Les questions parlementaires
Directive sur les tests cosmétiques, Mélenchon, 1993
Directive européenne concernant l'interdiction des tests sur les animaux en cosmétologie
Question écrite n° 00450, Sénat, 29 avril 1993
Le résumé de l'OXA
Le sénateur demande au Premier ministre les intentions du gouvernement sur l'adoption de la directive interdisant les tests de cosmétiques sur des animaux.
1 demande : réponse partielle à 1.
Les intentions du gouvernement sur l'adoption de la directive interdisant les tests sur des animaux en cosmétologie.
Réponse partielle La réponse donne la date d'adoption, le 14 juin 1993, et l'échéance de transposition, le 14 juin 1995, sans dire la position de la France ni s'engager sur l'application.
Les erreurs de la réponse
- "la directive 93/95/CEE, modifiant pour la sixième fois la directive 76/768/CEE" : La sixième modification de la directive 76/768/CEE est la directive 93/35/CEE du Conseil du 14 juin 1993 (JO L 151 du 23 juin 1993), que citent d'autres réponses du recueil et le périmètre de la sous-catégorie ; la réponse elle-même la date du 14 juin 1993.
La fiche
Thèmes : cosmétiques, droit européen, méthodes sans animaux
- Auteur
- M. Jean-Luc Mélenchon (SOC, Essonne)
- Ministère interrogé
- Premier ministre
- Ministère attributaire
- Santé
- Rubrique
- Communauté économique européenne (CEE)
- Question publiée
- au Journal officiel du 29 avril 1993
- Réponse publiée
- au Journal officiel du 21 octobre 1993
- Statut
- Réponse reçue
- Sources
La question
(Question écrite n° 00450 de M. Jean-Luc Mélenchon, Sénat, JO du 29 avril 1993)
M. Jean-Luc Mélenchon attire l'attention de M. le Premier ministre sur la directive européenne concernant l'interdiction des tests animaux en cosmétologie votée à la quasi- unanimité par le Parlement européen en 1992. Ce texte interdit la poursuite des sévices pratiqués sur les " animaux de laboratoires " en lui substituant de nouvelles méthodes, déjà appliquées par de grandes firmes cosmétologiques, qui donnent toutes garanties de sécurité pour les consommateurs. Il lui demande quelles sont les intentions du Gouvernement concernant l'adoption de cette directive.
La réponse
(Réponse du ministère : Santé, JO du 21 octobre 1993)
Comme le souligne l'honorable parlementaire, la directive 93/95/CEE, modifiant pour la sixième fois la directive 76/768/CEE relative aux produits cosmétiques, a été adoptée le 14 juin 1993. Sa transposition en droit français devra être effectuée au 14 juin 1995. Cette directive prévoit notamment l'interdiction, à partir du 1er janvier 1998, de l'expérimentation animale pour tester la conformité des ingrédients des produits cosmétiques avec les exigences de la directive, en précisant toutefois que la date précitée pourra être reportée dans le cas où, en raison de progrès insuffisants dans la mise au point des méthodes substitutives à l'expérimentation animale, ces méthodes ne peuvent être validées scientifiquement au niveau communautaire, n'offrant pas aux consommateurs un degré de sécurité équivalent. En France, sur un plan général, les progrès déjà réalisés dans la mise au point de méthodes substitutives, ainsi qu'une plus grande rigueur dans les procédures d'expérimentation animale, ont déjà permis de réduire d'un quart environ, depuis une dizaine d'années, le nombre d'animaux utilisés dans les laboratoires de toxicologie. En effet, l'article 1er du décret no 87-848 du 19 octobre 1987 précise que les expériences ou recherches pratiquées sur des animaux vivants ne sont licites qu'à la condition de revêtir un caractère de nécessité et de ne pouvoir être utilement remplacées par d'autres méthodes expérimentales.
Les éléments concrets
Ce que la réponse avance de vérifiable. Survoler un élément montre son passage.
- La directive 93/95/CEE, sixième modification de la directive 76/768/CEE relative aux produits cosmétiques, a été adoptée le 14 juin 1993 ; sa transposition en droit français devra être faite au 14 juin 1995.
- La directive 93/95/CEE prévoit d'interdire au 1er janvier 1998 l'expérimentation animale des ingrédients cosmétiques, date reportable si les méthodes substitutives ne sont pas validées au niveau communautaire.
- En France, le nombre d'animaux utilisés dans les laboratoires de toxicologie a baissé d'un quart environ en une dizaine d'années.
- L'article 1er du décret n° 87-848 du 19 octobre 1987 ne rend licites les expériences sur des animaux vivants qu'à condition de revêtir "un caractère de nécessité" et de ne pouvoir être remplacées par d'autres méthodes.
Le détail de l'analyse
Les sources de la réponse
Les organismes cités
Sur le site de l'OXA
Les questions liées
La même question, posée plusieurs fois
Les questions qui ont reçu la même réponse
Recueil établi et publié par l'Observatoire de l'Expérimentation Animale. Les textes des questions et des réponses sont ceux que publient l'Assemblée nationale, le Sénat et le Parlement européen. Un texte que les sources ouvertes ne donnent qu'en anglais est publié dans une traduction de l'OXA, avec l'original.
Cette analyse a été produite par un modèle de langage appliquant la grille de l'OXA décrite dans la méthode du recueil, et contrôlée par des scripts. Elle n'a pas été relue question par question.
L'expression "expérimentation animale", employée au cours du XXe siècle et encore largement répandue, désigne toutes les utilisations des animaux susceptibles de leur nuire dans le cadre de recherches, de tests ou d'enseignements. L'OXA la retient parce qu'elle n'est ni complaisante, ni concentrée sur les pratiques qui infligent les plus grandes souffrances. La réglementation parle d'"utilisation des animaux à des fins scientifiques" : toute utilisation susceptible de causer à l'animal "une douleur, une souffrance, une angoisse ou des dommages durables équivalents ou supérieurs à ceux causés par l'introduction d'une aiguille effectuée conformément aux bonnes pratiques vétérinaires".