Maladies animales
- Alimentation animale
- Autres troubles humains
- Bien-être animal
- Cancers
- Diagnostic des maladies
- Maladies des plantes
- Maladies infectieuses
- Toxicologie (hors obligations réglementaires)
- Troubles cardiaques
- Troubles endocriniens
- Troubles gastrointestinaux
- Troubles immunitaires
- Troubles musculosquelettiques
- Troubles nerveux
- Troubles respiratoires
- Troubles sensoriels
- Troubles urogénitaux
Test d’absorption du fer au point d’injection chez le lapin selon la Pharmacopée Chinoise
- Recherche appliquée
- Maladies animales
- Tests réglementaires
- Contrôles de qualité
90 lapins vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger : chacun est anesthésié puis reçoit une injection de fer dans un muscle de la cuisse, avant d'être tué pour que ce muscle soit prélevé. Le test vérifie que moins de 20 % du fer reste au point d'injection, une exigence de la Pharmacopée chinoise pour vendre en Chine des produits vétérinaires déjà autorisés en France, destinés aux porcelets et à d'autres jeunes mammifères d'élevage. Le champ structuré déclare 20 lapins réutilisés, alors que la narration annonce la mise à mort de tous les lapins inclus, et le porteur prévoit par ailleurs une réserve de 30 % d'"animaux surnuméraires". Il qualifie le recours aux lapins de "nécessaire", au seul motif que la réglementation chinoise exige ce test in vivo.
Objectifs
Les injections de fer sont très souvent utilisées chez les jeunes animaux de rente (porcins, ovins, caprins, bovins…) dans le cadre de la prévention et du traitement de l’anémie ferriprive après la naissance. Dans le cadre de l’élevage porcin, les injections de fer sont presque systématiquement réalisées dans les 3 jours suivant la naissance. La Chine est le 1er producteur de porcs au monde et un marché important pour les industries pharmaceutiques vétérinaires. Ce projet est réalisé dans le cadre de demande de liberation de nouveau lot en Chine de produits vétérinaires injectables composés de fer, possédant déjà des AMM en France. A chaque libération d’un nouveau lot de ces produits en France, un contrôle qualité est réalisé à l’aide de différents tests physico-chimiques décrits dans la Pharmacopée Européenne. Pour la commercialisation sur le marché chinois, les autorités chinoises demandent la réalisation d’un test in vivo d’absorption du fer au point d’injection chez le lapin. Ce test fait partie des tests de contrôle qualité réalisés lors de la libération de lots de produits contenant du fer en Chine. Il permet de valider la qualité du lot en analysant l’absorption du fer après une injection unique et de s’assurer que la quantité de fer non absorbée au niveau du point d’injection ne dépasse pas 20% de la quantité injectée. Le but de cette vérification est de s’assurer que chaque lot commercialisé est conforme, et que le produit est sûr, aussi bien pour la santé animale que pour la consommation humaine. Ce projet a donc pour objectif : la réalisation du test d’absorption de fer au point d’injection demandé par les autorités chinoises dans le cadre d’une nouvelle libération de lot.
Bénéfices attendus
Obtenir l’autorisation de mise sur le marché en Chine des produits testés. Ainsi, chaque lot commercialisé et autorisé sera conforme et sûr, aussi bien pour la santé animale que pour la consommation humaine. En effet, ce projet va permettre de valider en Chine des produits permettant de lutter contre l’anémie ferriprive rencontrée dans les élevages.
Procédures
Les animaux utilisés seront anesthésié chimiquement avant de recevoir une injection unique de produit testé. L'injection liée a l'anesthésie sera une injection unique dans le muscle qui durera quelques secondes. L'injection du produit à tester sera une injection unique dans le muscle qui durera quelques minutes.
Impact sur les animaux
Auncun effet indésirable n'est attendu à la suite de l'injection. Les nuisances attendus sur les animaux sont les suivants : stress dû à la contention pour la réalisation de l'anesthésie et le stress lié à l'anesthésie.
Devenir
Les animaux inclus dans ce projet seront mis à mort afin de pouvoir prélever et analyser le muscle injecté. Ces prélèvements de muscle sont primordiaux pour répondre aux objectifs de ce projet.
Remplacement
Le test d’absorption du fer au point d’injection est une procédure expérimentale in vivo éxigée par la réglementation chinoise, dans le cadre de la commercialisation sur le marché chinois de produits vétérinaires composés de fer. Par conséquent, l’utilisation d’animaux est ici nécessaire et aucune méthode substitutive n’est possible.
Réduction
Le nombre d’animaux prévu pour ce projet a été déterminé à partir des exigences de la Pharmacopée Chinoise, qui prévoit l’utilisation de deux lapins par lot testé, ainsi que de l’estimation du nombre de lots à évaluer pendant la durée du projet. Afin de prendre en compte d’éventuels imprévus (problèmes techniques lors de l’injection dans le muscle vaste médial, difficultés liées au prélèvement ou au traitement des échantillons, ou exclusion d’un animal), une réserve de 30 % d’animaux surnuméraires est prévue. Les animaux surnuméraires ne seront utilisés que si un problème est détecté lors de la phase d’analyse. Cette réserve permettra, si nécessaire, de disposer du nombre minimal d’animaux requis par la Pharmacopée Chinoise sans avoir à répéter l’essai sur un lot. Sur une période de cinq ans, il est estimé que 35 lots seront testés, ce qui représente un besoin de 70 lapins (2 lapins par lot). En tenant compte de la réserve de 30 % d’animaux surnuméraires, le nombre maximal d’animaux prévus pour l’ensemble du projet est fixé à 90 lapins.
Raffinement
Après réception, les animaux auront une période d’acclimatation d’une durée propre à l'espèce animale soit 14 jours. Les animaux feront l'objet d'un conditionnement positif, basé sur des intéractions amicales avec les personnels en charge des soins, ceci afin de permettre des manipulations sans stress et avec un minimum de contraintes. Les animaux seront hébergés dans la mesure du possible par paires compatibles ou en groupe et recevront un enrichissement du milieu adapté à leur espèce, régulièrement renouvelé (Tablette de repos pour se cacher et grimper, foin, Buchettes de bois). Des évaluations cliniques sont mises en place (observation quotidienne de l’état général, du comportement, observation du site d’administration, etc.). Tout au long des études les animaux sont manipulés/observés par un personnel formé et habilité à travailler chez l'espèce en question. Les voies et volumes d’administration suivront les recommandations des publications reconnues telles que : A Good Practice Guide to the Administration of Substances and Removal of Blood, Including Routes and Volumes, Karl-Heinz Diehl et al. JOURNAL OF APPLIED TOXICOLOGY, 2001, 21, 15-23. Pour diminuer le stress de l’animal et faciliter la contention pour l’injection, l’animal sera anesthésié avec un produit adapté. Il est primordial dans ce projet que l’injection soit réalisée précisément au niveau du muscle vaste médial et pour cela l’animal ne doit pas bouger durant l’injection. Une surveillance accrue de l’animal de l'anesthésie jusqu'a son réveil sera réalisée. Si un animal présente des signes de pathologie, de souffrance ou de douleur, un traitement thérapeutique et/ou des soins seront mis en place après acccord du vétérinaire dans le but de le soigner ou de le soulager. De plus, des points limites adaptés et suffisament prédictifs sont mis en place afin de prévenir toute souffrance des animaux. Grâce à ces différentes méthodes, le bien-être de l’animal sera respecté et sa douleur, souffrance et angoisse seront réduites au minimum
Choix des espèces
Lapin a été choisi pour ce projet car c’est cet animal qui est demandé et décrit dans la Pharmacopée Chinoise pour la réalisation de tests d’absorption du fer au site d’injection. Conformément à la Pharmacopée Chinoise, les animaux utilisés seront des adultes pesants entre 1,5 et 2,5 kg.
Effet de différents microbiotes sur la physiopathologie de l’infection par Eimeria tenella chez le poulet.
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
- Maladies animales
- Recherche fondamentale
- Système gastrointestinal
- Système immunitaire
Un microbiote administré par la bouche au premier jour de vie, puis le parasite Eimeria tenella vers deux semaines d'âge : 128 poussins vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, tous tués à J14 ou J21 pour prélever leurs cæcums. Le projet compare trois microbiotes face à la coccidiose, et le bénéfice attendu pour les poussins supplémentés se mesure en "meilleures performances zootechniques", pour une filière qui chiffre ses pertes à plus de 1,5 milliard d'euros par an. Le résumé mentionne aussi une pose de puces sous anesthésie, sans dire où ni pourquoi. Le porteur justifie le choix du poulet par le parasite, qui n'infecte que cette espèce.
Objectifs
Les coccidioses représentent le premier fléau parasitaire de l’aviculture conduisant à d'importantes pertes économiques (>1,5 milliards d’euros/an dans le monde). Ces maladies sont provoquées par des parasites, Eimeria. La prophylaxie repose sur l’utilisation d’anticoccidiens et sur la vaccination. Le coût élevé des vaccins, l’apparition de résistances aux anticoccidiens et la demande des consommateurs pour limiter l’utilisation des anticoccidiens et des antibiotiques nécessitent le développement de nouveaux moyens de lutte plus naturels. Dans cet objectif, notre ambition est d'utiliser la modulation du microbiote pour atténuer la sévérité de la pathologie liée à l'infection par Eimeria. Comme nous l’avons décrit précédemment, nos résultats mettent en évidence un rôle du microbiote et/ou ses métabolites sur la physiopathologie de l’infection par E. tenella incluant le développement du parasite E. tenella et sur la réponse inflammatoire associée à l’infection. La nature des bactéries et/ou leur métabolites impliqués dans cet effet restent encore à déterminer.Dans ce projet, nous comparerons différents microbiotes (témoin, adulte, commercial) sur la physiopathologie de l’infection par E. tenella. Nous évaluerons l'effet de ces différentes compositions microbiennes caecales sur le développement des parasites, la formation de lésions et la réponse inflammatoire. La composition du microbiote et du métabolome seront déterminés avant l’infection expérimentale. Ensuite, les corrélations entre la composition du microbiote, ses fonctions et des paramètres d'infection seront déterminées pour détecter quel(s) microorganisme(s) sont impliqués dans le cas de pathologies plus ou moins sévères. Ce projet fournira des indications pour le développement d'un microbiote limitant les conséquences négatives de l'infection.
Bénéfices attendus
Dans le cadre de ce projet, le bénéfice attendu est que les animaux supplémentés résistent mieux à l’infection (effet anticoccidien) et présentent par conséquent de meilleures performances zootechniques, moins de lésions, moins d’inflammation, moins développement parasitaire. Si l’administration d’un microbiote ne présente pas d’effet, les animaux présenteront des charges parasitaires et des paramètres lésionnels similaires à ceux du groupe témoin.
Procédures
Les animaux seront soumis à deux administrations orales : une de microbiote et une du parasite Eimeria. De plus, la contention peut engendrer du stress pour les animaux. Chaque intervention dure environ 30 secondes à 1 minute.
Impact sur les animaux
Les animaux seront soumis à une administration orale du parasite Eimeria à des doses qui ne causent pas de morbidité importante et qui n’induisent pas des signes cliniques proches du point limite. Une perte de poids pourra être observée chez les animaux infectés non supplémentés sans atteindre le point limite, ni des signes cliniques sévères. De plus, la contention peut engendrer du stress pour les animaux.
Devenir
A J14 et J21, l'euthanasie des animaux est prévue pour des prélèvements des caeca et mesures de différents paramètres (parasitaire, inflammatoire, microbiote, métabolites).
Remplacement
L’agent pathogène Eimeria tenella responsable de la coccidiose a un spectre d’hôte restreint : il infecte exclusivement le poulet Gallus gallus. L’étude de l’influence du microbiote sur la physiopathologie de l’infection par E. tenella nécessitent des expérimentations in vivo pour lesquelles des analyses des paramètres zootechniques, parasitaires, inflammatoires, biochimiques, et du microbiote intestinal seront réalisées.
Réduction
Le nombre de 128 animaux a été optimisé pour obtenir des résultats pertinents, reproductibles et statistiquement valides. Les effectifs sont basés sur les études de la littérature portant sur les analyses de microbiote lors de supplémentations pour avoir une différence significative.
Raffinement
Aucune étude in vitro n’a été réalisée en amont de ce projet, la pathologie étudiée et le cycle parasitaire ne pouvant être reproduits de manière pertinente qu’in vivo. Les poulets seront hébergés dans des conditions environnementales contrôlées et disposeront d’un enrichissement social et comportemental (dans des petites salles séparées au sol : petites rondelles en inox suspendues ou du bolduc suspendues ce qui permet aux animaux de piquer dedans, des perchoirs qui apporte un enrichissement qui fait partie du comportement naturel et de la litière favorisant le grattage (litière de miscanthus pour éviter les poussières). Ils seront hébergés en groupe de 32 poussins, au sol, dont la température est régulée (ajout le lampe chauffante) avec aliment et eau ad libitum ainsi qu’un éclairage 12h/24h. Pour la pose de puces, l'anesthésie gazeuse flash dure quelques minutes et récupération très rapide des animaux, qui sont remis en lot dans la foulée. Pas de gène visible, ni de modification d’interactions entre les poussins. Limitation des nuisances sur le bien-être animal : Évaluation de l’état de santé des animaux deux fois par jour par le personnel de la plateforme expérimentale. Si atteinte du point limite : euthanasie des animaux.
Choix des espèces
Les poussins à statut sanitaire protégé et contrôlé seront utilisés et seront l’espèce hôte chez laquelle se multiplient les parasites Eimeria. L'éclosion constituant une fenêtre unique pour l'implantation de bactéries et l'amélioration précoce des fonctions intestinales, l'implantation de bactéries pour améliorer précocement les fonctionnalités de l'intestin sera réalisée juste après l’éclosion (1er jour d’âge). Une coccidiose expérimentale sera ensuite induite à environ 2 semaines d’âge afin de reproduire expérimentalement la fenêtre d’infection de la coccidiose aviaire.
Etude des dangers sanitaires et des résistances aux traitements chimiques en élevages de ruminants – MODIFICATION
- Recherche appliquée
- Diagnostic des maladies
- Maladies animales
Moutons : 80
Bovins : 600
Cartographier les pathogènes des élevages de ruminants et leur résistance aux acaricides et aux vermifuges doit servir, selon le porteur, "la viabilité et la rentabilité des élevages". 1 000 ruminants vont être utilisés, 600 bovins, 320 chèvres et 80 moutons, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, et tous restent dans leur élevage d'origine à l'issue de l'enquête. Chacun subit une ou deux séances de prélèvements, sang, grattage de peau, fèces et retrait de tiques, sous moins de cinq minutes de contention. Le porteur affirme qu'il "n'est pas possible de proposer une alternative", sans autre argument.
Objectifs
Le projet "Etude des dangers sanitaires et des résistances aux traitements chimiques en élevages de ruminants" vise par le biais d'enquêtes et de prélèvements sur des petits et gros ruminants d'élevages : 1. à cartographier les pathogènes à impact sanitaire ou économique majeur dans les élevages de gros et petits ruminants et d'étudier les facteurs de risque associés à une prévalence élevée des pathogènes en élevage; 2. à étudier la résistance des deux espèces de tiques répertoriées aux traitements acaricides utilisés dans les élevages et à étudier l'infestation des animaux d'élevage par ces deux espèces de tique en fonction des pratiques d'élevage 3. à étudier la résistance des parasites présents dans le tractus gastro-intestinal des ruminants aux traitements anthelminthiques utilisés dans les élevages
Bénéfices attendus
En permettant d'obtenir des informations sanitaires actualisées et différenciées par territoire, ce projet aura un impact direct et positif sur la viabilité et la rentabilité des élevages. Il permettra une sélection par les éleveurs, sur des bases scientifiques et éprouvées, des méthodes de lutte les plus adaptées à leur situation épidémiologique et à leur système d’élevage. Il devrait ainsi permettre une utilisation plus raisonnée des produits chimiques (acaricides, anthelminthiqes,...) au sein des filières ruminants. Il permettra un choix éclairé et une meilleure information des éleveurs et des associations/coopératives agricoles afin d’éviter des résistances irréversibles aux traitements chimiques de certaines maladies.
Procédures
Les animaux d'élevage vigiles seront soumis à des prélèvements non ou peu invasifs (sang, grattages cutanés, fèces, tiques), à raison de 2 séances maximum de prélèvements (2 séances pour les échantillons de féces uniquement dans le cadre de l'étude des résistances des parasites gastro-intestinaux aux anthelminthiques) et le plus souvent d'une séance unique (prélèvements de sang, grattages cutanés, détiquage). La procédure expérimentale sur chaque animal sera aussi limitée en temps que possible (moins de 5 minutes de contention dont 2 minutes maximum pour la réalisation des prélèvements de sang et 2 minutes maximum pour les prélèvements de tiques).
Impact sur les animaux
Seules des nuisances légères (douleur légère associée au prélèvement, stress associée à la contention des animaux) sur une courte période sont attendues dans ce projet.
Devenir
Tous les animaux prélevés seront maintenus dans leur élevage d'origine, à l'issue de la phase d'enquête.
Remplacement
Le projet déposé cherchant à caractériser des paramètres sanitaires et des résistances aux traitements en élevages de ruminants, il n'est pas possible de proposer une alternative à l'utilisation d'animaux dans les procédures expérimentales retenues.
Réduction
Afin d'assurer une bonne représentativité des résultats d'enquête obtenus par rapport à la population générale de ruminants d'élevage , un échantillonnage aléatoire des élevages de ruminants sera réalisé. En s'appuyant sur les derniers recensements de ruminants disponibles et des prévalences moyennes pour les pathogènes recherchés, nous avons choisi d'échantillonner 600 bovins et 400 petits ruminants. Nous limiterons l'effectif des animaux manipulés et échantillonnés, les différents prélèvements seront en effet réalisés sur les mêmes animaux pour étudier les dangers sanitaires et les résistances aux traitements chimiques en élevages de ruminants.
Raffinement
Les animaux sujets d'étude pour ce projet sont des animaux d'élevage; les mesures de contention seront adaptées aux conditions d'élevage et sont prévues pour assurer le confort des animaux (alimentation et abreuvement des animaux pendant ou après prélèvement).
Choix des espèces
Les espèces animales choisies (bovins, ovins, caprins) sont pertinentes au regard des objectifs poursuivis dans ce projet, à savoir d'évaluer la prévalence de pathogènes ainsi que la résistance aux molécules chimiques utilisées dans les élevages de ruminants. Des animaux de plus de 3 mois (résistance aux molécules antiparasitaires), voire de plus de 6 mois (autres thématiques) seront utilisés. Les jeunes animaux sont fortement parasités, avec des espèces de parasites gastro-intestinaux qui peuvent différer de ceux retrouvés sur des animaux adultes; l'utilisation d'animaux de plus de 3 mois permettra d'assurer une meilleure représentativité des parasites gastro-intestinaux en élevages. Sur les autres procédures expérimentales , des animaux de plus de 6 mois seront choisis, car plus fortement infestés par les tiques et parce que des animaux de plus de 6 mois ne seront plus sous immunité maternelle, l'immunité maternelle pouvant gêner l'interprétation des résultats sérologiques obtenus.
Etude des effets de différents aliments fonctionnels sur le renforcement du système immunitaire de l’esturgeon sibérien et sur sa résistance à l’aéromonose
- Recherche appliquée
- Bien-être animal
- Maladies animales
1 040 poissons, des esturgeons sibériens juvéniles d'environ 10 grammes, vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à sévère. 820 d'entre eux reçoivent sous anesthésie une injection de bactéries Aeromonas, et 60 témoins une injection de sérum physiologique, le résumé ne disant rien des 160 autres. Pendant jusqu'à deux semaines, les esturgeons infectés peuvent présenter hémorragies, lésions cutanées, anorexie, troubles de la nage et de l'équilibre, et certains peuvent mourir de l'infection. L'objectif déclaré est un aliment enrichi pour un élevage que le porteur dit d'"intérêt économique majeur", pour la chair et le caviar.
Objectifs
L’aquaculture fait face à des pertes économiques majeures liées aux maladies infectieuses, qui constituent l’un des principaux obstacles au développement durable de ce secteur. Parmi les espèces à forte valeur économique, l’esturgeon sibérien occupe une place importante en raison de la valeur commerciale élevée de sa chair et de son caviar. Sa production s’est fortement développée ces dernières années. Son élevage, qui est essentiellement réalisé en milieu ouvert (lac ou rivière) est particulièrement tributaires des conditions climatiques. Ainsi, une augmentation de l’incidence des maladies associée à l’intensification des périodes chaudes et sèches liées au changement climatique a eu lieu ces dernières années. Parmi les agents pathogènes responsables de pertes significatives en aquaculture d’eau douce, les bactéries mobiles du genre Aeromonas, figurent parmi les plus fréquemment impliquées. Naturellement présentes dans les écosystèmes aquatiques, ces bactéries opportunistes peuvent provoquer des infections sévères lorsque les conditions d’élevage deviennent défavorables. Chez l’esturgeon, l'aéromonose est notamment associée à des septicémies hémorragiques caractérisées par des lésions cutanées, des hémorragies et des atteintes d’organes internes tels que le foie, la rate et les reins, entraînant des mortalités importantes. C’est dans ce contexte que ce projet a été initié, afin de développer un aliment permettant de renforcer le système immunitaire de l’esturgeon sibérien et de réduire la mortalité associée à l’infection à Aeromonas. Pour réaliser cela, 2 additifs connus pour leurs effets stimulateurs du système immunitaire des poissons et protecteur vis-à-vis de bactéries du genre Aeromonas, ont été choisis pour être utilisés seul ou en combinaison dans de l’aliment afin d’identifier la formule la plus protectrice pour l’esturgeon. Ce projet se décomposera en 2 étapes, une première qui consistera à établir un modèle infectieux standardisé et à définir la dose de bactéries nécessaire à l’infection de l'esturgeon sibérien, et une seconde qui évaluera l’effet de différentes formulations alimentaires sur la croissance, les paramètres immunitaires, les réponses antioxydantes et la résistance à une infection expérimentale.
Bénéfices attendus
Ce projet présente plusieurs bénéfices scientifiques et appliqués susceptibles de contribuer à l’amélioration des connaissances en aquaculture et au développement de stratégies de lutte contre les infections bactériennes chez les poissons. À court terme, les bénéfices attendus concernent principalement l’acquisition de connaissances nouvelles et la caractérisation des réponses physiologiques et immunitaires de l’espèce, ainsi que la validation du modèle expérimental d’infection. À moyen terme, les résultats permettront d’identifier des formulations alimentaires potentiellement efficaces pouvant être directement exploitées pour optimiser les pratiques d’alimentation en élevage. À plus long terme, ces résultats pourraient contribuer à une réduction de l’utilisation des antibiotiques en aquaculture, en favorisant des stratégies préventives basées sur l’amélioration de la santé intrinsèque des animaux, ce qui aurait un impact positif sur la limitation de l’antibiorésistance et sur la durabilité des systèmes d’élevage. Ce projet pourrait également contribuer à l’amélioration durable de la santé des esturgeons en élevage, à la réduction de l’impact des maladies bactériennes et au renforcement de la durabilité et du bien-être au sein des systèmes aquacoles.
Procédures
Au cours de ce projet, un groupe de 820 esturgeons subira une anesthésie et une injection de bactéries (aéromonose). Un groupe témoin de 60 poissons subira les mêmes manipulations mais avec une injection de sérum physiologique. Chaque injection durera moins d'une minute par individu.
Impact sur les animaux
Les principaux effets indésirables attendus chez les esturgeons sibériens dans ce projet sont liés aux manipulations expérimentales, aux procédures d’anesthésie, aux prélèvements biologiques et à l’infection expérimentale. Les 1040 poissons inclus peuvent être concernés à différents degrés selon les procédures appliquées. Lors de la première procédure, un stress léger et transitoire est attendu lors des manipulations associées aux injections, notamment la capture et l’anesthésie des animaux. Une partie des poissons infectés pourra présenter des signes cliniques progressifs associés à l’infection expérimentale : diminution de l’activité et de la prise alimentaire, altération du comportement de nage, hémorragies et dégradation de l’état général. Ces effets, d’intensité modérée à sévères, peuvent apparaître progressivement sur plusieurs jours jusqu’à deux semaines. Dans la seconde procédure, les poissons seront soumis à une injection de bactéries, pouvant provoquer des effets modérés à sévères selon la sensibilité individuelle. Les manifestations possibles comprennent une baisse importante de l’activité, une anorexie, des troubles de la nage, une altération de l’équilibre, une diminution de la réponse aux stimuli ainsi que des signes compatibles avec une infection bactérienne (hémorragies, lésions cutanées, détérioration générale). Une mortalité peut également survenir en lien avec la progression de l’infection.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure car ils auront été soumis à une infection bactérienne. Des prélèvements de sang, de foie, de rein antérieur et d’intestin distal seront réalisés post-mortem afin de renseigner les effets de ce type d’infection sur la physiologie de l’esturgeon, ainsi que ceux des additifs testés.
Remplacement
Le recours à l’expérimentation animale dans ce projet s’explique par les objectifs scientifiques poursuivis, qui reposent sur l’étude intégrée des interactions entre un hôte vivant, son système immunitaire et un agent pathogène bactérien. L’évaluation de la réponse immunitaire, de la croissance, du métabolisme, ainsi que de la survie lors d’une aéromonose nécessite un organisme entier capable de reproduire l’ensemble des processus physiologiques impliqués dans une infection systémique. À ce jour, aucun autre modèle ne permet de reconstituer de manière fiable et simultanée les interactions complexes entre immunité innée, réponses inflammatoires, stress physiologique, métabolisme énergétique et dynamique de l’infection chez les poissons, à notre connaissance. L’objectif du projet inclut également l’évaluation de l’effet d’aliments fonctionnels sur la résistance à une infection bactérienne. Cette approche implique nécessairement l’ingestion des aliments, leur digestion, leur assimilation et leur impact sur les tissus et organes impliqués dans la réponse immunitaire, notamment le foie et le rein antérieur chez les poissons. Ces processus ne peuvent pas être reproduits de manière pertinente en culture cellulaire ou par des approches moléculaires isolées, car ils dépendent de l’intégration fonctionnelle de plusieurs systèmes biologiques interconnectés. Ainsi, l’utilisation de poissons est indispensable pour garantir la pertinence scientifique des résultats et leur transposabilité aux conditions d’élevage en aquaculture. Les données obtenues permettront d’améliorer la compréhension des mécanismes de résistance aux infections bactériennes et de développer des stratégies nutritionnelles applicables en conditions réelles de production. Pour ce type d’approche, il n’existe pas aujourd’hui de méthodes alternatives à l’expérimentation animale.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisés dans ce projet a été réduit au maximum tout en permettant l’étude des esturgeons sibériens dans des conditions expérimentales adaptées à leurs besoins biologiques et compatibles avec l’obtention de résultats statistiquement exploitables. Afin de réduire davantage l’utilisation des animaux, le projet a été conçu de manière séquentielle. Dans un premier temps, nous déterminerons les conditions d’infection à utiliser afin d’éviter des répétitions expérimentales inutiles dans la seconde partie du projet. Enfin, plusieurs paramètres seront étudiés simultanément sur chaque poisson (croissance, paramètres immunitaires, activités antioxydantes, analyses histologiques, expression génique, signes cliniques et survie), permettant une exploitation maximale des données générées par chaque animal inclus dans le projet.
Raffinement
Le projet a été conçu pour minimiser les dommages causés aux animaux par l'application de points limites prédictifs et spécifiques à ce projet. L’ensemble du protocole a été structuré de manière à réduire le nombre de manipulations, à limiter leur durée et à éviter toute contrainte inutile sur les esturgeons. Plusieurs mesures de raffinement sont mises en œuvre tout au long du projet. Les manipulations sont réalisées par du personnel formé et expérimenté afin de réduire leur durée et d’assurer des gestes standardisés et rapides. Le matériel utilisé est spécifiquement adapté à la morphologie des esturgeons, notamment des épuisettes à mailles fines limitant les risques de lésions cutanées et des systèmes d’injection à usage unique permettant une administration précise et rapide de l’inoculum bactérien. Toutes les procédures invasives sont réalisées sous anesthésie générale, permettant de réduire significativement la perception de la douleur et le stress associé. Le temps d’exposition hors de l’eau est limité à quelques secondes et les manipulations sont organisées de manière à optimiser le flux de travail afin de réduire la durée globale d’intervention sur chaque individu. Après toute procédure, une phase de récupération est systématiquement respectée avec une surveillance rapprochée des poissons jusqu’au retour à un comportement normal, notamment la nage, l’équilibre et la réactivité. La surveillance clinique est renforcée tout au long du projet. Les poissons font l’objet d’observations régulières incluant l’évaluation du comportement, de la prise alimentaire, de l’activité locomotrice et de l’apparition de signes cliniques. L’utilisation d’une grille de scoring spécifique à ce projet permet une détection précoce des altérations de l’état général et l’application rapide de mesures correctives, incluant la mise à mort lorsque les points limites sont atteints. La qualité de l’eau et les paramètres environnementaux sont contrôlés régulièrement afin d’éviter toute source de stress supplémentaire. Des mécanismes d’amélioration continue sont intégrés au projet afin de renforcer le raffinement au cours de son déroulement. Toute nouvelle technique permettant de réduire la douleur, le stress ou la durée des manipulations pourra être intégrée si elle est validée sur le plan scientifique et éthique par les responsables du projet et du bien-être animal.
Choix des espèces
L’espèce choisie est l’esturgeon sibérien. Le choix de cette espèce a été fait car il s’agit d’une espèce aquacole d’intérêt économique majeur, élevée notamment pour la production de chair et de caviar. De plus, l’étude s’intéresse spécifiquement à l’amélioration de la résistance de cette espèce à l'aéromonose, maladie induite par une bactérie fréquemment impliquée dans des épisodes pathologiques chez les poissons d’eau douce et responsable de pertes importantes en élevage d’esturgeons, notamment dans des conditions de stress environnemental et thermique. Les animaux utilisés seront des esturgeons sibériens juvéniles d’environ 10 g. Ces tailles correspondent à des stades couramment rencontrés dans les pratiques d’élevage et présentent plusieurs avantages expérimentaux. Les individus d’environ 10 g utilisés dans la première procédure permettent de réaliser les infections expérimentales dans des conditions optimales tout en limitant les quantités de suspension bactérienne nécessaires pour l’établissement du modèle infectieux et la détermination de la dose infectieuse cible. Cette taille est également adaptée aux manipulations expérimentales, aux suivis cliniques permettant une observation fiable des signes associés à l’infection, ainsi qu’aux prélèvements biologiques prévus (sang, tissus et organes) en quantité suffisante pour les analyses immunitaires, antioxydantes, histologiques et moléculaires prévues dans le projet.
Étude par imagerie fonctionnelle ultrasonore de l’impact sur la dynamique cérébrale de l’exposition chronique aux cannabinoïdes chez le rat adolescent.
- Recherche appliquée
- Maladies animales
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
Vingt-et-une injections sous-cutanées en trois semaines, une chirurgie crânienne d'environ cinq heures sous anesthésie générale, puis douze séances de test avec imagerie cérébrale de vingt à cent quarante minutes sur six semaines : 64 rats subissent ce protocole dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré. Le produit administré appartient à la famille du cannabis, et il s'agit de voir comment une exposition répétée à l'adolescence modifie les connexions cérébrales et la mémoire à l'âge adulte. Le porteur qualifie ces administrations de procédures "bien tolérées" et prévoit une douleur post-opératoire de 24 à 48 heures. Tous les rats sont mis à mort à la fin, la chirurgie et le traitement cannabinoïde excluant selon lui qu'ils servent ensuite à autre chose, et les tests de mémoire qui occupent six semaines du protocole ne sont jamais nommés.
Objectifs
Ce projet vise à mettre en place et à valider une technique d’imagerie cérébrale chez le rat en mouvement libre, afin d’étudier comment une exposition répétée à des substances psychoactives (de la même famille que le cannabis) pendant l’adolescence modifie les connections entre différentes régions du cerveau et les capacités de mémorisation. Les animaux utilisés bénéficieront d’une intervention chirurgicale (réalisée sous anesthésie complète et avec traitement de la douleur) permettant l’accès à l’imagerie cérébrale, ainsi que d’administrations de substances apparentées aux cannabinoïdes, procédures considérées comme bien tolérées.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de mieux comprendre comment une exposition aux cannabinoïdes à l’adolescence modifie durablement les circuits cérébraux liés à la mémoire. Ces connaissances pourront contribuer à identifier des marqueurs biologiques de vulnérabilité et à informer les politiques de prévention.
Procédures
Les interventions sur les animaux comprennent : • Injections sous-cutanées répétées (21 injections sur 3 semaines, environ 5 secondes chacune) • Une intervention chirurgicale sous anesthésie générale et traitement antidouleur (environ 5h), permettant l’imagerie cérébrale • 2 injections sous-cutanées post-chirurgicales (5 secondes chacune) • Sessions d’habituation (5 jours, 10 à 20 minutes par session) • 12 sessions de test comportemental avec imagerie cérébrale (20 à 140 minutes par session sur 6 semaines)
Impact sur les animaux
Les effets indésirables attendus sont : • Douleur post-opératoire modérée (24 à 48h), prise en charge par analgésie • Douleurs brèves lors des injections sous-cutanées (quelques secondes) • Léger stress lors des séances d’imagerie cérébrale en état d’éveil (bruit modéré, changement d’environnement) • Modifications transitoires de la locomotion et de l’état général liées au traitement
Devenir
Les animaux seront mis à mort car pas de réutilisation possible dû à la chirurgie et au traitement cannabinoïde.
Remplacement
Aucun modèle in vitro ou informatique ne permet d’étudier simultanément le comportement complexe, la dynamique cérébrale en mouvement libre et de manière longitudinale sur plusieurs semaines. Le recours à l’animal est indispensable.
Réduction
Cette étude pilote utilise le nombre minimal d’animaux nécessaire. Les sessions longitudinales répétées évitent de multiplier les animaux. Les animaux serviront pour plusieurs types d’expériences (imagerie et comportement).
Raffinement
La chirurgie est réalisée sous analgésie et anesthésie complètes, avec suivi post-opératoire. Une grille de score et une liste de points limites permettent d’assurer le bien-être animal et d’interrompre l’expérience ou de procéder à la mise à mort dès qu’un point limite est atteint. Des analgésiques sont utilisés pour prévenir la douleur. Des séances d’habituation à l’imagerie et au comportement sont réalisées. Les souris [rats] sont élevés en groupes sociaux avec enrichissement du milieu.
Choix des espèces
Le rat a été choisi car il est adapté à l’implantation chronique d’un dispositif d’imagerie cérébrale, offre un volume cérébral suffisant pour l’imagerie des structures d’intérêt, et montre une robustesse comportementale pour les tests de mémoire. L’effet du traitement cannabinoïde a déjà été documenté chez cette espèce. Le traitement est administré au stade adolescent (en raison de la sensibilité accrue du cerveau en développement) et les enregistrements sont réalisés au stade adulte (cerveau mature, ossature crânienne plus résistante).
Production sur dindonneaux d’antisérums de référence contre les 4 sous-types de métapneumovirus aviaire
- Recherche appliquée
- Diagnostic des maladies
- Maladies animales
Les dindes qui développent des signes respiratoires sévères sont mises à mort immédiatement. 40 dindes âgées de 4 à 6 semaines vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue pour récolter leur sang. Elles reçoivent deux inoculations de métapneumovirus aviaire et subissent jusqu'à six prises de sang espacées d'une semaine, afin de produire quatre antisérums de référence qui serviront à identifier le sous-type en cause dans les élevages de dindes malades. Le porteur reconnaît qu'un groupe plus petit pourrait être proposé, et en retient 40 pour constituer un stock utilisable au moins trois ans.
Objectifs
Nous travaillons dans les moyens de surveillance et de diagnostique de maladies infectieuses des élevages de volailles. Les métapneumovirus aviaires provoquent la rhinotrachéite chez la dinde. Ce projet a pour objectif de produire des sérums de dinde contenant des anticorps dirigés contre les 4 sous-types de métapneumovirus aviaires nommés A, B, C et D. Ces sérums seront produits par infection des dindes avec l’un des sous-types de métapneumovirus aviaire. Ceci sera effectué pour tous les sous-types. Ces sérums nous servirons ensuite de sérums de référence afin de déterminer par quel sous-type de métapneumovirus aviaire est infecté un élevage de dinde malade et si les anticorps produits par ces dindes sont protecteurs vis-à-vis du virus. Cette étude ne nécessite pas d'analyses statistiques.
Bénéfices attendus
Ce travail nous permettra de poursuivre nos activités de diagnostique et de recherche dans le cadre des infections de dindes par les virus métapneumovirus aviaires.
Procédures
Tous les animaux de la procédure seront soumis aux interventions suivantes : manipulation des animaux pour les prises de sang, l’inoculation du virus et la mise à mort. Il y aura au maximum 6 prises de sang espacées d’une semaine et 2 inoculations de virus. Chaque intervention durera autour de 2 minutes.
Impact sur les animaux
Nous nous attendons à ce que des symptômes respiratoires légers surviennent dans nos conditions expérimentales. Cependant, nous ne pouvons pas exclure formellement l’apparition de symptômes plus importants. Ces pourquoi les dindes seront surveillées cliniquement. Si des signes respiratoires sévères sont observées, les dindes concernées seront mises à mort immédiatement afin de limiter leur souffrance. D'autres nuisances liées aux interventions humaines sont également attendues, comme le stress passager des animaux lors des manipulations par les personnes impliquées dans l’essai et lors du nettoyage des animaleries.
Devenir
En fin de procédure, tous les animaux seront mis à mort pour récolter le sang et ainsi produire un nouveau stock d’antisérum anti-aMPV-A, anti-aMPV-B, anti-aMPV-C ou anti-aMPV-D.
Remplacement
L’intérêt de l’antisérum anti-aMPV est qu’il soit produit par les mêmes animaux qui seraient naturellement infectés par ce virus, c’est-à-dire les dindes. A ce jour il n’existe pas de méthode alternative pouvant mimer le système immunitaire de dinde pour produire ce type d’antisérum de référence. Le recours à l’expérimentation sur dinde est donc indispensable.
Réduction
La quantité d’animaux prévus, à savoir 40 (10 par sous-type d’antisérum anti-aMPV), permettra de produire un stock utilisable sur au moins 3 ans. Un plus petit groupe d’animaux pourrait être proposé, mais cela réduirait d’autant de temps le stock utilisable. Etant donné que chaque stock d’antisérum subit divers tests de contrôle d’activité et de spécificité entre autres, il est préférable de constituer un plus gros stock de manière à limiter la quantité d’antisérums utilisée uniquement pour ces tests.
Raffinement
Les animaux seront hébergés à une densité respectueuse de la réglementation en vigueur. Ils seront nourris et abreuvés à volonté. Leur environnement sera également enrichi par l’ajout d’un perchoir. Ceci afin de leur permettre d’exprimer certains comportements naturels et importants pour leur bien-être. Les stratégies appliquées pour réduire la douleur, la souffrance et l’angoisse en cours de procédure sont la surveillance quotidienne des animaux, la définition d’un point limite à partir duquel il est impératif de mettre à mort l’animal afin de limiter au maximum le temps de souffrance ainsi que l’organisation des interventions sur animal afin de limiter les manipulations de chaque animal.
Choix des espèces
Les métapneumovirus aviaires infectent et rendent malades les dindes. Afin de disposer d’antisérums de référence qui serviront par la suite au diagnostic de la maladie, il est impératif que ces antisérums soient produits par des dindes. Les dindes utilisées ici auront leur système immunitaire parfaitement mature car elles seront âgées de 4 à 6 semaines.
MODIFICATION Etude de pharmacocinétique, pharmacodynamie chez le chat
- Recherche appliquée
- Maladies animales
- Tests réglementaires
- Toxicologie et autres tests de sécurité
Jusqu'à seize prélèvements de sang en sept jours, dont douze possibles sur vingt-quatre heures, et des ponctions d'urine directement dans la vessie sur un animal vigile maintenu sur le dos : 150 chats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Aucun n'est tué, le porteur indiquant qu'ils sont tous gardés en vie et pourront être réutilisés dans d'autres projets. Les molécules testées visent le marché du médicament vétérinaire félin, et le porteur écrit qu'"il est indispensable de recourir à l'animal" faute de méthode reproduisant la diffusion d'un produit dans le sang au niveau de l'"organisme entier". Le nombre de chats par étude dépend du Donneur d'Ordre, qui ne réalise pas toujours d'approche statistique.
Objectifs
L'objectif de ce projet est de pouvoir tester différents principes actifs et véhicules chez le chat et d'obtenir des données pharmacocinétiques et pharmacodynamiques. La pharmacocinétique et la pharmacodynamie sont des disciplines qui étudient le devenir de la molécule dans l’organisme. Le devenir du médicament selon les doses utilisées, sa voie d'administration et sa concentration sont étudiés chez l'animal: son absorption, sa distribution dans l'organisme, son métabolisme, son élimination. Les chats sont régulièrement utilisés pour la recherche biomédicale dans les domaines de santé animale (espèce pour laquelle le médicament est prévu). L'objectif est de pouvoir générer de nouveaux médicaments pour la médecine vétérinaire.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus sont de pouvoir déterminer les paramètres pharmacocinétiques des éléments tests pour pouvoir ensuite générer de nouveaux médicaments pour la médecine vétérinaire principalement destinés à la médecine féline.
Procédures
Les animaux seront soumis à des administrations uniques ou répétées de molécules tests selon les études (1 administration à 5 administrations espacées d'au moins 1 semaine). Pour cela les animaux seront vigiles et auront une contention manuelle. Cette contention est facilitée par les entrainements réguliers des animaux à tenir ces positions (par exemple: assis sur la table, ouverture de la cavité buccale, tête légèrement orientée vers le haut, allongés sur le dos pour des prélèvements de cystocentèse). La durée d'une administration est inférieure à la minute. Des prélèvements sanguins seront réalisés sur les animaux vigiles. Pour une période de 7 jours, le nombre de prélèvements sanguins sera limité à 16 maximum (volume environ égale à 1 mL par temps) et engendrera une période de récupération de 7 jours minimum, la durée du prélèvement est inférieure à la minute. Sur cette période de 7 jours, un total de 12 prélèvements sanguins maximum peuvent être réalisés sur 24h. Certains animaux peuvent être soumis à un recueil d'urine. Dans ce cas, cela se fera soit par miction spontanée ne nécessitant pas de manipulation de l'animal. Les animaux sont pour cela mis en hébergement individuel comprenant des bacs à litière spécifique pour le recueil d'urine. La durée de la mise en individuel peut être de 24h, soit le prélèvement urinaire peut se faire par ponction d'urine dans la vessie sur un animal vigile avec une contention manuelle. La durée du prélèvement est de l'ordre de la minute, l'animal est alors allongé sur le dos. Un maximum de deux prélèvements d'urine dans la vessie sur 24h est accepté, espacées d'au moins 6h. Cela se fait sous échographie pour eviter tout risque de blessure.
Impact sur les animaux
Toutes administrations des différents éléments tests vont engendrer une contention de l'animal. Malgré un entraînement régulier, toute contention peut engendrer un stress ou un inconfort. Les prélèvements de sang ou prélèvements d'urine peuvent également entraîner un stress, un inconfort si c'est un prélèvement dans la vessie directement. Cela se pratiquera sous échographie pour éviter tout risque de blessure
Devenir
Tous les animaux sont gardés en vie à la fin du projet et de chaque protocole en accord avec le vétérinaire responsable. Les animaux pourront être réutilisés dans le cadre d'autres projets.
Remplacement
Aucune méthode alternative ne permettant actuellement de reproduire la diffusion d’un produit dans le sang des animaux au niveau de l'organisme entier, il est indispensable de recourir à l’animal. Les essais in vitro sont des tests de cinétique de dissolution et de désagrégation d'un produit. Les essais ex vivo sont des tests qui s'effectuent directement sur des organes ou tissus isolés. La possibilité de mettre en place ces techniques de remplacement seront évaluées avant la mise en place de chaque projet.
Réduction
150 animaux sont inclus dans ce projet pour une durée de 2 ans. Cela représente en moyenne 75 animaux par an soit en moyenne 7 études par an comprenant une moyenne de 10 à 12 individus par protocole. Un délai minimum de 4 semaines sera respecté entre chaque étude. Si aucune approche statistique n'est réalisée par le Donneur d'Ordre, on calculera pour chaque produit à tester le nombre d’animaux nécessaire, il sera, pour chaque protocole, toujours réduit au minimum, en tenant compte de la variabilité des résultats attendus, un minimum de 3 animaux par produit est nécessaire pour une interprétation des résultats exploitables. Ce nombre peut être augmenté pour obtenir une meilleure fiabilité des résultats, palier à une grande variabilité inter-individuelle ou être homogène dans le sex-ratio des animaux.
Raffinement
Les chats seront hébergés par groupe de 2 à 4 animaux par groupe, par sexe et par affinité dans le respect du plan d'hébergement et de la règlementation en vigueur. De l'enrichissement du milieu (exemple: griffoir, coussin,plateformes à différentes hauteurs, balles ou cordelettes) est présent dans chaque box. Un suivi quotidien est mis en place pour l'observation générale des animaux et la détection précoce de signe clinique pour une prise en charge rapide d'éventuels effets secondaires (observation de l'état de santé général, observation des sites de prélèvement, observation du comportement de l'animal...). Une visite hebdomadaire par le vétérinaire désigné ou son suppléant est réalisée pour évaluer la stabilité et l'équilibre social de tous les groupes de chats.
Choix des espèces
Espèce cible pour les médicaments vétérinaires. MODIFICATION : élargir la tranche d'âge des animaux à partir de 6 mois et plus. Certaines applications médicamenteuses pourront être évalués et à viser thérapeutiques à partir de 6 mois d'âge. Jeunes adultes stérilisés ayant atteint leur taille adulte et un système immunitaire et métabolique mature.
Génération, maintien et expérimentation de lignées de souris génétiquement modifiées pour l’étude de nouvelles thérapies des maladies rénales. (1/2)
- Recherche appliquée
- Maladies animales
- Recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Oncologie
- Système endocrinien
Les souris utilisées portent des modifications génétiques touchant des gènes du rein, et des embryons sont également étudiés pour observer les organes en cours de développement. 36 640 souris vont être utilisées sur cinq ans dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, réparties entre deux établissements. Chacune subit une contention d'une minute pour une biopsie de queue de 1 à 2 millimètres, puis 5, 10 ou 21 jours de traitement administrés en contention à l'état vigile, un prélèvement hebdomadaire de 100 microlitres de sang sous anesthésie gazeuse et des mesures de glycémie à la queue, une rebiopsie par poinçonnage de l'oreille étant prévue en cas d'échec des analyses. Toutes sont tuées pour permettre les prélèvements, et le porteur présente cet effectif comme "une estimation maximale" fixée pour permettre une exploitation statistique des résultats.
Objectifs
Le projet se déroulera sur deux établissements utilisateurs : l’établissement 1 assurera le maintien des lignées, tandis que nous réaliserons les expérimentations dans l’établissement 2. Ce projet a pour objectif d’explorer les mécanismes biologiques à l’origine de la progression des maladies rénales chroniques, à l’aide de modèles de souris génétiquement modifiés. Ces modèles permettront notamment de tester des approches thérapeutiques innovantes ciblant la régénération, la protection des cellules rénales ou la réduction de l’inflammation et de la formation de tissu cicatriciel (fibrose) qui aggravent la maladie. Ce projet permettra ainsi de valider l’approche pharmacologique dans ces modèles précliniques, avec l’objectif de développer de nouvelles thérapies pour traiter les maladies génétiques rénales, en particulier celles liées à des anomalies des gènes essentiels pour le bon fonctionnement de reins.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de mesurer l'effet de ces médicaments pour la restauration de la fonction et du développement rénaux. Ces protocoles permettront de vérifier la possibilité de traiter pharmacologiquement une maladie rénale et pancréatique qui n'ont pas de traitement disponible à l'heure actuelle. Ce projet a pour but d’étudier des mécanismes de maladies rénales et pancréatiques chroniques. Une meilleure compréhension des mécanismes présidant à la destruction du rein par ces affections permettra d’améliorer les traitements à destination des patients atteints par ces maladies.
Procédures
Les animaux subiront une contention d'une minute pendant laquelle une biopsie de queue de 1 à 2 millimètres sera prélevée. Ces gestes seront pratiqués une seule fois. Les souris adultes seront traitées par la voie déterminée. Chaque souris sera soumise à 5, 10 ou 21 jours de traitement (en état vigile en contention) d'un médicament (ou du placebo). Chaque administration va durer moins de 1 minute. Un prélèvement de sang de 100 µl sera réalisé 1 fois par semaine sous anesthésie gazeuse et après application d’un anesthésique local. Le prélèvement du sang dure entre 1 à 2 minutes. Un prélèvement de 1 à 2 µl du sang au niveau de la queue avec un glucomètre est nécessaire pour le suivi de la glycémie. Ce geste va durer moins de 1 minute. Le transfert entre deux animaleries peut causer un stresse aux animaux.
Impact sur les animaux
Contention : peut causer un stress léger de courte durée. Biopsies de queue et tatouage : douleur légère au moment du geste, durée du geste moins d’une minute. En cas de problèmes d’analyses, une rebiopsie à l’oreille peut être réalisée par poinçonnage à l’oreille de l’animal. Administration des composés en différentes voies : douleur légère au moment du geste. Administration des composés par voie orale : inconfort du geste. Prélèvement du sang au niveau de la queue : douleur légère.
Devenir
Les animaux seront mis à mort pour pouvoir réaliser les prélèvements nécessaires aux différentes analyses biologiques.
Remplacement
Nous utilisons en parallèle des cultures de cellules rénales in vitro, qui permettent de cribler et d'évaluer l'efficacité ou la toxicité de composés candidats avant leur validation in vivo. Toutefois, ces modèles ne reproduisent pas fidèlement l'ensemble de la physiologie rénale, ni les interactions entre organes, la pharmacocinétique ou les réponses immunitaires observées chez l'organisme entier. Ils ne permettent donc pas, à eux seuls, de répondre à l'ensemble des questions scientifiques posées.
Réduction
Les cultures de cellules rénales in vitro, le criblage à haut débit, ainsi que l’utilisation de la dose minimale efficace et de la durée de traitement la plus courte possible, permettent de réduire le nombre total d’animaux nécessaires. Le nombre d’animaux indiqué correspond donc à une estimation maximale, définie de manière à permettre une exploitation statistique robuste des résultats.
Raffinement
Les souris seront surveillées régulièrement par le personnel qualifié. Tout comportement anormal sera signalé au responsable du projet. Elles seront hébergées en groupe dans des cages enrichies pour améliorer leur bien-être. Les animaux seront observés quotidiennement et pesés pendant le traitement. Les souris disposeront également d’éléments d’enrichissement (cellulose, bâtonnets de bois, maisonnette) pour favoriser leur bien-être.
Choix des espèces
La souris est souvent utilisée en recherche scientifique car la formation du rein est similaire à celle observée chez l’humain et on peut modifier certains de ses gènes pour mieux comprendre les maladies. Des souris adultes d’au moins 7 semaines seront utilisées, car à cet âge le rein a fini de se développer. Après au moins une semaine d’adaptation à l’animalerie, les expériences commenceront quand les souris auront 8 semaines afin d’obtenir des résultats comparables. Des embryons seront aussi étudiés afin d’observer les organes pendant le développement embryonnaire.
Génération, maintien et expérimentation de lignées de souris génétiquement modifiées pour l’étude de nouvelles thérapies des maladies rénales. (2/2)
- Recherche appliquée
- Maladies animales
- Recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Oncologie
- Système endocrinien
Biopsiées à la queue sur un à deux millimètres après une minute de contention, traitées ensuite pendant 5, 10 ou 21 jours en état vigile sous contention, prélevées de 100 microlitres de sang une fois par semaine sous anesthésie gazeuse, les souris de ce projet sont 36 640, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Le projet génère et maintient des lignées génétiquement modifiées pour tester des traitements des maladies rénales chroniques, en circulant entre deux établissements, un transfert dont le porteur écrit lui-même qu'il "peut causer un stresse aux animaux". Une rebiopsie par poinçonnage de l'oreille est prévue en cas de problème d'analyse. L'effectif de 36 640 n'est justifié que comme "une estimation maximale, définie de manière à permettre une exploitation statistique robuste des résultats".
Objectifs
Le projet se déroulera sur deux établissements utilisateurs : l’établissement 1 assurera le maintien des lignées, tandis que nous réaliserons les expérimentations dans l’établissement 2. Ce projet a pour objectif d’explorer les mécanismes biologiques à l’origine de la progression des maladies rénales chroniques, à l’aide de modèles de souris génétiquement modifiés. Ces modèles permettront notamment de tester des approches thérapeutiques innovantes ciblant la régénération, la protection des cellules rénales ou la réduction de l’inflammation et de la formation de tissu cicatriciel (fibrose) qui aggravent la maladie. Ce projet permettra ainsi de valider l’approche pharmacologique dans ces modèles précliniques, avec l’objectif de développer de nouvelles thérapies pour traiter les maladies génétiques rénales, en particulier celles liées à des anomalies des gènes essentiels pour le bon fonctionnement de reins.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de mesurer l'effet de ces médicaments pour la restauration de la fonction et du développement rénaux. Ces protocoles permettront de vérifier la possibilité de traiter pharmacologiquement une maladie rénale et pancréatique qui n'ont pas de traitement disponible à l'heure actuelle. Ce projet a pour but d’étudier des mécanismes de maladies rénales et pancréatiques chroniques. Une meilleure compréhension des mécanismes présidant à la destruction du rein par ces affections permettra d’améliorer les traitements à destination des patients atteints par ces maladies.
Procédures
Les animaux subiront une contention d'une minute pendant laquelle une biopsie de queue de 1 à 2 millimètres sera prélevée. Ces gestes seront pratiqués une seule fois. Les souris adultes seront traitées par la voie déterminée. Chaque souris sera soumise à 5, 10 ou 21 jours de traitement (en état vigile en contention) d'un médicament (ou du placebo). Chaque administration va durer moins de 1 minute. Un prélèvement de sang de 100 µl sera réalisé 1 fois par semaine sous anesthésie gazeuse et après application d’un anesthésique local. Le prélèvement du sang dure entre 1 à 2 minutes. Un prélèvement de 1 à 2 µl du sang au niveau de la queue avec un glucomètre est nécessaire pour le suivi de la glycémie. Ce geste va durer moins de 1 minute. Le transfert entre deux animaleries peut causer un stresse aux animaux.
Impact sur les animaux
Contention : peut causer un stress léger de courte durée. Biopsies de queue et tatouage : douleur légère au moment du geste, durée du geste moins d’une minute. En cas de problèmes d’analyses, une rebiopsie à l’oreille peut être réalisée par poinçonnage à l’oreille de l’animal. Administration des composés en différentes voies : douleur légère au moment du geste. Administration des composés par voie orale : inconfort du geste. Prélèvement du sang au niveau de la queue : douleur légère.
Devenir
Les animaux seront mis à mort pour pouvoir réaliser les prélèvements nécessaires aux différentes analyses biologiques.
Remplacement
Nous utilisons en parallèle des cultures de cellules rénales in vitro, qui permettent de cribler et d'évaluer l'efficacité ou la toxicité de composés candidats avant leur validation in vivo. Toutefois, ces modèles ne reproduisent pas fidèlement l'ensemble de la physiologie rénale, ni les interactions entre organes, la pharmacocinétique ou les réponses immunitaires observées chez l'organisme entier. Ils ne permettent donc pas, à eux seuls, de répondre à l'ensemble des questions scientifiques posées.
Réduction
Les cultures de cellules rénales in vitro, le criblage à haut débit, ainsi que l’utilisation de la dose minimale efficace et de la durée de traitement la plus courte possible, permettent de réduire le nombre total d’animaux nécessaires. Le nombre d’animaux indiqué correspond donc à une estimation maximale, définie de manière à permettre une exploitation statistique robuste des résultats.
Raffinement
Les souris seront surveillées régulièrement par le personnel qualifié. Tout comportement anormal sera signalé au responsable du projet. Elles seront hébergées en groupe dans des cages enrichies pour améliorer leur bien-être. Les animaux seront observés quotidiennement et pesés pendant le traitement. Les souris disposeront également d’éléments d’enrichissement (cellulose, bâtonnets de bois, maisonnette) pour favoriser leur bien-être.
Choix des espèces
La souris est souvent utilisée en recherche scientifique car la formation du rein est similaire à celle observée chez l’humain et on peut modifier certains de ses gènes pour mieux comprendre les maladies. Des souris adultes d’au moins 7 semaines seront utilisées, car à cet âge le rein a fini de se développer. Après au moins une semaine d’adaptation à l’animalerie, les expériences commenceront quand les souris auront 8 semaines afin d’obtenir des résultats comparables. Des embryons seront aussi étudiés afin d’observer les organes pendant le développement embryonnaire.
Evaluation de l’innocuité et de l’immunogénicité d’un vaccin recombinant contre la rage chez les chauves-souris
- Recherche appliquée
- Maladies animales
- Maladies infectieuses
Déjà maintenues en captivité et retenues pour cette raison, 7 chauves-souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, puis gardées en vie pour être réutilisées après une période de repos. Le vaccin expérimental contre la rage est appliqué une fois sur une scarification superficielle de la face interne de la joue ou de la peau, sous anesthésie de dix à quinze minutes. Dix prélèvements sanguins suivent au cours des six mois, chacun sous une nouvelle anesthésie de dix à quinze minutes, plus six écouvillonnages oraux sur animal vigile, et le porteur précise qu'aucun cadre réglementaire ne régit l'hébergement de cette espèce, les volières ayant été définies d'après les retours d'expérience de structures spécialisées. Ni le résumé ni le champ structuré des espèces, qui les range parmi les "Autres mammifères", n'indiquent de quelle chauve-souris il s'agit.
Objectifs
La rage est une maladie virale qui peut affecter de nombreux mammifères, y compris certaines espèces de chauves-souris. Ces animaux peuvent jouer un rôle dans la circulation des virus responsables de la maladie et contribuer à leur transmission à d'autres animaux, voire dans de rares cas à l'Homme. Les méthodes actuellement utilisées reposent principalement sur la surveillance des populations animales et, dans certaines régions du monde, sur des actions visant à réduire le nombre d'animaux porteurs du virus. Le développement d'un vaccin destiné aux chauves-souris représente une alternative permettant de limiter la circulation du virus tout en préservant ces espèces, qui jouent un rôle important dans les écosystèmes. L'objectif de ce projet est d'étudier un vaccin expérimental conçu pour protéger les chauves-souris contre la rage. L'étude permettra de vérifier que ce vaccin est bien toléré par les animaux, qu'il est capable de stimuler leurs défenses immunitaires et que son mode d'administration est adapté à cette espèce. Les résultats obtenus contribueront au développement de nouvelles stratégies de prévention de la rage chez les chauves-souris tout en favorisant leur conservation.
Bénéfices attendus
Les résultats de cette étude contribueront à évaluer la capacité de ce candidat vaccin à induire une réponse immunitaire chez l'espèce cible ainsi qu'à identifier la voie d'administration la plus adaptée. À plus long terme, ces données pourraient contribuer au développement d'une stratégie vaccinale destinée aux populations de chauves-souris sauvages afin de limiter la circulation de la rage.
Procédures
Les animaux seront soumis à une administration unique du vaccin par application sur une scarification superficielle de la face interne de la joue ou de la peau. Cette intervention sera réalisée une seule fois et durera quelques secondes. Elle sera effectuée sous anesthésie, dont la durée est estimée entre 10 et 15 minutes. Des prélèvements sanguins seront réalisés à 10 reprises au cours de l'étude afin d'évaluer la réponse immunitaire induite par la vaccination. Chaque prélèvement durera moins de 2 minutes mais sera réalisé sous anesthésie, pour une durée totale d'environ 10 à 15 minutes par intervention. Des écouvillonnages oraux seront réalisés à 6 reprises sur animaux vigiles. Chaque prélèvement durera moins d'une minute. La durée de l'étude est 6 mois.
Impact sur les animaux
Les nuisances attendues au cours de cette étude sont principalement liées aux anesthésies répétées nécessaires à la réalisation des différentes procédures expérimentales. Bien que de courte durée, ces anesthésies peuvent entraîner un stress transitoire lors de l'induction et du réveil ainsi qu'un risque faible de complications anesthésiques. L'administration du vaccin par scarification superficielle de la face interne de la joue ou de la peau est susceptible d'entraîner une irritation locale légère et transitoire au niveau du site d'application. Les prélèvements sanguins répétés peuvent provoquer un inconfort limité ainsi qu'une faible réaction locale au point de ponction. Au regard des données disponibles dans la littérature concernant des vaccins recombinants similaires à base de poxvirus administrés chez les chauves-souris, aucun effet indésirable majeur lié au vecteur vaccinal n'est attendu. Les animaux feront l'objet d'une surveillance clinique régulière tout au long de l'étude afin de détecter précocement toute altération de l'état général, réaction locale ou effet inattendu lié aux procédures ou au vaccin.
Devenir
Les procédures réalisées ne devraient pas avoir d’impact durable sur la santé ou le bien-être des animaux. Les animaux seront maintenus en vie à l’issue de la procédure afin de pouvoir être réutilisés, après avis favorable du vétérinaire sanitaire et de la structure chargée du bien-être animal, et après une période de repos adaptée.
Remplacement
Avant l'expérimentation animale, le vaccin recombinant a fait l'objet de validations in vitro permettant de confirmer sa production et sa stabilité. L'objectif de cette étude est d'évaluer la réponse à un vaccin chez les chauves-souris. À l'heure actuelle, il n'existe pas de méthode alternative permettant de reproduire l'ensemble des mécanismes impliqués dans la réponse immunitaire d'un animal vivant après vaccination. L'utilisation de chauves-souris est donc nécessaire pour répondre aux objectifs du projet.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisés sera limité au strict nécessaire pour assurer la reproductibilité de la procédure, afin de pouvoir le reproduire sur les animaux sauvage. De plus, les animaux inclus dans cette étude sont des animaux déjà maintenus en captivité et pouvant être réutilisés conformément à la réglementation en vigueur
Raffinement
Les animaux disposeront d'une période d'acclimatation de 14 jours avant le début de l'étude. Les procédures seront réalisées par du personnel formé à la manipulation des chauves-souris. Les anesthésies utilisées pour les différentes interventions permettront de limiter le stress et l'inconfort des animaux. La scarification réalisée pour l'administration du vaccin sera superficielle et limitée à la zone strictement nécessaire. Les animaux seront suivis régulièrement tout au long de l'étude et toute modification de leur état général fera l'objet d'une prise en charge adaptée. Un suivi clinique rapproché sera assuré après chaque procédure, avec mise en place de critères d’arrêt si nécessaire, afin de garantir le bien-être des animaux tout au long du projet. Des points limites ont été définis afin de garantir le bien-être des animaux. De plus, les conditions d’hébergement seront adaptées à l’espèce, avec des volières spacieuses permettant aux chauves-souris de se déplacer librement, de se suspendre la tête en bas et de déployer leurs ailes. Bien qu’il n’existe pas de cadre réglementaire spécifique pour l’hébergement de ces animaux, les installations ont été définies sur la base des retours d’expérience de structures spécialisées et des recommandations issues de la littérature, afin d’assurer des conditions adéquates et conformes aux besoins biologiques de l’espèce.
Choix des espèces
Les chauves-souris ont été choisies pour cette étude car le vaccin testé est destiné à être utilisé chez cette espèce. Afin de savoir si ce vaccin est bien toléré et s'il permet de déclencher une réponse de protection contre la maladie, il est nécessaire de l'évaluer directement chez les chauves-souris. Les résultats obtenus chez d'autres espèces animales ne permettraient pas de prédire de manière fiable la réaction des chauves-souris à la vaccination. Seuls des animaux adultes seront utilisés. Ce choix permet de travailler avec des animaux ayant atteint leur développement complet et présentant une taille suffisante pour réaliser les manipulations et les prélèvements dans de bonnes conditions de sécurité pour l'animal et les opérateurs.
Evaluation du potentiel thérapeutique et des modalités d’administration d’un bactériophage lytique dans un modèle d’infection de truites arc-en-ciel par Aeromonas salmonicida et caractérisation des résistances bactériennes émergentes
- Recherche appliquée
- Maladies animales
Réduire les "pertes économiques importantes" que la furonculose cause aux élevages de salmonidés est la finalité déclarée : 913 truites arc-en-ciel juvéniles de 10 à 30 grammes vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles sont infectées par Aeromonas salmonicida en conditions contrôlées, puis traitées par un bactériophage administré jusqu'à deux fois par injection sous anesthésie, ou par balnéation. Le porteur annonce une baisse d'appétit, un comportement d'isolement, une altération de la nage et un "risque de mortalité". La mise à mort en fin de protocole est justifiée par l'impossibilité sanitaire de relâcher ou de réutiliser des poissons potentiellement infectés, et les résultats attendus sont rapportés à "la durabilité de la filière aquacole".
Objectifs
Aeromonas salmonicida subsp. salmonicida est l’agent responsable de la furonculose, une maladie bactérienne majeure des salmonidés entraînant des pertes économiques importantes. Le contrôle de cet agent pathogène repose largement sur la vaccination et l’utilisation d’antibiotiques, stratégies qui présentent des limites en termes d’efficacité, d’effets indésirables, et d’émergence de résistances bactériennes. Dans ce contexte, le projet vise à évaluer dans un modèle de truites arc-en-ciel juvéniles le potentiel thérapeutique et les modalités d’administration d’un bactériophage lytique spécifiquement dirigé contre A. salmonicida.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra d’évaluer l’innocuité et l’efficacité d’un bactériophage lytique comme alternative innovante au traitement de la furonculose en aquaculture. Deux modalités d’administration seront également comparées, la voie intra-péritonéale et la balnéation, cette dernière étant plus représentative des conditions d’utilisation en élevage aquacole. Les résultats contribueront au développement de solutions thérapeutiques ciblées permettant de réduire l’usage des antibiotiques, avec des bénéfices potentiels pour la santé des poissons et la durabilité de la filière aquacole.
Procédures
Les animaux seront soumis à des infections bactériennes en condition contrôlée, et à l’administration de traitements antibactériens expérimentaux selon plusieurs modalités d’administration (intra-péritonéale, balnéation). Les animaux seront soumis au maximum à 2 injections, réalisées sous anesthésie en 30 secondes. Aucun prélèvement ni procédure chirurgicale ne seront réalisés sur animaux vigiles
Impact sur les animaux
Les effets indésirables attendus sont principalement liés à l’infection expérimentale par A. salmonicida. Les poissons juvéniles (10–30 g) peuvent présenter des signes cliniques tels qu’une baisse d'appétit, un comportement d’isolement, une altération de la nage, ainsi qu’un risque de mortalité.
Devenir
La mise à mort des poissons est prévue en fin de protocole, pour des raisons notamment sanitaires (impossibilité de relâcher ou de réutiliser des poissons potentiellement infectés par A. salmonicida).
Remplacement
Le traitement à base de phage évalué dans ce projet a préalablement été testé dans un modèle alternatif invertébré qui a permis une première évaluation de son efficacité. L’utilisation d’animaux vertébrés vivants est ainsi limitée mais elle reste nécessaire puisqu’aucun modèle in vitro ou invertébré ne permet de reproduire de manière fiable les réponses observées chez le poisson.
Réduction
Pour une expérience préliminaire dont l'objectif est de valider les conditions expérimentales, le nombre de poissons par condition a été volontairement limité à 10, effectif suffisant pour confirmer la reproductibilité de l'infection et ajuster les paramètres expérimentaux. Pour l'expérimentation visant a étudié l'efficacité du traitement, les effectifs (40 animaux en triplicat par condition) permettent d’obtenir des résultats statistiquement exploitables tout en minimisant le nombre d’animaux utilisés dans l’expérimentation.
Raffinement
Toutes les manipulations des poissons sont effectuées sous anesthésie. Un suivi clinique au minimum 2x/jour pendant toute la durée de l’expérience est assuré, les poissons moribonds seront euthanasiés de manière à limiter la souffrance. De plus, les conditions d’élevage sont améliorées, avec une densité animale réduite à 25 kg/m³, c’est-à-dire bien en-dessous des pratiques courantes en élevage (50-70 kg/m³), et par l'enrichissement des bacs avec des tubes pour permettre aux poissons de se cacher et limiter le stress. Seuils d’alarme liés aux paramètres d’ambiance : température de l’eau : si >20°C et non-rectifiable, arrêt de l’expérimentation. Oxygène dissout : si
Choix des espèces
La truite arc-en-ciel (Oncorhynchus mykiss) a été choisie car elle est un hôte naturel d’Aeromonas salmonicida et est l’une des principales espèces élevées en aquaculture en Europe. Cette espèce est également bien caractérisée et pour laquelle des protocoles expérimentaux standardisés existent, ce qui garantit la reproductibilité des résultats. L’utilisation de truites juvéniles permet de reproduire un stade d’infection cliniquement pertinent pour la filière. L’expérience prévoit l’utilisation de truites arc-en-ciel (Oncorhynchus mykiss) juvéniles d’un poids compris entre 10 et 30 g. Le stade juvénile a été sélectionné afin de reproduire une forme aigue de la maladie. Par ailleurs, les truitelles sont suffisamment robustes pour tolérer les procédures expérimentales prévues, notamment les inoculations intra-péritonéales/musculaires et la balnéation, ce qui permet de limiter lerisque de stress et de mortalité liés aux manipulations.
Modèle expérimental de sécheresse oculaire chez le rongeur induite par la lumière bleue.
- Formation professionnelle
- Recherche appliquée
- Maladies animales
- Troubles sensoriels
Rats : 900
Exposées chaque jour à une source de lumière bleue pendant six à douze heures sur une période de 28 jours, les mouvements restreints pour optimiser l'exposition, 900 souris et 900 rats subissent des procédures d'un niveau de souffrance modéré. S'y ajoutent jusqu'à six à huit instillations oculaires par jour, des administrations systémiques quotidiennes, des prélèvements sanguins hebdomadaires et des examens de la cornée sous sédation. Le porteur décrit les trois protocoles d'induction retenus comme "les moins contraignants pour les animaux", et annonce des picotements, des démangeaisons, des sensations de brûlure et de corps étranger dans les yeux. Sur les 1 800 rongeurs, 180 sortiront de l'étude après les examens d'inclusion et pourront être réutilisés dans d'autres procédures, les 1 620 autres étant tués pour les analyses histologiques.
Objectifs
L'objectif de ce projet est de développer des modèles expérimentaux de sécheresse oculaire chez le rat et la souris afin de tester l'efficacité de nouveaux traitements. Le syndrome de l'œil sec est une maladie multifactorielle affectant les larmes et la surface oculaire, plus fréquente chez les femmes et les personnes âgées, et touchant entre 5% et 35% de la population. Les manifestations cliniques sont variées et impactent considérablement la qualité de vie des patients. Les modèles de sécheresse oculaire chez les rongeurs sont bien documentés dans la littérature. Nous avons sélectionné trois modèles parmi les plus référencés, les plus efficaces en termes d'impact sur la surface oculaire et de réduction de la sécrétion de larmes, et les moins contraignants pour les animaux. Nous utilisons déjà ces modèles et souhaitons continuer à les proposer.
Bénéfices attendus
Le projet vise à développer des modèles expérimentaux performants permettant d’évaluer l’efficacité de nouveaux traitements. Dans un contexte où la recherche thérapeutique évolue constamment, il est essentiel de disposer d’outils fiables et adaptés pour tester ces innovations dans des conditions optimales. Ces travaux contribueront ainsi à améliorer la pertinence des résultats tout en veillant strictement au respect des principes de bien-être animal.
Procédures
Dans le cadre de ce projet, les animaux seront soumis à différents types d’interventions tout au long des 28 jours d’étude : 1. Exposition à la lumière bleue Afin d’induire et de favoriser l’apparition des signes de la maladie, les animaux seront exposés quotidiennement à une source de lumière bleue pendant une durée de 6 à 12 heures, sur une période maximale de 28 jours. 2. Examens Les animaux feront l’objet de plusieurs examens visant à suivre l’installation de la maladie, évaluer l’efficacité des traitements ainsi que leur état général et leur bien-être. La mesure de la production lacrymale et l’évaluation de l’intégrité du film lacrymal et de la surface oculaire sont des examens rapides, réalisés en quelques secondes, à raison de 1 à 2 fois par semaine. L’observation in vivo des couches cellulaires de la cornée constitue l’examen le plus long, sans dépasser 5 minutes, et sera réalisée une fois par semaine. L’évaluation des cellules à mucus, effectuée 1 à 2 fois sur les 28 jours, est également très rapide et ne dure que quelques secondes. 3. Administration des traitements Les traitements pourront être administrés par instillation oculaire chez des animaux vigiles, avec une fréquence variable pouvant atteindre plusieurs administrations quotidiennes (en moyenne 3, jusqu’à un maximum de 6 à 8 par jour). Les administrations systémiques (intraveineuse, intrapéritonéale, sous-cutanée ou orale) pourront être réalisées quotidiennement. L’ensemble des traitements sera administré pendant toute la durée de l’étude (maximum 28 jours) et chaque administration dure seulement quelques secondes. Certains examens ou administrations pourront nécessiter une sédation ou une anesthésie, qui resteront de courte durée et limitées afin de minimiser les effets secondaires. 4. Prélèvements sanguins Des prélèvements sanguins pourront être réalisés afin d’évaluer l’efficacité des traitements. Ces procédures sont rapides (quelques secondes) et leur fréquence sera limitée à une fois par semaine. 5. Suivi sanitaire et comportemental Un suivi quotidien de l’état sanitaire et du comportement des animaux sera assuré, complété par une pesée hebdomadaire. Les manipulations associées sont très brèves et les animaux seront immédiatement replacés dans leur environnement habituel.
Impact sur les animaux
Les nuisances attendues chez les animaux devraient principalement refléter celles observées dans la sécheresse oculaire chez l’homme, notamment des picotements, des démangeaisons, des sensations de brûlure, de sable ou de corps étranger dans les yeux. Ces manifestations sont liées à la composante inflammatoire de la pathologie. Le modèle expérimental inclura une exposition quotidienne répétée à la lumière bleue sur une période allant jusqu'à 28 jours, pouvant atteindre jusqu’à 12 heures par jour. Cette exposition, susceptible d’accentuer les signes d’inconfort oculaire en induisant ou en aggravant les altérations de la surface oculaire, notamment un dégagement de chaleur produit par les sources lumineuses, nécessitera de restreindre les mouvements de l'animal afin d'optimiser l'exposition Par ailleurs, les animaux seront soumis à un stress lié aux manipulations nécessaires à l’évaluation de la sécheresse oculaire. Ces manipulations incluent notamment le maintien de l’animal, l’instillation de solutions ou de colorants (fluorescéine, vert de lissamine), la réalisation du test de Schirmer pour mesurer la production lacrymale, l’évaluation du temps de rupture du film lacrymal (TBUT), ainsi que des examens cliniques répétés de la surface oculaire. Ces interventions, bien que brèves, peuvent engendrer un stress transitoire. L’administration des produits testés devrait entraîner, au maximum, une gêne locale de courte durée, potentiellement associée à une hyperémie conjonctivale, comme observé chez l’homme. De plus, l’administration sous-cutanée ou transdermique pourrait occasionner une légère réaction inflammatoire locale, se manifestant par une rougeur au point d’administration, sans conséquence majeure. Dans l’ensemble, ces nuisances sont attendues comme modérées et transitoires, et feront l’objet d’une surveillance attentive afin de garantir le respect du bien-être animal.
Devenir
A l'issue de la procédure, tous les animaux qui auront suivi la totalité de la procédure expérimentale : examens, induction de la pathologie et traitements, seront mis à mort pour permettre de réaliser les évaluations ex vivo (évaluations histologiques, dosage de produit...). Mais nous est estimons qu’une proportion de 10% animaux ne suivra pas la totalité de la procédure. Ces animaux seront potentiellement exclus de l’étude après les examens d'inclusion pratiqués en baseline qui servent à révéler un défaut anatomique ou physiologique. Ces animaux n'auront pas reçu d'induction de la pathologie, ni d'administration de traitement, seulement des examens qui ne sont pas invalidants mais qui potentiellement nécessitent une anesthésie. Ils pourront être réutilisés dans d’autres procédures expérimentales compatibles avec l’avis du vétérinaire
Remplacement
L'œil est un organe complexe, composé de plusieurs tissus anatomiquement et physiologiquement très différents. Il est soumis à d'importantes variations environnementales mécaniques et physicochimiques, ainsi qu'à des interactions biologiques significatives avec les tissus et organes voisins. À ce jour, bien que des méthodes alternatives telles que les tests in vitro (sur cellules ou tissus) et les simulations in silico existent, aucune ne permet de reproduire l'œil dans sa globalité fonctionnelle et environnementale. C'est pourquoi l'utilisation d'animaux vivants dans ces procédures expérimentales reste encore nécessaire pour atteindre les objectifs de ce projet.
Réduction
Le nombre maximum d'animaux prévu pour ce projet a été déterminé en fonction des distributions théoriques rencontrées dans les données bibliographiques et historiques de l'établissement, du nombre d'études estimées, et en tenant compte des variations du métabolisme, de la robustesse des mesures et de notre expérience. Ce nombre limité doit nous permettre de conclure sur l'efficacité ou non d'un traitement. L'effet d'un traitement sera évalué à chaque moment à l'aide de tests statistiques. Un calcul de l'effectif sera réalisé avant chaque étape afin d'ajuster et de revoir à la baisse, si possible, le nombre d'animaux à inclure dans les procédures. De plus, dès que les procédures expérimentales le permettront, des évaluations non invasives seront choisies tout au long du projet pour améliorer la condition animale et éviter la mise à mort inutile des animaux. De même, l'analyse des deux yeux sera privilégiée autant que possible afin de réduire le nombre d'animaux utilisés.
Raffinement
Un suivi quotidien des animaux sera réalisé afin de limiter autant que possible l’impact des procédures sur leur bien-être. Les rongeurs seront hébergés en groupe dans des cages équipées de nourriture et d’eau disponibles ad libitum, ainsi que d’éléments d’enrichissement à ronger. En fonction de leur comportement et des premiers résultats obtenus, cet enrichissement pourra être complété par des équipements supplémentaires, tels que des balançoires. Il pourra également être nécessaire de placer la nourriture à l’intérieur de la cage afin de ne pas réduire l’exposition à la lumière. Les examens non invasifs sélectionnés pour évaluer les signes cliniques de la maladie sont comparables à ceux réalisés chez l’homme en cabinet d’ophtalmologie ou chez l’animal en clinique vétérinaire. Les examens oculaires nécessitant l’immobilité de l’animal pourront être effectués sous anesthésie afin d’assurer son confort. Des points limites adaptés, précoces et suffisamment prédictifs seront définis afin de minimiser toute douleur. Ce projet a été soumis à un comité d’éthique pour évaluation et sera suivi par la structure en charge du bien-être animal de l’établissement.
Choix des espèces
Les espèces animales choisies ont une physiologie, une anatomie et un métabolisme largement décrits dans la littérature scientifique, facilitant ainsi l'extrapolation des effets sur l'œil à l'homme. De plus, les modèles expérimentaux de cette pathologie sont largement utilisés et bien documentés pour ces espèces, sur lesquelles le projet est basé. Pour ce projet, des souris et des rats ont été retenus afin de tenir compte des particularités anatomiques et physiologiques de chaque espèce, augmentant ainsi les chances de mener ce projet à terme. Les animaux utilisés seront de jeunes adultes à leur arrivée dans notre animalerie. Les rongeurs inclus dans ce projet auront entre 6 et 12 semaines conformément aux publications de référence qui servent de base aux modèles.