Les questions parlementaires
Tests in vitro sur cellules humaines, 2005
Remplacement des expérimentations animales par des tests in vitro sur cellules humaines
Question écrite n° 16532, Sénat, 17 mars 2005
Le résumé de l'OXA
Le sénateur demande au ministre de la santé son avis sur le remplacement des expériences sur animaux par des tests sur cellules humaines, et des mesures de précaution.
4 demandes : réponse à 1, réponse partielle à 1, aucune réponse à 2.
L'avis du ministre sur le remplacement des expériences in vivo sur des animaux par des tests sur cellules humaines in vitro.
Réponse La réponse dit qu'en l'état des connaissances il n'est pas possible de remplacer toutes les expériences in vivo, la validation étant longue.
L'avis du ministre sur la valeur pour l'homme des résultats obtenus sur des animaux, que la question dit non garantie.
Aucune réponse La réponse n'en dit rien.
Des mesures de précaution contre les décès que la question attribue aux produits testés sur des animaux.
Aucune réponse La réponse n'en dit rien.
Des efforts de la recherche pour appliquer des méthodes substitutives.
Réponse partielle La réponse cite une équipe de l'AFSSAPS chargée de méthodes in vitro et une plate-forme nationale à l'étude, sans moyen ni date.
La fiche
Thèmes : méthodes sans animaux, médicaments et vaccins, valeur scientifique
- Auteur
- M. Philippe Richert (UMP, Bas-Rhin)
- Ministère interrogé
- Solidarités
- Ministère attributaire
- Santé et solidarités
- Rubrique
- Animaux
- Question publiée
- au Journal officiel du 17 mars 2005
- Réponse publiée
- au Journal officiel du 29 septembre 2005
- Statut
- Réponse reçue
- Événements
- Transmise le 3 juin 2005 au ministère : Santé et solidarités
- Sources
La question
(Question écrite n° 16532 de M. Philippe Richert, Sénat, JO du 17 mars 2005)
M. Philippe Richert attire l'attention de M. le ministre des solidarités, de la santé et de la famille sur la nécessité de remplacer les expérimentations réalisées in vivo sur des animaux, par des tests pratiqués sur des cellules humaines cultivées in vitro. Il semble que la correspondance entre les réactions des animaux aux caractéristiques génétiques même très proches de l'homme et l'homme ne soit pas garantie. Il semble même que l'utilisation par l'homme de produits testés sur des animaux soit responsable de très nombreux décès. Par ailleurs, il existe de nombreux protocoles de recherche utilisant des méthodes substitutives aux expérimentations animales, qui en plus génèrent des coûts financiers moindres. Or, la loi française rend obligatoires les tests sur animaux avant toute commercialisation. Aussi, il souhaiterait que des mesures de précaution puissent être mises en oeuvre pour éviter les décès dus à ce type d'expérimentation et que des efforts soient faits par la recherche pour appliquer des méthodes substitutives. Il le remercie de bien vouloir lui faire part de son avis sur ces questions.
La réponse
(Réponse du ministère : Santé et solidarités, JO du 29 septembre 2005)
Sur ce sujet, il convient tout d'abord de préciser que les autorités de réglementation au niveau national et européen prennent en compte la nécessité de remplacer les tests in vivo dans le contrôle des produits de santé. Toutefois, la démarche visant à substituer une méthode in vivo par une méthode in vitro nécessite des étapes préalables de validation longues et complexes après des études collaboratives interlaboratoires. Par ailleurs, la recherche a progressé mais en l'état actuel des connaissances scientifiques il n'est pas possible de remplacer toutes les expérimentations menées in vivo. En ce qui concerne les tests qui sont réalisés par l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (AFSSAPS) dans le cadre de son activité de contrôle des produits de santé, ses laboratoires ont recours aux animaux uniquement lorsque les nécessités de contrôle, voire la réglementation européenne, ne permettent pas de procéder autrement. L'utilisation des animaux est ainsi essentiellement limitée aux contrôles d'activité et de sécurité des vaccins dans le cadre de la procédure européenne de libération des lots par l'autorité nationale. En outre, l'AFSSAPS s'est engagée sur des actions concrètes visant à réduire le recours à l'animal de laboratoire. Ainsi, une équipe a été constituée dans le but spécifique de développer de nouvelles méthodes de contrôle in vitro des produits de santé. Parallèlement, la création d'une plate-forme nationale pour le développement des méthodes alternatives est actuellement à l'étude, l'AFSSAPS ayant choisi de jouer un rôle moteur dans ce projet aux côtés des nombreux intervenants impliqués (ministère de la recherche, INSERM, CNRS, Agence française de sécurité sanitaire environnementale, industriels du médicament, des cosmétiques et de la chimie). Ce projet devrait permettre aux acteurs nationaux de s'impliquer davantage dans le développement des méthodes alternatives à l'animal, de trouver une structure de coordination et de support et de permettre de développer de telles méthodes en partenariat avec des équipes de l'ensemble des Etats membres de l'Union européenne. Le débouché vers des sources de financement européennes serait facilité, le coût de la validation des méthodes alternatives étant important.
Les éléments concrets
Ce que la réponse avance de vérifiable. Survoler un élément montre son passage.
- Les laboratoires de l'AFSSAPS utilisent des animaux surtout pour les contrôles d'activité et de sécurité des vaccins, dans la procédure européenne de libération des lots.
- Une équipe de l'AFSSAPS a été constituée pour développer des méthodes de contrôle in vitro des produits de santé.
Le détail de l'analyse
Les organismes cités
Sur le site de l'OXA
Les questions liées
La même question, posée plusieurs fois
Les questions qui ont reçu la même réponse
Recueil établi et publié par l'Observatoire de l'Expérimentation Animale. Les textes des questions et des réponses sont ceux que publient l'Assemblée nationale, le Sénat et le Parlement européen. Un texte que les sources ouvertes ne donnent qu'en anglais est publié dans une traduction de l'OXA, avec l'original.
Cette analyse a été produite par un modèle de langage appliquant la grille de l'OXA décrite dans la méthode du recueil, et contrôlée par des scripts. Elle n'a pas été relue question par question.