Procédures légères

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  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
    • Système respiratoire
Souris : 3360
Souffrances
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Devenir
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 320
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 3040

Tuées au sevrage si elles n'ont pas le bon génotype ou le bon sexe, tuées après deux mois sans portée si elles ont servi à la reproduction, tuées à vingt semaines pour les femelles et trente pour les mâles si elles attendaient un accouplement : le devenir des souris de cet élevage tient en trois motifs d'élimination. 3 360 souris transgéniques vont être utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance léger, 320 d'entre elles restant en vie pour l'élevage. Chacune subit le prélèvement d'un fragment de queue de moins de deux millimètres pour génotypage, opéré en une dizaine de secondes sur animal éveillé, avec une seconde biopsie à l'oreille en cas d'échec. Le porteur indique que la méthode de génotypage sur poil, qui éviterait de couper la queue, "n'est pas encore disponible" dans son animalerie.

Objectifs

Ce projet explore la contribution de certaines cellules immunitaires dans une maladie pulmonaire chronique et mortelle pour laquelle il n'existe à ce jour aucun traitement curatif. Dans ce contexte, nous utiliserons des lignées de souris comme modèles d'étude: une lignée surexprimant ces cellules immunitaires, une lignée exprimant un faible nombre et une lignée dépourvue de ces cellules immunitaires. Ces 3 lignées ne développent pas spontanément de maladie, les modifications génétiques dont elles sont porteuses ne génèrent pas d’inconfort. Pour ce projet, nous avons tout d'abord besoin d’étudier l'ADN de ces souris (prélèvement d'un petit bout de leur queue) pour s'assurer de la présence de la mutation qui permet la diminution des cellules de défense avant de pouvoir réaliser des accouplements des souris ou de réaliser des expérimentations.

Bénéfices attendus

Le projet va permettre, par la caractérisation génétique des animaux, l’optimisation de la gestion des élevages et la production d’animaux pour étudier le rôle de certaines cellules du système immunitaire dans le développement d'une maladie respiratoire sévère et incurable. Au-delà des aspects de recherche fondamentale, l’utilisation de ces lignées de souris pourraient nous permettre d’ouvrir de nouvelles pistes thérapeutiques pour aider les patients souffrant de ce type maladie

Procédures

Un prélèvement unique d’un fragment de tissu au niveau de la queue (durée de 10 secondes sur animaux vigiles) sera réalisé. Dans les cas d’absence de matériel génétique (évènement extrêmement rare) au moment du génotypage une nouvelle biopsie unique sera réalisée au niveau de l'oreille (durée de 10 secondes sur animaux vigiles).

Impact sur les animaux

La biopsie de l’extrémité de la queue (moins de 2 mm) peut causer une brève douleur et un léger saignement qui sera monitoré et arrêté par une légère pression exercée localement. Si une rougeur au niveau de la queue est observée nous appliquerons un antiseptique (Chlorhexidine).

Devenir

Les souris produites au cours de ce projet seront soit incluses dans d’autres protocoles expérimentaux, soit utilisées pour prélèvement d’organes post-mortem, soit utilisées ou stockées pour générer de nouveaux accouplements. Les souris ne présentant pas les bonnes modifications de gènes ou le bon sexe seront immédiatement euthanasiées. Les souris utilisées pour des accouplements seront euthanasiées lorsqu'elles n'auront plus donné de portées depuis 2 mois. Les souris stockées pour de futurs accouplements seront euthanasiées lorsqu’elles seront âgées de plus de 20 semaines pour les femelles et de plus de 30 semaines pour les mâles (souris trop âgées pour être utilisées en accouplement).

Remplacement

Afin de limiter l’utilisation de modèles animaux, des méthodes alternatives sont déjà utilisées dans notre projet, comme des expériences in vitro et des co-cultures de cellules pulmonaires humaines et de cellules immunitaires. Cependant, à ce jour, il n’existe pas de méthode alternative pour modéliser la réponse d’un organe entier vivant dans le cas du développement de la maladie respiratoire étudiée. En outre, la bonne compréhension des mécanismes immunitaires au sein des poumons est strictement dépendante de l’étude du recrutement des cellules immunitaires dans un modèle animal. Au vu de l’organisation de l’équipe et des expérimentations prévues, il est nécessaire d’avoir un marquage des animaux par tatouage aux phalanges et un prélèvement de queues pour génotypage, qui correspond à la technique validée au sein de l’équipe. La technique de génotypage par prélèvement de poil n'étant pas encore disponible dans notre animalerie.

Réduction

Nous adapterons l'élevage au besoin des projets de recherche de l'équipe. Nous connaissons bien l'ensemble de ces lignées de souris transgéniques (nombre et taille des portées), ce qui permet de gérer les élevages de façon raisonnée. En effet, le nombre de couples en reproduction est monitoré au plus près afin de l’adapter en temps réel aux besoins expérimentaux. A cette fin, les animaux sont génotypés au moment du sevrage pour anticiper les besoins avant la naissance de la génération suivante et afin de grouper les animaux d’intérêts pour d'autres projets.

Raffinement

Le prélèvement de tissu au niveau de la queue sera réalisé selon une méthode éprouvée, précise et standardisée, ce qui limitera les effets indésirables tels que le stress et la douleur. L’absence se saignement sera surveillée dans les minutes qui suivent le prélèvement. Dans le cas contraire, une compression sera réalisée afin de favoriser la coagulation sanguine. De plus un suivi quotidien (par les animaliers et/ou les expérimentateurs) des animaux est réalisé afin de vérifier leur bien-être. Si une rougeur au niveau de la queue est observée nous appliquerons un antiseptique (Chlorhexidine).

Choix des espèces

L’utilisation du modèle animal murin dans notre projet se justifie par des raisons scientifiques. D’une part, les modèles murins de la maladie pulmonaire étudiée sont largement décrits dans la littérature et reproduisent des aspects cliniques observés chez l’homme. D’autre part, l’étude du système immunitaire murin a conduit vers de nombreuses découvertes dans le domaine d’immunothérapie. Les souris offrent aussi la possibilité de travailler sur des organismes génétiquement modifiés et ainsi de cibler le rôle d’un type de cellules immunitaires en particulier dans le poumon. Les cellules immunitaires étudiées dans le projet sont très conservées entre espèces et présentent de nombreux points communs chez l’homme et la souris, permettant la mise en place de modèles pré-cliniques bien profitables dans le domaine thérapeutique. Les animaux seront identifiés et génotypés dès que le sexage est possible (5 à 10 jours). Cela permet de rapidement déterminer le génotype des animaux afin de les regrouper et d’adapter le nombre de couples en reproduction au plus proche des besoins expérimentaux. Les souris seront mises en accouplement à l’âge adulte (au moins 8 semaines), stade qui correspond à leur maturité sexuelle, et au maximum à 15 semaines au début de l’accouplement.

  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
Rats : 520
Souffrances
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▲ 110
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▲ 410
Devenir
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 520

Une solution irritante instillée dans le côlon leur provoque une colite, avec perte de poids, diarrhée, sang dans les selles et hypersensibilité viscérale. 520 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue pour prélèvement de tissus, dans des procédures d'un niveau de souffrance léger pour 110 d'entre eux et sévère pour 410. Deux fois par semaine pendant quatre semaines, chaque animal passe une heure d'habituation puis une heure de test de nociception, l'objet déclaré étant de valider un récepteur comme cible contre la douleur viscérale des maladies inflammatoires de l'intestin. Le porteur affirme que le recours à l'expérimentation animale est "indispensable" et "incontournable", et décrit en quatre lignes les atteintes subies par les 410 rats classés en souffrance sévère.

Objectifs

Les Maladies Inflammatoires Chroniques de l'Intestin (MICI) sont des pathologies qui affectent 22 millions de personnes en Europe. Leur incidence a augmenté régulièrement au cours des 3 dernières décennies. Ces pathologies sont caratérisées par une réponse inflammatoire incontrôlées du contenu luminal. L'évolution clinique de ces pathologies est caractérisée par des périodes de poussées aigües et des phases de rémission. La barrière intestinale est gravement altérée chez ces patients et des douleurs sont souvent associées. La maladie de Crohn et la Rectolite Hemorragique affectent gravement la qualité de vie des patients. Proposer de nouvelles options thérapeutiques visant à retrouver la fonction tissulaire et à réduire les symptômes douloureux constituerait donc un bénéfice important. Nous avons déjà démontré le rôle de l'activation de récepteur activé par les protéases 1 (PAR1) dans l'inflammation intestinale et dans les voies de la douleur. Un antagoniste spécifique de PAR1 pourrait être bénéfique à la fois pour soulager l'inflammation et la douleur.

Bénéfices attendus

Comprendre les mécanismes de régulation de la nociception est indispensable au développement de nouvelles cibles thérapeutiques pour soulager la douleur nociceptive. Une douleur viscérale atteignant le tractus intestinal est communément retrouvée chez les patients atteint de MICI non seulement en phase de poussée mais également en phase post inflammatoire. A ce jour il a ete mis en évidence le role de médiateurs présents au niveau du tissu intestinal modulant l’hyperexcitabilité des entéroneurones, incluant des protéases épithéliales, leurs inhibiteurs et leurs récepteurs PAR (Proteases Activated Receptor). Comprendre comment la balance protéolytique est régulée au niveau de la barrière intestinale est essentiel pour palier à l’hypersensibilité viscérale. Notre projet vise à évaluer le rôle des récepteurs activés par les protéases en commençant par PAR1 dans l'hypersensibilite viscerale afin de valider de nouvelles cibles thérapeutiques pour la douleur viscérale. Dans le cadre de ce projet, l’expérimentation animale est indispensable dans la mesure où les méthodes alternatives permettant l’évaluation de la sensibilié viscérale de l'animal sont peu représentatives de la pathologie humaine.

Procédures

Une administration intracolique (1 min par rat en contention) en début de procédure et un test de nociception: 1 h d'habituation puis environ 1h pour chaque jour d'application (2 fois par semaine pendant maximun 4 semaines). Administration des molécules à tester minimum 1 fois sur la durée de l'expérimentation, maximum une fois par jour.

Impact sur les animaux

Nous induisons une colite. Celle ci est caractérisée par la perte de poids des animaux et l'apparition de diarrhée et de sang dans les féces ainsi qu'une hypersensibilité viscérale. L'administration sur animaux vigiles peut induire du stress.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure. Des prélèvements de tissus post mortem seront réalisés.

Remplacement

Les méthodes alternatives, permettant une évaluation du statut douloureux de l'animal sont peu représentatives de la pathologie humaine. Ainsi, ces limitations rendent incontournables le recours a l’experimentation animale afin de valider de nouvelles cibles therapeutiques pour les douleurs viscerales. De plus, la douleur induite par le stress est une des reaction integree de l'organisme entier impossibles a reproduire in vitro dans son integralite.

Réduction

La technique de mesure de la douleur utilisée ici peut être reproduite sur un même animal au cours du temps et peut être couplée à l’utilisation d’autres méthodes de suivi clinique non-invasives (suivi de poids, consistance des selles …) ce qui permet d’observer et de suivre au cours du temps un seul animal, (par opposition à d’autres méthodes d’évaluation de la douleur viscérale comme par exemple l’implantation d’électrodes au niveau des muscles abdominaux par chirurgie) permettant ainsi de réduire sensiblement le nombre d’animaux. De plus, les résultats des tests de nociception obtenus peuvent être utilisés pour comparer plusieurs groupes entre eux (exemple: groupe contrôle versus traité) ainsi que pour comparer le même animal au cours du temps (exemple: avant traitement versus après traitement). Cependant, il existe de la variabilité de la réponse au test de nociception au sein du même animal au cours du temps et entre les animaux entre eux. Cette variabilité peut être associée notamment au stress, ainsi, pour réduire cette variabilité au maximum, nous habituons les animaux avant la première série de test afin de réduire le stress et donc la variabilité intra et inter-individus et en conséquence le nombre d’animaux requis pour une étude. Une étude rétrospective sera effectuée à la fin de chaque expérience pour déterminer les possibilités de diminution du nombre d'animaux et/ou d'amélioration des procédures pour diminuer la souffrance animale.

Raffinement

Afin de suivre la directive européenne 2010/63/UE, un enrichissement sera rajouté aux animaux. A savoir, des tunnels et des carrés de coton purs ou du papier absorbant permettant aux animaux de faire une nidation. Une étude rétrospective sera effectuée à la fin de chaque expérience pour déterminer les possibilités de diminution du nombre d'animaux et/ou d'amélioration des procédures pour diminuer la souffrance animale. Par exemple nous avons mis en place une période d’habituation des animaux durant 1heure le jour précédant la première série de test afin de réduire le stress. Durant toute la période d’expérimentation, l’état général des animaux sera observé au minimum une fois par semaine en plus de la surveillance quotidienne réalisée par les zootechniciens. Pour chaque procédure des points limites ont été défini pour limiter la douleur, la souffrance ou l’angoisse de l’animal et l'animal sera euthanasié s’il présente un de ces points limites d’arrêt de la procédure.

Choix des espèces

Le rat est communément utilisé dans ce modèle d'inflammation de l'intestin. Le modèle est plus reproductible qu'avec la souris et la mortalité est plus faible. Nous utiliserons des rats et des souris âgés d’au moins 6 semaines car nous souhaitons utiliser des animaux adultes et matures.

  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
    • Système nerveux
Souris : 2205
Souffrances
▲ -
▲ 885
▲ 1320
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Devenir
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 -
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 2205

Un score de 2 sur un seul critère clinique, ou de 4 sur la somme des critères, déclenche la mise à mort. 2 205 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger pour 885 d'entre elles et modéré pour 1 320. Elles reçoivent de la vincristine, un anticancéreux qui abîme les nerfs périphériques, puis subissent dix séries de tests de sensibilité tactile aux filaments de von Frey, de sensibilité thermique sur plaque chauffante et de coordination au rotarod, auxquelles s'ajoutent dix mesures électrophysiologiques sous isoflurane avec des stimulations de 4 à 10 millivolts. Le projet porte sur les douleurs neuropathiques, et le porteur écrit qu'aucun analgésique ne sera administré parce qu'il fausserait les résultats, tout en affirmant que les souris traitées à la vincristine "ne présenteront pas de phénotype de douleur".

Objectifs

Ce projet vise à étudier des mécanismes responsables de l’apparition des douleurs neuropathiques, en particulier dans le cadre de neuropathies toxiques comme dans les traitements chimiothérapeutiques à la Vincristine. Ce projet est justifié par la mauvaise compréhension actuelle des mécanismes à l’origine de ces douleurs qui altèrent considérablement la qualité de vie des patients. Ce projet permettra d’étudier les réponses immunitaires mises en jeu, d’identifier de nouvelles cibles thérapeutiques et de faire le parallèle avec une étude clinique menée en parallèle chez les patients. Pour vérifier le rôle de certains acteurs, certaines molécules et inhibiteurs seront administrés à des souris traitées à la vincristine.

Bénéfices attendus

Notre laboratoire possède une expertise reconnue dans les modèles de développement de neuroinflammation chez la souris. Cette étude comparative, s’intéresse aux développements de neuropathies inflammatoires et toxiques, dont les mécanismes impliqués sont encore très mal compris. Nos résultats pourront améliorer nos connaissances pré-cliniques du développement de ces douleurs neuropathiques et permettront de transposer ces connaissances vers la clinique. Nous souhaiterions identifier de nouveaux biomarqueurs et permettre la mise en place de nouvelles stratégies thérapeutiques pour les humains.

Procédures

Les douleurs neuropathiques des animaux traités à la vincristine seront évaluées par des tests de la sensibilité tactile avec les filaments de Von Frey, de la sensibilité thermique avec la plaque chauffante et de la coordination motrice avec le rotarod. Chaque test sera réalisé 10 fois tout au long des 2 mois maximum de suivi de l'animal. Des mesures d'électro-neuromyogramme seront également réalisées par l’utilisation d’un dispositif de stimulation et de recueil dédié aux mesures électrophysiologiques. Pour cela l’animal sera maintenu endormi sous isoflurane et sur un tapis chauffant tout au long de la mesure. Les stimulations seront réalisées à des voltages progressifs de 4mV à 10mV. Les mesures seront brèves, 10 minutes par animal en intégrant l'installation des électrodes et les stimulations. Comme pour les tests comportementaux, les mesures électrophysiologiques seront réalisées 10 fois tout au long des 2 mois maximum de suivi des animaux.

Impact sur les animaux

Le modèle de développement de neuropathies toxique (Vincristine) va conduire à des inflammations périphériques et centrales, associées à une atteinte des nerfs périphériques. Cette atteinte transitoire du SNP est responsable d'une modificatuin des sensibilités tactile et thermique, sans atteinte des capacités motrices. Ces symptômes des neuropathies, similaires à ceux observés chez l’Homme, se maintiendront environ 2 à 3 semaines après le début des injections. Aucune données de la littérature n'a démontré le niveau de stress des animaux durant cette période inflammatoire. Néanmoins, nous limiterons la manipulations des animaux au minimum durant cette période. Par la suite, les symptômes vont se résorber spontanément en une à deux semaines jusqu'à ce que les animaux retrouvent une sensibilité tactile et thermique normales.

Devenir

Mise à mort des souris pour l'ensemble des 5 procédures. Pour chaque procédure, les souris utilisées en série 1 permettront la réalisation d'une étude comportemntale longitudinale, avec une mise à mort à la fin. Pour les séries 2 à 4, les souris seront utilisées pour la réalisation de prélèvements tissulaires à différents temps pertinents de l'expérience vis à vis des mécanismes cellulaires qui nous intéressent.

Remplacement

Le modèle animal est fondamental afin d’étudier l’inflammation et la pathologie nerveuse (destruction des gaines de myéline, neuro-inflammation et infiltration cellulaire) au niveau de l’organisme entier. Plusieurs niveaux de complexité sont nécessaires, impliquant des interactions entre différents types cellulaires et organes, qui ne peuvent être développés in vitro ou in silico. Dans le cadre de ce projet s’intéressant au développement des douleurs neuropathiques et mécanismes associés, le modèle animal reste indispensable dans la compréhension des interactions cellulaires périphériques et centrales et ses conséquences sur le système nerveux périphérique. Néanmoins, nous avons identifié récemment les neutrophiles comme cellules majeures du développements des douleurs neuropathiques, ces cellules sont actuellement isolées à partir de moelle osseuse de souris et/ou de sang total humain pour être cultivées et étudiées in vitro. Bien que les expériences in vitro soient utilisées dès que possible, aucun modèle expérimental in vitro n’est à même de remplacer l’animal entier pour étudier la réponse et la communication cellulaire entre les différents acteurs de la réponse immunitaire. Actuellement, l’expérimentation animale est la seule alternative pour comprendre les interactions des systèmes nerveux/immunitaires et d’examiner la pathologie au niveau moléculaire, cellulaire et comportementale, aspects qui ne peuvent pas être développés in vitro ou in silico.

Réduction

Notre objectif est de conserver une analyse statistique robuste tout en réduisant le nombre d’animaux par lot. - L’étude comportementale est l’approche qui nécessite le plus d’animaux afin de valider la significativité de nos résultats : le groupe de souris traitées comportera n=15 souris. Nous réduisons le nombre d’animaux pour le groupe contrôle (souris naïves) à n=10. -L’étude par dosages immunologiques sera réalisée à différents temps stratégiques tout au long des 2 mois : des dates de prélèvements sont prévus afin d’obtenir un profil immunologique recouvrant toute la période d’expérimentation. Nous réduisons le nombre d’animaux par prélèvement à n=10 souris/groupe C57Bl6 et n=5/groupe KO. -L’étude histologique, comme pour les dosages, sera réalisée à différents temps de l’expérience : 8 points de prélèvements sont prévus afin de comprendre la dynamique histologique dans notre modèle. De même, nous réduisons le nombre de prélèvements à n=5 souris/chaque groupe. -L’étude d’isolement et caractérisation cellulaire par cytométrie en flux sera également réalisée à différents temps de l’expérience : 9 points de prélèvements sont prévus afin d’identifier des mécanismes cellules spécifiques. De même, nous réduisons le nombre de prélèvements à n=10 souris/groupe C57Bl6 et n=5/groupe KO. Pour comparer de manière pertinente les groupes expérimentaux souris contrôles vs souris traitées, une analyse statistique nous a permis de déterminer le nombre suffisant d'animaux à utiliser.

Raffinement

Les animaux seront hébergés en cage à cap standard au nombre maximum de 6 souris par cage avec une période d'adaptation de 7 jours minimum, idéalement 14 jours. Nous disposerons dans les cages dès le début de l'expérience, deux types d'enrrichissement, l'un pour la réalisation du nid et le second pour satisfaire le besoin des souris de ronger. En accord avec la SBEA, nous ferons varier chque type d'enrichissement pour limiter l'habituation et l'ennui des animaux. Selon nos expériences antérieures, soutenues par les données de la littérature, les animaux injectés avec la Vincristine ne présenteront pas de phénotype de douleur comme la prostration, les poils hérissés et la paralysie. Nous ne prévoyons pas d’administrer des analgésiques car ils pourraient influencer et donc invalider les résultats expérimentaux. Par exemple, le paracétamol, l'aspirine ont un effet inflammatoire sur le foie notamment. La morphine n'est pas indiquée car elle induit une dépression de la fonction pulmonaire. La dexamethasone ou les médicaments non-stéroidiens de type inhibiteur de Cox2 ou de prostaglandine tels que l’ibuprofen ou le diclophenac interfèrent avec l'inflammation. Une grille de score clinique sera renseignée pour l'injection de la vincristine et une seconde grille pour les injections des modulateurs, afin d’évaluer les éventuels signes de souffrance (prostration, poils hérissés, perte de poids...). Selon nos expériences antérieures, soutenues par les données de la littérature, les animaux injectés avec la Vincristine ne présenteront pas de phénotype de douleur visible, avec une prise alimentaire normale et donc sans perte de poids. Les animaux seront mis à mort dès que le point limite sera atteint, soit un score de 2 pour l’un des critères, soit un score de 4 sur la somme des critères.

Choix des espèces

La souris de fond génétique C57BL/6 est un modèle reconnu dans le cadre des études des pathologies neurologiques. L’existence de nombreuses lignées transgéniques, dont les lignées cGAS ou STING -/- que nous utiliserons, et la disponibilité d’outils moléculaires spécifiques (eg. Anticorps spécifiques, sondes moléculaires…) ont apporté ces dernières années une meilleure compréhension des neuropathologies et ont conduit aux développements de nouvelles pistes thérapeutiques. Les animaux utilisés seront âgés de 8 à 24 semaines afin d’avoir un système immunitaire et un système nerveux matures et des comportements adultes.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système musculosquelettique
Souris : 544
Souffrances
▲ -
▲ 224
▲ 208
▲ 112
Devenir
 -
 -
 -
 544

544 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger pour 224 d'entre elles, modéré pour 208 et sévère pour 112. Greffées sous la peau de cellules cancéreuses colorectales ou injectées de vésicules tumorales, elles développent une cachexie, cet affaiblissement qui associe fonte musculaire, perte de poids, gonflement de la muqueuse intestinale et saignements. Elles sont pesées et passées à l'appareil de résonance magnétique tous les deux à trois jours pendant deux à quatre semaines, avec des tests comportementaux dont le RNT donne la durée sans les nommer. Le porteur écrit que "tout sera mis en œuvre" pour le bien-être des souris, tout en précisant qu'aucun antidouleur ni anti-inflammatoire ne pourra leur être administré, ces molécules risquant d'altérer les biomarqueurs mesurés.

Objectifs

Le cancer colorectal prend naissance dans les cellules du côlon ou du rectum. La tumeur cancéreuse (maligne) est un groupe de cellules cancéreuses qui peuvent envahir les tissus voisins et les détruire. Avec près de 45 000 nouveaux cas et 18 000 décès par an, le cancer colorectal reste le 2e cancer le plus meurtrier en France. La cachexie est un affaiblissement profond de l'organisme (perte de poids, fatigue, atrophie musculaire, etc. ) lié à une dénutrition très importante. Dans le cas du cancer colorectal avancé, jusqu'à 60 % des patients souffrent de cachexie qui est fortement associée à un mauvais pronostic de survie. L’impact dévastateur de la cachexie sur le patient et ses proches souligne l'urgence de ce besoin médical non satisfait. La fonction musculaire est également profondément altérée au cours de la cachexie cancéreuse, avec une forte réduction de la force musculaire squelettique. Cependant, les mécanismes impliqués dans le développement de la cachexie liée au cancer colorectal restent incompris. Il a été décrit que des vésicules étaient produites par les tumeurs, assurant une communication entre la tumeur et des organes. Démêler la communication entre le muscle squelettique, le tissu adipeux et la tumeur constitue un enjeu capital pour mieux comprendre les origines de la cachexie cancéreuse. Trouver des biomarqueurs capables d’être détectés avant l’apparition de la cachexie devient primordial pour améliorer la prise en charge et le bien-être des patients. Notre équipe étudie les fonctions d’une protéine régulatrice qui pourrait jouer un rôle dans le développement de la cachexie associée au cancer colorectal en influençant les tissus musculaires distants. Le but de ce projet, qui se déroulera dans deux établissements différents, est de démontrer le rôle de notre protéine dans le développement de la cachexie associée au cancer colorectal.

Bénéfices attendus

Cette étude s’appuie sur des résultats précédents obtenus sur des lignées cellulaires en culture. Cependant l’étude du phénomène cachectique n’est possible que grâce à l’utilisation de modèles murins qui ont fait leur preuve dans la littérature. Ces modèles modifiés permettront d’aller voir plus en avant les effets de la protéine d’intérêt

Procédures

Une pesée de tous les animaux et une mesure de la composition corporelle seront réalisées tous les 2 à 3 jours à l'aide d'un appareil RMN (Résonnance magnétique) qui permet d’obtenir le taux de masse maigre (muscle), de masse grasse et d'eau dans le corps de la souris. Ces mesures prennent moins de 2 minutes par souris et sont réalisées sur des animaux vigiles pendant toute la durée des procédures (2 semaines, ou 4 semaines selon les animaux). Ils auront à disposition une roue d’activité spontanée pendant la durée des procédures et seront libres de courir ou non. Ils réaliseront des tests comportementaux (3 fois 5 minutes et 3 fois 10 secondes / deux sessions pour tous les animaux). 432 animaux vigiles recevront une injection unique (5 secondes). En fin d’expérience, tous les animaux du projet (544) recevront une injection d’anesthésique et d’analgésique (5 secondes) avant d’être euthanasiés.

Impact sur les animaux

Le développement tumoral induit un état de cachexie progressif s'accompagnant d'une réduction de masse maigre et d'une perte de poids corporel. Les tumeurs colorectales peuvent provoquer des gonflements de la muqueuse intestinale et des saignements qui apparaîtront les deux dernières semaines de l’étude. Les animaux pourront être stressés lors des mesures de poids et de la taille de la tumeur (mesure hebdomadaire pendant 15 jours), lors de l’évaluation de la composition corporelle (tous les 2 jours pendant 2 ou 4 semaines) et lors des tests comportementaux. Les mesures de tumeur et les injections peuvent également générer une légère douleur pour l'animal.

Devenir

A l’issue de chaque procédure, les animaux seront anesthésiés puis euthanasiés. Cette mise à mort limite la souffrance des animaux. Nous prélèverons le sang et différents tissus afin d’analyser les marqueurs et l’avancement de l’état cancéreux.

Remplacement

Bien que nous menions en parallèle des études sur des cultures de cellules adipeuses et musculaires, la cachexie liée au cancer est un syndrome global qui implique des échanges complexes entre les organes. Les vésicules extracellulaires font partie des messagers qui permettent cette communication. Afin de tester l'effet de différentes vésicules sur la physiologie et le métabolisme, nous ne pouvons pas nous passer de tests chez l’animal.

Réduction

Le nombre d'animaux a été réduit au minimum après calcul à l’aide d’un logiciel pour études statistiques. De plus, nous mutualiserons les données issues d’une étude d’une autre équipe qui sera réalisée en même temps, ce qui nous évite d’inclure deux groupes contrôles de 14 animaux.

Raffinement

Le syndrome cachexique cancéreux induisant un affaiblissement de l'organisme (perte de poids, fonte musculaire, etc.) nous effectuerons un suivi quotidien des animaux grâce à une grille de score et appliquerons des points limites définis. L’alimentation sera déposée directement dans la cage pour faciliter l’accès et permettra de contrôler la perte de poids. Nous utiliserons des tapis anti-escarres lors des examens des animaux et au fond des barquettes de pesées ce qui apporte confort et chaleur le temps de la mesure (pesée dynamique, 5s). Les animaux seront préalablement habitués aux tests comportementaux. Pour le change et les tests, les animaux seront déplacés à l’aide d’un tunnel de contention auquel ils seront habitués (enrichissement présent dans les cages). Ce tunnel permet aussi l’habituation à la mesure de composition corporelle où l’animal est maintenu dans un système équivalent le temps de la mesure (moins de deux minutes). Tout sera mis en œuvre pour assurer le bien-être des animaux même si aucun médicament anti-douleur ou anti-inflammatoire ne pourra être administré aux animaux car susceptible d’altérer les biomarqueurs du cancer.

Choix des espèces

Nous avons choisi de travailler sur trois modèles murins. Le premier modèle consiste à injecter des vésicules chez des souris âgées de 10 semaines. Le deuxième modèle consiste à greffer des cellules murines colorectales cancéreuses sous la peau de souris âgées de 10 semaines. Les cellules cancéreuses utilisées, une fois greffées, sont connues dans la littérature pour induire la cachexie dans les deux semaines suivant la greffe. Nous prenons des jeunes adultes car les animaux auront atteint un poids suffisant qui permet d’observer une cachexie sans entraîner une perte de poids trop rapide. Le troisième modèle est constitué de souris génétiquement modifées répondant spécifiquement à nos besoins en terme d’expression des protéines d’intérêt. La mutation de notre protéine d’intérêt dans ce modèle permettra d’évaluer son rôle dans l’apparition de la cachexie. Ce modèle génère lui aussi la cachexie à partir de l’âge de 16 semaines, âge que nous avons choisi pour débuter nos observations.

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Poules : 180
Souffrances
▲ -
▲ 180
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 180

La création d'une plateforme de service vendue aux entreprises de sélection avicole et aux gestionnaires de races locales figure parmi les retombées annoncées de ce protocole, où 180 poussins vont être utilisés dans des procédures d'un niveau de souffrance léger. Les coqs subissent des collectes de semence toutes les 48 à 72 heures accompagnées de massages dorso-lombaires, les poules des inséminations artificielles à la même fréquence, et chaque animal une prise de sang à l'occipital. Certains passent jusqu'à six semaines isolés en cage individuelle, un isolement que le porteur reconnaît lui-même comme un stress. Les 105 individus conservés jusqu'à l'âge adulte sont tués en fin de projet, le porteur indiquant qu'ils ne peuvent pas être replacés parce qu'ils portent une protéine fluorescente verte.

Objectifs

Dans le cadre de ce projet nous allons étudier quel est le meilleur protocole pour restaurer une souche de Gallus à partir de cellules germinales primordiales (PGCs). L’objectif de cette saisine intervient pour l’éclosion et l’élevage d’animaux issus d’une injection dans l’oeuf de PGCs cultivées in vitro et marquées par un fluorochrome.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de mettre au point un protocole optimisé et à moindre coût pour sauvegarder et restaurer des lignées pures (grand parentale ou parentale des entreprises de sélection) des races locales qui sont pour la majorité en risque d’extinction et les lignées expérimentales. Cette collaboration donnera lieu à la création d’une plateforme de service pour les industrielles, les gestionnaires de races locales et les unités de recherche souhaitant assurer la sauvegarde de leur souche.

Procédures

Les interventions effectuées sur les animaux incluront des collectes de semence d'une durée de 30 secondes, réalisées sur les mâles tous les 48 à 72 heures, accompagnées de massages dorso-lombaires. De plus, des inséminations artificielles seront effectuées avec la même fréquence, nécessitant une dizaine de secondes d'intervention sur les femelles. Les prises de sang à l'occipital s'effectueront à 7 jours et au moment de la mise en cage, lors d'une intervention d'environ 30 secondes.

Impact sur les animaux

Un stress lié au passage en cage peut être observé chez nos animaux, entraînant notamment des troubles du comportement alimentaire qui durent généralement de 48 à 72 heures. Au cours des élevages de longue durée comme ici, il est aussi possible d’observer une dégradation de l’état général d’un individu aux causes parfois non définies avant une autopsie. La capture, la contention et la prise de sang sont des stress pour l’animal, qui n’auront lieu qu’une seule fois dans cette procédure. L’isolement en cage individuelle constitue un autre stress. Il ne sera imposé qu’une seule fois à un même animal pour une durée maximale de 6 semaines incluant 2 semaines habituation,.

Devenir

Les 180 animaux seront conservés suite aux prises de sangs réalisées à 7 jours. Les 105 animaux finaux seront euthanasiés à la fin du projet car étant marqué par une protéine fluorescente verte ils ne pourront pas être replacés.

Remplacement

Nous souhaitons étudier le mécanisme de transmission germinal des cellules, pour cela nous devons étudier in vivo comment les cellules injectées entre en compétition avec les cellules endogènes de l’hôte. Afin de sélectionner quel serait le meilleur hôte pour restaurer une souche de Gallus, nous devons analyser la relation hôte-donneur afin de déterminer quel duo favorise la clonisation des gonades par les PGCs injectés . Ces études ne peuvent pas être réalisées in vivo ou modélisées.

Réduction

Nous produirons au maximum 180 poussins si le taux d’éclosabilité après injection des PGCs est bien de 30%, il s’agit du nombre total maximum estimé. Nous testerons 60 poussins par condition afin d’analyser entre 10-15 poussins à chaque étape du protocole, il s’agit du nombre minimal pour comparer les différentes relations donneur-hôte. Ces chiffres correspondent au maximum nécessaire estimer pour réaliser chaque étape du projet au seuil minimal de réussite. En prenant en compte le % d’éclosabilité, les taux de transmissions germinale qui sont très variable selon la littérature les effectifs indiqués permettraient d’obtenir de 20% à 2% de tramission gemrinale, ce qui représente des valeurs raisonnables pour comparer les conditions donneur-hôte.

Raffinement

Raffinement de l’hébergement : Les animaux seront maintenus en groupes sociaux tout au cours de l’élevage. Les animaux au sol auront à leur disposition diverses combinaisons d’enrichissement : perchoir, bloc à piquer, des chaînettes métalliques, des bandelettes de tissus pour stimuler le jeu. Les poules et coqs hébergées en cages individuelles pendant 6 semaines au maximum bénéficient d'un milieu enrichi par un jouet à picorer et de la proximité avec leurs congénères permettant des échanges visuels, olfactifs et auditifs. Pour limiter les phénomènes de picage, des répulsifs dit anti picage pourront être appliqués sur les animaux victimes de picage. Les animaux seront soumis à une observation soutenue, plusieurs fois par jour, afin de détecter le plus précocement possible toute dégradation du bien-être. Un arbre de décision visant à faciliter la gestion quotidienne des animaux (atteinte ou non du point limite) et une grille d'évaluation ont été développés et seront fournis aux zootechniciens chargés du suivi des animaux.

Choix des espèces

Pour étudier le meilleur génotype pour restaurer les souches de gallus gallus domesticus à partir de cellules germinales primordiales du poulet, l’espèce receveuse la plus adaptée est le poulet. Une partie des animaux sera utilisé après 7 jours de vie, afin d’étudier la colonisation des gonades par les PGCs injectées durant le développement embryonnaire. Une partie des animaux sera utilisée à 12 semaines de vie afin d’analyser et de comprendre la compétition entre les PGCs exogènes et endogènes. 105 animaux seront conservés à l’age adulte (entre 25 et 31 semaines) pour la reproduction et pour étudier le pourcentage de PGCs injectées devenues des gamètes fonctionnels.

  • Conservation des espèces
  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Saumons : 400
Souffrances
▲ -
▲ 160
▲ 240
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 400

Mesurer si des crues simulées modifient la morphologie et la nage des jeunes truites : 400 truites fario sont utilisées, 160 dans des procédures d'un niveau de souffrance léger et 240 dans des procédures modérées, toutes tuées à l'issue. Chacune est marquée à l'élastomère coloré sous anesthésie, élevée trois mois en chenal expérimental, la moitié subissant des simulations de crue, puis capturée par pêche électrique et testée une heure en milieu contrôlé. Le porteur décrit la pêche électrique et le marquage comme stressants sans surmortalité constatée par le passé, et rappelle que les simulations restent d'une amplitude inférieure aux crues naturelles. La mise à mort sert à prélever les pièces sclérifiées situées près du cerveau et des nageoires pour identifier les familles, les résultats étant destinés à alimenter une réglementation sur la franchissabilité des obstacles qui ignore aujourd'hui les juvéniles.

Objectifs

L’objectif du projet est de déterminer l’impact d’événements hydrologiques extrêmes sur le développement morphologique des poissons (Salmonidés), pouvant entrainer des modifications fonctionnelles tel que le comportement, les performances de nages et la prise alimentaire. Le changement climatique se traduit entre autres par l’augmentation de la fréquence, de l’imprévisibilité et de l’intensité d’événements hydrologiques affectant l’ensemble des écosystèmes de rivière (physico-chimique, nourriture disponible, habitat disponible, sédimentologie...). Au-delà des éventuelles réponses adaptatives, de telles variations de débits peuvent à court terme affecter précocement les patrons développementaux des jeunes Salmonidés, conditionnant ainsi leur morphologie. Etant donné les fortes contraintes morpho-fonctionnelles des organismes, un tel changement de morphologie est suspectée pouvoir modifier le comportement des individus, leurs performances locomotrices et de dispersion précoce, notamment en lien avec les pièges thermiques. À plus long terme, une survie différentielle peut conduire à la sélection de poissons présentant des morphotypes particuliers, des comportements et des performances spécifiques, affectant la trajectoire évolutive et la dynamique des populations, possiblement en lien avec leur capacité de résistance/persistance. Il est ainsi nécessaire de mieux comprendre ces mécanismes et leurs interactions dans la gestion des populations face au changement climatique.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus du projet se rapportent à l’écologie et l’évolution des poissons juvéniles soumis à des événements extrêmes d’hydrologie dans une perspective de changement climatique. L’expérience permettra de quantifier 1) l’effet d’événements hydrologiques sur le développement (morphologie) et la dispersion des juvéniles. 2) Comment cette morphologie affectée par de tels évènements climatiques peut changer les aptitudes phénotypiques des poissons (dispersion, morphologie, comportements et capacités locomotrices). 3) Déterminer si ces aptitudes phénotypiques conditionnent les capacités de dispersion dans les cours d’eau, notamment en relation avec la franchissabilité d’obstacles. 4) Nous pourrons également mettre en évidence si les variations phénotypiques observées résultent d’un processus de plasticité phénotypique ou d’adaptation, permettant une meilleure mise en perspective des trajectoires évolutives des populations de poissons menacées face au changement climatique. 5) Enfin, les capacités des juvéniles à franchir des barrières naturelles ou artificielles de hauteurs (saut) vitesses (nage) variées pourront alimenter la réglementation concernant les Informations sur la Continuité Écologique (ICE) et plus particulièrement l’évaluation de la franchissabilité d’obstacle qui ne prends aucunement en compte les juvéniles dans l’évaluation.

Procédures

Les animaux seront soumis à un marquage individuel d’une durée de quelques secondes sous anesthésie, selon un mode opératoire ne durant pas plus de 5 minutes entre le début de l’anesthésie et le réveil. Ce marquage coloré sera conservé par le poisson durant toute l’expérimentation. Durant les 3 premiers mois de croissance en chenal expérimental, la moitié des poissons seront soumis à des simulations d’événement hydrologique d’une amplitude moindre que ceux naturellement subit dans des milieux naturels. Après cela, les individus seront collectés une seul fois à l’aide d’une pêche électrique dans le but d’étudier leurs comportements et leurs capacités locomotrices en milieu contrôlé (2 séquences de test ne durant pas plus d’une heure au total, subit une seule fois par individu).

Impact sur les animaux

Les nuisances potentielles pour les animaux concernent la capture/recapture au moyen d’une pêche électrique. Les individus se remettent généralement très rapidement de cette pêche conduite par une équipe technique expérimentée, sans séquelles ni effets indésirables. Le marquage individuel sous anesthésie par V.I.E est également stressant mais a souvent été réalisé par le passé sur ces jeunes stades, n’occasionnant pas de surmortalités. Les tests comportementaux prévus en milieu contrôlé (aquarium/auge) peuvent également induire au moment de la manipulation un stress modéré qui sera spécifiquement suivi afin de ne pas altérer les résultats. Enfin, les simulations d’événement hydrologique au sein du chenal sont d’une amplitude moindre que ceux naturellement subit dans les cours d’eau dont sont issus les poissons.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à l'issue de l'expérience, afin de réaliser les prélèvements nécessaires pour le phénotypage. En plus des thématiques déjà présentées, l’analyse des pièces sclérifiées (situées dans des capsules otiques, près du cerveau) sera réalisé et nécessite la mise à mort des individus. De plus, des prélèvements de nageoires seront réalisés pour la détermination génétique des familles (géniteurs).

Remplacement

Ce projet s’intéresse aux interactions entre les individus vivants et leur environnement. Il est donc indispensable de travailler sur des organismes intégrés, entiers et en interaction (aucune possibilité de substitution par organoïdes ni approche in silico). Le modèle d’étude choisi est la truite fario Salmo trutta, espèce commune avec un statut de préoccupation mineure. Elle est abondante en France et possède un pouvoir invasif important dans certaines régions du monde. Afin de minimiser l'impact sur les populations naturelles, les poissons utilisés seront issus de pisciculture produisant des individus proches de ceux retrouvés à l’état sauvage.

Réduction

L’expérimentation présentée ici se divise en deux procédures dont chacune d’elle portera sur des individus ayant grandi dans des conditions hydrologiques contrastées (traitement avec hydrologie stable Vs. hydrologie variable). Les deux effectifs utilisés (240 pour la procédure 1 et 160 pour la procédure 2) correspondent à un strict minimum permettant de répondre aux attentes scientifiques (étude de la réponse morphologique, notamment par origine/géniteurs/biefs) tout en accommodant des contraintes techniques (méthode de morphométrie géométrique). De plus, les effectifs ont été définis de façon à ce que les analyses statistiques envisagées présentent une puissance suffisante.

Raffinement

La première phase de l’expérimentation aura lieu dans un chenal expérimental conçu pour la croissance des salmonidés. Les alevins avec vésicule vitelline seront enfouis dans le substrat afin de créer une émergence directement dans le chenal et de ne pas induire de stress supplémentaire par le changement de milieu au cours du début de la vie. Cela permet également aux individus de se nourrir naturellement à partir de la communauté d’invertébrés ayant naturellement colonisé le milieu environnant. Chaque groupe de 60 individus sera maintenu dans un bief du chenal pour une densité de 2,14 individus/m², similaire à celle observée en milieu naturel pour les truites 0+. Le chenal est alimenté par l'eau du ruisseau adjacent, avec la même qualité physico-chimique (jugée trés bonne) et la même densité en ressources alimentaires. Le marquage par injection d'élastomère et la biométrie seront effectués sous anesthésie, à l’aide de matériel adapté (micro-aiguille), par une équipe expérimentée, selon un mode opératoire ne durant pas plus de 5 minutes entre le début de l’anesthésie et le réveil. Durant cette période, leur peau sera maintenue humide grâce à l’utilisation d’un textile imbibé. Les individus seront gardés en observation dans un lieu de réveil afin de contrôler la bonne récupération suite à l’anesthésie. La capture par pêche électrique sera réalisée par une équipe expérimentée et habilitée avec un matériel et un champ électrique adapté aux juvéniles de salmonidae. Si plusieurs passages de pêche sont nécessaires pour capturer les poissons, ils seront espacés d’une demi-journée afin de ne pas créer des stress répétitifs proches dans le temps. La seconde phase de l’expérimentation en milieu contrôlé sera réalisée dans des aquariums alimentés par de l’eau du ruisseau adjacent avec la même qualité physico-chimique. Les principaux paramètres physico-chimiques seront cependant régulièrement suivis (plusieurs fois par jours) pour s’assurer de cela et l’eau sera continuellement oxygénée à l’aide de bulleurs. L’eau de chaque aquarium expérimental sera partiellement renouvelée entre le passage de chaque poisson. Durant cette étape, il n’est pas possible d’amener d’enrichissement dans les aquariums, faute de quoi le suivi vidéo des mouvements ne serait pas possible. La durée du test est cependant réduite au maximum (15 minutes) afin de limiter le stress induit.

Choix des espèces

La truite fario Salmo trutta est une espèce d’eau froide, faisant d’elle un modèle dans l’étude des réponses adaptative des populations aux changements climatiques. De plus, elle possède un fort intérêt culturel (pêche de loisir), économique (consommation, aquaculture) et écologique (trait d’histoire de vie, variabilité intra-spécifique et aire de répartition). C'est par ailleurs une espèce modèle en écologie évolutive, et l'interprétation des résultats obtenus dans ce projet bénéficiera de l'abondante bibliographie. Dans le cadre de cette étude, des mécanismes de plasticités phénotypiques de l’espèce ont déjà pu être observés. Enfin, la reproduction artificielle de cette espèce est bien maîtrisée, ce qui permet d'utiliser des individus issus de piscicultures, proches des populations sauvages, plutôt que d’affecter des stocks naturels. Les animaux utilisés seront des alevins au stade 0 + (en fin de résorption vitelline au début de l’expérimentation puis juvéniles en fin d’expérimentations 4 mois plus tard). Il s’agit du stade où les processus développementaux permettent la plus importante croissance relative, la plus à même de conduire à des remaniements phénotypiques structurels pérennes qui pourront affecter l’écologie des poissons sur le long terme.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 9860
Souffrances
▲ -
▲ 6230
▲ 3630
▲ -
Devenir
 -
 4530
 -
 5330

Jusqu'à deux chirurgies cérébrales de une à six heures par animal, six injections espacées de 48 heures, une heure de tête maintenue fixe pour présenter des odeurs juste devant le nez : 3 630 souris adultes subissent ces procédures, dans un projet qui mobilise 9 860 souris au total, 6 230 à un niveau de souffrance léger et 3 630 à un niveau modéré. Le protocole consiste à séparer brièvement des souriceaux de leur mère, parfois sous sédation, et à observer ce que la mère fait d'eux ou de leur odeur, pour situer le rôle de l'ocytocine dans le cortex olfactif. Les 3 630 femelles adultes sont tuées pour prélever leur cerveau, et 1 700 souriceaux le sont aussi faute de pouvoir survivre sans leur mère. Les 4 530 souriceaux restants sont gardés vivants et "proposés à la communauté des utilisateurs" de l'établissement pour un usage futur.

Objectifs

L’ocytocine est une molécule libérée par les neurones du cerveau, connue pour son rôle dans la lactation et lors de l’accouchement. Cependant, des études récentes montrent que l’ocytocine a aussi une action sur le cerveau lui-même, et que cette action favoriserait les comportements sociaux et maternels. Ainsi, l’ocytocine est considérée comme une hormone ayant un effet « pro-social » mais ses mécanismes d’action sont encore méconnus. L’objectif de cette étude est de comprendre comment l’ocytocine agit sur les neurones du cerveau lors des comportements maternels. Chez la plupart des mammifères, l’olfaction joue un rôle central pour les interactions entre individus et en particulier entre adultes et leurs progénitures. Chez la souris, le cortex olfactif présente une densité exceptionnelle de récepteurs à l’ocytocine par rapport à d’autres régions cérébrales, notamment chez les femelles, avec une densité accrue chez les mères par rapport à des femelles vierges. Aux vues de cette forte expression chez les mères, nous faisons l’hypothèse que l’ocytocine dans le cortex olfactif est impliquée dans les comportements maternels chez les souris femelles. Pour tester cette hypothèse, nous réaliserons des expériences de comportement en présence de souriceaux âgés de 1 à 10 jours ou de leurs odeurs, et nous manipulerons la transmission ocytocinergique dans le cortex olfactif pour tester le rôle de l’ocytocine dans ces comportements. Nous enregistrerons également l’activité des neurones du cortex olfactif en parallèle de la respiration lors de ces expériences. Nous utiliserons des électrodes très fines placées au préalable dans les régions cérébrales impliquées. Le grand nombre de neurones enregistrés via cette méthode nous permettra de réduire considérablement le nombre d’animaux utilisés. Nous utiliserons des tests statistiques et des études pilotes pour déterminer le nombre d’animaux nécessaires à nos expériences. Pour tester le rôle de l’ocytocine, nous ciblerons les neurones qui libèrent de l’ocytocine ou bien ceux qui répondent à l’ocytocine. Pour cela, des injections d’agents pharmacologiques seront nécessaires et nous devrons faire exprimer des molécules spécifiques dans le cerveau grâce à des adénovirus injectés au préalable. Nous quantifierons l’expression des comportements maternels et l’activité des neurones tout en veillant au bien-être des souris et souriceaux.

Bénéfices attendus

Chez les Mammifères, la mise en place des comportements maternels est essentielle pour la survie des petits et de l’espèce en général. Chez l’Homme, il est notamment connu que le lien entre mère et enfant est facilité par la neurohormone nommée oxytocine, libérée dans la circulation sanguine de la mère lors de l’accouchement. Nous savons également que les odeurs jouent un rôle important et bénéfique dans le lien entre mère et enfant, un lien qui peut être affecté dans certaines situations, notamment lors de certains accouchements par césarienne (les taux d’oxytocine libérés sont alors plus limités). Ce projet permettra de mieux comprendre comment le cerveau s’adapte lorsqu’il s’agit de mettre en place des comportements maternels et le rôle des odeurs dans ce processus. A terme, il pourrait permettre de mettre en place des stratégies pour faciliter l’établissement de ces comportements chez l’Homme dans des situations problématiques liées à la maternité. Cette perspective est d’autant plus réaliste que l’administration d’ocytocine par voie intranasale est déjà réalisée chez des enfants autistes pour améliorer leurs relations sociales.

Procédures

Les souris seront utilisées lors de tâches comportementales en présence de souriceaux ou de leurs odeurs. Ces tâches de courte durée (1h environ) auront lieu quotidiennement pendant les phases d’expérimentation (durée maximum de 2 mois). Notre étude nécessitera de réaliser des injections (moins de 3min par injection/jour, environ 6 injections par souris espacées d’un minimum de 48h) chez les souris adultes. Avant les tâches, les souris seront progressivement habituées aux injections et à la contention associée. Dans une série d’expérience, afin de pouvoir présenter les odeurs aux souris de manière précise et juste devant leur nez, nous devrons maintenir leur tête en position fixe au sein du dispositif comportemental qui permet de délivrer les odeurs. La durée de contention par maintien de la tête n'excédera pas 1h et sera réalisée après une habituation progressive. Afin de comprendre le fonctionnement du cerveau lors des tâches réalisées, certaines souris seront équipées d’implants cérébraux qui permettent d’enregistrer l’activité de dizaines de neurones en cours de comportement. L’implantation de ces équipements et la réalisation de ces expériences nécessitent la réalisation de chirurgies en amont des tâches (maximum 2 chirurgies par animal, durée 1-6h). A la fin de l'expérimentation, les souris seront soumises à une perfusion afin de préserver les tissus cérébraux et d'effectuer des contrôles histologiques (durée de la procédure inférieure à 20min, réalisée sous traitement anesthésique et analgésique).

Impact sur les animaux

Les souris utilisées dans ce projet seront mises en présence de souriceaux (ou d’odeurs de souriceaux) et nous observerons leur comportement pour quantifier leur capacité à en prendre soin. Les souriceaux pourront être brièvement séparés de leur mère le temps de réaliser ces tests, ce qui correspond à un stress modéré car réduit dans la durée. Pour limiter ce stress, il sera parfois possible de sédater ou anesthésier les souriceaux, ce qui nécessite d’injecter des substances médicamenteuses via des injections sous-cutanées réalisées à l’aide d’aiguilles très fines. Afin de pouvoir tester le rôle de l’ocytocine dans ces comportements, nous utiliserons des méthodes qui permettent de cibler les neurones capables de libérer de l’ocytocine ou bien les neurones qui répondent à l’ocytocine lorsqu’elle a été libérée. Pour cela, nous devrons faire exprimer des molécules spécifiques dans le cerveau des souris adultes grâce à l’expression d’adénovirus injectés au préalable et des injections d’agents pharmacologiques seront nécessaires. Ces injections représentent potentiellement une légère nuisance pour les animaux car elles nécessitent de les maintenir immobiles pendant la durée de l’injection (contention). Pour pouvoir enregistrer l’activité des neurones dans les souris, nous utiliserons des électrodes très fines placées au préalable dans les régions cérébrales impliquées. Un hébergement en cage individuelle enrichie sera parfois nécessaire pour éviter que ces électrodes ne soient pas détruites par les congénères. Les souris pourront être connectées via un câble fin au système d’enregistrement ce qui peut générer une légère gêne. De plus, les odeurs étant très volatiles, il nous faudra maintenir la tête des souris proches de la source d’odeurs dans certaines expériences, en réalisant une fixation de leur tête limitée dans la durée.

Devenir

L’euthanasie des 3630 souris adultes en fin d’expérimentation sera nécessaire pour prélever leur cerveau et faire l’analyse post-mortem des tissus cérébraux. Cette procédure sera réalisée par des expérimentateurs compétents et soucieux du bien-être animal, sous anesthésie profonde avec le degré d’analgésie recommandé par les services vétérinaires. La mise à mort sera ainsi indolore pour les animaux, avec une perte de conscience rapide. Les souriceaux seront aussi mis à mort à la fin des procédures si les mères ne peuvent pas être gardées en vie jusqu'au sevrage car ils ne peuvent être gardés en absence de leur mère (1700 souriceaux concernés). Il est possible de retarder l’euthanasie de la mère pour attendre le sevrage et ensuite les replacer au sein de la communauté des utilisateurs. Si la mère n’est pas utilisée pour des contrôles histologiques, les souriceaux seront gardés en sa présence et proposés à la communauté des utilisateurs pour une utilisation future potentielle, limitant ainsi le nombre d’animaux utilisés dans l’établissement (4530 souriceaux concernés).

Remplacement

La souris fait partie de la famille des Vertébrés, comme l’Homme, et elle est capable de fonctions cognitives relativement complexes : elle représente donc un modèle d’étude particulièrement intéressant pour comprendre le fonctionnement du cerveau humain. Nous étudierons les circuits neuronaux des souris alors que ces dernières effectueront des comportements maternels : il nous faudra donc travailler avec des animaux vigiles. Par conséquent, il nous sera impossible de conduire cette étude in vitro. Enfin, dans l’état des connaissances actuelles, les questions que nous adressons ne peuvent malheureusement pas être réalisées in silico.

Réduction

Le nombre total d’animaux requis pour ce projet est de 9860 (3630 souris adultes et 6230 souriceaux) sur 5 ans. Nous prévoyons de minimiser ce nombre en utilisant les mêmes souris dans des tests comportementaux différents, avec ou sans intervention sur le système ocytocinergique. Pour chaque condition testée, nous utiliserons le nombre minimum d’animaux nécessaire pour pouvoir tirer des conclusions valables sur le plan statistique et tenant compte des aléas liés à ces approches expérimentales complexes. Ce nombre sera réduit davantage grâce à nos études pilotes qui permettront une optimisation des paramètres de nos expériences et raffiner notre approche statistique.

Raffinement

Nos souris seront hébergées en portoir ventilé, dans des conditions qui favorisent l’expression de leurs comportements naturels : petits groupes sociaux (maximum 5 souris par cage) au moins jusqu’au début des tests comportementaux, cages enrichies d’éléments permettant de construire un nid (carré de coton, petites maisons en carton, frisures de papier kraft) ou de favoriser l’exploration (jouets). Les animaux seront acclimatés à leurs lieux d’hébergement/expérimentation et habitués de manière progressive aux procédures qu’ils vont rencontrer (notamment aux contentions et injections). Le bien-être de chaque animal sera évalué quotidiennement et une fiche de suivi individuel sera créée pour chaque procédure expérimentale. A partir des critères définis dans ces fiches, les expérimentateurs et techniciens animaliers seront informés des procédures à suivre pour limiter toute souffrance chez nos souris. L’utilisation de substances anesthésie et analgésique permettront de supprimer la souffrance des animaux lors des procédures qui le nécessitent. Les femelles accouplées seront séparées des mâles et mises en compagnie des « accompagnantes » dès l’arrêt de l’accouplement. Si une accompagnante est agressive, elle sera immédiatement remplacée. Lors des tâches comportementales : si des comportements agressifs envers les petits sont détectés, l’expérience sera immédiatement interrompue. Les souriceaux seront maintenus sur tapis chauffant pour les courtes périodes inter-essais, dans les rares cas où ils ne pourraient pas être retournés à leur mère. Ils seront frottés avec le matériau de leur nid d’origine avant d’être rendus à leur mère afin de favoriser leur ré-intégration (suivi de leur bien-être et points limites définis au préalable).

Choix des espèces

Notre but est de comprendre les mécanismes impliqués dans une fonction cognitive complexe, à l’échelle de large ensemble neuronaux. Nous avons choisi le modèle souris car le cerveau murin présente de grandes similarités avec d’autres cerveaux de Mammifères, y compris l’Homme, et permet d’étudier les fonctions cognitives qui nous intéressent. L’effet positif de l’ocytocine sur les comportements sociaux a notamment été montré aussi bien chez la souris que chez l’Homme. Les odeurs jouent un rôle important dans le lien mère-progéniture, aussi bien chez l'Homme que chez la Souris. Le projet sera réalisé sur des animaux de 2-6 mois ce qui correspond chez cette espèce à l’âge adulte où l’animal est en pleine capacité d’apprentissage. Leur poids et leur taille sont stabilisés, et la taille du cerveau est homogène garantissant ainsi une bonne reproductibilité des sites d'injection et/ou d’implantation. Des souriceaux seront utilisés comme stimuli au cours des expérimentations car elles visent à comprendre les bases neurobiologiques des comportements maternels.

  • Recherche fondamentale
    • Système urogénital
Rats : 90
Souffrances
▲ -
▲ 90
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 90

Exposer des rats mâles aux radiofréquences de la 5G dès le sevrage pour chercher un effet sur leur fertilité : 90 rats juvéniles sont utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, tous tués à l'issue pour prélever sang et testicules. Chacun passe deux heures par jour, cinq jours par semaine pendant trois mois, seul dans une cage placée dans une chambre réverbérante à 900 MHz ou 27,5 GHz. Le porteur affirme qu'aucune nuisance importante n'est attendue et qu'aucune manipulation stressante ou douloureuse n'est prévue, l'exploration de la fonction reproductive se faisant après la mort. L'effectif tient à une étude pilote sur six rats issus d'un projet antérieur, dont un présentait des particularités histologiques inattendues, et à des variations liées à l'âge dont le porteur écrit ne pas savoir comment elles évolueront.

Objectifs

Au cours des dernières décennies, l'utilisation des communications mobiles cellulaires a augmenté, entraînant une exposition croissante de la population mondiale aux champs électromagnétiques artificiels. Cette exposition soulève des questions sur les éventuelles conséquences biologiques et sanitaires. Bien que la littérature humaine et animale se soit accumulée au cours des 30 dernières années, des incertitudes persistent concernant les effets biologiques et comportementaux des champs électromagnétiques artificiels, en particulier dans la gamme des radiofréquences utilisée pour la téléphonie mobile notamment. De plus, une diminution continue et mondiale de la fertilité masculine est observée depuis environ 50 ans. Une explication possible serait la sensibilité particulière du système reproducteur masculin à certains facteurs environnementaux. Dans ce contexte, l'accélération du développement des technologies de télécommunications au cours des 15-20 dernières années soulève le problème de l'impact de l'exposition des testicules aux radiofréquences. Ce projet a pour objectif d'étudier l'impact des radiofréquences de la 5G sur la fonction reproductive masculine chez les rats juvéniles. Dans cette étude expérimentale, l'impact d’une exposition chronique aux radiofréquences de la téléphonie mobile 5G à deux fréquences (900 MHz et 27,5 GHz) sur divers marqueurs de la fertilité masculine sera exploré (hormones sexuelles dans le sang, intégrité des spermatozoides et testicules). Pour cela, des rats pré-pubères sont exposés aux radiofréquences de la 5G jusqu'à l'âge adulte, afin d’évaluer plus spécifiquement l'impact de cette exposition pendant cette période de fragilité maximale du système reproducteur. De plus, chez l'homme, cette période est aussi celle de l’entrée dans l’utilisation, parfois intensive, des outils numériques utilisant ces signaux de radiofréquences.

Bénéfices attendus

Le principal bénéfice attendu est l’apport de connaissances complètement nouvelles considérant que i) ce projet représente la 1ère étude comparative des effets de 2 signaux radiofréquences de la technologie 5G. À notre connaissance, aucune étude n'a investigué la toxicité sur le système reproducteur de ces signaux radiofréquences de la 5G, en particulier dans la gamme des ondes millimétriques (24-28 GHz). L'exposition aux radiofréquences est représentative d'une exposition environnementale (sans élévation de la température corporelle, ex : antenne relai) grâce à l'utilisation d'une chambre de réverbération. ii) Peu de travaux ont été réalisés sur une durée d'exposition couvrant deux cycles de la formation des spermatozoides, c'est-à-dire une durée suffisamment longue pour observer d'éventuels effets sur la fertilité masculine. iii) le projet cible l’impact des signaux radiofréquences de la téléphonie mobile commençant à l’adolescence, soit chez des sujets n'ayant pas atteint la maturité sexuelle au début de l'exposition et qui, comme chez l'humain, vont grandir dans un environnement avec les radiofréquences de la téléphonie mobile notamment. L'adolescence est une période de fragilité/vulnérabilité rarement abordée dans les études expérimentales. Chez l'humain, c'est la période où l'utilisation des téléphones mobiles/écrans augmente de manière exponentielle.

Procédures

Ce projet qui contient une seule procédure, consiste, chez des rats habitués à leur environnement au laboratoire et à l'expérimentateur, en une exposition quotidienne de 2h, les jours de semaine, dans une chambre réverbérante dédiée à l'exposition aux radiofréquences et ceci pendant 3 mois environ. Cette chambre éclairée et ventilée peut contenir jusqu'à 24 rats en cage individuelle. Ainsi les rats, sont placés tous les jours sauf le week-end dans leur cage individuelle d'exposition et placés sur un rack puis introduit soit dans la chambre (groupes radiofréquences et groupe contrôle chambre) ou placés sur un rack à l'extérieur de la chambre (groupe contrôle cage).

Impact sur les animaux

Aucune nuisance importante n'est attendue. Les rats sont habitués à l’expérimentateur et à leur environnement à partir du 5e jour après leur arrivée au laboratoire, et à la chambre d'exposition à partir du 8e jour, soit avant le début des expositions aux RF. Aucune manipulation ou expérience pouvant être considérée comme stressante ou douloureuse n’est attendue dans le cadre du projet. En effet, l’exploration de la fonction reproductive se fera post-mortem sur le sang et les tissus récupérés. De plus, nous avons une grande expérience de ce type d’études expérimentales consistant à exposer des rats jeunes ou adulte aux radiofréquences de la téléphonie mobile dans une chambre réverbérante.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à l’issue de chaque procédure pour prélèvements sanguins et des tissus postmortem ( testicules).

Remplacement

Ce projet aujourd’hui ne peut, ni être réalisé à l’aide de modèles cellulaires, organoïdes ou autre, ni être modélisé par l’informatique ou encore l'intelligence artificielle. En effet, dans notre projet, il n’est pas possible de travailler in vitro sur des spermatozoides ou des cellules qui vont permettre leur formation car nous devons tenir compte pour étudier la fonction de reproduction, de l'ensemble du testicule. Celui-ci comprend des vaisseaux sanguins, des cellules produisant des hormones mâles, des tubes séminifères où se forment les spermatozoides et un tissu conjonctif qui joue notamment le rôle de lien, de soutien des differents composants du testicule. Ainsi, le testicule est un organe très complexe et la formation des spermatozoides est finement régulée. C’est pour cela que nous analysons les profils hormonaux sanguins pour déceler d’éventuelles modifications post-exposition aux radiofréquences. Nous voulons étudier l’intégralité de la fonction testiculaire, soit sa fonction de production de spermatozoides et sa fonction de synthèse des hormones sexuelles mâles. Ainsi, nous avons besoin de travailler sur l’animal pour étendre nos connaissances sur ces processus physiologiques en lien avec la fonction de reproduction masculine, notamment dans le contexte des expositions environnementales aux radiofréquences qui de plus, pourront enrichir les données exploitables en modélisation dans le futur. Notons que les modèles murins possèdent des fonctions de reproduction proches de l’homme, et que les troubles de la fertilité masculine sont particulièrement étudiés chez ces animaux. Les études chez le rat représentent ainsi des opportunités uniques pour l'étude de fonctions reproductives et pour l’ouverture vers de nouvelles approches thérapeutiques et la réalisation de tests précliniques.

Réduction

A propos du nombre d’animaux utilisé, les résultats attendus pour être valides doivent être statistiquement justifiés, c’est pourquoi nous avons adapté le nombre d’animaux utilisés au plus juste, pour atteindre la validité statistique en fonction des objectifs que nous nous sommes fixés, soit une évaluation complète des marqueurs sanguins et tissulaires de la fertilité masculine. Nous avons réalisé une étude pilote avec 6 rats adultes issus d’un projet précédent et nous avons observé 1 rat présentant des particularités histologiques inattendues et non observable chez ses congénères. De plus, notre projet concerne des rats juvéniles qui présentent des variations attendues dans la progression de la spermatogenèse et les taux circulants d’hormones sexuelles et dont nous ne savons pas comment ces variations liées à l’âge évolueront au cours de l’expérience une fois qu’ils auront atteint l’âge adulte.

Raffinement

Les animaux bénéficient de soins appropriés pour optimiser leur bien-être au quotidien, réduire la souffrance et l’angoisse tout au long des expériences. Ceci est aussi essentiel car la validité/reproductibilité de nos données en dépend : comme de nombreuses autres fonctions physiologiques, la fonction de reproduction masculine est très sensible aux effets du stress et de l’inconfort. De plus, les rats sont hébergés en groupes sociaux pour respecter le caractère grégaire de ces animaux et des éléments d’enrichissement (barreau à ronger) sont intégrés dans leur environnement. Les rats sont manipulés quotidiennement par le/les expérimentateurs à partir du 5e jour après leur arrivée au laboratoire pour habituation et familiarisé avec la chambre d’exposition à partir du 8e jour de leur arrivée au laboratoire. Des points limites ont été établis en accord avec la cellule BEA de notre laboratoire et la vétérinaire référente, permettant d’interrompre les procédures et de soulager la souffrance animale lorsqu'elle est présente.

Choix des espèces

Nous avons choisi le modèle Rat pour nous appuyer directement sur les nombreuses données de la littérature anatomique et fonctionnelles depuis plus de 20 ans et qui en font un modèle de choix pour ce type d’étude. Les animaux sont utilisés dès l'âge juvénile, soit 30 jours au début des expositions aux RF : ils arriveront au laboratoire à l’âge de 22 jours environ, juste après le sevrage. L’objectif du projet est d’explorer l’impact d’une exposition chronique aux RF de la 5G sur le développement de la fonction de reproduction. C’est aussi l’objectif du projet de se placer à la période où chez l’humain, les adolescents/jeunes adultes deviennent aussi des grands utilisateurs des outils numériques et notamment du téléphone mobile, utilisant ces signaux de la 5G.

Néphropathie à IgA : aspects pharmacologiques

(NTS-FR-942821v1 – 16/01/2025)
  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
    • Système urogénital
Souris : 136
Souffrances
▲ -
▲ 136
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Devenir
 -
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 -
 136

Une partie des souris utilisées est immunodéprimée ou immunodéficiente par construction, donc sans défense face au moindre pathogène. 136 souris sont utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, réparties en trois protocoles de 24, 32 et 80 animaux. Elles reçoivent des injections d'immunoglobulines A pour reproduire une néphropathie rénale, des prélèvements sanguins sous anesthésie, puis un traitement dilué dans l'eau de boisson pendant 8 à 22 semaines selon les groupes. Toutes sont tuées à la fin pour prélever les organes, alors que le porteur affirme qu'aucun effet indésirable n'est attendu, ni perte de poids ni douleur ni comportement anormal, y compris chez les souris immunodéficientes.

Objectifs

L’immunoglobuline A (IgA) est une molécule du système immunitaire qui peut à la fois protéger contre les infections et, dans certains cas, provoquer des maladies. Dans la néphropathie à dépôts mésangiaux d’IgA (NIgA), ces molécules s’accumulent dans les reins, causant des dommages progressifs pouvant mener à une insuffisance rénale grave. Même si des recherches ont été menées, les mécanismes exacts de cette maladie restent mal compris et il n’existe pas encore de modèle complet pour l’étudier. Ce projet a pour objectif de mieux comprendre cette maladie en travaillant sur deux axes principaux : l’étude des caractéristiques des IgA responsables de ces dommages et l’identification des processus qui conduisent à leur production. Le premier objectif est d'explorer les propriétés des IgA qui favorisent leur dépôt dans les reins. Il est établi que les IgA impliquées sont modifiées par des sucres (glycosylées), mais cette seule caractéristique ne suffit pas à tout expliquer. La tendance des IgA à former des amas (polymérisation) est également considérée comme un facteur clé contribuant à leur dépôt. Pour valider cette hypothèse, des modèles murins passifs ou reproduisant la NIgA seront utilisés afin de déterminer si le blocage de cette polymérisation réduit les dépôts d'IgA dans les reins. Le second volet du projet vise à empêcher la production des IgA dysfonctionnelles. Des recherches récentes ont montré que certains globules blancs (les lymphocytes B) jouent un rôle important dans cette maladie. Nous proposons donc d’utiliser une molécule agissant contre ces cellules et ayant montré des effets positifs chez des patients atteints de NIgA. Nous testerons également une antibiothérapie pour réduire la stimulation de ces lymphocytes. Les deux traitements seront testés séparément et ensemble afin de déterminer leurs effets synergiques. En fin de compte, nous espérons que cette approche intégrée permettra de mieux comprendre les mécanismes de production des IgA impliquées dans la maladie et de développer des stratégies thérapeutiques ciblées et efficaces pour prévenir leur dépôt dans les reins.

Bénéfices attendus

La NIgA est une des maladies rénales les plus fréquentes chez l'adulte, et l'une des principales causes d'insuffisance rénale terminale. Cependant, les mécanismes de cette maladie restent mal compris, rendant les traitements actuels peu spécifiques. Bien que certaines études aient mis en lumière des mécanismes impliqués, elles n'ont pas encore permis de proposer des solutions thérapeutiques adéquates. Ce projet a pour objectif premier d'identifier les caractéristiques des IgA responsables de la maladie. Ces découvertes pourraient améliorer la compréhension de celle-ci et ouvrir la voie à de nouveaux traitements, comme le développement d'anticorps qui ciblent spécifiquement les IgA anormales, ou des thérapies ciblées (géniques) visant à corriger la production de ces molécules. En cohérence avec cet objectif, dans la deuxième partie du projet nous souhaitons réussir à cibler une population cellulaire à l’origine de la production de ces IgA. Par ces traitements, nous espérons mieux caractériser ces cellules mais aussi limiter la dégradation de la fonction rénale. En somme, ce projet pourrait, à terme, conduire à des avancées significatives à la fois dans la compréhension des mécanismes sous-jacents à la NIgA et dans le développement de traitements plus spécifiques et efficaces.

Procédures

Dans ce projet, trois procédures différentes ont été définies. Dans la première, les souris recevront 2 injections, une première de la molécule capable d'empêcher la polymérisation des IgA, puis une deuxième d'IgA afin de reproduire passivement la maladie. En parallèle, un prélèvement de sang sera réalisé avant toutes injections. La seconde procédure sera réalisable uniquement si la première donne des résultats convaincants. Concernant celle-ci, un groupe recevra la molécule dans l'eau de boisson pendant 8 semaines et l'autre de l'eau de boisson classique. Pendant ces 8 semaines, 4 prélèvements sanguins seront réalisés, c’est-à-dire une fois au début du traitement puis toutes les 2 semaines. Ils nous permettront de suivre l'évolution du taux d'IgA dans le sang des souris traitées par rapport aux contrôles. Enfin pour la troisième et dernière procédure, nous souhaitons tester des traitements sur différents groupes de souris. 4 groupe seront formés, pour que le premier reçoive de la molécule d’intérêt diluée dans l'eau de boisson pendant 22 semaines. Un autre, recevra une antibiothérapie aussi diluée dans l'eau de boisson pour une durée de 8 semaines. Le troisième recevra une combinaison des 2 traitements précédents. Le traitement par la molécule d’intérêt ainsi que l'antibiothérapie seront démarrés en simultané. Cependant l'antibiothérapie ne durera que 8 semaines alors que le traitement par la molécule sera prolongé jusqu'à 22 semaines. Le dernier groupe recevra de l'eau de boisson classique afin de servir de groupe témoin.

Impact sur les animaux

Dans ce projet, tous les traitements testés ont déjà fait l’objet de publications scientifiques. Pour chacun d’eux, aucun effet indésirable comme la perte de poids, la douleur, le stress ou des comportements anormaux n’ont été notifiés. Malgré le fait que les modèles utilisés dans ce projet soient immunodéprimés ou immunodéficients, aucun autre effet indésirable ou secondaire ne devrait être observé. En effet, ces modèles sont élevés dans des conditions particulières ne laissant pas leur phénotype dommageable s’exprimer en l’absence de contact avec des pathogènes. Concernant l’étape du projet utilisant le modèle murin passif de NIgA, ces souris seront manipulées plusieurs fois en peu de temps. Cela pourrait provoquer une léger stress. Néanmoins, l’expérimentation étant de courte durée, celui-ci ne se manifestera pas ou sera de courte durée. Enfin, dans ce projet, des prélèvements sanguins vont être réalisés. Ces prélèvements seront réalisés sur animaux anesthésiés, et la douleur au réveil de ceux-ci ne sera que de courte durée.

Devenir

Tous les animaux de chacune des procédures (24 + 32 + 80 = 136) seront euthanasiés à la fin de celles-ci. Le but étant d'étudier les effets des différents traitements qui leur auront été administrés de manière approfondies.

Remplacement

La néphropathie à IgA est une maladie complexe qui résulte de l'interaction de plusieurs facteurs. Les études réalisées en laboratoire sur des cellules isolées (modèles in vitro) sont utiles pour examiner certains aspects de la maladie, mais ne peuvent pas reproduire la complexité des interactions du corps humain. Par exemple, elles ne permettent pas d'observer comment les tissus et les cellules interagissent, comment le système immunitaire réagit, ou comment la maladie progresse au fil du temps. De plus, ces modèles en laboratoire ne permettent pas d'évaluer les effets des traitements de manière globale, ce qui est essentiel pour des maladies comme la NIgA. C'est pourquoi l'utilisation de modèles animaux reste essentielle pour mieux comprendre les mécanismes de la maladie et développer des traitements efficaces.

Réduction

Les manipulations seront réalisées de façon indifférente sur des mâles et des femelles, permettant ainsi une réduction du nombre d'animaux générés dans l'élevage. À la fin de l'expérimentation, les souris sont euthanasiées et tous les organes d'intérêt seront prélevés, maximisant ainsi les données obtenues par animal. Pour déterminer le nombre d'animaux nécessaires par groupe, nous nous basons sur des études précédentes publiées dans la littérature scientifique sur la NIgA. Ces études indiquent qu'un échantillon de 8 animaux par groupe est généralement suffisant pour détecter des différences statistiquement significatives avec une puissance adéquate. Pour l’analyse des expériences, nous utiliserons des tests statistiques adaptés. Cette approche rigoureuse garantit que le nombre d'animaux utilisés est le minimum nécessaire pour obtenir des résultats fiables et reproductibles.

Raffinement

Le nombre d’animaux par cage sera contrôlé pour nos expérimentations afin d’éviter le surpeuplement. De plus, une surveillance quotidienne de l’état général des animaux sera effectuée par du personnel qualifié. Des points limites seront établis et adaptés aux procédures mises en place, incluant des critères d'évaluation spécifiques pour identifier rapidement tout signe de détresse ou de souffrance. Toutes les précautions d’usage seront mises en œuvre en termes d’anesthésie et d'analgésie afin de limiter la douleur des animaux.

Choix des espèces

La souris est le modèle animal le plus adapté pour ce projet pour plusieurs raisons. Tout d'abord, le fonctionnement des reins chez la souris est similaire à celui de l'homme. Elles possèdent des structures rénales et des mécanismes de filtration proches de ceux des humains, ce qui est essentiel pour étudier des maladies rénales comme la NIgA. De plus, la majorité des modèles expérimentaux de NIgA actuellement disponibles sont murins. Ces modèles ont été bien caractérisés et validés, ce qui nous permet de bénéficier d'une base de données robuste et d'une littérature scientifique étendue. Les souris génétiquement modifiées, offrent des outils puissants pour disséquer les mécanismes sous-jacents de la maladie. Enfin, les souris présentent également l'avantage qu'elles ont un temps de génération court, sont faciles à manipuler et à maintenir. Tous les animaux seront utilisés à des âges soigneusement sélectionnés pour garantir la réalisation optimale des analyses nécessaires au bon déroulement du projet. Pour les souris immunodéficientes, nous opterons pour un spectre assez large d'âge compris entre 2 et 6 mois, car celui-ci n’aura pas d’incidence majeure sur la procédure ou les résultats obtenus. Leur âge ne constituera pas un facteur critique. En revanche, pour les souris des deux modèles reproduisant la NIgA, nous commencerons leur utilisation 4 semaines après leur naissance, au moment du sevrage. Ainsi, elles auront atteint une maturité physiologique adéquate pour des expérimentations fiables. Ce choix est essentiel, car il nous permettra d'analyser l'effet des traitements à mesure que la maladie évolue naturellement chez les souris. En synchronisant l’administration des thérapies avec l'évolution de la maladie, nous espérons mieux comprendre l'impact des interventions à différents stades de développement, et en particulier si les traitements peuvent ralentir, stabiliser ou inverser les dépôts d'IgA et les lésions rénales. Cela garantira également que les comparaisons entre les groupes traités et non traités soient réalisées dans des conditions de progression de la maladie aussi homogènes que possible. Ainsi, la planification de l'âge des souris à utiliser dans chaque phase expérimentale a été pensée pour maximiser la pertinence des observations tout en tenant compte des spécificités de chaque modèle.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 240
Souffrances
▲ -
▲ 60
▲ 180
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 240

Greffer à des souris le microbiote fécal de patients déprimés pour voir si la dépression se transmet par l'intestin : 240 souris mâles sont utilisées, 60 dans des procédures d'un niveau de souffrance léger et 180 dans des procédures modérées, toutes tuées à l'issue pour prélever leur cerveau et séquencer leur microbiote. Elles reçoivent des gavages, des recueils de crottes en cage de collection, puis une série de tests censés mesurer un comportement de type anxieux et dépressif. Le second volet compare deux antibiotiques, la minocycline qui franchit la barrière hémato-encéphalique et la sarécycline qui ne la franchit pas. Le porteur qualifie les nuisances de modérées et le stress des tests de léger, annonce des points limites "précoces" appliqués strictement, et laisse les tests eux-mêmes sans nom, leur durée allant de cinq minutes à trois jours.

Objectifs

Dans le contexte de l'axe intestin-cerveau (soit le lien bidirectionnel entre notre intestin et notre cerveau), notre hypothèse est que le microbiote intestinal pourrait jouer un rôle central dans le développement de la dépression et l’anxiété. Pour tester cette hypothèse, nous utiliserons d’abord un modèle de souris « humanisé », les souris recevront alors du matériel fécal provenant soit de sujets sains soit de patients déprimés. . Suite à la greffe fécale, le comportement des souris sera évalué dans une série de tests visant à mesurer les comportements de type anxieux et dépressif. Ceci nous permettra d’évaluer le rôle causal du microbiote dans la symptomatologie dépressive et anxieuse. Ensuite, nous nous concentrerons sur les potentielles propriétés antidépressives de certains antibiotiques. Plus précisément, la minocycline est un antibiotique qui traverse facilement la barrière hémato-encéphalique (BHE, la barrière qui protège le cerveau) et dont l'effet antidépresseur serait lié à ses propriétés anti-inflammatoires au niveau du cerveau. À ce jour, il reste à déterminer si les effets antidépresseurs de la minocycline passent en partie par le microbiote intestinal. Pour tester cette hypothèse, nous utiliserons un modèle de souris anxio-dépressif (modèle de souris CORT) qui repose sur l’administration de la corticostérone, tout en comparant les effets de la minocycline et de la sarecycline (un antibiotique de la même classe qui ne traverse pas la BHE). D’un point de vue général, ce projet pourrait déboucher sur de nouvelles stratégies ciblant le microbiote pour le traitement de la dépression.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de déterminer l'impact du microbiote intestinal sur la réponse au traitement et d'identifier des bactéries candidates qui pourraient être utilisées comme adjuvants pour la réponse au traitement. Ce travail offre une occasion unique d'élargir nos connaissances dans le domaine hautement compétitif de l'axe intestin-cerveau. Les connaissances générées par ce projet seront, à long terme, bénéfiques pour la communauté scientifique, les industries alimentaires et pharmaceutiques et le grand public, en réduisant le fardeau économique considérable lié à la gestion de la santé mentale.

Procédures

Une partie des souris recevront des gavages. Un gavage dure approx 10 secondes. Nous effectuerons des recueils fécaux (3 crottes) sur animal vigil, dans des petites cages de collection (5 min max). Des tests comportementaux seront effectués sur les animaux afin d’évaluer le comportement de type anxio-dépréssif. Chaque souris fera chaque test une fois pendant la durée du protocole. La durée des tests comportementaux varie entre 5 minutes et 3 jours.

Impact sur les animaux

Les nuisances pour ces animaux sont modérées. Les tests comportementaux n’induisent pas de douleur mais un stress léger. Le gavage pour les transplantations fécales sera fait par des chercheurs expérimentés, réduisant donc le risque d’une fausse route ou de lésion mécanique. Néanmoins, bien que le geste technique soit maitrisé par les expérimentateurs, il peut y avoir exceptionnellement des lésions mécaniques.

Devenir

Suite au dernier test comportemental, les souris seront euthanasiés pour analyse post mortem des cerveaux et le séquençage du microbiote.

Remplacement

Dans l’état actuel des connaissances modéliser in vitro ou in silico les mécanismes biologiques des troubles anxio-dépressifs n’est pas possible. En effet, il s’agit de relier le microbiote aux désordres centraux qui peuvent associés. Par ailleurs, dans le cadre de ce présent projet, il s’agit d’évaluer également la participation des bactéries intestinales et de la barrière digestive dont le système nerveux entérique. Le recours à l’expérimentation animale est donc nécessaire pour étudier les interactions entre ces différents organes, le microbiote intestinal et le comportement anxio-dépressif.

Réduction

Le nombre d'animaux par groupe a été déterminé comme minimal grâce à une approche statistique, en se basant sur la littérature précédente dans le même domaine.

Raffinement

Au cours des semaines une surveillance quotidienne sera entreprise pour veiller au bien-être des animaux (quantité de boisson et de nourriture adéquats). Un suivi du poids des animaux, de la qualité de la fourrure des animaux et de la quantité de boisson ingérée sera pratiqué de façon hebdomadaire (poids, fourrure) ou tous les trois jours (prise de boisson). Des points limites précoces ont été définis et seront strictement appliqués tout au long du projet.

Choix des espèces

Nous utiliserons des souris car les mécanismes cellulaires développés dans la pathologie dépressive sont proches de ceux observés chez l’homme. Cette espèce est largement utilisée dans la littérature comme modèle. Le modèle de rongeur rendu dépressif par l’administration chronique de corticostérone dans l’eau de boisson a été développé et validé au sein du laboratoire chez la souris. Nous n’utilisons que des souris mâles afin de pallier les éventuelles perturbations induites par le cycle oestrien. Les animaux seront des adultes âgés de 6-8 semaines au moment de la réception, comme nous sommes intéressés par les effets comportementaux à l’âge adulte.

FECONDATION IN VITRO CHEZ LES EQUINS

(NTS-FR-378992v1 – 16/01/2025)
  • Recherche fondamentale
    • Système urogénital
Équidés : 80
Souffrances
▲ -
▲ 20
▲ 60
▲ -
Devenir
 -
 80
 -
 -

Concilier carrière sportive et carrière reproductive des juments de valeur, et ramener en France une technique de fécondation in vitro que les éleveurs vont chercher à l'étranger : 80 équidés sont utilisés, 20 dans des procédures d'un niveau de souffrance léger et 60 dans des procédures modérées. Les donneuses subissent une à deux ponctions folliculaires par voie vaginale sous sédation, environ 40 minutes chacune, les receveuses une injection de synchronisation, toutes six échographies. Le porteur décrit une douleur ponctuelle malgré l'anesthésie, une inflammation ou une douleur pelvienne possible ensuite, et des risques d'infection locale ou de saignement interne. Aucune jument n'est tuée, toutes sont gardées vivantes et réutilisées pour d'autres protocoles, dans un projet que le porteur rattache aux "coûts de production" de la filière équine, la sauvegarde de races locales menacées venant ensuite.

Objectifs

Depuis 60 ans la filiere équine cherche à optimiser la reproduction des equidés afin de concilier carriere sportive et reproductive. La superovulation n'étant pas fiable dans l'espèce équine, le taux de récupération des embryons est d'environ 75 % et le taux de gestation attendu après transfert est d'environ 50 à 75 %. Une seconde option consiste à produire des embryons in vitro. Cette étude concerne le développement de 2 techniques de production in vitro d’embryons : 1) intra Cytoplasmic Sperm Injection (ICSI) par injection d’un spermatozoïde dans le cytoplasme de l’ovocyte. Dans l'espèce équine cette procédure, qui nécessite un équipement de micromanipulation coûteux et un personnel expérimenté, est la seule technique qui permet actuellement une production in vitro efficace d'embryons équins dans un cadre clinique mais elle n'est pas disponible en France. Les éleveurs français qui ont recours à cette technique doivent donc envoyer les ovules collectés dans différentes cliniques étrangères. 2)FIV (Fécondation in Vitro) : récemment une méthode a été mise au point, permettant le développement d'embryons. Des taux élevés de blastocystes ont été obtenus et la naissance de trois poulains en bonne santé a été rapportée par une équipe américaine. Tout en offrant une excellente occasion d'étudier les aspects fondamentaux de la fécondation, l'application pratique de la FIV dans un cadre clinique pose encore des défis supplémentaires : 1) jusqu'à présent, la FIV n'est possible qu'avec du sperme fraîchement éjaculé, alors que la flexibilité et le potentiel d'application du sperme refroidi ou congelé-décongelé sont bien plus importants ; 2) seule une longue période de pré-incubation des spermatozoïdes de 22 heures a permis de réussir la FIV 3) avec seulement trois poulains nés, on sait peu de choses sur les effets à long terme de la FIV utilisant ce protocole de traitement du sperme sur la santé du poulain, ou sur la différence entre la FIV et l'ICSI en termes d'épigénétique L'objectif de ce projet est donc d'établir et de valider la faisabilité et l'innocuité de la technique de FIV et ICSI, avec du sperme frais et congelé.

Bénéfices attendus

L'objectif de ce projet a deux attentes: 1) optimiser la reproduction des équidés. Les coûts de production dans un élevage imposent d'optimiser la gestion des reproducteurs. Lorsque les reproducteurs ont une grande valeur génétique mais sont peu ou pas fertiles, la production d’un embryon nécessite des techniques de procréation assistée. C’est le cas pour des juments ayant des problèmes d’ovulation (le follicule se lutéinise sans libérer l’ovocyte) ou de tractus génital (oviducte ou utérus) empêchant la remontée des spermatozoïdes vers l’ovocyte, le transport de l’embryon vers l’utérus ou son implantation. C’est aussi le cas pour des étalons ayant une semence de mauvaise qualité ou des étalons morts pour lesquels le stock de paillettes congelées ne permet pas d'inséminer un grand nombre de juments 2) participer à la sauvegarde des espèces menacées dont les effectifs sont en constante diminution, au point de mettre en péril certaines races locales (anes:Grand Noir du Berry, chevaux de trait: Boulonnais ...)

Procédures

Des échographies seront réalisées sur tous les animaux (6 répétitions de ce geste par animal); l'acte dure 2 à 3 minutes. Une seule injection sous-cutanée (durée : 10 secondes) sera réalisée chez les juments receveuses pour les synchroniser et permettre le transfert embryonnaire. 1 à 2 ponctions folliculaires pour les donneuses d'ovocytes la durée de l'acte est d'environ 40mm avec la sedations et la préparation au niveau périnéale (la vulve est soigneusement désinfectée, rincée et séchée, la queue est bandée, pose de la sonde urinaire).

Impact sur les animaux

Lors de la ponction folliculaire, les juments peuvent être soumises à plusieurs nuisances. Tout d'abord, la manipulation et la contention nécessaires pour immobiliser l'animal engendrent un stress. Cette ponction, réalisée à l'aide d'une aiguille introduite à travers la paroi vaginale sous guidage échographique, peut occasionner une douleur ponctuelle malgré l’anesthésie. Une sensation de pression peut également être ressentie. Cette pratique peut provoquer des effets secondaires, tels que de la somnolence, une désorientation passagère ou un inconfort transitoire lié à l’anesthésie. Après l’intervention, une légère inflammation ou une douleur pelvienne passagère peut survenir. Les risques de complications incluent des infections locales, des saignements internes rares ou des irritations dues à la manipulation des organes reproducteurs. L’induction de l’ovulation se fait par voie sous-cutanée, ce qui peut générer du stress lors de la contention ainsi qu’une légère douleur au niveau du site d’injection. Lors de la fécondation, la préparation de l’appareil reproducteur et l’introduction d’un cathéter ou d’un endoscope peuvent entraîner un inconfort local. Ces manipulations, parfois répétées, peuvent aussi générer une gêne ou un stress supplémentaire. Bien que rares, des complications comme des infections ou des inflammations utérines peuvent survenir.

Devenir

Tout les animaux sont gardés en vie et réutilisé pour d'autres protocoles après examens vétérinaires

Remplacement

L'objectif est de développer et améliorer une technique de production in vitro d'embryons équins par FIV et ICSI. Le développement de ces techniques peut se faire en partie avec des ovocytes collectés sur des juments abattues dans des abattoirs commerciaux. Toutefois, les résultats obtenus avec des ovocytes collectés dans les abattoirs ou in vivo par ponction folliculaire sont parfois différents. Notre objectif étant de produire des embryons à partir de femelles en carrière sportive ou de femelles subfertiles, nous devons mettre au point et améliorer nos techniques sur des ovocytes collectés in vivo par ponction, sans abattage des animaux. Les embryons équins seront transférés dans des juments receveuses car il n’existe pas actuellement de système in vitro permettant le développement embryonnaire au-delà de 8 jours.

Réduction

Les lot sont établis en fonction du nombre minimal d'animaux requis pour obtenir des embryons FIV et ICSI. Un à trois embryons transférables peuvent être obtenus à la fin de la période de développement in vitro, pour chaque séance de ponction folliculaire d'une jument au début du projet. Grâce à l'expérience, ce chiffre devrait croître.

Raffinement

Notre procédure sera raffinée, minimisant les interventions. Les juments seront logées en bâtiment conventionnel sur aire paillée avec accès au pâturage, en visibilité et contact des congénères pour rendre le plus agréable possible leur environnement expérimental pendant toute la durée du projet. Les ponettes voient plusieurs fois par jours les animaliers et les expérimentateurs qui surveillent attentivement leur comportement. L’enrichissement du milieu est assuré par des brosses, des jeux, des bouts de bois à ronger. Les animaliers ont suivi une formation à la manipulation éthologique des animaux : les animaux sont habitués aux différentes procédures et les vivent sans stress. Les femelles soumises aux ponctions recevront un traitement à base de sédatifs, d'analgésiques, d'anti-inflammatoires et d'antibiotiques. Ce traitement sera précisé dans la description des procédures. Les animaux seront surveillés tout au long des procédures et après les procédures afin d'écarter tout probléme avant leur remise en troupeau.

Choix des espèces

Notre objectif étant d'améliorer les rendements de production et développement in vitro d'embryons équins grâce à la FIV et l'ICSI afin de répondre aux attentes de la filière équine française , nous sommes obligés d'utiliser cette espèce pour notre projet. Nous utiliserons des femelles adultes, pubères et cycliques pour collecter les ovocytes de bonne qualité, aptes à être fécondés (donneuses). Nous utiliserons des femelles jeunes (moins de 10 ans), cycliques pour assumer le développement embryonnaire et la gestation jusqu'au stade 25 jours (receveuses). A 25 jours l'activité cardiaque peut être visualisée lors d'un examen gynécologique. Cette activité est gage de bon développement embryonnaire et viabilité de l'embryon au départ. Toutes les juments gestantes après le transfert embryonnaire seront gardés pour le poulinage.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 5800
Souffrances
▲ -
▲ 4192
▲ 1608
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 5800

5 800 souris vont être utilisées pour caractériser une lignée présentée comme modèle de la maladie d'Alzheimer, 4 192 dans des procédures d'un niveau de souffrance léger et 1 608 dans des procédures modérées, toutes tuées pour prélever leur cerveau. Chaque animal testé reçoit dix-huit injections intra-abdominales quotidiennes, répétées à 6 et 12 mois pour une partie des groupes, passe 48 heures seul en cage métabolique à 3, 6, 12 et 16 mois, et doit nager dans un liquide opaque quatre fois par jour pendant cinq jours pour retrouver une plateforme. Les femelles reproductrices reçoivent deux injections d'hormones de superovulation, leurs embryons et leurs nouveau-nés étant prélevés pour des cultures de cellules. Le porteur écrit vouloir mettre en place des cellules issues de patients "dès que cela sera possible" pour remplacer le modèle murin, tout en programmant 5 800 souris sur cinq ans.

Objectifs

La maladie d'Alzheimer entraîne une disparition progressive des neurones dans les régions du cerveau qui gèrent certaines capacités, comme la mémoire, le langage, le raisonnement ou encore l’attention. Les cellules perdent leurs fonctions, puis meurent. En disparaissant, les neurones ne peuvent plus programmer efficacement un certain nombre d’actions, les pertes de mémoire, troubles du comportement et autres symptômes apparaissent alors. Ainsi, certaines facultés sont altérées et réduisent peu à peu l’autonomie de la personne. Mais si la maladie d’Alzheimer apparaît plus souvent chez les personnes âgées, elle n’est pas pour autant une conséquence normale du vieillissement. Notre projet d'étude consiste à caractériser un nouveau modèle de souris de maladie d'Alzheimer pour mimer au mieux la maladie et donc essayer de comprendre plus précisement tous les acteurs qui sont en jeu. Ce projet de caractérisation comprendra l’élevage du modèle de souris qui nous permettra de définir s'il est affecté ou non par la mort neuronale décrite chez les patients, l'étude de la maladie à l'aide de cultures de neurones et de microglie (les cellules protectrices des neurones) issues des embryons ou nouveau-nés de ces souris et sa caractérisation comportementale, c'est-à-dire le manque de motivation ou de mémorisation des animaux, retrouvées chez les patients, et biochimique (l'étude de tous les acteurs impliqués dans la maladie d'Alzheimer).

Bénéfices attendus

Ce projet devrait apporter des informations importantes sur tous les acteurs impliqués dans la maladie d'Alzheimer dans un modèle de souris mimant au mieux la maladie. Son but est de caractériser une nouvelle lignée, d’un point de vue comportemental (manque de motivation et de mémorisation) mais aussi en étudiant d’importantes étapes de la maladie d'Alzheimer dans le cerveau comme la mort neuronale. A partir de neurones et de microglie (les cellules protectrices des neurones) provenant des embryons ou des nouveau-nés du modèle de souris, nous étudierons également ces mécanismes de dégénérescence. Ce nouveau modèle, encore peu décrit, nous permettra sur le long terme d’étudier plus en profondeur les dysfonctions impliquées dans la maladie d'Alzheimer pour au final une meilleure compréhension de son développement.

Procédures

Les femelles utilisées pour le recueil d'embryons ou de nouveau-nés subiront un traitement par injection intra-abdominale (2 injections de 10 secondes à 48 heures d’intervalle) d'hormones de superovulation pour optiminer la fécondation, soit 2 injections x 1 dans sa vie. Les animaux impliqués dans la caractérisation comportementale (manque de motivation ou de mémorisation) subiront un traitement par injection intra-abdominale (10 secondes) 1x/jour pendant 18 jours (à 6 et 12 mois), soit 18 injections x 2 dans sa vie. Un autre groupe sera traité à 16 mois, soit 18 injections x 1 dans sa vie. Ces animaux subiront également des mesures d’activité et de distance parcourue dans la roue à l'aide de cages métaboliques (à 3, 6, 12 et 16 mois, 2 jours/2 nuits, 48 heures) pour mesurer le manque de motivation. Ils subiront aussi un test de mémoire qui consiste en 5 jours d’apprentissage (4 essais/jour de 60 secondes maximum) où l'animal devra mémoriser où se situe une plateforme dans un récipient avec un liquide opaque, puis un test où la plateforme est retirée, comportant 3 essais d’une minute le même jour. Enfin, 7 animaux de chaque âge et de chaque groupe subiront une anesthésie/analgésie par injection intra-abdominale qui permet d'obtenir rapidement une anesthésie très profonde qui dure entre 30 et 40 minutes pour des perfusions intracardiaques de produits fixants les tissus de l'animal permettant de récupérer leurs cerveaux et d'observer différents acteurs impliqués dans la maladie d'Alzheimer.

Impact sur les animaux

Notre nouveau modèle de souris de maladie d'Alzheimer devrait présenter des défauts cognitifs à un âge tardif. Nous ne savons pas encore si ce modèle est suceptible d’engendrer des effets indésirables au cours du vieillissement. Nous évaluerons donc la mort neuronale chez ces animaux jusqu’à l’âge de 16 mois. Les femelles utilisées pour le recueil d'embryons ou de nouveau-nés subiront un traitement par injection intra-abdominale (2 injections de 10 secondes à 48 heures d’intervalle) d'hormones de superovulation. Ces gestes entraineront de la contention (maintien de l'animal immobile pour l'injection) et peuvent entrainer de la douleur. Les mesures d'activité à l'aide de cages métaboliques, pour évaluer le manque de motivation, consistent à isoler les souris dans des cages individuelles 2 jours et 2 nuits consécutifs (48 heures) pour comptabiliser leurs mouvements. Ce test peut générer un état d’anxiété lié à l’isolement social. Au cours du test de mémorisation, les souris sont contraintes à nager dans l’eau, pour trouver une plateforme, qui est un environnement stressant pour les souris. La durée de chaque mesure est d'une minute, 4 fois par jour pendant 5 jours durant la phase d'apprentissage où la plateforme est présente. Et une minute, 3 fois par jour pendant 1 jour pendant la phase de test où la plateforme est retirée. Les animaux subiront un traitement par injection intra-abdominale (1x par jour pendant 18 jours à 6 et 12 mois ; 1x par jour pendant 18 jours à 16 mois pour un autre groupe d'animaux). Ce geste entrainera également de la contention et peut entrainer de la douleur. Enfin pour les perfusions intracardiaques de fixateurs permettant de récupérer leurs cerveaux et d'observer différents acteurs impliqués dans la maladie d'Alzheimer, les animaux seront profondément anesthésiés et l’exsanguination (perte d'une grande quantité de sang) entrainera la mort.

Devenir

A l'issue de chaque procédure, tous les animaux seront mis à mort afin de récupérer leur cerveau et effectuer les analyses biochimiques et histologiques nécéssaires au projet scientifique.

Remplacement

Pour caractériser notre nouvelle lignée de souris, nous ne pouvons pas remplacer les animaux. De plus notre projet de recherche comportent des études comportementales (manque de motivation et de mémorisation), que nous devons effectuer sur les animaux. Cependant, dès que cela sera possible, notre laboratoire souhaite mettre en place l’utilisation de fibroblastes (cellules de la peau) ou de cellules souches (capables de se transformer en n'importe quelles cellules) de patients atteints de la maladie d'Alzheimer pour compléter puis remplacer notre modèle de souris.

Réduction

L’ensemble des animaux produits pendant ces 5 années servira pour les cultures de neurones et de microglie (les cellules protectrices des neurones) et pour la caractérisation comportementale (manque de motivation et de mémorisation) et biochimique (étude de tous les acteurs impliqués dans la maladie d'Alzheimer). Nous utiliserons des tailles d’échantillons garantissant une puissance statistique suffisante tout en minimisant le nombre d'animaux utilisés dans le respect éthique de la règle des 3R (remplacement, réduction et raffinement). Le nombre de souris pour chaque procédure est déterminé avec un logiciel. Notre étude comportementale requiert des groupes de 15 à 18 animaux minimum. Cependant, pour réduire le nombre d’animaux, quand cela est possible, les mêmes groupes de souris seront utilisés pour plusieurs tests comportementaux et pour les analyses biochimiques. De plus, nous utiliserons les mêmes mâles et femelles en accouplement jusqu’à ce que les naissances diminuent. Pour les cultures de neurones et de microglie, nous accouplerons 2 femelles pour 1 mâle. Les femelles non prises seront réutilisées pour l’accouplement suivant, tout comme les mâles seront réutilisés jusqu’à une baisse de fertilité généralement attendue à 12 mois.

Raffinement

Les souris sont hébergées collectivement (jusqu'à 5) dans la zone de production de l’animalerie dans des cages comportant une maisonnette ainsi que de la ouate favorisant la nidification avec un cycle d’éclairage normal. Elles sont nourries et abreuvées à volonté. Les animaux sont régulièrement manipulés et observés par les animaliers lors du change ou par les expérimentateurs lors des pesées. La mise en place d'une grille de score et des points limites adaptés à l’hébergement et aux procédures seront appliqués. Les animaux qui auront atteint le point limite seront retirés de l'élevage ou de la procédure, traités à l'aide d'antalgique ou sérum physiologique en cas de déshydratation. Si les symptômes persistent plus d'une journée, ils seront mis à mort. Les femelles utilisées pour le recueil d'embryons ou de nouveau-nés seront habitués à l'expérimentateur 1 fois par jour pendant une semaine avant les injections. Pour tester les souris isolées dans les cages métaboliques, nous utiliserons un dispositif où les souris peuvent s'apercevoir d'une cage à l'autre. De plus chaque cage possède une roue ce qui est un enrichissement de l'environnement. Enfin, pour les souris contraintes à nager dans l'eau, une phase d’habituation sera réalisée avant le début du test. La température de l'eau sera fixée à 22°C et dès la sortie de l'eau, les souris seront séchées sur un papier absorbant.

Choix des espèces

La maladie d'Alzheimer est une maladie complexe caractérisée notamment par des altérations comportementales et cognitives. Plusieurs modèles chez la souris existent et sont largement utilisés. Ils reproduisent très bien les symptômes observés chez les patients humains. Utiliser ces modèles mimant au mieux la maladie d'Alzheimer reste pertinent et indispensable pour une meilleure compréhention de la pathologie. Ce projet ayant pour but la caractérisation d’une nouvelle lignée de souris (très peu de publications existent actuellement), nous utiliserons des embryons pour les cultures de neurones, des souriceaux pour les cultures de microglie (les cellules protectrices des neurones) et des souris adultes de 3, 6, 12 et 16 mois pour la caractérisation comportementale (manque de motivation et de mémorisation) et biochimique (étude de tous les acteurs impliqués dans la maladie d'Alzheimer). Ce projet nous permettra par la suite de cibler une fourchette d’âges plus précise pour les projets à venir.