présente les lésions de la maladie d'Alzheimer, et les suit sept semaines.

Objectifs

L’objectif du projet est d’évaluer l’effet thérapeutique d’une approche de thérapie génique et valider un biomarqueur d’imagerie nucléaire chez deux lignées de souris génétiquement modifiées, modèles de la maladie d’Alzheimer. Ce projet se déroulera sur 2 sites (EU 1/2 et 2/2) pour l'accès au système d'imagerie spécifique et les competences liées à cette imagerie qui ne sont disponible que dans le second établissement utilisateur.

Bénéfices attendus

Le bénéfice du projet sera d’établir la preuve de concept de l’efficacité d’une nouvelle thérapie génique pour la maladie d’Alzheimer et de valider un biomarqueur d’imagerie pour le suivi de cette pathologie chez deux modèles souris de cette pathologie. Si le projet permet de confirmer la pertinence de ce biomarqueur, celui-ci pourrait potentiellement être utilisé en clinique Humaine pour le diagnostic ou le suivi de plusieurs maladies neurodégénératives. De plus, si l’efficacité de l’une des thérapies testées est avérée cela pourrait permettre de proposer des essais cliniques chez l’Homme, et donc à long terme d’améliorer la prise en charge des patients atteints de maladie d’Alzheimer, pathologie pour laquelle il n’existe à l’heure actuelle aucun traitement curatif et qui touche près de 900 000 personnes rien qu’en France.

Procédures

Une partie des animaux recevront une injection intraveineuse (durée 5 min) sous anesthésie générale (EU1/2). Ils seront ensuite transportés entre deux établissements utilisateurs par un transporteur agréé (45 minutes maximum, 2 fois maximum). Ils réaliseront une procédure d’imagerie par tomographie par émission de positrons (EU2/2) sous anesthésie générale, (durée 2 heures) durant laquelle une injection intraveineuse d’un produit nécessaire à l’imagerie (radiotraceur) sera réalisée en perfusion pendant 2 minutes (EU2/2). Cet examen pourrait être réalisé une 2ème fois (maximum) si l’on rencontrait un problème avec le radiotraceur lors de la première imagerie. Un prélèvement de sang sera réalisé sur les animaux sous anesthésie générale (EU1/2, 1 fois, durée 2 minutes). Les animaux seront euthanasiés par une méthode règlementaire en fin de procédure (EU1/2).

Impact sur les animaux

Les effets indésirables possibles sont (dans l’EU1 sur 2) : un risque modéré cardio-respiratoire et hypothermique durant les anesthésies; un léger stress lors des anesthésies générales; une légère douleur liée à la piqure de l’aiguille suite aux Injections intrapéritonéales, une légère douleur liée à la piqure de l’aiguille suite aux Injections intraveineuses rétro-orbitale du vecteur viral (durée 5 mn, sous anesthésie générale). Il existe un risque rare d’hémorragie, d’atteinte oculaire ou d’infection suite à cette injection intraveineuse. enfin, une légère douleur au point de prélèvements lors de la prise de sang (durée 5mn, sous anesthésie générale) et un stress lié au transport entre les 2 établissements utilisateurs et au changement d’environnement. Dans l’EU 2 sur 2, les effets indésirables sont une légère douleur liée à l’injection intraveineuse du ligand radioactif; un risque modéré cardio-respiratoire et hypothermique durant les anesthésies. De plus, lors du réveil les animaux peuvent être désorientés et stressés. Et enfin, un stress faible de l’animal lors des contentions tout au long de nos expériences.

Devenir

Tous les animaux injectés avec la thérapie génique à évaluer et leurs contrôles seront euthanasiés, car les prélèvements et analyses (histologique et biochimique) sont nécessaires en post-mortem pour recueillir nos données d’efficacité.

Remplacement

Le projet vise à valider une thérapie génique pour la maladie d’Alzheimer, incurable à l’heure actuelle chez l’Homme, mais aussi à valider in vivo un biomarqueur permettant de suivre ou diagnostiquer la maladie. Les modèles in vitro (modèles de cellules de neurones en culture) ont permis de mettre en évidence des effets au niveau moléculaire/cellulaire de notre approche de thérapie génique ; elle nécessite à présent d’être validée dans un contexte physiologique de mammifère. Le tissu nerveux ne pouvant être accessible chez l’Homme et les essais thérapeutiques ne pouvant être testés directement chez l’Homme, il est essentiel de prouver l’efficacité de notre approche dans une étude pré-clinique chez l’animal. La souris représente un modèle pertinent dans notre cas puisque des modèles de la maladie d’Alzheimer associés à la mutation génétique que nous voulons cibler ont été créés chez cette espèce.

Réduction

Nous limitons au maximum le nombre d’animaux par groupe en maintenant des résultats fiables. Compte tenu de la littérature et des effets attendus, un test de puissance statistique a été utilisé pour déterminer le nombre minimum d’animaux nécessaires. De ce fait un nombre de 20 souris par groupe a été choisi, ce qui va nous permettre de limiter la variabilité inter-animale et inter-groupe, et de réaliser des tests statistiques fiables. Nous utiliserons deux lignées de souris génétiquement modifiées mais dans un souci de réduction nous utiliserons un seul groupe contrôle de souris non génétiquement modifiées pour ces deux lignées pour l’évaluation de la thérapie génique d’intérêt. Nous prévoyons au cours du projet un nombre total maximal de 120 souris. De façon générale nos résultats seront analysés statistiquement avec les tests statistiques appropriés.

Raffinement

Dans la réalisation de ce projet, la procédure a été mise en œuvre afin de permettre une interprétation fiable des résultats dans le respect du bien-être animal en limitant au maximum la douleur et le stress. Les conditions d’hébergement sont conformes à la réglementation, les animaux auront accès à l’eau et à la nourriture (adaptée à leur stade physiologie) à volonté et ils bénéficieront d’un enrichissement réglementaire. En cours de procédure une attention particulière est portée à nos animaux afin de garantir leur bien-être grâce à une surveillance quotidienne, la mise en place de points limites et de soins adaptés Les animaux seront hébergés en groupe, en cas d’agressivité les animaux seront séparés ou isolés. Un animal peut se retrouver seul lorsqu'il est le dernier animal de la cage et qu'aucun regroupement n'est possible (sexe, âge), dans ce cas, on lui rajoute une maisonnette dans sa cage en plus des enrichissements habituels. Nous incluons dans notre étape d’injection uniquement des animaux qui font plus de 20g pour une meilleure récupération des animaux à l'anesthésie et à l'intervention, avec la mise en place de gel ophtalmique et la prévention de l’hypothermie en plaçant les souris sur un tapis chauffant. Un suivi rapproché est effectué au réveil. Les transports entre les 2 établissements seront réalisés par un transporteur agrée et dans des conditions contrôlées. Une phase d'acclimatation sera respectée avant toute manipulation dans le deuxième établissement. Les injections intraveineuses et la prise de sang seront réalisées sous anesthésie pour éviter le stress des animaux. Nous injectons un sédatif avant l’euthanasie pour éviter la douleur de l’injection et obtenir une pré-sédation. Des points limites sont définis et seront respectés pour éviter toute souffrance animale.

Choix des espèces

Pour notre projet, nous avons besoin d’un modèle de la pathologie afin d’étudier les effets de notre thérapie génique sur la cible d’intérêt, et pouvoir évaluer notre biomarqueur d’imagerie dans le cadre de la maladie d’Alzheimer. De nombreux modèles de souris génétiquement modifiés ont déjà été mis au point, et deux modèles d’intérêts ont été sélectionnés pour notre projet. Les animaux utilisés pour l’évaluation de notre thérapie génique et de notre biomarqueur seront utilisés à partir de l’âge de 12 mois car il s’agit de l’âge où ils présentent des signes de la pathologie (au niveau du tissus du cerveau). Ils seront ensuite suivis 7 semaines pour l’évaluation de notre approche thérapeutique.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 616
Souffrances
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▲ 616
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Devenir
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 616

616 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue pour le prélèvement de tissus destinés à la microscopie, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Adultes comme nouveau-nées, elles subissent une chirurgie d'injection intracérébrale de quinze minutes, des injections intrapéritonéales, sept jours de restriction alimentaire destinée à les motiver pendant les tâches comportementales et sept jours d'hébergement individuel. Les tests annoncés portent sur la mémoire et l'anxiété, sans que soit précisé lesquels seront employés. Le porteur affirme que la souris est "l'espèce de choix" pour étudier le système nerveux des vertébrés et que les résultats en sont "très facilement transposables à l'homme", après avoir formé son hypothèse en culture de neurones.

Objectifs

Dans ce projet, nous cherchons à comprendre le rôle de certaines protéines qui interviennent dans les mécanismes de liaison cellulaire dans le cerveau. Nous voulons comprendre comment ces protéines connectent les cellules du cerveau les unes aux autres et leur permettent de communiquer. Plus précisément, nous nous concentrons sur des protéines appelées neuroligines, ainsi que sur d'autres protéines avec lesquelles elles interagissent, tels que les récepteurs impliqués dans la communication neuronale. Des études ont montré que la modification genetique sur ces protéines sont liées à des troubles neurologiques comme l'autisme ou la schizophrénie, qui impliquent des anomalies de connexions entre cellules cérébrales. A ce jour, nous ne savons pas exactement où sont localisées ces protéines de point de vue anatomique. Dans ce projet, nous avons deux objectifs principaux : (1) Visualiser ces protéines à différents moments du développement et dans des situations où les connectivités cérébrales changent. (2) Modifier l'expression ou la fonction de ces protéines dans le cerveau de souris, soit pendant leur développement, soit à l'âge adulte, pour mieux comprendre leur rôle dans la formation et le maintien des connexions cérébrales. Pour atteindre ces objectifs, nous utiliserons des souris génétiquement modifiées qui nous permettent de marquer ou de supprimer ces protéines dans des types spécifiques de cellules cérébrales

Bénéfices attendus

Visualisation et compréhension des mécanismes des protéines qui interviennent dans la liaison cellulaire dans le cerveau. Comprendre le rôle des proteines de liaisons impliquées dans des pathologies comme l'autisme ou la schizophrénie à différents stades de développement du cerveau.

Procédures

Les interventions sont: chirurgie d’injection Intra-cérébrale chez les souris adultes et souriceaux(15min), injection intra-péritonéal(2min), restricition caorique pour motiver l'animal durant les tâches comportementales(7 jours), comportement pour tester la memoire et le phenotype d'anxiété(10minutes par session), hebrgement indivuduel de souris adultes pendant des périodes determinées avec contact visuel et olfactif avec ces congénéres à chaque session de comportement (7 jours)

Impact sur les animaux

Les procédures post-opératoires et l'analgésie se feront en minimisant la douleur. Le stress sera limité avec une habituation progressive à l'expérimentateur. Toutes les procédures ont été régulièrement utilisées en laboratoire. Les expérimentateurs auront une solide expérience dans l'exécution des procédures. Les effets indésirables attendus sur les animaux comprennent : 1/ un risque de douleur durant la chirurgie et douleur aiguë lié à la récupération post-chirurgie, ce risque est compensé par l’analgésie. 2/Un risque de perte de poids durant la restriction calorique, en cas de perte de poids trop importante l'animal est nourrit à volonté pendant 48H. 3/Le risque de rejet des animaux non sevrés et le stress de la séparation peuvent également entrainer une nuisance ou un effet indésirable.

Devenir

Mise à mort pour collecter les tissus pour les études histologiques et la microscopie

Remplacement

La souris est l'espèce de choix pour étudier le système nerveux des vertébrés, ce qui fournit des informations très facilement transposables à l'homme. Ce protocole nécessite l'utilisation d'animaux. Le concept du projet a été identifié par notre équipe avec des approches in vitro de culture de neurones de souris de type sauvage comme de neurones de nos lignées transgéniques. Pour vérifier ce concept dans des approches plus intégrées, il est nécessaire d’utiliser des approches in vivo avec des animaux de façon à observer le cerveau en fonctionnement

Réduction

Nous avons adopté des mesures visant à réduire le nombre d'animaux lié à leur mode production: en utilisant pour la réalisation de ce projet tous les animaux quel que soit leur sexe (i.e mâle et femelle). La force de notre hypothèse, les expériences pilotes précédentes ainsi que la qualité de nos procédures basées sur des années d'expérience, nous permettront de réduire significativement le nombre d'animaux utilisés. Le nombre d'animaux a été calculé par l'estimation de la variance observée avec ce type de donnée permettant d'atteindre une signification statistique. Nous utiliserons des tests statistiques appariés (t-test apparié pour des données paramétriques ou le test de Wilcoxon pour des données non parametrique).

Raffinement

A chaque étape du projet, le bienêtre de nos animaux sera au cœur de nos préoccupations. Nos animaux naitront dans notre animalerie de haut statut sanitaire, hébergés en cages collectives sur racks ventiles, garnies de litières leur permettant de reproduire un comportement naturel de fouissage et d’un enrichissement constitué d'un nid végétal et de tubes de cartons, pour leur permettre de construire des nids, de jouer, ronger. Leur soin est confié à des personnels qualifiés et experts. Ils surveillent quotidiennement l’ensemble des animaux et de façon plus poussée et spécifique pendant les phases de récupération qui suit les procédures invasives (chirurgie). Nous utilisons des anesthésiques et analgésiques adaptes aux procédures de chirurgie. L’expérimenter a une forte expérience pour toutes les procédures proposes. Des points limites suffisamment précoces sont définis pour éviter des souffrances aux animaux avec la mise en place de mesures pour les soulager comme une réhydratation, le réchauffement, une nourriture adaptée.

Choix des espèces

La souris est une espèce de choix pour les études sur le système nerveux central des vertébrés. L'organisation du système nerveux central de cette espèce est assez similaire à celle de l'homme, ce qui permet d'extrapoler les résultats obtenus dans cette espèce à l'espèce humaine pour mieux comprendre les mécanismes cellulaires au niveau comportemental. Les propriétés du système nerveux central de la souris présentent de nombreuses similitudes avec d'autres mammifères, dont l'homme. Ainsi, les enseignements tirés de l'étude des tissus de la souris sont largement transférables à l'homme. Le projet sera réalisé sur des animaux de 1 jour d'age jusqu'à 60 jours d'age

  • Recherche appliquée
    • Troubles sensoriels
Souris : 900
Rats : 900
Souffrances
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▲ 300
▲ 1500
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Devenir
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 1800

900 souris et 900 rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, chacun recevant jusqu'à quatre traitements par jour, soit 68 administrations au total, après deux applications d'une substance allergisante sur la peau. S'y ajoutent jusqu'à sept mesures de l'épaisseur des oreilles, des prélèvements sanguins quotidiens, un rasage et, pour certains, une mise à jeun de moins de seize heures avant le prélèvement terminal. Tous sont tués à la fin, une partie pour les prélèvements, l'autre parce que le porteur juge impossible de les replacer ou de les réutiliser après un traitement aux effets inconnus à long terme. Ces 1 800 animaux sont répartis sur 30 études menées en cinq ans, dont le porteur attend de participer à la sélection de traitements contre les inflammations cutanées et de mieux connaître la prédictivité de ses propres modèles.

Objectifs

Les inflammations cutanées comme par exemple les dermatites de contact, les dermatites atopiques et le psoriasis impliquent une réaction inflammatoire cutanée résultant de l'exposition à diverses substances. On recense actuellement jusqu'à 4000 molécules potentiellement allergisantes. Les seuls traitements disponibles sont les médicaments à base de corticostéroïdes qui ont des effets non désirés. La recherche actuelle porte sur le développement de nouveaux médicaments comme des anti-inflammatoires non-stéroïdiens. Chez les rongeurs, la mesure de la réaction cutanée après application d’un agent allergisant est un modèle standard validé par la communauté scientifique. Dans ce projet, ces différents inducteurs allergisants sont utilisés pour déclencher une inflammation cutanée chez les rongeurs puis des molécules en développement sont évaluées pour leur aptitude à modifier l’inflammation induite.

Bénéfices attendus

Avec ce projet nous espérons participer à la sélection de nouveaux traitements pour traiter les inflammations cutanées. De plus comme nous testons également des molécules déjà sur le marché ou en phase clinique, nous participons à une meilleure connaissance de la prédictivité de nos modèles c’est-à-dire de leur capacité à reproduire les effets des médicaments dans la situation expérimentale comme lors de son utilisation chez l’Homme.

Procédures

Les animaux de ce projet seront tous amenés à subir deux contacts avec une molécule allergisante. Ils ont un maximum de 4 traitements par jours soit 68 administrations au total. Ce nombre de traitement se rapproche des prises quotidiennes chez l’Homme, notamment lorsque les médicaments ne sont pas disponibles sous forme à libération prolongée ou dans le cas de la prise de plusieurs types de médicaments, en parallèle les animaux effectueront un maximum 7 mesures de l’épaisseur de leurs oreilles. Les animaux pourront également être soumis à des prélèvements sanguins journaliers (ne dépassant pas les recommandations éthiques en termes de volume prélevé et en garantissant le délai de récupération réglementaire) afin de pouvoir suivre des paramètres plasmatiques. Les administrations durent moins de 30 secondes en prenant en compte le temps d’injection et également le temps de la contention. Une injection intraveineuse dure environ 5 min avec le temps de l’anesthésie, le temps de dilater la veine, l’injection et le point de compression au site d’injection. Concernant les prélèvements de sang, ils durent de 1 à 5 minutes selon la méthode utilisée ce temps comprenant systématique une compression finale afin de contrôler l’hémostase. L’immunisation application sur la peau du ventre dure 5 min alors que les mesures d’épaisseur d’oreille prennent 3-4min.

Impact sur les animaux

Les administrations répétées ainsi que les potentiels prélèvements sanguins peuvent induire des désagréments au niveau des sites d’administration et de prélèvement comme une douleur passagère ou une irritation, une inflammation, une induration mais aussi un phénomène de mâchonnement et de fausse route pour la voie per os. Une gêne liée au rasage peut également être attendue. Un stress lié aux différentes manipulations (administration de composés, contention, …) peut apparaître. L’application d’inducteur sur le plan cutané peut induire des rougeurs et des démangeaisons. Si le prélèvement terminal de sang nécessite une mise à jeun (

Devenir

L'ensemble des animaux sera mis à mort à la fin de l'expérience, une partie des animaux est mise à mort pour faire des prélèvements, l’autre partie ne peut pas être replacée ou ré-utilisée car les animaux sont traités avec des substances aux effets inconnus à long terme.

Remplacement

Bien qu'il soit possible de disséquer les mécanismes d’action des nouveaux médicaments in vitro, les réponses comportementales des animaux suite aux traitements sont des évènements difficiles à simuler et à prédire par des expériences in vitro. Ainsi vue notre thématique d’étude, il nous est malheureusement impossible de remplacer notre modèle in vivo par un modèle in vitro ou in silico. En effet, l'analyse des phénomènes inflammatoires et allergiques nécessite une observation globale, uniquement possible chez l’animal vivant. Néanmoins, les molécules testées dans ce projet ont fait l’objet d’une sélection sur des tests in vitro afin de choisir celles qui ont le plus fort potentiel thérapeutique.

Réduction

Les expériences seront réalisées avec la volonté de réduire autant que possible le nombre d’animaux par condition expérimentale, mais toujours dans l’optique d’obtenir le maximum d’informations scientifiques par test. C’est pourquoi, très souvent, des prélèvements post-mortem seront associés aux études in vivo dans l’objectif de soutenir les données obtenues par des analyses histologiques ou biochimiques. Quand, chaque animal peut être utilisé comme son propre contrôle, les animaux non induits ne sont pas mis en œuvre. Les animaux inclus dans ce projet vont nous permettre de mener 30 études réparties sur les 5 ans de l'autorisation.

Raffinement

Le bien-être des animaux est primordial durant les expérimentations. Ainsi, un certain nombre de mesures sont mises en œuvre, avec notamment l’intégration d’une phase d’acclimatation à l’arrivée des animaux sur site (minimum 1 semaine) avant toute expérimentation. Nous portons une attention particulière à fournir aux animaux des conditions optimales d’hébergement afin de réduire au maximum le stress lié à la captivité et aux expérimentations. Les animaux sont hébergés en cohorte pour respecter leurs besoins sociaux. Comme il est important que les animaux puissent exprimer certains de leurs comportements propres, nous fournissons un enrichissement important du milieu. Pour les rats, nous proposons un tunnel en carton afin de leur permettre de se cacher et des boules de bois permettant de jouer et de grignoter. Pour les souris nous proposons un tunnel en carton accroché à la grille de la cage afin d’en augmenter le volume utile, une maisonnette en carton afin de permettre aux animaux de se cacher, et de la frisure pouvant servir de matériel de nidification, de jeu et de matériel à grignoter. Les animaux sont observés tous les jours et leur comportement est suivi afin de déceler tout signe d’inconfort ou de stress. Les animaux sont pesés au minimum une fois par semaine, mais dès les premières administrations, ils sont pesés les jours d’injection ainsi que tous les jours d’expérience. Les manipulations sont faites par du personnel compétent. Nous privilégions les administrations et les prélèvements de sang sous anesthésie autant que possible. De plus, nous avons établis des points limites afin de soustraire l’animal à une douleur qui serait inattendue. Si le traitement par le composé à tester induit des souffrances, nous envisagerons, en accord avec notre sponsor, la modification des doses ou l’arrêt du traitement. Si aucune solution n’est possible, l’animal sera euthanasié. Si de nouvelles approches moins stressantes ou douloureuses pour l’animal venaient à être mises au point après le début de ce projet, une concertation avec notre SBEA (Structure du Bien Être Animal) sera réalisée afin d’intégrer ces nouvelles pratiques dans nos procédures.

Choix des espèces

Dans le cadre de ce projet, nous utilisons des rats ou souris non transgéniques. Le choix de l’espèce a une importance primordiale dans la recherche à visée médicale. Ce choix prend en compte plusieurs critères mais le critère majeur est la pertinence scientifique du modèle. Nous n’utilisons que des modèles fiables qui présentent une prédictivité reconnue, une bonne reproductibilité et dont l’extrapolation des conclusions à l’homme est largement admise. De plus, cette espèce dispose d’une énorme base d’informations physiopathologiques et d’outils de diagnostiques, permettant ainsi de réduire considérablement les expérimentations pilotes. Dans ce projet, nous utilisons des rats de 10-12 semaines ou des souris de 7-8 semaines au moment du début de l’expérience. En effet, la dermatite peut apparaître à n'importe quel âge, mais elle survient préférentiellement chez l'adulte jeune.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 36
Souffrances
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▲ 36
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Devenir
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 36

Des ultrasons focalisés ouvrent temporairement la barrière qui protège le cerveau de 36 souris, le temps d'y faire entrer une molécule radioactive. Ces souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré et toutes tuées à l'issue, pour que soient recherchées les conséquences des ultrasons et la distribution du produit dans leur cerveau. Chacune fait l'aller-retour entre deux animaleries, subit une IRM de contrôle, reçoit le traceur par voie intraveineuse et enchaîne jusqu'à huit séances d'imagerie d'une heure sous anesthésie. Le porteur signale que l'ouverture par ultrasons peut provoquer des microhémorragies cérébrales ou un œdème, écrit qu'aucun effet indésirable n'est attendu sur les animaux, et limite le projet aux expériences qu'il juge "absolument indispensables".

Objectifs

L’objectif global du projet est de développer une nouvelle molécule radioactive pour identifier en scintigraphie une protéine dans la maladie d’Alzheimer chez l’humain. Evaluer l’entrée de la molécule radioactive dans le cerveau d’une souris après application d’ultrasons. Evaluer la distribution de la molécule radioactive dans le cerveau de ces souris. Ce projet se déroulera dans deux établissements utilisateurs différents mais voisins.

Bénéfices attendus

Confirmer que la molécule radioactive reconnait sa cible dans le cerveau des souris. Cette étape permettra de poursuivre le développement de la molécule radioactive, le but étant de pouvoir l’utiliser chez l’humain pour le diagnostic précoce et le suivi des traitements de la maladie d’Alzheimer.

Procédures

Les souris seront transportées depuis leur animalerie d’hébergement jusqu’à une plateforme d’imagerie (10 min) dans laquelle elles seront anesthésiées afin d’effectuer une ouverture temporaire de la barrière protégeant le cerveau pour faire entrer la molécule radioactive (durée quelques minutes), et toujours sous anesthésie des images IRM pour confirmer cette ouverture. Les animaux réveillés retournent dans leur établissement utilisateur principal pour injection intraveineuse de la molécule radioactive, à la suite de laquelle des images seront réalisées à différents temps, sous anesthésie (durée maximum d’une heure par image, jusqu’à 8 temps d’imagerie).

Impact sur les animaux

La procédure d’ouverture de la barrière du cerveau par ultrasons peut entrainer de possibles microhémorragies cérébrales ou un œdème identifiable en imagerie. Aucun effet indésirable n’est attendu sur les animaux qui sont sous anesthésie gazeuse pendant les sessions d’imagerie. Le transport et le changement d’animalerie peuvent induire un stress léger lié au balancement des cages et au changement de température. La cage sera transportée avec soin et isolée des stimuli extérieurs ainsi que thermiquement. Le transport sera également inférieur à 10 min. Le réveil d’anesthésie ainsi que l‘injection intraveineuse de la molécule radioactive peuvent également causer un stress léger.

Devenir

A la fin de la dernière session d’imagerie, les souris seront mises à mort. Des analyses post mortem seront effectuées pour détecter d’éventuelles conséquences de la procédure d’ultrasons et pour déterminer la distribution de la molécule radioactive dans le cerveau.

Remplacement

Des modèles in vitro de la membrane protégeant le cerveau ont été développés à partir de cellules animales ou humaines. Malheureusement, les techniques in vitro démontrent une perte rapide de leurs propriétés. Leur utilisation est donc limitée. Néanmoins, ces modèles nous ont permis de réaliser des études préliminaires de sélection, mais seuls les modèles in vivo nous permettront l’étude du passage des molécules radioactives définitives et la reconnaissance de la cible, en raison de la combinaison de tous les aspects complexes du cerveau.

Réduction

Nous limitons le projet aux seules expériences considérées comme absolument indispensables chez l’animal. Au total 36 souris seront utilisées. Il s’agit du minimum d’animaux nécessaire afin de pouvoir obtenir des résultats exploitables durant le protocole prévu. L’imagerie permet également de réduire le nombre d’animaux puisqu’une même souris peut être imagée à plusieurs reprises si elle n’est pas mise à mort en fin de procédure.

Raffinement

Une attention particulière sera apportée au bien-être des animaux avec ajout d’objets récréatifs , un hébergement par groupe et un suivi de leur bien-être sera effectué quotidiennement. Des points limites adaptés aux modèles permettront de réduire le stress et la souffrance. Les sessions d’imagerie seront réalisées sous anesthésie générale, avec une anesthésie inférieure à 1h. Les animaux seront placés sur un lit avec couverture chauffante le temps de l’imagerie et la fréquence respiratoire sera monitorée en continu afin de contrôler le degré d’anesthésie et de le moduler si nécessaire, un médicament contre la douleur pourra également être administré. Le transport et changement d’animalerie se fera avec soin en isolant les animaux des stimuli extérieurs. La cage sera transportée avec soin et isolée des stimuli extérieurs ainsi que thermiquement. Le transport sera également inférieur à 10 min.

Choix des espèces

Il existe des modèles de souris génétiquement modifiées présentant la cible pathologique étudiée. Le protocole concernera uniquement des souris adultes car la maladie se développe progressivement dans le temps et n’est donc détectable qu’à l’âge adulte.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 991
Souffrances
▲ -
▲ 316
▲ 675
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Devenir
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 -
 991

Tester des combinaisons de médicaments déjà autorisés contre un lymphome T rare conduit à greffer des cellules tumorales de patients dans des souris privées de système immunitaire. 991 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dont 675 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent les cellules tumorales par voie intrapéritonéale ou sous-cutanée sous anesthésie, puis un prélèvement de sang chaque semaine pour suivre les cellules tumorales circulantes, et de sept à vingt-et-un jours de traitement par injections intrapéritonéales. Le porteur fixe la mise à mort au moment où la tumeur atteint le "maximum tolérable" et affirme que sa croissance ne semble pas faire souffrir l'animal jusqu'à ce seuil, les souris dont la tumeur ne se développe pas étant gardées six semaines puis tuées.

Objectifs

Notre projet de recherche vise à surmonter les défis associés à l'étude du lymphome T angioimmunoblastique, une maladie caractérisée par une prolifération anormale de lymphocytes T. En raison de l'absence de modèles de culture cellulaire représentatifs, nous avons opté pour des modèles de souris basés sur des xénogreffes, en implantant des cellules tumorales de patients dans des souris immunodéprimées. Cette approche permet non seulement d'établir des lignées de lymphome pérennes mais aussi de tester l'efficacité de traitements en combinaison avec d'autres thérapies disponibles. Nous utiliserons 991 souris sur 5 ans pour obtenir des conclusions robustes sur l'efficacité des traitements, tout en minimisant le nombre d'animaux utilisés. Les procédures chirurgicales seront effectuées sous anesthésie pour minimiser l'inconfort pour les animaux, avec l'assurance que les traitements testés ne seront pas toxiques pour les souris. En utilisant ces modèles, nous espérons non seulement mieux comprendre les mécanismes de la maladie mais également identifier des thérapies potentielles pour améliorer le pronostic des patients atteints de ce lymphome difficile à traiter.

Bénéfices attendus

Notre projet utilise actuellement 28 lignées différentes de lymphome T angioimmunoblastique, avec une dizaine de plus en cours de développement, pour représenter l'hétérogénéité moléculaire et mutationnelle de cette maladie complexe. Cette approche nous permet de tester des traitements en fonction des profils mutationnels des modèles, ouvrant la voie à des combinaisons de traitements plus personnalisées. Notre but sera de tester des combinaisons de traitements déjà approuvé pour potentialiser les effets en fonction des profils mutationnels et pour faciliter ainsi une potentielle transition rapide de la recherche vers les essais cliniques et vers une utilisation clinique plus étendue. Bien que nous ayons recours à l'injection de cellules tumorales chez les souris pour générer nos modèles en l'absence de lignées cellulaires représentatives, cette approche diversifiée nous permet de mieux caractériser le lymphome T angioimmunoblastique et de comprendre quelles manipulations pourraient améliorer le pronostic vital des patients, actuellement limité à 5 ans.

Procédures

Nous allons injecter des cellules tumorales en intrapéritoénale ou par voie sous cutanée sur des souris anesthésiées. 2 semaines après l'injection, nous allons leur prélever du sang sur des souris endormies pour voir la proportion de cellules tumorales circulantes ce qui nous permettra de savoir quand débuter les traitements. Pour les traitements, nous allons séparer les souris en différents groupe pour tester différentes molécules et la combinaison de ces molécules. Pour cela, leur traitement variera de 7 jours à 21 jours en fonction des traitements avec des injection en intrapéritoénale. Nous préleverons du sang sous anesthésie toutes les semaines pour ainsi voir la progression de la proportion des cellules tumorales. Nous euthanasierons les souris sous anesthésie.

Impact sur les animaux

Nous allons injecter des cellules tumorales en intrapéritoénale ou par voie sous cutanée sur des souris endormies ce qui provoquera une douleur légère aux souris. 2 semaines après l'injection, nous allons leur prélever du sang quand les souris seront endormies. Cela leur provequera une douleur modérée. Nous sacrifierons les souris sous anesthésie.

Devenir

Pour l'ensemble de ces procédures, les souris seront mis à mort quand le volume tumoral attendra le maximum tolérable. À noter, ces modèles de lymphome sont largement documentés et la croissance tumorale ne semble pas induire de souffrance pour l'animal jusqu'à cette limite. En cas de non-développement ou de régression de la tumeur, les souris seront conservées pour une durée de 6 semaines après traitement (durée la plus couramment publiée) puis euthanasiées pour analyse.

Remplacement

Actuellement, il n'existe pas de modèles de culture cellulaire spécifiques pour le traitement des lymphomes angioimmunoblastiques. Ce type de lymphome présente des caractéristiques biologiques complexes et hétérogènes, rendant difficile la création de modèles in vitro représentatifs. L'absence de ces modèles limite la capacité des chercheurs à étudier les mécanismes pathogéniques de manière détaillée et à tester efficacement de nouvelles thérapies ciblées. La recherche dans ce domaine se concentre donc souvent sur des modèles in vivo et sur des analyses cliniques, bien que le développement de modèles cellulaires appropriés reste un objectif important pour l'avenir. Nous utilisons des souris spéciales sans système immunitaire pour implanter des tumeurs humaines, ce qui nous permet de recréer fidèlement les caractéristiques du lymphome T angioimmunoblastique observées chez l'homme. Avec 28 types différents de ce lymphome, ces modèles de souris nous aident à comprendre la diversité des tumeurs et à observer comment différents sous-types de la maladie réagissent à divers traitements. Cela est essentiel pour développer des thérapies personnalisées. En testant l'efficacité de nouveaux traitements ou de combinaisons de traitements nous pouvons évaluer leur efficacité et sécurité avant de passer aux essais cliniques chez l'homme. En résumé, l'utilisation de ces souris dans notre projet est cruciale pour reproduire la maladie humaine, évaluer les traitements, comprendre les mécanismes de résistance, valider de nouvelles cibles thérapeutiques, et contribuer à la recherche biomédicale, afin d'améliorer les traitements pour les patients atteints de lymphome T angioimmunoblastique.

Réduction

Pour limiter le nombre de souris utilisées, nous avons d'abord effectué des tests en laboratoire sur des cellules dérivées de tumeurs humaines implantées dans des souris. Ces tests nous ont permis d'évaluer l'efficacité et la toxicité des traitements et de sélectionner les combinaisons les plus prometteuses, réduisant ainsi le nombre de tests nécessaires sur les souris. Nous avons testé différentes combinaisons de traitements et nous avons sélectionné trois combinaisons avec 3 molécules déjà mises sur le marché. Pour déterminer le nombre de souris nécessaires, nous avons utilisé des calculs statistiques ce qui nous a permis de déterminer le nombre de souris par groupe par traitement. Ainsi, nous avons besoin d'au moins 11 souris par groupe pour garantir la validité des tests. Pour établir les modèles de tumeurs, nous injecterons 5 souris par voie permettant la meilleure greffe (soit intrapéritonéale, soit sous-cutanée). Nous maintiendrons ces lignées en utilisant le minimum de souris possibles, soit 2 par passage et par voie de greffe.

Raffinement

Afin de limiter la souffrance et la douleur des animaux, des points limites précis ont été définis (volume maximum de la tumeur , perte de poids...). Aussi, lors des phases d'implantation des PDX, les souris seront anesthésiées sous isoflurane. Dans notre laboratoire, nous mettons en place des conditions d'hébergement optimales et des stratégies de raffinement rigoureuses pour améliorer le bien-être des souris. Les cages sont spacieuses et équipées de litières absorbantes et non toxiques, renouvelées régulièrement pour assurer un environnement propre. Nous fournissons également des enrichissements environnementaux, tels que des tunnels, des roues d'exercice, et des matériaux de nidification, pour favoriser les comportements naturels et réduire le stress. Les souris sont maintenues à une température et une humidité contrôlées, avec un cycle lumière/obscurité approprié pour respecter leur rythme circadien. De plus, nous effectuons des évaluations régulières de la santé et du comportement des animaux, et ajustons les conditions d'hébergement en fonction des besoins spécifiques identifiés. Ces pratiques de raffinement sont essentielles pour garantir le bien-être des souris tout en obtenant des résultats expérimentaux fiables et reproductibles.

Choix des espèces

En l'absence de modèles en culture cellulaire, nous devons utiliser un modèle animal pour étudier le lymphome T angioimmunoblastique. Selon de nombreuses études le modèle de souris est le plus fiable pour caractériser ce lymphome. Nous utilisons des souris immunodéficientes, c'est-à-dire sans système immunitaire fonctionnel pour éviter les rejets de greffes. Ainsi, nous pouvons implanter des cellules tumorales humaines dans ces souris. Nous pouvons alors caractériser ce lymphome et créer des traitements plus personnalisés en fonction du profil mutationnel des patients. Nous allons sélectionner des jeunes souris adultes âgées de 6 à 10 semaines. Ces souris ont terminé leur croissance et reflètent mieux la physiopathologie du lymphome T angioimmunoblastique, dont les tumeurs apparaissent principalement chez les adultes. En standardisant l'âge des souris, nous améliorons la reproductibilité de nos expériences.

  • Recherche appliquée
    • Troubles endocriniens
    • Troubles gastrointestinaux
Souris : 1200
Souffrances
▲ -
▲ 1200
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Devenir
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 1200

Les souris qui perdent 20 % de leur poids, vocalisent, tremblent ou dont l'hyperglycémie devient trop forte sont retirées de l'étude et tuées. 1 200 souris vont être utilisées dans des procédures classées au niveau de souffrance le plus faible, toutes tuées à l'issue pour que soit mesurée la motilité de leur intestin. Un régime riche en graisses leur induit un diabète, puis viennent un gavage quotidien, un test de tolérance au glucose avec deux heures de prélèvements sanguins, une contention de trente secondes pour la mesure de composition corporelle, un isolement de quarante-huit heures en calorimétrie et un transport vers un second établissement. Le porteur annonce des traitements qui "surpassent en efficacité" ceux disponibles et des "solutions naturelles et durables" tirées d'extraits végétaux, quand le projet consiste à cribler des molécules sur des souris rendues diabétiques.

Objectifs

L'objectif central de ce projet est d'identifier et de caractériser des molécules bioactives potentielles pour la prévention et le traitement du diabète de type 2 (DT2). Le DT2 est une maladie métabolique chronique qui affecte des millions de personnes dans le monde et présente une sérieuse menace pour la santé publique. Nos recherches visent à découvrir de nouvelles molécules ou à optimiser celles déjà identifiées, qui pourraient offrir des alternatives thérapeutiques plus efficaces et plus sûres que les traitements actuels, tels que la metformine, le liraglutide, sulfamides... Le projet se déroule dans 2 Etablissements utilisateurs.

Bénéfices attendus

La recherche sur le diabète de type 2 (DT2) a un impact direct sur des millions de vies à travers le monde. Ce projet, en se concentrant sur l'identification de nouvelles molécules bioactives, présente plusieurs bénéfices potentiels qui pourraient considérablement améliorer la prise en charge de cette maladie grâce à de nouveaux traitements potentiellement plus efficaces : en identifiant des molécules bioactives inédites, nous pourrions découvrir des traitements qui surpassent en efficacité ceux actuellement disponibles. Ces molécules pourraient cibler la maladie sous des angles différents, offrant des thérapies plus adaptées à divers sous-groupes de patients. Notre recherche pourrait éclairer de nouvelles voies métaboliques ou biologiques associées au DT2, offrant ainsi de nouvelles cibles thérapeutiques pour le futur. Solutions naturelles et durables : Si des molécules bioactives sont identifiées à partir d'extraits naturels, cela pourrait conduire à des thérapies plus durables et éco-responsables, tout en valorisant la biodiversité et les savoirs traditionnels associés. En somme, les retombées de ce projet pourraient transformer la manière dont le DT2 est traité et compris, offrant de l'espoir à des millions de personnes et contribuant à une meilleure santé publique globale.

Procédures

Dans le cadre de notre projet sur l'identification de molécules bioactives pour traiter le diabète de type 2, voici les potentielles nuisances auxquelles les animaux pourraient être exposés : - pour tester l'efficacité de nouvelles molécules bioactives, la voie orale (gavage) est nécessaire pour cibler l'intestin. Le traitement est administré quotidiennement pendant la durée du protocole (30 secondes par gavage) et une fois pour le test oral de tolérance au glucose. De plus, les prélèvements de glycémie pendant 2 h sont effectués une seule fois en fin de protocole (10 secondes par prélèvement sanguin) pour le test de tolérance orale au glucose ou au xylose. Enfin, les animaux subissent une contention dans un espace restreint (mesure de la composition corporelle pendant 30 secondes) et l’isolement de 48h pour la mesure de la calorimétrie indirecte. Dans ce projet, la procédure 1 est entièrement réalisée au sein de l'établissement EU1. La procédure 2 est en partie réalisée au sein de l'établissement établissement EU1 et ce n'est que la dernière semaine que les animaux sont amenés dans l'établissement EU2 pour la colorimétrie indirecte.

Impact sur les animaux

Dans le cadre de notre projet sur l'identification de molécules bioactives pour traiter le diabète de type 2, voici les potentielles nuisances auxquelles les animaux pourraient être exposés : -Procédures : Pour tester l'efficacité de nouvelles molécules bioactives, la voie orale (gavage) est nécessaire pour cibler l'intestin. Ce geste ainsi que la contention des animaux lors du gavage peut induire du stress. De plus ,des prélèvements sang à la veine caudale des animaux sont nécessaires, ce qui pourrait causer du stress aux animaux. -Effets secondaires des molécules : Comme pour tout nouveau composé, il existe un risque d'effets secondaires inattendus qui peuvent affecter le bien-être des animaux. - Risque de maladie : L'induction du diabète de type 2 chez des animaux sains pour les besoins de la recherche pourrait affecter leur état de santé général et leur bien-être. En effet, les régimes riches en graisses peuvent induire des altérations de la fonction hépatique et rénale par exemple. - Transport des animaux : les animaux pourraient être perturbé par ce changement d'environnement.

Devenir

Les souris issues des procédures 1 ou 2 sont ensuite euthanasiées afin de d'étudier la motilité intestinale de ces souris grâce à des capteurs isotoniques.

Remplacement

Pour identifier des acteurs moléculaires capables de ralentir les contractions duodénales, afin de restaurer l’activité du cerveau et à terme l’utilisation périphérique de glucose, nous avons besoin d'individus vivants sous différents régimes mimant les conditions physiopathologiques (diabète & obésité) où nos molécules pourraient avoir un effet thérapeutique. De plus notre projet implique la communication inter-organes, il n'est donc pas possible de se passer d'organismes complets. Toutefois, lorsque nous avons de nombreuses molécules à tester, nous avons développé un modèle de test d'efficacité in vitro sur cellules épithéliales intestinales afin de sélectionner un nombre limité de candidats efficaces à tester in vivo pour limiter le recours à l'expériementation animale.

Réduction

Le modèle utilisé dans ce protocole est un modèle détaillé et validé dans la littérature. De plus, la souris est un modèle de référence dans l’étude des désordres métaboliques. Notre maîtrise de l’utilisation de la souris sur ce modèle depuis plus de 5 ans ainsi que nos études bibliographiques minutieuses, nous permettent de limiter le nombre d’animaux. Par groupe, 10 souris sont nécessaires afin de garantir la reproductibilité des résultats tout en tenant compte de la variabilité interindividuelle.

Raffinement

Nous mettons mis en oeuvre diverses stratégies : - Formation et suivi des compétences de notre équipe afin de s'assurer que tous ceux qui s'occupent des animaux ou effectuent des expérimentations soient correctement formés pour le faire de manière éthique et humaine. - Hébergement enrichi : toutes les cages ont un igloo et 2 carrés de ouates pour fournir un environnement qui encourage les comportements naturels et permet aux animaux de vivre dans un environnement aussi proche que possible de leur habitat naturel. - Surveillance régulière : le bien-être et le comportement des animaux est vérifé quotidiennement (observation des animaux, de leur comportement, du pelage, de leur déplacement et comportement exploratoire, verification des croquettes et du biberon) et les souris sont pesées une à 2 fois par semaine pour vérifier que les points limite ne sont pas atteints. La surveillance et l'observation quotidienne minutieuse des animaux est effectuée avec une grille de scoring avec des critères précis et une fiche de suivi du bien-être animal à remplir par l'expérimentateur dès qu'une anomalie est observée. Les animaux sont hébergés dans une zootechnie agréée dans laquelle une structure du Suivi du Bien-Etre Animal est mis en place. Pour le transport entre les 2 établissements, une procédure décrit précisément toute la marche à suivre et les précautions à prendre pour limiter au maximum le stress des animaux. Les points limites de ce projet sont : Perte de poids atteignant 20%, altérations des fonctions normales (impossibilité d’uriner, de s’alimenter…), vocalisation, tremblements…, posture anormale (voûté ou déséquilibré pour soulager une zone douloureuse, démarche anormale, diminution des mouvements, prostration), troubles urinaires ou hyperglycémie trop importante qui engendredrait une souffrance de l'animal.

Choix des espèces

La souris réagit très bien aux régimes alimentaires déséquilibrés, modèle expérimental de référence dans l'étude du métabolisme glucidique. De plus notre équipe maîtrise l’utilisation de ces différents modèles chez la souris, nous permettant ainsi de limiter le nombre d’animaux et d’assurer le suivi des souris. Stade adulte. Nous souhaitons nous affranchir de la période de croissance des animaux.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 3750
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 3750
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 3750

Quarante-cinq minutes de chirurgie abdominale pour implanter une sonde de température, et quarante-cinq minutes de plus, pour une partie d'entre elles, pour poser une canule sur la tête : 3 750 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue pour le prélèvement des structures cérébrales. Chacune reçoit ensuite jusqu'à trois injections espacées de deux semaines, par voie intrapéritonéale, intraveineuse rétro-orbitale, sous-cutanée, intranasale ou directement dans le cerveau, chaque injection étant suivie d'un prélèvement de sang inférieur à 20 % du volume sanguin total. L'objectif est de repérer, parmi plusieurs nanocorps issus de lamas, celui qui transporte le mieux un peptide jusqu'au cerveau, la baisse de température corporelle servant d'indicateur du passage. Le porteur écrit que le choix de Mus musculus est "indispensable" parce que les nanocorps testés reconnaissent des cibles murines.

Objectifs

Le cerveau est protégé par des barrières naturelles qui servent de filtres limitant le passage de molécules entre le sang et les tissus cérébraux. Elles rendent difficile le développement de solutions thérapeutiques telles que des anticorps ou des peptides, pour traiter les maladies du cerveau. Or, avec l’impact socio-économique de ces pathologies, il devient urgent de développer des stratégies pour franchir ces obstacles. Dans une étude précédente, nous avons trouvé qu’un anticorps de llamas, généralement appelé nanocorps, pouvait servir de cargo pour faire entrer un peptide – la neurotensine – dans le cerveau. Celui-ci serait un potentiel médicament pour l’addiction, la maladie de Parkinson et la douleur. Lorsqu’elle est directement injectée dans le cerveau, la neurotensine induit une baisse de la température corporelle. Cependant, elle reste incapable de franchir seule la barrière sang-cerveau. Au vu de nos résultats encourageants, nous aimerions continuer notre investigation en testant d’autres nanocorps que nous avons au laboratoire. Nous continuerons à utiliser la variation de la température corporelle comme paramètre pour évaluer le transport de la neurotensine vers le cerveau. Ces nanocorps que nous testerons présentent différentes propriétés et ciblent différentes protéines dans le cerveau. L’objectif est d’identifier au moins un nanocorps qui serait le plus intéressant en termes de rapidité à atteindre le cerveau et de temps qu’il passe dans cet organe.

Bénéfices attendus

Les potentiels médicaments biologiques tels que des anticorps thérapeutiques, rencontrent de grandes difficultés à entrer dans le cerveau. Nos études ont montré jusque-là que des nanocorps, 10 fois plus petits que les anticorps classiques, passent dans le cerveau. Ce projet vise à déterminer si ces nanocorps peuvent servir de cargo pour transporter des molécules d’intérêt thérapeutique dans le cerveau, en l’occurrence le transport de la neurotensine qui présente un potentiel dans le traitement de l’addiction, la douleur, la maladie de Parkinson et l’accident vasculaire cérébral. Grâce à ce projet, nous pourrions proposer de nouvelles stratégies pour franchir les obstacles que forment les barrières physiologiques du cerveau et accélérer le développement de médicament pour cet organe.

Procédures

Tous les animaux seront soumis à une opération chirurgicale. Une partie sera soumise à une simple opération de 45 minutes dans l’abdomen pour l’implantation d’une sonde de suivi de la température corporelle. Pendant 45 minutes supplémentaires, le reste des animaux sera soumis en plus à une chirurgie d’implantation de canule sur la tête pour l’administration des nanocorps par voie intracérébrale. Les animaux auront des injections périphériques (intrapéritonéale, intraveineuse en rétro-orbital, sous-cutanée, intranasale) ou directement dans le cerveau selon le groupe. Ces injections dureront 2 à 10 minutes sous anesthésie ou sur animal pris en contention. Elles seront répétées trois fois sur un même animal, avec un espacement d’au moins deux semaines. Des prélèvements sanguins inférieurs à 20% du volume sanguin total de l’animal d’une durée de 2-3 minutes seront réalisés sous anesthésie à la suite de chacune de ces injections, donc à un intervalle de deux semaines.

Impact sur les animaux

Sont attendus : - une douleur légère produite par l’introduction d’une aiguille au cours de l’administration des analgésiques et des nanocorps ; -des douleurs post-chirurgicales liées à la suture de la peau du ventre ; - une gêne liée à la chute de température (sensation de froid concomitante à baisse d’activité).

Devenir

L’ensemble de l’effectif est destiné à être euthanasié afin de pouvoir prélever les structures d’intérêt pour analyse.

Remplacement

Nous étudions l’entrée des nanocorps dans le cerveau à partir d’une administration hors de cet organe Le remplacement de l’animal n’est pas envisageable. Le cerveau est un organe complexe dont l’accès est principalement contrôlé par la barrière sang-cerveau. Mais, d’autres potentielles voies d’entrée existent et elles ne peuvent être représentées de manière exhaustive par des modèles isolés de barrière. D’ailleurs, d’après la littérature, ces modèles ne permettent pas de prédire systématiquement cette capacité d’entrée chez l’animal.

Réduction

L’étude sera réalisée sur un total de 3750 souris (3175 souris de phénotype sauvage et 575 souris génétiquement modifiées). Dans une logique de réduction, les expérimentations sur la majeure partie de l’étude (3250 souris) seront réalisées en longitudinal afin d’utiliser un seul animal pour tester plusieurs nanocorps différents. Le nombre de sujets nécessaire par groupe est proposé à partir d'un logiciel et sont cohérents avec les tests statistiques déjà publiés pour cette procédure expérimentale. Notre précédente étude ne montre aucune différence d’entrée de nanocorps entre les sexes. Par conséquent, nous utiliserons des mâles et des femelles dans nos cohortes.

Raffinement

Cette étude impliquera l’utilisation d’une lignée de souris génétiquement modifiées. Elles présentent une déficience pour le récepteur d’un neurotransmetteur cérébral, sans impacter sur leur comportement et leur bien-être. Cependant, tous les animaux de cette étude seront placés dans un milieu enrichi (bâtonnets de coton et abri en carton) avec un accès à l’eau et à la nourriture ad libitum, sous surveillance régulière. La procédure ne débutera que sept jours après réception des animaux pour diminuer le stress lié au changement d’environnement. Tous les actes chirurgicaux seront réalisés sous anesthésie et analgésie. Les animaux seront suivis quotidiennement après l’opération. Les injections ainsi que les prélèvements sanguins seront réalisés sous anesthésie générale.

Choix des espèces

Les nanocorps à tester reconnaissent des cibles murines. Afin que leur passage à travers les différentes voies possibles d’entrée soit évalué, le choix de l’espèce Mus musculus est indispensable. Les souris seront traitées à partir de 5 semaines d’âge correspondant à l’âge adulte où la formation de la barrière sang-cerveau est complétement achevée.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
Souris : 60
Souffrances
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▲ 60
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Devenir
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 60

Une chirurgie de trente à quarante minutes déclenche l'accumulation d'alpha-synucléine dans le cerveau de 60 souris adultes, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Suivent des injections sous la peau cinq jours par semaine pendant deux à quatre semaines selon les groupes, et une pesée hebdomadaire. Le peptide testé doit franchir la barrière hémato-encéphalique et bloquer l'agrégation de la protéine, et le porteur affirme qu'il n'existe "pas d'alternatives" à l'expérimentation animale pour en démontrer l'efficacité et l'innocuité. Toutes sont tuées à la fin, par thoracotomie et perfusion intracardiaque destinées à fixer les tissus avant analyse.

Objectifs

La plupart des molécules destinées à la thérapie de maladies neurodégénératives qui ont une efficacité in vivo n'atteignent pas leurs cibles parce qu'elles sont incapables de traverser la barrière hémato-encéphalique (BHE) qui protège le cerveau chez les vertébrés et même les invertébrés. L'une des stratégies non invasives les plus prometteuses pour l'administration de médicaments au système nerveux central (SNC) est l'utilisation de peptides qui traversent la BHE. Ces peptides sont capables d'améliorer le passage des composés à travers la BHE sans en altérer l'intégrité. Ils sont économiques, chimiquement polyvalents et non immunogènes selon des résultats déjà obtenus chez la souris saine. De plus, ces peptides combinent un ciblage sélectif et spécifique. Ils sont mieux adaptés que les petites molécules, ils présentent une faible toxicité et sont moins enclins à générer des mécanismes de résistance aux médicaments administrés de façon quotidienne à long terme. La maladie de Parkinson est reconnue comme la deuxième maladie neurodégénérative la plus fréquente. Cette pathologie touche environ 1% de la population de plus de 60 ans. La prévalence de la maladie augmente avec l'âge. Le coût économique direct et indirect estimé par patient tourne autour de 100.000 euros. Les traitements existants ne sont pas curatifs et ont des effets secondaires importants. Il s'agit donc d'une pathologie qui nécessite de développer des nouvelles approches thérapeutiques. La thérapie ici proposée utilise les dernières avancées en termes d’ingénierie peptidique pour permettre une pénétrance de la BHE optimisée, et combine cela à une stratégie d’arrêt d’accumulation de la protéine alpha-synucléine qui est clé dans le développement de la maladie de Parkinson. On testera ainsi l’effet protecteur de peptides anti-agrégation d’alpha-synucléine embarqués dans une navette qui les aide à traverser le BHE et arriver au cerveau de la souris parkinsonienne après avoir été injectés sous la peau.

Bénéfices attendus

A ce jour, il n’existe aucun traitement curatif pour soigner la maladie de Parkinson, les traitements non-invasifs actuels ne traitent que les symptômes et ont, à terme, des effets secondaires assez importants, menant certains patients à arrêter le traitement. C’est pour cette raison que des nouvelles thérapies non-invasives sont toujours nécessaires. Le traitement que nous proposons est un peptide thérapeutique qui bloque l’interaction entre deux protéines dérégulées dans cette pathologie, une phosphatase et une kinase, et empêche ainsi l’accumulation pathologique d’alpha-synucléine. Ceci devrait conduire à une modification significative de la progression de la maladie de Parkinson si le traitement est administré précocement après le diagnostic.

Procédures

Les souris adultes seront sujettes à une seule procédure chirurgicale (30-40min) pour induire l’accumulation d’alpha-synucléine dans le cerveau, puis à un traitement par administration du médicament 5 jours par semaine (5min/jour) pendant 2 ou 4 semaines selon les groupes expérimentaux. Les souris seront pesées toutes les semaines. Lors de d’euthanasie les animaux subiront une thoracotomie pour permettre une perfusion intracardiaque et fixation des tissus.

Impact sur les animaux

Délivrer l’alpha-synucléine dans le cerveau nécessite une chirurgie ce qui peut entrainer une douleur modérée et transitoire péri-opératoire. Le traitement par injection sous la peau journalière pendant 2 à 4 semaines peut entrainer également un stress de manipulation/contention de l’animal. Une pesée hebdomadaire sera effectuée pour contrôler la normalité de la courbe de poids tout au long de l’expérience.

Devenir

A la fin de la procédure, les animaux seront euthanasiés par des méthodes adaptées et validées pour la réalisation d’une analyse post mortem complète des tissus.

Remplacement

Il n’existe pas à ce jour d’alternatives à l’expérimentation animale pour faire la preuve de concept d’efficacité et sécurité de notre thérapie/peptide. Il est nécessaire de prouver une efficacité de passage de la BHE en conditions physiologiques chez le modèle animal rongeur puis une bonne distribution dans les régions ciblées dans le cerveau. De même, la démonstration de l’innocuité du traitement impose la présence d’un système immunitaire fonctionnel ce qui est absente dans les cultures cellulaires. Cela justifie donc l’utilisation des modèles murins.

Réduction

Une simulation statistique précise a été réalisée pour déterminer le nombre minimum d’animaux par groupe, nécessaire pour observer des effets significatifs compte tenu de la variabilité de la technique d’analyse prévue (histologie). Cette simulation est fondée, d’une part, sur des données obtenues dans la littérature scientifique et, d’autre part, sur les résultats que nous avons observés dans le passé lors d’expériences similaires menées dans le laboratoire.

Raffinement

Le suivi quotidien des souris hébergées en groupe dans un milieu enrichi, fournissant une palette de stimulations cognitives et motrices pour les animaux, et l’application de critères d’arrêt en élevage et en expérimentation permettra de garantir leur bien-être. En cas d’apparition d’effets inattendus, le vétérinaire de l’installation sera alerté afin de mettre en œuvre des traitements appropriés qui vont du soutien nutritionnel adapté à l’administration de médicaments. L’état de santé des animaux sera surveillé tout au long de l’expérience. Le protocole d’anesthésie et d’analgésie de la procédure chirurgicale a été défini et validé par une équipe vétérinaire et est implémenté en routine dans le laboratoire avec des résultats satisfaisants. Les animaux bénéficieront d’une période d’adaptation à l’arrivée dans l’animalerie, de récupération après chirurgie et d’adaptation à la manipulation pour traitement quotidien qui ont pour objectif de garantir des conditions physiologiques et d’assurer un minimum de souffrance et stress pendant le protocole. La surveillance rapprochée et la mise en place de points limites (et de points d’alerte en amont des points limites) permettent d’évaluer une perte de poids, une infection, un changement de comportement en lien avec une douleur/ nuisance liée aux interventions.

Choix des espèces

Les régions les plus touchées du cerveau des patients atteints de la maladie de Parkinson sont la substance noire, où résident les noyaux des neurones dopaminergiques, et le striatum où se trouvent leurs terminaisons. Les modèles invertébrés ne possèdent pas de striatum. Les souris envisagées dans ce projet permettent d’étudier les neurones ciblés dans leur environnement cérébral complexe. De la même façon, les peptides utilisés dans ce projet doivent traverser une BHE, ce qui est difficilement atteignable sur des cultures cellulaires. La maladie de Parkinson est une maladie qui se déclare chez l’adulte. Pour cette raison, les animaux utilisés dans le protocole seront des animaux adultes avant le début de l’induction de l’agrégation d’alpha-synucléine et du traitement pour réduire ou empêcher son agrégation. De plus, l’innocuité du traitement et l’efficacité de passage à travers la BHE nécessite une physiopathologie adulte pour augmenter la fiabilité de la prédiction des résultats chez l’homme.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
Souris : 37300
Souffrances
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▲ 37300
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Devenir
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 37300

Une biopsie pratiquée sur animal éveillé sert à génotyper chaque souris de cet élevage. 37 300 souris vont être utilisées sur la durée du projet, dans des procédures classées au niveau de souffrance le plus faible, et sont soit expédiées vers le laboratoire demandeur pour y être utilisées, soit tuées pour la gestion de l'élevage. Les souris homozygotes développent trois semaines après la naissance un syndrome lymphoprolifératif qui les tue vers dix-sept semaines, sans qu'aucun signe clinique n'annonce cette issue, et le porteur prévoit de les tuer au plus tard à quinze semaines. Ces 37 300 souris sont élevées en vue d'essais de composés thérapeutiques contre les maladies liées aux immunoglobulines G4, et le porteur indique qu'aucune approche statistique n'a été réalisée pour fixer ce nombre.

Objectifs

Les maladies immunitaires sont parfois difficiles à diagnostiquer du fait des signes cliniques variés qui leurs sont associés. Cela rend également leur traitement difficile et le taux de rechutes est important. L’objectif de ce projet est d’améliorer la prise en charge et le traitement des maladies associées aux immunoglobulines G4 (protéines du sang produite par le système immunitaire). Ces maladies sont des troubles fibro-inflammatoires chroniques graves à médiation immune qui se traduisent souvent par des niveaux élevés de protéines dans le sang (immunoglobulines G4), dans les urines et par le développement de masses semblables à des tumeurs touchant plusieurs organes chez l’Homme. Des souris reproduisant ces maladies grâce à des modifications génétiques spécifiques seront utilisées afin d’étudier l’apparition et le développement de ces maladies mais également de tester de nouveaux traitements. Nous mettrons en place un élevage de ces souris afin de générer les animaux nécessaires aux expérimentations.

Bénéfices attendus

L’identification des mutations spontanées et l’amélioration des outils permettant les manipulations génétiques ont permis de créer et/ou d’identifier des modèles animaux de diverses maladies humaines provoquées par l'expression qualitativement ou quantitativement anormale d'un gène, modèles dont l'intérêt pour la compréhension de la pathologie humaine comme pour la mise au point d'éventuelles thérapeutiques est évident. Ces modèles de souris, au plus proche de la maladie humaine, sont très pertinents pour le développement de traitements pharmacologiques ciblant les maladies chroniques graves associées aux IgG4. La prévalence exacte de ces maladies n’est pas connue en partie à cause de leur diagnostic difficile à établir et à dissocier des maladies chroniques connues. Actuellement, les traitements reposent sur l’utilisation d’agents anti-inflammatoires et 40% des patients sont en rechute. Ainsi, la découverte de nouveaux agents thérapeutiques est nécessaire afin d’augmenter les chances de rémission des patients. Ce projet permettra d’évaluer à la fois l’effet des composés thérapeutiques sur l’initiation et le développement des IgG4-RD.

Procédures

Une biopsie sera réalisée sur animal vigile afin de déterminer le génotype de l’ensemble des animaux de ce projet. Les souris homozygotes pour les modifications génétiques présentent un phénotype dommageable qui commence 3 semaines après la naissance.

Impact sur les animaux

Les animaux développent un syndrome lymphoprolifératif 3 semaines après la naissance conduisant à leur mort après 17 semaines. Aucun signe clinique laissant présager de l’issue fatal de ce syndrome lymphoprolifératif n’est décrit chez ces animaux. Par ailleurs, une douleur légère ainsi qu’un léger stress peuvent être induits lors du prélèvement de biopsies en vue du génotypage.

Devenir

Les animaux sont soit expédiés pour une utilisation continue vers le laboratoire demandeur, soit mis à mort pour la gestion de l'élevage (avant l'atteinte des points limites du phénotype dommageable, prélèvement de gamètes).

Remplacement

Les projets expérimentaux comportent classiquement une phase d'étude initiale in vitro qui permet une sélection initiale des propriétés pharmacologiques et qui permet de valider certaines hypothèses et d’obtenir de données préliminaires et complémentaires. Les modèles murins proposés ne peuvent pas être remplacés par des méthodes alternatives car une deuxième étape d'étude nécessite de consolider les résultats in vitro et valider ses hypothèses sur un modèle in vivo. Le projet actuel ne peut pas être envisagé sans étape in vivo donc sans modèle animal ; en effet, avant de pouvoir envisager une étude clinique sur les patients, il est nécessaire de démontrer que les molécules sélectionnées ont les effets pharmacologiques escomptés et qu'elles ne présentent pas d'effets toxiques majeurs.

Réduction

Les protocoles sont réalisés en fonction des besoins expérimentaux liés à l'utilisation de ces animaux après expédition. Le nombre d’animaux est calculé de manière à utiliser le minimum d’animaux par groupe permettant l’obtention de résultats homogènes. Par ailleurs, notre savoir-faire, nos données historiques et les techniques de reproduction assistées (fécondation in vitro, stimulations hormonales…) permettent d’utiliser le minimum d’animaux avec une optimisation de rendement pour des résultats robustes et reproductibles. Aucune approche statistique n’a été réalisée.

Raffinement

Un hébergement standard est réalisé (litière, enrichissement et congénères) associé à une surveillance quotidienne. Toutes les observations feront l'objet d'une documentation adaptée. Dans la mesure du possible (hors demande client), la lignée sera maintenue via des accouplements hétérozygotes (HET) x wild-type (WT). Ces accouplements génèreront 50% d’animaux WT et 50% d’animaux HET n’exprimant pas le phénotype lymphoprolifératif. Cette stratégie d’accouplement, nous permettra de limiter au maximum la production d’homozygotes (HOM) non nécessaire présentant un phénotype dommageable. En effet, le syndrome lymphoprolifératifs caractéristique de notre modèle d’intérêt, ne se développe que chez les individus HOM. Les accouplements naturels HOM x HOM seront éviter au maximum. Lorsqu’ils seront nécessaires, notamment pour développer la lignée ou pour la production des lots d’intérêt, si cela est possible, nous privilégierons les fécondations in vitro (embryons portés par des femelles pseudogestantes WT) car les femelles HOM ont des difficultés à mener à terme leur gestation. Les animaux HOM (ainsi que ceux dérivées de cette lignée par accouplement avec d’autres lignées génétiquement altérées) développent un syndrome lymphoprolifératif 3 semaines après la naissance conduisant à leur mort après 17 semaines. Aucun signe clinique laissant présager de l’issue fatal de ce syndrome lymphoprolifératif n’est décrit chez les animaux HOM. Afin d’anticiper l’atteinte des points limites, les animaux HOM seront donc euthanasiés, au plus tard, lorsqu’ils auront 15 semaines. Une observation quotidienne sera réalisée pour identifier tout animal qui présenterait des signes cliniques.

Choix des espèces

Le choix de l’espèce est conditionné par les besoins scientifiques des projets. Les souris sont des modèles animaux simples à élever, à reproduire et à entretenir en grand nombre ainsi qu’à manipuler et modifier génétiquement comparativement à d’autres espèces. Elles constituent un modèle de choix pour les études précliniques en raison de leur petite taille, de leur courte gestation, de leur durée de vie et de la disponibilité en réactifs expérimentaux. Le génome des souris est bien caractérisé et très comparable au génome humain. Enfin, la proximité clinique entre les modèles de rongeurs génétiquement modifiés et les maladies humaines fait de ceux-ci des modèles de choix relativement robustes pour extrapoler les résultats et en tirer des résultats pertinents pour la pathologie humaine. L’âge des animaux est conditionné par les objectifs scientifiques du projet. Les animaux seront hébergés dans nos locaux dès leur naissance et jusqu’à leur envoi ou leur mise à mort. Pour l’élevage, les accouplements seront réalisés à maturité sexuelle. Au moment de l’expédition, l’âge varie en fonction des besoins. Les animaux pourront être envoyés à nos partenaires dès le sevrage ou avec leur mère si les animaux ne sont pas encore sevrés. Des femelles gestantes pourraient également être expédiées avant le dernier tiers de la gestation. Les animaux porteurs de la mutation LatY136F seront expédiés ou euthanasiés au plus tard à l’âge de 15 semaines.

  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 5305
Souffrances
▲ -
▲ 4000
▲ 1305
▲ -
Devenir
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 -
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 5305

Rendre des lignées de souris exemptes de pathogènes pour qu'elles puissent entrer dans le maximum d'animaleries du monde entier : c'est le service qu'une plateforme propose ici à d'autres laboratoires. 5 305 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Les mâles sont vasectomisés à cinq semaines et maintenus en accouplement pendant deux ans avant d'être tués. Les femelles donneuses reçoivent deux injections d'hormones puis sont tuées à cinq semaines, le prélèvement d'ovocytes imposant leur mise à mort, tandis que les femelles receveuses subissent une chirurgie de réimplantation d'embryons. Le porteur affirme qu'aucun système in vitro ne recrée la complexité d'un "organisme entier" et justifie l'opération par l'harmonisation du statut sanitaire entre établissements.

Objectifs

Les animaleries d'hébergement gèrent leur statut sanitaire. Suivant le statut sanitaire d'une animalerie, il se peut que des animaux ne puissent pas être transférés d'un établissement utilisateur vers un autre ce qui peut être un frein à un projet et au bon déroulement de la recherche scientifique. De plus, harmoniser le statut sanitaire des animaux permet de diminuer l'hétérogénéité entre les individus et donc d'améliorer les résultats des différents projets. Pour pallier à ce problème de statut sanitaire, la plateforme scientifique propose à la communauté scientifique de réaliser la décontamination de leurs animaux. Ceci signifie : rendre des animaux dépourvus de pathogènes spécifiques pour pouvoir permettre leur importation dans le maximum d'animalerie du monde entier.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus de ce projet sont 1) permettre des importations d'animaux dans un grand nombre d'animalerie grâce à leur statut sanitaire exempts de pathogènes et d'opportunistes spécifiques 2) contribuer aux développements et aux collaborations dans les projets de recherche 3) réduire les biais dans les résultats scientifiques en diminuant l'hétérogénéité entre les animaux. Les lignées décontaminées sont nécessaires dans le cadre de nombreux projets scientifiques préalablement validés qui permettront de répondre à des questions scientifiques précises et aux enjeux de santé/société (domaines de recherche : pathologies respiratoires, musculaires, du système nerveux, métaboliques, cardiovasculaires ou génétiques).

Procédures

Les animaux seront soumis à des injections intrapéritonéales d'hormones (vigil, 2x par femelles donneuses, quelques secondes) ou une chirurgie de vasectomie sous anesthésie et analgésie (1x par mâle, 10 minutes) ou une chirurgie de réimplantation d'embryons sous anesthésie et analgésie (1x par femelles receveuses, 10 minutes).

Impact sur les animaux

Les injections intrapéritonéales pourront induire un stress et une douleur de courte durée aux animaux. Les chirurgies peuvent induire des difficultés post-opératoire comme des douleurs ou une mauvaise cicatrisation. Les anesthésies pourront engendrer une baisse de la thermorégulation. L'hébergement individuel des mâles pourra engendré un stress.

Devenir

Une femelle receveuse sur trois sera exportée en laboratoire d'analyse pour obtenir les résultats sanitaires et valider la procédure de décontamination des animaux. Les autres animaux seront euthanasiés à la fin du projet : les mâles vasectomisés lorsqu'ils ne seront plus de bons reproducteurs (2 ans), les autres femelles receveuses (deux sur trois) à 4 mois de vie après le sevrage des souriceaux car elles ne pourront pas avoir une seconde chirurgie puis les femelles donneuses d'ovules à 5 semaines de vie car le prélèvement nécessite l'euthanasie.

Remplacement

Actuellement il n'est pas possible de recréer in vitro la complexité d'un organisme entier avec tous les acteurs cellulaires rentrant en jeu. Un organisme vivant est donc nécessaire pour mener à bien les divers projets scientifiques autorisés au sein de l'établissement. La souris est le modèle le plus utilisé par les chercheurs pour étudier les fonctions biologiques et les pathologies. La décontamination d'une lignée murine nécessite obligatoirement qu'elle soit respirante. La souris ne peut donc pas être remplacée dans ce projet.

Réduction

5305 animaux pourront être utilisés dans ce projet pour les 5 ans. Le nombre de mâles et de femelles utilisées par lignée pour les transferts d'embryons est le minimum requis pour obtenir les animaux d'intérêt suite à la redérivation. Les mêmes mâles vasectomisés sont utilisés pendant 2 ans. Les lignées décontaminées seront utilisées dans un projet de recherche autorisé. La plateforme scientifique propose la cryoconservation de sperme si une lignée n'est plus utilisée dans un projet de recherche. Ceci permet de conserver une lignée de manière non respirante et donc d'éviter de produire des animaux uniquement pour le maintien d'une lignée. Il n'y a pas de tests statistiques ou de calcul de puissance mais cela sera systématiquement appliqué dans le cadre de l'utilisation continue des animaux au sein des projets de recherche qui découlent de ces élevages.

Raffinement

Les conditions d’hébergement sont conformes à la réglementation. Les animaux sont hébergés avec leurs congénères en portoirs ventilés avec un système d’abreuvement automatique et un accès ad libitum à la nourriture et l’eau. Le milieu est enrichi avec deux enrichissements minimum. Tout sera mis en oeuvre pour limiter au maximum les nuisances. Pour les injections, les volumes injectés seront réduits au minimum. Quand l'acte technique le nécessite, les animaux seront sous anesthésie. Les chirurgies sont réalisées par des spécialistes sous anesthésie et analgésie pour garantir le bien être des animaux. L'analgésie est poursuivie en post-opératoire et des croquettes humidifiées seront disposées au fond de la cage pendant 1 semaine. Les animaux nécessitant un hébergement individuel bénéficieront de 3 enrichissements dans leur cage. Les animaux sont manipulés par du personnel formé et compétent dans des pièces dédiées à chaque type d'intervention. La surveillance attentive quotidienne sera accompagnée de points limites définis.

Choix des espèces

La souris est le modèle le plus utilisé par les chercheurs pour étudier les fonctions biologiques et les pathologies. En effet, il existe de nombreux modèles génétiquement modifiés pour de très nombreuses pathologies humaines. Les mâles vasectomisés sont vasectomisés à 5 semaines. Les femelles receveuses sont utilisés à partir des 8 semaines car elles doivent être matures sexuellement. Les femelles donneuses d'ovule sont utilisées à 5 semaines. Les injections d'hormones doivent se faire sur des femelles prepubères pour maximiser le nombre d'ovules relachés et, ainsi, améliorer le taux de reusite de la décontamination. Les mâles pour accouplement sont utilisés entre 8 et 15 semaines.