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Évaluation chez le porc de la fonctionnalité, à long terme, d’électrodes cérébrales souples pour une application médicale dans les troubles de la conscience MODIFICATION
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Pour tester pendant six mois des électrodes cérébrales souples destinées aux troubles de la conscience, 58 miniporcs vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, tous tués à l'issue pour l'analyse de leurs tissus. Ils subissent l'implantation chirurgicale des électrodes vers huit semaines d'âge, des séances d'imagerie d'une à deux heures sous anesthésie, puis des enregistrements cérébraux éveillés ou sous une anesthésie générale qui peut durer quatre heures et doit simuler ces troubles, parfois sous microstimulation ou sous médicaments. Le porteur prévoit un hébergement individuel qui peut durer jusqu'à 180 jours et cite parmi les risques la douleur, des troubles neurologiques, l'infection ou le rejet de l'implant. Il retient le miniporc pour la taille de l'implant, "semblable à celui destiné à l'Homme", et parce que les mouvements de son cerveau rendent les signaux aussi instables que chez l'humain.
Objectifs
Jusqu’à 6 % de la population mondiale souffrirait de troubles de la conscience (DoC) caractérisés par une altération aigue et globale des fonctions mentales et une incapacité à répondre à des stimuli. Les DoC comprennent le coma, l’état végétatif (absence de conscience en dépit d’une vigilance préservée) et l’état de conscience minimale (mais incapacité à communiquer). Ils sont dus à une perte de l’intégrité de réseaux neuronaux (comprenant des millions de neurones interconnectés) et de leurs neurotransmetteurs qui régulent l’état d’éveil et de conscience. Les causes des DoC sont diverses : traumatisme crânien, hémorragie, ischémie, infection… induisant de multiples mécanismes d’un patient à l’autre qu’il est indispensable d’explorer afin d’élaborer une thérapie personnalisée. A ce jour, aucun traitement n’est reconnu. Des études utilisant des agents pharmacologiques ou une neurostimulation ont montrées des améliorations chez certains patients. Mais les bénéfices sont hétérogènes et la neurostimulation, lourde et peu accessible pour les patients, nécessite un gros développement pour la mise en place de paramètres personnalisés. L’objectif de ce projet est de mieux comprendre les mécanismes impliqués dans les DoC et de permettre la mise en place d’une thérapie personnalisée. Pour cela, nous utiliserons un implant innovant biocompatible miniature mimant les propriétés mécaniques du tissu cérébral et minimisant la réponse immunitaire. Ce dispositif unique offre aussi la possibilité d’effectuer des enregistrements de l’activité cérébrale et de la neurostimulation des zones cérébrales périphériques au plus profondes. Les électrodes seront implantées dans des régions cérébrales impliquées dans les DoC, sur 6 mois chez le miniporc, afin d’évaluer ses performances d’enregistrements et de neurostimulations à long terme. Le miniporc est un modèle adapté de par une anatomie cérébrale et des contraintes chirurgicales similaires à l’Homme. Les DoC seront simulés grâce à des niveaux d’anesthésie plus ou moins profonds. Les principaux agents pharmacologiques utilisés chez l’Homme seront aussi administrés afin d’évaluer leur action sur l’activité cérébrale.
Bénéfices attendus
Cette étude pourrait, à court terme, permettre de valider et de mettre en place chez le miniporc une nouvelle approche d’anesthésie déjà bien développée chez l’Homme et qui présente de nombreux avantages en comparaison aux méthodes « conventionnelles » : réveil et récupération plus rapide, dosage plus précis, profondeur d’anesthésie plus stable et contrôlable (modérée ou profonde) et moins d’effets secondaires. Elle permettra aussi d’enrichir les connaissances sur le cerveau du miniporc grâce aux imageries réalisées ce qui nous permettra d’améliorer la précision de futures chirurgies. Les autres bénéfices attendus du projet sont d’évaluer à long terme un nouveau type d’électrodes miniatures et souples, mimant les propriétés mécaniques du tissu cérébral ce qui minimise la réponse immunitaire. Ces électrodes, qui permettent un enregistrement tout au long de leur axe, offriraient une possibilité de recueillir des signaux cérébraux sur une importante profondeur et permettraient d’enregistrer de multiples zones cérébrales avec un seul dispositif. Ici nous les utiliserons dans le cadre des DoC afin de mieux évaluer les mécanismes impliqués dans cette pathologie et d’analyser les effets thérapeutiques d’une neurostimulation. La double fonction des électrodes, enregistrements et neurostimulation, leur confèrerait également un potentiel de traitement dans certains troubles neurologiques. La souplesse des électrodes, tout comme leur capacité d’enregistrements, pourraient aussi grandement participer à développer le domaine des interfaces cerveau-machine qui prend de plus en plus d’ampleur.
Procédures
Avant la chirurgie, des séances d’imagerie (de 1 à 2h00) seront réalisées sous anesthésie afin de déterminer la meilleure trajectoire d’implantation des électrodes. Pour le transport entre la zone d’hébergement (stabulation) et le service d’imagerie, les animaux seront anesthésiés par injection afin d’éviter tout stress. La chirurgie d’implantation sera réalisée sous anesthésie générale et analgésie. Les animaux seront aussi exposés, sous anesthésie générale, après la chirurgie, à une séance d’imagerie (de 1 à 2h) mensuelle au maximum pour vérifier la position des électrodes. Après la chirurgie et une période de récupération d’une semaine au minimum, les animaux seront exposés éveillés (1h environ) et sous anesthésie générale pour simuler les DoC (qui se limitera à 4h pour ne pas trop les fatiguer) à des sessions d’enregistrement de l’activité cérébrale : signaux EEG (électroencéphalogramme). Le 1er mois 2 enregistrements par semaine sont prévus (espacés de 72h au minimum) et les 5 mois suivants un enregistrement toutes les 2 semaines. Après obtention d’une ligne de base de l’activité cérébrale, les enregistrements seront effectués, bimensuellement au maximum, sous microstimulation cérébrale ou sous agents pharmacologiques utilisés chez l’Homme pour traiter les DoC. Chaque animal pourra être soumis, sous anesthésie générale, à une prise de sang si son état requière une analyse. L’euthanasie sera effectuée sous anesthésie générale et analgésie.
Impact sur les animaux
Tout acte chirurgical visant à poser un implant cérébral en profondeur, qui doit être testé pour confirmer sa fonctionnalité à long terme, peut engendrer chez les animaux : douleur, faibles pertes de poids, hypothermie, déshydratation, troubles neurologiques, risque d’infection au niveau du site d’incision ou d’implantation. Le réveil après une anesthésie générale peut induire une désorientation et un stress de courte durée. Une anesthésie générale peut engendrer un état de fatigue transitoire. La pose d’un dispositif implantable peut induire une irritation, une réaction inflammatoire, une infection ou encore un rejet. MODIFICATION L’hébergement individuel (sans isolement visuel et olfactif) qui sera réduit au minimum nécessaire peut engendrer un stress pourra durer au maximum 180 jours. L’hébergement individuel (sans isolement visuel et olfactif) qui pourrait être mis en oeuvre pour des raisons expérimentales peut engendrer un stress.
Devenir
Tous les animaux seront euthanasiés selon un protocole approprié, afin d’obtenir les prélèvements requis pour les analyses histologiques pour compléter scientifiquement l’étude. L’étude des tissus est indispensable pour valider la bonne tolérance de l’implant à long terme.
Remplacement
Même si les techniques d’aujourd’hui comme la construction d’organoïdes permettent de limiter l’utilisation d’animaux à des fins scientifiques, il n’existe pas à ce jour de modèle in vitro ou in silico permettant de réaliser ces travaux sans perte d’informations scientifiques. Les mécanismes des DoC étant très mal connus, ces derniers ne peuvent être reproduits qu’in vivo pour le moment. Nous devons aussi évaluer et valider à long terme l’intégrité et la fonctionnalité du dispositif implantable composé d’électrodes souples, ce qui ne peut être réalisé que sur des organismes entiers, complets avec leur physiologie et leur complexité sur le plan biologique. En amont, des premiers tests de cytotoxicité et de biocompatibilité, pour sécuriser au maximum l’implantation des dispositifs, ont été réalisés et validés, notamment chez le rongeur.
Réduction
Même si les techniques d’aujourd’hui comme la construction d’organoïdes permettent de limiter l’utilisation d’animaux à des fins scientifiques, il n’existe pas à ce jour de modèle in vitro ou in silico permettant de réaliser ces travaux sans perte d’informations scientifiques. Les mécanismes des DoC étant très mal connus, ces derniers ne peuvent être reproduits qu’in vivo pour le moment. Nous devons aussi évaluer et valider à long terme l’intégrité et la fonctionnalité du dispositif implantable composé d’électrodes souples, ce qui ne peut être réalisé que sur des organismes entiers, complets avec leur physiologie et leur complexité sur le plan biologique. En amont, des premiers tests in vitro pour sécuriser au maximum l’implantation des dispositifs, ont été réalisés et validés, notamment chez le rongeur.
Raffinement
Les animaux seront habitués à la manipulation par des personnes expérimentées, afin d’assurer leur bien-être pendant les changes, les pesées, les protocoles, les anesthésies, les prises de sang ou tous soins nécessaires post chirurgie. Ils seront également entraînés par renforcement positif à rester dans un hamac avant le début des sessions d’enregistrements. Pour chaque chirurgie, l’animal sera sous anesthésie générale et analgésie, ses fonctions cardiaques et respiratoires seront monitorées tout comme la quantité d’oxygène dans le sang, sa température corporelle qui sera maintenue à 37 °. Un gel ophtalmique sera également appliqué pour éviter son inconfort. Des soins post opératoires adéquates seront adaptés pour chaque animal et des antalgiques seront utilisés le temps nécessaire. Toutes les imageries ou les prises de sang en cas de besoin seront réalisées sous anesthésie générale. L’état de santé des animaux sera surveillé quotidiennement tout au long de l’expérience, avec une surveillance accrue en sortie de chirurgie et d’anesthésie générale et tout sera mis en œuvre pour que les animaux aient un niveau d’inconfort aussi limité que possible. Des points limites suffisamment prédictifs et spécifiques au projet seront appliqués et en cas d’effets inattendus des traitements appropriés seront immédiatement mis en œuvre et/ou il pourra être décidé d’interrompre l’expérimentation. En parallèle, le vétérinaire sera alerté. Lors d’un hébergement individuel prolongé, en plus d’une interaction renforcée avec le personnel et afin de préserver une interaction sociale, les animaux seront mis en contact autant que possible (au moins 3 fois/semaine), selon leur comportement, au minimum 15 min sous surveillance afin de s’assurer que tout se passe sans incident.
Choix des espèces
Compte tenu des objectifs de l’étude, le modèle porcin est plus pertinent que le modèle rongeur notamment du fait de la taille de l’implant à tester (semblable à celui destiné à l’Homme), de la durée sur laquelle le dispositif doit rester implanté et du déroulé des sessions d’enregistrement et de neurostimulation. Le miniporc offre aussi la possibilité de simuler les conditions d’une future implantation humaine du dispositif. Enfin, les mouvements du cerveau produits chez le miniporc génèrent une instabilité des signaux similaire à celle rencontrée chez l’Homme. Ce projet nécessite de travailler avec des animaux adultes du fait de la durée d’implantation (6 mois) et de la taille des implants. Des animaux juvéniles âgés de 6 semaines (permettant une meilleure habituation à la manipulation et une meilleure constitution des groupes sociaux du fait de leur jeune âge) seront réceptionnés et utilisés seulement après une période d’acclimatation d’une semaine. Les chirurgies seront réalisées sur les animaux jeunes adultes d’environ 8 semaines. Les animaux seront utilisés dans la procédure à l’âge adulte, entre 2 et 8 mois.
Etude des états de vigilance chez la souris
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
Opérées jusqu'à trois fois sous anesthésie générale, pour l'implantation d'un dispositif qui enregistre l'activité de leur cerveau, des injections dans le cerveau ou la pose d'un dispositif d'administration prolongée, 1 280 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Le laboratoire déclare 200 souris réutilisées, pour de la formation ou une autre étude, et la mise à mort des autres pour prélever leur cerveau et leurs tissus. Le projet doit aider "les laboratoires pharmaceutiques" à sélectionner de nouveaux médicaments en mesurant leurs effets sur le sommeil et l'éveil, avec jusqu'à deux administrations par jour pendant 28 jours au plus. Pendant les enregistrements, de 2 à 72 heures, chaque souris est hébergée seule, dans ce que le porteur appelle "un espace plus petit" à un endroit et des "compartiments spacieux" à un autre.
Objectifs
Les troubles du sommeil et certaines maladies du cerveau ou de la santé mentale sont nombreux et peuvent modifier la qualité du sommeil ou les moments d’éveil. Ces problèmes représentent un enjeu important de santé publique, notamment parce qu’ils touchent de plus en plus de personnes avec le vieillissement de la population. Ce projet vise à mieux comprendre les différents états entre l’éveil et le sommeil (par exemple être bien réveillé, somnolent, ou dans différentes phases du sommeil). Pour cela, des études sont réalisées sur des animaux en bonne santé ainsi que sur d’autres présentant des caractéristiques proches de certaines maladies humaines. L’objectif est aussi d’observer comment des médicaments influencent ces états, à court et à long terme. Pour mesurer ces effets, des enregistrements de l’activité du cerveau et des muscles sont réalisés chez les animaux. Ces données permettent d’identifier leurs états de vigilance (éveil ou sommeil) et d’analyser le fonctionnement du cerveau pendant ces périodes. Ces analyses offrent une meilleure compréhension du sommeil et de ses perturbations. Elles permettent également de détecter des effets secondaires de certains médicaments qui ne sont pas visibles à l’œil nu, comme une somnolence accrue ou une altération de la qualité du sommeil. Les entreprises pharmaceutiques peuvent utiliser ces résultats pour vérifier l’efficacité et la sécurité de leurs nouveaux médicaments. Il est aussi possible de comparer ces nouveaux traitements à d’autres déjà utilisés, afin d’évaluer leur intérêt. L’objectif global de ce travail est de fournir des données fiables, précises et utiles pour aider au développement de nouveaux traitements et améliorer la prise en charge des troubles du sommeil.
Bénéfices attendus
Ce projet a plusieurs objectifs. En étudiant les différents états entre l’éveil et le sommeil, ainsi que l’activité du cerveau associée, il permet d’évaluer l’impact de certains traitements sur la qualité du sommeil, les périodes d’éveil, et le fonctionnement du cerveau dans ces différents états. Aujourd’hui, les traitements contre l’insomnie ne sont pas toujours suffisamment efficaces. Il est donc important de développer de nouveaux médicaments. Ce projet a pour but d’aider les laboratoires pharmaceutiques à identifier, sélectionner et valider de nouvelles solutions afin de mieux répondre aux besoins des patients. Au-delà de l’insomnie, de nombreuses maladies comme la dépression, l’anxiété ou des maladies neurologiques comme Parkinson ou Alzheimer sont liées à des troubles du sommeil ou à des perturbations de l’éveil. Dans certains cas, les troubles du sommeil peuvent même apparaître avant la maladie et servir de signe précoce. Mieux les comprendre et les traiter pourrait donc aider à prévenir certaines pathologies ou à en réduire les symptômes. Il est donc essentiel de vérifier que les traitements développés n’aggravent pas ces troubles. Ce projet permet également de détecter d’éventuels effets secondaires des médicaments sur le sommeil et l’éveil, comme une somnolence excessive ou une mauvaise qualité de sommeil. Cela aide les entreprises à choisir les traitements les plus efficaces tout en limitant les effets indésirables. Enfin, la technologie utilisée permet d’analyser de manière précise et fiable le fonctionnement de modèles animaux. Elle aide à identifier des indicateurs mesurables liés à l’activité cérébrale ou aux états de vigilance. Ces indicateurs peuvent ensuite servir à évaluer l’efficacité de nouveaux traitements.
Procédures
Les animaux de ce projet pourront subir jusqu'à deux interventions chirurgicales, ainsi qu'une intervention supplémentaire pour la mise en place éventuelle d'un dispositif permettant l'administration prolongée de traitements. Toutes les interventions chirurgicales seront réalisées sous anesthésie générale. Une intervention chirurgicale, d'une durée d'environ une heure, permettra la mise en place d'un dispositif d'enregistrement de l'activité cérébrale. Lors de cette même intervention, les animaux pourront également recevoir des injections au niveau du cerveau ainsi que la mise en place de dispositifs nécessaires à l'administration des traitements. Ces procédures complémentaires dureront quelques minutes. Les animaux pourront être soumis à des périodes d'enregistrement de l'activité cérébrale à plusieurs reprises au cours de l'étude. Pendant ces enregistrements, ils seront hébergés individuellement afin de garantir la qualité des données recueillies, tout en conservant leur liberté de mouvement. La durée et la fréquence des enregistrements seront adaptées aux objectifs scientifiques de chaque étude et ne dépasseront pas les limites définies dans le protocole. Les animaux pourront recevoir des traitements pharmacologiques. Dans le cadre des études aiguës, un maximum de deux administrations par jour pourra être réalisé, sans dépasser vingt administrations au total et avec un intervalle minimal de 48 heures entre deux administrations. Dans le cadre des études chroniques, un maximum de deux administrations par jour pourra être effectué pendant une période maximale de 28 jours. Certaines administrations pourront nécessiter une anesthésie générale et dureront quelques minutes. Des prélèvements sanguins, d'une durée de quelques minutes chacun, pourront être réalisés conformément au plan expérimental afin de répondre aux objectifs scientifiques de l'étude. Le nombre de prélèvements sera limité aux volumes et fréquences autorisés par la réglementation et adaptés au bien-être des animaux.
Impact sur les animaux
Dans ce projet, les animaux peuvent subir jusqu’à trois opérations, chacune durant environ une heure (incluant le temps d’anesthésie). Ces interventions sont réalisées sous anesthésie générale. Après l’opération, les animaux peuvent être temporairement moins actifs et présenter une légère déshydratation. Il peut arriver que certains animaux perdent leur dispositif d’enregistrement ou développent une infection à son point d’implantation. Dans de rares cas, une atteinte plus grave de la peau peut apparaître à l’endroit où un dispositif a été implanté. Les animaux peuvent participer à des sessions d’enregistrement, d’une durée allant de 2 à 72 heures. La fréquence des enregistrements dépendra de la durée de ceux-ci et sera adaptée en fonction du protocole établi. Pendant ces périodes, ils sont placés dans un espace plus petit, mais équipé de l’essentiel (litière, eau, nourriture et matériel pour faire un nid) afin de rester dans des conditions proches de leur environnement habituel. Ils peuvent se déplacer librement. L’administration de substances au cours de l’étude peut provoquer un stress ou une douleur légère au moment de l’injection. Bien que les produits testés aient déjà été évalués sur le plan de la sécurité, certains effets imprévus peuvent survenir, comme une baisse du tonus musculaire, une somnolence ou au contraire une agitation. Enfin, les prélèvements sanguins peuvent entraîner une douleur modérée liée à la piqûre. Un type de prélèvement spécifique, réalisé près de l’œil, peut dans de rares cas provoquer un hématome ou affecter la vision.
Devenir
Les animaux seront mis à mort dans le but de faire des prélèvements et des analyses du cerveau et des tissus. Si les animaux ne sont pas mis à mort, ils pourront être réutilisés (pour de la formation ou pour un autre plan d'étude) si : - le nombre d’administrations maximum n'a pas été atteint - le bien-être de l'animal le permet. Une procédure de réutilisation des animaux a été écrite et validée par le vétérinaire référent.
Remplacement
Ce projet vise à étudier l'effet de certaines substances sur le sommeil et l'éveil. Le sommeil dépend de nombreuses interactions entre le cerveau et le reste de l'organisme. Aujourd'hui, ces mécanismes ne peuvent pas être reproduits complètement en laboratoire sans utiliser un animal vivant. Il n'existe donc pas de méthode de remplacement adaptée à cet objectif. L'étude chez l'animal est nécessaire pour comprendre ces phénomènes et mesurer les effets des substances testées.
Réduction
Nous recueillerons plusieurs types d'informations à partir d'un même enregistrement, ce qui permet d'obtenir un maximum de connaissances à partir de chaque animal. Les mesures réalisées fourniront à la fois des informations sur les différents états d'éveil et de sommeil ainsi que sur l'activité du cerveau pendant ces états. Cette approche permet de limiter le nombre d'animaux nécessaires. Afin de garantir la qualité des résultats, les souris seront habituées progressivement aux conditions expérimentales avant les enregistrements. Les expériences seront réalisées dans des conditions standardisées pour obtenir des données fiables et reproductibles. Les résultats déjà obtenus avec des substances de référence pourront également être réutilisés pour certaines comparaisons, ce qui évitera de répéter inutilement des expériences sur de nouveaux animaux. Pour l'évaluation des substances testées, chaque souris recevra successivement les différentes conditions expérimentales. Chaque animal servira ainsi de référence pour lui-même. Cette méthode permet de réduire le nombre d'animaux nécessaires tout en conservant une bonne qualité d'analyse des résultats. Le nombre d'animaux a été calculé afin d'utiliser le minimum nécessaire pour obtenir des résultats scientifiquement fiables. Une première cohorte de 16 souris sera incluse dans le projet. Certaines pertes peuvent survenir au cours des procédures, par exemple lors de l'intervention chirurgicale ou lorsque les enregistrements obtenus ne sont pas exploitables. Ce risque, estimé à moins de 25 %, est pris en compte dans le calcul des effectifs afin de garantir qu'au moins 12 animaux puissent être inclus dans les analyses finales. Les données recueillies seront analysées à l'aide de méthodes statistiques adaptées afin de tirer le maximum d'informations de chaque expérience et d'éviter l'utilisation d'animaux supplémentaires.
Raffinement
Après leur arrivée, les souris bénéficieront d'une période d'adaptation à leur environnement avant toute intervention. Une opération sera ensuite réalisée sous conditions adaptées. Des médicaments contre la douleur seront administrés avant l'intervention puis renouvelés après celle-ci afin de prévenir toute douleur liée à la chirurgie. Les animaux feront l'objet d'une surveillance quotidienne, particulièrement durant la semaine qui suit l'opération, afin de détecter rapidement tout signe de douleur, d'infection ou de complication et d'apporter les soins nécessaires. Les dispositifs d'enregistrement ont été conçus de manière à permettre l'hébergement des souris en groupe après l'intervention, ce qui favorise leur bien-être. Les conditions d'hébergement sont également adaptées pour réduire le stress et permettre aux animaux d'exprimer leurs comportements naturels. L'état de chaque animal sera évalué régulièrement à l'aide d'une grille d'observation basée sur des signes de douleur, de gêne ou de mal-être. Cette évaluation permet d'intervenir rapidement si nécessaire et de mettre en œuvre les mesures appropriées pour préserver le bien-être des animaux. Lors des enregistrements, les souris seront placées dans des compartiments spacieux contenant de la litière, de l'eau, de la nourriture et du matériel permettant la construction d'un nid, afin de recréer un environnement aussi familier que possible. Elles pourront se déplacer librement pendant toute la durée des enregistrements. Avant les expérimentations, elles seront progressivement habituées à ces conditions ainsi qu'aux manipulations réalisées par les expérimentateurs, afin de limiter le stress lié aux procédures. Le nombre d'administrations de substances sera limité au strict nécessaire. Lorsque plusieurs injections sont requises, les sites d'injection seront alternés afin de réduire l'inconfort local. Après chaque administration, les animaux seront observés attentivement afin de détecter rapidement tout effet indésirable et d'assurer une prise en charge adaptée si besoin.
Choix des espèces
La souris a été choisie car elle constitue un modèle particulièrement adapté à l'étude du sommeil et de l'éveil. Son cerveau présente de nombreuses similitudes avec celui de l'être humain, notamment pour les réseaux nerveux qui contrôlent les états de veille et de sommeil. Les connaissances acquises chez la souris peuvent donc contribuer à une meilleure compréhension de ces mécanismes chez l'Homme et au développement de futurs traitements. Cette espèce présente également des avantages pratiques importants pour la recherche. Sa taille permet de réaliser avec précision les interventions nécessaires à la mise en place des dispositifs d'enregistrement de l'activité cérébrale. De plus, il est possible de travailler avec des animaux du même âge, de poids comparable et présentant des caractéristiques génétiques similaires, ce qui permet d'obtenir des résultats plus fiables et reproductibles. Certaines lignées de souris spécialement développées pour l'étude de maladies ou de mécanismes biologiques particuliers sont également disponibles lorsque cela est nécessaire. Les expériences seront réalisées sur des souris adultes âgées d'au moins 11 semaines. À cet âge, le cerveau a atteint un niveau de maturité suffisant pour permettre l'implantation des dispositifs d'enregistrement et l'étude des mécanismes du sommeil dans des conditions stables. Dans certains travaux portant sur les effets du vieillissement sur le sommeil et les états de vigilance, des souris plus âgées pourront également être utilisées.
Evaluation par éléctrophysiologie in vivo de l’efficacité de composés sur la plasticité synaptique après une administration unique ou répétée par voie entérale et / ou parentérale chez des rongeurs (MODIFICATION)
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Rats : 300
Tous mis à mort à l'issue de chaque procédure pour une analyse post-mortem, 300 souris et 300 rats sains, 600 rongeurs en tout, vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chacun subit une chirurgie de deux heures pour implanter des électrodes dans des régions du cerveau liées à la mémoire, comme l'hippocampe, puis reçoit les composés testés, jusqu'à 180 fois par voie orale ou 21 fois par injection, avec jusqu'à huit prises de sang. Le porteur affirme que des administrations répétées "ne génèrent pas de stress prolongé si les techniques sont maîtrisées", tout en reconnaissant qu'elles peuvent réduire l'activité spontanée. Les composés ont déjà été évalués in vitro "par nos clients", et ces enregistrements constituent une prestation à leur service.
Objectifs
La mémoire est une fonction essentielle du cerveau, souvent perturbée dans de nombreuses maladies neurologiques ou psychiatriques. C’est pourquoi elle représente une cible importante pour développer de nouveaux traitements. Ce projet a pour but d’étudier, chez des rongeurs sains (souris ou rats, selon les besoins), l’effet de nouveaux composés sur le fonctionnement du cerveau lié à la mémoire, et plus particulièrement sur la façon dont les connexions entre les neurones peuvent se renforcer ou s’affaiblir. La mémoire repose en grande partie sur ces modifications durables des connexions, appelées plasticité synaptique, comme la potentialisation à long terme (LTP) — un renforcement durable de la transmission entre deux neurones après leur activation répétée — ou la dépression à long terme (LTD) — une diminution prolongée de cette transmission synaptique. Ces mécanismes permettent au cerveau d’apprendre et de stocker des informations. Pour étudier ces mécanismes, nous utilisons une méthode appelée électrophysiologie in vivo, qui consiste à enregistrer l’activité électrique du cerveau chez des animaux éveillés. Concrètement, nous implantons de petites électrodes, avec une grande précision, dans des régions clés impliquées dans la mémoire, comme l’hippocampe ou le cortex préfrontal. Cela nous permet de mesurer l’activité des neurones et de voir comment les signaux entre eux changent après l’administration des composés testés. Les composés seront donnés par voie orale ou injectés, selon ce qui est le plus adapté, et nous mesurerons leurs effets à différents moments. En observant comment ces substances influencent l’activité des réseaux de neurones, nous espérons mieux comprendre leur impact potentiel sur la mémoire. Les résultats obtenus serviront de base pour des recherches futures dans des modèles animaux reproduisant des troubles de la mémoire.
Bénéfices attendus
Ce projet vise à mieux comprendre comment de nouveaux composés agissent sur les mécanismes qui permettent au cerveau de renforcer ou d’ajuster les connexions entre neurones, un processus essentiel à la mémoire. En étudiant leur effet sur l’activité des réseaux de neurones dans un cerveau vivant, nous pourrons mieux cerner l’impact de ces candidats médicaments sur la plasticité cérébrale. Les données obtenues, issues d’un modèle préclinique dans des conditions proches du fonctionnement normal du cerveau, représenteront une étape clé avant de tester ces composés dans des modèles de maladies. Elles poseront ainsi les bases pour développer de nouvelles approches thérapeutiques ciblant les dysfonctionnements des circuits neuronaux impliqués dans les troubles cognitifs liés à différentes maladies neurologiques ou psychiatriques.
Procédures
Sous analgésie anésthésie une seule étape de chirurgie (2 heures). Administrations : sous cutanée 1 à 14 fois max 5 sec ou Intrapéritonéale 1 à 21 fois max 5 sec ou 1 à 14 fois max 1 minute ou voie orale 1 à 180 fois max 5 sec. Prélèvements sanguins maximum 8 fois sur animal vigile ou anesthésiés (5 secondes).
Impact sur les animaux
Les administrations et prélèvements sanguins peuvent induire un stress, dont l’intensité et la durée dépendent du type d’administration et de sa répétition. Les administrations uniques provoquent un stress aigu et transitoire, tandis que les administrations répétées, même sur une période prolongée, ne génèrent pas de stress prolongé si les techniques sont maîtrisées. Pour les administrations aiguës, les signes d’inconfort restent limités. Cependant, des administrations répétées peuvent entraîner une sensibilisation locale ou des modifications comportementales, telles qu’une réduction de l’activité spontanée ou des altérations dans l’interaction avec l’environnement. La toxicité des composés administrés a été évaluée en amont, de manière à minimiser les risques d'effets indésirables. Les produits administrés peuvent induire des modifications dans la consistance des selles, ainsi qu’une baisse de la prise alimentaire transitoire. Une irritation ou une inflammation locale peuvent persister plusieurs minutes selon le composé administré au lieu d'injection. Une injection provoque un inconfort temporaire et une douleur légère. Une rougeur peut persister plusieurs minutes selon le composé administré. Un prélèvement sanguin entraîne une douleur légère au moment de la piqûre et un stress transitoire lié à l’immobilisation. Les prélèvements terminaux de sang par la méthode du sinus rétro-orbitaire sont réalisés sous anesthésie. Un stress temporaire peut être associé à l’anesthésie. MODIF Les enregistrements électrophysiologiques in vivo sont réalisés sur animal vigile, dans une cage à laquelle ils ont été habitués pendant 3 jours afin de limiter considérablement le stress et les perturbations comportementales. L’implantation d’électrodes lors de la procédure chirurgicale peut provoquer une douleur au site d'incision ou des saignements. En post chirurgie, un risque inflammatoire ou infectieux est présent.
Devenir
Les animaux sont mis à mort à l’issue de chaque procédure pour analyse post-mortem.
Remplacement
L’étude des réseaux neuronaux et de l’activité cellulaire est réalisée chez l’animal vigile à l’aide de techniques d’électrophysiologie in vivo. Ces approches permettent d’enregistrer l’activité neuronale dans un environnement physiologique préservé, en tenant compte des interactions complexes entre différentes structures cérébrales et des influences de l’état de vigilance ou du comportement spontané. Les approches non animales, telles que les modélisations in silico, les cultures cellulaires ou les modèles in vitro, apportent des informations précieuses en phase exploratoire, notamment sur les mécanismes moléculaires et cellulaires. Dans ce projet, les composés testés ont d’ailleurs déjà été évalués par nos clients sur des modèles in vitro, ce qui a permis d’identifier des effets initiaux sur l’activité neuronale à un niveau cellulaire. Cependant, ces modèles ne permettent pas d’étudier l’intégration de ces effets dans un réseau cérébral fonctionnel et intact. C’est pourquoi l’expérimentation in vivo s’avère nécessaire dans ce contexte, afin de caractériser l’impact des composés sur l’activité neuronale dans des conditions physiologiques réalistes.
Réduction
Le nombre d’animaux a été réduit autant que possible, tout en étant suffisant pour l'obtention de résultats exploitables. L'évaluation du nombre d'animaux nécessaire a été effectuée par un programme adapté. Les résultats seront analysés par des tests statistiques.
Raffinement
À leur arrivée, les animaux seront hébergés en groupes sociaux dans des cages adaptées, enrichies avec des éléments favorisant leur bien-être, comme des bûchettes de bois à ronger, de la frisure de papier et des carrés de coton. Des tunnels en carton faciliteront les transferts entre cages tout en limitant le stress. Des interactions régulières avec le personnel, ainsi qu’une transition progressive de la lumière, contribueront à améliorer leur acclimatation. Une période d’adaptation d’au moins 10 jours est prévue afin de permettre aux animaux de récupérer du transport et de s’habituer à leur nouvel environnement. Ils seront surveillés quotidiennement, y compris les week-ends et jours fériés. Après chaque intervention technique, leur comportement et leur état général seront observés avec attention pour détecter rapidement toute réaction anormale ou signe de douleur. Si nécessaire, une surveillance renforcée sera mise en place, en lien avec le responsable du bien-être animal. Les fiches d’observation et les seuils définis dans le cadre du projet seront scrupuleusement respectés pour assurer une détection précoce de toute souffrance. Les animaux seront pesés au moins deux fois par semaine après le début des traitements, afin d’adapter précisément les volumes administrés. Pour les injections répétées (intrapéritonéales ou sous-cutanées), les sites d’administration seront régulièrement changés pour limiter les réactions locales. Concernant les interventions chirurgicales, les animaux seront placés sous anesthésie générale / analgésie pendant toute la durée de l’opération. Une analgésie locale préventive sera administrée, avec une injection 10 minutes avant l’incision, ainsi qu’une application locale d’un mélange anesthésique au niveau du site opératoire. Le maintien de la température corporelle (tapis chauffant), le suivi pendant l’opération (monitoring) et des techniques chirurgicales stériles seront appliqués pour limiter les complications. Une solution ophtalmique sera appliquée sur les yeux pendant l’anesthésie pour éviter leur dessèchement, et une injection de solution saline tiédie à la fin de la chirurgie permettra d’assurer l’hydratation. Enfin, une analgésie post-opératoire sera assurée par l’ajout d’un traitement antidouleur dans l’eau de boisson pendant deux jours.
Choix des espèces
Nos expérimentations sont réalisées sur la souris et le rat, deux modèles couramment utilisés en neurosciences pour étudier les mécanismes cérébraux. Ces espèces présentent des similitudes majeures avec le cerveau humain, notamment en ce qui concerne l’organisation des circuits neuronaux et les mécanismes synaptiques. Ces caractéristiques en font des modèles particulièrement adaptés pour explorer les bases du fonctionnement normal du cerveau ainsi que les processus altérés dans les maladies affectant la mémoire. Grâce à un cerveau moins complexe tout en restant suffisamment proche de celui de l’humain, les souris et les rats permettent d’étudier des fonctions essentielles telles que la plasticité neuronale, l’apprentissage et la mémoire, souvent perturbées dans les pathologies du système nerveux central. Ces modèles offrent ainsi la possibilité d’observer et de mieux comprendre les mécanismes fondamentaux du fonctionnement cérébral, fournissant des données précieuses pour le développement de traitements ciblés contre ces maladies. Les animaux seront utilisés du jeune l’âge adulte, c’est-à-dire à partir de 4 semaines. Ils seront suivis jusqu’à environ 8 mois, ce qui couvre la période d’âge adulte sans atteindre le stade de vieillissement avancé soit avant l’apparition des altérations liées à l’âge ou à d’éventuelles pathologies. Les données obtenues chez ces animaux fourniront une base fiable pour la comparaison avec des modèles pathologiques plus avancés.
Etude de la régulation de l’impulsivité induite chez le rat
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
64 rats, dont le porteur prévoit qu'ils ne présenteront pas le comportement attendu, seront exclus de l'expérience et pourront être réutilisés dans d'autres projets. Les 176 autres rats, sur 240, sont tués à l'issue sous anesthésie profonde pour l'analyse de leur cerveau, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils subissent une chirurgie cérébrale d'une heure, puis vingt jours d'injections quotidiennes d'un médicament connu pour provoquer des comportements impulsifs, et pour l'une des procédures trente sessions d'évaluation de 45 minutes, avec hébergement individuel et restriction alimentaire. Le porteur ne nomme pas les tests qui mesurent cette impulsivité.
Objectifs
Ce projet vise à mieux comprendre comment une petite molécule naturellement présente dans l’organisme appelée microARN et qui régule l’expression de certains gènes, peut influencer certains comportements impulsifs lorsque le fonctionnement du cerveau est modifié par un traitement médicamenteux (dont un des effets secondaires est justement d’induire des comportements impulsifs et des addictions comportementales). L’objectif est de vérifier si réduire l'activité de cette molécule de façon ciblée dans une zone cérébrale impliquée dans la motivation et la prise de décision permet de réduire ces comportements impulsifs sans perturber le fonctionnement normal.
Bénéfices attendus
Ce projet pourrait permettre de mieux comprendre les mécanismes biologiques impliqués dans certains troubles du contrôle du comportement et d’ouvrir la voie à de nouvelles approches thérapeutiques plus ciblées et efficaces. À plus long terme, les résultats pourraient contribuer à améliorer l’identification des personnes à risque ainsi que la prise en charge de troubles encore mal compris et pour lesquels les traitements actuels restent insuffisants.
Procédures
Les animaux seront soumis à une intervention chirurgicale ciblée sur une région cérébrale sous anesthésie générale, d'une durée d'environ une heure. Après minimum 2 semaines de récupération, ils recevront des injections quotidiennes pendant 20 jours d’un traitement médicamenteux connu pour induire des comportements impulsifs. Pour une des procédures, 30 sessions d'évaluation comportementale répétées d'environ 45 minutes seront également réalisées, avant chirurgie et après traitement médicamenteux, avec la nécéssité d'un hébergement individuel et d'une restriction alimentaire. À l'issue de l'étude, les animaux seront mis à mort sous anesthésie profonde pour analyse des tissus.
Impact sur les animaux
Les principaux effets indésirables attendus sont liés à la chirurgie au niveau cérébral, pouvant entraîner un inconfort transitoire malgré l'anesthésie et la prise en charge de la douleur. Les injections répétées pendant plusieurs semaines peuvent également générer un stress, ainsi que les évaluations comportementales répétées associées à un hébergement individuel et à la restriction alimentaire.
Devenir
Il est établi que dans une de nos procédures, la moitié des animaux (64 rats) ne présentera pas le comportement attendu et ils devront être exclus de la suite de l'expérience et pourront être ré utilisés. Le reste des animaux sera mis à mort à l'issue de l'étude pour permettre l'analyse des tissus cérébraux. Cette étape est indispensable pour vérifier que le traitement a bien atteint la région cérébrale ciblée et pour mesurer les modifications biologiques attendues.
Remplacement
Le recours à l'expérimentation animale est indispensable pour évaluer l'efficacité d'une nouvelle approche thérapeutique sur un comportement complexe impliquant des circuits cérébraux qui ne peuvent être reproduits par des méthodes alternatives. Cependant, avant toute expérimentation chez l'animal, l'efficacité du traitement sera validée sur des cellules en culture afin de vérifier son action biologique et d'optimiser les paramètres expérimentaux. Cette validation préalable permet de limiter le nombre d'animaux en ne passant aux tests sur eux uniquement après confirmation de l'activité du traitement au niveau cellulaire.
Réduction
Le nombre d'animaux a été déterminé sur la base d'études préalables utilisant les mêmes approches expérimentales, ainsi qu'en prenant en compte les analyses statistiques qui seront utilisées, afin de garantir des résultats exploitables tout en limitant l'effectif au strict minimum nécessaire. Le plan expérimental maximise l'information obtenue à partir de chaque animal en combinant plusieurs mesures complémentaires sur les mêmes individus : évaluation comportementale, analyse des tissus et moléculaire. Cette approche intégrée réduit considérablement le nombre total d'animaux par rapport à des études séparées et l'analyse statistique prévue prendra également en compte un effet potentiel du sexe, tout en évitant de devoir doubler les groupes.
Raffinement
Les animaux seront habitués à la manipulation pour réduire le stress. L'intervention chirurgicale sera réalisée sous anesthésie générale avec prise en charge de la douleur par anesthésie locale, et un traitement antalgique complémentaire sera administré en post-opératoire. Une surveillance rapprochée permettra de détecter tout signe d'inconfort. Pour les injections, les sites d'injection seront alternés. Un suivi quotidien incluant observation et pesée régulière sera assuré et des points limites basés sur des signes significatifs seront utilisés, afin d'évaluer l'état général de chaque animal et de prendre le plus rapidement possible des mesures nécessaires pour préserver leur bien-être. Dans le cas d'un hébergement individuel, l'effet de l'isolement sera limité par l'utilisation de cages ouvertes permettant des échanges olfactifs et sonores entre congénères, des objets différents mis dans les cages pour enrichir le milieu, ainsi qu'une manipulation quotidienne des rats.
Choix des espèces
Le rat adulte constitue le modèle de référence pour l'étude des comportements impulsifs, car il présente une organisation cérébrale et des circuits neuronaux similaires à ceux observés chez l'humain. Ce modèle validé permet une évaluation fiable et reproductible. L'utilisation d'animaux adultes est nécessaire car les circuits cérébraux et les comportements étudiés ne sont pleinement matures qu'à l'âge adulte, permettant le transfert potentiel de ses connaissance à l'homme. Les données préliminaires ayant identifié le mécanisme biologique ont également été obtenues chez le rat adulte, justifiant la poursuite de l’utilisation de ce modèle animal.
Modèles d’anxiété-dépression : effets comportementaux et neurochimiques des agonistes des récepteurs 5-HT2A
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
820 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue de chaque procédure pour des analyses post-mortem, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Des souris rendues "dépressives" par de la corticostérone dans leur eau de boisson reçoivent des agonistes du récepteur 5-HT2A, hallucinogènes ou non, puis passent quatre tests en onze à seize jours, parmi la nage forcée de six minutes, l'alimentation inhibée par la nouveauté, la préférence pour l'eau sucrée, le splash test et l'open field. 195 d'entre elles subissent une trépanation sous anesthésie pour l'implantation de deux sondes de microdialyse dans le cortex préfrontal, et le porteur juge la douleur modérée parce que le cerveau serait "dépourvu de fibres nociceptives". Les bénéfices annoncés se résument à une "avancée supplémentaire" vers des antidépresseurs à action rapide. Il indique que les cages resteront sans enrichissement, sans dire pourquoi.
Objectifs
Depuis peu les psychédéliques ont démontré un effet antidépressif rapide. Notre projet vise donc à étudier les effets antidépresseurs rapides de ces molécules qui ciblent des récepteurs particuliers de la sérotonine : le récepteur 5-HT2A. Ces effets seront aussi étudiés au travers des neurotransmissions (libérations de neurotransmetteurs par les neurones) dans une région cérébrale impliquée dans l'effet antidépresseur des molécules déjà commercialisées ; le cortex médian préfrontal. Il est donc important de comprendre comment ces molécules affectent le fonctionnement des différents types de neurones du cortex. La meilleur compréhension des mécanismes d'action de ces molécules est une étape clé dans le développement de nouvelles prises en charge de la dépression notamment chez des patients résistants ou suicidaires.
Bénéfices attendus
La mise en évidence des mécanismes sous-jacents aux effets antidépresseurs des agonistes des 5-HT2AR hallucinogènes et non hallucinogènes seront une avancée supplémentaire dans le développement d'antidépresseurs non monoaminergiques à action rapide.
Procédures
En comportement : administration d'agonistes ou d'antagoniste 5-HT2AR ou de saline pour chaque souris. Chaque souris sera testée en comportement pour évaluer l'effet anxiolytique et antidépresseur des agonistes 5-HT2AR. En neurochimie: anesthésie de la souris, chirurgie stéréotaxique pour implanter deux sondes de microdialyse, administration d'agonistes ou d'antagonistes 5-HT2AR ou de saline pour chaque souris: 24h après, collecte des dialysats du cortex médian préfrontal toutes les 30 minutes pendant 3 heures, soit 6 dialysats/souris. Expérience 1 : nombre n=300, toutes les souris seront soumis à une batterie de tests comportementaux ; 4 tests en 16 jours : novelty suppressed feeding test dure 5 minute - SPT : les animaux sont soumis à un choix dans leur cage d'hébergement : soit un biberon d'eau, soit un biberon d'eau sucrée. La consommation de chaque boisson est ensuite enregistrée. - FST : dure 6 minutes - Open field : dure 10 minutes. Expérience 2 : nombre n=325, toutes les souris seront soumis à une batterie de tests comportementaux ; 4 test en 11 jours : Open field qui dure 10 minutes - novelty suppressed feeding test dure 5 minute - Splash test dure 5 minutes - FST : dure 6 minutes. Expérience 3 : implantation stéréotaxique de 2 sondes de microdialyse : une intervention par souris, durée 24h/souris ; nombre n=195
Impact sur les animaux
Les tests comportentaux n'impliquent pas de douleur ou de durée d'expérimentation déraisonnable. Pour l'implantation intracérébrale de sonde qui inclue le positionnement sur le cadre stéréotaxique, la trépanation osseuse et l’incision du scalp, l'animal est sous anesthésie. Le cerveau étant dépourvu de fibres nociceptives, le niveau de douleur pour ces implantations intracérébrales est modéré.
Devenir
Euthanasie des animaux à l'issue de chaque procédure, pour analyse post-mortem
Remplacement
Les expériences in vitro et in vivo sont complémentaires et ne s'excluent pas l'une l'autre. À ce jour, il n'est possible ni de modéliser les troubles de l'humeur, ni de modéliser les effets de molécules sur de tels troubles in vitro ou in silico — les mécanismes sous-jacents sont trop complexes pour cela. Il est donc nécessaire de recourir à l'expérimentation animale dans une telle situation.
Réduction
Le calcul de puissance effectué pour les expériences de comportement a été réalisé avec un logiciel statistique. Ceci indique 22 animaux par groupe ; nombre qui est augmenté à 25 pour pallier les aléas expérimentaux. Pour les expériences de microdialyse, un calcul de puissance a aussi été effectué grâce à un logiciel statistique. Ceci indique 14 animaux par groupe ; nombre qui est augmenté à 15 pour pallier les aléas expérimentaux.
Raffinement
Un anesthésique est utilisé pour effectuer l'implantation des sondes de microdialyse. Le cerveau est un organe dépourvu de fibres nerveuses libres dédiées à la nociception, bien qu'invasive cette chirurgie se révèle mineure pour les animaux. Cependant, pour prévenir des douleurs induites par la chirurgie crânienne, un traitement anti-inflammatoire sera entrepris le jour de la chirurgie. Un suivi quotidien sera assuré et l'état de prostration des animaux sera évalué. Une pesée hebdomadaire sera effectuée. Les points limites définis dans les différentes procédures expérimentales seront strictement appliqués. L’enrichissement dans les cages ne peut être utilisé mais la durée des procédures est limitée.
Choix des espèces
L'animal, dans son entité, est la seule alternative à l'étude des troubles de l'humeur et de leurs mécanismes de part l'implication de nombreuses populations neuronales différentes interconnectées entre elles. Le modèle de rongeur rendues dépressives par l'application chronique de corticostérone dans l'eau de boisson (modèle CORT) a été développé et validé au sein du laboratoire chez la souris. Les animaux seront adultes et âgés de 8 à 10 semaines au moment de débuter le CDM. Les animaux seront adultes et âgés de 8 à 10 semaines au moment de débuter le traitement à la corticosterone. Ainsi la chirurgie sera menées sur les animaux agés de 16 à 18 semaines.
Reproduction et maintien de deux lignées de chiens modèles de la mucopolysaccharidose de type III (MPSIIIA et MPSIIIB)
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
Pour fournir des chiots atteints de la maladie de Sanfilippo à des essais de thérapie génique menés dans un autre établissement, deux lignées de chiens porteurs de cette mutation sont maintenues en reproduction. 235 chiens vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Les femelles subissent un frottis vaginal par jour dès le début des chaleurs et jusqu'à huit prises de sang de 2 ml pour dater l'ovulation, avant une saillie ou une insémination artificielle, et la semence des mâles est prélevée. Le porteur indique que les signes de la maladie apparaissent vers 24 mois, donc après le départ des chiots malades, livrés dès le sevrage. Les données structurées ne déclarent que 100 adoptions, et le porteur précise que les chiots malades sont tous livrés à une autre procédure expérimentale, que les chiots sains sont mis à l'adoption et que les chiots d'un génotype précis de la lignée MPS 3B sont tués.
Objectifs
L'objectif principal de ce projet est de maintenir et d’assurer la reproduction de deux lignées de chiens atteints d’une mutation spontanée responsable de la mucopolysaccharidose de type III (MPS 3A et 3B). Le but est d’inclure les chiots nécessaires dans les projets de thérapie génique, qui se feront dans un autre établissement utilisateur. Les mucopolysaccharidoses de type 3A et 3B, ou maladie de Sanfilippo A et B, sont des pathologies rares de surcharge lysosomale héréditaires qui affectent 0.7 à 1.8 nouveaux nés pour 100 000 naissances en Europe. Elles sont causées par le déficit de deux enzymes lysosomales, requises dans la voie de dégradation de l’héparane sulfate. Ce déficit enzymatique engendre une accumulation toxique de l’héparane sulfate dans de nombreux organes dont le foie, la rate, et surtout le cerveau. Ces pathologies sont caractérisées par une atteinte sévère du système nerveux central (SNC). Dans les deux cas, la maladie débute le plus souvent entre 2 et 6 ans avec un retard du développement psychomoteur, des troubles du comportement, un défaut d’attention, une hyperactivité et une agressivité. La régression des acquisitions intellectuelles est rapide et sévère entraînant, dans sa phase finale, une déficience intellectuelle et une réduction des capacités motrices qui aboutissent à la perte d’autonomie suivie d’une encéphalopathie profonde. Le décès survient généralement à cause d’une surinfection respiratoire. L’espérance de vie des enfants atteints de ces pathologies est de l’ordre de 15 à 20 ans. A ce jour, aucun traitement curatif n’est disponible. Les traitements proposés aux patients visent à diminuer les risques de complication, à améliorer la qualité de vie des malades et apporter un support aux familles.
Bénéfices attendus
Les maladies de Sanfilippo A et B, ou MPS 3A et 3B, sont des maladies neurodégénératives rares très graves dues à une mutation génétique et qui se manifeste par une atteinte neurologique avec réduction des capacités motrices. Ces maladies conduisent, en 5 à 10 ans, à un état de polyhandicap et à un décès prématuré. Actuellement, aucun traitement n’est disponible. Le développement de thérapie génique est donc essentiel pour la mise au point d’un traitement de ces syndromes et donner de l’espoir aux patients et à leurs familles. Pour évaluer de telles approches thérapeutiques, un modèle animal pertinent est nécessaire afin de réaliser des études pré-cliniques. Le présent projet vise à obtenir des animaux atteints naturellement de la maladie. Les données générées par ces essais pré-cliniques permettront de soutenir la demande d’un essai clinique de phase I/II chez des patients souffrant de cette maladie.
Procédures
Sur les reproducteurs : 1) frottis vaginaux sur les femelles dès le début des chaleurs : un frottis par jour jusqu’à l’approche de l’oestrus. 2) Prélèvement sanguin de 2 ml au niveau de la veine jugulaire ou céphalique pour le dosage du taux de progestérone afin de déterminer le moment de l’ovulation (1 prélèvement sanguin par jour sans dépasser 8 prélèvements au total). 3) Prélèvement de la semence fraiche chez les mâles reproducteurs. Sur les chiots : un prélèvement de poils mis dans 100 µl d’eau stérile et envoyé au sponsor du projet pour génotypage.
Impact sur les animaux
Les actes nécessaires pour la reproduction et le maintien de cette lignée sont peu ou non invasifs. Les nuisances possibles sont liées à : 1) L’inconfort lié à la procédure de saillie ou d’insémination artificielle intra vaginale sur les femelles vigiles et au recueil du sperme chez les mâles. 2) Prises de sang pour le suivi hormonal des femelles pendant la période des chaleurs. 3) Risques de complication et de pathologie lors de la gestation, de la mise-bas ou de la lactation. 4) Stress lié au transport des chiots lors des expéditions chez l’établissement utilisateur. Chez les animaux malades, les signes cliniques surviennent généralement vers l’âge de 24 mois, donc il n’est donc pas attendu de symptômes sur ces animaux pendant la période de la naissance jusqu’au départ chez l’établissement utilisateur. Les animaux hétérozygotes ne présentent aucun phénotype dommageable.
Devenir
Après sevrage tous les chiots malades seront livrés et inclus immédiatement dans une autre procédure expérimentale. Les chiots sains seront mis à l’adoption. Les chiots hétérozygotes seront en partie inclus dans les projets, utilisés pour renouveler le cheptel reproducteur ou mis à l’adoption. Pour la lignée MPS 3B, Les chiots de génotypes MPS 1(-/-) seront euthanasiés.
Remplacement
Toutes les études in vitro possibles ont été effectuées en amont de ce projet, en particulier la démonstration de la fonctionnalité des AAV (virus adénoassociés utilisés comme vecteurs de distribution du gène thérapeutique). Nous arrivons ici aux dernières étapes précliniques nécessaires pour une demande d’essai clinique de phase I/II pour lesquelles l’utilisation d’un modèle gros animal est indispensable et nécessite donc l’utilisation de ces lignées de chiens MPS 3. Il n’existe pas aujourd’hui de méthode alternative pour tester l’effet d’un traitement de thérapie génique. Nous savons que l’efficacité du transfert de gène dans une lignée cellulaire in vitro n’est pas comparable à ce qui peut se passer in vivo dans un organisme entier. L’animal est donc le seul organisme vivant permettant d’étudier l’impact d’un transfert de gène dans différents types cellulaires (différents organes) et sur son phénotype, en lien avec le mode d’administration utilisé et la dose administrée.
Réduction
La mise à la reproduction est suivie et contrôlée pour répondre aux besoins de projets en animaux malades et/ou témoins. La totalité des chiots malades sera inclue dans les différents projets de développement des thérapies géniques. Selon les besoins, certains chiots porteurs seront inclus comme témoins. Une partie des chiots hétérozygotes permettra de remplacer régulièrement les anciens reproducteurs.
Raffinement
Les conditions d'hébergement et les enrichissements sont adaptés à l'âge des animaux (plateforme, nid, tunnel, lampe chauffante, litière, jouet suspendu, ). Les reproducteurs seront suivis par les techniciens animalier tous les jours. La décision de faire accoupler une femelle est systématiquement validée par le vétérinaire. Les femelles diagnostiquées gestantes seront rentrées en maternité, supplémentées et suivie selon les procédures du site : contrôle hebdomadaire des corps cétoniques à partir 2 semaines avant la date présumée de mise-bas, mise en place de caisse de mise-bas et lampe chauffante quelques jours avant mise-bas…. Une fois la mise-bas déclenchée, une surveillance plus rapprochée est effectuée pour s’assurer de son bon déroulement. Le vétérinaire est informé de tout signe anormal observé. Après la naissance, les chiots sont pesés et suivis quotidiennement et des interventions de biberonnage et/ou sondage gastrique sont mis en place pour gérer tout chiot à faible croissance. Tout au long de la procédure, la croissance des animaux est suivie de près (pesées hebdomadaires puis bi-hebdomadaire, évaluation de la prise alimentaire) et des mesures de nursing sont mis en place au cas par cas (introduction d’aliment humide, de compléments vitaminés...) Une grille de suivi est aussi établie afin de définir la conduite à tenir pour minimiser ou diminuer toute souffrance en mettant en place une prise en charge adaptée.
Choix des espèces
Le modèle chien choisi est un modèle spontané des mutations MPS 3B et 3A permettant de nombreuses investigations pré-cliniques car il reproduit les symptômes et l'évolution des maladies humaines. C’est un modèle qui permet entre autres de valider les diffusions, voies d’administration et efficacité des traitements. Les animaux hétérozygotes sont intégrés dans le cheptel reproducteur dès qu'il est raisonnablement possible, au vu de leur croissance et développement (entre 18 et 24 mois). Ils sont réformés soit pour des qualités de reproduction non satisfaisantes (dégradation au cours du temps, qualité maternelle…) ou en raison de leur âge. Ils seront mis à l’adoption chaque fois que leur état général le permet. Les animaux malades et/ou porteurs issus de cet élevage sont fournis au fur et à mesure après sevrage selon les besoins de la procédure expérimentale dans laquelle ils seront inclus.
Développement de deux modèles de tauopathie chez la souris pour évaluation du rôle des astrocytes
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
Une injection intracérébrale d'un vecteur viral, avec incision du scalp et pose d'agrafes, doit provoquer chez des souris l'accumulation d'une protéine Tau humaine mutée, dans les neurones ou dans les astrocytes. 408 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées pour l'étude histologique de leur cerveau. L'objectif déclaré est de reproduire chez la souris la paralysie supranucléaire progressive, et le porteur annonce des troubles de la coordination motrice et de la mémoire, peut-être des mouvements répétitifs. Les souris destinées aux tests vivront avec un enrichissement de cage réduit au minimum, pour ne pas biaiser les résultats, et passeront cinq tests comportementaux qu'il ne nomme pas, d'une durée de trente secondes à vingt-trois heures par jour.
Objectifs
La paralysie supranucléaire progressive (PSP) est une maladie neurodégénérative rare mais sévère. Débutant entre 40 et 60 ans, elle évolue rapidement et se caractérise par une instabilité posturale, des troubles des muscles oculaires, des troubles moteurs progressifs et des déficits cognitifs et comportementaux marqués. À un stade avancé, la marche, la vision, le langage et la déglutition sont fortement altérés, entraînant une perte majeure d’autonomie. Sur le plan neuropathologique, la PSP est définie par l’accumulation anormale de la protéine Tau dans les neurones et les cellules gliales (cellules non neuronales du système nerveux), notamment les astrocytes. Longtemps considérée comme une maladie principalement neuronale, la PSP est désormais reconnue comme impliquant les astrocytes, dont les altérations sont associées à la gravité des symptômes. Cependant, l’absence de modèles animaux fidèles, reproduisant à la fois les lésions neuronales et astrocytaires ainsi que les symptômes cliniques, constitue un frein majeur au développement de thérapies, alors qu’aucun traitement efficace n’existe à ce jour. Ce projet a pour objectif de développer de nouveaux modèles chez la souris de la PSP grâce à des vecteurs viraux exprimant une forme mutée de la protéine Tau, ciblant initialement soit les neurones, soit les astrocytes. Ces modèles permettront de reproduire les lésions clés de la PSP, d’évaluer les déficits comportementaux associés et de déterminer la contribution propre des astrocytes à la pathologie. À terme, ils constitueront des outils précieux pour mieux comprendre la maladie et accélérer le développement de stratégies thérapeutiques innovantes.
Bénéfices attendus
La PSP est la deuxième tauopathie la plus fréquente, après la maladie d’Alzheimer, avec une prévalence estimée entre 1 et 18 personnes pour 100 000, soit environ 5000 à 10 000 patients en France. Cette maladie agressive débute entre 40 et 60 ans et progresse rapidement sur 5 à 10 ans. Mieux comprendre comment les astrocytes participent à la maladie est une question essentielle à poser pour développer de nouvelles pistes thérapeutiques. Aujourd’hui, il n’existe pas de traitement efficace pour traiter cette maladie mortelle. Un obstacle majeur au développement de nouvelles thérapies est le manque de modèles animaux reproduisant à la fois les lésions neuronales et astrocytaires, mais aussi des symptômes typiques de la pathologie. Les modèles transgéniques murins surexprimant des formes de la protéine Tau développent très peu de lésions astrocytaires et présentent des déficits comportementaux modestes. Le transfert de gène, via l’utilisation de virus génétiquement modifiés codant pour la protéine Tau humaine est un recours intéressant, car il permet de cibler spécifiquement les neurones ou les astrocytes, dans des régions choisies du cerveau en réalisant des injections stéréotaxiques chez l’animal adulte. Cette approche est donc très prometteuse pour modéliser les lésions typiques de la PSP. Elle pourrait permettre de mieux comprendre comment l’accumulation de Tau dans les astrocytes contribue à la pathologie. A terme, ces nouveaux modèles de PSP pourraient être des outils essentiels pour le criblage rapide de molécules thérapeutiques.
Procédures
Les animaux seront soumis à différentes interventions : - L’ensemble des animaux inclus recevront une injection d’un vecteur viral (durée : 20 à 30 minutes) pour apporter le gène Tau muté ou un placebo. Les animaux récupèrent généralement en quelques heures. - Une partie des animaux sera soumise à 5 tests comportementaux peu stressants et destinés à évaluer leur capacités motrices et cognitives. Chacun de ces tests dure entre 30 sec et 23h par souris et par jour. L’ensemble des tests est effectué 2 fois sur une période de 6 semaines, effectué à 2 stades de la pathologie (1 mois et 4 mois après injection du vecteur viral).
Impact sur les animaux
Les animaux seront soumis à différents types de manipulations qui entraineront des effets indésirables différents : - Les effets secondaires liés à l’injection intracérébrale se limitent à une douleur transitoire au niveau de l’injection (incision du scalp et pose d’agrafes). - La pathologie induite par la surexpression de Tau peut générer une altération de la coordination motrice et de la mémoire. Des troubles du comportement de type mouvements répétitifs pourraient apparaitre. - Les tests comportementaux sont réalisés sur animaux vigiles et peuvent entraîner un stress léger. Le stress ponctuel dû au test sera réduit au minimum par l’habituation à l’expérimentateur avant chaque session de comportement. La diminution de l’enrichissement dans les cages d’hébergement peut engendre un léger stress des animaux.
Devenir
Tous les animaux sont destinés à une étude histologique des tissus au niveau des régions atteintes du cerveau, ce qui nécessite leur euthanasie.
Remplacement
Ce projet fait appel à des modèles de souris de la PSP. A l’heure actuelle, ce projet ne peut, ni être réalisé à l’aide de modèles cellulaires, ni être simulé par des modèles informatiques. En effet les symptômes neurologiques cognitifs de la maladie ne peuvent être répliqués que chez l’animal, notamment dans les modèles murins. Il est donc nécessaire de réaliser ce projet sur une espèce modèle mammifère comme la souris, présentant le plus possible de similitudes avec la physiologie humaine, c’est à dire possédant un cerveau complexe doté d’un système moteur et mnésique permettant d’exprimer des comportements sophistiqués à l’instar de l’être humain.
Réduction
Une étude statistique a été réalisée pour déterminer le nombre minimum d’animaux par groupe nécessaire pour observer des effets significatifs. Cette étude est basée sur des données obtenues dans la littérature scientifique et sur les valeurs que nous avons observées lors d’expériences utilisant des analyses similaires. Ainsi, nous prévoyons d’utiliser 408 animaux lors des expériences qui seront menées pendant l’étude. Ce nombre maximum, a été déterminé en fonction des expériences à réaliser pour pouvoir répondre à la question scientifique. Pour minimiser le nombre d’animaux utilisés dans le projet nous avons prévu les procédures au fur et à mesure avec une réduction du nombre de groupes possible si les premiers lots de vecteurs viraux produits permettent d’effectuer l’ensemble de l’étude.
Raffinement
En cas d’atteinte des points limite, le vétérinaire de l’installation sera alerté afin de mettre en œuvre des traitements appropriés. Afin d’éviter tout biais dans les résultats des tests comportementaux destinés à évaluer la motricité et la mémoire des souris, les animaux destinés à ces tests seront hébergés en conditions minimales d’enrichissement. L’état de santé des animaux sera surveillé tout au long de l’expérience, notamment lors des tests de comportement. Les protocoles d’anesthésie et de diminution de la douleur des procédures chirurgicales ont été définis et validés par une équipe vétérinaire. Un soutien nutritionnel adapté et l’application de critères d’arrêts permettent de veiller au bien-être des rongeurs. Les animaux bénéficieront de périodes de récupération suffisantes après les anesthésies générales et les gestes chirurgicaux. Les tests comportementaux seront précédés par une phase d’habituation à l’expérimentateur afin de minimiser le stress et d’assurer une reproductibilité optimale de ces expériences.
Choix des espèces
Choix de l’espèce modèle : L’objectif de ce projet est d’améliorer les connaissances sur la paralysie supranucléaire progressive (PSP) afin d’identifier de nouvelles pistes thérapeutiques. La région initialement et la plus gravement atteinte dans la forme commune de PSP est située dans des noyaux sous-corticaux. La pathologie se propage ensuite aux régions corticales du cerveau. Les modèles animaux invertébrés ne possèdent pas ces régions cérébrales. Il est donc nécessaire de mener ce projet sur une espèce dotée d’un tel système, similaire à celui retrouvé dans l’espèce humaine. Les rongeurs, et la souris en particulier, possèdent des systèmes moteur et limbique très proches de celui de l’êtrehumain. De plus, la grande proximité entre le génome de la souris et le génome humain assure une pertinence maximale des cibles thérapeutiques qui seront identifiées au cours de ce projet. Les souris qui seront utilisées reproduisent les différentes lésions anatomiques retrouvées dans le cerveau des patients atteints de la PSP. Elles devraient également présenter des altérations motrices et cognitives qui sont caractéristiques de la PSP. Ces déficits peuvent être quantifiés par des tests comportementaux qui sont réalisés en routine au laboratoire. Choix du stade de développement étudié : Les animaux seront d’abord évalués au stade jeune adulte (3 mois) puis au stade adulte (6 mois) afin de mimer les stades auxquels la PSP se déclare chez l’homme (entre 40 et 60 ans) et d’évaluer comment les fonctions motrices et cognitives s’altèrent au cours du temps.
Étude du rôle des cellules dendritiques plasmacytoïdes dans les symptômes dépressifs associés à l’inflammation chronique en contexte d’obésité
- Recherche appliquée
- Troubles endocriniens
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
Nourries pendant des semaines d'un régime riche en graisses pour une partie d'entre elles, soumises à des jeûnes, à des prises de sang et à une série de tests comportementaux, 192 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, toutes tuées à l'issue pour prélever graisse, foie, cerveau et sang. Entre les semaines 16 et 19, elles passent des tests de mémoire, d'anxiété, d'activité et de comportements répétitifs, puis un test de motivation précédé de 72 heures d'habituation. Le projet emploie des souris génétiquement modifiées, dépourvues des cellules immunitaires étudiées, pour savoir si ces cellules contribuent aux symptômes de type dépressif associés à l'obésité. Le dernier test, sur la "motivation/résignation", est décrit comme "susceptible d'induire un stress aigu important", sans que le porteur dise en quoi il consiste.
Objectifs
L’obésité est une maladie fréquente pouvant entraîner des complications métaboliques, comme le diabète, ainsi que des modifications du comportement et de l’humeur, incluant des symptômes de type dépressif. Ces altérations sont associées à un état d’inflammation persistant de faible intensité. Notre projet s'intéresse à un type particulier de cellules du système immunitaire, habituellement connues pour leur rôle de défense contre les virus, via la production de molécules qui déclenchent ou entretiennent l'inflammation. Toutefois, plusieurs observations récentes suggèrent que dans certains contextes infectieux, leur contribution pourrait être dispensable voire délétère. Leur rôle physiologique global reste donc encore mal compris. Dans ce contexte, l'objectif de ce projet est de déterminer si ces cellules, par les molécules inflammatoires qu'elles produisent, contribuent à l'apparition de symptômes dépressifs liés à l'inflammation associée à l'obésité. Pour cela, nous utiliserons des souris afin d'étudier ce qui se passe lorsque ces cellules sont absentes : effet sur la prise de poids, sur le métabolisme, et sur des comportements liés à l'activité, à l'anxiété et à la motivation. Les animaux recevront soit une alimentation normale, soit une alimentation riche en graisses. Nous mesurerons la composition du corps (masse grasse, masse maigre), la capacité de l'organisme à réguler le taux de sucre dans le sang, et réaliserons des tests comportementaux pour évaluer l'activité, l'anxiété et la motivation des animaux. Des prélèvements de sang, de graisse et de différentes régions cérébrales seront réalisés en fin de protocole afin d’analyser les voies inflammatoires, métaboliques et neurobiologiques potentiellement impliquées dans les effets observés.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de mieux comprendre les liens entre le système immunitaire, le métabolisme et le cerveau dans le contexte de l'obésité. Il bénéficiera à la communauté scientifique, puis, à plus long terme, aux personnes atteintes d'obésité. À court terme, il apportera de nouvelles connaissances sur le rôle de ces cellules immunitaires, jusqu'ici surtout étudiées pour leur fonction dans les infections virales. Le projet permettra d'évaluer si leur activation prolongée, et la production excessive de molécules inflammatoires qui en résulte, peut favoriser l'apparition de symptômes dépressifs en cas d'inflammation durable. Ce projet s'inscrit dans une démarche de recherche en lien avec des données recueillies chez des patients obèses. À plus long terme, les résultats pourraient aider à identifier de nouvelles pistes de traitement pour les complications à la fois métaboliques (diabète, prise de poids) et psychologiques (dépression) associées à l'obésité. Les résultats, y compris négatifs, seront valorisés afin d’orienter les recherches futures.
Procédures
Une mesure non invasive de la composition du corps par imagerie (2 minutes) sera réalisée en début (3 semaines) et en fin (19 semaines) de protocole. De 3 à 19 semaines, les animaux seront pesés chaque semaine (2 minutes). Deux tests métaboliques seront réalisés au cours du protocole (à 9 et 15 semaines), chez des animaux éveillés, après une période sans nourriture de 2 à 4 heures. Ils consistent à mesurer le taux de sucre dans le sang à partir d'un prélèvement sanguin au bout de la queue, après administration de sucre ou d'insuline, afin d'évaluer le fonctionnement du métabolisme du sucre chez l'animal (durée totale de chaque test : 2 heures). À 9 et 15 semaines, des prélèvements sanguins seront également réalisés sous anesthésie gazeuse, afin d'analyser certains paramètres immunitaires et lipidiques (5 minutes). Entre les semaines 16 et 19, plusieurs tests comportementaux seront réalisés afin d'évaluer la mémoire, le niveau d'anxiété, l'activité générale et la motivation des animaux. Les animaux seront ensuite euthanasiés et différents tissus seront prélevés pour analyse. Semaine 16 : test de mémoire (15 min) ; observation du comportement de toilettage (5 min) ; test évaluant les comportements répétitifs (30 min). Semaine 17 : test d'activité générale et d'exploration (10 min) ; test d'anxiété (10 min). Semaine 18 : test d'anxiété (5 min) ; phase d'habituation à un test de motivation (72 h). Semaine 19 : test de motivation (24 h) ; test évaluant l'état de motivation/résignation (6 min) ; mesure finale de la composition du corps (2 minutes).
Impact sur les animaux
Les animaux pourront présenter des effets liés à l'induction de l'obésité par un régime riche en graisses, incluant une prise de poids importante pouvant être associée à des altérations métaboliques telles qu'une modification de la régulation du taux de sucre dans le sang. Des modifications comportementales légères à modérées peuvent également être observées au cours du protocole, notamment une diminution de l'activité spontanée et des altérations des comportements liés à l'anxiété ou à la motivation. Les différentes procédures expérimentales peuvent induire des effets transitoires et limités, tels qu'un stress bref lié aux manipulations, aux tests comportementaux, aux périodes de jeûne contrôlé ou à l'hébergement individuel. Les prélèvements de sang peuvent entraîner une gêne ponctuelle et une douleur de courte durée, de même que les injections d’insuline et l'administration orale de sucre. Le dernier test, évaluant l'état de motivation/résignation (semaine 19) est susceptible d'induire un stress aigu important.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure, afin de prélever les différents tissus d’intérêt (tissu gras, foie, cerveau, sang) pour analyses ultérieures.
Remplacement
Les questions posées dans ce projet nécessitent d’analyser en même temps le système immunitaire, le métabolisme et le comportement au niveau de l’organisme entier. À ce jour, les modèles cellulaires ou les systèmes in vitro ne permettent pas de reproduire cette complexité, ni d’étudier les interactions multi-organes, ni d’étudier les comportements de type anxieux ou dépressif. Pour cette raison, l’utilisation d’animaux est nécessaire.
Réduction
Le nombre d’animaux nécessaires a été déterminé afin d’éviter l’utilisation excessive d’animaux tout en garantissant une puissance statistique suffisante. Chaque animal est utilisé pour plusieurs analyses (métaboliques, comportementales et immunologiques) et un maximum de prélèvements sera réalisé en fin d’expérience afin de maximiser les données obtenues par individu.
Raffinement
Un suivi régulier de l’état général et du bien-être des animaux permettra de détecter précocement toute altération et de mettre en œuvre, selon un arbre décisionnel prédéfini, les soins conservatoires et mesures correctives appropriés. Des points limites stricts et spécifiques au projet seront définis et appliqués, conduisant, si nécessaire, à l’euthanasie de l’animal. Les procédures les plus contraignantes seront réalisées sous anesthésie lorsque cela est possible. Les tests comportementaux seront organisés de manière progressive, du moins stressant au plus stressant, et espacés afin de limiter l’impact global. Lors des prélèvements sanguins, les volumes seront limités et les animaux surveillés après chaque procédure.
Choix des espèces
La souris est utilisée dans ce projet en raison de sa proximité biologique avec l'Homme, notamment pour les fonctions du système immunitaire impliquées dans cette étude. La souris présente également des avantages pratiques importants : sa petite taille facilite l'hébergement en animalerie, avec notamment la possibilité de contrôler précisément l'environnement (alimentation, conditions d'hébergement). Les modèles expérimentaux d'obésité et les tests comportementaux sont bien établis chez cette espèce et maîtrisés au laboratoire, qui dispose de l'ensemble des équipements nécessaires. La lignée de souris utilisée a été choisie car elle est la seule sur laquelle les animaux génétiquement modifiés nécessaires à ce projet sont disponibles (déficientes pour les cellules étudiées). Elle est également particulièrement adaptée aux études d'induction de l'obésité, car elle est sensible aux régimes riches en graisses et développe des altérations métaboliques et comportementales comparables à celles observées chez l'Homme. Les animaux seront répartis entre un régime standard et un régime riche en graisses, qu'ils recevront jusqu'à la fin de l'étude. Les analyses métaboliques et comportementales seront réalisées à l'âge adulte, après plusieurs semaines d'exposition au régime, afin de permettre l'installation des effets recherchés.
Evaluation préclinique de microsuture après implantation autour du système nerveux périphérique-MODIFICATION
- Formation professionnelle
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
Lapins : 204
Sous anesthésie générale, le nerf sciatique de 204 rats et 204 lapins, intact ou lésé au préalable par chirurgie, reçoit un fil de microsuture ou une gaine lors d'une opération de 20 à 40 minutes, suivie d'environ deux semaines d'examens quotidiens. Ces 408 rats et lapins sont utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère, puis tous mis à mort pour l'analyse au microscope du nerf et des tissus voisins. Il s'agit d'essais de sécurité et de performance de dispositifs médicaux, commandés par un "donneur d'ordre" en vue d'une autorisation de mise sur le marché. Le résumé déclare des procédures sévères mais ne cite comme effet néfaste que la douleur liée à l'implantation, et il annonce des tests de motricité et de sensibilité sans dire lesquels.
Objectifs
Ce projet vise à développer un modèle animal adéquat pour étudier la tolérance locale (évaluation de la réaction d’un organisme en contact avec un produit étranger) et/ ou la performance de dispositif médicaux destiné à une utilisation en microchirurgie notamment et plus spécifiquement en neurochirurgie pour anastomose des nerfs périphériques après coupure/cassure (fil de microsuture ou nerve wrap (gaine/feuillet qui se met autour de chaque extrémité du nerf) par exemple. L’utilisation clinique de ces types de produit étant le même à savoir l’anastomose en microchirurgie, leur dénomination est regroupée sous le terme « microsuture »).). La neurochirurgie comprend toute chirurgie qui interviendrait au niveau du système nerveux central ou périphérique. L’anastomose des nerfs périphériques est une des neurochirurgies les plus courantes et peut survenir à la suite de nombreux traumatismes (coupures, accident de la route, …). La sécurité biologique sera évaluée par analyses des tissus qui ont été en contact avec les dispositifs médicaux sutures. La performance technique (cohésion du fil tout au long de l’implantation par exemple) ou la performance biologique (le fait que le nerf retrouve sa fonction après une cassure, par exemple) pourront aussi être évaluées. L’ensemble de ces données permettra de réduire les risques de complications lors des phases de tests des produits chez l’humain. Dans le cadre de ce projet, des formations adaptées pourront être menées afin d'assurer et de maintenir les compétences du personnel de l'EU sur les études couvertes par ce projet.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra d’obtenir un modèle animal fiable et reproductible pour l’obtention de données de sécurité des microsutures/pansements ou autre dispositif médical utilisés en neurochirurgie. Ainsi avec ce projet, il est possible d’analyser ces produits en vue de répondre aux exigences des autorités réglementaires dans l’obtention d’une autorisation de mise sur le marché. Ce modèle animal pourra être utilisé en vue de sélectionner un produit parmi un panel de produits en développement (essais de screening), en comparant leurs données de sécurité. Ces essais de screening sont essentiels dans la stratégie de réduction du nombre total d’animaux utilisés, en poussant seulement le développement des produits les plus intéressants et en écartant rapidement des recherches les produits ne présentant pas les qualités de sécurité satisfaisantes. Par la suite des essais de screening, ce modèle animal permet aussi de mener des essais de confirmation de sécurité / performance d’un produit en développement, en le comparant à un autre produit déjà commercialisé, afin de s’assurer qu’il présente un bénéfice au moins égal ou supérieur.
Procédures
L’ensemble des animaux sera opéré sous anesthésie générale et traitement analgésique pour placer le dispositif médical autour du nerf sciatique (intact ou lésé chirurgicalement). Cette intervention chirurgicale aura une durée d’environ 20 à 40 minutes. Les animaux seront ensuite examinés quotidiennement pendant la phase post-opératoire (environ 14 jours) pour pouvoir apprécier la bonne guérison du site chirurgical et évaluer les signes de douleur, les effets sensoriels et sur la motricité. Enfin, pour évaluer l’efficacité et l’absence d’effet indésirable, des prises de sang pourront être réalisées sur les animaux en cours d’étude. Celles-ci pourront se faire sous anesthésie ou non, selon le contexte de réalisation de cet acte (en cours de chirurgie, pendant le temps de l’étude ou juste avant l’euthanasie des animaux en fin d’étude). Ils seront finalement mis à mort pour permettre l’observation et l’analyse microscopique des tissus de la zone d’implantation (nerf et tissus environnants).
Impact sur les animaux
A l’instar des effets secondaires possibles chez l’humain lors de microsutures, les effets indésirables connus pouvant survenir chez l’animal sont : - douleur et stress liés à l’implantation du fil de microsuture auour du nerf sciatique, controlée par la prise d’analgésique (morphonique) et par la réalisation d’une anesthésie générale.
Devenir
Afin de s’assurer de la sécurité des dispositifs médicaux une observation des tissus environnant la zone d’implantation est nécessaire. Ceci permet d’évaluer la tolérance locale de ces produits, ce qui est l’objectif des études réalisées dans ce projet. Des prélèvements de tout ou partie de certains organes peuvent éventuellement être nécessaires, en particulier en cas d’anomalie constatée, pour évaluer les effets tissulaires à l’échelle microscopique. L’ensemble de ces éléments explique l’impossibilité en fin d’étude de maintenir en vie les animaux utilisés.
Remplacement
Les essais in vivo de sutures/nerve wrap de microchirurgie sont nécessaires car les interactions complexes s’établissant entre le dispositif médical et le système nerveux périphérique ne peuvent être recréées ex vivo. Il n’existe donc pas de méthodes alternatives pour prouver l’efficacité des sutures/ nerve wrap de microchirurgie. Des mesures ex vivo (tests de sutures/ nerve wrap sur/autour d’un nerf du système nerveux périphérique d’un animal euthanasié) peuvent être réalisées en amont des études in vivo, et permettent d’estimer les meilleures conditions pour disposer le fil de microsuture / nerve wrap. Cependant, ces méthodes ne permettent pas de fournir l’ensemble des réponses nécessaires à l’évaluation de la sécurité des produits de sutures de microchirurgie en vue de leur utilisation chez l’humain. Les études in vivo sont donc nécessaires pour répondre aux exigences réglementaires et de qualité dans le but de mettre sur le marché les produits de sutures/ nerve wrap de microchirurgie.
Réduction
Le donneur d’ordre demandant la réalisation de ces tests s’engage à ne pas faire renouveler à l’identique un essai déjà mené précédemment. De plus, l’interprétation des résultats nécessite toujours de comparer ceux obtenus chez des animaux qui reçoivent le produit évalué avec ceux obtenus d’animaux qui reçoivent un produit « contrôle », dont l’effet attendu est déjà connu. Pour réduire encore le nombre d’animaux inclus en étude, il est possible d’utiliser un même groupe « contrôle » pour plusieurs groupes « test » recevant des produits à tester différents. Enfin, nous avons déjà mentionné la possibilité de réaliser des études pour sélectionner parmi un panel de produits celui qui présente le plus d’intérêt à être développé, réduisant ainsi le nombre de tests réalisés sur des produits ayant un intérêt moindre. Par ailleurs, si l’effet attendu d’un produit est trop incertain, il est possible de réaliser une étude dite « pilote » sur quelques animaux seulement. Les études dites "pilotes" sur quelques animaux seulement, peuvent aussi servir à orienter les choix de poursuite de développement d'un produit, avant d'entamer les études réglementaires à plus grande échelle et devant répondre aux normes en vigueur pour l'élaboration du dossier pour la mise sur le marché (nombre d'animaux minimum, durée de mise en contact minimum, etc). Le nombre d'animaux étant réglementé par les normes, aucune approche statistique ne sera réalisée.
Raffinement
-La douleur des animaux : la chirurgie est réalisée sous anesthésie et analgésie (à base de morphiniques). En phase postopératoire immédiate, les suivis quotidiens sont renforcés pour détecter précocement tout signe clinique ou de douleur. En cas de signes de douleur, un traitement analgésique supplémentaire est administré. Des soins post-opératoires spécifiques peuvent être mis en place (surveillance ou réfection des pansements (si applicable), désinfection des sites chirurgicaux …). - Point limites stricts et spécifiques du projet : Les animaux seront suivis quotidiennement à l'aide d’une grille de suivi du bien-être animal portant spécifiquement sur l'apparition de lésion auto-induite et un suivi de la locomotion et des signes de douleurs.
Choix des espèces
Le lapin est un modèle de plus en plus utilisé pour réaliser des expériences sur les nerfs périphériques alors que le rat reste le premier modèle qui avait été développé faisant de ces deux modèles, des modèles de choix en termes de disponibilité de la littérature. Le choix entre les deux espèces, sera surtout en fonction de la taille du nerf ciblé ou en fonction de la taille du dispositif. En effet la taille du nerf sciatique chez le lapin (le plus cité dans la littérature) est équivalente aux nerfs que l’on peut retrouver au niveau du poignet ou des mains chez l’Homme (diamètre compris entre 2 et 4 mm, longueur inférieure à 30mm). Le rat par ailleurs est une espèce chez laquelle différents tests et scoring de motricité et de sensorialité ont été établis dans la littérature, permettant un suivi précis des animaux opérée. L’utilisation d’animaux adultes d’un poids minimum de 2,5 kg pour les lapins ou d’environ 300g pour les rats lors de la chirurgie est recommandée, afin de limiter les risques liés à l’anesthésie et de permettre la mise en oeuvre des techniques chirurgicales et post-opératoires adéquates.
Modèle d’encéphalopathie induit par régime chez le rat BDL
- Recherche appliquée
- Troubles gastrointestinaux
- Troubles nerveux
Les rats de ce projet ont une maladie chronique du foie provoquée par chirurgie, et certains arrivent déjà opérés de chez un fournisseur spécialisé. 2 010 rats vont être utilisés dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré, nourris pour certains d'un régime enrichi en protéines ou en ammoniac, et reçoivent une substance impliquée dans les troubles neurologiques de la maladie. S'y ajoutent des prises de sang, des traitements expérimentaux par voie orale, sous-cutanée, intrapéritonéale ou intraveineuse, jusqu'à vingt minutes en enceinte thermostatique avant certaines injections, et des tests de mémoire, d'apprentissage et de motricité que le porteur ne nomme pas. Tous sont tués à l'issue, car les dosages prévus exigent un grand volume de sang prélevé en fin de vie et plusieurs tissus.
Objectifs
Les maladies chroniques du foie peuvent entraîner des troubles du fonctionnement du cerveau. Les personnes atteintes peuvent présenter des difficultés de concentration, de mémoire, de coordination des mouvements ou des changements de comportement. Dans les formes les plus sévères, l’état de conscience peut être altéré. L’objectif de ce projet est de développer et caractériser des modèles reproduisant certaines de ces complications chez le rat et d’utiliser ces modèles pour évaluer de futurs traitements. Pour cela, une maladie chronique du foie sera induite par une intervention chirurgicale. Cette intervention sera associée à une alimentation enrichie en protéines ou en ammoniac ainsi qu’à l’administration ponctuelle d’une substance impliquée dans l’apparition des troubles neurologiques observés chez les patients. Ces travaux permettront d’améliorer la compréhension des mécanismes responsables de la maladie et d’identifier de nouvelles approches thérapeutiques destinées à prévenir ou à réduire les troubles neurologiques associés aux maladies chroniques du foie. Les conditions expérimentales seront définies afin de reproduire des formes modérées de la maladie compatibles avec le bien-être des animaux.
Bénéfices attendus
Les maladies chroniques du foie peuvent provoquer des troubles du fonctionnement du cerveau. Les personnes atteintes peuvent présenter des difficultés de concentration, de mémoire, d’apprentissage ou de coordination des mouvements. Dans certains cas, ces troubles peuvent réduire l’autonomie des patients et avoir un impact important sur leur vie quotidienne et celle de leurs proches. Ce projet vise à développer des modèles permettant de mieux reproduire ces complications et de mieux comprendre les mécanismes responsables de leur apparition. Ces modèles seront également utilisés pour évaluer de nouveaux traitements destinés à prévenir, limiter ou corriger les troubles observés. À terme, ces travaux pourraient contribuer à améliorer la prise en charge des patients atteints de maladies chroniques du foie, à réduire les conséquences neurologiques associées à ces maladies, à préserver leur autonomie et à améliorer leur qualité de vie.
Procédures
Les animaux subiront une intervention chirurgicale sous anesthésie générale accompagnée d'un traitement adapté contre la douleur. Cette intervention vise à provoquer une maladie chronique du foie similaire à celle observée chez certains patients. Selon la procédure concernée, les animaux pourront recevoir une injection sous-cutanée d'une substance impliquée dans l'apparition des troubles neurologiques observés chez les patients atteints de maladie du foie. Cette administration dure moins d'une minute. Un prélèvement sanguin pourra être réalisé au cours de l'étude ainsi qu'un prélèvement final. Ces actes sont effectués sous anesthésie gazeuse de courte durée, généralement comprise entre 2 et 5 minutes, et le prélèvement lui-même dure environ une minute. Les animaux pourront également recevoir un traitement expérimental administré par voie orale, sous-cutanée, intrapéritonéale ou intraveineuse. Chaque administration dure habituellement moins d'une minute. Certaines administrations intraveineuses pourront nécessiter un maintien temporaire dans une enceinte thermostatique pendant une durée maximale de 20 minutes afin de faciliter l'administration. Dans certaines études, un traitement unique pourra être administré selon un principe de dialyse péritonéale sous anesthésie gazeuse de courte durée. L'administration dure environ une à deux minutes et l'anesthésie quelques minutes. Enfin, les animaux participeront à des tests comportementaux non invasifs destinés à évaluer l'activité, la mémoire, l'apprentissage ou les capacités motrices. Ces évaluations reposent principalement sur l'observation des animaux et ne nécessitent pas d'acte invasif.
Impact sur les animaux
Les animaux subiront une intervention chirurgicale réalisée sous anesthésie générale et bénéficieront d'un traitement adapté contre la douleur. Après l'opération, ils pourront présenter une gêne temporaire, une diminution transitoire de l'activité ou une baisse de l'alimentation. Au cours de l'étude, le développement de la maladie pourra entraîner une diminution modérée de la prise de poids, une baisse de l'activité spontanée ainsi que des modifications du comportement, de la mémoire, de l'apprentissage ou de la coordination des mouvements. Certains régimes alimentaires utilisés dans le projet pourront renforcer temporairement ces effets. Une substance impliquée dans les mécanismes de la maladie pourra également être administrée afin de reproduire certains épisodes observés chez les patients. Cette administration pourra entraîner, pendant une courte durée, une diminution de l'activité ou des capacités motrices. Les animaux feront l'objet d'une surveillance régulière tout au long du projet. Des critères d'arrêt prédéfinis permettront d'intervenir rapidement en cas d'aggravation inattendue afin de préserver leur bien-être.
Devenir
À l’issue des procédures, l’ensemble des animaux sera mis à mort afin de permettre la réalisation des prélèvements biologiques nécessaires à l’atteinte des objectifs scientifiques du projet. Les analyses prévues nécessitent le recueil d’un volume sanguin terminal important ainsi que la collecte de plusieurs tissus d’intérêt, notamment au niveau cervical. Ces prélèvements permettent la réalisation concomitante de nombreux dosages qui ne sont pas compatibles avec le maintien en vie des animaux. L’utilisation de prélèvements terminaux permet également de maximiser la quantité de données obtenues à partir d’un même animal et contribue ainsi à l’application du principe de réduction en limitant le nombre total d’animaux nécessaires au projet. En raison de la nature des prélèvements réalisés et de leur caractère invasif, aucun animal ne pourra être réutilisé à l’issue de l’étude.
Remplacement
Avant de réaliser les études chez l'animal, des tests in vitro et des approches de modélisation informatique sont utilisés pour sélectionner les candidats médicaments les plus prometteurs. Ces méthodes permettent notamment d'étudier l'action de composés sur des cellules, des tissus ou certaines bactéries présentes dans l'intestin, ainsi que de prédire certains de leurs effets dans l'organisme. Cependant, les troubles étudiés dans ce projet résultent d'interactions complexes entre plusieurs organes, notamment l'intestin, le foie, les reins et le cerveau. Aucune méthode alternative disponible aujourd'hui ne permet de reproduire simultanément l'ensemble de ces mécanismes dans un organisme vivant. Les méthodes sans animaux ne permettent pas non plus d'évaluer les effets de la maladie sur la mémoire, l'apprentissage, le comportement ou les capacités motrices, ni de mesurer l'efficacité globale d'un traitement dans l'organisme. Elles ne permettent pas davantage de suivre la façon dont un médicament est absorbé, transformé et agit sur différents organes. À ce jour, aucune méthode alternative validée ne permet donc d'atteindre les objectifs de ce projet sans recourir à l'animal.
Réduction
Le nombre d'animaux utilisés a été limité au strict minimum nécessaire pour atteindre les objectifs scientifiques du projet. Avant les études thérapeutiques, plusieurs phases de caractérisation permettront d'identifier les conditions expérimentales les plus adaptées et de vérifier la reproductibilité des modèles. Les connaissances acquises lors de ces premières étapes seront utilisées pour concevoir les études suivantes et éviter l'utilisation d'animaux supplémentaires. Les mêmes animaux seront suivis à plusieurs reprises au cours des études afin de recueillir différentes informations (état général, prélèvements biologiques et évaluations comportementales) sans avoir à utiliser de nouveaux animaux. Les groupes expérimentaux ont également été conçus de façon à permettre la comparaison de plusieurs traitements au sein d'une même étude lorsque cela est possible. Cette stratégie permet d'obtenir un maximum d'informations à partir de chaque animal tout en utilisant le plus petit nombre d'animaux compatible avec la qualité et la fiabilité des résultats scientifiques.
Raffinement
Les animaux seront hébergés dans des conditions favorisant leur bien-être, avec un enrichissement du milieu comprenant notamment des abris, des matériaux permettant la construction de nids et des objets à ronger. Lorsque leur état le permet, ils seront maintenus en groupe. Certains animaux pourront être reçus déjà opérés auprès d'un fournisseur spécialisé. Dans tous les cas, une période d'acclimatation et une surveillance renforcée seront mises en place après leur arrivée ou après l'intervention chirurgicale. Les interventions chirurgicales seront réalisées sous anesthésie générale avec traitement contre la douleur. Les animaux bénéficieront d'une surveillance adaptée jusqu'à leur rétablissement complet et d'un complément alimentaire favorisant la reprise de l'alimentation. Avant le début des évaluations, les animaux seront progressivement habitués aux manipulations et aux différents tests afin de limiter le stress. Les conditions expérimentales seront définies de manière à reproduire des formes modérées de la maladie sans rechercher l'apparition de troubles sévères. Une surveillance régulière sera réalisée tout au long du projet afin de détecter rapidement toute dégradation de l'état des animaux. Des mesures adaptées seront mises en place si nécessaire et des critères d'arrêt prédéfinis permettront d'éviter toute souffrance excessive.
Choix des espèces
Aucun modèle alternatif ne permet aujourd'hui de reproduire l'ensemble des mécanismes impliqués dans les complications neurologiques associées aux maladies chroniques du foie. Le rat a été choisi car son organisme présente de nombreuses similitudes avec celui de l'Homme concernant le fonctionnement du foie, de l'intestin et du cerveau. Il permet également d'étudier la mémoire, l'apprentissage, l'activité et le comportement à l'aide de méthodes reconnues et largement utilisées en recherche pharmaceutique. Cette espèce est particulièrement adaptée au modèle utilisé dans ce projet, notamment pour la réalisation de l'intervention chirurgicale nécessaire à l'induction de la maladie. De plus, de nombreuses études scientifiques ont déjà été réalisées chez le rat, ce qui facilite la comparaison des résultats et contribue à limiter le nombre d'animaux nécessaires. Les animaux utilisés seront de jeunes adultes. Ce stade de développement a été retenu car il correspond à celui le plus fréquemment utilisé pour l'étude de ces maladies et permet de réaliser les interventions et les évaluations prévues dans des conditions optimales.
Evaluation de candidats médicaments (administrés par voie intracérébrale) chez la souris nouveau-née dans le cadre de la recherche de traitement de maladies neurologiques rares MODIFICATION
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
1 440 souris nouveau-nées ou juvéniles, âgées de un à vingt-et-un jours, vont être utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré, toutes tuées en fin d'étude ou plus tôt si elles atteignent un point limite. Pour évaluer des molécules destinées à des épilepsies rares de l'enfant, on leur injecte sous anesthésie gazeuse des candidats médicaments directement dans le cerveau, à travers le crâne encore souple chez les souriceaux de un à trois jours et après incision de la peau chez les plus âgées, avec pour effets possibles un retard de croissance et le rejet par la mère. Les mères et les souriceaux non traités, hors de ce décompte, sont utilisés pour former le personnel à des gestes techniques ou dans un autre projet autorisé. Le porteur qualifie l'incision chez les juvéniles de "nécessaire et justifiée", et l'élargissement à cet âge de "scientifiquement indispensable".
Objectifs
Les DEEs sont des maladies neurodéveloppementales rares, génétiques et syndromiques, caractérisées par une déficience intellectuelle, des troubles du langage, un développement moteur potentiellement altéré et des crises d'épilepsie d'apparition précoce, souvent accompagnées d'une régression du développement. Les traitements actuels (médicaments antiépileptiques) sont peu efficaces pour les formes rares, et les interventions chirurgicales sont lourdes et risquées chez les jeunes enfants. Il est nécessaire d’explorer de nouvelles approches thérapeutiques pour améliorer la qualité de vie et l’apprentissage des patients. L’objectif de ce projet est de définir un modèle permettant d’administrer nos candidats médicaments dans des zones spécifiques du cerveau de souris nouveau nées âgés de 1 à 3 jours par voie intracérébrale (phase développementale cérébrale similaire entre un souriceau de 3 jours et un nourrisson humain de 3 mois). [Afin de couvrir une fenêtre développementale plus large et représentative de l'évolution de ces pathologies durant la petite enfance, ce projet intègre également la réalisation d'injections chez des souris juvéniles âgées de 4 à 21 jours (stade de développement correspondant approximativement à la période allant de 6 mois à 3 ans chez l'enfant humain). Cette extension de la fourchette d'âge est scientifiquement indispensable car les cibles thérapeutiques étudiées peuvent s'exprimer de manière différentielle en fonction de l'âge et de la maturité neuronale.] En effet, les candidats médicaments ne passant pas la Barrière Hémato-Encéphalique, nous sommes obligés de les administrer par voie intra-cérébrale. Il est essentiel d’évaluer l’effet de nos candidats médicaments pendant les stades de développement du cerveau où les crises épileptiques se manifestent le plus dans le cadre des DEEs. Les traitements pharmacologiques peuvent avoir des effets différents sur un cerveau en développement (nouveau-né) par rapport à un cerveau plus mature (souris sevrée, jeune adulte ou adulte). Les composés étudiés dans ce modèle chez la souris nouveau-née, seront issus de sélection par des tests in silico et in vitro, puis in vivo chez la souris adulte afin d’évaluer leur tolérabilité et leur efficacité sur une cible d’intérêt. L’efficacité des meilleurs candidats ainsi sélectionnés sera évaluée dans le cadre du traitement des maladies épileptiques rares, et dans le but d’être administrés à de jeunes enfants (à partir de 3 mois).
Bénéfices attendus
Ce projet s’inscrit dans le cadre de la stratégie de recherche en neurosciences. [En France, le nombre de personnes atteintes de maladies rares (moins d’une personne atteinte sur 2000) est estimé à 3.5 millions. Plus de 7000 maladies rares, dont 800 neurologiques, sont décrites, et de nouvelles sont identifiées chaque semaine. Les maladies rares sont généralement sévères, chroniques et handicapantes. L’atteinte pour certaines d’entre elles peut provoquer des signes cliniques pathologiques apparaissant dès la naissance ou durant l’enfance (entre 3 mois et 6 ans), telle que les encéphalopathies épileptiques et/ou développementales (DEEs).] Les traitements de la DEE reposent sur la prescription de médicaments antiépileptiques, qui ne sont pas toujours efficaces pour les formes rares d’épilepsie, et sur des interventions chirurgicales curatives (ablation de la zone épileptogène, radiochirurgie cérébrale ou thermocoagulation) qui peuvent être lourdes et risquées notamment chez les jeunes enfants. Les futurs candidats médicaments évalués dans ce projet sont connus pour ne pas passer la Barrière Hématoencéphalique (barrière naturelle qui sépare le cerveau du reste du corps). Ils seront donc administrés directement dans le système nerveux central (SNC) des patients afin de permettre un ciblage direct de celui-ci, augmentant ainsi l’efficacité des traitements, et diminuant les effets secondaires qui pourraient survenir après une administration orale ou intraveineuse, améliorant ainsi grandement la qualité de vie des patients. Les bénéfices attendus de ce projet sont de caractériser les potentiels candidats médicaments et de déterminer leur efficacité sur une cible donnée dans le cadre de maladies rares neurologiques infantiles. Chez la souris, afin de mimer au mieux la voie d’administration humaine, les composés seront administrés par voir intracérébrale.
Procédures
- Administration de composés étudiés sous anesthésie générale gazeuse et couverture analgésique (durée maximale de 15 minutes – 1 seule fois en début d’expérience) - Administration des médicaments vétérinaires analgésiques (contention d’une durée maximale de 30s) et administration des médicaments vétérinaires analgésiques (contention d’une durée maximale de 30s) avant l’euthanasie en fin d’étude.
Impact sur les animaux
Une potentielle source de stress ou douleur peut provenir lors : - Des administrations d’anesthésique. La contention de 30s et l’administration d’environ 10s peuvent également générer un léger stress. - De la phase d’anesthésie gazeuse (durée maximale de 20min) et du suivi post-anesthésie qui peuvent générer un stress modéré. - De l’administration de composés sous anesthésie générale, d’une durée maximale de 30s qui peut générer un stress modéré. - [De l’administration pré et post-opératoire d’un analgésique et administration pré-opératoire d’un anesthésique local selon l’âge au moment de l’injection. La contention de 30s et l’administration d’environ 10s peuvent générer un léger stress.] Une potentielle source de nuisance peut survenir lors : D’une non prise de poids des souriceaux jusqu’au sevrage pouvant être induite par l’administration du composé ainsi qu’un retard de croissance (nuisance modérée) Du rejet de la mère (nuisance modérée) Les composés administrés peuvent également induire des effets cliniques (par exemple atteinte des mouvements spontanés, retard du comportement de recherche de la tétée) et provoquer une nuisance pour l’animal (durée maximale de l’étude : [4 mois]).
Devenir
Tous les [animaux] inclus dans les procédures sont soit euthanasiés en cours d’étude si des points limites éthiques sont atteints, soit euthanasiés en fin d’étude afin de réaliser des prélèvements de tissus qui permettront d’effectuer des analyses biochimiques (effet des composés sur l’expression de la protéine d’intérêt par exemple). De plus, les mères ainsi que les souriceaux non-traités, non inclus dans les procédures de cette demande de projet seront soit utilisés pour de la formation à des gestes techniques, soit utilisés dans des études d’évaluation d’efficacité de composé faisant l’objet d’un autre projet autorisé.
Remplacement
La recherche de nouveaux médicaments dans le domaine des maladies neurologiques rares repose sur une première étape d’identification de molécules efficaces sur leur cible au moyen de tests in vitro (cultures de neurones primaires, cellules souches…) et in silico. Toutefois l’efficacité thérapeutique d’une molécule ne peut être démontrée qu’après administration chez l’animal. Il est donc nécessaire que les molécules les plus abouties dans leur développement soient administrées in vivo. Plus spécifiquement pour ce projet, seul l’animal sain possède de façon intégrée un répertoire comportemental et des caractéristiques neurophysiologiques permettant d’évaluer l’activité de candidats médicaments pour le traitement de maladies neurologiques rares.
Réduction
Un premier filtre in vivo est effectué via une autre autorisation de projet afin d’identifier les meilleurs candidats médicaments pharmacologiquement intéressants. En effet, des études préalables permettront d’évaluer la tolérabilité des composés sur des souris adultes ainsi que leur efficacité sur une cible d’intérêt, afin de pouvoir sélectionner les candidats médicament les plus puissants. A l’issue de ce premier filtre, les administrations chez la souris nouveau-née pourront être réalisées sur un nombre restreint d’animaux (6 souris maximum par groupe) et sur des animaux des deux sexes (la détermination sexuelle ne pouvant être sûre qu’à partir de 21 jours) dans le cadre de l’évaluation pharmacologique des composés. Une consultation du service de Biostatistique sera effectuée après la réalisation des premières études afin de réduire au maximum le nombre d’animaux par groupe mais en assurant l’obtention de résultats exploitable et reproductibles. Au cas par cas, en fonction du projet de recherche concerné et des questions posées, une consultation statistique sera programmée pour réajuster le nombre d’animaux nécessaire ainsi que pour travailler sur le design expérimental le plus adapté. Lors des prélèvements effectués à la fin des études après euthanasie des souris, un maximum de tissus seront collectés sur un même animal. Chaque tissu, cérébral ou périphérique, sera séparé en plusieurs échantillons permettant ainsi la multiplication des analyses biochimiques et/histologiques potentiellement réalisables. Ce processus nous permet de limiter au maximum le nombre d’animaux utilisé par projet de recherche
Raffinement
Les souriceaux seront stabulés avec leur mère jusqu’au sevrage (21 jours) puis maintenus en groupes sociaux une fois retirés de leur mère, dans un environnement adapté limitant au maximum les facteurs de stress (bruits, manipulations fréquentes …) et en séparant les mâles des femelles pour les études de plus de 21 jours. Gestion de la douleur, par anesthésies et analgésies adaptées en fonction de l’âge, afin de couvrir les phases d’administration intracérébrale et de prélèvement terminal : - [Souriceaux de 1 à 3 jours] : Aucune incision ne sera nécessaire pour insérer l’aiguille d’injection dans les ventricules – l’os du crâne étant encore souple. - [Juvéniles de 4 à 21 jours : approche chirurgicale avec incision cutanée nécessaire et justifiée par l'évolution physiologique et anatomique inhérente au stade de développement le crâne se renforce, la peau mûrit, la couleur naturelle apparaît et le pelage commence à pousser. Les volumes administrés respecteront strictement les recommandations de la Structure de Bien Etre Animal en fonction de l'âge et du poids.] Après l'administration, les animaux font l'objet d'une surveillance attentive et régulière de leur état général et de leur bien-être tout au long de l'étude ([max 4 mois]). Leur rétablissement, leur comportement, leur croissance et leur développement sont évalués à l'aide d'observations adaptées et de critères standardisés. Ces suivis permettent de détecter rapidement tout signe d'inconfort, de détresse ou d'effet indésirable. Une attention particulière est portée à la bonne évolution des animaux, notamment par comparaison avec des animaux de référence. Si un animal présente des signes indiquant que son bien-être est compromis au-delà des limites prédéfinies, des mesures appropriées sont mises en œuvre conformément aux procédures établies afin d'éviter toute souffrance inutile. Afin de réduire le risque de rejet des souriceaux, plusieurs précautions sont prises : la mère est progressivement familiarisée avec les odeurs associées aux procédures, les perturbations de son environnement sont limitées au maximum après la naissance, les manipulations sont organisées de manière à maintenir un contact permanent avec une partie de la portée, et les souriceaux sont réimprégnés des odeurs du nid avant leur retour auprès de leur mère. L'environnement des animaux est enrichi à l'aide de matériaux de nidification et d'éléments favorisant l'exploration et l'expression de comportements naturels
Choix des espèces
La souris saine présente une forte homologie génétique, physiologique et comportementale avec l’homme et apporte ainsi une forte valeur translationnelle. 90% des gènes humains ont un équivalent chez la souris saine, permettant d’évaluer l’efficacité des composés sur les cibles génétiques sans avoir systématiquement recours à des souris génétiquement modifiées. Afin d’évaluer l’effet de nos composés dans le cadre des DEEs, il est important de développer des modèles vivo adaptés au stade de développement cérébral et physiologique des patients atteints. Ainsi, il s’avère nécessaire de réaliser les études sur des souris nouveau nées. [L'utilisation de souris juvéniles de 4 à 21 jours est, quant à elle, requise pour évaluer l’effet de nos composés à un stade plus avancé de la maturation cérébrale (expression des cibles thérapeutiques différentes en fonction de l’âge). Ce stade pré-sevrage est indispensable pour étudier l'impact des traitements pour évaluer une fenêtre thérapeutique plus tardive. L'utilisation de ces deux stades de développement est donc scientifiquement incontournable pour garantir la pertinence translationnelle des résultats vers la clinique pédiatrique humaine pour la pathologie ciblée.] Les procédures d’évaluations décrites dans ce projet s’appuient sur une littérature scientifique et une expertise interne robustes. Les administrations seront réalisées sur des souriceaux âgés de 1 à 3 jours [et des souris âgées de 4 à 21 jours.]
Implantation d’un hydrogel, thermosensible et dégradable contenant un agent pharmacologique neuroprotecteur, dans le site lésionnel chez le rat ayant une ischémie cérébrale
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Opérés pour provoquer un accident vasculaire cérébral ischémique ou soumis à une chirurgie simulée selon leur groupe, puis injectés pour certains d'un hydrogel dans la zone lésée du cerveau, 438 rats âgés de 10 à 12 mois seront tous tués à l'issue, dans des procédures d'un niveau de souffrance sévère. Une partie reçoit en plus un implant d'enregistrement de l'activité cérébrale, d'autres courent sur tapis roulant pendant deux semaines, et le porteur prévoit des déficits moteurs, une perte de poids et des difficultés à boire et à manger. Le projet teste si cet hydrogel chargé d'un traitement, associé à l'exercice, améliore la récupération motrice et cognitive. Le porteur qualifie les évaluations comportementales de "peu contraignantes" sans les nommer, et ne précise pas comment l'accident vasculaire est provoqué.
Objectifs
L’objectif principal est d’évaluer, après un accident vasculaire cérébral ischémique expérimental chez le rat, l’efficacité d’un hydrogel biodégradable permettant de délivrer localement et progressivement un traitement dans la région cérébrale lésée. Le projet étudiera les effets de cette approche sur la protection du cerveau et la récupération des fonctions motrices et cognitives. Il déterminera également si son association avec un programme précoce d’exercice physique améliore davantage la récupération que chaque intervention utilisée séparément.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de mieux comprendre les mécanismes de récupération du cerveau après un accident vasculaire cérébral. Il évaluera l’intérêt d’un hydrogel biodégradable comme moyen d’administrer localement et progressivement un traitement dans la région lésée. Les résultats permettront également de déterminer si l’association de ce traitement avec un programme d’exercice physique améliore la récupération motrice et cognitive. À terme, ces connaissances pourraient contribuer au développement de nouvelles stratégies combinant traitement local et rééducation physique après un accident vasculaire cérébral.
Procédures
Selon leur groupe, les animaux seront soumis à une chirurgie simulée ou à une intervention reproduisant un accident vasculaire cérébral ischémique transitoire. Certains recevront ensuite une injection locale d’un hydrogel, contenant ou non un traitement. Une partie des animaux recevra également, avant l’induction de l’accident vasculaire cérébral, un dispositif permettant d’enregistrer l’activité cérébrale. Après récupération, certains animaux réaliseront un programme adapté d’exercice sur tapis roulant pendant deux semaines. Des évaluations motrices et cognitives seront réalisées à plusieurs reprises. Tous les animaux seront mis à mort sous anesthésie générale profonde à la fin du protocole afin de permettre l’analyse des tissus.
Impact sur les animaux
L’intervention reproduisant l’accident vasculaire cérébral peut entraîner une diminution de l’activité, des déficits moteurs, une fatigue, une perte de poids et des difficultés temporaires d’accès à l’eau ou à la nourriture. Les interventions chirurgicales peuvent provoquer une douleur postopératoire transitoire, une gêne locale, une inflammation ou, plus rarement, une infection ou une complication liée à un implant. L’exercice peut entraîner une fatigue transitoire ou de légères irritations des pattes. Les évaluations comportementales sont peu contraignantes. La douleur, l’état général, le poids, l’alimentation, l’hydratation et les sites opératoires seront surveillés régulièrement. Une analgésie et des soins adaptés seront administrés et des points limites précoces seront appliqués.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure afin de réaliser les analyses histologiques, moléculaires et biochimiques nécessaires, ainsi que de vérifier la localisation des injections et, pour les animaux concernés, le positionnement des implants et l’expression des vecteurs. La réutilisation ou le maintien en vie ne sont pas compatibles avec le caractère invasif des procédures et la nécessité des prélèvements terminaux.
Remplacement
Il n’existe pas actuellement de méthode alternative permettant de reproduire simultanément les conséquences cérébrales et fonctionnelles d’un accident vasculaire cérébral, la réponse à un traitement délivré localement, ainsi que les effets de l’exercice sur la récupération. Les études réalisées sur des cellules ou des tissus isolés ne permettent pas d’évaluer les interactions entre la circulation sanguine, le cerveau et les fonctions motrices et cognitives. Le recours au rat est donc nécessaire pour répondre aux objectifs du projet.
Réduction
Le nombre d’animaux a été déterminé par une analyse de puissance statistique réalisée avant l’étude. Celle-ci conduit à un effectif de 10 animaux exploitables par sexe et par groupe. Le suivi longitudinal et la réalisation de plusieurs évaluations chez un même animal permettent de limiter les effectifs. Des marges maximales sont prévues uniquement pour compenser d’éventuelles pertes techniques ou expérimentales. Elles ne seront mobilisées qu’en cas de besoin. Ainsi, les 438 rats demandés constituent un maximum réglementaire et non un nombre qui sera systématiquement utilisé.
Raffinement
Les animaux seront habitués progressivement aux manipulations, aux tests et au tapis roulant. Toutes les interventions chirurgicales seront réalisées sous anesthésie générale avec une analgésie préventive et postopératoire adaptée. La méthode MDA pourra être utilisée après habituation pour certaines administrations postopératoires de buprénorphine afin de limiter les contentions et les injections répétées. L’état général, le poids, l’alimentation, l’hydratation, la douleur et les sites opératoires seront surveillés régulièrement. De la nourriture humidifiée et de l’eau facilement accessibles seront proposées si nécessaire. Des points limites précoces entraîneront l’arrêt de la procédure et la mise à mort de l’animal lorsque son état l’exige.
Choix des espèces
Le rat (*Rattus norvegicus*) a été retenu car sa taille facilite les interventions neurochirurgicales, les injections intracérébrales, l'implantation de dispositifs chroniques (lentilles d'imagerie ou électrodes), les prélèvements sanguins répétés ainsi que les évaluations comportementales. Cette espèce est largement utilisée et validée dans les modèles d'accident vasculaire cérébral, ce qui permet de comparer les résultats obtenus à une littérature abondante. Les procédures expérimentales prévues dans ce projet ne peuvent pas être remplacées par des méthodes alternatives, car elles nécessitent d'étudier simultanément les effets du traitement, de l'exercice physique et leurs interactions sur le fonctionnement du cerveau, les capacités motrices et les fonctions cognitives au sein d'un organisme vivant. Des rats adultes âgés de 10 à 12 mois seront utilisés. Ce stade de développement correspond à un âge où les capacités de récupération cérébrale commencent à diminuer, ce qui permet de se rapprocher davantage de la population humaine concernée par les accidents vasculaires cérébraux et d'améliorer la pertinence des résultats obtenus. Des rats âgés de 10- 12 mois (500-700g) seront utilisés dans ce projet.