3 984 souris, dont des femelles gestantes opérées sans réveil pour prélever leurs embryons, toutes tuées, dans un projet classé en souffrance légère.

3 984 animaux (souris) · souffrance légère

Ce document a été rédigé avant l'expérience. Les souffrances qu'il décrit sont prévues et autorisées. Les bénéfices qu'il annonce sont espérés.

Les résumés non techniques ne rendent jamais compte des résultats obtenus, et aucune appréciation rétrospective n'est publiée en France. Rien ne permet donc de savoir si les bénéfices annoncés ont été atteints.

Ce que le laboratoire annonce, résumé par l'OXA

Gavées et injectées pendant leur gestation, certaines souris femelles sont ensuite ouvertes à l’abdomen sous anesthésie terminale pour prélever leurs embryons, et leurs descendants reçoivent trois à quatre injections, dont l’une est suivie d’une perfusion sous anesthésie terminale. 3 984 souris vont être utilisées, toutes mises à mort à l’issue, mères et petits compris, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Le projet étudie le rôle des péricytes, des cellules qui entourent les capillaires du cerveau, dans le développement des microglies avant la naissance. Aucune n’est classée sans réveil, alors que des femelles gestantes sont opérées sans reprendre conscience, et le porteur prévoit des difficultés de mise bas après certaines molécules qu’il ne nomme pas.

Résumé produit par un modèle de langage à partir du seul texte du laboratoire, selon une méthode arrêtée par l’OXA. Publié sans relecture individuelle préalable, sous la responsabilité de l’association, et corrigé au fil des relectures.

Ces résumés sont rédigés par les laboratoires à des fins de communication. Leurs affirmations scientifiques ne sont ni sourcées ni relues par les pairs. Les documents qui décrivent en détail les projets et les établissements, dossiers de demande d'autorisation et rapports d'inspection, s'obtiennent sur demande, et l'administration y occulte des passages, parfois au-delà de ce que les juridictions admettent. → Comment lire un résumé non technique


NTS-FR-072657v1
Types de recherche
· Recherche fondamentale · Système nerveux ·
Mots-clés
Développement, Cerveau, Microglies, Péricytes, Barrière hémato-encéphalique
Souris : 3984

Objectifs et bénéfices escomptés du projet, selon le laboratoire

Réponses rédigées par le laboratoire demandeur, à des fins de communication. Elles ne sont ni sourcées ni relues par des pairs.

Décrire les objectifs du projet.

Note de l'OXA. Cette question est celle du formulaire européen de résumé non technique. Elle est posée au laboratoire qui demande l'autorisation, et sa réponse est écrite avant que la première procédure commence (arrêté du 1er février 2013, art. 5). Ces objectifs servent à justifier l'utilisation des animaux devant le comité d'éthique. Aucun document public ne dira ensuite s'ils ont été atteints : la directive permet aux États de faire mettre à jour le résumé avec les résultats de l'appréciation rétrospective (directive 2010/63/UE, art. 43), la base européenne prévoit de les recevoir, et aucune entrée française n'en porte (base ALURES).

Dans quel but fait-on ça ? · Comment lire un résumé non technique

Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel

Le système nerveux central repose sur un réseau complexe de cellules, notamment vasculaires et immunitaires, qui colonisent le cerveau dès les premières étapes de la vie prénatale. Parmi ces cellules, les péricytes, situés autour des capillaires cérébraux, jouent un rôle clé dans le développement et le maintien de la barrière hémato-encéphalique ainsi que dans la régulation de l’unité neurovasculaire. D’autres cellules, les microglies, macrophages résidents du cerveau, sont, quant à elles, essentielles au développement, au fonctionnement et à l’homéostasie cérébrale. Bien que leurs rôles soient distincts, des données récentes suggèrent une interaction réciproque entre péricytes et microglies, impliquant leur collaboration potentielle dans des processus neurodéveloppementaux et neuroinflammatoires. Les microglies, qui sont en interaction étroite avec les vaisseaux sanguins pendant de le développement de l’embryon, contribuent au développement vasculaire. Cependant, l’impact des péricytes sur le développement des microglies reste peu étudié. Étant donné la localisation spécifique des péricytes le long des vaisseaux et leur rôle dans le drainage des molécules circulantes, ce projet explore l’influence du microenvironnement vasculaire sur la colonisation locale des microglies et leurs états fonctionnels. L’hypothèse principale est que les péricytes pourraient orienter le développement et l’hétérogénéité des microglies, soit par des mécanismes cellulaires autonomes, soit via des facteurs dérivés de la circulation sanguine. En combinant des techniques de pointe sur des modèles murins, le projet a pour objectif d’étudier (i) les interactions physiques et dynamiques entre microglies prénatales et péricytes ; (ii) comment l’absence des péricytes impacte les microglies, notamment sur leur maturation et leur hétérogénéité ; et (iii) une voie de signalisation clé que nous avons identifié dans ce dialogue cellulaire entre les microglies et les péricytes. Ces travaux fourniront des informations fondamentales sur les interactions immunovasculaires durant la vie prénatale.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Note de l'OXA. Le formulaire européen demande les bénéfices « susceptibles de découler » du projet. Il appelle donc une projection, et il l'obtient : ce que le laboratoire écrit ici est ce qu'il espère, avant d'avoir commencé. Deux chercheuses ont repris six corpus d'études précliniques déjà menées et pesé les dommages réellement infligés aux animaux contre les bénéfices cliniques réellement obtenus : moins de 7 % de ces études ressortaient défendables (Pound et Nicol, 2018).

Est-ce « inutile » ou « nécessaire » ? · Comment lire un résumé non technique

Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel

Les maladies mentales et neurologiques représentent un véritable enjeu de santé publique, étant la première cause d’invalidité dans le monde. Parmi celles-ci, la schizophrénie et l’autisme touchent chacune environ 1 % de la population. Les symptômes de ces maladies sont variés et apparaissent dès l’enfance pour l’autisme, et à la fin de l’adolescence ou au début de l’âge adulte pour la schizophrénie. Nos connaissances des rôles de certaines cellules sur le développement pendant la vie embryonnaire et autour de la naissance demeurent très limitées. Ce projet vise ainsi à approfondir notre compréhension des processus de développement clés dans la formation du cerveau. Par ailleurs, des anomalies dans la formation des microglies sont observées dans de nombreuses pathologies humaines, en particulier dans les maladies neurodéveloppementales. La compréhension des mécanismes impliqués dans ces processus pourrait, à terme, ouvrir des perspectives thérapeutiques pour des interventions précoces chez les femmes enceintes et les nouveau-nés.

Nuisances prévues, selon le laboratoire

Réponses rédigées par le laboratoire demandeur, à des fins de communication. Elles ne sont ni sourcées ni relues par des pairs.

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Note de l'OXA. La formule « en règle générale » autorise une réponse générale, et c'est l'un des points sur lesquels les examens de qualité trouvent ces documents défaillants. Un examen publié en 2018 a établi que les résumés allemands et britanniques décrivaient mal ce qui est fait aux animaux et ce que ceux-ci pourraient éprouver (Taylor et al., 2018). L'adoption d'un modèle commun européen a nettement amélioré le premier point, à peine le second (Taylor et al., 2024).

Le droit d'accès aux documents · Comment lire un résumé non technique

Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel

Femelle gestante : Gavage, une à deux; durée estimée de 30 secondes à 2 minutes. 2 injections : durée estimée de 30 secondes à 2 minutes. Femelles gestantes de l’analyse F (séries prénatales) : anesthésie générale et incision abdominale terminale (acte chirurgical sans réveil), limitée à la durée du prélèvement des embryons. Descendants : Injections (3 à 4) ; durée de 30 secondes à 2 minutes chacune, suivie pour l’une d’entre elle de perfusion sous anesthésie terminale (2 à 4 minutes).

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Note de l'OXA. C'est l'endroit du document où les animaux devraient apparaître, et c'est celui qui résiste. Un nouvel examen, publié en 2024, a mesuré que cinq des six éléments attendus sur les dommages prévus progressaient depuis l'adoption d'un modèle commun européen. Les effets indésirables sont le sixième : 41 % des résumés allemands et 48 % des britanniques les décrivent complètement. Les auteurs relèvent aussi des effets présentés comme minimes sur des projets classés modérés ou sévères (Taylor et al., 2024). Ces mesures portent sur l'Allemagne et le Royaume-Uni. L'examen de 2018 classait la France parmi les pays les moins bons pour l'identification, l'accessibilité et la qualité de ses résumés, sans les noter rubrique par rubrique (Taylor et al., 2018). Les résumés français suivent aujourd'hui le modèle européen commun.

Les animaux souffrent-ils ? · Comment lire un résumé non technique

Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel

Les contentions nécessaires à la réalisation d’une injection intrapéritonéale ou un gavage avec une sonde peuvent induire une douleur ou un inconfort léger de courte durée (quelques secondes) chez les animaux. Suite à l’administration de certaine molécule, on pourra avoir quelques cas de difficulté de mise bas chez certaines femelles.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Note de l'OXA. Le formulaire demande de justifier ce sort, non de le décrire. L'analyse dommage-avantage que la directive impose au comité d'éthique porte sur « la souffrance, la douleur et l'angoisse » infligées aux animaux (directive 2010/63/UE, art. 38). Quand ce sort est la mise à mort, celle-ci ne figure donc pas parmi les dommages que le comité met en balance avec les bénéfices annoncés. L'OXA écrit « mise à mort » plutôt que « sacrifice », qui emprunte au registre du don consenti, ou « euthanasie », qui désigne une mort décidée dans l'intérêt de celui qui meurt.

Peut-on parler d'éthique en expérimentation animale ? · Comment lire un résumé non technique

Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel

Tous les animaux inclus dans ce projet, ainsi que les mères et leurs petits à différents stades de développement, seront mis à mort à l’issue des procédures expérimentales. Cette décision est justifiée par la nécessité de réaliser des analyses sur les tissus et organes concernés afin de répondre aux objectifs scientifiques du projet. Ces analyses nécessitent un prélèvement complet et immédiat des organes, ce qui n’est pas compatible avec la survie des animaux. Par ailleurs, les animaux ne peuvent pas être réutilisés dans d’autres procédures expérimentales, ni replacés dans d’autres projets, en raison de la nature des interventions réalisées et des stades précoces de développement concernés. De plus, la réutilisation ou le maintien en vie des animaux ne permettrait pas d’obtenir les informations scientifiques attendues, qui reposent sur une analyse fine et exhaustive des tissus à un instant donné du développement. Enfin, aucun placement ou adoption n’est envisageable, compte tenu des caractéristiques des animaux utilisés et des conditions expérimentales spécifiques du projet. Ainsi, la mise à mort des animaux en fin de procédure constitue une étape indispensable pour garantir l’obtention des résultats scientifiques.

Application de la règle des "3R", selon le laboratoire

Réponses rédigées par le laboratoire demandeur, à des fins de communication. Elles ne sont ni sourcées ni relues par des pairs.

1. Remplacement

Note de l'OXA. La directive demande au résumé « une démonstration de la conformité » aux exigences de remplacement, de réduction et de raffinement (directive 2010/63/UE, art. 43). C'est donc le demandeur qui démontre sa propre conformité, dans le document même qui sollicite l'autorisation. Cette démonstration peut prendre la forme d'une affirmation qu'aucune méthode de substitution n'existe, que le document n'a pas à sourcer. Ces trois exigences sont par ailleurs subordonnées à l'objectif du projet : elles cherchent à remplacer les animaux dans un projet donné, elles n'interrogent pas ce projet.

Comment avancer vers la fin de l'expérimentation animale ? · Comment lire un résumé non technique

Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel

L’étude du rôle des cellules d’intérêt de ce projet pendant le développement prénatal et périnatal nécessite impérativement l’utilisation d’un organisme complet. Ce processus dépend en effet d’une multitude de signaux corporels qui influencent directement le comportement des cellules et leur interaction avec la barrière hémato-encéphalique. Des facteurs hormonaux, immunitaires, et vasculaires, émanant du système endocrinien, de la circulation sanguine, et de l’environnement maternel, orchestrent et modulent de façon dynamique les fonctions de cette barrière. Ces signaux extracérébraux jouent un rôle crucial dans la différenciation, la migration et l’intégration des microglies aux structures cérébrales, et leur influence est essentielle pour l’établissement d’une barrière hémato-encéphalique sélective et fonctionnelle et donc également des péricytes. Ces processus, hautement coordonnés et dépendants de variations systémiques, ne peuvent être reproduits ni par des systèmes in vitro, qui présentent des limitations spatiales et temporelles, ni par des organoïdes, dans lesquels certains types cellulaires et les interactions systémiques sont absents. Les simulations in silico, quant à elles, se limitent aux molécules bien caractérisées et ne permettent pas d’étudier les mécanismes encore largement inconnus qui régissent l’activité des microglies et le développement de la barrière hémato-encéphalique et des péricytes. L’utilisation d’un modèle mammifère in vivo est indispensable pour observer ces mécanismes dans leur environnement physiologique. Cela nous permettra d’explorer comment les microglies et les péricytes s’organisent en réponse aux signaux corporels dans un organisme vivant. Néanmoins, pour identifier les mécanismes cellulaires impliqués dans les phénotypes qui seront observés, nous testerons dans un premier temps des gènes candidats in vitro sur des lignées cellulaires pour identifier les mécanismes cellulaires associés aux phénotypes observés avant de les étudier potentiellement in vivo.

2. Réduction

Note de l'OXA. La réduction dont il est question ici porte sur le nombre d'animaux par groupe expérimental, calculé pour que l'analyse statistique tienne. Le total annoncé dans la fiche est une estimation portant sur une autorisation de cinq ans au maximum (code rural, art. R214-123) : il ne dit pas combien d'animaux seront effectivement utilisés, et il ne se rapporte pas à une année.

Qui est concerné ? · Comment lire un résumé non technique

Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel

Notre projet est conçu pour minimiser le nombre de souris utilisées tout en garantissant des résultats scientifiquement robustes. Nous avons pris en compte la nécessité d’obtenir plusieurs échantillons afin de reproduire indépendamment les résultats et de limiter les effets de la variabilité biologique (tels que le sexe et les caractéristiques génétiques) et de la variabilité environnementale (comme les différences dues à l’interaction avec la mère). Pour maintenir des lignées génétiquement stables, nous privilégions des croisements contrôlés qui incluent, lorsque cela est possible, des contrôles et des mutants issus d’une même portée. Cette méthode permet de réduire la variabilité génétique entre les échantillons en comparant des animaux génétiquement similaires, tout en limitant la dérive génétique liée aux croisements consanguins. En obtenant contrôles et mutants au sein d’une même portée, nous réduisons la variabilité des résultats, ce qui permet d’abaisser le nombre d’animaux nécessaires. La taille de chaque lot a été optimisée afin de permettre l’utilisation de tests statistiques adaptés. Grâce à notre expérience préalable dans des projets similaires, nous avons déterminé que 8 animaux (4 de chaque sexe) constituent la taille optimale par groupe expérimental. Cela permet de combiner le besoin de robustesse statistique et la réduction du nombre d’animaux. De plus, dans nos différentes conditions expérimentales, si un résultat n’est pas concluant lors de la première analyse, alors les autres expériences prévues ne seront pas réalisées. Cette stratégie contribue significativement à la réduction du nombre d’animaux utilisés. Cette approche permet de réduire le nombre total d’animaux nécessaires tout en répondant aux exigences de rigueur scientifique et éthique.

3. Raffinement

Note de l'OXA. Le raffinement nomme une amélioration technique de la procédure, sans dire ce qu'elle change pour l'animal qui la subit. La réglementation impose d'atténuer la douleur, dans une limite qu'elle inscrit elle-même : « pour autant que cela soit compatible avec la finalité de la procédure expérimentale » (code rural, art. R214-109). Ce qui reste de souffrance après cette limite est autorisé. Le raffinement ne porte par ailleurs que sur la procédure : les souffrances de la captivité elle-même, confinement, bruit, lumière, manipulations d'entretien, ne relèvent d'aucun des trois R.

La réglementation est-elle « très stricte » ? · Comment lire un résumé non technique

Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel

Les conditions d’élevage, d’hébergement, de soins et les méthodes utilisées sont conçues et mises en œuvre de manière à minimiser autant que possible toute douleur, souffrance, angoisse ou dommage durable que pourraient subir les animaux. Un suivi et des évaluations régulières sont réalisés tout au long des projets, avec la définition préalable de points limites et de critères d’arrêt spécifiques et précoces pour chaque protocole, afin de permettre l’interruption des procédures dès l’apparition de signes de souffrance et d’éviter toute aggravation. Plusieurs mesures sont mises en place pour améliorer le bien-être animal, notamment l’enrichissement de l’environnement (dômes en carton, coton, baguettes en bois pour la construction de nids et le comportement naturel), l’apport de gel nutritif en cas de besoin, ainsi que le chauffage des animaux et des cages afin de maintenir des conditions thermiques adaptées. L’ensemble de ces dispositions vise à réduire le stress, favoriser les comportements naturels et améliorer le confort général des animaux, en particulier chez la femelle et les souriceaux. En dehors des périodes d’accouplement, les animaux sont maintenus en groupes sociaux compatibles afin d’encourager les interactions sociales normales. Les animaux ayant subi un traitement, ou dont la mère a été traitée, font l’objet d’une surveillance attentive jusqu’à la fin de la procédure. Si une souris ou un souriceau présente des signes de souffrance ou de stress, tels que la présence de souriceaux hors du nid, une absence de lait dans l’estomac (observable par transparence de l’abdomen), une posture anormale, des anomalies de croissance postnatale, de la prostration, l’absence de nid ou un pelage négligé, l’expérimentateur peut solliciter le vétérinaire afin d’évaluer la situation et de mettre en place un traitement approprié lorsque cela est possible.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

Note de l'OXA. Le dossier d'autorisation demande de justifier l'origine des animaux, leur espèce, leur nombre estimé et leur stade de développement (arrêté du 1er février 2013, art. 5). La justification attendue est technique : elle porte sur l'adéquation de l'espèce à l'objectif poursuivi. Ce que l'appartenance à une espèce autorise à faire subir à un individu est une question morale, et le formulaire ne la pose pas. L'appartenance à une espèce, prise seule, ne fonde pourtant pas de différence de statut moral entre des individus également capables de souffrir.

Spécisme et expérimentation animale · Comment lire un résumé non technique

Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel

Les souris sont devenues des modèles de choix pour l’étude des fonctions biologiques et des conséquences de leurs perturbations à différents niveaux : comportemental, physiologique et organique. Elles sont également utilisées pour étudier des pathologies humaines. La proximité génétique avec l’homme, combinée à la disponibilité d’un grand nombre de lignées génétiquement modifiées, fait du modèle murin un choix idéal pour répondre à nos questions scientifiques. Le court cycle de reproduction et la petite taille des souris facilitent leur maintien, tout en conservant une espèce relativement proche de l’homme en termes de développement. De plus, la période de gestation courte et le nombre important d’embryons permettent de générer un nombre suffisant d’animaux pour plusieurs expériences à partir de relativement peu de parents. Dans un souci de continuité avec nos études précédentes et afin de tirer parti des nombreux outils génétiques disponibles dans notre laboratoire, nous continuerons d’utiliser ce modèle murin. Dans le cadre de notre projet, les animaux seront utilisés à différents stades de développement, adaptés aux objectifs expérimentaux spécifiques. Les embryons seront analysés aux stades E14.5, E16.5 et E18.5, correspondant à des étapes clés du développement des cellules étudiées. Ces stades permettent de suivre la cinétique des interactions cellulaire et des mécanismes moléculaires et cellulaires associés. Les souriceaux seront étudiés aux stades postnataux P3, P5 et P7, des périodes critiques pour la maturation des cellules étudiées. Enfin, les souris seront utilisées au stade P20 et P60, pour explorer la persistance et les conséquences à long terme des interactions précoces sur les cellules étudiées dans un cerveau mature. Ce choix stratégique garantit une compréhension globale des processus allant du développement à la maturation des cellules étudiées.