Les questions parlementaires
Tests sur deux espèces avant mise sur le marché, 1999
expérimentation animale
Question écrite n° 31437, Assemblée nationale, 14 juin 1999
Le résumé de l'OXA
Le député demande quels arguments justifient encore les essais sur des animaux avant la mise sur le marché d'un médicament, et quelles conséquences législatives le ministre en tirera.
2 demandes, sans réponse publiée.
Les arguments qui justifient encore l'expérimentation animale avant la mise sur le marché d'un nouveau produit destiné à l'humain.
Les conséquences législatives que le ministre entend tirer de l'évolution des techniques et des mentalités.
La fiche
Thèmes : médicaments et vaccins, méthodes sans animaux, valeur scientifique · Espèce : chiens
- Auteur
- M. François Colcombet (Socialiste, Allier (1re circonscription))
- Ministère interrogé
- éducation nationale, recherche et technologie
- Ministère attributaire
- affaires sociales, travail et solidarité
- Rubrique
- Animaux
- Question publiée
- au Journal officiel du 14 juin 1999
- Statut
- Aucune réponse publiée
- Événements
- Question renouvelée le 18 octobre 1999
- Sources
La question
(Question écrite n° 31437 de M. François Colcombet, Assemblée nationale, JO du 14 juin 1999)
M. François Colcombet appelle l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale, de la recherche et de la technologie sur l'intérêt de l'expérimentation animale en matière d'autorisation de mise sur le marché français de nouveaux produits. D'une part le législateur oblige tout médicament nouveau à se soumettre à des tests de toxicité expérimentés sur deux espèces animales, dont l'une n'est pas un rongeur. D'autre part, le développement des méthodes basées sur la biologie cellulaire ou sur des modèles informatiques semblent donner de plus en plus de garanties. L'expérimentation animale reste de plus aléatoire dans sa modélisation à l'espèce humaine. Alors qu'un élevage pour 2 000 chiens de laboratoire souhaite s'installer dans l'Allier, l'émotion des habitants de l'Allier est très vive car loin d'être sûrs du bien-fondé de l'expérimentation animale, ils retiennent la souffrance des animaux élevés dans des conditions industrielles pour une fin programmée. Un récent sondage réalisé par l'IFOP « Les Français et les animaux de laboratoire » montrait que 84 % des Français estimaient choquant le nombre d'animaux expérimentés pour la recherche, 89 % souhaitaient le développement des méthodes de substitution, afin de limiter l'expérimentation animale et 85 % affirmaient que leur préférence d'achat se porterait sur un produit non testé sur des animaux. Il demande donc quels sont les arguments justifiant encore l'expérimentation animale comme préalable à la mise sur le marché d'un nouveau produit destiné à l'espèce humaine et quelles conséquences législatives entend-il tirer de cette évolution technologique et des mentalités.
La réponse
Aucune réponse publiée.
Le détail de l'analyse
Les organismes cités
Sur le site de l'OXA
Les questions liées
La même question, posée plusieurs fois
Recueil établi et publié par l'Observatoire de l'Expérimentation Animale. Les textes des questions et des réponses sont ceux que publient l'Assemblée nationale, le Sénat et le Parlement européen. Un texte que les sources ouvertes ne donnent qu'en anglais est publié dans une traduction de l'OXA, avec l'original.
Cette analyse a été produite par un modèle de langage appliquant la grille de l'OXA décrite dans la méthode du recueil, et contrôlée par des scripts. Elle n'a pas été relue question par question.
L'expression "expérimentation animale", employée au cours du XXe siècle et encore largement répandue, désigne toutes les utilisations des animaux susceptibles de leur nuire dans le cadre de recherches, de tests ou d'enseignements. L'OXA la retient parce qu'elle n'est ni complaisante, ni concentrée sur les pratiques qui infligent les plus grandes souffrances. La réglementation parle d'"utilisation des animaux à des fins scientifiques" : toute utilisation susceptible de causer à l'animal "une douleur, une souffrance, une angoisse ou des dommages durables équivalents ou supérieurs à ceux causés par l'introduction d'une aiguille effectuée conformément aux bonnes pratiques vétérinaires".