Les questions parlementaires
Chiens et chats volés pour les laboratoires, 1997
Protection des animaux
Question écrite n° 01798, Sénat, 24 juillet 1997
Le résumé de l'OXA
Le sénateur interroge le ministre de l'agriculture sur l'enregistrement des chiens et chats avec taxe et contrôle annuels, que proposent des associations, et sur la fin des expériences sur eux.
4 demandes : réponse à 1, réponse partielle à 2, aucune réponse à 1.
L'enregistrement obligatoire des chiens et des chats.
Réponse partielle La réponse annonce l'identification obligatoire des chiens de plus de 4 mois dans un projet de loi ; elle ne dit rien des chats.
Une taxe annuelle sur les chiens et les chats.
Réponse Refus explicite : l'ancienne taxe communale a été abrogée faute d'efficacité, et son retour ne paraît pas opportun.
Un contrôle annuel des chiens et des chats enregistrés.
Aucune réponse La réponse n'en parle pas.
Mettre progressivement fin à l'utilisation d'animaux de compagnie par les laboratoires, des méthodes de substitution existant.
Réponse partielle La réponse annonce une révision du décret pour que les chiens et les chats viennent seulement d'élevages spécialisés, sans date ; elle ne parle pas de fin de ces expériences et rappelle qu'elles sont licites faute de méthode de substitution.
Les erreurs de la réponse
- "le décret du 19 octobre 1997 va être prochainement révisé" : Le décret visé est le décret n° 87-848 du 19 octobre 1987, que la réponse à la question du Sénat n° 00332 de 1997 cite sous cette date.
- "loi no 74-411 du 7 juin 1971" : Numéro et date ne concordent pas : un numéro en 74- désigne une loi de 1974.
La fiche
Thèmes : élevages et provenance des animaux, réglementation, interdiction · Espèces : chiens, chats
- Auteur
- M. Jean Faure (UC, Isère)
- Ministère interrogé
- Agriculture
- Rubrique
- Animaux
- Question publiée
- au Journal officiel du 24 juillet 1997
- Réponse publiée
- au Journal officiel du 23 avril 1998
- Statut
- Réponse reçue
- Sources
La question
(Question écrite n° 01798 de M. Jean Faure, Sénat, JO du 24 juillet 1997)
M. Jean Faure appelle l'attention de M. le ministre de l'agriculture et de la pêche sur les préoccupations exprimées par les associations de défense des animaux, face à l'augmentation du nombre d'animaux abandonnés, dune part, et volés, d'autre part, pour les laboratoires de vivisection. Dans le but de réduire ce phénomène, il lui précise que les associations suggèrent l'instauration de l'enregistrement des chiens et des chats, avec taxe et contrôle annuels. Il lui indiquer que cette mesure, qui présente le double avantage de responsabiliser les propriétaires d'animaux et de constater les mauvais traitements infligés à l'animal, a, dès à présent, obtenu l'approbation d'un public nombreux. Il lui demande de bien vouloir indiquer les intentions du Gouvernement à l'égard de cette proposition. Il lui demande, en outre, s'agissant des abus et de l'enrichissement des laboratoires de vivisection qui utilisent des animaux de compagnie, si le Gouvernement envisage d'y mettre progressivement un terme, puisque des méthodes de substitution existent aujourd'hui (cultures sur cellules et tissus - méthodes in vitro, etc.).
La réponse
(Réponse du ministère : Agriculture, JO du 23 avril 1998)
Le Parlement va examiner au mois d'avril un projet de loi relatif à la protection des animaux de compagnie. Parmi les mesures proposées, l'identification des chiens de plus de 4 mois va devenir obligatoire sur l'ensemble du territoire français, et un cadre réglementaire précis s'appliquera aux activités professionnelles qui se développent actuellement, en relation avec l'élevage et la vente des animaux de compagnie. Une taxe sur les animaux de compagnie était autrefois prévue par le code des impôts et relevait de la décision de chaque commune. Cependant, elle s'est avérée peu efficace compte tenu des difficultés inhérentes à son application et à son contrôle. Elle a donc été abrogée par la loi no 74-411 du 7 juin 1971 portant suppression de certaines taxes annexes aux contributions directes locales. Le renouvellement de cette expérience ne paraît donc pas opportun. Pour ce qui concerne la fourniture d'animaux destinés à des fins scientifiques, le décret du 19 octobre 1997 va être prochainement révisé afin que notamment, l'approvisionnement des établissements d'expérimentation animale en chiens et chats se fasse exclusivement auprès d'élevages spécialisés. Il s'agit d'éviter que les laboratoires n'utilisent, à leur insu, des animaux dont l'origine ne serait pas connue. La France, comme la Commission européenne, attache de l'importance aux solutions de remplacement pour l'expérimentation sur les animaux. Aussi il est indiqué dans la réglementation française, comme dans les textes communautaires, que les expériences pratiquées sur les animaux sont licites, à condition que d'autres méthodes expérimentales ne puissent s'y substituer. En tout état de cause, les méthodes employées en expérimentation animale doivent être conformes au principe général de l'interdiction, édictée par l'article 276 du code rural, des mauvais traitements envers les animaux.
Les éléments concrets
Ce que la réponse avance de vérifiable. Survoler un élément montre son passage.
- Le Parlement français doit examiner en avril un projet de loi relatif à la protection des animaux de compagnie.
- Le projet de loi relatif à la protection des animaux de compagnie prévoit un cadre réglementaire précis pour les activités professionnelles d'élevage et de vente de ces animaux.
- Le projet de loi relatif à la protection des animaux de compagnie propose de rendre obligatoire l'identification des chiens de plus de 4 mois sur l'ensemble du territoire français.
- La taxe communale sur les animaux de compagnie a été abrogée par la loi n° 74-411 du 7 juin 1971 portant suppression de certaines taxes annexes aux contributions directes locales.
- Selon l'article 276 du code rural, les méthodes d'expérimentation animale doivent respecter l'interdiction des mauvais traitements envers les animaux.
Le détail de l'analyse
Les sources de la réponse
- Projet de loi relatif à la protection des animaux de compagnie, examiné en avril 1998 texte en préparation
- Loi portant suppression de certaines taxes annexes aux contributions directes locales, citée comme loi n° 74-411 du 7 juin 1971 texte juridique
- Décret n° 87-848 du 19 octobre 1987, cité comme décret du 19 octobre 1997 texte juridique
- Code rural, article 276 texte juridique
Les organismes cités
Sur le site de l'OXA
Les questions liées
La même question, posée plusieurs fois
Recueil établi et publié par l'Observatoire de l'Expérimentation Animale. Les textes des questions et des réponses sont ceux que publient l'Assemblée nationale, le Sénat et le Parlement européen. Un texte que les sources ouvertes ne donnent qu'en anglais est publié dans une traduction de l'OXA, avec l'original.
Cette analyse a été produite par un modèle de langage appliquant la grille de l'OXA décrite dans la méthode du recueil, et contrôlée par des scripts. Elle n'a pas été relue question par question.
L'expression "expérimentation animale", employée au cours du XXe siècle et encore largement répandue, désigne toutes les utilisations des animaux susceptibles de leur nuire dans le cadre de recherches, de tests ou d'enseignements. L'OXA la retient parce qu'elle n'est ni complaisante, ni concentrée sur les pratiques qui infligent les plus grandes souffrances. La réglementation parle d'"utilisation des animaux à des fins scientifiques" : toute utilisation susceptible de causer à l'animal "une douleur, une souffrance, une angoisse ou des dommages durables équivalents ou supérieurs à ceux causés par l'introduction d'une aiguille effectuée conformément aux bonnes pratiques vétérinaires".