Souris

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  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
    • Système immunitaire
Souris : 1448
Souffrances
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Devenir
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 1448

1448 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à sévère, 842 en gravité sévère. Une partie reçoit une injection de lymphocytes T et une autre du DSS dans l'eau de boisson pour induire une colite avec perte de poids, afin d'étudier le lien entre inflammation intestinale et perte osseuse. Le porteur indique tuer les souris dès un score de gravité de 9 ou une perte de poids de 20 pour cent. Il affirme qu'aucune lignée cellulaire ne peut remplacer la souris, présentée comme "indispensable".

Objectifs

Les lymphocytes innés et adaptatifs sont des acteurs majeurs des maladies inflammatoires chroniques. Ces maladies sont très fréquemment associées à une perte osseuse qui peut devenir extrêmement invalidante, même lorsque le site de l’inflammation n’est pas l’os, comme par exemple dans le cas des maladies inflammatoires de l’intestin (MICI ou maladie de Crohn) dans lesquelles entre 50 et 70% des patients développent des complications osseuses. Les cellules lymphoïdes innées (ILCs) représentent une population hétérogène de lymphocytes dépourvus de récepteurs spécifiques à l'antigène et répondent uniquement aux changements du microenvironnement tissulaires. Les ILCs sont les homologues innés des lymphocytes T et des acteurs essentiels dans l’induction et le maintien de l’inflammation intestinale. Cependant le lien entre les ILCs et la perte osseuse reste inconnu. Nos résultats préliminaires montrent une accumulation des ILCs, en particulier les ILCs de type 3 dans les organes lymphoides y compris la moelle osseuse et en association avec la perte osseuse. L’objectif de ce travail est d’identifier le rôle des ILCs dans la différenciation et l’augmentation des ostéoclastes reponsable de la perte osseuse. Les résultats découlant de cette étude permettront de mieux comprendre le rôle des ILCs dans le développement de la perte osseuse au cours de l’inflammation, et potentiellement d'envisager de nouvelles approches thérapeutiques via une modulation des ILCs.

Bénéfices attendus

Notre objectif est de mieux caractériser le dialogue réciproque entre l’intestin et l’os et en particulier l’implication des cellules lymphoides innées (ILCs) et l’effet de la modulation des ostéoclastes sur leur génération. Nos résultats apporteront des informations importantes sur le plan fondamental car ce travail n’a jamais été réalisé. Sur le plan translationnel, cette étude nous permettra de cibler des molécules d‘intérêt dont nous pourrons, par la suite, moduler l‘expression pour vérifier si elles sont impliquées dans le lien entre inflammation de l’intestin et perte osseuse. Les cibles identifiées dans l‘étude pourront donc être envisagées comme cibles thérapeutiques potentielles chez ces patients.

Procédures

200 souris seront injectées une seule fois au jour 0 par les lymphocytes T naifs et suivies pendant 7 semaines et 696 souris seront traitées par le DSS 3% dans l'eau de boisson pendant 3 jours afin d'induire une colite.

Impact sur les animaux

L’injection des lymphocytes T naifs ou le traitement par le DSS gènèrent une colite avec une perte de poids.

Devenir

Toutes les souris seront euthanaisées.

Remplacement

Il n‘existe pas de lignée cellulaire de lymphocytes innés (ILCs) ou d‘ostéoclastes inflammatoires qui nous permettrait de nous dispenser de l‘utilisation d‘animaux. La souris reste donc la seule source de cellules primaires que nous utilisons dans toutes nos expérimentations. De plus, nous avons besoin de valider certains de nos résultats in vivo, comme par exemple le recrutement de cellules inflammatoires dans la moelle osseuse, ou l'analyse du phénotype des ILCs et des ostéoclastes in vivo, ainsi que l'influence du microenvironnement normal ou inflammatoire sur ces types cellulaires. Ce type de microenvironnement ne peut pas être reproduit in vitro du fait de sa complexité. L‘utilisation de souris est donc indispensable

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés dans ce projet a été déterminé en se basant sur nos études et expériences antérieures et d’un test à priori (G*power). Le nombre d’animaux par groupe a été choisi afin d’obtenir des résultats statistiquement significatifs (test de type Anova) avec le nombre de souris minimum par groupe et on utilisera 3 groupes par expérience comme indiqué dans la section 4 : procédures expérimentales. De plus, un même animal servira pour isoler différents type cellulaires (ILCs, précurseurs et ostéoclastes) dont nous aurons besoin et l’excédent de cellules sera congelé pour utilisation ultérieure ce qui nous permettra de réduire encore plus le nombre d’animaux.

Raffinement

Toutes les experiences et manipulations des animaux seront effectuées afin de respecter le bien être animal et de réduire au minimum le niveau de stress des animaux. Nous traiterons de façon préventive les souris avec colite par des analgésiques avec faible incidence anti-inflammatoires comme le paracetamol. Les animaux seront suivis selon la grille de score présentée ci-dessus 3.3.2.4 et pesés tous les jours pour les souris traitées par le DSS et 2 fois par semaine pour les souris injectées par les cellules T. Dès que les souris atteignent un score de 9 sur la grille de score ou qu'elles présentent une perte de 20% par rapport à leur poids au jour 0, elles seront immédiatement euthanasiées par dislocation cervicale

Choix des espèces

Nos résultats précédents ainsi que la majorité des données de la littérature sur lesquelles nous nous appuyons ont été obtenus chez la souris. Il existe déjà des modèles de souris transgéniques dont l'utilisation permettra de répondre à certaines de nos questions. Pour toutes les procédures, nous utiliserons des animaux au stade adulte, entre 8 et 12 semaines. A ce stade le système immunitaire des souris est mature et auquel nous avons déjà travaillé dans nos études précédentes

  • Recherche appliquée
    • Troubles immunitaires
Souris : 100
Souffrances
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 100

100 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal reçoit trois injections intramusculaires dans les pattes arrière sur animal vigile maintenu par contention, puis deux prélèvements sanguins au sinus rétro-orbitaire sous anesthésie, pour comparer des candidats vaccins anticytokines en développement. Le porteur indique que les prélèvements oculaires peuvent provoquer douleurs, blépharospasme et écoulements. Il conclut que l'absence de méthode in vitro rend le recours à la souris "incontournable", préférant une lignée transgénique produisant des protéines humaines.

Objectifs

Les cytokines sont des protéines naturelles qui assurent la communication intercellulaire et orchestrent les réponses immunitaires, inflammatoires ou allergiques. Leur surexpression ou dérégulation conduit à l’apparition ou au développement de pathologies auto-immunes, inflammatoires ou cancéreuses. Ces pathologies sont aujourd’hui de véritables enjeux de santé publique. C’est pourquoi, une nouvelle stratégie d’immunothérapie active a été développée, reposant sur la production d’anticorps anti-cytokine, par le système immunitaire du patient, après administration d’un candidat vaccin. Ce dernier est composé d’une protéine porteuse couplée à une cytokine. Un test d’activité chez la souris permet de sélectionner les meilleurs candidats vaccin lors de la phase de développement. Il n’existe à ce jour pas de méthodes in vitro permettant d’évaluer la réponse immunologique à ce vaccin. Cette limitation rend incontournable le recours à l’expérimentation animale, pour tester l’efficacité de nouveaux candidats vaccins. Cette étude sert à valider la conformité des lots de vaccins produits pour les études précliniques, ainsi qu’à valider les évolutions du procédé inhérentes au développement jusqu’aux études cliniques. A terme ce test chez la souris sera standardisé pour être utilisé comme test de contrôle qualité pour la libération des lots de vaccins.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à valider que les modifications apportées au cours du développement du procédé de fabrication du vaccin n’affectent pas l’activité in vivo de ce dernier qui à terme sera administré chez l’homme au cours d’un programme d’évaluation clinique.

Procédures

Chaque animal recevra trois injections de vaccin par voie intramusculaire aux sites d’injections des pattes arrière (100 µl au total, 50 µl par patte). Les injections sont réalisées sur animaux vigiles maintenus par contention pendant 30 secondes. Ensuite, chaque animal sera prélevé 2 fois au sinus retro orbitaire sous anesthésie générale par inhalation d’isoflurane (anesthésie sur une durée de 5min). Le prélèvement de sang est réalisé en moins de 30 secondes.

Impact sur les animaux

Les effets indésirables généralement observés sont principalement dus à l’injection ou au prélèvement au sinus retro orbitaire. Les effets secondaires liées au candidat vaccin ne sont pas attendus. Le principe du vaccin étant de provoquer une réponse immune, des effets indésirables de type inflammatoire peuvent se produire principalement au site d’injection et se manifester par des œdèmes et érythèmes pouvant durer quelques heures à quelques jours. L’injection se faisant par voie intramusculaire dans le muscle de la patte arrière une douleur musculaire localisée pourra entre autres être détectée si l'animal a tendance à se mordre au niveau de la zone douloureuse. Les prélèvements sanguins se faisant au niveau du sinus rétro-orbitaire, des effets indésirables sur l’œil peuvent se produire. La survenue de contractions répétées et involontaires des muscles des paupières (blépharospasme), la sécrétion lacrymale éventuellement accompagnée de photophobie, les écoulements, la survenue d'œil rouge ou opaque seront examinés, puisqu'ils traduisent des douleurs oculaires et l'état des yeux.

Devenir

Le système immunitaire des souris utilisées ayant été stimulé par les candidats vaccin, ce dernier conservera une « mémoire » des vaccinations précédentes. Nous ne serons donc plus dans la possibilité d’obtenir chez ces souris, une réponse immunitaire comparable à des animaux nouvellement-vaccinés. De surcroit les souris ont une durée de vie assez courte et l’utilisation d’animaux âgés n’est pas recommandé pour l’obtention d’une bonne réponse immunitaire. Après le deuxième prélèvement, soit à jour 56 après la première injection, les animaux sont mis à mort par dislocation cervicale.

Remplacement

La stimulation du système immunitaire par vaccination ne peut s’effectuer que sur animaux vivants. Il n’existe pas à ce jour de méthode in vitro permettant de remplacer le recours à l’expérimentation animale.

Réduction

Ce protocole suit la condition pour lequel un nombre de 10 animaux par groupe procure une puissance statistique suffisante (tests statistiques classiques, i.e. Wilcoxon). Les groupes de souris sont divisés en sous-groupes de 10 selon leur sexe.

Raffinement

Les animaux disposent d'une période d'acclimatation conséquente (minimum 7 jours) avant l'initiation de tout protocole, afin de limiter l'angoisse subie. Ils subissent ensuite des contraintes très modérées. Les injections réalisées en intramusculaires et les prélèvements sanguins sous anesthésie gazeuse, ont lieu de façon ponctuelle et n’induisent pas de modification de leur bien-être. Enfin, des points-limites généraux avec l’établissement d’une grille d’évaluation regroupant les critères relatifs au bien-être tout le long de l’étude ont été établis. De plus, des antalgiques sont prévus si l’animal présenté un signe de souffrance (Buprénorphine à 0,05 mg/kg par voie sous-cutanée). Si un animal présente l'un des points limite à un seuil critique, il est mis à mort afin d'abréger sa souffrance. Une attention particulière sera portée aux conditions d’hébergement des animaux. Le bruit dans les zones d’hébergement ainsi que dans la zone d’expérimentation sera réduit au maximum. Les souris seront hébergées par groupe de 5 souris maximum par cage. Ce milieu sera enrichi (igloo + copeaux) et la nourriture et l’eau seront fournis ad libitum afin de s’assurer du bien-être de l’animal.

Choix des espèces

Il n’existe à ce jour pas de méthodes in vitro permettant d’évaluer la réponse immune à un vaccin. Cette limitation rend incontournable le recours à l’expérimentation animale, préférentiellement la souris, pour tester l’efficacité de nouveaux candidats vaccins. La réponse immunitaire chez la souris est assez proche de celle de l’Homme. Dans le cas des tests de nos vaccins candidats pour l’Homme, il est nécessaire d’utiliser une lignée de souris transgénique. Ces souris sont capables de produire des protéines d’intérêt ayant une séquence humaine. Ces conditions sont ainsi proches des réponses immunes attendues chez l’Homme lors de l’administration de nos vaccins et sont donc plus pertinentes pour en évaluer l’efficacité.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
Souris : 396
Souffrances
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▲ 396
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Devenir
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 396

396 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent une injection intrapéritonéale de cellules cancéreuses pour développer une carcinose péritonéale, puis un traitement par injection ou par aérosol pressurisé sous anesthésie, avant une mise à mort par ponction cardiaque. Le porteur affirme que les animaux ne souffrent pas de la maladie et signale un risque de mortalité lié à la laparotomie du groupe traité par PIPAC. Il conclut que les expérimentations in vitro ne permettent pas de représenter la complexité d'un organisme vivant.

Objectifs

La carcinose péritonéale est associée à un mauvais pronostic avec une survie médiane sans traitement de 5 mois. Le traitement à visée curative de la carcinose péritonéale repose sur la chirurgie de réduction tumorale qui a pour but de retirer toute la maladie macroscopique suivie de la chimiothérapie hyperthermique intrapéritonéale CHIP (c’est-à-dire le traitement d’une chimiothérapie chauffée à 43°C directement dans l’abdomen qui a pour but d’agir sur les nodules microscopiques). Ce traitement est très efficace, le taux de survie à 5 ans est alors de 45- 51%, avec une médiane de survie de 41 mois. Cependant, ce protocole comporte un risque important de mortalité et de morbidité. C’est pour cela que notre unité a choisi de s’intéresser à une alternative à ce traitement. Nous nous sommes intéressés aux Vésicules extracellulaires (VEs) dérivées des cellules souches car il a été montré que les VEs chargées en mTHPC (molécule utilisée en thérapie photodynamique pour l'activation des macrophages; dans notre projet nous utiliserons de la chimiothérapie dans les VEs) avaient une plus grande affinité pour les nodules de carcinose alors que la forme libre de mTHPC ciblait tous les tissus. Le mTHPC (meta-tetra(hydroxyphenyl)chlorin) a été utilisé dans une étude précédente pour montrer l'efficacité des VEs. De plus, nous nous sommes aussi intéressés à la grande avancée depuis 15ans dans le traitement des carcinoses péritonéales : la technique PIPAC « Chimiothérapie Intra- Péritonéale Pressurisée par Aérosols » qui consiste à délivrer pendant une coelioscopie, au bloc opératoire, une chimiothérapie pour contrôler une carcinose péritonéale et peut être rendre des cas opérables secondairement. Cette méthode s’est avérée améliorer la biodisponibilité locale de la chimiothérapie dans les nodules péritonéaux par rapport au lavage péritonéal classique. Aussi, la concentration en chimiothérapie utilisée serait moins importante. C’est pourquoi, l'objectif est de comparer l’effet de cette technique PIPAC à la simple injection en intrapéritonéale pour l’administration des VEs chargées en chimiothérapie comparée à la forme libre sur l’évolution de la carcinose péritonéale d’origine colique et ovarienne.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus seraient de trouver une alternative au traitement classique de la carcinose péritonéale (chirurgie de cytoréduction suivie d'une CHIP (chimiothérapie hyperthermique intrapéritonéale) qui ne peut être pratiqué sur tous les patients. De plus, ce traitement alternatif engendrerait moins d'effets secondaires car la quantité en chimiothérapie serait moins importante et l'utilisation des VEs permettrait une thérapie ciblée sur les cellules cancéreuses.

Procédures

Les souris vigiles seront soumis à une injection de cellules cancéreuses en intrapéritonéale (1 fois 30 secondes). Elles seront soumises à un traitement soit par injection intrapéritonéale (1 à 2 fois par semaine 30 secondes) (de la chimiothérapie sous forme libre ou dans le VEs) soit par PIPAC (de la chimiothérapie sous forme libre ou dans le VEs) (1 fois 30minutes) sous anesthésie générale (une injection sous-cutanée de buprénorphine (1 fois 30 secondes) puis injection intrapéritonéale d'un mélange kétamine (100mg/kg) zylazine (10mg/kg) (1fois 30 secondes). Puis sous anesthésie, ils auront un suivi non invasif par bioluminescence pour suivre l'évolution tumorale (3 fois 20 minutes pour les bal/c; 12 fois 20 minutes pour les C57BL/6). A la fin de l'expérience elles auront une injection sous-cutanée de buprénorphine (1 fois 30 secondes) puis 30 minutes après elles seront sous anesthésie générale (isoflurane à 30%) pour réaliser un prélèvement intracardiaque de sang qui permettra une analyse postmortem.

Impact sur les animaux

A la suite de l'injection intrapéritonéale des cellules cancéreuses, les souris développeront une carcinose péritonéale qui sera suivie au cours du temps par bioluminescence car les cellules injectées expriment la luciférase. Ce suivi sera indolore mais peut engendrer un stress pour l'animal. Aussi, d'après notre expérience sur les modèles de carcinose péritonéale, les animaux ne souffrent pas de la maladie et le suivi par bioluminesce nous permettra d'arrêter la maladie avant qu'elle n'évolue trop. Enfin, nous pourrons observer un risque de mortalité chez les souris qui auront la PIPAC car nous devrons effectuer une laparotomie et, la procédure de PIPAC dure 30 minutes, alors que les autres groupes recevront une simple injection intrapéritonéale. C'est pour cela que les groupes qui auront la PIPAC seront composés de 12 souris alors que les autres seulement de 10 souris.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à J14 ou à 12 semaines post-injection des cellules CT26-luc ou ID8-luc respectivement par ponction cardiaque puis dislocation cervicale sous anesthésie générale. Ce sera un prélèvement total de sang pour des analyses post mortem; mais aussi de tissus pour être analysés par le service d’anatomopathologie.

Remplacement

Pour le remplacement, nous ne pouvons remplacer le modèle murin car pour tester un éventuel traitement (ici analyser l’efficacité de la PIPAC et des VEs chargées en chimiothérapie) les expérimentations in vitro ne permettent pas de représenter la complexité d’un organisme vivant. Seul l'évaluation de l'effet de la chimiothérapie sous forme libre ou dans les VEs sera analysée in vitro sur les cellules. L'effet d'un traitement sur une monocouche de cellules cancéreuses in vitro nous permet de montrer l'efficacité de ce traitement sur ce type cellulaire mais le traitement devra être étudier in vivo pour être sûre de son efficacité dans un organisme vivant où il y a différents types cellulaires, et différents tissus qui seront touchés.

Réduction

Nous n'avons pas effectué de tests de puissance mais en dessous de 7 animaux par groupe, du fait des variations de nos modèles ou vitesse de propagation de la maladie il y a trop peu de données pour avoir un résultat solide. Compte tenu de notre expérience sur le modèle et de la variabilité observée, un nombre minimum de 10 animaux par groupe est nécessaire. , 12 quand il y a un risque de mortalité lié à la procédure réalisée. Ce sont des règles de bonne pratique pour toutes expériences en oncologie sur l’animal, utilisant des xenogreffes. Aussi, nous allons utiliser deux groupes de souris contrôles pour 4 groupes de traitement. Cela permettra de diminuer le nombre d'animaux. Enfin, le suivi par bioluminescence permet également une réduction du nombre d'animaux car cette technique permet un suivi longitudinal sur le même animal sans sacrifice à des temps intermédiaires.

Raffinement

Les animaux disposeront une période d'acclimation de 5 jours minimum et seront observés quotidiennement. Différents points limites seront particulièrement surveillés tels que la perte de poids, le comportement (yeux fermés, dos voûté, isolement), l’apparence physique (automutilation, plaies) et la gêne pour se déplacer qui seront notifiés dans un cahier de suivi des animaux 2 fois par semaine. Les souris seront hébergées en portoir ventilé avec alimentation standard classique Harlan 20.16) et eau stérile ad libitum. Cycle nycthéméral 12h jour/12h nuit Température : 22°C Aussi, les souris disposeront d’enrichissement tels que maison rouge, nids en papier kraft ou buchette de bois à ronger pour leur permettre d’exprimer tout le comportement social normal d’une souris et ainsi améliorer leurs conditions d’hébergements. En cas d’atteinte des points limites, ils seront alors exclus de l'expérience dans les 24heures.

Choix des espèces

Il s’agit de souris femelles immunocompétentes (BALB/c ou C57BL6). Ces types de souris sont utilisés largement dans la recherche en cancérologie pour sa capacité d’incrémenter l’incidence tumorale après injection des cellules cancéreuses. Nous utiliserons des BALB/c pour créer une carcinose colique (lignée cellulaire CT26) et des C57BL6 pour créer une carcinose ovarienne (lignée cellulaire ID8). Les souris seront utilisées à l’âge de 7-8 semaines pour ne pas interagir avec les processus de vieillissement et pour qu’elles ne soient pas trop jeunes pour supporter la chimiothérapie.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
Souris : 6520
Rats : 320
Souffrances
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▲ 2520
▲ 400
▲ 3920
Devenir
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 6840

6840 souris et rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance allant de léger à sévère, 3920 en gravité sévère. Les souris sont intoxiquées par la neurotoxine MPTP et les rats par la 6-OHDA pour reproduire une maladie de Parkinson, puis traités par divers agents et soumis à des analyses comportementales non précisées et d'imagerie avant une mise à mort par ponction cardiaque. Le porteur indique que l'anesthésie peut provoquer détresse respiratoire, hypothermie et mort soudaine. Il présente le développement de traitements neuroprotecteurs comme un "besoin" majeur et ces modèles chimiques et transgéniques comme le moyen de prouver l'implication de la ferroptose.

Objectifs

Les maladies Neurodégénératives, comme la maladie d’Alzheimer, la maladie de Parkinson ou la sclérose latérale amyotrophique (ou maladie de Charcot), sont définies par une perte anormale des neurones. L’un des plus grands besoins actuellement en santé dans le monde est le développement de traitements de neuroprotection c’est à dire susceptible d’éviter la perte de ces neurones et donc la progression de ces maladies. Il n’existe actuellement aucun traitement neuroprotecteur dans la maladie de Parkinson. Le présent projet vise à tester des modèles de perte des neurones induits soit par des toxiques soit par des manipulations génétiques dans lesquels nous déterminerons les marqueurs radiologiques et d'imagerie de la perte des neurones et nous testerons des traitements de neuroprotection afin de valider leurs intérêts pour les tester dans des essais thérapeutiques humains.

Bénéfices attendus

Nous espérons démontrer la prédominance de la ferroptose dans ces conditions pathologiques de toxiques environnementaux et de transgénèse tout en validant des nouvelles stratégies thérapeutiques en comparant leur performance et en associant des biomarqueurs théragnostiques translationnels à la fois radiologiques et biologiques.

Procédures

3840 souris C57BL6J seront intoxiquées par une neurotoxine (le MPTP) mimant la maladie de parkinson ainsi que 80 souris ACSL4/CreDAT. Cette intoxication a lieu une seule fois par voie intrapéritonéale. L'ensemble des animaux C57BL6J intoxiqués seront ensuite traités par les différents agents thérapeutiques selon 3 modes d'administration (IP, IN, ICV). 320 rats WISTAR seront intoxiqués par une neurotoxine (la 6 OHDA) mimant la maladie de parkinson par voie intracérébroventriculaire. Cette chirurgie a lieu une seule fois. L'ensemble de ces animaux seront ensuite traités par les différents agents thérapeutiques selon le meilleur mode d'administration déterminédans le modèle de souris MPTP. 200 souris seront intoxiquées avec une autre neurotoxine (le RSL3) mimant la maladie de parkinson par voie intracérébroventriculaire en dose unique, par voie intranasale ou intrapéritonéale en dose unique ou en doses répétées n'excédant pas 3 administrations / semaines. 80 souris ACSL4/CreDat1 subiront une chirurgie dans le but d'administrer les PFF. Cette intervention sera réalisée qu'une seule fois. 1920 souris GPX4/CreDAT1 seront traitées soit par voie intrapéritonéale, intracérébroventriculaire ou intranasale par les différents agents thérapeutiques ainsi que 320 souris Thy1-asyn. L'ensemble de ces animaux seront évalués sur le plan comportementale et d'imagerie du vivant avant leur mise à mort avec prélévement sanguin intracardiaque. Les administrations en IP et en IN dureront 5 minutes / animal, les injections ICV n'excéderont pas les 30 minutes. Les analyses comportementales dureront de 30 minutes à 1 heures et les analyses en imagerie du vivant n'excéderont jamais 2h30.

Impact sur les animaux

L'induction des neurotoxines chez nos animaux et des différents agents thérapeutiques peuvent entraîner des signes de gênes ou d'inconfort. Au moindre comportement inhabituel de nos animaux, nous procéderons à une surveillance plus stricte et en cas d'atteintes des points limites, nous procéderons à la mise à mort de nos animaux. Lors des actes de chirurgie et d'analyse en imagerie, l'induction de l'anesthésie peut provoquer des détresses respiratoires et une hypothermie pouvant conduire à la mort soudaine de nos animaux. Pour réduire au maximum le nombre de décès chez nos animaux lors de ces différentes approches, nous veillerons sur leur état général tout au long de ces procédures en contrôlant leur température corporelle et en les maintenant à une température optimale grâce à une couverture chauffante. En cas d'atteinte des points limites, les animaux seront mis à mort.

Devenir

L'ensemble de ces animaux seront évalués sur le plan comportementale et d'imagerie du vivant avant leur mise à mort avec prélévement sanguin intracardiaque. Dans un souci de réduction du nombre d'animaux utilisés au cours de ce protocole, nous avons intégré dans la mesure du possible, les animaux a toutes les procédures mises en oeuvre dans ce projet.

Remplacement

Les différentes molécules inhibitrices de ferroptose, encapsulées ou non dans les nanocapsules, seront testées et leur mode d’action étudiés sur les cultures cellulaires disponibles au laboratoire avant d’être utilisés chez l’animal

Réduction

Nous veillerons à réaliser les études comportementales, d'imagerie et histologiques sur les mêmes animaux quand cela est possible afin de réduire le nombre d'animaux utilisés

Raffinement

Les conditions d’hébergement seront optimisées avec le maintien d'un cycle jour/nuit (12h/12h), d'une température comprise entre 20°C et 24°C ainsi qu'une hygrométrie comprises entre 40 et 70%. Un suivi quotidien des animaux sera effectué pour surveiller l’apparition éventuelle de souffrance ou de points limites pour lesquels des décisions adaptées seront prises.

Choix des espèces

L’utilisation du MPTP (en IP) chez la souris ou de la 6OHDA (en intracérébrale) chez le rat permettent d’induire des symptômes avec une atteinte sélective des neurones dopaminergiques reproductible. Ces modèles induits de la MP dont nous maitrisons au laboratoire seront comparés avec les modèles transgéniques GPX4 floxed, ACSL4 floxed, CreDAT qui permettront de prouver l’importance de la ferroptose dans la MP et leur degré de réversibilité sous traitement. Les souris C57BL/6 utilisés dans le cadre des modèles MPTP sont âgées de 12 semaines, 20 semaines et de 52 semaines. Les rats WISTAR auront un poids compris entre 180 et 200g soit âgés d’environ 4 semaines. Les souris Thy1-asyn sont âgées de 8 mois au début de l’expérimentation et suivies jusque 14 mois. Les souris ACSL4/Cre DAT1 et GPX4/Cre DAT1 seront utilisés dès l’âge de 8 semaines Nous analyserons le phénotype des animaux en termes de comportement général et de viabilité, d’histologie (neurodégénérescence et synucleinopathie, imagerie IRM et Pet scan Cu ATSM. L’objectif est de démontrer une neuroprotection dopaminergique. L’induction par tamoxiphene sera réalisée dès les premiers mois de vie.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
Souris : 960
Souffrances
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▲ 960
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Devenir
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 960

960 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles subissent une implantation stéréotaxique de sondes de microdialyse ou de canules, puis une microdialyse de quatre heures ou des tests comportementaux, le labyrinthe en croix surélevé et le test de nourriture en milieu nouveau, pour étudier la transmission GABAergique dans la réponse aux antidépresseurs. Le porteur qualifie les nuisances de très faibles et affirme que le cerveau est dépourvu de fibres sensibles à la douleur. Il conclut que l'usage de la souris est "indispensable", seul un animal entier vivant et vigile permettant selon lui d'appréhender ces réponses.

Objectifs

Les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS, dont la fluoxétine) affectent le fonctionnement de différentes zones cérébrales pour induire l'effet antidépresseur. Parmi elles, l'hippocampe est une structure cérébrale clé à l'interface de différentes fonctions : cognition, émotion, ou encore régulation hormonale. Il est donc important de comprendre comment les ISRS affectent le fonctionnement des différents types de neurones qui composent l'hippocampe. Parmi eux, les interneurones du gyrus dentelé sont une cible de choix. En effet, ils sont un lien avec beaucoup d'autres neurones de l'hippocampes grâce à leurs nombreuses connexions. Ils expriment aussi le récepteur 5-HT3 de la sérotonine ce qui les rend sensibles aux élévations de la transmission sérotoninergique induites par un ISRS. Enfin, le rôle des interneurones GABAergiques est controversé quant à leur lien avec les jeunes neurones issus de la neurogenèse adulte hippocampique qui est un élément important de la réponse aux antidépresseurs. Ce travail vise donc à évaluer dans un premier temps comment un traitement chronique avec un ISRS affecte la transmission gabaergique et si cette transmission affecte la réponse comportementale au traitement antidépresseur. Dans un second temps nous évaluerons si l’ablation génétique de la neurogenèse hippocampique affecte cette transmission gabaergique.

Bénéfices attendus

La compréhension de l'implication de transmission gabaergique de la réponse aux antidépresseurs est un élément important dans la compréhension globale de la réponse aux antidépresseurs. Si cette compréhension s'est approndie largement sur les systèmes monoaminergique et plus récemment sur le sytème glutamatergique, le système gabaergique n'est à ce jour que peu étudié dans le cadre de la réponse aux traitements antidépresseurs. Ceci peut paraitre étonnant tant l'utilisation des benzodiazépine est courante dans la pratique clinique pour traiter les commorbidités anxieuses chez des patients dépressifs notamment en début de traitement avec un antidépresseur.

Procédures

Les animaux auront une implantation stéréotaxique soit de sondes de microdialyse soit de canule d'administration locale. Les animaux seront soit dialysés (4h) soit seront évalués dans un test comportemental (le labyrinthe en croix survélévé (5min) ou le test du novelty suppressed feeding (6min)) après administration locale de la molécule d'intérêt. Dans le cas de la microdialyse la chirurgie prend une tretaine de minutes il en va de même pour l'implantation du guide canule pour l'adminstration locale.

Impact sur les animaux

Les nuisances pour ces animaux sont très faibles. Pour l'axe comportemental, les administrations locales seront réalisées par du personnel qualifié à ces techniques et les tests comportentaux n'impliquent pas de douleur ou de durée d'expérimentation déraisonnable. Les implantations intracérébrales constituent une gène légère pour l'animal. Le cerveau est dépourvu de fibres sensibles à la douleur, à titre d'exemple des chirurgies similaires sont réalisée chez l'humains sous simple anesthésie locale.

Devenir

Euthanasie des animaux à l'issue de chaque procédure, pour vérification anatomique des implantations.

Remplacement

L'utilisation de souris est indispensable pour ce projet. L'évaluation de processus complexes qui induisent une réponse neurochimique ou comportementale n'est à ce jour pas modélisable. Ainsi seul un animal entier vivant et vigile permet d'appréhender ces éléments.

Réduction

Le calcul de puissance effectué pour les expériences de microdialyse a été réalisé avec le logiciel biostatGV. Les concentrations de GABA et de glutamate dans les dialysats sont attendues avec un écart type estimé à 20 % (issue des données de la littérature et de notre propre expérience) et la possibilité de discriminer un effet de 25% a été envisagé. Une puissance de 0,9 et un alpha de 0,05 ont été choisis. Ceci indique 14 animaux par groupe nombre qui est augmenté à 15 pour pallier aux aléas expérimentaux. Une approche statistique sera envisagée par analyse de la variance entre les différents groupes d'animaux suivis pas des tests post-hoc adéquat. Les seuils de significativité seront fixés à *p

Raffinement

Un anesthésique (hydrate de chlorale) est utilisé pour effectuer l'implantation des sondes de microdialyse. Le cerveau est un organe dépourvu de fibres nerveuses libres dédiées à la nociception, bien qu'invasive cette chirurgie se révèle mineure pour les animaux

Choix des espèces

L'utilisation de de souris est nécessaire pour ce projet en particulier la souche 129 Sv Tac par son niveau basal faible de negenèse adulte hippocampique. Les animaux entreront dans le protocole expérimental lorsqu'ils seront agés de 8 à 10 semaines.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Multisystémique
    • Oncologie
Souris : 60
Souffrances
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▲ -
▲ 30
▲ 30
Devenir
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 60

60 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. Elles reçoivent des injections sous-cutanées cinq jours sur sept de J5 à J56 et sept tests neurocomportementaux dont le porteur ne précise pas la nature, pour tester un transporteur synthétique de cuivre contre la maladie de Menkès. Les souris malades non traitées présentent des défauts de croissance et un risque de mort par rupture aortique, et toutes sont tuées à J56 pour prélèvement des organes. Le porteur affirme qu'aucune alternative in vitro n'existe et conclut à la "nécessité" de recourir à la souris vivante.

Objectifs

La maladie de Menkès est une maladie rare causée par un défaut de transporteur de cuivre (ATP7A) au niveau des barrières intestinales, placentaires et cérébrales causant alors de nombreuses altérations des fonctions biologiques et un décès dans les premières années de vie. Les traitements actuels sont inefficaces et le devenir des enfants atteints reste extrêmement pauvre. Dans le contexte de cette maladie, l’obstacle du passage au niveau des barrières intestinales et cérébrales est responsable de la pathologie. Le développement et l’étude des nanoparticules ont montré qu’elles avaient une capacité de diffusion inter et intracellulaire augmentée grâce à leur faible taille leur permettant alors de traverser la barrière hématoencéphalique. Dans ce cas l’utilisation d’un transporteur synthétique de cuivre serait une solution thérapeutique. Dans un projet précèdent, nous avons démontré son passage cérébral par l’augmentation de la quantité de cuivre dans le cerveau de souris malades traitées avec le « médicament ». Ces premières études ont montré la tolérance au transporteur ayant permis de déterminer la dose et le rythme optimal d’injection. Le but de ce projet est alors d’optimiser les effets de l’administration répétées chez les souris atteintes sur la biodisponibilité du cuivre et la restauration des fonctions altérées des animaux malades. L’objet de cet avenant porte sur l’ajout d’un groupe d’étude composé de 10 animaux atteints traitées avec du cuivre-histidine, traitement actuel inefficace de la maladie. En effet, bien que le cuivrehistidine restaure une concentration normale de cuivre dans le sang, ce dernier n’atteint pas le cerveau et ne permet donc pas de restaurer les atteintes neurologiques. Nous voulons donc montrer que notre traitement expérimental sera plus efficace que le traitement actuel de la maladie.

Bénéfices attendus

Chez les animaux malades traités avec le Transporteur synthétique de cuivre : 1) Restauration des fonctions altérées, 2) Restaurations des fonctions cognitives principales, 3) Amélioration de la survie, 4) Restaurations des troubles squelettiques observés. L'objectif de ce projet est de produire un médicament capable de soigner des enfants porteurs de la mutation et qui ont une espérance de vie très réduite.

Procédures

1/Injections sous cutanées répétées de médicament ou placebo 5 jours sur 7 à partir de J5 et ce jusqu’à la fin du protocole à J56. 2/Tests neurocomportementaux au nombre de 7 allant de J3 à J56

Impact sur les animaux

Chez les animaux malades non traités avec le TSC : défauts de croissance et difficultés d'alimentation, risque de mort des animaux non traités par rupture/anévrismes aortiques. Chez les animaux malades traités avec le TSC, une toxicité liée au produit peut apparaitre mais cela n'a encore jamais été observé dans les études que nous menons depuis juillet 2020. Des études de recherche de toxicité in vitro sur cellules hépatocytaires sont en cours.

Devenir

L’ensemble des animaux du protocole (60 animaux) seront gardés en vie après chaque procédure et ce jusqu’à la fin du protocole (fixé à J56 d’âge) afin de suivre l’évolution des animaux malades en réponse au traitement médicamenteux. L’âge de survie des animaux mutants non traités ou traités avec un placebo est comprise entre 3 et 5 semaines d’âge. En fin de protocole, les animaux seront mis à mort et tous les organes d'intérêt seront rapidement prélevés et conditionnés afin de réaliser des analyses biochimiques, enzymologiques et anatomopathologiques.

Remplacement

Il est nécessaire d’étudier l’efficacité du transporteur synthétique du cuivre (TSC) sur des animaux vivants car l’objectif principal de l’étude est de montrer que ce traitement permet une pénétration du cuivre au niveau cérébral et une restauration des fonctions cérébrales liées aux cuproprotéines cérébrales. Le seul traitement actuel (administration parentérale d’histidinate de cuivre) permet de traiter les tissus non neurologiques des patients, donc sans effet sur le cerveau. L’intérêt majeur du TSC réside donc dans sa capacité à franchir la barrière hématoencéphalique ce qui conduit à l’hypothèse qu’il pourra restaurer ainsi les fonctions cérébrales des sujets atteints. Les études préliminaires ont montré un dosage du cuivre plasmatique en hausse chez les animaux traités à l’aide du TSC ainsi qu’une accumulation de cuivre au niveau cérébral (colorations par rhodanine (analyse laboratoire Anatomopathologie, CHRU Nancy-Brabois). Il n’existe pas d’alternative d’approche in vitro car le projet porte sur l’étude de l’allongement de la durée de vie et l’amélioration du comportement de l’animal porteur de la maladie de Menkès en fonction de la réponse au traitement.

Réduction

L’étude comportementale portera sur 60 souris de laboratoire, réparties en 6 groupes de 10 mâles dont 2 groupes de 10 souris saines et 4 groupes de 10 souris malades. Cette cohorte de 60 souris mâles sera étudiée et mise à mort une fois les tests comportementaux terminés, à l’âge de 2 mois. L’étude sera réalisée avant 2 mois si les points limites sont atteints avant cette échéance. Il s'agit du nombre d'animaux nécessaires pour mener à bien cette étude afin d’obtenir une puissance statistique suffisante. Au final, 40 mâles hémizygotes et 20 mâles de type sauvage seront issus des accouplements de 40 femelles hétérozygotes à 40 mâles de type sauvage, et 20 femelles de type sauvage à 20 mâles de type sauvage, cela afin de garantir une indépendance totale des échantillons (en se basant sur l’unité indépendante correspondant à la portée). Ainsi environ 420 animaux seront générés dans le contexte de cette étude mais seuls les mâles hémizygotes ou de type sauvage seront mobilisés pour le protocole expérimental. Les animaux surnuméraires de type sauvage et ne subissant aucun traitement, seront attribués à d’autres projet après accord du vétérinaire référent

Raffinement

Les procédures expérimentales auront lieu au sein de l'animalerie, dans un environnement sécurisant pour les souris. Ces 2 procédures comprennent 1/ la gestion de la lignée mutante qui présente un phénotype dommageable pour l’animal et 2/ l’injection du transporteur synthétique du cuivre par piqure sous-cutanée et répétée 5 fois par semaine, associée à 7 séries de tests comportementaux, puis une mise à mort des animaux pour prélèvement des organes. Une procédure d’estimation et suppression de la douleur est mise en place : différents éléments visuels chez l’animal sont évalués afin d’établir un score qui permet d’anticiper et d’éviter d’atteindre les points limites déterminés au préalable, et qui tient compte des signes éventuels de mal-être (isolement, yeux fermés, dos voûté, poils hérissés, immobilité, perte de poids, yeux et abdomen creux). Plus globalement, les animaux malades non traités subiront comme les autres l'ensemble des procédures expérimentales mais ils seront surveillés avec encore plus d'attention afin d'anticiper au mieux les points limites.

Choix des espèces

La souris ATP7AMoblo est le seul modèle de mutation spontanée permettant une étude de cette pathologie génétique. D’autre part, ce choix se justifie par la possibilité de faire des liens avec d’autres modèles transgéniques murins d’autres maladies métaboliques Les géniteurs ont été produits par le Jackson Laboratory, puis importés en France en mai 2020 par la société Charles River avant d’être livrés à l’ACBS où la lignée est maintenue. Il s’agit de la lignée B6Ei.Cg-Atp7aMo-blo/J établie sur fond génétique C57Bl/6J Nous focaliserons l’étude sur les souriceaux durant la lactation des souris mères et jusqu’au-delà du sevrage, à J56, correspondant à la fin du dernier test comportemental. En effet, durant cette période nous pourrons évaluer l’efficacité du traitement sur l’évolution de l’activité neurocomportementale des animaux en réponse au traitement médicamenteux.

Etude de toxicité aigüe chez le rongeur

(NTS-FR-415298v1 – 08/06/2022)
  • Recherche appliquée
    • Toxicologie (hors obligations réglementaires)
Souris : 18
Souffrances
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▲ 18
Devenir
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 18

Jusqu'à 18 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Chaque femelle reçoit un gavage unique d'un composé de toxicité inconnue puis des pesées, selon la ligne directrice 423 de l'OCDE, les effets pouvant aller jusqu'à la perte de poids, l'immobilité et une respiration altérée, avec mise à mort si un point limite est atteint. L'objectif est d'évaluer la toxicité aiguë orale d'un composé destiné à traiter la mucoviscidose. Le porteur affirme qu'"il n'existe pas de méthode alternative" à ce test réglementaire.

Objectifs

L'objectif de ce projet est de déterminer la toxicité aiguë orale d'un composé pour le traitement de la mucoviscidose. Pour évaluer sa potentielle toxicité, nous utiliserons la méthode décrite dans la ligne directrice 423 de l'Organisation de Coopération et de Développement Economiques (OCDE). Il s'agit d'un processus séquentiel utilisant trois à six animaux d’un seul sexe par dose. Suivant l'apparition de point limite déclenchant la mise à mort des animaux et/ou l’état moribond des animaux, deux à quatre étapes sont en moyenne nécessaires pour évaluer la toxicité aiguë de la substance. Cette procédure est reproductible, utilise un maximum de 6 à 18 animaux et, comparée aux autres méthodes de toxicité aiguë (Lignes directrices 420 et 425), elle permet de classer des substances par ordre de toxicité de façon similaire. La ligne directrice 423 est basée sur des évaluations biométriques avec des doses prédéterminées, convenablement séparées pour permettre de classer une substance pour des besoins de classification et d’évaluation des dangers.

Bénéfices attendus

La mucoviscidose est une maladie héréditaire monogénique autosomique récessive grave affectant chaque année un nouveau-né sur 4200 en France. Chez les patients atteints de mucoviscidose, le dysfonctionnement du canal ionique « cystic fibrosis transmembrane conductance regulator » (CFTR) modifie le mucus, qui devient visqueux et adhère aux parois des bronches et du tube digestif. Ce mucus hyper concentré entraîne la compression et l’immobilisation des cils des cellules épithéliales des bronchioles, ce qui ralentit la clairance pulmonaire. Le composé évalué dans cette étude constitue une approche médicale pour faciliter la clairance muco-ciliaire chez les patients atteints de mucoviscidose, ce nouveau traitement permettra d'avoir un bénéfice direct pour les patients et leur entourage ainsi qu'un bénéfice pour la société ayant d'importantes conséquences médico-sociaux-économiques.

Procédures

Les souris vigiles seront soumises à un gavage unique, à l'aide d'une sonde souple, qui durera moins de 30 secondes et à trois pesées d'une durée de moins de 30 secondes.

Impact sur les animaux

La préhension et le gavage de l’animal peut induire un stress d'intensité faible et d'une durée environ 30 secondes. Concernant les effets indésirables du composé dont nous ne connaissons pas la toxicité, nous posons l'hypothèse que des effets indésirables de gravité légère à sévère (apparence, perte de poids, inactivité ou une mobilité réduite, respiration modifiée) de durée variable allant de quelques minutes à plusieurs heures peuvent être observés. En cas d'effet indésirables sévères et de points limites définis, les animaux seront mis à mort.

Devenir

A la fin de la procédure, les animaux seront mis à mort et autopsiés pour observer d'éventuelles lésions.

Remplacement

L'objectif étant de déterminer la toxicité aigüe d'un composé, il n’existe pas de méthode alternative à la réalisation de ce projet, ceci impose d'avoir recours à des animaux pour atteindre l'objectif.

Réduction

Conformément à la ligne directrice de l'OCDE 423, chaque dose inclut 3 à 6 souris maximum, en fonction des effets observés sur les animaux et des doses qui seront testées, le projet utilisera un total de 6 à 18 souris maximum. Aucune analyse statistique ne sera réalisée.

Raffinement

Les souris seront acclimatées durant 4-7 jours à l'animalerie avant d'être incluses dans la procédure qui a été conçue de manière à minimiser les dommages causés aux animaux. Il s'agit d'une procédure de classe sévère. Du stress pourra être généré lors la préhension des animaux pour le gavage et les pesées (durée de moins de 30 secondes par animal). Les animaux seront suivis tout au long de la procédure. Un monitoring continu des animaux sera réalisé durant les 30 premières minutes suivant le gavage, puis 4 fois par heure durant les 4 premières heures, puis une fois toutes les heures et ensuite quotidiennement pendant 14 jours après l'administration. Un registre de soins incluant des critères spécifiques de suivi a été mis en place afin de déterminer toute douleur ou souffrance afin de mettre en place une analgésie adaptée permettant de soulager les animaux.

Choix des espèces

Les rongeurs (rat et souris) sont les espèces les plus couramment être utilisées pour les études de toxicité et qui sont recommandées dans les lignes directrices de l'OCDE. Des femelles nullipares et non gravides, âgées de 8 à 12 semaines, seront utilisées conformémant aux recommandations de la ligne directrice de l'OCDE 423.

  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 150
Souffrances
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▲ 150
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Devenir
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 150

150 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent des injections intraveineuses de vecteurs viraux et d'un Nanoprimer dans la veine caudale, puis des prélèvements sanguins hebdomadaires pendant un à trois mois, avant d'être tuées pour prélever leurs organes. L'objectif est d'évaluer un produit censé réduire les doses de vecteurs de thérapie génique et leur toxicité pour le foie. Le porteur affirme que les modèles in vitro ne reproduisent pas la complexité des interactions in vivo.

Objectifs

La thérapie génique consiste à introduire un gène « médicament » dans des cellules pour traiter une maladie. Pour véhiculer ce gène, les vecteurs viraux, et en particulier les virus adéno-associés (AAVr) constituent des outils de choix comme en atteste la commercialisation de trois produits de thérapie génique utilisant les vecteurs AAV (Luxturna®, Glybera® et Zolgensma®). Une seule injection d’AAVr permet une expression à long terme du gène thérapeutique. Cependant, l’administration de l’AAV par voie intraveineuse (IV) peut induire une élimination rapide du gène « médicament » par le foie. Pour compenser cette élimination, de fortes doses de vecteurs sont nécessaires afin de toucher les tissus cibles comme les muscles squelettiques, le cœur, les poumons etc…). Par ailleurs, il a été rapporté que chez les patients que ces fortes doses de vecteur peuvent induire des effets indésirables liés à une toxicité dans le foie. Cette toxicité a entraîné dans certains cas la suspension des essais cliniques. Dans cette étude, nous proposons de tester un Nanoprimer® (Curadigm) en combinaison avec notre vecteur AAV pour d’une part diminuer son élimination par le foie et favoriser l’atteinte de tissus-cibles tels que les muscles squelettiques et d’autre part, prévenir l’hépatotoxicité liée à la forte concentration du vecteur après son injection. L’objectif scientifique de ce projet est de développer une stratégie pour diminuer les doses de vecteur de thérapie génique injecté et prévenir une éventuelle hépatotoxicité.

Bénéfices attendus

Ce projet va permettre de développer une stratégie pour diminuer les doses de vecteur de thérapie génique injecté et prévenir une éventuelle hépatotoxicité et permettre ainsi d’améliorer les traitements de thérapie génique à l’aide d’AAVr.

Procédures

Les souris seront injectées en IV dans la veine caudale avec dans un premier temps 100 µl de PBS ou d’AAV. Selon les groupes d’animaux, 150µl de Nanoprimer seront injectés 10 minutes après l’injection d’AAV puis à J+2 et J+5. Pour ces injections, les souris seront placées dans un tunnel de contention. Pour limiter le désagrément de la piqûre, un anesthésique local de type crème EMLA sera appliqué juste avant la procédure. Un prélèvement sanguin sera réalisé la semaine avant les injections puis toutes les semaines jusqu’à l’euthanasie pour les animaux suivis pendant 1 mois. Pour les souris suivies pendant 3 mois, les prélèvements seront espacés tous les 15 jours au bout du premier mois et ce jusqu’à la fin du protocole. Le prélèvement n’excédera pas la quantité recommandée par animal par semaine soit 7.5% du volume sanguin total. Les animaux seront anesthésiés dans une cage à induction, puis transférés sur une planche chauffante équipée d’un masque anesthésique. Le sang sera prélevé au niveau de la veine jugulaire par du personnel compétent pratiquant ce geste en routine. Conformément à la réglementation, la mise à mort des animaux sera réalisée sur des souris isolées visuellement et phoniquement du reste des animaux. Les animaux en attente, resteront dans leur cage et salle d’hébergement. Afin de réaliser des études post mortem, les animaux subiront une anesthésie gazeuse préalable suivie d’une décapitation qui sera systématiquement réalisée par du personnel compétent pratiquant cette technique en routine.

Impact sur les animaux

Les vecteurs AAV et le Nanoprimer ont tous déjà été administrés chez la souris à des doses supérieures ou égales à ce qui est envisagé dans ce projet, sans observation de signe clinique notable. L’injection en intra veineuse dans la veine caudale engendre une légère douleur due à la piqure. Pour limiter le désagrément, un anesthésique local de type crème EMLA sera appliqué juste avant la procédure. Pour le prélèvement sanguin, la souris sera sous anesthésie gazeuse et ne pourra donc pas ressentir de douleur. Une légère douleur au point de prélèvement due à la piqure peut être ressenti après le réveil. Pour l’euthanasie, les souris seront sous anesthésie gazeuse que ce soit pour la dislocation des cervicales ou la décapitation

Devenir

Mise à mort pour prélèvement d'organes pour des études post mortem.

Remplacement

Les modèles in vitro ne peuvent s'approcher de la complexité des interactions entre le vecteur et l’environnement biologique in vivo et rendent donc difficile la reproductibilité de ces résultats in vivo. L’utilisation de la souris est donc justifiée pour évaluer ces différents paramètres.

Réduction

Dans le contexte de cette étude pilote, le nombre d’animaux est réduit au strict minimum pour avoir suffisamment de données pour une suite ou non de ce projet. En première intention, 110 souris réparties sur 11 groupes seront utilisées pour tester le Nanoprimer et l’AAV8 avec deux doses différentes. Selon les résultats obtenus, des analyses supplémentaires pourraient être étendues à d’autres sérotypes d’AAV cliniquement pertinents comme l’AAV9. Dans ce cas, 4 groupes représentant un total de 40 souris supplémentaires seraient injectés.

Raffinement

Le bien-être animal et le raffinement des procédures passera par de bonnes conditions d’hébergements, un suivi quotidien des animaux, l’instauration de points limites pertinents et précoces ainsi que la mise en place de mesures adaptées (anesthésie, analgésie etc.).

Choix des espèces

Dans la majorité des études de thérapie génique, une espèce mammifère est requise pour avoir une pertinence clinique. L'utilisation de la souris est justifiée à la fois par la possibilité de constituer des groupes suffisamment larges pour effectuer des analyses statistiques. Par ailleurs, l’utilisation de souris est justifiée par la disponibilité de nombreux modèles murins transgéniques mimant des pathologies pouvant être traitées par thérapie génique. La preuve de concept de l’utilisation du nanoprimer co-injecté avec le vecteur de thérapie génique pourra être étendu à différents modèles de maladies. Notre étude sera réalisée sur de jeunes adultes d’environ 8 à 12 semaines.

  • Recherche fondamentale
    • Organes sensoriels
    • Système immunitaire
Souris : 720
Souffrances
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▲ 720
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Devenir
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 720

720 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent des applications cutanées répétées de la bactérie Staphylococcus aureus, d'imiquimod, de calcipotriol et de l'allergène DNFB, ainsi que des injections de toxine diphtérique, pour induire psoriasis, dermatite atopique et eczéma de contact, avec un risque de nécrose cutanée. L'objectif est d'étudier la réponse immunitaire mémoire de la peau. Le porteur affirme que cette réponse tissulaire ne peut être remplacée par des modèles in vitro.

Objectifs

Staphylococcus aureus (S. aureus) est une bactérie colonisant la peau des patients atteints de dermatite atopique (DA) et de psoriasis (Pso). Des données cliniques montrent que S. aureus aggrave la DA, mais il n’y a pas d’évidence pour le Pso. La compréhension des mécanismes par lesquels la bactérie aggrave une inflammation cutanée plutôt qu’une autre permet de définir de nouvelles stratégies thérapeutiques ciblées sur ces mécanismes. Des résultats préliminaires obtenus dans un modèle murin montrent qu'une souche de S. aureus isolée de patients atteints de DA, est capable d’induire une inflammation cutanée de type DA, ainsi qu’une infiltration de lymphocytes T. D’autres résultats montrent que la réponse mémoire à S. aureus diffère dans des modèles sans inflammation cutanée préalable, des modèles de Pso ou de DA. Mais le rôle des lymphocytes T induits par S. aureus dans ces modèles est actuellement inconnu. Un modèle d'eczéma allergique de contact (EAC), fort pourvoyeur de lymphocytes T, sera également inclus. L’objectif principal du projet est de caractériser la réponse mémoire à S. aureus dans les différentes conditions d’inflammation cutanée (DA, Pso ou EAC) afin de trouver de nouveaux mécanismes par lesquels S. aureus est capable d’aggraver la DA. Les objectifs des procédures sont : (i) caractériser l’infiltration de lymphocytes T induite par S. aureus dans des modèles de Pso, de DA et d’EAC ; (ii) caractériser le rôle de l’infiltration de lymphocytes T dans la réponse d’hypersensibilité à S. aureus et son rôle protecteur lors d’une réexposition à la bactérie.

Bénéfices attendus

Ce projet a pour objet l’étude des mécanismes impliqués dans la dermatite atopique (DA), une maladie complexe touchant jusqu’à 20% des enfants dans les pays occidentaux. Les bénéfices attendus sont multiples. 1. Comprendre l’interaction entre colonisation cutanée à S. aureus et réponse immunitaire cutanée ; 2. Corréler la qualité de la barrière cutanée (normale, inflammée type 2, 17 ou 1) et la réponse mémoire cutanée à S. aureus ; 3. Comprendre les mécanismes par lesquels S. aureus aggrave la DA. Ces analyses mécanistiques s’intrègrent dans la réflexion actuellement menée sur les thérapeutiques à développer pour traiter et/ou prévenir la DA chez l’homme. La compréhension des mécanismes par lesquels S. aureus pourrait aggraver une inflammation cutanée, selon la qualité de la barrière cutanée, devrait ouvrir des opportunités thérapeutiques ciblant 1. S. aureus et ses toxines, 2. le microbiote cutané commensal et 3. la réponse immunitaire cutanée à S. aureus. Ainsi ces données alimenteront la réflexion sur l’utilisation des inhibiteurs de toxines de S. aureus, la restauration de la barrière cutanée par l’utilisation d’émollients éventuellement associés à l’application de bactéries commensales ou de pré/probiotiques et l’utilisation de traitements ciblés sur les lymphocytes T résidents mémoires.

Procédures

Application de Staphylococcus aureus à J0, J2, J6 et J8 pour induire une réponse primaire (4 applications) et éventuellement une application à J60 (1 application). Durée 5 secondes par face. Application quotidienne de 10 µl d’imiquimod de J0 à J3 et J6 à J8 (7 applications). Durée 5 secondes par face. Application de 12.5 µl de calcipotriol par face d’oreille, à J0, J2, J6 et J8 (4 applications). Durée 5 secondes par face. Application de 5 µl/face d’oreille de DNFB 0.13% à J0, J2, J6 et J8 (4 applications). Durée 5 secondes par face. Injection intrapéritonéale d'un mélange dilué de kétamine et xylazine à J0, J2, J6 et J8 pour induire une réponse primaire (4 injections) et éventuellement une injection à J60 (1 injection). Durée de l'injection 5 secondes. Injection de toxine diphtérique diluée à J56 et J59, et J66 (3 injections). Durée de l'injection 5 secondes. Mesure de l'épaisseur quotidienne des oreilles. Durée de la mesure 3 secondes par oreille. Sédation par isoflurane 3,5% pendant 30 secondes. Pesée dans une boîte adaptée, durée 5 secondes par souris.

Impact sur les animaux

Les procédures mises en place ne devraient pas donner lieu à des troubles des fonctions corporelles ou de l'état général des animaux, toutefois les animaux sont surveillés 5 jours par semaine et tout animal qui présenterait des signes physiologiques anormaux (souris prostrées ou encore apparition de nécrose cutanée) suite à l’application cutanée des composés, serait mis à mort.

Devenir

Tous les animaux sont mis à mort et certains organes sont utilisés pour analyse de la reponse immunitaire

Remplacement

L’utilisation de modèles in vivo, animaux, ne peut être remplacée par d’autres modèles. Il s’agit d’une caractéristique de la biologie cutanée : nous analysons la réponse immunitaire tissulaire, et non systémique. Ainsi les modèles in vitro, s’ils tendent à être optimisés, ne permettent pas d’analyser la réponse mémoire tissulaire. Par ailleurs, les modèles humains ne sont pas développés pour cette thématique, limités par le nombre de prélèvements réalisables. Il n’existe pas d’autre modèle expérimental de DA, de Pso ou d'EAC avec colonisation cutanée par S. aureus. Les modèles de peau reconstruite, de plus en plus utilisés en biologie de la peau, ne permettent pas l’inclusion et la stabilité de cellules immunitaires de type lymphocytes T ; l’analyse en phase mémoire est actuellement impossible. Par ailleurs, l’étude des lymphocytes T résidents mémoires se fait nécessairement au sein d’un complexe immun cutané qui n’est aujourd’hui pas modélisé dans ces peaux reconstruites. Au niveau humain, isoler les mécanismes immunitaires induits par S. aureus chez des patients atteints de DA (ou d’autres pathologies cutanées) est évidemment impossible. Les méthodes d’exposition aux bactéries (type patch-tests) ne sont pas développées et sont limitées par le nombre de biopsies réalisables chez l’Homme.

Réduction

L’estimation du nombre d’animaux par groupe est réalisée sur la base de notre expérience ainsi que sur la littérature scientifique et a été réduit au maximum sans mettre en péril une interprétation statistique de nos résultats. Aussi, un minimum de 10 animaux par groupe est nécessaire afin de réaliser des analyses statistiques pertinentes et robustes.

Raffinement

Des mesures seront mises en œuvre pour optimiser le bien-être des animaux. A leur arrivée dans l'animalerie, une période d'acclimation d'une semaine sera respectée avant le debut de la procédeure expérimentale, et les souris seront maintenues entre 4 et 5 souris par cage, afin de les maintenir au maximum en groupe social. Dans le cadre de ce projet, les animaux seront anesthésiés pour chaque geste entraînant ou pouvant entraîner un stress ou une douleur pour l’animal. Des points limites bien définis et suffisamment précoces et prédictifs pour prévenir tout stress et toute douleur de l’animal ont été mis en place. L’observation des animaux sera effectuée 5jours/7 et nous attacherons une grande importance à l'apparence physique externe et aux changements comportementaux de ceux-ci. Les soins et les procédures seront réalisées par du personnel qualifié. Le poids des animaux sera egalement suivi tout au long de l'experience, et si des animaux perdaient du poids (+ de 5% de leur poids), des croquettes humides seraient mises dans le fond de la cage.

Choix des espèces

L’espèce souris est un modèle très utilisé en pathologie immunologique telle que l’allergie et autres inflammation cutanée en raison des nombreux outils mis à disposition pour l’analyse des réponses immunes. Cette espèce est également proche de l’homme en ce qui concerne certains marqueurs de la réponse immunologique comme la production de cytokines inflammatoires ou encore l’induction de des différentes populations de lymphocytes mémoires. De plus, l’utilisation de ce modèle, couramment employé dans ce domaine, nous permettra de discuter nos résultats par rapport aux données existantes de la littérature. Les souris entrent dans les procédures à 8-10 semaines, âge auquel les souris présentent un système immunitaire suffisamment mature pour effectuer une sensibilisation efficace.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Multisystémique
    • Oncologie
Souris : 60
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 30
▲ 30
Devenir
 -
 -
 -
 60

60 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dont 30 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Des souris porteuses de la mutation de la maladie de Menkès reçoivent des injections sous-cutanées cinq jours sur sept jusqu'à l'âge de 56 jours et subissent sept tests neurocomportementaux, les animaux non traités pouvant mourir de rupture d'anévrisme aortique. L'objectif est de tester un transporteur synthétique de cuivre présenté comme un futur médicament pour les enfants atteints. Le porteur affirme qu'il est "nécessaire" d'étudier l'efficacité chez l'animal vivant.

Objectifs

La maladie de Menkès est une maladie rare causée par un défaut de transporteur de cuivre (ATP7A) au niveau des barrières intestinales, placentaires et cérébrales causant alors de nombreuses altérations des fonctions biologiques et un décès dans les premières années de vie. Les traitements actuels sont inefficaces et le devenir des enfants atteints reste extrêmement pauvre. Dans le contexte de cette maladie, l’obstacle du passage au niveau des barrières intestinales et cérébrales est responsable de la pathologie. Le développement et l’étude des nanoparticules ont montré qu’elles avaient une capacité de diffusion inter et intracellulaire augmentée grâce à leur faible taille leur permettant alors de traverser la barrière hématoencéphalique. Dans ce cas l’utilisation d’un transporteur synthétique de cuivre serait une solution thérapeutique. Dans un projet précèdent, nous avons démontré son passage cérébral par l’augmentation de la quantité de cuivre dans le cerveau de souris malades traitées avec le « médicament ». Ces premières études ont montré la tolérance au transporteur ayant permis de déterminer la dose et le rythme optimal d’injection. Le but de ce projet est alors d’optimiser les effets de l’administration répétées chez les souris atteintes sur la biodisponibilité du cuivre et la restauration des fonctions altérées des animaux malades. L’objet de cet avenant porte sur l’ajout d’un groupe d’étude composé de 10 animaux atteints traitées avec du cuivre-histidine, traitement actuel inefficace de la maladie. En effet, bien que le cuivre-histidine restaure une concentration normale de cuivre dans le sang, ce dernier n’atteint pas le cerveau et ne permet donc pas de restaurer les atteintes neurologiques. Nous voulons donc montrer que notre traitement expérimental sera plus efficace que le traitement actuel de la maladie.

Bénéfices attendus

Chez les animaux malades traités avec le transporteur synthétique de cuivre : 1) Restauration des fonctions altérées 2) Restaurations des fonctions neurologiques principales, 3) Amélioration de la survie, 4) Restaurations des atteintes squelettiques observés. L'objectif de ce projet est de produire un médicament capable de soigner des enfants atteints de la maladie et qui ont une espérance de vie très réduite.

Procédures

1/Injections sous cutanées répétées de médicament ou placebo 5 jours sur 7 à partir de J5 et ce jusqu’à la fin du protocole à J56. 2/Tests neurocomportementaux au nombre de 7 allant de J3 à J56

Impact sur les animaux

Chez les animaux malades non traités avec le « médicament » : défauts de croissance et difficultés d'alimentation, risque de mort des animaux non traités par rupture/anévrismes aortiques. Chez les animaux malades traités avec le « médicament », une toxicité liée au produit peut apparaitre mais cela n'a encore jamais été observé dans les études que nous menons depuis juillet 2020. Des études de recherche de toxicité sur cellules de foie sont en cours.

Devenir

L’ensemble des animaux du protocole (60 animaux) seront gardés en vie après chaque procédure et ce jusqu’à la fin du protocole (fixé à J56 d’âge) afin de suivre l’évolution des animaux malades en réponse au traitement médicamenteux. L’âge de survie des animaux mutants non traités ou traités avec un placebo est comprise entre 3 et 5 semaines d’âge. En fin de protocole, les animaux seront mis à mort et tous les organes d'intérêt seront rapidement prélevés et conditionnés afin de réaliser des analyses biochimiques, enzymologiques et anatomopathologiques.

Remplacement

Il est nécessaire d’étudier l’efficacité du transporteur synthétique du cuivre (TSC) sur des animaux vivants car l’objectif principal de l’étude est de montrer que ce traitement permet une pénétration du cuivre au niveau cérébral et une restauration des fonctions cérébrales liées aux cuproprotéines cérébrales. Le seul traitement actuel (administration parentérale d’histidinate de cuivre) permet de traiter les tissus non neurologiques des patients, donc sans effet sur le cerveau. L’intérêt majeur du TSC réside donc dans sa capacité à franchir la barrière hémato-encéphalique ce qui conduit à l’hypothèse qu’il pourra restaurer ainsi les fonctions cérébrales des sujets atteints. Les études préliminaires ont montré un dosage du cuivre plasmatique en hausse chez les animaux traités à l’aide du TSC ainsi qu’une accumulation de cuivre au niveau cérébral par colorations à la rhodanine (analyse laboratoire Anatomopathologie, CHRU Nancy-Brabois). Il n’existe pas d’alternative d’approche in vitro car le projet porte sur l’étude de l’allongement de la durée de vie et l’amélioration du comportement de l’animal porteur de la maladie de Menkès en fonction de la réponse au traitement.

Réduction

L’étude comportementale portera sur 60 souris de laboratoire, réparties en 6 groupes de 10 mâles dont 2 groupes de 10 souris saines et 4 groupes de 10 souris malades. Cette cohorte de 60 souris mâles sera étudiée et mise à mort une fois les tests comportementaux terminés, à l’âge de 2 mois. L’étude sera réalisée avant 2 mois si les points limites sont atteints avant cette échéance. Il s'agit du nombre d'animaux nécessaires pour mener à bien cette étude afin d’obtenir une puissance statistique suffisante. Au final, 40 mâles hémizygotes et 20 mâles de type sauvage seront issus des accouplements de 40 femelles hétérozygotes à 40 mâles de type sauvage, et 20 femelles de type sauvage à 20 mâles de type sauvage, cela afin de garantir une indépendance totale des échantillons (en se basant sur l’unité indépendante correspondant à la portée). Ainsi environ 420 animaux seront générés dans le contexte de cette étude mais seuls les mâles hémizygotes ou de type sauvage seront mobilisés pour le protocole expérimental. Les animaux surnuméraires de type sauvage et ne subissant aucun traitement, seront attribués à d’autres projet après accord du vétérinaire référent

Raffinement

Les procédures expérimentales auront lieu au sein de l'animalerie, dans un environnement sécurisant pour les souris. Ces 2 procédures comprennent 1/ la gestion de la lignée mutante qui présente un phénotype dommageable pour l’animal et 2/ l’injection du transporteur synthétique du cuivre par piqure sous-cutanée et répétée 5 fois par semaine, associée à 7 séries de tests comportementaux, puis une mise à mort des animaux pour prélèvement des organes. Une procédure d’estimation et suppression de la douleur est mise en place : différents éléments visuels chez l’animal sont évalués afin d’établir un score qui permet d’anticiper et d’éviter d’atteindre les points limites déterminés au préalable, et qui tient compte des signes éventuels de mal-être (isolement, yeux fermés, dos voûté, poils hérissés, immobilité, perte de poids, yeux et abdomen creux). Plus globalement, les animaux malades non traités subiront comme les autres l'ensemble des procédures expérimentales mais ils seront surveillés avec encore plus d'attention afin d'anticiper au mieux les points limites.

Choix des espèces

La souris ATP7AMoblo est le seul modèle de mutation spontanée permettant une étude de cette maladie génétique. D’autre part, ce choix se justifie par la possibilité de faire des liens avec d’autres modèles transgéniques murins concernant d’autres maladies métaboliques. Nous focaliserons l’étude sur les souriceaux durant la lactation des souris mères et jusqu’au-delà du sevrage, à J56, correspondant à la fin du dernier test comportemental. En effet, durant cette période nous pourrons évaluer l’efficacité du traitement sur l’évolution de l’activité neurocomportementale des animaux en réponse au traitement médicamenteux.

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Souris : 150
Souffrances
▲ 90
▲ -
▲ 60
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 150

150 souris vont être utilisées, 90 opérées puis tuées sans réveil et 60 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Une partie subit une laparotomie avec exposition de l'intestin et microscopie sous anesthésie sans réveil, l'autre une inflammation intestinale induite par un agent chimique dans l'eau de boisson, pouvant provoquer douleurs, perte de poids et saignements. L'objectif relève de la recherche fondamentale sur le rôle d'une protéine dans l'inflammation. Le porteur affirme que ce processus ne se reproduit que dans un "organisme vivant complet".

Objectifs

L'objectif principal de notre projet est de comprendre l'implication de notre protéine d'interet dans des processus inflammatoires. Pour cela, voici nos différents objectifs : 1- Analyser le rôle de notre protéine d'intérêt au sein des plaquettes qui sont des constituants du sang . Notre protéine est exprimée de manière importante au niveau des plaquettes, cellules intéragissant fortement avec un type de globule blanc, les neutrophiles, lors de l'inflammation. 2- Analyser le rôle de protéine d'intérêt au sein des neutrophiles. Après avoir démontré pour la première fois dans notre laboratoire que les neutrophiles expriment cette protéine d'intérêt, nous voulons savoir quel est son rôle spécifique sur ces cellules. 3- Analyser le rôle de cette protéine dans un modèle murin d'inflammation aigue de l'intestin induite par une substance chimique . Nous souhaitons déterminer si notre protéine d'intérêt a une action sur le développement de l'inflammation chez ces souris.

Bénéfices attendus

Des résultats précédents montrent une diminution significative du recrutement des neutrophiles chez des souris ne présentant pas du tout notre protéine d'interet par rapport aux souris n'ayant subi aucun traitement. Toutefois,cette protéine étant présente dans presque toutes les cellules de l'organisme, nous ne connaissons pas l'origine cellulaire impliquée dans ce phénomène. Nous attendons donc de ce projet une meilleure compréhension de l'implication spécifique de la protéine synthétisée par les plaquettes et par les neutrophiles. Par ailleurs, ce projet nous permettra de comprendre le rôle de notre protéine d'intérêt dans un contexte pathologique de maladie inflammatoire ( la maladie inflammatoire de l'intestin) et de l'envisager à long terme comme une cible thérapeutique potentielle.

Procédures

- Pour les expériences de microscopie sur l'animal vivant, nous réalisons une laparotomie (ouverture chirurgicale de l'abdomen) sous anesthésie générale et analgésie. Puis nous procédons à une exposition du mésentère ( intestin des souris) et à une induction de l’inflammation par un dépôt localisé d'une goutte d'un agent qui induit le recrutement des neutrophiles. Nous injectons de la Rhodamine, un composé permettant de visualiser les neutrophiles par une injection par voie veineuse. L’animal est maintenu anesthésié et installé sur une plaque chauffante pendant toute la procédure. A la fin de l’expérience ( Durée totale = 30 min : 10 min de préparation de l’animal + 20 min de passage au microscope), nous procédons à l'euthanasie des animaux. - Pour les expériences d’inflammation de l’intestin, nous diluerons un agent chimique qui induit une inflammation de l'intestin dans l’eau de boisson des souris et nous traiterons les souris pendant 5 Jours. Les biberons seront changés tous les 2 jours. Au bout des cinq jours, un prélèvement de sang sera fait après anesthésie et analgésie par voie chirurgicale et les animaux seront euthanasiés.

Impact sur les animaux

Les souris pour lesquelles nous induisons une inflammation de l'intestin peuvent présenter des douleurs importantes, perte de poids et saignements intestinaux.

Devenir

- Les animaux sont euthanasiés à la fin de chaque procédure. En ce qui concerne les souris pour lesquelles nous avons induit une inflammation de l’intestin, nous les euthanasierons à J5 post traitement afin de prélever les intestins et de pouvoir analyser l'inflammation.

Remplacement

Les résultats que nous avons précédemment obtenus montrent que le recrutement des neutrophiles est moins important en absence totale de notre protéine d'interet. Ces résultats prometteurs doivent être réalisés sur des souris qui ne présentent pas cette protéine spécifiquement sur les plaquettes ou sur les neutrophiles. Le recrutement des neutrophiles étant un processus complexe se faisant à partir de la moelle et impliquant de nombreux acteurs, cela n'est pas reproductible autrement que sur un organisme vivant complet .

Réduction

Nous limitons le nombre d'animaux au strict nécessaire permettant d'arriver à des tests statistiquement significatifs.

Raffinement

Les souris seront maintenues avec leurs congénères, dans des cages comportant de l’enrichissement et seront surveillées quotidiennement. Tous les protocoles sont réalisés sous anesthésie et avec une analgésie adaptée. Nous avons établi une grille d'évaluation du score clinique qui permet de mettre en place des actions pour soulager l'altération du bien-être des animaux. Les animaux sont ainsi suivis avec soin et des points limites bien définis permettent d'éviter toute souffrance animale. Ainsi, l’apparition de signes de douleur sera soit traitée par analgésie, soit aura pour conséquence la mise à mort des animaux en cas de score trop élevé .

Choix des espèces

Les souris sont les plus adaptées pour étudier notre protéine d'interet en raison de la ressemblance entre cette protéine humaine et la celle de souris et de la disponibilité des souris n'ayant pas cette protéine spécifiquement dans les plaquettes ou dans les neutrophiles. Ce modèle murin est plus susceptible de fournir des résultats satisfaisants. Les souris seront utilisées entre 10 et 12 semaines. Les souris ont à ce stade atteint une maturité sexuelle mais restent assez jeunes pour analyser comme il se doit des phénomènes inflammatoires qui peuvent être favorisés par l'âge.

  • Recherche fondamentale
    • Système musculosquelettique
Souris : 662
Souffrances
▲ -
▲ 452
▲ 210
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 662

662 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Des souris génétiquement modifiées reçoivent des injections de tamoxifène pour inactiver un gène, puis une injection de cardiotoxine, un venin de serpent, dans un muscle de la patte pour provoquer une lésion et suivre la régénération, avec des tests d'activité locomotrice. L'objectif relève de la recherche fondamentale sur le rôle d'un gène dans le muscle. Le porteur affirme que ces interactions cellulaires complexes exigent l'"organisme entier".

Objectifs

Notre projet vise à caractériser le rôle d'un gène x dans la formation et le maintien de la cellule musculaire pour améliorer la compréhension de certaines pathologies du muscle strié squelettique et permettre l’établissement de nouvelles stratégies thérapeutiques. Nous savons que ce gène a une fonction cellulaire importante dans la régulation de l'activité métabolique dans le système nerveux. Compte tenu de l'importance de la consommation d’énergie cellulaire par les cellules musculaires, nous pouvons émettre l'hypothèse que ce gene joue un role potentiellement important dans le developpement ou la reparation musculaire. Ce projet vise à tester cette hypothèse.

Bénéfices attendus

Ce projet a pour but de mieux comprendre les mécanismes fondamentaux impliques dans le développement et la régénération des muscles squelettiques. Les gènes impliques dans ces mécanismes sont généralement impliques dans des maladies du système neuromusculaire comme par exemple les myopathies. Ils peuvent également fournir des cibles pour l'identification de biomarqueurs ou de pistes thérapeutiques potentielles.

Procédures

Des injections d'une molecule (le tamoxifene) seront realisées pour inactiver le gène x pendant 4 jours consecutifs. Une injection d'une toxine extraite du venin de serpent (la cardiotoxine) entrainera une lesion dans un muscle de la patte (posterieur) pour suivre les mécanismes de regeneration musculaire. Des tests d'exploration de l'activite locomotrice, non invasifs, peuvent entrainer un stress lie a la contention et manipulation.

Impact sur les animaux

La création d'une nouvelle lignée peut entrainer des phénotypes persistant toute la vie de l'animal. Sur la base des phénotypes observes pour des gènes proches, nous nous attendons à des perturbations de croissance et des perturbations locomotrices. Leur caractérisation est un des objectifs de ce projet. Les tests de comportement proposés dans la procedure 2 nécessitent la manipulation des animaux mais n'induisent pas de nuisances autres que le stress lie à la manipulation. L'étude de la régénération musculaire nécessite l'injection d'une toxine (cardiotoxine) dans le muscle tibialis anterior, induisant une lésion musculaire limitée a ce muscle.

Devenir

Les animaux proviennent de lignées génétiquement modifiées et ne pourront donc pas être placés hors de l'animalerie. En fin d'expérience il sera procédé à la mise à mort des animaux pour prélever des tissus.

Remplacement

Le recours à l’animal, et notamment aux modèles transgéniques, permet d’identifier le rôle de certains gènes dans les processus de remodelage et de dégénérescence tissulaire. Ces modèles offrent la possibilité de réaliser des analyses de tissus, voire de l’organisme entier et de développer de nouvelles stratégies thérapeutiques. Par ailleurs la physiologie et l’homéostasie du système neuromusculaire implique des interactions complexes entre différent types cellulaires (motoneurones, myofibres, tissus conjonctif, macrophages…) qui ne peuvent à l’heure actuelle pas être reproduits in vitro.

Réduction

Le projet étant réalisé en partenariat entre deux équipes de recherche, chaque fois que ce sera possible les expériences seront réalisées par plusieurs expérimentateurs et dans la mesure du possible, nous procéderons à des prélèvements multiples sur le même individu. Les accouplements seront optimisés afin de produire strictement le nombre nécessaire de souris. Les analyses statistiques précédentes de l'équipe permettent d'ajuster le nombre d'animaux requis au minimum.

Raffinement

Les animaux seront maintenus dans les conditions standard d’hébergement et l’environnement sera enrichi. Lors des différentes procédures, un suivi régulier des animaux sera réalisé et pour toute manipulation susceptible d’entrainer du stress ou de la douleur, nous aurons recours systématiquement aux techniques d’analgésie et d’anesthésie.

Choix des espèces

Le tissu musculaire de la souris est très proche de celui de l'homme dans sa structure et son fonctionnement. Le modèle murin permet des explorations moléculaires, cellulaires, tissulaires et fonctionnelles (évaluation de la fonction contractile du muscle). Certains travaux ont montré que les étapes de la myogenèse, après induction d’une inflammation, sont identiques chez la souris et chez l'homme, rendant pertinent ce modèle pour l'investigation physiopathologique du muscle qui est impossible à réaliser chez l'homme. Ce projet concerne le développement et l’homéostasie du système neuromusculaire chez des animaux adultes. Chez la souris, le muscle termine sa croissance aux alentours de 5 semaines. Les animaux seront considérés comme adultes à partir de 8 semaines, âge auquel les procédures seront initiées. Les tests de fonction motrice seront réalisés sur des souris de 12 semaines, soit 4 semaines après l'inactivation du gène X, ce délai permettant potentiellement l’apparition de déficits fonctionnels. Dans une optique de réduction du nombre de portées générées, les cohortes pourront néanmoins inclure des animaux jusqu’à l’âge de 5 mois (20 semaines), s’il manquait quelques animaux par génotype. Selon la littérature, il n’y a pas de différence liée à un phénotype de vieillissement chez des souris entre 12 et 20 semaines, les animaux seront donc essentiellement comparables.