Souris
Elevage de la lignée murine modèle de la sclérose latérale amyotrophique à phénotype dommageable avec génotype invasif
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Les souris de cette lignée sont tuées dès que les points limites sont atteints, après une perte de poids vers 90 jours, une paralysie qui progresse à partir de 110 jours et une mort attendue vers 130 jours. 3 200 d'entre elles vont être élevées sur cinq ans, 2 400 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger et 800 un niveau modéré. Le génotypage passe par une biopsie de la queue sur animal vigile, et les reproducteurs sont tués en fin de période reproductive, leur descendance alimentant les projets de thérapie génique en cours ou à venir. Le porteur décrit une lignée choisie pour la sévérité de ses symptômes, avec pour horizon de "possibles essais cliniques" chez l'humain.
Objectifs
La Sclérose Latérale Amyotrophique est une maladie qui se traduit par la perte des motoneurones (cellules de la moelle épinière) et conduit à la paralysie puis au décès des patients dans un délai de 5 ans après le diagnostic. La maladie se présente sous forme sporadique ou héréditaire. Une certaine forme de la maladies est à l'origine d'une accumulation d'une protéine dans les cellules, entrainant toxicité et mort cellulaire. C’est sur cette forme de la pathologie que notre projet est focalisé. A l'heure actuelle il n’existe pas de traitements efficace chez l’Homme. L’étude sera réalisée sur une souche de souris transgéniques qui est le modèle le plus communément utilisé dans l’étude de cette maladie car les animaux développent les même symptômes que les patients. Ces animaux déclarent les premiers symptômes à 90 jours, puis leur état général se dégrade jusqu’à la mort à 130 jours environ. La stratégie thérapeutique consiste à modifier le matériel génétique en utilisant un vecteur dérivé des virus adéno-associés (AAV), dans le but de diminuer les quantités de protéines mutées toxique. L'objectif de ce projet est de déclarer l'élevage de ce modèle murin à phénotype dommageable avec nécessité de génotypage afin de répondre aux besoins pour les projets de recherche sur les cinq années à venir.
Bénéfices attendus
Ce projet permet d'élever la lignée murine modèle de la sclérose latérale amyotrophique, maladie se traduisant par la perte des motoneurones (cellules de la moelle épinière) et conduisant à la paralysie puis au décès des patients dans un délai de 5ans après le diagnostic. Les animaux permettront de mener à bien différents projets de recherche permettant de montrer l'efficacité de nos différents traitements sur la réduction des niveaux de protéines toxique et par conséquent sur la survie (avec attendu, une augmentation de la survie des souris injectées), l'amélioration des signes moteurs et le retard de l’apparition des symptômes, avec pour objectif à long terme, des possibles essais clinique pour une thérapie chez l'Homme.
Procédures
Les souris élevées pour ce projet sont susceptibles de développer un phénotype dommageable caractérisé par une perte de poids vers 90 jours puis une atteinte musculaire conduisant à la paralysie (vers 120 jours) puis la mort de l'animal. Une biopsie caudale sera réalisé sur ses souris vigiles afin de vérifier si elles sont ou non porteuses du gène qui nous intéresse. Ce geste ne nécessite que quelques secondes.
Impact sur les animaux
La Sclérose Latérale Amyotrophique est une maladie neurodégénérative des motoneurones de l'adulte qui se caractérise par une dégénérescence progressive des motoneurones. Elle provoque une paralysie progressive de l'ensemble des muscles. Selon le protocole dans lequel les souris seront inclues, et donc l'âge à l'euthanasie, elles pourront présenter des signes de dégénérescence comme la paralysie des pattes et/ou du bassin. Cela entrainera des difficultés pour se déplacer, s'hydrater et s'alimenter. La biopsie caudale entraînera une une faible douleur et un stress de courte durée.
Devenir
Les animaux reproducteurs seront euthanasiés en fin de période reproductive. Les animaux produits dans le cadre des accouplements serviront d’une part comme animaux reproducteurs (renouvellement des croisements), et d’autre part ils seront utilisés dans le cadre d’une utilisation continue au sein des projets de recherche préalablement autorisés en cours ou à venir.
Remplacement
Actuellement, aucun modèle in vitro n’existe pour pouvoir mener une étude pré-clinique dans la Sclérose Latérale Amyotrophique. Le modèle animal est indispensable pour optimiser et développer notre approche de thérapie génique pour cette maladie. Ce modèle, particulièrement bien caractérisé, nous permettra de quantifier l’efficacité de notre traitement sur la réduction des niveaux de protéines toxique et par conséquent sur la survie, l'amélioration des signes moteurs et le retard de l’apparition des symptômes. Néanmoins, des expériences in vitro avec des lignées cellulaires ont été réalisées en amont afin de sélectionner des vecteurs d'intérêt et, par conséquent, limiter au maximum le recours à l'utilisation de souris.
Réduction
Afin de définir le nombre nécessaire d'animaux à élever, nous nous sommes basés sur les effectifs concrets des années précédentes, ce qui nous permet de pouvoir prévoir de façon plutôt précise le nombre dont nous auront besoin pour les cinq années à venir. Le nombre d'accouplement sera ajustés tout au long de ces cinq années afin de produire uniquement le nombre d'animaux nécessaire par projet spécifique. Aucune analyse statistique ne sera mise en œuvre dans le cadre de ce projet d’élevage. Nous nous basons également sur le document « Working with ALS mice » afin d’optimiser au mieux les accouplements. Les animaux ne répondant pas aux exigences pour l’étude (porteur ou non de la maladie) seront systématiquement proposés pour d’autres projets déjà validées. De même, les mâles utilisés pour l'amplification de la colonie pourront également être inclus dans des groupes expérimentaux contrôle. Ces utilisations sont dans le cadre d'une utilisation continue. Nous avons donc ici 3200 animaux prévus au total avec approximativement 1600 mâles et 1600 femelles et pour chaque sexe, 800 souris malade et 800 non malade.
Raffinement
Dans la réalisation des futurs projets, l’ensemble des procédures sera mis au point afin de permettre une interprétation fiable dans le respect du bien-être animal, en limitant la douleur et le stress (anesthésie, analgésie, etc.). Les conditions d’hébergement sont conformes à la réglementation avec un cycle jour nuit automatique : les animaux sont hébergés avec leurs congénères en portoirs ventilés avec un système d’abreuvement automatique et un accès ad libitum à la nourriture et l’eau. Le milieu est enrichi avec des enrichissements. Les conditions de températures et d’hygrométrie sont contrôlées et monitorées. Nous nous efforçons à chaque instant de raffiner nos procédures afin de garantir le bien-être des animaux en cours de procédure grâce à une surveillance attentive (point limite) et des soins adaptés (anesthésie, analgésie, etc.). Enfin, chaque animal sera suivi quotidiennement, de sa naissance à sa mort et les points limites contrôlés régulièrement. Une fois ceux-ci atteints, cela entraînera automatiquement l'euthanasie de l'animal pour éviter toute souffrance. De plus, pour minimiser le stress des animaux, ceux-ci seront manipulés tout au long de l’expérimentation par la même personne afin de créer une habituation souris/manipulateur. La technique utilisée pour la réalisation des biopsies est la biopsie caudale, technique recommandée par les différents comités nationaux. Les biopsies sont réalisées avec du matériel propre et désinfecté, une compression avec de l'essui tout propre est effectué pour stopper le micro-saignement. Les souriceaux sont sur surveillance jusqu'à ce que leur mère les reprenne en charge dans le nid. Un soin particulier sera apporté aux animaux commençant à développer la maladie pour leur faciliter l’accès à la nourriture et à l’eau. Ainsi des croquettes ou de la bouillie pourront être placés directement dans la cage, ainsi que de l’hydrogel en cas de besoin.
Choix des espèces
Les modèles animaux les plus communément utilisés pour les projets de thérapie génique pour le traitement de la sclérose latérale amyotrophique sont des lignées murines commercialisées. Dans notre projet nous utiliserons un modèle qui reproduit les principaux symptômes de la Sclérose Latérale Amyotrophique et est par conséquent adapté pour évaluer l’efficacité de nos traitements sur la forme génétique de la maladie. Les animaux présentent des symptômes à partir de 90 jours (perte de poids) due à une accumulation d'une protéine entrainant une paralysie progressive à partir de 110 jours et la mort des animaux à 130 jours. Les animaux de ce projet d'élevage seront identifiés et génotypés entre le jour de la naissance et le 7ème jour de vie, puis ils entreront dans un projet d'expérimentation au 1er jour de vie ou au 50ème (selon le projet autorisé).
Etude du rôle de CD99 dans les cellules immunitaires et endothéliales au cours de l’insuffisance rénale aigue et chronique (EU1/2)
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
- Système urogénital
Quatre mesures de débit de filtration glomérulaire de quarante-cinq minutes chacune, six prélèvements de sang à la queue, six prélèvements d'urine, une irradiation du corps entier et une chirurgie de clampage de l'aorte rénale : 960 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Une partie d'entre elles est transportée entre deux établissements pendant le protocole. L'objet du projet est de comprendre le rôle d'une protéine, CD99, dans l'insuffisance rénale aiguë et chronique, repérée d'abord dans les urines de patients opérés du cœur. Les souris sont tuées à la fin de la procédure pour le prélèvement de leurs reins, ou avant si elles perdent plus de 25 % de leur poids ou restent prostrées au-delà de vingt-quatre heures.
Objectifs
Récemment, nous avons identifié un peptide CD99 prédictif du développement d'une insuffisance rénale aigue (IRA) dans les urines obtenues 4h après un pontage cardiaque provenant d’une cohorte humaine. CD99 est une protéine principalement identifiée sur la membrane des cellules endothéliales et immunitaires. Dans la cohorte de patients utilisée pour identifier le ratio CD99 (peptide/protéine entière) comme nouveau biomarqueur de l'insuffisance rénale aiguë, l'expression du CD99 sur les cellules immunitaires circulantes (monocytes, neutrophiles, cellules B, cellules T) était similaire chez les patients ayant développé ou non une insuffisance rénale aiguë. Il est donc nécessaire de caractériser la façon dont les CD99 endothéliales et immunitaires modulent le risque de développer une insuffisance rénale aiguë avant de mettre en œuvre une approche thérapeutique ciblant les CD99. Ce projet est un projet multisite qui se déroule sur deux EU (EU1 et EU2).
Bénéfices attendus
Mieux caractériser le rôle respectif de CD99 endothélial et immunitaire dans le développement d’une insuffisance rénale aiguë et chronique afin de développer ensuite une approche thérapeutique ciblant CD99.
Procédures
1/prélèvements sanguins à la queue (sous anesthésie) avant chirurgie et avant mise à mort (EU1 et EU2). Pour l'étude d'insuffisance rénale aigue 2 prélèvements serons réalisés (J0 et J2). Pour l'étude d'insuffisance rénale chronique, 6 prélèvements seront réalisés (J0, J2, J7, J14, J21 et M1). Chaque prélèvement dure environ 2min par animal (anesthésie et prélèvement compris) 2/prélèvement d'urine lors de la contention de l'animal avant chirurgie et avant la mise à mort (EU1 et EU2). Pour l'étude d'insuffisance rénale aigue 2 prélèvements serons réalisés (J0 et J2). Pour l'étude d'insuffisance rénale chronique, 6 prélèvements seront réalisés (J0, J2, J7, J14, J21 et M1). Chaque prélèvement dure environ 2min par animal. 3/Mesure du Débit de Filtration Glomérulaire avant chirurgie et avant sacrifice (placement du capteur et injection en retro-orbitaire sous anesthésie) (EU1 et EU2). Pour l'étude d'insuffisance rénale aigue 2 prélèvements serons réalisés (J0 et J2). Pour l'étude d'insuffisance rénale chronique, 4 mesures seront réalisées (J0, J7 ou J14 J21 et M1). Chaque mesure dure environ 45min par animal (placement du capteur, injection en retro-orbitaire sous anesthésie et mesure) 4/irradiation (EU2). Une seule irradiation par animal est réalisée, la totalité de la procédure ne dépasse pas 2h (mise en cage, irradiation et retour en cage animalerie) 5/Induction d’une agression rénale (chirurgie, régime spécifique, injection de drogues) (EU1). Une seule chirurgie est effectuée par animal, la procédure dure entre 30 et 45min (anesthésie, chirurgie, clampage d'aorte rénale (le temps varie en fonction du sexe et de la souche) et souture).
Impact sur les animaux
Les animaux subiront : 1/Une irradiation
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure ou si l'un des points limites était atteint. A la fin de la procédure, les animaux seront mis à mort afin de prélever de l’urine, du sang et différents organes (dont le rein) en vue de leur analyse.
Remplacement
Le recours à l’expérimentation sur des animaux est indispensable car l’insuffisance rénale aiguë est impossible à reproduire in vitro.
Réduction
Les modèles expérimentaux sont bien maitrisés par les expérimentateurs impliqués, ce qui évite les étapes de mise au point couteuses en animaux. Le nombre d’animaux utilisé est calculé au plus juste d’après notre connaissance du modèle pour permettre d’identifier statistiquement des différences intergroupes scientifiquement interprétables pour chaque paramètre principal et chaque modèle. Il est prévu d’utiliser un maximum de 960 Souris.
Raffinement
Les études sont optimisées d’après la littérature ou les observations réalisées au laboratoire (doses injectées, durée du traitement). Les animaux seront hébergés dans un service de zootechnie agréé par le ministère, par groupes de 4 dans des cages comprenant des éléments d’enrichissement (papier, tunnels...), avec alimentation et eau ad libitum. Ils seront observés quotidiennement afin de s’assurer de leur bien-être, et pesés une fois par semaine. Les personnels intervenant dans ce projet sont formés à l’expérimentation animale et à la chirurgie et les procédures sont optimisées de façon à limiter au maximum la souffrance des animaux (anesthésie, analgésie, suivi attentif des animaux tout au long des différentes procédures). Des points limites ont été définis : 1) Perte de poids supérieure à 25% du poids initial ; 2) Posture de prostration ou léthargie au-delà de 24 heures après l’agression rénale ; 3) Signes de souffrances (comportement ou apparence anormaux, présence de lésions, absence de toilette…) sans amélioration pendant plus de 24h. Si un de ces points est atteint au cours du protocole, les animaux concernés seront mis à mort. Concernant le transport des animaux entre l'EU1 et l'EU2, il sera effectué sur des animaux aptes à supporter le voyage qui sera effectué dans des conditions telles qu'ils ne puissent être blessés ou subir des souffrances inutiles. Le transport sera effectué par une société agrée qui effectue de manière régulière la navette entre l'EU2 et l'EU1.
Choix des espèces
L’espèce utilisée permet d’utiliser le moins d’animaux possible pour atteindre les objectifs du projet. De plus, la littérature indique qu’elle est celle qui fournit les résultats les plus satisfaisants et qu’elle est la moins susceptible de ressentir de la douleur, de la souffrance, de l'angoisse ou de subir des dommages durables dans les conditions de la procédure expérimentale. Nous utilisons le plus souvent la souris car elle est à l’origine d’un grand nombre de données dans la littérature et qu’il existe un nombre important de modèles de souris mutantes et transgéniques ciblant des protéines d’intérêt dans la régulation de la fonction rénale. Nous utiliserons des souris adultes âgées de 8 semaines au début de l'expérience, à cet âge les reins sont pleinement développés, ce qui permet de modéliser au mieux les conditions cliniques adultes
Elevage d’une lignée murine modèle de l’amyotrophie spinale à phénotype dommageable avec génotypage invasif
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Porteuses d'une mutation qui provoque une amyotrophie spinale, les souris de cette lignée développent dès le huitième jour de vie des difficultés de déplacement et une perte de poids. 2 500 d'entre elles vont être élevées sur cinq ans, 1 876 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger et 624 un niveau modéré. Le génotypage se fait au ciseau chirurgical sur un fragment de queue, prélevé le jour de la naissance ou le lendemain sur des souriceaux vigiles. Les reproducteurs sont tués en fin de période reproductive, leur descendance étant destinée soit au renouvellement des croisements soit aux projets de recherche du laboratoire, ce projet n'ayant d'autre finalité que d'alimenter les suivants.
Objectifs
L'amyotrophie spinale, ou SMA, est une maladie génétique neuromusculaire qui touche environ 1 naissance sur 6 000. Dans 95% des cas, cette maladie est provoquée par une mutation génétique. Bien que ce gène soit exprimé dans l’ensemble des cellules de l’organisme, sa mutation se manifeste par une dégénérescence progressive des neurones moteur (appelés motoneurones) de la moelle épinière, qui conduit à une paralysie et dans les cas les plus sévères à la mort du patient (SMA type 1). Dans le but de proposer des thérapies géniques efficaces pour cette pathologie ainsi que de comprendre les différents mécanismes intervenant dans le développement de la maladie et à la suite des traitements, un modèle murin de la pathologie est nécessaire. La stratégie thérapeutique consiste à réintroduire la forme originelle du gène d'intérêt dans un modèle murin de la SMA, en utilisant un vecteur dérivé des virus adéno-associés (AAV). L'objectif de ce projet est de déclarer l'élevage de ce modèle murin à phénotype dommageable avec nécessité de génotypage afin de répondre aux besoins pour les projets de recherche sur les cinq années à venir.
Bénéfices attendus
Ce projet permet d'élever la lignée murine modèle de l'amyotrophie spinale, maladie génétique neuromusculaire qui touche environ 1 naissance sur 6000. Les animaux permettront de mener à bien différents projets de recherche pour permettre de constater l'efficacité de traitements sur la survie des souris, l'amélioration des signes cliniques et le retard de l’apparition des symptômes. L'objectif à long terme est un possible essai clinique pour une thérapie chez l'Homme.
Procédures
Le phénotype dommageable de la lignée (difficultés de déplacement et perte de poids) apparait précocement à partir de J8, c'est pourquoi un fragment caudal sera prélevé à 0 ou 1 jours à l’aide de ciseaux chirurgicaux (après nettoyage des ciseaux à l'éthanol) sur animaux vigiles.
Impact sur les animaux
Le prélèvement pour génotypage peuvent induire un stress et une douleur légère et de courte durée chez l'animal. Le phénotype développé chez les souris malades induit une difficulté de déplacement et une perte de poids.
Devenir
Les animaux reproducteurs seront euthanasiés en fin de période reproductive. Les animaux produits dans le cadre des accouplements serviront d’une part comme animaux reproducteurs (renouvellement des croisements), et d’autre part ils seront utilisés dans le cadre d’une utilisation continue au sein des projets de recherche préalablement autorisés en cours ou à venir.
Remplacement
La thérapie génique consiste à introduire un gène thérapeutique dans un organisme malade. Ce projet de thérapie génique nécessite donc l’utilisation de mammifères modèles de la pathologie humaine, phénotypiquement et génétiquement caractérisés. La recherche en thérapie génique consiste à injecter un vecteur exprimant un transgène d’intérêt dans un organisme malade et d’en vérifier l’effet thérapeutique par des analyses phénotypiques, biochimiques, physiopathologiques, histopathologiques ou comportementales. Les modèles de l'amyotrophie spinale humaine (SMA) les plus communément utilisés pour la thérapie génique dans les laboratoires de recherche sont des lignées de souris présentant les mêmes symptômes que les patients. Nous avons arrêté notre choix sur cette lignée qui se distinguent par sa sévérité et la précocité de ses symptômes. Elle permet de mieux évaluer l’efficacité de notre traitement dans les formes les plus graves de la maladie.
Réduction
2500 animaux sont prévus pour ce projet. Ces utilisations sont dans le cadre d'une utilisation continue. Tous les animaux en élevage, sont uniquement présents pour établir des animaux d'intérêts qui seront ensuite destinés à un projet de recherche. Le nombre d'accouplements lancés est systématiquement revu en fonction du nombre d'animaux déclarés dans les projets de recherche. Les animaux sans génotype d'intérêt seront réutilisés en priorité (projets d'autres équipes de recherche ou projet de tutorat). Il n'y a pas d'analyses statistiques pour ce projet d'élevage.
Raffinement
Dans la réalisation des futurs projets, l’ensemble des procédures sera mis au point afin de permettre une interprétation fiable dans le respect du bien-être animal, en limitant la douleur et le stress (anesthésie, analgésie, etc.). Les conditions d’hébergement sont conformes à la réglementation avec un cycle jour nuit automatique : les animaux sont hébergés avec leurs congénères (l’isolement est limité au maximum) en portoirs ventilés avec un système d’abreuvement automatique et un accès ad libitum à la nourriture et l’eau. Le milieu est enrichi avec un des enrichissements ci-après : carré de lanière kraft, carré de coton, batonnet en bois, rouleau en carton ou maisonnette. Les conditions de températures et d’hygrométrie sont contrôlées et monitorées. Les animaux sont vérifiés quotidiennement. Nous nous efforçons à chaque instant de raffiner nos procédures afin de garantir le bien-être des animaux en cours de procédure grâce à une surveillance attentive (point limite) et des soins adaptés (anesthésie, analgésie, etc.). Enfin, chaque animal sera suivi quotidiennement, de sa naissance à sa mort, et une fois les points limites atteint, l'animal sera automatiquement euthanasié pour éviter toute souffrance excessive. De plus, pour minimiser le stress des animaux, ceux-ci seront manipulés tout au long de l’expérimentation par la même personne afin de créer une habituation souris/manipulateur. Le fait de suivre dès la naissance les animaux permettra également de limiter leur stress. La technique utilisée pour la réalisation des biopsies est la biopsie caudale, technique recommandée par les différents comités nationaux. Les biopsies sont réalisées avec du matériel propre et désinfecté, une compression avec de l'essui tout propre est effectué pour stopper le micro-saignement. Les souriceaux sont sur surveillance jusqu'à ce que leur mère les reprenne en charge dans le nid. Un soin particulier sera apporté aux animaux commençant à développer la maladie pour leur faciliter l’accès à la nourriture et à l’eau. Ainsi des croquettes ou de la bouillie pourront être placés directement dans la cage, ainsi que de l’hydrogel en cas de besoin.
Choix des espèces
La recherche en thérapie génique consiste à injecter un vecteur exprimant un transgène d’intérêt dans un organisme malade et d’en vérifier l’effet thérapeutique par des analyses phénotypiques, biochimiques, physiopathologiques, histopathologiques ou comportementales. Les modèles de l'amyotrophie spinale humaine (SMA) les plus communément utilisés pour la thérapie génique dans les laboratoires de recherche sont des lignées de souris génétiquement modifiées. Nous avons arrêté notre choix sur une lignée murine qui se distingue par la sévérité et la précocité de ses symptômes. Elle permet de mieux évaluer l’efficacité de notre traitement dans les formes les plus graves de la maladie. Les animaux de ce projet d'élevage seront identifiés et génotypés à la naissance et entreront dans un projet d'expérimentation au 1er jour de vie car le phénotype dommageable de la lignée (difficultés de déplacement et perte de poids) apparait précocement à partir du 8ème jour.
Méthode de génotypage invasif pour l’élevage de modèles de souris transgénique
- Maintien des lignées génétiquement modifiées
- Recherche appliquée
- Troubles urogénitaux
- Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Multisystémique
- Oncologie
- Système urogénital
84 000 souris vont être utilisées sur cinq ans dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, pour un projet dont l'objet unique est le génotypage des lignées transgéniques élevées par le laboratoire. À trois à six jours de vie, chaque souriceau est immobilisé moins de trois minutes et l'extrémité de sa queue est coupée, un second prélèvement pouvant être fait à l'oreille avec une pince emporte-pièce. Le porteur reconnaît un risque de rejet des nouveau-nés par la mère ou de cannibalisme, et indique qu'une méthode de génotypage sur le poil est à l'essai. Les souris ne portant pas le génotype recherché servent pour partie à l'apprentissage de la contention avant d'être tuées, les autres partent vers les projets de recherche du laboratoire ou vers le renouvellement des accouplements.
Objectifs
Les projets de recherche du laboratoire impliquent l'utilisation de plusieurs lignées de souris transgéniques qui nécessitent un élevage pour augmenter les effectifs de souris dont le génotype est adapté aux protocoles mis en place. Nous hébergeons et produisons environ 30 lignées différentes de souris génétiquement modifiées avec la nécessité parfois de créer de nouveaux modèles comme par exemple, des croisements de deux lignées génétiquement modifiées existantes. Le génotypage est une étape indispensable au bon déroulé des projets du laboratoire et doivent être réalisés précocément pour la mise en place ultérieure des protocoles expérimentaux.
Bénéfices attendus
Les recherches menées à l'unité grâce à l’utilisation d’animaux transgéniques ont des objectifs multiples : - accroitre les connaissances sur les mécanismes conduisant aux maladies rénales - développer des traitements, des outils et des approches plus efficaces contre l'insuffisance rénale - étudier la génétique des maladies rénales rares héréditaires et acquises - comprendre les mécanismes de formation des calculs rénaux. Ces thématiques sont d'une importance cruciale en matière de santé publique. Par ailleurs, la méthode utilisée pour la caractérisation du génome permet de sélectionner les animaux d’intérêts et ainsi constituer des groupes expérimentaux stables de manière précoce.
Procédures
Une contention de moins de 3 minutes pour la biopsie. Prélèvement d'une petite partie distale de la queue . Et si besoin d'un deuxième prélèvement il sera éffectué au niveau de l'oreille avec une pince emporte pièce adapté à la souris .
Impact sur les animaux
La manipulation et la contention des souriceaux induisent un léger stress. Un risque de rejet des nouveau-nés par la mère ou de cannibalisme est possible. Le prélèvement à la queue induit une brève douleur lors du prélèvement et un saignement est possible . Eventuel infection possible au niveau du prélèvement mais reste très rare .
Devenir
Les animaux ne portant pas le génotype d'intérêt seront pour une première partie utilisés pour de l'apprentissage à la contention et l'autre partie sera euthanasiée par une méthode réglementaire . Les autres animaux portant le bon génotype seront utilisés dans les projets de recherche ou pour des renouvellement d'accouplements, l'élevage étant en continue .
Remplacement
En raison notemment de la complexité du tissu rénal qui comporte des dizaines de types cellulaires et au vu de l'état encore embryonnaire de la recherche sur les organoides, l'étude des maladies rénales requiert l'obtention de tissu rénal prélevé sur l'animal. Il n'existe pas de méthode alternative in vitro pour analyser l'évolution de la défaillance chronique progressive d'organes. Les modèles murins que nous étudions sont à ce jour les seuls modèles disponibles pour étudier des mutations, des invalidations ou des surexpressions de gènes d'intérêt. Ils présentent l’avantage de mimer assez bien le phénotype humain , en particulier pour les étapes du développement embryonnaire.
Réduction
Le génotypage précoce des souriceaux permet de conserver uniquement les animaux avec le génotypage d’intérêt et de constituer des lots expérimentaux avant le sevrage des animaux, pour l’utilisation future dans des projets autorisés de l’unité . Dans le cadre de l'apprentissage à la contention nous utilisons une partie des animaux qui ne sont pas utilisés dans les projets de recherche. Compte-tenu de la nature du projet, aucun test statistique n’est utilisé. Le nombre d’animaux total a été calculé sur la base des productions des années antérieures. Le projet requiert l’utilisation de 84000 animaux sur une période de 5 ans en utlisant trente lignées différentes pour l'élevage.
Raffinement
Comme défini dans l'agrément de notre établissement, les animaux sont stabulés en portoirs ventilés ,dans les zones d’hébergement un contrôle de la température et de l’hygrométrie est effectué tous les jours , un cycle de lumière (12/12) et un accès ad libitum à la nourriture et à l’eau . Les animaux sont hébergés en groupes sociaux et disposent d’un enrichissement de nidification. La manipulation et les prélèvements sont effectués conformément aux bonnes pratiques vétérinaires. Un transfert d’odeurs est réalisé sur les gants de l’opérateur pour minimiser le risque de rejets des nouveaux- nés par la mère ou de cannibalisme . Une surveillance quotidienne est réalisée pour vérifier la bonne santé des animaux et les points limites définis.Une mise au point d'une autre méthode moins invasive est en cours d'essais pour du génotypage sur le poil .
Choix des espèces
Les équipes de recherche de l'unité travaillent sur des modèles souris génétiquement modifiées. Par conséquent, la plateforme animalerie est chargée de la production de ces souris et de la collecte des échantillons d’ADN (biopsie de queue) de manière précoce dans le but de caractériser le génome. Pour les besoins des activités de recherche, une identification et un génotypage précoces sont requis. Les deux interventions sont réalisées à l’âge de 3 à 6 jours post natal.
Propriétés antioxidantes et origines des macrophages des îlots pancréatiques chez la souris
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
- Système immunitaire
3 166 souris vont être utilisées, dont 40 opérées sous anesthésie et tuées avant tout réveil, les autres dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Régime riche en graisses pendant quatre ou douze semaines, jeûnes de six à seize heures, gavage, injections par quatre voies différentes, jusqu'à douze piqûres à la queue pour prélever une goutte de sang. L'injection d'insuline peut provoquer une perte de connaissance et des convulsions, celle de streptozotocine un diabète, et l'ensemble sert à comprendre le rôle des macrophages présents dans les îlots pancréatiques. Le porteur écrit avoir "besoin d'analyser l'organisme en entier" et conclut que les modèles animaux sont "indispensables", sur un projet dont la rubrique réduction tient en une phrase sans aucun chiffre.
Objectifs
Dans le pancréas, les îlots de Langherans sont centraux dans la régulation de la glycémie (taux de glucose dans le sang). Ces micro-organes ont pour fonction de produire les hormones permettant de réguler la glycémie, notamment l’insuline. Des cellules immunitaires sont également présentes dans les îlots et semblent contribuer au bon fonctionnement des cellules. Ces cellules possèdent d’importantes capacités antioxydantes qui pourraient réguler le fonctionnement des cellules des îlots. Dans ce projet, nous proposons donc d’étudier le rôle de ces propriétés antioxydantes dans les îlots pancréatiques en physiologie et lors de stress métabolique induite par un régime riche en graisses ou chimiquement. D’autres part, l’origine de ces cellules immunitaires n’est pas encore connue, nous allons donc explorer comment ces cellules s’accumulent dans les îlots pancréatiques.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de mettre en lumière des données fondamentales sur l'origine et le rôle des propriétés antioxydantes des macrophages résidant dans les îlots pancréatiques à l'homéostasie ou lors du dévelopment de complications métaboliques liées à l'obésité.
Procédures
1 régime riche en graisses pendant 4 ou 12 semaines, 1 à 2 mises à jeun (6 ou 16h), 1 injection intra-péritonéale (20s), 1 gavage (20s), 1 injection sous-cutanée (20s), 1 injection intra-veineuse (30s), 1 anesthésie gazeuse (10min), 1 chirurgie terminale sans réveil, 5 à 12 prélèvements d’une goutte de sang à la queue (3s), 3 prélèvements de 25 uL de sang à la queue (30s).
Impact sur les animaux
• Injection ip : douleur modérée et localisée de courte durée • Injection sous-cutanée et rétro-orbitale: douleur modérée et localisée de courte durée (sous anesthésie) • Régime riche en graisse: prise de poids et diminution de la mobilité • Mise à jeun : gêne due à la sensation de faim • Gavage : contention soutenue et introduction de la sonde • Injection d’insuline : baisse de la glycémie pouvant entrainer une perte de connaissance et des convulsions • Injection de streptozotocine : augmentation de la glycémie pouvant entraîner un diabète avec une polyurie.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort pour analyses.
Remplacement
Afin d'étudier les réponses du système immunitaire inné à des régimes alimentaires spéciaux (mimants les maladies induites par l'obésité), nous avons besoin d'analyser l'organisme en entier, reflétant ainsi les intéractions cellulaires et inter-organes. En effet, les régimes alimentaires vont provoquer des altérations au niveaux du tissu adipeux, du foie, du muscle et du pancréas. Nous ne pouvons pas donc étudier ces effets in vitro, les modèles animaux sont donc indispensables.
Réduction
Les effectifs seront déterminés et les résultats analysés avec des tests statistiques adaptés.
Raffinement
Les animaux seront maintenus dans des conditions optimales pour leur bien-être. De plus, lorsque cela est necessaire, nous avons prévu de recourir à des anethésies gazeuses ou avons mis en place des points limites adaptés.
Choix des espèces
La souris est le modèle de référence dans l’étude de l’obésité et du diabète. En effet, les gènes impliqués dans cette condition (dont les gènes de l’inflammation chronique) jusqu’à présent identifiés chez l’Homme sont conservés chez la souris. De nombreux outils sont disponibles sur le modèle murin et notamment la possibilité d’invalider un gène d'intérêt. Ce système permet, de façon très efficace, de cibler uniquement certains types cellulaires ou encore certain tissu. Dans notre projet, c'est la compilation de ces données issues des trois modèles de souris transgénique qui permettra une bonne compréhension des mécanismes mis en jeu en physiologie et au cours de l'obésité. Nous étudierons les souris au stade adulte. En effet, les souris seront étudiées à partir de 8 semaines, ce qui correspond à la maturité sexuelle des souris soit la stabilisation des hormones et de la différence entre les mâles et les femelles que nous explorerons dans cette étude. De plus à cet âge la maturation du système gastro-intestinal en lien avec le système immunitaire, largement étudié dans ce projet, a déjà eu lieu. Exceptionnellement, nous étudierons le nombre des cellules immunitaires dans les îlots pancréatiques en fonction de l'âge soit à 2, 4, 6, 8, 12, 24 et 48 semaines.
Etude des propriétés immunorégulatrices de métabolites d’origine tumorale et leur application dans les pathologies auto-immunes
- Recherche appliquée
- Troubles immunitaires
930 souris vont être utilisées, chacune recevant cinq injections en dix jours puis deux par semaine pendant dix semaines, avec un prélèvement de sang au coin de l'œil sous anesthésie chaque semaine du traitement. Ces procédures impliquent un niveau de souffrance modéré et toutes les souris sont tuées à l'issue, pour l'analyse de leur système immunitaire et de leurs organes. La plupart développent spontanément un lupus, avec des atteintes rénales possibles dans les formes avancées, un autre groupe recevant une injection d'huile pour déclencher la maladie. Le porteur indique que le nombre d'animaux nécessaire à la puissance statistique est de dix par groupe, sans expliquer comment il parvient à 930.
Objectifs
Pour qu'un cancer puisse se dévelloper les cellules tumorales doivent produire des composés inhibant le système immunitaire. Partant de ce constat notre équipe a réussi à isoler, à partir de secretion de cellule tumorale, des composés ayant des capacités inhibitrice de l'immunité et permettre de trouver de nouveau outils thérapeutiques dans les maladies caractérisé par un excés d'activation de l'immunité contre son hote, les maladies auto-immune. Un composé a démontré une efficacité particulierement efficace dans des systèmes simplifié de l'immunité notamment sur les lymphocytes B. Le but de se projet et de montrer l'efficacité de cette molécule dans des modèles plus complet récapitulant toute la complexité du système immun. Afin de mieux comprendre les mécanismes d'actions de ce composé les souris seront vacciné contre différentes substance, le but étant d'induire différent type de réponse vaccinal et voir quelles types de cellules sont impactés par ce composé et comment est modulé la réponse vaccinale. Du fait de son potentiel sur les lymphocytes B nous allons nous concentré sur le lupus qui est une maladie auto-immune ou l'implication des lymphocytes B n'est plus a démontré. Le lupus étant une maladie complexe dépendant d'énormément de facteur nous allons utilisé différent modèle murins de lupus permettant de modéliser different aspect de la maladie et essayer de les traiter avec notre composé.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus de ce projet seront d’une part de comprendre les mécanismes par lesquelles les cellules tumorales peuvent inhiber le système immunitaire et proliférer et potentiellement développer de nouvelle thérapeutique afin de lever cette inhibition. D'autre part la description des ces mécanismes permettront de dévellopé de nouveaux outils thérapeutiques pour pathologies avec un excès d'activation du système immunitaire tel que les pathologies auto-immunes. En effet les thérapies actuellement disponibles, non spécifiques ou spécifiques du lymphocytes B vont engendrer de sérieux effets secondaires mais ont aussi un coût socio-économique non négligeable. Il y a donc une nécessité à développer de nouvelles voies thérapeutique à cibler.
Procédures
L'injection dans le ventre, dite intra-péritonéal est un moyen efficace pour diffuser un produit dans le système de la souris en n'entrainant quasiment pas d'incomfort et peut donc être effectué sur souris vigile. C'est cette voie qui est prévilégié pour toutes les injections dans nos différentes expériences. Pour la partie vaccination, les souris seront injecté 1 fois avec le vaccin et traité avec 5 injections pendant 10 jours. La majorité des souris vont dévellopé spontanément un lupus, cependant l'un des modèles va nécessiter une fois l'injection d'une huile pour induire un lupus. Les souris seront traité par notre composé par 5 injections pendant 10 jours puis 2 fois par semaines pendant 10 semaines. De plus afin de suivre l'évolution de la maladie le sang des souris sera prélévé 1 fois par semaine pendant toutes la durée du traitement. Ce prélévement se faisant au niveau du sinus au coin de l'oeil et pouvant être désagréable pour les souris, ils seront effectué sur souris sous anethésie générale par des professionnels formés. De plus afin de limité toutes séquelles sur l'animal une altéranance d'oeil gauche-droite sera effectué.
Impact sur les animaux
Les injections répétées peuvent entraîner une legère douleur de courte durée. Les modèles murins de lupus vont modéliser différents aspects de la maladie avec des degrés de sévérité variables en fonction des modèles. Dans les cas les plus avancé de la pathologie les souris peuvent dévelloper des atteintes rénales. Les souris seront prélevées une fois par mois pour l'urine sur la souris vigile et pour le sang par prélèvement rétro-orbital sous anesthésie générale. Ce geste peut entraîner une legère douleur de courte durée.
Devenir
Les animaux à l'issue de chaque procédure seront euthanasié afin de permettre d'une part une analyse détaillé du système immunitaire et évaluer l'inflammation ainsi que l'activité de la maladie et les atteintes d'organes.
Remplacement
Des études préliminaires de culture cellulaire in vitro ont été mises en place afin de minimiser au maximum l’utilisation de souris. Cependant seuls des modèles in vivo permettront d’une part d’étudier l’effet de ces nouvelles thérapeutique sur un organisme complet. D’autre part seuls des modèles in vivo permette de récapituler la dérégulation d’un système immunitaire complet ainsi que le phénotype délétère des pathologies auto-immune et donc de pouvoir d'évaluer l’intérêts thérapeutiques de ces nouveaux outils.
Réduction
Les test statistiques approprié seront utilisé pour comparer les différents groupes. et le nombre d’animaux nécessaires pour avoir la puissance statistique necessaire est de 10. La cinétique des réponses immunitaires ainsi que les modèles murins de lupus présentent de la variabilité expérimentale, elles seront répétées pour renforcer l'approche statistique. Nous avons déterminé le nombre minimum d’animaux à utiliser afin de pouvoir conclure avec une confiance suffisante. Afin d’éviter tout biais expérimentaux les cohortes seront randomisées et afin d’éviter les effet cage les animaux d’une même cage recevront des traitements différents en fonction des groupes expérimentaux. De plus afin de réduire le plus possible le nombre d’animaux tous les organes d’intérêt seront recueillis à chaque fois et utilisé ou congelé.
Raffinement
Le principe de raffinement décrit au second de l'article R. 214-105 du code rural et de la pêche maritime sera appliqué. Le bien-être des souris sera prise en compte tout au long de la procédure expérimentale. Les souris seront hébergées dans des cages de 2L à 5 animaux par cage. Chaque cage recevra un enrichissement du milieu de type nids de woodwoll. Pour réduire la douleur et la souffrance, les gestes techniques effectués sur les animaux seront réalisés par du personnel habilité et chevronné. De plus tout le long des procédure l’état générale des animaux sera évalué selon une grille de score objective permettant d’évaluer le stress et la détresse des animaux.
Choix des espèces
Les modèles murins de lupus sont les seuls disponibles permettant de récapituler certains aspects de la physiopathologie humaine. De plus, les modèles murins offrent le meilleur équilibre entre la capacité de produire des résultats satisfaisants et la susceptibilité à induire de la douleur, du stress ou des dommages durables. Les stades de développement ont été choisis afin de modéliser différents moments dans l'évolution de la maladie. Ainsi, dans certains cas, des souris jeunes seront utilisées afin de modéliser l'apparition de la pathologie, tandis que pour modéliser des états plus avancés de la pathologie, nous utiliserons des souris âgées.
REMOD-COS-MCV : Remodelage cardiaque et molécules de co-signalisation dans les maladies cardiovasculaires
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
- Système immunitaire
Opérées sous anesthésie pour un rétrécissement de l'aorte, les souris subissent ensuite trois prélèvements sanguins espacés de quinze jours, une IRM, trois à quatre échocardiographies et un test d'effort sur tapis de course. 240 souris femelles sont ainsi utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Le porteur indique qu'un œdème pulmonaire peut apparaître chez 10 à 20 % d'entre elles juste après l'opération, puis chez 20 à 30 % huit à douze semaines plus tard, à mesure que l'insuffisance cardiaque s'installe. Toutes sont tuées à la fin de la procédure, alors que les retombées annoncées, de nouvelles cibles pour prévenir l'insuffisance cardiaque, restent formulées au conditionnel.
Objectifs
Nous allons nous appuyer sur un modèle chirurgical de sténose aortique présentant une réponse morphophénotypique dépendante de la souche de souris. En effet, la souris C57BL6J femelle développe une cardiomyopathie hypertrophique concentrique tandis que la souris BALB/c développe une cardiomyopathie excentrique dilatée. En caractérisant la communication entre les cellules immunitaires infiltrant le cœur et les vaisseaux lymphatiques dans ce modèle, nous souhaitons identifier de nouvelles cibles thérapeutiques permettant de limiter l’inflammation et la dysfonction cardiaques. Ce modèle va permettre d’améliorer notre compréhension de la réponse immunitaire cardiaque lors de maladies cardiovasculaires.
Bénéfices attendus
Ce modèle permet d’étudier deux cardiomyopathies d’origine non-ischémique induits par surcharge de pression : l'hypertrophie cardiaque et la cardiomyopathie dilaté. Nos travaux de recherche nous permettront d’identifier de nouvelles cibles thérapeutiques permettant de moduler l’inflammation, l’œdème et la fibrose afin de restaurer/préserver la fonction cardiaque. A terme, nous espérons pouvoir proposer de nouvelles cibles thérapeutiques pour prévenir le développement d’une insuffisance cardiaque.
Procédures
Les animaux subiront, sous anesthésie et couverture analgésique, une procédure chirurgicale (duré de 10-20 minutes) en début d'étude, suivi des prélèvements sanguins (3 fois, espacé de 2 semaines minimum). Ils seront également soumis à des analyses non invasifs (IRM 1 fois, échocardiographie 3-4 fois, un test à l’effort par tapis de course 1 fois) pendant l'étude.
Impact sur les animaux
Ce modèle peut induire, chez 10-20% des individus, un œdème pulmonaire transitoire (maladie), liée à la surcharge de pression rapide induit par le rétrécissement aortique. Ceci pourrait influencer la respiration des souris (rythme de respiration accéléré, peu d’activité de locomotion). Généralement, sous 24h après l'opération, 80-90% des animaux récupérer. D’autre part, pendant les premiers jours après la chirurgie, les animaux pourront avoir des douleurs liées à la mini-thoracotomie. Un autre point de souffrance pendant l’étude pourrait être une infection sur les points de sutures (maladie). Finalement, vers 8-12 semaines post-opératoires un œdème pulmonaire peut apparaitre chez 20-30% des individus (maladie), qui pourrait altérer la respiration. Ceci est liée au développement de l’insuffisance cardiaque, la pathologie que nous étudions avec ce modèle.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure.
Remplacement
Dans l’objectif de remplacer l’expérimentation animale, nous mettrons en place certaines expériences par des études in vitro (prolifération de cellules, interactions cellules-cellules). Cependant l’utilisation des animaux est rendue nécessaire car il n’existe pas, à ce jour de modèles de cardiomyopathies in vitro
Réduction
Pour réduire au maximum le nombre d’animaux nécessaires à cette étude nous réaliserons séquentiellement des mesures non-invasives de la fonction cardiaque (échographie, IRM, tolerance d'effort) puis des mesures invasives (hémodynamique).
Raffinement
Pour raffiner, les animaux sont hébergés aux normes requises et un enrichissement des cages est mis en place. Des points limites adaptés, une stratégie d’anesthésie et d'analgésie seront mise en place avec un suivi quotidien du bien-être animal. Nous allons dans ce projet utiliser des souris femelles, ce qui diminuera les variations dans les réponses immunitaires, et permettra une meilleure comparaison entre nos modèles.
Choix des espèces
Le choix de la souris se justifie par l’expérience du laboratoire avec des modèles de cardiomyopathies chez la souris. La souris a également l’avantage indéniable de permettre l’utilisation des outils biologiques, comme certains anticorps monoclonaux qui ne sont parfois pas accessibles pour le rat. De plus, dans notre laboratoire, nous avons depuis de nombreuses années une excellente expérience des évaluations fonctionnelles et structurelles cardiaques in vivo ainsi que ex vivo chez la souris Nous allons inclure uniquement des souris adultes de 20-24g pour ces études. La taille des souris à cet âge permet une réalisation facilitée des chirurgies et correspond à un âge habituel dans la littérature pour l’induction du modèle.
Evaluation de sondes ultrasonores pour la stimulation ultrasonore transcrânienne chez la souris et le rat mâle
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
- Système nerveux
Rats : 320
Cinq séances hebdomadaires de neurostimulation par ultrasons, doublées d'une électromyographie, puis dix minutes d'échographie cérébrale avec agent de contraste et d'imagerie photoacoustique : 320 souris et 320 rats mâles vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, tués après la cinquième semaine. Le projet compare des sondes ultrasonores pour trouver la configuration la plus efficace, l'espoir déclaré étant de stimuler le cerveau "sans générer de lésions". Le groupe témoin reçoit de la cocaïne, dont le porteur indique qu'elle peut provoquer des troubles locomoteurs, une modification de la prise alimentaire et une hausse de l'anxiété. La pose d'un cathéter et la suture de la peau du crâne apparaissent seulement dans la liste des douleurs attendues, sans figurer dans la description des procédures.
Objectifs
Dans le cadre de cette étude nous souhaitons évaluer différentes sondes ultrasonores pour réaliser une stimulation ultrasonore non-invasive, précise et efficace chez la souris et le rat.
Bénéfices attendus
Nous espérons trouver une configuration de sondes et paramètres ultrasonores donnant le plus d'efficacité de stimulation cérébrale, sans générer de lésions.
Procédures
Les animaux seront soumis à plusieurs interventions comme la neurostimulation ultrasonore, pour une durée de 5 minutes, répétee 5 fois à raison de 1 fois par semaine. L'electromyographie sera réalisée en parallèle de cette neurostimulation avec la même durée et fréquence. Une échographie cérébrale avec agents de contraste ainsi qu'une imagerie photoacoustique seront réalisées successivement après la neurostimulation pendant 10 minutes et en suivant la même fréquence de 1 fois par semaine pendant 5 semaines. Enfin, l'injection de puces d'identification sera effectuée une fois pour une durée de 2 minutes.
Impact sur les animaux
Parmi les nuisances ou effets indésirables, il est possible que l'animal ait des douleurs au réveil suite à la pose du cathéter. Une gêne peut aussi être ressentie après l'apposition de la sonde ultrasonore de stimulation. Il est aussi possible que la suture de la peau sur le crâne soit douloureuse. L'injection de cocaïne au groupe contrôle afin de vérifier la capacité de l'imagerie ultrasonore d'observer les modifications vasculaires peut induire des problèmes locomoteurs, une modification de la prise de nourriture et une augmentation de l'anxiété des animaux.
Devenir
Nous conservons les animaux en vie jusqu'à la 5ème semaine de traitement par neurostimulation ultrasonore. Après les dernières imageries échographique et photoacoustiques, les animaux seront euthanasiés.
Remplacement
Dans une première approche expérimentale, nous avons mis en place et validé un dispositif expérimental permettant la stimulation ultrasonore. Dans la continuité de ce projet, nous souhaitons évaluer différentes sondes ultrasonores pour réaliser une stimulation ultrasonore précise et efficace chez la souris et le rat. Par conséquent, à cette étape du projet, le modèle animal ne peut être substitué par un autre modèle d'étude in-vitro ou in-silico.
Réduction
Sur la base de nos études antérieures et en raison des variables mesurées, notre étude nécessite 320 souris et 320 rats. Les groupes contrôles et expérimentaux seront constitués de 8 animaux. Nous réaliserons une étude statistique pour déterminer si les effets de la neurostimulation induisent une modification significative des variables mesurées.
Raffinement
Les animaux seront hébergés par groupe de 8 pour les souris et par 2 pour les rats en présence d'un ou plusieurs objets d'enrichissement. L'ensemble des stimulations et imagerie sur animaux endormis seront faites sous anesthésie gazeuse pour réduire les douleurs des animaux. Des points limites adaptés à chaque intervention seront suivis au cours du temps.
Choix des espèces
Le choix de ces deux espèces se justifie pour l'analogie des zones cérébrales et de la neurobiologie entre le rongeur et l'humain. Certains aspects de la stimulation ultrasonore chez la souris et le rat ont également été validés dans la littérature. Des animaux de sexe mâle seront utilisées afin d’éviter toute altération des résultats par le cycle menstruel femelle. Les souris BALB/cByJRj et les rats Sprague-Dawley seront adultes (âgées de 9 semaines) à J0 de l'expérimentation afin de comparer les effets d’une stimulation ultrasonore chez des animaux dont le phénotype comportemental est stabilisé (période neuro-développementale terminée).
Evaluation d’un agent hypométhylant dans le traitement du carcinome à cellules de Merkel dans un modèle souris
- Recherche appliquée
- Cancers
- Recherche fondamentale
- Oncologie
Immunodéprimées pour accepter la greffe de cellules cancéreuses humaines, 80 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Des cellules de carcinome à cellules de Merkel leur sont injectées sous la peau, suivies d'une injection intrapéritonéale quotidienne pendant quatre semaines, molécule testée ou solvant. Le porteur affirme que ces tumeurs ne sont pas douloureuses chez l'humain et qu'aucun signe de douleur n'a été observé lors des études précédentes. Toutes sont tuées à l'issue, la pesée finale des tumeurs imposant leur mise à mort.
Objectifs
Le carcinome à cellules de Merkel (CCM) est un cancer cutané agressif avec une survie estimée à 50 ans de seulement 40%. Il survient principalement chez le sujet agé de plus de 65 ans et le patient immunodéprimé (hémopathies, greffes d'organe, infection par le VIH). Dans 80% des cas les CCM sont dit viro-positifs et sont dus à l'intégration du Polyomavirus à cellules de Merkel (MCpV), les 20 % restants sont dis viro-négatifs et sont principalement dus aux expositions UV. Actuellement, au stade métastatique inopérable, une seule option thérapeutique efficace est disponible, l'Avelumab, mais des phénomènes de résistances primaires et acquises à ces traitements entrainent une réponse objective durable chez seulement 25% des patients, soulignant la necessité d'identifier des nouvelles stratégies thérapeutiques dans ce domaine. Des méthylations abérrantes de l'ADN ont été démontré comme étant des modifications importantes et fréquemment retrouvées dans les cellules cancéreuses. Il a été démontré dans plusieurs types de cancers que l'utilisation de molécules hypométhylant l'ADN permettait de reprogrammer les cellules tumorales vers un état "normal", re sensibilisant ces cellules à la chimiothérapie et à l'immunothérapie. Par exemple, les premières générations d'agent hypométhylant l'ADN, tel que l'azacitabine et la decitabine sont utilisés en routine pour le traitement des leucémies myeloïdes. Une nouvelle molécule hypométhylante, la guadecitabine, est actuellement en essai clinique. Nos données préliminaires démontrent que cette molécule est capable in vitro de diminuer la prolifération cellulaire et la viabilité des CCM. L'objectif de ce projet est donc d'évaluer in vivo l'efficacité anti tumorale de cette molécule sur les CCM.
Bénéfices attendus
Ce projet doit permettre d'évaluer l'efficacité anti tumorale d'un agent hypométhylant, la guadecitabine, dans l'indication Carcinome à cellules de Merkel. Actuellement, au stade métastatique inopérable, seul l'immunothérapie, Avelumab est efficace, mais l’utilisation de ce traitement, du fait des mécanismes de résistance innés ou acquis, ne permet d’obtenir une réponse objective durable que chez 25% des patients. La capacité à ré induire une expression des immunes check point, tel que PDL-1, cible de l'immunothérapie par l'Avelumab, sera également évaluée. Ainsi la guadecitabine pourra ensuite être évaluée en combinaison avec des inhibiteurs d'immune checkpoint (Avelumab) dans le cas du CCM.
Procédures
Les souris recevront par voie sous-cutanée des cellules de CCM (carcinome à cellules de Merkel) afin d'établir le modèle tumoral. Les animaux seront injectés 1 fois par jour en intrapéritonéal avec la molécule ou le véhicule pendant 4 semaines. Ces deux types de gestes ne durent que quelques secondes.
Impact sur les animaux
Les animaux pourront subir un stress lors des différentes contentions pratiquées : une contention pour l’injection des cellules tumorales en sous cutané et une contention quotidienne pour l'injection en intrapéritonéale. Une gêne ou légère douleur pourra être subies par les souris lors des injections en sous cutanées ou en intrapéritonéale. Les tumeurs étudiées sont non douloureuses chez l’Homme, chez la souris aucun signe de douleurs n’a été observé durant les études in vivo précédentes. Une sédation avec injection en intrapéritonéal d'acépromazine sera effectuée avant la mise à mort par élongation cervicale afin de limiter toutes douleurs chez l'animal.
Devenir
L'évaluation de la masse finale des tumeurs impose la mise à mort de l'ensemble des souris tumorisées.
Remplacement
L’efficacité de la guadécitabine a été préalablement démontrée in vitro en lignées cellulaires de CCM. L'obtention de l'efficacité de la molécule sur ces différentes lignées et les données déjà publiées sur des molécules similaires de première génération dans l'indication des CCM, limitent le nombrer de souris à utiliser, en nous permettant de tester une dose unique de guadécitabine. Cette étude apportera des informations clés pour la détermination de l'efficacité de cette nouvelle molécule sur la réponse anti-tumorale et sur sa capacité à re sensibiliser les cellules à de l'immunothérapie. Ces éléments, essentiels pour la validation de l'utilisation de cette molécule dans l'indication CCM nécessitent le passage par un modèle in vivo.
Réduction
La détermination du nombre de groupes et les doses testées sont basées sur les résultats des tests de cytotoxicité in vitro préalablement réalisés au laboratoire réduisant ainsi le nombre de souris utilisées.
Raffinement
Les injections en intrapéritonéales sont rapides et peu douloureuse, le geste technique est déjà maitrisé par les personnes qui manipuleront les souris. De plus, bien que les injections soient quotidiennes, elles se feront en alternance entre le côté gauche et le côté droit pour éviter d'engendrer des douleurs répétées au même point d'injection. Une friandise sera proposée aux souris après chaque injection en intrapéritonéal. Tout au long de l'étude, le bien être des animaux sera évalué à l'aide d'une grille de score, si les animaux atteignent les points limites définis antérieurement, ils seront sortis de l'étude afin de limiter toutes souffrances. De plus, pour éviter tout stress inutile, lors de la mise à mort un sédatif, sera injectée en intrapéritonéal avant l'euthanasie.
Choix des espèces
Le seul modèle disponible étant des lignées carcinomateuses humaines, l’utilisation d’un modèle murin immunodéficient est indispensable. Les souris utilisées sont un modèle de référence dans les études de xénogreffes. Les souris seront receptionnées à 6 semaines de vie, et utilisées à 7 semaines après 1 semaine d’acclimatation. Elles seront ainsi dans un stade physiologique de croissance, stade utilisé usuellement dans ce modèle de carcinome et optimal pour évaluer toute toxicité pouvant être liée au traitement par la molécule.
Étude de nouvelles cibles thérapeutiques dans les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin dans des modèles murins
- Recherche appliquée
- Troubles gastrointestinaux
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
- Système gastrointestinal
- Système immunitaire
Colite provoquée par un produit dans l'eau de boisson, par sensibilisation de la peau suivie d'une administration rectale, ou par injections répétées pendant douze semaines : 6 840 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées pour le prélèvement d'organes entiers. Certaines lignées ont un système immunitaire déficient, ce qui les rend plus sensibles aux infections. La douleur liée à l'inflammation intestinale est estimée "légère à modérée au maximum", dans un texte qui décrit par ailleurs un risque de péritonite lié à la répétition des injections abdominales. Le porteur indique recourir en première intention aux organoïdes et aux systèmes d'intestin artificiel, puis conclut qu'un modèle animal est "totalement indispensable".
Objectifs
Les maladies inflammatoires de l'intestin (MICI) sont caractérisées par une inflammation intestinale inappropriée. Elles représentent un fardeau majeur pour les populations occidentalisées. En effet, leur incidence et prévalence ont augmenté de façon spectaculaire au cours des dernières décennies. Les thérapies actuelles ne sont que partiellement efficaces et principalement basés sur des immunosuppresseurs (médicaments affaiblissant le système immunitaire). Celles-ci sont associés à des effets secondaires, notamment des infections et des cancers. Il est donc urgent de mieux comprendre leur origine et d'identifier de nouvelles cibles thérapeutiques. Nous avons observé chez les patients atteint de MICI, une altération dans l’une des voies métaboliques qui est directement corrélé à l’inflammation. L'hypothèse principale du projet est de caractériser l'effet de cette enzyme dans les MICI afin de pouvoir développer l’enzyme humaine comme un candidat thérapeutique. Ces résultats ouvriront la voie au développement de nouveaux traitements pour les MICI.
Bénéfices attendus
Ce projet représente un programme de recherche complet et ciblé sur le métabolisme dans le contexte de la santé et des maladies inflammatoires de l'intestin (MICI). En France, les MICI concernent aujourd’hui près de 300 000 personnes (données 2021). L'approche que nous proposons est complètement nouvelle et basée sur des découvertes concernant le rôle des certains métabolites dans les processus inflammatoires. Notre approche est basée sur la modulation de certaines voies métaboliques, perturbées dans les maladies inflammatoires, afin de restaurer la production normale de métabolites anti-inflammatoires tout en diminuant la production de métabolites pro-inflammatoires. Ce projet multidisciplinaire intègre plusieurs facettes de l'immunité et métabolisme. Les études décrites dans le projet devraient améliorer notre compréhension des mécanismes délétères impliqués dans les MICI tout en identifiant une nouvelle stratégie thérapeutique utilisable chez les patients.
Procédures
Certains modèles subiront un traitement préalable pour induire le modèle transgénique à raison d’une injection intrapéritonéale quotidienne sur animal vigile (moins de 10 secondes) pendant 5 jours consécutifs. Certains modèles animaux utilisés dans le projet dispose d’un système immunitaire déficient réduisant leur capacité à lutter efficacement contre les microbes ce qui les rends plus sensible aux infections. Par la suite, nous mettrons en œuvre les différents modèles de colites mimant les aspects des maladies inflammatoires de l'intestin (MICI). Les souris pourront être suivre au choix selon les groupes et questions scientifiques : i) Une colite induite par traitement dans l’eau de boisson pendant 7 jours et/ou une injection intrapéritonéale sur animal vigile (moins de 10 secondes) par jour pendant 7 jours à 12 jours. ii) Une colite induite par sensibilisation de la peau sous anesthésie (5 minutes) suivi d’une administration rectale sous anesthésie (5 minutes) et/ou une injection intrapéritonéale sur animal vigile (moins de 10 secondes) ou un gavage intragastrique (moins de 10 secondes) pendant 3 jours. iii) Une colite induite une injection intrapéritonéale de cellules (moins de 10 secondes) et/ou une injection intrapéritonéale sur animal vigile (moins de 10 secondes) au maximum une fois par jour pendant un maximum de 12 semaines. Afin de vérifier la composition du microbiote, les selles fraiches de chaque animal seront recueillies régulièrement sans contrainte pour l'animal. Les animaux seront simplement placés dans des pots transparents permettant aux animaux de bouger librement, et après quelques minutes (maximum 5 minutes) les animaux produisent des fèces spontanément. Afin de vérifier l’état métabolique des souris, les animaux subiront un prélèvent de sang de faible volume sur animal vigile par simple contention par une personne formé avec un matériel adapté en moins de 30 secondes. Les animaux seront ensuite euthanasiés selon une méthode réglementaire au temps prévu pour effectuer les différents prélèvements nécessaires pour répondre aux questions scientifiques du projet.
Impact sur les animaux
Le projet comprend différentes techniques d’administrations (gavages, injections intra-péritonéales) pouvant causer un stress et un inconfort pour l’animal lors de la contention et de la réalisation du geste. La répétition des injections au niveau abdominal peut entrainer un risque de péritonite (très rare). Nous réalisons des recueils réguliers de selles fraiches sans contrainte (animal libre de ses mouvements) qui ne devraient induire de nuisance ou tout au plus un léger stress lié au changement d’environnement durant quelques instants. Nous réaliserons également des prélèvements sanguins de faible volume pouvant causer un stress et un inconfort pour l’animal lors de la contention et de la réalisation du geste ainsi qu’un risque d’hématome ou d’hémorragie. Les modèles de colites sont associés à des effets indésirables attendus. Dans ces modèles la douleur imposée aux animaux est liée à l’inflammation intestinale qui n'entraîne pas la mort de l'animal. On peut estimer que son intensité sera légère à modérée au maximum. Pour l’un des modèles de colite, une anesthésie est nécessaire et pourrait induire dans de rare cas, une mauvaise réaction (stress thermique, difficulté respiratoire, arrêt cardio-respiratoire). De plus, certains modèles utilisés dans le projet disposent d’un système immunitaire déficient réduisant leur capacité à lutter efficacement contre les microbes ce qui les rend plus sensible aux infections
Devenir
A l’issue des procédures, les animaux seront tous euthanasiés par une méthode réglementaire afin de prélever les organes pour réaliser différentes analyses biologiques. Sur chaque animal, plusieurs organes sont prélevés en entier pour analyse ce qui impose une euthanasie.
Remplacement
Malgré le développement et l’utilisation en première intention de modèle non animaux tels que les organoïdes ou les systèmes d’intestin artificiel, un système vivant est nécessaire pour étudier les acteurs mis en jeu dans les interactions complexes entre le microbiote intestinal et son hôte en situation normale et inflammatoire. A l’heure actuelle il n’est donc pas possible de recréer in vitro la complexité d’un organisme entier avec tous les acteurs cellulaires et microbiens rentrant en jeu, un modèle animal est donc de ce fait totalement indispensable.
Réduction
Ce projet impliquera donc un maximum de 6840 animaux. Nous limiterons au maximum le nombre d’animaux par groupe de façon à obtenir des résultats statistiquement fiables. Du fait des variabilités inter-animales et intergroupes, un nombre trop restreint d’animaux engendrerait des résultats trop variables et non valides. Les nombre d’animaux utilisés par groupe est basé sur notre expérience de plus de 15 ans d’utilisation des modèles en question. Devant la variabilité biologique inhérente à ce type d’expérience, les expériences seront réalisées deux à trois fois pour s’assurer de la robustesse des résultats obtenus. Néanmoins nous ne répéterons l’expérience que si les résultats vont dans le sens de l’hypothèse de travail et que la puissance statistique n’est pas encore atteinte.
Raffinement
permettre une interprétation fiable dans le respect du bien-être animal, en limitant la douleur et le stress (anesthésie, suivi, etc.). Les conditions d’hébergement sont conformes à la réglementation, les animaux disposent de nourriture et d’eau ad libitum. Le milieu est enrichi à l’aide de coton de nidification ou de maison de type igloo. Nous nous efforçons à chaque instant de raffiner nos procédures afin de garantir le bien-être des animaux en cours de procédure grâce à une surveillance attentive (grille de suivi, point limite) et des soins adaptés. De plus, les actes mis en œuvre sont parfaitement maitrisés par le personnel et adaptés au modèle animal.
Choix des espèces
Justification de l’espèce/modèle : La souris est une espèce de référence en immunologie, microbiologie et métabolisme, qui sont les thématiques de notre projet. La souris est un modèle d’étude très largement utilisé dans le cadre de l’étude de pathologies intestinales humaines. Dans le cadre de ce projet, nous utiliserons des souris non transgéniques mais également des lignées murines simples, doubles et triples transgéniques (toutes sur le même fond génétique). Justification des stades : Les souris seront utilisées à l’âge adulte, entre 6 et 12 semaines de vie. Cet âge est couramment utilisé dans la littérature pour les modèles de colites. Justification du sexe : Nous utiliserons des mâles et femelles selon les productions en interne car nous étudierons les deux sexes qui sont relevant pour la pathologie en question.
Initiation à la Chirurgie Expérimentale appliquée aux rongeurs
- Formation professionnelle
Écartées des projets de l'animalerie et jugées non replaçables, 260 souris de réforme vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal subit d'abord une biopsie de peau de 4 mm suivie de deux points de suture posés par un stagiaire, se réveille, puis est réutilisé le lendemain pour la pose d'un cathéter dans la veine jugulaire, cette fois sans réveil. Le porteur écrit que les gestes pratiqués par des personnes en formation "ne permettent pas de garantir un confort de vie aux animaux", ce qui justifie l'injection létale à la fin du cathétérisme. La formation est réglementaire, agréée par le ministère de l'Agriculture et obligatoire pour toute personne concevant ou réalisant des procédures chirurgicales.
Objectifs
La prise en compte du bien-être animal nécessite la sensibilisation, la formation et l’acquisition des compétences pour le personnel concevant ou appliquant des procédures expérimentales. L’acquisition de ces compétences est un prérequis et leur mise à jour et leur adéquation avec les besoins des projets scientifiques est obligatoire. Nous proposons une formation d'initiation à la chirurgie expérimentale qui est une formation réglementaire agréée par le ministère de l’Agriculture. Elle est obligatoire pour les personnes concevant des projets comprenant des procédures chirurgicales ou réalisant ces procédures. Le but de cette formation est d’acquérir des notions élémentaires et des gestes de base nécessaires à l’expérimentateur pour réaliser une procédure définie avec une prise en charge satisfaisante de l’anesthésie, de l’analgésie et du bien-être animal. Chaque session de formation comprend un enseignement théorique de 15h et un enseignement pratique de 10h30 dont 7h00 sur animal anesthésié et 3h30 sur matière inerte. Elle permet tout d'abord de mettre en évidence les contraintes liées au choix du matériel et à l’organisation du champ opératoire puis de faire acquérir au manipulateur les bonnes pratiques pour intervenir sur l’animal dans les étapes pré, per et post-opératoires. Le stagiaire est initié aux étapes et techniques chirurgicales en réalisant de manière encadrée et après entrainement sur matière inerte, une biopsie cutanée et la pose d'un cathéter dans la veine jugulaire.
Bénéfices attendus
Etre sensibilisé et initié aux bonnes pratiques chirurgicales est essentiel, et obligatoire d'un point de vue réglementaire, pour concevoir ou mettre en oeuvre des actes de chirurgicaux. Cette initiation passe par une formation réalisée par des experts (vétérinaires et ingénieurs/techniciens compétents) et doit être complétée ensuite par un encadrement adapté pour la mise en oeuvre d'une procédure chirurgicale en particulier dans le cadre d'un projet autorisé. Cette formation n’a pas vocation à transformer les stagiaires en chirurgiens accomplis mais doit leur permettre d'acquérir les notions élémentaires et les gestes de base fondamentaux pour réaliser une procédure chirurgicale associée à une prise en charge per-opératoire satisfaisante.
Procédures
Les ateliers proposés dans cette formation sont l’anesthésie, l’analgésie, l'asepsie, les points de suture et une expérience chirurgicale simple : une biopsie cutanée de 4 mm2 ou "punch biopsie"avec réveil et suivi de l'animal. L'intervention chirurgicale dure environ 1/4h. La grande partie du temps de la procédure est consacrée à la préparation de l'animal (Anesthésie, tonte, désinfection, préparation du matériel). Le lendemain, la pose d'un cathéter à la veine jugulaire (temps chirurgical 1/2h-1h max) sous anesthésie générale et analgésie appropriée est réalisée sans réveil de l'animal.
Impact sur les animaux
Les animaux seront soumis à un stress léger lié à la préhension et contention d'un animal et une injection IP pour l'administration de l'anesthésie Les effets indésirables attendus sur les animaux sont légers et liés à la biopsie cutanée. Le choix des gestes mis en oeuvre dans cette formation réglementaire a été fait en prenant en compte les attentes réglementaires (mise en situation des stagiaires) et en minimisant l'impact pour les animaux. C'est pour cela qu'une biopsie cutanée est proposée (degré de contrainte léger attendu, pas d'ouverture de cavité abdominale ou thoracique) avec réveil des animaux puis le lendemain réalisation d'intervention, toujours sans ouverture de cavité, avec suivi de l'anesthésie et analgésie adaptée et sans réveil des animaux après pose du cathéter et suture cutanée. Les effets indésirables attendus sont donc très limités et pourraient correspondre à l'inconfort d'une éventuelle plaie cutanée de petite taille (4 mm de diamètre) si les 2 points de sutures réalisés par les stagiaires lâchaient dans les 12h suivant l'intervention. Le protocole anesthésie pour la mise en place du cathéter comporte un antalgique et la dose d'anesthésique est adaptée pour la durée de l'intervention attendue.
Devenir
Les interventions réalisées sur les animaux (biopsie cutanée et cathéterisme) par des personnels en formation ne permet pas de garantir un confort de vie aux animaux. Le choix d'administrer un euthanasique aux animaux encore anesthésié à la suite du cathétérisme de la veine jugulaire est donc fait pour éviter un inconfort post-chirurgical. De plus, les animaux utilisés dans cette formation sont des animaux de réforme de l'animalerie. C'est-a-dire ne pouvant pas être utilisés dans un projet ou replacés.
Remplacement
L'utilisation de modèles animaux pour la formation à la chirurgie expérimentale permet la mise en situation des participants afin de les former aux bonnes pratiques face à un animal et de gérer notamment le suivi post-opératoire. Au préalable, ils réaliseront les gestes chirurgicaux sur de la matière inerte. Sur l'animal les gestes réalisés avec réveil sont mineurs (biopsie de peau sur 1à 4mm2 et suture). Les gestes plus invasifs sont limités, effectués sous anesthésie générale et analgésie et sans réveil. Il n'y a pas ouverture de cavité (thoracique ou abdominale) même sous anesthésie.
Réduction
Nous allons réduire le nombre au strict nécessaire dans le cadre de la formation, à savoir les animaux sur lesquels les participants auront pratiqué une biopsie cutanée suivie d'une suture seront reutilisés après leur réveil 24h plus tard pour la réalisation du catheterisme de la veine jugulaire avant l'injection d'un sous anesthésie. Un seul animal par expérimentateur sera utilisé, sachant que les animaux utilisés sont des animaux de réforme de l’animalerie n’ayant subi aucune procédure.
Raffinement
Comme tous les autres animaux de l’animalerie ils sont suivis quotidiennement pour évaluer leur comportement général (prostration, perte de fourrure, auto-aggression) et s’assurer de leur bien-être. Les souris sont utilisées dans cette formation sous anesthésie générale avec un antalgique. Seules les souris subissant une biopsie cutanée et des points de suture seront réveillées, chauffées et surveillées pendant le réveil. Tout comportement anormal des souris au réveil, même s'il est rare chez des souris ayant subi une biopsie cutanée et des points de suture, conduira à leur mise à mort sans réalisation de la deuxième procédureLa pose d'une voie d'abord au niveau de la veine jugulaire avec un est réalisée sous anesthésie générale et antalgique et les animaux reçoivent une injection létale à la fin de la procédure, en étant toujours anesthésiés.
Choix des espèces
Les souris sont largement utilisées à des fins scientifiques (statistiques MESR). Le modèle murin a été choisi pour plusieurs raisons. La souris est le modèle le plus utilisé dans la recherche préclinique et la littérature à son sujet est donc abondante. Nous utiliserons des souris adultes de 6 à 8 semaines d'âge. Le stade de développement de ces animaux est largement utilisé dans la recherche in vivo et leur taille, à ce stade, est optimale pour la réalisation des gestes chirurgicaux décrits dans les procédures de ce projet.
Etude de l’activité cérébrale par imagerie par résonance magnétique chez la souris atteinte de douleur chronique
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
- Organes sensoriels
- Système nerveux
Une lésion du nerf sciatique ou une injection d'agent inflammatoire installe chez 180 souris une douleur persistant plus de six semaines, avec allodynie mécanique, hyperalgésie au chaud et au froid et douleur spontanée. Toutes vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré et tuées à l'issue, aucune réutilisation n'étant envisageable après la chirurgie. Chaque animal passe trois séances d'IRM d'une heure sous anesthésie et des tests comportementaux de deux heures, deux jours par semaine, pour cartographier les régions du cerveau activées selon le type de douleur. Le porteur écrit qu'en dehors de la douleur induite aucune procédure n'entraîne d'effet indésirable majeur, et présente la mise à mort finale comme un moyen d'éviter aux souris "toute souffrance inutile".
Objectifs
Les douleurs chroniques sont très fréquentes et les traitements disponibles souvent peu efficaces. Une des raisons à cet échec est qu’il n’y a pas une mais des douleurs chroniques. En effet, les douleurs chroniques se manifestent par plusieurs symptômes : douleurs spontanées, et douleurs provoquées par une stimulation normalement non douloureuse (allodynie) ou douloureuse (hyperalgésie). Chaque symptôme dépendant de mécanismes distincts, un médicament efficace sur l’un ne le sera donc pas nécessairement sur un autre : d’où la nécessité de traitements spécifiques pour chacun d’eux. Nous nous intéressons aux mécanismes de l’allodynie mécanique, un des symptômes les plus fréquents observés chez les patients douloureux chroniques. Comment le toucher devient-il douleur ? Normalement, ces sensations sont indépendantes. Les nerfs véhiculant les messages douloureux se terminent dans les couches superficielles de la moelle épinière et ceux véhiculant les messages tactiles dans les couches profondes. Cependant, suite à une lésion nerveuse ou une inflammation périphérique, les informations tactiles peuvent accéder aux neurones de la douleur des couches superficielles via un ‘court-circuit’ et provoquer ainsi une allodynie mécanique. Un petit nombre de neurones appartenant à ce circuit a été identifié, mais le manque d’informations concernant le réseau dans son ensemble et ses caractéristiques propres constituent une barrière majeure contre la mise en place d’une thérapeutique ciblée et efficace. Quels sont les structures cérébrales activées ? Diffèrent elles selon si l'origine de la douleur apparait suite à une lésion nerveuse ou une inflammation périphérique? En utilisant de l'imagerie fonctionnelle chez des souris atteint de douleurs neuropathiques ou inflammatoire, nous effectuerons différentes stimulation mécanique ou thermique afin de déterminer les régions cérébrales activées dans ces deux types de douleur chronique selon la nature du stimulus effectué et ainsi déterminer si les circuits cérébraux différent selon l'étiologie de la douleur.
Bénéfices attendus
Ce projet devrait permettre de comprendre les structures cérébrales impliqués dans les douleurs neuropathiques et inflammatoire selon les modalités sensorielles mobilisées.
Procédures
Tous les animaux subiront une analyse par IRM de leur activité cérébrale. Les animaux seront analysés par IRM fonctionnelle pendant toute l'expérimentation afin d'évaluer les changements d'activités neuronales au cours du temps, sur une période de 6 à 12 semaines, chaque séance durant environ 1h. Chaque animal subira 3 sessions d'IRM, espacées de 10 jours chacune, afin d’évaluer la douleur mécanique statique, dynamique et thermique, respectivement. L'ensemble de ces animaux seront également testés pendant 2 jours chaque semaine pour étudier leur comportement avant et après induction des modèles de douleur. Ces tests comportementaux permettront d’évaluer la douleur mécanique statique, dynamique et thermique, respectivement. Chaque session de comportement dure environ 2h. L'induction des modèles de douleur se fera sous anesthésie générale
Impact sur les animaux
Aucune des procédures décrites dans ce projet, en dehors de la douleur induite dans les modèles de douleur, n'induit d'effets indésirables majeurs. Les données de la littérature indiquent néanmoins une comorbidité anxio- dépressive dans les modèles de douleurs utilisés dans ce projet, comme décrit par les patients atteints de douleurs persistantes. La douleur induite par les modèles de douleurs inclut : -une allodynie mécanique statique et dynamique persistante -une hyperalgésie thermique au chaud et au froid persistante -une douleur spontanée persistante. L'expérience du laboratoire avec ces modèles reporte que ces douleurs persistent environ 1 semaine dans le modèle CFA, et plus de 6 semaines dans le modèle SNI.
Devenir
L'ensemble des animaux ayant subi une procédure chirurgicale, il n'est pas envisageable de les réutiliser dans un autre projet. Toutes les souris seront euthanasiées à la fin de chaque procédure afin de leur éviter toute souffrance inutile.
Remplacement
Aucune méthode alternative n'existe pour prévenir l'utilisation d'animaux dans ce protocole : en effet, il est nécessaire de réaliser ces études chez l'animal car l’intégration du toucher et de la douleur implique de nombreux neurones organisés en réseaux complexes et méconnus du système nerveux central et périphérique. Seuls des animaux permettent de visualiser l'activité cérébrale en temps réel par MEMRI.
Réduction
Le nombre de souris par groupe (n=20) est réduit au maximum tout en permettant de discriminer un effet significatif entre les traitements, et calculé par des tests statistiques adaptés.
Raffinement
Les animaux sont stabulés dans des cages contenant au maximum 4 males ou 5 femelles dans une pièce thermorégulée (22 ± 1 °C) avec hygrométrie contrôlée ; accès à la nourriture et à l’eau ad libitum ; changement de litière 1 fois par semaine. Les animaux seront hebergés en milieu enrichi (social et environnemental) afin de respecter au mieux leur confort et leur niveau de stress. Les tests comportementaux à la douleur seront réduits au minimum (fréquence et intensité des tests) et réalisés selon des protocoles expérimentaux établis et acceptés par la communauté scientifique de la Recherche sur la douleur. Les expérimentations seront réalisées au sein d'une plateforme d'imagerie ayant une expérience reconnue dans les approches décrites dans ce projet. Aucun des modèles de douleurs décrits dans ce projet n'induit de déficit locomoteur sévère pouvant influer sur les besoins physiologiques de l'animal.
Choix des espèces
L'utilisation du manganèse est proscrite chez l'homme nécessitant de faire cette étude chez l'animal, nous utiliserons le modèle souris en lien avec les données préliminaires obtenues au laboratoire. Nous utiliserons des souris adultes pour comparaison avec les autres données de la littérature