Souris
Biodistribution de nanoparticules chez la souris pour le traitement des accidents vasculaires cérébraux
- Recherche appliquée
- Troubles cardiaques
Tuées une heure, trois heures ou vingt-quatre heures après l'injection pour que leurs organes soient prélevés, 48 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent sous anesthésie une injection intraveineuse unique de nanoparticules censées acheminer un médicament directement vers un caillot cérébral, puis sont mises à mort selon le délai assigné à leur groupe. Le porteur indique que l'injection peut être douloureuse et que les nanoparticules peuvent provoquer une inflammation du rein, de la rate, du foie ou du poumon. Des tests sur cellules et globules rouges humains n'ont révélé aucune toxicité, ce qui n'empêche pas le porteur de conclure qu'un "organisme vivant complexe" reste "nécessaire" pour observer la distribution du produit.
Objectifs
Cette étude est un projet fondamental dans le domaine de la santé publique. L’accident vasculaire cérébral (AVC) est la deuxième cause mondiale de mortalité. En particulier, 80% des cas d’AVC sont caractérisés par la formation d’un caillot (thrombose) dans une artère cérébrale provoquant une diminution voire une suppression du flux sanguin dans une région du cerveau. L’hétérogénéité des causes de ces thromboses, la complexité et la sensibilité du cerveau font encore de l’AVC une pathologie complexe à traiter et des règles standards de traitements sont difficiles à établir. La première action thérapeutique consiste à rétablir le flux sanguin le plus rapidement possible afin d’éviter des séquelles irréversibles. Le traitement de référence reste le même depuis les années 1980 ; l’injection d'un médicament qui entraine la destruction du caillot. Toutefois, les critères d’inclusion des patients restent très limités, notamment à cause des effets secondaires: saignements, toxicité cérébrale. Le but de ce projet est d'étudier des nanoparticules (particules de taille nanométrique) pour apporter des médicaments directement au caillot, et ainsi éviter ces effets secondaires et diminuer les doses employées. Ce projet expérimental regarde spécifiquement l'innocuité du traitement proposé avec les nanoparticules et leur devenir dans le corps après injection.
Bénéfices attendus
A travers ce projet, l'absence de toxicité d'un nouveau traitement pour les AVC dus à des caillots sanguins pourra être évaluée, avec en particulier: la mise à disposition des médecins d'un traitement plus complet pour résorber les caillots à l'origine de l'accident, avec une minimisation des effets secondaires (saignement, toxicité cérébrale), une diminution des doses employées et donc une utilisation potentielle pour plus de patients.
Procédures
Les animaux seront soumis à une injection unique par voie intraveineuse de nanoparticules sous anesthésie de l'animal (durée inférieure à 10 min), puis après un temps fixé (1 h, 3 h ou 24 h), les animaux seront euthanasiés pour observer la biodistribution des nanoparticules (c'est-à-dire leur distribution dans leurs organes).
Impact sur les animaux
Les nuisances possibles sont une douleur liée à l'injection, une toxicité éventuelle des nanoparticules, ou une éventuelle inflammation dans les organes responsables de l'élimination des nanoparticules: rein, rate, foie, poumon.
Devenir
Afin de pouvoir observer la distribution des nanoparticules dans les différents organes des animaux, ceux-ci doivent être euthanasiés pour récupérer leurs organes et réaliser l'analyse des tissus biologiques.
Remplacement
Des expériences préliminaires visant à déterminer l'innocuité de ces nanoparticules ont été réalisées, incluant des tests sur cellules humaines ainsi que des sur des globules rouges humains, et ne permettant pas de déceler de toxicité. Ces expériences apportent donc une première réponse au regard de la toxicité sans utiliser d'expérimentation animale. Il n'existe cependant pas de moyen permettant de déterminer une toxicité dans un organisme vivant complexe ainsi que la distribution des nanoparticules dans les organes avec ces premières expériences. Ce projet nécessite donc l'utilisation de modèles animaux pour les étudier.
Réduction
Des études préliminaires ont permis de déterminer les doses de nanoparticules à injecter pour garantir un effet thérapeutique, et permettent donc de ne sélectionner que deux doses à tester dans ce projet, réduisant donc le nombre d'animaux à utiliser. Pour anticiper une éventuelle mortalité du traitement, un nombre maximum de 8 animaux par groupe est prévu comme le minimum nécessaire pour garantir au moins 5 animaux utilisables par groupe et donc garantir la représentation de la variabilité inter-individus.
Raffinement
Avant la procédure: le temps d'acclimatation des animaux sera d'une semaine. Les animaux bénéficieront d'un hébergement avec environnement enrichi et en groupe social, et seront surveillés quotidiennement pour vérifier leur état de bien-être et l'absence de signes de stress ou de détresse. Durant la procédure, les animaux seront placés sous anesthésie pour l'injection de nanoparticules. Après réveil, les animaux seront remis dans leur cage, et une vérification visuelle une heure après procédure du site d'injection sera effectuée (absence de lésion) et de l'état général de l'animal sera faite en accord avec une grille de score des points limites (critères objectifs pour déterminer le niveau de bien-être ou mal-être des animaux). Les animaux seront finalement sacrifiés sous anesthésie et le prélèvement sanguin réalisé post mortem pour minimiser les gestes sur l'animal vigile.
Choix des espèces
Les expériences de biodistribution chez la souris sont abondamment décrites dans la littérature scientifique pour des injections intraveineuses de nanoparticules, en particulier pour l'utilisation de nanoparticules à but thrombolytique (c'est-à-dire visant à détruire un caillot sanguin) dans le cadre de maladies cardiovasculaires. les animaux utilisés seront adultes (5-8 semaines), pour obtenir des résultats sur des animaux matures au regard de l'immunité et de la formation des organes, et pertinents vis-à-vis d'une pathologie qui affecte majoritairement des individus adultes.
Caractérisation des altérations du système dopaminergique dans un modèle de stress social chez la souris par tomographie à émission de positons.
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
Confrontées chaque jour pendant dix jours à un mâle sélectionné pour son agressivité, des souris développent l'évitement social, l'anxiété, la perte de motivation et les troubles du sommeil recherchés par le protocole. 728 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Huit tests comportementaux, cinq semaines d'antidépresseur par voie orale et des séances d'imagerie TEP de soixante minutes sous anesthésie servent à caractériser les altérations du système dopaminergique dans ce modèle de dépression. Le porteur présente la TEP comme une méthode idéale, qui ne nécessite pas la mise à mort et permet la réutilisation des animaux, alors que le cerveau de toutes les souris est prélevé à l'issue.
Objectifs
Les troubles liés au stress tels que le trouble de stress post-traumatique et la dépression sont des maladies souvent chroniques et associées à de fortes incapacités et souffrances qui peuvent avoir un impact dramatique sur la santé, les relations sociales, les performances professionnelles et la vie quotidienne. Malgré ces résultats, les mécanismes cognitifs et biologiques qui sous-tendent leurs causes et leur physiopathologie restent mal compris. De plus, alors que les traitements actuels peuvent généralement être bénéfiques, une part importante des patients est résistante aux traitements actuels. Une explication peut venir du fait que ces troubles comprennent une multitude de profils potentiels et rassemblent donc des patients avec le même diagnostic mais avec une forte hétérogénéité de causes, de processus physiopathologiques et des manifestations cliniques. C’est dans ce cadre que ce projet a été développé et cherche a exploré l’implication de réseaux cérébraux qui ont par le passé été moins étudiés dans ces troubles mais qui pourraient être impliqués à différents niveaux : de la vulnérabilité au stress, à la sévérité des troubles et à la réponse au traitement. L’objectif sera ici de caractériser les altérations du système dopaminergique dans un protocole de stress social chez la souris capable de modéliser la vulnérabilité et la résilience au trouble dépressif et à sa réponse au traitement. En effet le système à la dopamine pourrait être impliqué dans la manifestation de profils cognitif et motivationnels qui sont engagé dans l’adaptation au stress, et des dysfonctions de ce système lors de conditions de stress pourrait potentiellement être à l’origine d’altérations cognitives favorisant ces troubles et la résistance aux traitements. Toutefois, très peu d’articles se sont concentrés sur des marqueurs du système dopaminergique dans ces modèles. A ces fins, nous emploierons une méthode de neuroimagerie non-invasive : la tomographie par émission de positons (TEP) avec des traceurs ciblant 2 composants différents du système dopaminergique : le [18F]LBT-999 et le [18F]-Fallypride. Ces études seront réalisées chez des souris témoins non stressés, et des souris stressées résilientes au stress, susceptibles au stress (= dépressives), la moitié de chaque groupe étant traitée avec un antidépresseur pendant 4 semaines à la suite du modèle de stress social et avant les tests et la séance d’imagerie.
Bénéfices attendus
Les résultats de ce projet vont nous apporter des éléments précieux pour compléter et vérifier les hypothèses de l’implication du système dopaminergique et ses altérations dans la dépression, un aspect décisif dans la compréhension de ces troubles et dans l’émergence de nouvelles stratégies préventive, diagnostique ou thérapeutiques. Les résultats obtenus pour cette étude, vont également nous permettre de prendre des décisions sur les stratégies à suivre dans nos futurs projets de recherche. Par exemple, l’utilisation de nouvelles technologies d’imagerie calcique miniaturisée nous permettant d’enregistrer l’activité calcique mais également en parallèle l’activité de la dopamine. Le but sera de déterminer au niveau neuronal la précision de l’activation du signal dopaminergique dans l’adaptation comportementale et cognitive dans des tâches de mémoire et de stress. La finalité étant de comprendre comment le système dopaminergique et sa précision d’activité est altérée dans la dépression. Et enfin, cela nous permettra de voir si l’on est capable de rétablir un fonctionnement normal de ces processus dopaminergiques par différents traitements.
Procédures
Mise en contact de mâles et femelles pour la sélection de mâles agressifs pendant 5 à 10 minutes par jour pendant 10 jours ; 8 tests comportementaux seront réalisés 2 seule fois par animal et durent entre 5 ou 30 minutes suivant le test ; un traitement antidépresseur sera administré par voie orale 1 fois par jour pendant 5 semaines ; Les souris seront anesthésiées par voie respiratoire pour les imageries TEP qui durent environ 60 minutes ; Certaines souris seront ensuite perfusées sous anesthésie générale ce qui entrainera leur mort.
Impact sur les animaux
Modèle de stress sociale : Le risque principal de ce modèle est un stress et dominance physique sur la souris lors de l’interaction avec une souris dominante (En cas de blessure, la souris est prise en charge par les expérimentateurs) Nous attendons également des répercussions psychiques et observables sur le comportement de la souris et permettant de modéliser la dépression : Augmentation des comportements de type évitement social et anxiété, persistance tout au long du protocole et quelques semaines après la fin. Perte de motivation ou plaisir, altération du poids et troubles du sommeil.
Devenir
Tous les animaux seront euthanasiés à l’issue des procédures et leur cerveau sera prélevé pour des études ultérieures.
Remplacement
A ce jour, aucune méthode in vitro n’est disponible pour répondre à la problématique posée. Le stress chez l’animal, comme modèle de pathologie psychiatrique humaine, repose sur l’observation du comportement de l’animal vivant. L’étude de la réponse cérébrale et comportementale nécessite également l’utilisation d’animaux.
Réduction
Les effectifs sont calculés et optimisés de manière à utiliser un minimum d’animaux tout en conservant une grande puissance statistique. Il faut également que la taille d’effectif soit suffisante pour tenir compte de la variabilité inter-individuelle. Si les résultats de l’imagerie TEP ne montrent pas d’effet du modèle alors la deuxième partie du projet utilisant un antidépresseur ne sera pas réalisée.
Raffinement
Les conditions d’élevage seront optimales au regard des normes en vigueur avec enrichissement du milieu (papier absorbant, cabanes et/ou tubes). Les animaux sont hébergés une semaine avant l’initiation des expériences. Des habituations à la pièce d’expérimentation d’au moins une heure sont réalisées avant les tests comportementaux pour diminuer le stress des animaux. En cas de blessure, les animaux recevront un traitement analgésique jusqu’à la disparition des signes de douleur. En cas d’hypothermie, chaque animal est placé sur une couverture thermorégulée pour éviter toute hypothermie. Une surveillance accrue est réalisée pour suivre chaque souris montrant des signes de mal-être et intervenir si nécessaire (injection de sérum physiologique pour l’hydratation, nourriture appétente). Les expérimentateurs sont experts dans la préhension et la contention des souris, et sont soucieux d’éviter tout stress inutile lors de la réalisation des procédures. Des points limites gradés sont appliqués : les animaux surveillés sont pesés et auscultés quotidiennement. La décision d’euthanasie est prise s’il n’y a pas d’amélioration au bout d’une semaine. Dans ce cas, une euthanasie sera réalisée afin d'éviter toute souffrance supplémentaire. La neuroimagerie TEP est une méthode de nécessitant pas de mise à mort des animaux, c’est une méthode idéale permettant un suivi longitudinal et une réutilisation des animaux dans une autre expérience. Cette procédure est intégralement réalisée sous anesthésie afin de diminuer le stress que pourrait engendrer le dispositif. De plus, cette procédure est réalisée en collaboration un personnel hautement spécialisé dans l’imagerie TEP sur petit animal.
Choix des espèces
Le choix de la souris est un modèle pertinent pour notre problématique. L’étude du cerveau de la souris s’avère être un modèle très puissant pour l’étude des fonctions cognitives, troubles mentaux du cerveau humain. En effet, il y a une grande homologie génétique dans le développement du cerveau, se traduisant également par une analogie des aires cérébrales et des mécanismes neurobiologiques. Dans cette étude nous utiliserons de souris adultes.
Caractérisation des effets de la vitamine K sur la fonction musculaire chez des modèles murins reproduisant des formes sévères et légères de myopathies centronucléaires
- Recherche fondamentale
- Système musculosquelettique
680 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à sévère. La moitié porte une mutation qui provoque une atrophie et une faiblesse musculaires, un quart voit son espérance de vie réduite, et certains individus sont maintenus en vie jusqu'à sept mois pour mesurer cette réduction. Elles subissent chaque semaine ou chaque mois des tests moteurs répétés trois fois par jour, jusqu'à 48 heures d'isolement pour mesurer l'activité spontanée, des séances d'imagerie de trente minutes sous anesthésie et une mesure de force sous anesthésie, le traitement testé pouvant provoquer démangeaisons et grattages excessifs. Le porteur affirme qu'aucune méthode alternative ne permet d'évaluer les effets d'une molécule sur l'"organisme entier" et présente cette évaluation comme un prérequis "indispensable" avant toute application clinique.
Objectifs
Les myopathies congénitales sont des maladies génétiques rares qui affectent notamment la fonction des muscles squelettiques. A ce jour aucun traitement n’est disponible pour les patients atteints de ces maladies qui impactent grandement leur survie ou qui sont handicapantes au quotidien et qui affectent considérablement leur qualité de vie. Le but de ce projet est d’évaluer le potentiel thérapeutique d’un agent pharmacologique déjà utilisé en clinique dans d’autres maladies pour le traitement de myopathies congénitales.
Bénéfices attendus
Ce projet a pour but de fournir des informations relatives aux effets d’une molécule pharmacologique déjà approuvée et utilisée en clinique dans d’autres pathologies pour le traitement de myopathies congénitales. Ce projet permettra de proposer pour ces maladies graves un traitement pouvant avoir une application en clinique rapide.
Procédures
Des tests de comportement peu invasifs qui permettront d’évaluer les performances et capacités motrices de l’animal (activité locomotrice, force, posture) seront réalisés une fois par semaine chez l’animal vivant à partir de 3 semaines pendant 5 semaines (i.e. jusqu’à l’âge de 8 semaines) ou une fois par mois du sevrage jusqu’à 7 mois. Chaque test sera réalisé 3 fois par jour avec un temps de repos minimal de 10 minutes entre chaque essai. Chaque essai durera entre 10 secondes et 5 minutes selon le test comportemental. L’activité locomotrice spontanée de l’animal sera acquise pendant 48h au maximum, période au cours de laquelle les animaux seront hébergés individuellement, ou pendant 30 minutes, durée pendant laquelle l’animal sera isolé. L’imagerie de l’animal sera réalisée chez l’animal anesthésié par injection intrapéritonéale d’un mélange d’anesthésiques sur une durée maximale de 30 minutes. La production de force sera mesurée sur une durée maximale de 30 minutes chez l’animal anesthésié par inhalation d’un mélange gazeux ou par injection intrapéritonéale d’un anesthésique et d’un anti-douleur dont l’administration ne durera pas plus de 5 secondes.
Impact sur les animaux
La moitié des animaux sont porteurs de la mutation qui entraine une atrophie musculaire et une faiblesse musculaire. Un quart des animaux ont une espérance de vie réduite. Pour ces animaux, les mâles et les femelles sont affectés, ce qui peut générer un inconfort. Tous les animaux expérimentaux seront isolés temporairement ce qui peut générer un stress. L’induction de l’anesthésie nécessite la contention de l’animal qui peut générer un stress et/ou un inconfort. L’injection d’anesthésique peut induire une douleur ou un inconfort. Les tests réalisés in vivo peuvent induire un stress ou un inconfort. Le traitement peut entrainer des démangeaisons et grattages excessifs.
Devenir
Les animaux utilisés pour les tests seront euthanasiés après prélèvement des organes nécessaires pour les analyses au niveau cellulaire et moléculaire. Les animaux utilisés pour les accouplements seront euthanasiés dès que le nombre d’animaux nécessaires sera atteint.
Remplacement
Dans ce projet qui consiste à évaluer les effets d’un agent pharmacologique sur le muscle, le modèle murin est privilégié car l’utilisation d’un modèle cellulaire ne permet pas d’évaluer la contractilité du muscle. D’autre part, il n’existe pas de méthode alternative qui permette d’évaluer sur l’organisme entier et dans des conditions in vivo les effets d’une molécule. L’évaluation in vivo des effets de potentiels traitements est un prérequis indispensable avant toute application clinique.
Réduction
Pour la production des animaux expérimentaux, le nombre de géniteurs sera réduit en créant des cages d’accouplements avec deux femelles pour un mâle et en faisant plusieurs portées par femelle. Pour la partie expérimentale, les tests comportementaux peu invasifs offrent la possibilité de réaliser un suivi longitudinal en répétant les expérimentations sur les mêmes animaux au cours du temps. Ce point est essentiel car il permet de réduire de manière drastique le nombre d’animaux. La taille d’échantillon de 10 animaux par groupe est nécessaire et suffisante pour appliquer a posteriori les tests statistiques adéquats. Elle a été déterminée sur la base de nos précédentes études qui permettent de détecter statistiquement une différence de production de force entre animaux contrôles et malades, non traités et traités.
Raffinement
Les nouveau-nés seront hébergés avec leurs parents jusqu’au sevrage. L’analyse de la capacité à se retourner et à se mouvoir, la couleur de la peau, la présence d'une poche de lait seront évalués chez le nouveau-né tous les 2 à 3 jours. A partir du sevrage, les animaux seront hébergés en groupe. Les animaux seront observés quotidiennement et pesés 2 à 3 fois par semaine. Dès lors qu’une perte de poids sera notée, les animaux seront pesés quotidiennement. Si des difficultés de locomotion apparaissent, la nourriture sera placée dans la cage. Les tests comportementaux seront peu invasifs et permettront un suivi longitudinal. Afin de diminuer le stress lié à ces tests, une session de familiarisation sera effectuée. Pour les tests nécessitant une anesthésie générale de l’animal, la respiration sera contrôlée visuellement, la température de l’animal sera régulée et maintenue à sa valeur basale à l’aide d’une lampe chauffante et un gel ophtalmique sera appliquée sur les yeux de l’animal afin de limiter l´assèchement des cornées. La phase de réveil s’effectuera sous une lampe chauffante dans une cage où l’animal sera seul, puis l’animal sera replacé dans sa cage avec ses congénères.
Choix des espèces
Les modèles murins utilisés reproduisent les différentes formes de la pathologie humaine en termes de mutation, de gène muté et de sévérité clinique. Les femelles reproductrices seront utilisées pour les accouplements à un âge où la capacité reproductive est la plus efficace, i.e. entre 9 et 20 semaines. Les animaux expérimentaux seront utilisés de 3 à 8 semaines, i.e. avant et pendant l’âge adulte. Les animaux utilisés pour l’évaluation de l’espérance de vie seront maintenus en vie jusqu’à l’âge de 7 mois, i.e. espérance de vie adulte sur du long terme.
Création de souris humanisées ou gnotoxéniques par gavage de souris axéniques
- Recherche fondamentale
- Système gastrointestinal
Les souris utilisées sont axéniques, nées et maintenues en isolateur, dépourvues de toute flore microbienne. 1 200 d'entre elles vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, gavées une seule fois en moins d'une minute avec un microbiote humain ou un microbiote de souris choisi. Les colonies "humanisées" ou gnotoxéniques ainsi obtenues sont produites à la demande de clients, et le porteur présente comme un avantage le fait de pouvoir "exploiter l'ensemble des animaux générés". Ces souris ne sont pas tuées au terme de la procédure décrite, mais transférées vers d'autres établissements utilisateurs, où elles serviront à des expériences dont les contraintes ne sont pas exposées ici.
Objectifs
L’ensemble du corps humain, et plus particulièrement l'intestin, héberge une communauté bactérienne résidente (microbiote), abondante et complexe, qui assure des fonctions essentielles pour la bonne santé de l'hôte ou au contraire le développement de maladies inflammatoires, métaboliques, cardiovasculaires ou oncologiques. Le projet concerne la mise en place de plusieurs modèles de colonies de souris « humanisées » ou gnotoxéniques en fonction du besoin des utilisateurs du service. Les animaux gnotoxéniques sont des animaux axéniques (dépourvu de tous germes) qui ont reçu un microbiote choisi. Les animaux humanisés sont des animaux axéniques qui ont reçu un microbiote humain. Dans le cas des souris « humanisées », les colonisations se feront avec différents microbiotes issus de patients humain sains ou atteints de pathologies étudiées par nos clients. Dans le cas des souris gnotoxéniques les colonisations pourront être réalisées à partir de microbiotes de souris, modifiés à l’aide de traitement, ou à partir de souches de bactéries disponibles en bactériothèque. Ces colonies avec un microbiote contrôlé permettront une meilleure compréhension des mécanismes d'apparition des maladies et des alternatives thérapeutiques en étudiant le lien entre un microbiote donné et une maladie.
Bénéfices attendus
La génération de souris humanisées ou gnotobiotiques représente une approche permettant d'établir des modèles d'étude étroitement liés aux pathologies humaines, sans nécessité de modifier l'ADN des animaux. L'utilisation du microbiote dans la production de ces modèles offre l'avantage de pouvoir exploiter l'ensemble des animaux générés, contrairement aux modèles résultant de la modification génétique, qui permettent uniquement l'utilisation de animaux de génotypes d'intérêt.
Procédures
Gavage (
Impact sur les animaux
L'administration orale représente une procédure techniquement exigeante, exécutée exclusivement par un personnel qualifié familiarisé avec cette pratique. Bien que cette méthode engendre un stress temporaire chez l'animal en raison de la contention nécessaire au gavage, elle est réservée aux fondateurs de la colonie humanisée. Dans le cadre de notre projet, nous prévoyons d'effectuer des implantations de microbiotes spécifiques, ne présentant a priori aucune implication pathologique pour les animaux. En effet, l'introduction d'un microbiote particulier n'induira pas le développement de maladies. Cependant les souris seront étroitement surveillées par la vétérinaire en cas de survenue de diarrhées ou autre troubles intestinaux. Ces microbiotes seront plutôt associés à une susceptibilité accrue à l'apparition ou à la sévérité des pathologies lors de l'exposition à des régimes spécifiques ou à des modèles chirurgicaux, lesquels seront détaillés dans les DAP des utilisateurs du service.
Devenir
Les animaux seront réutilisés dans un autre établissement utilisateur (client final) souhaitant étudier des souris humanisées ou gnotoxéniques. Certaines de ces souris seront gavées par des flores contrôles pour servir de contrôle aux expériences.
Remplacement
Les mécanismes "d'humanisation" et gnotoxéniques impliquent des interactions complexes au sein de l'hôte, qui ne peuvent être fidèlement reproduites par la culture de cellules en boite de pétri. Ainsi, l'utilisation d'un modèle animal reste indispensable. Actuellement, le choix le plus approprié pour ce projet se porte sur l'utilisation de souris car l'humanisation par flore a été démontrée efficace chez cet organisme.
Réduction
Le nombre d'animaux produit est réduit pour atteindre une valeur minimale permettant la survie de la colonie axénique de base et la production des modèles pour répondre à la stricte demande des clients basée sur les contraintes statistiques de leur étude.
Raffinement
Les animaux sont logés dans un environnement soigneusement adapté pour minimiser l'impact sur leur bien-être. Cela inclut un élevage en isolateur, un changement régulier de la litière, un accès illimité à l'eau et à la nourriture, ainsi qu'une régulation constante de la température et de l'hygrométrie. Une surveillance attentive est assurée quotidiennement, y compris les week-ends et les jours fériés. Les animaux bénéficient également d'un enrichissement de leur environnement, tel que l'utilisation de cylindres de coton pour réduire le potentiel de stress et la mise en place d'igloos rigides rouges dans toutes les cages pour offrir un abri. Toute éventuelle souffrance des animaux est minimisée au maximum, et une intervention immédiate et appropriée est entreprise dès l'apparition de tout signe de détresse. En cas de manifestation d'un comportement inhabituel tel que la prostration, un pelage terne et hirsute, ou des traces de blessures infligées par d'autres animaux, l'individu concerné est isolé, une perte de poids soudaine (>20% du poids de l’animal). Il reçoit une attention renforcée et des soins appropriés, incluant la désinfection des plaies ou un accès facilité à la nourriture si nécessaire. Si aucune amélioration de son état n'est constatée, des mesures seront prises pour mettre fin à sa vie le plus rapidement possible, afin d'éviter toute souffrance inutile, conformément aux principes des 3R.
Choix des espèces
La souris représente un choix privilégié parmi les modèles animaux visant à reproduire la complexité des maladies humaines. Actuellement, les modèles d'animaux axéniques sont limités, et la souris est l'un de ces modèles disponibles. Diverses études ont démontré que le transfert d'un microbiote spécifique peut induire des modifications dans le métabolisme de l'hôte, en l'occurrence la souris. C'est cette considération qui a motivé notre choix de ce modèle particulier. Pour l'établissement d'une colonie humanisée ou gnotobiotique, les animaux seront soumis à une procédure d'implantation à l'âge de 6 semaines. Cette période a été sélectionnée en raison de la taille suffisante des animaux, permettant une administration orale efficace, suivie d'une période de repos de 2 semaines pour favoriser une implantation optimale de la flore avant la mise en accouplement à l'âge de 8 semaines, correspondant à la maturité sexuelle chez les souris. Dans le cadre d'études portant sur l'implantation d'une flore , le gavage peut être effectué à tout âge au-delà de 6 semaines.
Maintien de lignées modèles génétiquement modifiées pour l’étude de troubles cognitifs
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
Les souris des deux lignées élevées ici, l'une à vieillissement accéléré, l'autre triple transgénique, développent avec l'âge des troubles de l'apprentissage et de la mémoire, parfois une agressivité accrue et des crises de nature épileptique. 708 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, sans autre acte que l'élevage, pour fournir des projets sur la maladie d'Alzheimer. Les souris sont gardées au plus jusqu'à 6 mois, pour éviter l'apparition de ces troubles, et les reproducteurs tant qu'ils se reproduisent bien et ne montrent aucun trouble. Les souris destinées aux projets restent en vie à cette fin, d'autres sont tuées, notamment quand les portées sont trop grandes. Le porteur affirme que "quelques couples seulement sont nécessaires chaque année" pour maintenir les lignées, sans détailler le calcul des 708 souris.
Objectifs
Cette demande d’autorisation de projet concerne la mise en place d’un élevage de souris appartenant à deux lignées particulières, qui constituent toutes les deux des modèles de référence dans l’étude de pathologies cognitives, telles que la maladie d’Alzheimer. Ce sont des modèles à phénotype dommageable se développant avec l’âge. Un descriptif des principales caractéristiques de ces lignées suit juste après. Nous souhaitons élever ces animaux dans notre établissement d’expérimentation. Ces deux lignées présentent des symptômes complémentaires par rapport à ceux observés chez l’homme. Le premier modèle est une souris à vieillissement accélérée établi au début des années 1980. Ces animaux ont une prise de poids plus faible et présentent des déficits progressifs liés à l'âge en matière d'apprentissage et de mémoire, qui commencent vers l'âge de 6 mois, ainsi qu'une augmentation de l'activité locomotrice. En ce qui concerne le cerveau, ces animaux présentent des ressemblances fortes avec la pathologie humaine que nous souhaitons étudier : la maladie d’Alzheimer. De manière similaire, nous utiliserons un modèle de souris triple-transgénique qui est l'un des modèles les plus utilisés pour la maladie d'Alzheimer car elle récapitule les principales caractéristiques de cette maladie neurodégénérative. La souche est caractérisée par des déficits de mémoire dès l'âge de 6 mois, semblable à une déficience cognitive légère chez l'homme. Les animaux présentent des troubles cognitifs plus prononcés en vieillissant encore et sont donc de bons candidats pour étudier la pathologie ciblée.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra la mise à disposition d’animaux bien adaptés à l’étude de la maladie d’Alzheimer pour plusieurs chercheurs/projets.
Procédures
Aucun essai n’est associé à ce projet puisqu’il s’agit uniquement d’un élevage.
Impact sur les animaux
Avec l’âge, ces animaux développent des troubles de l’apprentissage et de la mémoire. Ces troubles peuvent également nuire aux comportements sociaux des animaux avec parfois une agressivité accrue. Occasionnellement des crises de nature épileptique peuvent survenir avec l’âge également.
Devenir
Ces élevages sont destinés à produire des animaux nécessaires à des expérimentations de projets scientifiques Certains animaux seront gardés en vie à cette fin. Les reproducteurs seront conservés tant qu’ils sont compatibles avec de bonnes performances en reproduction et l’absence d’apparition de troubles liés à la pathologie. D’autres seront mis à mort au cours de la gestion de ces élevages : animaux non nécessaires si les portées sont trop grandes.
Remplacement
Dans le domaine des maladies cognitives, il n’existe pas encore de modèle in vitro permettant de prendre en compte les interactions complexes affectant le développement du cerveau et son altération par la pathologie. L’utilisation d’animaux modèles est donc essentielle pour pouvoir progresser et implique de disposer d’élevages.
Réduction
Nous maintiendrons la taille de l’élevage au minimum requis pour un maintien des lignées (quelques couples seulement sont nécessaires chaque année). Les animaux non nécessaires à ce maintien seront euthanasiés précocement. Les projets de recherche dans lesquels seront affectés les animaux par la suite (utilisation continue) feront l’objet d’un calcul de puissance et d’une analyse statistique. Les élevages seront adaptés afin de produire le nombre adéquat d’animaux dans le respect des 3Rs.
Raffinement
Les animaux sont hébergés à plusieurs afin de ne pas les exposer à un stress lié à l’isolement. Nous incluons des enrichissements dans les cages : cellulose à déchiqueter et permettant la nidification, bâtons à ronger, maisonnettes en carton (sans encre) et utilisation de petits hamacs en plastique. Pour éviter l’apparition des phénotypes dommageables liés à l’âge, les animaux seront maintenus à un âge limite de 6 mois maximum, ce qui assure également normalement de bonnes performances de reproduction.
Choix des espèces
La souris est un modèle de référence dans les pathologies cognitives. Notamment l’existence de lignées récapitulant des symptômes précis de la maladie d’Alzheimer en font des outils de choix pour ce projet. Les deux modèles que nous avons retenus sont également très largement utilisés dans la communauté scientifique qui a validé leur pertinence par rapport à la symptomatologie humaine. Les animaux seront utilisés à l’âge adulte, i.e. capables de se reproduire
Formation et maintien des compétences aux procédures et techniques d’administration et de prélèvement chez la souris
- Formation professionnelle
Issues pour la plupart d'autres projets terminés, 6 170 souris vont être utilisées pour entraîner techniciens, étudiants et chercheurs aux prises de sang, gavages et injections, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Chaque souris subit jusqu'à trois gestes à une semaine d'intervalle, dont des prises de sang par différentes voies, au sinus infra-orbitaire sous anesthésie générale, ou un test de sensibilité à l'insuline, dont l'hypoglycémie possible peut affecter son état pendant plusieurs heures. Toutes sont tuées après leur troisième procédure de formation, le porteur estimant qu'après de nombreuses procédures elles ne peuvent plus être réutilisées. Il indique que des souris factices permettent déjà d'apprendre la contention, les prises de sang et les administrations par voie veineuse ou orale, et juge qu'elles ne permettent pas de "finaliser la compétence sur animaux vivants".
Objectifs
La règlementation en vigueur concernant la protection des animaux utilisés à des fins scientifiques (Décret n° 2013-118 du 1er février 2013) et relative à l’acquisition et à la validation des compétences des personnels des établissements utilisateurs, éleveurs et fournisseurs d’animaux utilisés à des fins scientifiques (Arrêté du 1er février 2013), requiert que le personnel soit compétent. A ces fins, les techniciens de notre institut suivent les formations théoriques obligatoires. En complément de l’aspect théorique, nous devons assurer la compétence des nouveaux arrivants ainsi que le maintien des compétences du personnel avec une formation « pratique » d’administration et de prélèvements sanguins, techniques que nous maitrisons et pratiquons en routine dans nos animaleries. Cette formation continue permet ainsi aux techniciens, étudiants et chercheurs de mener les projets de l’institut dans les meilleures conditions pour les animaux. L’ensemble de nos projets se déroulant sur des animaux vivants, il est impossible de proposer ces formations autrement qu’en utilisant la souris pour modèle. En revanche, afin de réduire au maximum le nombre de souris utilisées, les animaux servant à cette formation proviendront d’autres projets de sévérité légère à modérée, dès que ceux-ci sont terminés. La règlementation imposant un maximum de 3 procédures par animal, le nombre d’animaux nécessaire pour une année de formations sera de 1234, donc sur l’ensemble du projet (5 ans) 6170 souris. Aucun dommage particulier n’est attendu au cours de ces formations, les procédures étant classées légères ou modérées. De plus, les animaux seront observés quotidiennement afin de s’assurer de leur bon été général et toute procédure potentiellement stressante sera réalisée sous anesthésie générale afin de préserver au maximum le bien-être animal.
Bénéfices attendus
Ce projet vise à mettre en place et maintenir les compétences du personnel réalisant les gestes techniques sur animaux, employés durant les protocoles expérimentaux dans notre établissement. Le bénéfice est lié à la parfaite réalisation de tous les projets réalisés sur notre plateforme afin de garantir un raffinement de nos procédure avec des gestes réalisés avec le minimum de stress pour l'animal et une réduction potentielle du nombre d'animaux utilisés dans les autres projets, en lien avec une plus faible variabilité dans les gestes.
Procédures
Les animaux seront soumis à un maximum de trois gestes : des prélevements sanguins réalisés par différentes voies, des gavages ou des injections seront pratiqués. Ces gestes durent quelques minutes et n'affectent pas le bien-être des animaux plus d'une heure. Certaines procédures peuvent durer plus longtemps, tels que le test de sensibilité qui peut affecter l'état des animaux durant plusieurs heures du fait d'une possible hypoglycémie.
Impact sur les animaux
Parmi les nuisances attendues, des contentions pour les prélevements sanguins ou les gavages seront pratiquées. Le test de sensibilité à l'insuline qui peut entraîner une hypoglycémie passagère, qui sera surveillée durant plusieurs heures afin de s'assurer que les animaux se portent bien suite à cette procédure. Pour réduire l'inconfort des animaux, ceux-ci auront une semaine de repos entre chacune des procédures et un maximum de trois procédures par animal sera pratiqué. Cela nous semble un bon compromis entre réduction et raffinement.
Devenir
Une fois que les animaux ont subi 3 procédures de formation, ils seront mis à mort. Les animaux ne peuvent pas être réutilisés une fois qu'ils ont subi de nombreuses procédures.
Remplacement
L’ensemble de nos projets se déroulant sur animaux vivants, il ne nous est pas possible de réaliser des formations apportant une compétence complète autrement que chez la souris. En effet, il existe des souris factices sur lesquelles on peut s’entrainer aux différents prélèvements et administrations. Parmi les gestes pouvant être pratiqués sur ces modèles: Manipulation et contention, les prélèvements sanguins, l'administration intraveineuse et l'administration orale. Néanmoins, ces modèles sont parfaits pour les personnes devant apprendre le geste dans les premières étapes, mais cela ne permet pas de finaliser la compétence sur animaux vivants qui est requise pour effectuer de manière efficace les expériences. L'absence de pelage, de tonus musculaire et de contraction sont en effet des élements facilitant l'apprentissage mais en décalage avec la réalité expérimentale. Pour les personnes n'ayant jamais manipulé d'animaux, c'est une première étape qui sera mise en place autant que possible pour éviter l'utilisation d'animaux pour apprendre la méthodologie de chaque geste avant une formation aboutie pour devenir compétent
Réduction
Nous avons établis les effectifs nécessaires pour la réalisation de ce projet, selon le nombre de personnels à former durant une année. Ainsi, cela inclut la formation des étudiants, des chercheurs qui arrivent dans notre animalerie, mais aussi le maintien des compétences pour le personnel. Les effectifs indiqués sont à considérer comme des maximum théoriques qui ne seront vraisemblablement jamais atteints. Nous souhaitons pouvoir assurer une formation efficace de toutes les personnes amenées à travailler sur des animaux, mais tous les efforts seront entrepris pour réduire autant que possible le nombre d'animaux employés. Dans le cadre de formation ou de maintien de compétences, aucun résultat scientifique n’est attendu ainsi aucune approche statistique n’est utilisée.
Raffinement
Le personnel réalise toujours ses formations sous la surveillance d’un « tuteur » compétant afin de s’assurer du respect de l’animal et d’éviter toute souffrance ou stress, les procédures les plus stressantes étant faites sous anesthésie générale (prise de sang au sinus infra-orbitaire). De plus, ces animaux sont suivis en respectant les procédures en vigueur dans l'institut
Choix des espèces
Notre institut travaille actuellement quasi en exclusivité avec la souris pour ses projets. Il est donc logique que la formation du personnel se fasse sur la même espèce. Les animaux seront adultes car pour la majorité issus d’autres projets d’une part et d’autre part parce que les projets de notre institut se font sur adulte et le personnel doit donc se former à ce stade.
Évaluation pré-clinique des nouvelles molécules en thérapies combinés pour améliorer l’efficacité du traitement de la tuberculose.
- Recherche appliquée
- Maladies infectieuses
23 295 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Infectées par Mycobacterium tuberculosis par voie intranasale, elles reçoivent ensuite des composés par gavage, jusqu'à quatre fois par jour, cinq à sept jours par semaine, pendant seize semaines au maximum, et jusqu'à sept prélèvements sanguins caudaux dans une même journée. Le porteur annonce des signes cliniques légers à modérés, perte de poids, prostration, poils hérissés, alopécie, et la mise à mort des souris qui perdent 20 % de leur poids ou présentent au moins trois de ces signes. Ce chiffre de 23 295 animaux couvre, écrit-il, "environ 125 études" de criblage de composés antituberculeux menées pour un consortium.
Objectifs
L'objectif global des institutions de santé et de recherche représentant les forces de lutte contre la tuberculose, est d’identifier de nouveaux traitements innovants et de trouver des solutions de santé plus adaptées pour contrer la menace croissante de la tuberculose. Par conséquence, il existe une demande croissante pour le développement et le criblage des bibliothèques de nouveaux composés antituberculeux, en amenant jusqu’au phases cliniques les combinaisons les plus intéressantes. Les études d'infection bactérienne chez l'animal sont documentées dans la littérature et sont essentielles pour démontrer l'efficacité des composés antibactériens résultants des criblages In Vitro de ces composés. Notre objectif est de sélectionner les nouveaux composés qui présentent une meilleure activité in vitro contre la bactérie Mycobacterium tuberculosis (Mtb) et de les faire évoluer dans la « pipeline » de développement d’antibiotiques dans le cadre des tests précliniques. Le but global est, donc, d’identifier les composés les plus efficaces par une validation préclinique en modèle animal d‘infection par Mtb. La recherche préclinique permet également d'évaluer la pharmacocinétique et la toxicité des nouvelles drogues dans des conditions d'infection bactérienne. Ces modèles permettent aussi de déterminer les combinaisons de composés et de leurs doses optimales, des schémas de traitement et voies d’administration plus adaptées pour la transposition ultérieure sur les essais cliniques chez l’homme. Dans ce projet nous utiliserons la souris infectée par Mtb comme modèles pré-clinique de tuberculose dans le but d’évaluer l’efficacité des combinaisons de nouveaux composés anti-Mtb potentiellement plus efficaces que les combinaisons d’antibiotiques existants. L'évolution de l'infection par Mtb chez la souris peut être aiguë ou phase chronique, chacune ayant un profil pathologique et histologique distincts. La souris est l‘espèce, "gold standard" utilisée pour tester la chimiothérapie contre la tuberculose. De plus, la caractérisation de certaines cibles cellulaires impliquées dans le mécanisme d’action, l’efficacité thérapeutique et prophylactique des nouveaux traitements et des candidats vaccins peut nécessiter l'utilisation de souris transgéniques.
Bénéfices attendus
Ce projet a commencé en juillet 2019, ayant des procédures d'expérimentation animale approuvés par les instances éthiques concernés, et a déjà permis de grandes avancées pour les traitements anti-tuberculose. Le consortium a été créé dans le but d'introduire dans les essais cliniques de nouvelles combinaisons de médicaments antituberculeux afin de réduire de manière significative la durée du traitement de la tuberculose sensible aux médicaments. L'un des axes de travail prioritaires est l'évaluation de l'efficacité de nouvelles combinaisons de médicaments antituberculeux dans des modèles précliniques de tuberculose. De plus, ce projet soutient la recherche de nouvelles molécules afin d’améliorer le traitement de la tuberculose. Ces modèles comprennent des modèles de souris immunocompétentes infectées à la tuberculose. L'analyse des données historiques de ces modèles, ainsi que des données cliniques disponibles, indique l'utilité de ces données précliniques pour prédire le temps relatif de guérison clinique des combinaisons de médicaments antituberculeux. La justification du renouvellement de ce projet s’insère dans l’objectif global, qui vise à choisir les meilleurs composés ayant démontrés une activité anti-tuberculose important in vitro et la continuité de les évaluer en phase préclinique. Il permet également d'évaluer la pharmacocinétique, et la sécurité des nouvelles drogues dans des conditions d'infection bactérienne. Ces modèles permettent aussi de déterminer les combinaisons de composés et de leurs doses optimales, des schémas de traitement et voie d’administration plus adaptées pour la transposition ultérieure sur les essais cliniques chez l’homme. Cette justification a été approuvée par les instances dirigeantes de notre établissement ainsi que par celles de nos partenaires, et repose également sur des données solides issues de la littérature scientifique ainsi que les données collectées par le groupe dans les études précédentes. Ainsi nous contribuerons à fournir des traitements innovants et à trouver des solutions de santé adaptées pour contrer la menace croissante de la tuberculose.
Procédures
Au cours des études de manière générale les gestes techniques suivants sont réalisés au cours des procédures : • Infection (1 fois, 1min) intra-nasale sous anesthesie flash • traitement : Injection de composés : - Si voie orale : gavage de 1 à 4 fois par jour (30s par administration) 5 à 7 jours par semaine pendant 1 à 16 semaines maximum sur animal vigil - Si voie intra-veineuse : de 1 à 2 fois par semaine (vigile ou sous anesthésie, 3min) pendant 8 semaines maximum - Si voie intraperitonéale ou sous cutanée sur animaux vigile : quotidienne (30s), de 1 à 3 fois par semaine pendant 8 semaines maximum - Si voie intra-nasale ou intra trachéale 1à 4 fois par semaine (3min par administration) ou 1 fois tous les 3 ou 4 jours pendant 2 semaines - Intramusculaire 1 fois (2min) sur animaux anesthésié • l’efficacité des traitements est evaluée en mesurant la charge bactérienne dans le poumon ou autre tissu : Mise à mort : anesthésie de l’animal (5 minutes) puis mise à mort (qq secondes) • Prélèvements sanguins : Des prélèvements sanguins pourront être réalisés dans certaines études à la veine caudale (20µl) : 3 à 7 prélèvements maximum par jour sur une journée ; Des prélèvements de sang terminaux peuvent être réalisés par voix intracardiaque transcutanée sous anesthésie (1 fois, 1min).
Impact sur les animaux
Le design d’étude implique les nuisances suivantes pour les animaux : - L’infection qui se fait principalement par administration intranasale sous anesthésie (léger) - Les traitements : qui sont principalement par gavage de 1 à 4 fois par jour sont effectués par des personnes parfaitement formées afin de réaliser un geste précis et rapide afin de limiter la géne. (Acte léger, mais modéré par le cumul) - Manipulation pour pesée 1 à 3 fois par semaine, qui peut entrainer un stress pour les animaux (léger) Manipulation pour Microsampling peut entrainer une gêne et un stress (léger à modéré selon le nombre de prélèvements). Le geste est réalisé le plus rapidement possible afin de limiter les nuissance et en respectant les volumes et fréquences recommandées par le comité éthique. L'infection par la tuberculose chez la souris est rapportée comme indolore. Le développement de la pathologie chez la souris n’engendre pas normalement de signes cliniques. Cependant la réaction inflammatoire et la charge bactérienne au niveau pulmonaire dans la forme aigüe peuvent entrainer une perte de poids, une baisse de l’état générale, une hypoactivité, voire de la prostration, de l’alopécie, poils hérissés, à un certain stade d’avancement de la maladie. Dans nos études, ces signes restent légers à modéré par l’application de Points-limite anticipés adaptés. Si l’infection est contenue, la souris développe une forme chronique, et ne présente aucun symptôme. Dans ce projet, par les connaisances des différents modèles et l’évolution de la maladie (charge bactérienne), les designs sont adaptés afin de limiter les situations où les animaux développent des signes cliniques. De plus, dans les cas rares de modèle ou il y a développement aigue de la maladie, une surveillance renforcée est mise en place dans des potentielles périodes critiques afin de limiter la soufrance des animaux. De plus, comme les traitements peuvent diminuer le développement de la maladie et donc limiter l’apparition de potentielles nuisances chez l’animal, dans certain modèle (aigue) quand le design le permet le groupe non traité ou véhicule n’est pas inclus avec l’objectif de raffinement et reduction).
Devenir
L’évaluation de l’efficacité des composés se fait par l’analyse de la charge bactérienne dans les tissus. La nécessité de prélèvements d’organes en fin d’étude dans le design d’étude ne permet pas de garder les animaux. À la fin de chaque étude, les animaux utilisés seront euthanasiés.
Remplacement
Mise en œuvre des 3R : Les expériences sont conçues dans le respect des règles des 3R, avec les stratégies suivantes de Remplacement : a) Suppression des tests obsolètes ou redondants, comme la détermination de la dose maximale tolérée de produits administrés, puisque la dose choisie pour chacun de ces composés est determiné au préalable dans des modèle in vitro et différents modèles animaux, including PK, y compris la souche de souris, sans observation de signes de toxicité. b) Jusqu'à présent, aucune méthode respectant pleinement les exigences réglementaires des pays destinataires des produits n'a été mise au point pour remplacer complètement l'utilisation d'animaux dans les procédures expérimentales décrites. En effet, les nouveaux médicaments développés peuvent cibler directement le micro-organisme en le tuant en inhibant des cibles essentielles à sa survie ou en diminuant sa virulence ou cibler l’hote afin de favoriser l’élimination du pathogène par le système immunitaire. A ce jour, aucune methode in vitro de remplacement n’a été mise au point afin de mesurer la virulence et l’impact de la réponse immunitaire.
Réduction
Les expériences sont conçues dans le respect des règles des 3R, dont la Réduction. Bien que ces modèles soient largement publiés avec principalement de 4-8 animaux par timepoints en fonction du design et de l’espèce animale. Le schéma expérimental des tests de ce projet a fait l’objet d’une revue par des biostatisticiens afin de calculer au plus juste le nombre d’animaux à utiliser tout en permettant un support au dossier réglementaire CTD (Common Technical Document). Ce qui a confirmé le nombre d’animaux utilisés. De plus, à chaque nouvelle étude, le nombre de timepoints, le nombre de groupe et le nombre d’animaux est adapté en fonction des connaissances sur les modèles et composés testés. Pour les nouveaux produits avec potentiel efficacité anti-Mtb, le développement et la validation d'essais in vitro permet d’identifier les composés le plus actifs et de réduire la quantité de composés à être testés in vivo. Certains designs d’étude permettent d’éviter l’utilisation de groupe témoin non traité et «groupe véhicule» ; ce qui permet encore de réduire le nombre d’animaux utilisés. L’efficacité des composés n’est comparée qu’au groupe contrôle positif. En fonction du design, avec ce nombre d’animaux, nous pourrions faire environ 125 études toutes procédures confondues.
Raffinement
Enfin, la strátégie 3R utilisé pour le Raffinement pour les expériences : a) Les animaux seront hébergés en groupe dans des cages, au maximum 6 animaux par cage, contenant des dispositifs d’enrichissement, dans des locaux appropriés, conformes aux standards réglementaires et suivis par un personnel spécifiquement formé et compétent. b) Raffinement des manipulations pour limiter le stress des animaux : Les experimentateurs sont formés afin d’appliquer les méthodes dans les conditions les moins contraignantes pour les animaux (préhension (soft handling), gavage rapide par personnes expérimentées). Toute manipulation considérée comme invasive et/ou stressant pour l’animale sera faite sous anesthésie. c) Les signes cliniques seront observés quotidiennement : perte de poids, érection des poils et altération de la posture, isolement, vocalisation lors de la manipulation, positionnement des vibrisses. Si les animaux présentent une perte de poids de jusqu'à 10%’ par rapport à son poids initial, une observation renforcée sera faite et l’apport hydrique en gel ou de nourriture sera ajouté au fond de la cage afin de faciliter l'accès des animaux à l'eau et la nourriture. Si les animaux présentent au moins trois de ces signes, ou une perte de poids jusqu’à 20% l’animal sera sacrifié.
Choix des espèces
L’animal de laboratoire permet de mimer au mieux les caractéristiques de la pathologie chez l’homme. Bien qu'il n'existe pas de véritable réservoir animal pour Mycobacterium tuberculosis, de nombreuses espèces animales sont susceptibles d'être infectées, dont la souris, le lapin et le cochon d'Inde. La souris Mus musculus présente plusieurs avantages comme modèle d’infection par Mtb. Sa facilité de conservation, d'élevage et de reproduction, la vaste collection de souches consanguines représentant une population de clones génétiques, et les outils scientifiques et de santé plus disponibles, adaptés, et transposables à l’homme permettent une analyse solide des données expérimentales. Les souris sont âgées de 4-6 semaines à la livraison, et au moins 6 semaines à l’infection afin d’avoir un système immunitaire mature avec un poids autour de 20 grammes afin de permettre des infections et des traitements homogènes des lots d'animaux. Il s’agit de rongeurs matures et adultes.
Evaluation préclinique à l’aide d’un modèle murin d’une nouvelle thérapie ciblée dans les leucémies aiguës myéloïdes.
- Recherche appliquée
- Cancers
L'évaluation porte sur deux molécules fournies par l'industrie, l'une déjà autorisée hors de France et l'autre en essais cliniques, avec l'objectif annoncé d'un passage rapide en clinique. 250 souris immunodéprimées vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chacune reçoit dans la veine de la queue des cellules leucémiques prélevées sur des patients, puis jusqu'à neuf prises de sang hebdomadaires et quatre semaines de traitement incorporé aux croquettes, avant qu'une centaine d'entre elles ne serve de receveuse pour une deuxième greffe. Le porteur écrit qu'il est "indispensable" d'évaluer l'effet des molécules sur les cellules souches leucémiques, ce qui impose selon lui cette greffe secondaire.
Objectifs
Ce projet vise à l’évaluation préclinique d’un nouveau médicament pour le traitement des leucémies aiguës myéloïdes. Les leucémies aigües myéloïdes touchent environ 3 500 personnes chaque année – dont une centaine d’enfants – et constituent un défi majeur pour les médecins. Les taux de survie n’ont que modérément évolué ces vingt dernières années. La prise en charge des patients repose actuellement sur la chimiothérapie, en association avec la greffe de moelle osseuse mais le pronostic global reste mauvais en raison de la fréquence élevée des rechutes. Ces rechutes sont causées par la persistance des cellules souches leucémiques insensibles aux thérapeutiques actuelles. Le développement de nouvelles thérapies permettant de cibler ces cellules est donc un enjeu majeur pour la prise en charge de cette maladie . Ce projet scientifique consiste à évaluer l’efficacité in vivo (sur un modèle murin de la maladie) d’une thérapie ciblant spécifiquement ces cellules. Cette thérapie, basée sur l’administration de deux molécules, a été testée au préalable sur des modèles d’étude in vitro et a montré une très bonne efficacité. Le premier objectif de ce projet est de mettre en place le modèle de leucémie aiguë myéloïde, pour cela des cellules issues de patients atteints de leucémie aiguë myéloïde seront injectées à des souris (modèle murin de leucémie aiguë myéloïde). A l’issue de cette expérience, deux modèles seront sélectionnés. Le deuxième objectif est d’évaluer l’efficacité anti-leucémique, pour cela les deux molécules seront administrées aux deux modèles murins de leucémie aiguë myéloïde. Les deux molécules seront administrées seules ou en association pendant un maximum de 4 semaines contre placebo. Le troisième et dernier objectif est de tester l’efficacité des traitements sur le contingent de cellules souches leucémiques. Pour cela les cellules médullaires issues de souris greffées avec des cellules leucémiques de patients et traitées avec les nouvelles thérapies le traitement de référence de cette maladie ou le placebo (5 bras de traitement) seront réinjectées à de nouvelles souris. Celles-ci ne seront pas traitées et la survenue ou non d’une rechute de la maladie sera monitorée.
Bénéfices attendus
La leucémie aiguë myéloïde est une maladie qui peut survenir à tout âge, mais seulement 25 % des cas sont diagnostiqués avant 25 ans. C'est surtout après 40 ans que la fréquence de la maladie augmente, l'âge moyen au moment du diagnostic étant de 65 ans. Le pronostic est particulièrement défavorable pour les personnes diagnostiquées plus tardivement. Plus âgées et pouvant présenter certains problèmes de santé, elles ne peuvent pas bénéficier d’un traitement intensif (chimiothérapie et greffe de moelle osseuse) qui leur serait défavorable car trop toxique. Le mauvais pronostic de la pathologie est également dû à la fréquence élevée des rechutes, ceci dans tous les groupes d’âge. Ces rechutes sont dues aux cellules souches leucémiques, un sous type de cellules cancéreuses qui est peu sensible à la chimiothérapie conventionnelle et peut donc persister dans l’organisme après traitement, permettant à la maladie de se développer à nouveau après une période de rémission. Le développement de thérapeutiques alternatives moins toxiques et ciblant plus efficacement les cellules souches leucémiques est donc nécessaire. Les deux molécules candidates pour ce projet sont des composés qui, pour le premier a déjà obtenu une autorisation de mise sur le marché dans le monde (hors France) et pour le second, est testé actuellement dans des essais cliniques (sur l’humain) dans différents cancers dont des cancers du sang. Si l’association montre son efficacité dans le modèle murin de leucémie aiguë myéloïde utilisé pour cette étude, ce projet pourra donc rapidement donner lieu à des essais cliniques chez l’humain. Nos expériences pourraient donc participer au développement de nouveaux médicaments pour traiter la leucémie aiguë myéloïde.
Procédures
Les animaux seront soumis à : - une injection pour chaque animal (animal vigile, contention simple) de cellules leucémiques humaines dans la veine de la queue. Cette intervention ne dure que quelques minutes au maximum en tenant compte du temps de dilatation des veines par la chaleur. - des prélèvements de sang : la prise de greffe sera évaluée sur des prélèvements de sang hebdomadaires qui seront effectués à partir de la huitième semaine post-greffe et ce au maximum jusqu’à 16 semaines, soit 9 prélèvements maximum. Cette intervention dure moins d’une minute. - un traitement par voie orale d’une durée maximale de 4 semaines, les molécules étant incorporées dans les croquettes
Impact sur les animaux
L’injection dans la veine de la queue de la souris et les prélèvements de sang au niveau de la veine faciale engendrent du stress et de la douleur chez la souris. Le développement de la leucémie chez l’animal peut entraîner l’apparition d’un affaiblissement et/ou une perte de poids chez l’animal. Certains des médicaments utilisés (traitement standard de la leucémie aiguë) peuvent diminuer le nombre de globules blancs, le nombre de globules rouges et de plaquettes chez la souris.
Devenir
A l’issue de chaque procédure les animaux seront euthanasiés, le développement de la leucémie ne permettant pas de les garder en vie. Ce développement n’est pas réversible et entrainerait la mort des animaux.
Remplacement
Le projet scientifique porte sur l’évaluation de l’efficacité d’une thérapie ciblée (association de deux molécules candidates) sur un modèle de souris mimant le développement de la leucémie aigüe myéloïde. Il s’agit du modèle in vivo classiquement utilisé pour les leucémies aiguës myéloïdes et plus largement pour les cancers de la moelle osseuse et du sang afin de valider l’étape préclinique. Un modèle in vitro ne peut pas remplacer le modèles in vivo car il ne reproduit pas la caractéristique systémique de cette maladie humaine (qui se traduit par une atteinte de tous les organes qui fabriquent les cellules sanguines). De plus, le maintien d’un modèle in vitro basé sur l’utilisation des cellules de patients se révèle impossible sur la durée, la survie de ces cellules étant limitée dans le temps car n’ayant pas le microenvironnement nécessaire pour leur maintien. Par ailleurs, l’effet de l’environnement des cellules souches leucémiques s’avère fondamental dans le développement des leucémies aiguës myéloïdes, dans l’apparition d’éventuelles résistances et dans l’effet de la leucémie aiguë myéloïde sur l’hématopoïèse normale (processus à l’origine de la production des cellules sanguines). Les effets de cet environnement ne peuvent être pris en compte dans leur globalité que dans un modèle in vivo. Les cellules souches leucémiques représentent une petite fraction des cellules leucémiques, elles sont définies par leur capacité à redonner naissance à la leucémie quand elles sont injectées à des souris, capacité que ne possède pas la majorité des cellules leucémiques. Les cellules souches leucémiques sont à l’origine des rechutes de la maladie observées chez les patients. L’évaluation de l’efficacité des candidats médicaments sur les cellules souches leucémiques n’est donc possible que dans un contexte de greffe secondaire après l’étape de traitement qui a lieu lors de la greffe primaire. Il n’est donc pas possible de mettre en place des méthodes de substitution qui évitent l’emploi de modèles animaux pour ce projet.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisé à chaque étape (10 souris/condition) est nécessaire étant donné la variabilité de la prise de greffe d'une souris à l'autre, il est suffisant pour exploiter de façon rigoureuse et efficace les résultats de l’expérience et permet d’obtenir un nombre suffisant pour réaliser une analyse statistique fiable. Si la prise de greffe était plus homogène qu’attendu dans la première étape du projet, le nombre d’animaux nécessaire à la seconde étape serait réduit. Lors de la première étape 5 échantillons de cellules leucémiques, issus de 5 patients différents, seront testés soit un total de 50 souris, car toutes les cellules issues de patients ne se greffent pas dans les souris. Lors de la deuxième étape, l’efficacité des molécules candidates sera testée dans 2 des modèles établis à l’étape précédente, sur la base de groupes de 10 souris, cette étape nécessite 100 souris. A l’issue de cette étape, afin d’évaluer l’efficacité des molécules sur les cellules souches leucémiques, une greffe secondaire sera pratiquée, les cellules d’une souris traitée (molécule(s) ou placebo) devant être réinjectées à une autre souris, cette étape nécessite également 100 souris, soit un total de 250 souris pour le projet. Il est indispensable d’évaluer l’efficacité des molécules sur ces cellules souches leucémiques, car elles sont à l’origine des rechutes de la maladie après une période de rémission. Ces cellules souches leucémiques étant définies comme des cellules étant capables de redonner naissance à la maladie après greffe dans des souris, il est nécessaire pour évaluer l’efficacité sur ces cellules souches leucémiques de réaliser une deuxième greffe.
Raffinement
Les différentes procédures envisagées ne nécessitent qu'une simple contention de l'animal car elles sont peu douloureuses, elles ne nécessitent donc pas d'anesthésie locale ou générale. Des éléments d’enrichissement du milieu seront mis à la disposition des souris: coton, litière papier pour la confection de nids. Les traitements seront administrés per os avec les croquettes pour éviter la souffrance liée au gavage. En sus des points de surveillance habituels, dans le cadre de ce projet, seront surveillés une fois par semaine dès le début du projet: les points d'injection, les points de ponction, le bilan sanguin. Des points limites spécifiques à cette expérience ont été définis afin d’éviter toute souffrance chez les animaux.
Choix des espèces
La connaissance approfondie du modèle de souris fait de cette espèce, une espèce de choix dans la réalisation d’une étude préclinique et permet d’obtenir des données reflétant les interactions physiologiques de l’organisme vis à vis des molécules candidates testées dans ce projet. Ce projet a été initié dans le respect de l’éthique et de la sensibilité de l’animal. De nombreux modèles de souris immunodéprimées peuvent accepter les greffes de cellules humaines. Le modèle souris immunodéprimée que nous avons choisi représente le modèle le plus adapté aux transplantations de cellules leucémiques humaines car la greffe ne nécessite pas d'irradiation préalable de l'animal et elle représente le modèle le plus proche de la physiopathologie humaine. Ces animaux ne présenteront pas d’atteintes physiques et/ou comportementales sévères dans le cadre de ce projet car, et bien que ne présentant pas de système immunitaire fonctionnel, ils seront élevés en portoirs ventilés et changés sous hotte. Les animaux utilisés seront des souris adultes entre 6 et 10 semaines en conformité avec les données de la littérature pour ce type de modèle.
Etude de 2 protéines intracellulaires dans la fonction des lymphocytes dans un modèle de sclérose en plaques chez la souris
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
150 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Trois injections sous-cutanées et trois injections rétro-orbitales sous anesthésie déclenchent chez elles une maladie qui reproduit la sclérose en plaques, avec une paralysie qui commence par la queue et gagne les membres postérieurs, et des douleurs neuropathiques possibles. Les animaux sont pesés et notés trois fois par semaine jusqu'à la perfusion intracardiaque terminale qui permet de prélever leur système nerveux central. Le porteur indique que de nouvelles cibles thérapeutiques pourraient en sortir, et affirme que les interactions entre cellules immunitaires et leur microenvironnement ne peuvent pas être remplacées par des systèmes in vitro fiables.
Objectifs
La sclérose en plaques est une maladie auto-immune qui affecte le système nerveux central. Une dysfonction du système immunitaire y entraine des lésions qui provoquent des perturbations motrices et sensitives. La prise en charge thérapeutique des patients est à ce jour imparfaite. La maladie est médiée par une population de globules blancs spécifique, et il a été proposé que deux nouvelles protéines d’intérêt sont nécessaires au fonctionnement de ces cellules et donc au développement de la maladie. L’objectif de ce projet est de comprendre à l’échelle cellulaire et moléculaire comment ces protéines interviennent dans la biologie de cette population de cellules pathogéniques. Cette étude se fera en utilisant un modèle de sclérose en plaques chez la souris, pour lequel les protocoles expérimentaux sont bien établis et permettent de reproduire fidèlement les symptômes et les mécanismes de la maladie humaine.
Bénéfices attendus
Ce projet pourrait permettre non seulement de mieux comprendre les mécanismes contribuant au développement de la sclérose en plaques, mais aussi de mettre en évidence de nouvelles cibles thérapeutique pour le traitement de cette maladie.
Procédures
-3 injections par voie sous-cutanée sous anesthésie gazeuse isofluorane (2*5 secondes/souris au cours d’une anesthésie de deux minutes au total environ) -3 injections par voie intra-veineuse rétro-orbitale sous anesthésie isofluorane (2*2 secondes/souris au cours d’une anesthésie de deux minutes au total environ) -1 perfusion intra-cardiaque terminale sous analgésie et anesthésie médicamenteuse (3 minutes/souris)
Impact sur les animaux
Les injections permettant l’induction de la maladie peuvent induire une douleur légère (traitée par analgésiques). Les symptômes de la maladie se manifestent par une paralysie progressive, commençant par la queue, puis les membres postérieurs et enfin les membres antérieurs. Dans notre animalerie, la sévérité se limite à la paralysie des membre postérieurs. Comme chez l’homme, la maladie peut être associée à des douleurs neuropathiques. Après avoir atteint le score maximum, les animaux entrent dans une phase de rémission (variable, de partielle à complète). Les scores cliniques et le poids sont évalués trois fois par semaine et nécessitent une contention de quelques secondes, pouvant engendrer un stress léger.
Devenir
Les souris seront mises à mort afin de prélever le système nerveux central et les ganglions lymphatiques pour analyses.
Remplacement
Nous avons tout d’abord effectué un certain nombre d'expériences in vitro. Cependant, la validation de nos résultats nécessitera une série d'expériences dans un contexte physiologique pertinent, c’est-à-dire chez l’animal. À notre connaissance, et malgré les progrès récents dans les domaines de la culture cellulaire et de la biologie computationnelle, les interactions entre les différentes cellules immunitaires et leur microenvironnement, ne peut actuellement pas être remplacée par des systèmes in vitro fiables.
Réduction
Le nombre de souris par groupe a été défini à minima afin de permettre une analyse statistique des résultats.
Raffinement
Certaines procédures peuvent induire une douleur/un stress chez les animaux. Les protocoles que nous suivrons sont bien établis pour réduire au maximum la douleur et l’angoisse, via notamment l’anesthésie gazeuse et un antalgique (buprénorphine). Un suivi adapté et la manipulation des animaux par des personnes compétentes, permettent de limiter la souffrance des souris. Le comportement, l’éventuelle déshydratation des souris, et l’apparition éventuelle d’inflammation au site d’injection seront suivis tout au long de l’expérience. Un enrichissement (morceaux de coton, morceaux de bois) est ajouté à chaque cage. En cas d’altération du bien être ou de perte de poids limitée, de la nourriture liquide et de l’eau gélifiée et des injections de glucose, pourront être utilisés.
Choix des espèces
Le choix de l’expérimentation chez la souris est justifié par l’utilisation d’un modèle de sclérose en plaques, le plus utilisé dans la littérature car reflétant la pathologie humaine de façon fidèle, notamment concernant le rôle pathogénique des cellules immunitaires. Les méthodes de scoring et les points limites sont également très bien établis. Les souris seront âgées de 7 à 12 semaines, ce qui correspond à un état de maturité du système immunitaire et reflète la maladie humaine qui se déclare généralement chez de jeunes adultes. L’âge sera homogène dans chaque procédure.
Etude de l’effet de nouvelles molécules sur des modèles murins mimant la maladie d’Alzheimer
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
2 760 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, chacune buvant pendant quatre mois une eau additionnée des molécules testées, puis nageant dans la piscine de Morris quatre fois par jour pendant cinq jours. Les procédures impliquent un niveau de souffrance léger à modéré. S'y ajoutent deux séjours de deux jours et deux nuits en cage individuelle munie d'une roue, pour mesurer l'activité de souris que le porteur décrit comme apathiques. Ces souris portent des mutations qui provoquent un déficit cognitif et des troubles de la mémoire s'aggravant avec l'âge, et le bénéfice annoncé, une future utilisation de ces molécules dans le traitement clinique de la maladie d'Alzheimer, reste au conditionnel.
Objectifs
Les patients atteints de la maladie d’Alzheimer (MA) présentent dans leur cerveau des aggrégats protéiques toxiques que sont d'une part les dégénérescences neurofibrillaires composée de protéine Tau et les plaques sénilescomposées en majorité du peptide amyloïde (Ab). Selon l'hypothèse amyloïde, l'Ab serait le principal responsable des dysfonctionnements liés à la MA or nos résultats montrent que son précurseur, le fragment C99 contribue aussi à la pathologie. Au laboratoire, nous avons mis en évidence une accumulation très précoce de ce fragment dans le cerveau de souris modèle de la MA ce qui conduit à des dysfonctionnements cellulaires et contribue à un deficit cognitif. En plus de la pathologie liée au peptide Ab et au fragment C99, l'aggrégation de la protéine Tau observée dans les cerveaux des patients Alzheimer conduit à un dysfunctionnement synaptique. De manière interéssante, de nouvelles molécules sont capables de diminuer à la fois la pathologie liée à Tau et celle liée à l'Ab. L'objectif de ce projet est d'explorer l'effet de ces nouvelles molécules sur la pathologie liée au fragment C99 dans plusieurs modèles murins de la MA.
Bénéfices attendus
Ces nouvelles molécules ont été décrites comme améliorant le déficit cognitif des souris en réduisant à la fois la pathologie liée à la protéine Tau et celle liée au peptide Ab. Ce projet a pour but non seulement de confirmer l'effet de ces nouvelles molécules sur un nouveau modèle murin de maladie d'Alzheimer combinant à la fois la pathologie Tau et celle d'Ab mais aussi d'étudier spécifiquement l'effet de ces molécules sur la pathologie liée au fragment C99. Ce projet de recherche fondamentale devrait apporter des informations importantes sur les mécanismes moléculaires que pourraient cibler ces molécules et déterminer si ces molécules sont capables de restaurer des phénotypes pathologiques liés au fragment C99. Il devrait également fournir des perspectives cruciales pour une future utilisation de ces molécules dans le traitement clinique de la maladie d'Alzheimer.
Procédures
Les animaux subiront au plus 3 interventions: 1-Le traitement par une administration des molécules dans l'eau de boisson pendant 4 mois. 2-Les mesures d'activité et de distance parcourue dans la roue dans des cages métaboliques : pour chaque souris 2 passages sont prévus avant et après le traitement pendant 2jours et 2nuits consécutives. 3-Le test de mémoire qui consiste en 5 jours d'apprentissage avec 4 essais par jour d'une minute, 2 tests d'une minute 24h et 72h après le dernier jour d'apprentissage et un test visible comportant 3 essais d'une minute le même jour .
Impact sur les animaux
Les souris utilisées dans ce projet ont un phénotype dommageable avec un déficit cognitif, des défauts d’apprentissage et de mémorisation qui s’aggravent avec l’âge. Les molécules utilisées dans ce projet ont déja été administrées à des souris sauvages ou transgéniques pendant 4 mois à une concentration de 1mg/kg sans effet indésirable visible sur l'état physiologique des souris conservant un poids stable, une consommation d'eau et de nourriture stable et un comportement normal dans la cage. Au cours du test de la piscine de Morris, les souris sont contraintes à nager dans l’eau qui est un environnement stressant pour les souris mais la durée de chaque passage dans la piscine ne dure qu'une minute, 4 fois par jour pendant 5 jours durant la phase d'apprentissage et une minute pendant la phase de test. Les mesures d'activité dans les cages métaboliques consistent à isoler les souris dans des cages individuelles 2 jours et 2 nuits consécutifs pour comptabiliser les mouvements de chaque souris. Ce test peut éventuellement générer un léger état d’anxiété lié à l’isolement social mais nous estimons que la durée n'est pas suffisament longue pour avoir une quelconque conséquence pour le bien être des animaux. De plus cet isolement est compensé par la présence d'une roue dans la cage considérée comme un enrichissement de l'environnement. Pour les analyses histologiques, certaines souris seront profondément anesthésiés et pour éviter toute douleur à l'animal, avant toute intervention, la profondeur de l'anesthésie sera vérifiée au préalable par l'absence de réaction de l'animal au pincement de la membrane inter-digitale.
Devenir
A l'issue de chaque procédure, tous les animaux seront mises à mort afin de récupérer leur cerveau et effectuer les analyses biochimiques et histologiques nécéssaire au projet scientifique.
Remplacement
Les expériences de comportement de souris telles que la piscine de Morris ou les mesures d'activités ne peuvent malheureusement pas être remplacées par des expériences in vitro. Cependant toutes nos expériences biochimiques, immunohistologiques et nos analyses des mécanismes moléculaires sont étudiées en parallèle sur des modèles cellulaires exprimant les mêmes mutations ou le fragment C99.
Réduction
Nous utiliserons des tailles d’échantillons garantissant une puissance statistique suffisante tout en minimisant le nombre d'animaux utilisés dans le respect éthique de la règle des 3R (remplacement, réduction et raffinement). Le nombre de souris pour chaque procédure est ainsi déterminé par une méthode statistique adaptée. Les tests de comportement que nous utilisons ont déjà été testés sur nos modèles de souris et nous avons déjà établi un protocole bien déterminé ce qui évitera de réaliser des expériences préliminaires de mise au point. Notre étude comportementale requière des groupes de 30 à 33 animaux minimum. Cependant, pour réduire le nombre d’animaux, quand cela est possible, les mêmes groupes de souris seront utilisés pour plusieurs test comportementaux et pour les analyses biochimiques et immunohistochimiques.
Raffinement
Nos modèles de souris sont utilisés en routine dans notre laboratoire et sont désormais très bien caractérisés et ont déjà fait l'objet de projet expérimentaux en 2014 et 2017. Ainsi pour chaque modèle, nous connaissons très bien la cinétique d'apparition et d'évolution de la pathologie pour déterminer les âges adéquats et pouvoir traiter nos souris en préventif (4 mois) ou en curatif (12mois). Pour évaluer au mieux le phénotype de type apathique des souris, nous utilisons des cages métaboliques munies d'une roue ce qui nous permet de mesurer leur activité dans la roue et ainsi d'évaluer au mieux le phénotype apathique. Pour atténuer au maximum le stress causé par le test de memoire pour lequel les souris sont contraintes de nager dans l'eau, une phase d’habituation sera réalisée avant le début du test. La température de l'eau utilisée permet un bon équilibre entre motivation et bien-être de l'animal et dès la sortie de l'eau, les souris seront séchées sur un papier absorbant et la cage placée sur un tapis chauffant. Pour limiter le stress, les souris sont hébergées dans des cages comportant une maisonnette ainsi que de la ouate favorisant la nidification. Pour définir le plus objectivement possible le bien être des souris et assurer au mieux leur survaillance tout au long de chaque procédure, nous utiliserons une grille de scores et nous nous référons aux points limites établis préalablement.
Choix des espèces
Pour déterminer in vivo si ces molécules sont bénéfiques dans le traitement contre la maladie d'Alzheimer au niveau comportemental, et pour étudier in vivo les mécanismes moléculaires impliqués dans l'effet bénéfique des molécules, nous sommes contraints d'utiliser des modèles de souris mimant la maladie et présentant des déficits cognitifs. Les données scientifiques générés dans ce projet seront cruciales pour une application thérapeutique future à un stade précoce de la maladie étant donné que le C99 intervient de manière beaucoup plus précoce que l'Ab dans la pathologie. En tenant compte de nos résulats antérieurs, nous avons choisi de tester l'effet des molécules à 2 âges : un âge précoce (2mois) pour voir si les molécules sont capables de retarder le comportement de type apathique; et un âge plus tardif (12mois) pour voir si les molécules sont capables de restaurer les déficits cognitifs et le retard d'apprentissage spatial présent à cet âge.
Gestion du phénotype dommageable de la lignée Aiolos KO durant l’élevage
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système immunitaire
Les souris de la lignée utilisée sont privées d'une protéine du système immunitaire et développent un lymphome vers huit à dix mois. 720 d'entre elles vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, toutes tuées avant cet âge. Aucune intervention expérimentale n'est décrite sur l'animal vivant, le projet consistant à entretenir la lignée puis à prélever moelle osseuse, ganglions, rate et thymus après la mise à mort. Le porteur affirme n'attendre aucune nuisance, la prévention du phénotype dommageable reposant sur l'utilisation puis la mise à mort des souris bien avant l'âge où le lymphome apparaît.
Objectifs
Notre équipe travaille sur une famille de protéines jouant un rôle crucial dans le développement et la fonction des cellules du système immunitaire. Dans cette famille, l'une d'entre elles, que nous étudions, semble importante pour le développement des cellules T et B, mais beaucoup de questions restent actuellement sans réponses et nécessitent des études supplémentaires. L’objectif de ce projet est de déterminer l'importance de cette protéine dans la vie des cellules T et B, de leur génération à leur localisation dans les organes lymphoïdes secondaires, en utilisant des souris qui ne la possèdent plus. Ces souris mutantes pourraient avoir des effets indésirables en élevage. Des mesures d’élevage spécifiques et l’utilisation des souris avant l’âge d’apparition d’un phénotype potentiellement dommageable seront mises en place pour prévenir l’apparition de nuisances potentielles. Après mise à mort, différents organes seront récupérés afin d'étudier le devenir des cellules T et B dans différentes expériences in vitro et ex vivo.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus du projet sont de comprendre les mécanismes qui contrôlent l'activation et la polarisation des lymphocytes B et T, acteurs principaux de la réponse immunitaire adaptative jouant un rôle crucial dans le développement de cancers et pathologies auto-immunes et inflammatoires. Cela permettra d'établir de nouvelles pistes thérapeutiques pour le traitement de ces pathologies.
Procédures
La mutation créée dans les animaux, permettant la suppression d’Aiolos, pourrait entraîner des effets indésirables comme le développement d’un lymphome à l’âge de 8 à 10 mois. Cependant, grâce aux conditions d'hébergement optimale et l’utilisation des animaux bien avant cet âge critique, cela permet de prévenir l’apparition de ces effets indésirables et nous n’attendons donc pas de nuisances dans ce contexte.
Impact sur les animaux
Le phénotype dommageable attendu sur les souris porteuses de la mutation est le développement d’un lymphome à un âge tardif (8-10 mois). Cependant, grâce à nos méthodes de raffinement que nous avons mises en place (conditions d’élevage spécifiques, études avant l’âge critique), nous n’attendons pas l’apparition de ce phénotype.
Devenir
Mise à mort pour gestion du phénotype dommageable et prélèvement d'organes.
Remplacement
Nous travaillons sur l'influence d'une protéine sur le devenir des cellules B et T. Nous étudions le développement des lymphocytes B dans la moëlle osseuse, des lymphocytes T dans les thymus et leur devenir dans les organes lymphoïdes secondaires. Jusqu’à ce jour, les lignées cellulaires disponibles ne permettent pas de suivre le destin de ces cellules de leur "naissance" à leur "mort". Ces cellules doivent être maintenues dans un environnement in vivo pour maintenir leurs caractéristiques spéciales. C'est pourquoi notre projet nécessite d'utiliser un modèle in vivo et qu'il est impossible de remplacer l'utilisation d'animaux dans ce projet. Cependant, au cours de notre expérimentation, nous nous réservons la possibilité d’employer des méthodes alternatives et des modèles in vitro, dès que cela est possible, afin de limiter au maximum l’utilisation d’animaux.
Réduction
Le but de ce projet sera de récupérer les organes permettant d’étudier le devenir des différentes populations des cellules B et T in vitro. Nos prélèverons le maximum d’organes (moëlle osseuse, ganglions lymphatiques, rate, thymus) pour chaque animal afin de collecter le plus d’informations au cours d’une procédure. Le nombre d’animaux utilisés dans le projet est réduit à son minimum sans compromettre les objectifs. Au cours de notre expérimentation, nous nous réservons, cependant, la possibilité d’employer des méthodes alternatives et des modèles in vitro, dès que cela est possible, afin de limiter au maximum l’utilisation d’animaux. Des tests statistiques seront effectués pour comparer les expériences générées in vitro.
Raffinement
Les animaux seront élevés dans une zone d'élevage spécifique seulement accessible par des zootechniciens. Cette zone protège les animaux de pathogènes spécifiques. Les animaux sont élevés dans des cages ventilées, avec de l'eau et de la nourriture à volonté. Des barrières physiques bloquent l'entrée de pathogènes et des contrôles sanitaires sont effectués régulièrement sur animaux sentinelles afin de s'assurer qu'aucune contamination par des pathogènes éventuels ne soit en cours. Les animaux seront utilisés bien avant apparition d’un phénotype potentiellement dommageable. Afin de récupérer les organes d'intérêt, les animaux seront transférés dans une animalerie au statut sanitaire conventionnel. Les animaux seront élevés en groupe, dans des cages ventilées avec le matériel nécessaire pour qu'elles créent leur nid et leur permettre des conditions d'hébergement optimales. Un suivi règlementaire quotidien sera effectué. Dans ces conditions d'hébergement et à l'âge où ils seront étudiés, nous n'attendons aucun phénotype dommageable pour ces animaux.
Choix des espèces
Les souris présentent l’avantage de pouvoir être modifiées génétiquement (souris- knock-out, transgéniques), ce qui permet de contrôler l’expression d’un ou plusieurs gènes soit dans un type de cellule spécifique, soit dans toutes les cellules. Le système immunitaire de la souris se rapproche de l’Homme, ce qui permet de travailler dans un modèle de référence pour l’étude des cellules T et de certaines pathologies comme les maladies auto-immunes associées à une dérégulation des cellules T. Pour ces raisons, les souris représentent un modèle de référence dans l’étude des mécanismes qui sous-tendent la pathogénicité des cancers ou maladies auto-immunes, ce qui est l’objet de notre recherche. Nous utiliserons les animaux entre 5 et 20 semaines maximum afin de s'assurer de ne pas se rapprocher de l'âge (8-10 mois) où elles pourraient développer un phénotype potentiellement dommageable.
Impact de l’activation de cellules immunitaires sur la réponse antitumorale.
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
Injectées dans la veine de la queue, des cellules tumorales forment des tumeurs dans plusieurs organes chez 120 souris, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Chaque animal reçoit ensuite entre deux et cinq injections intrapéritonéales de cytokines et d'inhibiteurs, et jusqu'à trois tests d'agrippement consécutifs. L'objet déclaré est de comprendre comment les cytokines activent les cellules Natural Killer et ce qui régule cette activation, les retombées en santé humaine étant renvoyées au conditionnel et au long terme. Le porteur écrit que le modèle est bien caractérisé, ce qui lui permet de limiter la souffrance des animaux, puis dans la phrase suivante que les tumeurs formées dans plusieurs organes sont source de souffrance pour l'animal.
Objectifs
Les cellules Natural Killer sont des cellules immunitaires spécialisées dans la lutte anti-tumorales. Elles peuvent être activées par des protéines appelées cytokines. L'objectif de ce projet est de mieux définir ce que permet l'activation par les cytokines lors d'une réponse antitumorale et de comprendre ce qui la régule. Dans un premier temps, nous étudierons l'effet d'un traitement cytokinique sur les cellules Natural Killer de différents organes. Dans un deuxième temps, nous étudierons l'impact de ce traitement sur la réponse antitumorale dépendante des cellules Natural Killer. Enfin, nous inhiberons un processus que nous supposons impliqué dans l’activation des cellules NK par les cytokines et nous mesurerons l'impact de cette inhibition sur la réponse antitumorale des cellules Natural Killer.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de mieux définir la régulation de l’activité anti-tumorale des cellules Natural Killer. Etant donné le rôle de ces cellules dans la réponse anti-tumorale, ces résultats pourraient à terme conduire à des développements en santé humaine.
Procédures
Les animaux seront greffés avec les cellules tumorales par injection intraveineuse dans la veine de la queue (1 injection par souris, 1 minute). Elles recevront aussi les cytokines et les inhibiteurs de la voie que nous étudions par injection intrapéritonéale (entre 2 et 5 injections par souris, moins de 10 secondes par injection). Des tests d'aggripement (jusqu'à 3 tests consécutifs) seront effectués.
Impact sur les animaux
Le modèle est bien caractérisé, ce qui nous permet de limiter la souffrance des animaux. Lors d'une injection intraveineuse, les cellules injectées forment des tumeurs dans plusieurs organes, ce qui est source de souffrance pour l'animal.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort.
Remplacement
Des expériences préliminaires sur des cellules Natural Killer en culture activées à l'aide des cytokines étudiées ont été effectuées. Elles ont mis en évidence une forte augmentation des fonctions antitumorales des cellules Natural Killer et une implication claire d'une voie de signalisation cellulaire dans ce processus. Ces modèles expérimentaux sont cependant limités, ne reproduisant qu’imparfaitement les conditions rencontrées in vivo, notamment la nécessaire migration au sein des organes infiltrés par la tumeur. Il est donc maintenant nécessaire de mettre en place un modèle animal.
Réduction
Des approches statistiques ont été choisies de façon a reduire le nombre d'animaux a minima pour avoir des résultats significatifs robustes. L'utilisation des animaux est optimisée par la réalisation d'analyses multiples sur différents organes d'un même animal. Lorsque cela est possible, la comparaison au sein d’une seule expérience des différentes conditions testées permettra de réduire 1) le nombre de souris utilisées et 2) la variation expérimentale inhérente à la réalisation d’expériences indépendantes. Enfin, les procédures se feront séquentiellement, le résultats des premières déterminant la conduite des suivantes.
Raffinement
Le modèle tumoral et les molécules utilisées sont bien definis et maitrisés par les expérimentateurs. Les animaux sont maintenus en groupes sociaux. Les animaux seront surveillés individuellement et quotidiennement afin de vérifier leur bon état général sur des critères de signes cliniques, d’aspect et de comportement. Des points limites sont bien définis pour éviter toute souffrance animale. Afin de faciliter l’accès à la nourriture et l’eau, des croquettes humidifiées seront déposés sur le sol de la cage aux stades terminaux de la pousse tumorale.
Choix des espèces
Les cellules Natural Killer ne sont présentes que chez les mammifères. Parmi ceux-ci, la souris est un modèle de choix. D'une part, et bien qu'il existe certaines différences entre l'immunologie murine et humaine, d'innombrables découvertes chez la souris sont transposables chez l'homme. D'autre part, la richesse des réactifs disponibles permet une compréhension très approfondie des phénomènes mis en jeu du niveau moléculaire au niveau de l'organisme, un atout déterminant dans notre projet. Des souris âgées de 8 à 28 semaines seront utilisées. En effet, c'est à partir de l'âge de 8 semaine que les souris ont un système immunitaire mature. D'autre part, la réponse anti-tumorale ne varie pas sur la tranche d'âge considérée. Nous serons de cette façon plus flexibles lors des commandes ou s'il est nécessaire de décaler le début d'une expérience, évitant ainsi la mise à mort d'animaux inutiles.