Les questions parlementaires

Laboratoires indépendants pour la toxicité, Lachaud

expérimentation animale

Question écrite n° 88274, Assemblée nationale, 7 mars 2006

Le résumé de l'OXA

Le député demande au ministre si les études de toxicité ne devraient pas être confiées à des laboratoires indépendants, et si la validité de l'expérimentation animale a été évaluée.

3 demandes : réponse partielle à 2, aucune réponse à 1.

  1. Le degré de connaissance que les expériences sur des animaux apportent, compte tenu de la faible fiabilité de l'extrapolation à l'homme.

    Réponse partielle La réponse affirme que les essais sur des animaux sont la seule façon de prédire les effets chez l'homme, sans mesure ni étude, et ne donne qu'un chiffre, 0,001 % d'intolérances.

  2. Confier toutes les études de toxicité des produits à des laboratoires indépendants plutôt qu'aux fabricants.

    Réponse partielle La réponse défend le système en place sans dire si elle retient la proposition : les essais engagent la responsabilité des industriels, et nombre d'entre eux passent par l'un des soixante CRO français.

  3. Si la validité de ces expériences a déjà été évaluée.

    Aucune réponse La réponse dit que les limites des essais sont connues des scientifiques, sans citer aucune évaluation.

La fiche

Thèmes : substances chimiques et toxicologie, valeur scientifique, médicaments et vaccins

Auteur
M. Yvan Lachaud (Union pour la démocratie française, Gard (1re circonscription))
Ministère interrogé
écologie
Ministère attributaire
enseignement supérieur et recherche
Rubrique
Animaux
Question publiée
au Journal officiel du 7 mars 2006
Réponse publiée
au Journal officiel du 19 septembre 2006
Statut
Réponse publiée
Sources

La question

(Question écrite n° 88274 de M. Yvan Lachaud, Assemblée nationale, JO du 7 mars 2006)

M. Yvan Lachaud appelle l'attention de Mme la ministre de l'écologie et du développement durable sur les dangers des conséquences de l'expérimentation animale. Il souligne les fiabilités très médiocres de l'extrapolation des données de l'animal à l'homme et l'interroge sur le degré de connaissance supplémentaire porté par les expériences effectuées sur les animaux. Il lui demande si elle ne juge pas opportun que toutes les études de toxicité des produits soient faites par des laboratoires indépendants et non par les fabricants et lui demande de lui préciser si la validité de telles expériences a déjà été évaluée. - Question transmise à M. le ministre délégué à l'enseignement supérieur et à la recherche.

La réponse

(Réponse du ministère : enseignement supérieur et recherche, JO du 19 septembre 2006)

La mise au point de médicaments et la fabrication de vaccins nécessitent, dans l'état actuel de nos connaissances, que des essais d'efficacité et de non-toxicité soient menés sur des animaux. C'est en effet la seule façon d'obtenir une bonne prédictibilité de leurs effets chez l'homme. Le recours à l'expérimentation animale permet d'identifier et de circonscrire la très grande majorité des risques potentiels avec un niveau de précision inatteignable par d'autres méthodes, même si des incertitudes liées aux différences entre les espèces peuvent effectivement subsister. Les limites des essais sur les animaux sont bien connues des scientifiques. Elles obligent les industriels à procéder, avant la mise sur le marché d'un médicament, à des essais cliniques sur des sujets humains volontaires, sains et malades, pour qualifier les nouveaux produits. L'ensemble de ces essais cliniques préliminaires, sur les animaux comme sur les hommes, est mené de façon scientifique, rigoureuse et sans complaisance, et ces tests engagent directement la responsabilité des industriels. Par souci d'objectivité et pour bénéficier du meilleur niveau d'expertise, nombre d'entre eux font réaliser leurs essais par l'un des soixante CRO français (Contract Research Organization), des centres de recherche indépendants, spécifiquement dédiés aux études cliniques. Toutes ces précautions ne peuvent empêcher l'apparition d'intolérances médicamenteuses dans un nombre de cas extrêmement réduit (environ 0,001 % des utilisateurs), du fait d'une hypersensibilité individuelle ou d'une mauvaise utilisation du médicament. Cependant, on peut noter que l'immense majorité des patients, soulagés ou guéris de leurs maux, le doit en partie à l'expérimentation animale.

Les éléments concrets

Ce que la réponse avance de vérifiable. Survoler un élément montre son passage.

  • Avant la mise sur le marché d'un médicament, les industriels doivent mener des essais cliniques sur des volontaires humains, sains et malades.
  • La France compte soixante CRO (Contract Research Organization), centres de recherche dédiés aux études cliniques, auxquels nombre d'industriels confient leurs essais.
  • Le Gouvernement évalue les intolérances médicamenteuses à environ 0,001 % des utilisateurs.

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Recueil établi et publié par l'Observatoire de l'Expérimentation Animale. Les textes des questions et des réponses sont ceux que publient l'Assemblée nationale, le Sénat et le Parlement européen. Un texte que les sources ouvertes ne donnent qu'en anglais est publié dans une traduction de l'OXA, avec l'original.