Les questions parlementaires

Élevage de primates de Holtzheim et banque de cellules

biologie

Question écrite n° 8350, Assemblée nationale, 29 décembre 1997

Le résumé de l'OXA

Le député met en cause le projet de centre d'élevage de primates de Holtzheim et demande au ministre s'il réaffectera ces fonds à une banque de tissus humains.

5 demandes : réponse à 2, réponse partielle à 2, aucune réponse à 1.

  1. L'opportunité du projet de Centre national d'élevage de primates à Holtzheim, et son maintien.

    Réponse partielle La réponse défend le projet sans répondre : elle plaide son intérêt, des primates au statut sanitaire contrôlé pour la recherche publique, sans dire s'il est maintenu ou revu.

  2. L'application de l'article premier du décret n° 87-848, que la question dit non appliqué.

    Réponse La réponse affirme que les études sur des primates respectent cet article, sans chiffre, contrôle ni exemple.

  3. La valeur d'une espèce animale comme modèle biologique d'une autre, que la question dit non prouvée.

    Réponse La réponse invoque les similitudes des primates avec l'humain, sans citer d'étude.

  4. Le risque que les échanges de matériel génétique entre espèces et avec l'humain recréent des souches virales mutantes.

    Réponse partielle La réponse parle des agents pathogènes portés par les primates capturés et des contrôles sanitaires prévus, pas des échanges de matériel génétique au cours des manipulations.

  5. Adopter une approche fondée sur l'étude des phénomènes vitaux et réaffecter les fonds de Holtzheim à une banque française de cellules, tissus et organes humains pour la recherche in vitro.

    Aucune réponse La réponse ne dit rien de la banque de tissus humains ni des fonds.

La fiche

Thèmes : élevages et provenance des animaux, méthodes sans animaux, valeur scientifique · Espèce : primates

Auteur
M. Patrick Leroy (Communiste, Nord (19e circonscription))
Ministère interrogé
éducation nationale, recherche et technologie
Rubrique
Recherche
Question publiée
au Journal officiel du 29 décembre 1997
Réponse publiée
au Journal officiel du 16 mars 1998
Statut
Réponse publiée
Sources

La question

(Question écrite n° 8350 de M. Patrick Leroy, Assemblée nationale, JO du 29 décembre 1997)

M. Patrick Leroy attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale, de la recherche et de la technologie sur l'opportunité du projet de création d'un Centre national d'élevage de primates pour la recherche, à Holtzheim (Alsace). Outre le fait que l'article premier du décret interministériel n° 87-848 du 19 octobre 1987 relatif à l'expérimentation animale n'est pas appliqué et qu'il n'est pas scientifiquement prouvé qu'une espèce animale soit le modèle biologique d'une autre, des échanges de matériel génétique entre espèces animales et avec l'humain au cours de manipulations ordinaires, génétiques, chirurgicales ou de vaccins, issus de cultures sur tissus animaux, peuvent aboutir à la récréation de souches virales mutantes incontrôlables. La modernisation et l'efficience de la recherche en France dans le domaine de la santé publique et de la sécurité du consommateur demandent des efforts réels car, si notre pays se situe au 4e rang mondial en ce qui concerne l'investissement budgétaire consacré à la recherche, il n'est qu'au 14e rang pour ce qui est de la qualité de ses travaux de recherche. Ne serait-il pas plus pertinent d'adopter une approche scientifique moderne basée sur l'étude des phénomènes vitaux et des facteurs de leurs dérèglements ? Ainsi, les fonds destinés au centre d'Holtzheim pourraient être dévolus pour la création de la première banque française de cellules, tissus et organes humains pour la recherche fondamentale in vitro associée à la réhabilitation de la clinique médicale et de la prévention. Il lui demande donc quelles mesures il envisage de prendre en la matière.

La réponse

(Réponse du ministère : éducation nationale, recherche et technologie, JO du 16 mars 1998)

L'intérêt exceptionnel des primates non humains pour la recherche biomédicale résulte de leur relation phylogénétique avec l'homme, relation qui se traduit par de nombreuses similitudes anatomiques, physiologiques, pathologiques et même comportementales avec ce dernier. Ces caractéristiques intrinsèques, uniques dans le monde animal, font que les primates sont encore irremplaçables pour résoudre certains problèmes cruciaux en pathologie humaine. Bien entendu, conformément à l'article 1er du décret n° 87-848 du 19 octobre 1987 relatif aux expériences pratiquées sur les animaux, des études sur des primates ne sont conduites que lorsque qu'il n'existe actuellement aucune méthode alternative. Pendant de nombreuses années, la majorité de ces primates était des animaux capturés dans leur biotope naturel et exportés dans les pays utilisateurs. Outre leur qualité sanitaire médiocre, leur sensibilité voisine aux mêmes agents pathogènes faisait que ces animaux pouvaient être porteurs de bactéries, de parasites, mais surtout de virus dangereux pour l'homme. Le projet de création d'un Centre national d'élevage de primates à Holtzeim (Bas-Rhin) a pour objectif majeur d'obtenir des animaux sains, au statut sanitaire parfaitement contrôlé, pour la recherche publique. Cette initiative est encouragée par la Commission européenne. Pour réaliser les contrôles microbiologiques et sérologiques indispensables, aussi bien sur les géniteurs importés de pays-tiers que sur les animaux de la colonie d'élevage, un laboratoire d'analyses biologiques spécialisé dans la pathologie des primates sera également mis en place. Ces mesures permettront d'éviter tout risque de contamination à l'être humain.

Les éléments concrets

Ce que la réponse avance de vérifiable. Survoler un élément montre son passage.

  • Le projet de Centre national d'élevage de primates de Holtzheim (Bas-Rhin) vise à fournir à la recherche publique des primates au statut sanitaire contrôlé.
  • Le projet de Centre national d'élevage de primates de Holtzheim prévoit un laboratoire d'analyses biologiques spécialisé dans la pathologie des primates, pour contrôler les géniteurs importés et la colonie d'élevage.

Le détail de l'analyse

Les sources de la réponse

Les organismes cités

Sur le site de l'OXA

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Recueil établi et publié par l'Observatoire de l'Expérimentation Animale. Les textes des questions et des réponses sont ceux que publient l'Assemblée nationale, le Sénat et le Parlement européen. Un texte que les sources ouvertes ne donnent qu'en anglais est publié dans une traduction de l'OXA, avec l'original.