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Evaluation de thérapies anti-cancéreuses sur des modèles de tumeurs greffées dans le pancréas.
- Recherche appliquée
- Cancers
Rats : 300
Tous tués à l'issue, 1 500 rongeurs, 1 200 souris et 300 rats, vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, pour tester des anticancéreux sur des tumeurs greffées dans le pancréas. Une partie subit une irradiation totale du corps avant la chirurgie qui implante la tumeur, puis jusqu'à quatre administrations par jour et des prises de sang répétées à la jugulaire, à la saphène ou à la queue. La tumeur peut provoquer une occlusion intestinale, un envahissement de l'abdomen et de l'ascite, et le gavage, rarement, une détresse respiratoire jusqu'à la mort. Le porteur juge le statut immunodéprimé de ces rongeurs "indispensable" à la greffe de cellules tumorales humaines, et ne donne aucune raison à leur mise à mort, annoncée en une phrase de quatre mots.
Objectifs
Au niveau mondial, il a été constaté une forte augmentation de l’incidence du cancer du fait du vieillissement de la population et de facteurs environnementaux qui se dégradent. Le cancer du pancréas, bien que ne représentant que 2.6% des diagnostics chaque année, est le sixième plus mortel et présente un très fort taux de mortalité (plus de 490 786 décès en 2024 pour environ 531 318 nouveaux cas) selon l’organisation mondiale de la santé (WHO). L’objectif de ce projet est d’utiliser des modèles de cancer pancréatiques, les plus prédictifs possible, en condition orthotopique (présentant l’avantage d’inclure le microenvironnement tumoral aux études) afin de refléter la pathologie cancéreuse humaine et de pouvoir évaluer des nouveaux médicaments pour traiter ces tumeurs pancréatiques chez l’humain. Pour cela, nous étudierons ces nouveaux médicaments, seuls ou en combinaison, dans un contexte pathologique le plus proche possible de l’homme afin d’arriver, avant les essais cliniques chez l’humain, à établir une évaluation de l’efficacité des molécules destinées à traiter les cancers chez l’Homme. Grace à ces modèles de cancer, une évaluation de la pharmacocinétique et de la biodistribution des traitements pourra aussi être réalisée en plus de l’évaluation de l’efficacité antitumorale.
Bénéfices attendus
Le cancer du pancréas est le onzième cancer le plus diagnostiqué mais il est le sixième en termes de mortalité. Cette maladie très meurtrière nécessite donc un développement important de nouvelles stratégies pour la prise en charge des patients. Cela nécessite l’établissement de nouveaux modèles précliniques plus prédictifs afin de pouvoir transposer l’utilisation de ces molécules chez l’homme. Environ 90% des tumeurs pancréatiques présente une mutation dans le gène KRAS. L’essor récent des inhibiteurs de KRAS en clinique ouvre de nouveaux espoirs dans la prise en charge de cette maladie. Cependant, des mécanismes de résistance se développent et nécessitent d’être compris afin d’adopter des stratégies pour surpasser ces phénomènes de résistance. Dans ce contexte, le développement de nouveaux modèles précliniques, tout particulièrement orthotopiques, est incontournable pour le développement de futures molécules en préclinique puis en clinique chez les patients. L’animal représente un système d’essai physiologiquement proche de l’homme, permettant d’évaluer l’efficacité, la toxicité, la pharmacocinétique et la pharmacodynamique de composés afin d’éviter ces essais directement chez l’homme. Les études précliniques sur l’animal permettront d’étudier les mécanismes de résistance après des traitements avec de nouvelles molécules ou des molécules déjà utilisées en clinique et de développer de nouvelles stratégies pour contourner ces phénomènes de résistance. Grâce à ces études dans un environnement adapté, il sera aussi possible de suivre la réaction du système immunitaire de l’hôte face à la progression de la maladie dans le but de stimuler le système immunitaire contre le cancer. Cela pourrait permettre d’évaluer des immunothérapies dans le cancer du pancréas ce qui n’est pour le moment pas une pratique clinique approuvée.
Procédures
Différents types d’interventions sont prévus: • Irradiation totale avant induction tumorale: nécessite le transport des animaux et leur déplacement temporaire (1 à 2 fois par étude ; inférieur à 4h) • Induction tumorale : sous anesthésie générale (1 fois, chirurgie inférieure à 30 min). • Imagerie non invasive (sous anesthésie pour une durée maximale d’1 heure. • Traitements par différentes voies d’administration (limité à 4 administrations par jour) : o Orale sur animaux vigiles (moins d’1 min) o Sous-cutanée sur animal anesthésié (moins de 5 min) ou vigile (moins d’1 min) o Intramusculaire sur animal anesthésié (moins de 5 min) ou vigile (moins d’1 min) o Intrapéritonéale sur animal anesthésié (moins de 5 min) ou vigile (moins d’1 min) o Intraveineuse sur animal anesthésié (moins de 5 min) ou vigile (moins d’1 min) • Prélèvements sanguins effectués par voies : o Jugulaire (3 prélèvements par jugulaire/jours) (moins d’1 min) o Saphène (3 prélèvements par coté sur 24h) (moins d’3 min) o Caudale (2 prélèvements / 24h), (moins d’1 min) • Volume tumoral évalué par palpation des tumeurs nécessitant la contention des animaux (inférieur à 30 secondes) • Prélèvements d’urine réalisés en hébergeant individuellement les animaux moins d’une heure ou par légère pression sur le ventre sous contention.
Impact sur les animaux
En cas d’irradiation, le transport peut engendrer un stress modéré pendant quelques heures (moins de 4h). La greffe tumorale peut engendrer une douleur et un stress modérés sur 1-2j. Lors de l’induction tumorale, un risque de phase septique à la réalisation des sutures est possible pouvant entrainer des douleurs abdominales et un stress pendant 3-4 jours. L’évolution de la tumeur peut entraîner une douleur généralement modérée (d’intensité variable selon chaque individu), une gêne, une occlusion intestinale, un envahissement de la cavité abdominale, de l’ascite et une perte de poids. Au cours d’une étude, les animaux seront manipulés. Les mesures de poids et de volume tumoral peuvent entraîner un faible stress qui diminue avec l’habituation. Le jour de la randomisation, les animaux seront potentiellement mis avec de nouveaux congénères. Cela peut engendrer un stress de 1-2j. Des effets locaux liés aux voies d’administration des traitements par piqûre peuvent survenir. Selon la voie utilisée, ce peut être : irritation / inflammation / œdème / rougeur / sensibilité / douleur transitoire / hématome ou plus rarement nécrose / une ulcération. Lors d’un gavage oral, une irritation de la cavité buccale, de l’œsophage ou de l’estomac, peut être observée. L’intensité de ces effets dépend de la dose administrée, du composé et de la fréquence. Les administrations répétées peuvent entraîner un stress cumulatif, généralement limité à la durée de la phase expérimentale. Le gavage oral peut provoquer un stress aigu temporaire et, rarement, une détresse respiratoire voir le décès de l’animal. Les administrations répétées peuvent majorer ce stress sur plusieurs jours à plusieurs semaines. Les prélèvements sanguins, peuvent induire une gêne ou une douleur légère de courte durée au point de prélèvement. Des prélèvements répétés peuvent entraîner un stress cumulatif et un impact physiologique limité. Les prélèvements d’urine et de fèces sont considérés comme peu invasifs et associés à un stress modéré lié à l’isolement temporaire. Les prélèvements terminaux réalisés sous anesthésie comportent un risque anesthésique ponctuel limité à la durée de l’intervention. Les procédures seront réalisées dans des conditions contrôlées, avec une surveillance adaptée, l’application de points limites précoces et des mesures visant à réduire la douleur, la détresse et toute souffrance inutile.
Devenir
Les animaux seront euthanasiés.
Remplacement
Les méthodes alternatives ne permettent pas, à ce jour, de prévoir l’efficacité in vivo de potentiels candidats-médicaments, car les étapes nécessaires au développement d’un médicament, pour lesquelles il est nécessaire d’étudier les interactions du médicament dans un contexte global, ne peuvent pas être étudiées dans un système alternatif (in vitro par exemple). Des méthodes alternatives de reconstruction d’organes ou de tumeurs en 3D sont utilisées mais ne sont pas suffisantes.
Réduction
Dans chaque étude, les animaux seront répartis en groupes expérimentaux selon le(s) critère(s) défini(s) (volume tumoral et/ou poids). Le nombre de groupes contrôles sera ajusté à la question scientifique posée et des paramètres étudiés. Les variations de ces paramètres et de la mortalité entre les groupes contrôles et traités seront comparées pour évaluer les composés testés. La validité scientifique nécessite d’utiliser un nombre minimum d’animaux par groupe pour que les tests statistiques soient valides et représentatifs d’éventuelles variations inter-individuelles. Il est estimé que 40 études seront réalisées sur 5 ans. Le nombre d’animaux par groupe est choisi sur la base des précédentes études réalisées dans nos laboratoires pour les modèles connus (en général 6 à 10 animaux) afin de sélectionner le nombre d’animaux minimum pour observer des différences significatives sur les paramètres d’intérêt (en général mortalité et volume tumoral). Pour réduire le nombre d’animaux utilisés dans ces procédures, il sera toujours proposé d’utiliser des biomarqueurs et des techniques faiblement invasives d’imagerie chez le petit animal pour remplacer des analyses terminales en cours d’étude.
Raffinement
Les animaux seront pesés minimum 2 fois par semaine. Le volume tumoral sera estimé, minimum 2 fois par semaine par palpation ou 1 fois par semaine par imagerie. Ces fréquences seront adaptées en fonction de l’état général des animaux. Un gel nutritif sera placé au fond de toutes les cages dès que la perte de poids sera supérieure à 10%. De l’enrichissement sera utilisé dans toutes les cages. La greffe de tumeur sera réalisée sous anesthésie générale gazeuse avec administration préalable d’un analgésique opiacé. L’implantation de la greffe nécessitera l’incision de la peau, la chirurgie sera réalisée de façon aseptique et les animaux recevront une injection d’anti inflammatoire non stéroïdien en préopératoire ainsi que le lendemain, des soins opératoires (maintien de la température), surveillance post opératoire et soins post opératoires adaptés si nécessaires. Toutes les procédures invasives et la plupart des procédures peu invasives, seront réalisées sous anesthésie générale par des techniciens formés dont les compétences ont été validées. Les administrations/prélèvements seront réalisés sous anesthésie sauf si la contention génère moins de stress (prélèvement d’urine) ou si l’anesthésie n’est pas possible (administration orale). Les administrations douloureuses (intramusculaire et intradermique) seront réalisées avec analgésie préalable (opiacés). Ces administrations/prélèvements seront effectués en suivant les recommandations vétérinaires et du comité d’éthique. Les principaux points limites concernent l’état général de l’animal et sont listés en détail dans les procédures. Si l’un des signes cliniques liés aux points limites est observé, l’animal sera mis en observation et un traitement sera mis en place si possible. Il sera toujours proposé d’utiliser des biomarqueurs et des techniques faiblement invasives d’imagerie permettant d’atteindre l’objectif de l’étude plus tôt et de sortir l’animal de la procédure.
Choix des espèces
Les petits rongeurs, (souris et rats) ont été choisis en raison de leurs caractéristiques physiologiques bien documentées et de leur utilisation largement reconnue en recherche préclinique. De plus ce sont les seules espèces animales disponibles pour l’expérimentation présentant un statut immunodéprimé (avec des mutations spontanées ou génétiquement modifiées) indispensable à l’implantation de cellules tumorales humaines dans le cadre de la recherche en oncologie. Également, diverses souches de souris et rats immunocompétents sont disponibles pour l’établissement de modèles tumoraux syngéniques. Les rats et les souris autorisent une variété de techniques d’administration, de prélèvement et de chirurgie présentant des analogies avec ce qui peut être réalisé en recherche clinique chez l’humain. Les animaux utilisés dans le cadre de ce projet seront des animaux adultes ou ayant atteint un stade de développement compatible avec les procédures expérimentales, avec une première manipulation réalisée à partir de 7 semaines d’âge. Des animaux adultes seront utilisés afin qu’ils aient leur poids et leur morphologie adulte pour faciliter l’induction tumorale. Les animaux adultes pourront mieux supporter les effets de la chirurgie, les effets secondaires des composés à tester et les effets du développement tumoral.
Amélioration de traitement anticancéreux chez la souris
- Recherche appliquée
- Cancers
- Recherche fondamentale
- Oncologie
Après deux injections, dont celle de cellules de lymphome qui envahissent la rate et les ganglions, des souris sont pesées trois fois par semaine et prélevées de sang chaque semaine pendant cent jours au plus, certaines recevant en plus une injection quotidienne pendant quatorze jours. Au total, 6 660 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue pour prélever leurs organes, et la maladie peut réduire leur activité et leur mobilité pendant une à deux semaines. Le projet cherche à savoir si la façon dont les cellules cancéreuses produisent leur énergie influe sur la réponse aux cellules CAR-T, avec des retombées pour les patients au conditionnel. Les lots décrits totalisent 5 580 souris, et le résumé ne dit rien des 1 080 autres.
Objectifs
Le lymphome est un cancer du sang agressif et fréquent dans les pays industrialisés. Cette maladie est très hétérogène, ce qui explique qu’environ 40 % des patients ne répondent pas durablement au traitement de référence. Pour certains de ces patients, une thérapie innovante peut être proposée : la thérapie par cellules CAR-T. Cette thérapie est un traitement révolutionnaire contre le cancer qui consiste à modifier génétiquement les propres cellules immunitaires du patient pour les transformer en « super-soldats » capables de repérer et de détruire les cellules cancéreuses. Malgré l’efficacité remarquable de cette thérapie chez certains patients atteints de lymphome, environ la moitié d’entre eux ne répondent pas ou rechutent rapidement, notamment au cours de la première année. Il est donc essentiel de mieux comprendre les mécanismes qui déterminent l’efficacité de cette thérapie afin d’identifier de nouvelles stratégies permettant d’améliorer la réponse au traitement. Les cellules de lymphome peuvent utiliser différentes sources d’énergie pour se multiplier. L’objectif de ce projet est de déterminer si la manière dont les cellules cancéreuses produisent leur énergie influence leur sensibilité au traitement.
Bénéfices attendus
À terme, ces travaux pourraient contribuer à mieux identifier les patients susceptibles de répondre aux traitements et à développer de nouvelles stratégies permettant d’améliorer l’efficacité de cette thérapie chez les patients résistants.
Procédures
Les interventions suivantes seront réalisées sur des animaux vigiles : Lots 1 à 3 : 2 340 souris : deux injections (1 minute chacune), trois pesées par semaine pendant une durée maximale de 100 jours (1 minute par pesée) et un prélèvement sanguin par semaine (1 minute). Lot 4 : 360 souris : mise à disposition ad libitum d’un régime alimentaire pendant une durée maximale de 100 jours, associée à deux injections (1 minute chacune), trois pesées par semaine pendant une durée maximale de 100 jours (1 minute par pesée) et un prélèvement sanguin par semaine (1 minute). Lot 5 : 2 880 souris : : deux injections (1 minute chacune), trois pesées par semaine pendant une durée maximale de 100 jours (1 minute par pesée) et un prélèvement sanguin par semaine (1 minute). Une injection par jour pendant 14 jours et l’administration d’un traitement dans l’eau de boisson à volonté pendant 5 semaines.
Impact sur les animaux
Les nuisances attendues sont les suivantes : 1/ un stress transitoire et un inconfort léger liés aux contentions, auxquels peuvent s’ajouter, selon les procédures, les manipulations nécessaires à l’administration des traitements ; 2/ les effets liés au développement de la tumeur : après leur injection, les cellules tumorales se multiplient principalement dans la rate et les ganglions lymphatiques, qui jouent un rôle important dans le fonctionnement du système immunitaire. La progression tumorale va entraîner une gêne légère à modérée et, à un stade plus avancé de la maladie, une diminution de l’activité ainsi qu’une mobilité réduite. Ces effets sont attendus environ 3 à 4 semaines après l’injection des cellules tumorales et peuvent persister pendant 1 à 2 semaines.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin des procédures afin de prélever les organes et de réaliser les analyses in vitro nécessaires à l’obtention des résultats scientifiques.
Remplacement
Notre projet évalue l’importance de la source de production de l’énergie par la cellule tumorale sur la réponse au traitement. Des études in vitro ont été menées en amont afin d’identifier et de sélectionner les mécanismes métaboliques les plus pertinents à étudier. Le métabolisme tumoral au sein de son environnement est profondément différent de celui observé in vitro et il n’existe pas à ce jour d’autre alternative à l’utilisation des souris pour l’étude in vivo des mécanismes métaboliques impliqués dans l’échappement des cellules tumorales aux thérapies proposées.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisés a été réduit au strict minimum, tout en restant suffisant pour obtenir des résultats fiables. Nous avons utilisé un outil informatique, basé sur nos premières données, pour calculer le nombre d’animaux réellement nécessaires. Après la fin des expériences, nous recueillerons également plusieurs organes et tissus afin de réaliser un maximum d’analyses complémentaires avec les mêmes animaux. Enfin, le projet est organisé par étapes. En fonction des résultats obtenus au laboratoire et chez l’animal, certaines expériences pourront ne pas être réalisées si elles ne sont plus nécessaires.
Raffinement
Nous avons établi des critères d’arrêt précis, précoces et adaptés pour détecter le lymphome suffisamment tôt afin de limiter toute souffrance animale, tout en conservant une exploitation optimale des résultats scientifiques. Nous serons particulièrement attentifs à toute modification du comportement et de l’aspect physique des animaux.
Choix des espèces
La souris est une espèce animale relativement proche de l’homme, et est le modèle de choix utilisé par la communauté scientifique pour étudier les acteurs moléculaires et cellulaires impliqués dans le cancer. De plus, la souris présente plusieurs avantages comme un cycle de vie relativement court, une natalité importante et un modèle facile à élever. En absence de système pouvant reproduire in vitro la réaction immunitaire et le dialogue entre les différents médiateurs cellulaires, il n’existe pas de méthode alternative à l’expérimentation animale pour mener à bien ce projet. Les souris auront entre 5 et 20 semaines car c’est durant cette période qu’il y a la meilleure prise de tumeur.
Mise au point d’un modèle d’étude in vivo en vue du développement d’une approche théranostique pour l’adénocarcinome canalaire pancréatique. MODIFICATION
- Recherche appliquée
- Cancers
- Recherche fondamentale
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Anesthésiées puis greffées de cellules cancéreuses dans le pancréas au cours d'une chirurgie de trente minutes, ou sous la peau par injection, les souris sont ensuite anesthésiées deux à trois fois par semaine pour des échographies, ou mesurées éveillées. Le projet modifié en déclare 162 dans ses gravités, modérée à sévère, alors que la rubrique réduction annonce "134 souris au total au maximum", et le porteur écrit que la greffe dans le pancréas induit "une maladie tumorale sévère". Une partie sont des souris NMRI immunodéficientes, fragiles face aux infections, et la tumeur peut dégrader leur état général ou, sous la peau, provoquer douleurs et lésions cutanées. En fin de procédure, toutes sont tuées sous anesthésie après une ponction de sang dans le cœur, pour prélever pancréas, rate, foie ou tumeur.
Objectifs
Le cancer du pancréas (ADK) est un cancer agressif avec un des plus mauvais pronostic suivant l’annonce. Moins de 10% des patients ont une survie de 5 ans après le diagnostic. Des chimiothérapies existent mais il est nécessaire de développer de nouvelles thérapies ciblées pour permettre une meilleure survie des patients. La médecine nucléaire offre une alternative en plein essor pour le diagnostic et le traitement du cancer. Des éléments radioactifs peuvent être couplés à une molécule thérapeutique capable de se lier spécifiquement à un marqueur tumoral et de tuer uniquement la cellule tumorale. En fonction du radioélément utilisé, il est possible de diagnostiquer par imagerie la tumeur chez le patient, ou de la détruire. Nous avons identifié la protéine X comme un marqueur précoce de l’ADK pancréatique pouvant servir de porte d’entrée du radioélement dans la cellule. Nous avons développé un anticorps capable de la reconnaître et ainsi de porter la radioactivité dans la cellule . Une demande de brevet en cours nécessite l'anonymisation en protéine X. Afin de développer cette thérapie nous devons évaluer l’effet de cette rotéine X sur le développement des tumeurs dans un modèle vivant : la souris et nous assurer que son expression à la membrane des cellules tumorales est bien homogène Nous utiliserons des lignées cancéreuses humaines, et murines dont nous décrirons les cinétiques de croissance en présence de la protéine X surexprimée ou non. Nous disposons aussi de lignées cancéreuses dérivées de greffes de cellules de patients chez la souris exprimant la protéine X dont nous décriront aussi la cinétique de croissance mais aussi inhiberons l’expression, de façon stable. Pour répondre à ces objectifs, un modèle de greffe dans le pancréas et sous-cutané, pour chacun des modèles cellulaires, seront nécessaires au développement d’une radiothérapie ciblée contre la protéine X. En début et fin de procédure, nous réaliserons un prélèvement sanguin pour déterminer si la protéine X circulante permettrait de développer un diagnostic sanguin. Ce projet vise à mettre en place un modèle murin adapté au développement d’un outil pour la médecine nucléaire qui permettra de diagnostiquer le cancer du pancréas, mais aussi de le traiter. Il amènera également des connaissances fondamentales sur le rôle de ce marqueur précoce dans Le cancer du pancréas.
Bénéfices attendus
Le cancer du pancréas est un des cancers avec le plus mauvais pronostic suivant l’annonce du diagnostic dont l’incidence augmente en France et en Europe. Les traitements disponibles ne permettent pas aux patients de survivre au-delà de quelques années. Il est primordial d’identifier de nouvelles cibles biologiques pour développer de nouveaux traitements. Ce projet présente un enjeu majeur car l’identification d’une nouvelle cible thérapeutique, la protéine X, permettrait de développer une alternative thérapeutique dans cette maladie. 20 publications seulement sont référencées dans la littérature concernant cette protéine X qui n’a jamais été décrite dans le cadre du cancer du pancréas. Cette découverte laisse penser que la protéine X pourrait être un nouveau marqueur du cancer pancréatique. La mise au point des modèles animaux de cancer pancréatique que nous voulons développer permettrons de caractériser la présence et l’expression membranaire de la protéine X dans les tumeurs pancréatiques. Nous comparerons la cinétique de croissance des tumeurs exprimant ou non la protéine X, nous pourrons ainsi déterminer son rôle dans la croissance tumorale. Cette étape sera indispensable pour les tests d’efficacité de l’anticorps, capable de reconnaître spécifiquement cette protéine X, que nous avons développé. En attachant un agent thérapeutique à cet anticorps, il serait possible de détruire spécifiquement les tumeurs tout en épargnant les tissus sains. Cette seconde phase ne fait pas l’objet de cette demande et sera réalisée par nos collaborateurs. Afin d’évaluer le potentiel de ce nouveau traitement, nous aurons besoin d’étudier son efficacité dans un modèle animal que nous nous proposons donc de mettre au point dans ce projet.
Procédures
Certains animaux subiront une procédure chirurgicale pour la greffe orthotopique de cellules cancéreuses au niveau du pancréas (durée 30 minutes) sous anesthésie générale gazeuse avec un prélèvement sanguin (30 secondes) au niveau de la veine caudale, des anesthésies gazeuses répétées pour des échographies abdominales (durée 15minutes) 2 à 3 fois par semaine. En fin de procédure, les animaux seront euthanasiés sous anesthésie gazeuse (15 minutes) pour procéder à prélèvement sanguin intracardiaque et prélever plusieurs organes (pancréas, rate et foie). D’autres animaux subiront une greffe sous-cutanée de cellules cancéreuses réalisée par injection sous-cutanée (1 minute) sous anesthésie générale gazeuse avec un prélèvement sanguin (30 secondes) au niveau de la veine caudale. En fin de procédure, les animaux seront euthanasiés sous anesthésie gazeuse (15 minutes) pour procéder à prélèvement sanguin intracardiaque et prélever plusieurs organes (pancréas, rate et foie).
Impact sur les animaux
Les souris NMRI que nous utilisons présente une immunodéficience qui induit une fragilité aux infections mais une tolérance aux greffes de cellules humaines. La greffe de cellules cancéreuses induit une maladie tumorale sévère surtout pour la voie orthotopique dans le pancréas. Le développement de la tumeur pourrait rendre l’organe dysfonctionnel pouvant s’accompagner d’une dégradation de l’état général (perte de poids et d’activité). La chirurgie viscérale dure 30 minutes avec une anesthésie durant 45 min, l’incision de la peau et du péritoine nécessite des sutures internes et cutanées pouvant créer une gêne ou une douleur chez l'animal. Les animaux seront manipulés pour pesées et évaluations du bien-être le jour de la chirurgie, pour le suivi échographique des pesées régulières et des anesthésie gazeuses de 30 minutes seront nécessaires 2 à 3 fois par semaine selon la vitesse de croissance de la tumeur. Dans le cas des injections sous-cutanées,la mesure des tumeurs nécessite la manipulation des animaux éveillés donc pouvant induire un stress pendant 5 à 10 minutes 2 à 3 fois par semaine. Le développement de tumeur sous-cutanée peut induire une gêne voire des douleurs mais aussi des lésions cutanées.
Devenir
Pour la procédure 1, tous les animaux sont euthanasiés sous anesthésie gazeuse en fin de procédure pour le prélèvement du pancréas et d’organes supplémentaires (rate et foie). Un prélèvement sanguin intracardiaque est réalisé avant le prélèvement des organes. Pour la procédure 2, tous les animaux sont euthanasiés sous anesthésie gazeuse en fin de procédure pour prélever la tumeur sous-cutanée. Nous pourrons aussi prélever des organes (ex : pancréas).
Remplacement
Les modèles cellulaires de lignées cancéreuses ne reproduisent pas fidèlement le contexte tumoral pour étudier l’expression de marqueur membranaire comme la protéine X. Même s’il existe des modèles organoïdes de tumeurs pancréatiques, nous ne pouvons pas nous baser sur ce type de modèle dans le cadre de la mise au point de radiothérapie qui nécessite d’observer la réponse des tissus proches de la tumeur. Le modèle de greffe au niveau du pancréas de cellules cancéreuses pancréatiques permet de se rapprocher d’un contexte pathophysiologique proche de celui des patients en reproduisant la complexité tissulaire, cellulaire et du micro-environnement tumoral, ce qui est impossible in-vitro. Ce deuxième modèle de greffe, permettra de se placer dans les conditions les plus proches pour l’administration d’une radiothérapie curative. La greffe sous-cutanée présente l’avantage de reproduire le contexte tridimensionnel des tumeurs solides mais ne récapitule pas la spécificité de l’organe atteint. Le modèle sous-cutané permettra d’adapter les paramètres de la future radiothérapie qui nécessite un modèle vivant. Le modèle sera utilisé en cas de problème de croissances de nos cellules en implantation au niveau du pancréas. L’utilisation de cellules dérivées de tumeurs de patients, nous permettra de récapituler les caractéristiques des tumeurs pancréatiques humaines afin de reproduire plus fidèlement la pathologie observée chez les patients, notamment avec une expression sans doute plus faible de la protéine X. Les derniers modèles dans notre projet, nous permettrons d’étudier l’expression de la protéine X dans le contexte d’un système immunitaire fonctionnel comme chez les patients par rapport aux souris immunodéficientes.
Réduction
Nous envisageons une expérience pilote sur 6 souris pour calibrer la procédure chirurgicale, adapter le nombre de cellules tumorales à injecter et mettre au point l’imagerie par échographie au sein du laboratoire. Si nous observons la formation d’une tumeur à chaque implantation, et pas de mort des animaux due à la chirurgie du pancréas, nous pourrons envisager de diminuer le nombre d’individus prévus. Pour ce projet, nous utiliserons 134 souris au total au maximum. Ce nombre est évalué au plus près grâce à un outil statistique informatique EDA (Experimental Design Assistant) . Ils pourront être revus à la baisse. En effet suite à l’étude pilote d’injection orthotopiques de cellules humaines sur 6 souris, nous relancerons les calculs statistiques pour éventuellement réduire le nombre d’animaux nécessaires. Sur tous les animaux du projet, nous ne nous limiterons pas à prélever seulement la tumeur induite ou le pancréas mais aussi plusieurs organes (rate, foie, éventuellement poumons) qui peuvent être des sites de métastases. Aussi nous recueillerons le sang des animaux pour rechercher la présence circulante de notre cible la protéine X. Les coupes de tissus et tumeurs seront utilisés pour des immunomarquages et radiomarquages par nos collaborateurs. De plus, l’ensemble des prélèvements seront stockés pour étudier des partenaires de la protéines X inconnus à ce jour.
Raffinement
Nos animaux seront hébergés dans des salles dont les paramètres d’ambiance sont contrôlés (température : 20-22°C ; renouvellement d’air : 15 volumes/heure ; cycle jour/nuit : 12h/ 12h). Les conditions d’hébergement de notre animalerie respectent les besoins physiologiques et le bien-être des animaux avec accès à l’eau et à des croquettes à volonté. Les souris seront hébergées par groupes de 5 animaux par cages pour respecter leur instinct grégaire, les cages seront en portoir ventilé individuel. Nous mettrons des enrichissements à disposition des animaux pour éviter tout comportement de stress. Nos animaux présentant une déficience immunitaire, nécessitant de travailler en environnement aseptisé. Nous prévoyons de travailler avec des souris mâles qui nécessitent une vigilance sur une potentielle agressivité entre les animaux dans les cages. Nous envisagerons d’isoler certains individus si nous observons des comportements de domination. . Tous les animaux de ce projet seront suivis quotidiennement à partir de la procédure de greffe de cellules cancéreuses et dès le développement de la maladie pour les modèles orthotopiques. Pendant la chirurgie, les yeux des animaux seront protégés pour éviter le dessèchement. Les animaux, ayant subi une greffe orthotopique au niveau du pancréas, seront réchauffés et retrouveront leurs congénères après la chirurgie pour éviter le stress lié à l’isolement. Nous évaluerons le degré de douleur au cours de la procédure avec une grille de score établie au laboratoire. Nous réaliserons des mesures régulières de croissance de la tumeur soit au pied à coulisse ou par échographie abdominale, et déterminerons une taille limite maximale. Un suivi quotidien des animaux sera assuré par les personnes habilitées pour ce projet et le personnel de l’animalerie et pourrons se rapprocher du SBEA en cas de doute sur un animal ayant subi une des procédures du projet. En cas de signe d’inconfort ou souffrance nous agirons en fonction de la grille de score établie soit en administrant un analgésique ou bien par l’arrêt de la procédure si un des points limites établis est atteint.
Choix des espèces
La souris est un modèle classiquement utilisé pour étudier les processus de tumorigenèse. Le modèle murin présente une forte homologie génétique avec l’homme et permet de s’affranchir de la limitation d’accès à du matériel humain. Les tumeurs pancréatiques induites chez la souris montrent de nombreuses similarités avec ce qui peut être observé dans les tumeurs humaines, faisant de la souris un bon modèle d’étude. Les modèles de greffes ectopiques et orthotopique dans la souris sont rapides à obtenir, en quelques semaines, et reproductibles. Nous utiliserons des souris adultes pour tout le projet, elles seront âgées de 6 semaines au moment des procédures de greffes. Cet âge est choisi car nous étudions l’adénocarcinome canalaire pancréatique qui affecte les patients adultes. Les animaux doivent être âgés d’au moins 6 semaines pour s’assurer qu’ils supportent la procédure chirurgicale. Ces paramètres seront utilisés pour la deuxième phase de ce projet (non incluse dans cette demande et qui sera réalisée par nos collaborateurs) qui sera une radiothérapie interne vectorisée après le développement tumoral. Pour que les animaux tolèrent les radiations induites par le traitement ils doivent être âgés de 8 semaines.
Humanisation de souris immunodéficientes
- Recherche appliquée
- Cancers
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
Génétiquement modifiées pour être dépourvues de système immunitaire propre, 30 souris reçoivent des cellules de sang de cordon ombilical humain afin de développer un système immunitaire proche de celui d'un humain. Elles sont utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré : irradiées aux rayons X entre un et trois jours de vie, injectées le même jour dans le foie, puis soumises à deux prises de sang à la queue et, sous anesthésie, à une ponction de moelle osseuse au fémur. Toutes sont tuées à 25 semaines, pour vérifier comment les cellules humaines se sont réparties dans leurs organes. Le but est d'ajuster ce protocole d'humanisation, les souris ainsi obtenues devant ensuite servir à tester des thérapies cellulaires contre le cancer. L'effectif de 30 souris en six groupes de cinq n'est justifié que par le caractère "exploratoire" de l'étude.
Objectifs
Les souris immunodéficientes sont des souris de laboratoire génétiquement modifiées pour pouvoir accueillir des cellules sanguines humaines. Comme leur propre système immunitaire est très limité, elles peuvent développer un système immunitaire proche de celui de l’être humain. Ce modèle est très utile pour mieux comprendre le fonctionnement de l’immunité humaine et pour tester de nouveaux traitements contre le cancer. Pour obtenir ces souris dites « humanisées », nous leur injectons des cellules de sang de cordon ombilical humain capables de de se transformer dans l’animal en différentes cellules du sang et du système immunitaire humain. Une souris sera considérée comme correctement humanisée lorsque suffisamment de cellules humaines se développent dans son sang ou sa moelle osseuse. Afin de favoriser l’implantation de ces cellules humaines, l’objectif de cette étude est d’optimiser notre protocole en exposant au préalable les souriceaux nouveaux-nés aux rayons X : cette irradiation est couramment utilisée dans ce type d’étude, elle facilite l’installation des cellules humaines.
Bénéfices attendus
Ce projet a pour objectif de créer un modèle expérimental chez l’animal qui servira à tester de nouveaux traitements contre le cancer. Il permettra notamment d’évaluer des cellules du système immunitaire, modifiées en laboratoire pour mieux reconnaître et détruire les cellules cancéreuses grâce à nos thérapies innovantes. À terme, il contribuera à accélérer le développement de thérapies plus efficaces et personnalisées, avant leur évaluation chez l’être humain.
Procédures
Les souriceaux seront irradiés entre 1 et 3 jours de vie à une faible dose puis recevront le même jour, une injection de cellules humaines dans le foie. L'irradiation sera réalisée en une seule séance d'une durée d'environ 40 secondes par carroussel et l'injection hépatique durera environ 1 minute par animal. A l’état adulte, les souris seront soumises à 1 prélèvement à l’âge de 8 semaines de vie, puis un 2° à l’âge de 12 semaines de vie, d'une à deux gouttes de sang à la veine de la queue. Chaque prélèvement aura une durée d'environ 1 minute. A l’âge de 8 semaines, elles seront également soumises à une ponction de moelle osseuse au fémur, sous anesthésie sur des souris endormies, d'une durée d'environ 1 minute par animal.
Impact sur les animaux
Stress de courte durée liée à deux séparations inférieures à 5 minutes chacune de la portée d’avec la mère Douleur légère de courte durée due à la piqûre d'aiguille lors de l'injection dans le foie, Douleur légère de courte durée due à la piqûre d'aiguille lors des prélèvements sanguins au niveau de la queue, Gêne légère due à la ponction de moelle osseuse mais effectuée sur des souris endormies
Devenir
Les souris à 25 semaines de vie seront mises à mort pour la fin de la procédure afin de vérifier la distribution des cellules humaines dans les différents organes.
Remplacement
Nous poursuivons nos expériences in vitro afin de valider la fonctionnalité des cellules humaines et de limiter le nombre d’expériences réalisées sur les animaux. Cependant, à ce jour, malgré nos efforts, nous n’avons pas réussi à établir un modèle reproduisant la moelle osseuse humaine en laboratoire. Pour démontrer l’effet thérapeutique des cellules médicaments que nous développons, il est nécessaire de mettre en place un modèle chez l’animal. Par ailleurs, tous les modèles in vitro disponibles pour l’étude du microenvironnement tumoral humain concernent les tumeurs solides et non les cancers liquides. A ce jour, aucun modèle in vitro (2 ou 3 dimensions) ni in silico (basé sur des simulations informatiques) ne permet de reproduire les interactions complexes entre les cellules de l’immunité humaine, enchâssées dans un système osseux et vascularisé au plus près de l’humain.
Réduction
Cette étude est une étude exploratoire et de validation. Nous utiliserons 30 souris réparties en 6 groupes de 5.
Raffinement
Les animaux sont hébergés dans un secteur spécifique pour les animaux immunodéprimés en animalerie spécifique. L’eau de boisson et la nourriture sont autoclavée ou irradiée pour éviter une contamination infectieuse chez les souris immunodéprimées. L’irradiation et l’injection sur souriceaux seront réalisées au plus proche de la mère et préservant au plus l’odeur de la litière afin d’éviter tout rejet maternel. Les prélèvements à la veine de la queue et dans l’os du fémur seront réalisés par des expérimentateurs entrainés, sur souris anesthésiées. Nous aurons recours à des anti-douleurs en cas d’observation de douleur. Nous avons mis en place des points limites stricts et spécifiques du projet.
Choix des espèces
La souris immunodéficiente permet l'élaboration d'un modèle humanisé avec développement de cellules sanguines, car cette souris dépourvue de système immunitaire exprime de nombreuses molécules permettant la prise de greffe de tout type de globules blancs. Ainsi ce modèle mimant le système immunitaire humain permettra d'étudier nos thérapies. Les souris sont expérimentées entre 0 et 12 semaines de vie. La procédure des souris dites « humanisées » se fait dès la naissance. Nous suivrons scrupuleusement les souris jusqu’à la 25ème semaine de vie sans procédure pour observer l’humanisation.
Efficacité d’une approche thérapeutique par anticorps en combinaison avec un inhibiteur de RAS dans le cancer du pancréas
- Recherche appliquée
- Cancers
280 souris vont être utilisées, toutes tuées pour prélever leurs tumeurs, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Toutes subissent une opération de 15 minutes sous anesthésie générale dont le résumé ne précise pas l'objet, puis certaines reçoivent pendant 14 semaines au plus un anticorps injecté trois fois par semaine et un traitement oral quotidien, éveillées et contenues. Le projet teste cet anticorps, déjà en essai clinique pour d'autres pathologies selon le porteur, seul ou combiné à un inhibiteur de RAS contre le cancer du pancréas, dont la progression entraîne selon lui des signes de douleur au-delà d'un certain stade. Pour le choix de l'espèce, il décrit les souris comme "très proches de l'homme notamment du point de vue immunologique".
Objectifs
Le cancer du pancréas est la 7ème cause de mortalité attribuable au cancer dans le monde. De nouveaux types de traitement ciblant le système immunitaire se sont montrés efficaces dans d’autres types de cancers mais n’ont pas encore fait leur preuve pour le pancréas. Par ailleurs, de récents essais cliniques ont montré la capacité de nouveaux traitements à améliorer la survie des patients atteints de cancer du pancréas. Cependant, le taux de réponse reste faible et la survie de ces patients sous traitement ne dépasse pas un an. Il y a donc urgence à améliorer les thérapies actuelles. Depuis une dizaine d’années nous avons développé un anticorps reconnaissant spécifiquement une protéine localisée sur la membrane des cellules et connue pour participer au développement de différents cancers. Nous avons montré dans le cancer du pancréas que notre anticorps pouvait réduire la taille des tumeurs, influencer le système immunitaire et améliorer les thérapies ciblant le système immunitaire chez la souris. L’objectif de notre nouveau projet est de valider ces premiers résultats dans nouveau modèle et de tester l’efficacité de notre traitement en comparaison ou en combinaison avec un nouveau traitement prometteur qui améliore la survie des patients atteint d’un cancer du pancréas.
Bénéfices attendus
Le cancer du pancréas sont un grave problème de santé public. Bien que rare, il est pratiquement incurable en l’état actuel et les patients atteints ont une durée de vie très faible. Notre projet est une étape vers la mise en place de nouveaux traitements plus efficaces. Nous pensons que notre anticorps peut améliorer l’efficacité des thérapies ciblant le système immunitaire et/ou en combinaison avec le nouveau traitement ciblant le cancer du pancréas et ainsi améliorer la survie de très nombreux malades dans le futur. Cet anticorps a d’ailleurs déjà passé les tests de toxicité avec succès et est récemment entré en essai clinique pour le traitement d’autres pathologies.
Procédures
Tous les animaux de l’étude seront soumis à une opération chirurgicale sous anesthésie générale d’une durée d’environ 15 minutes. Une fois par semaine, une partie des animaux seront anesthésiés afin de réaliser une mesure de taille tumorale par imagerie qui durera au maximum 10 minutes. Certains animaux recevront un traitement par anticorps 3 fois par semaine par injection, ainsi qu’un traitement oral quotidien. L’administration des traitements sera réalisée sur animaux vigiles, prend environ deux minutes à être réalisée, et dure maximum 14 semaines. Les animaux subiront un prélèvement de sang terminal. Cette procédure est réalisée sur animaux anesthésiés et est réalisé en environ 1 minute.
Impact sur les animaux
Les injections répétées peuvent parfois engendrer une douleur au niveau des sites d’injection. La contention sur animal vigile peut engendrer un stress. Les traitements peuvent induire des effets secondaires modérés, mais sont globalement bien tolérés et ils devraient avoir un effet bénéfique sur la progression de la maladie et ses effets néfastes. La progression tumorale entraine des signes de douleurs et de stress (perte de poids, modification du comportement, etc.) au-delà d’un certain stade.
Devenir
Tous les animaux de ce projet seront mis à mort afin de collecter les tissues (tumeurs) qui seront utilisées pour des analyses ultérieures.
Remplacement
Afin de remplacer les études in vivo, nous avons prévu de procéder à des études in vitro sur lignées cellulaires et ex vivo sur des tissus de patients afin de démontrer la validité de l’approche. Celle-ci nécessite en parallèle une validation dans un modèle physiologique complet sur animal entier avant transposition clinique chez l’humain.
Réduction
Les tailles d’effectifs ont été déterminées à priori grâce à un logiciel dédié afin d’obtenir des résultats statistiquement fiables et robustes. Les données obtenues grâce aux animaux de ce projet seront analysées avec des tests statistiques classiques.
Raffinement
Afin de raffiner au mieux notre méthodologie, le protocole expérimental est planifié en amont. L’environnement des animaux est enrichi avec des tubes de coton pour la nidification et des briques de tremble à ronger. Les animaux seront hébergés en portoirs ventilés, ce qui les protégera des infections. Les animaux seront maintenus en groupe. Des points limites précoces ont été établis afin d’interrompre si nécessaire les procédures permettant de soustraire les animaux à toute douleur ou souffrance. Un tapis chauffant ou une cage thermostatée sera utilisée quand nécessaire. Un gel ophtalmique sera appliqué lorsque nécessaire. Les procédures invasives ou stressantes sont réalisées sous anesthésie générale avec utilisation d’un analgésique. L’analgésique sera utilisé à nouveau en cas de signes de douleur modérés (perte de poids, modification du comportement, etc.). Avant les procédures le nécessitant, au cours de la période d’acclimatation de 7 jours, les souris seront laissées 2-3 jours sans manipulation puis habituées à la contention afin de diminuer le stress lié aux traitements.
Choix des espèces
Les souris sont de petits mammifères très proches de l’homme notamment du point de vue immunologique. Le modèle proposé dans cette étude a contribué dans le passé à établir le potentiel curatif des approches thérapeutiques ciblant le système immunitaire actuellement prescrites chez l’homme. Les animaux seront utilisés à un âge adulte de 8 semaines afin qu’ils présentent un système immunitaire mature. De plus le cancer du pancréas étant un cancer plus fréquent chez l’adulte (âge moyen au diagnostique 70 ans chez l’homme, 74 ans chez la femme), il est préférable d’utiliser des animaux adultes pour ce projet.
Ciblage de la matrice extracellulaire pour renforcer l’efficacité de la radiothérapie sur les tumeurs cérébrales 1/3
- Formation professionnelle
- Recherche appliquée
- Cancers
Irradiées sous anesthésie, piquées tous les deux jours pendant trois semaines alors qu'elles sont éveillées et imagées jusqu'à seize fois, des souris porteuses de tumeurs greffées sous la peau ou dans le cerveau sont utilisées pour tester deux peptides contre le glioblastome. Ce résumé, numéroté 1/3, annonce 2 607 souris, toutes tuées à la fin de chaque étape pour analyser leurs tissus et leurs tumeurs, dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré ou menées sous anesthésie sans réveil. Le projet se répartit sur trois établissements et commence par une formation du personnel à l'injection intracérébrale, jusqu'à six souris par personne. Un résumé numéroté 3/3 reprend le même titre, le même texte et le même effectif de 2 607 souris, et aucun des deux ne dit si ces souris sont comptées une fois ou dans chaque résumé.
Objectifs
Le glioblastome (GBM) est le cancer du cerveau le plus fréquent et le plus dangereux chez l’adulte avec une incidence de 2 à 5 personnes pour 100 000 habitants par an en Europe et aux États-Unis. Malgré les traitements actuels combinant chirurgie, radiothérapie (rayons X) et chimiothérapie, le pronostic reste très défavorable : la survie médiane est d’environ 15 mois et moins de 5% des patients survivent au-delà de 5 ans. Il est donc urgent de développer de nouvelles stratégies thérapeutiques. Des recherches récentes ont montré que le GBM crée autour de lui un microenvironnement protecteur, riche en différentes protéines de la matrice extracellulaire qui favorise la croissance tumorale et la résistance aux traitements. Notre équipe a développé deux peptides innovants capables de perturber spécifiquement ce microenvironnement. Ces peptides, testés individuellement en laboratoire, ralentissent la croissance tumorale en stimulant la réponse immunitaire et en limitant la formation de nouveaux vaisseaux sanguins nourrissant la tumeur. L’objectif de ce projet est d’évaluer si deux peptides peuvent améliorer l’efficacité de la radiothérapie en rendant les cellules tumorales plus sensibles aux rayons X. Le projet se déroulera dans trois établissements utilisateurs et comprendra quatre étapes : une formation du personnel à l’injection intracérébrale de cellules tumorales chez la souris, réalisée d’abord sur animaux morts puis sur animaux vivants, une validation du rôle d’une protéine spécifique de la matrice extracellulaire dans la progression du GBM ; des tests sur des modèles de tumeurs sous-cutanées chez la souris pour identifier les conditions optimales de traitement combinant peptides et radiothérapie et une validation finale sur des modèles orthotopiques où les tumeurs se développent dans le cerveau. Ce projet permettra de mieux comprendre l’action combinée des peptides et de la radiothérapie, et ouvrira la voie à des stratégies thérapeutiques plus efficaces pour les patients atteints de glioblastome.
Bénéfices attendus
Le glioblastome est une forme de cancer du cerveau très grave et particulièrement résistante aux traitements classiques. Aujourd’hui, même avec les meilleurs soins (opération, rayons X et chimiothérapie), moins de 5% des patients survivent au-delà de 5 ans. Trouver des solutions innovantes est donc une nécessité. Ce projet vise à tester deux molécules inédites, conçues pour s’attaquer à l’environnement protecteur dont profite la tumeur pour se développer et échapper aux défenses du corps. Chacune de ces deux petites molécules a déjà démontré une capacité à freiner différents cancers dans des expériences en laboratoire ou chez l’animal. Mais leur efficacité n’a jamais été étudiée et spécifiquement contre le glioblastome, une tumeur particulièrement agressive. L’un des principaux bénéfices attendus serait donc de montrer que ces traitements, pris séparément, ont aussi un effet contre ce cancer du cerveau. Le projet va également permettre de tester, pour la première fois, ce qui se passe lorsqu’on utilise ces deux molécules ensemble en combinaison avec la radiothérapie. Notre projet s’attache aussi à vérifier la sécurité de ces traitements (pour détecter et limiter tout effet indésirable) et à comprendre où ces molécules circulent dans le corps, afin de s’assurer qu’elles atteignent leur cible sans toucher d’autres organes. Grâce à cette recherche, nous espérons ouvrir la voie à de nouvelles thérapies qui, en combinant traitements innovants et donneront de réelles chances d’améliorer le sort des patients atteints de glioblastome.
Procédures
A) Dans l’Etablissement Utilisateur (EU) 2/3 nous ferons un entrainement à l’injection intracérébrale pour maitriser la technique. B) Dans l’EU1/3 nous ferons une injection de cellules cancéreuses en sous-cutanée pendant 1 minute sous anesthésie générale gazeuse. C) Dans l’EU3/3 nous feront un traitement par radiothérapie pendant 4 minutes après anesthésie générale gazeuse. D) Dans l’EU1/3 ou 2/3 nous ferons des injections d’une minute sur animale vigile tous les 2 jours sur une durée de 3 semaines. E) Dans l’EU2/3 nous ferons une chirurgie de 30 minutes avec une injection d’une minute et suture sous anesthésie générale et locale. F) Dans l’EU3/3 nous ferons une imagerie de 30 minutes sous anesthésie générale pour l’observation de la croissance tumorale. Cette procédure sera réalisée une fois par semaine avec un total de 16 imageries.
Impact sur les animaux
Effets indésirables : 1) Toxicité potentielle des nouveaux traitements : - Analyses de sang hebdomadaires pour surveiller l’état de santé général. - Intervention rapide en cas d’anomalie détectée. 2) Modèle de tumeur cérébrale (orthotopique) : - Lésions au niveau de la tumeur cérébrale. 3) Exposition à la radiothérapie (rayons X) : - Fatigue, perte de poids. Effets bénéfiques potentiels : - Régression ou disparition de la tumeur après traitement.
Devenir
À la fin de chaque étape prévue dans le projet, tous les animaux seront mis à mort dans des conditions strictes de respect du bien-être animal. Cette décision permet de réaliser des analyses approfondies sur leurs tissus et leurs tumeurs. Les informations recueillies grâce à ces prélèvements sont essentielles pour mieux comprendre l’efficacité des traitements testés, leurs effets secondaires éventuels, et guider de futurs progrès dans la lutte contre le cancer du cerveau.
Remplacement
Avant d’envisager des expériences sur des animaux, toutes les possibilités in vitro ont été exploitées pour travailler en laboratoire, à l’aide de cultures cellulaires en 2D et 3D. Ces essais ont démontré que les nouvelles molécules testées peuvent stopper ou ralentir la croissance de cellules cancéreuses. Cependant, une tumeur dans un organisme vivant est bien plus complexe : elle interagit avec de nombreux types de cellules, crée un environnement de soutien spécifique et échappe souvent aux défenses de l’organisme. Aujourd’hui, il est donc indispensable de valider ces résultats dans des conditions plus proches du fonctionnement réel d’un corps vivant. Le modèle utilisé sera la souris, qui permet de reproduire de façon fidèle le développement du cancer et les interactions entre la tumeur, les tissus environnants et le système immunitaire. Cette étape chez l’animal permettra d’évaluer de manière précise la dynamique de croissance tumorale et la réponse réelle aux différentes combinaisons thérapeutiques. Il n’existe à ce jour aucun modèle informatique ou cellulaire qui puisse remplacer ce niveau de complexité biologique. C’est pourquoi le recours à un modèle animal devient nécessaire pour garantir la sécurité et l’efficacité future des traitements.
Réduction
La formation sera d’abord effectuée sur animal mort. De plus, lors de la formation, le nombre de 6 animaux/personne est un nombre maximum pour la validation du geste. Ce projet a été conçu avec le souci constant de limiter au strict nécessaire le nombre d’animaux utilisés. Pour cela, la démarche suivie se déroule en plusieurs étapes successives : À chaque phase, si les premiers résultats sont négatifs ou montrent une toxicité, les essais sont arrêtés pour éviter d’exposer inutilement d’autres animaux à des traitements inadaptés. Ce schéma progressif permet donc de s’assurer que chaque animal participe à une expérimentation qui a du sens, limitant le gaspillage et la souffrance inutile. De plus, la taille des groupes d’animaux a été calculée à l’avance pour être la plus petite possible, tout en offrant des résultats fiables du point de vue scientifique. Les calculs sont réalisés grâce à un logiciel spécialisé, sur la base de critères reconnus, afin de ne pas utiliser plus d’animaux qu’il n’en faut pour tirer de vraies conclusions. Enfin, les données issues de chaque groupe seront analysées avec des méthodes adaptées pour garantir une interprétation correcte et juste.
Raffinement
Pour limiter au maximum le stress et l’inconfort des souris pendant toute l’étude, différentes mesures d’attention et de précaution seront prises : - Période d’acclimatation de deux semaines avant le début des expérimentations pour que les souris s’habituent à leur nouvel environnement. - Nombre de souris par cage limité (4-10 animaux) afin d’assurer leur confort et leur bien-être social. - Accès illimité à l’eau et à la nourriture. - Enrichissement du milieu de vie avec des petits abris et des tubes en carton pour stimuler le comportement naturel des animaux. - Habituation à la manipulation pour réduire le stress avant les procédures. - Utilisation systématique d’une anesthésie générale par inhalation (isoflurane) lors de toute intervention pouvant causer de la douleur ou du stress (injection de cellules, examens). - Surveillance quotidienne de l’état de santé, pesée régulière (3 fois par semaine minimum), et remplissage d’une grille d’observation pour détecter rapidement toute souffrance ou problème. - Contrôle renforcé après chaque série d’injections pour s’assurer que les souris ne souffrent pas d’effets indésirables. - Pour la radiothérapie, les souris seront installées sur un tapis chauffant pour garder une température stable, endormies par anesthésie générale par inhalation pour ne ressentir ni douleur ni stress et un gel sera appliqué sur leurs yeux pour les protéger. Un équipement spécial permettra de délivrer précisément les rayons sur la zone à traiter en protégeant le reste du corps et en évitant d’exposer les tissus sains.
Choix des espèces
La souris a été choisie car elle permet de reproduire fidèlement certains aspects de la maladie humaine, comme la formation de vaisseaux sanguins autour de la tumeur, le fonctionnement du système immunitaire, et d’autres réactions biologiques impossibles à observer dans une simple boîte de culture. C’est l’animal de référence en recherche sur le cancer et il existe de nombreux outils scientifiques pour étudier soigneusement l’effet des traitements chez elle. De plus, la souris permet d’implanter des cellules cancéreuses humaines afin d’observer la croissance de tumeurs à l’endroit exact où elles apparaissent chez l’Homme. Les souris employées dans cette étude commenceront les procédures à l’âge adulte (8 semaines), ce qui évite que les résultats soient faussés par la croissance, la puberté ou, au contraire, par le vieillissement. À ce stade, elles sont dans les meilleures conditions physiques pour supporter les interventions nécessaires à l’expérience. En résumé, l’utilisation de souris adultes permet de garantir que les résultats obtenus seront à la fois fiables et utiles pour imaginer de futurs traitements pour les personnes touchées par le glioblastome, tout en respectant les principes éthiques et scientifiques de la recherche biomédicale.
Ciblage du métabolisme du fer pour sensibiliser le PDAC aux thérapies
- Recherche appliquée
- Cancers
- Recherche fondamentale
- Oncologie
Greffées de cellules de cancer du pancréas sous la peau ou directement dans le pancréas, au cours d'une opération d'environ 25 minutes, 725 souris seront toutes tuées, dans des procédures d'un niveau de souffrance sévère. Pendant quatre semaines, elles reçoivent chaque jour une injection de médicament et passent une fois par semaine sous anesthésie pour une imagerie optique, une partie d'entre elles étant des souris NSG que le porteur décrit comme "sévèrement immunodéficientes". Le projet vise à rendre ces tumeurs plus sensibles à une molécule ciblant le métabolisme du fer, avec des retombées énoncées au conditionnel. Tout le projet est déclaré en souffrance sévère, alors que le porteur décrit la croissance tumorale comme source d'un "léger inconfort lors de la locomotion" et mentionne une "résection des tumeurs" absente de la liste des procédures.
Objectifs
Le cancer du pancréas est l’un des cancers les plus agressifs et les plus difficiles à traiter. L’une des raisons est que les cellules cancéreuses peuvent résister aux mécanismes naturels qui conduisent normalement à leur mort. Ces tumeurs ont également un besoin important de certains nutriments, en particulier le fer, qui favorisent leur croissance et leur production d’énergie. Cependant, cette dépendance au fer peut aussi les rendre vulnérables à des traitements spécifiques qui ciblent l’équilibre du fer dans les cellules. L’objectif de ce projet est de mieux comprendre comment les cellules du cancer du pancréas survivent et de déterminer si la modification de certains processus internes peut rendre ces traitements plus efficaces pour provoquer leur mort. Nous utiliserons deux types de modèles murins de cancer du pancréas : 1. Dans le premier modèle, les tumeurs seront développées sous la peau des souris. Cette méthode permet de mesurer facilement la croissance tumorale et d’évaluer l’efficacité du traitement. 2. Dans le second modèle, les tumeurs seront implantées directement dans le pancréas. Ce modèle se rapproche davantage du cancer du pancréas humain et permet de mieux comprendre le comportement des tumeurs dans un environnement naturel. Dans les deux cas, nous comparerons la croissance des tumeurs et leur réponse au traitement dans différentes conditions. Dans l’ensemble, ce projet vise à améliorer notre compréhension du cancer du pancréas et à contribuer au développement de traitements plus efficaces à l’avenir.
Bénéfices attendus
Ce projet vise à mieux comprendre certains mécanismes impliqués dans la mort des cellules cancéreuses dans le cancer du pancréas. En confirmant ces mécanismes chez l’animal, cette étude pourrait permettre d’identifier de nouveaux indicateurs ou approches pour améliorer les traitements. Ces résultats pourraient contribuer à développer de nouvelles stratégies thérapeutiques combinées, afin de rendre les traitements plus efficaces. Plus largement, ce projet vise à améliorer la prise en charge du cancer du pancréas en contribuant au développement de traitements plus adaptés aux patients.
Procédures
Dans cette étude, les souris subiront deux types de procédures pour étudier le cancer du pancréas. Dans la première, des cellules tumorales seront injectées sous la peau une seule fois par souris. Cette procédure est très courte, environ une minute, et les souris seront endormies sous anesthésie. Dans la seconde, les cellules tumorales seront transplantées directement dans le pancréas. Cette opération se fera une seule fois et durera environ 25 minutes, incluant l’anesthésie, l’intervention chirurgicale et le réveil des souris. Pendant quatre semaines, les souris recevront chaque jour une injection d’un médicament qui agit sur les cellules tumorales pour les tuer. Chaque injection dure environ une à deux minutes. Pour suivre l’évolution de la maladie, les souris seront examinées une fois par semaine à l’aide d’une technique d’imagerie optique. Cette méthode est non invasive, mais nécessite une anesthésie légère. Une substance spéciale est administrée avant l’examen pour rendre les tumeurs visibles, et chaque séance dure environ six à dix minutes par souris.
Impact sur les animaux
Les atteintes subies par les animaux comprennent : • Pendant la chirurgie : Procédures chirurgicales pour l’implantation et la résection des tumeurs ; chirurgie comportant un risque d’infection au niveau du site d’incision ; effets indésirables de l’anesthésie gazeuse (diminution de la température corporelle, dépression respiratoire) ; douleur associée à l’injection de cellules tumorales dans le pancréas. • Après la chirurgie : Injection pour administration de médicaments; complications postopératoires potentielles (rupture de suture, infection de la plaie). • Pendant le développement tumoral et métastatique : Développement tumoral pouvant s’accompagner d’un léger inconfort lors de la locomotion en raison du volume tumoral et, plus rarement, d’une perte de poids ; développement métastatique pouvant affecter le bon fonctionnement des organes envahis ; procédures régulières telles que la mesure du poids corporel, la manipulation lors des mesures du volume tumoral et l’anesthésie associée à l’imagerie optique (hebdomadaire), constituant une source potentielle de stress à court terme ; injections IP répétées du traitement pendant une durée maximale de 4 semaines et les effets indésirables associés, constituant une nuisance modérée ; souris NSG, sévèrement immunodéficientes et sensibles aux infections par un large éventail de pathogènes normaux, opportunistes et commensaux.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin des procédures afin de caractériser ex vivo le développement tumoral et métastatique selon les conditions expérimentales.
Remplacement
L’utilisation d’animaux est essentielle pour ce projet, qui vise à améliorer l’efficacité des médicaments ciblant la ferroptose (IKE) par la manipulation génétique de régulateurs clés du métabolisme cellulaire. Afin de réduire l’utilisation d’animaux, toutes les expériences feront d’abord l’objet d’une caractérisation approfondie in vitro à l’aide de lignées cellulaires cultivées et de systèmes protéiques purifiés. Toutefois, des aspects critiques de nos résultats doivent être validés in vivo afin de prendre en compte l’influence du métabolisme de l’organisme entier, du microenvironnement tumoral et de la pharmacodynamique des médicaments, des facteurs qui ne peuvent pas être reproduits avec précision in vitro. Ces paramètres ne peuvent être évalués de manière fiable que dans des modèles animaux de cancer du pancréas.
Réduction
Ce projet de 5 ans implique un maximum de 725 souris; toutefois, les études seront menées par étapes successives avec des critères précis permettant de décider de la poursuite ou de l’arrêt des expériences. Une phase initiale évaluera l’intérêt de cibler certains mécanismes biologiques impliqués dans le développement et la résistance aux traitements du cancer du pancréas dans un modèle de souris dépourvues de système immunitaire fonctionnel. Seules les approches ayant démontré un intérêt lors de cette première phase seront poursuivies afin d’étudier, de manière séquentielle, l’influence du système immunitaire et des tissus sains entourant la tumeur sur le développement de la maladie, tout en utilisant le nombre minimal d’animaux nécessaire. Pour toutes les études, une planification rigoureuse sera réalisée et des mesures seront prises pour minimiser à la fois le nombre d’animaux utilisés et la sévérité des procédures. Le nombre de souris nécessaires a été déterminé à l’aide de méthodes statistiques permettant d’obtenir des résultats fiables tout en limitant l’utilisation d’animaux. Enfin, afin de réduire davantage le nombre de souris utilisées, nous emploierons une technique d’imagerie permettant de suivre l’évolution des tumeurs chez les animaux vivants de manière non invasive et répétée, réduisant ainsi le recours à des procédures supplémentaires.
Raffinement
L’hébergement est effectué conformément à la réglementation en vigueur, sous le contrôle d’un vétérinaire et avec l’aide d’un personnel technique qualifié. Les animaux feront donc l’objet d’une surveillance quotidienne par du personnel compétent afin de détecter précocement toute altération du bien-être animal. L’apparition de signes d’inconfort ou de souffrance éventuelle conduira à la mise en œuvre de l’action appropriée (par exemple l’administration d’un analgésique) en fonction d’une grille d’évaluation du bien-être. Les greffes, les prélèvements et l’imagerie seront réalisés sous anesthésie gazeuse et sur tapis chauffant afin de réduire au strict minimum le stress et la souffrance des animaux. Une analgésie peropératoire sera appliquée lors des interventions chirurgicales. Enfin, le suivi du développement tumoral sera effectué par des mesures cinétiques utilisant des méthodes non invasives: des mesures au pied à coulisse, ou des acquisitions de bioluminescence par imagerie optique sous anesthésie gazeuse.
Choix des espèces
Nous utiliserons la souris, modèle de référence dans la recherche sur le cancer du pancréas. Les caractéristiques morphologiques et génétiques des tumeurs reproduisent étroitement la maladie humaine. Les souris offrent également plusieurs avantages : développement rapide, portées nombreuses, et facilité de soins et d’élevage. Conformément à la littérature, pour les expériences de transplantation, les cellules seront implantées chez des souris «jeunes adultes » âgées de 5 à 8 semaines.
Ciblage de la matrice extracellulaire pour renforcer l’efficacité de la radiothérapie sur les tumeurs cérébrales 3/3
- Formation professionnelle
- Recherche appliquée
- Cancers
Porteuses de glioblastomes greffés sous la peau ou dans le cerveau, des souris sont utilisées pour tester deux peptides associés à la radiothérapie. Ce résumé, numéroté 3/3, annonce 2 607 souris, toutes tuées, dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré, une partie étant menée sous anesthésie sans réveil. Elles subissent une chirurgie de 30 minutes pour l'injection intracérébrale de cellules tumorales, des injections tous les deux jours pendant trois semaines alors qu'elles sont éveillées, une irradiation et jusqu'à seize séances d'imagerie hebdomadaires sous anesthésie, avec fatigue, perte de poids et lésions cérébrales annoncées. Le porteur range la "Régression ou disparition de la tumeur" parmi les effets bénéfiques pour les souris, qui sont toutes tuées à la fin de chaque étape pour analyser leurs tissus.
Objectifs
Le glioblastome (GBM) est le cancer du cerveau le plus fréquent et le plus dangereux chez l’adulte avec une incidence de 2 à 5 personnes pour 100 000 habitants par an en Europe et aux États-Unis. Malgré les traitements actuels combinant chirurgie, radiothérapie (rayons X) et chimiothérapie, le pronostic reste très défavorable : la survie médiane est d’environ 15 mois et moins de 5% des patients survivent au-delà de 5 ans. Il est donc urgent de développer de nouvelles stratégies thérapeutiques. Des recherches récentes ont montré que le GBM crée autour de lui un microenvironnement protecteur, riche en différentes protéines de la matrice extracellulaire qui favorise la croissance tumorale et la résistance aux traitements. Notre équipe a développé deux peptides innovants capables de perturber spécifiquement ce microenvironnement. Ces peptides, testés individuellement en laboratoire, ralentissent la croissance tumorale en stimulant la réponse immunitaire et en limitant la formation de nouveaux vaisseaux sanguins nourrissant la tumeur. L’objectif de ce projet est d’évaluer si deux peptides peuvent améliorer l’efficacité de la radiothérapie en rendant les cellules tumorales plus sensibles aux rayons X. Le projet se déroulera dans trois établissements utilisateurs et comprendra quatre étapes : une formation du personnel à l’injection intracérébrale de cellules tumorales chez la souris, réalisée d’abord sur animaux morts puis sur animaux vivants, une validation du rôle d’une protéine spécifique de la matrice extracellulaire dans la progression du GBM ; des tests sur des modèles de tumeurs sous-cutanées chez la souris pour identifier les conditions optimales de traitement combinant peptides et radiothérapie et une validation finale sur des modèles orthotopiques où les tumeurs se développent dans le cerveau. Ce projet permettra de mieux comprendre l’action combinée des peptides et de la radiothérapie, et ouvrira la voie à des stratégies thérapeutiques plus efficaces pour les patients atteints de glioblastome.
Bénéfices attendus
Le glioblastome est une forme de cancer du cerveau très grave et particulièrement résistante aux traitements classiques. Aujourd’hui, même avec les meilleurs soins (opération, rayons X et chimiothérapie), moins de 5% des patients survivent au-delà de 5 ans. Trouver des solutions innovantes est donc une nécessité. Ce projet vise à tester deux molécules inédites, conçues pour s’attaquer à l’environnement protecteur dont profite la tumeur pour se développer et échapper aux défenses du corps. Chacune de ces deux petites molécules a déjà démontré une capacité à freiner différents cancers dans des expériences en laboratoire ou chez l’animal. Mais leur efficacité n’a jamais été étudiée et spécifiquement contre le glioblastome, une tumeur particulièrement agressive. L’un des principaux bénéfices attendus serait donc de montrer que ces traitements, pris séparément, ont aussi un effet contre ce cancer du cerveau. Le projet va également permettre de tester, pour la première fois, ce qui se passe lorsqu’on utilise ces deux molécules ensemble en combinaison avec la radiothérapie. Notre projet s’attache aussi à vérifier la sécurité de ces traitements (pour détecter et limiter tout effet indésirable) et à comprendre où ces molécules circulent dans le corps, afin de s’assurer qu’elles atteignent leur cible sans toucher d’autres organes. Grâce à cette recherche, nous espérons ouvrir la voie à de nouvelles thérapies qui, en combinant traitements innovants et donneront de réelles chances d’améliorer le sort des patients atteints de glioblastome.
Procédures
A) Dans l’Etablissement Utilisateur (EU) 2/3 nous ferons un entrainement à l’injection intracérébrale pour maitriser la technique. B) Dans l’EU1/3 nous ferons une injection de cellules cancéreuses en sous-cutanée pendant 1 minute sous anesthésie générale gazeuse. C) Dans l’EU3/3 nous feront un traitement par radiothérapie pendant 4 minutes après anesthésie générale gazeuse. D) Dans l’EU1/3 ou 2/3 nous ferons des injections d’une minute sur animale vigile tous les 2 jours sur une durée de 3 semaines. E) Dans l’EU2/3 nous ferons une chirurgie de 30 minutes avec une injection d’une minute et suture sous anesthésie générale et locale. F) Dans l’EU3/3 nous ferons une imagerie de 30 minutes sous anesthésie générale pour l’observation de la croissance tumorale. Cette procédure sera réalisée une fois par semaine avec un total de 16 imageries.
Impact sur les animaux
Effets indésirables : 1) Toxicité potentielle des nouveaux traitements : - Analyses de sang hebdomadaires pour surveiller l’état de santé général. - Intervention rapide en cas d’anomalie détectée. 2) Modèle de tumeur cérébrale (orthotopique) : - Lésions au niveau de la tumeur cérébrale. 3) Exposition à la radiothérapie (rayons X) : - Fatigue, perte de poids. Effets bénéfiques potentiels : - Régression ou disparition de la tumeur après traitement.
Devenir
À la fin de chaque étape prévue dans le projet, tous les animaux seront mis à mort dans des conditions strictes de respect du bien-être animal. Cette décision permet de réaliser des analyses approfondies sur leurs tissus et leurs tumeurs. Les informations recueillies grâce à ces prélèvements sont essentielles pour mieux comprendre l’efficacité des traitements testés, leurs effets secondaires éventuels, et guider de futurs progrès dans la lutte contre le cancer du cerveau.
Remplacement
Avant d’envisager des expériences sur des animaux, toutes les possibilités in vitro ont été exploitées pour travailler en laboratoire, à l’aide de cultures cellulaires en 2D et 3D. Ces essais ont démontré que les nouvelles molécules testées peuvent stopper ou ralentir la croissance de cellules cancéreuses. Cependant, une tumeur dans un organisme vivant est bien plus complexe : elle interagit avec de nombreux types de cellules, crée un environnement de soutien spécifique et échappe souvent aux défenses de l’organisme. Aujourd’hui, il est donc indispensable de valider ces résultats dans des conditions plus proches du fonctionnement réel d’un corps vivant. Le modèle utilisé sera la souris, qui permet de reproduire de façon fidèle le développement du cancer et les interactions entre la tumeur, les tissus environnants et le système immunitaire. Cette étape chez l’animal permettra d’évaluer de manière précise la dynamique de croissance tumorale et la réponse réelle aux différentes combinaisons thérapeutiques. Il n’existe à ce jour aucun modèle informatique ou cellulaire qui puisse remplacer ce niveau de complexité biologique. C’est pourquoi le recours à un modèle animal devient nécessaire pour garantir la sécurité et l’efficacité future des traitements.
Réduction
La formation sera d’abord effectuée sur animal mort. De plus, lors de la formation, le nombre de 6 animaux/personne est un nombre maximum pour la validation du geste. Ce projet a été conçu avec le souci constant de limiter au strict nécessaire le nombre d’animaux utilisés. Pour cela, la démarche suivie se déroule en plusieurs étapes successives : À chaque phase, si les premiers résultats sont négatifs ou montrent une toxicité, les essais sont arrêtés pour éviter d’exposer inutilement d’autres animaux à des traitements inadaptés. Ce schéma progressif permet donc de s’assurer que chaque animal participe à une expérimentation qui a du sens, limitant le gaspillage et la souffrance inutile. De plus, la taille des groupes d’animaux a été calculée à l’avance pour être la plus petite possible, tout en offrant des résultats fiables du point de vue scientifique. Les calculs sont réalisés grâce à un logiciel spécialisé, sur la base de critères reconnus, afin de ne pas utiliser plus d’animaux qu’il n’en faut pour tirer de vraies conclusions. Enfin, les données issues de chaque groupe seront analysées avec des méthodes adaptées pour garantir une interprétation correcte et juste.
Raffinement
Pour limiter au maximum le stress et l’inconfort des souris pendant toute l’étude, différentes mesures d’attention et de précaution seront prises : - Période d’acclimatation de deux semaines avant le début des expérimentations pour que les souris s’habituent à leur nouvel environnement. - Nombre de souris par cage limité (4-10 animaux) afin d’assurer leur confort et leur bien-être social. - Accès illimité à l’eau et à la nourriture. - Enrichissement du milieu de vie avec des petits abris et des tubes en carton pour stimuler le comportement naturel des animaux. - Habituation à la manipulation pour réduire le stress avant les procédures. - Utilisation systématique d’une anesthésie générale par inhalation (isoflurane) lors de toute intervention pouvant causer de la douleur ou du stress (injection de cellules, examens). - Surveillance quotidienne de l’état de santé, pesée régulière (3 fois par semaine minimum), et remplissage d’une grille d’observation pour détecter rapidement toute souffrance ou problème. - Contrôle renforcé après chaque série d’injections pour s’assurer que les souris ne souffrent pas d’effets indésirables. - Pour la radiothérapie, les souris seront installées sur un tapis chauffant pour garder une température stable, endormies par anesthésie générale par inhalation pour ne ressentir ni douleur ni stress et un gel sera appliqué sur leurs yeux pour les protéger. Un équipement spécial permettra de délivrer précisément les rayons sur la zone à traiter en protégeant le reste du corps et en évitant d’exposer les tissus sains.
Choix des espèces
La souris a été choisie car elle permet de reproduire fidèlement certains aspects de la maladie humaine, comme la formation de vaisseaux sanguins autour de la tumeur, le fonctionnement du système immunitaire, et d’autres réactions biologiques impossibles à observer dans une simple boîte de culture. C’est l’animal de référence en recherche sur le cancer et il existe de nombreux outils scientifiques pour étudier soigneusement l’effet des traitements chez elle. De plus, la souris permet d’implanter des cellules cancéreuses humaines afin d’observer la croissance de tumeurs à l’endroit exact où elles apparaissent chez l’Homme. Les souris employées dans cette étude commenceront les procédures à l’âge adulte (8 semaines), ce qui évite que les résultats soient faussés par la croissance, la puberté ou, au contraire, par le vieillissement. À ce stade, elles sont dans les meilleures conditions physiques pour supporter les interventions nécessaires à l’expérience. En résumé, l’utilisation de souris adultes permet de garantir que les résultats obtenus seront à la fois fiables et utiles pour imaginer de futurs traitements pour les personnes touchées par le glioblastome, tout en respectant les principes éthiques et scientifiques de la recherche biomédicale.
Évaluation du potentiel thérapeutique de candidats médicaments en oncologie sur des modèles murins développés par xénogreffe et allogreffe de cellules cancéreuses
- Recherche appliquée
- Cancers
Des cellules cancéreuses injectées dans la peau, les muscles, les os, les articulations, la prostate, les glandes mammaires, le cerveau ou le cœur, puis jusqu'à quatorze semaines de traitements expérimentaux : 1 800 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, toutes tuées puis autopsiées à l'issue. Le projet teste des candidats anticancéreux au fil de dix études, dont les effets indésirables sont discutés "avec les clients" avant chaque protocole. Certaines souris ont un système immunitaire inactif. Pour l'ostéosarcome, un cancer des os, le porteur prévoit d'injecter des souris âgées de 4 à 5 semaines.
Objectifs
Ce projet vise à tester de nouveaux traitements contre le cancer, en utilisant des modèles de tumeurs créés par injection de cellules cancéreuses chez la souris. Pour 5 ans de projet, le nombre maximal d’animaux utilisés sera de 1800 souris. Le nombre d’études/protocoles prévisionnel sur les 5 ans de projet est de 10 études/protocoles. Certain(e)s études/protocoles pourront nécessiter environ 10 à 20 animaux, tandis que d’autres pourront nécessiter jusqu’à 360 animaux maximum. L’effectif de chaque étude sera adapté aux besoins scientifiques et expérimentaux. Le nombre de 10 études/protocoles constitue alors une estimation prévisionnelle et pourra évoluer en fonction des besoins scientifiques, sans que le nombre total de souris utilisées puisse dépasser 1 800 sur la durée du projet. Les modèles de tumeurs créés chez la souris ont de nombreux avantages en recherche préclinique, notamment : (i) mimer et pouvoir étudier les mécanismes biologiques impliqués dans le développement et la récidive des cancers; (ii) permettre l’étude des interactions entre les cellules cancéreuses et ce qui les entourent ; (iii) permettre d’analyser la/les réponse(s) des cellules cancéreuses aux traitements en cours de développement ; (iv) permettre d’étudier les voies d’administration et le devenir des molécules à l’étude dans l’organisme, tout en analysant leurs toxicités ; et (v) pouvoir prédire les applications de ces potentiels traitements chez l’homme. Suivant le type de cellules cancéreuses utilisées et le site d’implantation choisi pour celles-ci, il est possible de créer différents modèles tumoraux chez la souris, tels que le cancer du sein ou encore de la prostate.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus de ce projet sont principalement de nature scientifique et translationnelle (la recherche translationnelle vise à transformer les découvertes scientifiques en applications concrètes pour les patients). À court terme, ce projet permettra d’évaluer, dans des systèmes vivants intégratifs pertinents, l’efficacité et la tolérance d’anticancéreux potentiels. Il fournira des données sur la biodisponibilité (portion et vitesse de passage dans la circulation sanguine) et le métabolisme (transformation chimique) des molécules, leurs capacités à inhiber le développement des tumeurs et leurs éventuels effets toxiques. L’ensemble des résultats pourra être extrapolé à ce qui pourrait être observé chez l’homme, ce qui permettra d’identifier les traitements les plus prometteurs et d’orienter les décisions de poursuite ou d’arrêt de leur développement. À moyen terme, les données générées contribueront à améliorer la compréhension des mécanismes liés au développement des cancers. Elles permettront également d’approfondir les connaissances sur les mécanismes d’action des familles chimiques des molécules étudiées. De plus, les résultats obtenus permettront d’affiner la méthodologie de développement des modèles précliniques tumoraux. Grâce aux retours d’expériences, le développement des futurs candidats médicaments en oncologie sera mieux orienté. À plus long terme, ce projet vise à contribuer à la sélection rationnelle de candidats médicaments destinés aux essais cliniques. Les résultats obtenus permettront ainsi de réduire les incertitudes liées à l’extrapolation des données expérimentales à l’humain, tout en améliorant la pertinence des choix faits lors de la phase de développement préclinique des futurs médicaments anti-cancéreux.
Procédures
Les études prévoient une injection unique de cellules cancéreuses par différentes voies d'administration (au niveau de la peau, des muscles, du tissu osseux, des articulations, de la prostate, des glandes mammaires, du cerveau, du cœur ou par voie intraveineuse). La voie d’administration dépendra du cancer à modéliser. Cette injection sera réalisée sous anesthésie générale, avec une prise en charge adaptée de la douleur. La durée de l’injection variera de 1 à 30 minutes selon la voie d'administration utilisée, et une radiographie pourra être réalisée pendant la procédure (5 à 10 minutes). Le volume injecté dépend de la voie d'administration et est défini à partir de critères physiologiques propres à la souris, dans le respect du bien-être animal et conformément aux recommandations des guides de bonnes pratiques. Les traitements expérimentaux pourront être administrés avant et/ou après l'injection des cellules cancéreuses, jusqu'à 14 semaines après celle-ci, par différentes voies (orale, sous-cutanée, intraveineuse, intrapéritonéale, intramusculaire ou intra-articulaire). Les administrations dureront de 1 à 8 minutes et pourront être répétées selon le protocole expérimental. Les volumes administrés dépendront de la voie d'administration, et ils sont définis à partir de plusieurs critères physiologiques propres à la souris, en tenant compte du respect du bien-être animal, et des conseils rassemblés dans les guides de bonnes pratiques. Les fréquences des administrations dépendront de la voie d'administration et de la nature des traitements expérimentaux. Les fréquences d’administration sont définies à partir de plusieurs critères physiologiques propres à la souris, en tenant compte du respect du bien-être animal, et des conseils rassemblés dans les guides de bonnes pratiques. Au cours des études, des prélèvements sanguins, des collectes d'urine et, en fin d'étude, des prélèvements de liquide synovial (liquide présent dans les articulations) pourront être réalisés. Les prélèvements sanguins seront effectués sur des animaux vigiles, en moins de 5 minutes, dans le respect des limites réglementaires en termes de volume et de fréquence des prélèvements. Les prélèvements de liquide synovial seront réalisés sous anesthésie générale avant la mise à mort.
Impact sur les animaux
Une observation quotidienne de l’état général des animaux, ainsi qu’une évaluation clinique détaillée à minima 2 fois par semaine du comportement, du poids, et des volumes tumoraux seront réalisées tout au long de l’étude afin d’identifier et circonscrire ou éliminer le plus rapidement et efficacement possible toute nuisance ou effet indésirables éventuels sur les animaux. Des nuisances ou effets indésirables liés à l’induction du/des modèles oncologiques murins (injection des cellules cancéreuses sur les souris) et au développement tumoral sont attendus dans ce projet. Plus précisément, nous surveillerons l'état général et clinique des animaux pour déceler tout éventuel traumatisme et inflammation au niveau des sites d’injections des cellules cancéreuses, ainsi que tout mal-être en lien avec le développement de la/des tumeur(s). Des nuisances ou effets indésirables liés aux traitements à tester peuvent être observés lors de leurs administrations ou plus tardivement (exemple : perte de poids). Les nuisances et effets indésirables susceptibles d’être observés seront abordés avec les clients avant toute mise en œuvre de l’étude / du protocole. Ils seront également anticipés grâce aux informations obtenues au cours d’études / de protocoles préalablement réalisés et à une veille bibliographique inhérente au(x) traitement(s) à administrer.
Devenir
À l’issue de chaque étude/protocole, les animaux seront anesthésiés, mis à mort puis autopsiés, et les organes d’intérêt seront prélevés. Les échantillons sanguins, urinaires et de liquide synovial (liquide présent dans les articulations) seront analysés afin de déterminer les concentrations des molécules testées dans ces compartiments, d’évaluer leurs toxicités et la réponse biologique aux traitements. Les organes prélevés pourront également faire l’objet d’analyses diverses afin d’évaluer la distribution des molécules dans l’organisme, d’étudier leurs éventuelles toxicités et d’analyser les éventuelles modifications tissulaires suite aux traitements (tissus sains et tissus cancéreux).
Remplacement
De manière générale, les traitements que nous évaluons sur des modèles animaux ont fait l’objet de tests préliminaires mais le passage chez l’animal reste indispensable afin d’identifier et analyser les interactions des molécules à l’étude avec l’organisme. En effet, les tests préliminaires actuels permettent d’anticiper les comportements des molécules testées, mais ne fournissent pas d’informations fiables sur leurs effets généraux sur l’organisme. Aucune méthode alternative ne permet actuellement de reproduire tous les paramètres physiologiques qui sont liés à un individu dans sa globalité. De plus, dans le cadre des études en cancérologie, il est pour le moment impossible de reproduire artificiellement les mécanismes et la complexité de la pathologie.
Réduction
Le nombre d’animaux par groupe sera réduit au minimum tout en s’assurant de pouvoir obtenir des résultats fiables et ainsi permettre une interprétation robuste des données et éviter toutes répétitions du protocole/de l’étude. Le nombre d’animaux par groupe sera de 10 maximum. Ce nombre a été déterminé grâce à nos données historiques et à des calculs. Cet effectif pourra être revu à la baisse après analyse de résultats préliminaires et dans le cas où le(s) traitement évalué(s) est/sont connu(s) (exemple : traitement(s) de référence). Le nombre de groupe sera de 10 maximum, par temps d’analyse expérimental (3 temps expérimentaux d’analyse maximum par étude / protocole). De plus, les groupes seront optimisés pour éviter toute redondance. En cas de risque d’exclusion d’animaux identifié (exemple : animaux de nature agressive), il sera possible d’ajouter des animaux de réserve. Le nombre d’animaux de réserve ne dépassera pas 20% de l’effectif total ou 1 animal par groupe par temps expérimental d’analyse.
Raffinement
Une phase d’acclimatation, de minimum 7 jours, sera respectée. Les animaux seront stabulés en groupes sociaux dans des locaux adaptés (pièces sous atmosphère contrôlée, cages ventilées, accès ad libitum à l’eau et à la nourriture, enrichissement (tunnel) permettant leur maintien dans un environnement adéquat, n'induisant pas de mal être. Un hébergement individuel temporaire pourra-être mise en place par exemple en cas de complications post-opératoires nécessitant un isolement (réouverture d’un site opératoire, etc.) ou encore en cas d’agressivité. Dans ce cas, l’enrichissement sera augmenté. Un suivi quotidien et un suivi clinique plus approfondi, à minima 2 fois par semaine, seront réalisés, avec prise de poids, mesure du volume des tumeurs et observations des caractéristiques spécifiques aux modèles tumoraux (exemple : observation des signes de boiterie pour le modèle ostéosarcome (cancer des os)). Les animaux seront maintenus un minimum de temps en situation d’inconfort lors de leur manipulation (ex : au moment de leur pesée et de la mesure du volume de la tumeur, ou au moment des prélèvements sanguins). Nous mettrons en place des mesures adaptées et spécifiques pour réduire au maximum/éliminer le mal être éventuel occasionné par les manipulations, le développement tumoral et les différents traitements : les conditions d’hébergement seront optimisées (litière spécifique, augmentation de l’enrichissement, facilité d’accès à l’alimentation/ à l’eau et ajout de nourriture appétente), nous utiliserons des traitements antalgiques dès l’apparition de signes cliniques de douleur ou pour éviter l’apparition de ceux-ci. Tout animal ayant atteint un ou plusieurs points limites, repérés le plus précocement possible grâce à un suivi clinique précis, sera mis à mort.
Choix des espèces
La souris est un modèle animal largement utilisé dans les études précliniques en raison de la proximité de nombreuses caractéristiques biologiques et physiopathologiques avec celles observées chez l’homme. Il s’agit d’un modèle très bien caractérisé, pour lequel il existe un important recul scientifique ainsi que de nombreuses données de référence. De plus, sa taille et ses caractéristiques physiologiques permettent le prélèvement de volumes suffisants de liquides biologiques (sang, liquide synovial, etc.) afin de réaliser l’ensemble des analyses requises dans le cadre des projets scientifiques. Ainsi, la souris constitue un modèle pertinent pour étudier les mécanismes pathologiques, évaluer l’efficacité et la tolérance des médicaments en développement, et générer des données utiles à la préparation des essais cliniques chez l’homme. Selon les questions scientifiques initialement posées dans les études/protocoles, des souris ayant une système immunitaire inactif ou actif pourront être utilisées. Le choix du sexe et de l’âge au démarrage des études/protocoles des souris sera également défini en fonction des questions scientifiques auxquelles souhaitent répondre les études/protocoles. Les cancers peuvent toucher les patients à n’importe quel âge, mais il est recommandé d’effectuer les injections de cellules cancéreuses sur des souris âgées de 4 à 10 semaines. Pour modéliser des cancers pédiatriques, tel que l’ostéosarcome, il est recommandé, par exemple, d’injecter les cellules cancéreuses sur des souris jeunes âgées de 4 à 5 semaines, pour que le modèle soit pertinent. Les modèles de cancer peuvent être induits sur des souris femelles ou mâles. Cependant, suivant le cancer à modéliser, le choix du sexe des souris doit être pertinent. Par exemple, la modélisation du cancer du sein se fait majoritairement sur des souris femelles.
Évaluation de l’effet combinatoire de la radiothérapie et d’un virus oncolytique avec ou sans immunothérapie sur le contrôle tumoral
- Recherche appliquée
- Cancers
Greffées de cellules tumorales sous la peau, puis soumises à quatre injections d'un virus dans la tumeur, à des irradiations localisées et à quatre injections d'anticorps, 1 152 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue pour examiner leurs tissus. Il s'agit de mesurer si l'association de la radiothérapie, d'un virus oncolytique et d'une immunothérapie freine la croissance des tumeurs. Le porteur indique que ces tumeurs nécrosent "malgré leur petite taille", avec une douleur modérée possible. Parmi les raisons du choix de l'espèce, il cite l'agrément de son animalerie, qui autorise l'hébergement "des souris seulement".
Objectifs
Ce projet vise à évaluer l’efficacité préclinique du traitement combiné: radiothérapie et virus oncolytique, avec ou sans immunothérapie sur le contrôle tumoral.
Bénéfices attendus
En adoptant cette approche, nous visons à minimiser les limitations des thérapies utilisées seules, à améliorer les résultats thérapeutiques et à augmenter la réponse globale des tumeurs en limitant les toxicités liées aux traitements. Cette stratégie de traitement à multiples facettes non seulement promet d'améliorer les résultats thérapeutiques actuels mais pourrait également nous conduire à développer de nouvelles stratégies de traitement antitumoral plus efficaces et moins toxique en particulier pour la prise en charge des cancers résistants. Ce projet espère fournir une base solide et des nouvelles perspectives pour optimiser les traitements cliniques futurs tout en réduisant les effets secondaires des thérapies en question. L’association d’un virus oncolytique avec la radiothérapie constitue une approche prometteuse pour surmonter les limitations liées à la résistance des tumeurs et améliorer l’efficacité tumoricide.
Procédures
Les animaux seront soumis à des injections en sous cutanée (une fois, durée environ 10-20 secondes) et à des injections en intra-tumoral (quatre fois, durée environ 20 secondes) sous anesthésie générale. Les animaux recevront des irradiations localisées des tumeurs (un cycle d'irradiation dure environ 1-5 minutes en fonction de la dose) sous anesthésie générale. L’anticorps sera injecté quatre fois, durée environ 10-20 secondes, sous anesthésie locale.
Impact sur les animaux
Les animaux peuvent ressentir une légère douleur et inconfort transitoires liés à l’injection des cellules tumorale et aussi à l’injection de l’immunothérapie. Les animaux peuvent également ressentir du stress léger et transitoire lié à leur immobilisation dans les caches de contention pendant le temps d’irradiation. L’injection intra-tumorale du virus peut entrainer la formation d’une très petite croûte à l’endroit de l’injection. Ceci pourra entraîner un léger prurit temporaire. En raison de la croissance des tumeurs ou des effets secondaires des traitements, les animaux peuvent présenter des changements de comportement modérés, tels qu'une diminution de l'appétit et/ou une réduction de l'activité. Les modèles utilisés sont réputés pour produire des tumeurs qui nécrosent, malgré leur petite taille. Cette nécrose peut entraîner une douleur modérée.
Devenir
Les animaux seront tous euthanasiés à l'issue de chaque procédure pour examen post-mortem sur tissus et organes.
Remplacement
Ce projet a pour but d’évaluer l'effet thérapeutique d’un modulateur de l’immunité dans les tumeurs, combinés à la radiothérapie. Ceci exige donc un système biologique dynamique et complet en interaction direct avec le stroma tumoral. Ceci nécessite le recours à un modèle animal vivant entier et ne peut pas être modélisé in vitro ni in silico. Les modèles in vitro et in silico ne peuvent pas fournir ou assurer l’ensemble des voies biologiques ainsi que toutes les interactions physiologiques essentielle dans la réponse des tissus et des cellules aux traitements notamment à l’irradiation. Il est à noter que la réponse d’un tissu ou d’une tumeur à l’irradiation implique l’activation de plusieurs voies de signalisations et de plusieurs systèmes dont le système immunitaire. Ce dernier étant composé de plusieurs populations (lymphocytes, macrophages, monocytes, neutrophiles…) localisées dans des organes différents (rate, ganglions lymphatiques, et autres) et assurant des fonctions différentes, ne peut être reproduit ni in vitro ni in silico.
Réduction
Afin de réduire au minimum le nombre d’animaux à utiliser nous permettant d’atteindre les objectifs du projet, nous avons réalisé une analyse statistique à priori, afin de calculer le nombre d’animaux nécessaires pour détecter des différences significatives pour chaque procédure expérimentale. Le critère de jugement principal pour le calcul de puissance est la taille tumorale.Ces calculs nous ont permis de déterminer la taille des lots à traiter, et les résultats seront étudiés par analyse de variance.
Raffinement
Une anesthésie générale sera faite lors des injections ainsi que lors des irradiations. Les conditions d'hébergement des animaux seront optimisées, en fournissant l'environnement et la nourriture nécessaire. Leur environnement sera enrichi avec du coton ou des maisons en carton afin de diminuer leur angoisse. Le comportement et l'état de santé des animaux seront surveillés quotidiennement, pour identifier et traiter toute anomalie. Les souris seront élevées en groupe pour minimiser le stress de l'isolement. Une pesée sera effectuée régulièrement, au minimum de façon hebdomadaire. Des points limites précoces ont été définis et seront strictement appliqués. Un aliment appétent et énergétique sera proposé en cas de nécessité (diminution de l'appétie, perte de poids).
Choix des espèces
La souris est l’espèce animale de référence pour les études de radiobiologie, des études impliquants des immunomodulateurs (comme les inhibiteurs de PD1/PD-L1/CTLA-4 et les virus oncolytiques) et l'étude de la croissance tumorale. La physiologie et la génétique de la souris sont de mieux en mieux connues et de nombreuses études ont déjà validé des découvertes faites chez la souris en les appliquant pendant des essais cliniques, ce qui facilite le transfert des résultats obtenus chez la souris en clinique. De plus, l’agrément de notre animalerie autorise l’hébergement des souris seulement. Et pour des raisons de taille et de capacité d’hébergement, la souris reste le choix premier. Les souris seront utilisées à l’âge de 7 à 9 semaines, âge auquel elles sont considérées comme adultes. À cet âge, le système immunitaire des animaux a atteint sa maturité, ce qui constitue un point critique pour les études en immunologie.
Évaluation de nouvelles thérapies ciblées contre le cancer de la prostate –EU 1/2
- Recherche appliquée
- Cancers
2 450 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue pour analyser leurs organes, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles sont castrées par chirurgie, greffées de cellules ou de fragments de tumeurs de prostate humaine, parfois irradiées sur tout le corps, transportées cinq à six heures d'un établissement à l'autre et soumises jusqu'à six séances d'imagerie sous anesthésie. Le bénéfice annoncé se limite à évaluer de "nouveaux composés de radiothérapie interne vectorisée", face à des tumeurs qui peuvent nécroser et provoquer une cachexie. Sur le remplacement, le porteur affirme ne pas pouvoir se passer d'un "organisme entier" et juge les "modèles animaux" "indispensables".
Objectifs
Le cancer est désormais la première cause de mortalité dans les pays développés, devant les pathologies cardiovasculaires. Dans ce contexte, l’objectif de nos projets est le développement de nouvelles thérapies ciblées couplées à des radioéléments. Cette dernière repose sur le principe suivant : « attacher » une molécule radioactive à une molécule biologique qui joue le rôle de transporteur et va reconnaitre spécifiquement une protéine surexprimée par les cellules tumorales prostatiques. Pour la thérapie, on utilise des molécules radioactives puissantes sur une distance très courtes (de l’ordre du millimètre ou micromètre), détruisant ainsi les cellules tumorales à proximité immédiate de l’endroit où elle est transportée, tout en limitant la toxicité sur les tissus sains environnant la tumeur. Dans ce projet, l’objectif principal est d’évaluer l’activité antitumorale de nouveaux traitements ciblés. Dans le cas où aucune donnée de toxicité ne serait disponible, une étude de la toxicité de ces thérapies ciblées pourra être réalisée au préalable dans le cadre de ce projet. Ce projet est un projet multisite entre deux Etablissements Utilisateurs différents (EU1 et EU2).
Bénéfices attendus
Le développement de la radiothérapie interne vectorisée est actuellement en plein essor. En effet, cette thérapie cible de façon spécifique la tumeur de chaque patient, et permet un traitement personnalisé. Notre projet permettra ainsi d’évaluer l’efficacité de nouveaux composés de radiothérapie interne vectorisée.
Procédures
Une induction tumorale : sous anesthésie (
Impact sur les animaux
- Certaines souris seront immunodéficientes et pourraient développer des pathologies du fait de leur manque de défenses immunitaires si elles n’étaient pas hébergées dans des conditions sanitaires protégées. - L’irradiation corps entier chez certains animaux va éliminer les défenses immunitaires sur une courte période et fragiliser l’animal qui pourrait développer des infections s’il n’était pas maintenu dans des conditions sanitaires protégées. - L’implantation sous cutanée de cellules tumorales ou des fragments de tumeurs va mener à une masse sous cutanée qui pourrait, si elle est menée trop loin, gêner l’animal dans ses mouvements et impacter son état général. De plus, des nécroses peuvent apparaitre. Il est aussi possible, selon le modèle tumoral, que la progression tumorale entraîne une cachexie (amaigrissement et fatigue) constatée par une perte de poids. - La contention des souris pour manipulation lors de la mesure de la taille des tumeurs et de la mise sous anesthésie pourrait provoquer un léger stress. - lors de la répartition en groupes homogènes selon les critères de volume tumoral et de poids corporel, les animaux seront potentiellement mis avec de nouveaux congénères. Cette nouvelle organisation sociale pourra engendrer un stress de 1 à 2 jours. - Afin d’observer des effets de composé sur l’évolution de la tumeur, les animaux recevront des traitements de composés intraveineux qui pourront induire un stress léger. - Les produits administrés pour la thérapie peuvent provoquer une perte de poids transitoire.
Devenir
Différentes analyses complémentaires réalisées sur les organes prélevés post-mortem sont nécessaires pour atteindre les objectifs scientifiques de nos études. La totalité des animaux seront donc euthanasiés en fin d’étude.
Remplacement
Pour étudier le devenir d’une molécule dans l’organisme et évaluer l’efficacité d’un traitement anticancéreux, il n’est pas possible de se passer d’un organisme entier avec ses fonctions physiologiques intactes ; les modèles animaux sont ainsi indispensables. Des études préliminaires réalisées in vitro nous permettrons néanmoins de valider que la molécule étudiée atteint bien sa cible.
Réduction
Une sélection des composés avec la meilleure activité sera réalisée in vitro en amont de toute utilisation in vivo et permettra de réduire le nombre d’animaux nécessaire à son strict minimum. Les effectifs d’animaux dans les groupes expérimentaux ont été adaptés pour chaque type d’étude afin de mener à des résultats scientifiquement pertinents tout en réduisant au maximum les effectifs des groupes. Enfin, la bonne connaissance de la pousse tumorale pour chaque modèle permet d’implanter uniquement le nombre d’animaux nécessaires pour obtenir des groupes porteurs de tumeurs de tailles homogènes.
Raffinement
La chirurgie pour la greffe de fragments tumoraux et la castration sont réalisées sous anesthésie générale gazeuse sur lit chauffant afin de réduire l’inconfort potentiel et permettre ainsi le raffinement de l’étude. La chirurgie est réalisée de façon aseptique et les animaux reçoivent une couverture analgésique. Une surveillance post opératoire et des soins post opératoires adaptés sont appliqués si nécessaires.
Choix des espèces
La souris constitue un modèle de choix en pharmacologie car son génome est connu et ses principales fonctions physiologiques (fonction rénale, hépatique) sont comparables à l’Homme. D’autre part, les souris sont compatibles avec nos systèmes d’imagerie utilisés pour la caractérisation des molécules utilisées pour cibler et visualiser les tumeurs chez l’homme. Du point de vue scientifique, la souris porteuse de tumeur reste le modèle de choix dans les études d’évaluation de l’efficacité des nouvelles thérapies contre le cancer. Les animaux pourront être utilisés pour l’induction tumorale à un âge minimum de 5 semaines (jeune adulte), et pourront ensuite être traités à partir de l’âge de 7 semaines (adulte), les modèles de tumeur de prostate humaine nécessitant au moins 2 semaines post implantation pour commencer à pousser. Les molécules étudiées ont pour but d’aider le diagnostic ou le traitement de cancers retrouvés chez les patients adultes. Il est donc justifié de traiter des animaux possédant les fonctions physiologiques correspondant au stade adulte.
Évaluation de nouvelles thérapies ciblées contre le cancer de la prostate – EU 2/2
- Recherche appliquée
- Cancers
Toutes tuées en fin d'étude pour l'analyse de leurs organes, 2 450 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, pour tester des traitements radioactifs ciblés contre le cancer de la prostate. Elles subissent une greffe tumorale, une castration chirurgicale, parfois une irradiation du corps entier qui supprime un temps leurs défenses immunitaires, un transport de cinq à six heures entre deux établissements et jusqu'à six séances d'imagerie sous anesthésie. Certaines sont immunodéficientes, et la tumeur peut provoquer nécroses et amaigrissement. Le porteur affirme qu'on ne peut se passer d'un "organisme entier avec ses fonctions physiologiques intactes", pour des souris castrées et parfois irradiées.
Objectifs
Le cancer est désormais la première cause de mortalité dans les pays développés, devant les pathologies cardiovasculaires. Dans ce contexte, l’objectif de nos projets est le développement de nouvelles thérapies ciblées couplées à des radioéléments. Cette dernière repose sur le principe suivant : « attacher » une molécule radioactive à une molécule biologique qui joue le rôle de transporteur et va reconnaitre spécifiquement une protéine surexprimée par les cellules tumorales prostatiques. Pour la thérapie, on utilise des molécules radioactives puissantes sur une distance très courtes (de l’ordre du millimètre ou micromètre), détruisant ainsi les cellules tumorales à proximité immédiate de l’endroit où elle est transportée, tout en limitant la toxicité sur les tissus sains environnant la tumeur. Dans ce projet, l’objectif principal est d’évaluer l’activité antitumorale de nouveaux traitements ciblés. Dans le cas où aucune donnée de toxicité ne serait disponible, une étude de la toxicité de ces thérapies ciblées pourra être réalisée au préalable dans le cadre de ce projet. Ce projet est un projet multisite entre deux Etablissements Utilisateurs différents (EU1 et EU2).
Bénéfices attendus
Le développement de la radiothérapie interne vectorisée est actuellement en plein essor. En effet, cette thérapie cible de façon spécifique la tumeur de chaque patient, et permet un traitement personnalisé. Notre projet permettra ainsi d’évaluer l’efficacité de nouveaux composés de radiothérapie interne vectorisée.
Procédures
Une induction tumorale : sous anesthésie (
Impact sur les animaux
- Certaines souris seront immunodéficientes et pourraient développer des pathologies du fait de leur manque de défenses immunitaires si elles n’étaient pas hébergées dans des conditions sanitaires protégées. - L’irradiation corps entier chez certains animaux va éliminer les défenses immunitaires sur une courte période et fragiliser l’animal qui pourrait développer des infections s’il n’était pas maintenu dans des conditions sanitaires protégées. - L’implantation sous cutanée de cellules tumorales ou des fragments de tumeurs va mener à une masse sous cutanée qui pourrait, si elle est menée trop loin, gêner l’animal dans ses mouvements et impacter son état général. De plus, des nécroses peuvent apparaitre. Il est aussi possible, selon le modèle tumoral, que la progression tumorale entraîne une cachexie (amaigrissement et fatigue) constatée par une perte de poids. - La contention des souris pour manipulation lors de la mesure de la taille des tumeurs et de la mise sous anesthésie pourrait provoquer un léger stress. - lors de la répartition en groupes homogènes selon les critères de volume tumoral et de poids corporel, les animaux seront potentiellement mis avec de nouveaux congénères. Cette nouvelle organisation sociale pourra engendrer un stress de 1 à 2 jours. - Afin d’observer des effets de composé sur l’évolution de la tumeur, les animaux recevront des traitements de composés intraveineux qui pourront induire un stress léger. - Les produits administrés pour la thérapie peuvent provoquer une perte de poids transitoire.
Devenir
Différentes analyses complémentaires réalisées sur les organes prélevés post-mortem sont nécessaires pour atteindre les objectifs scientifiques de nos études. La totalité des animaux seront donc euthanasiés en fin d’étude.
Remplacement
Pour étudier le devenir d’une molécule dans l’organisme et évaluer l’efficacité d’un traitement anticancéreux, il n’est pas possible de se passer d’un organisme entier avec ses fonctions physiologiques intactes ; les modèles animaux sont ainsi indispensables. Des études préliminaires réalisées in vitro nous permettrons néanmoins de valider que la molécule étudiée atteint bien sa cible.
Réduction
Une sélection des composés avec la meilleure activité sera réalisée in vitro en amont de toute utilisation in vivo et permettra de réduire le nombre d’animaux nécessaire à son strict minimum. Les effectifs d’animaux dans les groupes expérimentaux ont été adaptés pour chaque type d’étude afin de mener à des résultats scientifiquement pertinents tout en réduisant au maximum les effectifs des groupes. Enfin, la bonne connaissance de la pousse tumorale pour chaque modèle permet d’implanter uniquement le nombre d’animaux nécessaires pour obtenir des groupes porteurs de tumeurs de tailles homogènes.
Raffinement
La chirurgie pour la greffe de fragments tumoraux et la castration sont réalisées sous anesthésie générale gazeuse sur lit chauffant afin de réduire l’inconfort potentiel et permettre ainsi le raffinement de l’étude. La chirurgie est réalisée de façon aseptique et les animaux reçoivent une couverture analgésique. Une surveillance post opératoire et des soins post opératoires adaptés sont appliqués si nécessaires.
Choix des espèces
La souris constitue un modèle de choix en pharmacologie car son génome est connu et ses principales fonctions physiologiques (fonction rénale, hépatique) sont comparables à l’Homme. D’autre part, les souris sont compatibles avec nos systèmes d’imagerie utilisés pour la caractérisation des molécules utilisées pour cibler et visualiser les tumeurs chez l’homme. Du point de vue scientifique, la souris porteuse de tumeur reste le modèle de choix dans les études d’évaluation de l’efficacité des nouvelles thérapies contre le cancer. Les animaux pourront être utilisés pour l’induction tumorale à un âge minimum de 5 semaines (jeune adulte), et pourront ensuite être traités à partir de l’âge de 7 semaines (adulte), les modèles de tumeur de prostate humaine nécessitant au moins 2 semaines post implantation pour commencer à pousser. Les molécules étudiées ont pour but d’aider le diagnostic ou le traitement de cancers retrouvés chez les patients adultes. Il est donc justifié de traiter des animaux possédant les fonctions physiologiques correspondant au stade adulte.