Enseignement supérieur et formation professionnelle
Enseignement pratique à la production d’anticorps monoclonaux chez la souris
- Enseignement supérieur
- Formation professionnelle
Pour apprendre à des étudiants la production d'anticorps monoclonaux, 50 souris sont utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées pour prélever leur rate. Elles reçoivent trois injections d'adjuvant de Freund dans l'abdomen, qui peut provoquer une inflammation avec dos voûté et baisse d'activité, puis une prise de sang sous anesthésie avant la mise à mort. Le porteur reconnaît qu'une séquence sur cellules figure aussi au programme, mais affirme que ce modèle cellulaire "ne peut pas remplacer" l'animal et juge la méthode des hybridomes "indispensable". La finalité reste pédagogique, 50 souris tuées pour un travail pratique.
Objectifs
Les anticorps monoclonaux thérapeutiques font partie de la stratégie d’accélération "Biothérapies et bioproduction de thérapies innovantes" lancée par le gouvernement Français le 7 janvier 2022, dont l’objectif est de produire davantage de biomédicaments contre les cancers et les maladies chroniques et de créer les dispositifs médicaux de demain. La technique de choix pour développer des anticorps monoclonaux est celle dites des hybridomes (Prix Nobel de Physiologie/Médecine 1984). Le but de ce projet est de transmettre aux étudiants le savoir-faire pour développer et produire des anticorps monoclonaux. Ce projet permettra également d’introduire les étudiants aux techniques de culture cellulaire appliquée aux cellules de l’immunité (lymphocytes). Ces savoir-faire sont couramment utilisés dans les laboratoires de recherche publiques ou privés ou dans l’industrie pharmaceutique.
Bénéfices attendus
Cette séquence de travaux pratiques permettra l’acquisition de compétences spécifiques du développement d’anticorps monoclonaux. Lors de ce projet, les étudiants seront formés par l’enseignant à la manipulation des animaux et seront sensibilisés aux bonnes pratiques d’utilisation d’animaux à des fins de recherche et développement (bien-être animal, intérêt des 3R).
Procédures
Les animaux vigiles seront soumis à des injections intrapéritonéales toutes les deux semaines (3 injections au total). Sous anesthésie générale, un échantillon de sang sera prélevé, avant mise à mort pour prélèvement de la rate.
Impact sur les animaux
L’exposition à des solutions adjuvantes, comme l’adjuvant complet de Freund, peut induire juste après son injection des signes apparents d’inflammation telle que le dos vouté et une diminution des mouvements de l’animal.
Devenir
La mise à mort des animaux est justifiée pour réaliser le prélèvement de la rate des souris.
Remplacement
Dans le cas d’anticorps thérapeutiques déjà développés, la production se fait majoritairement dans l’industrie pharmaceutique via des modèles cellulaires. Afin de sensibiliser les étudiants aux méthodes alternatives à l’expérimentation animale, l’enseignement dans lequel s’inscrit le présent projet d’expérimentation animal inclut également une séquence de travaux pratiques de bioproduction d’anticorps par un modèle cellulaire. De façon importante, ce système ne peut pas remplacer l’utilisation d’animaux pour développer de nouveaux anticorps thérapeutiques. Pour développer un nouvel anticorps monoclonal, il est indispensable d’utiliser la méthode dites des hybridomes qui repose sur la production par un organisme model (par exemple la souris) de cellules produisant des anticorps dirigés contre un antigène d'intérêt. La réaction immunitaire mise en jeu durant le processus d’immunisation fait intervenir un grand nombre d’acteurs cellulaires différents qu'il n'est pas possible de mimer in vitro. En amont de l’expérimentation animale, les étudiants suivent une séance de travaux dirigés présentant le cadre éthique de l’utilisation d’animaux (formation de l’enseignant à l’expérimentation animale, le dépôt de projet etc) et les principes de remplacement, réduction et raffinement.
Réduction
Le nombre des animaux a été réduit à son minimum en considérant un nombre d’animaux suffisant pour permettre à chaque étudiant de pouvoir acquérir les bons gestes de manipulation les animaux. Avant la session d’expérimentation, les étudiants suivent un enseignement centré sur le calcul des effectifs d’animaux requis pour la comparaison des protocoles d’immunisation décrits dans ce projet. Cet enseignement vient en addition de l’enseignement en statistique dispensé lors des études de Pharmacie.
Raffinement
La taille des groupes de travaux pratique sera réduite à 5 personnes lors de la manipulation des animaux vigiles. Les animaux seront hébergés dans des conditions optimales avec de l'enrichissement et bénéficieront d'un suivi quotidien de leur état général. Le nombre d’immunisation et la quantité d’adjuvant injecté ont été diminué afin de limiter l’inconfort et la douleur des animaux. Les animaux présentant une dégradation de l’état général au-delà des points limites identifiés seront retirés de l'étude. L’ensemble des personnels intervenant sur les souris dispose d’une formation et d’une qualification adéquate à l’expérimentation animale. En amont de l’expérimentation animale, les étudiants suivent une séance de travaux dirigés présentant le cadre éthique de l’utilisation d’animaux (formation de l’enseignant à l’expérimentation animale, le dépôt de projet etc) et les principes de remplacement, réduction et raffinement.
Choix des espèces
La souris est l'animal le plus utilisé pour le développement d'anticorps monoclonaux en recherche préclinique et dans l’industrie pharmaceutique. Ces travaux pratiques permettent de former les étudiants aux modèles avec lesquels ils seront amenés à travailler dans le cadre de leur activité professionnelle future. Les souris Balb/c seront utilisées à partir de 8 semaines afin que leur système immunitaire soit mature.
Formation à la chirurgie expérimentale chez la souris.
- Formation professionnelle
300 souris vont être utilisées dans des procédures chirurgicales menées sous anesthésie, les animaux étant tués avant tout réveil. Chaque souris subit une intervention pouvant durer jusqu'à une heure trente, pose de pompe, ablation des ovaires, vasectomie ou pose de cathéter, non pour produire des connaissances mais pour entraîner des personnes aux gestes chirurgicaux. Le porteur indique recourir à des animaux de réforme issus d'élevages, qui ne peuvent être replacés. Il décrit une formation ex vivo sur peau artificielle mais affirme pertinent de la compléter par des séances sur animaux vivants.
Objectifs
L’objectif de ce projet est de permettre aux utilisateurs de se former aux différentes techniques chirurgicales qu'ils seront amenés à réaliser.
Bénéfices attendus
Cette formation permettra aux utilisateurs de mieux appréhender et maitriser les gestes chirurgicaux qu’ils seront amenés à réaliser.
Procédures
Procédures chirurgicales sur animaux anesthésiés et analgésié du début à la fin (pose de pompe diffusant des substances, ovariectomie, vasectomie, pose de cathéter) / 1 procédure maximum par animal / 1h30 maximum
Impact sur les animaux
En théorie, les animaux étant mis à mort à la fin des expériences et ces expériences étant effectuées sous anesthésie et analgésie, aucune nuisance particulière n’est attendue pendant ces phases du projet.
Devenir
Ces animaux sont des animaux de réforme issus d’élevages qui ne peuvent être replacés, les procédures sont sans réveil.
Remplacement
La formation à la chirurgie expérimentale est une obligation réglementaire pour les concepteurs et les réalisateurs de procédures expérimentales incluant des procédures chirurgicales. Nous avons mis en place une formation à la chirurgie rongeurs en ex vivo (ne contenant pas d'animaux). Pour cela, nous remplaçons l’animal par des méthodes alternatives telles que de la peau artificielle silicone pour les TP suture… Cependant, pour certains utilisateurs, il est pertinent de pouvoir compléter cette formation par des séances de chirurgie expérimentale sur animaux vivants (souris). Ceci leur permet d'avoir une expérience analogue à ce qu’ils seront amenés à réaliser par la suite. Les techniques enseignées sont exactement celles dont ont besoin les utilisateurs ou des techniques qui permettent de suturer les grandes cavités.
Réduction
Cette saisine est d'une part pour compléter notre formation à la chirurgie expérimentale et d'autre part pour de l'entrainement aux actes chirurgicaux pour divers projets. Dans le cadre de notre formation diplômante il y a une première partie en ex vivo (sans animaux), ce qui nous permet de réduire considérablement le nombre d’animaux pour l'in vivo. Toujours dans l’objectif de réduire le nombre d’animaux, nous priorisons les animaux de réforme. Ce sont des animaux surnuméraires, n'ayant pas été inclus dans les projets pour lesquels ils étaient destinés. Le nombre final d'animaux utilisé par technique l'est au vu du nombre d'animaux nécessaires pour acquérir cette technique sur la base de l'expérience de plus de 10 ans des formateurs. Il est réduit au maximum et sera utilisé comme suit : 20 étudiants par an avec chacun 3 souris par an soit 300 souris sur 5 ans (20*3*5) ou 4 techniques différentes réparties entre les utilisateurs soit 15 souris par technique et par an (4*15*5).
Raffinement
Les animaux utilisés pour cette formation proviennent d’un éleveur agréé. Ils sont hébergés en animalerie par groupes sociaux (maximum 5 par cage) avec de l’enrichissement (frosottis, papier craft...). Afin de réduire au maximum la souffrance, la douleur et l’angoisse de l’animal lors des gestes techniques, les animaux sont sous couverture anesthésique et analgésique chimique adaptée. Du personnel qualifié suit la profondeur de l’anesthésie et la qualité de l’analgésie pendant l’acte. Ces chirurgies sont encadrées par du personnel aguerri afin d’avoir un suivi plus approfondi. Des tapis chauffants permettent de maintenir la température corporelle de l’animal.
Choix des espèces
La souris est le modèle d'étude de nos utilisateurs. Ces derniers souhaitent donc légitimement être formés sur ce modèle. Les animaux sont utilisés à partir de 8 semaines et jusqu'à une 30aine de semaines en fonction des euthanasies programmées dans l'animalerie (animaux de réforme issus des élevages).
SUBMENTAL1 : Prélèvement de sang par voie submentale – mise au point technique et formation
- Formation professionnelle
- Recherche appliquée
- Bien-être animal
Rats : 50
100 souris et rats vont être utilisé·es dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, une partie réutilisée pour la formation, une partie placée à l'adoption, le reste autopsié. Chaque animal subit des prélèvements de sang à la veine submentale, d'abord sous anesthésie puis, une fois le geste maîtrisé, sur animal vigile. Le projet met au point cette technique de prélèvement présentée comme moins invasive et vise à réduire l'anesthésie et le nombre d'animaux servant à former le personnel. Le porteur indique qu'aucune alternative n'existe pour une technique propre au modèle animal.
Objectifs
Le but de ce projet est d‘évaluer la mise en place d’une nouvelle méthode de prélèvement de sang chez le rat et la souris : le prélèvement sanguin à la veine submentale ("sous le menton "). Cette nouvelle voie de prélèvement remplacerait et/ou compléterait le prélèvement sublingual et rétro-orbitale dans une démarche de raffinement générale des techniques de prélèvement sanguin en fonction de l’espèce (rat/souris), de l’âge de l’animal et de son statut (gestant par exemple) afin de disposer d’une technique moins invasive pour l’animal. Même si la technique de prélèvement est documentée et présentée par d’autres laboratoires, il est nécessaire d’évaluer en interne la possibilité de réaliser ces prélèvements en tenant compte des compétences techniques internes et des exigences en matière de qualité du sang recueilli.
Bénéfices attendus
Le bénéfice attendu de ce projet est de disposer d’une technique de prélèvement de sang répondant aux critères éthiques, la moins invasive possible pour l’animal et facile à réaliser techniquement. Celle-ci permettrait de raffiner les techniques actuellement en cours dans l'installation d'essai. A terme, cette technique ne nécessiterait pas systématiquement l'anesthésie de l'animal . De plus, comparer aux techniques actuelles, cette technique devrait permettre une utilisation moindre d’animaux pour la formation et le maintien des compétences.
Procédures
Les animaux seront soumis à des prélèvements sanguins à la veine submentale . Dans un premier temps les animaux seront anesthésiés pour la mise en place de la technique de prelevement. La durée de cette procédure est comparable aux méthodes de prélèvements validées en interne : environ 2 minutes d’anesthésie suivi d’un prélèvement d’environ 1 minute et d’un réveil sous surveillance accompagné d’un point de compression. Dans un deuxième temps, lorsque le geste sera maitrisé, une évaluation de la technique sans anesthésie sera faite. Les volumes et la fréquence de ces prélèvements seront définis au fur et à mesure du déroulement du projet et pourront varier de la façon suivante : de 7.5% du volume sanguin total de l’animal 1 fois par semaine maximum (soit une période de récupération de 7 jours minimum entre chaque prélèvement) à 15% du volume sanguin total de l’animal 1 fois toutes les 4 semaines maximum (soit une période de récupération de 28 jours minimum entre chaque prélèvement). Le volume prélevé et la fréquence de ces prélèvements ne dépasseront pas les recommandations des publications éthiques.
Impact sur les animaux
La mise au point de cette technique de prélèvement de sang peut induire un léger inconfort lors de la contention, une douleur et un stress légers, des hématomes et/ou de légères blessures au point de prélèvement ainsi qu’une perte de sang un peu plus importante que prévue. L’anesthésie de l’animal permettra dans un premier temps d’atténuer ces nuisances puis ensuite au fur et à mesure de la maitrise de la technique ces nuissances auront tendance à diminuer voir à disparaitre rapidement et l’anesthésie ne sera plus nécessaire.
Devenir
La procédure ne nécéssite pas l'euthanasie systématique des animaux (sauf en cas de mal-être). Afin de permettre une diminution du nombre d’animaux utilisés dans le laboratoire, les animaux ne présentant aucun signe de mal être en fin de projet pourront être utilisés dans le projet formation et maintien des compétences du personnel ou gardés en vie pour être adoptés. D'autres animaux seront autopsiés en vue d’acte de formation ou pour prélever des organes utilisables pour le développement de méthodes ex-vivo(in-vitro). Cette décision est prise par le vétérinaire sanitaire, le responsable projet, le directeur d’étude ou la structure du bien être animal.
Remplacement
Le projet portant sur une technique de prélèvement de sang spécifique au modèle animal, il n’existe pas d’alternative à l’utilisation animale.
Réduction
Cette mise au point de technique se fera dans le respect des 3Rs avec un nombre restreint d’animaux qui seront commandés au fur et à mesure des tests. Ces animaux seront réceptionnés jeunes afin d’être utilisés tout au long de leur développement (jeune adulte à adulte, males et femlles) en respectant les volumes de prélèvements et les répétitions éthiquement acceptables. Une fois la technique maîtrisée, ces mêmes animaux pourront également être utilisés pour la formation technique et le maintien des compétences. Dans un premier temps, afin de réduire la douleur, les animaux seront anesthésiés jusqu'à la validation et la maitrise de la technique.
Raffinement
Les animaux seront hébergés en groupe et dans des cages adaptées avec un enrichissement du milieu approprié à leur espèce. Ils recevront une alimentation contrôlée dont la traçabilité est assurée. Dans un 1er temps, afin d’adapter le geste technique et de réduire le stress et la douleur éventuels, les animaux seront anesthésiés le temps du prélèvement. Une fois le geste technique maitrisé, des tests seront pratiqués sans anesthésie. Les animaux sont observés tous les jours (week-end compris). Ils sont pesés à intervalles réguliers pour vérifier leur croissance et leur bien-être. Les prélèvements de sang sont réalisés à la veine submentale, en respectant le volume et les périodes de récupération recommandés pour le bien-être animal. Les essais de contention et de prélèvements seront réalisés par des techniciens expérimentés. Un suivi journalier des animaux est réalisé et des points limites précoces ont été identifiés par le laboratoire pour éviter la souffrance de l'animal. Un suivi et un bilan du bien-être animal est réalisée par la structure du bien-être animal sur tous les projets.
Choix des espèces
Le rat et la souris sont les espèces utilisées dans le laboratoire pour les études de toxicologie. Le but de ce projet est de raffiner les techniques de prélèvements de sang que nous utilisons dans ces études. Toutes les études de toxicologie nécessitant ce type de prélèvement de sang utilisent des rongeurs de 6-7 semaines jusqu'à 2 ans dont des femelles gestantes pour les études de toxicologie du développement. Ainsi, ce projet utilisera des animaux jeunes qui seront gardés pour évaluation de la technique aux différents stades de développement.
Vieillissement cardiaque: Insuffisance cardiaque chez le sujet âgé
- Enseignement supérieur
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
- Système immunitaire
90 souris femelles vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles subissent une ablation des ovaires pour reproduire la ménopause et la pose d'une pompe délivrant une substance provoquant une hypertension, avec un suivi par échographie et IRM, pour étudier l'insuffisance cardiaque de la femme âgée. Le porteur estime que moins de 10 % des souris risquent une souffrance en fin de protocole, avec perte de poids rapide ou congestion pulmonaire liée à l'insuffisance cardiaque. Il décrit des études in vitro prévues en parallèle mais affirme le recours aux animaux "nécessaire" faute de modèle in vitro d'insuffisance cardiaque.
Objectifs
L'objectif est d'analyser les mécanismes qui contribuent au dysfonctionnement cardiaque développant chez des femmes âgées. Nous allons évaluer le rôle de l'inflammation et du réseau lymphatique dans le développement de la dysfonction cardiaque dites 'diastolique', caractérisé par une rigidification des parois cardiaques induit par le vieillissement et l'hypertension artérielle et la ménopause, modélisé par ovariectomie chez la souris. Des traitements anti-inflammatoires, ciblant des cytokines proinflammatoires, seront administrés afin d'atténuer la dysfonction cardiaque. Nous espérons identifier des nouveaux traitements permettant de prévenir ou traiter l'insuffisance cardiaque, notamment chez des femmes âgées.
Bénéfices attendus
Nous espérons identifier les mécanismes immunitaires altérés dans le vieillissement, accentué par l'hypertension et la ménopause chez la femelle. Dans un deuxième temps, notre étude permettra d'identifier des nouvelles traitement antiinflammatoires (bloquant des cytokines proinflammatoires) qui permet de limiter la dysfonction cardiaque et ainsi améliorer la qualité de vie des patients atteints d'insuffisance cardiaque. Ce protocole expérimental permettra, nous l'espérons, de guider des essais cliniques chez des sous-groupes de patients avec insuffisance cardiaque avec des traitement immunomodulateurs ciblant des cytokines.
Procédures
Des procédures chirurgicales minimalement invasif (ovariectomie, implantation d'un mini pompe osmotique en sous-cutanée). Chaque intervention chirurgicale à une durée de moins de 10 minutes par animale. Les prélèvements sanguins seront réalisés sur des animaux anesthésiés. Les interventions d'imagerie (echocardiographie ou IRM) à une durée de 10-20 minutes par animale. Tandis que l'echocardiographie sera réalisé 3 fois pendant l'etude (a 3, 6 et 8 semaines apres l'inclusion), l'IRM n'est realisé qu'un seul fois en fin d'etude.
Impact sur les animaux
Vers la fin du protocole, les animaux seront à risque de souffrance legere-moderé (potentiellement atteints des points limites) associé au développement aigue de l'insuffisance cardiaque, tel que perte de poids rapide ou congestion pulmonaire. Nous estimons que ce risque concerne moins que 10% des animaux, et que notre suivi individuel des animaux nous permettra d’identifier ces individus bien en amont de souffrance importante. Nous espérons que les traitements avec des anticorps ciblant des cytokines proinflammatoires permettra de limiter la dysfonction cardiaque et de prévenir le développement de l'insuffisance cardiaque, améliorant l'état de santé des animaux insuffisant cardiaques.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de l'étude afin d'étudier les organes (cœur, poumon, rein) par des analyses histologiques et moléculaires.
Remplacement
Dans l’objectif de remplacer l’expérimentation animale, nous mettrons en place des études in vitro (prolifération de cellules, interactions cellules-cellules). Cependant l’utilisation des animaux est rendue nécessaire car il n’existe pas, à ce jour de modèles d'insuffisance cardiaque in vitro.
Réduction
Pour réduire au maximum le nombre d’animaux nécessaires à cette étude nous réaliserons séquentiellement des mesures non-invasives de la fonction cardiaque (échographie, IRM) puis des mesures invasives (hémodynamique). Nous avons également mis en place une stratégie d’optimisation des prélèvements et des analyses ex vivo au moment de la mise à mort. De plus, nous avons réalisé des tests statistiques appropriés pour calculer le nombre de souris nécessaire afin de détecter une différence de 15%. Nos expériences préalables dans le laboratoire ont démontré que des groupes de n=15 sont nécessaires pour des évaluations fonctionnelles tel que l’échocardiographie. Un bon suivi post-opératoire permet également de limiter le nombre d'animaux par groupe. Nous nous appuierons sur nos données historiques dès que cela sera possible pour tendre, là encore, à limiter le nombre d’animaux utilisés.
Raffinement
Pour raffiner, nous allons dans ce projet utiliser des souris femelles ovariectomisés, afin de modéliser la ménopause. Ceci diminuera les variations dans les réponses immunitaires chez des sujets âgés, et permettra une meilleure comparaison entre nos groupes expérimentales. L’ajout d’angiotensine II couplé à 1% NaCl dans l’eau de boisson permet de déclencher l’hypertension artérielle chronique de facon homogène. Les animaux seront manipulés régulièrement par les mêmes expérimentateurs pour tendre à une habituation, et nous appliqueront une grille d’évaluation du bien-être animal séparément pour chaque individu. Tout au long de l’étude, les animaux seront nourris ad libitum et hébergé dans des portoirs ventilés au nombre maximum de 5 animaux par cages avec de l’enrichissement. Afin de limiter le stress occasionné par le transport, une période d’acclimatation d’une semaine après réception des souris sera maintenue avant tout début de protocole. Une couverture analgésique sera proposée avant, pendant et après l’induction avec une évaluation quotidienne la première semaine post-chirurgicale de la douleur basée sur la 'grimace scale de Langford'. Couplé à un suivi de poids, cela permettra de statuer sur l’atteinte d’un point limite en période post-opératoire.
Choix des espèces
Le choix de la souris se justifie par l’expérience du laboratoire avec des modèles de cardiomyopathies chez la souris. La souris a également l’avantage indéniable de permettre l’utilisation des outils biologiques, comme certains anticorps monoclonaux qui ne sont parfois pas accessibles pour le rat. De plus, dans notre laboratoire, nous avons depuis de nombreuses années une excellente expérience des évaluations fonctionnelles et structurelles cardiaques in vivo ainsi que ex vivo chez la souris. Nous allons utiliser des souris jeunes adultes (3 mois) mais principalement des souris âgés (18 mois) afin d’étudier les effets de vieillissement sur le cœur. L’ovariectomie (ovx) est rendue nécessaire car des souris âgées n’entrent pas la ménopause. De même façon, les souris âgés ne sont pas spontanément hypertensives, nécessitant une implantation d’un mini pompe délivrant de l’angiotensine II couplé a 1% NaCl dans l'eau de boisson. Nos comparaisons seront : 1) souris jeunes versus souris ‘contrôles’ vielles ovx mais sans hypertension afin d’identifier les différences liés au vieillissement ; 2) souris contrôles vielles versus souris avec insuffisance cardiaque fraction d’éjection préservé (ICFEp) (induit par vieillissement et ovx accompagné d’hypertension) afin d’identifier les effets délétères sur la fonction cardiaque ; et 3) souris ICFEp traités avec des anticorps contrôles versus des anticorps anti-IL1beta et/ou anti-IL6.
Travaux pratiques de pharmacologie expérimentale
- Enseignement supérieur
Rats : 60
180 rongeurs, 120 souris et 60 rats, vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, pour des travaux pratiques de pharmacologie destinés à des étudiants. Chaque animal reçoit des injections par plusieurs voies, une incision de la queue pour doser la glycémie et passe des tests de comportement, les mêmes animaux servant à quatre séances espacées d'au moins une semaine. Le porteur indique que ces gestes et un jeûne de douze heures avant les séances peuvent provoquer stress et douleur. Il présente ces séances comme une découverte de l'expérimentation in vivo, les animaux étant réutilisés puis, pour ceux qui ne le sont pas, tués.
Objectifs
Ce projet a pour objectif pédagogique de faire découvrir aux étudiants l’expérimentation in vivo. Il vise à proposer des TP de pharmacologie expérimentale aux étudiants inscrits dans 3 parcours universitaires différents. Ces parcours universitaires peuvent destiner les étudiants vers les métiers de l’industrie pharmaceutique ou de la recherche dans lesquels des connaissances sur l’expérimentation animale sont nécessaires. L’ensemble des TP sont réalisés avec des souris swiss et/ou des rats wistar qui sont des modèles communément utilisés pour la recherche. Il s’agit également de souches calmes qui pourront être plus facilement manipulées par les étudiants. Afin de respecter le bien-être animal, les TP sont réalisés en accord avec les exigences de remplacement, de réduction et de raffinement (3R) : le nombre d’animaux est réduit au minimum et les mêmes animaux sont réutilisés pour les 4 travaux pratiques. De plus, les TP seront encadrés par des enseignants qualifiés avec le niveau concepteur.
Bénéfices attendus
Ce projet s’inscrit dans une démarche éducative. En effet, l’objectif est de faire découvrir l’expérimentation in vivo à des étudiants destinés à des métiers où des connaissances sur l’expérimentation animale sont nécessaires. Pour ce faire, différents travaux pratiques vont être réalisés afin de présenter aux étudiants plusieurs protocoles qui peuvent être réalisés en expérimentation in vivo. L’ensemble des TP seront réalisés dans le respect de l’éthique en expérimentation animale et les enseignants veilleront au bien-être des animaux tout au long des travaux pratiques.
Procédures
Contention de l’animal. Sur chaque animal (souris et rats) et au maximum 2 fois par séance, une injection intra-péritonéale (3 min) une administration par voie orale (1 min) et une injection sous-cutanée (3 min) seront réalisées. Une incision à l’extrémité de la queue après application d'une crème anesthésiante sera effectuée afin de prélever une goutte de sang à 4 temps différents. Pour le comportement (uniquement chez la souris), chaque animal recevra une unique injection intra-péritonéal (3 min) puis réalisera 4 tests de comportement différent (20 min pour les 4 tests). Pour la mesure de la pression artérielle, les rats seront placés dans un tunnel de contention quelques minutes afin de placer le brassard gonflable. Les mêmes animaux seront réutilisés pour les TP en respectant un intervalle d'une semaine au minimum entre chaque TP pour le bien-être des animaux.
Impact sur les animaux
Lors des travaux pratiques, les animaux recevront des administrations par voie orale, intra-péritonéale et/ou sous-cutanée. Ces injections peuvent engendrer un stress chez les animaux. Lors d'un TP, les rats seront placés dans un tunnel de contention quelques minutes afin de réaliser la mesure de la pression artérielle. Cette contention peut engendrer un stress. Lors d'un autre TP, une incision est réalisée à l’extrémité de la queue de l’animal pour récupérer une goutte de sang et cela peut entrainer une douleur. De plus, les animaux seront privés de nourriture 12h avant la séance de TP. Cela peut engendrer un stress.
Devenir
A la fin des procédures, les animaux seront proposés au sein de l’EU et potentiellement réutilisés. Les animaux non réutilisés seront euthanasiés
Remplacement
Ces TP visent à sensibiliser les étudiants aux bonnes pratiques de l’expérimentation animale en conformité avec la réglementation et dans le respect du bien-être animal et de la règle des 3R. Pour cela, il est important que l’étudiant soit en contact avec l’animal. Cet enseignement pratique vient en complément de cours magistraux dans lesquels sont abordés la règlementation, l’éthique, la règle des 3R, les méthodes alternatives, les différents types d’animaleries, la conception de projets). Il vient aussi en complément de TP réalisés in vitro. L’objectif de cette formation est de préparer les étudiants à leur insertion professionnelle dans les laboratoires pharmaceutiques dans le domaine de la R&D.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisé sera réduit au minimum pour l’ensemble des TP, mais sera suffisant pour que chaque étudiant puisse manipuler un animal. Deux parcours universitaires réalisent les TP à la même période de l’année donc les mêmes animaux seront utilisés (12 rats et 12 souris au total). Les étudiants du troisième parcours universitaire réalisent les TP à une autre période de l’année donc les animaux ne pourront pas être réutilisés mais afin de réduire le nombre d’animaux, les TP seront réalisés uniquement sur des souris (12 souris au total).
Raffinement
Lors des TP, les animaux recevront des administrations par voie orale, intra-péritonéale et/ou sous-cutanée. Au maximum, deux administrations seront réalisées pour chaque voie et les volumes administrés seront largement inférieurs aux volumes maximaux autorisés. Les administrations seront espacées dans le temps du TP afin de minimiser le stress lié à cette procédure. Lors d'un des TP, après l’application d’une crème anesthésiante, une incision sera réalisée à l’extrémité de la queue de l’animal afin de doser la glycémie. A l’issue de la manipulation, de la biseptine sera appliquée pour éviter toute infection. Les jours suivants, les animaux seront surveillés pour s’assurer de la bonne cicatrisation. Les séances de TP seront espacées au minimum d’une semaine afin de réduire au maximum le stress occasionné lors de la manipulation des animaux. Entre chaque séance, les animaux seront surveillés quotidiennement afin de s’assurer de leur bien-être.
Choix des espèces
Les rats et les souris sont les espèces animales les plus couramment utilisés pour l’enseignement et la recherche. Les souches choisies sont calmes et adaptées aux travaux pratiques avec les étudiants. Les animaux seront âgés de 7 à 8 semaines au démarrage du premier TP. Ensuite les procédures se dérouleront sur une période de minimum 2 semaines et maximum 4 semaines. Réaliser les expériences sur des animaux âgés de 7 à 11 semaines permet d’avoir des jeunes animaux en bonne santé et facilement manipulable tout au long des travaux pratiques.
Dispositif de formation initiale et continue en chirurgie sur le modèle porcin
- Enseignement supérieur
140 cochons vont être utilisés dans des procédures menées sous anesthésie, les animaux étant tués avant tout réveil. Chaque animal sert de support à des chirurgies de l'abdomen, laparotomies et cœlioscopies, ou à des greffes de foie et de rein, non pour produire des connaissances mais pour former des étudiants et des chirurgiens en exercice, deux à quatre par animal. Le porteur indique que certaines procédures bilatérales, comme l'ablation des deux reins, ne permettent pas la survie de l'animal. Il décrit la simulation sur "gros animal" comme "devenue indispensable" à la formation, tout en revendiquant chercher à réduire l'usage d'animaux.
Objectifs
L'objectif de ce projet vise à former et perfectionner des étudiants de 3ème cycle, des chirurgiens et des médecins à diverses procédures et gestes chirurgicaux chez le modèle porcin. L’enseignement des disciplines chirurgicales et interventionnelles auprès des étudiants en Médecine de 3ème cycle est piloté par l'UFR de Médecine et repose sur l’enseignement théorique et l’enseignement par la simulation réalisés à la Faculté de Médecine et la mise en pratique au CHU dans les services. L’enseignement par la simulation repose sur l’école de chirurgie qui dispose de différents modules complémentaires d'enseignement : simulation en drylab (simulateurs, simulateurs numériques), microchirurgie sur petit animal réalisé à l'animalerie petits animaux de la faculté de médecine, chirurgie sur sujets anatomiques réalisé au laboratoire d'anatomie de la faculté de médecine, chirurgie sur sujets revitalisés réalisé au laboratoire d'anatomie de la faculté de médecine, et chirurgie expérimentale sur gros animal (porc) qui est réalisée sur la plateforme de chirurgie d’un organisme de recherche publique et qui fait l'objet du présent dépôt au comité d'éthique.
Bénéfices attendus
Avec l’application de la loi européenne sur le temps de travail des étudiants en troisième cycle des études de médecine, leur exposition à la clinique et à la pratique a très nettement diminué. Par ailleurs, la réforme du troisième cycle des études de Médecine a diminué la durée de leur formation. L’ensemble des équipes pédagogiques a donc jugé prioritaire la mise en place de programmes de simulation pour s’adapter à cette évolution et permettre à ces futurs médecins/chirurgiens d’avoir quand même une formation adéquate. En parallèle de cela, le dogme érigé par l’Haute Autorité de Santé (HAS) « Jamais la première fois sur le patient » impose désormais une formation et une pratique en amont de l’application à l’Homme. Pour toutes ces raisons, la simulation chirurgicale sur gros animal est devenue indispensable. La formation mise en place permettra aux étudiants en chirurgie viscérale (urologie, chirurgie digestive, gynécologie, viscérale pédiatrique) en fin de cursus de perfectionner leur technique et leurs connaissances après avoir pu faire de la simulation en dry lab et avoir passé les étapes précédentes du curriculum. L’objectif est donc de permettre à ces futurs praticiens d’avoir réalisé les interventions correspondant à leurs disciplines sur un gros animal avant de le faire chez l’Homme. En ce qui concerne la formation continue, l’objectif est de pouvoir offrir un perfectionnement à des médecins chirurgiens installés sur de nouvelles techniques ou des techniques hyper spécialisées comme la transplantation ou la chirurgie endoscopique.
Procédures
Dans le cadre de la formation initiale, les animaux seront soumis aux gestes chirurgicaux suivant : (1) laparotomie sur le système urinaire avec apprentissage des gestes techniques de type dissection, néphrectomie ou anastomose ; (2) laparotomie sur le système digestif avec apprentissage des gestes techniques de type dissection, préhension des vaisseaux, cholécystectomie ; (3) laparotomie sur le système gynécologique avec apprentissage des gestes techniques de type dissection, ovariectomie, hystérectomie, anastomose digestive ; (4) coelioscopie sur le système urinaire avec apprentissage des gestes techniques de type préhension des tissus sans traction, dissection, néphrectomie et réimplantation urétéro-vésicale ; (5)coelioscopie sur le système digestif avec apprentissage des gestes techniques de type ligature, cholécystectomie, cathétérisme, gastrolyse ; (6) coelioscopie sur le système gynécologique avec apprentissage des gestes techniques de type dissection, hystérectomie. La formation continue sera de 2 types : (1) formation à la transplantation de foie et/ou de rein. Dans ce cadre, les gestes d’un greffe de ces 2 organes seront réalisés chez l’animal : préparation à la greffe, prélèvement et conservation d’organes, transplantation ; (2) formation à la technique de dissection sous muqueuse endoscopique. Pour cela, l’animal est soumis à une endoscopie pour réaliser une exérèse de tissu situé au niveau de l’oesophage et l’estomac.
Impact sur les animaux
Dans ce projet, les animaux étant anesthésiés et sous analgésie durant toute la durée de l'intervention, puis euthanasiés sans réveil possible en fin de procédure, aucune douleur ou inconfort ne sera subi(e) par les animaux utilisés pour ces formations. Durant cette intervention, les animaux peuvent être soumis à une laparotomie ou une coelioscopie au niveau du système digestif, urinaire ou gynécologique. Des sessions spécifiques peuvent dédiés à une dissection de muqueuse sous endoscopie ou à des formations à des greffes hépatiques, rénales ou cardiaques. Les points listés ci-dessous pourraient être rencontrés lors de la procédure chirurgicale et conduiront à l'euthanasie de l'animal avant la fin de la session : - hémorragie abondante ne pouvant pas être contrôlée par le chirurgien responsable, - rythme cardiaque excessif pendant plusieurs minutes (>200 battements/min), et ne pouvant pas être stabilisé par une modulation de l'anesthésie ou de l'analgésie - perte des signaux de monitoring, - incident technique ou humaine permettant pas de poursuivre la procédure chirurgicale.
Devenir
Tous les animaux sont mis à mort à l'issu de chaque journée de formation sans réveil au préalable. En effet, pour optimiser l’utilisation des animaux, les procédures sont pour certaines bilatérales et ne permettent pas la survie et donc le réveil, comme par exemple la néphrectomie bilatérale, la cystectomie, etc. Par ailleurs, pour diminuer le nombre d’animaux utilisés, les sessions sont poussées jusqu’à la gestion de complications peropératoires avec des plaies vasculaires graves à réparer. Enfin, les interventions réalisées sont à risque de complications postopératoires qui ne pourraient être gérées et de douleur.
Remplacement
Cette formation en chirurgie expérimentale sera faite sur modèle porcin car cette espèce, très proche de l’Homme en termes d’anatomie et de physiologie digestive, est la plus adaptée pour l’apprentissage des gestes chirurgicaux devant être exécutés chez l’Homme. Il est important de savoir que l’Ecole de Chirurgie met tout en place pour remplacer et diminuer l’utilisation d’animaux pour la simulation. Elles ont mis en place un parcours de formation progressif permettant de réserver le matériel animal pour les étudiants en fin de cursus dans un but de perfectionnement et non d’apprentissage de base. Tout au long de leur cursus, les étudiants de troisième cycle ont des formations avec de la simulation procédurale. Elles reposent au début sur du dry lab avec de la manipulation et de la technique laparoscopique sur des pelvitrainer, puis sur des simulateurs numériques pour reproduire dans les limites de la technologie actuelle des exercices et des interventions chirurgicales pas à pas. En parallèle, les étudiants/internes ont de sessions de dissection sur des sujets cadavériques ou des pièces anatomiques. Enfin, lors de leur dernière année de cursus, la formation propose un perfectionnement sur 2 types de modèles : les sujets cadavériques revitalisés et les modèles porcins. L’objectif de la formation est donc de se rapprocher progressivement pendant le cursus de déroulé d’interventions les plus proches possibles de la réalité, tout en épargnant au maximum l’utilisation de sujets anatomiques et d’animaux. En fin de cursus ou pour la formation continue, il n’y a pour l’instant pas d’autre modèle aussi fidèle à disposition que ces 2 modèles pour permettre un perfectionnement chirurgical adapté à la pratique sur l’Homme.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisés pour cette formation a été réduit au minimum satisfaisant pour garantir un confort d’intervention tout autant pour les personnes chargées de veiller à la préparation, anesthésie et analgésie des animaux, que pour les étudiants et médecins devant se former (de 2 à 4 personnes formées par animal opéré). Toute addition de séances ou d’animaux supplémentaires fera l’objet d’un avenant à la présente saisine. Les animaux destinés à ces formations seront préférentiellement des porcs destinés à la réforme.
Raffinement
Les animaux utilisés lors de ces formations de chirurgie proviennent de nos élevages sur site. Les conditions d’hébergement, d’abreuvement et d’alimentation permettent de couvrir les besoins des animaux en conditions d'élevage porcin (conventionnel et mini-porc). Les animaux, qui font l’objet d’une surveillance quotidienne par du personnel habilité, sont hébergés en groupe avec des densités et des tailles de compartiment conforme à l’arrêté du 1er février 2013 fixant les conditions d’aménagement des établissements utilisateurs, éleveurs ou fournisseurs d’animaux utilisés à des fins scientifiques. La formation réalisée reposera sur l'expertise de chirurgiens spécialisés en chirurgie viscérale et digestive, en urologie, en gynécologie et en chirurgie viscérale pédiatrique, et de médecins interventionnels experts (gastroentérologues) en collaboration avec des personnels scientifiques et techniques formés à l’expérimentation animale et à la chirurgie sur modèle porcin. L'anesthésie et l’analgésie durant les interventions ont été conçues pour supprimer la douleur induite par une chirurgie et la manipulation des viscères.
Choix des espèces
Le porc est l'espèce modèle la plus utilisée en chirurgie expérimentale à visée humaine. L'anatomie générale du porc ainsi que la taille et la conformation des différents organes internes sont très proches de celles de l'Homme. Le porc représente donc un modèle de prédilection pour l'apprentissage de gestes chirurgicaux qui sont réalisés sur des patients humains dans le cadre d'interventions classiques en chirurgie. Les animaux sélectionnés seront des porcs conventionnels juvéniles de 30 à 40 kg car ce poids permet de disposer d'animaux avec des organes internes dont la taille se rapproche le plus de celle observée chez l'Homme. Des miniporcs de race Yucantan pourront aussi être utilisés pour ces mêmes raisons. Le choix se fera en fonction des disponibilités car les animaux choisis seront préférentiellement des animaux destinés à la réforme.
Programme de tutorat aux gestes techniques en expérimentation animale sur rongeur
- Formation professionnelle
Rats : 250
850 rongeurs, 600 souris et 250 rats, vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Non pour produire des connaissances mais pour entraîner du personnel aux gestes techniques, chaque animal pouvant servir jusqu'à neuf actes simples répétés, ou une chirurgie complexe de vingt à soixante minutes suivie de deux semaines de soins. Le porteur décrit des atteintes possibles comme infections, saignements, lésions oculaires après prélèvement rétro-orbitaire et douleurs post-opératoires. Il affirme que le recours à l'animal vivant est "indispensable" pour acquérir les gestes en conditions réelles.
Objectifs
Dans notre installation, certains de nos projets nécessitent le recours à l’utilisation de modèles animaux. Certaines procédures expérimentales incluent des interventions chirurgicales qui ne peuvent se pratiquer sans y avoir été formé auparavant Certains actes chirurgicaux peuvent être enseignées sur un cadavre ou sur papier (suture) mais le recours à l’animal vivant est indispensable pour apprendre la chirurgie en conditions réelles et les soins post-opératoires. Les actes simples s’acquièrent en quelques essais, d’autres plus complexes nécessitent une répétition plus importante des gestes techniques. Ces animaux peuvent être des animaux provenant d’autres projet, (fin de projet sans euthanasie, élevage), ou si cela n’est pas possible, des animaux issus de fournisseurs agréés.
Bénéfices attendus
Formation du personnel permanent et non permanent.
Procédures
Un même animal pourra être utilisé pour l’apprentissage de plusieurs actes expérimentaux simples, au maximum 9 (injections, administration orale ou nasale, prélèvements, sutures, biopsie, implantations sous cutanées …). Chaque geste expérimental, d’une durée de quelques secondes à quelques minutes pourra être réalisée 3 fois, à au moins deux jours d’intervalle entre chaque période. Les animaux dédiés à l’apprentissage des actes chirurgicaux complexes ne seront utilisés qu’une fois et gardés uniquement pour les soins post-opératoires, comprenant l’apprentissage des gestes post-opératoires, jusqu’à deux semaines après la chirurgie. Les actes chirurgicaux complexes peuvent durer de 20 à 60 minutes par animal, en fonction du type de chirurgie réalisée. L’apprentissage des gestes post-opératoires (en plus des soins) correspond à l’apprentissage des manipulations des animaux opérés par exemple pour les positionner dans l’IRM, pour prélever du sang ou injecter du sérum physiologique via les cathéters implantés, pour utiliser en conditions réelles les appareillages d’électrophysiologie.
Impact sur les animaux
Une infection peut apparaitre pour tout acte avec une piqure ou une coupure. Des saignements peuvent être observés pendant quelques minutes lors des biopsies. Les animaux peuvent montrer des lésions oculaires après un prélèvement au sinus rétro-orbitaire. En cas de chirurgie avec ouverture cutanée ou craniotomie, les animaux peuvent ressentir une douleur post-opératoire ainsi qu’une inflammation des tissus cicatriciels, transitoire sur quelques jours. Les animaux peuvent montrer des signes cliniques (douleurs, inflammations, stéréotypies, stress) liés à une chirurgie non réussie (hémorragies…) ou invasive (résection de tumeurs internes) ou à une chirurgie entraînant une lésion cérébrale (implantation et résection d’une tumeur).
Devenir
Tous les animaux seront euthanasiés après l’apprentissage des actes chirurgicaux complexes (chirurgie + soins post-opératoires), ou après avoir été utilisés pour l’entraînement à plusieurs procédures simples.
Remplacement
Certaines pratiques peuvent être apprises en première instance sur du papier ou un cadavre mais le recours à l’animal vivant est indispensable afin d’acquérir les bons gestes chirurgicaux en conditions réelles, avec la gestion des pertes sanguines, et pour réaliser correctement les soins post-opératoires.
Réduction
Le nombre d’animaux potentiellement utilisé sera dépendant du nombre de personnes à former, de leurs compétences déjà existantes, de leur capacité à apprendre et du nombre de procédures à apprendre ou à se réapproprier par année et par personne. Sur 5 ans, nous pensons avoir un pool d’une dizaine de personnes à former, au maximum. Pour les gestes techniques simples nous envisageons d’utiliser environ 100 souris et 100 rats, soit 10 animaux de chaque espèce par personne. Pour les procédures complexes nous envisageons d’utiliser 500 souris et 150 rats. C’est-à-dire 50 souris et 15 rats par personne, sur 5 ans, une même personne pouvant avoir le besoin d’apprendre plusieurs procédures complexes la même année. Soit un total de 600 souris et de 250 rats. Le nombre de souris prévu est plus important que celui du nombre de rats car la taille supérieure des organes et des vaisseaux sanguins des rats permet d’envisager une prise en main plus rapide. Le nombre de modèles est également plus réduit chez le rat. Autant que possible, les animaux utilisés seront des animaux inutilisés dans d’autres projets de l’installation (en fin de projet sans euthanasie). Les animaux utilisés pour l’apprentissage des gestes techniques simples seront utilisés plusieurs fois si nécessaire, mais pas plus de trois fois par gestes, et après cela une chirurgie sans réveil pourra être réalisée.
Raffinement
Les animaux sont gardés en portoirs ventilés et en groupe tout au long des expérimentations. Un enrichissement (maisons en plastique, roue, morceaux de bois …) sera réalisé pour chacune des cages d’animaux. Les animaux sont suivis au quotidien par les zootechniciens, avant d’être utilisés pour l’apprentissage des procédures. Les procédures simples seront réalisées sur des animaux vigiles et si nécessaire anesthésiés légèrement. Un suivi par le tuteur/la tutrice et la personne en apprentissage sera réalisé pour évaluer tout signe de souffrance, un traitement antalgique pourra être administré si besoin, sur une durée de 24 heures à quelques jours après le geste opératoire. Tout signe clinique dénotant une souffrance supérieure à celle attendue (expertise du tuteur), une infection ou des dommages oculaires entrainera une euthanasie. Les actes chirurgicaux complexes seront réalisées sous antalgie et anesthésie, éventuellement également sous anti-inflammatoires. Les opérations seront réalisées en début de semaine pour voir l’évolution avant le week-end. Tout animal présentant une souffrance ou tout signe clinique signalant une infection, une opération ratée, une hémorragie excessive, des complications post-opératoires… entrainera une euthanasie immédiate. Un suivi post opératoire (avec grille de scoring) sera réalisé par la personne en apprentissage avec l’aide de son tuteur/ sa tutrice chaque jour et ce jusqu’à fin de la période de soins post-opératoire (2-3 semaines). Si nécessaire une antalgie sera administrée durant ce laps de temps avant l’euthanasie.
Choix des espèces
Les modèles animaux utilisés lors des projets sont essentiellement des rongeurs. Les modèles chirurgicaux prévus seront réalisés sur des animaux de même espèce/souche/âge que ceux prévus pour les projets nécessitant cette prise en main chirurgicale. En effet, d’une condition (espèce/souche/âge) à l’autre, il y a des différences physiologiques non négligeables qui ont des conséquences sur les actes chirurgicaux complexes et leur apprentissage. Les animaux seront adultes, ayant terminé leur croissance, pour éviter la distension des tissus cicatriciels.
Formation à la ceolioscopie sur modèle porcin dans le cadre de la formation des futurs chirurgiens et chirurgiens en formation continue de spécialité digestive.
- Formation professionnelle
100 cochons vont être utilisés dans des procédures menées sous anesthésie, les animaux étant tués avant tout réveil. Chaque animal sert de support à une séance de quatre heures où trois chirurgiens s'exercent à des gestes de chirurgie digestive, ablation de la vésicule, anastomose de l'intestin, ablation de la rate et gastrectomie, non pour produire des connaissances mais pour former des internes et des chirurgiens. Le porteur mentionne comme seul risque un saignement, minime ou incontrôlé. Il affirme que le remplacement est "impossible" faute de modèle in vitro ou in silico et qualifie le recours à l'animal d'"indispensable" pour cette formation.
Objectifs
L'apprentissage de la chirurgie se fait de plus en plus en dehors du bloc opératoire pour des raisons de sécurité, de temps et de coût. Dans le cadre de la formation du D.I.U. de chirurgie laparoscopique avancée, nos étudiants doivent Le projet est justifié sur le plan éducatif car il n’existe pas de modèle de simulation permettant l’apprentissage de la laparoscopie en condition réelle. Cet apprentissage est particulièrement difficile du fait des problèmes d'exposition, de vision en 2 dimensions et dans le contrôle du saignement. Il nécessite un travail répété et prolongé au dehors du bloc opératoire. Les programmes ont été définis par les responsables de D.E.S. de chaque spécialité concernée.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra aux internes et jeunes chirurgiens d'acquérir une formation en chirurgie laparoscopique avancée qui leur sera très utile lors de leur future pratique.
Procédures
Tous les animaux (100 porcs) subiront les mêmes techniques de chirurgie sans modifications sous anesthésie générale et analgésie et ne se réveilleront pas de l'anesthésie. La séance de TP dure 4 heures au total. -15 min : Mise en place des trocarts et des introduction des instruments -15 min : Laparascopie exploratrice -30 min : Cholécystectomie -60 min : Anastomose du grêle -30 min : Dissection du pédicule splénique et hépatique -30 min : Splénectomie partielle puis totale -60 Min : Chirurgie Bariatrique : Sleeve gastrectomie
Impact sur les animaux
Saignement Minime ou hémorrhagie incontrôlée
Devenir
L'animal ayant subi les différentes procédures chirurgicales nécessaires à la formation ne sera pas réveillé. La formation étant centrée sur les critères de techniques chirurgicales, les animaux seront mis à mort sous anesthésie générale à la fin des interventions ce qui leur évitera toutes souffrances post opératoire.
Remplacement
Le remplacement n’est pas possible car la formation doit avoir lieu au sein d’un organisme vivant complexe avec une anatomie proche de celle de l'homme. Il n’y a ni modèle in vitro ou ni modèle in silico. Le recours à l'expérimentation animale est indispensable pour cette formation avant la validation des compétences pour les chirurgiens.
Réduction
Pour limiter le nombre d'animaux, 3 chirurgiens seront postés sur le même animal. Les procédures chirurgicales seront répétées et perfectionnées sur des porcs. Cette stratégie nous permet de n’inclure que 100 porcs sur cinq ans dans le groupe de mise au point chirurgicale.
Raffinement
La méthodologie utilisée nous permettra d’assurer l’absence de souffrance inutile et le bien-être des animaux. Les conditions d’hébergement sont conformes à la réglementation et adaptées en accord avec le personnel de l’animalerie (les animaux disposent de nourriture et d’eau ad libitum; le milieu est enrichi). Le vétérinaire réfèrent du Laboratoire passera une fois par semaine voir les animaux ainsi qu’à la demande des zootechniciens si besoin. Les animaux seront en box commun pendant le temps d'adaptation à l'animalerie (en moyenne 5 jours).
Choix des espèces
Anatomiquement, le porc est l'espèce animale qui est la plus proche de l'être humain sur laquelle on peut réaliser de la chirurgie digestive laparoscopique. Animaux matures, entre 45 et 60 kilos ce qui correspond à 1 an ou 1 an et 18 mois d'âge.
Contrôle d’inactivation des vaccins antirabiques
- Formation professionnelle
- Tests réglementaires
- Contrôles de qualité
10 000 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures dont la souffrance déclarée va de l'anesthésie sans réveil au niveau sévère. Sevrées, elles reçoivent une injection intracérébrale du vaccin antirabique à contrôler et, en cas d'inactivation incomplète du virus, peuvent développer des signes de rage comme la prostration et la paralysie. Le porteur décrit un test libératoire réglementaire de contrôle qualité et indique que le nombre de souris par groupe est fixé par la pharmacopée. Il affirme qu'aucun remplacement n'est possible aujourd'hui, tout en signalant que des tests in vitro sont en développement.
Objectifs
Ce projet a pour objectif de s’assurer de l’inactivation des vaccins antirabiques destinés à l’Homme au travers d’un test de contrôle qualité assurant ainsi la mise sur le marché de lots de vaccins conformes aux normes de sécurité et d’activité. Ce test de contrôle qualité est un test libératoire réglementaire qui est réalisé pour vérifier que le vaccin est sans risque pour le patient avant leur commercialisation"
Bénéfices attendus
Ce projet permet de mettre à disposition des lots commerciaux de vaccins antirabiques sûrs et efficaces pour protéger les populations contre le virus de la rage.
Procédures
Toutes les souris utilisées dans le projet subissent une injection intracérébrale sous anesthésie gazeuse, suivie d’une euthanasie à la fin de la période de test (21 jours). L’anesthésie dure environ 1 minute, l’injection intracérébrale dure environ 3 secondes et l’euthanasie est instantanée. L’observation clinique quotidienne réalisée ensuite dure environ 30 secondes par cage (qui contient 5 à 6 souris) mais ce temps peut être raccourci en fonction du nombre de souris contenues dans la cage. Dans le cadre d’investigations (cas clinique suspectant la présence de virus rabique), des ré injections de broyats sont réalisés (1 minute 30 par souris). Le vétérinaire sanitaire ainsi que le responsable de l’activité sont informés dès que l’état de santé d’une souris se dégrade.
Impact sur les animaux
- Injection intracérébrale sous anesthésie gazeuse, - Dans le cas rare d’inactivation incomplète du virus, des signes typiques de la rage (tels que la prostration, l'hypoactivité et paralysie) peuvent apparaître au cours du tests. Il sera alors réalisé des investigations comme décrit dans la procédure N°4 soit la ré inoculation d’un broyat de cerveau en voie intracérébrale.
Devenir
Euthanasie de toutes les souris, car la réutilisation des animaux est impossible suite à l’injection d’échantillon à contrôler.
Remplacement
Pas de remplacement possible actuellement :il est nécessaire d’utiliser des souris pour détecter une éventuelle présence de particules rabiques actives dans les échantillons testés. Cependant, des tests in vitro sont en cours de développement pour la fabrication de vaccins antirabiques de nouvelle génération et devraient se substituer aux tests in vivo actuels dans les années futures
Réduction
Le nombre d’animaux utilisé pour la qualification des techniciens est le même que pour un test en situation réelle. Par soucis de réduction d’animaux, pour la requalification le nombre de souris est à minima divisé par quatre par rapport à un test en situation réelle. Le nombre de souris par groupe engagées dans les tests est défini par la réglementation et ne permet pas de réduire au-delà
Raffinement
Pour les procédures où des effets indésirables sont attendus, des points limites sont mis en place afin d’éviter aux animaux toutes atteintes potentielles à leur bien être tout au long des dites procédures Les souris sont hébergées en groupe dans des cages contenant de l’enrichissement varié, tels que des Dome-Home (petits abris cartonnés, matériels de nidification, roue, morceaux de bois à ronger) dans des locaux appropriés à leur espèce et conformes à la réglementation
Choix des espèces
L’espèce « souris » est une espèce sensible au virus rabique. Elle est décrite comme modèle de prédilection dans la pharmacopée européenne et dans les rapports techniques de l’OMS (organisation mondiale de la santé) pour la fabrication des vaccins rabiques. Les souris sont toutes utilisées juste après le sevrage (12-15g), stade de développement où les souris sevrées sont les plus sensibles au virus rabique et où l’inoculation en intracrânien peut se faire aisément, sans dommage pour l’animal. C’est le stade d’utilisation recommandé dans les rapports techniques de l’OMS pour les vaccins.
Formation et maintien des compétences aux techniques d’administrations et de prélèvements chez le rat
- Formation professionnelle
300 rats vont être utilisés, tués à l'issue, dans des procédures classées légères ou menées sous anesthésie sans réveil, non pour produire des connaissances mais pour entraîner du personnel aux gestes d'injection et de prélèvement. Les animaux vigiles reçoivent jusqu'à trois injections ou gavages espacés d'une semaine, le gavage pouvant irriter l'œsophage, tandis que les gestes plus invasifs sont pratiqués sous anesthésie terminale. Le porteur indique s'entraîner d'abord sur des "rats factices" et récupérer la majorité des animaux dans d'autres projets terminés ou surnuméraires. Il affirme que la réglementation "requiert" un personnel formé et que ses projets sur animaux vivants imposent ce type d'entraînement.
Objectifs
La règlementation en vigueur concernant la protection des animaux utilisés à des fins scientifiques, requiert que le personnel soit compétent et formé. Le personnel de notre Institut suit les formations théoriques obligatoires. Afin de compléter cette formation, nous offrons à nos nouveaux arrivants ainsi qu’au personnel souhaitant maintenir ses compétences techniques, la possibilité de réaliser les techniques d’administration ou de prélèvements sanguins faits en routine dans nos animaleries. Cette formation permettra ainsi à nos techniciens d’être compétents et de réaliser l’ensemble des projets de l’institut dans les meilleures conditions pour les animaux. Ils seront sous la supervision d'un tuteur en interne qui maîtrise parfaitement ces gestes techniques. L’ensemble de nos projets se déroulant sur animaux vivants, il ne nous est pas possible de réaliser des formations autrement qu'avec des rats. Cependant, il existe des rats factices sur lesquels nous nous entrainerons aux différents prélèvements et administrations avant d'utiliser des animaux vivants.
Bénéfices attendus
Cette formation continue permet ainsi à nos techniciens d’être compétents et de réaliser l’ensemble des projets de l’institut dans les meilleures conditions pour les animaux. Elle permet donc un meilleur raffinement des procédures. Ces formations permettent également de garantir un résultat robuste et sans biais expérimental dans les divers projets menés qui font appel à des techniques de prélèvement ou d'administration sur les rats.
Procédures
Les procédures de classe légères (injections et gavages) seront réalisées sur animaux vigiles. Une contention de quelques secondes sera nécessaire pour réaliser le geste technique. Chaque animal pourra recevoir deux injections et un gavage avec un délai minimum d'une semaine de repos entre chaque procédure. Les procédures de classes sans réveil seront réalisées sous anesthésie générale après injection d'un mélange d'anesthésiques et les animaux seront mis à mort directement après la fin des gestes techniques, sans réveil. L'injection se fera sous contention de quelques secondes. L'anesthésie durera maximum une heure durant laquelle les gestes de prélèvements et administrations seront réalisés, puis l'animal sera mis à mort directement avant son réveil.
Impact sur les animaux
Pour certains types de gestes techniques à réaliser, ils doivent être réalisés sous contention. La contention, est un geste non invasif et de courte durée qui permet l'immobilisation de l'animal le temps de réaliser l'acte souhaité. Le gavage est réalisé à l'aide d'une sonde qui est introduite dans l'oesophage pour aller déposer directement une substance dans l'estomac. La sonde peut créer une légère irritation temporaire de l'eosophage. Les autres modes de prélèvements et administrations ont recourt à l'utilisation d'une aiguille (tailles différentes en fonction de l'acte réalisé) Les sites d'injection seront surveillés pour éviter toute inflammation ou infection (rougeur, gonflement, écoulement...)
Devenir
Les animaux utilisés pour les procédures peu invasives peuvent recevoir un maximum de 3 actes d'administration à une semaine d'intervalle à chaque fois, puis seront mis à mort. Pour les actes plus invasifs, ils seront réalisés sous anesthésie, sans réveil de l'animal.
Remplacement
L’ensemble de nos projets se déroulant sur animaux vivants, il ne nous est pas possible de réaliser des formations autrement que chez l'animal. Cependant, il existe des rats factices sur lesquels nous nous entrainerons aux différents prélèvements et administrations avant d'utiliser des animaux vivants.
Réduction
Le nombre d'animaux par procédure a été évalué en fonction des besoins des différents services de l'Institut en termes de formation initiale des personnes n'ayant jamais manipulé de rat d'une part et selon les besoins de maintien des compétences au fil du temps d'autre part. Voici le détail du calcul : Pour la première partie du projet : • Formation initiale nouveaux arrivants : 8 rats prévus par personne sur 5 ans • Maintien des compétences : 1 rat x 4 personnes tous les 4 mois sur 5 ans. Pour les animaux de la seconde partie du projet : • Formation initiale nouveaux arrivants : 10 rats prévus par 1 personne sur 5 ans • Maintien des compétences : 1 rat x 5 personnes tous les 2 mois sur 5 ans. Le nombre d'animaux utilisés est plus grand et la fréquence d'entrainement est plus grande pour la seconde partie du projet car les gestes techniques à réaliser nécessitent plus d'entrainement. Il existe des rats factices sur lesquels nous nous entrainerons aux différents prélèvements et administrations avant d'utiliser des animaux vivants. Par ailleurs, afin de réduire au minimum le nombre de rats utilisés, la très grande majorité des animaux servant aux formations proviendront d’autres projets terminés ou surnuméraires.
Raffinement
Les rats sont hébergés en groupe pour respecter leur caractéristique d'animaux grégaires. De l'enrichissement sera placé dans les cages d'hébergement ( nid, bâton et balle à ronger, croquettes d'alimentation dans le fond de la cage). Pour les premières phases d'entrainement sur les différents prélèvements sanguins, des rats factices seront utilisés. Les animaux utilisés en vigile seront particulièrement surveillés post manipulation pour déceler toute forme d'inconfort ou de douleur. Les points limites selon la procédure que les rats auront subi seront particulièrement surveillés. -Point d’injection : une attention particulière est mise sur ces sites afin de s’assurer qu’il n’y a pas d’infection./d’inflammation (rongeur, écoulement…). Dans ce cas, les animaux seront soit traités, soit euthanasiés. -Gavage : l’animal sera surveillé après l’administration pour s’assurer de l’absence de fausse route. En cas de fausse route, l’animal sera immédiatement euthanasié. La bonne prise alimentaire et de boisson sera surveillée après le gavage. En cas de problème decelé, l'animal sera mis à mort. Afin de garantir une non douleur de l'animal et un confort de manipulation de l'expérimentateur, nous ferons les procédures les plus invasives sur animaux anesthésiés et sans réveil.
Choix des espèces
L’Institut développe de nouveaux modèles de rats génétiquement modifés depuis quelques années. Une fois ces modèles prêts, il s'avère scientifiquement nécessaire de les caractériser et pour cela, le personnel doit être formé aux différentes techniques de manipulation, administration et prélèvements. Les animaux seront adultes (8 semaines à 20 mois) car pour la majorité issus d’autres projets d’une part et d’autre part parce que les projets de l'institut se font sur adultes et le personnel doit donc se former à ce stade. Les animaux seront indifféremment des mâles ou des femelles selon la disponibilité en animaux «inutilisés» dans les animaleries.
Neurodégénérescence de la rétine induite par injection d’endothéline 1
- Formation professionnelle
- Recherche appliquée
- Maladies animales
- Troubles sensoriels
- Tests réglementaires
- Autres tests de tolérance et d’efficacité
Rats : 2500
Lapins : 2500
7 500 souris, rats et lapins vont être utilisé·es, la grande majorité tuée à l'issue et environ 675 réutilisés, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Une neurodégénérescence de la rétine est induite par injection d'endothéline 1, ce qui doit entraîner "une altération permanente de la vision" sur l'œil traité, pour tester des molécules neuroprotectrices. Le porteur affirme qu'aucune méthode alternative ne reproduit l'œil "dans sa globalité fonctionnelle" et envisage d'induire les deux yeux "pour limiter le nombre d'animal en étude". Il indique aussi que ces maladies "ne sont pas douloureuses chez l'homme, et par transposition chez l'animal".
Objectifs
Le glaucome est une maladie dégénérative du nerf optique, c’est la deuxième cause de cécité dans le monde. Le plus souvent, il est associé à une pression intra oculaire élevée, mais aussi présent chez des patients normotones (avec une pression intraoculaire normale), il est caractérisé par une dégénérescence des cellules ganglionnaires rétiniennes (RGC), cellules qui intègrent l’ensemble des informations de la rétine nécessaires à la vision. L'objectif de ce projet est de développer un modèle glaucome chez le rat, la souris et le lapin caractérisé par la dégénérescence des RGC afin de contribuer au développement de nouveaux traitements médicaux. Ce modèle pourra être utilisé pour identifier des substances thérapeutiques neuroprotectrices et tester leurs efficacités.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de participer à la recherche de nouveaux traitements neuroprotecteurs pour lutter contre les effets délétères du glaucome.
Procédures
Le déclenchement du modèle expérimental est dû à une injection intra ou prérioculaire. Les examens ophtalmologiques se feront à l'aide de techniques non invasives (imagerie, observations au biomicroscope, electrorétinogramme), réalisées chez l’homme en cabinet médical par un ophtalmologiste sans hospitalisation. Ils le sont également chez l’animal en clinique vétérinaire. Ces examens pourront se faire pour une partie sur animaux vigiles mais certains qui nécessitent l’immobilisation complète de l'animal seront pratiqués sous anesthésie légère, ce type d'examen ne dure que quelques minutes et se produit une fois par semaine. Les administrations de produits se feront soit par instillations (gouttes oculaires), par voie sous cutanée, intramusculaire ou intrapéritonéale. Ces procédures ne durent que quelques secondes. Les gouttes oculaires peuvent être administrées plusieurs fois par jour (dans la majorité des cas 6 à 8 administrations maximum par jour). Les administrations de produit par injection au niveau de l'œil se feront sous anesthésie locale et générale si besoin, leur fréquence est limitée, une à deux fois par semaine. Les administrations de produit par pose d’implant nécessitent une anesthésie et éventuellement des points de sutures au niveau des conjonctives, de la sclère ou de la cornée. Cet acte chirurgical dure cinq minutes tout au plus et sera réalisé généralement une seule fois, puisque l’implant à vocation à délivrer son contenu sur une longue période. Des prélèvements de sang pourront être réalisés au cours des procédures expérimentales afin de doser le principe actif du traitement administré ou tout autre marqueur d'intérêt.
Impact sur les animaux
Les maladies neurodégénératives de la rétine ne sont pas douloureuses chez l'homme, et par transposition chez l’animal. Outre les nuisances dues aux manipulations de l'animal pour les observations, le stress dû aux contentions manuelles de l'animal pour les administrations de produits, les instillations ou la douleur éventuelle de la piqûre lors des injections de produits ou d'anesthésiant, la pathologie devrait entrainer une altération permanente de la vision sur l'œil ayant reçu l'injection. L'administration des produits peut entrainer des inflammations transitoires des tissus oculaires, au niveau de la cornée, des rougeurs conjonctivales, ou des réactions internes au niveau de l'iris ou de l'humeur vitréenne dans le cas de produits administrés par voie intra oculaire. Les examens sont ceux couramment utilisés chez l'homme en cabinet d'ophtalmologie, leurs effets indésirables sont négligeables.
Devenir
A l'issue de chaque procédure, tous les animaux qui auront suivi la totalité de la procédure expérimentale seront mis à mort pour permettre de réaliser les évaluations ex vivo (évaluations histologiques, dosage de produit...). Pour les animaux n’ayant pas reçu la totalité de la procédure expérimentale (estimé à environ 10%) pourront être gardés en vie et réutilisés dans une autre procédure, après avis du vétérinaire si besoin.
Remplacement
A ce jour, aucune méthode alternative ne permet de mimer l’œil dans son environnement et dans sa globalité fonctionnelle. En effet, l’œil est composé de différents tissus (vasculaires, rétinien neuronal, vitréen, cornéen, humeur aqueuse …) de physiologie différente et soumis aux variations environnementales, aux interactions des tissus et organes voisins. Compte tenu de la complexité de l’organe et en l’absence de modèle alternatif, le projet nécessitera donc d’avoir recours à des animaux.
Réduction
Le nombre maximum d’animaux prévu pour ce projet a été déterminé en fonction de la distribution théorique rencontrée dans les données bibliographiques et historiques de l'établissement, du nombre d'études estimées et tient compte des variations du métabolisme, de la robustesse des mesures et de notre expérience. Ce nombre limité doit nous permettre de conclure sur l’efficacité ou non d’un traitement. L'effet d'un traitement sera évalué à l'aide des tests statistiques. Afin d’avoir une puissance aux tests au moins égale à 0,80, un calcul de l’effectif sera réalisé avant chaque étape afin d’ajuster et de revoir à la baisse si possible le nombre d’animaux à inclure dans les procédures. La possibilité d'induire les deux yeux sera étudiée pour limiter le nombre d'animal en étude. De plus, dès que les procédures expérimentales le permettront, des évaluations non invasives seront choisies tout au long du projet pour améliorer la condition animale et éviter la mise à mort inutile des animaux.
Raffinement
Un suivi quotidien des animaux sera effectué afin de minimiser au maximum l’impact des procédures sur leur bien-être. Les animaux seront hébergés par deux au minimum en première intension, avec enrichissement à ronger et un abri pour les rongeurs plateforme pour les lapins. Les examens choisis pour évaluer les signes cliniques de la maladie sont non invasifs et semblables à ceux pratiqués chez l'homme en cabinet d'ophtalmologie ou chez l’animal en clinique vétérinaire. Afin de réduire le stress de l'animal lors d'examens nécessitant l'immobilisation de l'animal, une administration d'anesthésique sera réalisée. Des points limites adaptés, suffisamment prédictifs et précoces permettent de limiter une éventuelle douleur à son minimum. Ce projet a été soumis pour évaluation à un comité d’éthique et sera suivi par la structure en charge du bien-être animal de l'établissement.
Choix des espèces
Les espèces animales choisies ont une physiologie, une anatomie et un métabolisme largement décrits dans la bibliographie scientifique. L’extrapolation à l’homme des effets sur l’œil en est d’autant plus facilitée. De plus, les modèles expérimentaux concernant cette pathologie sont largement utilisés et décrits sur ces espèces dont les publications de référence sur laquelle le projet est basé. Pour ce projet, des souris, des rats et des lapins ont été retenus pour tenir compte des particularités anatomiques et physiologiques de chaque espèce afin d’augmenter les chances de mener ce projet à terme. Le choix de l’espèce se fera en fonction de la quantité et des caractéristiques des produits à administrer. Les animaux utilisés seront de jeunes adultes à leur arrivée dans notre animalerie. Les lapins inclus dans ce projet auront 8 à 15 semaines et les rongeurs 6 à 12 semaines conformément aux publications de référence qui servent de base aux modèles. Les lapins inclus dans ce projet auront 8 à 15 semaines et les rongeurs 6 à 12 semaines, conformément aux publications de référence qui servent de base aux modèles et ce qui correspond à la maturité visuelle chez ces animaux.
Modèle de dégénérescence des cellules ganglionnaires de la rétine induit par le NMDA
- Formation professionnelle
- Recherche appliquée
- Maladies animales
- Troubles sensoriels
- Tests réglementaires
- Autres tests de tolérance et d’efficacité
Rats : 2400
Lapins : 2450
7 300 souris, rats et lapins vont être utilisé·es, la grande majorité tuée à l'issue et environ 675 réutilisés, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Un glaucome est induit par injection dans l'œil, ce qui doit entraîner "une altération permanente de la vision" sur l'œil traité, pour tester des molécules neuroprotectrices lors de 25 études prévues sur cinq ans dans chaque espèce. Le porteur affirme qu'aucune méthode alternative ne reproduit l'œil "dans sa globalité fonctionnelle". Il indique aussi que ces maladies "ne sont pas douloureuses chez l'homme, et par transposition chez l'animal", une équivalence posée sans démonstration.
Objectifs
Le glaucome est une maladie dégénérative du nerf optique, c’est la deuxième cause de cécité dans le monde. Le plus souvent, il est associé à une pression intra oculaire élevée, mais aussi présent chez des patients normotones (qui ont une pression intraoculaire normale), il est caractérisé par une dégénérescence des cellules ganglionnaires rétiniennes (RGC), cellules qui intègrent l’ensemble des informations de la rétine nécessaires à la vision. L'objectif de ce projet est de développer un modèle glaucome chez le rat, la souris et le lapin caractérisé par la dégénérescence des RGC afin de contribuer au développement de nouveaux traitements médicaux. Ce modèle pourra être utilisé pour identifier des substances thérapeutiques neuroprotectrices et tester leurs efficacités. Nous envisageons de réaliser 25 études de test d'efficacité de molécules en 5 ans dans chaque espèce.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de participer à la recherche de nouveaux traitement neuroprotecteurs pour lutter contre les effets délétères du glaucome en proposant un modèle qui permet d'évaluer l'efficacité de nouveaux produits thérapeutiques.
Procédures
Le déclenchement du modèle expérimental est dû à une injection intravitréenne. Les examens ophtalmologiques se feront à l'aide de techniques (imagerie, observations au biomicroscope, electrorétinogramme) réalisés chez l’homme en cabinet médical par un ophtalmologiste sans anesthésie et sans hospitalisation. Ils le sont également chez l’animal en clinique vétérinaire. Ces examens pourront se faire pour une partie sur animaux vigiles mais certains qui nécessitent l’immobilisation complète de l'animal seront pratiqués sous anesthésie légère, ce type d'examen ne dure que quelques minutes et se produit une fois par semaine Les administrations de produits se feront soit par instillations (gouttes oculaires), par voie sous cutanée, intramusculaire ou intrapéritonéale. Ces procédures ne durent que quelques secondes. Les gouttes oculaires peuvent être administrées plusieurs fois par jour. Les injections peuvent être quotidienne pendant une durée d’une semaine. Les administrations de produit par injection au niveau de l'œil se feront sous anesthésie locale et générale si besoin, leur fréquence est limitée, une à deux fois par semaine. Les administrations de produit par pose d’implant nécessitent une anesthésie et éventuellement des points de sutures au niveau des conjonctives, de la sclère ou de la cornée. Cet acte chirurgical dure cinq minutes tout au plus et sera réalisé généralement une seule fois, puisque l’implant à vocation à délivrer son contenu sur une longue période. Des prélèvements de sang pourront être réalisés au cours des procédures expérimentales afin de doser le principe actif du traitement administré ou tout autre marqueur d'intérêt.
Impact sur les animaux
Les maladies neurodégénératives de la rétine ne sont pas douloureuses chez l'homme, et par transposition chez l’animal. Outre les nuisances dues aux manipulations de l'animal pour les observations, le stress dû aux contentions manuelles de l'animal pour les administrations de produits, les instillations ou la douleur éventuelle de la piqûre lors des injections de produits ou d'anesthésiant, la pathologie devrait entrainer une altération permanente de la vision sur l'œil ayant reçu l'injection. Nous avons déjà expérimenté ce modèle dans notre laboratoire, il n'a pas été observé d'altération de comportement des animaux envers leurs congénères ou concernant la prise alimentaire. L 'administration des produits peut entrainer des inflammations transitoires des tissus oculaires, au niveau de la cornée, des rougeurs conjonctivales, ou des réactions internes au niveau de l'iris ou de l'humeur vitréenne dans le cas de produits administrés par voie intra oculaire. Les examens sont ceux couramment utilisés chez l'homme en cabinet d'ophtalmologie, leurs effets indésirables sont négligeables.
Devenir
A l'issue de chaque procédure, tous les animaux qui auront suivi la totalité de la procédure expérimentale seront mis à mort pour permettre de réaliser les évaluations ex vivo (évaluations histologiques, dosage de produit...). Pour les animaux n’ayant pas reçu la totalité de la procédure expérimentale (estimé à environ 10%) pourront être gardés en vie et réutilisés dans une autre procédure, après avis du vétérinaire si besoin.
Remplacement
A ce jour, aucune méthode alternative ne permet de mimer l'œil dans son environnement et dans sa globalité fonctionnelle. En effet, l'œil est composé de différents tissus (vasculaires, rétinien neuronal, vitréen, cornéen, humeur aqueuse) de physiologie différente soumis aux variations environnementales, aux interactions des tissus et organes voisins. Le projet nécessitera donc d’avoir recours à des animaux compte tenu des particularités de l’organe concerné par le projet et l’absence de modèle alternatif.
Réduction
Le nombre maximum d’animaux prévu pour ce projet a été déterminé en fonction de la distribution théorique rencontrée dans les données bibliographiques et historiques de l'établissement, du nombre d'études estimées et tient compte des variations du métabolisme, de la robustesse des mesures et de notre expérience. Ce nombre limité doit nous permettre de conclure sur l’efficacité ou non d’un traitement. L'effet d'un traitement sera évalué à l'aide des tests statistiques, chaque groupe traité sera comparé à celui du groupe témoin. Afin d’avoir une puissance aux tests au moins égale à 0,80, un calcul de l’effectif sera réalisé avant chaque étape afin d’ajuster et de revoir à la baisse si possible le nombre d’animaux à inclure dans les procédures. De plus, dès que les procédures expérimentales le permettront, des évaluations non invasives seront choisies tout au long du projet pour améliorer la condition animale et éviter la mise à mort inutile des animaux.
Raffinement
Un suivi quotidien des animaux sera effectué afin de minimiser au maximum l’impact des procédures sur leur bien être. Les animaux seront hébergés par deux au minium en première intention avec un enrichissement à ronger et abris pour les rongeurs et plateforme pour les lapins. Les examens non invasifs choisis pour évaluer les signes cliniques de la maladie sont semblables à ceux pratiqués chez l'homme en cabinet ophtalmologique ou chez l’animal en cabinet vétérinaire. Les examens de l'œil qui requièrent l’immobilité de l'animal pourront être réalisés pour son confort sous anesthésie. Des points limites adaptés, suffisamment prédictifs et précoces permettent de limiter une éventuelle douleur à son minimum. Ce projet a été soumis pour évaluation à un comité d’éthique et sera suivi par la structure en charge du bien-être animal de l'établissement.
Choix des espèces
Le lapin sera choisi pour la taille de son œil. Les observations des paramètres observées en sont facilitées. Si la quantité de produit à évaluer est limitée (difficulté à synthétiser, coût), le rongeur sera alors choisi. Il le sera aussi si des analyses histologiques spécifiques sont nécessaires, le catalogue d’anticorps par exemple y est plus développé. Enfin le choix de l’espèce, sera guidé aussi par les données existantes sur le produit à évaluer (spécificité d’action, données historiques sur l’espèce choisie). C’est pour ces raisons que des souris, des rats et des lapins ont été retenus pour tenir compte des particularités anatomiques et physiologiques de chaque espèce afin d’augmenter les chances de mener ce projet à terme. Les animaux inclus dans les études seront de jeunes adultes. Les lapins inclus dans ce projet auront 8 à 15 semaines et les rongeurs 6 à 12 semaines, conformément aux publications de référence qui servent de base aux modèles et qui correspond à la maturité visuelle chez ces animaux.