Enseignement supérieur et formation professionnelle

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  • Formation professionnelle
Cochons : 100
Souffrances
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100 cochons vont être utilisés, opérés sous anesthésie et tués avant tout réveil, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sans réveil. Chaque animal sert de support à une séance de chirurgie de quatre heures au cours de laquelle de jeunes chirurgiens, des chirurgiens confirmés et des infirmiers s'exercent au prélèvement de plusieurs organes, non pour produire des connaissances mais pour la formation. Le porteur présente ces séances comme une "offre de formation" répondant à l'objectif "jamais la première fois sur le patient". Il indique s'appuyer d'abord sur des simulateurs et sur des corps humains, la formation sur le cochon en constituant l'étape finale.

Objectifs

A l’heure où les recommandations de bonnes pratiques nous interdisent, à juste titre, l’enseignement initial de la chirurgie sur les patients, nous organisons des travaux pratiques en chirurgie et pratiques interventionnelles pour les jeunes chirurgiens, chirurgiens seniors et les infirmiers de bloc opératoire en proposant un apprentissage intégré. L’objectif est de faciliter l’acquisition des techniques et des gestes opératoires à la fois par voie abdominale ouverte (laparotomie) et par cœlioscopie (ou laparoscopie), répondant parfaitement aux besoins de simulations nécessaires à une formation pratique initiale et continue. La formation s’effectue de façon progressive et intégrée au sein de 1) le laboratoire de simulation, qui offre un entrainement sur simulateurs de chirurgie, permattant un apprentissage préalable de la gestuelle. 2) le laboratoire d’anatomie complète l’offre de formation en permettant un apprentissage dans de véritables conditions anatomiques humaines. 3) Enfin, le laboratoire de chirurgie ouverte et de laparoscopie sur porcs, permet la formation initiale des internes, et continue des chirurgiens praticiens sur un modèle permettant un enseignement des techniques chirurgicales et interventionnelles dans des conditions physiologiques quasi équivalentes à la clinique humaine. Dans ce cadre, et dans un contexte plus général de transplantation d’organes, l’objectif est la formation au prélèvement de greffons.

Bénéfices attendus

Ces sessions de formation répondent au rapport et aux objectifs de la mission de la Haute Autorité de Santé sur l’état de l’art (national et international) en matière de pratiques de simulation dans le domaine de la santé : « La formation par les méthodes de simulation en santé doit être intégrée dans tous les programmes d'enseignement des professionnels de santé à toutes les étapes de leur cursus (initial et continu). Un objectif éthique devrait être prioritaire : « jamais la première fois sur le patient ». Ces sessions permettent la formation initiale des internes, et continue des chirurgiens praticiens sur un modèle permettant un enseignement des techniques chirurgicales et interventionnelles dans des conditions physiologiques quasi équivalentes à la clinique humaine.

Procédures

Procédure chirurgicale unique sous anesthésie générale (4h) sans réveil

Impact sur les animaux

Procédure de chirurgie sans réveil, sous anesthésie générale longue (4h maximum) pouvant causer un stress et de la douleur.

Devenir

L’ensemble des procédures chirurgicales réalisées lors de cet enseignement ne permettant pas un réveil et un maintien en vie dans de bonnes conditions, aussi l’ensemble des animaux seront mis à mort à la fin de l’expérimentation, sous procédure complète d’anesthésie profonde.

Remplacement

Préalablement à l’accès à la formation chirurgicale sur modèle porcin, différentes phases de l’apprentissage sont développées en amont aux laboratoires de simulation et d’anatomie. 1) le laboratoire de simulation, offre un entrainement sur simulateurs de chirurgie (peau artificielle et vaisseaux synthétiques (entrainement à la suture par voie ouverte), pelvi-trainer (entrainement à la coelioscopie), et simulateur robotique (entrainement à la coelioscopie robot-assistée), permattant un apprentissage préalable de la gestuelle. 2) le laboratoire d’anatomie complète l’offre de formation en permettant un apprentissage dans de véritables conditions anatomiques humaines.

Réduction

Le nombre maximum estimé d’animaux (porcs) nécessaire à cet enseignement est de 100 pendant 5 ans. De façon à reduire le maximum d’animaux nécessaires, les différentes procédures d’apprentissage sont réalisées le même jour sur un même animal par plusieurs infirmiers et/ou chirurgiens en formation et un minimum de 3 organes seront prélevés par session de formation. De même, des sessions de formation commune aux infirmiers de bloc et chirurgiens seront organisées.

Raffinement

Avant la procédure, les animaux peuvent être hébergés par 1, 2 ou 3 par boxe, au sein d’une même pièce permettant la communication entre congénère selon leur taille, le sexe et leur comportement. Un enrichissement alimentaire (fruits et/ou légumes) est apporté quotidiennement, un enrichissement par jeux (différentes activités) est apporté en rotation dans les boxes selon un programme hebdomadaire. Une table chauffante est utilisée lors de l’anesthésie générale et des procédures suivantes. De façon à diminuer le stress, la souffrance et la douleur, toutes les procédures de ce projet seront réalisées chez ces animaux sous anesthésie générale et un traitement analgésique sera donné de façon adaptée à chaque procédure. Un suivi des points limites stricts et spécifiques au projet est réalisé tout au long de la procédure.

Choix des espèces

L’anatomie du porc au niveau thoracique, abdominal et pelvien, ainsi que sa physiologie sont très proches de celles de l’homme, et de ce fait représente un très bon modèle vivant d’apprentissage et d’entrainement des diverses procédures chirurgicales avant d’approfondir l’apprentissage en chirurgie humaine. Jeune adultes, 4-6 mois, 80-120Kg, similitude anatomique et physiologique avec un homme adulte au niveau thoracique, abdominal et pelvien.

  • Formation professionnelle
Cochons : 60
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60 cochons vont être utilisés, anesthésiés puis tués avant tout réveil. Chaque animal est sédaté, cathétérisé puis placé sous anesthésie générale avec intubation, plusieurs médecins s'exerçant à tour de rôle sur le même individu, non pour produire des connaissances mais pour entraîner des anesthésistes déjà en exercice. Le porteur décrit une formation "de pointe" permettant d'acquérir des compétences sur l'animal vivant. Il indique que des mannequins et des simulateurs sont utilisés pour certaines techniques mais juge le recours à l'animal vivant "indispensable".

Objectifs

L'objectif de ce projet est la réalisation de cours d’anesthésie humaine à l’aide d’un modèle porcin. Il s'agit d’offrir un enseignement de pointe en matière d’Anesthésie et Réanimation avec la possibilité d'apprendre de nouvelles techniques et acquérir des compétences sur l’animal vivant. Les cours, pris individuellement, ont aussi des objectifs plus spécifiques et ciblés. Le niveau de formation et le profil des participants aux cours peut être très diffèrent. Les cours s’adressent notamment aux médecins anesthésistes spécialistes, désireux de perfectionner leur niveau et notamment de se familiariser avec des nouvelles technologies de pris en charge des voies respiratoires, nouvelles compétences qui bénéficieront aux patients humains anesthésiés dans nos cliniques et hôpitaux.

Bénéfices attendus

Ce projet étant à but éducatif, les bénéfices attendus concernent l’acquisition ou l’amélioration de compétences qui bénéficieront aux patients dans le cas des formations de médecins anesthésistes.

Procédures

Les porcs reçoivent d'abord une injection intra-musculaire de sédatifs. L'injection, qui a un effet antidouleur, dure moins d'une minute et permet à l'animal d'être très détendu et peu réactif à son environnement. Ensuite, chaque animal se voit poser un cathéter intraveineux dans une veine de l'oreille. La pose de ce cathéter, passe par l'introduction d'une sorte d'aiguille (le mandrin) qui accompagne le cathéter dans la veine. Cette pose de cathéter est très rapide aussi (environ une à 2 minutes). l'animal étant sédaté lors de cette intervention, il y a assez peu de réaction. une fois le cathéter posé, l'animal reçoit les agents anesthésiques induisant la perte de connaissance. L'injection se fait par le cathéter, dure 30 secondes, et ainsi n'est pas perçue par l'animal qui perd alors connaissance. Le reste de la procédure est réalisé sous anesthésie générale, qui est maintenue suite à l'introduction d'une sonde respiratoire dans la trachée en passant par la bouche. La pose de cette sonde dure environ une minute.

Impact sur les animaux

- injection intramusculaire de sédatif pour la prémédication des porcs: la douleur correcspond à l'introdroduction d’une aiguille dans le muscle de l'encolure. L'animal peut également ressentir du stress au moment de l'injection, même si elle est de courte durée (moins d'une minute) - pose d'un cathéter intraveineux sur une veine auriculaire: la pose du cathéter se fait sous sédation. L'animal n'a donc que peu de ressenti de l'introduction de l'aiguille (mandrin) du cathéter.

Devenir

Animaux mis à mort car impossibilité de les impliquer dans un autre protocole.

Remplacement

Lors de ce cours d'anesthésiologie, des ateliers n'utilisant pas d'animaux ont lieu sur certaines thématiques: la gestion des voies respiratoires ainsi que la ventilation spécifique d'un seul poumon pratiquent sur mannequins. Des simulateurs informatiques permettent également d'enseignement la bronchoscopie. Nous utilisons également des supports vidéo afin de faire des démonstrations préalables. L'utilisation d'un animal vivant pour l’apprentissage réaliste de certaines procédures techniques avancées d’anesthésie et réanimation reste indispensable.

Réduction

Le nombre des animaux utilisés durant les formations pratiques est réduit au minimum. Plusieurs participants, à tour de rôle, utiliseront le même individu afin d’apprendre une technique. Aucune étude statistique n’est prévue sur ce projet d’enseignement.

Raffinement

Les animaux sont accueillis dans l’animalerie de notre établissement dans laquelle leur séjour est associé à un niveau de stress aussi bas que possible. Un cycle jour / nuit de 12 heures est respecté et le milieu est enrichi par des jouets introduits dans les cages pour stimuler l’animal. Les animaux sont hébergés en groupes sociaux et ils bénéficient également d’une ambiance musicale douce. Le projet concernant de l’anesthésie, les animaux sont sédatés puis inconscients durant le projet réduisant ainsi tout stress évitant toute douleur. De plus, des produits analgésiants sont utilisés dans le protocole anesthésique. Enfin, des points limites éthiques sont mis en place.

Choix des espèces

Le modèle animal utilisé comme modèle d’entrainement à l'anesthésie pour le cours d'anesthésiologie est le porc. Ces mammifères ont en commun avec l’homme la physiologie et l’anatomie cardio-respiratoire, permettant l’évaluation des techniques d’intubation, de ventilation, etc. Le porc, en particulier, par sa grande taille offre l’opportunité d’utiliser exactement les mêmes dispositifs et techniques utilisés chez l’homme. PORC : juvénile (30 à 70 kg). La raison principale est d’avoir un modèle le plus proche possible de la taille humaine. Un animal dans cette tranche de poids correspond aux objectifs de réalisation des procédures.

  • Formation professionnelle
Rats : 900
Souffrances
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Devenir
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900 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque rat subit une opération de microchirurgie vasculaire d'environ trois heures sous anesthésie, pour entraîner des chirurgiens en formation et hors de toute production de connaissances, puis il est tué le lendemain pour vérifier la perméabilité du montage. Le porteur décrit un apprentissage d'abord mené sur simulateurs et cuisses de poulet, avant un passage sur l'animal vivant qu'il juge "nécessaire" pour se rapprocher des conditions réelles. Il justifie le rat par la similitude de son réseau vasculaire avec les micro-vaisseaux humains et par le fait que la thrombose, signe d'échec, ne se vérifie pas in vitro.

Objectifs

Les objectifs principaux du Diplôme Universitaire en Recherches Microchirurgicales sont : -Préparer des chirurgiens en formation (venant de spécialités diverses) à l'utilisation du microscope et à la pratique de la microchirurgie. -Donner aux chirurgiens des outils de réflexion microchirurgicales, pour les indications et pour les bases de rigueur et de finesse nécessaire à une telle chirurgie de pointe. - l'élargissement du champ d'action du chirurgien qui doit manipuler des structures toujours plus petites. Dans ce domaine, l'oeil est sa limite et le microscope offre ainsi de nouvelles perspectives dans de nombreuses spécialités chirurgicales.

Bénéfices attendus

Cet enseignement fournit aux chirurgiens une formation théorique et pratique à la technique et aux indications de la microchirurgie vasculaire et nerveuse (les lambeaux libres, chirurgie réparatrice, chirurgie de la main..)

Procédures

Chaque animal sera soumis à une seule intervention chirurgicale de type microchirurgie vasculaire et qui dure environ 3 heures. La chirurgie est pratiquée sous anesthésie générale et couverture analgésique.

Impact sur les animaux

-La manipulation des animaux avant l'anesthésie peut leur causer du stress -Des nuisances liées à l’anesthésie (perturbation hémodynamique, troubles respiratoires, troubles cardiovasculaires, retard de réveil .) -Des nuisances liées à la chirurgie (risque infectieux, risque d’hémorragie, risque d’hypovolémie, risque d’hypothermie) - Des nuisances en post chirurgie (anorexie, diminution de la prise hydrique,hypovolémie, hypo ou hyperthermie, arrachement des points de suture par l’animal). Les effets indésirables peropératoires sont indiqués dans les points limites.

Devenir

L'ensemble des animaux est euthanasié le lendemain de la réalisation d'un montage micro-chirurgical pour la vérification de la perméabilité de l'anastomose et la recherche de thrombose vasculaire, signe d'échec.

Remplacement

L’enseignement se fait d’abord sur des modèles inertes (des simulateurs de microchirurgie et des cuisses de poulet de commerce), puis une fois que les stagiaires valideront les techniques de microchirurgie sur ces modèles, ils passeront chez le rat qui a été choisi par rapport aux similitudes de son réseau artério-veineux fémoral avec les micro-vaisseaux humains. Il est nécessaire de former les chirurgiens aux organismes vivants (ici le rat) pour se rapprocher des conditions réelles. en effet, le signe principal de l'échec d'une microchirurgie est la thrombose ( formation de caillot sanguin) qui ne peut pas être vérifié in vitro.

Réduction

Du fait de l’objectif pédagogique de cette formation, l'approche statistique n'est pas pertinente. Le nombre d’animaux utilisé est calculé par rapport au nombre de montages que les étudiants doivent pratiquer et le nombre d’étudiants inscrits par an. Le nombre d’animaux a été minimisé par l’entrainement préalable de ces montages sur un modèle non vivant qui est la cuisse de poulet et par l'utilisation des rats Ces TP ne générant pas de valeurs de mesure, aucun test statistique n’est effectué.

Raffinement

Avant les procédures, les animaux sont hébergés en groupes sociaux, dans des micro-environnements enrichis par la présence de tunnel en carton et de carfil nestin, au sein d’une animalerie exempte de pathogènes spécifiques et dont les paramètres physiques et sanitaires sont strictement contrôlés. L'alimentation et l'eau seront distribuées à volonté. Le choix des instruments est adapté aux techniques de chirurgie « classique » microinvasive afin d’éviter les lésions et délabrements superflus des tissus, sources de douleurs. Toute souffrance animale est évitée par la mise en place des points limites et d’un protocole analgésique et anesthésique adéquat. Les animaux sont visités et suivis régulièrement par un personnel formé et compétent.

Choix des espèces

Le rat est choisi par rapport à la similitude de son réseau artério-veineux avec les micro vaisseaux humains avec des possibilités de montage vasculaire sur le pédicule fémoral et le pédicule jugulo-carotidien. Adultes, entre 350 et 450 grammes en moyenne. Des animaux plus jeunes rendent la réalisation des différents montages plus difficile.

Diplôme Universitaire de microchirurgie

(NTS-FR-074128v1 – 25/07/2023)
  • Enseignement supérieur
  • Formation professionnelle
Rats : 500
Souffrances
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500 rats vont être utilisés, opérés sous anesthésie et tués avant tout réveil, dans le cadre d'un diplôme universitaire de microchirurgie. Chaque animal subit des sutures de nerfs ou de vaisseaux durant une à trois heures, à raison d'une dizaine de rats par étudiant, pour entraîner des chirurgiens aux micro-anastomoses. Le porteur reconnaît qu'une anesthésie ou une analgésie insuffisante peut laisser ressentir la douleur en cours d'opération. Il indique commencer l'apprentissage sur cuisses de poulet et affirme qu'aucun simulateur ne reproduit aujourd'hui ce geste chirurgical.

Objectifs

La microchirurgie permet à la fois d’augmenter la précision des gestes opératoires mais aussi de réparer des tissus de si petites tailles qu’ils ne sont visibles que sous microscope. En plus du microscope opératoire, le microchirurgien utilise des instruments spécifiques de microchirurgie ainsi que des fils de sutures souvent plus fin qu’un cheveu.L'objectif du projet pour les chirugiens sera de se familiariser avec ce matériel spécifique et de réaliser une dizaine de techniques selon un apprentissage par difficultés croissantes, techniques indispensables pour guider la dissection dans des zones anatomiques délicates, notamment dans la chirurgie des lambeaux de couvertures, techniques pour permettre la réparation des vaisseaux, artères et veines qu’il faut suturer tout en respectant l’écoulement du sang et enfin techniques pour permettre la réparation des nerfs qui assurent la transmission du signal indispensable à la sensibilité et à la motricité des membres.

Bénéfices attendus

L’ensemble des objectifs validés permettra à l’Etudiant de réaliser des interventions chirurgicales où des micro anastomoses artérielles et veineuses ou nerveuses s’avèrent nécessaires en clinique humaine.

Procédures

Les procédures chirurgicales peuvent être des sutures nerveuses (de 30 à 45 min) ou des sutures de vaisseaux sanguins (durée de 1 à 3 heures en fonction du type de sutures).

Impact sur les animaux

L'anxiété est un effet indésirable prévisible.En per-opératoire, si l'anesthésie n'est pas assez profonde et l'analgésie trop faible, la douleur peut être ressentie. On peut rencontrer des problèmes d'insuffisance respiratoire et/ou d'hemorragie.

Devenir

L’ensemble de l’effectif est destiné à être euthanasié

Remplacement

Certes, la formation chirurgicale utilise d’autres méthodes d’apprentissage comme les TP de dissection sur cadavres et la formation par simulation, ou l'apparition de solutions technologiques de plus en plus performantes permettent de simuler de nombreuses situations de soins, mais actuellement, aucun simulateurne permet de reproduire ce type de geste chirurgical.

Réduction

Concernant le nombre d'animaux utililisés,on constate qu'il faut une moyenne de 10 rats par étudiant afin de maîtriser les differentes techniques microchirurgicales. Afin de réduire le nombre d'animaux utilisés,les premiers pas s'effectuent sur cuisses de poulet qui ont l'avantage de disposer dans un plan profond d'artéres et de veines d'un calibre équivalent à une artère aorte de rat ainsi que de nerfs. L'étudiant ne commencera les sutures sur rat uniquement quand sa gestuelle sur cuisse de poulet sera jugée satisfaisante par le tuteur

Raffinement

L’environnement du rongeur est enrichi, il a un accès illimité à l’eau et la nourriture .Les rats seront hébergés par 2 dans des cages de tailles adaptées et disposeront dans leurs cages de modules de cœur de bois de peuplier qui permettent de développer l’activité d’exploration de l’animal et de participer à son bien être. L'environnement du rongeur est également enrichi avec frisottis de papier qui stimule les instincts de nidification et d'exploration de jeu. Le rythme circadien des rongeurs sera respecté. Les procédures ne débuteront que sept jours après réception des animaux pour diminuer le stress lié au changement d’environnement.Visites quotidiennes par le personnel qualifié de l’animalerie. Utilisation d'un anesthésique local en début de toute chirurgie .Mise en place d’un protocole antalgique adapté .Mise en place d’une grille de score ,utilisation de points limites adaptés, d’un arbre décisionnel et de critères d’arrêt de souffrance .

Choix des espèces

Le diamètre des vaisseaux du rat (fémorale,carotide…) est sensiblement équivalent au diamètre des vaisseaux sur lesquels les chirurgiens travaillent au bloc opératoire, nottament sur les réimplantations de doigts. Les rats males adultes présentent ces caractéristiques.

  • Formation professionnelle
Xénopes : 30
Souffrances
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Devenir
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30 xénopes femelles vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, réutilisées pendant plusieurs années selon un cycle de quatre à six mois. Chacune reçoit dix à quinze injections d'hormone ou de solution physiologique sur cinq ans pour déclencher la ponte, lors de séances de formation aux techniques sur espèces aquatiques. Le porteur affirme que les femelles ne montrent aucun signe de douleur et que la qualité des œufs témoigne de leur bien-être. Il indique que la fécondation in vitro, qui suppose la mise à mort d'un mâle, restera optionnelle pour éviter de sacrifier un mâle à chaque session.

Objectifs

L'objectif du projet est de permettre aux stagiaires futurs concepteurs ou applicateurs de procédures expérimentales de se familiariser avec les manipulations élémentaires sur les principales espèces aquatiques utilisées à des fins scientifiques, notamment une espèce modèle d'amphibien exclusivement aquatique, le xénope. Ce projet a donc un but éducatif, puisqu'il permet d'expliquer la mise en reproduction des xénopes en laboratoire. Il est à noter que les formations concepteurs sont encadrées par l’arrêté du 1er février 2013 relatif à l’acquisition et à la validation des compétences des personnels des établissements utilisateurs, éleveurs et fournisseurs d’animaux utilisés à des fins scientifiques. Cet arrêté définit le programme de base et ce dernier doit comporter une partie "Procédure faiblement invasive : théorie et pratique", illustrée dans ce projet.

Bénéfices attendus

A l'issue de la formation les stagiaires seront réglementairement formés, auront acquis les connaissances et techniques leur permettant de garantir le maintien du bien-être animal dans le cadre de leur travaux de recherche scientifique. La prise en charge de la douleur, l'identification précoce des signes cliniques de stress, de maladie ou de douleur des animaux, mais également les éléments zootechniques fondamentaux (à savoir l'élevage et le maintien d'espèces aquatiques en animalerie de recherche) acquis seront autant d'éléments permettant d'améliorer la condition des animaux détenus en captivité.

Procédures

Les xénopes femelles seront soumises à une injection d'hormone gonadotropine ou de solution physiologique par session de travaux pratiques. En milieu naturel, la reproduction des xénopes a lieu lors de la saison des pluies, ce qui est impossible à recréer en laboratoire. Ici, l'hormone gonadotropine va donc stimuler la ponte de façon artificielle chez les femelles. La solution physiologique n'a aucun effet sur la ponte. Sur 5 ans, une femelle xénope sera soumise à 10-15 injections d'hormones ou de solution physiologique (une tous les 4 à 6 mois). La durée d'une injection est très courte (quelques secondes).

Impact sur les animaux

La réduction du nombre d'animaux se fait par la ré-utilisation des femelles tous les 4-6 mois. Si les femelles produisent des oeufs en grand nombre et de bonne qualité à chaque injection, cela montre qu'elles ont retrouvé pleinement leur état de santé et de bien être général entre 2 injections. En effet la quantité et qualité des oeufs est le signe de bien être des animaux. Les femelles lors de l'injection sous cutanée sont placées dans le noir (avec un papier absorbant humide sur les yeux par exemple) pour limiter leur stress, elles ne montrent aucun signe de douleur (ni cris/couinement, ni débattements) lors des injections.

Devenir

Les xénopes femelles peuvent être réutilisées pendant plusieurs années, selon un cycle de 4 à 6 mois.

Remplacement

Le projet consiste en la formation des utilisateurs du modèle xénope. Dans le cadre de la réglementation, lors de séances de Travaux Pratiques le remplacement des animaux par un modèle alternatif est impossible. Toutefois, lors des enseignements théoriques, le recours aux méthodes alternatives (impression 3D de tissus, utilisation d’embryons) est largement évoqué et encouragé dès que cela est possible. Le xénope est utilisé essentiellement pour ses gamètes et le suivi de développement (domaine de la génétique, biologie du developpement, biologie cellulaire). Il est donc nécessaire de pratiquer des mises en ponte, avec contention des animaux et injection (d'hormone ou de solution physiologique) afin d'expliquer les bonnes pratiques d'expérimentation sur cet animal.

Réduction

Le nombre d'animaux utilisés est calculé au plus juste (une femelle par trinôme de stagiaires) et la quantité est toujours adaptée au nombre de stagiaires. Nous nous efforcerons de réutiliser une partie des animaux d'une session à l'autre lors des sessions de TP, les xénopes femelles seront réutilisées sur plusieurs sessions voire plusieurs années. Le fait que les femelles soient pucées permet un suivi individuel de celles-ci, afin qu'un cycle de 4 à 6 mois soit respecté concernant l'injection d'hormone. La fécondation in vitro (et donc le sacrifice du mâle) sera optionnelle ou pourra s'effectuer si besoin avec une solution de spermatozoides de l'équipe hébergeant les xénopes, afin de ne pas sacrifier un mâle à chaque session.

Raffinement

Une attention toute particulière est portée pour la diminution des contraintes exercées aux animaux et sur leur hébergement. Les animaux sont nourris avec des granulés trois fois par semaine. L’enrichissement est constitué de section de gouttières en PVC. Ces gouttières présentent l’avantage de ne pas introduire de pathologies (parasites cutanés en particulier) dans les aquariums et leur permettent de se réfugier dans ces "tunnels". L'animalerie est récente (2017) et est complètement automatisée. La composition de l'eau pH, température, salinité et conductivité) est calibrée et constante. L'injection sous-cutanée d'hormone se fait sur animal vigile et ne semble pas produire de douleur ni de souffrance chez l'individu. Lors de cette injection, les femelles sont placées dans le noir (avec un papier absorbant humide sur les yeux par exemple) pour limiter leur stress.

Choix des espèces

L'amphibien Xenopus laevis est un organisme modèle important dans la recherche en biologie depuis un demi-siècle. Sa facilité d'élevage, la documentation disponible et la large communauté scientifique en font un modèle amphibien de choix. Les connaissances zootechniques disponibles et les caractéristiques biologiques (induction de ponte, nombres d'oeufs, température, etc.) de cette espèce permettent de présenter l'ensemble des manipulations élémentaires réalisées lors des procédures expérimentales mises en oeuvre dans les projets de recherche. En France plusieurs dizaines de laboratoires ont établi le modèle xénope dans leurs locaux, il est donc nécessaire de former les utilisateurs pour de bonnes pratiques zootechniques sur cet animal aquatique. Les femelles doivent être matures sexuellement soit des animaux agés de 2 à 8 ans (l'animal a une longue durée de vie et la qualité des ovocytes n'est pas altérée).

  • Enseignement supérieur
Souris : 500
Souffrances
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Devenir
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500 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue pour prélever foie, tissu adipeux et intestins, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles subissent jusqu'à cinq prélèvements sanguins, des mises à jeun, des tests de tolérance au glucose et des tests comportementaux d'anxiété, dans le cadre de travaux pratiques d'élèves ingénieurs en agroalimentaire. Le porteur réutilise les mêmes souris d'une semaine à l'autre pour diviser leur nombre par deux. Il décrit un objectif pédagogique, sensibiliser de futurs ingénieurs au lien entre alimentation et santé, et prévoit un atelier de culture cellulaire présenté comme ouverture aux alternatives.

Objectifs

Notre alimentation est en moyenne constituée de 75% d'aliments issus de l’industrie agroalimentaire. Dans le cadre de leur formation initiale, les étudiants futurs ingénieurs en agroalimentaire doivent donc prendre conscience de la responsabilité qu'ils auront vis-à-vis de la santé publique. L'objectif de cet enseignement est d’apporter les connaissances fondamentales indispensables à la compréhension de la valeur santé des aliments permettant la réalisation de formulation nutritionnelle correcte et éthique de produits destinés à l'alimentation humaine. Dans ce cadre, il est proposé aux élèves ingénieurs de concevoir un projet de recherche en physiologie de la nutrition afin de concrétiser sous forme d'une étude scientifique le lien qui existe entre l'alimentation et la santé.

Bénéfices attendus

De futurs ingénieurs agroalimentaires sensibilisés à la nutrition et surtout ayant compris et assimilé le lien indéniable qui existe entre alimentation et santé ne peut être que bénéfique pour la santé publique. L’industrie agroalimentaire est prédominante dans nos habitudes de vie et de consommation actuelles. Ainsi, il est important d’avoir des ingénieurs agroalimentaires et donc des acteurs au sein de ces industries qui soient formés à la valeur santé des aliments.

Procédures

- Par souris, maximum 5 prélèvements sanguins seront réalisés puis un suivi d'une surveillance accrue aura lieu les jours suivants pour détecter tout signe de souffrance anormale. - Individualisation des souris pendant 24h pour faire une prise alimentaire et récupérer les fécès. - Mise à jeun de 4h avant le test de tolérance au glucose ou de sensibilité à l’insuline. - Mesure de la composition corporelle des souris (durée de 2 minutes, réalisé 2 fois sur chaque souris à minimum 1 semaine d'intervalle) - Etude comportementale : analyse de l'anxiété et de la mobilité des animaux (durée de 10 minutes, réalisé 2 fois sur chaque souris à minimum 1 semaine d'intervalle)

Impact sur les animaux

L’individualisation pendant 24 heures peut générer un stress. La mise à jeun de 4 heures peut aussi générer un léger stress.

Devenir

La seule et unique procédure décrite ici nécessite l’euthanasie de l’ensemble des animaux. En effet, dans le cadre des projets des étudiants, nous avons besoin de récupérer certains organes pour aller étudier les effets des différents régimes alimentaires sur les organes en question (foie, tissu adipeux, intestins…).

Remplacement

Le remplacement total est impossible car il s’agit d’étudier des processus physiologiques mettant en jeu plusieurs organes (intestin, tissu adipeux, foie) et permettant de mettre en avant le lien alimentation – santé chez un organisme vivant. Il est donc indispensable de recourir au modèle animal pour une approche intégrée. Toutefois, au cours des séances de travaux pratiques, nous prévoyons un atelier culture cellulaire afin de sensibiliser les apprenants aux potentielles alternatives à l’expérimentation animale quand cela est possible.

Réduction

Nous avons réduit le nombre d’animaux par groupe à n=5 qui est le nombre minimal permettant une analyse statistique de l’expérience par test non paramétrique. Chaque groupe d’étudiant est divisé en 5 sous-groupes projet et chaque sous-groupe travaille sur un régime particulier. Ainsi, chaque groupe d’étudiant a besoin des 5 régimes alimentaires étudiés soit n=10 souris par régime (n=5 contrôles et n=5 traitées), soit n=50 souris nécessaires pour un groupe d’étudiant. Au total, nous avons 4 groupes d’étudiants et donc 4 séances de travaux pratiques de 8 heures regroupées en deux fois 2 jours et à une semaine d’intervalle. Exemple le lundi / mardi de la semaine 1 et le lundi et mardi de la semaine 2. Les 4 journées de travaux pratiques sont donc identiques d’un point de vue organisation et expérimentation sur les souris. Afin de réduire le nombre de souris utilisées, les deux groupes d’étudiants de la semaine 2 utilisent les mêmes souris que les deux groupes d’étudiants de la semaine 1. Cela nous permet donc de diviser par deux le nombre souris. Nous avons donc besoin non pas de 4 « lots » de n=50 souris mais d’uniquement 2 « lots » de n=50 souris soit au total 100 souris/année. Cela est possible car les mesures réalisées en travaux pratiques ne sont pas du tout invasives, les mêmes souris peuvent donc être utilisées deux fois avec une semaine d’intervalle.

Raffinement

Les animaux seront hébergés dans des conditions optimales (5 animaux par cage) avec un enrichissement de leur milieu adapté (frisons de carton + igloo de cellulose). Ils bénéficieront d’un suivi quotidien de leur état général. Lors des procédures expérimentales, les actes susceptibles d’entrainer une souffrance ou une douleur seront réalisés sous anesthésie locale (coupure du bout de la queue) ou générale (ponction intracardiaque), par des personnes expérimentées. S’agissant d’un projet nécessitant l’utilisation d’animaux vivants, l’utilisation de techniques non invasives et indolores ainsi que de tests comportementaux est privilégiée afin d’acquérir les paramètres physiologiques nécessaires au projet tout en respectant les questions d’éthiques en expérimentation animale et la règle des 3R. De plus, des points limites en adéquation avec ce projet ont été définis (signes généraux de souffrance, perte de poids supérieure à 20% en 7 jours). En cas d’atteinte d’un de ces points limites, l’animal concerné sera retiré du projet et euthanasié sous anesthésie générale (isoflurane). Enfin, les ateliers des travaux pratiques sont tous encadrés par un expérimentateur disposant d’une formation et d’une qualification adéquate à l’expérimentation animale.

Choix des espèces

La souris est préférentiellement utilisée car d’une part elle est plus facilement manipulable par les étudiants en raison de sa taille et d’autre part du fait des nombreuses similarités physiologiques qui existent avec le métabolisme de l’Homme. Souris C57BL6/J adultes d’environ 8 semaines, âge classiquement utilisé dans la littérature pour ce type d'étude (n=80 par an soit 400 au total). Souris C57BL6/J de 3 semaines pour le régime hypoprotéiné uniquement (n=20 par an soit 100 au total).

  • Enseignement supérieur
  • Formation professionnelle
Souris : 170
Rats : 170
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 340
▲ -
Devenir
 -
 -
 340
 -

170 souris et 170 rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, réutilisés d'une séance à l'autre puis destinés à d'autres travaux pratiques, dont des procédures sans réveil. Des étudiants novices leur infligent à répétition des contentions, des injections sous-cutanées et des sondages gastriques, chaque animal pouvant être manipulé jusqu'à quatre fois. Le porteur classe ces gestes comme individuellement légers mais reconnaît que leur répétition par des débutants peut les porter à un niveau modéré. Il justifie l'usage d'animaux vivants par la formation réglementaire de futurs techniciens en expérimentation animale, qualification décrite comme recherchée dans son bassin d'emploi.

Objectifs

Durant leurs études, nos étudiants suivent une formation qui qualifie le personnel appliquant des procédures expérimentales aux animaux (niveau II/A), spécifique aux modèles rongeurs. Cette formation réglementaire nous permet de former des techniciens qualifiés en expérimentation animale, qualification très appréciée et recherchée dans notre bassin d’emploi. Le programme de la formation inclut l’acquisition de diverses compétences théoriques et pratiques permettant la manipulation de rongeurs dans le respect de leur bien-être. La réalisation de la contention ainsi que l'exécution de quelques injections figurent parmi les toutes premières compétences à acquérir. Pour y parvenir, les travaux pratiques que nous souhaitons mettre en place permettront une familiarisation progressive des étudiants aux rongeurs et à ces techniques, en multipliant les supports pédagogiques. Les objectifs pédagogiques de ces séances sont multiples: -familiarisation des étudiants avec les rongeurs -sensibilisation au respect du bien-etre animal -apprentissage des règles d'hygiène et de sécurité propres à la pratique de l'expérimentation animale -connaissance du matériel nécessaire aux injections, préparation de ce matériel, notions d'asepsie -acquisition des compétences techniques de préhension, contention, injection sous-cutanée, sondage gastrique, injection intra-péritonéale.

Bénéfices attendus

Au cours d’une procédure expérimentale, le technicien doit être en mesure de limiter le degré de mal-être généréà l’animal, en apportant des réponses adéquates afin de restreindre celui-ci. Ceci nécessite un apprentissage rigoureux et méthode, réalisé durant des séances d'entrainement. Ce projet permettra à nos étudiants et futurs techniciens, par sa progressivité et la multiplicité des supports à nos étudiants, futurs techniciens d'acquérir les compétences de contention et d'injections courantes chez le rat et la souris tout en veillant à respecter leur bien-être.

Procédures

Les animaux seront soumis à des injections répétées. Par séance, chaque animal pourra être soumis à une injection sous-cutanée et un sondage gastrique. Cet animal sera réutilisé au minimum 48-72h après pour la même intervention mais nous veillerons alors à alterner les sites d'injection sous-cutanée. Le plus fréquemment, il s'écoulera au moins une semaine entre deux injections. Il pourra ainsi être réutilisé jusqu'à 4 fois mais, plusieurs promotions d'étudiants étant concernées, les périodes de travaux pratiques seront espacées parfois de plusieurs semaines avant que l'animal soit soumis à une nouvelle injection. Nous veillerons au suivi attentif des animaux et ne les réutiliserons qu'en absence de mal-être. Ainsi un meme animal sera soumis à, 1 injection sous-cutanée et 1 sondage gastrique sur 4h, ceci répété au maximum 3 fois espacées de 48 à 72h minimum courant novembre de chaque année puis 1 injection sous-cutanée et 1 sondage gastrique sur 4h, ceci répété au maximum 1 fois espacée de 48 à 72h minimum courant janvier et enfin 1 injection sous-cutanée et 1 sondage gastrique, ceci répété au maximum 1 fois espacée de 48 à 72h minimum courant mars (que ce soit 1 rat ou 1 souris)

Impact sur les animaux

Les actes pratiqués ici sont individuellement d’un degré de sévérité léger mais leur répétition (réutilisation des lots à plusieurs jours/semaines d'inrervalle pour réduire le nombre d'animaux utilisés), leur réalisation par des étudiants novices pourraient les classer dans un degré de sévérité modéré. Les effets indésirables possibles, qui seront recherchés et évalués à l'aide d'une grille de scoring et conduiront à la réalisation d'un traitement antalgique adapté, sont : - une perte de poids (évaluée en % et par jour), - un comportement inadapté (comportement des animaux sans intervention du manipulateur – contractions, boiteries des pattes antérieures, position antalgique, prostration - et en réponse au geste du manipulateur : agressivité ou passivité, retrait après toucher du point d'injection) - une déshydratation (détectée par l’apparence physique telle que yeux plissés, enfoncés, pli de peau moins élastique …), -un aspect physique altéré (aspect du site d'injection, poil hérissé, sale), -une hyperventilation

Devenir

L'ensemble des animaux du projet sera réutilisé dans des TP ayant fait l'objet d'une DAP.

Remplacement

Nous commençons l’apprentissage en visionnant des vidéos afin d'etre en mesure de mentaliser les procédures. Puis nous passons sur support non vivant (modèles plastiques et /ou cadavres de souris congelées le cas échéant, qui sont des souris de réforme euthanasiées au sein de laboratoires pharmaceutiques ou plateformes partenaires). Néanmoins les gestes doivent cependant être pratiqués sur rongeurs vigiles pour ces futurs techniciens en expérimentation animale. Nous utilisons un animal par étudiant lors des TP mais les animaux sont réemployés grace à une rotation espacant les séances et en veillant à leur bon rétablissement.

Réduction

.Nous recourons à une souris et un rat par étudiant, par séance. Nous estimons que l'emploi d'un animal pour 2 étudiants au cours d'une même séance serait préjudiciable à l'animal qui serait alors manipulé 6 fois au cours du TP soit 2 fois plus (pour mémoire un même animal est manipulé 3 fois lors du TP n° 2 : révision contention - injection sous cutanée - sondage gastrique). Par ailleurs il nous faudra former 9 groupes de 16 étudiants, mais nous n’aurons recours qu’à deux lots de 17 souris et 17 rats (dans chaque lot, un animal par étudiant + un animal pour l'enseignant faisant démonstration). La formation de ces 9 groupes n'aura pas lieu en meme temps : 3 groupes seront formés courant novembre, 3 autres groupes seront formés courant janvier et les 3 derniers seront formés courant mars. Ainsi les 2 lots de 17 animaux benéficieront de plusieurs semaines de repos complet à l'animalerie entre chaque formation. Après ces séances, les animaux pourront être réutilisés dans d’autres TP de notre établissement, correspondant à des procédures sans réveil (autres projets autorisés).

Raffinement

Les animaux sont systématiquement amenés en salle de TP une heure avant le début de la séance, afin de s’acclimater à ce nouvel environnement. Des recommandations sont données, rappelées aux étudiants à chaque séance afin que la manipulation ait lieu dans le calme. Après retour à l'animalerie, les zootechniciens surveilleront les animaux et leur bien-être quotidiennement à l’animalerie. Il est important qu’ils soient informés des actes réalisés sur les animaux durant les TP, de façon à connaître les douleurs potentiellement occasionnées. Une grille d’évaluation du bien-être des animaux est couramment employée pour ce type d’acte. Prenant en compte des critères objectifs, elle servira à adapter un traitement antalgique. Si le traitement n’aboutit à aucune amélioration (suite à évaluations plus fréquentes si une douleur a été détectée), l’euthanasie de l’animal sera réalisée après anesthésie (injection létale après anesthésie gazeuse).

Choix des espèces

Les rongeurs sont les animaux les plus utilisés en expérimentation, il est donc logique que nous formions nos étudiants à la manipulation de ces animaux. Les actes de contention, sondage gastriques, sous-cutanées sont fréquemment réalisés chez ces espèces. Nous démarrerons avec de jeunes adultes plus faciles à manipuler pour des étudiants en phase d'apprentissage.

  • Enseignement supérieur
  • Recherche fondamentale
    • Système urogénital
Chèvres : 16
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 16
▲ -
Devenir
 -
 16
 -
 -

16 boucs vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, tous maintenus en vie ensuite comme reproducteurs ou inducteurs d'effet mâle. Douze d'entre eux subissent une chirurgie de stérilisation d'une vingtaine de minutes sous anesthésie, et tous des contentions hebdomadaires pour prises de sang et mesure des testicules, ainsi que des montes d'une femelle avec recueil de la semence. Le porteur décrit un stress de contention, une douleur brève aux prises de sang et un inconfort après l'opération. Il compare trois techniques de vasectomie pour promouvoir l'"effet mâle" comme alternative aux hormones dans l'élevage caprin.

Objectifs

La reproduction caprine étant saisonnée, différentes techniques sont actuellement disponibles pour maîtriser la reproduction tout au long de l’année et contribuer au progrès génétique par l'insémination. Les traitements hormonaux, couramment utilisés en insémination, soulèvent de plus en plus de questionnements vis vis à de l'environnement, du bien-être animal et de la santé humaine. Des alternatives aux hormones pour le pilotage des chaleurs, basées sur l’effet mâle (introduction soudaine d'un mâle dans un lot de femelles après une phase de séparation préalable) se développent actuellement mais présentent des freins techniques. L’effet mâle peut être utilisé pour le groupage des chaleurs avant l’insémination en introduisant des boucs équipés de tabliers dans les lots de chèvres, leur permettant ainsi de déclencher les chaleurs sans les saillir. Cependant l'utilisation de ces tabliers peut aussi poser question vis à vis du bien-être animal : les boucs ne sont pas libres d'exprimer toute la gamme de leurs comportements sexuels naturels jusqu'à la saillie, malgré des ouvertures dans la toile, la transpiration et l'urine peuvent s'accumuler et causer de l'inconfort en période de chaleur. L'effet bouc avec tabliers nécessite une rotation quotidienne des boucs (repos des mâles, maintien de la stimulation des femelles, nettoyage des tabliers), une habituation préalable de l’animal au tablier et un investissement en temps important pour les éleveurs pour cet apprentissage ainsi que pour la mise en place, le nettoyage et la vérification quotidienne des tabliers. L’utilisation de boucs vasectomisés se développe comme alternative à l'utilisation du tablier. Mais la vasectomie est encore peu pratiquée par les vétérinaires et certains boucs "vasectomisés" restent fertiles. Ainsi 14% des éleveurs caprins enquêtés dans le cadre de la thèse vétérinaire actuellement en cours signalent des persistances de fertilité chez 2 à 20% des boucs opérés chez eux, soulignant la nécessité de recommandations techniques actualisées. Ce projet a pour but de décrire pas à pas différentes techniques chirurgicales (conditions/durée/avantages/inconvénients) permettant de stériliser efficacement des boucs et donc de favoriser l'adoption de l'effet mâle comme alternative aux hormones.

Bénéfices attendus

Les résultats de ce projet permettront d’acquérir des connaissances nécessaires à la mise en place de recommandations concernant les opérations de vasectomie et les conditions de mise en œuvre. L’utilisation de boucs vasectomisés à grande échelle en élevage pourra permettre une diminution de l’utilisation d’hormones, de ne plus équiper les boucs de tabliers et de limiter la manipulation des boucs. L’effet mâle est nécessaire aux techniques de reproduction que ce soit en monte naturelle (pour assurer ses filiations) ou en insémination. Le secteur de l’insémination représente aujourd’hui 70 000 doses inséminées par an en France chez les 600 éleveurs contributeurs du schéma de sélection. Les conclusions que nous tirerons de notre projet seront transposables en recommandations de terrain et bénéficieront à la filière caprine dans son ensemble.

Procédures

Interventions sur boucs vigiles pendant les 4 mois de procédure : Chaque bouc subira au maximum 16 contentions (1 contention par semaine) d'une durée maximale de 2min30 pour prélèvement de sang et mesure de la circonférence scrotale et 32 sollicitations (2 sollicitations par semaine à 2 jours d'écart). La sollicitation consiste à ouvrir la case du bouc pour le laisser rejoindre librement une salle de collecte où se trouve une femelle qu'il peut monter. Lors de la monte, un opérateur dévie le pénis pour recueillir la semence. Les anesthésies concernent 12 animaux sur les 16 boucs du projet. Interventions sur boucs anesthésiés pendant les 4 mois de procédure : chaque bouc subira au maximum 1 injection intramusculaire et 1 injection intraveineuse pour administration d'un anesthésique, 1 intervention chirurgicale de stérilisation d'une durée de 20 minutes en moyenne.

Impact sur les animaux

La manipulation et la contention des boucs peuvent entrainer un léger stress. Lors des prises de sang, les boucs sont susceptibles de ressentir une légère douleur liée à l’introduction de l’aiguille et de courte durée. La mise à jeun des animaux durant les 12 heures précédant la chirurgie peut causer un léger inconfort lié à la faim, cependant comme cette durée correspond à la durée d'une nuit l'inconfort induit sera très modéré. Les chirurgies, dans la mesure où elles sont pratiquées sous anesthésie et avec une couverture antalgiques, peuvent causer un inconfort léger et transitoire au réveil.

Devenir

Les boucs seront tous maintenus en vie, les boucs témoins comme producteurs de semence, les boucs vasectomisés comme boucs inducteurs d'effet mâle en élevage de chèvres.

Remplacement

L'objectif du projet est d'évaluer la réponse biologique et comportementale des boucs suite à un traitement chirurgical de vasectomie. Elle est évaluée grâce à différents indicateurs de l’activité sexuelle : la testostéronémie, la circonférence scrotale et les performances de production de semence. Il n’existe pas de méthode in vitro ou in silico permettant d'éviter ou de remplacer l'utilisation de boucs pour décrire comment l’opération de vasectomie influe sur le comportement sexuel et la non-production de semence. Un remplacement relatif (c'est-à-dire remplacer les boucs par des animaux ayant un moindre potentiel de perception de la douleur, comme certains invertébrés) n’est pas envisageable dans la mesure où la sécrétion d'hormones, les performances de production de semence et leurs variations sont propres à chaque espèce.

Réduction

L'objectif est de suivre l'activité sexuelle (testostéronémie, circonférence scrotale, comportement, production de semence) et de mesurer la disparition de la production de semence dans les 3 à 4 semaines après la chirurgie. Le présent projet a un objectif de descriptif technique et non de comparaison statistique avec de grands effectifs. Avec 16 boucs répartis en 4 lots nous pourrons décrire la cinétique de disparition des spermatozoïdes dans les éjaculats des boucs vasectomisés et nous assurer que la testostéronémie et le comportement sexuel sont maintenus comme chez les témoins.

Raffinement

Les interventions chirurgicales seront réalisées sous anesthésie et couverture antalgique après prémédication sédative et analgésique. Un vétérinaire anesthésiste sera présent avec le chirurgien pendant l’intervention et mettra en œuvre les moyens de surveillance et de réanimation adaptés. L’analgésie post-opératoire sera assurée par l’administration d’anti-inflammatoires jusqu’à 48h après l’intervention. Le nombre et la fréquence des prises de sang pour le suivi hormonal a été réduit au minimum nécessaire et suffisant à l’établissement de profils interprétables. Il est recommandé de ne pas prélever plus de 10 pourcent du volume sanguin total en 1 fois. Le volume de sang prélevé 1 fois par semaine est de 5mL, ce qui est très inférieur au seuil recommandé estimé pour un bouc de 90kg (10 pourcent de la volémie, soit 630mL maximum par jour). Afin de limiter la durée de contention et le stress éventuel, les prélèvements et la mesure de volume testiculaire seront réalisés par des binômes expérimentés et familiers des animaux. Chez les caprins, les prélèvements sanguins sont réalisables facilement à la veine jugulaire sans nécessité d’anesthésie, car la contention est aisée et l’animal est coopérant. Un baume antiseptique et cicatrisant sera appliqué par massage sur les veines systématiquement après chaque prélèvement. Le suivi détaillé des animaux au cours du projet sera réalisé grâce à des fiches individuelles. Les fiches individuelles sont adossées à un arbre décisionnel qui, le cas échéant, permet d'agir de façon proportionnelle au point limite observé. Les boucs disposent de matériels d’enrichissement de milieu renouvelés régulièrement tels que des brosses, ballons et jouets en cordes ou chaines fixés aux barrières. Les animaux sont hébergés en cases individuelles pour limiter le risque de blessures entre individus ; l'isolement n'est ni olfactif, ni visuel, ni auditif.

Choix des espèces

L’objectif de l’expérimentation est spécifique de l’espèce caprine. Les animaux utilisés sont des boucs pubères (en âge de produire de la semence) de plus d'un an.

  • Formation professionnelle
  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 2000
Rats : 2000
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 4000
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 4000

4 000 rongeurs, 2 000 souris et 2 000 rats, vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal subit une chirurgie de la tête reproduisant un accident vasculaire cérébral, occlusion d'une artère, ischémie-reperfusion ou hémorragie, suivie d'une IRM, de tests comportementaux puis d'une ouverture terminale du thorax pour prélever le cerveau. Ces interventions ne visent pas à produire des connaissances mais à entraîner des chirurgiens aux gestes des modèles d'AVC. Le porteur affirme que les techniques d'apprentissage de substitution ne permettent pas d'acquérir ces gestes et attend de cette formation une meilleure reproductibilité réduisant le nombre d'animaux des projets futurs.

Objectifs

L’accident vasculaire cérébral (AVC) ischémique est une pathologie neurologique survenant après l’occlusion d’une artère irriguant le cerveau. Actuellement, la prise en charge des patients à la phase aigüe de l’infarctus cérébral est réalisée par l’injection intraveineuse de l’activateur tissulaire du plasminogène (tPA) associée ou non à la thrombectomie. Toutefois, seule une faible proportion des patients (

Bénéfices attendus

Cette stratégie d'apprentissage a pour but d'améliorer les résultats des projets précliniques sur les AVC. Le nombre d'animaux utilisés dans les projets scientifiques ultérieurs sera réduit du fait de la meilleure reproductibilité des gestes des expérimentateurs. La prise en charge des animaux sera également améliorée (soins pré, per et post-opératoire), ce qui participera à l'amélioration du bien-être des animaux.

Procédures

Tous les animaux seront soumis à une chirurgie au niveau de la tête afin que le personnel puisse s’entraîner sur les différents modèles. Le modèle d’ischémie par injection de murine alpha-thrombine ou par application de FeCl3, provoquant ainsi l’occlusion de l’artère cérébrale moyenne (ACM) durera 1.5 heure. La pose d’un cathéter en veine caudale sera nécessaire. Une moyenne de 20 minutes est à prévoir pour l’entraînement à cette pose. Le modèle d’ischémie-reperfusion durera 1 heure. 1 heure plus tard, une seconde chirurgie sur le même site sera réalisée afin d’extraire le monofilament et ainsi permettre une reperfusion. Cet acte chirurgical durera 30 minutes. Les deux modèles d’hémorragie dureront 1 heure. A J+1, ces mêmes animaux seront passés à l'IRM sous anesthésie générale pour une durée totale de 11 minutes et suiveront une série de test comportementaux s'étalant de J+1 à J+14 post AVC. Nous comptons un total de 10 minutes pour la prise du neuroscore, 25 à 30 minutes pour la réalisation du test de force d’agrippement. Enfin, à la fin du projet, les animaux seront soumis à une laparo-thoracotomie pour accéder au coeur. Un prélèvement de sang par ponction cardiaque sera réalisé avant perfusion transcardiaque permettant la fixation du cerveau avant prélèvement. La durée de cette intervention sera comprise entre 10 et 15 minutes pour la perfusion puis 20 minutes minutes pour les différents prélèvements.

Impact sur les animaux

Nous pouvons nous attendre à déceler sur certains animaux des signes de complications et de détresse postchirurgicales tels qu'une absence de réaction aux stimuli, une inactivité de l'animal dans sa cage ou encore une perte de poids suite à un arrêt de la prise alimentaire. Les situations précédemment citées définissent nos points limite à appliquer pour ce projet. Nous surveillerons à ce qu'ils ne soient pas dépassés. Ce projet à titre d'apprentissage sera soumis à une attention et un encadrement strict pour garantir le bien-être des animaux pendant cette phase d'entraînement. Le stress de l'experimentateur qui manipule l'animal (préhension de l'animal dans sa cage) et la douleur occasionnée lors des procédures (gestes chirurgicaux) sont pris en charge par une couverture analgésiante, anesthésiante, du contrôle de la température des animaux et d'un encadrement supplémentaire. Un environnement contrôlé par des conditions d'hébergements réglementaires et une surveillance strict pallient également aux nuisances attendus sur les animaux.

Devenir

A la fin du projet, tous les animaux seront donc mis à mort permettant le prélèvement du cerveau post fixation pour analyse.

Remplacement

Les procédures expérimentales ne peuvent être remplacées par d'autres méthodes expérimentales n'impliquant pas l'utilisation d'animaux vivants car des techniques d'apprentissage de chirurgies actuelles de substitution ne permettent pas d'acquérir les gestes techniques. Nous avons sélectionné les modèles expérimentaux les plus utilisés dans la thématique. L’ensemble des acquis et des connaissances dont nous disposons rend ces espèces (souris et rat) particulièrement intéressantes dans le cadre des études portant sur l'AVC.

Réduction

Nous utiliserons le nombre minimal d’animaux afin de souscrire au principe de réduction tout en aquérant un certain niveau d'expertise technique. Le nombre d’animaux utilisé est déterminé en fonction de la spécificité/sensibilité des méthodes utilisées, et selon l'expertise nécessaire à la bonne réalisation des gestes techniques. Ainsi, le nombre d'animaux nécessaire dans chaque procédure a été calculé par l'expérience de plus de vingt ans de formation aux gestes chirurgicaux des personnels dans l'établissement. En fonction de l'expérimentateur (habileté, expérience, prédisposition pour ce type de gestes), le nombre de 50 animaux par modèle pourra être revu à la baisse en fonction de l'aisance des expérimentateurs. L’utilisation d’outils d’imagerie non invasive (IRM) permettent de réduire significativement le nombre d’animaux utilisés. L'utilisation d'un animal pour un enchainement de procédures légères et modérées réduit également le nombre total d'animaux.

Raffinement

Les animaux sont hébergés dans des cages standards répondant aux normes européennes actuelles (Directive 2010/63/UE) et isolés de tous bruits extérieurs. Les animaux seront en groupes sociaux avec plusieurs enrichissements (sizzle-dri kraft, alpha-dri et demi-sphère de cellulose et bûchettes de bois pour les rats), auront de la nourriture et de l’eau ad libitum pendant toute la durée du projet. Leur bien-être sera suivi bi-quotidiennement par du personnel qualifié 5j/7 et quotidiennement pendant les week-ends et jours fériés. Pendant les phases chirurgicales, chaque animal sera anesthésié et aura une couverture analgésique. L’anesthésie générale sera maintenue jusqu’au réveil. Sur le cadre stéréotaxique, pour limiter les douleurs liées aux barres d’oreilles au niveau du conduit auditif, une anesthésie locale est appliquée. La température corporelle de l’animal est maintenue grâce à un système de couverture chauffante rétrocontrôlée, et une couverture isothermique sur son dos limite les pertes de chaleur. Chaque site d’incision de peau fait appel à une tonte préalable du pelage, puis à une désinfection. Le choix de la technique de sutures se porte sur la méthode des points séparés, limitant ainsi le risque pour l’animal de rompre ses points et donc de déhiscence de la plaie. Lors de la phase de réveil, la concentration d’isoflurane et le débit de N2O sont ramenés à zéro, et le débit d’O2 est élevé à 1 L/min pour permettre une meilleure récupération post-opératoire. Les animaux seront placés dans une cage individuelle chauffée à 28°C pendant 1 heure avant d’être remis en cage par 5 pour les souris, par 2 pour les rats. Même si la surveillance des animaux s’effectuera en continue, elle sera accrue pendant les premières heures de réveil. Les principes éthiques et les standards de raffinement seront utilisés jusqu'à la mise à mort de l'animal.

Choix des espèces

La souris (Mus musculus) est l’espèce animale qui a été la plus étudiée dans le domaine des neurosciences et notamment dans le cadre de développement de stratégies de thérapies pharmacologiques. L’anatomie et la physiologie de la circulation cérébrale sanguine de la souris sont également bien connues et sont semblables par leurs grands traits à celles de l’homme. Le rat (Rattus norvegicus) reprend les caractéristiques de la pertinence de l'utilisation de la souris citées ci-dessus. Sa morphologie suscite son intérêt pour l'imagerie grâce à plus grande taille et à sa palette comportementale plus grande que la souris. L’ensemble des connaissances et des acquis dont nous disposons au laboratoire et dans la littérature rend ces espèces particulièrement intéressantes pour étudier la protection, la perfusion cérébrale ainsi que le devenir des lésions induites par un AVC. Les animaux utilisés seront âgés de 10 semaines soit un poids de 35g pour les SWISS, de 25g pour les C57BL6J et d’environ 300g pour les Wistar ou Sprague-Dawley âgés de 8 semaines. Nous effectuerons nos modèles sur des adultes afin de pouvoir comparer les données de ce projet avec la majorité des données déjà disponibles sur les modèles d’AVC.

  • Formation professionnelle
Souris : 300
Rats : 100
Souffrances
▲ -
▲ 400
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 100
 300

300 souris et 100 rats vont être utilisés, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, au cours de travaux pratiques d'une formation à l'expérimentation animale. Sur chaque animal, les stagiaires répètent des gestes techniques, préhensions, contentions, injections intrapéritonéales et sous-cutanées, prélèvements sanguins caudaux et submandibulaires sous anesthésie. Les souris seront tuées à la fin des séances, le porteur préférant leur mise à mort à un retour en animalerie, tandis que les rats sont réutilisés dans un autre travail pratique de physiologie. Il affirme que le recours à des animaux vivants est "indispensable" à ce type de formation et que le remplacement y paraît "difficile à envisager".

Objectifs

Ces travaux pratiques, inscrits dans la formation diplomante expérimentation animale de niveau applicateur et portés par le Service Ressources Biologiques, vont permettre aux participants de se former aux bonnes pratiques de l'expérimentation animale et ce, afin de garantir et respecter de façon optimale le bien être des animaux lorsque ceux ci devront être utilisés dans un projet de recherche.

Bénéfices attendus

La mise en place de ces travaux pratiques utilisant des animaux vivants vont être bénéfiques tant pour le personnel que pour l'animal : 1/Le personnel : Il sera à l'issue des TP formé aux bonnes pratiques d’expérimentation animale tout en garantissant le bien être de l’animal et répondra ainsi aux exigences réglementaires lorsque celui ci devra utiliser des animaux vivants à des fins scientifiques au sein de son laboratoire. De plus, se familiariser aux espèces les plus utilisées en recherche scientifique contribuera à son propre bien être levant appréhension et donc risque de blessure. 2/L'animal : Un animal manipulé par un personnel formé est une garantie du maintien de son bien être, évitant stress et blessure.

Procédures

Pour l'étape 1, 60 souris et 20 rats seront soumis à des contentions et préhensions. Pour l'étape 2, 60 souris vigiles seront soumises à des injections principalement IP et SC Pour l'étape 3, 60 souris anesthésiées seront soumis à des prélèvements caudaux et/ou submandibulaires. Leur fréquence et durée sont comme suit : 1/Préhension et contention Préhension des souris par la queue : 5 préhensions par animal d’une durée de 3 secondes Préhension des rats par le corps : 5 préhensions par animal d’une durée de 5 secondes Préhension des rats par la base de la queue : 5 préhensions par animal d’une durée de 3 secondes Techniques de contention des souris : 1/ Immobilisation complète : 5 contentions par animal d’une durée de 10 secondes 2/ Immobilisation de la tête : 5 contentions par animal d’une durée de 10 secondes 3/ Immobilisation avec l’utilisation d’un support : 5 contentions par animal d’une durée de 5 secondes Techniques de contention des rats : 1/ D’une main, le pouce vient se placer sous la patte gauche, l’index au-dessus de la patte droite et sous la mandibule pour maintenir la tête : 3 contentions par animal d’une durée de 10 secondes 2/ Une main vient attraper la base de la queue et avec l’autre main, la peau du cou est prise avec le pouce et l’index. Les autres doigts maintiennent la peau du ventre : 3 contentions par animal d’une durée de 10 secondes 2/ Présentation des différentes voies d’administration sur animaux vigiles IP 1 par animal, injection de 2 secondes IN 1 par animal, dépôt de la goutte de 1 seconde IM 1 par animal, injection de 2 secondes PO 1 par animal, administration de 5 secondes SC 1 par animal, injection de 2 secondes 3/ Les différentes voies de prélèvement et d’administration sur animaux anesthésiés IP 1 par animal, injection de 2 secondes Pénien 1 par animal, injection de 2 secondes 2 moyens peu invasifs de prélèvements sanguins : - par voie caudale 1 par animal, prélèvement de 30 secondes - sub-mandibulaire : 1 par animal, prélèvement de 5 secondes

Impact sur les animaux

Les différentes étapes qui constitueront les TP, avec l'encadrement assidu des intervenants, peuvent induire un léger stress ainsi qu’une douleur égale à celle d’une piqûre d’aiguille selon l'expérience des participants.

Devenir

Concernant les souris, celles ci feront l'objet de plusieurs manipulations type contention, administration de produit et/ou prélèvement et ce, par des personnels plus ou moins expérimentés. Pour leur bien être nous préférons procéder à leur mise à mort à la fin du TP. En outre, les TP se déroulant en dehors du service, les animaux ne pourront plus revenir dans l'animalerie. Concernant les rats, à l'issue des TP, ils seront réutilisés dans le cadre d'un TP de physiologie faisant aussi l'objet d'une autorisation de projet.

Remplacement

La réglementation relative à l’expérimentation animale exige que toute expérimentation animale doit être faite par du personnel qualifié et reconnu comme tel. L’utilisation des animaux vivants est indispensable à ce type de formation visant à transmettre aux stagiaires les bonnes pratiques, les bons gestes et les bonnes attitudes à avoir vis-à-vis des animaux dans le cadre de procédures expérimentales. Le remplacement des animaux parait donc difficile à envisager dans ce type de formation.

Réduction

La formation est ouverte pour une capacité maximale de 54 personnes réparties en 3 groupes de 18 pour les travaux pratiques. Chaque groupe sera composé de 9 binômes qui disposeront chacun de 2 souris et 2 rats. Les intervenants assureront une partie démonstration avant de laisser les stagiaires apprendre les bons gestes. Pour cela 2 souris et 2 rats seront nécessaires pour chaque session de TP. Les rats ne seront inclus dans les travaux pratiques que pour la partie préhension- contention. Ils seront ainsi réutilisés d’un groupe à l’autre. L’effectif total nécessaire au bon déroulement des séances sera donc de 60 souris (3 sessions x 9 binômes x 2 souris par binôme + 2 souris x 3 sessions pour les intervenants) et 20 rats (9 binômes x 2 rats + 2 rats pour les intervenants) sans préférence de sexe. A raison d’une session par an sur 5 ans (durée de la saisine), le nombre d'animaux total sera de 300 souris et 100 rats soit 400 animaux.

Raffinement

En dehors des séances, les souris seront hébergées en cages de 5 individus. Quelques jours avant le début des TP, elles seront réparties par 2 afin d’éviter l'isolement social et de permettre la mise à disposition d'une cage par binôme. Les rats quant à eux seront hébergés dès le départ en cage de 2 individus. Toutes les cages d'hébergement seront enrichies avec l'enrichissement habituellement utilisé dans le service à savoir un tunnel réutilisable en polycarbonate rouge, une briquette en peuplier pour les rats et des rouleaux de cellulose pour les souris. Tous les animaux bénéficieront d’un accès à l’eau et à la nourriture à volonté. Lors des séances, pour minimiser le niveau de stress ou douleur des animaux, ces derniers seront au préalable manipulés quotidiennement à la fois par le personnel soigneur mais aussi par les intervenants 15 jours avant le début des TP afin de les habituer à être manipulés. En outre, une surveillance et observance clinique seront effectuées par les intervenants pour s’assurer d’une part de la bonne application des consignes de la part des participants sur les animaux et d’autre part du bien-être des animaux face à ces manipulations. Aussi, une anesthésie par injection intrapéritonéale sera réalisée avant tout prélèvement et administration de produits. Enfin, les animaux seront systématiquement retirés des TP en cas de stress ou de souffrance marquée évaluée selon les critères préalablement définis.

Choix des espèces

Cette formation diplômante est principalement à destination des étudiants des masters Neurosciences et Biologie Santé qui seront amenés à réaliser un stage de fin de cycle la plupart du temps dans un laboratoire de recherche universitaire. Ces espèces sont celles utilisées en majorité pour les études menées dans ces laboratoires. Il nous parait donc pertinent de familiariser les stagiaires à ces espèces. Pour des raisons comportementales et plus spécifiquement leur docilité, des lignées spécifiques pour les souris et les rats ont été particulièrement choisies. En effet, le bien-être du manipulateur est pris en compte. Un stress moindre lui permettra de réaliser des manipulations adéquates, et évitera ainsi tout risque de blessure pour lui comme pour l'animal en plus du stress. Enfin, afin de refléter au maximum la réalité dans les laboratoires de recherche en matière d’étude in vivo, les rats comme les souris, seront de jeunes adultes âgés de 2 à 3 mois. En effet, cette tranche d’âge correspond d’une part à celle utilisée majoritairement dans les projets de recherche ; Et d’autre part, elle correspond à une taille et à un comportement animal favorables à la praticité de manipulation et au bien-être des participants

Hypertension oculaire chez le lapin

(NTS-FR-959949v1 – 03/07/2023)
  • Formation professionnelle
  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
    • Troubles sensoriels
  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Lapins : 5100
Souffrances
▲ -
▲ 3300
▲ 1800
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 5100

5 100 lapins vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance léger et modéré. Une hypertension oculaire leur est provoquée par injection de solution saline dans le vitré ou par surcharge en eau, suivie d'examens ophtalmologiques, d'administrations de gouttes jusqu'à huit fois par jour et parfois de la pose chirurgicale d'un implant. L'objectif est de développer des traitements contre l'hyperpression oculaire du glaucome, les yeux étant prélevés à l'issue. Le porteur qualifie les atteintes de faibles et transitoires et affirme qu'"aucune méthode alternative" ne reproduit l'œil dans sa globalité.

Objectifs

Le glaucome est une maladie grave et fréquente, le plus souvent indolore, qui touche principalement les personnes âgées de plus de quarante-cinq ans et peut entrainer une perte de la vision. Aujourd’hui dans le monde, soixante-dix millions d’individus sont atteints, dont un million en France. L’augmentation de la pression à l’intérieur de l’oeil est la principale cause de glaucome. La pression oculaire est due au liquide transparent contenu à l’intérieur de l’oeil: l’humeur aqueuse produite et évacuée par les structures à l’intérieur de l’oeil. Lorsque le système d’évacuation de l’humeur aqueuse est déficient, elle s’accumule, la pression augmente et endommage les cellules nerveuses de la rétine et le nerf optique responsables de la vision. L’objectif du projet est la mise en place, au sein de l’établissement utilisateur, de modèles expérimentaux d'hyperpression oculaire chez le lapin, afin de contribuer au développement de nouveaux traitements médicaux visant à diminuer cette hyperpression et à protéger les cellules rétiniennes permettant la vision.

Bénéfices attendus

Le bénéfice attendu du projet est de proposer des modèles expérimentaux qui permettront d'évaluer l'efficacité de nouveaux traitements. La recherche de traitements contre le glaucome est en constante évolution et nécessite de pouvoir les tester dans les meilleures conditions possibles et dans le plus grand respect du bien-être animal.

Procédures

Selon la procédure, l'induction de l'hypertension oculaire peut se faire soit directement au niveau de l'œil par une injection dans le vitré de solution saline, soit par l’ingestion d'un volume d'eau. La première technique dure moins d’une minute, la seconde est un peu plus longue, pour le bien-être de l’animal puisqu’elle dure au maximum deux-trois minutes afin de réduire les rares effets indésirables (stress, agitation, fausse route). Les examens ophtalmologiques se feront à l'aide de techniques non invasives (mesure de la PIO grâce un appareil dédié́, lampe à fente, imagerie). Ces examens sont réalisés en routine chez l’homme en cabinet médical par un ophtalmologiste sans anesthésie et sans hospitalisation ou en clinique vétérinaire. Ces examens sont extrêmement courts puisqu’ils ne durent que quelques minutes (quelques secondes pour les plus court à cinq minutes maximum pour les plus longs comme l’imagerie) et pourront être réalisés plusieurs fois par jour pour les mesures de la pression intraoculaire à quotidiennement pour les observations et le suivi des animaux. Les administrations, elles, pourront se faire plusieurs fois par jour et sur la durée de l’étude quand elles sont sous forme de gouttes ou d’injections. La fréquence de ces administrations dans la majorité des cas n’excèderont pas 6 à 8 administrations par jour pour le cas des gouttes ophtalmiques. Dans ce cas, l’animal est maintenu immobile moins d’une minute. Pour la pose d’implant, l’acte nécessite une anesthésie et éventuellement des points de sutures au niveau des conjonctives ou de la cornée. Cet acte chirurgical dure cinq minutes tout au plus et sera réalisé généralement une seule fois, puisque l’implant à vocation à délivrer son contenu sur une longue période.

Impact sur les animaux

Le projet a pour but de trouver des traitements permettant une diminution de la pression intraoculaire. L’augmentation de la pression intraoculaire induite par les différents protocoles est faible et transitoire. Elle n’occasionnera aucune douleur pour l’animal tout au plus une gêne de courte durée (quelques minutes après l’injection intravitréenne). Les procédures décrites sont réalisées par un personnel formé et dans des conditions réduisant au maximum les risques de nuisances ou d’effets indésirables. Le stress occasionné lors de la prise des mesures sera de courte durée puisque que ces examens ne durent que quelques secondes et qu’une anesthésie locale est appliquée si nécessaire. Il en va de même pour le stress lié à l’induction. Dans le protocole décrivant la surcharge hydrique, l’animal sera maintenu plus fermement et une sensation de lourdeur au niveau de l’estomac est envisageable mais elle aussi sera de courte durée, l’excès hydrique étant rapidement éliminé par les urines. Les fausses routes sont exceptionnelles mais si malheureusement une telle situation devait arrivée l’animal serait mis à mort rapidement après l’apparition des signes. Les nuisances subies par les voies digestives supérieures seront minimisées par l’utilisation de tubulures souples non perforantes. Enfin les éventuelles nuisances induites par les administrations seront surtout liés à la contention de l’animal mais là aussi elles seront de courtes durées, de l’ordre de quelques secondes à moins de quelques minutes (inférieures à 5 minutes).

Devenir

A l'issue de chaque procédure, les animaux seront mis à mort pour permettre de réaliser les évaluations ex vivo sur les tissus impactés (évaluations histologiques, dosages de biomarqueurs et de produits...).

Remplacement

A ce jour, aucune méthode alternative ne permet de mimer l’oeil dans son environnement et dans sa globalité fonctionnelle. En effet, l’oeil est composé de différents tissus (vasculaires, rétinien neuronal, vitréen, cornéen, humeur aqueuse,..) de physiologie différente soumis aux variations environnementales, aux interactions des tissus et organes voisins. Le projet nécessitera donc d’avoir recours à des animaux compte tenu des particularités de l’organe concerné par le projet et l’absence de modèle alternatif.

Réduction

Le nombre maximum d’animaux prévu pour ce projet a été déterminé en fonction des données bibliographiques et historiques de l'établissement et du nombre d'études estimées. Il tient également compte des variations du métabolisme et de la robustesse des résultats calculés à partir de tests statistiques. Ce nombre limité doit nous permettre de conclure sur l’efficacité ou non d’un traitement. Un calcul de l’effectif sera réalisé avant chaque étape afin d’ajuster et de revoir à la baisse si possible le nombre d’animaux à inclure dans les procédures. De plus, l'analyse des deux yeux sera privilégiée autant que possible afin de réduire le nombre d'animaux utilisé.

Raffinement

Un suivi quotidien des animaux sera effectué afin de minimiser au maximum l’impact des procédures sur leur bien-être. Les lapins seront placés préférentiellement par deux si les conditions expérimetales le permettent dans des cages avec boisson ad libitum, nourriture rationnée et enrichissement. Les examens non invasifs pour évaluer la pathologie sont semblables à ceux pratiqués chez l'homme en cabinet ophtalmologique ou en cabinet vétérinaire. Les examens de l'oeil qui requièrent un immobilisme de l'animal pourront être réalisés sous anesthésie pour son confort. Des points limites adaptés, suffisamment prédictifs et précoces permettent de limiter une éventuelle douleur à son minimum. Ce projet a été soumis pour évaluation à un comité d’éthique et sera suivi par la structure en charge du bien-être animal de l‘établissement.

Choix des espèces

A ce jour, aucune méthode alternative ne permet de mimer l’oeil dans son environnement et dans sa globalité fonctionnelle. En effet, l’oeil est composé de différents tissus de physiologie différente soumis aux variations environnementales, aux interactions des tissus et organes voisins. Le projet nécessitera donc d’avoir recours à des animaux compte tenu des particularités de l’organe concerné par le projet et l’absence de méthode alternative. De nombreuses études sur la pression intraoculaire sont réalisées chez le lapin en raison des similitudes avec l'oeil humain (taille de l'oeil, structures, mécanismes impliqués) permettant de recueillir des résultats extrapolables à l'humain et de tester des traitements ou des dispositifs médicaux directement transposables chez l'homme. Nous avons donc choisi cette espèce pour mener à bien le projet. Les lapins sont de jeunes adultes et ont minimum 8 semaines, âge minimum pour la maturation de l'oeil.

  • Formation professionnelle
Cochons : 200
Souffrances
▲ 200
▲ -
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 200

200 porcs vont être utilisés dans des procédures menées sous anesthésie générale, les animaux étant tués avant tout réveil. Chaque animal subit une intervention chirurgicale unique pouvant durer jusqu'à sept heures, non pour produire des connaissances mais pour entraîner de jeunes chirurgiens et des infirmiers de bloc à la chirurgie urologique. Le porteur décrit ces séances comme une "offre de formation" fondée sur le principe "jamais la première fois sur le patient". Il justifie le recours au porc par une anatomie "très proche" de celle de l'humain, après un apprentissage préalable sur simulateurs et pièces anatomiques.

Objectifs

A l’heure où les recommandations de bonnes pratiques nous interdisent, à juste titre, l’enseignement initial de la chirurgie sur les patients, nous organisons des travaux pratiques en chirurgie et pratiques interventionnelles pour les jeunes chirurgiens et les infirmiers de bloc opératoire en proposant un apprentissage intégré. L’objectif est de faciliter l’acquisition des techniques et des gestes opératoires à la fois par voie abdominale ouverte (laparotomie) et par cœlioscopie (ou laparoscopie), répondant parfaitement aux besoins de simulations nécessaires à une formation pratique initiale et continue. La formation s’effectue de façon progressive et intégrée au sein de 1) le laboratoire de simulation, qui offre un entrainement sur simulateurs de chirurgie. Ce laboratoire permet un apprentissage préalable de la gestuelle sur simulateur. 2) le laboratoire d’anatomie complète l’offre de formation en permettant un apprentissage dans de véritables conditions anatomiques humaines. 3) Enfin, le laboratoire de chirurgie ouverte et de laparoscopie sur porcs, permet la formation initiale des internes, et continue des chirurgiens praticiens sur un modèle permettant un enseignement des techniques chirurgicales et interventionnelles dans des conditions physiologiques quasi équivalentes à la clinique humaine.

Bénéfices attendus

Ces sessions de formation répondent au rapport aux objectifs de la mission de la Haute Autorité de Santé sur l’état de l’art (national et international) en matière de pratiques de simulation dans le domaine de la santé : « La formation par les méthodes de simulation en santé doit être intégrée dans tous les programmes d'enseignement des professionnels de santé à toutes les étapes de leur cursus (initial et continu). Un objectif éthique devrait être prioritaire : « jamais la première fois sur le patient ». Ces sessions permettent la formation initiale des internes, et continue des chirurgiens praticiens sur un modèle permettant un enseignement des techniques chirurgicales et interventionnelles dans des conditions physiologiques quasi équivalentes à la clinique humaine.

Procédures

Procédure unique de chirugie sous anesthésie générale profonde et analgésie- Durée maximale 7 heures

Impact sur les animaux

Procédure chirurgicale, sous anesthésie générale longue (7h maximum) pouvant causer un stress et de la douleur.

Devenir

L’ensemble des procédures chirurgicales réalisées lors de cet enseignement ne permettant pas un réveil et un maintien en vie dans de bonnes conditions, aussi l’ensemble des animaux seront mis à mort à la fin de l’expérimentation, sous procédure complète d’anesthésie profonde.

Remplacement

Préalablement à l’accès à la formation chirurgicale sur modèle porcin, différentes phases de l’apprentissage sont développées en amont aux laboratoires de simulation et d’anatomie.

Réduction

Le nombre maximum estimé d’animaux (porcs) nécessaire à cet enseignement est de 200 animaux pendant 5 ans. De façon à réduire le maximum d’animaux nécessaires les différentes procédures d’apprentissage sont réalisées le même jour sur un même animal par plusieurs infirmiers ou chirurgiens en formation. De même des sessions de formation commune aux infirmiers de bloc et chirurgiens seront organisées

Raffinement

Avant la procédure, les animaux peuvent être hébergés par 1, 2 ou 3 par boxe, au sein d’une même pièce, selon leur taille, le sexe et leur comportement, permettant une communication entre congénères. Un enrichissement alimentaire (fruits et/ou légumes) est apporté quotidiennement, un enrichissement par jeux (différentes activités) est apporté en rotation dans les boxes selon un programme hebdomadaire. Une table chauffante est utilisée lors de l’anesthésie générale et des procédures suivantes. De façon à diminuer le stress, la souffrance et la douleur, toutes les procédures de ce projet seront réalisées chez ces animaux sous anesthésie générale et un traitement analgésique sera donné de façon adaptée à chaque procédure. Un suivi des points limites strict et spécifiques au projet est réalisé tout au long de la procédure.

Choix des espèces

L’anatomie du porc au niveau thoracique, abdominal et pelvien, ainsi que sa physiologie sont très proches de celles de l’homme, et de ce fait représente un très bon modèle vivant d’apprentissage et d’entrainement des diverses procédures chirurgicales avant d’approfondir l’apprentissage en chirurgie humaine. Jeune adultes, 4-6 mois, 80-100Kg, similitude anatomique et physiologique avec un homme adulte au niveau thoracique, abdominal et pelvien.