Procédures légères
Etudes précliniques non-réglementaires d’une immunothérapie à IgA pour le traitement de maladies inflammatoires
- Recherche appliquée
- Troubles gastrointestinaux
Pour remplacer une injection sous-cutanée par un anticorps anti-TNF avalé, 821 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue. 422 subissent des procédures d'un niveau de souffrance léger, 399 d'un niveau modéré. 160 d'entre elles ingèrent pendant cinq jours du DSS, un produit qui enflamme l'intestin, et 146 le reçoivent trois fois à dix jours d'intervalle, dont 82 avec six semaines de gavage quotidien. Le porteur indique que cette inflammation provoque douleur modérée, stress et diarrhée, suivis par une grille de score qui déclenche la mise à mort quand un point limite est atteint.
Objectifs
Les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI), regroupant principalement la maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique, touchent plus de 10millions de personnes dans le monde, 3 millions de personnes en Europe et environ 300000 personnes en France. Les MICIs sont un groupe de troubles inflammatoires affectant le tube digestif. Les 2 principales MICIs sont : - la maladie de Crohn qui affectant toutes les partie du tractus gastro-intestinal, de la bouche à l'anus, le plus souvent la partie terminale de l'intestin grêle et le côlon. - la rectocolite hémorragique (RCH) qui se limite principalement au côlon et au rectum. Les symptômes communs aux MICIs incluent des douleurs abdominales, diarrhées (souvent sanglantes), fatigue, pertes de poids, et parfois des complications extragastro-intestinales, comme des atteintes articulaires, de la peau, des yeux… Les causes exactes des MICIs sont mal comprises, on pense qu'elles résultent d'une interaction complexe entre des facteurs génétiques, environnementaux et immunologiques. Le traitement vise généralement à contrôler l'inflammation, à soulager les symptômes. Les MICIs n’ont pas encore de traitement curatif, mais il existe des biothérapies et la chirurgie. Parmi les biothérapies, il y a les anti-TNF comme l’Adalimumab qui bloque une protéine responsable de l’inflammation, le facteur de nécrose tumorale (TNF). En inhibant cette protéine, l'Adalimumab réduit l'inflammation et les douleurs. Il est administré par injection sous-cutanée. L’adalimumab est un anticorps monoclonal humain de type IgG. Nous avons créé un anticorps de type sIgA avec les mêmes régions variables, c’est-à-dire celles permettant de reconnaitre les mêmes épitopes (cibles) que l’Adalimumab. La sIgA (immunoglobuline A sécrétoire) joue un rôle clé dans l'immunité des muqueuses. Elle est présente dans les sécrétions comme la salive, les larmes, le mucus respiratoire, le lait maternel et les sécrétions intestinales. Le but du projet est d’obtenir un nouvel anticorps de type sIgA ciblant le TNFα et ayant un effet supérieur ou au minimum équivalent à l’Adalimumab. Cet anticorps pourra être administré par voie oral ce qui facilite la vie quotidienne des patients, diminue la toxicité du produit et donc les effets secondaires. Cette molécule pourra aussi servir de traitement pour certaines maladies inflammatoires ou lors d’arthrite rhumatoïde.
Bénéfices attendus
Cet anticorps pourra être administré par voie orale ce qui facilite la vie quotidienne des patients, diminue la toxicité du produit et donc les effets secondaires. Cette molécule pourra aussi servir de traitement pour certaines maladies inflammatoires ou lors d’arthrite rhumatoïde.
Procédures
Tous les animaux vont avoir un prélèment de tissus au niveau de la queue sous anesthésie gazeuse ce qui va entrainer un léger stress de quelques minutes. Elles seront bouclées lors de cette anesthésie.15 souris vont avoir une injection par voie intra-veineuse et 2 prélèvements sanguin sous mandibulaire sous anesthésie gazeuse le même jour. 25 souris vont avoir une injection sous-cutanée, 30 auront une administration par voie orale (gavage). Ces 75 souris auront ensuite une injection par voie intra-veineuse et un prélèvement sanguin sous mandibulaire sous anesthésie gazeuse le même jour. 160 souris vont ingérer du DSS pendant 5 jours. Parmi ces animaux, 7 auront une seule injection en sous-cutanée, 25 auront de 2 à 6 injections en sous-cutanée. Ensuite 82 souris auront un gavage pendant 7 jours. Les autres n’auront pas de traitement. Pour finir, 146 souris vont ingérer 3 fois du DSS pendant 5 jours, espacé de 10 jours. Puis 32 auront 1 à 6 injection sous-cutanée et 82 autres auront 6 semaines de gavage. Les injections par voie intra-veineuse, en sous-cutanée, les gavages et le prélèvement de sang vont entrainer un stress de quelques minutes à chaque manipulation.
Impact sur les animaux
Les injections par intra-veineuse ou en sous-cutanée n’entraineront pas de douleur supérieure à celle d’une piqure d’aiguille. Elles entraineront un léger stress de quelques secondes pour les injections en sous-cutanées et de quelques minutes pour les injections intra-veineuse (contention dans un tube spécifique). L’ingestion du DSS va induire une inflammation de l’intestin qui peut entraîner une douleur modérée, du stress, de la diarrhée, durant le traitement et quelques jours après, et qui seront étroitement surveillés grâce à une grille de score des points limites. Dans la littérature, il n'y a pas de perte de poids durant les 4-5 premiers jours de taitement et le DSS dans l'eau de boisson n'impacte pas la quantité ingérée par les animaux.
Devenir
Après le traitement, chaque cohorte sera mise à mort à un temps donné afin de prélever les organes (colon, rate, sang) pour observer la longueur du colo, la taille de la rate... En parallèle, des analyses permettront d’observer les populations immunitaires recrutées au niveau de l'inflammation permettant de valider l’action des anticorps médicaments.
Remplacement
Des tests in vitro ont été au préalable effectués afin d’évaluer le potentiel thérapeutique de notre traitement cependant le recours à des techniques totalement in vitro ou sur organes isolés est impossible car la complexité de l’environnement cellulaire est primordial et la voie d’administration de notre molécule est primordial sur la biodistribution. En effet, les différents traitements testés ont besoin de l’environnement cellulaire afin d’être efficaces car ils engendrent des mécanismes cellulaires (par exemple, le recrutement des cellules du système immunitaire muqueux ou le trafic sanguin et lymphatique). Enfin, ces techniques in vivo nous permettent de vérifier l’accessibilité de notre traitement à la zone de l’inflammation.
Réduction
Afin de tester ces différentes conditions de manière fiable, il faut un nombre suffisant d’animaux afin d’obtenir des résultats robustes nous permettant de passer à des études pré-cliniques réglementaires puis cliniques chez l’Homme. Les doses et conditions testées ont été longuement réfléchies afin de réduire au maximum le nombre d’animaux nécessaire. Une approche statistique a aussi été étudiée afin d'obtenir un nombre suffissant de données permettant de valider l'étude expérimentale avec le nombre minimal d'animaux nécessaire.
Raffinement
Afin de limiter le stress des animaux, une période minimale de 5 jours d'acclimations à la zone d'hébergement expérimentale sera effectuée. Ils seront également progressivement manipulés régulièrement lors du change et des surveillances afin de les habituer aux contentions et autres manipulations. Toutes les manipulations et expérimentations seront effectué par du personnel qualifié. Les animaux seront surveillés strictement tout au long de l'expérimentation grâce à la grille de score permettant de détecter tous signes de souffrance et pouvoir évaluer si un point limite est atteint.
Choix des espèces
L’espèce a été choisie pour son temps de gestation court, de plus, cette espèce est utilisée à des fins scientifiques internationalement et possède un système immunitaire proche de celui de l’Homme. Les animaux utilisés auront entre 2 et 8 mois afin d'avoir un système immunitaire non défaillant.
Modèle murin innovant pour tester des stratégies thérapeutiques ciblant l’axe intestin-peau
- Recherche appliquée
- Troubles gastrointestinaux
- Troubles sensoriels
- Recherche fondamentale
- Organes sensoriels
- Système gastrointestinal
1300 souris vont être utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance léger, toutes tuées pour le prélèvement des organes et des fluides. Les reproducteurs reçoivent des micro-organismes par voie orale, une fois pour les mâles et deux fois pour les femelles, et chaque animal issu de ces reproductions subit jusqu'à quatre injections avant une prise de sang terminale. Le porteur décrit une colonisation intestinale par des bactéries potentiellement pathogènes, avec diarrhées, perte de poids, baisse d'activité et risque d'infection disséminée par Klebsiella pneumoniae ou Enterococcus faecium, l'atteinte cutanée recherchée reproduisant une dermatite atopique ou un psoriasis. Il passe en revue cultures cellulaires, explants, organoïdes et simulation informatique, pour conclure que rien ne reproduit "la complexité d'un organisme entier".
Objectifs
Chez la souris, l’étude de l'axe intestin-peau est particulièrement pertinente car elle permet de modéliser comment le microbiote intestinal influence la physiologie cutanée. Ce modèle va permettre d'explorer le rôle du microbiote dans le maintien de l’intégrité de la barrière cutanée, dans la régulation de la réponse inflammatoire locale, et dans la susceptibilité à des pathologies cutanées chroniques. Ce modèle préclinique de dermatite atopique ou de psoriasis offre la possibilité d’identifier des signatures microbiennes ou métaboliques associées à ces affections, et d’évaluer l’effet de manipulations ciblant le microbiote (probiotiques, prébiotiques, transplantation fécale, antibiotiques). Ces approches ouvrent la voie à une meilleure compréhension des interactions systémiques entre l’intestin et la peau, et à l’émergence de nouvelles stratégies thérapeutiques visant à restaurer l’homéostasie de l’axe intestin-peau.
Bénéfices attendus
La modulation du microbiote intestinal constitue une approche innovante pour explorer les interactions systémiques entre l’intestin et la peau. Les traitements envisagés (probiotiques, postbiotiques, postbiotiques, antibiotiques, petites molécules chimiques, peptides, protéines, anticorps, vaccins, phages ou encore immunomodulateurs) ciblent directement la composition et la fonction du microbiote, avec des répercussions attendues sur l’immunité systémique et sur la barrière cutanée dont l’intégrité et la fonction protectrice dépendent en partie des signaux métaboliques et immunitaires émanant de l’intestin. Le modèle murin mis en place permettra de reproduire un état de dysbiose intestinale menant à des atteintes cutanées caractéristiques de pathologies chroniques telles que la dermatite atopique ou le psoriasis. L’intérêt scientifique de ce modèle repose sur plusieurs axes majeurs. Le décryptage mécanistique va permettre d’élucider les voies immunologiques et métaboliques reliant le déséquilibre intestinal à la dysfonction cutanée, contribuant ainsi à une meilleure compréhension de l’axe intestin-peau. La validation thérapeutique en testant et comparant les différents modulateurs du microbiote ou de la réponse immunitaire va permettre d’identifier des stratégies efficaces de régulation de l’inflammation et de restauration de l’homéostasie cutanée. L’identification de biomarqueurs va mettre en évidence des signatures microbiennes, immunitaires ou métaboliques associées aux atteintes cutanées, susceptibles de servir de cibles ou de marqueurs prédictifs pour de futurs essais cliniques chez l’humain. La pertinence translationnelle va permettre de générer des données précliniques robustes et transposables, renforçant la valeur du modèle comme outil de prédiction et de sélection de nouvelles approches thérapeutiques. En somme, ce projet vise à établir un cadre expérimental permettant à la fois de mieux comprendre les bases biologiques de l’axe intestin-peau et de favoriser l’émergence de nouvelles stratégies thérapeutiques intégrées pour les maladies inflammatoires cutanées.
Procédures
Le projet implique une administration de microorganismes par voie orale (1 fois pour les males reproducteurs et 2 fois pour les femelles reproductrices). Cette procédure n'excède pas 15 secondes pour chaque animal. Chaque animal (issu des reproductions) subira 1 à 4 injections (10 sec) au maximum. Un prélèvement de sang unique terminal sera réalisé (sous anesthésie gazeuse et avec un traitement préalable à la buprénorphine en sous cutané) (20sec)
Impact sur les animaux
Le modèle murin de transmission verticale contrôlée du microbiote intestinal peut induire certains effets indésirables chez les animaux, principalement liés à la colonisation intestinale par des bactéries potentiellement pathogènes: des perturbations digestives avec apparition possible de diarrhées, modification de la consistance des selles ou ralentissement du transit intestinal, une inflammation locale de la muqueuse digestive, une altération de l’état général avec une perte de poids transitoire, une diminution de l’appétit ou une baisse de l’activité spontanée, notamment en cas de forte charge bactérienne, un risque infectieux systémique (bien que limité, un passage translocatif de certaines bactéries (ex. Klebsiella pneumoniae, E. faecium) à travers la barrière intestinale peut entraîner une infection disséminée.
Devenir
A la fin de chaque procédure tous les animaux sont mis à mort, afin d’en prélever les organes et fluides biologiques afin de quantifier des biomarqueurs divers.
Remplacement
Préalablement à toute utilisation d'animaux, nous intègrons dans nos projets des modèles in vitro, tissulaires et des organoïdes, afin de réduire le nombre d'animaux utilisés et d’optimiser les essais précliniques. Il existe plusieurs alternatives non animales, mais elles ne peuvent pas remplacer totalement les tests sur les animaux utilisés dans ce projet. 1. Modèles in vitro : Les cultures cellulaires humaines ou animales permettent d’étudier des interactions cellulaires et les réponses inflammatoires. Cependant, elles ne peuvent pas reproduire la complexité d'un organisme entier, notamment les interactions multicellulaires complexes et la réponse immunitaire systémique. 2. Modèles ex vivo : Les tissus humains ou animaux (biopsies, explants) permettent d’étudier des processus biologiques en conditions plus réalistes, mais il manque des interactions entre plusieurs systèmes organiques. 3. Modèles organoïdes: Ces systèmes imitent des organes pour étudier les réponses biologiques. Cependant, ils ne peuvent pas reproduire la réponse systémique d'un organisme complet. 4. Modélisation informatique : Les simulations informatiques peuvent modéliser certaines interactions pathogènes et immunitaires, mais elles ne peuvent pas simuler toutes les réactions biologiques complexes d'un organisme vivant. Ces alternatives ne peuvent pas complètement remplacer les animaux, car les modèles non animaux ne peuvent pas reproduire la complexité d’un organisme vivant complet, limitant leur capacité à simuler des réponses biologiques globales et interconnectées.
Réduction
Les modèles in vitro et tissulaires permettent de tester les composés en développement sur des cultures cellulaires et tissulaires, évaluant leur efficacité, leur innocuité et leurs mécanismes d’action avant tout essai in vivo. Les organoïdes reproduisent des structures d’organes spécifiques, permettant d’étudier la réponse des tissus aux traitements dans un environnement plus réaliste. En combinant ces approches, nous contribuons à la réduction des expérimentations animales, tout en garantissant la précision des résultats. Cette approche permet d'identifier les composés les plus prometteurs et de maximiser l'efficacité des traitements. De façon systématique des analyses statistiques sont effectuées afin de déterminer le nombre d’animaux optimal afin de produire des résultats robustes pour chaque point de mesure.
Raffinement
La fréquence de surveillance des animaux est essentielle pour garantir leur bien-être. Les signes de détérioration de l’état de santé, tels que la perte de poids, fièvre, modifications de la mobilité, ou respiration laborieuse, sont particulièrement surveillés par l'observation de points limites en raison des effets des infections et inflammations. Après l'infection ou l'administration de traitements, une surveillance plus rapprochée (toutes les 2 à 4 heures) est mise en place dans les premières 12 heures, pour détecter rapidement des signes de détresse. Si des signes de stress apparaissent, nous ajusterons l'environnement pour améliorer le bien-être des souris et notamment stimuler leurs sens et leurs comportements naturels. Nous augmenterons l’enrichissement physique par l’apport de cachettes (boîtes, tunnels) et de matériaux pour la construction de nids (papier déchiqueté, fibres) ainsi que l’enrichissement sensoriel par la modification régulière de la disposition de leur cage et des éléments à l’intérieur de la cage pour offrir de la nouveauté. L'introduction de nouveaux enrichissements se fera progressivement pour éviter un stress supplémentaire Des critères d'arrêt stricts sont définis pour éviter la souffrance excessive des animaux. L’objectif est de garantir que l’état de l’animal est constamment suivi et que des soins vétérinaires sont fournis dès que nécessaire. La prévention du stress est intégrée au protocole expérimental par l'utilisation d'une anesthésie gazeuse et administration d'analgésique au préalable des gestes douloureux.
Choix des espèces
Les modèles souris sont largement utilisés en raison de : -la disponibilité d'un grand nombre de modèles génétiques, ce qui permet d'étudier des maladies spécifiques ou des processus biologiques particuliers. -cette espèce se prête aux analyses immunologiques en raison d'un large panel d'outils d'analyses permettant de disséquer les mécanismes du développement de la physiopathologie Des animaux ayant atteint une maturité sexuelle (7 à 10 semaines) seront utilisés à des fins de reproduction. Le but de la procédure étant d'étudier l'évolution de l'intégrité cutanée après l'acquisition d'un microbiote intestinal particulier au moment de la naissance, des nouveau -nés seront également analysés. Les animaux issus de la reproduction dans le cadre de ce projet seront analysés à différents âges (J8, J15, J30, J60 et J90)
Formation à des gestes techniques (implantation de cellules tumorales dans des modèles orthotopiques, injection intra tumorale)
- Formation professionnelle
Apprendre à implanter des cellules cancéreuses dans l'organe d'origine et à injecter dans une tumeur : la finalité de ce projet est l'entraînement de manipulateurs, pas la production de connaissances. 360 souris vont être utilisées sur cinq ans, 60 dans des procédures d'un niveau de souffrance léger et 300 d'un niveau modéré, toutes tuées à l'issue puis autopsiées pour vérifier que la tumeur a pris. Chaque apprenant dispose d'environ cinq souris par geste, opérées trente à quarante minutes sous anesthésie, avec jusqu'à trois injections intratumorales sur animal vigile. Le porteur reconnaît que l'implantation peut provoquer des métastases dans le péritoine ou le cerveau, tout en affirmant que les signes cliniques ne devraient pas apparaître, et qualifie d'"indispensable" l'apprentissage sur animal vivant.
Objectifs
L’objectif de ce projet est de former de nouveaux expérimentateurs aux gestes techniques indispensables à la maîtrise d’une chirurgie avec l’implantation de cellules tumorales dans différents organes pour le développement de différents modèles de cancer orthotopique (Les modèles orthotopiques de cancer impliquent l'inoculation directe de cellules cancéreuses dans l'organe d'origine, permettant une meilleure récapitulation de la progression de la maladie et du microenvironnement tumoral). De plus, l’injection intra-tumorale dans une tumeur implantée en sous-cutanée sera également apprise. Ce projet permettra également le tutorat de ces gestes en l’absence d’études afin de maintenir ces différentes compétences à jour pour les expérimentateurs n’ayant eu l’opportunité de pratiquer régulièrement ces gestes. Ce projet s’inscrit dans le cadre de l’arrêté du 1er février 2013 relatif à l'acquisition et à la validation des compétences des personnels des établissements utilisateurs d'animaux utilisés à des fins scientifiques. Notre objectif est de former les utilisateurs aux gestes techniques pour assurer le bien-être des animaux, garantir la bonne exécution de ces procédures et la qualité des études menées ensuite dans le cadre de projets de recherche. Toutes les personnes concernées par ce projet (tuteurs et apprenants) sont titulaires d’un diplôme d’expérimentation animale et ont suivi une formation obligatoire en chirurgie expérimentale sur rongeurs. Les animaux utilisés dans le cadre de ces formations seront autant que possible des animaux surnuméraires (en provenance de fournisseurs agréer ou des élevages interne) et/ou des animaux exclus d’un autre projet approuvé (ex : animaux n’ayant pas développés de tumeur ou d’une taille non satisfaisante...). Le but étant de ne pas avoir recours à des animaux supplémentaires.
Bénéfices attendus
La formation pratique des utilisateurs est indispensable et indissociable du bien-être animal. Seule la maitrise des gestes techniques assure que la finalité d’un projet ait été assurée sans remettre en cause le bien-être de l’animal. L’apprentissage des gestes est réalisé avec un tuteur technique dont la parfaite maitrise du geste et la pédagogie est reconnue par ses pères et la structure du bien-être animal de l'EU. La formation continue au sein de l'EU permet de maintenir une veille des pratiques expérimentales et des évolutions éthiques tout en assurant un haut niveau d’excellence des pratiques et des compétences des utilisateurs.
Procédures
Dans ce projet les animaux seront soumis aux interventions suivantes : Procédures chirurgicales sous anesthésie et analgésie pour induction d’un modèle de cancer adapté pour la formation (durée d’environ 30 à 40 minutes). Injection intra-tumorale sur animal vigile, maximum 3 injections pour une durée de 1 minutes (avec la contention)
Impact sur les animaux
La contention sur des animaux vigiles peut générer un stress, les animaux seront manipulés et déposés en douceur dans leur cage après chaque geste. L’acte chirurgical peut induire une hémorragie et le recourt aux anesthésies peut poser des problèmes cardio-respiratoires et entrainer la mort de l’animal. Du fait de l’injection orthotopique des cellules tumorales, la croissance tumorale ne sera pas visible et peut engendrer des métastases dans le péritoine (insuffisance hépatique, ascites, …) et/ou dans le cerveau (désorientation) suivant le modèle tumoral. Notre expérience antérieure de ces modèles tumoraux et du tutorat de ces derniers montre que les signes cliniques liés aux tumeurs ne devraient pas être observés puisque le contrôle de la bonne implantation tumorale se fera en amont de leur apparition.
Devenir
Dans le cadre de la formation, tous les animaux sont mis à mort à l'issue de chaque procédure. Pour les procédures de chirurgie, les animaux seront autopsiés pour vérifier la présence de tumeur.
Remplacement
La formation aux gestes techniques en expérimentation animale ne peut être réalisée que sur animal vivant ayant toutes ces capacités à s’échapper, manifester ou sanctionner tout signe de mal être et d’inconfort. Afin de garantir la maitrise et l’excellence de nos expérimentateurs, il est indispensable que l’apprenant puisse apprendre et répéter le/les gestes utiles autant de fois que nécessaire jusqu’à ce que sa compétence puisse être reconnue et validée par le tuteur. L’apprentissage à l’aide de moulage d’animaux ne peut être utilisé puisque la validation du geste se fera par une prise tumorale visible. L’utilisation de vidéos servira à expliquer le principe de chaque geste, les attentes et les difficultés afin de rendre la pratique plus sereine et respectueuse des animaux. Ces alternatives ne peuvent cependant pas produire les réactions d’un animal vivant pour l’entraînement aux techniques de chirurgie. Pour réaliser ce projet, nous utiliserons la souris, puisque c’est l’espèce animale concernée par ces procédures. L’apprentissage de l’injection intra-tumorale sera effectué autant que possible sur des animaux exclus d’autres projets, sous le contrôle permanent et assidu du tuteur.
Réduction
La formation aux nouveaux gestes ainsi que le maintien des compétences s'inscrivent dans la réglementation mais aussi permet de diminuer l'impact de la variabilité inter expérimentateur. Le nombre d'animaux par procédure sera estimé par le tuteur, en fonction du niveau des apprenants et du ou des gestes réalisés, sous le contrôle de la SBEA. De fait, notre expérience montre qu’un nombre moyen de 5 animaux par apprenant et par procédure d’implantation orthotopique et qu’un nombre moyen de 5 animaux par apprenant pour l’injection intra-tumorale est réaliste pour un maximum de 360 souris sur 5 ans. L’apprentissage pour l’injection intra-tumorale sera effectué autant que possible sur des animaux exclus d’autres projets. Aucune analyse statistique ne sera réalisée dans le cadre de la formation.
Raffinement
La formation est réalisée avec pour objectif de garantir le bien-être de l’animal et réduire au maximum l’inconfort, le stress et la souffrance. Durant l’étude in vivo, nous portons une attention particulière au bien-être de l’animal. Les animaux sont hébergés en groupes sociaux afin de réduire le stress et un enrichissement du milieu (coton ou papier kraft, tunnel de change et bâtonnets à ronger) est prévu dans chaque cage. Les animaux sont toujours manipulés en douceur. Une période d’acclimatation et une période d’habituation aux gestes sont respectées avant de démarrer un protocole pour que les animaux puissent s’habituer à leur nouvel environnement et ainsi, diminuer le stress lié au transport et à la manipulation. Les injections intra-tumorales s’effectueront sur animal vigile. Lors de la chirurgie, les animaux seront sous anesthésies locale et générale et sous analgésie. L’analgésie sera poursuivie 24h après la chirurgie. Afin d’éviter une hypothermie due à l’anesthésie, l’animal est placé sur un tapis chauffant de son endormissement à son réveil. Des points limites, permettant l'arrêt de la procédure avant un impact sur le bien-être animal, ont été établis dans le but de soustraire l’animal à toute souffrance. Aucune conséquence de l'implantation des cellules ne sera visible sur l'état physiologique de l'animal.
Choix des espèces
La souris est l’espèce présente au sein de notre établissement utilisateur. Le choix est donc dicté par la nécessité de former les manipulateurs pour l’espèce concernée pour les différentes études menées dans l’établissement. Souhaitant utiliser des animaux exclues des études pour l’injection intra-tumorale, l’âge des animaux n’est pas défini à l’avance. Pour les objectifs scientifiques des futures études dans des modèles orthotopiques, nous utiliserons des animaux âgés entre 7 et 10 semaines lors de l’injection des cellules tumorales.
Entretien, maintien et génotypage invasif d’une lignée de souris dystrophiques
- Maintien des lignées génétiquement modifiées
- Recherche appliquée
- Troubles cardiaques
- Troubles musculosquelettiques
La moitié des souris nées dans cet élevage rejoindront d'autres projets déjà autorisés, d'autres resteront pour entretenir la colonie, et celles qui ne portent pas le génotype recherché seront tuées avec les anciens reproducteurs. 2530 souris porteuses de la dystrophie musculaire de Duchenne sont concernées, dans des procédures d'un niveau de souffrance léger réduites à une biopsie de la queue entre 7 et 14 jours après la naissance. Les lignées développent, selon le porteur, des difficultés locomotrices, respiratoires et cardiaques plus ou moins marquées selon le modèle. Il chiffre le "besoin" à 1200 naissances pour 600 animaux exploitables, la moitié des souriceaux n'ayant pas le bon génotype, et affirme qu'aucun système in vitro ne reproduit un "organisme entier".
Objectifs
Des souris à phénotype dommageable (souris dystrophiques) sont nécessaires pour réaliser des projets de recherche. Les recherches ciblent le muscle squelettique et le cœur, et en particulier l’effet de thérapies sur la force musculaire et la cardiomyopathie dilatée induite par la dystrophie musculaire de Duchenne. Les lignées de souris dystrophiques sont essentielles pour pouvoir étudier la régénération musculaire et la fonction cardiaque en condition pathologique et pour pouvoir mettre au point des stratégies thérapeutiques. L’objectif est donc l'entretien et le maintien d'une lignée de souris dystrophiques qui permet l'obtention de 2 phénotypes d'interêts qui sont utilisées dans des projets de recherche.
Bénéfices attendus
La cardiomyopathie est une atteinte cardiaque responsable de la mortalité chez les patients atteints de la dystrophie musculaire de Duchenne (la dystrophie la plus fréquente des maladies neuromusculaires chez l’enfant qui affecte l’ensemble des muscles du corps et qui touche un garçon sur 3500 nés). Les souris générées dans ce projet permettront de réaliser des projets d’étude centrés sur la mise en place d'approches thérapeutiques pour la correction des atteintes musculaires squelettiques et de la fonction cardiaque dans les dystrophies musculaire chez l’homme, des maladies qui touchent le muscle et le coeur et permettront ainsi de proposer des nouvelles stratégies thérapeutiques.
Procédures
Une biopsie caudale pour l’identification génétique des animaux sera réalisée , ce qui pourra engenrer un léger stress de courte durée.
Impact sur les animaux
Les souris du modèle dystrophique modéré peuvent développer des signes d’anxiété, une faiblesse musculaire et un phénotype cardiaque chez les animaux âgés. Les souris du modèle dystrophique sévère développent un phénotype induisant des difficultés locomotrices, respiratoires et cardiaques à plus ou moins long terme. Une biopsie caudale pour l’identification génétique des animaux sera réalisée, ce qui pourra engendrer un léger stress et une douleur légère de courte durée.
Devenir
La moitié des animaux seront affectés à d’autres demandes de projets autorisés (utilisation continue). Un projet est déjà en cours, d’autres sont en cours d’écriture pour soumission au comité d’éthique et d’autres encore le seront dans l’avenir. Des animaux seront maintenus en vie pour l'entretien de la colonie. Les animaux ne portant pas le génotype d’intérêt et les anciens reproducteurs seront euthanasiés par une méthode réglementaire.
Remplacement
Il n’est pas possible de recréer in vitro la complexité d’un organisme entier avec tous les acteurs cellulaires et moléculaire participant au développement des pathologies musculaires et notamment cardiaques. Un modèle animal est donc nécessaire comme modèle préclinique pour tester des approches thérapeutiques.
Réduction
Afin de réduire le nombre d'animaux générés dans cet élevage, nous contrôlons le nombre de couple afin de ne pas générer d'excédent de stock. Afin de réduire le nombre d’animaux nous utilisons une seule lignée qui permet de générer les 2 modèles animaux. Le projet en cours nécessite 600 animaux dystrophiques soit 1200 naissances car la moitié des naissances n’ont pas le bon génotype. D’autres demandes d'autorisation de projet sont en cours de rédaction et nous devons garder suffisamment de reproducteurs pour maintenir la lignée. S'agissant d'un projet d'élevage, il n'y a pas d'analyse statistique, cependant, nous estimons à l’aide des données du logiciel de gestion des animaux que 2530 animaux seront utilisés dans le cadre de ce projet. Les accouplements seront échelonnés dans le temps afin d’obtenir des portées tout au long de l’année et d’arrêter les croisements si un nombre suffisant d’animaux est obtenu. Basé sur les recommandations des éleveurs, les souris utilisées pour les accouplements auront entre 3 et 8 mois d'âge afin conserver une bonne productivité des accouplements. Si les expériences dans le cadre des projets actuels et futurs, venaient à s’interrompre, les accouplements seront arrêtés.
Raffinement
Dans la réalisation de ce projet, l’ensemble des procédures a été mis au point afin de permettre une interprétation fiable dans le respect du bien-être animal, en limitant la douleur et le stress. Les conditions d’hébergement sont conformes à la réglementation avec un cycle jour nuit automatique : les animaux sont hébergés avec leurs congénères en portoirs ventilés avec un système d’abreuvement automatique et un accès ad libitum à la nourriture et l’eau. Le milieu est enrichi avec un des enrichissements ci-après : carré de lanière kraft, carré de coton, bâtonnet en bois, rouleau en carton ou maisonnette. Les conditions de températures et d’hygrométrie sont contrôlées et monitorées. Les animaux sont vérifiés quotidiennement. Les animaux ne devraient pas développer de phénotype au cours de l’entretien de la lignée, si une déclaration précoce se présente, de la nourriture hydratée sera disposée au fond de la cage pour améliorer la prise alimentaire. Tout animal blessé ou montrant des situations d'inconfort sera euthanasié. Une surveillance accrue sera réalisée lors des prélèvements de tissu pour génotypage : une compression de la zone d'incision sera effectuée pour stopper les petits saignements, le regroupement et la prise en charge des souriceaux par la mère seront vérifiés. Nous nous efforçons à chaque instant de raffiner nos procédures afin de garantir le bien-être des animaux en cours de procédure grâce à une surveillance attentive (point limite) et des soins adaptés.
Choix des espèces
Le modèle le plus commun utilisé dans les études précliniques dans le domaine musculaire et cardiaque est la souris due à la facilité d'élevage, le coût relativement peu élevé ainsi que la disponibilité d'outils analytiques. Des animaux dystrophiques sont indispensables pour étudier le muscle et le coeur in vivo dans un système pathologique. Les accouplements seront échelonnés dans le temps afin d’obtenir des portées tout au long de l’année et d’arrêter les croisements si un nombre suffisant d’animaux est obtenu. Basé sur les recommandations des éleveurs, les souris utilisées pour les accouplements auront entre 3 et 8 mois d'âge afin conserver une bonne productivité des accouplements. Ils seront génotypés entre 7 et 14 jours qui suivent la naissance afin de réaliser un génotypage précoce.
déterminisme et évaluation de la production d’anguilles argentées de marais (DEPAM)
- Conservation des espèces
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
Capturées à la pêche électrique, au carrelet ou à la nasse dans deux marais, 2 120 anguilles européennes sauvages vont être anesthésiées par balnéation puis relâchées à l'endroit exact de leur capture, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Deux mille reçoivent une puce électronique en trois minutes, et 120 subissent une incision d'un centimètre refermée par deux points de suture pour recevoir en plus une marque acoustique. L'espèce est classée en danger critique d'extinction, et le projet vise à mesurer combien d'individus parviennent à quitter les marais malgré les ouvrages hydrauliques, pour ajuster la pêche et la gestion des vannes. Le porteur écrit qu'aucun modèle numérique ne peut remplacer ce travail faute de données existantes, et se dit "très confiant" sur l'absence d'effets létaux au vu des marquages précédents.
Objectifs
Le projet s’intéresse à l’anguille européenne, une espèce de poisson migratrice classée en danger critique d’extinction par l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN). Le projet a deux objectifs, le premier est de caractériser la population des anguilles européennes Anguilla anguilla, aux stades jaunes et argentées, de deux marais. Le second est d’évaluer la proportion d’anguilles argentées qui arrive à quitter les marais pour rejoindre leur site de reproduction avec identification des voies migratoires de l’espèce face aux nombreux ouvrages hydrauliques présents dans la zone.
Bénéfices attendus
L’anguille européenne étant une espèce en danger critique d’extinction, il est important de pouvoir réaliser une évaluation des populations dans différents milieux et de voir quelle proportion de cette population participe à la reproduction et donc au maintien de l’espèce. Les résultats de l’étude permettront d’adapter la gestion locale des anguilles européennes, soit par un meilleur contrôle de l’activité de pêche, soit par l’amélioration de l’utilisation des ouvrages hydrauliques se situant sur les voies de migration préférentielles de l’espèce. Dans les deux cas, l’objectif de gestion sera d’augmenter la proportion d’individus participant à la reproduction pour ainsi améliorer le statut de l’espèce.
Procédures
Ce projet comprend deux types de procédures pour répondre aux deux objectifs du projet. La première procédure, d’une durée totale de 3 minutes,comprend l’insertion unique d’une puce électronique de type « Passive integrated Transponder » (PIT), qui se fait sous anesthésie générale réalisée en balnéation, mais ne nécessitant pas de réaliser une incision ni une suture. Le marquage PIT nous permettra d’identifier les poissons qui seraient recapturé par les pêcheurs des marais étudiés et ainsi obtenir une estimation des taux de captures et de l’abondance de l’espèce dans ces environnements par la méthode de capture marquage recapture. L’objectif est de marquer 2000 individus > 20 cm sous cette procédure. La seconde procédure, d’une durée totale de 5 minutes,est une procédure chirurgicale avec insertion de deux marques : une marque acoustique et un PIT. Cette procédurenécessite une incision d’environ 1 cm et 2 points de suture. Les marques acoustiques émettent un signal ultrasonique régulièrement ce qui permet de suivre le déplacement des individus marqués dans un rayon compris entre 20 m et 500m selon les conditions locales de bruits et de turbidité, et ainsi estimer le taux d’échappement des anguilles argentées. L’objectif est de marquer 120 individus avec cette procédure. Les deux procédures se feront sous anesthésie générale par balnéation. Les deux marques sont encapsulées dans une coque moulée en résine epoxy inaltérable et biotolérée afin de n’avoir aucune incidence sur le bien-être du poisson pendant toute la durée de leur vie, ce qui dans le cas des anguilles argentées sera de 3 ou 4 ans après la date du marquage car les individus meurent après leur reproduction. Tous les individus seront mesurés et pesés avant marquage afin de de ne pas dépasser la charge des marques à 2% du poids du poisson et ainsi ne pas impacter sa capacité de nage.
Impact sur les animaux
Comme toutes expériences en écologie comportementale, le stress lors des captures doit être pris en compte. Pour cela, seuls des pêches électriques et carrelets et nasses seront utilisés pour la capture des anguilles. Ces engins sont des pièges et non des filets, et disposent d’un volume assez conséquent dans lequel les poissons sont piégés. De plus, ces pièges sont relevés quotidiennement afin de réduire le stress d’une captivité prolongée. Malgré les précautions prises, un problème lors de l’insertion chirurgicale est toujours à envisager. Mais l’expérience de l’équipe et la robustesse des anguilles européennes nous amène à être très confiants sur l’absence d’effets létaux ou délétères lors du marquage. Sur les marquages précédents, aucune mortalité à court terme (48h) n’a jamais été observée. De plus, des tests d’effet ont déjà été réalisés sur les anguilles et n’ont jamais montré aucune mortalité ni effet délétère. Le marquage chirurgical sera réalisé sous anesthésie générale et un analgésique local sera injecté par prévention de toute douleur. Après le marquage, l’individu est placé dans un bac de réveil pendant 1 heure au maximum.
Devenir
Tous les animaux marqués seront replacés dans leur milieu naturel, à l'endroit de leurs captures.
Remplacement
Les données sur la population des anguilles européennes Anguilla anguilla et leurs voies migratoires n’existent pas encore dans les marais étudiés. Il n’est donc pas possible de remplacer ce modèle écologique par des modèles numériques et/ou physique et/ou de l’analyse de données existantes
Réduction
Le nombre d’individus marqués en PIT (N = 2000) est statistiquement suffisant pour estimer l’abondance de la population par capture marquage et recapture. Le nombre d’individus marqués en acoustique (N = 120) a été pensé de manière à minimiser fortement le nombre d’animaux utilisé. Nous prévoyons de marquer 60 individus en 2025 et 60 individus en 2026, ce qui correspond à la limite statistique pour ce suivi.
Raffinement
Plusieurs mesures ont été mises en place afin de limiter la souffrance et le stress des individus lors des captures et des marquages. La capture se fera avec les engins les plus adaptés pour limiter les blessures, ainsi que leur stress. Les engins de pêche seront relevés tous les jours afin de limiter le temps de captivité. La pose de marque télémétrique et PIT s’effectuera sous anesthésie générale en balnéation, avec entretien par flux continu et ajustement si nécessaire de manière à maintenir la stabilité de l’anesthésie tout au long de l’intervention. Avant incision, un analgésique sera injecté localement pour prévenir toute douleur pendant et après la procédure. Après marquage, les animaux seront placés en réveil dans un bac d’eau oxygénée jusqu’à dissipation totale des effets de l’anesthésiant et récupération complète avant relâche dans le milieu naturel à l’endroit de la capture. Les points limites seront atteints si une détresse post-opératoire est observé (altération du comportement de nage, réactions violentes, ou au contraire absence de reprise d’activité normale).
Choix des espèces
L’anguille européenne est une espèce animale en danger critique d’extinction. Toutes les mesures visant à améliorer le statut de l’espèce, comme l’augmentation du nombre de géniteurs présents sur le site unique de reproduction sont essentielles. L’étude portera sur plusieurs stades de vie des anguilles européennes : les stades anguilles jaunes et argentées. Nous souhaitons dans un premier temps déterminer l’abondance d’anguilles jaunes pour connaitre la capacité des marais étudiés à produire des anguilles argentées. Dans un second temps, l’étude se focalisera sur le stade anguilles argentées, afin d’étudier leurs possibilités de rejoindre le milieu marin pour leur reproduction, leurs voies migratoires. Le but de l’étude étant d’améliorer la gestion des ouvrages hydrauliques si cela s’avèrerai nécessaire.
Analyse du paysage traductionnel de la jonction muscle-tendon (JMT)
- Recherche fondamentale
- Système musculosquelettique
Tuées à la fin du protocole pour que leurs muscles tibiaux antérieurs soient prélevés, sans réutilisation ni adoption possibles, 42 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Un virus est injecté dans les muscles des deux pattes arrière sous anesthésie, puis les animaux courent sur tapis roulant cinq jours par semaine pendant quatre semaines, trente minutes à une heure par séance. Le porteur précise qu'un animal peut être "stimulé légèrement et brièvement" pour le motiver à courir, et compare les lésions musculaires attendues à des crampes et des courbatures humaines. Il affirme que les cellules musculaires cultivées in vitro n'ont pas de jonction entre muscle et tendon, ce qui rend selon lui l'animal "nécessaire" pour cette question.
Objectifs
Nos muscles sont reliés aux tendons à des endroits particuliers appelés jonctions myotendineuses, qui permettent de transmettre la force quand nous bougeons. Ces zones sont particulièrement sollicitées pendant l’exercice et sont souvent les premières à subir des lésions provoquant des blessures. Bien que l’on sache qu’elles s’adaptent à l’exercice, on ne comprend pas bien comment cela se passe à l’intérieur des cellules musculaires. Ce projet vise à étudier quels types de protéines sont fabriqués spécifiquement au niveau de cette jonction, à la fois au repos et après un effort physique. Pour cela, nous utiliserons une méthode permettant de visualiser la machinerie responsable de la fabrication des protéines, ce qui nous permettra de voir ce qui est activement produit au niveau de cette jonction entre le muscle et le tendon. Cela nous aidera à mieux comprendre comment les muscles restent en bonne santé, se réparent et ce qui peut mal fonctionner en cas de maladie.
Bénéfices attendus
Ce projet va nous aider à mieux comprendre le fonctionnement d’une partie essentielle du muscle, la jonction entre le muscle et le tendon et comment elle s’adapte à l’exercice. Comme cette zone est souvent sujette aux blessures, notamment lors d’une activité physique ou avec l’âge, comprendre ce qui s’y passe au niveau des protéines pourrait permettre de mieux la protéger. À long terme, cette recherche pourrait améliorer la récupération après des blessures musculaires, guider les stratégies de rééducation, et même contribuer au développement de traitements contre certaines maladies musculaires ou le déclin musculaire lié à l’âge. Elle pourrait aussi nous aider à garder des muscles plus forts et en meilleure santé en vieillissant.
Procédures
1. Injection d’analgésique et d’anesthésique : Il s'agit de 2 injections très rapides espacées d'environ 15 à 20 min. Une injection ne dure que quelques secondes et l'intervention sur chaque souris ne prendra qu'une minute par injection. 2. Injection de virus adéno-associés sous anesthésie générale : Il s’agit d’une intervention très rapide, de l’ordre de 30 sec. 3. Le programme d’exercice est réalisé une fois par jour, 5 fois par semaine pendant 4 semaines. Il comprend 3 jours de 15 à 20 min de course d’habituation sur tapis roulant suivi de 17 jours de courses de 30 min à 1 h maximum à raison de 5 jours d’exercice/semaine. L’animal pourra être stimulé légèrement et brièvement pour le motiver à courir.
Impact sur les animaux
Nos souris ont un élément marqué génétiquement dans leur cellule qui nous permet de l’extraire facilement. Ce marquage ne provoquer aucun effet indésirable. Les virus adéno-associé (AAV) que nous utilisons sont de petit virus à ADN, qui peuvent infecter localement les muscles de nos souris, mais qui ne provoquent pas de maladie. Ainsi, ce projet n’entraîne aucune nuisance sur les animaux, mises à part celles liés aux injections d'AAV et à l’exercice d’endurance. Les lésions musculaires causées par la voie d’administration peuvent causer quelques difficultés motrices légères la semaine suivant les injections. L’exercice d’endurance est un exercice de 30 min à 1h maximum répété 5 jours/semaines pendant 4 semaines, sauf les 3 premiers jours où l’exercice dure 15 à 20 min (habituation) ce qui induit de légères lésions musculaires pouvant provoquer comme chez l’homme des crampes et des courbatures.
Devenir
Pour parvenir à des conclusions scientifiques solides avec le nombre minimal d'animaux, les 42 souris qui seront utilisés pour ce projet seront mises à mort à la fin des procédures pour collecter les muscles tibiaux antérieurs. Par conséquent, nous ne réutiliserons pas, ne remplaçons pas et ne ferons pas adopter les animaux.
Remplacement
Bien qu’il soit possible de différencier des cellules musculaires in vitro, celles-ci ne possèdent pas de jonction myotendineuse et restent immatures. Par conséquent, cet aspect de la biologie musculaire ne peut pas être étudié de manière pertinente à l’aide de modèles en culture cellulaire. L’utilisation de l’animal reste nécessaire pour cette application.
Réduction
Nous commencerons par valider notre stratégie expérimentale avec 3 animaux du même sexe, dans un souci de réduction du nombre d’animaux, pour réaliser 2 tests soit 6 animaux, puis nous utiliserons des mâles et des femelles dans des proportions équivalentes dans les cohortes suivantes et les données obtenus seront analysés séparément en utilisant les tests statistiques appropriés. Nous réaliserons ensuite les expériences sur muscle entier et sur la jonction myotendineuse entre le muscle et le tendon (JMT) au repos, afin de confirmer que nous pouvons détecter des événements traductionnels spécifiques à cette jonction. Ce n’est qu’après cette expérience sur muscles au repos que nous passerons à l’expérience sur muscles et sur la jonction après exercice. Nous injecterons également le même muscle des deux membres postérieurs afin de réduire davantage le nombre de souris nécessaires. Nous avons déterminé que 6 animaux par groupe (3 mâles et 3 femelles) seront nécessaires afin d’obtenir une robustesse statistique.
Raffinement
Les injections d'AAV seront réalisées sous anesthésie générale afin d’éviter tout mouvement et toute gêne ou souffrance qui pourrait en résulter et un analgésique sera également administré pour réduire la douleur. Après injections les animaux seront réchauffés sur une plaque maintenue à 37°C jusqu'à leur réveil et nous appliquerons un gel pour éviter toute sécheresse oculaire puis nous les remettrons dans leur cage où nous les surveillerons quotidiennement pendant la première semaine puis 2 à 3 fois par semaine les semaines suivantes jusqu’à la fin de la procédure. Le suivi comprend l’observation du comportement général (apathie, yeux fermés, perte de poids flagrante visible à l’œil nu), l’interaction avec les congénères, les déplacements (boiterie, problèmes pour bouger les membres postérieurs). Un tunnel et un carré de cellulose seront placés dans chaque cage. Le tunnel sera utilisé pour tous les déplacements d’animaux. Ces mesures permettront de réduire le niveau de stress des animaux. Au cours de notre projet, tout signe de douleur sera pris en charge par des mesures appropriées en fonction du niveau, ou par la mise à mort prématurée des animaux concernés en cas d’atteinte de point limite. Si les souris ont des difficultés à manger de la nourriture solide (croquettes) ou à accéder au biberon, de la nourriture en gel sera placée dans le fond de la cage. Nous n’attendons pas de douleur supérieure à une douleur légère de type inconfort d’un ou plusieurs membres ou légère boiterie, de façon passagère, après les injections ou juste après 5 jours d’exercice physique, comparable à des crampes et des courbatures chez l’homme.
Choix des espèces
Les techniques de modifications génétiques que nous utiliserons ont toutes été développées et validées dans le système murin. Par conséquent, la souris constitue le modèle le plus approprié pour ce projet. Nous injecterons les souris à partir de l’âge de 10 semaines, lorsque le développement musculaire est achevé et que les animaux ont atteint le stade adulte.
Evaluation de l’émergence d’une résistance de Dicrocoelium dentriticum à l’Albendazole et évaluation de critères de suivi de la diminution d’efficacité en élevage.
- Recherche appliquée
- Bien-être animal
- Maladies animales
132 brebis vont être utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance léger, dont 36 brebis de réforme abattues pour que les douves adultes soient comptées dans leur foie. Les autres subissent cinq à neuf prélèvements de fèces et deux à trois prises de sang, d'environ trente secondes chacun, et restent ensuite dans l'établissement. L'enjeu déclaré est économique et sanitaire pour la filière ovine, la petite douve du foie résistant apparemment à l'albendazole, seule molécule autorisée en France contre ce parasite. Sur le remplacement, le porteur se contente d'une phrase, les ovins étant les "animaux cibles" et aucune méthode de substitution n'existant selon lui.
Objectifs
Dicrocoelium dendriticum (Dd), la petite douve du foie, est un parasite affectant un grand nombre d’hôtes dont les ovins et les bovins. L’infestation de l’hôte provoque des troubles hépatiques qui peuvent conduire à une perte d’efficacité alimentaire, voire à des symptômes cliniques d’insuffisance hépatique pouvant conduire à la mort. Elle a une importance économique et sanitaire cruciale pour l’élevage ovin. Les troubles hépatiques, y compris subcliniques et notamment en fin de gestation, peuvent avoir un impact important sur la production et la santé des brebis et sur la survie des agneaux. En France, jusqu’à ces dernières années, ce parasite préoccupait uniquement l’élevage ovin. Mais, de plus en plus d’élevages bovins sont désormais concernés par la petite douve, avec des conséquences semblables sur la santé des animaux. Comme le cycle de ce parasite est complexe, avec deux hôtes intermédiaires, la gestion de l’infestation ne peut reposer que sur le traitement antiparasitaire. L’Albendazole (ABZ) est la seule molécule ayant une AMM en France pour traiter la petite douve chez les bovins et les ovins (traitement à 15 mg/kg en une seule prise par voie orale). Cette situation est à risque concernant l’émergence de résistance au traitement. Or, depuis plusieurs années, les techniciens d’élevages et les vétérinaires reçoivent de plus en plus de sollicitations d’éleveurs ovins qui suspectent une diminution de l’efficacité du traitement. Récemment, des chercheurs ont mis en évidence, par un suivi coproscopique de brebis chez un éleveur, que l’efficacité de l’ABZ est très inférieure à celle attendue (38% vs. 90%, n=15). Ces éléments peuvent nous conduire à envisager l’émergence d’une résistance de D.d à l’ABZ.
Bénéfices attendus
Le bénéfice principal de ce projet est de mettre au point un test d'évaluation de la résistance de la petite douve à l'albendazole utilisable en élevage.
Procédures
Les brebis seront soumises à des prélèvements de fécés et sang : ces prélèvements auront une durée de moyenne d'environ 30 secondes par brebis. Les 60 animaux de la procédure 1 auront 5 prélèvements fécaux et en plus 12 animaux auront 2 prélèvements sanguins. Les 60 animaux de la procédure 3 auront 8 prélèvements fécaux et en plus 12 animaux auront 3 prélèvements sanguins. Les 12 animaux de la procédure 2 auront 9 prélèvements fécaux et 2 prélèvements sanguins.
Impact sur les animaux
Un stress léger peut être ressenti par les brebis lors de la contention pour les prélèvements de fécaux et sanguins. Lors des prélèvements de fécaux et sanguins, les brebis peuvent ressentir une gêne légère de courte durée, mais pas de douleur chronique ou aigüe d'intensité modérée ou élevée. Ces interventions n’entrainent pas d’altération de l’état général.
Devenir
Dans les 3 procédures, les 12 brebis de réforme seront abattus en fin de procédure pour permettre le comptage des petites adultes dans le foie. Dans les procédures 1 et 3, les 48 brebis en production mobilisées dans ces deux procédures, soit 9- animaux au total, seront gardés en vie et resteront dans l'établissement utilisateur à l'issue du projet.
Remplacement
Les ovins sont les animaux cibles de ce projet et il n'existe pas de méthode alternative.
Réduction
Les effectifs ont été réduits au maximum pour les trois procédures expérimentales afin de limiter le nombre d'animaux mobilisés tout en permettant de répondre aux objectifs du projet. Le nombre d’animaux par groupe a été réduit au strict minimum
Raffinement
Les brebis seront dans leurs conditions d’élevage habituelles (en groupes) dans un bâtiment d’élevage conventionnel sur litière paillée et feront l’objet d’une surveillance journalière pendant toute la durée du protocole. Pour les prélèvements de fèces, la contention sera faite par des animaliers expérimentés, dont la présence journalière répétée en interaction positive (alimentation, soins) est associée à une diminution du comportement de fuite des brebis et donc de leur stress face à la contention. En cas de signes de maladie (par exemple fièvre > 40°C, problèmes respiratoires, décubitus prolongé, anorexie, perte de poids >15 %...) ou d’impact sur l’état général des animaux (prostration, cachexie, alopécie…), une intervention vétérinaire aura lieu et un traitement adapté (antidouleurs, anti-inflammatoires, antibiotiques) sera mis en place (l’animal sortira du protocole si nécessaire).
Choix des espèces
Les ovins sont l'une espèce les plus sensibles à la petite douve et sont donc l'espèce cible pour cette étude. Nous mobiliserons des brebis adultes à l'entretien ou en début de gestation ayant pâturées de l'herbe depuis plusieurs mois et étant infestées de petites douves selon leur implication dans la 1ière ou la 2nd procédure. Ce sont ces catégories animales qui sont concernées par ces infestations et aux stades physiologiques étudiés, les risques sanitaires sont faibles.
Influence du syndrome métabolique sur la progression de certains adénocarcinomes pulmonaires
- Formation professionnelle
- Recherche fondamentale
- Oncologie
894 souris vont être utilisées, chacune pouvant recevoir jusqu'à quarante gavages, douze à vingt-quatre séances d'imagerie sous anesthésie et douze injections, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Un virus déposé dans leur trachée active un gène qui déclenche un cancer du poumon, pendant qu'un régime riche en graisses et en sucres leur fait prendre du poids sur plusieurs mois. Le porteur indique que les grosses tumeurs peuvent bloquer les voies respiratoires et provoquer des complications sévères, et que la maladie mène parfois à la cachexie. Les bénéfices annoncés vont de nouvelles cibles thérapeutiques à des "arguments scientifiques solides" pour des politiques de santé publique, tous renvoyés au moyen et au long terme, quand les 894 souris sont toutes tuées à l'issue pour le prélèvement de leurs poumons, rate, pancréas, foie et ganglions.
Objectifs
Ce projet cherche à comprendre comment le syndrome métabolique, une maladie fréquente liée au surpoids et à une alimentation riche en graisses et en sucres, peut favoriser le développement du cancer du poumon et influencer la réponse aux traitements. Le syndrome métabolique associe souvent obésité abdominale, excès de graisses dans le sang, hypertension et résistance à l’insuline. Sa fréquence est en forte augmentation dans la population mondiale. De nombreuses études montrent que les personnes atteintes de syndrome métabolique ont un risque plus élevé de développer un cancer, en particulier lorsqu’elles présentent aussi une mutation du gène KRAS, très souvent retrouvée dans les cancers du poumon. Cependant, on ne connaît pas encore précisément les mécanismes par lesquels ce trouble métabolique induit la maladie ou l’aggrave. Pour répondre à ces questions, nous devons utiliser l’animal. La souris permet de reproduire fidèlement les effets du régime alimentaire occidental sur le métabolisme, l’immunité et le développement du cancer. Aucun autre modèle (culture cellulaire, informatique) ne peut à ce jour recréer l’ensemble des interactions entre organes et le système immunitaire. Nous analyserons les différentes étapes du développement tumoral et testerons des traitements déjà utilisés contre le diabète et l’obésité, afin de savoir s’ils peuvent aussi limiter la progression du cancer du poumon. À terme, ce projet vise à mieux prévenir les cancers liés au mode de vie et à améliorer la prise en charge précoce des patients les plus à risque, en réduisant l’impact négatif du syndrome métabolique.
Bénéfices attendus
À court terme, ce projet permettra de mieux comprendre comment le syndrome métabolique, lié à une alimentation riche en graisses et en sucres, influence le système immunitaire et favorise l’apparition de lésions précancéreuses dans le poumon. Ces connaissances sont indispensables pour identifier les mécanismes par lesquels le surpoids et les troubles métaboliques augmentent le risque de cancer du poumon. À moyen terme, ce projet pourra conduire à l’identification de nouvelles cibles thérapeutiques pour les personnes à risque de développer un cancer du poumon du fait de leurs maladies concomittantes, en particulier lorsque ces dernières sont difficiles à corriger par des mesures de mode de vie seules. À plus long terme, grâce aux nouvelles connaissances générées, ce projet fournira des arguments scientifiques solides pour soutenir les politiques de santé publique visant à réduire l’impact du syndrome métabolique sur la santé. Les résultats pourront ainsi contribuer à la mise en place de stratégies de prévention plus efficaces et à une meilleure protection de la population face au risque accru de cancer.
Procédures
Prélèvements sanguins : réalisés sur souris éveillée par petite ponction à la queue, maximum deux fois pendant l’étude, anesthésie locale, durée 2 minutes. Administration dans la trachée : dépôt d’un petit volume de solution contenant un virus inoffensif servant à activer un gène, via un petit tube souple, sous anesthésie générale (n=1,durée 1 minute). • Imagerie médicale : réalisée sous anesthésie générale, durée 4 minutes, n=12-24. • Gavage oral : administration de traitements à l’aide d’un petit tube souple introduit dans la bouche, limité en fréquence pour réduire le stress, durée 1 minute,vigile, n maximum = 40. • Injections sous anesthésie locale, n max=12, durée 1 minute. Dans certains cas, pour récupération d'organes exploitables pour des analyses post-mortem, une chirurgie terminale de perfusion intracardiaque pourra être mise en oeuvre, durée 5 minutes, n=1.
Impact sur les animaux
Certaines interventions peuvent provoquer un inconfort temporaire : • Le régime riche en graisses et sucres entraîne une prise de poids, et peut entraîner une baisse d’activité et parfois des difficultés respiratoires modérées. • Les anesthésies peuvent causer une somnolence brève ou, rarement, des complications respiratoires. • L’administration dans la trachée peut provoquer un essoufflement transitoire. • Le scanner sous anesthésie peut provoquer une légère hypothermie, transitoire. • Le gavage oral et les injections peuvent causer un inconfort momentané au point d’entrée • Les traitements testés peuvent parfois entraîner une perte de poids modérée, de la diarrhée ou une baisse temporaire de l’appétit. • Le développement de lésions pulmonaires précancéreuses ou de petites tumeurs peut, dans certains cas, provoquer un essoufflement ou une fatigue. • Dans le cas de tumeurs pulmonaires de tailles plus importantes, les voies respiratoires peuvent se bloquer entrainant des complications plus sévères. • L’évolution de la maladie entraine parfois une cachexie (perte de la masse graisseuse et musculaire).
Devenir
Tous les animaux utilisés dans ce projet seront euthanasiés à la fin des procédures. pour prélèvement de tissus multiples (poumons, rate, pancréas, tissus adipeux, ganglions lymphatiques, foie) pour des études histologiques, immunologiques et moléculaires.
Remplacement
L'utilisation de modèles animaux vivants est indispensable dans ce projet en raison de la nature systémique du syndrome métabolique (MetS), qui affecte simultanément plusieurs organes et le système immunitaire. À ce jour, aucun modèle in silico ne permet de reproduire fidèlement les interactions complexes inter-organes, dont l'identification précise constitue justement l'un des objectifs majeurs de notre projet. Par ailleurs, les méthodes alternatives in vitro telles que les cultures cellulaires classiques, les organoïdes ou les organes sur puce sont insuffisantes pour étudier les effets systémiques globaux du MetS. Ces modèles in vitro ne peuvent pas reproduire intégralement l'environnement physiologique, les interactions intercellulaires et la réponse immunitaire globale observée chez un organisme entier. Ainsi, l'utilisation d'animaux vivants est incontournable pour appréhender pleinement les mécanismes complexes du MetS et leur impact sur la progression tumorale dans le contexte de ce projet.
Réduction
Le nombre total d’animaux utilisés pour obtenir un résultat est calculé à partir de méthodes statistiques afin d’obtenir des résultats fiables avec le moins d’animaux possible. Ces estimations sont possibles grace aux connaissances du modèle utilisé par l'équipe. Les procédures sont conçues pour permettre plusieurs analyses sur un même animal, évitant ainsi de répéter inutilement les expériences.
Raffinement
L' état de santé des animaux sera évalué quotidiennement par l'équipe de recherche, et les points limites prédéfinis précoces seront appliqués strictement. Pour limiter les biais liés à l’activité physique ou à la prise de poids, tous les groupes auront libre accès à des jouets pour rongeurs. L'utilisation d’aiguilles fines pour les injections, ainsi que de sondes souples pour les gavages, permettra de limiter la douleur et l’inconfort. Toutes les procédures nécessitant une contention prolongée ou potentiellement douloureuses seront effectuées sous anesthésie générale ou locale, selon les cas. En cas de perte de poids liée à la charge tumorale, de signes de souffrance ou d'altération du comportement, des mesures de soutien seront immédiatement mises en place (nourriture appétente, gels de réhydratation). Enfin, toutes les méthodes utilisées dans ce projet sont validées et optimisées pour minimiser le stress, la douleur et l’impact global sur l’animal, conformément au principe de raffinement.
Choix des espèces
Nous utilisons la souris car c’est l’espèce la plus adaptée pour ce type de recherche. Son organisme réagit de façon similaire à celui de l’être humain en ce qui concerne le métabolisme, le fonctionnement du système immunitaire et le développement du cancer du poumon. Des modèles bien établis existent déjà pour reproduire l’obésité, le diabète de type 2 et leurs effets sur l’immunité. Les animaux en procédure seront des adultes ayant un système immunitaire mature et une physiologie métabolique stable.
Amélioration de la greffe d’îlots par thérapie génique chez le rat dans le cadre du traitement du diabète- MODIFICATION
- Recherche appliquée
- Troubles endocriniens
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
Rendus diabétiques par une injection de streptozotocine, molécule toxique pour les cellules du pancréas qui produisent l'insuline, une partie des rats est tuée pour son pancréas et l'autre reçoit la greffe. 298 rats vont être utilisés au total, dont 48 opérés sous anesthésie et tués avant tout réveil, dans des procédures d'un niveau de souffrance léger à modéré. Chaque receveur porte une mini-pompe à insuline implantée sous la peau du dos, reçoit un vecteur viral dans le sang, subit une greffe d'îlots pancréatiques de trente à quarante minutes, des immunosuppresseurs, et des piqûres de glycémie quotidiennes pendant dix jours puis trois fois par semaine. La modification ajoute 180 rats, 52 animaux non rendus diabétiques seront gardés vivants et versés à d'autres projets, les autres sont tués pour l'analyse de leurs organes.
Objectifs
Le diabète de type 1 est une maladie chronique qui apparaît souvent avant l'âge de 20 ans. Il survient lorsque le pancréas ne fabrique plus d'insuline, du fait d’une réaction anormale du système immunitaire qui conduit à l’élimination des cellules productrices. Il s’agit donc d’une maladie auto-immune. Le diabète est caractérisé par la présence d’un excès de sucre dans le sang, appelé hyperglycémie. Le projet vise à établir les bases expérimentales d'une nouvelle approche de greffe de cellules insulino-sécrétrices dans le foie chez les rongeurs, applicable en clinique humaine. Actuellement, des cellules du pancréas de donneurs ou des cellules productrices d’insuline dérivées de cellules souches humaines sont greffés, nécessitant une immunosuppression importante avec des effets secondaires sévères et une durée de survie limitée des cellules greffées. Comme les cellules greffées sont transplantées dans le foie du receveur, notre approche originale est de rendre le foie receveur tolérant aux cellules greffées. Pour cela, notre stratégie consiste à importer dans les cellules du foie le gène d'une molécule qui bloque la réponse anti-immunitaire et l’inflammation. Pour ce faire, un vecteur viral adéno-associé (AAV) sera utilisé pour transférer le gène dans les cellules hépatiques. Ce vecteur sera injecté avant la greffe des îlots. Nous espérons que grâce au vecteur, les cellules du foie pourront recevoir les greffes de cellules du pancréas sans les rejeter. Le succès de cette stratégie pourrait grandement améliorer les greffes de cellules du pancréas ou de cellules souches pour le diabète de type 1 chez l’Homme, résolvant le problème du faible nombre de donneurs disponibles et rendant les greffes accessibles à plus de patients. Le pancréas est un organe vital, vivre sans est possible, mais cela oblige à prendre chaque jour des traitements lourds, ce qui explique le fait de ne pouvoir prélevé sur donneur vivant. Des essais de greffes intra-hépatiques utilisant des cellules souches différenciées pour produire de l’insuline sont par ailleurs en cours, mais nécessitent des immunosuppresseurs puissants pour éviter le rejet. Ce projet propose une solution pour améliorer la tolérance immunitaire des cellules greffées dans le foie, répondant ainsi à un besoin crucial dans le traitement du diabète de type 1. CE NOUVEAU DOCUENT RESULTE D UNE DEAMNDE DE MODICATION DE PROJET; DES AJUSTEMENTS IMPORTANTS ETAIENT NÉCESSAIRES DANS L’ÉTABLISSEMENT DU MODÈLE.
Bénéfices attendus
En cas de succès du projet chez le modèle rongeur, nous aurons obtenu une première preuve de concept d’un procédé permettant de rendre le foie d’un patient diabétique tolérant aux îlots (ou aux cellules souches qu’on lui greffera). La thérapie génique par vecteurs viral AAV étend actuellement ses applications à de nombreuses maladies humaines. La biodistribution et la tolérance de ces vecteurs ont été largement étudiées chez l’homme et ne représenteront pas d’effets inattendus dans notre projet clinique. Nous comptons de plus, employer de petites doses de vecteur chez le rat. On pourra donc, en cas de succès, anticiper une forte probabilité de transfert aux patients diabétiques de type 1, chez lesquels les greffes sont actuellement très restreintes du fait du peu de donneurs et des complications de l’immunosuppression.
Procédures
6 animaux subiront 1 seule injection de vecteur sous anesthésie gazeuse sur une durée d’environ 15 secondes (temps d’induction anesthésie gazeuse environ 4 minutes ). Ils seront euthanasiés en fin de procédure à l’aide d’une injection léthale sous anesthésie à l’isoflurane (temps d’induction anesthésie gazeuse environ 4 minutes à 4%, temps d’injection pour l’euthanasie environ 3 secondes), et couverts par une analgésie (injection d’environ 3 sec). Un prélèvement (durée : 15 sec) puis une perfusion (durée : 30 sec) conduiront rapidement à la mort de l’animal par arrêt cardiaque. Les animaux modèles, des rats, seront rendus diabétiques par une injection unique de streptozotocine (injection d’environ 3 sec), une molécule chimique naturelle, particulièrement toxique pour les cellules bêta du pancréas produisant l’insuline chez les mammifères. Ils seront traités à l’insuline à l’aide d’une mini-pompe implantée sous la peau dans le dos sous anesthésie /analgésie (durée approximative de l’intervention: 20 min). Un mois après l’administration intraveineuse du vecteur (1 seule injection d’environ 15 sec après l’induction d’une anesthésie gazeuse pendant 4 min), la greffe de cellules pancréatiques sera réalisée par chirurgie sous anesthésie et analgésie (durée approximative de l’intervention : 30 à 40 min). De plus, les modèles animaux recevront un traitement immunosuppresseur 16 h avant intervention chirurgicale et pendant 1 semaine après la greffe, afin d’éviter un rejet aigu (injections qui prendront environ 3 sec). Leur glycémie sera surveillée pendant toute la durée du projet par des micro-prélèvements sanguins d’une durée d’1 sec, quotidiennement pendant les 10 jours suivant l’injection de streptozotocine, puis 3 fois par semaine jusqu’à la fin de la procédure. En fin de procédure, les modèles animaux seront euthanasiés après anesthésie générale (4 min environ), analgésie locale (injection d’environ 3 sec) et générale (injection d’environ 3 sec) avant injection léthale (injection d’environ 3 sec).
Impact sur les animaux
De manière générale, toutes les autres interventions pourront entraîner douleur, perte de poids, inactivité/mobilité réduite, et stress induisant par ailleurs un comportement anormal des animaux, nous serons donc très attentifs aux points limites, et prendrons les mesures nécessaires le cas échéant. L’induction du diabète, modèle de glycémie connu, pourrait induire des hyperglycémies non contrôlées ET UNE PERTE DE POIDS IMPORTANTE. Les prélèvements répétés à la queue pour la mesure de la glycémie pourront éventuellement générer douleurs et stress. La transplantation des cellules du pancréas peut entrainer localement des saignements assez abondants. . Il est néanmoins possible qu'un léger saignement persiste après suture et réveil de l'animal. Également, les traitements immunosuppresseurs entraineront une diminution de l’immunité des animaux traités qui pourraient alors être plus sensibles aux infections.
Devenir
Les animaux utilisés pour définir la dose minimale de vecteur nécessaire seront euthanasiés à la fin de la procédure. Les animaux donneurs de cellules pancréatiques seront euthanasiés pour don du pancréas. Les animaux receveurs de cellules pancréatiques seront euthanasiés à la fin du protocole pour l’analyse de leurs organes et l’établissement de la preuve de concept. Une partie des animaux seront gardés en vie si non rendus diabétiques et réutilisés dans d’autres projets.
Remplacement
Le projet a pour objectif général l'amélioration de la transplantation de cellules pancréatiques humaines. Il n'existe à ce jour aucune méthode alternative efficace permettant de mimer les conditions physiologiques propres à l'organe et à l’organisme receveurs. L'emploi d'animaux est donc essentiel à notre projet.
Réduction
Le nombre d'animaux par groupe a été réduit à son minimum pour obtenir des conclusions statistiquement satisfaisantes. En nous fixant un niveau de confiance de 95%, une puissance statistique supérieure à 80%, il faut prévoir au minimum 4 animaux par groupe pour mettre en évidence une différence statistique significative entre les groupes. Le choix est donc orienté sur 7 animaux-receveurs traités et 5 animaux-receveurs non traités par groupe pour pallier toute défaillance technique, pour l’établissement du modèle. Les tests statistiques seront ceux utilisés pour l'analyse de petits échantillons. L’AJOUT DE 180 ANIMAUX EST NECESSAIRE POUR TESTER DIFFERENTES CONDITIONS DE GREFFE ET GARANTIR QUE LA TECHNIQUE SOIT PARFAITEMENT MAITRISEE ET FIABLE AVANT DE L’UTILISER DANS L’ETUDE PRINCIPALE, CE QUI PERMETTRA DE REDUIRE LES ECHECS ET D’EVITER D’UTILISER DES ANIMAUX INUTILEMENT PAR LA SUITE. Il EST PRÉVU 12 LOTS DE 15 ANIMAUX POUR DÉTECTER DES EFFETS BIOLOGIQUES IMPORTANTS ET POUR GARANTIR UN NOMBRE D’ANIMAUX EXPLOITABLE PAR CONDITION. SI LES PREMIERS LOTS MONTRAIENT UNE VARIABILITÉ INFERIEURE, LES EFFECTIFS SERONT RÉÉVALUÉS POUR RÉDUIRE LE NOMBRE D’ANIMAUX UTILISÉS.
Raffinement
Une période d’au minimum 7 jours d'adaptation sera appliquée à chaque animal entrant dans le protocole. S’en suivra alors une petite période d’habituation pour limiter le stress (manipulation + boîte de contention). LES ANIMAUX DIABÉTIQUES QUI NE SERONT PAS TRAITÉS À L’INSULINE ET QUI PRODUIRONT UNE QUANTITE ANORMALEMENT ELEVEE D’URINE, VERRONT LE CHANGE DE LEUR CAGE PASSÉ DE 1 À 2 FOIS PAR SEMAINE POUR LEUR CONFORT. Lors des différentes chirurgies (sous anesthésie gazeuse), il sera administré au préalable une analgésie locale à l’endroit de l’incision ainsi qu’une analgésie générale pour le post-opératoire. Celle-ci sera renouvelée pendant 2 jours après l’intervention la plus lourde à savoir la transplantation des îlots dans le foie. On veillera que la paire de rats hébergés dans la même cage soit opérée le même jour de façon à limiter les interactions et ainsi le barbering (épilation des poils par l’animal lui-même ou un compagnon de la même cage) pour garder une plaie saine. On veillera lors des différentes interventions chirurgicales à assurer une asepsie stricte dans les conditions les plus stériles possibles pour éviter l’infection.
Choix des espèces
A la suite d’expériences antérieures sur des souris, nous avons préféré les rats pour notre étude. En effet, le rat est un modèle animal idéal pour tester notre stratégie : - Techniquement, il permet de réaliser des greffes d’ilôts de Langerhans dans le foie, comme cela est fait chez l’homme. Par ailleurs, du fait de sa taille, le rat est compatible avec une perfusion des ilôts via la veine porte ce qui ne peut être effectué chez la souris, ou en tout cas avec peu de succès. - Le rat aura besoin d’assez peu de vecteur, comparé à de plus gros animaux tels que porcs (30 kg), chiens (>3 kg) ou singes (>2,5 kg). - Des souches de rats sont disponibles pour la transplantation allogénique. - L’utilisation de rats évite l’utilisation de gros animaux, éthiquement plus problématique dans l’absolu et au vu du nombre d’animaux nécessaires. Les rats utilisés auront entre 8 et 12 semaines afin : - d’optimiser la quantité d’îlots extraits des donneurs d’après la littérature - de minimiser le poids des rats receveurs pour diminuer la quantité de vecteur à injecter - de faciliter la chirurgie chez les receveurs
Production de matrices biologiques canines – Modification 1
- Production de routine
- Tests réglementaires
Maintenus dans l'établissement comme donneurs permanents et versés à d'autres procédures expérimentales à l'issue du projet, 160 chiens vont être utilisés dans des prélèvements d'un niveau de souffrance léger. Chacun subit environ dix prélèvements sanguins par an, pouvant atteindre 15 % de son volume sanguin circulant, plus le prélèvement d'une autre matrice, cérumen, larmes, salive, lait ou urine par ponction de la vessie, avec une mise à jeun de seize heures quand le "Donneur d'Ordre" le demande. Le sang, le sérum et le plasma ainsi produits partent vers des laboratoires d'Europe continentale pour la mise au point de dosages et de kits de diagnostic. La modification ajoute 80 chiens et deux années, et retire l'examen systématique de chaque demande par le comité d'éthique, désormais confié au responsable du projet.
Objectifs
L’objectif de ce projet est de produire différentes matrices biologiques telles que du sang, du sérum, du plasma, du lait, du colostrum, de l’urine, du cérumen, des larmes ou de la salive de chien qui sont nécessaires à la recherche et au développement, ainsi qu’au diagnostic en santé humaine et vétérinaire. Il inclut tous types de prélèvements peu invasifs qui n’engendrent pas de souffrance à long terme et ne requièrent pas une procédure terminale. Sur la base des éléments recueillis des précédentes productions, les matrices biologiques produites sont utilisées dans diverses pays de l’Europe continentale dans le cadre de la mise en place de méthode de dosage de nouvelles molécules dans des laboratoires de recherche ou pour la production de kit de diagnostic en santé humaine et vétérinaire. MODIFICATION : PROLONGATION DE LA DUREE DU PROJET AFIN DE POURSUIVRE 2 ANNEES SUPPLEMENTAIRE ET AJOUT DE 80 ANIMUAUX POUR COUVRIR CETTE NOUVELLE PERIODE
Bénéfices attendus
Ce projet permettra la mise à disposition de dérivés sanguins ou autres matrices biologiques permettant de réaliser des projets in vitro ou de mettre en place des méthodes d’analyses ou de diagnostics.
Procédures
Une des interventions suivantes sera réalisée en fonction des besoins : a) un prélèvement sanguin sur animaux vigiles (intervention de quelques minutes) : prélèvement de moins de 15% du volume circulant sanguin suivi d’une période de récupération suffisante (1 semaine de repos pour 7,5% du volume circulant prélevé en 24h, 2 semaines pour 10% et 4 semaines pour 15%). b) un prélèvement de matrice biologique sur animaux vigiles (intervention de quelques minutes) : un prélèvement de cérumen, de salive, de larme ou de tout autre substance dont la technique est peu ou pas invasive. c) un prélèvement sur animaux vigiles ou tranquilisés (anesthésie locale et/ou tranquilisation) (intervention de quelques dizaines de minutes) : un prélèvement de toute substance dont la technique est légèrement invasive et/ou difficile à mettre en œuvre sur animal vigile sans infliger un stress non négligeable à l’animal tel qu’un prélèvement d’urine par cystocentèse. Des prélèvements uniques pourront être réalisé sur un même animal lors de différentes utilisations, soit environ une dizaine de prélèvements sanguins et un prélèvement d’une autre matrice par an. Le nombre total, la fréquence et le volume de ces prélèvements respecteront les recommandations internationales et le bien-être de l’animal. Pour chacun de ces prélèvements, les animaux pourront être mis à jeun la veille au soir (pour une durée de moins de 16 heures) dans le cadre de demandes spécifiques, comme une glycémie basse.
Impact sur les animaux
Aucune administration de produit d’essai ne sera réalisée. Les nuisances attendues liées aux prélèvements des animaux sont celles liées au stress de la contention et/ou de l’introduction de l’aiguille sous la peau entraînant une sensibilité légère et transitoire au point d’introduction.
Devenir
A l’issue du projet tous les animaux seront disponibles pour une autre procédure expérimentale, suite à une période de récupération suffisante.
Remplacement
Le recours aux chiens sur ce projet est justifié car il n’existe pas de méthode alternative pour produire des dérivés sanguins ou autres matrices biologiques canines nécessaires dans certaines étapes de la recherche. Pour chaque demande, le Donneur d’Ordre justifiera de l’impossibilité de substitution des prélèvements sur le chien pour répondre à ses besoins et le responsable de la mise en oeuvre du projet vérifiera systématiquement chacune des demandes avant que les échantillons ne soient prélevés. MODIFICATION : POUR DES PRELEVEMENTS SORTANT DE L’ORDINAIRE EN TERME DE VOLUME OU DE MATRICE A PRELEVER, LA STRUCTURE CHARGEE DU BIEN-ETRE DES ANIMAUX POURRA ETRE CONSULTEE AFIN DE S’ASSURER QUE LA DEMANDE EST BIEN COUVERTE PAR L’AUTORISATION DE PROJET EN COURS. CETTE MODIFICATION IMPLIQUE UN CHANGEMENT DE METHODE DE VERIFICATION DES DEMANDES QUI NE SONT PLUS SOUMISES EN SYSTEMATIQUE A EVALUATION DU COMITE D'ETHIQUE, MAIS VERIFIER PAR LE RESPONSABLE DE LA MISE EN OEUVRE DU PROJET AVEC LES CONSEILS DE LA SBEA SI NECESSAIRE. REGULIERMENT, LA SBEA EFFECTUERA UN CONTROLE DE DEUXIEME NIVEAU LORS DE REUNION PERIODIQUE. ENFIN A L'ISSUE DU PROJET, UN BILAN DE L'ENSEMBLE DES PRELEVEMENTS REALISES (AVEC LES JUSTFICATIFS, NOMBRE D'ANIMAUX, LES VOLUMES...) SERA TRANSMISE AU COMITE D'ETHIQUE POUR APPRECIATION AVANT LE RENOUVELLEMENT OU LA MODIFICATION DE CE PROJET.
Réduction
Aucune approche statistique ne sera réalisée pour ce projet. Le nombre d’animaux utilisés correspond au minimum pour répondre aux besoins en sang, sérum ou plasma (les plus demandés) ou les autres matrices biologiques canines sans impact sur le bien-être des animaux suite aux prélèvements tels que le lait, l'urine, le cérumen, les larmes, la salive, etc.
Raffinement
Les animaux sont hébergés sur le site dans des conditions adaptées à leur âge avec divers enrichissements (jouets suspendus, tunnel/plateforme). Pour des besoins spécifiques, comme une glycémie basse, les chiens adultes pourront être mis à jeun la veille du prélèvement (pour une durée de moins de 16 heures). En fonction des interventions, comme les prélèvements d'urine, les animaux pourront être tranquillisés et/ou anesthésiés localement selon les bonnes pratiques vétérinaires. Les animaux agités sur la table ne seront pas prélevés afin d’éviter tout stress ou blessure involontaire lors du prélèvement. Les volumes et les fréquences de sang prélevé respecteront les recommandations internationales pour le bien-être des animaux. En cas d’apparition d’un signe de souffrance ou d’un signe clinique sévère chez l’animal (exemple : prostration de l’animal, signe de malaise, hématome, saignement, douleur au point de prélèvement…), il sera pris en charge par le vétérinaire désigné et recevra un traitement adapté pour le soulager.
Choix des espèces
Le chien est l’espèce souhaitée par le Donneur d’Ordre dans le cadre de la recherche privée. Pour chaque demande, le Donneur d’Ordre justifiera de l’impossibilité de substitution des prélèvements sur le chien pour répondre à ses besoins. MODIFICATION : SUPPRESSION DE L'INTERVENTION SYSTEMATIQUE DU COMITE D'ETHIQUE POUR VERIFIER CHAQUE NOUVELLE DEMANDE. Chiens d’âge et de statut correspondant aux besoins du Donneur d’Ordre dans le cadre de leur recherche et développement (chiots, adultes, femelles allaitantes ou gestantes…).
Elevage de souris génétiquement modifiées
- Maintien des lignées génétiquement modifiées
Deux minutes de contention pour un tatouage et une biopsie de la queue, entre le septième et le douzième jour de vie : 485 souris nouveau-nées subissent cette procédure d'un niveau de souffrance léger, avec un risque d'hémorragie de la queue et de rejet par la mère. Elles naissent d'accouplements programmés tous les quatre mois, dans le seul but d'alimenter des projets sur la maladie d'Alzheimer avec des souris porteuses de la bonne mutation. Le porteur décrit cette lignée transgénique comme "nécessaire" aux études collaboratives et affirme qu'aucune méthode sans animaux ne permet d'étudier le vieillissement pathologique. Celles qui portent le génotype attendu partent en reproduction ou en expérimentation, les surnuméraires vont vers des projets sans exigence de génotype ou vers des formations, les autres sont tuées.
Objectifs
L’objectif du projet est d’assurer la reproduction des souris, de les élever et définir leur génotype dans le cadre de la gestion de projets scientifiques sur la maladie d’Alzheimer pour constituer des groupes de souris issues des croisements programmés. La maladie d’Alzheimer est la démence la plus commune parmi les démences de la personne âgée où elle représente un peu plus de deux tiers des cas. L’âge est le principal facteur de risque de la maladie d’Alzheimer. En France, le nombre de personnes âgées de 65 ans ou plus et atteintes de la maladie d’Alzheimer serait compris entre 560 000 et 730 000 suivant les études. Aujourd’hui, aucun traitement n’est capable de prévenir efficacement la maladie qui est initiée plus de 20 ans avant les premiers symptômes. Ces projets cherchent à mieux comprendre les maladies, trouver de nouveaux outils pour les diagnostiquer ou les soigner, et tester de nouveaux traitements, en tenant compte du lien entre la santé des humains, des animaux et de l’environnement. Même si la recherche reste très active, aucun traitement n’est actuellement capable de modifier efficacement l’évolution de la maladie et la cause demeure toujours inconnue pour la forme la plus représentée dans la population. Il n’existe pas d’autres méthodes alternatives pour évaluer ou prévenir le vieillissement pathologique Alzheimer versus le vieillissement physiologique. L'obtention de lignée de la souris génetiquement modifiée est essentiel pour induire la maladie d'Alzheimer et rechercher des traitements.
Bénéfices attendus
Le bénéfice attendu dans ce projet est de pouvoir gérer le nombre d’animaux nécessaires aux projets de recherche sur la maladie d’Alzheimer en fixant le nombre d’accouplements le plus juste pour l’obtention du nombre de souris souhaitées avec un génotype clairement identifié dans les études scientifiques collaboratives publiques. Surveiller les lignées de souris génétiquement modifiées permet de réduire les risques de changements imprévus dans leurs gènes et de garantir la qualité de leur élevage et de leur hébergement.
Procédures
Prélèvement sur animal vigile Tatouage et prélèvement pour génotypage : 1 seule procédure par animal n'excédant pas 2 minutes
Impact sur les animaux
La procédure d'identification et de génotypage consiste en deux actes successifs. Ces deux gestes induisent une douleur légère de courte durée. L'animal est maintenu en contention pendant ces deux actes ce qui est une source de stress. Celle-ci sera minimisée au maximum par l'expérience du zootechnicien réalisant les gestes. Dans de très rares cas, certains effets indésirables supplémentaires peuvent survenir : une légère hémorragie à l'extrémité de la queue ou le rejet des nouveau-nés par la mère.
Devenir
Les individus avec le génotype requis seront utilisés pour la reproduction et dans des projets de recherche sur la maladie d’Alzheimer. Les individus surnuméraires seront utilisés, lorsque possible, dans des projets ne nécessitant pas de génotype particulier ou pour la formation. Les autres seront euthanasiés conformément à la procédure décrite.
Remplacement
Cette lignée de souris transgéniques élevée dans l’animalerie est nécessaire pour répondre aux besoins des études collaboratives évaluées scientifiquement. Il n’existe pas d’autres méthodes alternatives pour étudier directement chez l’animal (in vivo) les mécanismes liés au vieillissement normal ou pathologique, comme dans la maladie d’Alzheimer, afin d’identifier de nouveaux élements utiles pour le diagnostic ou le traitement, et pour évaluer l’efficacité de nouvelles approches thérapeutiques.
Réduction
La stratégie d'accouplement envisagée repose sur les études collaboratives publiques, donc cela évite des accouplements en continu et limite la production d'animaux surnuméraires. Cette stratégie participe fortement à la réduction du nombre d'animaux utilisés dans ce projet (environ 1/3). Toutes les souris sont utilisées dans les projets pour comparer les deux phénotypes. Le nombre d’animaux prévu dans cette DAP tient compte du fait que, la première année, deux mâles seront accouplés avec quatre femelles, puis, de la deuxième à la cinquième année, un mâle sera accouplé avec deux femelles. Le nombre moyen de petits est de 7/portée pour cette lignée. Sur une année, on peut compter environ 36 à 40 femelles accouplées sachant que 2 mâles et 4 femelles viendront d'une autre animalerie au début du projet. Les accouplements seront programmés tous les 4 mois pour avoir des souris dans les projets expérimentaux et renouveler les couples reproducteurs. Pour éviter les changements imprévus dans les gènes, les couples reproducteurs sont bien gérés et de nouveaux males et femelles seront introduits au bout des 2 ans et demi.
Raffinement
Des points limites précoces sont mis en place. De plus, les actes d'identification et de prélèvement pour génotypage sont réalisés par du personnel expérimenté, formé par tutorat. La parfaite maîtrise du geste par des agents qualifiés permet de réduire l'inconfort et le stress ressentis par l'animal. Ces identifications et biopsies sont réalisées avec du matériel approprié permettant un geste rapide et précis dans le respect des règles d'asepsie établies dans la plateforme Par ailleurs, la procédure est réalisée dans une salle d'expérimentation calme. Les cages y sont amenées les unes après les autres afin de réduire autant que possible le stress des animaux. Enfin, dès que la procédure est terminée, les nouveaux-nés sont remis en présence de leur mère. Les animaux sont hébergés en groupe social, en cage ventilée enrichie avec du matériel permettant de répondre à leurs besoins (nidification, se cacher, ronger) avec accès à l’eau et à l’alimentation ad libitum. Les souris incluses dans cette procédure (âge max 6 mois) n’expriment pas de phénotype dommageable.
Choix des espèces
Dans le cadre de la maladie d’Alzheimer, il existe différents modèles de souris transgéniques qui sont largement utilisé dans la littérature et surtout présente une cinétique progressive des lésions comme chez l’homme contrairement à d’autres modèles murins plus agressifs. Pour ce modèle, il est donc aisé de faire des comparaisons avec les autres études déjà publiées. Les souris sont des espèces de choix pour les projets et permettent d'obtenir aisément des lignées génétiquement altérées par différentes méthodes et donc créer des modèles murins de pathologies bien caractérisées. La très grande majorité des animaux sont identifiés et prélevés entre 7 et 12 jours. A cet âge, les animaux sont aisément manipulables, le cartilage est souple et les groupes sociaux constitués sont stables. Nous éviterons autant que possible les biopsies sur animal adulte.
Identification de la cellule d’origine des méningiomes à l’aide de modèles de souris génétiquement modifiées
- Maintien des lignées génétiquement modifiées
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Tuées à l'issue pour prélèvements, ou parce que leur modification génétique interdit toute réutilisation et tout replacement, 900 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Un fragment de tissu est prélevé sur chaque souriceau vigile pour établir son génotype, et une partie des animaux reçoit pendant un à cinq jours une molécule activant une mutation. Le porteur indique que les tumeurs cérébrales attendues peuvent entraîner un déficit moteur et des crises d'épilepsie, et que l'administration de la molécule expose les mères à la perte de leurs petits. Les souris sont suivies de la naissance jusqu'à douze mois, le temps que les méningiomes apparaissent, et le porteur affirme que le modèle mammifère est le "seul moyen" d'identifier la cellule d'origine de ces tumeurs.
Objectifs
Les méningiomes se développent dans les méninges, les trois membranes qui entourent le cerveau et la moelle épinière. Ils représentent les tumeurs les plus fréquentes du système nerveux central de l’adulte. Bien que la majorité des méningiomes puisse être traitée par la chirurgie, une fraction non négligeable est soit inaccessible à la chirurgie, soit présente une histoire naturelle plus proche des cancers, marquée par une agressivité clinique et histologique. Pour ces tumeurs, aucune alternative à la chirurgie n’existe à l’heure actuelle. Le présent projet propose la création de nouveaux modèles de souris génétiquement modifiées de méningiomes en vue d’une meilleure compréhension de l’origine des méningiomes bénins ou malins.
Bénéfices attendus
En permettant l’identification de la cellule d’origine des méningiomes, ce projet pourrait permettre de mieux comprendre la tumorigenèse méningée bénigne et maligne mais également contribuer à une meilleure connaissance de l’anatomie des méninges. Par ailleurs, si les résultats s’avèrent concluants cela pourrait permettre d’utiliser ces nouveaux modèles animaux plus représentatifs de la maladie dans de futures études pré-cliniques. Ceci permettant donc d’obtenir une meilleure translation des résultats obtenus lors d’évaluation de nouvelles thérapies à ce que l’on pourrait attendre chez l’humain. A plus long terme, ces connaissances pourraient permettre de contribuer à l’amélioration de la prise en charge des patients atteints de méningiomes.
Procédures
Afin de connaitre leur patrimoine génétique un prélèvement d’un petit fragment de tissu sera prélevé chez tous les souriceaux (durée inférieure à 1 minute, une fois, animal vigile). Une molécule sera administrée à une partie des animaux vigiles, pour activer une mutation génétique d’intérêt (1 fois par jour pendant 1 à 5 jours maximum, durée inférieure à 1 minute par administration). Tous les animaux seront euthanasiés par une méthode réglementaire.
Impact sur les animaux
L’administration de la molécule pour activer la mutation génétique génèrera une brève et légère douleur au point d’injection, ou un inconfort lors de l’administration orale, et un risque de perte des petits pour les mères concernées. Si les animaux génétiquement modifiés générés et dont la mutation aura été induite par injection d’une molécule développent bien des tumeurs cérébrales, leur apparition pourra engendrer un possible déficit moteur, et, ou, de possibles crise d’épilepsie. Le prélèvement de tissu pour connaitre le patrimoine génétique des animaux induira une brève et légère douleur et un risque de léger saignement.
Devenir
Les animaux seront euthanasiés en fin de procédure afin de réaliser des prélèvements d’intérêt pour répondre à notre question scientifique, ou parce qu’ils ne pourront pas être réutilisés ou replacés en raison de leur modification génétique spécifique.
Remplacement
Les modèles in vitro et sur animaux invertébrés permettent l'obtention de méningiomes. Ces modèles ont toutefois des limites notamment leur inadéquation en pré-clinique pour des études thérapeutiques et l’impossibilité d’étudier la cellule d’origine des tumeurs. Le modèle animal mammifère est le seul moyen de déterminer avec précision la capacité de chaque population cellulaire méningée à initier ou promouvoir la formation des méningiomes en raison de l’existence de souris génétiquement modifiées générées spécifiquement pour étudier ces populations. La souris reste donc l'espèce la plus appropriée pour cette étude.
Réduction
Nous avons réduit le nombre d’animaux utilisés au maximum (900 animaux pour l’ensemble du projet) pour nous permettre de générer des données statistiques solides. Nous avons réduit le nombre d’animaux nécessaires pour obtenir nos animaux génétiquement modifiés d’intérêt au strict minimum et nous piloterons notre élevage de manière raisonnée de façon à ne produire que le nombre d’animaux strictement nécessaires pour nos lots expérimentaux. Afin d'assurer la fiabilité statistique et limiter le nombre d'animaux, nous avons estimé l’effectif sur la base de travaux antérieurs et nous analyserons les résultats obtenus à l’aide des tests statistiques appropriés.
Raffinement
Les animaux seront hébergés dans des conditions conformes à la réglementation en vigueur pour l’espèce. Ils bénéficieront d’une période d’acclimatation à leur arrivée avant toute entrée en procédure. Un enrichissement de leur environnement leur sera mis à disposition dans les cages (carré de coton pour nidifier et bâtonnet de bois à ronger au minimum). Ils seront observés quotidiennement et en cas d’anomalie celle-ci sera transmise à la structure chargée du bien-être animal, au vétérinaire et à notre équipe pour assurer une prise en charge adaptée de l’animal. Des points limites sont définis et seront respectés pour éviter toute souffrance animale. Les injections pour induire la mutation génétique seront limitées au strict nécessaire, et une vérification de la zone d’injection sera assurée avant chaque nouvelle injection. Nous privilégierons la voie d’administration induisant le moins d’effets secondaires possible dès que cela sera possible. Le prélèvement pour connaitre le patrimoine génétique des animaux sera de la plus petite taille possible. Il s’agit d’un geste rapide et parfaitement maitrisé réalisé dans un endroit calme et dédié. Les souriceaux sont replacés avec leur mère et le reste de la portée rapidement, puis une surveillance est assurée immédiatement et environ 30 minutes après pour vérifier l’absence de saignement et la bonne prise en charge par la mère. Un suivi spécifique sera réalisé pour les animaux présentant un phénotype induit attendu après injection, notamment une surveillance du poids hebdomadaire en cas de signes de difficultés motrices et une surveillance quotidienne de leurs capacités à s’alimenter et de la présence de signes de souffrance physique et d’inconfort (dépilation, poil ébouriffé).
Choix des espèces
La souris est un modèle bien connu, son génome est connu et de nombreux outils sont disponibles pour le modifier, permettant ainsi d’introduire des mutations génétiques spécifiques pour la modélisation de pathologies humaines, il existe déjà des modèles de méningiomes chez la souris, l’existence de ces modèles de méningiomes déjà publiés sera un avantage crucial pour comparer les éventuels nouvelles manifestations cliniques obtenues dans ce projet avec les connaissances de référence sur les modèles murins déjà décrits. Les animaux seront utilisés de la naissance à l'âge de 12 mois en raison de la lenteur d’évolution et d’apparition des tumeurs. Le choix des moments d’activation de la mutation génétique se base sur la chronologie du développement de la méninge chez la souris et l’apparition des différentes populations cellulaires. Le prélèvement pour connaitre le patrimoine génétique des animaux s’effectuera à l’âge de 7 à 10 jours afin de profiter de la cicatrisation rapide observée chez les jeunes animaux et connaitre très tôt leur modification génétique.