Enseignement supérieur et formation professionnelle

598 contenus, page 35 sur 50
  • Enseignement supérieur
Rats : 1310
Souffrances
▲ 1000
▲ -
▲ 310
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 1310

1 310 rats vont être utilisés et tués à l'issue, mille dans des procédures menées sous anesthésie sans réveil et 310 en gravité modérée. Ils sont utilisés pour entraîner des chirurgiens et des internes à la microchirurgie vasculaire et pour mettre au point un modèle d'anévrisme, dans le cadre d'une formation diplômante. Le porteur décrit d'abord un apprentissage sur tubes de silicone, qu'il juge insuffisant faute de saignement réel, et affirme la "nécessité" d'un "organisme entier et vivant". Il conclut à l'absence de méthode in vitro capable de remplacer la pratique chirurgicale sur l'animal, qu'il dit "indispensable".

Objectifs

Ce projet fait d’une part suite une DAP réalisée en 2015 pour un renouvellement de l'autorisation pour le DU de microchirurgie et d’autre part, il intègre une nouvelle procédure de mise au point d’un modèle d’anévrisme. Ce dernier a pour objectif d’agrandir le panel de techniques proposées dans cette formation. D’un point de vue général, le DU de microchirurgie met à disposition des rats pour la formation de chirurgiens/ internes à la microchirurgie. Le calibre ainsi que la consistance des artères du rat sont semblables à ceux retrouvés chez l’humain et fait donc du rat un très bon modèle expérimental. L’instrumentation utilisée sur rat est également identique à celle utilisée en chirurgie humaine. La procédure 1 concerne le DU microchirurgie incluant diverses techniques de chirurgie vasculaire déjà pratiquées au laboratoire. La procédure 2 concerne la mise au point du modèle anévrisme dans l'objectif d'intégrer ce modèle dans le DU de microchirurgie et la procédure 3, le DU microchirurgie lorsque le modèle d'anévrisme sera établi.

Bénéfices attendus

Le DU de microchirurgie permet aux internes en chirurgie ou chirurgiens de se former sur des techniques spécifiques de la microchirurgie. L'intégration du modèle anévrisme permettrait d'agrandir le panel de techniques proposées dans cette formation.

Procédures

Procédures chirurgicales.

Impact sur les animaux

Durant les opérations, les animaux vont subir des actes chirurgicaux sous anesthésie profonde associée à des antalgiques. La douleur post opératoire est prise en charge par des injections d’anti-inflammatoires. Du personnel qualifié suit la profondeur de l’anesthésie et la qualité de l’analgésie durant toute l’intervention (mouvement vibrisses, reflexe oculaire, pincement de de la queue). De plus, des tapis chauffants permettent de maintenir la température corporelle de l’animal lors des chirurgies et au réveil. Enfin une fiche de suivi post- opératoire sera également remplie par les zootechniciens qui assurent le suivi des animaux mettant en œuvre des soins appropriés si nécessaire.

Devenir

Le Diplôme d’Université (DU) de microchirurgie a pour objectif de former des chirurgiens et/ou internes voulant acquérir et maîtriser les techniques de microchirurgie nécessaires à certaines spécialités chirurgicales (en discipline humaine : chirurgie des lambeaux, chirurgie de la main, neurochirurgie, chirurgie de la face, chirurgie pédiatrique, notamment et aussi dans les disciplines vétérinaires). Cette formation se déroule sur une année universitaire, chaque apprenant devant valider 25 séances d’entrainement. Les apprenants se forment d’abord sur modèles secs (petits tubes de silicone permettant de reproduire un vaisseau du diamètre d’une veine ou d’une artère). Cependant ce dispositif a ses limites, car il ne permet pas de s’assurer de la bonne perméabilité des vaisseaux ni d’appréhender la gestion du saignement. En effet, afin reproduire les techniques chirurgicales en conditions réelles et pouvoir vérifier ces dernières, il est nécessaire d’avoir un organisme entier et vivant. Le choix du modèle rat est dû au fait que le calibre des vaisseaux du rat correspond au calibre des vaisseaux humains nécessitant des techniques de microchirurgie pour être appréhendés. Ainsi les apprenants peuvent s’entrainer sur les artères (fémorales, aortes, carotides) et sur les grosses veines (jugulaires, fémorales) du rat. Les apprenants sont évalués en contrôle continus, sous la supervision d’un sénior (évaluations formatives) et d’une évaluation terminale sanctionnante permettant de délivrer ou pas le diplôme. Dans le cadre de cette formation (DU de microchirurgie), nous souhaitons également mettre en place une procédure supplémentaire pour l’entrainement de nos apprenants : le modèle anévrisme. Il s’agit d’induire sur l’artère aorte du rat un anévrisme (malformation artérielle) dont les caractéristiques sont très proches de celui de l’anévrisme des artères cérébrales chez l’Homme. Ce modèle est connu, déjà utilisé dans d’autres centres. Il permet d’entrainer un apprenant à la prise en charge microchirurgicale d’un anévrisme.

Remplacement

Nous n'avons pas les moyens techniques, à ce jour, pour remplacer cette formation par des méthodes in vitro ou artificielles. La pratique sur le vivant est indispensable pour acquérir et maîtriser les techniques de microchirurgie, nécessaires dans de nombreuses spécialités chirurgicales pour pouvoir ensuite, une fois le diplôme obtenu, les appliquer sur l‘humain. L'anatomie vasculaire du rat est un critère important afin de rendre la procédure la plus réaliste possible. Ces animaux sont opérés sous anesthésie générale.

Réduction

Le DU microchirurgie, est composé de 25 séances de TP par an par chirurgien et de maximum 10 inscrits par an. Ainsi le nombre d’animaux prévu pour cette première procédure est de maximum 1000 animaux pour 5 ans (25x10x5). Pour la mise au point du modèle anévrisme (procédure 2) nous prévoyons un total de 60 rats sur 5 ans. Pour cette procédure nous procéderons par série afin de réduire au maximum le nombre d’animaux utilisés. Pour la procédure 3, nous prévoyons 250 animaux au maximum sur 5ans. Soit au total 1310 animaux prévus pour ces trois procédures. Ceci a été calculé de sorte à réduire au maximum l’effectif tout en ayant un nombre suffisant d’étudiants pour ouvrir cette formation. Ce nombre sera revu à la baisse et uniquement à la baisse en fonction du nombre de chirurgiens inscrits à cette formation. Toujours dans l’objectif de réduire le nombre d’animaux, les chirurgiens peuvent réaliser plusieurs techniques sur un même rat anesthésié. L’espèce, le sexe ou la lignée génétique de l'animal, n’a aucun impact sur l’anatomie vasculaire. Ainsi nous priorisons les animaux de réforme. Ce sont des animaux surnuméraires, n'ayant pas été inclus dans les projets pour lesquels ils étaient déstinés.

Raffinement

Les animaux utilisés pour cette formation proviennent dun éleveur agrée. Ils sont hébergés en pré et post-opératoire en animalerie par groupe sociaux avec à minima un tunnel comme enrichissement. Afin de réduire au maximum la souffrance et douleur de l’animal lors de la chirurgie, les rats sont sous couverture anesthésique et analgésique chimique adaptée Du personnel qualifié suit la profondeur de l’anesthésie et la qualité de l’analgésie pendant l’intervention. Des tapis chauffants permettent de maintenir la température corporelle de l’animal. Un nouveau laboratoire est actuellement en construction. Nous souhaitons nous équiper de poste d’anesthésie gazeuse pour les futurs postes de microchirurgie. Ainsi, le protocole d’anesthésie pourrait être modifié afin de contrôler plus facilement et plus précisément la profondeur de l’anesthésie et surtout le réveil. De plus des points limites ont été établis pour le suivi post-opératoire en animalerie.

Choix des espèces

Le calibre des veines et des artères du rat est proche de celui des vaisseaux de petite taille chez l'homme. La carotide du rat est, par exemple, proche de l'artère digitale de l'homme, indispensable pour la chirurgie reconstructrice de la main (réimplantation de doigts). Dans l’idéal, nous utilisons des jeunes adultes de 300gr environ. Mais l’anatomie vasculaire étant presque similaire d’un jeune rat à un rat plus âgé, cela dépend plus principalement des rats de réforme qui nous sont proposés (nous avons déjà utilisé des rats plus mature pesant environ 700gr).

  • Formation professionnelle
Souris : 150
Rats : 150
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 300
▲ -
Devenir
 100
 100
 100
 -

300 souris et rats vont être utilisés, tous maintenus en vie à l'issue puis réutilisés, replacés ou adoptés, dans des procédures classées en souffrance modérée. Sur les animaux vivants, seuls les gestes de préhension et de contention sont pratiqués, pendant une formation réglementaire de concepteurs de projet, les injections et prélèvements étant réalisés sur des animaux déjà morts ou sur un simulateur. Le porteur indique avoir réduit à ces deux gestes ce qui était auparavant pratiqué en entier sur l'animal vivant, après avoir observé un surcroît de stress. Il justifie le maintien d'animaux vivants par le principe "jamais la première fois sur l'animal vivant" et la nécessité de ressentir les mouvements de l'animal dans la main.

Objectifs

La formation des personnes qui utilisent des animaux à des fins scientifiques est obligatoire et rentre dans un cadre réglementaire au sens de la directive du 1er février 2013. L’objectif du projet est de couvrir la partie pratique relative à l’initiation et à l’apprentissage aux gestes techniques dans le cadre de la formation « Concepteur de projet ». Cette formation est dédiée aux étudiants et auprès des doctorants ainsi que des professionnels. Cette formation réglementaire doit permettre l’initiation et l’acquisition de compétences théoriques ainsi que pratiques permettant le travail avec des animaux dans le respect du bien-être animal. Le TP portera sur les bonnes pratiques pour la réalisation des méthodes de préhension, contention, d’injection et prélèvement chez le modèle rongeur (rat et souris). Dans un souci de bien-être animal et pour limiter le stress, seuls les gestes de préhension et de contention seront réalisés avec des animaux vivants. Concernant les gestes techniques d’administration et de prélèvement, ils seront faits sur des animaux décédés issus de précédent TP ou récupérés auprès d’un fournisseur et sur le rat Koken. Il y a 2 sessions de 2 jours par an et 40 participants environs par session. Les participants sont repartis en 3 à 4 groupes de 10 à 13 participants.

Bénéfices attendus

Les objectifs pédagogiques sont : -la familiarisation et sensibilisation des participants avec les animaux vivants et au respect du bien-être animal. -l’apprentissage des règles sanitaires et sécuritaires à la manipulation des animaux. -la connaissances du choix du matériel, la préparation pour les administrations et les prélèvements -la mise en situation dans des conditions réelles par l’utilisation d’animaux décédés et d’animaux vivants.

Procédures

Seuls les gestes techniques de préhension et de contention seront réalisés sur les animaux vivants. L’exécution de ces gestes techniques dure 45 minutes (20 min pour la préhension et 25 min pour la contention) sur l’ensemble d’un TP de 3h30.

Impact sur les animaux

Ce projet fait suite à une précédente demande dans laquelle tous les gestes techniques (préhension, contention, administration et prélèvement) ont été faits sur animaux vivants. Nous avons observé un supplément de stress aux animaux lié à la présence de beaucoup de participants autour du poste et à l’inexpérience des participants pour la réalisation des gestes techniques. C’est pourquoi, nous avons fait le choix de réduire le nombre de gestes effectués sur l’animal vivant à ceux de préhension et de contention uniquement. Sur ces 5 derniers années, nous n’avons pas eu de décès ou de mise à mort lié à une mauvaise manipulation par participant. Malgré tout, l’équipe encadrante reste vigilante lors de la manipulation des animaux vivants et une observation accrue sera faite pendant 3 à 4 jours après les TP. Des points limites stricts et spécifiques au projet sont appliqués.

Devenir

Les animaux après le TP seront : Tous les animaux sont gardés en vie et peuvent être réutilisés pour un autre projet (procédure sans réveil), replacés ou adoptés avec l’aide d’une association après avis vétérinaire.

Remplacement

L’axiome stipulant « Jamais la première fois sur l’animal vivant » est important pour le respect de l’animal et du bien-être. La formation utilisant des animaux vivants est primordiale pour encadrer les gestes techniques et apprendre les bons gestes et réflexes pour le travail avec l’animal vivant. Les gestes techniques (administration et prélèvement) pouvant être trop invasif et générer une douleur évitable ne seront faits que sur des simulateurs de type rat Koken ou animaux décédés issus d’autres projets antérieurs. L’utilisation des animaux vivants ne concernera que la préhension et la contention pour apprendre aux participants à ressentir les mouvements de l’animal dans la main ce qui n’est pas possible avec un simulateur.

Réduction

Lors de la précédente de demande, nous avons sollicité une demande pour 670 animaux pour 5 ans soit 134 animaux par an. La modification de la progression d’apprentissage et l’introduction de simulateur (rat Koken, par exemple), nous permet de réduire le nombre d’animaux utilisés à 300 animaux pour 5 ans soit 60 animaux par an. Cela représente une diminution de 55%.

Raffinement

L’installation des différents postes permettra d’avoir des groupes de 3 à 5 participants par poste afin de réduire le stress autour des animaux. De plus, l’utilisation d’animaux décédés et du rat Koken permet de raffiner l’apprentissage du geste technique en maintenant un réalisme dans la formation. S'agissant d'une simple préhension avec ou sans contention aucune anesthésie n'est prévue. Des points limites stricts et spécifiques au projet seront appliqués.

Choix des espèces

Les rongeurs (rat et souris) sont les modèles les plus utilisés en expérimentation. L’utilisation de 2 espèces permet aux participants de réaliser qu’il est important d’adapter le geste à l’espèce pour des considérations techniques mais aussi comportementales. Jeunes adultes (7-8 semaines). Il s’agit du stade de développement le plus couramment utilisé en laboratoire de recherche.

  • Enseignement supérieur
Souris : 305
Souffrances
▲ -
▲ 305
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 305

305 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chaque souris reçoit deux injections dans l'abdomen, une prémédication puis un mélange anesthésique qui l'endort de cinq à quarante-cinq minutes, l'exercice étant répété une semaine plus tard, non pour produire des connaissances mais pour former des étudiants au maniement et à l'injection. Le porteur décrit comme seule nuisance le stress de la contention et une légère douleur au point d'injection. Il affirme qu'aucune méthode de remplacement ne permet une formation technique appropriée sur l'animal vigile, et justifie l'usage de la souris par le programme pédagogique national.

Objectifs

Cette séance de travaux pratiques (TP) chez la souris est destinée à des étudiants dont la formation peut conduire à des métiers en lien avec le domaine de l’expérimentation animale. Dans ce contexte, les étudiants doivent acquérir un savoir-faire pour participer aux essais chez l’animal vigile et être en mesure de réaliser entre autres les traitements et les observations cliniques des animaux afin de pouvoir candidater sur les postes proposés par les organismes publics ou privés de recherche et par les industriels. D’autre part, cet enseignement pratique participe à une meilleure orientation de nos étudiants par la découverte concrète des exigences et responsabilités liées à l’utilisation de l’animal. Les objectifs pédagogiques de ces travaux pratiques sont de plusieurs ordres : - D’un point de vue pharmacologique : mettre en évidence l’interaction entre un neuroleptique et un mélange anesthésique - D’un point de vue éthique (raffinement) : mettre en évidence l’importance d’utiliser une molécule en prémédication (ici le neuroleptique) avant de réaliser une anesthésie, sensibiliser les étudiants à cette notion ainsi qu’à l’utilisation de l’animal en expérimentation. - D’un point de vue expérimental chez l’animal : former les étudiants à la préhension / contention de la souris vigile et à la réalisation d’une injection intrapéritonéale (IP) chez la souris ; apprendre à observer le comportement des animaux traités avec le neuroleptique comparativement aux animaux témoins après administration de l’anesthésique ; savoir recueillir des données expérimentales de façon exhaustive afin de répondre à l’objectif de l’étude (sensibilisation à la nécessité de préparer une étude afin d’en tirer les résultats attendus sans avoir besoin de les reproduire).

Bénéfices attendus

Ce projet a pour but d’apprendre aux étudiants de notre formation à réaliser des expérimentations in vivo de pharmacologie. En effet, notre formation prépare à un diplôme, qui est réglementé au niveau national et dont le contenu des enseignements est défini selon un programme pédagogique national. Les étudiants doivent acquérir 5 compétences durant leur formation, et notamment la compétence « mener des études à l’échelle du vivant ». En deuxième année, la validation de cette compétence implique de savoir « expérimenter dans le cadre d'études pré-cliniques en évaluant l'effet de xénobiotiques en pharmacologie notamment sur animal de laboratoire ». Ainsi ce TP s’inscrit parfaitement dans ce cadre et les bénéfices attendus pour les étudiants sont les suivants : - apprentissage de la manipulation des souris vigiles : pesée, identification, préhension, contention et injection intrapéritonéale - apprentissage du déroulé d’une étude en pharmacologie in vivo : constitution des lots d’animaux, identification des animaux, recueil de données et traçabilité, choix des paramètres à étudier afin de réaliser un suivi exhaustif des animaux, analyse et interprétation des résultats - mise en pratique des éléments vus en cours théoriques sur l’éthique en expérimentation animale, notamment mise en évidence des règles de bien-être animal au cours du TP. L’enseignant s’assure tout au long du TP du respect de l’éthique et interroge régulièrement les étudiants sur les éléments indispensables au respect des règles de bien-être animal dans ce TP.

Procédures

Les animaux seront soumis à deux injections intrapéritonéales séparées de 30 minutes : - Injection 1: prémédication avec un neuroleptique ou son véhicule (sérum physiologique) - Injection 2: mélange anesthésique. Chaque injection ne dure que quelques secondes. Le mélange anesthésique aux doses choisies induira la narcose chez environ 50% des individus du lot témoin et chez 100% des souris ayant reçu la prémédication. La narcose durera entre 5 et 45 min environ en fonction des animaux et des lots (les souris traitées avec le neuroleptique dormiront plus longtemps que les témoins). Ce protocole sera répété une deuxième fois dans les mêmes conditions une semaine après pour chaque souris.

Impact sur les animaux

La contention et la manipulation des souris entrainent du stress, les injections en intrapéritonéale engendrent une légère douleur au site d’injection.

Devenir

Chaque souris sera utilisée pour deux séances de TP espacées d'une semaine. Cette réutilisation des animaux pour deux TP a été validée par notre vétérinaire référent à la condition que les souris ne soient pas réutilisées après ces TP. Ainsi, à la fin des séances, les souris seront mises à mort.

Remplacement

Dans la formation de nos étudiants, le programme pédagogique national prévoit, en pharmacologie, l’évaluation in vivo des effets de molécules de référence par la mise en œuvre de protocoles expérimentaux. Il n’existe à l’heure actuelle aucune méthode de remplacement permettant une formation appropriée de nos étudiants sur le plan technique (manipulation de l’animal vigile, administration des substances chez l’animal vigile…). De plus nous dispensons également au sein de l’établissement une formation à l’expérimentation animale niveau praticien et ce TP participe à cette formation.

Réduction

Pour chaque TP, 2 souris par étudiant seront uilisées. Chaque étudiant prendra en charge les traitements et le suivi d’un animal par lot expérimental pour évaluer les effets d’une prémédication sur la narcose induite par le mélange anesthésique. Afin de réduire le nombre d’animaux utilisés chaque souris participera à deux séances de TP espacées d’une semaine (12-14 étudiants par séance). De plus, afin de pouvoir analyser les résultats correctement sans augmenter le nombre d’animaux par séance les étudiants travailleront sur les données regroupées de toute la promotion, ce qui permettra de mettre en évidence les effets d'un neuroleptique sans augmenter le nombre d’animaux par étudiant. Il y a 52 étudiants maximum par promotion, répartis en 4 groupes de 13 étudiants en moyenne, 2 groupes auront le TP la semaine 1 et les 2 autres groupes la semaine 2. Deux souris seront nécessaires par étudiant lors d’un TP, chaque souris servant à deux séances de TP. Par an, deux souris serviront aux démonstrations (utilisées dans 2 séances de TP) et 5 souris supplémentaires seront prévues en cas de soucis d’intégration d’une souris dans le protocole. Ainsi (2*13*2)+4+5=61 souris par an et 305 souris sur 5 ans. Ce chiffre sera revu à la baisse si la promotion comprend moins d’étudiants. Afin de garantir une formation de qualité aux étudiants, il n’est pas possible de diminuer plus le nombre d’animaux.

Raffinement

Les animaux seront hébergés en groupe socialement harmonieux en présence de deux éléments d’enrichissement (papier absorbant et une petite maison ou tunnel soit en polycarbonate soit en carton). Les point limites spécifiques du projet seront appliqués : tout animal présentant des signes de stress ou de maladie tels que : poil hérissé, stéréotypie, comportement agressif ou absence de prise de poids telle qu'attendue à l'âge de ces animaux, ne sera pas inclus dans le TP et seront pris en charge selon les recommandations du vétérinaire référent. Préalablement au TP, les animaux auront été manipulés régulièrement afin de diminuer leur stress lors de l’injection IP et une récompense (de type vers séchés, mélange de fruits légumes et graines, mini-gouttes de yaourt, billes de céréales…) leur sera donnée afin d'augmenter leur familiarité. De même, une récompense leur sera donnée après chaque acte (pesée/marquage, puis après chaque IP). Afin de diminuer leur stress, la répartition des souris dans leur cage d’hébergement sera conservée à l’issue du TP. Les étudiants sont sensibilisés au bien-être des animaux lors de cours théoriques mais également en TP. Ainsi ils seront invités à parler doucement et à limiter les bruits afin de ne pas stresser les animaux. Chaque souris sera placée sur un tapis afin de la protéger du froid et sous une lampe chauffante pour éviter toute hypothermie après injection des molécules. La prémedication peut prolonger la narcose induite par le mélange anesthésique sur une durée plus ou moins longue suivant les individus. Pour s’assurer que les souris soient réveillées lors de leur retour dans leur hébergement, les animaux recevant le neuroleptique seront traités avant les témoins.

Choix des espèces

La souris est une des principales espèces utilisées en recherche et notamment en pharmacologie. Il est donc nécessaire que nos étudiants soient formés à la manipulation et à l’observation de celle-ci. Les souris seront utilisées au stade adulte (environ 25 à 35 grammes) correspondant au stade d’utilisation classique de ces animaux lors des essais de pharmacologie précliniques.

  • Formation professionnelle
  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche appliquée
    • Cancers
    • Maladies infectieuses
    • Troubles cardiaques
    • Troubles endocriniens
    • Troubles gastrointestinaux
    • Troubles immunitaires
    • Troubles musculosquelettiques
    • Troubles nerveux
    • Troubles respiratoires
    • Troubles sensoriels
    • Troubles urogénitaux
Souris : 80209
Rats : 696
Souffrances
▲ -
▲ 70791
▲ 10102
▲ 12
Devenir
 -
 -
 400
 80505

80 905 animaux non-humains, 80 209 souris et 696 rats, vont être utilisés dans des procédures impliquant surtout un niveau de souffrance léger, avec 10 102 cas modérés et 12 sévères. Ils subissent des biopsies de la queue, des injections et des prélèvements de sang pour génotyper et caractériser des lignées génétiquement modifiées, une partie étant tuée pour prélever des tissus ou faute de porter la modification recherchée. Le porteur indique que les animaux d'intérêt sont maintenus en vie et expédiés aux chercheurs, et que d'autres sont utilisés pour former le personnel. Il présente le recours à un organisme entier comme difficilement substituable et signale que la suppression de certains gènes provoque des phénotypes sévères, jusqu'à une mort précoce.

Objectifs

Réalisation de prélèvements et injections sur les animaux génétiquement modifiés dans le but de les caractériser, les valider et de réaliser leur production afin de livrer de slots expérimentaux aux aires thérapeutiques (Immuno-Oncologie, Immuno-Inflammation, Maladies Neurologiques Rares, Unité de médecine génétique). La validation du modèle consiste à vérifier la présence de la modification génétique et la caractérisation permet d'une part de vérifier qu’elle soit fonctionnelle puis d’autre part d’en mesurer l’impact sur la santé de l’animal. Ces techniques sont réalisées par du personnel formé et qualifié et dans le plus grand respect du bien-être animal.

Bénéfices attendus

Avantages à court terme : valider, caractériser et vérifier la présence/absence de la modification génétique avant et pendant la production et l’utilisation des animaux présentant un intérêt pour les indications cliniques des aires thérapeutiques. Les unités de recherche ont au préalable déterminé en relation avec le département de biostatistiques le nombre d’animaux à utiliser pour atteindre leurs objectifs scientifiques. Avantages à long terme : les animaux génétiquement modifiés utilisés dans ce projet permettront l’avancée dans la compréhension de la physiopathologie de certaines maladies, améliorer le diagnostic et tester des molécules pour traiter les patients. Les connaissances scientifiques obtenues feront l’objet de publications dans un délai de 2 à 5 ans et le bénéfice sur les patients est attendu par le biais des études cliniques dans un délai de 5 à 10 ans.

Procédures

- Biopsie de queue : de 2mm maximum réalisée entre 10 et 21 jours d’âge - Injection unique ou répétée (maximum sur 5 jours) intra-péritonéale ou intraveineuse - Administration de Doxycycline dans l’eau de boisson et/ou la nourriture pendant 5 semaines maximum (contrainte liée à l’inappétence du produit) - prélévement de sang sur 14 jours (suivi glycémique) via la veine submandibulaire (contrainte de courte durée). Pour avoir des naissances ou des embryons à une date/stade précis, des injections d’hormones sont réalisées (contention, injection).

Impact sur les animaux

Stress ou douleur légère de courte durée liée à la biopsie de queue .Stress ou douleur légère de courte durée liée aux injections unique ou répétées (maximum sur 5 jours) intra-péritonéale ou intraveineuse . Inconfort lié à l'inappétence du produit dans l'eau de boisson et/ou la nourriture pendant 5 semaines maximum -Stress ou douleur légère de courte durée liée au prélèvement sanguin. La suppression de la protéine A peut entrainer un phénotype dommageable dont la gravité pourra potentiellement aboutir à un phénotype sévère, tel qu’une encephalomyopathie incluant retard de croissance, léthargie, perte des fonctions motrices, ataxie à évolution progressive entrainant la mort à ~7 semaines d’âge. La suppression de la protéine B entraine un phénotype dommageable de gravité modérée se traduisant par un stress accru, une diminution de la fertilité, une mortalité avant sevrage de 10% .

Devenir

Les animaux d’intérêt sont maintenus en vie et expédiés aux chercheurs pour être intégrés dans des projets de recherche en utilisation continue. Par ailleurs, certains animaux seront euthanasiés soit pour permettre le prélèvement de tissus nécessaire à la caractérisation du modèle, soit parce qu’ils ne présentent pas la modification génétique d’intérêt, ou ayant atteint un point limite. Enfin, certains animaux seront réutilisés pour la formation du personnel manipulant des animaux.

Remplacement

La validation, la caractérisation et la production de rongeurs répondent aux besoins de certains projets scientifiques de disposer d'animaux homogènes en poids et en âge selon des critères génétiques définis et en nombre suffisant. Les modèles génétiquement modifiés permettent de reproduire le contexte physiologique d’un organisme entier, cette étape est difficilement substituable puisque seul un organisme intégré permet d’étudier et de comprendre les interactions entre les cellules dans les tissus et organes. Le recours à l’animal est justifié pour chacune des lignées utilisées (développement des projets des équipes de recherche). Chaque fois que des méthodes in silico ou méthodes in vitro (cultures de cellules, organoïdes…) suffisent à couvrir les besoins des chercheurs celles-ci sont privilégiées sans recours ultérieur à l'animal.

Réduction

La caractérisation moléculaire et l’immunophénotypage visent à déterminer la viabilité du modèle selon la cible analysée. Ce phénotypage est réalisé en amont de l’élevage afin de réduire la production inutile d’animaux en cas d’obsolescence du modèle. Le nombre d’animaux produit est optimisé par les pratiques d’élevage et le relevé d’indicateurs de production propres à chaque souche. Les objectifs de production sont réévalués régulièrement (maximum tous les 6 mois) avec les utilisateurs, et ajustés chaque fois que nécessaire. Les demandes sont calculées sur la base des évaluations statistiques propres à chaque projet utilisateur, afin de limiter le nombre d’animaux produits aux stricts besoins des procédures en place dans chaque projet de recherche, selon les justifications statistiques de chaque test.

Raffinement

Les conditions d’utilisation des animaux sont conformes à toutes les législations en vigueur, encadrées par des procédures et mises en place sur la base des meilleurs standards internationaux. Les animaux sont hébergés en groupes sociaux, un enrichissement est placé dans les cages (cellulose de nidification, dômes en carton) et un enrichissement sonore est présent dans chaque pièce d’hébergement afin de couvrir les sons liés au travail zootechnique. L’observation des animaux est faite quotidiennement par du personnel formé et compétent. Le responsable de l’étude est informé de toute anomalie, de même que le vétérinaire désigné si des signes cliniques sont relevés. Chaque observation est consignée, permettant ainsi de suivre le bien-être de l’animal et d’ajuster au besoin les conditions environnementales. Dans le cas où la modification génétique altère le bien-être de l'animal nous mettons en place les mesures nécessaires pour y remédier (environnement, nourriture à disposition dans les cages, critères d’arrêt spécifiques) et une surveillance quotidienne des animaux par du personnel formé et compétent. Les biopsies sont réalisées à la queue et font au maximum 2mm sur des animauxde 10 à 21 jours( absence d'innervation et de ossification à cet âge) afin de limiter l'impact de ce geste. Cette intervention ne concerne que les animaux dont le schéma d’accouplement ne permet pas 100% d'animaux porteurs de la modification génétique d'interêt. Dans le cas contraire, seuls les géniteurs sont biopsiés afin de garantir le génotype de la descendance sans avoir recours à la biopsie. Une seconde biopsie est réalisée si et seulement si les résultats de génotypage ne sont pas concluants.

Choix des espèces

Le rat et la souris sont des modèles pharmacologiques de choix pour les études scientifiques. En effet, leur génome facilement modifiable et à 90% similaire à celui de l’homme permet d’utiliser ce modèle pour mimer les pathologies humaines afin d’en comprendre l’origine et de tester des molécules dans les phases préliminaires de recherche. De plus, sa rapidité de production et d’hébergement permettent de réaliser des modèles en un temps et un espace restreint. Les animaux commandés sont le plus souvent des adultes (jeunes ou matures), permettant de garantir la pleine expression physiologique des cibles thérapeutiques visées. Le génotypage est effectué sur des animaux âgés de 10 à 21 jours afin de sélectionner les animaux d’intérêts aux études et aux renouvellements de géniteurs. Le phénotypage est effectué généralement sur des animaux âgés de 3 à 10 semaines. Des animaux plus âgés peuvent être également phénotypés dans le cadre d’études de vieillissement. Les animaux sont expédiés généralement entre 5 et 8 semaines d’âge selon les besoins des chercheurs.

  • Enseignement supérieur
Souris : 160
Souffrances
▲ -
▲ 160
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 160

160 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Des étudiants de master leur injectent une solution saline ou un psychotrope, puis observent leur comportement dans quatre tests, activité locomotrice, planche à trous, labyrinthe surélevé et enfouissement de billes. Les souris sont ensuite tuées et leur cerveau réservé à un autre enseignement. Le porteur affirme que la formation aux gestes et à l'analyse du comportement exige l'animal vivant, sans substitut possible.

Objectifs

L’objectif du projet est de former les étudiant.e.s dans le cadre d’une unité d’enseignement de Master 2 qui vise à donner une vision intégrée de différentes pathologies psychiatriques. En effet, les cours magistraux de l’UE abordent différentes maladies psychiatriques, les symptômes, les traitements, et les modèles animaux associés. Ces travaux pratiques abordent directement des données vues en cours et permettent aux étudiants de manipuler les animaux, sur la base du volontariat et d’appliquer ainsi les notions abordées lors de leur formation à l’expérimentation animale qu’ils ont suivie en Master 1. Dans le cursus de ces étudiants, avant cet enseignement, aucun travaux pratiques ne permet la manipulation d’animaux étant donné qu’ils n’ont pas la formation nécessaire pour le faire. Toutes les manipulations des travaux pratiques jusqu’au Master 2 sont réalisées par les enseignants, et non par les étudiants. Ce sera donc le premier de leur cursus où les étudiants seront acteurs des manipulations et pas seulement observateurs, ce qui permet de prendre plus conscience du bien-être animal et des 3Rs. Les tests utilisés dans ce projet sont couramment utilisés en recherche pour déterminer les effets de nouvelles molécules, avant leur utilisation dans des essais pré-cliniques plus complexes.

Bénéfices attendus

L’étude du comportement animal et les manipulations pharmacologiques sont des techniques d’expertise utilisées en laboratoire de recherche en neurosciences dans le cadre du développement de stratégies thérapeutiques dans les pathologies du cerveau (principalement les maladies psychiatriques). Ces techniques sont largement utilisées dans les laboratoires publics et privés dans le domaine des neurosciences. Les étudiants de Master pourront donc acquérir ces compétences comportementales importantes à la poursuite de ce cursus universitaire et à leur insertion dans le monde professionnel, tout en étant conscient de la règle des 3Rs et des bonnes pratiques liées à l’expérimentation. Cette formation permet d’illustrer les cours magistraux, d’acquérir les gestes techniques pour la manipulation des animaux dans le respect du bien-être animal et montrer les limites des modèles animaux utilisés en pré-clinique.

Procédures

Tous les animaux vigiles (160) subiront une pesée, injection intrapéritonéale (30 secondes) et un test comportemental : 40 souris pour le test d’activité locomotrice (1 heure), 40 souris pour la planche à trous (10 minutes), 40 souris pour le labyrinthe en croix surélevé (10 minutes), 40 souris pour le test d'enfouissement (2 fois 30 minutes).

Impact sur les animaux

- léger stress transitoire lié à la pesée individuelle des animaux - léger inconfort transitoire lié à l’injection de la solution saline ou du psychotrope - léger stress transitoire lié à la nouveauté des tests

Devenir

A l’issue des tests comportementaux de la séance d'enseignement, les animaux seront mis à mort. Le cerveau sera ensuite prélevé pour être utilisé dans une autre unité d’enseignement.

Remplacement

L’objectif du projet est de former les étudiants aux gestes expérimentaux et à l’analyse comportementale. Pour cela il est essentiel d’apprendre aux étudiants la manipulation des animaux ce qui n’est pas possible avec le visionnage de vidéos de comportement. L'étude de ce processus nécessite la présence de réseaux neuronaux intacts et fonctionnels. De ce fait, cette étude pourra être réalisée uniquement sur l’animal entier et vivant afin que les étudiants de Master 2 puissent se former au mieux, et il n'est pas envisageable d'utiliser des méthodes de substitution à l'animal entier.

Réduction

Toutes nos études utilisent des méthodes expérimentales validées et utilisées dans notre laboratoire. Nous nous affranchirons ainsi des étapes de mise au point qui auraient nécessité l’utilisation d’un plus grand nombre d’animaux. Le nombre d’animaux se base sur l’organisation de cet enseignement. Quatre tests comportementaux sont utilisés, et quatre groupes d’étudiants sont formés par an. Chaque groupe d’étudiant pourra effectuer les quatre tests comportements avec des animaux différents (une souris contrôle et une souris psychotrope par groupe et par test). Nous avons donc évalué le nombre d’animaux nécessaires à 32 souris par an (soit 160 souris pour la totalité du projet - 5 ans). Les tissus prélevés seront utilisés pour un autre enseignement.

Raffinement

A leur arrivée à l’animalerie, les animaux seront hébergés à quatre par cage en conditions normales (température et humidité contrôlées, cages ventilées) avec un enrichissement dans la cage fourni par l’animalerie (papier de nidification pour assouvir leur besoin naturel de se cacher) et accès à l’eau et à la nourriture ad libitum. Les procédures débuteront après une période d’acclimatation de 10 jours minimum. Durant les travaux pratiques, afin de réduire le stress des animaux, ceux-ci seront hébergés dans une salle de classe sans passage d’étudiants ou de personnel et mitoyenne à celle des étudiants. Pour réduire la douleur, la souffrance et/ou l’angoisse des animaux, les injections intrapéritonéales seront réalisées par un enseignant compétent pour réaliser ces gestes de manière sûre, rapide et efficace. Les psychotropes seront utilisés à faible dose, c'est à dire à la dose minimale pour induire un effet comportemental, et ont des effets à court termes (30 minutes à 1h). Les animaux sont gardés au plus 8h après l'injection intrapéritonéale. Les tests comportementaux réalisés ne nécessitent pas d’habituation excepté le test de l’activité locomotrice où les animaux seront habitués aux cages 30 minutes avant le début des mesures d’activité. Le suivi du bien-être sera effectué selon la grille de suivi avec des points limites stricts et spécifiques pour chaque individu tout au long du projet.

Choix des espèces

La souris est l’animal le plus utilisé pour l’étude de l'action comportementale de psychotropes dans les modèles animaux car elles ont des réponses aux psychotropes qui sont similaires à celles de l’homme. Dans la mesure du possible, des animaux de réforme seront utilisés. Ces souris sont des animaux adultes âgés de 8 à 35 semaines.

  • Formation professionnelle
Souris : 675
Rats : 75
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 750
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 750

675 souris et 75 rats vont être utilisé·es, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Lors d'une séance de travaux pratiques de deux heures, des stagiaires s'entraînent au gavage, aux injections et au prélèvement de sang à la veine mandibulaire, chaque animal subissant au plus une administration et une prise de sang. Le porteur justifie la mise à mort en indiquant qu'il s'agit d'animaux de surplus d'élevage destinés à être éliminés. Sur le remplacement, il décrit des mannequins, des planches et des cadavres pour les gestes de base, mais affirme la nécessité d'animaux vivants dès que la contention est maîtrisée.

Objectifs

Conformément à la réglementation, les personnes chargées de réaliser les protocoles scientifiques et d'appliquer les procédures expérimentales sur les animaux doivent suivre, dans l'année suivant leur prise de poste, une formation spécifique. Cette formation vise à sensibiliser les personnels impliqués afin de minimiser les contraintes imposées aux animaux lors des procédures expérimentales. Ce projet s'inscrit dans le cadre de la formation réglementaire et qualification du personnel utilisant des animaux à des fins scientifiques: Arrêté du 1er février 2013 relatif à l'acquisition et à la validation des compétences des personnels des établissements utilisateurs, éleveurs et fournisseurs d'animaux utilisés à des fins scientifiques. Son objectif est la réalisation d'une séance de travaux pratiques sur animaux, lors de chaque session de formation réglementaire en expérimentation animale destinées aux personnes appliquant les procédures expérimentales sur animaux. L'organisme de formation spécialisé dans le domaine de l'animal de laboratoire, dispense chaque année des sessions de cette formation d'une durée totale de 45h (volume horaire réglementaire), intégrant des cours théoriques (38h), des travaux dirigés (5h) et des travaux pratiques (2h). Ces travaux pratiques seront réalisés sur souris et/ou rats, espèces les plus utilisées en recherche scientifique.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus de ce projet sont le bon niveau de formation des personnels travaillant au quotidien sur l'animal de laboratoire, le respect des dispositions réglementaires relatives aux compétences des personnels, ainsi que la diffusion d'une culture de bientraitance des animaux.

Procédures

Au cours de la séance de 2h de travaux pratiques, quelques techniques simples d'administration de substances (sérum physiologique) et de prélèvement sanguin peuvent être réalisées, selon le niveau de maîtrise des participants: ces gestes ne seront réalisés sur une animal vivant que lorsque la contention est parfaitement maîtrisée par les stagiaires et validée par l'encadrant. Les gestes qui peuvent alors être appris sont: - le gavage par voie orale - l'injection intr-péritonéale - l'injection sous-cutanée - le prélèvements sanguin à la veine mandibulaire Chaque animal pourra faire l'objet au maximum d'une administration (gavage ou injection) et d'un prélèvement sanguin. Chaque geste dure 1 à 3 minutes). En cas d'échec lors d'une administration oud'un prélèvement, un second essai peut être autorisé par l'encadrant sur le même animal, mais pas au-delà. (Nombre de tentatives = 2 maximum) Au total, le durée maximale des procédures appliquées à chaque animal sera de 10 minutes.

Impact sur les animaux

Les effets indésirables possibles pour les animaux sont: - le stress lié à une préhension et contention d'un manipulateur non expérimenté, - la souffrance pouvant être liée à une administration de produit ou prise de sang incorrectement réalisées. La durée de ces effets est un maximum de 2h, durée de la séance de travaux pratiques. Si un animal présente des signes de stress ou de souffrance, la procédure en cours sera immédiatement interrompue et l'encadrant prendra la décision adéquate pour l'animal (mise à mort si nécessaire, voir points limites).

Devenir

Les animaux seront euthanasiés à la fin de la procédure car il s'agit d'animaux de surplus d'élevage destinés à être éliminés, indépendamment de la réalisation des travaux pratiques. Une fois euthanasiés, les cadavres peuvent être utilisés pour réaliser les gestes techniques n'ayant pas pu être pratiqués sur animal vigile, lorsque la contention n'est pas suffisament maitrisée.

Remplacement

Diverses méthodes ont été mises en oeuvre au cours de notre formation pour remplacer l'animal. Ainsi, les travaux dirigés d'anatomie sont exclusivement réalisés à l'aide de planches anatomiques et d'un puzzle 3D inerte. Les méthodes d'identification par pose de bague auriculaire et emporte-pièce sont enseignées des morceaux de carton. Un mannequin ou une peluche sont utilisés pour les démonstration de contention.

Réduction

Afin de réduire le nombre total d'animaux utilisés à des fins scientifiques, nous utilisons uniquement des animaux de surplus d'élevage, qu'il est prévu de mettre à mort dans la semaine, issus majoritairement soit de l'élevage de l'établissement d'acceuil, soit éventuellement d'un éleveur agrée. Nous réduisons également au maximum le nombre d'animaux utilisés pour chaque stagiaire. Néanmoins, afin de limiter le nombre de gestes appliqués à chaque animal (au maximum: contention, 1 administration, 1 prélèvement sanguin), 3 animaux par participant sont necessaires. Afin de limiter également le nombre de participants, nos formations ne sont dispensés qu'aux personnes ayant l'obligation réglementaire de la suivre du fait de leurs missions professionnelles.

Raffinement

En termes de raffinement, nous nous efforçons toujours de limiter au maximum le stress des animaux en commencant les travaux pratiques par une approche douce: en présentant simplement, un à un, leur main dans la cage des animaux, les stagiaires prennent tout le temps nécessaire pour maîtriser leur propre appréhension et habituer les animaux à leur présence. Une grande importance est donnée à l'observation des animaux, la detection et la prise en compte de tout signe de stress de l'animal afin de préserver son bien-être. Pour la contention, les différentes méthodes montrées sont parmi les moins stressantes pour l'animal, en utilisant par exemple pour les souris un tube de plexiplas transparent ou les 2 mains en "bol". Les notions d'entrainement des animaux , de bientraitance, de raffinement des techniques sont enseignées. Pour des raisons ethiques, les gestes techniques (administration et prélèement sanguin) ne sont réalisés sur animal vivant que lorsque la contention est parfaitement maîtrisée par les stagiaires, avec validation de l'encadrant. Lorsque la contention n'est validée, les gestes sont uniquement appliqués sur cadavres. Aucune anesthésie n'est mise en oeuvre car l'objectif est une manipulation des animaux vigiles. Aucune analgésie n'est appliquée car les gestes sont peu invasifs et peu douloureux. Toute gêne ou douleur éventuelle doit pouvoir être observée et identifiée, dans le cadre de l'apprentissage, par le participant. Des points limites sont alors appliqués: si un animal présente des signes de souffrance, la procédure en cours sera immédiatement interrompue. Le nombre de gestes techniques appliqués à chaque animal est limité: chaque animal fait l'objet au maximum d'une administration (gavage ou injection) et d'un prélèvement sanguin. En cas d'échec lors d'une administration ou d'un prélèvement, un second essai peut être autorisé par l'encadrant sur le même animal, mais pas au delà. (Nombre de tentatives = 2 maximum) Enfin l'encadrant veille tout au long de la séance de travaux pratiques au respect de l'éthique et de la bientraitance des animaux, il sensibilise en continu les stagiaires au raffinement des techniques, au respect des points limites et peut prendre toute décision nécessaire pour mettre fin à une procédure.

Choix des espèces

La formation réglementaire dispensée comprend un module général (13h) et un module spécifique des rongeurs et lagomorphes (32h). Les animaux utilisés pour cette formation sont donc spécifiquement des rongeurs ou des lagomorphes. Les participants travaillant au quotidien sur rongeurs. Les animaux sont au stade adulte, à partir de 8 semaines ou au dela, car les gestes doivent etre appris sur un animal ayant une anatomie et une physiologie d'adulte.

  • Formation professionnelle
  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
    • Troubles gastrointestinaux
    • Troubles musculosquelettiques
    • Troubles nerveux
    • Troubles respiratoires
    • Troubles sensoriels
    • Troubles urogénitaux
Chiens : 15
Cochons : 100
Moutons : 200
Bovins : 10
Souffrances
▲ -
▲ 325
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 325

325 animaux non-humains, 200 moutons, 100 cochons, 15 chiens et 10 bovins, vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures que le porteur classe en gravité légère. Chaque animal subit sous anesthésie générale l'implantation chirurgicale d'un dispositif médical et des examens d'imagerie pouvant durer plusieurs heures, avant une euthanasie destinée à parachever la formation par l'examen de l'organe et du dispositif implanté. L'objet déclaré est de former des professionnels de santé à l'usage de dispositifs implantables, pas de produire des connaissances. Le porteur affirme que ces gestes ne s'apprennent que sur un animal vivant aux organes de taille humaine, tout en mentionnant l'existence de simulateurs et d'organes explantés.

Objectifs

Chaque année de nouveaux dispositifs implantables issus de la recherche sont disponibles pour les professionnels de santé (en cardiologie, en gastro-entérologie, en neurologie et urologie par exemple) et permettent de compenser, compléter/remplacer les fonctions vitales d’un organe défaillant pour prolonger la survie des patients et leur confort de vie. On entend par dispositif implantable tout dispositif destiné à être implanté de façon invasive en totalité dans le corps humain ou à remplacer une surface épithéliale grâce à une intervention chirurgicale et à demeurer en place après l'intervention. Les professionnels de santé ont l’obligation de se former à l’utilisation de ces nouveaux dispositifs. L’utilisation d’un dispositif médical par un professionnel de santé ou un patient ne peut se faire sans une information de l’utilisateur, voire une formation préalable, elle requiert un apprentissage permettant d’utiliser le matériel, afin d’optimiser ses performances et de s’approprier les gestes permettant d’assurer à l’utilisateur une sécurité maximale d’utilisation. Un même produit, s’il est utilisé ou non conformément aux recommandations du fabricant, aura ou non la performance validée lors de son évaluation. Les dispositifs médicaux sont définis comme des produits «utilisateur-dépendant». La directive 93/42/CE modifiée relative à l’évaluation de ces dispositifs en vue de leur accès au marché européen, soumet les industriels à des obligations en matière de gestion des risques pour le produit mais également son environnement, prend en compte ce caractère «utilisateur-dépendant». Les industriels sont, à ce titre, responsables du recueil, de l’évaluation, de la mesure et du développement de tout élément susceptible de permettre une utilisation optimale des produits qu’ils commercialisent et d’assurer leur sécurité. Performances et sécurité des dispositifs médicaux sont corrélées à la formation et à l’expérience de l’utilisateur. De plus, les conditions d’utilisation des dispositifs ne peuvent se réduire à des questions d’observance. Sur tous ces points, le dispositif médical doit être différencié du médicament, y compris pour son utilisation par un professionnel de santé ou un patient. Ce projet vise à former les professionnels de santé à l’utilisation des dispositifs médicaux innovants en situation réelle sur un animal anesthésié.

Bénéfices attendus

Répondre à l’obligation de formation des professionnels de santé à la technique d’implantation d’un nouveau dispositif médical, à sa bonne utilisation et à son évaluation fonctionnelle pour la sécurité pour les futurs patients.

Procédures

Les animaux seront soumis aux interventions suivantes : - Des prélèvements sanguins sur animaux vigiles ou légèrement sédatés, pour tous les animaux du projet. - Des préparations à l’anesthésie pour les examens d'imagerie et d'implantation chirurgicale qui consistent en la pose d'un cathéter et en l'injection des produits utilisés pour la prémédication et l'anesthésie. Durée de moins de dix minutes. Comme pour les interventions chez l'Homme, les interventions chirurgicales et les examens d'imagerie sont toujours réalisés sous anesthésie générale (évitant tous stress et douleur pour les animaux) et pourront durer jusqu'à plusieurs heures en cas d’intervention chirurgicale complexe pour tous les animaux du projet.

Impact sur les animaux

Les nuisances ou effets indésirables attendus sur les animaux sont exactement les mêmes que ceux attendus sur un futur patient humain : - la mise à jeun (12 heures) de l’animal préalablement à l’anesthésie, - la contention/manipulation/pose de cathéter au moment de la préparation de l’anesthésie. Les nuisances ou effets indésirables attendus sur les animaux sont exactement les mêmes que ceux attendus sur un futur patient humain : La faim ,lors de la mise à jeun (12 heures) de l’animal préalablement à l’anesthésie, - Le stress physique induit par la contention/manipulation/pose de cathéter au moment de la préparation de l’anesthésie, - La douleur durant l'intervention en fonction de l’invasivité de la technique, des mesures de raffinement sont mises systématiquement en place pour la réduire au maximum comme par exemple la mise en oeuvre systématique d'un protocole d'anesthésie générale et d'un protocole d'analgésie avec l'usage systématique de traitements anti-inflammatoires et anti-douleur morphiniques.

Devenir

Pour répondre à l’obligation de formation des professionnels de santé à la technique d’implantation d’un nouveau dispositif médical, à sa bonne utilisation et à son évaluation fonctionnelle pour la sécurité des futurs patients, il est nécessaire de procéder à l'euthanasie de tous les animaux du projet en fin de procédure pour parachever la formation en réalisant les prélèvements et analyses ex-vivo et permettre aux professionnels d’évaluer macroscopiquement l’organe et le dispositif juste implantés.

Remplacement

La formation des professionnels de santé aux méthodes d’implantation des dispositifs médicaux regroupe les notions de maîtrise du geste chirurgical mais aussi d’évaluation fonctionnelle en temps réel au moment de l’implantation grâce à l’imagerie. La réponse de l’organisme lors des différentes phases de l’implantation du dispositif et son suivi simultané par des méthodes d’imagerie pour en permettre l’évaluation fonctionnelle nécessite une formation sur un animal vivant. Les implantations doivent se faire sur des organes animaux de taille identique aux organes de l’homme dans des conditions fonctionnelles qui reproduisent la fonction de l’organe vivant dans l’organisme afin de mimer au mieux la réalité d’une intervention.

Réduction

Le nombre d’animaux a été évalué prospectivement et réduit au minimum nécessaire pour répondre aux objectifs scientifiques du projet et aux besoins de formation. Pour réduire le nombre d’animaux, des sélections par méthodes d’imagerie peu invasives sont mises en place (IRM, Scanner, Echographie, RX …), permettant par exemple une reconstruction 3D des structures d’intérêt. Afin de réduire le nombre d’animaux utilisés, les professionnels de santé en formation reçoivent généralement une formation théorique en amont de cette formation pratique. Pour répondre à ce même objectif de réduction, les partenaires qui développent les dispositifs médicaux ont également développés des outils d’apprentissage avec simulateurs ainsi que des procédures permettant de travailler sur des organes explantés. La précision croissante des outils d’imagerie fonctionnelle permet également de gagner en précision dans les techniques d’implantation et d’évaluation des dispositifs, ce qui augmente le raffinement des procédure et limite le nombre d’animaux nécessaires.

Raffinement

Les modèles animaux suivront exactement le cheminement d’un futur patient avec les mêmes exigences et techniques médicales mises en œuvre pour la réalisation des interventions (personnel hautement qualifié, plateau technique opératoire et d’imagerie de pointe). L’ensemble de la procédure est conçu pour réduire au maximum le stress, l’angoisse et les contraintes sur les animaux comme le recours systématique à l’anesthésie générale durant les interventions d’imagerie et les procédures chirurgicales. La localisation de la plateforme d'imagerie sur le site même des animaleries permet de réaliser ces examens sur place, réduisant ainsi le recours aux transports pour les animaux et le stress associé. Les paramètres vitaux sont enregistrés et contrôlés par des techniciens spécialisés en anesthésie afin d’adapter les perfusions, l’assistance respiratoire et les dosages d’anesthésiques et d’antalgiques. Les protocoles de réanimation sont standardisés et réalisés par des vétérinaires chirurgiens spécialisés. Pendant la procédure, des protocoles de prises en charge de la douleur sont systématiquement appliqués (AINS et/ou opioïdes). Pendant les phases d’acclimatation, les animaux sont hébergés systématiquement en groupe sociaux, ils ont accès à un enrichissement environnemental multimodal (social, alimentaire, manipulatoire et physique) et dans des conditions environnementales d'hébergement contrôlées et maîtrisées (température et ventilation).

Choix des espèces

Les implantations doivent se faire sur des organes animaux de taille identique aux organes de l’homme dans les conditions fonctionnelles de l’organe vivant dans l’organisme pour mimer au mieux la réalité d’une intervention. Pour répondre à l’obligation de formation, le modèle animal utilisé sera fonction du dispositif et de son indication. Les différences interspécifiques de nature tissulaire, de forme, de taille anatomique et de fonction requièrent l’emploi de différentes espèces de grande taille. Pour chaque formation le modèle animal retenu sera identifié préalablement en fonction de ces spécificités et similitudes avec l’Homme et sera la brebis pour les formations intéressant les domaines de la cardiologie, de la chirurgie vasculaire et de la neurologie principalement, le porc pour les formations intéressant les domaines de la gastro-entérologie, de l'ophtalmologie et de la cardiologie principalement, plus spécifiquement le chien pour la chirurgie des auricules cardiaques et les veaux pour les dispositifs d'assistance cardiaque. Les animaux utilisés pourront être des juvéniles ou des adultes. L’objectif scientifique est d’avoir une anatomie de taille ou une situation clinique comparable à celle observée chez l’Homme.

  • Enseignement supérieur
Souris : 195
Rats : 60
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 255
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 255

195 souris et 60 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Selon les groupes, ils subissent une chirurgie crânienne d'une heure, des injections dans l'abdomen et des tests comportementaux, certains étant imagés éveillés sous un microscope auquel ils doivent s'habituer. Le porteur signale une douleur post-opératoire, un risque d'infection de la cicatrice et, après administration de LPS, anorexie, baisse de locomotion, perte de poids et anxiété. Il affirme que l'usage d'animaux est "inévitable" pour comprendre l'activité des circuits neuronaux, la souris permettant en outre d'obtenir aisément des animaux génétiquement modifiés.

Objectifs

Le bon fonctionnement du cerveau repose sur l'interaction des différentes cellules du cerveau. L'objectif de ce projet est de étudier les différents types de cellules gliales et d’évaluer son rôle dans le comportement animal. Les cellules gliales qui comprennent les oligodendrocytes, les astrocytes et la microglie, sont des cellule spécialisée dont la fonction est d'entourer, de soutenir et d'isoler les cellules nerveuses (neurones) du système nerveux central (SNC), y compris le cerveau et la moelle épinière. La principale fonction des oligodendrocytes est la formation de la gaine de myéline, une membrane grasse qui permet d'isoler et de protéger les fibres nerveuses du cerveau et de la moelle épinière. Les astrocytes assurent une diversité de fonctions importantes, centrée sur le support et la protection des neurones. La microglie forme la principale défense immunitaire dans le système nerveux central. Nous étudierons les cellules gliales par des expériences d'imagerie, de biologie moléculaire et de comportement chez les rats et les souris. Nous étudierons aussi l’activité électrique des neurones et des cellules gliales.

Bénéfices attendus

Ce projet a pour but de former les étudiants afin qu’ils soient en mesure de réaliser au mieux les procédures qu’ils auront apprises et transmettre ainsi ces techniques dans leur laboratoire d’origine. Une meilleure connaissance des nouvelles techniques de chirurgie et d'imagerie leur permettra aussi de réduire le nombre d’animaux utilisés lorsqu’ils voudront réaliser ces techniques pour leurs besoins de recherche.

Procédures

- Le groupe A suivra: une chirurgie (1 heure). Deux semaines plus tard, les animaux recevront une injection intrapéritonéale et deux heures plus tard ils suivront un test comportemental (5 minutes). Le lendemain, elles recevront une deuxième injection et 2h plus tard elles seront exposées au deuxième test comportemental (5 minutes). - Le groupe B suivra: une injection intrapéritonéale (1 minute) et deux heures plus tard ils suivront un test comportemental (5 minutes). Le lendemain, ils recevront une deuxième injection (1 minute) et 2h plus tard ils seront exposés au deuxième test comportemental (5 minutes). - Le groupe C suivra: une chirurgie (1 heure). Deux semaines plus tard, les animaux suivront un test comportemental (10 minutes). Finalement les animaux seront euthanasiés (1 minute) et leur cerveau sera prélevé́. - Le groupe D suivra: une chirurgie (1 heure). Deux semaines plus tard, les animaux seront habitués à rester sur le microscope et ensuite l’activité́ neuronale sera imagée chez les animaux éveillés. Les séances d’imagerie dureront 30 minutes et elles auront lieu une fois par jour pendant 3 jours. A la fin de la dernière séance, les animaux seront euthanasiés et leur cerveau sera prélevé́. - Le groupe E suivra: une chirurgie (1 heure) pour implanter une fibre optique sur leur tête. Deux semaines plus tard, les animaux suivront une deuxième chirurgie (1 heure). Deux semaines plus tard, les rats seront connectés au niveau de la fibre optique vers un système d’enregistrement de l’activité́ électrique et leur comportement spontané́. Chaque séance durera 20 minutes et chaque rat suivra 3 séances. A la fin de la dernière séance, les animaux seront euthanasiés et leur cerveau sera prélevé́.

Impact sur les animaux

- Nuisances liées aux procédures chirurgicales : douleur post opératoires, risque mineur d’infection de la cicatrice, risque mineur de détérioration des implants crâniens - Nuisances liées à la connexion des animaux à la fibre optique : stress de la contrainte du maintien sous l’objectif du microscope auquel l’animal doit s’habituer - Douleur légère liée aux différents injections intrapéritonéales. L'administration de LPS aux animaux peut induire de l'anorexie, la diminution de la locomotion, la perte de poids et de l’anxiété.

Devenir

A l’issue de toutes les expériences, les animaux seront euthanasiés et leur cerveau sera prélevé pour effectuer des analyses immuno-histologiques.

Remplacement

Pour comprendre l'activité des circuits neuronaux dans le cerveau, il est nécessaire de générer des données biologiques pertinentes. L'utilisation d'animaux est donc inévitable. Les souris et les sont les modèles animaux de prédilection pour les recherches dans ce domaine en raison de la structure anatomique et de la fonction bien définies de différents cortex corticaux. La souris est aussi l’espèce de rongeurs qui permet d’obtenir aisément des animaux modifiés génétiquement.

Réduction

L’expertise de nos instructeurs sur ces modèles garantit que le nombre d'animaux utilisés est minimisé par une pratique toujours de haute qualité dès le départ. De même il est extrêmement important pour nos objectifs éducatifs de pouvoir démontrer et mettre en pratique les actes de préparation chirurgicaux, le nombre d'animaux sera donc adapté en conséquence. Ce projet a aussi pour but de former les étudiants afin qu’ils soient en mesure de réaliser au mieux les procédures qu’ils auront apprises et transmettre ainsi ces techniques dans leur laboratoire d’origine. Une meilleure connaissance des nouvelles techniques de chirurgie et d'imagerie leur permettra de réduire le nombre d’animaux utilisés lorsqu’ils voudront réaliser ces techniques pour leurs besoins de recherche. Par an, 20 étudiants et 10 instructeurs suivront les projets décrits dans cette DAP. Dans ce context, lors de la formation, les instructeurs réalisent une démonstration de la procédure puis les étudiants auront l’occasion de pratiquer la procédure sous-couvert des instructeurs.

Raffinement

Nos mesures mises en place pour réduire la douleur pendant les procédures expérimentales impliquent une induction et suivi de l'anesthésie, une mise en place d'analgésie, une installation tout au long des procédures chirurgicales de contrôle de la température par tapis chauffant. Les souris seront placées en cages de 4-5 souris et les rats de 2. Ils seront tous placés sur un rack ventilé, placé dans une salle d'hébergement. Un enrichissement de leur milieu (carrés de cellulose, maisons en papier mâché que les animaux peuvent utiliser pour se cacher et/ou ronger) permettra de favoriser les comportements d'exploration et d'empêcher le stress. Les animaux opérés seront observés quotidiennement par l’expérimentateur pendant la période qui suit le réveil (2h) ainsi que pendant les 4 jours suivant. L'évaluation des points limites se fera selon une grille d'évaluation (Annexe 1) incluant le poids de l'animal, l'état de la plaie, l'état du pelage, la mobilité de l'animal et les signes de douleur. Si l'animal présente un score entre 6 - 16, une seconde injection de carprofène s.c. sera effectuée et reconduite toutes les 24h si les signes persistent lors des observations suivantes. Si l’animal n’a pas repris de poids au bout de 4 jours, ou si des signes de souffrance sont observés, le traitement sera étendu de 2 jours supplémentaires. Si la récupération ne s’effectue pas bien et si le score des critères de la grille d’évaluation est supérieur à 11 durant 2 jours consécutifs l’animal sera euthanasié par l'expérimentateur par dislocation cervicale. Dans des cas très rares, les implants (fibre optique et le système de fixation) peuvent se détacher du crâne. Dans cette situation, les animaux seront euthanasiés.

Choix des espèces

La souris et les rats sont les espèces de choix pour les études sur le système nerveux central des vertèbres. L'organisation du système central de ces espèce est assez proche de celle de l'homme, ce qui permet une extrapolation des résultats obtenus chez cette espèce à l'espèce humaine pour mieux comprendre les mécanismes synaptiques à une échelle cellulaire et aussi au niveau des circuits neuronaux. Nous utilisons le modelé souris qui est l'espèce de rongeur permettant d'obtenir aisément des animaux modifies génétiquement. Le projet sera réalisé sur des animaux agés de plus de 6 semaines, ce qui correspond à l’âge adulte pour ces espèces. Leur poids et leur taille sont stabilisés, et la taille du cerveau homogène pour une bonne reproductibilité des procédures chirurgicaux.

  • Formation professionnelle
  • Recherche appliquée
    • Troubles immunitaires
Souris : 8500
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ -
▲ 8500
Devenir
 -
 -
 -
 8500

8 500 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Une réaction inflammatoire est provoquée par une injection de sensibilisation puis une injection intradermique dans la voûte plantaire, entraînant un œdème douloureux de la patte et des difficultés d'appui. Le porteur indique cinq à sept examens d'imagerie sous anesthésie pour tester des composés contre l'eczéma de contact, la dermatite atopique ou le psoriasis. Toutes les souris sont euthanasiées en fin d'étude, le porteur décrivant l'imagerie sur animal vivant comme le moyen "incontournable" d'évaluer ces composés.

Objectifs

L’objectif du projet est de reproduire, chez la souris, un modèle d’hypersensibilité retardée survenant chez l’Homme correspondant à une réaction inflammatoire locale aigue, en vue de l’évaluation de composés pour le développement de traitements dans des pathologies inflammatoires de la peau. Le modèle de réponse d’hypersensibilité retardée est utilisé de manière standard en Immunologie car il permet d’évaluer la réponse immunitaire à l’injection ou au contact d’une molécule identifiée comme corps étranger par l’organisme. Ce modèle permet ainsi d’évaluer l’impact thérapeutique de composés permettant de réduire la réaction immunitaire inflammatoire consécutive à une seconde exposition avec ce même antigène. L’approche envisagée n’est pas spécifique d’une pathologie donnée mais plus tôt des voies mécanistiques conduisant à des pathologies liées à l’exacerbation de l’immunité locale chez le patient. Ce projet permet de caractériser les modifications de la réponse immunitaire induite par les composés testés. Il permet de caractériser leur cinétique de distribution et d’élimination dans l’organisme étudié (la souris), la cinétique d’action et l’efficacité de ces mêmes composés par imagerie non invasive, en vue de la sélection de candidats médicaments pour préparer leur évaluation chez l’Homme en clinique.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus de ce projet sont multiples. A court terme ce projet permet d’identifier le potentiel thérapeutique de molécules ciblant la réaction inflammatoire locale aigüe en vue de développements de traitements dans l’eczéma de contact (crèmes métaux polluants), la dermatite atopique, le psoriasis arthritique... L’approche par imagerie permet de suivre les paramètres de distribution, d’élimination ; le mécanisme d’action du composé sur l’inhibition du système immunitaire et d’évaluer l’efficacité du traitement contre la réaction inflammatoire produite en permettant une investigation de plusieurs paramètres simultanés de façon non invasive et longitudinale sur les mêmes animaux. L’approche permet donc ainsi de diminuer le nombre d’animaux testés par rapport à une approche conventionnelle nécessitant des prélèvements de tissus répétés pour obtenir des informations équivalentes. A plus long terme, les données générées sur ce modèle permettront d’augmenter les connaissances scientifiques sur les processus immunologiques impliqués dans diverses pathologies inflammatoires humaines et feront l’objet de publications seront partagés avec la communauté scientifique. Les données générées permettront de sélectionner des composés et supporter leur évaluation en phase clinique pour contribuer à la constitution des dossiers d’autorisations de mise sur le marché de ces nouveaux médicaments. L’approche par imagerie permettra potentiellement d’envisager l’évaluation de méthodes comparables dans le diagnostic ou le suivi de pathologies inflammatoires chroniques ou un bénéfice/risque serait plus envisageable (Arthrites, syndrome de l’intestin irritable, maladie de Crohn…).

Procédures

Chaque animal reçoit deux injections de la molécule induisant la réponse inflammatoire. (Une première injection, dite de sensibilisation, à la molécule inflammatoire (antigène) complexée à un adjuvant est pratiquée dans la zone dorsale par voie sous cutanée. Cinq jours après, une injection intradermique de l’agent inflammatoire seul est pratiquée sous anesthésie dans la voute plantaire d’une patte postérieure. Les composés évalués pour leurs activité anti-inflammatoire dans le modèle, sont administrés par voie intraveineuse, ou intrapéritonéale, ou sous cutanée ou par voie orale. Les animaux sont injectés avec les agents de contraste d’imagerie par voie intraveineuse, ou intrapéritonéale ou sous-cutanée, et sont soumis aux examens d’imagerie.Chaque administration/injection de composé est réalisée environ en 1 minute. Ils sont anesthésiés à chaque prise d’image (5 à 7 examens d’imagerie par étude espacés sur 10 jours). Chaque prise d’image dure de 1 à 10 minutes maximum en fonction de la modalité d’imagerie mise en œuvre (nucléaire ou optique), et en fonction de la nature du traceur employé. Le volume de l’inflammation de la patte injectée sera mesuré au pied à coulisse sous anesthésie tout au long de l’étude. (Compter 1 minute pour la mesure). La durée de l’anesthésie est de 5 à 15 minutes en anesthésie gazeuse pour chaque prise de vue, de façon à permettre l’installation de l’animal dans l’appareil sous le champ de la caméra, la prise de vue et la mesure de l’œdème.

Impact sur les animaux

La première injection d’induction de sensibilisation à l’antigène permet de sensibiliser le système immunitaire de la souris pour lui permettre de reconnaitre la molécule étrangère. Le complexe étant visqueux l’injection sous-cutanée s’effectue en deux points sous anesthésie gazeuse pour limiter les effets de volume et l’irritation. Cinq jours après, l’injection du même antigène que celui utilisé pour la sensibilisation (sans adjuvant) est pratiquée par voie intradermique dans la voute plantaire d’une des pattes postérieures, sous anesthésie gazeuse. L’antigène sera reconnu par le système immunitaire de la souris sensibilisée qui réagira en développant une réaction inflammatoire jusqu’à l’apparition d’un œdème au site de la seconde injection dans les 24 heures. La phase aigüe de l’inflammation est maximale à 24h, elle se traduit par un gonflement et une rougeur du pied qui diminue spontanément dans le temps. L’inflammation génère une certaine douleur qui peut conduire à des difficultés d’appuis ou de locomotion de façon transitoire. Les injections de produits testés ou d’agents d’imagerie, ainsi que et des prélèvements sanguins répétés peuvent provoquer un inconfort léger à modéré et de courte durée.

Devenir

Les souris sont euthanasiées en fin d’étude. Le sang et organes d’intérêt peuvent être prélevés pour analyses. Si les points limites sont atteints en cours d’étude, les souris sont euthanasiées pour raison éthique de façon anticipée.

Remplacement

Les études d’imagerie permettent de documenter le devenir du composé testé dans le corps d’un animal vivant et de valider les propriétés thérapeutiques des composés à l’échelle du corps entier, pour préparer le protocole d’évaluation des composés sélectionnés dans les phases cliniques en vue de l’obtention de l’autorisation de mise sur le marché d’un nouveau traitement chez l’homme. Actuellement, l’utilisation d’animaux vivants reste le moyen incontournable de montrer les relations pharmacocinétique-pharmacodynamie, le devenir (bio distribution), la tolérance et l’efficacité du candidat médicament dans un organisme complexe car, aucune méthode substitutive fiable d’évaluation in vitro ou in silico d’une molécule ne permet de répondre à toutes les interactions in vivo.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisé est préalablement basé sur les publications scientifiques. Ensuite, sur la base des données historiques expérimentales, un biostatisticien est consulté pour optimiser le nombre d’animaux à utiliser en fonction de l’objectif et du design de l’étude (nombre de groupes d’animaux, type de comparaisons et répétitions), du nombre et de la variabilité des paramètres mesurés, de la modalité d’imagerie mise en œuvre, et de l’importance des effets à mettre en évidence. Les méthodologies statistiques sont appliquées pour proposer une analyse des données appropriée afin de mener les études pour répondre à l’objectif fixé en réduisant au maximum les biais expérimentaux avec un minimum d’animaux. Les techniques d’imagerie permettent l’étude longitudinale des paramètres reflétant l’impact du produit testé sur la réponse inflammatoire induite pour chaque animal, permettant ainsi de réduire le nombre d’animaux utilisés dans les études par rapport aux études traditionnelles.

Raffinement

Les souris sont hébergées en groupe de 4 à 5 par cage et un enrichissement spécifique est donné aux souris : un abri en carton, une litière en cellulose standardisée et douce type « Alpha dri ® » est utilisée pour faciliter la locomotion, de la nourriture et un gel hydratant sont apportés en supplément directement dans la cage dès le démarrage de l’étude. - Les anesthésies gazeuses sont employées : lors des injections sous cutanées du complexe antigène/ adjuvant (2 x 50µl en sous cutané) pour tenir compte de la viscosité importante du complexe, lors des injections intradermiques dans la voute plantaire, lors de la mesure de l’œdème inflammatoire au pied à coulisse permettant de limiter la douleur générée par la pression exercée sur le site inflammé. - Les sessions d’imagerie s’effectuent sous anesthésie gazeuse (ou fixe) pour garder l’animal immobile et sans stress le temps de la prise d’image. Les autres examens complémentaires sont réalisés juste avant ou immédiatement à la suite des prises d’images pour bénéficier de cette anesthésie. Après chaque anesthésie, Les animaux sont suivis jusqu’au réveil en armoire ventilée chauffante ou chauffé à 23°C pour optimiser les conditions de réveil. - Le recours à l’imagerie pour l’évaluation de la bio distribution des composés testés et l’évaluation de l’impact du traitement sur la réponse inflammatoire à l’aide de biomarqueurs d’imagerie constituent un raffinement en soi puisqu’il permet de générer des informations spécifiques de la réponse au traitement de façon non invasive tout au long de l’étude, de façon répétée sur les mêmes animaux, en limitant le recours à des prélèvements de tissus à intervalles réguliers nécessaires sans cela. - A ce jour, le modèle de référence est le modèle proposé. Selon les résultats obtenus, on pourra ensuite tenter de raffiner le modèle en utilisant des adjuvants moins réactifs ou une autre voie d’injection pour atténuer les effets secondaires, mais en conservant la réponse immunitaire équivalente dans son mécanisme d’action. L’apparition de trois signes cliniques notables (dos vouté, déshydratation, blessure, abcédation au point d’injection dorsale, stéréotypies, pelade…), ou d’un seul signe clinique sévère (perte de poids ≥ 20%, ou ≥ 15% 3 jours de suite, automutilation, plaie, infection, nécrose) entraine l’arrêt anticipé de tout ou partie de l’étude en accord avec le directeur d’étude et le vétérinaire responsable.

Choix des espèces

Le modèle d’hypersensibilité retardée chez la souris est documenté et décrit dans la littérature est standardisé et largement utilisé. Ce modèle fait appel à une réponse cellulaire inflammatoire cutanée dont le mécanisme est comparable à celle qui se développe chez l’Homme au contact d’agents inflammatoires. Par ailleurs, la facilité d’utilisation, la compatibilité avec les méthodes d’imagerie non invasives nucléaires et optiques, la compatibilité avec l’étude des composés sur des effectifs relevant d’un point de vue statistique, la disponibilité des modèles humanisés exprimant les cibles thérapeutiques d’intérêt, et de souris transgéniques exprimant un reporteur d’imagerie d’intérêt, et la faible variabilité de réponse attendue d’un animal à l’autre par rapport à d’autres espèces permettent de tester plus de traitements et de sélectionner ceux qui génèrent des effets plus robustes et reproductibles sont autant d’avantages qui nous ont conduit à choisir la souris comme modèle. Les souris adultes sont utilisées dans ce projet pour mimer la pathologie chez les patients adultes car l’immunité varie fortement en fonction de l’âge.

  • Formation professionnelle
Souris : 2000
Rats : 750
Souffrances
▲ 1100
▲ 1000
▲ 650
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 2750

2 750 rongeurs, 2 000 souris et 750 rats, vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures menées sous anesthésie sans réveil ou impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Le projet forme les équipes aux administrations, prélèvements et chirurgies, avec jusqu'à trois gestes par séance et deux tentatives autorisées en cas d'échec. Le porteur indique que les chirurgies entraînent l'euthanasie de tous les animaux concernés et qu'un entraînement préalable a lieu sur "animaux factices". Aucune connaissance n'est produite, l'objet étant l'acquisition et l'entretien de gestes techniques, le porteur affirmant qu'il est "indispensable" que le personnel se forme et s'entraîne régulièrement.

Objectifs

Le projet regroupe l’ensemble des techniques pour lesquels les personnels des laboratoires de recherche peuvent être formés. Il s’agit de techniques d’administrations, de prélèvements, ainsi que de chirurgie (en complément et à la suite de la formation règlementaire de chirurgie). La formation sera encadrée et réalisée par des personnes compétentes et expérimentées et fera l’objet d’une attestation de formation après validation de maitrise du geste technique. La mise en œuvre du geste technique dans le cadre d’une procédure expérimentale d’un autre projet ne sera possible qu’après cette validation.

Bénéfices attendus

Afin de réaliser les projets de recherche utilisant des animaux dans de bonnes conditions et en respectant les 3 R’s, il est indispensable que le personnel mettant en œuvre les procédures soit correctement formé (formation règlementaire initiale suivi d’un tutorat), mais également qu’il s’entraine régulièrement. Ce projet participe à cette formation et cet entrainement.

Procédures

Toutes les formations s’effectuent sous tutorat d’une personne formée et compétente. Différents prélèvements, injections ou chirurgies seront effectuées dans le respect de la règlementation et des bonnes pratiques en vigueur. Tous les actes d’administration et de prélèvement s’effectuent en quelques minutes et en respect de l’animal. Les animaux pourront être soumis à 3 gestes maximum par séance de formation. Les animaux pourront être gardés pendant une semaine de formation. Une réutilisation des animaux pour un deuxième geste technique sera permise dans certains cas. En cas d’échec lors d’une administration ou d’un prélèvement, un second essai peut être autorisé par l’encadrant sur le même animal, mais pas au-delà. (Nombre de tentatives = 2 maximum)

Impact sur les animaux

Il n’y a pas d’effets indésirables attendus avec les administrations et/ou les prélèvements, hormis le stress possible lors de la contention et l’inconfort transitoire pouvant se produire à la suite des gestes. De plus, les animaux seront observés quotidiennement. De plus, en cas de chirurgie, une anesthésie et une analgésie adaptées seront mises en œuvre, ainsi qu’un suivi post opératoire. Tout signe de prostration 48h post chirurgie entrainera l’euthanasie de l’animal.

Devenir

Les règles de réutilisation des animaux sont clairement décrites. Dans le cas des chirurgies, tous les animaux seront euthanasiés en fin de procédure. Une collecte d’échantillons post-mortem sera envisagée.

Remplacement

La formation des gestes techniques nécessite un apprentissage sur animaux vivants sous la supervision d’une personne compétente. En complément des formations règlementaires (niveau concepteur, applicateur ou chirurgie) l’entrainement pratique reste un élément clé pour acquérir les bons gestes à développer par la suite pour garantir le raffinement des procédures expérimentales que le technicien ou le chercheur aura à mettre œuvre. Un entrainement sera proposé au préalable sur animaux factices.

Réduction

La formation pratique sera précédée des formations règlementaires (niveau concepteur, applicateur ou chirurgie) et des documents qualité seront étudiés avant toute mise en pratique (Mode opératoires ou fiches reflexe). Tous les moyens seront mis en œuvre pour réduire le nombre d’animaux, à savoir recherche et développement de modèles alternatifs, réalisation de plusieurs gestes sur un même animal, collecte d’organes pour formation ex vivo. Dans la mesure du possible les animaux surnuméraires des élevages internes seront prioritairement utilisés. Un entrainement sera proposé au préalable sur animaux factices.

Raffinement

Les animaux seront hébergés en groupe dans des cages ventilées et enrichies, dans un environnement contrôlé en température et hygrométrie. L’alimentation et l’eau seront proposés à volonté et la litière est également adaptée à la procédure (cellulose en post opératoire). Tous les prélèvements le nécessitant se feront sous anesthésie générale. Toutes les chirurgies se feront sous anesthésie générale ; l’analgésie et la réhydratation des animaux sera assurée lors de la chirurgie ainsi qu’en post-opératoire. Les animaux seront surveillés deux fois par jour par du personnel compétent et formé. La maitrise de la contention sera vérifiée avant tout essai de technique d’administration réalisée sous contention.

Choix des espèces

Les projets réalisés dans nos laboratoires ont recours aux rongeurs de laboratoire (rats et souris). Ces projets mettent en jeu différentes techniques. Les animaux utilisés seront au stade adulte. Si pour les besoins d’un projet particulier des animaux plus jeunes ou âgés doivent être utilisés pour la formation préliminaire, cette utilisation particulière sera également tracée.

  • Formation professionnelle
Souris : 600
Rats : 200
Souffrances
▲ 400
▲ 400
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 800

800 rongeurs, 600 souris et 200 rats, vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures menées sous anesthésie sans réveil ou de gravité légère. La moitié des animaux passe sous anesthésie sans réveil, l'autre subit des gestes sur animal vigile, pour entraîner du personnel aux techniques d'administration et de prélèvement. Aucune connaissance n'est produite, l'objet étant la vérification et le maintien de compétences. Le porteur indique que ces animaux sont "de réforme", surnuméraires d'élevages, et conclut que le recours aux animaux est "indispensable".

Objectifs

Ce projet est un projet éducatif qui intègre différentes techniques d'administration et de prélèvement dont les utilisateurs peuvent avoir régulièrement besoin. Ces formations s'adressent aux concepteurs et aux personnels appliquant des procédures expérimentales et/ou souhaitant s'entrainer pour un ou des gestes techniques. Ces techniques sont utilisées à la demande des utilisateurs et ils doivent en avoir le besoin dans le cadre de leur projet.

Bénéfices attendus

Ce projet permet pour les personnes n’ayant jamais pratiqué ces techniques de se former et de s’entrainer avant l’expérimentation ; pour les personnes n’ayant pas réalisé ces techniques récemment de se remettre à niveau. Pour cela elles sont encadrées et conseillées par des personnes maitrisant les gestes.

Procédures

Les animaux soumis à des procédures sans réveil de type administration ou prélèvement de substance sont sous anesthésie générale et sous analgésie adaptée tout au long de la procédure (Durée de la séquence : 20 minutes maximum). Pour les administrations et le prélèvement en vigile, les animaux auront au maximum 1 séance d’entrainement (durée de chaque séquence 5 minutes).

Impact sur les animaux

En théorie, les animaux étant mis à mort à la fin des expériences et ces expériences étant effectuées sous anesthésie et analgésie, aucune nuisance particulière n’est attendue pendant ces phases du projet. Néanmoins, concernant les administrations à l'aide d'une aiguille, les animaux peuvent subir un léger stress et une douleur très légère suite à la piqûre. Concernant les gavages par voie orale, une douleur, un stress ou un inconfort léger peut être ressenti par les animaux.

Devenir

Ces animaux sont des animaux de réforme issus d’élevages qui ne peuvent donc être replacés, les procédures étant sans réveil ou de sévérité légère avec mise à mort à la fin.

Remplacement

Cette demande d’autorisation de projet a pour objectif de former les concepteurs et les personnels appliquant des procédures expérimentales souhaitant s'entrainer pour un ou des gestes techniques. Nous n'avons pas les moyens techniques, à ce jour, pour remplacer cette formation par des méthodes in vitro ou artificielles. L’utilisation d’animaux est donc indispensable.

Réduction

Dans l’objectif de réduire le nombre d’animaux, les apprenants réaliserons plusieurs gestes sur un même animal. Le sexe ou la lignée génétique de l'animal, n’a aucun impact pour les gestes effectués. Ainsi nous priorisons les animaux de réforme. Ce sont des animaux surnuméraires, n'ayant pas été inclus dans les projets pour lesquels ils étaient destinés.

Raffinement

Les animaux sont hébergés en animalerie par groupe sociaux avec de l’enrichissement (tunnel, frosottis, papier craft...). Afin de réduire au maximum la souffrance, la douleur et l’angoisse de l’animal lors des gestes techniques, les animaux sont sous couverture anesthésique et analgésique chimique ou gazeuse adaptée. Du personnel qualifié suit la profondeur de l’anesthésie et la qualité de l’analgésie pendant l’acte. Des tapis chauffants permettent de maintenir la température corporelle de l’animal.

Choix des espèces

La souris et le rat sont les modèles d'étude des utilisateurs de l'animalerie. Ces derniers souhaitent donc légitimement être formés et/ou se ré entrainer sur ces modèles. L’utilisateur ne pourra être formé que sur la technique d’intérêt de son étude et dans l’espèce concernée. Les animaux sont utilisés à partir de 4 semaines et jusqu'à une 30aine de semaines en fonction des mises à mort programmées dans l'animalerie (animaux de réforme issus des élevages).

  • Formation professionnelle
Souris : 500
Souffrances
▲ 200
▲ 300
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 500

500 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures menées sous anesthésie sans réveil ou de gravité légère. 200 subissent un prélèvement sanguin rétro-orbitaire sous anesthésie sans réveil et 300 des gestes de contention, d'administration et de prélèvement sur animal vigile. Ces gestes n'ont pas pour objet de produire des connaissances mais d'entraîner et de réentraîner du personnel déjà habilité. Le porteur indique que les animaux sont "de réforme", issus d'élevage, et affirme que mannequins, cadavres et vidéos ne suffisent pas et que le recours aux animaux est "indispensable".

Objectifs

Ce projet éducatif intègre différentes techniques de préhension/contention, d'administration et de prélèvement dont les utilisateurs peuvent avoir fréquemment besoin. Ce sont des formations qui s'adressent aux concepteurs et au personnel appliquant des procédures expérimentales, soit pour la vérification de compétences ou de leur maintien, soit un réentrainement sur un ou plusieurs gestes techniques nécessaires à l'exécution optimale des procédures expérimentales. Ces techniques sont utilisées à la demande des utilisateurs en fonction de leurs besoins dans le cadre de leur projet ou selon une procédure définie par le responsable de validation des compétences (sur les fréquences nécessaires pour des réentrainements). En somme, ce projet est destiné à des personnels qui sont déjà titulaires d'une habilitation en expérimentation animale, il permettra de les former et de les ré-entrainer à des techniques bien spécifiques que nous utilisons au sein de notre laboratoire.

Bénéfices attendus

Ce projet aide à former les nouveaux arrivants, à actualiser les compétences ou à raffiner les techniques existantes. Il permet d'acquérir les bonnes méthodes, homogènes et reproductibles d'une personne à une autre et d'un projet à un autre.

Procédures

Les animaux soumis à des procédures sans réveil de types prélèvement de sang par voie rétro-orbitaire sous anesthésie générale et locale tout au long de la procédure (durées séquence : 20 minutes maximum). Cette technique concernera 200 souris. Pour les contentions, administrations et prélèvements en vigile les animaux auront au maximum 3 gestes techniques (durée de chaque geste : 1-2 minutes) avec des temps de pause entre les gestes. Ces techniques concerneront 300 souris. Pour les souris qui seront utilisées pour les administrations en sous-cutanée sous anesthésie générale, la durée totale du geste sera d'une dizaine de minutes.

Impact sur les animaux

La préhension/contention peut induire un stress chez l’animal. De la même façon, un stress peut être induit lors de l’induction de l’anesthésie gazeuse lors du placement des animaux dans la boîte d’induction. Pour les administrations et prélèvements, une douleur peut être induite par la piqûre de l’aiguille, particulièrement lorsqu’ils sont faits sous anesthésie à l'isofluorane sans analgésie préalable. Ces administrations et/ou prélèvements peuvent également générer un stress chez l’animal.

Devenir

Ces animaux sont des animaux généralement de réforme, issus d'élevage qui ne peuvent pas donc pas être replacés, les procédures étant sans réveil ou de sévérité légère avec mise à mort une semaine après.

Remplacement

Ce projet vise à former les concepteurs et le personnel appliquant des procédures utilisant des animaux à des fins scientifiques souhaitant s'entrainer ou se ré-entrainer sur un ou plusieurs gestes techniques. L'utilisation de mannequins, de cadavres, d'organes ou visualisation de vidéos à elles seules ne permettront pas de se rendre compte de toute la complexité des gestes à devoir pratiquer. L'utilisation d'animaux est donc indispensable.

Réduction

Afin de réduire le nombre d'animaux utilisés, nous utiliserons les animaux non utilisés dans nos procédures (surnuméraires, âgés) issus de notre élevage externalisé. Si aucun animal n'est disponible, nous achèterons exceptionnellement chez des fournisseurs agrées. Les animaux seront utilisés une fois mais plusieurs gestes peuvent être effectués sur eux en cours d'utilisation, ce qui limiterait le nombre de souris à devoir utiliser. Nous pouvons aussi être amenés à réutiliser des animaux issus d'expériences non concluantes (pas assez de cellules injectables, pas assez de produits d'induction de la pathologie etc…) afin d'éviter l'utilisation d'animaux supplémentaires.

Raffinement

Les animaux seront hébergés en groupes sociaux homogènes et harmonieux à raison de 5 souris maximum par cage. Un enrichissement permettant l'expression de leur comportement naturel (nidification, enfouissement cachette...) sera mis dans la cage. Les souris seront hébergées en portoir ventilé. Elles seront manipulées sous hottes pour reproduire les conditions réelles d'expérimentation. Toutes ces conditions d’hébergement et de manipulation militeront en faveur d’un maintien de leur statut sanitaire et de la non-manifestation d’un phénotype dommageable. Nous n'utiliserons que du matériel stérile pour éviter toute contamination surtout pour les souris qui doivent attendre une semaine après les prélèvements submandibulaires avant la mise à mort. Les animaux seront acclimatés et habitués au moins une semaine avant le début des formations. Cette pratique est importante pour l'animal ainsi que pour les opérateurs. Pour la procédure de prélèvement terminal de sang par voie rétro-orbitaire, les animaux seront anesthésiés à l'isoflurane (gazeux) et en anesthésique local (tétracaïne).

Choix des espèces

Dans notre animalerie tous les projets utilisant des animaux à des fins scientifiques se font avec des souris. Les animaux seront utilisés à partir de 6 semaines jusqu'à plus de 30 semaines en fonction des disponibilités et des mises à mort programmées par notre fournisseur sur notre souche de souris en reproduction chez eux.