Procédures légères

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    • Troubles immunitaires
  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 832
Souffrances
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▲ 720
▲ 112
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Devenir
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 832

Des injections dans le sinus rétro-orbital et dans le coussinet plantaire sous anesthésie générale, des prélèvements de sang à la veine submandibulaire, puis une chirurgie suivie d'une imagerie du ganglion pouvant durer quatre heures. 832 souris vont être utilisées ainsi, toutes tuées à l'issue, 720 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger et 112 un niveau modéré. L'objectif déclaré est de comprendre comment les cellules dendritiques transmettent un antigène aux lymphocytes B, une question fondamentale dont le porteur espère des retombées en vaccination et en immunothérapie. Sur la réduction, il annonce des "lots d'un nombre réduit d'animaux mais suffisant" sans donner un seul chiffre justifiant les 832 souris.

Objectifs

Les lymphocytes B circulent dans le sang et les organes lymphoïdes secondaires (rate, ganglion) à la recherche de leur antigène spécifique qui entraîne leur activation. L’activation des lymphocytes B est l’étape initiale de la réponse immune humorale de l'hôte qui se déroule dans la rate ou le ganglion lymphatique, aboutissant à la production d’anticorps spécifiques de l'antigène associé au pathogène lors de l'infection. Le rôle des cellules dendritiques qui sont les sentinelles de notre système immunitaire dans le transport et le transfert de l'antigène nécessaire à l'activation de ces lymphocytes B producteurs d'anticorps demeure encore peu élucidé. De plus, le rôle respectif des sous-populations de cellules dendritiques résidentes du ganglion lymphatique dans l'activation B ainsi que la visualisation in vivo par imagerie du transfert de l'antigène restent encore à étudier. Ce projet comprend 3 objectifs : 1. Etudier le rôle des sous-populations de cellules dendritiques du ganglion dans l’activation lymphocytaire B. 2. Analyser la réponse anticorps induite in vivo après immunisation de souris par injection en périphérie de cellules dendritiques-antigène. 3. Visualiser le transfert de l’antigène par les cellules dendritiques vers les cellules B par imagerie intravitale chez la souris.

Bénéfices attendus

Le rôle des cellules dendritiques dans l'activation des lymphocytes T est bien établi. En revanche, le rôle de ces cellules dans le transfert de l'antigène pour l'activation directe des lymphocytes B demeure encore mal compris. Ainsi, les résultats obtenus dans ce projet devront contribuer à une meilleure compréhension fondamentale de la présentation de l'antigène et sa délivrance par les cellules dendritiques aux lymphocytes B pour conduire à leur activation jusqu'à une possible production d'anticorps. Ces résultats pourraient aussi ouvrir des perspectives pour de nouvelles stratégies innovantes de vaccination et d'immunothérapie pour la prévention et/ou le traitement des infections et de maladies auto-immunes.

Procédures

- 2 Prélèvements de sang à la veine submandibulaire (durée 1-2 min) pour les animaux soumis aux procédures 1 et 2, - 2 Injections par voie intraveineuse dans le sinus rétro-orbital de souris sous anesthésie générale (durée 1-2 min) pour les animaux soumis aux procédures 2 et 3, - 2 Injections par voie sous-cutanée dans le coussinet plantaire de souris sous anesthésie générale (durée 1-2 min) pour les animaux soumis aux procédures 2 et 3, - Anesthésie générale et chirurgie sous analgésie (durée 15 min) pour les animaux soumis à la procédure 3, - Imagerie au niveau du ganglion afférant drainant sur animal sous anesthésie génerale (durée 5min-4h) pour les animaux soumis à la procédure 3.

Impact sur les animaux

Une douleur légère voir un stress peuvent être dus au prélèvement de sang au niveau de la veine submandibulaire. Un stress léger peut être généré pour la mise sous anesthésie générale. Une douleur peut être provoquée suite aux injections sous cutanées et intraveineuses. Les injections sous cutanées peuvent aussi induire une inflammation légère et locale (avec rougeur). Un stress et une douleur modérée, peuvent aussi être provoqués aussi par la chirurgie et l'imagerie intravitale.

Devenir

- Une mise à mort de tous les animaux. Les souris seront mises à mort après atteinte de points limites ou de manière programmée pour prélèvements d'organes et de tissus ou la fin de la période de suivi pour l'expérimentation.

Remplacement

Le recours à l'expérimentation animale est justifié par l'impossibilité de comprendre le déroulement et le déveolppement de la réponse immune humorale B suite à l'activation des lymphocytes B par leur antigène in vitro en raison de diverses interactions cellulaires qui sont hautement dynamiques et observables uniquement in vivo au sein de la structure tridimentionnelle du ganglion lymphatique chez la souris.

Réduction

Nous utiliserons des lots d’un nombre réduit d’animaux mais suffisant pour une des analyse statistique fiable. Chaque expérience indépendante comportera au moins un groupe témoin d'animaux et un groupe test et les différences entre les souris test et les témoins seront analysées par des tests statistiques adaptés. Les approches in vitro ont déjà été effectuées afin de valider les hypothèses de travail que nous souhaitons confirmer si possible in vivo dans le cadre de ce présent projet.

Raffinement

Les animaux bénéficieront d’un hébergement adapté et d'un milieu enrichi. Ce protcole inclut des points limites qui seront définis et évalués à l'aide d'une grille de score qui est mise en place. Si le score limite est atteint, les animaux seront mis à mort de façon anticipée.

Choix des espèces

L’utilisation de souris est justifiée d’une part par la complexité de la réponse immunitaire humorale in vivo dans le ganglion lymphatique des vertébrés, qui ne peut être reproduite par des approches alternatives in vitro ou ex vivo. D’autre part, les modèles animaux comme la souris offrent la possibilité d’investiguer des cibles spécifiques in vivo à l’aide d’animaux génétiquement modifiés, ce qui permet d'approcher ou d'élucider de plus près les mécanismes impliqués. Le génotypage par prélèvement de sang sera effectué sur des animaux adultes âgés d'au moins de 4 semaines dans la procédure 1. Les animaux utilisés dans les procédures 2 et 3 seront adultes âgés entre 8 et 12 semaines.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Rats : 404
Souffrances
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▲ 24
▲ 380
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Devenir
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 404

Un contrôle de l'accès à l'eau mis en place progressivement sur deux semaines, une chirurgie d'injection de vecteurs dans le cerveau, un gilet de télémétrie porté jusqu'à une heure trente par séance. 404 rats Long-Evans vont être utilisés ainsi, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré pour 380 d'entre eux et léger pour les 24 autres. Le porteur présente la tâche de mémoire comme une "exploration libre où chaque animal fait à son rythme l'expérience de situations", alors que la motivation des rats repose sur une restriction d'eau maintenue plusieurs semaines et levée seulement les week-ends. Tous seront tués par chirurgie terminale sous anesthésie, avec perfusion intracardiaque, pour prélever leur cerveau.

Objectifs

Une question majeure des Neurosciences est de comprendre comment les souvenirs sont formés et stockés à très long terme dans le cerveau. La mémoire épisodique permet au travers d’un voyage dans le temps et dans le souvenir de reconstruire, parfois dans les moindres détails, des épisodes personnels de sa vie, des années plus tard. Elle se forme de façon occasionnelle et incidente par l'association de plusieurs types d’informations (Quoi ? Où ? Quand / Dans quel contexte ?). Comprendre pourquoi et comment ces souvenirs anciens sont stockés, permettrait de mieux comprendre le fonctionnement normal de cette mémoire qui est au cœur de l’identité individuelle et de son dysfonctionnement dans différentes pathologies. Le rôle des émotions et des circuits cérébraux impliqués est connu depuis longtemps comme ayant une place centrale dans les processus de consolidation des mémoires soit traumatiques (mémoires de peur et syndromes post-traumatiques…), soit appétitives (mémoires addictives…). Cependant, l’impact de la charge émotionnelle dans des mémoires non pathologiques, mais qui sont importantes pour l’individu, telle que la mémoire épisodique, n’a jamais été exploré.

Bénéfices attendus

Parce qu’elle est difficile à modéliser chez l’Homme comme chez l’animal, peu de données sont accessibles sur les processus qui sous-tendent la mémoire épisodique. Nous utilisons une nouvelle tâche de mémoire épisodique qui nous permet aujourd’hui d’en étudier les caractéristiques précises chez le rat dans des conditions très comparables à celle observée chez l’Homme. Le bénéfice principal attendu est de comprendre si la variabilité de la charge émotionnelle vécue à l’échelle de l’individu durant un épisode de vie non traumatique renforce l’ancrage et le stockage à très long terme de cette mémoire et pourrait expliquer au final la variabilité des compétences mnésiques individuelles. Parce qu’elle est au cœur des histoires individuelles et qu’elle est altérée lors d’un vieillissement normal et pathologique, une meilleure compréhension de la mémoire épisodique représente un enjeu important en recherche fondamentale et en recherche appliquée pour mieux cibler des outils de diagnostics, thérapeutiques et de remédiation.

Procédures

-Les rats réaliseront une tâche comportementale de mémoire épisodique qui consiste à leur faire vivre des épisodes de vie durant lesquels ils explorent librement et associent des odeurs à des localisations et à des contextes de l’environnement, puis à tester la qualité de leur souvenir plusieurs jours après en les replaçant dans la même situation. -Les rats seront équipés d’un gilet qui enregistre de façon non invasive l’activité cardiaque respiratoire et l’actimétrie. Pour cela les rats seront habitués à enfiler le gilet sans contention et à le garder au maximum 1h30 par session de comportement. -Les rats subiront une chirurgie pour l’injection de vecteurs et ils réaliseront une partie de la tâche comportementale de mémoire épisodique 4 semaines après la chirurgie,

Impact sur les animaux

- Les animaux sont soumis à une tâche comportementale avec enregistrement non invasif des variables physiologiques. Seul un stress très léger est attendu au début de l’habituation au gilet et au début de la mise en place du contrôle hydrique. - Les animaux subissent des nuisances en lien avec la chirurgie et l’injection de vecteurs : anesthésie, injection du ligand et douleurs post-opératoires. -Les rats seront mis à mort avec une perfusion intracardiaque qui peut provoquer un léger stress chez l’animal due à l’injection des analgésiques et anesthésiques.

Devenir

Tous les rats utilisés seront mis à mort par une chirurgie terminale sous anesthésie en vue du prélèvement d’organes afin d’analyser en imagerie cellulaire ex vivo la diffusion effective et l’efficacité des vecteurs, des marqueurs cellulaires liés à l’anxiété, à l’activation et à la plasticité neuronale. Nous avons prévu d’étudier sur les mêmes animaux des variables comportementales, physiologiques et d’imagerie cellulaire afin de limiter au maximum le nombre de procédures et d’animaux utilisés dans ce projet.

Remplacement

L’analyse de marqueurs cérébraux et l’utilisation des vecteurs rendent ces expériences inenvisageables chez le sujet humain. L’analyse de comportements complexes tels que les processus de mémoire avec plusieurs composantes (Quoi ? Où ? Quand / Dans quel contexte ?) ne permettent pas d’utiliser des modèles in vitro ou d’autres modèles animaux.

Réduction

i) Le nombre de rats utilisés dans ce projet a été réduit au minimum en nous basant sur les données que nous avons acquises et permettant de réaliser des analyses statistiques valides en ayant suffisamment d’animaux pour chaque profil mnésique analysé en tant que tel, et une reproductibilité suffisante en terme d’injections de vecteurs; ii) Nous avons prévu de mettre au point les injections de vecteurs afin d’éviter d’utiliser trop d’animaux; iii) Nous avons prévu d’étudier des variables comportementales, physiologiques et d’imagerie cellulaire sur les mêmes animaux afin de limiter le nombre de procédures et d’animaux utilisés ; iv) Nous proposons de modifier notre protocole initial de comportement pour accéder aux performances de mémoire à court et à très long terme sur les mêmes animaux, ce qui diminue par 2 le nombre d’animaux nécessaires.

Raffinement

-Dans ce projet, le bien-être est un point critique pour les animaux eux-mêmes, et pour la reproductibilité et la validité de ces expériences qui y sont sensibles puisque portant sur le statut émotionnel individuel et l’impact sur une mémoire formée de façon incidente, lors d’une exploration libre et sans apprentissage extensif. La santé et le confort des animaux sont donc des aspects centraux continuellement évalués lors de leur manipulation quotidienne. -Nous allons utiliser un gilet de télémétrie, pour enregistrer de façon non invasive les variables physiologiques des rats, qui est aussi utilisé en recherche pharmaceutique pour évaluer le bien-être animal. - Les rats sont hébergés par 2 en respectant le groupage utilisé pendant le transport afin de maintenir les groupes sociaux déjà formés. Ils sont acclimatés à l’animalerie pendant 1-2 semaines puis ils sont manipulés individuellement et quotidiennement au moins 15 minutes par jour par l’expérimentateur. Les rats ont une habituation de 4 semaines au total qui permet d’introduire progressivement toute nouveauté (expérimentateur, gilet, tondeuse, salle d’expérience, contrôle hydrique). Du matériel d’enrichissement/nidification est rajouté dans chaque cage afin que les rats tondus ne perdent pas de chaleur. Le contrôle hydrique est mis en place progressivement durant 2 semaines et elle est levée tous les WE. L’habituation à l’enceinte expérimentale est progressive et se déroule sur 2 semaines. -La tâche de mémoire épisodique est une tâche d’exploration libre où chaque animal fait à son rythme l’expérience de situations avec des renforcements positif (boisson sucrée) ou négatif (boisson légèrement amère).

Choix des espèces

Le rat (Long-Evans) est une espèce utilisée de longue date dans les études de comportement ce qui a permis de constituer une base importante d’informations permettant de guider la conception de nos protocoles expérimentaux et d’obtenir une bonne reproductibilité des expériences. En cohérence avec nos travaux antérieurs et les données de la littérature, le rat est aussi une espèce de choix compte-tenu de ses capacités importantes d’apprentissage. Plus particulièrement la souche Long-Evans a été retenue en raison de son adaptation à l’étude du comportement et de l’absence d’altération de la vision par rapport aux souches albinos, un aspect important pour l’exploration spatiale et d’un contexte environnemental. Nous utiliserons le stade adulte avec des rats de 6 semaines à leur arrivée pour commencer les expériences d’habituation à l’expérimentateur à l’âge de 8 semaines. Notre projet nécessite des animaux qui ont atteint leur maturité cérébrale pour étudier les processus de mémoire du cerveau adulte. La question de ces mêmes processus chez le rat jeune est une autre question de recherche qui n’est pas abordée dans notre projet

  • Recherche appliquée
    • Troubles gastrointestinaux
Souris : 98
Souffrances
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▲ 20
▲ 78
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Devenir
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 98

Une greffe de cellules de foie humain injectées dans la rate, puis huit prélèvements de sang étalés sur seize semaines : 98 souris au foie humanisé vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Elles sont infectées par les virus des hépatites B et D, puis reçoivent des traitements quotidiens par injection sous-cutanée ou par gavage. Le porteur indique qu'environ 10 % des souris développeront une insuffisance hépatique aiguë faute de prise de greffe, et que le gavage peut provoquer des saignements ou une perforation de l'œsophage ou de l'estomac. Le choix de l'espèce tient à une exclusion : seul le chimpanzé s'infecte naturellement comme l'humain, son utilisation est interdite depuis la directive européenne, restent donc les souris chimériques.

Objectifs

Le virus de l’hépatite Delta (VHD) est un virus satellite qui repose sur la présence du virus de l’hépatite B (VHB) pour sa multiplication. Les co-infections VHD-VHB représentent la forme la plus sévère des hépatites virales entraînant une accélération de la progression de la fibrose hépatique vers la cirrhose et le cancer du foie. Si certains traitements permettent aujourd’hui le contrôle de l’infection par le VHB, les traitements disponibles contre le VHD sont non satisfaisants, malgré le développement récent de nouvelles molécules. Notamment, le bulevirtide, inhibiteur d’entrée du virus dans les cellules, bénéficie d’une autorisation conditionnelle d’utilisation en Europe depuis 2020. Cependant, tous les patients ne répondent pas au traitement bulevirtide et les causes de cette variation entre patients est inconnue. De nouvelles stratégies de traitements contre le VHD et la compréhension de la réponse au traitement par bulevirtide sont indispensables. Dans ce contexte, nous avons récemment caractérisé l’activité anivirale d’une molécule utilisée dans le traitement contre l’arthrite rhumatoïde, l’upadacitinib, contre le VHD. Ce projet combine à la fois une analyse de la réponse au traitement par bulevirtide chez les souris co-infectées par le VHD et le VHB, à la recherche de marqueurs de la réponse au traitement, et le test in vivo de l’upadacitinib. Il s'agit d'un projet multisites.

Bénéfices attendus

La thérapie antivirale de dernière génération pour l'infection par le VHD est le bulevirtide, qui conduit à une diminution significative de la charge virale dans les études cliniques chez 70% des patients. Cependant, aucun marqueur de réponse au traitement n'est disponible et des antiviraux plus efficaces sont nécessaires pour améliorer la durée de vie et la qualité de vie des patients infectés par le VHD. Cette étude vise à identifier des marqueurs pour la réponse au traitement par le bulevirtide et le risque de cancer. De plus, l'étude fournira une preuve de concept préclinique en utilisant une nouvelle molécule antivirale comme candidat médicament.

Procédures

Les animaux recevront tout d’abord une injection intraveineuse afin d’améliorer la prise de greffe. Cette injection est réalisée sur animaux anesthésiés ayant reçu une analgésie locale et prend moins d’une minute à être réalisée. Les animaux seront ensuite soumis à une petite chirurgie permettant la greffe de cellules de foie humain. L’injection de cellules de foie humain est réalisée dans la rate des animaux après anesthésie générale et analgésie. Cette chirurgie est réalisée en moins de 10 minutes. Un prélèvement de sang sous anesthésie générale et analgésie locale sera réalisé 3 mois après la greffe afin de nous assurer de la prise de greffe. Ce prélèvement prend moins d’une minute à être réalisé. L’infection par le VHB et le VHD sera réalisée par inoculation des virus par une injection unique dans le péritoine sur animaux vigils après désinfection à l’alcool de la zone à piquer. Cette injection prend moins d’une minute à être réalisée. Les traitements seront administrés de façon quotidienne par injection sous-cutanée après désinfection à l’alcool, ou par gavage oral sur animaux vigils. Injections et gavages oraux sont réalisés en moins d’une minute. Les animaux seront également soumis à un prélèvement de sang une fois toutes les 2 semaines pendant 16 semaines, soit un total de 8 prélèvements. Ces prélèvements sont réalisés sur animaux anesthésiés ayant reçu une analgésie locale et prennent moins d’une minute à être réalisés. Un prélèvement de sang terminal sera effectué en fin de protocole sous anesthésie générale, réalisé en 1 à 2 minutes. Les animaux seront transportés d'un site à l'autre.

Impact sur les animaux

Les souris chez lesquelles la prise de greffe sera infructueuse (environ 10% des animaux) vont développer une insuffisance hépatique aigüe en 2-3 semaines du fait de la mort des cellules du foie murin, qui se traduit par une perte de poids rapide. Les prélèvements sanguins peuvent entrainer inflammation et cécité. Les injections sous-cutanées peuvent entrainer l’apparition d’une inflammation et/ou d’une induration. Le gavage oral peut également entrainer une inflammation et des saignements/perforation de l’œsophage ou de l’estomac. Les traitements peuvent entrainer une augmentation temporaire de la concentration en acides biliaires dans le sang, qui est asymptomatique et sans conséquence sur la santé. Les traitements peuvent également être associés à une élévation de niveau des enzymes du foie dans le sang ainsi qu’à une augmentation des lipidiques et cholestérol dans le sang. Le transport d'un site à un autre peut générer du stress.

Devenir

Les animaux de la colonie de reproducteurs seront mis à mort lorsque la qualité de reproduction déclinera. Les 2 animaux d’un couple sont mis à mort si aucune portée n’est obtenue depuis plus de 3 mois. Les animaux greffés chez qui la prise de greffe n’est pas efficace seront mis à mort car ils ne pourront pas être utilisés pour d’autre procédures. Les animaux inoculés avec les virus de l’hépatite B et D ainsi que les animaux contrôles non infectés sont mis à mort à la fin de la procédure afin de prélever le foie et le sang qui nous permettront de réaliser les différentes analyses nécessaires à ce projet.

Remplacement

Afin de remplacer l’utilisation d’animaux, une majorité d’expériences sont menées en amont sur des lignées cellulaires et sur des cellules du foie humain afin de nous assurer de la réelle nécessité de poursuivre sur ces modèles animaux greffés. Il est toutefois nécessaire d’utiliser des animaux pour ce projet car les lignées cellulaires sont dérivées de cellules cancéreuses et présentent de nombreuses modifications de leur ADN par rapport à des cellules normales du foie. De plus l’utilisation de cellules du foie issues de patients nécessiteraient un nombre très élevé de cellules fraichement isolées, les cellules congelées étant très difficiles à infecter in vitro. L’utilisation de biopsies humaines n’est également pas envisageable car les patients diagnostiqués avec une infection VHD sont très rares, et leur condition de conservation et la quantité de tissu n’est pas compatible avec nos besoins permettant d’analyser les modifications de l’ADN. Dès lors, notre modèle de souris au foie humanisé est une alternative indispensable à l’identification de nouvelles voies dérégulées par les virus et potentiellement cibles thérapeutiques.

Réduction

Afin de réduire au maximum le nombre d’animaux utilisés, seul le nombre requis de souris seront greffées pour ce projet. Nous avons déterminé au préalable le nombre d’animaux nécessaire à ce projet sur la base de 2 critères principaux à savoir le taux de repeuplement du foie par les hépatocytes humains greffés, déterminés par dosage de l’albumine humaine sérique, et les charges virales VHB et VHD qui peuvent être très variables. Le nombre d'animaux par groupe a été déterminé grâce aux données d’une étude précédente sur des souris humanisées. Nous avons donc estimé qu’un nombre de 8 souris par groupe est le minimum requis afin d’obtenir des résultats intra et inter-groupes comparables et interprétables.

Raffinement

Afin de raffiner au mieux notre méthodologie, le protocole expérimental est planifié en amont, l’environnement des animaux est enrichi avec des tube de coton pour nidifier et des briques de tremble pour ronger, les animaux sont maintenus en groupe de 3 minimum afin d’éviter tout stress de l’animal isolé, les souris greffées auront un suivi quotidien adapté et tous les moyens nécessaires seront mis en œuvre pour éviter tout stress ou douleurs des procédures expérimentales (anesthésie, analgésie), des points limites adaptés et précoces ont été établis afin de soustraire les animaux à toute forme de souffrance inutile. Le nombre d’animaux inclus par groupe sera suffisant pour arriver à une conclusion claire et des résultats statistiquement fiables. Pour réduire le stress engendrer par le transport des animaux, les cages de transport seront enrichies avec un baton et du coton ou de la frisure pour que les animaux puissent faire un nid. La température sera maintenue suffisamment élevée pour que les souris puissent maintenir leur température corporelle. Les cages seront équipées de couvercles filtrants afin de garantir leur protection des pathogènes extérieurs. A leur arrivée, une période d'acclimatation de 2 semaines serra respectée afin de permettre aux animaux de s'habituer au nouvel environnement.

Choix des espèces

Seul le chimpanzé peut-être naturellement infecté, comme l’homme, par les virus VHB et VHD. L’utilisation du chimpanzé étant interdite depuis la nouvelle directive européenne relative à l’utilisation d’animaux en expérimentation animale, l’étude de ces virus in vivo est donc restreinte. Seuls les modèles de souris chimériques au foie humanisé peuvent maintenant être utilisés. De plus ces souris au foie humanisé permettent d’étudier précisément l’impact des maladies du foie et virales sur les cellules du foie humain et de tester des approches thérapeutiques pertinentes pour les patients. Les animaux seront utilisés à un âge adulte d’environ 8 semaines pour la greffe, afin de faciliter l’intervention, et à un âge d’environ 20 semaines au moment de l’inoculation des virus, la prise de greffe optimale étant à 3 mois post-greffe.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 1408
Souffrances
▲ -
▲ 60
▲ 532
▲ 816
Devenir
 -
 -
 -
 1408

Placées dix fois pendant cinq minutes face à une souris d'une lignée agressive qui les attaque, une partie des souris de ce projet subit un modèle de défaite sociale chronique. 1 408 souris vont être utilisées au total, toutes tuées pour observer leur cerveau au microscope, dans des procédures dont le niveau de souffrance va de léger à sévère. Elles reçoivent une injection de vecteurs de thérapie génique dans le cerveau, avec pose d'une fibre optique pour certaines, seize ou dix-sept injections dans l'abdomen, et un sevrage à la morphine qui provoque un état de manque avec signes somatiques et perte de poids. Le porteur annonce un fort potentiel translationnel pour traiter conjointement addiction et dépression, quand l'acquis immédiat du projet reste la description d'une interaction entre deux récepteurs.

Objectifs

La forte prévalence des comorbidités entre dépression et addiction aux drogues a un impact majeur sur la santé mentale et les systèmes de santé. En témoigne l'épidémie d'opioïdes touchant les Etats-Unis, où la consommation de drogues est fortement associée à des symptômes de dépression, et a fait chuter l'espérance de vie jusqu’à son plus bas niveau. La comorbidité entre l’addiction aux drogues d’abus et la dépression ainsi que l’impact du stress sur la rechute après sevrage et la dépression, s’expliquent en partie par le fait que des circuits cérébraux communs sont mis en jeu. Ainsi, des recommandations récentes soulignent que les développements thérapeutiques futurs doivent se concentrer sur les comorbidités, plutôt que de traiter chaque maladie indépendamment. Un mécanisme cellulaire clé par lequel deux récepteurs cellulaires interagissent a été découvert et cette interaction régule les comportements dépressifs et d’addiction. Pour ce projet, nous allons étudier comment cette interaction entre récepteurs, identifiés dans une population de neurones, modifie l’équilibre des activités entre différents types de neurones dans le cerveau.

Bénéfices attendus

Des outils qui permettent de cibler très spécifiquement des interactions moléculaires entre récepteurs dans le cerveau ont été développés. Le présent projet permettra d’élucider le mécanismes expliquant les effets thérapeutiques potentiels que nous avons publiés dans le contexte de l’addiction aux psychostimulants. De plus, ce projet vise à tester l’efficacité de notre approche dans le contexte de l’addiction aux opiacés, et dans la dépression, car il existe une forte comorbidité. En effet, la prévalence de la dépression parmi les patients souffrant d’une addiction est de 30 pour cent. Ce projet revêt donc un fort potentiel translationnel car il ouvre la porte à de futurs développement thérapeutiques pour traiter à la fois les addictions et la dépression comorbide.

Procédures

Les interventions nécessaires à la réalisation du projet permettant d'identifier une nouvelle approche thérapeutique sera soit l'injection de vecteurs de type thérapie génique dans le cerveau (une fois par animal, durée 10min) soit l'injection de vecteurs de type thérapie génique et fixation d’une fibre optique dans le cerveau (une fois par animal, durée 45min), qui se fera en condition d'analgésie et anesthésie générale. Des injections intrapéritonéales seront réalisées (16 ou 17 selon procédure, 2 par jour maximum). Les effets anti-dépresseurs seront mesurés par l'observation du comportement dans des cages spécifiquement dédiées. Pour un groupe de souris, celles-ci seront mises en compagnie d'une souris d'une lignée différente pendant 5 minutes 10 fois, puis placées dans différentes cages permettant l'observation de différents types de comportement (durées : 5min, 10min, 5min, 1fois) puis dans une cage permettant de mesurer la consommation d'eau de boissson (72 heures, 1 fois). Deux groupes de souris seront placés dans une enceinte 1 fois pendant 30 minutes pour observer le comportement spontané. Deux groupes de souris seront placés dans une cage à deux compartiments pour mesurer les effets hédoniques de la morphine (8 fois 30 minutes).

Impact sur les animaux

La manipulation des animaux par l’expérimentateur, ainsi que l’exposition à un nouvel environnement (cage de test de comportement) peut engendrer un stress. Les injections intra-péritonéales engendrent une douleur de très courte durée au niveau de l’abdomen. Lors des actes chirurgicaux, l’anesthésie peut engendrer une baisse de température corporelle et une déshydratation. Dans de très rares cas, l’anesthésie peut provoquer un arrêt cardio-respiratoire.En post opératoire de la chirurgie, les nuisances possibles sont une douleur, et une infection au niveau de la suture due la peau du crâne. Suite au traitement à la morphine, la phase de sevrage entraîne un état de manque associé à des signes somatiques et une perte de poids transitoire. Lors du test de défaite sociale chronique, la mise en place du modèle de stress social implique que les souris soient agressées par d'autres souris. Le modèle animal de stress chronique implique que les souris soient stressées. Les souris qui sont les agresseurs doivent être maintenues en hébergement individuel, soit 1 souris par cage, ce qui peut engender un stress.

Devenir

La totalité des animaux seront euthanasiés afin d'étudier le cerveau. Il est nécessaire de prélever le cerveau car seule une observation par microscopie permettra de connaître les événements cellulaires associés aux effets thérapeutiques attendus.

Remplacement

Les études in vitro et sur invertébrés ne permettent d’étudier les comportements de type dépressif ou addictif car la neuropathologie de ces troubles psychiatriques est complexe, évolutive et multicellulaire. L’utilisation de lignées cellulaires ne permet pas d’appréhender ces études, ni de développer des stratégies à visée thérapeutique pour obtenir des preuves de concepts en vue d’une application translationnelle. Cependant, avant chaque procédure décrite dans ce projet, des résultats obtenus sur des cultures de cellules ont permis d’obtenir des résultats préliminaires solides afin de limiter les études in vivo chez la souris.

Réduction

Le projet impliquera un nombre maximum de 1408 animaux.Les résultats publiés, y compris par notre équipe, nous ont permis de déterminer précisément le nombre d’animaux par groupe expérimental permettant de générer des données statistiquement solides. De plus, la taille des effectifs a été établie grâce à un calcul de puissance. Le nombre d’animaux utilisés correspond au plus petit nombre d’animaux nécessaires pour obtenir des résultats scientifique valide et reproductibles.

Raffinement

Afin de minimiser le stress lors de l’interaction avec l’expérimentateur et le nouvel environnement, une phase d’habituation permet d’habituer progressivement les animaux. L’utilisation d’une aiguille de taille minimale contribue à diminuer l’impact des injections intra-péritonéales. Lors des actes de chirurgie, la température corporelle est maintenue grâce à un tapis chauffant, et la déshydratation est empêchée par l’injection par voie intra péritonéale de sérum physiologique. L’effet de l’hébergement individuel des souris est attenué car les souris sont dans des cages placés côte à côte d’autres cages en apportant une interaction visuelle, et les cages étant pourvues d’un grillage, une interaction par les odeurs est maintenue. Un enrichissement de la cage est réalisé́ par un apport de « nid ». Les souris font l’objet d’un contrôle quotidien par une personne formée et compétente. Les points limites sont définis et des méthodes sont mises en place pour supprimer la douleur, la souffrance et l’angoisse des animaux. Anesthésie et analgésie seront effectuées pour les actes qui autrement auraient pu induire une douleur.

Choix des espèces

Le rongeur est reconnu comme modèle animal idéal pour l'expérimentation et la translation vers les thérapies. Les régions cérébrales, les types de neurones et les circuits neuronaux ainsi que les mécanismes cellulaires de l'addiction et de la dépression sont largement conservés entre le rongeur et l'être humain. Des souirs au stade adulte permettent de modéliser l’addiction et la dépression qui touche majoritairement la population adulte.

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
Cochons : 1940
Souffrances
▲ -
▲ 1940
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 1340
 500
 100

1 940 porcs vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, dont 100 finissent morts, 500 sont réutilisés dans un second essai et 1 340 sont renvoyés à l'élevage ou vendus à d'autres éleveurs. Chaque animal peut être piqué jusqu'à quatre fois entre 21 et 180 jours d'âge, à la jugulaire ou à l'oreille, immobilisé au trépied ou au lasso, une contention qui exerce une pression sur le groin et empêche toute fuite pendant deux à cinq minutes. La finalité est de mettre au point des aliments pour porcs d'élevage conventionnel destinés à la consommation humaine, avec des enjeux que le porteur décrit comme économiques, écologiques et sociétaux. Il écrit que les animaux concernés "ne sont pas des animaux de laboratoire mais sont élevés comme en élevage porcin conventionnel", tout en les déclarant au registre européen de l'expérimentation animale.

Objectifs

La mission de notre centre de recherche est de mettre au point des aliments destinés à l’alimentation des porcs, élevés dans des élevages conventionnels à destination de l’alimentation humaine. Au cours de nos essais, nos principales mesures sont les suivantes : consommation d’aliments, évolution de la croissance, suivi de la santé des porcs. Afin d’approfondir certaines thématiques d’essais, nous sommes parfois amenés à réaliser des prélèvements sanguins pour évaluer l’impact de la nutrition sur plusieurs mécanismes de l’organisme animal (reproduction, stress, immunité, etc.). Certains de nos essais s’inscrivent dans la poursuite d’études au niveau cellulaire ayant déjà permis de réduire et cibler le nombre de paramètres à étudier sur les animaux. Le projet consiste donc à réaliser des prélèvements sanguins pour mesurer des paramètres sanguins d’intérêt pour la compréhension des mécanismes de l’organisme (marqueur d’inflammation, marqueur du stress, glycémie, enzymes hépatiques, etc.). L’objectif est d’évaluer les besoins nutritionnels des porcs à plusieurs stades physiologiques pour adapter au mieux les niveaux nutritionnels des aliments. La nutrition des animaux, comme de l’homme, a des effets simultanés sur de nombreux mécanismes biologiques dans l’organisme. Les formules alimentaires pourraient, dans certaines conditions d’élevage, avoir des effets différents sur la santé, la reproduction, le bien-être des animaux et/ou sur la qualité de leurs produits. Avant de généraliser une solution nutritionnelle à un grand nombre d’animaux en élevage, il est nécessaire d’évaluer les impacts sur l’organisme sur un nombre limité d’animaux. Les enjeux sont non seulement économiques (coût de formulation des aliments, performances des animaux), mais aussi écologiques (émissions de gaz à effet de serre), et sociétaux puisque l’alimentation participe au bien-être des animaux. Dans un contexte actuel de réduction de l’impact environnemental des pratiques d’élevages, les formulations des aliments sont particulièrement retravaillées pour incorporer de nouvelles matières premières ou ingrédients (nouvelles sources par ex) répondant à cet enjeu. Cela nécessite de réévaluer l’impact de ces nouveaux aliments sur l’organisme, la croissance et la santé des porcs.

Bénéfices attendus

L’intérêt est d’évaluer les besoins nutritionnels des porcs à plusieurs stades physiologiques pour adapter au mieux les niveaux nutritionnels des aliments. La nutrition des animaux, comme de l’homme, a des effets simultanés sur de nombreux métabolismes. Les aliments testés, bien que répondant aux besoins nutritionnels des animaux, peuvent avoir des impacts métaboliques non décelables macroscopiquement par la seule observation des animaux. Les formules alimentaires pourraient, dans d’autres conditions d’élevage, avoir des effets différents sur la santé, la reproduction, le bien-être des animaux et/ou sur la qualité de leurs produits. Avant de généraliser une solution nutritionnelle à un grand nombre d’animaux en élevage, il est nécessaire d’évaluer les impacts métaboliques sur un nombre limité d’animaux. Pour cela, il est fait appel à des marqueurs tissulaires permettant d’évaluer le statut nutritionnel, l’état de santé, l’état immunitaire ou de stress de l’animal avant et après application d’une stratégie alimentaire. Les enjeux sont non seulement économiques (coût de formulation, performances des porcs), mais aussi écologiques (émissions de gaz à effet de serre), et sociétaux puisque l’alimentation participe au bien-être des animaux. Dans un contexte actuel de décarbonation des pratiques d’élevages, les formulations des aliments sont particulièrement retravaillées pour incorporer de nouvelles matières premières (nouvelles sources, process, variétés) répondant à cet enjeu. Cela nécessite de réévaluer l’impact de ces nouvelles pratiques nutritionnelles sur les métabolismes.

Procédures

Les animaux seront soumis à des prélèvements sanguins par ponction jugulaire ou cutanée. Les prises de sang sont des actes reconnus d’élevage et sont réalisées par un personnel qualifié et préalablement formé. Ces prélèvements sont réalisés sous contention d’animaux vigiles. La procédure se déroule en 3 phases successives : mise en place de la contention, ponction jugulaire ou cutanée et prélèvement, retrait de la contention et distribution d’une récompense sous forme d’eau sucrée par exemple. La méthode de contention est adaptée en fonction du stade physiologique de l’animal : utilisation d’un trépied ou d’un lasso. Pour la ponction jugulaire, la zone de prélèvement est située à la base du cou. Le sang est récupéré dans des tubes : le volume de sang prélevé peut aller de 5 à 12 ml maximum. Dans le cadre d’une ponction cutanée, la zone peut être l’oreille ou bien la queue. La zone est percée à l’aide d’une aiguille ou d’une lancette stérile. Les gouttes de sang sont récupérées via la lancette ou un buvard par ex pour être analysées immédiatement. Au global, la phase de contention + prélèvement peut durer entre 2 et 5 min par animal. Un animal âgé de 21 j à 180 j d’âge pourra être prélevé au maximum 4 fois sur cette période d’âge en respectant un intervalle de 2 semaines pour les jeunes animaux (âgés de 21 à 35 j) puis un intervalle d’une semaine pour les animaux âgés de plus de 35 j.

Impact sur les animaux

La réalisation de la contention avec le lasso peut entrainer une douleur légère pendant la durée du prélèvement (entre 2 et 5 min maximum), à cause de la pression exercée par le lasso sur le groin de l’animal. Cette étape peut également entrainer de la peur et du stress puisque cela contraint l’animal et l’empêche temporairement d’accéder à une zone de fuite. Pour réaliser la ponction, la piqure d’aiguille entraine une douleur légère de courte durée, équivalente à la durée du prélèvement et peut induire également du stress et de la peur.

Devenir

En fonction de l’état général des animaux (application des mêmes signes que ceux listés dans les points limites), les animaux poursuivent leur croissance/vie dans nos locaux d’élevage ou sont vendus à d’autres éléveurs. Certains animaux prélevés par exemple en post-sevrage peuvent être réutilisés dans un essai engraissement avec procédure de prélèvement sanguins. Dans ce cas, dans un objectif de prise en compte du bien-être de nos animaux, si il est souhaité de prélever des animaux à la fois en stade post-sevrage et engraissement alors le nombre maximum de prélèvements sur les 19 semaines (7 + 12 semaines) est plafonné à 4 prélèvements, en respectant toujours les 2 semaines d’intervalles minimum entre 21 et 35 j d’âge.

Remplacement

Les méthodes actuelles cellulaires menées en laboratoire ne sont malheureusement pas toujours suffisantes pour comprendre les relations complexes entre les différents mécanismes de l’organisme, entre les individus ou encore avec l’environnement. C’est pourquoi, pour certaines thématiques d’essais, il n’existe pas de méthodes alternatives à l’utilisation d’animaux. Lorsque d’autres indicateurs (autres que sanguins) sont possibles alors le prélèvement de sang est remplacé par une autre méthode moins invasive (collecte d’urine et/ou de déjection au moment de la défécation). Cette stratégie a d’ailleurs été appliquée dans le passé pour le dosage du cortisol (hormone du stress). Des études récentes montrent que le cortisol contenu dans les poils des porcs est un indicateur de stress chronique car il s’y accumule au cours du temps. Dans ce cas, les prélèvements sanguins peuvent être remplacés par la récolte des poils des porcs. Les animaux placés en essais et concernés par ces procédures ne sont pas des animaux de laboratoire mais sont élevés comme en dans un élevage porcin conventionnel. Nos essais s’inscrivent dans le cadre de la recherche agricole et pour certains dans la poursuite d’études cellulaire ayant déjà permis de réduire et cibler le nombre de paramètres à étudier sur un nombre réduit d’animaux. Lorsque d’autres mesures via des prélèvements moins invasifs tels que la récolte de déjection ou de poils ne sont pas possibles, la prise de sang devient le seul moyen d’obtenir les informations sur les effets des aliments testés.

Réduction

Le nombre de porcs entrant dans cette procédure est étudié pour limiter le nombre d’animaux tout en se donnant suffisamment de chance de montrer une différence de résultat si celle-ci existe (c’est ce qu’on nomme également la puissance statistique). Pour définir ce nombre, nous utilisons un logiciel de statistiques. Par ailleurs, en plus de cette méthode, nous nous appuyons sur notre expérience (traitements statistiques des précédents résultats d’essais depuis 20 ans) ainsi que sur les résultats d’autres études réalisées dans d’autres centres de recherche (nombres d’animaux/groupe dans les études avec résultats significatifs) pour affiner le nombre d’animaux concernés par les prélèvements. En outre, certains animaux concernés par cette procédure entrent également dans le cadre d’essais ayant déjà intégré une phase de recherche au niveau cellulaire permettant de réduire le nombre de paramètres à tester et le nombre d’animaux.

Raffinement

Plusieurs mesures sont intégrées dans la mise en place de la procédure afin de réduire les nuisances sur le bien-être. D’abord, si il est constaté que des animaux à prélever présentent un état de santé affaibli ou s’ils semblent apeurés alors ils sont retirés de la procédure et ne sont pas prélevés. Ensuite, la méthode de contention est réfléchie en fonction de l’âge de l’animal afin que cette dernière soit la plus adaptée à son âge et à son gabarit pour faciliter le prélèvement et donc en limiter sa durée. Une fois le prélèvement réalisé, une récompense sous forme d’eau sucrée est proposée à l’animal. Nos animaux sont entrainés à sortir de leur case et à découvrir leur environnement d’élevage lors des pesées hebdomadaires. Ainsi, ils connaissent cet environnement ce qui réduit leur stress. Par ailleurs, le nombre de tentatives sans réussite du prélèvement est réduit à 2 afin de limiter la durée de contention. Une surveillance particulière des animaux est réalisée durant les 3 jours qui suivent les prélèvements et des soins sont définis en cas d’apparition de signes d’atteinte de la santé des animaux. De plus, l’intervalle entre 2 sessions de prélèvements est allongé à 2 semaines lorsqu’il s’agit de prélever des animaux de 21 à 35 j d’âge.

Choix des espèces

C’est l’espèce cible de notre activité de recherche. Les résultats de nos essais sont valorisés pour améliorer l’alimentation des porcs dans les élevages conventionnels. Les animaux placés en essais et concernés par ces procédures ne sont pas des animaux de laboratoire mais sont élevés comme en élevage porcins conventionnels. Les animaux utilisés sont des porcelets de 3 stades physiologiques différents : Porcelets sevrés âgés de 21 à 42 j et pesant entre 6 et 15 kg (c’est la phase appelée « 1er âge », stade physiologique Post-Sevrage), Porcelets sevrés âgés de 42 à 69 j et pesant entre 15 et 40 kg (c’est la phase appelée « 2ème âge », stade physiologique Post-Sevrage), Porcs sevrés âgés de 69 à 180 j pensant entre 25 et 130 kg (c’est la phase appelée « croissance », stade physiologique Engraissement). C’est sur ces stades physiologiques que nous souhaitons faire avancer nos connaissances.

  • Recherche appliquée
    • Autres troubles humains
Rats : 266
Souffrances
▲ -
▲ 266
▲ -
▲ -
Devenir
 4
 -
 10
 252

Injectés en sous-cutané avec un produit de comblement dermatologique, puis passés au scanner à rayons X jusqu'à trois fois le premier jour, une fois par jour les quinze jours suivants, une fois par semaine pendant deux mois, puis une fois par mois jusqu'à la fin de l'étude. 266 rats sont ainsi utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, chaque passage d'imagerie se faisant sous anesthésie gazeuse. Le porteur signale des pertes de poids liées aux anesthésies répétées, et une inflammation voire une nécrose possible du site d'injection. 252 rats sont tués pour prélever le site d'injection ou des organes, 10 sont réutilisés pour de la formation continue du personnel et 4 sont adoptés, l'objet réel du projet étant d'améliorer la persistance de produits de comblement du visage.

Objectifs

Les dermal fillers (remplisseurs cutanés) sont généralement utilisés pour des traitements peu invasifs, tels que la restauration du volume du visage dans des cas de dégradations physiques sévères (lésions post-accidentelles, restauration et correction des signes de perte de graisse faciale (lipoatrophie) chez les personnes atteintes du VIH, ... ). Certains produits de comblement se résorbent naturellement avec le temps nécessitant pour les patients de répéter les injections, il est donc nécessaire d'améliorer la persistance de ces produits. La recherche de nouveaux produits, performants et sains pour le patient, est donc un enjeux de santé publique. Ce projet a pour objectif de tester et d’évaluer des dispositifs médicaux injectables de comblement sur le modèle rat. Il comporte plusieurs protocoles visant à évaluer leur comportement (persistance) et la tolérance locale (potentielles réactions locales de type inflammatoire) après injections en sous-cutanée. Lors de ce projet, l'imagerie médicale sera utilisée afin de suivre l'évolution (volume, hauteur, étalement et forme) des produits injectés au cours du temps. Un effet inflammatoire des produits pourra également être mis en évidence par analyse histologique.

Bénéfices attendus

Ce projet contribuera aux développements de nouveaux produits dermatologiques de comblements et éventuellement à leur mise sur le marché dans le but de proposer des produits plus performants et persistants.

Procédures

Les animaux seront soumis à 1 ou maximum 2 injections en sous-cutanée des produits tests en respectant les volumes d’injections recommandés. Ces injections seront réalisées en environ 4 minutes pour les animaux vigiles et en maximum 10 minutes (anesthésie comprise) pour les animaux anesthésiés. Des examens scanners à rayons X seront réalisés sous anesthésie gazeuse. Un examen scanner dure jusqu’à 20 minutes (anesthésie comprise). La fréquence des examens scanners sera de maximum 3 acquisitions par jour le premier jour, puis maximum 1 acquisition par jour pendant les 15 jours suivants, puis maximum 1 acquisition par semaine pendant les 2 premiers mois puis maximum 1 acquisition par mois jusqu’à la fin de l’étude.

Impact sur les animaux

Les animaux seront manipulés régulièrement pour différents actes avec ou sans anesthésie susceptibles d’induire un stress (pesées, injection de produits et réalisation des acquisitions d’imagerie scanner à rayons X). Les animaux pourront présenter des réactions différentes selon les produits testés pouvant entrainer l’apparition de signes cliniques (pertes de poids liées aux éventuelles anesthésies répétées et/ou inflammation voire nécrose du(des) site(s) d’injection - probablité faible avec des produits de comblement classique).

Devenir

Les animaux seront euthanasiés à la fin du protocole car des prélèvements du site d’injection ou d’organe(s) doivent être réalisés pour analyse histologique. Dans la mesure du possible, les animaux réserves qui n’auront finalement pas été inclus dans les études pourront être réutilisés pour de la formation continue du personnel ou adoptés en fin d’étude selon la procédure d’adoption de l’EU.

Remplacement

Afin de répondre aux objectifs de ce projet ainsi qu’à des exigences réglementaires, le recours à l’expérimentation animale est nécessaire car il n’existe pas à l’heure actuelle de méthode alternative permettant de modéliser le comportement de produits injectés dans un organisme entier vivant de manière fiable. Ce comportement dépend de très nombreux facteurs tels que la zone d’injection, les tissus environnants, l’activité de l’animal, etc.

Réduction

Le suivi du comportement des produits injectés réalisé par imagerie médicale scanner à rayons X permet de suivre les mêmes animaux au cours du temps et donc de diminuer le nombre d’animaux utilisé par projet. Afin d’obtenir des résultats statistiquement exploitables permettant d’étudier la performance du produit au cours du temps, des groupes de minimum 6 sites d’injection par éléments d’essai seront constitués.

Raffinement

Une période d’acclimatation de 5 jours minimum sera respectée. Les animaux seront hébergés en groupes sociaux en cages sur portoirs ventilés (hors cas d’isolement des animaux pour agressivité ou blessure sur avis vétérinaire) avec les enrichissements appropriés (bâtonnets de bois, cell-sizzle et tube en bois). Les animaux seront observés quotidiennement afin de déceler précocement tout signe clinique anormal et ainsi mettre en place des mesures de prise en charge aussi rapidement que possible (mesures de soutien ou bien mise à mort en cas d’état de santé considérablement dégradé et irréversible). Des pesées régulières seront réalisées : minimum 1 fois par semaine et entre 24 et 72h post-administration des produits de comblement. La fréquence des pesées pourra être augmentée en fonction de l’état clinique des animaux : une pesée quotidienne sera réalisée si l’animal est en perte de poids égale ou supérieure à 15% de son poids maximal atteint durant l’étude (soit une perte de poids de 52.5g pour un animal de 350g). Dans les 24 à 72h post-administration des produits de comblement, une observation du(des) site(s) d’injection sera réalisée pour s’assurer qu’aucune anomalie (rougeur, plaie, nécrose, nécrose ulcérante) n’est visible. L’état général de l’animal sera également observé. Lors des anesthésies, du gel oculaire sera appliqué pour éviter le dessèchement cornéen et une attention particulière sera apportée à la lutte contre l’hypothermie (tapis chauffant et/ou lampe chauffante).

Choix des espèces

Le rat est l’espèce privilégiée pour les injections sous-cutanées de produit de comblement. Un volume plus important que chez la souris peut-être administré permettant un suivi par imagerie scanner à rayons X au cours du temps. De plus, le rat est très bien caractérisé et présente une similitude avec l’homme concernant sa réactivité au niveau de la peau et des tissus sous-cutanés permettant d’évaluer la biocompatibilité et l'efficacité des produits de comblement. Les rats seront utilisés entre 6 et 10 semaines lors des administrations. Pour ce type d’étude, il n’y a pas de contrainte spécifique lié à l’âge. A partir de 6 semaines, les rats ont un système immunitaire suffisamment développé pour répondre efficacement aux stimuli immunitaires, ce qui les rend appropriés pour ce type d’études.

  • Recherche fondamentale
    • Système respiratoire
Souris : 3624
Souffrances
▲ -
▲ 2184
▲ -
▲ 1440
Devenir
 -
 -
 -
 3624

Provoquer une fibrose des poumons puis un cancer chez le même animal: ce projet organise cet enchaînement pour établir un lien direct entre les deux maladies. 3 624 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à sévère, tuées pour prélever leurs poumons, celles dont le génotype ne convient pas étant mises à mort au sevrage. Elles inhalent jusqu'à cinq fois sous anesthésie des molécules qui déclenchent la fibrose et initient le cancer, reçoivent dix injections dans l'abdomen réparties sur deux semaines, et subissent une biopsie de la queue de 2 mm. Le porteur annonce une mise à mort au-delà de 20 % de perte de poids, ou en cas de respiration rapide, de plaie non guérie ou de blessure surinfectée, autant de seuils qui décrivent l'état auquel les souris peuvent parvenir.

Objectifs

Les cancers du poumon sont la première cause de mortalité par cancer en France et dans le monde. Malgré les avancées thérapeutiques récentes, principalement basées sur les thérapies ciblées et les immunothérapies, de nombreuses tumeurs restent résistantes aux traitements et le taux de survie global à cinq ans ne dépasse pas 20 %. Les maladies pulmonaires interstitielles correspondent à un groupe de maladies qui provoquent les lésions (fibrose) aux poumons et entraînent des difficultés respiratoires. La fibrose pulmonaire idiopathique (FPI) est la maladie pulmonaire interstitielle la plus grave. Il s'agit d'une maladie dévastatrice et incurable. Son incidence est en constante augmentation et touche principalement les personnes âgées de plus de 50 ans. Alors que les études épidémiologiques mettent en évidence des risques accrus de cancer du poumon chez les patients atteints de maladies pulmonaires interstitielles, les patients diagnostiqués avec une FPI ont un risque 12 fois plus élevé de développer un cancer agressif. En outre, la fibrose entraînant un dépôt excessif de protéines dans le poumon, elle limite l'efficacité des thérapies. Dans ce projet nous souhaitons : 1/ prouver une association directe entre la fibrose pulmonaire et le cancer chez les animaux jeunes et âgés, 2/ déterminer comment les lésions fibrosantes modulent l’agressivité des cancers et 3/ tester l’efficacité de modulateurs de protéines impliquées dans la mise en place de la fibrose et des cancers du poumon.

Bénéfices attendus

Ces expériences pré-cliniques nous permettront de mieux appréhender comment la fibrose pulmonaire impacte la progression des cancers du poumon. De plus, ces études nous permettront de tester l’efficacité d’une molécule dont nous savons qu’elle bloque efficacement le développement des lésions fibrosantes ainsi que la progression des tumeurs du poumon. A terme, ce projet pourrait inciter les cliniciens à tester notre molécule chez l'humain.

Procédures

Une biopsie caudate de 2mm sera réalisée au sevrage des animaux, elle dure 1 seconde. Les souris seront soumises à l'inhalation de molécules induisant la fibrose pulmonaire et l’initiation du cancer. Cet acte dure moins d’une minute, il sera répété au maximum 5 fois. Il est réalisé sous anesthésie pour diminuer le stress de l'animal. Certaines souris recevront aussi des injections dans le péritoine. Ces injections durent moins de 10 secondes. En tout, il y aura 10 injections réparties sur 2 semaines.

Impact sur les animaux

- Stress à la préhension. - Stress à la biopsie caudale, à l'incision auriculaire et à la pose d’une bague d’oreille - Perte de poids liée à l’instillation d’un composé irritant. - Lésions pulmonaires liées à l’instillation d’un composé irritant. – Lésions pulmonaires liées à l’induction d'un gène.

Devenir

A la fin des procédures 1, 3 et 4 les animaux seront mis à mort pour permettre le prélèvement et l'analyse des poumons. A la fin de la procédure d'élevage les souris utiles à la réalisation des procédures 3 et 4 sont gardées vivantes, les souris de mauvais génotypage sont mises à mort.

Remplacement

Nous avons utilisé des cellules en culture pour définir les concentrations actives de nos molécules. Cependant à ce jour il n'existe pas de méthode de remplacement (co culture de cellules ou modèles invertébrés) qui permettent de caractériser chez les mammifères les interactions cellulaires et moléculaires mises en jeu dans les pathologies telles que la fibrose et le cancer du tissu pulmonaire.

Réduction

Nous avons réalisé une étude statistique prévisionnelle qui nous permet de prédire le nombre minimal d’animaux qu’il faut inclure par groupe expérimental afin d’obtenir des résultats statistiquement significatifs. Les expériences seront arrêtées dès que nous aurons obtenu les résultats permettant de valider nos hypothèses de travail.

Raffinement

Nous avons montré l’absence de toxicité de nos composés et de leur tampon de re suspension sur des cellules en culture et sur des animaux vigiles. Pour limiter au maximum la souffrance des souris tout comportement anormal de l'animal sera référencé dans la fiche journalière de suivi par les zootechniciens en charge du suivi des animaux. Cette fiche de suivi indique des points limites adaptés à notre expérience (non guérison de plaie après ajout de Vétédine, manque de soin associé à un isolement pendant plus de 2j, suintement au site d’injection, respiration rapide, blessure étendue ou surinfectée, perte de poids >20%), un arbre décisionnel et les critères suffisamment prédictifs d’arrêt de souffrance des animaux en expérimentation.

Choix des espèces

Les relations qui lient la fibrose pulmonaire au développement du cancer des poumons sont complexes et impliquent plusieurs populations cellulaires. Les souris sont un modèle de choix, elles présentent de nombreuses similitudes avec la pathologie humaine et il existe de nombreux outils pour étudier les résultats. Les souris femelles et mâles seront mises en expérimentation à un âge minimum de 8 semaines. A cet âge, le système immunitaire des souris est mature et les souris développent une inflammation et une fibrose pulmonaire après l’exposition à un agent irritant. Les souris sortiront de l'expérimentation au maximum 12 semaines après le début des expériences soit à l'âge de 20 semaines.

  • Tests réglementaires
    • Contrôles de qualité
Souris : 20000
Cochons d'Inde : 35000
Souffrances
▲ -
▲ 54300
▲ 700
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 55000

Libérer des lots de vaccins commercialisés ou en développement contre la diphtérie, le tétanos et la coqueluche suppose ici de vacciner puis de tuer des animaux non-humains, lot après lot. 20 000 souris et 35 000 cobayes vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, tous tués par ponction intracardiaque sous anesthésie pour doser leurs anticorps. Les cobayes reçoivent une injection sous-cutanée et une injection intramusculaire, et les plus fortes doses de certains vaccins provoquent parfois des indurations au point d'injection qui peuvent évoluer en ulcérations. Le porteur indique que deux projets de remplacement par des tests in vitro sont en cours, l'un pour le test chez le cobaye, l'autre pour le test chez la souris, ce qui n'empêche pas 55 000 animaux non-humains d'être engagés dans ce contrôle réglementaire de routine.

Objectifs

Les réglementations nationales et internationales (pharmacopée européenne (11 ème édition Monographie n°1356 et § 2.7.16) et l’OMS (62ème rapport technique n°979(2011) §A.3.4.2.7).imposent aux laboratoires pharmaceutiques d’effectuer des contrôles d’efficacité et d’innocuité sur chaque lot de vaccin produit. Ce projet porte sur l’évaluation de l’immunogénicité de ces vaccins produits (en cours de développement ou déjà commercialisés) sur animaux qui est l’une des méthodes décrites pour les contrôles d’efficacité. Ce projet comprend les essais réalisés sur les lots des valences suivantes : pertussis acellulaire (coqueluche), diphtérie et tétanos. De plus, ce projet s’applique de manière plus ponctuelle en cas d’investigation, d’optimisations de procédé ou d’études de stabilité. Il prend aussi en compte les animaux utilisés pour les qualifications des références nécessaires à la réalisation des tests.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus pour ce projet sont la mise sur le marché des lots de vaccins conformes aux spécifications et aux textes de référence après les tests de contrôle qualité. Les vaccins concernés (diphtérie, tétanos, coqueluche) participent à l’amélioration de la santé publique et l’éradication mondiale de ces maladies.

Procédures

Deux injections par voie intrapéritonéale et une ponction intra-cardiaque sur animal anesthésié sont réalisées sur les souris. Une injection par voie sous-cutanée, une injection par voir intra-musculaire et une ponction intra-cardiaque sur animal anesthésié sont réalisées sur les cobayes. Ces différents types d’injection durent moins de 10 secondes. Les ponction intra-cardiaques durent environ 1 minute.

Impact sur les animaux

Pour les souris, les seules nuisances sont les injections (vaccin + anesthésie) et les prélèvements terminaux décrits dans la procédure. Pour les cobayes, en plus des injections et des prélèvements, l’injection des plus fortes doses de certains vaccins peuvent parfois causer des indurations au niveau du site d’injection. Dans de faibles proportions, ces indurations peuvent évoluer en ulcérations.

Devenir

Le projet comporte des procédures terminales qui nécessitent l’euthanasie des animaux en fin de test afin de pouvoir doser le taux d’anticorps dans leur sang.

Remplacement

Un projet est en cours afin de remplacer la procédure 2 (Test d’immunogénicité des valences diphtérie, tétanos et pertussis acellulaire chez le cobaye) par un test in vitro. Ce projet va se déployer par étapes, avec des jalons différents selon les vaccins et leur destination. La procédure 1 (Test d’immunogénicité des vaccins contenant la valence pertussis acellulaire chez la souris) fait un également l’objet d’un projet de remplacement par un test in vitro.

Réduction

L’implémentation en routine de la procédure 2 a permis de réduire considérablement le nombre de souris utilisées dans la procédure 1 et dans des procédures appartenant à d’autres projets de mesure d’activité, cotées sévères. Elle a permis le remplacement de 3 tests en 1 seul. La procédure 2 a : • Dans un 1er temps : implémentation sous la configuration multidoses (série de 129 cobayes pour tester 3 lots) pour un des vaccins (novembre 2020) • Dans un 2nd temps : implémentation en configuration unidoses (série de 49 cobayes pour tester 5 lots) pour un autre vaccin (juin 2022) • Dans un 3ème temps : passage de la configuration multidoses à unidoses (décembre 2023).

Raffinement

Souris : Elles sont hébergées en groupe dans des cages avec litière contenant plusieurs enrichissements : des plateformes sur-élevées des dome-homes (abris en carton) pour créer des barrières visuelles, des nestlets (carrés de coton) utilisés pour la nidification. Cobayes : Ils sont hébergés en groupe dans des cages contenant plusieurs enrichissements : des buchettes en bois à ronger, des huttes pour créer des barrières visuelles, du foin de Crau pour compléter leur alimentation. Un projet est initié dans le but d’héberger les cobayes sur litière. Pour chacune de ces espèces, il y a une surveillance quotidienne et des points limites sont définis. De plus, des récompenses alimentaires (graines et fruits secs) leur sont distribuées après un acte jugé stressant ou douloureux. Pour chacune de ces espèces, il y a une surveillance quotidienne et des points limites sont définis. De plus, des récompenses alimentaires (graines et fruits secs) leur sont distribuées après un acte jugé stressant ou douloureux.

Choix des espèces

L’évaluation réglementaire de l’immunogénicité des vaccins concernés par ce projet passe nécessairement par une étape d’immunisation de l’animal (exigence des pharmacopées des différents pays (pharmacopée européenne (11 ème édition Monographie n°1356 et § 2.7.16) et l’OMS (62ème rapport technique n°979(2011) §A.3.4.2.7)) Comme expliqué dans le paragraphe remplacement, une technique in vitro est en cours de présentation aux autorités réglementaires. Les animaux utilisés sont des animaux sevrés afin de garantir un certain niveau de maturité du système immunitaire.

  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
    • Système nerveux
Prosimiens : 45
Souffrances
▲ -
▲ 45
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 12
 33

Déjà utilisés dans un projet de trois ans qui vient de s'achever, 45 prosimiens sont repris pour un suivi prolongé jusqu'à leur mort naturelle, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Ils reçoivent l'un de deux régimes, l'un à base de matière grasse laitière, l'autre de matière grasse végétale, avec un prélèvement sanguin tous les six mois et quatre à cinq jours de tests cognitifs à la même fréquence. Le porteur écrit que ces tests ne constituent pas une nuisance et qu'ils sont "même considérés comme un enrichissement" chez les primates. Douze animaux sont comptés comme réutilisés, et ceux qui ne meurent pas d'eux-mêmes retournent à l'élevage. La finalité affichée est d'aboutir à des recommandations nutritionnelles pour le grand public, et le porteur affirme que ces expériences ne sauraient être remplacées puisqu'elles exposent "l'organisme entier" au régime.

Objectifs

La matière grasse laitière, du fait de son impact sur le métabolisme des acides gras oméga-3 et de la présence d’acides gras facilement métabolisables, pourrait avoir un impact favorable sur les fonctions cérébrales, et en particulier sur les fonctions cognitives, à plusieurs moments de la vie. Toutefois, l’apport en lipide des laits maternisés utilisés en nutrition humaine est assuré par des huiles végétales (ne contenant que des acides gras à chaîne courte), ce qui ne mime donc que très partiellement le lait maternel, qui apporte par définition, du gras animal. La matière grasse laitière présente des teneurs en acides gras oméga-3 plus favorables que la matière grasse végétale, notamment parce qu’elle procure des acides gras oméga-3 à longue chaîne, essentiels au bon fonctionnement cardiovasculaire et cérébral. Nous souhaitons donc mettre en place un protocole pour évaluer l’impact de la matière grasse laitière comparativement à des matières grasses végétales, sur le statut cognitif de primates adultes (âgés de plus de 24 mois). Nous allons réaliser un suivi à long-terme des fonctions cognitives et psychomotrices, à l’aide de tâches comportementales simples et utilisées en routine, pour évaluer les effets à long-terme de la matière grasse laitière (jusqu'à la mort naturelle des animaux). Ce projet est la continuité d’un projet de 3 ans terminé, qu’il est nécessaire de le prolonger pour étudier de façon longitudinale l’impact de ces régimes sur ces animaux au cours du vieillissement.

Bénéfices attendus

Le projet vise à évaluer les impacts à long-terme de la supplémentation en matière grasse laitière sur les fonctions cognitives. Nous avons déjà démontré que ces nutriments ont un impact positif au cours du développement et de la croissance. En effet, les animaux du groupe Matière grasse laitière présentent des facultés cognitives supérieures à celles des animaux du groupe Matière grasse végétale dans tous les tests cognitifs au cours de la croissance. Le présent projet nous permettra de déterminer si cet impact peut se prolonger dans le temps. De plus, la mise en place des régimes croisés, c'est à dire des animaux adultes qui reçoivent un régime différent de celui de leur mère après le sevrage, nous a permis de mettre en évidence une importante empreinte maternelle (ce qui signifie que les mères apportent des nutriments essentiels aux petits dont les bénéfices durent même lorsque les petits changent de régime). La poursuite des régimes à très long terme nous permettra d'évaluer combien de temps cette empreinte maternelle perdure à l’âge adulte. C'est une question particulièrement importante dans le domaine de la nutrition qui pourra permettre à terme d'aboutir à la rédaction de recommandations nutritionnelles à destination du grand public.

Procédures

Tous les animaux seront soumis à l'un des deux régimes expérimentaux, ce qui n'a aucune conséquence sur le bien-être animal puisque les deux régimes sont équilibrés d'un point de vue des macro-nutriments. Les animaux seront également soumis à un prélèvement sanguin tous les 6 mois (prélèvement qui dure quelques secondes) et réalisé selon un protocole strict, par du personnel formé. Enfin, les animaux passeront des tests cognitifs pendant 4 ou 5 jours tous les 6 mois également, pour évaluer leur niveau de performances cognitives.

Impact sur les animaux

Nous n'attendons aucun effet indésirable des différents régimes alimentaires sur les animaux puisque les deux régimes sont équilibrés d'un point de vue de l'apport en macronutriments. La seule nuisance attendue est celle qui pourrait être provoquée par les prélèvements sanguins, mais tout est mis en oeuvre pour en minimiser l'impact, et ces prélèvements sont effectués conformément à la réglementation, par du personnel formé, tout en respectant le cadre fixé par la règle des 3R. Enfin, les tests cognitifs, qui ne durent que quelques heures, tous les 6 mois, ne constituent pas une nuisance et sont même considérés comme un enrichissement chez les primates.

Devenir

Tous les animaux seront maintenus en vie jusqu'à leur mort naturelle à la fin de la procédure. Les animaux qui ne seront pas morts naturellement retourneront dans l'élevage.

Remplacement

Ces expériences ne peuvent être remplacées par des méthodes alternatives puisqu’elles nécessitent l’exposition de l’ensemble de l’organisme au régime. Les interventions nutritionnelles ayant par définition des effets sur l’organisme entier (de la digestion à l’utilisation des micronutriments et de leurs métabolites par les différents organes), ces expériences ne sauraient être remplacées par des expériences in vitro par exemple.

Réduction

Ces expériences seront réalisées sur un nombre maximal de 45 animaux, nombre suffisant pour évaluer les effets sur les fonctions cognitives notamment. Les effectifs, déterminés à partir d’un test de puissance, prennent en compte la variabilité interindividuelle attendue au sein des groupes expérimentaux pour les mesures de cognition (paramètres qui présentent la plus grande variabilité) et permettront de réaliser des tests statistiques avec assez de puissance (au minimum 85%). Etant donnés le nombre relativement faible d’animaux par groupe (N=6 par sexe), l’analyse statistique sera basée sur des tests non-paramétriques et des analyses statistiques descriptives sont prévues.

Raffinement

Les actes techniques appliqués seront organisés de sorte à laisser des temps de récupération longs entre deux actes. Toute procédure entraîne un suivi attentif de chaque individu afin de s’assurer du bien-être des animaux utilisés. Pour cela, des indicateurs comme le poids de l’animal, la prostration, l’absence d’alimentation, des symptômes apparents de gêne ou de douleur (irritations) ou enfin des troubles du comportement (agressivité, surléchage) sont particulièrement suivis. Le raffinement sera notamment assuré grâce à une bonne maîtrise des procédures réalisées par du personnel qualifié. Les dispositions habituelles de l'animalerie seront conservées pour les animaux inclus dans le projet (enrichissement par branchage et feuillage, nichoirs, cache d'aliments, groupe sociaux…).

Choix des espèces

L'espèce choisie a la particularité d'être omnivore, se nourrissant aussi bien de végétaux (feuilles et fruits) que d'animaux (petits mammifères ou reptiles, insectes) dans le milieu naturel. En tant que mammifère, cette espèce se nourrit naturellement de lait maternel (contenant donc naturellement de la matière grasse animale) pendant les 2 premiers mois de sa vie. Chez cette espèce, les périodes de gestation et de lactation durent chacune 2 mois. Les altérations liées à l'âge, comparables à celles observées chez l'humain, apparaissent dès l'âge de 5 ans. De nombreuses études ont montré les similarités des changements cérébraux liés à l’âge avec l'humain, avec notamment des altérations de la balance énergétique des paramètres endocriniens et des performances cognitives ainsi que l’apparition d’une atrophie cérébrale. Ce modèle représente donc un parfait compromis entre une longévité relativement longue, des facilités d'élevage dues à sa taille et une bonne proximité phylogénétique et physiologique avec l'humain. Les animaux seront donc utilisés à l'âge adulte.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
Poules : 2450
Souffrances
▲ -
▲ 2450
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 1940
 510
 -

Les prises de sang sont réalisées à la veine alaire ou au sinus occipital, ce dernier geste comportant un risque de lésions cérébrales que le porteur dit chercher à réduire. 2 450 poules et coqs vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, pour maintenir deux lignées consanguines dont l'une porte peu de salmonelles et l'autre beaucoup. L'élevage en groupe entraîne du picage et des blessures cutanées de gravités diverses, ainsi qu'une détérioration de l'état général de certains individus dont la cause n'est parfois établie qu'à l'autopsie. Le porteur écrit pourtant que ces animaux n'ont pas subi d'intervention majeure, ce qui le conduit à envisager de les replacer chez des particuliers ou de les valoriser pour leur viande, 1 940 étant renvoyés à l'élevage et 510 réutilisés.

Objectifs

Les lignées consanguines N et 6 ont la particularité de présenter des niveaux de portage intestinal de salmonelles différents après infection. Du fait de cette particularité et de leur consanguinité, elles constituent un modèle unique d’étude du contrôle génétique de la résistance au portage de salmonelles. Le contrôle du portage de salmonelles est un enjeu de sécurité sanitaire dans une optique « Une santé pour tous » (« One Health »), qui contribue à la durabilité des élevages dans le cadre de la transition agro-écologique Les lignées N et 6 ont la particularité de posséder un taux d’homozygotie supérieur à la normale, obtenu via des croisements consanguins frères-sœurs initiaux effectués lors de leur création et à présents achevés. Depuis qu’elles sont hébergées, elles sont simplement maintenues de façon à éviter autant que possible d’augmenter leur consanguinité pour éviter d’accentuer d’éventuels problèmes physiologiques associés (notamment problèmes de fertilité). Cette consanguinité facilite les études de génétique classique comparant les deux lignées ou exploitant les croisements entre ces deux lignées pour étudier le contrôle génétique du portage intestinal de salmonelles. En outre, nous avons pu récemment démontrer que ces deux lignées possèdent des microbiotes intestinaux de compositions très différentes, si bien que nous formulons l’hypothèse que le niveau de portage intestinal est en partie déterminé par la composition du microbiote, peut être sous influence génétique. Ces lignées ont donc pour vocation d’être utilisées dans les projets de recherche visant à comprendre le rôle de la génétique et/ ou du microbiote intestinal sur le portage de salmonelles. Le présent projet vise à maintenir un pool d’animaux de ces lignées suffisant pour servir les projets à venir visant à les étudier dans cet objectif, en prenant en compte leur faible niveau de fertilité.

Bénéfices attendus

L’étude de ces lignées permettra à terme de mieux comprendre (court/moyen terme) l’origine du niveau de portage (génétique et/ou microbiote) et de faciliter la mise au point d’approches efficaces de lutte se basant sur la modulation du microbiote et/ou la sélection génétique (long terme), en complément des méthodes prophylactiques déjà existantes, en identifiant des marqueurs génétiques ou microbiens qui pourront être utilisés en sélection ou bien pour mettre au point une modulation du microbiote intestinal par l’alimentation ou les pratiqeus d’élevage. Ces approches permettront de limiter la propagation des salmonelles en élevage et donc de limiter de nombre de troupeaux abattus en cas de détection de salmonelles, et de réduire la contamination humaine via l’ingestion de produits aviaires contaminés (viande, œufs).

Procédures

Une prise de sang, à la veine alaire ou au sinus occipital sera effectuée entre 2 et 18 semaines d'âge pour pouvoir génotyper les animaux et ainsi déterminer leur pedigree. Une seconde prise de sang sera réalisée en fin de cycle de reproduction pour évaluer la réponse vaccinale. L’intervention a une durée inférieure à une minute.

Impact sur les animaux

Les prises de sang alaires pourront être une source de stress, en raison de la contention nécessaire et de la piqûre. Les prises de sang peuvent éventuellement engendrer des hématomes. L’élevage en groupe peut entraîner des comportements agressifs. Ces comportements présentent des risques inhérents de picage entre les animaux, ce qui peut causer des blessures cutanées de diverses gravités. Les comportements de domination sont généralement plus fréquents jusqu'à ce que l'ordre social soit rétabli. Dans les élevages de longue durée comme celui-ci, une détérioration de l'état général de certains individus peut également être observée, les causes n'étant parfois déterminées qu'après une autopsie.

Devenir

Nous utilisons ici nos individus pour permettre la production d'une descendance. Arrivés à l'âge de réforme, les animaux n'ayant pas subi d'intervention majeure, nous envisageons de les replacer vivants chez des particuliers ou de les valoriser pour leur viande qui est tout à fait consommable.

Remplacement

L’objectif de ce projet est de maintenir deux lignées dont l’étude permet la compréhension des rôles combinés du microbiote intestinal et de la génétique de l’hôte dans la réduction du portage de salmonelles. Il n’existe pas à notre connaissance de modèle alternatif permettant de remplir ces objectifs.

Réduction

Les effectifs de reproducteurs utilisés permettent en théorie de gérer la consanguinité déjà très élevées de nos populations. Par calcul, les tailles éfficaces des populations devraient être plus importantes, cependant la variabilité génétique de notre caractère est peu renseignée. L'objectif des maintiens des populations est de disposer d'animaux

Raffinement

Les poules et les coqs hébergées en groupe bénéficient d’un milieu enrichi, notamment par des perchoirs et de la proximité avec leurs congénères permettant des échanges visuels, olfactifs et auditifs. Les animaux seront l’objet de surveillance classique et toute manifestation de détresse ou de maladie prise en considération pour envisager le retrait des animaux (mise à l'infirmerie) ou leur euthanasie si besoin. Dès l'éclosion, les animaux sont élevés en groupe au sol puis en cages collectives à partir de 18 semaines. Les cages collectives hébergeant les poules seront équipées de divers enrichissements, tels que des perchoirs, des blocs à picorer, des chaînettes métalliques et des bandelettes de tissu pour stimuler le jeu. Les coqs, hébergés également dans des cages collectives, bénéficieront eux aussi de divers enrichissements. Pour prévenir le picage, des répulsifs antipicage pourront être appliqués sur les animaux concernés. Une surveillance soutenue sera assurée plusieurs fois par jour pour détecter précocement toute détérioration du bien-être. Un arbre de décision , destiné à faciliter la gestion quotidienne des animaux (en cas d'atteinte ou non du point limite), a été développé et sera fourni aux animaliers en charge du suivi des animaux.Lorsque un ou des points limites sont identifiés , une action avec un suivi de celle-ci est mise en œuvre.Raffinement de la procédure : Cas de la prise de sang au sinus occipital : afin de réduire le risque de lésions cérébrales pouvant être associé à la réalisation d'un prélèvement de sang au sinus occipital, le préleveur utilisera une garde qu'il positionnera sur son aiguille afin d'éviter tout possibilité d'enfoncer l'aiguille trop profondément. La facilité de visualisation de ce site d'injection évite l'arrachage de plumes douloureux pour les animaux. Un point de compression de 30-60s sera effectué pour limiter également la formation d'un hématome. Deux expérimentateurs seront mobilisés pour une prise de sang afin de permettre la réalisation d'une contention appropriée par l'un pendant que l'autre réalisera la prise de sang. Les personnes en charge du prélèvement de sang au sinus occipital auront reçu une formation spécifique à ce geste et seront des personnes le réalisant régulièrement afin de maximiser la fluidité des gestes. Cas de la prise de sang effectué à la veine alaire : un point de compression sera effectué et deux expérimentateurs seront mobilisés.

Choix des espèces

Les poulets sont porteurs asymptomatiques de salmonelles en élevage. Pour réduire le portage il faut en étudier les mécanismes sur cet animal, ce qui justifie notre choix. Les animaux seront utilisés depuis la naissance jusqu'à l'âge adulte d'environ 42 semaines pour produire les poussins destinés au renouvellement des lignées, mais aussi répondre aux besoins en individus demandés par les projets de recherche reposant sur ces lignées.

  • Recherche appliquée
    • Troubles musculosquelettiques
  • Recherche fondamentale
    • Système musculosquelettique
Souris : 160
Souffrances
▲ -
▲ 160
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 160

Soumises à une ou deux injections intraveineuses de nanoparticules lipidiques ou de vecteurs de thérapie génique sous anesthésie gazeuse, 160 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance légère, toutes tuées à l'issue. Une partie d'entre elles passe un test de force où la queue est reliée à un capteur qui enregistre leurs réponses d'échappement pendant cinq minutes. Le projet vise à valider l'effet de ces nanoparticules contre la fibrose musculaire dans des myopathies génétiques comme la dystrophie de Duchenne, et le porteur écrit qu'un essai clinique concluant "devrait" alors permettre de stopper la progression de la maladie chez les patients. Sur le remplacement, il affirme qu'il n'existe "pas de modèle in vitro de fibrose musculaire" et que l'élimination des cellules fibrotiques par les lymphocytes T exige un milieu physiologique complet.

Objectifs

Notre laboratoire cherche à traiter un certain type de myopathies (maladie des muscles) qui comprennent en particulier la dystrophie musculaire de Duchenne et les dystrophies musculaires des ceintures. Ces myopathies sont des maladies génétiques rares, progressivement invalidantes et conduisent à la perte de la marche. Le muscle sans ses protéines structurales finit par se détruire puis l’apparition de la fibrose rigidifie le tissu et entraîne de sévères complications. Dans la myopathie de Duchenne, la protéine déficiente s'appelle la dystrophine. Cette protéine joue un rôle d'amortisseur au cours des cycles de contraction/relaxation du muscle et un rôle fonctionnel dans la membrane musculaire. Aucun traitement curatif n'est actuellement disponible. Les stratégies visant à ajouter une copie fonctionnelle du gène et/ou à réduire la fibrose constituent l’approche la plus prometteuse pour le traitement de ces myopathies. Des approches de thérapie génique sont en cours d’étude et consistent à introduire un gène médicament dans l’organisme du patient à l’aide d’un vecteur viral inoffensif pour remplacer le gène malade et rétablir le fonctionnement de la protéine. Néanmoins, les tests cliniques utilisant l'administration de versions courtes de la protéine dystrophine (micro-Dystrophine) via un virus adéno-associé (AAV), ont mis en évidence seulement une efficacité partielle du traitement et ont révélé des risques pour la sécurité des patients, tels qu'une réponse immunitaire associée à la dose élevée d'AAV utilisée. C’est pourquoi, dans ce projet, nous souhaitons explorer la technologie des nanoparticules, utilisées dans la formulation de certains vaccins, pour délivrer les ARN messagers de gènes thérapeutiques et réduire la fibrose dans le tissu musculaire. Ces nanoparticules sont le plus souvent lipidiques et permettent un transfert efficace et ciblé de protéine ou d’acide nucléique dans les cellules d’intérêts. Nous souhaitons donc tester dans un premier temps l’immunogénicité de ces particules chez la souris et dans un second temps, tester l'efficacité des nanoparticules pour le transfert de gènes et pour la reprogrammation de cellules T en cellules T anti-fibrose. L'étude permettra en outre de tester l'efficacité thérapeutique de grandes versions de dystrophine ou de dystrophine complète pouvant être logées dans les nanoparticules, ce qui ne pourrait pas être possible dans les AAV étant donné leur capacité de cargo limitée.

Bénéfices attendus

Ce projet se place dans le cadre de la recherche de traitements pour des maladies génétiques humaines touchant le muscle squelettique. Il vise à valider l’effet thérapeutique de nanoparticules lipidiques pour un groupe de maladies humaines sur un modèle murin de la maladie. L’observation d’un effet thérapeutique pourrait permettre d’envisager un essai clinique qui, s’il est probant, devrait permettre de stopper l’évolution de la pathologie chez les patients atteints de dystrophie, et donc de valider une thérapie pour des maladies qui n’en n’ont pas à ce jour.

Procédures

Les animaux seront soumis à des prélèvements de sang sous anesthésie gazeuse d'une durée maximum de 5 minutes pour vérifier la présence des nanoparticules lipidiques et analyser la réponse immunitaire. Ils seront aussi soumis à l'injection de nanoparticules lipidiques et ou de vecteurs de thérapie génique en intraveineux sous anesthésie gazeuse. Pour la PE1, il y aura 2 prélévements de sangs et une seule injection de nanoparticules lipdiques. Pour la PE2, les souris auront un prélévements de sang et deux injections en intraveineux, soit deux injections de nanoparticules lipidiques à deux semaines d'intervalle, soit une injection de nanoparticules lipidiques et 15 jours après une injection de vecteurs de thérapie génique. La durée d'anesthésie et le temps de d'injection durent moins de 5 minutes par souris. Pour le test de force musculaire, la queue des animaux est reliée à un capteur de force qui va enregistrer les réponses d’échappements des animaux. Ce test est limité à 5 min et ne peut être réalisé qu’une seule fois.

Impact sur les animaux

Les nuisances (douleur ou stress) attendues sur les animaux sont liées en particulier à la nature des différents actes réalisés. Les nuisances de classe légères sont liées à l’acte d’anesthésie lors de l’injection : du traitement et des prélèvements de sang. Il y a une possibilité de sécheresse oculaire au cours des anesthésies. Les nuisances attendues pour le test de force sont de classe legère. Cet acte ne sera fait qu’une fois. En ce qui concerne le modèle utilisé, même s’ils portent une anomalie génétique correspondant à une dystrophie musculaire chez l’homme, ils présentent un phénotype moins important que les patients.

Devenir

Les animaux de chaque procédure seront tous euthanasiés pour collecter les muscles squelettiques, la rate et les ganglions pour analyser au laboratoire les effets de nos traitements.

Remplacement

Nous réalisons systématiquement des tests préalables in vitro pour exclure les nanoparticules de mauvaise qualité. Nous vérifions la présence de l’ARN messager du gène d’intérêt après infection cellulaire en mesurant l’expression des protéines d’intérêts. Afin de valider l’effet des nanoparticules anti-fibrose sur la fibrose in vivo au préalable à une application chez l’homme, nous souhaitons utiliser un modèle animal (souris), car aucun modèle in vitro n’est capable de développer cet aspect de la pathologie. En effet, il n’existe pas de modèle in vitro de fibrose musculaire et l’interaction et l’élimination des cellules fibrotiques par les lymphocytes T nécessite un milieu physiologique où la réponse immunitaire peut avoir lieu.

Réduction

Au cours des 5 années du projet, nous avons prévu d’utiliser un total de 160 souris pour faire l'ensemble des expériences in vivo. Ce projet se limite aux expériences considérées comme absolument indispensables et prévoit l'exploitation maximale des données obtenues. Lorsque ce sera possible, nous utiliserons les mêmes souris contrôles pour des expériences différentes en tant que contrôle pour les différents modèles évalués. De plus, un maximum d’analyses sera réalisé sur organes prélevés après la mort des animaux pour éviter des doublons de procédures expérimentales. Nous administrerons les nanoparticules lipidiques par voie sanguine car c’est le moyen le plus efficace et le moins invasif pour cibler tous les muscles de l’organisme. Le nombre d’animaux utilisés par groupe est optimisé pour obtenir des résultats statistiquement significatifs.

Raffinement

Les animaux sont élevés dans un environnement enrichi. Aucun animal n’est seul dans une cage, sauf si problème d’agressivité. Des mesures pour augmenter le confort des animaux sont également appliquées telles l’application de gel oculaire pour éviter le dessèchement des tissus lors des anesthésies. Les prélèvements de sang à la veine submandibulaire se font sous anesthésie de courte durée. Les doses de nanoparticules injectées sont faibles par injection et d'après les données de la littérature scientifique aucune toxicité n’est attendue. Néanmoins une surveillance de l’état général des animaux sera effectuée régulièrement. Nous appliquons les points limites établis préalablement et utilisons les procédures d’euthanasies appropriées.

Choix des espèces

Ce projet se place dans le cadre de la recherche de traitements pour des maladies génétiques humaines touchant le muscle squelettique. Les modèles murins inclus dans ce projet portent des anomalies génétiques ciblant le gène de la pathologie chez l’homme qui va entraîner le plus souvent des désordres musculaires sans impact sur l’activité naturelle de la souris. Ces modèles permettent d’analyser les perturbations de la fonction musculaire et sont donc pertinents pour nos études. Nous utiliserons pour ce projet des souris jeunes d’environ 2 mois- 3 mois car c’est à cet âge que les muscles sont les plus permissifs au traitement de thérapie génique. Le développement de la fibrose qui est un frein majeur au transfert de gène musculaire est progressif et la cinétique de dépôts de collagène varie d’un muscle à l’autre. Nous avons vu également dans nos précédents résultats que pour réduire la fibrose de manière significative dans le muscle via des cellules T anti-fibrose, il faut cibler et éliminer le plus tôt possible les cellules fibroblastiques sécrétrices de collagène, soit environ à l’âge de 2 mois.

  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
    • Système nerveux
    • Système urogénital
Souris : 1376
Souffrances
▲ -
▲ 200
▲ 1176
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 1376

Gavées deux fois par jour pendant les vingt et un jours de leur gestation avec des antiépileptiques de troisième génération, des souris gestantes passent aussi des échographies destinées à mesurer la viabilité de leurs fœtus. 1 376 souris vont être utilisées au total, toutes tuées à l'issue, 1 176 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré et 200 un niveau léger. Une partie des animaux reçoit un implant crânien d'électroencéphalographie sous anesthésie générale, suivi de séances d'enregistrement de six à huit heures, et les deux générations issues des mères traitées passent des tests comportementaux deux heures par jour pendant deux semaines. Ces tests ne sont pas nommés, seulement rattachés à "la tendance naturelle des rongeurs à explorer un nouvel environnement", et les effets attendus sur les animaux tiennent en trois lignes : inconfort et douleur liés à l'implant, stress de l'isolement social, stress de la contention et du gavage.

Objectifs

L'administration de médicaments anticonvulsivants (ASM) pendant la grossesse représente un problème clinique majeur. Pour stopper les crises épileptiques, ces molécules sont disponibles avec des contre-indications variables. Notamment il existe des lacunes critiques sur les effets lors du développement des fœtus ou sur des trajectoires adverses neurologiques. Il existe des preuves que les anciens ASM, sont associés à des risques accrus de malformations fœtales. Dans le paysage des ASM disponibles, le choix des molécules à tester est crucial. Globalement, des études précliniques sur les risques neurodéveloppementaux de l'exposition pendant la grossesse existent pour les ASM de 1ère et 2ème génération, mais sont rares pour les ASM, les plus récents, de 3ème génération. C'est pourquoi nous examinerons les risques potentiels d'effets neurodéveloppementaux des ASM de 3e génération. Ces nouveaux ASM, aux mécanismes d'action diversifiés, pourraient élargir le choix thérapeutique afin d'améliorer la prise en charge des crises d'épilepsie pendant la grossesse.

Bénéfices attendus

Nous générerons des connaissances sur l'impact prénatal des ASM sélectionnées, en utilisant l'échographie 3D pour mesurer la viabilité et les changements anatomiques macroscopiques des fœtus et des placentas. Chez l'adulte, nous fournirons des données sur la présence de trouble de mémoire et d’anxiété en fonction de l’exposition prénatale d’ASM. L’ensemble de ses données fourniront des informations nouvelles sur des éventuels risques associés aux ASM de 3ème génération.

Procédures

Les femelles gestantes vont recevoir 2 fois par jour les médicaments anticonvulsivants par gavage (30 secondes par souris) pendant toutes la durée de la gestation (21 jours). Elles vont passer une échographie (20 min par souris), qui est un acte non invasif pour suivre l'évolution de la grossesse et déterminer la viabilité des foetus. Ensuite les souriceaux issus de ces mères ne seront plus exposés aux médicaments anticonvulsivants. Les tests comportementaux, qui seront utilisés sur les deux générations, sont basés sur la tendance naturelle des rongeurs à explorer un nouvel environnement et se feront sur deux semaines à raison de 2 heures par jour. Les animaux seront soumis à une anesthésie générale pour l'implantation du système d'électroencéphalographie (30 min). Enregistrements électroencéphalographiques, entre 6 et 8 heures pour chaque séance.

Impact sur les animaux

Inconfort et douleur dû à la pose d'un implant crânien. Stress due à l'isolement social temporaire. Stress causés par la contention et le gavage.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés à la fin de la procédure car il est nécessaire de récupérer les organes pour analyses.

Remplacement

Cette recherche nécessite un modèle murin car nous avons besoin d'étudier l'impact des médicaments antiépileptiques sur le placenta, le développement des fœtus, et la possibilité de trouble neuronal après exposition prénatal aux médicaments antiépileptiques.

Réduction

Nous avons minimisé le nombre d'animaux nécessaires dans chacune des procédures tout en nous assurant d'en avoir suffisamment pour faire l'analyse statistique de nos expériences. Dans toutes les procédures, nous utiliserons des femelles et des mâles issus des mêmes portées.

Raffinement

Tous les animaux seront surveillés tout au long de la procédure. Pour minimiser le stress des animaux, des dispositifs d'enrichissement (du coton, une buchette en bois et une maison igloo) sera disponible dans chaque cage.

Choix des espèces

Cette recherche nécessite l'utilisation de la souris car c'est un mammifère adéquat pour étudier les impacts pré et postnatal des médicaments. La souris est très utilisée dans les études précliniques pour le développement des médicaments antiépileptiques. Nous allons étudier l'impact des ASM à différents temps de développement allant du stade foetus au stade adulte. Certains ASM sont connus pour provoquer des malformations foetale. Certains ASM sont connus pour provoquer des malformations fœtales. Nous avons donc besoin de vérifier l’éventuelle présence de malformations fœtales après exposition des femelles gestantes aux ASM sélectionnés pour cette étude. Nous allons suivre les animaux exposés jusqu'au stade adulte pour étudier les éventuelles modifications cellulaires dans les générations F1 et F2.