Souris
Développement de modèles de souris pour l’étude de maladies neurologiques et cardiaques 3/3
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
Un quart seulement des souriceaux de chaque portée porte la mutation recherchée, et ceux dont le second gène est invalidé meurent le premier jour de vie. 4 420 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chacune peut subir jusqu'à six échocardiographies sous anesthésie gazeuse, six injections dans l'abdomen, six tests de force et six passages sur tapis roulant, plus une biopsie de génotypage et des transports vers un centre extérieur. Celles qui portent la première mutation développent une cardiomyopathie et peuvent, dès neuf semaines, perdre du poids et adopter une posture anormale, pendant que le porteur décrit la création de ces modèles comme une étape "nécessaire" à un traitement qui n'existe pas.
Objectifs
Les maladies dues à un défaut de production d’énergie, sont de maladies génétiques très rares et incurables. Ces maladies peuvent se manifester à tout âge et peuvent affecter plusieurs types d'organes en même temps. Les mutations du notre gènes d’intérêt n 1 et 2, codant des protéines essentielles pour la production d'énergie dans nos cellules, provoquent des maladies affectant le cerveau et le cœur. Comme ces maladies affectent les cellules qui ne se divisent pas, la culture cellulaire ne peut pas aider à comprendre comment le dysfonctionnement mitochondrial affecte le fonctionnement des organes affectés et le développement de la maladie. Ainsi, un modèle animal doit être utilisé pour comprendre les mécanismes physiopathologiques de ces maladies. Nous avons décidé d'utiliser les souris comme modèle parce que les souris sont plus proches de l’humain et la physiologie mitochondriale chez l’homme et la souris sont très similaires. Nos objectifs sont les suivants : - Création et étude d'un modèle de souris pour l'étude du développement des maladies associées au gène d’intérêt 1 et 2. La création de ces deux modèles animaux et la compréhension du développement de la maladie mitochondriale sont des étapes nécessaires à la mise au point d'un traitement efficace.
Bénéfices attendus
Ce projet fournira des modèles murins pour les maladies mitochondriales et permettra de découvrir leurs mécanismes pathologiques. Ces deux points sont des étapes essentielles pour le développement d'un traitement pour ces maladies encore incurables.
Procédures
-échocardiographie (20 min par souris; 6 fois maximum par souris) -anesthésie gazeuse (20 min par souris; 6 fois maximum par souris) -injection intra-péritonéale (1 min par souris ; 6 fois maximum par souris) -grip-test (5 min par souris ; 6 fois maximum par souris) -treadmill (5 min par souris ; 6 fois maximum par souris); biopsie pour génotypage: (1 min par souris; 1 fois par souris )
Impact sur les animaux
Les souris où l’expression du notre gène d’intérêt 1 est abolie (seuls 25% des souris de chaque portée), développeront une cardiomyopathie.. À partir de 9 semaines, ces souris peuvent commencer à perdre du poids et avoir une mobilité réduite avec une posture anormale. Les souris où l’expression du notre gène d’intérêt 2 est abolie (seuls 25% des souris de chaque portée), développeront maladie neurologique et meurent le premier jour de vie. Les autres nuisances que les souris subiront sont le stress pendant le test comportementaux, pendant l’échocardiographie, pendant l’injection intra péritonéal et le stress pendant le transport vers le centre expert de l’échocardiographie.
Devenir
Toutes les souris seront mises à mort, pour analyser les tissus.
Remplacement
L’objectif de notre projet est d’étudier la pathophysiologie des maladies mitochondriales. Pour cette raison l’utilisation d’un modèle animal est nécessaire. La préparation des cultures cellulaires primaires, pour l'étude du rôle moléculaire des protéines codées par notre gènes d’intérêt, aide à réduire le nombre d'animaux utilisés mais ils ne peuvent malheureusement pas remplacer l'utilisation du modèle animal.
Réduction
Afin de réduire le nombre de souris utilisées pour les expériences, nous nous sommes basés sur nos précédents travaux sur l’étude d’autres modèles murins de maladies mitochondriales et sur de méthodes et analyses statistiques. De plus, lorsque cela est possible, les prélèvements d’une même souris seront utilisés pour plusieurs analyses. L’échocardiographie est elle-même une méthode de réduction car elle permet un suivi longitudinal des souris, par opposition à une mise à mort séquentielle.Nous utiliserons des méthodes statistiques comme des tests t de Student et Anova en fonction des groupes d’animaux comparés.
Raffinement
Dans un contexte de raffinement adapté, les animaux seront surveillés quotidiennement par les techniciens de l'animalerie (dans les weekends par les personnes d’astreinte), et une fois par semaine par les chercheurs travaillant sur ce projet, pour détecter un éventuel état de souffrance et/ou d’angoisse. Pour minimiser la détresse causée par les symptômes de la maladie, nous avons établi des critères de décision pour la mise à mort des souris lorsque cela est nécessaire. Concernant l'échocardiographie, les souris seront anesthésiées, pour être capable de mesurer correctement les différents paramètres du système cardiaque et éviter le stress. Concernant les injections le volume injecté sera réduit au minimum possible et la solution sera chauffée à la température ambiante. Pour assurer le bien-être des souris, elles seront placées en cage groupée dans un milieu enrichi avec des carrés de coton, des maisonnettes et des bâtonnets à ronger. L’enrichissement social des souris sera garanti en évitant tout isolement prolongé. Le transfert des souris vers le centre expert de l’échocardiographie se fera dans des cages de transport sécurisées dans des véhicules dédiées tout en réduisant les vibrations et le bruit.
Choix des espèces
Les souris sont génétiquement, physiologiquement et anatomiquement proches des humains. La physiologie mitochondriale et la tissu-spécificité des fonctions mitochondriales chez l’homme et la souris sont très similaires. Pour nos études, nous utiliserons des souris de différentes tranches d'âge (nouveau-nés, souris juvéniles et juvéniles adultes). Les tests comportementaux et les échocardiographies seront réalisés sur des souris âgées de 3 semaines et plus.
Modulation du réseau synaptique cérébral par les cellules souches de la pulpe dentaire et ses dérivés extracellulaires.
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
180 souris subissent une craniotomie de trente minutes, avec incision de la peau, injection stéréotaxique dans le cerveau et sutures, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Le porteur annonce comme effets possibles des saignements, des douleurs postopératoires, une infection de la suture et une perte de poids passagère. Il présente les cellules souches de pulpe dentaire comme une alternative dénuée de "conflits éthiques", par opposition aux cellules embryonnaires, et se félicite de transformer un "déchet biologique" en source thérapeutique. Toutes les souris sont tuées à la fin de la procédure, pour électrophysiologie sur tranches de cerveau ou étude histologique.
Objectifs
L'un des défis les plus importants auxquels est confronté la société d'aujourd'hui est la recherche de thérapies neurorégénératives efficaces qui aident à résoudre les blessures du système nerveux causées par des événements traumatiques, des maladies neurodégénératives ou même celles plus récemment connues dérivées de l'inflammation provoquée par le SARS-COV-2. Ces blessures sont dans la plupart des cas irréversibles, entraînant des coûts économiques et sociaux élevés tant pour les patients que pour leurs familles. De plus, le système nerveux a une faible capacité d’auto-réparation, puisque le processus de neurogenèse diminue avec l’âge et que les neurones endommagés ne sont pas facilement remplacés. Ces dernières années, diverses études se sont concentrées sur la recherche de candidats cellulaires efficaces pour ce type de thérapie. Au vue des problèmes éthiques et juridiques liés à l'utilisation de cellules souches dérivées d'embryons, les cellules souches de pulpe dentaire ont été identifiées comme une alternative prometteuse dans ce domaine.Elles se distinguent par leurs nombreux avantages par rapport aux autres cellules, tels que : leur facilité d'obtention et l'absence de conflits éthiques, leur capacité à sécréter des facteurs neuronaux, sa capacité à exprimer des marqueurs et des récepteurs neuronaux, sa capacité à se différencier en neurones sans avoir besoin d'être génétiquement modifiés. Dans le cadre de la thérapie cellulaire, le projet actuel a pour but de valider l’utilisation des cellules souches de pulpe dentaire sur les circuits cérébraux, sur le remodelage des synapses et sur leur action neuroprotectrice. Nous validerons les effets des vésicules extracellulaires qui ont pour avantage de limiter les besoins direct d'un implant cellulaire, et de réduire le risque de rejet du greffon de thérapie cellulaire.
Bénéfices attendus
Le projet validera le potentiel des cellules souches de pulpe dentaire à être utilisées dans des modèles in vivo dans le système nerveux central. Cela démontrera pour la première fois qu'elles peuvent être différenciés en neurones fonctionnels et intégrés dans le système nerveux, ce qui ouvrira de futures perspectives d'utilisation en thérapie substitutive. D’autre part, l’utilisation de vésicules extracellulaires démontrera leur fonctionnalité dans un environnement sain, leur permettant d’être le point de départ de leur utilisation dans de futurs modèles de lésions et/ou d’inflammation du système nerveux. Tout cela présente un énorme intérêt pour pouvoir réutiliser du matériel considéré comme un « déchet biologique » et le transformer en une source cellulaire capable d’être réutilisé pour la thérapie cellulaire.
Procédures
Les 180 animaux de cette demande d’autorisation subiront une chirurgie pour l’injection de cellules souches ou de vésicules extracellulaires (30min)
Impact sur les animaux
Les différentes étapes de la chirurgie tels que l’incision de la peau, la craniotomie, l’injection stéréotaxique, et la réalisation des points de sutures peuvent entrainer des effets indésirables comme des saignements, des douleurs post chirurgicales, une infection au niveau de la suture et une légère perte de poids de courte durée. .
Devenir
L'ensemble des animaux est euthanasié à la fin de la procédure afin de réaliser des expériences d'électrophysiologie in vitro ou des études histologiques.
Remplacement
A ce jour, il n'existe pas de méthodes alternatives, pour évaluer la fonctionnalité et l’intégration des cellules greffées dans un système neuronal complexe.
Réduction
Afin de réduire le nombre d'animaux utilisés, les conditions de l'élevage seront standardisées et en adéquation avec le bien-être des animaux de façon à obtenir des groupes d'animaux les plus homogènes possibles et ainsi diminuer le nombre d'individus pour les analyses statistiques. L’utilisation de tests statistiques pour ces expériences nous permet d’estimer un nombre minimal de souris nécessaires pour satisfaire les conditions statistiques de significativité.
Raffinement
Les souris seront acclimatées pendant 4 jours après leur arrivée dans l’animalerie . Les souris sont hébergées en groupes sociaux avec un enrichissement du milieu (tunnel, nid) sur un portoir filtrant. Les animaux sont surveillés chaque jour par les zootechniciens. Cette surveillance est renforcée (2/jours) dans les jours qui suivent la chirurgie jusqu’à récupération complète des animaux. Des critères de bien être seront évalués : allure du poil, dos vouté, blessures dues à des bagarres entre congénères, lésions cutanées, agressivité ou repli, respiration accélérée/saccadée. Le constat de signes de souffrance sans lien avec les procédures expérimentales entraine la création d’une « fiche individuelle de soin » (FIS), qui renseigne les soins prodigués (réchauffement, soins médicamenteux, etc…) et l’évolution des signes. La cage est alors signalée par une étiquette « animal à surveiller ». Cette fiche est fermée quand l’animal a récupéré ou qu’une décision de mise à mort a dû être prise. Un suivi spécifique établi pour les procédures de chirurgie sera décrit dans les procédures. La chirurgie est réalisée sous anesthésie. Un contrôle de la respiration et de l’absence de reflex sera effectué tout le long de la chirurgie. La douleur induite par l’incision sera couverte par l’injection préalable en sous cutané d’un anesthésique local. L’injection d’un morphinique, en sous cutané en début de chirurgie va permettre une couverture analgésique jusqu’au réveil de l’animal. Une seconde injection est réalisée en fin de chirurgie pour assurer une couverture analgésique pendant les 4-6 heures post-opératoire. Les jours suivants si l’animal montre des signes de souffrance, il recevra en sous cutanée une injection quotidienne d’un anti inflammatoire non stéroïdien, jusqu’à disparition des signes de mal être.La mise à mort est précédé d’une injection d’une double dose d’analgésique et d’un euthanasiant. L’absence de reflexe est vérifié avant toute incitions afin de contrôler la profondeur de l’anesthésie de l’animal.
Choix des espèces
La souris est une espèce de choix pour les études sur le système nerveux central des mammifères. L’organisation du système nerveux central de cette espèce est proche de celle de l’homme, ce qui permet une extrapolation des résultats obtenus chez cette espèce à l’espèce humaine afin de mieux comprendre l’importance des mécanismes synaptiques sur l’adaptation comportementale. Le projet sera réalisé sur des animaux de 6 à 8 semaines d'âge, ce qui correspond chez cette espèce à l’âge adulte. Leur poids et leur taille sont stabilisés, et la taille du cerveau est homogène garantissant ainsi une bonne reproductibilité des sites d’injection.
Allergie alimentaire
- Recherche appliquée
- Troubles immunitaires
2 000 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Elles sont sensibilisées à un allergène une fois par semaine, parfois sous anesthésie, puis soumises à un test de provocation destiné à déclencher la réaction allergique, avant le prélèvement terminal du cerveau et des reins. L'objet du travail est double : mesurer l'allergénicité d'aliments et de formulations, et tester des molécules censées atténuer la réponse allergique. Le porteur écrit qu'un effectif minimum de dix souris par expérience est requis et conclut qu'il est "difficile de diminuer l'effectif en fonction de la sévérité de la procédure".
Objectifs
L’allergie alimentaire constitue une préoccupation importante en allergologie du fait de l’augmentation de son incidence au cours des dernières décennies. Les manifestations provoquées par une allergie alimentaire sont nombreuses et surviennent en général quelques secondes à quelques heures après avoir ingéré l'aliment responsable. Elles peuvent provoquer des manifestations modérées et exceptionnellement provoquer des manifestations sévères telles que l’œdème de Quincke ou le choc anaphylactique. La meilleure des solutions pour éviter une allergie alimentaire consiste à supprimer tout contact avec l’allergène. Cette éviction est relativement facile à mettre en œuvre lorsque le produit est peu utilisé dans l'alimentation quotidienne, mais plus difficile quand l'aliment est présent dans de nombreuses préparations, notamment industrielles. A ce jour, aucune thérapie n’a réellement montré son efficacité dans le domaine de l’allergie à l’arachide, contrairement à d’autres types d’allergie, excepté l’administration immédiate d’épinéphrine ou la totale éviction de l’aliment allergisant. Le développement de modèles murins précliniques à des allergènes cliniquement pertinents est donc prometteur pour évaluer non seulement de potentiels traitements pharmacologiques mais également pour tester de nouvelles préparations alimentaires.
Bénéfices attendus
Une allergie alimentaire est une réaction d'hypersensibilité immédiate qui se déroule en deux étapes : une phase de sensibilisation (premier contact de l'organisme avec l'allergène) et une phase de déclenchement (deuxième contact avec le même allergène). L'objectif est double: - mimer l'allergie et rechercher à diminuer la réponse allergique à l'aide d'agents pharmacologiques - évaluer l’allergénicité de certains aliments/formulations Après sensibilisation pendant plusieurs semaines, les souris subissent un test de provocation avec l’allergène sensibilisant. Les médiateurs de la réaction allergique précoce et tardive sont alors quantifiés. La majorité des signes cliniques observés chez l’homme sont mis en évidence chez la souris : bronchoconstriction, production locale de cytokines impliquées dans la réaction allergique,…
Procédures
Lors de la première phase, les animaux seront sensibilisés (généralement une administration par semaine, sous anesthésie si la voie d'administration le nécessite, durée de l'ordre de 30 secondes à 1 minute sans anesthésie, et de 20 minutes avec anesthésie) puis seront challengés avec l'allergène. Au cours de l'étude, les animaux resteront hébergés en groupe. A différents temps définis par le protocole d'étude, des prélèvements de sang seront réalisés chez l'animal vigile. Pour les besoins des études, les animaux sont euthanasiés pour le prélèvement des organes cibles d'intérêt (cerveau, rein, …).
Impact sur les animaux
Lors de l'évaluation de l’allergénicité de certains aliments, il est attendu de voir la potentielle apparition de signes cliniques plus ou moins marqués. L’anticipation de ces effets sert à écarter des aliments pouvant provoquer de sévères réactions. Quand on cherche à moduler la réponse allergique à l'aide d'agents pharmacologiques, il est possible d'établir la balance « bénéfice/risque » pour permettre un bon emploi des médicaments de demain. Les expérimentations animales occupent aujourd’hui une place centrale dans les démonstrations. Ces études ont pour objectif de renseigner les effets secondaires ou l’efficacité des substances testées, les doses ayant induit ces effets et la vraisemblance biologique d’un effet suspecté chez l’homme. Selon la durée et la fréquence de ces événements, ces procédures engendrent une souffrance plus ou moins intense et sont donc classées de légère à sévère. Un effectif minimum de 10 souris est inclus dans les expériences pour mettre en évidence un effet suffisamment robuste. Il est donc difficile de diminuer l'effectif en fonction de la sévérité de la procédure.
Devenir
Pour les 2 procédures décrites dans ce projet, tous les animaux sont soumis à un prélèvement terminal et sont donc euthanasiés.
Remplacement
Les tests/modèles que nous souhaitons développer et valider dans ce projet ne peuvent pas être remplacés par des méthodes alternatives car ils impliquent l’observation des effets de substances pharmacologiques sur la réaction allergique.
Réduction
Dans le contexte de l'évaluation de composés potentiellement allergisants, la stratégie expérimentale consiste à comparer, les groupes recevant l'allergène à un groupe contrôle non-sensibilisé, l'objectif étant de réduire la réaction allergique induite par l'allergisant. Le nombre d’animaux utilisés pour chaque étude sera optimisé de façon à intégrer dans une même expérience la relation dose-effet ou plusieurs agents en comparaison par rapport à un groupe contrôle non sensibilisé. Cherchant à réverser/diminuer la réaction allergique, nous pouvons observer une variabilité inter-individuelle de réponse pouvant être liée à l’agent allergisant utilisé et à la substance d’essai évaluée. Compte-tenu de la variabilité de réponse connue d'un individu à une autre, 10 souris minimum sont nécessaires pour disposer de la puissance statistique suffisante et nécessaire pour comparer les différents groupes expérimentaux.
Raffinement
Dans le cadre du projet, les mesures de raffinement qui s'intègrent dans la règle des 3Rs vont consister en un suivi des points limites permettant d'euthanasier précocement tout animal présentant des signes de douleur, de souffrance ou d'angoisse (incluant une surveillance de l'aspect général, un suivi de poids). Il est également mis en place un enrichissement complet dans leur hébergement, sous la forme de litière, objet de nidification, objet à ronger ou à mastiquer, présence de congénères. Prises dans leur ensemble, ces mesures tendent à limiter la variabilité des données. De plus, les animaux sont manipulés fréquemment par des techniciens formés et attentifs et suivis par le vétérinaire.
Choix des espèces
L’impact de substances pharmacologiques sur la réponse allergique des rongeurs est prédictif de leur efficacité en clinique. Principalement rongeurs sevrés, âge variant entre 3 semaines et 2 ans, conformément aux données historiques, à la bibliographie scientifique. L'efficacité de nouvelle immunothérapie peut également être évaluée chez des souris transgéniques HLA-A2/DR1 qui récapitulent les réponses immunitaires humaines.
Etude du rôle des gènes de la famille prion au cours d’infections grippales chez la souris.
- Recherche appliquée
- Maladies infectieuses
- Troubles immunitaires
- Troubles nerveux
- Troubles respiratoires
- Recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Oncologie
- Système immunitaire
Aucune souris ne sortira vivante de la zone confinée, et le porteur en fait la raison même de leur mise à mort. 2 160 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance modéré à sévère, infectées par un virus grippal instillé dans le nez sous anesthésie, puis pesées, prises de température, saignées et soumises à des mesures respiratoires chaque jour. L'infection peut provoquer une perte de poids, une hypothermie et une gêne respiratoire entre le quatrième et le dixième jour, et aucun analgésique ne sera administré, l'inflammation étant l'objet même de l'étude. Sur le remplacement, le porteur affirme que sa recherche est "impossible à mettre en œuvre sans animaux" parce que la réponse immunitaire mobilise plusieurs organes à la fois.
Objectifs
Ce projet est axé sur l'étude des interactions hôte-pathogène liées aux virus respiratoires, ainsi que sur la compréhension du rôle des gènes de la famille prion dans ces processus infectieux. L'objectif de notre travail est de caractériser le rôle des différentes protéines de la famille prion dans la sévérité de la pathologie grippale. Pour atteindre cet objectif, nous avons choisi d'utiliser un modèle murin, offrant une plateforme propice à l'étude du couple "hôte-virus" dans un contexte physiopathologique. Ce modèle nous permettra de comparer la virulence de différents sous-types de virus grippaux au sein de lignées de souris présentant divers génotypes, par rapport à des souris témoins sauvages. Notre approche implique l'utilisation de 6 lignées de souris différentes, chacune invalidée pour différents gènes et cela dans 2 fonds génétiques. En nous basant sur une étude démontrant une sensibilité accrue des souris invalidées pour l’un des gènes ainsi que sur d’autres résultats, nous explorerons la possibilité qu'une invalidation de la protéine prion puisse agir comme un facteur délétère vis-à-vis de la pathologie grippale. Cette approche comparative nous permettra de corréler la virulence de la souche avec le génotype de la lignée testée et l'ampleur de la réponse de l'hôte. En résumé, ce projet vise à fournir des informations fondamentales sur la fonction des gènes de la famille Prion dans la physiopathologie de la grippe, tout en éclairant les mécanismes mis en œuvre par l'hôte infecté pour se défendre contre le virus. Du point de vue pratique, ce travail ouvrira la voie à de nouvelles stratégies de lutte contre la grippe en ciblant de manière précise des protéines de l'hôte essentielles au virus.
Bénéfices attendus
Ce projet va définir les bases moléculaires et cellulaires de la protection conférée par les gènes de la famille prion dans la cadre d’une infection virale respiratoire chez l’animal non gestant, mâle ou femelle et chez la femelle gestante. Il va, en outre, définir l’importance de cette famille de gènes dans la protection du fœtus dans le cadre d’un stress infectieux maternel.
Procédures
Les interventions réalisées sur les souris seront les suivantes : Anesthésie et instillation intra-nasale : 2160. Cette anesthésie chimique se fera une fois et durera 20 minutes. Manipulation et contention pour pesée et prise de température quotidienne sur animaux vigiles : 2160. La pesée et la prise de température durent 1 minute. Prise de sang, i.e. contention et prélèvement (50µl) sur animaux vigiles : 2160. L'intervention dure 1 minute. Mesures des paramètres respiratoires, animaux vigiles : 2160. Cette mesure est quotidienne et dure 2 à 3 minutes. Imagerie intra-vitale sous anesthésie gazeuse: 2160. Cette anesthésie gazeuse et l'imagerie se feront 2 fois à 4 jours d'intervalle et dureront moins de 5 minutes.
Impact sur les animaux
Le protocole nécessite de manipuler les animaux quotidiennement pour évaluer certaines constantes (poids, température, etc…). Ces manipulations quotidiennes sont susceptibles de générer un stress chez les souris manipulées. L’infection en elle-même nécessite une anesthésie générale, et donc l’injection de l’anesthésique, provoque une douleur, l’anesthésie (
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort. Aucun animal ne peut sortir vivant d'une zone confinée de niveau 2.
Remplacement
Notre thématique de recherche est impossible à mettre en œuvre sans animaux. En effet la protection conférée par les gènes de la famille prion dans notre modèle infectieux s’opère à de multiples échelles et nécessité une implication concomitante de plusieurs organes pour orchestrer la réponse immunitaire. De plus, dans le cas du modèle gestant, la transmission de signaux de stress maternaux vers les embryons en développement ne peut être reproduit par des méthodes alternatives.
Réduction
Notre stratégie de réduction est basée sur l’emploi de tests statistiques nous permettant de valider nos hypothèses scientifiques sur la base de résultats obtenus avec le nombre minimal d’animaux en termes d’effectifs. Pour comparer les groupes entre eux, nous utiliserons des tests statistiques qui ne font pas d'hypothèses spécifiques sur la distribution des données.
Raffinement
Le développement de la pathologie grippale chez la souris peut générer une douleur chez l'animal. L'emploi d'analgésiques et d'anti-inflammatoire n'est malheureusement pas envisageable car il fausserait les analyses à réaliser sur les animaux : la composante inflammatoire étant un des objets du projet de recherche. Des points limites seront appliqués et les animaux trop malades seront euthanasiés. Tous les animaux de ces procédures bénéficieront de carrés de coton, de buchettes de bois à ronger et de maisons en carton.
Choix des espèces
La souris constitue un modèle pertinent pour étudier les mécanismes pathologiques induits par l’infection grippale puisque le virus se réplique au sein de cet hôte dans les mêmes organes que chez l’homme et provoque une maladie respiratoire comparable à celle observée chez l’homme. Le choix de la souris est aussi guidé par la possibilité de réaliser de l’édition du génome et donc de générer des animaux génétiquement modifiés dont un ou plusieurs gènes ont été invalidés. Cette approche, par comparaison avec les souris non modifiées, nous permet de caractériser les fonctions des gènes invalidé dans la lutte contre le virus. Souris mâles et femelles non gestantes : infection à l’âge de 8 semaines car le système immunitaire est mature. Souris gestantes (agées de 8 à 10 semaines) : infection au stade E9,5 afin de cibler le début de la placentogénèse.
Profil et circuits socio-émotionnels de deux lignées de souris exprimant des mutations du récepteur nicotinique α5 impliquées dans l’alcoolisme
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
- Système cardiaque
472 souris vont être utilisées et toutes tuées pour conserver leur cerveau, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, dont 230 chirurgies stéréotaxiques d'injection virale ou de pose de fibre optique. Chaque animal opéré passe ensuite sept jours seul en cage, puis subit un enregistrement électrophysiologique de l'hippocampe pouvant durer une heure. Le protocole prévoit aussi 84 souris exposées à un biberon d'éthanol toutes les vingt-quatre heures pendant six semaines, 80 immobilisées quinze minutes en contention et 360 soumises cinq jours durant à des tests de reconnaissance des émotions avec enregistrement de leurs vocalisations ultrasonores. Le porteur qualifie la contention de "stress psychogène modéré" et prête à l'exposition à l'alcool des effets "positifs de type anxiolytiques, relaxant et euphorisants".
Objectifs
L’OMS raporte que 5% de décès dans le monde peuvent être attribués à l’abus d’alcool. Le fléau sociétal et de santé publique que repésente l’alcoolisme motive la recherche de facteurs de risques génétiques et environnementaux, dans le but de développer des interventions thérapeutiques plus efficaces. Des études génétiques chez l’Homme ont permis de montrer un lien entre une modification du gène des récepteurs nicotiniques de type α5 et la probabilité de développer une dépendance à l’alcool. Malheureusement, le lien causal entre cette altération génétique et l’alcoolisme est difficile à étudier chez l’homme. L’objectif de ce projet est donc d’étudier le rôle de cette altération dans la consommation d’alcool, la gestion des émotions et comportements sociaux, à l’aide de lignées de souris exprimant la même altération génétique que l’Homme. Afin de connaitre les conséquences de cette altération génétique sur l’activité neuronale, nous enregistrerons la réponse à la stimulation des neurones situés dans les régions du cerveau impliquées dans la reconnaissance des émotions. Enfin, dans le cas ou des déficits sont observés chez les animaux porteurs de la modication génétique, nous tenterons d’améliorer le déficit socio-émotionel en corrigeant, par thérapie génique, l’altération génétique du récepteur α5 dans le cerveau de souris. Ce même traitement pourrait aussi régulariser leur consommation d’alcool.
Bénéfices attendus
Bien que des études génétiques chez l’Homme aient montré un lien entre une modification du gène responsable de l’expression des récepteurs nicotiniques de type α5 et la probabilité de développer une dépendance à l’alcool, les mécanismes à l’origine de cette vulnérabilité demeurent inconnus. Or, il existe différentes formes (ou types) d’alcoolisme associées à des comportements émotionnels et sociaux différents voire opposés, par exemple à une hyperanxiété ou une hypoanxiété. Chez l’Homme, il est très difficile de déterminer si ces traits comportementaux et émotionnels sont dus à la consommation d’alcool, ou s’ils correspondent à des traits de personnalité qui préexistent, voire facilitent cette consommation. A ce jour, les traitements ne prennent généralement pas en compte les différents types alcooliques, ce qui pourrait expliquer au moins en partie le taux de rechute élevé (80 à 90% selon les études). L’un des principaux intérêts de notre projet est donc de mieux comprendre la relation entre les traits comportementauxs socio-émotionnels et la consommation d’alcool, en permettant de dissocier les effets de la consommation chronique d’alcool du profil de personnalité préexistant. De façon importante, ces traits sont aussi fortement liés au sexe, par exemple les profils hyperanxieux sont principalement observés chez les patients de sexe féminin, à l’inverse l’hypoanxiété et l’émoussement émotionnel sont principalement observés chez les patients de sexe masculin. Pour cette raison, nous comparerons les réponses comportementales et neuronales de souris mâles et femelles. Ainsi, l’apport éventuel de notre projet pourrait se situer à plusieurs niveaux. Premièrement, en prenant en compte les profils émotionnels et non simplement le niveau de consommation, il pourrait aider à comprendre les mécanismes par lesquels une mutation des récepteurs a5 induit un risque de dépendance à l’alcool. Si le lien entre profils socio-émotionels et risque de dépendance à l’alcool est observé chez l’animal, cela permettrait de tester certaines interventions thérapeutiques, qu’elles soient pharmacologiques ou psychologiques, pour adapter les traitements de façon « personnalisée » chez l’Homme. De nouvelles stratégies pharmaco et/ou psychothérapeutiques prenant en compte le profil socioémotionnel des patients pourraient ainsi se révéler beaucoup plus efficaces pour faciliter l’arrêt de la consommation d'alcool, voire de diminuer les risques de rechute.
Procédures
Les animaux seront soumis à : • La chirurgie stéréotaxique d’injection de virus et/ou d’implantation de fibre optique (geste réalisé sous anésthesie générale avec suivi analgésique), dure environ 30 minutes (n=230). • L’enregistrement de l’activité electrophysiologique dans l’hippocampe (geste effectué sur animal anesthesié) pendant une période maximale de 60 minutes (n=230). • L’activation neuronale via photostimulation optogénétique sur animal vigile pendant 3 minutes lors d’une session par animal (n=82). • L’exposition volontaire d’un biberon contenant une solution d’éthanol toutes les 24 heures pendant 6 semaines (n=84). • Un test de reconnaissance des émotions avec enregistrement des vocalisations ultrasonores pendant 5 jours à raison de 10 minutes par jour (n=360). • Un stress de contention sur animal vigile pendant 15 minutes, geste effectué une seule fois (n=80). • Un isolement en cage individuel
Impact sur les animaux
Les animaux seront soumis à : • La chirurgie stéréotaxique d’injection de virus et/ou d’implantation de fibre optique (geste réalisé sous anésthesie générale avec suivi analgésique) qui dure environ 30 minutes (n=230). Cette procédure induit une perte de poids légère et transitoire normale (1-2j) et une douleur modérée qui répond bien à une injection sous-cutanée d’AINS (INFLACAM©) efficace pendant plus de 12h. • L’enregistrement de l’activité électrophysiologique de deux régions du cerveau : le CA1v et CA1d pendant une période maximale de 60 minutes (n=230). Ce geste est effectué sur animal en anesthésie générale profonde. • L’activation neuronale des voies BLA-CA1v via photostimulation optogénétique sur animal vigile pendant 3 minutes lors d’une session par animal (n=82). Ce geste peut générer éventuellement une anxiété légère qui n’est pas systématique (Feliz-Ortiz et al, 2015). • L’exposition volontaire d’un biberon contenant une solution d’éthanol toutes les 24 heures pendant 6 semaines (n=84). Ce traitement, qui dépend d’un choix libre de l’animal, génère plutôt des effets psychopharmacologiques et physiques positifs de type anxioloytiques, relaxant et euphorisants. • Un test de reconnaissance des émotions avec enregistrement des vocalisations ultrasonores pendant 5 jours à raison de 10 minutes par jour (n=380). Induit un stress léger, comparable au stress induit par de nombreux tests comportemntaux considérés comme faiblement stressants. • Un stress de contention sur animal vigile pendant 15 minutes, geste effectué une seule fois (n=80) et considéré comme un stress psychogène modéré auquel les animaux s’habituent. • L'isolement en cage individuelle pendant les 7 jours qui succèdent aux chirurgies stéréotaxiques: Cet isolement est prévu pour éviter que les animaux se blessent entre eux lors de la phase de cicatrisation post-opératoire. Au bout de 7 jours les animaux seront replacés en hébérgement collectif en respectant les mêmes compositions de cage qu'avant les chirurgies (n=230).
Devenir
A la fin des procédures les animaux sont euthanasiés sous anesthésie générale profonde pour la conservation des tissus (cerveau), qui seront analysés ultérieurement.
Remplacement
Le projet étant basé sur la reconnaissance des émotions chez la souris et sa relation avec la consommation d’alcool, il n’est pas possible à ce jour de remplacer l’utilisation d’animaux par une autre approche. En revanche, les effectifs peuvent être optimisés en remplaçant les tests indépendants par l’utilisation d’une batterie de tests longitudinaux qui permet d’optimiser le recueil des données pour chaque animal. Ceci implique d’une part de choisir, sur la base de la littérature et de résultats préliminaires, des tests ne modifiant pas le comportement à long terme; et d’autre part d’espacer ces tests dans le temps. Ainsi, deux tests à court terme réalisés en séquentiel divisent par deux l’effectif total sans impacter significativement les résultats.
Réduction
En plus de l'utilisation de batteries de tests (voir ci-dessus), des études pilotes avec un petit nombre de sujets (n=4-5) permettront de déterminer si les effets justifient l'application d'un protocole complet, ce qui peut réduire de façon importante l'effectif total. Ce nombre n’est pas suffisant pour garantir un effet statistique solide mais il permet de décider, sur la base de statistiques descriptives, de compléter l’expérience à 10 animaux par groupe qui est l’effectif minimum nécessaire pour une significativité acceptable avec les tests statistiques paramétriques d’analyses de moyenne et de variance.
Raffinement
Toutes les dispositions permettant de préserver le bien-être des animaux seront prises: anesthésie générale pour l'opération, traitement post-opératoire anti-inflammatoire préventif. Par ailleurs l'ensemble des animaux est maintenu dans des conditions d'environnement enrichi, avec à disposition un matériau pour construction de nid. Après chaque intervention chirurgicale (classe modérée) les animaux seront isolés afin d’éviter tout risque de blessures ou de souffrance. Les animaux sont surveillés quotidiennement par les zootechniciens formés en expérimentation animale (niveau appplicateur) qui informent le concepteur/expérimentateur immédiatement lorsque que des dispositions doivent être prises en cas de signe de souffrance. L'atteinte des points limites entraine l'application du protocole de réponse en fonction du score défini dans chaque procédure. Il faut noter que les tests sociaux utilisés, en permettant aux animaux d’interagir librement de façon quotidienne pendant la durée des expériences, peuvent être considéré comme un enrichissement. L’ensemble des expérimentateurs/soigneurs intervenant sur les animaux a suivi une formation à l’expérimentation animale (niveau 1 ou 2).
Choix des espèces
La souris représente une espèce de référence pour l’étude du système nerveux central chez les vertébrés supérieurs. L’organisation du système nerveux murin permet une extrapolation raisonnable des résultats obtenus chez la souris à l’espèce humaine. Par ailleurs, la souris est une espèce qui peut être manipulée génétiquement, fournissant des outils essentiels à la compréhension des mécanismes neurobiologiques et des mécanismes neuronaux impliqués dans de nombreuses maladies et déficits cognitifs. Grâce aux modèles transgéniques, il est aussi possible de relier les données de la génétique humaine des maladies à l'altération de molécules/récepteurs spécifiques dont la fonction peut être analysée avec des modèles précliniques de ces maladies. Par exemple, l'implication de mutations des récepteurs cholinergiques nicotiniques dans la dépendance à l’alcool peut être étudiée à l'aide des souris dépourvues (α5KO) de certains de ces récepteurs et à des souris exprimant un polymorphisme génétique humain (α5KI) qui sont utilisées dans le projet présent. Les animaux seront utilisés au stade âge adulte mature (3–6mois). Cet âge constitue une période de stabilité durant laquelle on considère que le développement est achevé et les effets liés au vieillissement minimum.
Gastroentérologie : Prélèvements de tissus du système digestif chez l’animal pour isoler des cellules primaires
- Recherche appliquée
- Troubles gastrointestinaux
Rats : 250
Cochons d'Inde : 125
Tués pour qu'on leur retire l'estomac, l'iléon, le côlon et le foie, 250 rats, 125 souris et 125 cobayes vont être utilisés, 100 d'entre eux sous anesthésie sans réveil et 400 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. La procédure tient en deux gestes : un jeûne de moins de vingt-quatre heures sur grille, puis une anesthésie de moins de trente minutes suivie de la mise à mort. Le porteur décrit ces prélèvements comme une alternative à l'utilisation d'animaux vivants qui réduit le nombre d'animaux non-humains utilisés en recherche, alors que le projet consiste à en tuer 500 pour la produire. Les cellules et fragments d'organes obtenus alimenteront des études in vitro sur la physiologie digestive et des tests de candidats médicaments, chaque animal fournissant du matériel pour plusieurs conditions expérimentales.
Objectifs
Le projet vise à étudier la physiologie et la physiopathologie gastro-intestinal in vitro et ex vivo en isolant des cellules ou du tissu du tractus gastrointestinal chez le rongeur ou le cobaye. L'isolement des cellules gastriques ou l’utilisation d’organes isolés sont des techniques utiles dans le domaine de la recherche biomédicale pour explorer la physiologie et la pathologie du système gastrointestinal, ainsi que pour développer et tester de nouvelles thérapies médicamenteuses. Ces modèles cellulaires primaires et d’organes isolés permettent d'étudier les fonctions normales des cellules, telles que la sécrétion acide, la sécrétion de mucus, et d'autres processus liés à la digestion. Les études in vitro et ex vivo contribuent à la compréhension des mécanismes sous-jacents à des maladies gastrointestinales telles que les ulcères gastriques ou des troubles de la mobilité intestinale ou d’inflammation et évaluer les effets de médicaments potentiels sur la fonction gastrique. L’évaluation in vitro et ex vivo permet de se concentrer sur des mécanismes de signalisation spécifiques, ce qui peut fournir des informations importantes sur la régulation des processus cellulaires tout en réduisant le nombre d’animaux utilisés.
Bénéfices attendus
Les modèles cellulaires primaires et ex vivo avec des parties d’organes restent nécessaires à la découverte et la mise sur le marché de nouveaux médicaments sûrs et efficaces pour traiter certains troubles gastriques pouvant être induits par exemple par une flore bactérienne délétères. De plus, ils permettent de réduire le nombre d'animaux utilisés en recherche et la sévérité des procédures qui leurs sont appliquées.
Procédures
Les animaux nécessitant une mise à jeun de moins de 24 heures seront hébergés sur grille. Les animaux prélevés seront préalablement placés sous anesthésie et analgésie (1 fois, moins de 30 minutes) avant euthanasie.
Impact sur les animaux
La mise à jeun de moins de 24 heures ainsi que la mise sur grille au lieu de litière sont les deux stress qui affecteront les animaux lors de cette procédure.
Devenir
La procédure nécessite de prélever différentes pièces anatomiques du système digestif (estomac, iléon, colon, foie …) des animaux en terminal , ne permettant pas leur maintien en vie.
Remplacement
L’utilisation de cellules primaires normales issues d’un contexte physiologiques ou des organes isolés peuvent permettre d’évaluer des modifications physiopathologiques et micro-environnementales spécifiques, ces modifications étant nécessaires pour les études d’efficacité de candidats médicaments. Ce modèle représente une alternative à l'utilisation d'animaux vivants (les études seront réalisées sur des cellules ou des tissus). Cependant, l'utilisation d'animaux est nécessaire pour collecter les cellules.
Réduction
Les cellules isolées pouvant être amplifiées, c’est-à-dire multipliées, ainsi un nombre limité d’animaux (avec un maximum de 10 et en moyenne 5 animaux par procédure) sera utilisé, et ces cellules pourront servir dans plusieurs études. Les tissus qui serviront pour tester différentes conditions expérimentales seront collectés à partir d'un même animal limitant ainsi le nombre d'animaux utilisés. Ce projet dans son ensemble participe donc à la réduction du nombre d'animaux utilisés en recherche.
Raffinement
Le programme d’euthanasie (anesthésie et analgésie) est défini en accord avec un vétérinaire, afin de réduire au maximum toute douleur ou sensation de souffrance. Il est aussi mis en place un enrichissement complet au niveau d l’hébergement, sous la forme de jouets, litière, objets de nidification, objets à ronger ou mastiquer, présence de congénères.... à l’exception de la phase de mise à jeun où un enrichissement plus limité sera fourni sous la forme de jouets et de la présence de congénères.
Choix des espèces
La physiopathologie gastrointestinal présente des processus complexes impliquant une série de types et de mécanisme de signalisation cellulaire entrainant une prolifération cellulaire et une inflammation. Aujourd’hui encore, les rongeurs et cobaye demeurent essentiel à étudier ces processus et à comprendre les mécanismes moléculaires impliqués. De plus, le choix des espèces est basé sur la bibliographie scientifique, les modèles expérimentaux sont largement décrits chez le rat, la souris et le cobaye. Nous utiliserons principalement des animaux sevrés, âge variant entre 3 semaines et 12 mois, conformément aux données historiques, à la bibliographie scientifique.
Nouvelles Approches en Imagerie Synchrotron : Corrélation Structure-Fonction du Système Nerveux Central par Rayons X Durs en Conditions Cryogéniques.
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
18 souris vont être opérées sous anesthésie et tuées avant tout réveil, à l'issue d'une chirurgie de quarante-cinq minutes au plus. Leur cerveau sera prélevé pour mettre au point un protocole d'imagerie par rayons X en conditions cryogéniques, sur synchrotron. Le porteur présente cette méthode comme un service à offrir ensuite à la communauté scientifique, l'enjeu déclaré portant sur la qualité et la résolution des images. Il conclut qu'aucun modèle informatique ne reproduit la structure exacte du cerveau et que l'obtention de cerveaux relève de la "première nécessité".
Objectifs
Les techniques d'imagerie par rayons X, en particulier grâce à l'utilisation de sources de lumière très puissantes comme les synchrotrons, connaissent un véritable essor. Ces technologies permettent d'observer des structures très fines du système nerveux sur de larges zones d'étude. En combinant deux techniques d’imagerie par rayons X, nous pouvons obtenir des informations à la fois sur l’organisation et la fonction des tissus biologiques. Dans ce contexte, notre projet vise à développer une méthode fiable et reproductible pour préparer des échantillons de tissu nerveux de mammifères et obtenir des images de haute qualité en utilisant ces approches. L'objectif final est de fournir à la communauté scientifique une méthode et un outil permettant de mieux comprendre le fonctionnement de nos systèmes nerveux, avec une précision et une clarté jamais atteintes auparavant.
Bénéfices attendus
Notre projet vise à établir un nouveau protocole pour permettre l'acquisition d'images avec une résolutions et un niveau d'information élevé du tissu nerveux. La mise en œuvre de ces avancées pourrait augmenter le potentiel de compréhension du fonctionnement du système nerveux, aussi bien dans un tissu sain que dans le cadre de pathologies.
Procédures
Les animaux seront soumis à une chirurgie sans réveil d'une durée de 45 minutes maximum.
Impact sur les animaux
La principale nuisance subie par les animaux sera le stress induit par le transport et une chirurgie. Pour répondre à cette nuisance, les animaux seront manipulés avec soins en amont et durant la chirurgie.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort dans le but de pratiquer des prélèvements et analyses histologiques post-mortem.
Remplacement
Aucun modèle computationnelle à l’heure actuelle ne permet de reproduire l’exacte structure du cerveau animal. Le but étant de développer une méthode permettant l’étude du système nerveux central de l’animal en mimisant au maximum l’ajout de produit fixateur et marquage tel que l’osmium et le traitement chimique entrainant une déformation des échantillons le besoin d’obtenir des cerveaux est donc de première nécessité pour nos expériences.
Réduction
Nos expérimentations préliminaires ont testé la faisabilité de l'approche visant à minimiser l'utilisation d'animaux exclusivement dédiés à ces expériences. La taille des échantillons est donc déterminée sur la base d'études antérieures ou d'analyses de puissance afin d'utiliser le minimum d'animaux nécessaire à l'obtention de résultats statistiquement valides. Les animaux seront répartis en trois lots successifs, comprenant chacun un tiers des animaux par groupe. Le nombre de souris sera ajusté à la baisse en fonction des résultats.
Raffinement
Les animaux resteront en habituation pendant une semaine à l'animalerie. Ils seront hébergés en groupes de 3 pendant cette période, et les animaux seront habitués à la manipulation par l'expérimentateur. Les procédures chirurgicales seront réalisées sous anesthésie générale après l'administration d'un analgésique. Les animaux seront surveillés pour d'éventuels signes de douleur ou de stress selon la grille établit par l'établissement utilisateurs. Si une souris atteint un score de A durant cette période, le point limite sera atteint et la souris sera euthanasiée immédiatement. Un score de A sera attribué par exemple dans le cas d'une perte de poids supérieure à 20 %, d'une epistaxis, d'une akinésie ou dans le cas où deux signes de niveaux d'alerte B sont observés (perte de poids entre 5 et 20 %, arrêt de l'entretien du pelage, renfoncement des yeux, hypokinésie, inclinaison de la tête ou rotation de l'animal).
Choix des espèces
Le modèle murin est largement utilisé dans le domaine des neurosciences. L'optimisation de notre méthode d'imagerie sur ce modèle nous permettra ensuite d'offrir ce service à un plus grand nombre, afin de mieux comprendre le fonctionnement du cerveau et ses dysfonctionnements dans le cadre des maladies neurologiques. Nous utiliserons des souris adultes âgées de 6 à 8 semaines dans le but d'étudier un système mature au maximum et de transposer le modèle à l'application de la procédure, garantissant ainsi une quantité suffisante de tissu pour nos recherches.
Rôle du microbiote intestinal dans les infections expérimentales à Cryptosporidium en modèle souris.
- Recherche fondamentale
- Système gastrointestinal
- Système immunitaire
Un souriceau écarté du nid plus d'une heure par sa mère est mis à mort, le point limite étant considéré comme atteint. 1 800 souris vont être utilisées, toutes tuées pour prélèvement de tissus, la moitié dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger et l'autre moitié un niveau modéré. Le parasite Cryptosporidium leur est administré par la bouche en une dizaine de secondes, sous contention, aux souriceaux dès l'âge de trois jours, et une partie des mères reçoit des antibiotiques dans l'eau de boisson pour perturber le microbiote. Le porteur retient la souris parce que le souriceau reproduit l'infection du jeune ruminant et que la souris adulte génétiquement immunodéficiente mime celle de l'humain immunodéprimé.
Objectifs
La cryptosporidiose est une maladie parasitaire intestinale responsable de diarrhée chez l’Homme et les animaux. Le but de ce projet est de déterminer si le microbiote intestinal participe ou non à la mise en place de la réponse immunitaire protectrice par l’hôte. Cette réponse immunitaire protectrice sera étudiée en utilisant notamment des souris génétiquement modifiées pour des éléments de la réponse immunitaire.
Bénéfices attendus
Ce projet répond tout d’abord à des questions fondammentales de la compréhension des mécanismes immunitaires protecteurs contre Cryptosporidium avec plus particulièrement dans ce projet, l’étude de l’implication du microbiote intestinal dans cette réponse immunitaire protectrice. A terme, mieux comprendre les interactions entre l’hote, le pathogène et le microbiote aidera à développer les meilleures stratégies de contrôle contre le parasite.
Procédures
Les animaux vigiles seront soumis à une administration orale du parasite, sous contention. Chaque animal recevra une administration unique. Cette intervention durera une dizaine de secondes.
Impact sur les animaux
Les données du laboratoire obtenues dans la cadre du projet antérieur permettent de dire que, sur des souris non génétiquement modifiées (souriceaux ou adultes), il n’est pas attendu d’effets indésirables lors du traitement avec les antibiotiques. Toutefois, il se peut que la conjonction des traitements : antibiotique, infection et déficience génétique puisse altérer l’état général de l‘animal. Deux visites quotidiennes sont réalisées dans la salle expérimentale où sont hébergées les souris. Il faudra veiller à ce que les souriceaux ne soient pas mis à l’écart par la mère de façon prolongée. Si les souriceaux sont écartés du nid pendant plus d’une heure ce qui révèlerait un refus de la mère de les alimenter, le point limite sera atteint et ils seront euthanasiés. Pour les souris adultes, il faudra surveiller qu’elles ne soient pas prostrées avec le poil ébouriffé et qu’elles s’aliment. Si la souris est prostrée avec le poil ébouriffé, à l’écart et que cela perdure plus de 24h, le point limite sera atteint, elle sera euthanasiée. De plus, si les animaux se blessent ou présentent une malformation, ils sont euthanasiés.
Devenir
Mise à mort des animaux pour prélèvements de tissus biologiques voués à l’étude scientifique.
Remplacement
L’étude de l’immunité protectrice dans un contexte infectieux ne peut être réalisée sans expérimentation animale. En effet, les études in vitro ne tiennent pas compte de la complexité des coopérations cellulaires et de la présence du microbiote intestinal.
Réduction
Le plan expérimental (nombre d’animaux par lot, nombre de lots expérimentaux, répétition des expérimentations) a été établi de façon à réduire au maximum le nombre d’animaux utilisés tout en s’assurant de l’exploitabilité et de la significativité des résultats. Toutefois, malgré l’enrichissement, l’état de stress qui caractérise certaines lignées de souris favorise le cannibalisme, c’est pourquoi plus d’animaux sont mis en reproduction (20 à 30% de plus). Du point de vue statistique, nous utilisons des tests non paramétriques adaptés pour les petits échantillons mais 6 animaux par lots au minimum sont requis. Les animaux surnuméraires sont toujours utilisés et peuvent être introduits dans un autre protocole. Pour analyser les données, nous utiliserons des modèles statistiques mixtes qui tiennent compte à la fois des facteurs à effet fixe (exemples : infection ou déficience génétique de l’animal ou traitement antibiotique) et des facteurs à effet aléatoire (répétition des expériences). D'après nos expérimentations précédentes et dans ces conditions, ces effectifs et répétitions sont suffisants pour conclure du point de vue significatif ET biologique sur nos données. Pour les souriceaux uniquement, deux animaux supplémentaires sont ajoutés dans chaque lot car de la mortalité est parfois observée dans les portées (très jeunes animaux, indépendamment de l’infection ou d’un traitement). Nous travaillerons donc avec 8 animaux par lot pour les souriceaux et 6 animaux par lot pour les souris adultes.
Raffinement
Les souris sont hébergées en animalerie A2 en atmosphère contrôlée, à raison de 5 souris maximum lorsqu’elles sont adultes, dans un environnement enrichi (refuge en polycarbonate, feuilles de papier absorbant, copaux, morceau de bois) ou 1 mère avec sa portée par cage, dans un environnement enrichi (papier absorbant qui diminue le cannibalisme des souris à la mise-bas, sizzle-nest, bâtonnets de coton, morceau de bois). Toute médication est proscrite pour ne pas interférer avec les paramètres immunologiques étudiés. Cependant les animaux sont suivis tous les jours (enrichissement social) afin de prendre une décision rapide en cas d'atteinte des points limites durant tout le protocole et de limiter la douleur induite : souriceaux mis à l’écart par la mère, qui ne grossissent pas ou dont le pelage ne se développe pas (lié au retard de croissance) ; souris amaigries, prostrées et avec le poil ébouriffé. Nous prenons encore plus de précautions (bruit) lors des visites lorsqu’il s’agit d’expérimentations avec les femelles gestantes et les premiers jours suivant la mise-bas.
Choix des espèces
Le modèle souris est utilisé en tant que modèle expérimental pour étudier la cryptosporidiose. Le souriceau est représentatif de l’infection chez les jeunes ruminants. Dans les élevages, les jeunes ruminants se contaminent rapidement dès la naissance et éliminent le parasite en 3 semaines environ. Le souriceau inoculé avec le parasite entre 3 et 7 jours de vie élimine le parasite comme le jeune ruminant en 3 semaines environ. La souris adulte immunodéficiente, notamment lorsqu’elle est génétiquement modifiée pour un gène de l’immunité, est également très utilisée comme modèle mimant l’infection chez l’homme puisque l’homme immunodéficient (greffe, immunosupression, infection HIV) est également très sensible à l’infection. Dans la présente demande, l’utilisation de souris (souriceaux, souris adultes) nous permettra de décortiquer très précisément les mécanismes de protection. Les souriceaux sont inoculés par le parasite lorsqu’ils auront 3 jours (modèle publié et validé scientifiquement de la cryptosporidiose des nouveau-nés). Les souris adultes entreront en expérimentation entre 7-12 semaines d’âge.
Développement d’un nouveau système de régulation génique contrôlé par la nutrition. Application à un modèle murin de métastases hépatiques du cancer colorectal
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système gastrointestinal
Opérées trente minutes pour recevoir des métastases dans le foie, ou injectées de cellules cancéreuses sous la peau, les souris enchaînent ensuite des cycles de jeûne de dix à douze heures suivis d'un régime carencé en un acide aminé indispensable. 1 845 souris vont être utilisées et toutes tuées, 1 686 d'entre elles dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Chaque animal est isolé en cage individuelle pour contrôler sa consommation, subit deux à trois prises de sang, jusqu'à cinq injections d'anticorps et trois de chimiothérapie, et deux trajets par semaine sur 14 km vers le plateau d'imagerie. Le système doit permettre de déclencher un gène thérapeutique par un simple régime alimentaire, le bénéfice annoncé visant à terme les patients qui ne répondent ni aux chimiothérapies ni aux immunothérapies.
Objectifs
Nos recherches ont pour but d’étudier les mécanismes d’adaptation à un stress nutritionnel chez les mammifères. Au cours de la dernière décade, nous avons démontré, dans des cellules en culture, le rôle clé joué par une voie de signalisation endogène dans la réponse à différents stress incluant la carence en acides aminés. En particulier, nous avons mis en évidence que cette réponse nécessite la fixation d'un facteur de transcription à un élément ADN de régulation. Ce mécanisme entraîne l’activation de la transcription de gènes cibles spécifiques. L’ensemble de ces résultats nous a permis de concevoir un système d’expression génique inductible (comprenant plusieurs copies d’éléments ADN de régulation) contrôlable par une manipulation nutritionnelle. Nous avons mis au point (i) un promoteur artificiel fortement inductible par une carence en un Acide Aminé Indispensable (AAI) encapsulé dans un vecteur de thérapie génique et (ii) une nourriture déséquilibrée en AAI qui entraîne une forte baisse de la concentration sanguine de l’AAI limitant et qui permet l’induction du transgène. En utilisant le gène rapporteur luciférase, nous avons apporté la preuve de concept de la fonctionnalité de ce système d’expression inductible. Notre technologie a permis de lever une limitation majeure à l'utilisation de la thérapie génique qui est la nécessité de moduler de manière non toxique l'expression d’un transgène en termes de durée et de niveau d'expression. ll est maintenant nécessaire de valider notre système de régulation génique dans un modèle de pathologie pour pouvoir envisager des tests cliniques chez l'homme. Pour son intérêt médical, sa faisabilité, et son transfert rapide en médecine humaine, nous avons choisi le modèle des Métastases Hépatiques du Cancer Colorectal (MHCC). En effet, (1) elles concernent 50% des patients, avec seulement 25% de survivants à 5 ans, (2) nous avons montré que notre voie de régulation est très réactive dans le foie et (3) l’utilisation de notre technologie apportée par un vecteur viral nous a déjà permis de valider l’efficacité de l’expression d’un gène pro-apoptotique ciblant les tumeurs sur des xénogreffes de souris. Notre objectif est donc de montrer que l’induction contrôlée du gène pro-apoptotique permet de traiter les MHCC et de montrer l’effet synergique avec les molécules de chimiothérapie déjà utilisées en clinique.
Bénéfices attendus
La validation de la fonctionnalité de notre technologie dans un modèle murin de métastases hépatiques du cancer colorectal est une étape importante dans le transfert de cette technologie à l’Homme. In fine, les bénéfices attendus sont le traitement des patients qui ont subi des chimiothérapies inefficaces et qui ne répondent malheureusement pas aux immunothérapies actuelles.
Procédures
Les souris seront soumises à des prises de sang (sur animal vigile, 2 à 3 fois au cours de l’expérimentation, et jusqu’à 10 fois par an et demi pour les souris qui seront suivies sur le long cours). Elles auront également une injection de vecteurs de thérapie génique sur animal vigile, et elles seront soumises à un protocole nutritionnel impliquant une phase de jeûne sur la journée (période de repos chez les souris), suivi d’une période de consommation d’un régime carencé en un acide aminé indispensable sur la nuit (période active), et enfin consommation d’un régime contrôle de récupération sur 24h, ceci de façon à pouvoir induire la production de la protéine médicament. Ce traitement sera complété par des injections sur animal vigile d’un anticorps (3 à 5 injections par souris) et/ou d’un traitement de chimiothérapie (1 à 3 injections par souris) afin d’en évaluer l’effet combiné. Selon le modèle d’expérimentation, une procédure chirurgicale sera réalisée pour implanter les métastases hépatiques (sous anesthésie et analgésie, l’opération dure environ 30 min) ou une injection de cellules cancéreuses sous la peau sera réalisée sur animal vigile. Si l’état général des souris le permet, 2 analyses bioluminescentes par semaine seront effectuées grâce à un bioimageur. Ces mesures permettront de suivre le développement des métastases bioluminescentes de manière non invasive. Elles nécessitent un transport depuis leur lieu d’hébergement vers le plateau d’imagerie situé à 14 km, une double injection d’une protéine nécessaire à l’émission de bioluminescence sur animal vigile 10 minutes avant la mesure (au total 300 µL injectés), et une anesthésie afin qu'elles restent immobiles pendant la mesure.
Impact sur les animaux
(1) Afin de faire un contrôle individuel de la consommation du régime carencé, il est nécessaire d’isoler les animaux (un animal par cage). Une période d’habituation et un enrichissement du milieu sont mis en place pour réduire le stress qui peut survenir en cas d’isolement des congénères. (2) L’induction de la protéine médicament nécessite une période de jeûne de 10h à 12h (qui a lieu sur la journée, période où les souris sont en phase de repos) suivi d’une période de consommation du régime carencé de 12 à 14h (sur la nuit, pendant leur période active). (3) La chirurgie nécessaire à l’implantation des métastases pouvant causer de la douleur, elle est réalisée sous anesthésie et analgésie. L’opération dure 30 min et les souris récupèrent rapidement (comportement normal dans les heures qui suivent). (4) Les piqûres (prises de sang, injections) génèrent des douleurs courtes et légères. Ces gestes techniques rapides sont réalisés par du personnel expérimenté afin de réduire stress ou douleur et sont réalisés dans le respect de la réglementation pour ce qui concerne les volumes et la fréquence de prélèvement ou d’injection.
Devenir
Chaque procédure impliquera une mise à mort des animaux, à plus ou moins long terme, selon les expérimentations. En effet, pour les procédures impliquant des métastases ou des tumeurs sous-cutanées, il est nécessaire de mettre à mort à l’animal afin d’étudier soit le foie soit les tumeurs sous-cutanées, et d’évaluer ainsi l’efficacité du traitement. Les procédures ne nécessitant pas de générer des métastases ou des tumeurs sous-cutanées nous permettent de garder les animaux en vie plus longtemps, afin d’étudier la stabilité de l’inductibilité du transgène. Néanmoins, nous ne pourrions pas les réutiliser pour d’autres projets, aussi, ils seront mis à mort à l’issue des expérimentations.
Remplacement
De nombreuses expériences préliminaires ont été réalisées in vitro sur plusieurs lignées de carcinome colique. Elles ont permis tout d'abord de tester l'efficacité de TRAIL pour induire la mort cellulaire des cellules d’intérêt, puis de tester l’effet de la combinaison de TRAIL avec l'anticorps MD5 (dirigé contre le récepteur de TRAIL), et enfin de sélectionner une série de molécules capables de faciliter l'action apoptotique de TRAIL couplé à MD5, dont celles utilisées en clinique (5-Fu + Oxaliplatine). Ces expériences ont permis dans un premier temps d'éviter d'expérimenter sur des souris.
Réduction
Afin de réduire le nombre d’animaux nécessaire à ce projet, nous avons choisi de faire des études pilotes avec un petit nombre d’animaux, de manière à valider ou infirmer des paramètres clés qui seront décisifs pour les études à plus grande échelle. Les nombres d’animaux indiqués dans les procédures sont néanmoins évalués au maximum, si toutefois les premiers essais n’étaient pas concluants et que nous étions amenés à en faire de nouveaux avec d’autres doses notamment. Pour ce qui concerne les procédures impliquant des métastases, celles-ci ayant une grande diversité inter-individuelle, nous ne pouvons pas réduire le nombre d’animaux par groupe, en effet, un trop faible nombre d’animaux ne nous permettrait pas de conclure de manière fiable. En revanche, nous avons choisi de transformer les cellules afin qu’elles expriment la luciférase de manière constitutive. Une imagerie in vivo nous permet de suivre le développement des métastases sans sacrifier l’animal, grâce à une méthode non invasive, permettant ainsi d’obtenir plus d’information sans augmenter le nombre d’animaux. Pour ce qui concerne les études de clairance ou encore d’évaluation de la stabilité de l'inductibilité de du transgène, nous avons choisi de faire une étude longitudinale afin de réduire le nombre d’animaux.
Raffinement
Afin de diminuer le stress dû à l’isolement des animaux, une période d’habituation et un enrichissement du milieu sont mis en place (tube rouge, bille métallique, et/ou coton pour nidification). La chirurgie pour la génération du modèle de MHCC est réalisée en prenant plusieurs dispositions pour diminuer l’inconfort et la douleur et augmenter le bien-être animal : elle est réalisée 1) sous anesthésie et analgésie afin de limiter la douleur, 2) sur une peau précédemment tondue et désinfectée afin de limiter toute infection, 3) sur un tapis chauffant de manière à pallier au manque de thermorégulation qui se produit sous anesthésie, 4) en appliquant un collyre pour éviter le dessèchement des yeux pour pallier à l’absence de clignement des yeux qui se produit également sous anesthésie. Si un animal présentait un état douloureux inacceptable ou des signes de mal-être important, il sera examiné par un responsable de la mise en œuvre du projet, et mis à mort si nécessaire.
Choix des espèces
La souris est l'animal de référence dans ce type d'étude. Il existe en effet un modèle murin de métastases hépatiques du cancer colorectal décrit dans la littérature, qui mime relativement bien ce qui se passe chez l’Homme. Ce modèle permet d’obtenir rapidement des métastases, dont on peut suivre la croissance par mesure de bioluminescence. Stade adulte (3-4 mois) afin de s’affranchir des effets liés au développement de l’animal ou par la suite de ceux liés au vieillissement.
Étude de l’induction d’une immunité entrainée chez le souriceau en comparasion de l’adulte.
- Recherche appliquée
- Bien-être animal
- Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Oncologie
- Système gastrointestinal
- Système immunitaire
2 700 souris vont être utilisées, toutes tuées pour prélever des tissus, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Souriceaux d'une et deux semaines et adultes de six à huit semaines reçoivent chacun deux injections intrapéritonéales d'immunostimulants, en contention et sans anesthésie, pour tester si une stimulation précoce laisse une mémoire immunitaire durable. Le porteur écrit qu'aucune nuisance n'est observée lors de ces injections, avant d'admettre dans la même phrase qu'elles peuvent causer des douleurs légères, et qu'il ne peut pas anticiper les effets de certains immunostimulants. Il indique aussi mettre en reproduction 20 à 30 % d'animaux en plus, le stress de certaines lignées poussant les mères au cannibalisme.
Objectifs
L’objectif de ce projet est d’évaluer la capacité de divers immunostimulants à induire une réponse immunitaire innée mémoire lorsqu’ils sont administrés en début de vie de l’animal. L’implication du microbiote intestinal sera également étudiée dans la modulation et la mise en place de l’immunité innée mémoire. La stimulation et la modulation des cellules de l’immunité innée en période néonatale pourraient permettre d’induire une réponse durable, avec une mise en place de la mémoire immunitaire innée pour favoriser le contrôle d’infections futures à l’âge adulte.
Bénéfices attendus
Les stratégies de contrôle pour lutter contre les infections sont parfois limitées et trop spécifiques d’un agent (ex : vaccin). L’idée ici est de proposer une nouvelle stratégie prophylactique qui cible l'hôte lui-même et plus spécifiquement son système immunitaire inné. Il repose sur l'utilisation d’immunostimulant favorisant la stimulation des récepteurs de l’immunité, et ainsi booster la réponse immunitaire innée pour mieux contrôler une infection zoonotique présente ou ultérieure (d’où les essais d’induction de mémoire innée).
Procédures
Les souriceaux seront soumis à deux administrations intra-péritonéales des immunostimulants : une fois à l’âge d’une semaine, puis à l’âge de deux semaines. Les souris adultes seront soumises à deux administrations intra-péritonéales des immunostimulants sur la période de 6-8 semaine à une semaine d’intervalle. Cette administration est réalisée sur animaux vigiles sous contention. Pour évaluer l’implication du microbiote intestinal, les souris adultes gestantes ou non recevront des antibiotiques dans l’eau de boisson.
Impact sur les animaux
Il est impossible d’anticiper, mais il est possible que des effets indésirables altérant l’état général de l‘animal puissent être remarqués avec certains immunostimulants. Concernant l’injection intra-péritonéale aucune nuisances n’est observée, en effet, nous utilisons des seringues adaptées (seringue insuline, 30G pour les souriceaux, et aiguille 29G pour les adultes), neamoins des douleurs légères peuvent être liées à l’injection intra-péritonéale.
Devenir
Mise à mort des animaux pour prélèvements de tissus biologiques voués à l’étude scientifique.
Remplacement
L’étude des réponses immunitaires de l’hôte ne peut pas être réalisée sans expérimentation animale. En effet, les études in vitro ne tiennent pas compte de la complexité des coopérations cellulaires et de l’environnement biologique (interaction cellulaire, recrutements cellulaires, …).
Réduction
Le plan expérimental (nombre d’animaux par lot, nombre de lots expérimentaux, répétition des expérimentations) a été établi de façon à réduire au maximum le nombre d’animaux utilisés tout en s’assurant de l’exploitabilité et de la significativité des résultats. Toutefois, malgré l’enrichissement, l’état de stress qui caractérise certaines lignées de souris, favorise le cannibalisme, c’est pourquoi plus d’animaux sont mis en reproduction (20 à 30% de plus, les reproductions sont gérées par l’établissement). Les animaux surnuméraires sont toujours utilisés et peuvent être introduits dans un autre protocole. Les immunostimulants cibleront spécifiquement des récepteurs des cellules immunitaires. Les immunostimulants non commerciaux seront tous préalablement validés in vitro pour leur capacité à stimuler fortement les cellules immunitaires avant de procéder à des études in vivo. L’étude de l’immunité innée mémoire s’effectuera dans différents organes. Afin de réduire le nombre d’animaux inclus dans l’expérimentation, les différents organes prélevés sur un même animal seront utilisés autant que possible pour réaliser différents types d’analyse. Pour analyser les données, nous utiliserons des modèles statistiques mixtes adaptés qui tiennent compte à la fois des traitements immunostimulants et de la répétition des expériences.
Raffinement
Les souris sont hébergées en animalerie A2 en atmosphère contrôlée, à raison de 5 souris maximum lorsqu’elles sont adultes, dans un environnement enrichi (refuge en polycarbonate, feuilles de papier absorbant, copeaux, morceau de bois) ou 1 mère avec sa portée par cage, dans un environnement enrichi (papier absorbant qui diminue le cannibalisme des souris à la mise-bas, sizzle-nest, bâtonnets de coton, morceau de bois). Toute médication est proscrite pour ne pas interférer avec les paramètres immunologiques étudiés. Cependant les animaux sont suivis 2 fois par jour afin de prendre une décision rapide en cas d'atteinte des points limites durant tout le protocole et de limiter la douleur induite : (i) de souriceaux mis à l’écart par la mère, qui ne grossissent pas ou dont le pelage ne se développe pas (lié au retard de croissance), (ii) de souris amaigries, prostrées et avec le poil ébouriffé. Nous prenons encore plus de précautions (bruits) lors des visites lorsqu’il s’agit d’expérimentations avec les femelles gestantes et les premiers jours suivant la mise-bas
Choix des espèces
Dans la présente demande, l’utilisation de souris (souriceaux, souris adulte) nous permettra d’étudier et décrire très précisément les mécanismes d’induction des réponses immunitaires innées mémoires après l’administration d’immunostimulants. 1. Des souriceaux entre 0 jours et 3 semaines seront utilisés car c’est la fenêtre que nous souhaitons étudier pour l’induction de l’immunité innée mémoire. Des souris gestantes fourniront les souriceaux 2. Des adultes seront utilisés dans le cadre de l’étude de l’immunité innée mémoire, afin de comparer ces évènements entre la période néonatale (premières semaines de vie) et la période adulte (6-8 semaines).
Evaluation de l’impact d’un système innovant de culture d’ovocytes, sur le développement embryo-foetal chez la souris
- Tests réglementaires
- Toxicologie et autres tests de sécurité
Une exigence réglementaire commande ce projet : avant tout essai chez l'humain, la toxicité d'un dispositif de fécondation in vitro doit être évaluée sur des animaux non-humains. 791 souris vont être utilisées, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger pour 620 d'entre elles et modéré pour 171. Les unes sont tuées pour prélever leurs ovocytes, les autres reçoivent jusqu'à deux injections hormonales de stimulation ovarienne puis subissent une chirurgie de vingt minutes à une heure pour se voir transférer les embryons. Les femelles gestantes sont tuées pour retirer l'utérus, et les fœtus, séparés quelques minutes de leur mère le temps d'être pesés, sont tués à leur tour.
Objectifs
L'objectif de ce projet est d'évaluer l'effet d'un nouveau dispositif médical pour la fécondation in vitro (FIV) sur le développement embryofoetal. Actuellement, lors des protocoles de FIV chez l'Homme, une phase de stimulation ovarienne est nécessaire afin d'obtenir des ovocytes matures. Cette phase de stimulation ovarienne est contraignante, entraine des désagrément pour la Femme et n'est pas sans risque. Ce nouveau dispositif médical pourrait permettre d'obtenir des ovocytes matures plus rapidement, et donc de diminuer (voir supprimer) la phase de stimulation ovarienne. Avant de réaliser des essais cliniques chez l'Homme, l'évaluation de la sécurité et de la toxicité de ce nouveau dispositif médical doit être réalisée chez l'animal de laboratoire. Des ovocytes de souris seront prélevés et mis en contact avec le dispositif médical. Après une période d'incubation, les ovocytes seront fécondés (par FIV) et réimplantés dans des femelles receveuses. Ces femelles seront suivies pendant toute la gestation. En fin d'étude, les souris seront euthanasiées pour réaliser une hystérectomie (retrait de l’utérus contenant les foetus) afin d'évaluer l'impact du dispositif médical sur le développement embryo-fœtal.
Bénéfices attendus
Les études de toxicologie de la reproduction sont réglementairement requises par les lignes directrices Européennes et Internationales et représentent une étape essentielle avant de réaliser des essais cliniques chez l'Homme ou pour l’obtention d’une autorisation de mise sur le marché. Ces études visent à définir le profil de toxicité ou de tolérabilité d'un dispositif médical et donc rendre les essais cliniques plus sures pour les patients ou volontaires participant à l'essai. Ce projet permettra donc d’avancer dans le développement des solutions innovantes pour la fécondation in vitro et de réduire (voir supprimer) les contraintes et risques associés à la phase de stimulation ovarienne lors des protocoles actuels de fécondation in vitro (injection répétée, perturbations hormonales, etc.).
Procédures
Les animaux utilisés d recevront au maximum 2 injections intrapéritonéale d'une hormone permettant la stimulation ovarienne (sur animaux vigiles) ou une à une procédure chirurgicale unique d’une durée de 20 minutes à 1 heure sous anesthésie générale pour le transfert des embryons.
Impact sur les animaux
Douleur, stress et perte de poids dus aux contentions, aux injections de stimulations hormonales (72h max) et aux transports des animaux entre les différentes zones. Douleur, stress et perte de poids dus à la chirurgie de réimplantation d'embryons et à la récupération post-opératoire (12h max). Eventuelle hypothermie au réveil, perte d'équilibre, sensation d'étourdissement lors de l'induction anesthésique et au réveil. Pour les fœtus, séparation de la mère pendant quelques minutes afin de réaliser les pesées. Après les pesées, les fœtus seront mis à mort.
Devenir
Mise à mort afin de permettre le prélèvement des ovocytes. Mise à mort afin de réaliser une hystérectomie (après la mise bas) Mise à mort afin de réaliser une hystérectomie et l'évaluation du développement embryo-foetal Les fœtus et petits seront mis à mort afin d'évaluer l'effet sur le développement embryo- foetal
Remplacement
II n’existe pas actuellement d’alternatives à l’utilisation d’animaux qui permettent d'évaluer la toxicité sur le développement embryo-fœtal. Il est donc nécessaire d’avoir accès à l’animal dans son entièreté, pour évaluer l’ensemble des paramètres demandés par les lignes directrices (ICHS5R3). A l'heure actuelle, il n'existe pas de méthode alternative permettant d'obtenir des ovocytes.
Réduction
Pour la partie de mise au point et l'étude préliminaire, le nombre d'animaux a été défini au plus juste afin d’obtenir des résultats exploitables et de permettre une évaluation des paramètres mesurés. Pour l'étude définitive, le nombre d'animaux par groupe est défini dans les lignes directrices internationales applicables (ICHS5R3) afin d'avoir une puissance statistique suffisante pour permettre l'évaluation des paramètres mesurés et répondre aux objectifs de l'étude.
Raffinement
Le contrôle de la douleur est réalisé lors des procédures chirurgicales par une administration d’analgésique avant et après la chirurgie ainsi qu’en cas de besoin. L’utilisation complémentaire d’anesthésique local peut être effectuée, si nécessaire. Une injection systématique sous-cutanée de sérum physiologique de réhydratation est pratiquée après la chirurgie pour tous les animaux. Pour améliorer leur bien-être, les souris seront hébergées dans des cages sur fond plastique et sur de la litière avec un enrichissement adapté (papier kraft, bâtonnet de bois à ronger et/ou cocon). Afin de limiter les nuisances liées à l'hébergement individuel, un substrat de nidification supplémentaire (mouchoir) est ajouté pour les souris hébergées en individuel en plus de l'enrichissement classique. Les animaux sont observés au moins 2 fois par jour (incluant le week-end) afin de permettre la détection rapide de signes cliniques et d’agir au plus vite pour limiter toute souffrance ou douleur inutile. En cas de signes cliniques ayant des répercussions sur le bien-être animal, des mesures rapides et appropriées seront prises par le vétérinaire (mise en place d’un traitement médical par exemple).
Choix des espèces
La souris est une espèce acceptée par les agences réglementaires. Le choix de cette espèce répond aux exigences réglementaires pour la réalisation d'études précliniques de toxicologie de la reproduction (ligne directrice ICHS5R3). Pour la stimulation hormonale, des animaux de 3 semaines minimum, dont la taille et le poids sont compatibles avec l’injection d’hormones seront utilisés selon les recommandations éthiques en vigueur. Pour la réimplantation d’embryons, des animaux de 7 à 14 semaines seront utilisés.
Impacts des modulateurs de la prise alimentaire sur l’efficacité des chimiothérapies.
- Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
- Système gastrointestinal
Implantation d'une pompe osmotique sous la peau, jusqu'à quatorze injections et trois prélèvements de sang à la queue par animal, le tout sous anesthésie locale. 1 560 souris vont être utilisées, toutes tuées pour prélever leurs organes, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger pour 80 d'entre elles et modéré pour les 1 480 autres. Certaines portent des tumeurs pulmonaires ou sous-cutanées et reçoivent une chimiothérapie qui provoque l'anorexie que le projet cherche justement à corriger par une protéine stimulant l'appétit. La description des procédures ne nomme ni la protéine testée ni les produits injectés, se contentant d'annoncer des séries de quatre à quatorze injections.
Objectifs
Certaines petites protéines ont des rôles à l'intérieur des cellules dans le métabolisme des acides gras et à l'extérieur comme inhibiteurs du récepteur GABA de type A, une protéine présente sur les cellules nerveuses qui aide à réguler l'activité du cerveau. Des recherches récentes montrent qu'une de ces protéines stimule la production de graisse et l'appétit chez les souris. On pense qu'elle pourrait agir comme un "facteur de faim", influençant ainsi la prise alimentaire. Des études en cours indiquent que cette protéine pourrait prévenir l'anorexie causée par certains traitements médicaux chez les souris. Les objectifs de ce projet sont d'étudier l'effet de cette protéine sur l'appétit et le poids des souris, son efficacité à empêcher l'anorexie due aux chimiothérapies anticancéreuses, ainsi que d'évaluer les effets de la protéine sur l’efficacité des chimiothérapies anticancéreuses.
Bénéfices attendus
Ce projet nous permettra de valider dans un modèle préclinique de nouvelles stratégies thérapeutiques contre la perte ou la forte diminution de l'appétit dans un contexte de traitements anti-cancéreux. Ces stratégies pourraient être bénéfiques pour les patients atteints de cancer et traités par chimiothérapie.
Procédures
Des souris seront soumises aux interventions suivantes : - 1 implantation de pompes osmotiques (chirurgie superficielle en moins de 10 min) - 3 prélèvements d’une goutte de sang dans la queue (quelques secondes) sous anesthésie locale - Des souris seront soumises aux interventions suivantes : - 5 injections sous anesthésie locale (quelques secondes) - 1 prélèvement d’une goutte de sang dans la queue (quelques secondes) sous anesthésie locale - 1 injection . (quelques secondes) sous anesthésie locale -Des souris seront soumises aux interventions suivantes : - 2 prélèvements d’une goutte de sang dans la queue (quelques secondes) sous anesthésie locale- 1 injection i.v. (quelques secondes) sous anesthésie locale - Entre 4 et 14 injections . (quelques secondes) sous anesthésie locale - Des souris seront soumises aux interventions suivantes : - 1 prélèvement d’une goutte de sang dans la queue (quelques secondes) sous anesthésie locale- 11 injections (quelques secondes) sous anesthésie locale- Des souris seront soumises aux interventions suivantes : - 2 prélèvements d’une goutte de sang dans la queue (quelques secondes) sous anesthésie locale- 7 injections (durée: quelques secondes) sous anesthésie locale.
Impact sur les animaux
Les traitements par injections et la procédure chirurgicale légère (pose d’une pompe osmotique sous anesthésie) provoquent des contraintes légères et transitoires. Une perte de poids induite par la chimiothérapie sera observée suite à l’induction de l’anorexie. Le prélèvement de sang entrainera un stress lié à la contention de courte durée et des lésions vasculaires légères et transitoires. Les tumeurs pulmonaires peuvent provoquer un essoufflement ou des douleurs thoraciques. Une tumeur sous-cutanée peut présenter un syndrome de nécrose. La formation de tumeurs et la chimiothérapie peuvent entraîner des symptômes systémiques tels que la fatigue, et une perte d'appétit.
Devenir
Tous les animaux du projet seront euthanasiés afin de prélever les différents organes pour analyses biochimiques, histologiques, métaboliques.
Remplacement
L’utilisation d’animaux vivants est indispensable car il est actuellement impossible à reproduire, par d'autres moyens, l’appétit, l’absorption des aliments et le comportement des individus par rapport à la nutrition vu sa complexité.
Réduction
Une analyse statistique a été effectuée afin de calculer le nombre d'animaux nécessaires. L’étude sera arrêtée si la procédure initiale invalide l’hypothèse de travail. Plusieurs tissus seront prélevés et soumis à diverses analyses (immunologiques, histologiques ou de biologie cellulaire et moléculaire) pour extraire le maximum de données de chaque expérimentation. Ces tissus seront également partagés avec nos collaborateurs dans le but de réduire le nombre d’animaux utilisés.
Raffinement
Les manipulations seront réalisées dans le souci constant de réduire au maximum l’inconfort et la souffrance des animaux (points limites précoces strictement appliqués, utilisation de cages préchauffées et de lampes chauffantes...). Les injections seront réalisées après anesthésie locale (Lidocaïne). La mise en place d’une grille de suivi stricte des points limites permettra d’éviter au maximum le stress et/ou la douleur au cours de l’expérimentation. Des critères d'arrêt précoces de souffrance ont été définis et seront strictement appliqués dès l'apparition d'un signe de douleur. Les animaux seront observés quotidiennement afin de détecter tout signe de contrainte, d'inconfort ou de problème de santé.
Choix des espèces
Le choix de la souris pour la réalisation des expériences envisagées se justifie par des raisons d’ordres scientifiques, pratiques et éthiques : - Les souris sont les animaux dont la génétique est la mieux connue. - De nombreux processus biologiques sont conservés entre la souris et l’homme. Cela permet aux résultats des études sur les souris d'être plus facilement extrapolés à l’homme. - Les souris peuvent être facilement génétiquement modifiées pour étudier les effets de gènes spécifiques sur le développement, la physiologie, ou la pathogenèse de maladies. Des modèles de souris transgéniques, knock-out, ou knock-in sont largement utilisés dans la recherche biomédicale. - La souris est l’animal de laboratoire le plus couramment utilisé par la communauté scientifique internationale et pour les études précliniques. La méthodologie envisagée est d’une mise en place relativement aisée sur ce type d’animal et nous avons acquis une pratique expérimentale sur cette espèce. Les animaux seront utilisés entre 7 et 8 semaines afin de disposer d’un organisme avec un processus de développement terminé.