Enseignement supérieur et formation professionnelle

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  • Enseignement supérieur
  • Recherche appliquée
    • Bien-être animal
Saumons : 60
Souffrances
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Devenir
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60 truites arc-en-ciel vont être utilisées, toutes mises à mort, réparties en quatre groupes de quinze selon la méthode d'abattage testée. Le projet compare l'asphyxie sur glace, la percussion crânienne, l'électronarcose et la méthode Ikejime, pour mesurer le stress et la qualité du filet. Le porteur indique que certains groupes seront tués par des méthodes qui ne respectent pas les recommandations de la directive 2010/63/UE, l'asphyxie sur glace durant plus de dix minutes avec un stress accru. L'objet déclaré porte en partie sur l'acceptabilité de la mise à mort et la qualité organoleptique de la chair.

Objectifs

L'objectif est d'évaluer le stress et la qualité du filet de poisson mis à mort par différentes méthodes chez la truite Arc en Ciel : l'asphyxie sur glace, méthode classiquement utilisée sur les bateaux de pêche, la percussion crânienne, méthode classiquement utilisée sur les parcours de pêche, l'électronarcose, méthode utilisée en élevage et la méthode Ikejime, méthode traditionnelle japonaise de plus en plus utilisée actuellement.

Bénéfices attendus

La méthode Ikejime est en développement actuellement chez certains pécheurs car elle est considérée comme préservant mieux les qualités organoleptiques du poisson car moins stressante et douloureuse au moment de l'abattage. Le projet permettra d'évaluer scientifiquement ces données et de comparer cette méthode de mise à mort aux autres méthodes beaucoup plus utilisées actuellement sur les bateaux de pêche (asphyxie sur glace et percussion de la boite cranienne) et en élevage (electronarcose).

Procédures

Les animaux seront soumis à différentes méthodes d'euthanasie. Les procédures seront réalisées par des personnes expérimentées et durera de l'ordre de quelques minutes ainsi la percussion crabienne et la méthode ikejime sont d'une durée de la minute maximum, la technique electronarcose à une durée de 3 minutes. La méthode de mise a mort par asphyxie sur glace est la méthode la plus longue, 45 minutes, mais la glace ralentie la physiologie de l'animal. 15 poissons sont concernés par cette méthode.

Impact sur les animaux

Du fait des objectifs du projet, certains groupes de poissons seront mis à mort avec des méthodes qui ne respectent pas les recommandations de mise à mort (annexe IV) de la directive 2010/63/UE mais qui sont utilisés en pratique par les pécheurs. Les méthodes testées dans ce projet et non décrites dans la directice 2010/63/UE sont la mise à mort par asphyxie sur glace et la méthode Ikéjimé. Les nuisances ou effets indésirables attendus sur les poissons sont associés à la méthode de mise à mort par asphyxie sur glace. La durée de mise à mort sera plus longue que celle obtenue avec les autres méthodes, électronarcose de l’ordre de 3 minutes, percussion/commotion cérébrale et Ikejime de l’ordre de la minute tandis que pour l’asphyxie sur glace le temps estimé est plus de 10 minutes. Le stress induit sera plus important.

Devenir

Procédure sans réveil (mise a mort) pour tous les animaux

Remplacement

L'objectif du projet étant de comparer différentes méthodes de mises à mort chez le poisson, cela ne peut se faire que sur des animaux vivants.

Réduction

En faisant l'hypothèse que la libération de cortisol est identique entre la méthode Ikejime et la percussion cranienne, et une liberation multipliée par 2 pour les méthodes asphyxie et électronarcose, le test de comparaison de 2 moyennes avec un risque alpha de 0.05 et une puissance à 0,9 ,15 poissons par lot sont nécessaires, ce qui correspond donc à 60 poissons au total (https://biostatgv.sentiweb.fr/), 15 par méthodes de mise a mort testées (asphyxie, percussion/commotion de la boîte cranienne, electronarcose et ikejime). Cette hypothèse est basée sur des premières données non publiées sur les méthodes de mise à mort de type électronarcose, commotion et surdosage d’anesthésique nous permettant d’avoir une idée des ordres des grandeur de niveau de cortisol attendu. Et surtout sur les différences de durée pour obtenir la mise à mort des animaux, très rapide et proche en durée pour la méthode percussion/commotion cérébrale et Ikejimé et plus longue pour les méthodes électronarcose et asphyxie sur glace.

Raffinement

Durant la période d'acclimation et d'élevage des animaux, les points limites sont les paramètres d'ambiance de l'élevage (température, oxygène). Si les paramètres critiques sont atteints (température > 20°C, oxygène < 6 mg/ml) et ne peuvent pas être rectifiés, par exemple en raison d’une coupure de courant longue durée ou du défaut d’un appareil, l'expérimentation sera arrêtée. D'autre part, en cas de nage erratique, d'anorexie, les poissons seront euthanasiés. La densité sera de 16 kg/m3, ce qui est bien en deça de ce qui est réalisé en élevage (50-70 kg/m3) et les bacs seront enrichis de tubes permettant aux poissons de se cacher.

Choix des espèces

La Truite est l'espèce de poisson la plus élevée en France. Elle est de plus très utilisée dans les parcours de pêche. Ce n'est pas un modèle au niveau des poissons de pêche mais c'est également un modèle scientifique en expérimentation animale avec des publications sur le stress et la physiologie de l'espèce. La truite est donc un modèle intéressant car bien décrit scientifiquement et les résultats pourraient être comparer avec le milieu marin car la truite peut également s’élever en eau de mer. D’une façon générale, il n’y a pas de raison pour penser qu’une réponse en fonction de la méthode de mise à mort utilisée soit différente selon les espèces de poissons. Ce seront des truites adultes de type portion, vendue entière pour une personne, soit 250g environ. C'est une taille interessante pour appliquer les différentes méthodes de mise à mort.

  • Formation professionnelle
  • Recherche appliquée
    • Troubles urogénitaux
Rats : 600
Souffrances
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Devenir
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600 rates vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Certaines subissent une ovariectomie, puis toutes reçoivent, sous anesthésie sans réveil, des molécules clientes dont le porteur reconnaît ignorer la nature et les effets secondaires, pendant l'enregistrement des contractions utérines induites par l'ocytocine. L'anesthésiant final étant irréversible, les rates sont mises à mort sans reprise de conscience. Il affirme qu'aucun modèle in vitro ne peut mimer la pathologie et juge le recours à l'animal "incontournable".

Objectifs

L’objectif de ce projet est d’étudier l’effet de candidats médicaments sur la diminution ou l’inhibition des contractions utérines induites par l’ocytocine en mesurant la pression intra utérine chez la rate anesthésiée.

Bénéfices attendus

Le projet permettra de tester de nouveaux candidats médicaments pour trouver de nouvelles molécules plus efficaces et avec moins d’effets secondaires que les molécules utilisées actuellement pour traiter les patientes atteintes de pathologies gynécologiques impliquant le muscle utérin.

Procédures

Dans ce projet, les animaux pourront subir une procédure chirurgicale courte (environ 30 minutes maximum) afin de réaliser une ovariectomie (procédure 2). Cette procédure se fera sur animal anesthésié avec utilisation de plaque chauffante thermorégulée et utilisation d’antalgiques post-opératoires pour diminuer la douleur. La procédure majeure de ce projet (procédure 1) se fait sur animal anesthésié sans réveil (utilisation de plaque thermorégulée lors de l’expérimentation, pose de cathéter intraveineux, intra-utérin et autre selon le mode d’administration des molécules à tester (intragastrique par exemple)). Selon la demande du client, un prélèvement sanguin pourra être réalisé au cours ou à la fin de la procédure expérimentale (1 ou 2 prélèvements de sang rapides (environ 2 min et faible volume) maximum entre les procédures 2 et 1). La fréquence et le volume dépendront des demandes. Cependant, les prélèvements seront effectués en concertation avec le responsable éthique de l’entreprise et en total respect de la réglementation internationale et européenne. Les volumes et fréquences des prélèvements seront déterminés selon la publication internationale faisant référence (Diehl KH. et al., 2001). Un volume inférieur à 7.5% du volume sanguin circulant sera prélevé 1 fois par semaine ou un volume inférieur à 10% sera prélevé 1 fois tous les 15 jours. Un prélèvement sanguin plus important terminal pourra être réalisé sous anesthésie avant le sacrifice de l’animal.

Impact sur les animaux

Nous testons des molécules clients dont nous ne connaissons ni la nature ni les effets secondaires possibles, il nous est, pour cette raison, difficile d’anticiper les nuisances pour les animaux. Toutefois, les animaux subiront au maximum une ovariectomie (procédure 2) classée comme une procédure modérée et un enregistrement des contractions utérines induites par l’administration d’ocytocine avec l’évaluation de l’effet d’un candidat médicament, procédure classée sans réveil et étant réalisée sous anesthésie générale.

Devenir

L’anesthésiant utilisé pour les enregistrements finaux des contractions utérines est irréversible, les animaux sont donc mis à mort sans réveil à la fin des enregistrements

Remplacement

Aujourd’hui il n’existe pas de thérapie pharmacologique efficace pour le traitement des pathologies impliquant le muscle utérin (dysménorrhées, accouchement prématuré). Actuellement, aucun modèle in vitro ne peut mimer la pathologie dans son ensemble et dans sa complexité. Ces limitations rendent incontournables le recours à l’expérimentation animale pour tester l’efficacité de nouveaux candidats médicaments.

Réduction

Nous avons établi une stratégie d’expérimentation nous permettant dans la mesure du possible, de mesurer la valeur basale de chaque animal (l’animal est son propre contrôle). Cette stratégie permet donc de réduire sensiblement le nombre d’animaux par groupe. Ce modèle se faisant sous anesthésie, cela permet de réduire la douleur et le stress chez l’animal.

Raffinement

En accord avec la règle de raffinement, les procédures chirurgicales seront réalisées sous anesthésie générale avec maintien de la température corporelle via l’utilisation de plaque chauffante thermo-régulée. Dès leur arrivée dans la zone d’exploration fonctionnelle, les animaux seront hébergés dans des conditions définies par la directive européenne 2010/63/UE et un enrichissement sera introduit dans l’hébergement des animaux. L’état des animaux sera suivi quotidiennement par du personnel compétent afin de s’assurer de leur bien-être et de l’absence de point limite à savoir prostration, perte de poids, difficulté à se mouvoir, s’alimenter, boire, piloérection, présence de blessure, … . Après chaque intervention chirurgicale, une attention particulière sera apportée sur le réveil des animaux et l’absence d’agressivité vis-à-vis de ces congénères. Si un animal présentait un point limite, il serait isolé dans un premier temps et hydraté et mis en présence de nourriture dans la litière si besoin. Si son état ne s’améliorait pas dans les 48h, les expérimentateurs compétents excluraient l’animal de l’étude et l’euthanasieraient.

Choix des espèces

L’utilisation de rats pour l’étude des contractions utérines est déjà décrite dans la littérature. Les animaux utilisés seront au moins âgés de 7 à 8 semaines afin d’avoir des animaux sexuellement matures permettant de mimer au mieux les conditions cliniques humaines.

  • Formation professionnelle
Rats : 290
Souffrances
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Devenir
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 290

290 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance légers à modérés. Ils servent de support à des étudiants qui s'entraînent aux injections intrapéritonéales, intramusculaires, intraveineuses et au gavage sur animaux vigiles, un même rat pouvant être réutilisé entre la formation et l'évaluation, avant d'être tué puis disséqué. Le porteur justifie l'usage du rat par une formation réglementaire à l'expérimentation animale de niveau praticien. Il affirme la "nécessité" de manipuler des animaux vigiles pour maîtriser ces gestes.

Objectifs

Ce projet s'inscrit dans la formation réglementaire à l'expérimentation animale (niveau praticien), que nous proposons à des étudiants de Licence Professionnelle ou de Bachelor Universitaire de Technologie. Ce projet consiste à former des étudiants d'un point de vue pratique sur les procédures faiblement invasives chez le rat (procédures régulièrement utilisées en expérimentation animale), puis de contrôler leurs connaissances pratiques afin de valider la formation réglementaire. Ce TP permettra à certains étudiants de pratiquer ces procédures pour la première fois de façon individuelle. Notre expérience nous montre qu'il est préférable dans une formation réglementaire de niveau praticien que les étudiants aient l’occasion de manipuler des animaux vigiles et d'acquir de l’autonomie. Le rat est une des espèces les plus utilisées en expérimentation animale. Dans la formation de la licence professionnelle ou du Bachelor Universitaire de Technologie, les étudiants réalisent un TP sur la souris leur permettant d’acquérir les gestes de base sur cette espèce. Ainsi dans un souci de réduction des animaux utilisés, nous avons fait le choix de n’inclure que des rats dans le TP dédié à notre formation praticien.

Bénéfices attendus

Ce TP permettra une validation pratique de la formation à l’expérimentation animale niveau praticien dispensée dans notre établissement. En effet, la réalisation de ce TP (partie apprentissage et partie évaluation) est incluse dans le dossier de validation de notre formation praticien. Etant donné que cette formation à l'expérimentation animale niveau praticien donne aux étudiants, l'ayant validée, la possibilité de travailler avec des animaux de laboratoire dès leur sortie de formation, il nous semble nécessaire de leur donner des bases pratiques et de les évaluer pour s'assurer qu'ils sont bien capables de travailler avec des animaux dans les meilleures conditions pour le bien-être de ces derniers. En outre, le retour des employeurs sur notre formation praticien est très positif, car ils trouvent que nos étudiants sont rapidement autonomes après une prise de poste et que leur maîtrise des gestes techniques leur permetttent d'assurer un travail respectueux de l'animal.

Procédures

Les animaux seront répartis en 3 lots qui seront soumis à des protocoles différents faisant appel à la réalisation de procédures faiblement invasives : - Lot 1 : une administration intrapéritonéale (IP)/un prélèvement sanguin (TP formation) et une administration intramusculaire (IM) (TP évalutation). Les rats recevront par voie IP du sérum physiologique, un produit neutre. Le prélèvement sanguin par voie intraveineuse (IV) dans la veine de la queue sera réalisé sur animal vigile à l'aide d'un tube de contention adapté à son poids. Le volume prélevé sera faible (

Impact sur les animaux

Les procédures réalisées dans ces TP sont faiblement invasives. Les produits adminsitrés sont neutres (sérum physiologiques, eau distillée). Les administrations de produits se feront sous le strict contrôle de l’équipe enseignante, y compris lors de l’évaluation pratique. Ainsi les seules nuisances attendues pour les animaux seront liées au stress de la manipulation mais, afin de diminuer ce stress, les animaux seront préalablement habitués à la manipulation par l'équipe technique.

Devenir

A la fin des protocoles, les animaux seront mis à mort. Ils seront ensuite réutilisés pour les TP de dissection réalisés en 1ère année dans notre formation.

Remplacement

Afin de valider la formation réglementaire à l'expérimentation animale (niveau praticien), il est nécessaire que les étudiants pratiquent les techniques les plus usuelles et les moins invasives (IM, IP, IV et VO) sur animal vigile pour les maîtriser et ceci en complément des autres supports utilisés (vidéos, démonstrations...).

Réduction

Le nombre d'animaux utilisés a été calculé de manière à prendre en compte le degré de stress et/ou de douleur potentiellement occasionné chez l'animal, tout en permettant une bonne formation pratique des étudiants. L'administration par voie orale sera réalisée une fois par rat et par un étudiant, l'injection par voie IP et le prélèvement de sang par voie IV seront réalisés une seule fois par rat et par un étudiant et enfin l'injection IM sera réalisée par 2 étudiants alternativement sur le même rat (une IM par cuisse). Un enseignant réalisera une démonstration de chaque procédure en utilisant 3 rats. Afin de réduire le nombre d’animaux utilisés, l'ensemble des rats sera réutilisé pour le contrôle pratique, mais au minimum 4 jours après la formation pratique pour un meilleur confort de l'animal. Au total, 58 rats maximum seront utilisés par an pour 20 étudiants, soit un total de 290 rats pour 5 ans. Ce chiffre sera bien entendu revu à la baisse si le nombre d'inscrits à la formation est inférieur à 20. Enfin, certains animaux pourront provenir d'un précédent protocole classé hors champ, dans lequel les rats femelles auront eu 2 frottis vaginaux, ou d'un TP de pharmacologie dans lequel, les rats mâles et femelles auront reçu une administration IP unique d'une molécule pharmacologique à action rapide (anxiolytique, antidépresseur, véhicule des molécules...), suivi de tests comportementaux simples. Ceci permettra de réduire encore le nombre d'animaux que nous faisons nâitre dans notre établissement pour ce TP formation praticien.

Raffinement

Les animaux utilisés dans ce projet seront hébergés, par groupe socialement harmonieux, en présence de deux éléments d'enrichissement (tunnel en plastique et bâton de bois à ronger ou noix). Les animaux auront été habitués à la préhension / contention avec le personnel de l’animalerie, afin qu'ils soient moins stressés lors des procédures réalisées par les étudiants. Avant toute intervention sur l'animal, les étudiants auront visionné les différentes procédures à exécuter sur des vidéos et/ou images et également en démonstration par les enseignants. La pratique des étudiants sur l'animal ne sera réalisée que sous contrôle rigoureux des enseignants. Une attention particulière sera portée sur la nécessité de travailler dans le calme afin d'éviter tout stress inutile chez l'animal. De plus, les rats seront récompensés à la fin de chaque manipulation à l'aide d'un aliment appétent sucré (type pop corn, biscuit sec...), ce qui permettra de diminuer leur stress tout en sensibilisant les étudiants à l'importance du renforcement positif. Enfin une même procédure ne sera pas réalisée deux fois sur un même animal. Ainsi lors du contrôle, la procédure effectuée sur chaque rat sera différente de celle réalisée pendant la formation pratique. A noter qu'avant les séances de TP, les étudiants auront suivis plusieurs enseignements théoriques de la formation à l'expérimentation animale et seront donc particulièrement sensibilisés au respect des procédures.

Choix des espèces

Cette formation à l'expérimentation animale (niveau praticien) aura pour spécialisation d'espèces animales : les rongeurs rats et souris. Dans le cadre du programme de la Licence Professionnelle et du Bachelor Universitaire de Technologie, un TP est réalisé chez la souris, pendant lequel les étudiants réalisent certaines procédures faiblement invasives (IP, SC). Dans la LP et dans le BUT, les étudiants réaliseront également un TP sur le rat, dans lequel ils pourront réaliser une IP et/ou une VO, mais pas de façon systématique en individuel. Cet unique TP ne permettant pas de former suffisamment à l'utilisation du rat en expérimentation animale nous avons choisi de conserver notre TP de formation à l'expérimentation animale sur le rat, afin de former nos étudiants à d'autres procédures faiblement invasives (IM, prélèvement sanguin) mais également de consolider leur apprentissage de l'IP et de la VO (procédures les plus utilisées en expérimentation animale). Les animaux seront âgés de 8-12 semaines et pèseront entre 250 et 350 g en fonction du sexe, poids qui permettront une contention aisée pour des étudiants qui se forment à l'expérimentation animale.

  • Enseignement supérieur
  • Formation professionnelle
Cochons : 300
Souffrances
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Devenir
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 300

300 porcs vont être utilisés, opérés sous anesthésie générale puis tués avant tout réveil. Chaque animal subit deux à trois procédures chirurgicales au cours d'une anesthésie de six à huit heures, pour entraîner des chirurgiens à manipuler un robot opératoire. Le porteur prévoit de former 500 à 600 chirurgiens sur cinq ans. Il présente l'entraînement sur simulateur et modèles en plastique comme préalable, puis qualifie la formation sur tissus vivants d'"indispensable voire incontournable".

Objectifs

Le traitement de nombreuses pathologies cancéreuses ou bénignes nécessite, en complément d’un traitement médicamenteux, de la chirurgie. La chirurgie conventionnelle passant par une ouverture cutanée, et communément appelée chirurgie ouverte, présente des risques pour le patient. En effet un temps de récupération long, des douleurs post opératoires intenses et une augmentation du risque infectieux sont les inconvénients majeurs d’une telle intervention. Depuis de nombreuses années des techniques dites mini invasives, comme la cœlioscopie, se développent. Cette technique, permettant d'opérer à travers de petites incisions, devenue depuis un standard en chirurgie, présente un avantage majeur, celui de diminuer les contraintes rencontrées en chirurgie ouverte, mais présente certaines limites. Lors d’une intervention chirurgicale coelioscopique, les instruments utilisés sont totalement rigides dépourvus d’articulation, l’endoscope (caméra) qui permet la vision sera contrôlé, non pas par le chirurgien opérateur, mais par un tiers. Durant toute la totalité de l’intervention chirurgicale, le chirurgien sera debout au-dessus du patient dans une position inconfortable ce qui pourrait avoir un impact sur la concentration et l’état général de ce dernier. Voilà pourquoi une nouvelle forme de chirurgie mini invasive a vu le jour, la chirurgie mini invasive robotique assistée. Cette dernière approche va combiner les avantages des deux autres et en apporter de nouveaux. Le chirurgien va travailler assis à une console, avec une vue en trois dimensions, contrôlant des instruments complètement articulés et cela en toute autonomie. Aujourd’hui, les chirurgiens qui souhaitent accéder à la robotique doivent se former.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus du projet sont la maitrise de la manipulation des robots-chirurgicaux afin de réaliser les interventions en toute sécurité chez l'Homme.

Procédures

Les animaux seront soumis à 2 ou 3 procédures chirurgicales au cours d'une même anesthésie générale durant 6 à 8h.

Impact sur les animaux

Les nuisances et les effets indésirables attendus seront réduits au minimum grâce à l'optimisation du protocole anesthésique et la prise en charge de la douleur en période per-opératoire (permettant, comme chez l’homme, de réaliser un acte chirurgical dans des conditions adaptées et non délétères pour l’animal) et du fait de la mise à mort des animaux en fin de chirurgie (protocole sans réveil). Des incidents chirurgicaux (hémorragies, lacérations digestives par exemple) sont toutefois toujours envisageable et peuvent conduire à une mise à mort anticipée des animaux.

Devenir

Tous les animaux sont mis à mort en fin de formation.

Remplacement

Après des phases de formation en simulation virtuelle, sur modèles en plastique, l’enseignement comprend aussi des sessions sur sujet anatomique afin de compléter les objectifs de formation. Il reste cependant une étape indispensable pour que ces chirurgiens soient prêts à opérer des patients : afin de leur permettre de réaliser une intervention en toute sécurité sur l’Homme, une formation technique sur tissus vivants est nécessaire voire incontournable. En effet des applications comme l’utilisation d’énergie visant à coaguler un vaisseau (électrocoagulation), disséquer ou exposer un tissu n’a de sens que sur un modèle vivant.

Réduction

Les sessions de formation débutent par des séances de la simulation virtuelle dans les consoles, puis ces séances sont suivis par la manipulation des robots à partir de ces mêmes consoles sur des modèles en plastique, permettant aux apprenants de se familiariser avec le contrôle des robots et de maitriser les gestes avant de les effectuer sur animaux vivants. La formation s'adresse uniquement au chirurgien et à son aide (IBOD ou chirurgien). Le nombre de porcs sera réduit au minimum, à raison d’un animal par binôme avec une valorisation de chaque animal sur lequel plusieurs gestes chirurgicaux par temps opératoire pourront être effectués. Le nombre de formations dépend du nombre de robots mis sur le marché à l’échelle européenne voire internationale. Nous estimons cependant le nombre de chirurgiens à former entre 500 et 600 sur les 5 prochaines années (soit 300 porcs).

Raffinement

Les porcs sont préalablement hébergés en groupe sociaux selon la réglementation en vigueur (acclimatation), ils disposent d’enrichissements leur permettant d’exprimer leurs comportements naturels comme le fouissage, l’exploration d’objets à mâchouiller, le repos sur une aire dédiée. Une surveillance et des soins quotidiens sont apportés par une équipe qualifiée de techniciens et vétérinaires. Le protocole prévoit des procédures mini-invasives réalisées sous anesthésie générale par un chirurgien sous la supervision d’un formateur qualifié. Les animaux sont prémédiqués avant d’être transférés au bloc opératoire. Une voie veineuse est posée pour l’induction de l’anesthésie générale (propofol/rocuronium). Ils sont intubés et placés sous anesthésie gazeuse (isoflurane/oxygène) avec assistance respiratoire. L'analgésie est assurée par l'utilisation d'anti-inflammatoires voire d'opioïdes puissants. Le vétérinaire désigné et la structure chargée du bien-être animal accompagnent le responsable de la mise en œuvre du projet et proposeront la mise en place de mesures correctives en cas d’atteinte au bien-être animal.

Choix des espèces

Porc Large White La taille du cochon est adaptée à l’utilisation de notre système de robotique, des instruments de chirurgie, endoscope, conçus pour l’homme. Anatomie homologue (espèce monogastrique) pour modéliser les voies d’abords et les pratiques en chirurgie viscérale. Nous projetons l’emploi de porcs juvéniles, de 30 à 60 kilogrammes, en fonction des formations. Ces tailles de cochon sont adaptées à l’utilisation de notre système de robotique, des instruments de chirurgie, endoscope, conçus pour l’homme. La taille des organes des porcs à ce stade de croissance correspond déjà à ce qui peut être observé en clinique chez l’homme, il offre les repères anatomiques recherchés par le praticien et permet d’utiliser les mêmes équipements et matériels chirurgicaux que chez le patient.

  • Enseignement supérieur
Rats : 90
Souffrances
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Devenir
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 90

90 rats vont être utilisés sur cinq ans, tués sous anesthésie sans réveil, dans le cadre d'un travail pratique de physiologie. Chaque rat est mis à mort par surdose d'anesthésique pour prélever son cœur, ensuite monté sur un dispositif isolé permettant à des étudiants d'observer les effets de molécules sur la contraction cardiaque. Le porteur présente ce travail sur organe isolé comme une "méthode alternative à l'expérimentation animale" et une réduction par rapport aux travaux pratiques antérieurs. Il affirme qu'une formation de qualité ne permet pas de diminuer davantage le nombre d'animaux tués.

Objectifs

Ce projet s’inscrit dans le cadre du programme pédagogique national de notre formation, qui prévoit la mise en évidence des régulations des grandes fonctions physiologiques ainsi que l'apprentissage de la prise de mesure de paramètres physiologiques . Dans la compétence concernée par ce TP, l’utilisation d’organes isolés en substitut d'études in vivo est souhaitée, afin de mettre en évidence les mécanismes de régulations physiologiques. Ce TP participera à l’apprentissage de la physiologie cardio-vasculaire, mais également à l'utilisation de méthodes alternatives à l'expérimentation animale.

Bénéfices attendus

Ce TP permettra plusieurs apprentissages à nos étudiants : 1- fonctionnement de l’appareil de Langendorff et du logiciel associé; 2- suivi des contractions cardiaques du cœur isolé au cours du temps; 3- étude des effets de différentes molécules physiologiques (adrénaline, noradrénaline, acétylcholine) et pharmacologiques (isoprénaline, propranolol, atropine) sur le fonctionnement cardiaque; 4- travail sur organe isolé permettant une diminution du nombre d’animaux utilisés, notamment en comparaison avec les TP de physiologie réalisés en suivant le programme pédagogique des années antérieures.

Procédures

Les animaux seront soumis à une procédure sans réveil, c'est à dire une mise à mort après anesthésie/analgésie générale sans reprise de conscience. C'est la seule intervention à laquelle ils seront soumis. La procédure durera environ 15 minutes entre l'injection d'anesthésique par voie IP et la fin du prélèvement cardiaque. Cette durée dépend principalement du temps nécessaire à l'animal pour atteindre une anesthésie/analgésie chirurgicale avant la surdose d'anesthésique par voie IV. Le prélèvement en lui-même durera 5 minutes environ.

Impact sur les animaux

Il s’agit d’un protocole induisant la mort de l’animal sous anesthésie générale sans réveil. Aucune douleur n’est attendue pour les animaux qui ne reprendront pas conscience après la mise en place de l’anesthésie/analgésie. Les réflexes des animaux seront évalués tout au long de la procédure et une nouvelle dose d’anesthésique sera administrée en cas de besoin avant la mise à mort de l'animal.

Devenir

Le but de ce projet est le travail sur organe isolé dans un cadre éducatif. Ainsi, la mise à mort des animaux inclus dans le projet est nécessaire afin de pouvoir prélever les organes d'intérêt (ici le coeur).

Remplacement

Le programme pédagogique national de notre formation prévoit l’utilisation de techniques de remplacement à l’expérimentation animale,notamment en physiologie animale. Pour cela, nous avons choisi de mettre en place ce TP sur le cœur isolé de rat, qui permet de remplacer l’utilisation d’animaux vivants pour l’étude des fonctions cardiovasculaires. Il n’est pas possible de remplacer ce système par des méthodes in vitro qui ne permettraient pas l’analyse de régulations physiologiques. Ce TP permettra détudier les régulations physiologiques de la fonction cardiaque, notamment par le système autonome, et de mettre en évidence les récepteurs impliqués en utilisant différentes molécules pharmacologiques, ce qui en enseignement ne pourrait pas être étudié dans un TP de suivi de la fonction cardiaque chez l'homme.

Réduction

Pour ce TP cœur isolé, nous utiliserons deux rats/groupe de 14 étudiants et 6 groupes d’étudiants seront concernés par ce TP soit 12 animaux/an pour 84 étudiants. A cela, nous souhaitons ajouter 2 rats par an en cas de soucis de prélèvement cardiaque et 10 rats permettant la mise au point de ce TP, soit un total de 14 animaux/an + 10 pour la mise au point, soit 90 rats/5ans. Bien entendu, ce nombre d’animaux sera revu à la baisse en fonction du nombre d’étudiants mais également en fonction des besoins pour la mise au point du protocole. Ce nombre permettra aux étudiants de travailler par groupe de 7 pour un cœur isolé, ce qui leur permettra de manipuler le matériel (ordinateur, appareil de Langendorff), de préparer les différentes solutions et d’analyser les résultats. Enfin, ces animaux pourront provenir d'un précédent protocole, tel que des TP de pharmacologie (procédures légères, administration de substances pharmacologiques par voie IP/VO et/ou étude comportementale) en 2e ou 3e année du BUT ou bien des TP servant à valider la formation de niveau praticien de nos étudiants (procédures légères, injection de sérum physiologique en IP/IM). Afin de fournir une formation de qualité à nos étudiants il n'est pas possible de diminuer le nombre d'animaux.

Raffinement

Les animaux seront hébergés en groupes socialement harmonieux durant toute la durée de leur vie à l’animalerie, en présence de deux éléments d’enrichissement (tunnel en plastique et noix ou batonnet à ronger). Tout animal stressé ou malade sera exclu de l’étude. L’unique procédure concerne la mise à mort de l’animal sous anesthésie profonde et après une surdose d’anesthésique / analgésique. Le personnel formé à cette procédure sera vigilant aux réflexes de l’animal et s’assurera de réaliser le prélèvement cardiaque le plus rapidement possible. Préalablement au TP, les animaux auront été manipulés régulièrement afin de diminuer leur stress lors de l’injection IP.

Choix des espèces

Les rats possèdent un cœur plus gros que les souris ce qui favorise d’une part le prélèvement de l’organe et d’autre part le suivi d’un seul cœur isolé par un groupe relativement important d’étudiants (n=7). De plus, les études de physiologie animale sur cœur isolé de rat sont très bien documentées dans littérature. Les animaux seront utilisés au stade adulte, afin de pouvoir facilement prélever le cœur et d’avoir un cœur dont la taille permette le suivi par un groupe d’étudiants.

  • Enseignement supérieur
Rats : 1500
Souffrances
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Devenir
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 1500

1500 rats vont être utilisés, opérés sous anesthésie et tués sans réveil, dans le cadre de travaux pratiques universitaires. Chaque animal subit la pose de plusieurs cathéters, jusqu'à cinq, et des prélèvements de sang, de bile ou de suc pancréatique, gestes réalisés par des étudiants en binôme ou trinôme. Le porteur envisage parmi les risques une hémorragie massive si un étudiant sectionne la carotide et une détresse respiratoire, l'animal étant alors tué. Ces séances ne produisent pas de connaissances mais entraînent des étudiants, et il mentionne des méthodes in vitro et de simulation utilisées "en amont ou en parallèle".

Objectifs

Les travaux pratiques dispensés sur des rongeurs vivants (rats) sont en lien direct avec l'enseignement dispensé au sein du Bachelor Universitaire de Technologie (BUT) Génie Biologique, parcours Biologie Médicale et Biotechnologie (BMB). Conformément au programme national de la formation, ils permettent aux étudiants d'acquerir les gestes opératoires de base dans le respect de la reglementation en vigueur. Cela permet de mettre en application les protocoles opératoires permettant d'explorer les régulations des grandes fonctions physiologiques (motilité intestinale, pression arterielle, fonction de détoxification du foie, fonction pancréatique...).

Bénéfices attendus

Les manipulations évoquées permettent aux étudiants d'explorer in vivo les régulations de diverses grandes fonctions physiologiques décrites lors d'enseignements théoriques. Cette mise en pratique leur permet également d'acquerir des compétences professionnelles concrètes nécessaires à leur futur métier de technicien de laboratoire polyvalent. Enfin, l'expérimentation animale permet aux étudiants de mieux appréhender la complexité des interactions physiologiques réelles, d'évaluer la profondeur d'un protocole d'anesthésie-analgésie et de se familiariser aux travaux sur animaux vivants dans de meilleurs conditions.

Procédures

Les rats sont inclus dans une procédure expérimentale de classe sans réveil pour une durée maximale de 3H. Ils sont soumis à une antalgie au moins 30 minutes avant une anesthésie. Chaque animal sera soumis à une procédure chirurgicale consitant en la pose d'une ou plusieurs canulations (jusqu'à 5 cathéthers pourront être posés) puis à 1 ou 3 prélèvement de sang associés à des prélèvements en continu de bile ou de suc pancréatique. Au cours de la chirurgie, ils recevront une deuxième injection d'anesthésique.

Impact sur les animaux

Les nuisances attendues sont les suivantes : a - Le stress généré par la contention et l'injection de l'anesthésique. Intensité faible, durée d'une minute. b - Réaction de l'animal en cas de dissipation de l'effet anesthésique. Intensité faible à moyenne, durant le temps de la prise d'effet de la prolongation d'anesthésie (quelques minutes). c - Hémmoragie massive si l'étudiant sectionne l'artère carotide durant l'opération. Intensité moyenne à forte durant le temps de la prise d'effet de l'euthanasiant (quelques secondes). d - Détresse respiratoire sévère malgré la trachéotomie. Intensité moyenne à forte durant le temps de la prise d'effet de l'euthanasiant (quelques secondes).

Devenir

Tous les animaux sont mis à mort à l'issue des procédures de classe sans réveil, l'ensemble des gestes techniques réalisés sur les animaux ne permettent pas de les réutiliser.

Remplacement

Des méthodes alternatives sont mises en pratique en amont ou en parallèle des procédures, notamment par l'utilisation de techniques in vitro (en culture cellulaire) ainsi que techniques in silico par des appareils de monitoring modernes permettant des simulations d’expériences simples.

Réduction

Les étudiants travailleront en binôme ou trinôme (1 animal pour 2 à 3 étudiants) afin de réduire le nombre de rats utilisés. Nous estimons le nombre d'animaux à 1350 rats sur cinq ans. Aucune étude statistique n'est envisagée.

Raffinement

Les animaux reçoivent 30 minutes avant l'anesthésie, une analgésie pré-opératoire. Les animaux sont ensuite placés sur les plaques en bois éclairées par une lampe afin de maintenir la température corporelle de l'animal au cours de l'expérience. L'état d'anesthésie est contrôlé régulièrement (toutes les 10 minutes) par le pincement du pli de peau interdigité d'un membre postérieur, l'absence de mouvements des paupières et une respiration régulière. Une feuille de suivi de soins permet d'évaluer le bien-être de l'animal. En cas de réaction ou de réveil de l'animal, une anesthésie supplémentaire sera réalisée. En cas de difficultés respiratoires, une trachéotomie pourra être réalisée. Si les difficultés repiratoires persistaient ou si une hémorragie massive était observée ou en cas d'inaction de la seconde anesthésie l'animal sera mis à mort.

Choix des espèces

La physiologie des rats est proche de la physiologie humaine de part leur proximité phylogénétique ce qui permet de bien illustrer les régulations des grandes fonctions. Les animaux sont des individus adultes ayant atteint le poids de 250g car les vaisseaux sanguins sont plus gros ce qui facilite le travail opératoire.

  • Formation professionnelle
  • Recherche appliquée
    • Troubles sensoriels
Souris : 590
Souffrances
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▲ 590
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Devenir
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 590

590 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Rendues diabétiques et obèses par leur lignée db/db, elles sont exposées à des sons de forte intensité, jusqu'à 116 décibels, provoquant des pertes auditives, puis subissent des mesures d'audition sous anesthésie et des prélèvements de sang répétés. Leur oreille interne est prélevée après la mise à mort, ce prélèvement ne pouvant se faire sur un animal vivant. Le porteur affirme qu'il n'existe "pas de méthodes alternatives validées" et conclut à la "nécessité" du recours à l'animal.

Objectifs

La transmission d’un son de l’oreille externe en signaux aux cellules ciliées, cellules sensorielles de l’oreille interne situées dans la cochlée et reliées au nerf auditif. La vibration du tympan est transmise via la fenêtre ovale au liquide de l’oreille interne via les osselets (marteau, enclume et étrier). Les ondes sonores transmises dans le liquide de l’oreille interne sont traduites en signaux électriques par les cellules ciliées. Ces signaux électriques sont transmis au cerveau par le nerf auditif. Lorsque les cellules ciliées sont lésées, par une substance chimique, un traumatisme ou par le vieillissement, la personne a une perte auditive. Plus de 90% des pertes auditives sont dues à une destruction des cellules ciliées ou du nerf auditif (Hildebrand et al., 2008; Kujawa and Liberman, 2019). Dans le cadre du diabète et plus particulièrement celui de type-2, le mécanisme conduisant à une surdité n’est pas clairement établi. Plusieurs hypothèses ont été avancées, notamment une atteinte vasculaire au niveau de la cochlée, par analogie avec la rétinopathie et la néphropathie diabétique résultant d’une altération des micro-vaisseaux sanguins avec l’épaississement du sang par l’hyperglycémie. En parallèle, le diabète de type 2 induit une inflammation systémique chronique qui à terme peut avoir des répercussions au niveau de l’oreille interne et entraîner une dégradation des cellules ciliées, ou une augmentation de la susceptibilité au bruit. Chez la souris, il a été démontré qu’un trauma acoustique modéré, provoquant une surdité temporaire chez les animaux sains, induisait une surdité permanente chez des animaux diabétiques (Han et al., 2018). Enfin, une neuropathie périphérique ciblant le nerf auditif pourrait également conduire au développement de la surdité en lien avec le diabète. Il n’existe aucun traitement pharmacologique pour la surdité et les traitements du diabète, bien que permettant un meilleur contrôle de la glycémie ils ne traitent pas le cause de l’hyperglycémie qui reste élevée avec des conséquences au long-terme. Face à l’augmentation constante de la prévalence de ces deux pathologies, la recherche d’une solution thérapeutique adaptée reste un enjeu majeur de santé.

Bénéfices attendus

Les bénéfices escomptés sont de valider ou d’invalider l’efficacité de candidats médicaments dans ces indications thérapeutiques. Ceci permettra de mieux sélectionner les candidats médicaments et de concentrer la rechercher et développement uniquement sur les candidats médicaments avec un haut potentiel d’efficacité.

Procédures

Les animaux vigiles seront exposés à des sons de forte intensité 2 intensités seront testées 100 et 116dB. Trois protocoles d’exposition seront testés : 100dB durant 2 heures 100dB durant 2 heures chaque jour jusqu’à 7 jours consécutifs 116dB pendant 1 heure Des mesures d’audition seront réalisées chaque semaine sous anesthésie générale. Un prélèvement de sang sera réalisé chaque semaine (au maximum 100µl) L’administration de traitement sera réalisée. Le traitement pourra être administré chez les animaux vigiles lors des traitements administrés par voie orale, intra-péritonéale, intraveineuse, sous cutanée. Le traitement sera réalisé chez des animaux sous anesthésie générale lors des traitements par transtympanique.

Impact sur les animaux

Développement d’un diabète de type 2 et d’une obésité. Pertes auditives consécutives à l’exposition au son de forte intensité

Devenir

Les animaux sont euthanasiés car des prélèvements de l’oreille interne sont réalisés pour des analyses anatomopathologiques. Le prélèvement de l’oreille interne ne peut se réaliser sur des animaux vivants donc les animaux sont euthanasiés en vue de ces prélèvements.

Remplacement

Remplacer : le recours à l’animal de laboratoire est nécessaire car il n’existe pas de méthodes alternatives validées pour évaluer l’audition et développer des modèles pathologiques de trauma acoustique ou d’acouphènes. Les atteintes des cellules ne peuvent pas être étudiées via la culture cellulaire ou les modèles informatiques car nous ne pouvons pas reproduire la complexité des mécanismes conduisant aux troubles de l’audition. L’influence d’une pathologie métabolique telle que le diabète de type-2 sur la surdité est complexe, impliquant plusieurs facteurs (vasculaires, inflammatoires et modifications lipidiques) qui ne peuvent être évalués que in vivo chez l’animal. Néanmoins nous réalisons une veille bibliographique active afin de suivre les modèles de remplacement qui sont susceptibles d’être développés à l’avenir.

Réduction

Réduire : le nombre d’animaux nécessaire a été calculé, selon des méthodes de biostatistiques, en tenant compte de la variabilité des modèles et des méthodes d’induction des troubles auditifs. Cette approche nous permettra d’obtenir des résultats fiables

Raffinement

Raffinement : dans nos études, les impératifs éthiques associés, tels que les modalités d’administration et de prélèvement, l’hébergement et l’enrichissement du milieu, la prévention de toute douleur, détresse ou inconfort chez l’animal, seront intégrés avec une attention particulière pour le phénotype diabétique et obèse (entre 5 et 25 semaines d’âge fenêtre d’âge des animaux inclus dans nos études). Un contrôle hebdomadaire de la glycémie et du poids des animaux nous permettra de suivre l’hyperglycémie et l’obésité dans le temps. Parmi les complications liées au diabète possiblement attendus, la polyurie (augmentation de la fréquence et du volume d’élimination urinaire), la polydipsie (augmentation de la sensation de soif) et la polyphagie (augmentation de la sensation de faim) sera prise en charge via des conditions d’hébergement adaptés (change des cages plus fréquent, mise à disposition de plus d’eau et de nourriture) . Une attention particulière sera portée aux procédures anesthétiques sur animaux obèses, par rapport au stockage de certains produits anesthésiants dans les graisses.

Choix des espèces

Le modèle de diabète chez la souris db/db est bien établi et caractérisé. Nous sommes en mesure de suivre l’évolution de l’audition chez cette espèce. C’est pourquoi nous avons choisi de travailler avec cette espèce dans le cadre de ce projet. Concernant le stade de développement nous allons inclure de jeunes adultes (développement du diabète à partir de 5 semaines et jugé non délétère selon la bibliographie de l’éleveur jusqu’à 25 semaines). Pour s’affranchir des pertes auditives liées à l’âge et se focaliser sur l’influence du diabète.

  • Enseignement supérieur
Poissons zèbres : 230
Souffrances
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▲ 230
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Devenir
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 230
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230 poissons zèbres vont être utilisés, dans des procédures classées en souffrance modérée, pour un enseignement de biologie du développement. Le porteur indique que les adultes ne subissent aucun traitement et servent uniquement à la reproduction, seuls leurs embryons de moins de cinq jours étant observés, puis qu'ils sont réutilisés à des fins pédagogiques. Il décrit un génotypage présenté comme non invasif, par simple repérage d'un marqueur fluorescent. Il justifie le maintien de lignées vivantes par l'intérêt de montrer aux étudiants un vertébré à embryons transparents.

Objectifs

Ce projet consiste à présenter un organisme modèle vertébré, le poisson zèbre, pour renforcer et illustrer les cours et travaux dirigés de la Biologie / Génétique du Développement. Les concepts de base de la Biologie du Développement animal visent à faire comprendre la mise en place des structures précoces, les phénomènes d'induction tissulaire, la morphogenèse et l’organogenèse dans un organisme vertébré. Nous présenterons des embryons sauvages et mutants, fixés et vivants, à des stades de développement précoces. Nous utiliserons des lignées mutantes, inductibles par la chaleur, des traitements chimiques et l'injection transitoire d'ARN guide (CRISPR/CAS9) pour induire des phénotypes précoces facilement observables à 3 jours de développement pour les étudiant.es.

Bénéfices attendus

Le projet nous permettra de présenter un organisme modèle vertébré aux étudiant.es de Biologie du Développement et de les faire observer en parallèle des embryons vivants et fixés pour avoir une vision dynamique et réaliste de nos enseignements.

Procédures

Les animaux générés par ce projet seront utilisés à des fins reproductives, seuls leurs embryons dans les phases de développement autonomes (avant 5 jours de développement) seront utilisés pour expérimentation et observation à 1 jour, 2 jours, 3 jours, 4 jours et 5 jours. Ils sont ensuite fixés à 3, 4 et 5 jours pour analyse moléculaire et phénotypique.

Impact sur les animaux

Dans ce projet pédagogique nos adultes ne sont soumis à aucun traitement et servent uniquement à la reproduction pour générer des embryons pour nos observations phénotypiques.

Devenir

A l'issue de la procèdure les animaux seront réutilisés à des fins reproductives pédagogiques.

Remplacement

Notre projet utilise des embryons et des larves plutôt que des poissons adultes.

Réduction

Les travaux pratiques concernent uniquement des processus embryonnaires ou larvaires avant 5 jours de développement. Par conséquent, les poissons adultes gardés au laboratoire sont consacrés uniquement à la reproduction et ne sont soumis à aucune expérimentation. Le nombre d'individus hébergés correspond au nombre minimal nécessaire au maintien des lignées et à la production d'œufs nécessaires à nos observations. Nous prenons soin de faire évoluer nos protocoles expérimentaux afin de réduire le nombre d’individus hébergés dans l’animalerie.

Raffinement

Tout est fait dans ce projet pour que nos adultes soient dans les meilleures conditions pour pouvoir se reproduire afin que d’obtenir nos embryons. De plus, le génotypage dans ce projet est dit non invasif (sélection des lignées grâce à la présence d'un rapporteur fluorescent) ce qui n'induit pas de douleur chez l'animal.

Choix des espèces

Nos enseignements visent à transmettre les connaissances sur le développement des organismes modèles vertébrés. Ils portent sur la mise en place des axes et territoires embryonnaires. Une approche éducative incluant un animal vertébré permet une meilleure appréhension des phénomènes contrôlant ces processus. Le poisson zèbre est un modèle qui présente de nombreux avantages dont la possibilité d'observer les événements embryonnaires précoces « in vivo » grâce à la transparence de ses embryons. Ce modèle, permet aisément et de façon non- invasive, le recourt à l'utilisation d'approches chimiques, de lignées transgéniques inductible par la chaleur et de mutagénèse dirigée transitoire pour obtenir des phénotypes facilement observables et quantifiables précocement afin de comprendre les processus moléculaires et génétiques étudiés. De plus, contrairement, aux autres modèles génétiques vertébrés, les poissons ont un développement embryonnaire externe permettant d'avoir accès à ces embryons facilement pour observer le développement précoce. L'ensemble de nos processus développementaux d'intérêt et donc de nos expérimentations se déroulement entre le stade 1 cellule (oeuf) et 5 jours après la fécondation, stade auquel les larves de poissons zèbre ne sont pas encore autonomes. Les adultes sont utilisés uniquement à des fins reproductives et d'observation.

  • Formation professionnelle
Autres poissons : 16
Souffrances
▲ 16
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Devenir
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 16

16 daurades royales vont être utilisées, manipulées puis tuées sans réveil, dans le cadre d'une formation réglementaire à l'expérimentation animale. Chaque stagiaire s'exerce sur un poisson aux gestes de base, préhension à l'épuisette, anesthésie, marquage, prélèvement de sang et mise à mort. Le porteur justifie la mise à mort par la nécessité d'une autopsie et l'absence d'usage ultérieur, non par un objectif de connaissance. Il qualifie d'"indispensable" le recours à l'animal vivant pour reproduire les conditions de terrain.

Objectifs

Les formations règlementaires à l’expérimentation animale « Espèces aquacoles » (pour les chercheurs et pour les techniciens de laboratoire) sont approuvées par le Ministère de l’Agriculture (agrément obtenu pour 5 ans par l’établissement organisateur). Ces formations ont comme objectif d’assurer la formation spéciale complémentaire obligatoire à tout personnel réalisant des études utilisant l’animal de laboratoire vivant. Ces formations suivent un programme règlementaire validé par la Commission Nationale de la protection des animaux utilisés à des fins scientifiques avec des conférences (CM), des travaux dirigés (TD) et des travaux pratiques (TP).

Bénéfices attendus

L’objectif de ces formations est d’améliorer la pratique quotidienne des stagiaires afin qu’ils puissent appliquer les principes du raffinement dans leurs expérimentations (meilleur choix des modèles animaux et des procédures expérimentales, meilleure prise en charge du bien-être animal), et ainsi obtenir une meilleure efficacité notamment une meilleure reproductibilité dans les résultats ce qui aboutit à une réduction du nombre d’animaux utilisés pour atteindre les objectifs scientifiques.

Procédures

Les poissons (Daurade royale - Sparus aurata) sont utilisés pour réaliser l'apprentissage de gestes expérimentaux de base, tels que : - la préhension douce avec une épuisette. La capture à l’épuisette est effectuée avant l’anesthésie, et après l’anesthésie. Elle permet dans tous les cas une préhension douce de l’animal dans son milieu. - l'anesthésie dans un aquarium - la contention et la manipulation de l'animal anesthésié avec une épuisette puis sur la table d'expérimentation - le marquage avec une marque externe. Le marquage est effectué, après désinfection du site, avec un pistolet qui effectue un agrafage d’une marque externe. Le poisson est sorti de l’eau et placé sur un linge humide - le prélèvement de sang se fait au niveau de la veine caudale, avec une aiguille bleue 23G préconisée pour une utilisation "intramusculaire enfant" et "intraveineuse", en se positionnant en direction de la veine caudale (position présentée pendant la séance d’anatomie sur animal mort). Le geste du prélèvement de sang est supervisé par un encadrant avant toute action invasive sur l’animal. - l'euthanasie par immersion dans un bain avec surdosage de produit anesthésiant (benzocaine).

Impact sur les animaux

Animaux euthanasiés.

Devenir

Le choix d’euthanasier les animaux est lié à plusieurs aspects : - Nécessité de réaliser une autopsie pour identifier les éventuelles lésions provoquées par les actes expérimentaux effectués pendant la formation - Nécessité de pratiquer une procédure d'euthanasie conforme - Réalisation de divers prélèvements d’organes, une fois l’animal euthanasié, afin de montrer la démarche de laboratoire pour ces prélèvements - Absence de justification d’utilisation ultérieure de ces animaux par le laboratoire.

Remplacement

Le recours aux animaux vivants s'effectue après un premier apprentissage sur mannequin ou matériel inerte. L'utilisation d'animaux vivants est indispensable pour se placer dans les mêmes conditions que les conditions de terrain en phase expérimentale, afin d'appréhender au mieux le déplacement du poisson lors de sa préhension, d'exercer l'anesthésie, le marquage, le prélèvement et l'euthanasie.

Réduction

En matière de réduction, le nombre d’animaux utilisés est restreint au minimum, à savoir un poisson par stagiaire (soit 16 au total), pour que chaque stagiaire ait effectué à minima un ensemble de manipulation. D'un point de vue pédagogique, les stagiaires fonctionnent en binômes, chacun étant donc une fois manipulateur et une fois observateur et assiste/participe ainsi à deux ensembles complets de manipulations.

Raffinement

En matière de raffinement, les protocoles d’anesthésie-analgésie (benzocaine) sont adaptés de manière à éviter toute douleur ou souffrance aux animaux lors de leur manipulation. Les dosages d'anesthésiant sont proportionnés en fonction de l'espèce et du poids des individus. La concentration en oxygène dissous dans les bassins d'accueil est contrôlée, et si besoin, maintenue à un niveau suffisant pour ne pas générer de stress. Par ailleurs, les bassins utilisés lors des manipulations sont à fond noir, afin maintenir les poissons dans un environnement non stressant. Les individus sont contrôlés de façon continue pendant toute la durée de la formation afin d'identifier précocement tous signes de stress.

Choix des espèces

Les stagiaires concernés par les espèces aquacoles travaillent principalement sur des poissons de bassin ou de pleine mer. Deux espèces cibles sont maintenues sur le site et sont les sujets quotidiens des activités des stagiaires : Denti (Dentex dentex) et Corb (Sciaena umbra). La daurade royale (Sparus aurata) sélectionnée pour la réalisation de cette formation est une espèce animale de taille moyenne qui se rapproche assez des poissons utilisés en routine dans le laboratoire demandeur ; par ailleurs, la daurade bénéficie d'une disponibilité aisée en élevage. C'est aussi une espèce qui facilite les premières étapes de l’apprentissage et dont l’approvisionnement et l’hébergement ne sont pas trop contraignants dans la région concernée. Animaux jeunes adultes d'un poids suffisant pour permettre les actes expérimentaux de base et faciliter les manipulations, de l'ordre de 200 à 300 g de poids corporel.

  • Formation professionnelle
Cochons : 20
Souffrances
▲ 20
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Devenir
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 20

20 cochons vont être utilisés, opérés sous anesthésie et tués avant tout réveil, dans des procédures menées sous anesthésie générale. Chacun subit une chirurgie du rachis, laminectomie ou abord par laparotomie, non pour produire des connaissances mais pour entraîner des neurochirurgiens à maîtriser les saignements. Le porteur justifie le recours à l'animal par l'impossibilité de reproduire un flux artériel réel sur simulateur. Il résume les bénéfices à une formule brève, "importants pour les futurs patients".

Objectifs

Le projet a pour objectif de former les chirurgiens (neurochirurgiens) aux techniques permettant de limiter les saignements en cours de procédure et à l’utilisation d’agents hémostatiques limitants le saignement peropératoire.

Bénéfices attendus

Le but du projet est de permettre aux chirurgiens de se former à l’utilisation d’agents hémostatiques. Les bénéfices sont importants pour les futurs patients.

Procédures

La veille du traitement, les animaux seront mis à jeun pour la nuit. Le jour du traitement, les animaux seront placés sous anesthésie générale et sous antalgiques. le premier animal sera opéré dans les conditions d’une laminectomie dorso-lombaire, et le deuxieme animal sera opéré selon un abord antérieur du rachis lombaire par laparotomie ou lombotomie . Au cours de ces deux interventions, la démonstration des différentes techniques destinées à maitriser les saignements peropératoires telles que le tamponnement ou la coagulation bipolaire mais aussi le recours possible à certains agents hémostatiques en cas de saignement plus difficile à contrôler sera faite.

Impact sur les animaux

La procédure se déroulera sous anesthésie générale et aucune nuisance ou effet indésirable n’est attendu pour l’animal.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure.

Remplacement

Pour l'apprentissage de la gestion de l'hémostase, il est nécessaire de travailler dans des conditions réelles de flux artériel qui sont actuellement impossibles à reproduire sur simulateur.

Réduction

Afin de limiter le nombre d’animaux impliqués dans les formations, plusieurs techniques sont appliquées sur chaque animal.

Raffinement

Les porcs arrivent sur place une semaine avant la procédure pour leur permettre de s’habituer aux lieux et ainsi de diminuer leur stress. Pour leur bien-être, ils sont hébergés ensemble dans un box d’une superficie de 5,3m², agrémenté de jouets, sur une litière de copeaux de bois ou de paille. En cas de température inférieure à 10 degrés dans l’animalerie, un système de chauffage individuel est activé. Durant la procédure, les animaux sont sous anesthésie générale (AG) et sous antalgiques pour éviter des souffrances à l’animal.

Choix des espèces

Le modèle choisi est le porc, car l'anatomie et la physiologie de leur rachis est comparable à celle de l'homme. Les porcs utilisés seront des animaux de 50 kg environ (soit entre 3 et 4 mois) pour leur proximité anatomophysiologique avec l’homme.

  • Enseignement supérieur
Souris : 100
Souffrances
▲ -
▲ 50
▲ 50
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Devenir
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 100

100 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dont 50 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Toutes reçoivent une greffe de cellules tumorales sous la peau puis passent des séances d'imagerie TEP, IRM, échographie et optique sous anesthésie, non pour produire des connaissances mais pour former des participants à une école d'imagerie du petit animal. Le porteur décrit ces ateliers comme une "offre" de formation aux différentes modalités disponibles dans sa structure, et présente l'imagerie comme un moyen de limiter la souffrance animale. Des tumeurs sont pourtant induites chez chaque souris pour les besoins de la démonstration.

Objectifs

Dans le domaine de l'exploration non-invasive, de nombreuses modalités d'imagerie ont vu le jour afin de se rapprocher au mieux de ce qui est fait et utilisé chez l'Homme. C'est dans ce contexte, qu'une formation à l'imagerie du petit animal a été créée en 2009. Depuis 6 éditions, elle accueille des participants de tous horizons et permet de s'approprier les modalités d'imagerie de façon théorique (cours) et en conditions réelles d'utilisation par l'intermédiaire de TP/ateliers. Dans le cadre de la session 2022 de l’école et plus particulièrement dans le cadre des 4 ateliers proposés aux participants de l'école par notre unité, 6 modalités d'imagerie seront présentées. Les ateliers proposés aux participants sont: 1/ Imagerie nucléaire (Tomographie par émission de positons (TEP)-FDG et Tomodensitométrie (TDM)); 2/ IRM; 3/ Echographie et 4/ Imagerie optique (bioluminescence et fluorescence). Pour l'ensemble de ces ateliers, nous utiliserons 50 souris SCID beige femelles de 8 à 10 semaines. 10 souris pour la procédure d’imagerie multimodale (TEP/CT, IRM, Echographie, Imagerie optique) réalisée quelques jours avant l’école d’imagerie. 40 souris pour les ateliers de l’école réalisés en présence des participants : - Tomodensitométrie (10 souris) - IRM (10 souris) - Echographie (10 souris) - Imagerie optique (bioluminescence et fluorescence) (10 souris)

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus de ces ateliers sont multiples, il s'agit tout d'abord de présenter les modalités, toutes disponibles dans notre structure, mais surtout de discuter de leurs spécificités respectives, avantages, inconvénients, coût financier, conditions de mise en œuvre et de démontrer l'intérêt de la multimodalité pour combiner les avantages et spécificités de chacune. Nous nous attacherons également à mettre en lumière les développements mis en œuvre par notre unité pour permettre le maintien du statut sanitaire des animaux par l'utilisation de cellule de confinement pour l'imagerie nucléaire et l'IRM ce qui permet d'ouvrir notre service à des animaux provenant de différentes zootechnies de statut sanitaire SPF tout en permettant que les animaux imagés puissent réintégrer ces zootechnies et poursuivre leur exploration selon d'autres procédures expérimentales alors qu'en règle générale, sans confinement, l'imagerie reste souvent terminale (les lots d'imagerie suivis par imagerie sont dédiés à l'imagerie puisqu'ils perdent leur statut sanitaire en quittant leur zone d'hébergement initiale).

Procédures

Les animaux subiront une greffe de cellules tumorales par voie sous cutanée (l'induction des tumeurs sera réalisée en moins de 7 minutes, induction de l'anesthésie comprise). Ces tumeurs étant parfaitement accessibles, nous serons vigilants à intervenir au moindre signe de douleur ou si la taille de la tumeur devait impliquer le sacrifice des animaux. Les autres procédures sont des procédures d'imagerie non invasives n'entrainant aucune douleur pour les animaux. Nous leur éviterons tout stress en les anesthésiant dès le début des sessions d'expérimentation. Durée des anesthésies selon la procédure d’imagerie : TEP FDG : durée d'anesthésie 45 minutes maximum, TDM : durée d’anesthésie 20 minutes maximum, IRM : durée d'anesthésie 90minutes maximum, échographie : durée d'anesthésie 40 minutes maximum, bioluminescence / fluorescence : durée d'anesthésie 60 minutes maximum.

Impact sur les animaux

Les modalités d'imagerie mises en œuvre ne causent aucune souffrance aux animaux. L’induction de tumeurs aux animaux affecte en revanche la santé des animaux. Aussi, nous serons vigilants à ce que cela n'entraine aucune douleur, aucune limitation de leur mobilité. Dans le cas contraire, les animaux seraient immédiatement sacrifiés. Le suivi quotidien du bien-être des animaux impliqués dans ce projet nous permettra de nous assurer que la taille des tumeurs n’atteigne pas 10% du poids des animaux.

Devenir

Les animaux utilisés dans ce projet auront tous subi une induction de tumeur par injection sous cutanée de cellules tumorales. Tous seront tous mis à mort à l'issue des différentes procédures d’imagerie mises en œuvre.

Remplacement

L’exploration non invasive par imagerie est une méthode permettant d’assurer un suivi longitudinal en limitant la souffrance animale ainsi que le nombre d’animaux. Ceci sera répété à plusieurs reprises aux participants pendant les cours et pendant les ateliers.

Réduction

Le nombre d’animaux a été réduit au maximum pour avoir au moins 2 à 3 souris par session d’ateliers afin de permettre aux participants qui le souhaitent de manipuler les souris en limitant leur stress (nous éviterons la manipulation multiple d’un même animal sur 2 heures d’atelier). Les souris qui n’auraient pas développé de tumeur après induction (procédure expérimentale n°1) pourront néanmoins être utilisées dans le cadre des ateliers ce qui évite de prévoir des animaux supplémentaires.

Raffinement

Tous les animaux sont hébergés selon les conditions de la réglementation en vigueur (directive européenne2010/63, décret n°2013-118 du 1er février 2013). Tout animal présentant des signes de souffrance, de léthargie, une perte de poids supérieure à 20% ou une tumeur de volume supérieur ou égal à 10% du poids corporel sera exclu de l’étude et sacrifié. Nous veillerons à ce que chaque cage bénéficie d’un enrichissement adapté (igloo, tunnel ou paper wool). Les animaux sont anesthésiés pour chaque procédure et une attention particulière est apportée au maintien de leur température corporelle pendant l'anesthésie. Le recours aux animaux dans le processus de formation est essentiel. L'objectif de la formation est en particulier d'informer les participants quant aux différentes modalités d'imagerie disponibles (dans notre structure et/ou ailleurs) et pouvant remplacer des procédures expérimentales nécessitant la mise en œuvre de nombre plus importants d'animaux (biopsies, biodistribution ex vivo etc.). Il est indispensable de mettre en images au cours des ateliers les potentialités de ces différentes techniques au travers d’exemples concrets et en permettant aux participants de faire eux-mêmes ces observations après avoir reçu des informations théoriques lors des sessions de formations précédents les ateliers. De plus, les modalités d’imagerie présentées par notre structure dans le cadre de l'école sont non invasives et n’entrainent pas de souffrance physique importante.

Choix des espèces

La souris est un modèle de choix dans les pathologies comme le cancer. C'est également un animal facile à manipuler et adapté aux modalités d'imagerie présentes dans notre structure. C’est dans ce contexte que seront utilisées des SCID Beige femelles de 8 à 10 semaines. Les animaux seront utilisés au stade de jeunes adultes (8 à 11 semaines environ) après atteinte de la maturité sexuelle, hormonale et immunitaire. Ce stade est également optimal pour le développement de tumeurs (l'induction tumorale sera effectuée à 8 semaines).

  • Enseignement supérieur
Souris : 48
Souffrances
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48 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Rendues obèses par un régime, elles subissent un test de reconnaissance d'objet, une mesure d'oxygène cérébral sous anesthésie puis une perfusion intracardiaque, dans un projet dont l'objectif déclaré est de former des chercheurs à ces techniques. Le porteur affirme que l'expertise des instructeurs garantit un nombre d'animaux réduit et que la démonstration des gestes chirurgicaux justifie les effectifs. Il indique que l'étude des effets d'un régime sur la cognition est "essentielle" et exige un tissu cérébral intact et un animal conscient.

Objectifs

Notre institut se propose de former de nouveaux chercheurs sur les méthodes modernes qui permettent d'étudier les effets nocifs de l'obesité sur la fonction cérabral. Plusieurs études ont révélé les effets délétères de l’obésité sur le cerveau, elle est associée à un risque plus élevé de développer des troubles neurologiques comme la maladie d’Alzheimer. Actuellement, entre 70 et 80% des patients obèses présentent aussi une stéatose hépatique. Cette maladie représente aujourd’hui l’affection hépatique chronique plus courant et affecte 25% de la population. Il est prévu qu’elle devienne en 2030 la raison la plus fréquente de greffe hépatique. Des études récentes ont confirmé les effets nocifs de cette affection hépatique sur la fonction cérabral ainsi que sur la physiologie générale. Ces effets comprennent des changements comportementaux ( anxiété et dépression)voire des troubles neuropathologiques comme la neuroinflammation et l’hypoxie. Les altérations du métabolisme peuvent persister pendant de nombreuses années chez les patients. Au cours de cette periode, ils génèrent, lentement et silencieusement des lésions cérébrales qui s’aggravent à mesure que l'obésité persiste et que la maladie du foie progresse. Il reste aujourd’hui à étudier si ces altérations cérébrales négatives sont réversibles et si cette maladie chronique qui endommage le cerveau, le rende plus sensible au déclin cérébral lié à l’âge. Ces informations ne sont pas connues. Ce projet est conçu pour étudier les effets à long terme de l'obésité et de la stéatohépatite sur certains aspects de la fonction cérébrale et de la physiologie. Afin de répondre aux questions ci-dessus, nous utiliserons un modèle murin (souris C57BL6) d’obesité et de stéatose hépatique. Ce modèle suivra 26 semaines de régime riche en graisses, riche en fructose et riche en cholestérol (régime spécifique NASH). Un groupe d’animaux suivra un régime normal . Les techniques utilisées seront: 1. Un examen comportemental axé sur l'anxiété. 2. Une mesure de la pression partielle d'oxygène dans les tissus cérébraux effectuée par la fluorescente optique in vivo sur animal anesthésié. 3. L’imagerie confocale sur des tranches de cerveau. La durée de ce projet de formation est de 4 ans et nous utiliserons un nombre total de 48 souris sauvage C57BL/6J.

Bénéfices attendus

Les données obtenues devraient fournir les premières preuves sur la façon dont l'obésité et les maladies du foie associées peuvent affecter le cerveau à long terme. Ce projet a aussi pour but de former les étudiants afin qu’ils soient en mesure de réaliser au mieux les procédures qu’ils auront apprises et transmettre ainsi ces techniques dans leur laboratoire d’origine. Une meilleure connaissance des nouvelles techniques leur permettra de réduire le nombre d’animaux utilisés lorsqu’ils voudront réaliser ces techniques pour leurs besoins de recherche.

Procédures

- Régime Nash : 4 semaines. -Test de la reconnaissance de nouveaux objets : 2 seances de 5 minutes, 2 seances de 10 minutes. -Mesure de la pression partielle d'oxygène dans les tissus cérébraux effectuée par la fluorescente optique in vivo sur animal anesthésié : 15 minutes préparation, 60 minutes d'enregistrements. -Perfusion intracardiaque : 5 minutes.

Impact sur les animaux

Les souris C57BL/6J soumises au régime spécifique NASH ont déjà été entièrement caractérisées par Taconic (https://www.taconic.com/mouse-model/diet-induced-nash-b6). Elles ne présentent aucun phénotype dommageable.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés. Les tranches de cerveau seront utilisées pour l'imagerie confocale.

Remplacement

L'utilisation d'animaux est essentielle car tous les systèmes du corps sont nécessaires pour étudier les altérations du métabolisme. Nous devons surveiller les effets systémiques et centraux d'un régime spécifique ainsi que son impact sur la cognition. Des modèles animaux in vivo sont nécessaires pour ces études car ils portent sur le rôle d'une maladie qui affecte différents organes (cerveau, foie, tissu adipeux). De plus, les tests de la fonction cognitive nécessitent une physiologie stable, un tissu cérébral intact et un état conscient.

Réduction

L’expertise de nos instructeurs sur ces modèles garantit que le nombre d'animaux utilisés est minimisé par une pratique toujours de haute qualité dès le départ. De même il est extrêmement important pour nos objectifs éducatifs de pouvoir démontrer et mettre en pratique les actes de préparation chirurgicaux, le nombre d'animaux sera donc adapté en conséquence. Ce chiffre permettra aux instructeurs de montrer les techniques et aux étudiants de faire les expériences.

Raffinement

Nos mesures mises en place pour réduire la douleur pendant les procédures expérimentales impliquent une induction et suivi de l'anesthésie, une mise en place d'analgésie, une installation tout au long des procédures chirugicales de contrôle de la température par tapis chauffant. Les souris seront placées en cage de 4-5 souris sur un rack ventilé, placé dans une salle d'hébergement. Un enrichissement de leur milieu (carrés de cellulose, maisons en papier mâché que les animaux peuvent utiliser pour se cacher et/ou ronger) permettra de favoriser les comportements d'exploration et d'empêcher le stress.

Choix des espèces

L'utilisation d'animaux est essentielle car tous les systèmes du corps sont nécessaires pour étudier les altérations du métabolisme. Nous devons surveiller les effets systémiques et centraux d'un régime spécifique ainsi que son impact sur la cognition. Des modèles animaux in vivo sont nécessaires pour ces études car ils portent sur le rôle d'une maladie qui affecte différents organes (cerveau, foie, tissu adipeux). De plus, les tests de la fonction cognitive nécessitent une physiologie stable, un tissu cérébral intact et un état conscient. Les souris soumises au régime spécifique NASH ont déjà été entièrement caractérisées par Taconic (https://www.taconic.com/mouse-model/diet-induced-nash-b6) et sont nécessaires dans cette étude car elles représentent étroitement la maladie humaine. Afin d'étudier le système neurovasculaire, nous avons besoin d'un système mature, nous utiliserons donc des souris d'au moins 3 mois.