Procédures modérées
Etude de la tolérabilité ou toxicité subaiguë de molécules à potentiel thérapeutique. (MODIFICATIONS)
- Recherche appliquée
- Toxicologie (hors obligations réglementaires)
Rats : 480
Gavées ou injectées une à deux fois par jour pendant sept, quatorze ou vingt-huit jours, 480 souris et 480 rats reçoivent des molécules dont le porteur écrit lui-même que les effets sont souvent inconnus, les doses du dernier groupe étant choisies pour provoquer des effets indésirables. Tous sont tués pour l'examen histologique de leurs organes, 720 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, 240 à un niveau léger. Le porteur affirme que la contention, l'anesthésie et la pose d'une puce sous la peau "ne devraient pas imposer de souffrance", tout en listant l'irritation par gavages répétés, les hématomes et la perforation de l'œil lors d'un prélèvement rétro-orbital. L'ensemble répond à une obligation réglementaire qu'il cite : les essais par administration réitérée "devront être effectués sur deux espèces de mammifères dont l'une ne sera pas un rongeur".
Objectifs
La mise en place d’un programme d’optimisation de molécules, depuis la synthèse jusqu’à la qualification d’une molécule comme potentiel candidat clinique pouvant entrer dans les phases de test de toxicité et de tolérance chez l’animal, est un long processus avec des coûts très importants. Ce programme consiste en une série d’études obligatoires comprenant notamment des tests de toxicité. Les épreuves de toxicité (tolérabilité) par administrations réitérées ont pour objet de mettre en évidence les modifications physiologiques et anatomopathologiques consécutives aux administrations répétées d’un composé et d'établir les conditions de l'apparition de ces modifications en fonction de la posologie. Ce projet nous permettra d'évaluer la tolérabilité de composés pharmacologiques développés par notre société. (MODIFICATION) L'évaluation de la toxicité pourrait nécessiter un suivi de la température corporelle. Celui-ci sera réalisé au moyen de puces sous-cutanées, d'où cette modification de projet. Nanmoins, aucun animal supplémentaire par rapport au projet initial n'est requis.
Bénéfices attendus
Grâce à ces études, nous pourrons identifier rapidement les molécules mal tolérées par l'animal et au potentiel toxicologique. Les molécules avec des effets secondaires seront éliminées du processus de développement. Nous limiterons alors le nombre de molécules à développer, le nombre d’études de toxicologie, le nombre d’études in vivo de modèles pathologiques, et réduirons in fine le nombre global d’animaux inclus dans des études précliniques. Cela apportera également de précieuses informations quant à la potentielle toxicité du composé, les organes cibles et son mode d'action in vivo. Ce dernier point nous permettra de modifier la constitution même de la molécule pour adapter les caractéristiques observées à celles attendues pour le développement de molécules efficaces.
Procédures
Les animaux recevront le composé une ou deux fois par jour (selon la demi vie de la molécule), pendant 7, 14 ou 28 jours (selon la phase de developpement de la molécule et l'indication envisagée). L'administration par voie orale dure une dizaine de secondes. D’autres voies alternatives d'administration (sous-cutanée - 10 secondes, intraveineuse - 1 minute, intrapéritonéale - 10 secondes) pourront être utilisées selon les caractéristiques intrinsèques des composés et leur propriétés pharmacologiques. Un prélèvement sanguin sous anesthésie gazeuse (3 minutes au total) sera fait préalablement au sacrifice afin d’analyser la réponse inflammatoire dans le serum et/ou de doser le composé pharmaceutique dans le plasma (taux d’exposition). Il est possible que plusieurs prélèvements soient réalisés chez le même animal au long de l'étude (1 par semaine maximum). (MODIFICATION) En cas de données préliminaires à ce sujet, un suivi de la température corporelle pourrait être fait via des puces implantées en sous-cutanée au niveau interscapulaire (1 fois (2 fois maximum en cas de problème de detection des données), procédure sous anesthésie et analgésie, 3 à 4 minutes au total).
Impact sur les animaux
Par le choix des doses de composé (aux effets souvent inconnus), il est attendu des effets indésirables sur les animaux du dernier groupe. La douleur ou le mal-être ressentis par les animaux peuvent se manifester, entres autres, par une hypo- ou une hyperactivité, des difficultés à se déplacer, une prostration, une modification des expressions faciales. La douce contention nécessaire pour le traitement par voie orale, ainsi que l'anesthésie pour le prélèvement sanguin et l'implantation de puce sous-cutanée le cas échéant (mesure la température corporelle), ne devraient pas imposer de souffrance aux animaux, même si il existe des risques d'hypothermie et de sècheresse oculaire. Ils pourront néanmoins engendrer un stress et une légère douleur. Malgré la très bonne formation du personnel et l'utilisation d'analgésie, il pourrait dans de rares cas y avoir des conséquences dues aux administrations ou aux prélèvements (par exemples : irritation lors de gavages répétés, hématome lors d'intraveineuse, douleur, perforation de l'oeil lors d'un prélèvement en retro-orbital).
Devenir
La mise à mort de tous les animaux est nécessaire dans la mesure où les organes seront observés et prélevés pour analyse histologique.
Remplacement
En amont des tests chez l’animal, les composés sélectionnés sont évalués sur des tests in vitro, permettant d’identifier les composés les plus prometteurs, de comprendre leur mécanisme d’action et de limiter le nombre de molécules inactives ou pouvant entrainer des nuisances ou effets indésirables chez les animaux (via les tests de toxicologie cellulaire). Les tests in vitro apportent des renseignements sur la toxicité potentielle des substances, mais ils ne sont pas encore suffisants pour éviter l'expérimentation sur l'animal entier avant l'administration à l'Homme. Un composé qui réussit les premiers tests de sécurité et de toxicologie peut être pris en considération pour les études à doses répétées sur les animaux. Ces études apportent l'essentiel des informations fondamentales sur la façon dont le composé agit sur l'organisme. La relation entre la dose et la réaction de l'animal au composé est étudiée plus en détail et les organes ayant subi d'éventuels effets toxiques sont examinés. Ces premières informations sont essentielles pour évaluer la dose initiale sûre pour les essais cliniques chez l'Homme.
Réduction
La sélection des composés est faite en utilisant des tests cellulaires ou non cellulaires in vitro. Seules les molécules présentant une activité sur les tests in vitro et ayant des caractéristiques pharmacocinétiques adéquates seront étudiées avec les animaux. Ce modèle a déjà été utilisé par le passé pour obtenir des informations sur la potentielle toxicité des molécules au sein de notre laboratoire. Les données obtenues précédemment ont été utilisées dans le but de déterminer le nombre d’animaux maximum nécessaire pour obtenir des résultats significatifs dans les tests statistiques utilisés.
Raffinement
Toutes les dispositions nécessaires en matière d’hébergement, d’enrichissement, d’observation et de soins aux animaux sont prises afin d’assurer les meilleures conditions de vie aux animaux. La Structure Chargée du Bien Être Animal (SBEA) émet ses recommandations en matière de prévention de la douleur, souffrance et détresse des animaux. Après réception, les animaux seront placés dans des cages par 4 à 5 souris ou par 2 à 3 rats. Un programme d’enrichissement permet de varier les éléments de la cage afin d’encourager leur comportement de rongeur : coton pour la construction de nid, dôme rouge pour se cacher, bois à ronger… (MODIFICATION) En cas d'implantation de puce sous-cutanée (mesure la température corporelle évitant des prises rectales plus impactantes), une anesthésie et une analgésie permettront de limiter stress et douleur potentiels. Afin de limiter le stress causé aux animaux, les composés testés seront administrés majoritairement par voie orale. Cette technique, rapide et nécessitant une contention courte, est bien tolérée par les animaux. D’autres voies alternatives pourront être utilisées selon les caractéristiques intrinsèques des composés et leur propriétés pharmacologiques (voies sous-cutanée, intraveineuse ou intrapéritonéale). La formation du personnel, la taille de la sonde et de la puce, et l’adaptation des volumes administrés selon la voie d'administration permettront de limiter le stress ressentit par l’animal lors du traitement. Les animaux seront monitorés à chaque traitement pour la surveillance de signes cliniques éventuels et vérifier l'absence de souffrance.
Choix des espèces
Selon les textes réglementaires, « les essais de toxicologie par administration réitérée devront être effectués sur deux espèces de mammifères dont l'une ne sera pas un rongeur ». Nous pouvons alors réaliser la première étude sur rongeur. Comme mentionné plus haut, l’espèce de rongeur sera choisie en fonction de la connaissance de la molécule, des études antérieures et préliminaires de pharmacocinétique et de métabolisme. Nous travaillerons avec des rats ou des souris (mâles et femelles), pour suivre les textes réglementaires. Nous utiliserons des animaux adultes de 8 à 10 semaines environ pour les 2 espèces. Il n’est pas justifié d’utiliser des animaux très jeunes ou âgés.
Analyses protéomiques dans un modèle de syndrome neurodéveloppemental chez la souris – Modification
- Recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Oncologie
Tatouées, amputées du bout de la queue pour être identifiées, puis injectées chaque jour pendant vingt et un jours dans l'abdomen : les souris de ce projet enchaînent des gestes que le porteur qualifie de douleur légère et de courte durée. 1 440 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue pour prélever les tissus à analyser, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. L'objet est d'identifier les protéines dérégulées dans le cerveau d'un modèle de trouble du spectre de l'autisme, avec l'espoir de pistes thérapeutiques. Les tests comportementaux, cœur du dispositif puisque le porteur affirme qu'une approche comportementale n'est possible qu'à l'échelle de l'"organisme entier", ne sont à aucun moment nommés.
Objectifs
Les troubles du spectre de l’autisme sont des troubles du neurodéveloppement qui touchent 1 à 2% de la population. Ils sont caractérisés, entre autres, par des altérations dans le développement des capacités cognitives, de communication et d'interaction sociales. Ils constituent un véritable handicap pour le patient et malheureusement, à ce jour, il n’existe aucun traitement curatif car les causes de cette pathologie restent encore mal connues. Les progrès récents ont permis d’identifier plus de 200 gènes de risque liés aux troubles du spectre de l’autisme. Notre travail vise à identifier, dans le cerveau, les mécanismes de régulation qui sont à l’origine de ces troubles. Les protéines identifiées pourront être ciblés à l’avenir pour le développement de nouvelles thérapies.
Bénéfices attendus
Ce projet devrait apporter des données cruciales pour appréhender les mécanismes mis en jeu dans les troubles du spectre de l’autisme et pourrait ouvrir de nouvelles pistes thérapeutiques pour le traitement de ces pathologies.
Procédures
Injections intra-péritonéales et sous-cutanées. Identification par tatouage, biopsie de l’extrémité de la queue: stress et douleur légère de courte durée (1 fois, durée 30 seconds). Amendement 1: Injections quotidiennes intra-péritonéales pendant 21 jours: stress et douleur légère de courte durée (une fois/jour, durée 30 secondes)
Impact sur les animaux
Les tests comportementaux utilisés peuvent induire un stress léger. Injections intra-péritonéales et sous-cutanées, identification par tatouage, biopsie de l’extrémité de la queue : stress et douleur légère de courte durée.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de l'expérience pour le prélèvement du tissu à analyser.
Remplacement
Cette étude nécessite une approche comportementale qui n’est possible qu’à l’échelle de l’organisme entier, nous devons donc faire appel à des modèles animaux.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisés dans ce projet est le minimum nécessaire permettant une analyse statistique robuste des résultats grâce aux données collectées au cours d’expériences précédentes. Les résultats seront analysés avec des tests statistiques adaptés.
Raffinement
Les souris seront maintenues en groupes sociaux dans un environnement enrichi. Les souris seront observées quotidiennement et une grille précise d’évaluation des points limites sera utilisée. Tout signe de douleur, souffrance, angoisse ou stress chez les animaux sera soulagé avec des analgésiques.
Choix des espèces
L’espèce souris a été choisie car ces animaux présentent un système nerveux suffisamment développé pour permettre une extrapolation des résultats à l’espèce humaine. De plus, les modèles transgéniques utilisés dans ce projet ont été créés uniquement chez la souris. Pour toutes maladies neurodéveloppementaux il est important de comparer des animaux adolescents avec des animaux adultes car certains symptômes se manifestent différemment. Donc, nous utiliserons des animaux au stades adolescents (4 semaines) et adultes (4 mois). L’identification des animaux sera réalisée à l'âge de 7-10 jours.
Création d’un modèle de souris mutante pour l’étude du contrôle de la pluripotence embryonnaire des cellules de mammifères
- Recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Oncologie
140 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger pour 56 d'entre elles et modéré pour 84. Les femelles reçoivent jusqu'à deux injections hormonales dans l'abdomen à 48 heures d'intervalle, les mâles sont vasectomisés, et une quinzaine de minutes d'incision abdominale sert au transfert des embryons. Le seul bénéfice annoncé est la fabrication de deux lignées mutantes, soit d'autres animaux destinés à de futures expériences sur la pluripotence embryonnaire, le porteur reconnaissant que les effets de la mutation sur les souris ne sont pas connus à ce jour. 130 souris sont tuées, les 10 mâles vasectomisés étant conservés pour resservir dans un autre projet.
Objectifs
LLes cellules souches embryonnaires sont des cellules très particulières qu'on trouve au tout début de la vie, dans l'embryon. Elles sont capables de se multiplier à l'infini et de se transformer en n'importe quel type de cellule de notre organisme (peau, cerveau, cœur, etc.). Grâce à ces propriétés uniques, elles sont très utiles pour mieux comprendre comment un organisme se forme et pour imaginer de nouvelles approches en médecine, notamment pour réparer des tissus abîmés. Ces cellules proviennent d’un stade embryonnaire très précoce, présent quelques jours après la fécondation. Elles permettent aux chercheurs d’étudier en détail comment les cellules se spécialisent pour former les différents organes. Ce processus est contrôlé par des gènes, qui jouent un rôle important, notamment dans la multiplication des cellules et leur spécialisation. Ce projet de recherche vise à étudier l’effet d’un gène particulier en le supprimant chez des souris. Cela permettra de voir ce qui se passe quand le gène ne fonctionne plus du tout et comment il influence le développement des embryons et des fœtus, notamment dans les premières étapes du développement embryonnaire. Il permettra d’apporter des réponses aux problèmes de reproduction, notamment chez l’homme et les espèces d’élevage.
Bénéfices attendus
Ce projet apportera un modèle de recherche nouveau pour acquérir des connaissances sur le développement embryonnaire précoce des mammifères.
Procédures
Les types d’interventions sur les animaux sont : 1) les injections d’hormones dans la cavité abdominale, et (2) les interventions chirurgicales associées à la vasectomie et au transfert embryonnaire. Pour les injections, chaque souris est injectée au maximum deux fois (avec un intervalle de 48h entre chaque injection). Ces interventions sont rapides (une injection dure quelques secondes). Les interventions chirurgicales (incisions abdominales et cutanées) sont réalisées une fois et durent une quinzaine de minutes. La cicatrisation dure quelques jours.
Impact sur les animaux
Les nuisances attendues sur les souris concernent : (1) douleurs liées aux injections, et 2) risques d’infection ou hémorragies et douleurs liées aux interventions chirurgicales. Les injections peuvent provoquer un saignement léger et des douleurs légères, comme celles associées à des blessures superficielles, équivalente à celle d’une piqure ou d’une petite coupure. Les interventions chirurgicales peuvent provoquer des douleurs modérées, essentiellement liées aux incisions et à leurs cicatrisations. Les effets indésirables lié à la mutation ne sont pas connus à ce jour. Nous n’attendons pas de conséquences dommageables pour les souris mais l’expérimentation permettra de déterminer s’il en existe, notamment par l’évaluation du bien-être animal de la lignée créée.
Devenir
Tous les animaux ayant servi à la création des deux lignées seront mis à mort à l’exception des mâles vasectomisés qui pourront être réutilisés dans un autre projet les nécessitant.
Remplacement
Le développement embryonnaire précoce implique de nombreuses interactions cellulaires entre les tissus embryonnaires, extra-embryonnaires et l’environnement utérin maternel. La validation de facteurs identifiés in silico et in vitro dans des lignées cellulaires nécessitent de recourir à l’animal pour valider sa fonction dans ce système complexe, impossible à recréer aujourd’hui in vitro.
Réduction
Le nombre de souris nécessaire au projet a été optimisé pour permettre la production de deux lignées mutantes pour un gène d’intérêt. Ce nombre est basé sur l’expérience du laboratoire pour la production de lignées de souris transgéniques avec ces outils et à l’aide des principes généraux fournis par le guide européen « animaux génétiquement altérés » pour la procédure d’évaluation du bien-être animal des deux lignées créées.
Raffinement
Toutes les souris (mâles, femelles et juvéniles) seront élevées en groupe avec un enrichissement dédié dans chaque cage (maison en carton et coton). Elles seront nourries et abreuvées ad libidum. Si de l'agressivité entre les mâles est observée, ceux -ci seront isolés dans des cages en plastique transparent permettant un échange visuel avec les congénères des cages à proximité. Les souris mâles adultes vasectomisées utilisées pour les accouplements seront hébergés avec des femelles de compagnie (souvent de vieilles femelles) dans des cages en plastique transparent permettant un échange visuel avec les congénères des cages à proximité. Une observation quotidienne des animaux sera réalisée pour évaluer leur bien-être et en cas de douleur suspectée par l’évaluation quotidienne des animaux, une injection d’analgésique sera administrée en sous-cutanée. Des analgésiques seront administrés en pré-opératoire et si besoin en post-opératoire. Du gel sera appliqué pour éviter tout dessèchement oculaire au cours des interventions chirurgicales. Les interventions chirurgicales seront réalisées sur un tapis thermorégulé afin d’éviter toute hypothermie. Des points limites décrits dans les procédures expérimentales seront appliqués afin d’éviter toute souffrance inutile.
Choix des espèces
La souris est le mammifère modèle pour la réalisation d’invalidation génique par édition des génomes. Les protocoles sont bien maitrisés et le développement embryonnaire extrêmement bien caractérisé. Enfin nous avons montré que le gène étudié était exprimé dans les cellules pluripotentes embryonnaires de souris, non encore spécialisées, tout comme les autres espèces de mammifères étudiés (porc, bovin, humain, mouton). L’utilisation du modèle souris est donc pertinente pour étudier la fonction de ce gène au cours du développement précoce (embryonnaire et fœtal) des mammifères. Pour la production de la lignée génétiquement modifiée, nous utiliserons des souris adultes mâles et femelles. Pour la caractérisation de la lignée nous utiliserons des souris nouveau-nés à adulte.
Identification des mécanismes moléculaires et cellulaires impliqués dans les différences liées au sexe dans l’immunité
- Recherche appliquée
- Troubles immunitaires
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
Ovaires ou testicules retirés sous anesthésie, implant hormonal glissé sous la peau, injections jusqu'à trois fois par semaine, deux séances d'irradiation : 4 500 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue. 2 620 d'entre elles relèvent d'un niveau de souffrance sévère, 1 480 d'un niveau modéré. Elles portent des modèles de sclérose en plaques avec paralysie de la queue et des pattes, d'asthme et de lupus avec inflammation de la peau et des reins, l'objet étant de comprendre pourquoi les maladies auto-immunes touchent davantage les femmes. Le porteur écrit que les animaux "récupèrent parfaitement" des castrations et annonce des douleurs abdominales modérées, sur un projet où plus de la moitié des souris sont déclarées en souffrance sévère.
Objectifs
Les objectifs de notre projet seront d'identifier ll'origine des différences liées au sexe dans l'immunité et les maladies associées. Les études porteront sur des maladies auto-immunes telles que la sclérose en plaques, une pathologie respiratoire (asthme) et les réponses immunitaires lors d’une infection virale. Dans chacune de ces conditions, des différences de susceptibilité entre sexes ont été démontrées. Nous étudierons notamment le rôle des hormones sexuelles (œstrogènes et androgènes) ainsi que celui des gènes portés sur les chromosomes sexuels.
Bénéfices attendus
Les maladies auto-immunes, mais aussi les allergies, sont plus fréquentes chez les femmes comparées aux hommes. Ce projet permettra de comprendre comment les hormones sexuelles et les gènes portés sur les chromosomes sexuels, influencent ces maladies. Une meilleure connaissance de ces maladies permettra ainsi d’envisager de nouvelles pistes thérapeutiques les exploitant.
Procédures
Les animaux pourront subir : - Une castration, réalisée chez des animaux sous anesthésie générale (injection, 30 sec), opération qui dure moins de 10 min par souris mâle ou femelle - Implant sous la peau réalisée sous anesthésie générale ( 30 sec), dure moins de 5 min - - des injections (durée moins de 1 min) au maximum 3 fois par semaine - - des prélèvements de sang - 1 min - au maximum 1 fois/semaine pendant la procédure - deux irradiations de moins de 4 minutes chacune
Impact sur les animaux
Une partie des animaux sera opéré pour retirer les ovaires ou les testicules. Les animaux récupèrent parfaitement de ces opérations. Cependant, la chirurgie peut induire des douleurs abdominales modérées post-opératoires. Les injections réalisées aux animaux sont associées à des douleurs locales modérées et transitoires au point d’injection. Certaines de nos modèles de souris développent spontanément une inflammation au niveau de la peau et des reins. Certains de nos modèles de souris miment une sclérose en plaques et ses caractéristiques telles qu'une paralysie de la queue et des pattes. Pour les animaux irradiés, nous surveillerons particulièrement les lésions cutanées (croûtes).
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort. En effet, les animaux que nous utilisons vont subir des protocoles pour mimer les maladies humaines : sclérose en plaques et asthme par exemples. Pour étudier ces maladies, nous avons besoin non seulement d'évaluer l'état physique des animaux mais aussi d'analyser leur réponse immunitaire dans les organes malades (rein, peau, cerveau, poumon) et les organes de l'immunité (rate, ganglions) que nous prélèverons donc après leur mise à mort.
Remplacement
Les maladies que nous étudiont (ex: sclérose en plaques, asthme) ne peuvent pas être étudiées dans des modèles cellulaires in vitro et nécessitent l'utilisation d'animaux. En effet, ils impliquent plusieurs organes, par exemple dans la sclérose en plaques, à la fois le cerveau et la moelle épinière sont malades. De plus, nous étudions les réponses immunitaires de ces maladies. Elles nécessitent l’implication de plusieurs types de cellules immunitaires qui agissent de manière coordonnée dans le temps (à des temps précis) et dans différentes parties du corps (organe malades, rate). Ces différentes étapes ne peuvent pas être mimées in vitro.
Réduction
Une étude approfondie de la littérature a été réalisée. Elle nous a permis de choisir les modèles murins les mieux adaptés pour répondre à nos questions scientifiques mais aussi d’adapter le nombre minimal d’animaux nécessaires. Notre expérience de ces modèles, que nous maitrisons au laboratoire depuis plusieurs années, nous a permis de conclure que le nombre minimal d’animaux est de 5 par groupe. Les expériences seront reproduites 2 fois. Un maximum d’étude sera réalisé sur le même animal.
Raffinement
Le change de la litière des souris est réalisé tous les 15 jours. Les cages seront systématiquement enrichies (coton, igloo, tunnel) pour leur permettre de faire un nid et de la nourriture/eau gélifiée rajoutée dans la cage si nous notons que les souris perdent du poids. L'angoisse des animaux sera réduite par une période d'acclimatation à l'hébergement mais également par une habituation à la manipulation. Un protocole est mis en place avec la structure du bien-être animal (SBEA) de notre centre pour prévenir toute douleur, souffrance ou angoisse de l'animal. De plus, les procédures et le suivi de l'animal seront réalisés par des personnes compétentes, formées à l'expérimentation animale et maitrisant parfaitement les procédures ici décrites. Les animaux sont surveillés tous les jours par les zootechniciens du service, en accord avec la réglementation. A cela s'ajoutent des points limites qui ont été mis en place et qui seront appliqués pour éviter toute souffrance aux animaux. Les opérations chirurgicales des animaux seront réalisées selon des protocoles que nous maîtrisons et sous anesthésie générale. Durant l’opération du gel oculaire sera appliqué afin d’éviter tout dessèchement de la cornée. Après la chirurgie (qui dure moins de 5 min), les animaux seront placés sur un tapis chauffant afin de limiter l’hypothermie. En post-opératoire, les animaux seront analgésiés pendant 24 heures. Une surveillance accrue pendant les 3 jours post-chirurgie sera réalisée afin de détecter tout signe de douleur et de détresse. Dans le modèle de sclérose en plaques, une modification de l’hébergement sera réalisée pour éviter l’inconfort des animaux qui commencent à être paralysés.
Choix des espèces
Les acteurs de la réponse immunitaire chez la souris sont très similaires à ceux de l'Homme. De plus, nous utilisons des modèles de pathologie dont les signes cliniques sont très proches entre l'espèce humaine et la souris : lupus, sclérose en plaque, asthme... Les groupes expérimentaux seront analysés à l’âge de 8 semaines à 4-5 mois maximum. Les animaux sont de jeunes adultes mâles et femelles utilisés entre 8 et 16 semaines. Quand nécessaire, les souris subissent une castration (retrait ovaires ou testicules) à 4 semaines de vie avant maturité sexuelle, sinon les animaux sont utilisés entre 8 et 16 semaines, une fois la maturité de leur système immunitaire atteinte.
Etude des mécanismes cérébraux de mémoire et de prédictions auditive chez la souris par des enregistrements large-échelle et des manipulations de l’activité neuronale
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
650 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chacune subit une opération du crâne de trois à six heures, une heure d'imagerie sous anesthésie, puis cinq à vingt séances d'enregistrement cérébral en contention, d'une à quatre heures chacune, pendant qu'on lui fait écouter des séquences de sons. Le porteur reconnaît que l'anesthésie prolongée expose à l'hypothermie et à la déshydratation, et que les cinq jours suivant l'opération exposent à la douleur, à l'infection et à une mauvaise cicatrisation. Ce qu'il en attend est une base de données d'activité neuronale destinée à nourrir des modèles théoriques de la mémoire de travail, et de meilleurs algorithmes de reconnaissance vocale.
Objectifs
Notre projet vise à mieux comprendre et modéliser les mécanismes cognitifs de la perception auditive. Nous avons étudié comment l’information contenue dans un son court de quelques 100 millisecondes est transformée le long du système auditif de la souris. Nous souhaitons désormais comprendre comment les séquences de sons perçues sur plusieurs secondes sont intégrée, au-delà du système auditif, dans notre mémoire à court terme et dans le système de prédiction des événements sensoriels. Concrètement, nous allons enregistrer l’activité de huit aires différentes du cerveau chez la souris en contention entre l’état de veille et de sommeil pendant la présentation répétée de 5 séquences auditives prédictibles et 5 séquences non-prédictibles. Une séquence est une suite de 20 sons de 100 ms séparés par des intervalles de temps réguliers de 250 à 1000 ms dont la prédictibilité dépend de la reproduction de l’enchainement exact des sons à chaque occurrence de la séquence. Ces séquences permettront de mesurer la persistance de l’information auditive dans le réseau de neurones et l’activité spécifique à la prédictibilité de la séquence. Nous évaluerons aussi le lien causal entre l’activité prédictive observée dans certaines de ces huit aires et les connections neuronales inter- et intra-aires en combinerons des enregistrements dans une aire donnée avec l’inactivations d’aires associées, et en activant par de nouvelles méthodes optiques des sous-ensembles précis de neurones dans les aires clés. Les données extraites seront mises à disposition de la communauté (mise en ligne via un serveur de données), permettant de réduire l’utilisation d’animaux pour évaluer et surtout modéliser les représentations sensorielles de la souris.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de faire progresser la connaissance des mécanismes neuronaux de la mémorisation et de la prédiction des sons, en fournissant une base de données uniques d’activations neuronales à très haute résolution dans un large éventail de zone cérébrales et pendant plusieurs perturbations précise des réseaux neuronaux impliqués. Ces données permettront de nourrir des modèles théoriques de la construction de la mémoire de travail et des mécanismes dans le cerveau. Ces modèles seront utiles à long terme pour améliorer les algorithmes d’intelligence artificiels bio-inspirés. Ils seront utiles aussi pour faire de nouvelles hypothèses sur comment la mémoire de travail et les processus cognitifs de prédictions sont impactés par des mécanismes neurodégénératifs (par exemple démence, maladie d’Alzheimer …). Par ailleurs cette étude extensive (plusieurs centaines de milliers de neurones enregistrées) permettra de fournir à la communauté scientifique des informations détaillées sur le codage de la mémoire auditive et des prédictions au-delà de notre étude grâce à un partage en ligne des données. .
Procédures
Les animaux seront soumis à une intervention chirurgicale de 3 à 6h, une session d’imagerie sous anesthésie d’une heure, puis de 5 à 20 sessions d’enregistrement en contention de 1 à 4h.
Impact sur les animaux
Ce projet implique un risque de douleurs pendant la durée de l’intervention chirurgicale (2 à 6h) dont la perception est largement diminuée par l’anesthésie et l’analgésie. L’anesthésie sur cette durée génère des risques d’hypothermie et de déshydratation. Au réveil et pendant une période de 5 jours suivant l’intervention chirurgicale, l’animal est exposé à des risques de douleur, d’infection et de mauvaise cicatrisation. Le projet implique aussi un stress physique lié à la contention pendant les séances d’enregistrement de l’activité neuronale.
Devenir
Les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure pour l’analyse histologique de leurs tissus.
Remplacement
Les calculs implémentés par circuits neuronaux permettant de générer la perception sensorielle sont encore mal compris. Il existe des algorithmes permettant d’approcher ces fonctions (par exemple pour la reconnaissance vocale), mais ils souffrent de nombreuses imperfections, et ne sont pas directement inspirés des circuits biologiques. Il reste donc essentiel d’utiliser des modèles animaux pour observer ces circuits pendant la perception avec une précision et une échelle suffisante pour décoder leur fonctionnement. Bien que la compréhension des mécanismes sous-tendant la perception de sons complexes est souvent étudiée chez des mammifères ‘supérieurs’ (marmouset, furet), il a été montré récemment qu’un grand nombre d’aspects de la perception des sons complexes sont présents chez la souris, ce qui permet de réaliser cette étude chez un modèle animal plus simple. Par ailleurs, l’exploration extensive du système auditif entier est rendue possible par de nouveaux outils de microscopie et de génétique disponibles uniquement chez la souris, qui, dans le cas présent, ne peut être remplacée par aucun autre modèle.
Réduction
Grâce à l’utilisation de méthodes d’imagerie optiques modernes permettant d’enregistrer plus de 1000 neurones en parallèle, combinées à des algorithmes de traitements de grands ensembles de données nous obtiendrons une caractérisation extensive de plusieurs aire cérébrale et de leurs interactions avec d’autres aires en utilisant un minimum d’animaux. Ainsi, pour cette expérience couvrant 8 structures cérébrales avec un total estimé de plusieurs millions de neurones enregistrés, seulement 650 souris seront utilisées sur 5 ans, en incluant les nécessaires essais préliminaires pour la calibration des méthodologies. Le but de l’expérience est d’acquérir des bases de données d’une taille encore jamais atteinte de manière à être les plus représentatives possibles de l’activité très riche et diverse des neurones des aires cérébrales cibles. Nous avons calculé le nombre d’animaux par lot (25 animaux pour l’échantillonnage d’une aire cible, 10 animaux pour la comparaison deux conditions sur les même neurones) de manière à enregistrer 10000 à 20000 neurones dans chaque aire en réalisant plusieurs sessions avec le même animal. Nous avons réalisé une analyse de dimensionnement prenant en compte une estimation de 100 à 1000 classes fonctionnelles différentes de neurones par aire pour un total de 100000 à 200000 neurones par aire. Cette analyse indique qu’échantillonner 10000 à 20000 neurones permet de couvrir chaque classe fonctionnelle avec en moyenne 50 neurones par ce qui donne une puissance statistique suffisante pour comparer la composition des différentes bases de données et établir l’existence de types fonctionnels précis. L’utilisation de 25 animaux par base de données permet aussi de réaliser un équilibrage de l’échantillonnage vis-à-vis des deux genres (mâles et femelles) mais aussi des effets aléatoires de cage et de lot. Pour les comparaisons de deux conditions sur les mêmes neurones, cet équilibrage n’est pas nécessaire (contrôle interne). La réalisation de plusieurs enregistrements par animal sur plusieurs jours en changeant la zone d’observation dans l’aire cible permet aussi d’équilibrer les diverses localisations intra-aires et tout en minimisant le nombre d’animaux utilisé. Par ailleurs, le partage systématique des données en ligne obtenue avec tout groupe de recherche intéressé permettra aussi de minimiser le nombre d’expériences ultérieures portant sur ces questions.
Raffinement
Nos procédures incluent une antalgie, une analgésie, un maintien de la température corporelle et l’hydratation ainsi qu’une alimentation adaptée pour minimiser la souffrance et l’inconfort liés aux interventions chirurgicales qui sont réalisées en asepsie. Nous avons aussi prévu des temps de repos appropriés et une habituation au dispositif et à la contention progressive pour minimiser la souffrance résultant du stress physique induit. Nous avons prévu aussi un suivi quotidien des animaux pendant 5 jours après les interventions chirurgicales et régulier tout au long de la procédure. Nous avons défini des points limites précis basés sur des indicateurs de poids, d’aspect général et de comportement, entrainant l’arrêt de l’expérience ou la mise à mort s’il n’est pas possible de pallier immédiatement la souffrance de l’animal. Ces points limites concernent l’incapacité pour l’animal de s’habituer à la contention, la perte de l’implant posé chirurgicalement, ou l’apparition de douleurs ou d’infections résistantes au traitement prévu.
Choix des espèces
Nous avons choisi la souris comme modèle animal en raison de l’ensemble des outils génétiques qui sont bien établis chez cet animal, et qui permettent d’une part de manipuler différents éléments du système nerveux de manière ciblée, d’autre part de garantir une expression large et stable de certaines protéines, molécules permettant l’activation ou l’inactivation de neurone par la lumière. Grâce à ces outils, nous pourrons obtenir des résultats détaillés sur les mécanismes neuronaux de la mémoire et des prédictions auditives qui ne pourraient être obtenus chez d’autres espèce. Les aires cérébrales étudiées dans ce projet ont des homologues dans le cerveau humain ce qui permettra d’utiliser nos résultats pour réaliser des études plus ciblées chez l’être humain. Notre projet vise à mieux comprendre les capacités cognitives auditives de la souris. Il doit être réalisé chez des souris adultes dont les capacités cognitives sont pleinement développées et avant d’éventuelles pertes auditives. En conséquence, les animaux utilisés auront entre 7 et 26 semaines.
Optimisation d’outil de détection directe de microARNs dans le lait de souris et cryopréservation d’une lignée de souris
- Recherche appliquée
- Diagnostic des maladies
La lignée de souris utilisée a été modifiée pour surproduire un petit ARN dans son lait, ce qui en fait, selon le porteur, un modèle unique. 24 femelles, dont 12 témoins, vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue. Chacune reçoit six à huit injections hormonales puis, sous anesthésie générale, deux traites manuelles par massage des mamelles, ses petits étant retirés pendant l'opération. Les témoins sont tuées sans reprendre conscience après la seconde traite, "par précaution" parce qu'elles sont nées de croisements avec la lignée modifiée, et les femelles modifiées le sont au moment où l'on prélève leurs embryons pour les congeler.
Objectifs
Le lait des mammifères est naturellement riche en petits ARNs, de minuscules molécules qui régulent l’expression des gènes et participent au bon fonctionnement des cellules. En plus de leur rôle biologique essentiel, ces petits ARNs sont aussi utilisés comme biomarqueurs, car leur présence et leur variation peuvent refléter certaines maladies ou états physiologiques. Ils suscitent ainsi un fort intérêt scientifique et médical, avec un besoin croissant de méthodes simples et efficaces pour les détecter. Nous avons mis au point un dispositif innovant permettant de détecter et mesurer rapidement les petits ARN directement dans le lait, sans avoir besoin de passer par des analyses complexes en laboratoire. L’optimisation de cet outil, afin de le rendre opérationnel nécessite de nouveaux échantillons de lait provenant de ce modèle murin génétiquement modifié produisant ces petits ARN en quantité. Dans ce cadre, nous souhaitons collecter du lait de souris de cette lignée modifiée et de souris contrôle en début et en milieu de lactation. De plus, cette lignée de souris ayant désormais été bien caractérisée et valorisée, nous souhaitons garantir sa préservation grâce à la production et la congélation d’embryons à partir des mêmes souris.
Bénéfices attendus
Le modèle murin utilisé présente une surabondance d’un petit ARN particulier dans son lait, ce qui en fait un modèle unique. C’est grâce à lui que le développement d’un dispositif innovant permettant la détection directe de petits ARNs présents dans le lait a pu être initié. A moyen terme, une fois au point sur le lait de souris, des tests pourront être réalisés pour étendre l’utilisation de cet outil au lait d’autres mammifères, notamment l’humain et les ruminants. Ce dispositif de détection précoce et non invasive offre un fort potentiel pour le suivi précis de petits ARNs biomarqueurs présents dans le lait, ouvrant de nouvelles perspectives pour la détection et le diagnostic de pathologies ou altérations physiologiques en médecine humaine et vétérinaire, avec un suivi individualisé. En fin de projet, la cryopréservation de cette lignée permettra de garantir sa sauvegarde.
Procédures
12 souris femelles de la lignée modifiée seront soumises à 8 injections et 2 prélèvements manuels de lait par massage des mamelles sous anesthésie générale. 12 femelles témoins seront soumises à 6 injections et 2 prélèvements manuels de lait par massage des mamelles sous anesthésie générale. Les prélèvements de lait dureront moins de 6 minutes (30 secondes à 1 minute pour l’injection avec la contention, puis 5 minutes de traite maximum).
Impact sur les animaux
Les nuisances attendues sur les animaux sont du stress lié aux manipulations, une sensibilité aux points d’injection et une douleur légère liées aux piqûres, une sensibilité liée au massage de la glande mammaire, et le stress pour les mères et leurs petits liés à leur séparation.
Devenir
Toutes les femelles témoins seront mises à mort après la fin du deuxième prélèvement de lait, avant leur réveil (elles ne sont pas conservées par précaution car issues de croisements de femelles génétiquement modifiées avec des mâles témoins). Toutes les femelles issues de la lignée modifiée seront mises à mort au moment du prélèvement des embryons permettant leur cryo-conservation.
Remplacement
Pour l’obtention de lait, les souris ne peuvent pas être remplacées par des cultures de cellules car les techniques et connaissances actuelles ne permettent pas d’aboutir à une vraie production de lait in vitro. En revanche, ces recherches sur le lait, dont la collecte est non invasive et réalisée en routine sur les animaux d’élevage, contribuent à promouvoir le développement de protocoles d’analyse minimisant autant que possible le stress et l’invasivité pour les animaux.
Réduction
Pour développer l’outil de détection des petits ARNs biomarqueurs, 12 souris génétiquement modifiées et 12 souris témoins sont nécessaires à l’obtention des échantillons de lait et des embryons essentiels à ce projet. De plus, pour réduire le nombre d’animaux utilisés, les deux collectes de lait seront réalisées sur les mêmes souris. Enfin, les mêmes 12 femelles de la lignée modifiée seront réutilisées pour la cryoconservation de la lignée, et seront pour cela mises en reproduction avec les mêmes 10 mâles témoin de l’élevage de l’animalerie utilisés pour la procédure 1.
Raffinement
Des points limites ont été mis en place et seront appliqués. Avant sevrage, les animaux seront élevés avec leur mère, regroupés par portée, dans des cages bénéficiant d’enrichissement. Puis, jusqu’à la reproduction, les souris seront hébergées en cages regroupant plusieurs individus, avec nourriture et boisson accessibles à volonté. Les femelles seront isolées des mâles dès qu'elles présenteront des signes de gestation. Les souriceaux resteront avec leur mère, sauf pendant le temps de prélèvement de lait des mères. Pendant ce temps, les portées seront maintenues ensemble dans leur cage d’élevage, qui conservera l’odeur maternelle. Cette cage sera placée sur un tapis chauffant réglé à une température constante de 37°C. La cage de la mère sera positionnée à proximité immédiate, de manière à permettre un contact visuel et auditif réciproque, pendant toute la durée de son isolement et de son réveil. Pour la collecte de lait, les souris seront anesthésiées et traitées de façon préventive avec un antidouleur. Un gel sera appliqué sur les yeux des femelles durant l’anesthésie afin de protéger leurs cornées d’un assèchement. Pendant le prélèvement de lait et jusqu’à leur réveil, les femelles seront placées sur un tapis chauffant à 37°C pour éviter toute hypothermie. Après la collecte de lait, les animaux recevront une injection sous-cutanée d’analgésique afin de traiter préventivement une douleur post-manipulation.
Choix des espèces
La souris est un modèle de recherche privilégié en biologie, en raison de la maîtrise de ses conditions d’élevage et de reproduction, de la possibilité de manipuler l’expression de ses gènes de manière ciblée, ainsi que de la disponibilité d’un large éventail d’outils d’analyse. Les souris utilisées seront des adultes, n’ayant encore jamais été mises en reproduction, et qui seront alors accouplées pour permettre la collecte de lait issu d’une première lactation.
Conséquences métaboliques du traitement intermittent ou chronique aux hormones glucocorticoïdes chez la souris
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
Pour comparer un traitement continu à la cortisone et un traitement par cycles, 336 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue. Elles boivent de la corticostérone pendant deux à douze semaines et subissent un prélèvement sanguin par semaine sur animal éveillé, soit jusqu'à treize piqûres. À la fin du traitement, chacune est mise à jeun cinq heures, reçoit une charge de glucose ou d'insuline, puis cinq à sept prélèvements sanguins étalés sur deux heures. Le porteur indique que l'excès de sucre dans le sang peut faire uriner et boire davantage les souris et leur faire perdre du poids, et affirme qu'un "organisme vivant est nécessaire" pour attribuer à chaque organe sa part dans le dérèglement.
Objectifs
Les glucocorticoïdes (GC) et leurs analogues de synthèse font partie des médicaments les plus prescrits en raison de leurs propriétés anti-inflammatoires et immunosuppressives. Cependant, à fortes doses, ils sont responsables d’une prise de poids associée à des troubles du métabolisme ainsi que d’une altération des fonctions digestives et de l’homéostasie glucido-lipidique, pouvant entraîner un diabète. Les traitements par GC sont en général initiés lors des crises inflammatoires puis arrêtés suite à la résolution de la crise et remis en place lors d’une nouvelle crise, engendrant des cycles de traitement. Tandis que les conséquences métaboliques du traitement chronique aux GC ont été bien documentées, les conséquences métaboliques des traitements intermittent par cycles ont été peu ou pas étudiées sur des modèles précliniques. Notre projet a donc pour objectifs de caractériser les conséquences sur le métabolisme et les organes impliqués d’un traitement intermittent aux GC.
Bénéfices attendus
Le diabète de type 2 (DT2) est caractérisé par une résistance à l’insuline associée à une carence relative en insuline. En France, on dénombre 4,3 millions de personnes diabétiques. La prévalence augmente depuis des années et est passée de 5,6 pour cent en 2015 à 6,07 pour cent en 2021 (source Santé Publique France et Fédération Française des diabétiques). Si les tendances restent identiques, 520 000 personnes deviendront diabétiques d’ici 2027 en France. 90 pour cent des diabétiques sont atteints du diabète de type 2, maladie touchant préférentiellement les adultes et associée à l’obésité. Des traitements contre cette maladie existent avec notamment des antidiabétiques oraux pour le diabète de type 2. Il est bien connu qu’un des facteurs de risque du DT2 est le traitement chronique par les médicaments appelés glucocorticoïdes (GC). Les traitements par GC sont en général initiés lors des crises inflammatoires puis arrêtés suite à la résolution de la crise et remis en place lors d’une nouvelle crise, engendrant des cycles de traitement. Tandis que les conséquences métaboliques du traitement chronique aux GC ont été bien documentées, les conséquences métaboliques des traitements intermittent par cycles ont été peu ou pas étudiées. Notre projet permettra donc de documenter précisément les risques de développer un DT2 suite aux traitements par cycles aux GC et a donc pour objectifs de caractériser les conséquences sur le métabolisme et les organes impliqués d’un traitement intermittent aux GC et ainsi définir d’éventuelles pistes thérapeutiques pour mieux prendre en charge les patients atteints d’un DT déclenché par des traitements par cycle aux GC.
Procédures
Les animaux seront soumis à un traitement via l’eau de boisson durant 2 à 12 semaines selon les groupes concernés. Nous réaliserons des prélèvements sanguins de faible volume effectués une fois par semaine pendant toute la durée du traitement pour contrôler la glycémie. Ces prélèvements sont effectués sur animal vigile et durent moins d’une minute par animal soit 3 à 13 prélèvements selon la durée de traitement. A la fin des traitements, les souris seront soumises à l’un des deux tests pour évaluer soit la tolérance au glucose ou celle à l’insuline. Pour cela, après une mise à jeun courte (5h), les souris seront soumises à une administration (injection au niveau de l’abdomen ou administration orale) avec une solution et 5 à 7 prélèvements sanguins de faible volume (quelques microlitres) sur une période de 2h seront réalisés pour mesurer l’évolution de la glycémie au cours du temps (2h pour chaque test effectué, 1 test par souris). Le jour de l’euthanasie, les animaux seront soumis à une injection unique au niveau de l’abdomen 7 minutes avant l’euthanasie. L’injection sera effectuée sur animal vigile à raison de quelques secondes par animal. L’ensemble des animaux seront ensuite euthanasiés par une méthode réglementaire afin de réaliser les différents prélèvements nécessaires pour les analyses.
Impact sur les animaux
L’administration de corticostérone ou de la solution contrôle via l’eau de boisson pourrait induire un stress de courte durée lors de sa mise en place en raison de la peur de la nouveauté des souris (néophobie). Plusieurs semaines de traitement à la corticostérone, pourrait induire une augmentation de la concentration de sucre dans le sang pouvant impacter le bien-être des animaux avec notamment une augmentation de l’émission d’urine, de la prise de boisson et éventuellement une perte de poids. De même, le suivi glycémique longitudinal des animaux pourra induire un stress et une douleur de courte durée. Les tests métaboliques, qui comprennent une injection ou une administration orale puis plusieurs prélèvements sanguins de faible volume afin de suivre la glycémie, peuvent être source de stress et d’inconfort pour l’animal. Ils peuvent également induire un stress et une légère sensation de faim pour les animaux en raison de période courte de mise à jeun.
Devenir
Notre étude nécessite le prélèvement d’organes afin de caractériser l’effet des traitements chroniques ou intermittents sur la fonction des organes qui régulent le métabolisme énergétique. Nous ne possédons pas de moyens techniques pour étudier ces fonctions par imagerie ou autre technique non invasive à ce jour. De plus, notre étude vise à définir le répertoire d’expression de gènes dans ces organes, technique qui nécessite le prélèvement de ces organes. Ainsi, l’euthanasie des animaux est strictement nécessaire afin de répondre aux enjeux scientifiques du projet.
Remplacement
Le métabolisme glucido-lipidique implique différents organes permettant l’absorption des nutriments (par l’intestin grêle), l’utilisation et le stockage des glucides et lipides (dans les muscles squelettiques, le foie et les tissus adipeux) et le contrôle hormonal de ces processus (par le pancréas endocrine). Leur activité coordonnée permet donc la régulation fine de ce métabolisme et la perturbation de cette activité par les traitements aux glucocorticoïdes va impacter le fonctionnement de chacun de ces organes mais également les interactions entre ces organes. Un organisme vivant est donc nécessaire pour définir la contribution spécifique des organes. Il n’est pas possible de recréer en culture de cellules la complexité d’un organisme entier avec tous les acteurs cellulaires et moléculaires rentrant en jeu.
Réduction
Un total de 336 souris sera nécessaire pour la mise en œuvre de ce projet. Après traitement des souris, nous analyserons sur chaque souris le métabolisme glucidique par des tests dynamiques (tests de tolérance au glucose, test de sensibilité à l’insuline) ainsi que les différents organes impliqués dans l’homéostasie glucidique en prélevant ces organes après euthanasie des souris. Nous limitons au maximum le nombre d’animaux par groupe tout en nous assurant que nous obtiendrons des résultats statistiquement fiables. En effet, en raison des variabilités inter-animales et intergroupes, un nombre trop restreint d’animaux engendrerait des résultats trop variables et non valides. Compte tenu des données de la littérature (variabilité attendue) et des effets espérés, un test de puissance statistique a été utilisé pour déterminer le nombre minimum d’animaux nécessaire pour cette étude. Nous adapterons chaque test statistique en fonction du type de résultats et d’analyse à effectuer.
Raffinement
Dans la réalisation de ce projet, les procédures ont été mises au point afin de permettre une interprétation fiable dans le respect du bien-être animal, en limitant la douleur et le stress (formation, soins, etc.). Les conditions d’hébergement sont conformes à la réglementation, les animaux disposent de nourriture et d’eau ad libitum. Le milieu est enrichi à l’aide de coton de nidification ou de maison de type igloo. Nous nous efforçons à chaque instant de raffiner nos procédures afin de garantir le bien-être des animaux en cours de procédure grâce à une surveillance attentive (point limite) et des soins adaptés. L’administration via l’eau de boisson de glucocorticoïdes (ou du diluant seul) sera surveillée et les biberons changés 3 fois par semaine afin de garantir une bonne qualité de l’eau de boisson. Toutefois, afin de limiter les effets indésirables, les animaux seront suivis quotidiennement par du personnel formé et compétent afin de détecter toute anomalie. Un suivi du poids et de la glycémie sera mis en œuvre tout au long du projet. Des points limites ont été établis sur la base de précédentes études sur ce type de modèles expérimentaux. Les mesures appropriées seront mises en œuvre selon les observations réalisées (soins, etc.) et la structure en charge du bien-être animal ainsi que le vétérinaire pourront être sollicités, le cas échéant.
Choix des espèces
Justification de l’espèce : Nous avons montré qu’il existait des conséquences métaboliques importantes lors d’un traitement chronique aux glucocorticoïdes (GR). Nous souhaitons maintenant étudier les conséquences métaboliques d’un traitement intermittent. Afin de pouvoir comparer le traitement intermittent au traitement chronique, nous souhaitons réaliser cette étude chez des souris de même origine et de même fond génétique. Stades de développement Les études se feront avec des animaux adultes (entre 8 et 20 semaines d’âge).. En effet, l’équipe de recherche s’intéresse aux adaptations métaboliques et pancréatiques en réponse à un traitement chronique aux glucocorticoïdes, ce qui nécessite de réaliser les expériences dont le métabolisme glucido-lipidique est fixe, c’est-à-dire chez des souris adultes, post-sevrage et post-puberté.
Thermoablation de tumeurs solides (PTT) assistée par des nanoparticules photoactives associées à une illumination laser.
- Recherche fondamentale
- Oncologie
Un cathéter maintenu jusqu'à une heure dans la tumeur, puis quinze minutes de chauffage au laser : 495 souris immunodéficientes vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue. Chaque animal porte deux tumeurs greffées sous la peau, l'une chauffée, l'autre servant de témoin, ce que le porteur compte comme une mesure de réduction du nombre d'animaux. Il s'agit de détruire par la chaleur des tumeurs solides à l'aide de nanoparticules activées par la lumière, avec des risques de brûlure que le porteur dit limiter en surveillant la température en temps réel. La souris est retenue pour sa petite taille, qui permet à l'imagerie optique de capter des signaux faibles et profonds.
Objectifs
Actuellement, un large panel de technologies utilisées pour traiter les cancers est proposé. De l’ablation chirurgicale de tumeur solide à la chimiothérapie, les patients se voient souvent attribuer des combinaisons de traitements afin de maximiser leur rémission et éviter ou limiter tout risque de récidive. Parmi les nouvelles approches développées, la thermoablation émerge clairement en tant que nouvelle technique de traitement localisé en pleine expansion. Ceci provient du fait qu’un échauffement ou refroidissement important des cellules cancéreuses entraine la nécrose des tissus tumoraux. Chacune de ces technologies comportent de nombreux avantages, tels que la diminution du caractère invasif de la résection de la tumeur avec un suivi du traitement et des échauffements en temps réel par des méthodes d’imagerie biomédicales multiples. Cependant,la principale limite du traitement par échauffement est la précision et le contrôle des élévations de température exclusivement dans les tissus cancéreux. Afin de surpasser ces limites, des recherches mettent en jeux l’utilisation d’objet chimiques de taille nanométrique (nanoparticules) physiquement activables qui s’accumulent préférentiellement dans les tissus malades (zones tumorales). L’objectif majeur de ce projet est l’évaluation de l’efficacité de nouvelles nanoparticules activables par un Laser pour traiter des tumeurs solides de petites tailles. Ces nanoparticules sont capables de convertir une énergie lumineuse de faible puissance (le laser) en une énergie thermique. Cette technologie pourrait permettre la résection tumorale sans avoir recours à la chirurgie traditionnelle, souvent insuffisante et parfois incomplète. Elle permettrait également de mieux contrôler les échauffements et réduire considérablement les puissances d’illumination pouvant provoquer des douleurs et des sensations de brûlure chez les patients. Pour ce projet expérimental, l’élévation de température nécessaire pour la résection de la tumeur sur l’animal serait contrôlée en temps réel grâce à l’utilisation d’une caméra thermique puis d’une IRM couplée à la thermométrie. Ainsi nous pourrons réguler instantanément les durées d’illumination ou encore les puissances nécessaires afin d’avoir les meilleurs résultats et limiter les inconforts ou les effets non désirables.
Bénéfices attendus
Proposer une nouvelle stratégie de traitement contre des cancers solides (cancer colorectal, cancer de la prostate ou cancer du sein) en combinant l’utilisation d’objets chimiques de taille nanométrique (nanoparticules) et leur illumination avec un laser. Ces nanoparticules ont la particularité d’être activables par une source de lumière (laser) pouvant être amenée jusqu’à la tumeur par les voies naturelles du patient (urètre, rectum, œsophage, …) ou par microchirurgie peu invasive. Cette combinaison entre lumière et agent chimique induit des élévations de température améliorées, rapides et suffisamment importantes afin de provoquer une diminution de la masse tumorale. Ainsi nous souhaitons améliorer la méthode LITA (Light-Induced Thermal Therapy) de thermoablation et nous envisageons dans l’avenir que ces nanoparticules pourraient être une solution sur un traitement précis, contrôlé et transposable à l’échelle clinique.
Procédures
Injection sous la peau : une fois, moins de 30 secondes, sous anesthésie. Injection dans la veine : une fois, moins de 30 secondes, sous anesthésie. Positionnement d’un cathéter dans la tumeur sous cutané : une fois, entre 30 minutes et 1 heure, sous anesthésie. Echauffement par le laser au niveau de la tumeur : une fois, jusqu’à 15 minutes, sous anesthésie. Imagerie : 6 séances de 5 minutes, sous anesthésie.
Impact sur les animaux
La greffe des cellules cancéreuses en sous cutané peut engendrer un risque d’infection au niveau du site d’injection, une douleur ou une faible perte de poids. La présence de la tumeur peut engendrer une gêne chez l’animal. L’animal pourrait éventuellement développer une mauvaise réaction suite à l’injection des nanoparticules. Une douleur au niveau du site d’injection des nanoparticules pourrait être ressentie. Des risques de brûlures dus à une élévation de température trop importante pourraient également survenir. Ils seront limités grâce à l’utilisation d’une évaluation en temps réel des élévations de température et d’une possibilité d’adaptation de la puissance d’irradiation afin de ne pas dépasser les seuils de température néfastes à l’animal. Un risque d’hypothermie lié à l’anesthésie existe, cependant les souris anesthésiées seront systématiquement placées sur un tapis chauffant. L’immunodéficience des animaux peut entrainer une infection par des pathogènes.
Devenir
Tous les animaux seront euthanasiés afin de récupérer des prélèvements analysés ultérieurement.
Remplacement
Des premiers tests d’élévation de température ainsi que des efficacités d’échauffement ont été réalisés sur des systèmes fantômes (gels d’agar) permettant de mimer un tissu biologique. Différentes quantités d’agents chimiques pouvant provoquer un échauffement sous illumination ont été testées sur ce système. Les élévations de température obtenues étaient excellentes cependant la température initiale des gels employés (18-20°C) n’est pas comparable avec la température d’un animal et induisent donc directement à une évaluation d’efficacité d’échauffement faussée. De plus, les agents chimiques en milieu biologique peuvent également subir des dégradations pouvant engendrer une diminution de leur efficacité. Des tests sur cellules ont également été réalisés afin de vérifier que l’agent chimique rentre bien dans les cellules cancéreuses au cours du temps et qu’il n’est pas toxique. Cependant, dans les tests communément effectués, les cellules sont toutes de même nature, la densité cellulaire n’est pas comparable à un tissu, le système n’est pas vascularisé… en d’autres termes, le modèle cellulaire n’a pas l’exactitude que du modèle animal, ce qui peut conduire à de faux positifs (et de faux espoirs pour les patients). De plus, le contrôle d’élévation de température par suivi par imagerie de résonance magnétique (IRM) n’est pas techniquement applicable aux modèles cellulaires alors qu’elle est adaptée (et communément utilisée) pour l’homme. Pour ces raisons, le modèle in vivo semble inévitable.
Réduction
Les premiers tests préliminaires réalisés sur gels d’agar ont révélé d’excellents résultats. Les tests d’innocuité des nanoparticules en l’absence de lumière sur des cellules cancéreuses ont été réalisés en amont. Les souris seront porteuses de 2 tumeurs sous-cutanée afin d’avoir une tumeur contrôle et une tumeur traitée pour chaque animal ce qui nous permettra de réduire le nombre d’animaux utilisés tout en ayant une meilleure fiabilité du contrôle. Une étude pilote est prévue afin de vérifier l’efficacité des nanoparticules couplées à une activation par la lumière sur la régression des tumeurs. Si les résultats ne sont pas concluants le projet sera stoppé. L’analyse de l’élévation de la température et de l’étendue de la zone de chauffage sera mesurée. Elle nous permettra également de réduire les effectifs et de limiter les complications pouvant survenir avec des échauffements trop importants. Les tissus tumoraux après illumination et observation seront analysés post-mortem. Le suivi de la localisation du médicament au cours du temps suite à l’injection par voie sanguine sera effectué par imagerie de fluorescence qui est une méthode d’imagerie non invasive permettant de faire un suivi longitudinal (dans le temps) sur un même animal. Le nombre d'animaux a été déterminé en utilisant un logiciel dédié et des études statistiques seront réalisées.
Raffinement
Les souris seront acclimatées pendant 7 jours après leur arrivée dans l’animalerie. Les souris sont hébergées en groupes sociaux avec un enrichissement du milieu (tunnel ou maison, paille, bâton à ronger) sur un portoir ventilé. L’hébergement en portoir ventilé permet de limiter les risques d’infection des animaux par des pathogènes et/ou des opportunistes. Les étapes du projet sont réalisées sur animal anesthésié et lors de l’anesthésie l’animal est maintenu sur un tapis chauffant. Les animaux sont surveillés par le personnel de l’animalerie et par l’expérimentateur. Une feuille de score est utilisée pour le suivi de l’animal et pour scorer des points limites adaptés au projet. La feuille de score permet de définir des critères d’arrêt des souffrances et propose des mesures conservatoires bien déterminées.
Choix des espèces
La souris est une espèce de choix en imagerie optique de par sa petite taille. La souris étant un animal de petit gabarit, nous sommes capables de détecter des signaux faibles et profonds en imagerie optique. Le bioimageur utilisé pour l’imagerie de fluorescence est adapté à la souris. Les modèles de tumeurs sous cutanées utilisés dans ce projet ont été établis chez la souris. De plus, la souris étant un petit animal, cela permet de faire des tests avec des petites doses d’agent chimique. Un aspect pratique quant à la quantité d’agents thérapeutiques produits à l’échelle du laboratoire qu’il ne faut pas négliger. Les souris seront utilisées à partir d’un âge de 8-10 semaines correspondant à l’âge de jeunes adultes et à la maturité sexuelle des souris dans l’optique de traiter des cancers hormonodépendants / hormonosensibles comme le cancer de la prostate et le cancer du sein.
Étude pilote de la tolérance locale et systémique (hors BPL) de l’albumine sérique humaine chez le chat et le chien
- Recherche appliquée
- Cancers
- Maladies animales
Chiens : 12
Gardés en vie à l'issue, 12 chiens et 12 chats pourront être versés à d'autres projets sur décision du vétérinaire désigné. Ils vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger pour 18 d'entre eux et modéré pour les 6 autres. Six animaux, trois par espèce, reçoivent sous anesthésie un implant d'albumine humaine sous la peau pendant vingt et un jours, avec une seconde plaie servant de témoin de cicatrisation, tous subissant en parallèle sept prises de sang à la jugulaire et les chiens quatre sondages urinaires sur animal éveillé. Le porteur écarte toute approche statistique et présente l'effectif comme le minimum d'une étude pilote.
Objectifs
L'objectif de ce projet est d'évaluer la tolérance immunologique, systémique et locale après l'implantation sous-cutanée d'un biomatériel à base de d'albumine sérique humaine et pendant 21 jours chez le chien et le chat. Ce projet a pour but de valider la tolérance locale de ces dispositifs utilisés dans le cadre de la reconstruction maxillo-faciale lors de cancers oraux.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus sur ce projet sont de démontrer la bonne tolérance locale, immunologique et systémique de ce nouveau dispositif et d'identifier si des signes cliniques ou biologiques apparaissent dans le temps. Si les implants sont bien tolérés par les chiens et les chats cela permet une nouvelle perspective de reconstruction maxillo-faciale lors de cancers oraux chez ces espèces et chez l'humain. Ces implants ont été préalablement implantés sur les espèces suivantes: souris, rats et lapins dans le cadre du même projet.
Procédures
Les interventions suivantes seront réalisées: - Test de tolérance au sérum d'albumine humaine sur animaux vigiles d'une durée inférieure à la minute. - Intervention chirurgicale pour la pose d'implant sur 3 animaux de chaque espèce sous anesthésie générale. Durée de l'intervention environ 30 minutes. L'une comprendra l'implant et l'autre fera office de contrôle de cicatrisation sans l'effet potentiel de l'implant. - Des prélèvements sanguins seront réalisés aux temps suivants: T0h, T8h, T24h puis au J3, J7, J14 et J21. La durée des prélèvements est inférieure à la minute. Les prélèvements seront au nombre de 5 sur 7 jours. Un temps de repos de 7 jours sera alors réalisé avant de renouveler un prélèvement sanguin. - Des prélèvements urinaires seront réalisés sur les chiens à l'aide une sonde urinaire sur animaux vigiles aux temps suivants: T0h, T24h, J7 et J21. Une gêne lors du passage de la sonde peut être occasionné. Durée inférieure à 2 minutes par sondage. Pour les chats, les prélèvements urinaires seront réalisés par miction spontanée en hébergement individuel à T0h, T24h, J7 et J21 (gardant le contact visuel, olfactif et tactile entre les animaux des hébergements adjacents) à l'aide bac de litière spécifique pour le recueil d'urine. Les animaux sont préalablement entrainés à ces litières.
Impact sur les animaux
Les nuisances ou effets indésirables attendus sont ceux liés à la contention lors des prélèvements sanguins et vésicaux des animaux, le risque d'hématome lors des prélèvements au niveau des veines jugulaires, un risque de microtraumatismes lors des sondages urinaires chez le chien, à la douleur potentielle post-opératoire, au risque anesthésique de toute intervention sous anesthésie générale au risque post opératoire d'hématome, d'oedème ou de déhiscence des plaies au niveau de la zone implantée et à une réaction allergique (grattage, oedème, gonflement de la face, etc...), notamment pour les chiens, pendant la période d'implantation des 21 jours.
Devenir
Les animaux sont tous gardés en vie. Suite à ce projet, les animaux pourront participer à de futurs projets sous décision du vétérinaire désigné.
Remplacement
Aucune méthode alternative ne permet actuellement de vérifier la bonne tolérance locale et systémique pour ce dispositif. Ici les espèces séléctionnées représentent les espèces cibles pour ce projet et le chien est l'espèce recommandée pour ce projet chez l'Homme.
Réduction
Aucune approche statistique ne sera réalisée pour ce projet. Le nombre d’animaux utilisés correspond au minimum pour réaliser une étude pilote et obtenir des résultats interprétables.
Raffinement
Les chiens seront hébergés par groupe entre 2 à 4 animaux par affinité pour l'étape une et par 3 pour l'étape deux. De l'enrichissement (exemple: tablettes, jouets divers et balles) sera présent dans chaque box autant que possible. Un suivi quotidien sera mis en place pour l'observation générale des animaux et la détection précoce de signe clinique pour une prise en charge rapide d'éventuels effets secondaires (observation de l'état de santé général, observation des sites de prélèvement, observation du comportement de l'animal...). Toute intervention sur l'animal sera effectuée par une personne habilitée et expérimentée afin de réduire au minimum le stress. Les chats seront hébergés par groupe entre 2 à 4 animaux par affinité. Les conditions d’hébergement sont adaptées à l’âge des animaux avec divers enrichissements (jouets suspendus, griffoirs, plateformes et coussins). Les animaux sont observés toutes les semaines par le vétérinaire afin d'évaluer les conditions d'hébergement et les enrichissements présents ainsi que d'évaluer l'absence ou présence de stress dans les groupes d'animaux liés aux intéractions sociales (règlementaire pour les chats et appliqué, ici, aux autres espèces). Les volumes de prélèvements sanguins et urinaires seront réduits au minimum nécessaire à la réaliser des analyses. Les sites de prélèvements sanguins seront alternés (jugulaire droite, jugulaire gauche) afin de laisser un temps de récupération maximal des vaisseaux sanguins. L'étape de sélection des animaux non réaction à l'albumine humaine permet d'inclure des animaux présentant le moins de risques de développer une réaction allergique forte lors de l'implantation. Une anesthésie générale complète et une analgésie per-opératoire seront réalisés pour une meilleur gestion de la douleur et du réveil post-opératoire. Un suivi antibiotique et analgésique sera réalisé en post-opératoire pour limiter les risques d'infection et de douleur après la chirurgie de pose d'implant.
Choix des espèces
Espèce cible pour les médicaments vétérinaires. Pour les produits humains, l'utilisation des chiens est bien décrite et caractérisée dans la littérature et leur utilisation est conseillée (OECD) pour les essais de produits pharmaceutiques. Jeunes adultes stérilisés et non stérilisés ayant atteint leur taille adulte et un système immunitaire et métabolique mature.
Cibler les lysosomes dans les cellules du glioblastome en inhibant les enzymes CK1a et HOIP
- Recherche appliquée
- Cancers
- Recherche fondamentale
- Oncologie
Des cellules de glioblastome sont injectées dans le cerveau de souris dépourvues de système immunitaire, qui reçoivent ensuite deux à trois injections par semaine pendant onze semaines. 300 souris vont être utilisées, dont 180 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, les autres à un niveau modéré. Le porteur qualifie de légère la douleur de l'injection des cellules cancéreuses comme celle des traitements répétés, et se borne à indiquer que la tumeur intracrânienne peut entraîner un mauvais état de santé général. Toutes sont tuées pour prélever les tumeurs.
Objectifs
Ce projet cherche à étudier l'impact d'une nouvelle approche thérapeutique pour traiter un type de cancer du cerveau résistant aux traitements. L'idée est d'apporter la preuve génétique de cibles thérapeutiques nouvelles et d’explorer le potentiel thérapeutique de molécules pharmacologiques, afin de ralentir la croissance des cellules cancéreuses et de proposer une nouvelle option pour les patients qui ne répondent pas aux traitements actuels. Actuellement, un médicament associé à la radiothérapie est utilisé pour tuer les cellules cancéreuses. Bien qu'il fonctionne bien au début, de nombreux patients rechutent après un certain temps, ce qui montre qu'il est nécessaire de trouver de nouvelles stratégies thérapeutiques. Récemment, des chercheurs ont découvert qu’une autre voie moléculaire peut aussi provoquer la mort des cellules cancéreuses. Cette approche a montré des résultats prometteurs en laboratoire. Nos recherches récentes ont révélé deux nouvelles cibles dans cette voie. Son blocage rend les cellules cancéreuses plus vulnérables. Nous avons observé que les cellules cancéreuses ne se multiplient plus aussi rapidement, ce qui offre de nouveaux espoirs. L'objectif principal de ce projet est de tester si cette stratégie pourrait ralentir la croissance des tumeurs. Pour cela, nous allons étudier ces traitements chez la souris. Ce projet a le potentiel de conduire à de nouvelles options thérapeutiques pour les cancers du cerveau, avec des perspectives d'applications en clinique pour améliorer la prise en charge des patients.
Bénéfices attendus
Ce projet a pour objectif de mieux comprendre les mécanismes d’adaptation des cellules dans le développement des cancers du cerveau. En bloquant l'activation de molécules clés, il est possible de contrôler la mort cellulaire in vitro. Mieux comprendre les mécanismes pourrait aussi avoir des applications dans d’autres types de cancers et de maladies liées au fonctionnement cérébral. À court terme, nous allons tester des molécules, afin de voir si elles peuvent être utilisées comme traitements efficaces. À plus long terme, ce projet pourrait améliorer les traitements des cancers du cerveau qui résistent aux thérapies actuelles. Ces stratégies pourraient également être adaptées pour d'autres types de cancers, ce qui permettrait d'élargir l'impact de cette recherche. Les résultats de cette étude pourraient également avoir des applications en médecine vétérinaire, notamment pour le traitement des cancers chez les animaux de compagnie (chiens qui développent ces cancers) ou la faune sauvage. Enfin, bien que les effets environnementaux ne soient pas directs, ce projet pourrait contribuer à réduire l'empreinte écologique de l'industrie pharmaceutique. En développant des traitements plus ciblés et efficaces, il limiterait la production de déchets et l'impact environnemental des traitements traditionnels. En résumé, ce projet vise à approfondir nos connaissances et à valider de nouvelles cibles thérapeutiques. Il pourrait offrir de nouvelles options pour traiter des cancers, tout en apportant des bénéfices pour la santé humaine, animale et l’environnement.
Procédures
Injection de cellules tumorales : entre 30 secondes et 10 minutes (selon la localisation de la greffe), 1 fois. Injection de médicaments et placébo : moins de 2 minutes, 2 ou 3 fois par semaine pendant 11 semaines maximum. Pesée : moins de 2 minutes, 2 fois par semaine. Mesure du volume tumoral : moins de 5 minutes, 3 fois par semaine. Prélèvement sanguin : moins de 2 minutes, 1 fois.
Impact sur les animaux
Les souris ont un système immunitaire inefficace, entrainant une nuisance légère. L'injection de cellules cancéreuses entraine une douleur légère. La prolifération tumorale intracranienne peut entraîner un mauvais état de santé général (perte de poids, faiblesse, atteintes fonctionnelles). Les injections répétées des traitements engendrent une douleur légère.
Devenir
A la fin des procédures ou si un animal atteint un point limite, les animaux seront euthanasiés afin de collecter les tumeurs d’intérêt pour étudier l’effet des traitements sur la progression de la tumeur.
Remplacement
Nous menons une recherche approfondie pour trouver de nouvelles méthodes en laboratoire (in vitro) capables de mieux reproduire la croissance des tumeurs du cerveau et de tester des traitements sur ces modèles. Les techniques existantes ne parviennent pas à capturer la complexité et la diversité de ces cancers, ni à simuler de manière réaliste les interactions entre les différentes cellules dans l’organe cible (cerveau). Les méthodes classiques de culture cellulaire ne sont pas adaptées pour créer des environnements où les cellules tumorales peuvent communiquer comme elles le feraient dans le corps humain. Ces interactions sont cruciales pour comprendre des phénomènes, comme la migration des cellules cancéreuses, leur invasion dans les tissus voisins, ainsi que les réponses immunitaires et vasculaires qui jouent un rôle essentiel dans la progression de la maladie. Bien que des modèles plus avancés, comme ceux utilisant des cellules en 3D (organoïdes), existent, ils ne parviennent toujours pas à reproduire fidèlement tous les mécanismes complexes des tumeurs cérébrales. Ainsi, à l'heure actuelle, il n'existe pas de modèle in vitro capable de simuler exactement les processus biologiques que nous souhaitons étudier dans ce projet. Toutefois, nous restons attentifs aux progrès scientifiques et techniques dans ce domaine et nous nous engageons à intégrer de nouvelles méthodes dès qu'elles seront validées et disponibles.
Réduction
Afin de réduire le nombre d'animaux utilisés dans nos recherches, notre équipe est formée à l'utilisation de méthodes statistiques spécifiques pour l'expérimentation animale. Ces outils permettent de planifier les expériences de manière rigoureuse, de randomiser les groupes de manière équitable, et d'analyser les résultats de façon fiable en utilisant des tests statistiques adaptés. Les protocoles d'injection des cellules tumorales, basés sur des études existantes, sont validés et fiables. Ceci garantit une prise tumorale optimale chez toutes les souris de l'étude. Cela permet de limiter l'utilisation d'animaux dont les prélèvements seraient inutilisables. Le nombre d'animaux nécessaire pour ces recherches a été minimisé, tout en assurant que les résultats restent statistiquement valides. Le projet se divisera en deux phases : 1) validation génétique et 2) évaluation thérapeutique. Si la première phase ne montre pas de différences significatives, la seconde phase sera annulée, réduisant ainsi de moitié le nombre d'animaux utilisés.
Raffinement
Afin de minimiser la souffrance des animaux et de garantir leur bien-être tout au long de l'expérience, nous mettrons en place des mesures de surveillance et d’évaluation de leur état de santé. Les animaux n'ont pas de système immunitaire et seront donc hébergés dans un environnement sanitaire adapté. Un suivi clinique rigoureux sera effectué pour observer les signes, physiques et comportementaux, de détresse. Nous veillerons également à offrir aux animaux un environnement adapté et enrichi. Ceux-ci seront élevés dans des conditions optimales, conformément aux normes européennes, et leur habitat sera enrichi pour favoriser leurs comportements naturels et réduire le stress. Par exemple, nous ajouterons des éléments comme des frisottis de papier dans leurs cages. Pour assurer leur bien-être social, les fratries d’animaux seront groupées par cage, ce qui contribue à leur stabilité émotionnelle et limite le stress. L’ensemble du personnel sera formé à surveiller les animaux au quotidien, en s’assurant que leurs conditions de vie respectent les meilleures pratiques. Concernant les procédures expérimentales, nous adopterons des méthodes visant à limiter au maximum le stress. Les manipulations seront réalisées rapidement, en binôme, et aussi rarement que possible, afin de réduire la gêne et la douleur. Les souris seront placées sur un tapis chauffant lors des anesthésies longues. Les animaux feront l’objet d’un suivi clinique systématique, avec des examens approfondis deux fois par semaine pour détecter tout signe de douleur ou de souffrance. Si l'état des animaux se dégrade, nous mettrons en place un suivi quotidien et ajusterons immédiatement leur traitement contre la douleur ou, si nécessaire, procéderons à une euthanasie pour éviter toute souffrance prolongée.
Choix des espèces
Les souris utilisées dans cette étude sont immunodéficientes, ce qui signifie qu'elles ne rejettent pas les cellules humaines et peuvent recevoir des greffes de cellules tumorales humaines. Elles sont souvent utilisées pour étudier les cancers car elles sont moins susceptibles de développer des réactions inflammatoires. Le glioblastome est une tumeur cérébrale du sujet adulte, affectant les hommes et les femmes. Pour ces raisons, les animaux mâles et femelles utilisés auront entre 6 et 8 semaines au début de l'étude et seront maintenus jusqu'à 16 semaines supplémentaires, ce qui les amène à un âge de 22 à 26 semaines à la fin de l'expérimentation.
Evaluation de l’efficacité d’un composé de type nanogel dans un modèle d’ostéite à Staphylocoque à coagulase négative résistant à la méticilline chez le rat.
- Recherche appliquée
- Maladies infectieuses
Anesthésiés, incisés au tibia, percés jusqu'à la moelle osseuse pour y recevoir une suspension de staphylocoques, puis recousus : 31 rats subissent des procédures d'un niveau de souffrance modéré. Les deux tibias de chaque animal sont infectés, ce que le porteur compte comme un moyen de diviser par deux le nombre de rats utilisés. Trois jours après l'opération, une seconde anesthésie sert à injecter dans le foyer infectieux un nanogel chargé de daptomycine, testé contre une souche résistante à la méticilline. Tous les rats sont tués pour mesurer la charge bactérienne restée dans le tibia.
Objectifs
Les infections ostéoarticulaires sont des infections qui touchent les os et/ou les articulations. Ce sont des pathologies graves susceptibles d’entraîner un handicap très lourd et parfois de mettre en jeu le pronostic vital. Elles peuvent survenir chez les patients porteurs de prothèse articulaire ou de matériel (clou, plaque, vis…) mais aussi à la suite de traumatismes (fractures ouvertes sans matériel), engendrant des ostéites chroniques. Actuellement, les infections ostéoarticulaires sont le plus souvent dues à des bactérie nommées staphylocoques et sont traitées avec des antibiotiques. Cependant, l’antibiothérapie classique a montré ses limites pour diverses raisons : résistance des souches bactériennes, mauvaise diffusion des antibiotiques dans le tissu osseux, présence de matériel étranger (ex : prothèse) favorisant la formation de biofilm bactérien (lequel protège la bactérie de l’action des antibiotiques). Dans ce contexte, il est donc aujourd’hui nécessaire de trouver des solutions alternatives et/ou complémentaires aux antibiotiques, efficaces pour traiter ces infections. C’est dans cette optique que l’utilisation de vecteurs innovants, tels que les nanoparticules lipidiques, suscite un intérêt croissant. Ces systèmes de délivrance permettent d’encapsuler des antibiotiques et d’en améliorer les propriétés en étant capables par exemple de cibler les tissus infectés et de libérer progressivement l’antibiotique. Cette approche pourrait contourner certains obstacles majeurs rencontrés avec l’antibiothérapie classique, notamment en favorisant une meilleure pénétration dans les tissus osseux infectés, en améliorant la stabilité de l’antibiotique et en réduisant les concentrations nécessaires à son efficacité et donc les effets secondaires. L’objectif du projet sera d’évaluer l’efficacité thérapeutique de ces nanoparticules lipidiques chargées en antibiotique (nanogel) dans un modèle préclinique d’infection osseuse chez le rat.
Bénéfices attendus
Ce projet vise à évaluer une nouvelle stratégie thérapeutique basée sur l’utilisation de nanoparticules lipidiques chargées en daptomycine pour le traitement des ostéites chroniques à Staphylococcus epidermidis. Les bénéfices attendus sont multiples. D’un point de vue scientifique, ce travail permettra de mieux comprendre l’impact de la vectorisation lipidique sur la distribution tissulaire de l’antibiotique, sa capacité à pénétrer les foyers infectieux osseux, et son efficacité face aux biofilms bactériens, connues pour leur forte résistance aux traitements conventionnels. Sur le plan médical, si cette approche se révèle efficace, elle pourrait constituer une avancée majeure dans la prise en charge des infections ostéoarticulaires chroniques, en particulier dans les contextes où l’antibiothérapie classique est insuffisante. À terme, cette stratégie innovante pourrait améliorer les taux de guérison, réduire la durée des traitements, limiter les effets secondaires systémiques, et contribuer à diminuer l’émergence de résistances bactériennes.
Procédures
- Les rats seront soumis à deux injections (5 secondes) d’un mélange anesthésique et d’un analgésique. - Un acte chirurgical de 10 min subit par l’animal sous anesthésie fixe. - Les rats seront de nouveaux soumis à deux injections (5 secondes) d’un mélange anesthésique et d’un analgésique puis à une injection locale du traitement de 10 secondes.
Impact sur les animaux
Les animaux seront exposés à plusieurs interventions susceptibles d’engendrer un stress ou une douleur. Le modèle vise à reproduire une ostéite chronique chez le rat, impliquant des manipulations chirurgicales et des anesthésies répétées. La première nuisance sera liée à l’administration du mélange anesthésique, entraînant un stress lié à la contention et à l’injection elle-même. La deuxième nuisance, plus significative, est liée à l’intervention chirurgicale initiale. Sous anesthésie générale, une incision cutanée sera réalisée de manière stérile au niveau du tibia proximal. Un forage osseux permettra d’inoculer la suspension bactérienne dans la cavité médullaire. L’incision sera refermée par deux à trois points de suture. Trois jours après cette première intervention, les animaux seront de nouveau anesthésiés pour l’administration du traitement directement au site infectieux. Cette deuxième anesthésie constitue une nuisance répétée, bien que transitoire, similaire à la première en termes de stress et de gestion post-anesthésique. Une nuisance également attendue est le développement de l’infection, une ostéomyélite localisée.
Devenir
Tous les animaux (31 rats) seront mis à mort afin d’évaluer la charge bactérienne dans le tibia tout au long de l’étude
Remplacement
Le recours à un modèle animal est justifié dans ce projet en raison de la complexité physiopathologique des infections ostéoarticulaires chroniques, qui impliquent des interactions dynamiques entre la bactérie, l’os, le système immunitaire de l’hôte, et la formation de biofilm. À ce jour, aucun modèle in vitro ou ex vivo ne permet de reproduire de manière fiable et intégrée ces mécanismes, en particulier dans un contexte infectieux osseux chronique mimant les conditions cliniques humaines. Des approches alternatives, telles que les cultures cellulaires restent insuffisantes pour évaluer la diffusion tissulaire d’un traitement, la réponse immunitaire de l’hôte, ou encore la tolérance systémique d’une thérapie in vivo.
Réduction
Cette étude a été construite de manière à réduire au maximum le nombre d’animaux utilisé. Nos expériences passées nous permettent - de ne tester qu’un seul inoculum pour la mise en place de l’infection ostéoarticulaire, - D’infecter les deux tibias (reprise de la marche dans les jours qui suivent la chirurgie et du poids 7 jours après) et ainsi de réduire le nombre d’animaux. 4 animaux par jour d’autopsie (J3 (témoin seul) J7, J14 et J21) seront nécessaires pour évaluer la charge bactérienne au cours du temps et permettront une analyse statistique fiable. De plus, pour la phase « d’entrainement », seuls 3 animaux seront utilisés pour l’appréhension du geste technique de la pose du nanogel au site infectieux dans le tibia du rat.
Raffinement
Toutes les procédures expérimentales ont été conçues pour minimiser la douleur, le stress et la souffrance des animaux. Le protocole chirurgical a été optimisé au fil de nos travaux pour réduire l’invasivité et la durée des interventions. Une anesthésie générale associée à une analgésie préventive et post-opératoire sera systématiquement appliquée, en accord avec les recommandations vétérinaires. Les animaux seront hébergés dans des conditions adaptées à leur bien-être, avec un enrichissement du milieu (igloo, jeux) et une surveillance clinique quotidienne sera réalisée. Le suivi post-chirurgical d’une récupération de la mobilité de l’animal sera mis en place. Durant toute l’étude, la nourriture sera placée directement à l’intérieur des cages et des biberons au bec plus long seront également installés afin de faciliter l’accès aux animaux. Des critères d’arrêt prédéfinis permettront de retirer de l’étude tout animal présentant des signes de souffrance non contrôlée, conformément aux exigences réglementaires.
Choix des espèces
Le modèle animal préférentiellement utilisé dans la littérature dans ce type d’expérimentation est le rat. Des rats mâles adultes de 250-275 g correspondant à des tibias adultes seront nécessaires
Révéler le rôle des cellules myéloïdes dans le développement du crâne et la protection immunitaire du système nerveux central
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
- Système nerveux
Injections intrapéritonéales et sous-cutanées à deux, quatre, six et neuf jours de vie, souriceaux sortis du nid et frottés à la sciure maternelle avant d'y être replacés sous lampe chauffante, puis prélèvements échelonnés de J9 à J60 : 2 400 souris vont être utilisées, dont 2 304 dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré. Une partie reçoit un virus neurotrope qui déclenche une infection du système nerveux central, les animaux étant tués avant qu'elle ne devienne systémique. Le projet porte sur des canaux osseux du crâne par lesquels des cellules immunitaires rejoignent les méninges, et sur les conséquences d'une modulation de leur taille et de leur nombre. Toutes sont tuées à l'issue de chaque procédure pour prélever les tissus du crâne, des méninges et du cerveau, dont l'organisation entre eux est l'objet même de l'étude.
Objectifs
Les méninges, situées entre le cerveau et le crâne, constituent une plateforme de recrutement pour les cellules immunitaires et protègent le cerveau des infections. Notamment, après une infection par un virus neurotrope, nous avons observé que des cellules immunitaires se regroupent dans les méninges, sous les canaux osseux reliant le crâne à la moelle osseuse. Ceci suggère que des cellules de la moelle osseuse voyagent à travers ces canaux osseux vers les méninges pendant l'infection. Récemment décrits, ces canaux osseux sont depuis intensément étudiés, et il a été rapporté qu'ils sont cruciaux pour la communication entre le cerveau et la moelle du crâne que ce soit dans une situation physiologique mais aussi lors d'une inflammation comme lors d’un accident vasculaire cérébral, un cancer, ou une infection et qu’ils sont utilisés par certaines cellules immunitaires pour migrer de la moelle du crâne vers le cerveau. Il a notamment été décrit qu’augmenter cette migration immunitaire était protectrice dans le cas d’un cancer de type glioblastome, une tumeur primitive du cerveau la plus fréquente et la plus agressive. Les objectifs de ce projet sont 1/ d’étudier le développement de ces canaux osseux, 2/ de moduler leur formation, et 3/ d’évaluer les conséquences d’une modulation de ces canaux (en taille et/ou en nombre) sur la protection immunitaire du cerveau en cas d’infection. Ce travail vise donc à explorer les interactions entre le cerveau, les méninges et le crâne, ainsi que la migration des cellules immunitaires entre ces trois compartiments.
Bénéfices attendus
Cette étude apportera une compréhension approfondie des canaux osseux du crâne, de leur rôle dans la protection immunitaire du système nerveux central (SNC) et dans le développement de pathologies inflammatoires ou post infection. Elle examinera le rôle des ostéoblastes (cellules sécrétant la matrice osseuse) dans la structuration des canaux osseux, révélant ainsi des mécanismes fondamentaux de la formation osseuse en lien avec les méninges. D’autre part, elle permettra d’identifier comment certaines cellules influencent la formation de ces canaux osseux durant la période périnatale. Nous étudierons également si la modulation des canaux osseux en taille et/ou en nombre impacte l’infiltration immunitaire vers le cerveau, en cas d’infection virale. Ces résultats pourraient avoir des implications majeures sur la connaissance du système immunitaire des méninges, et la protection du SNC. En définitive, ce travail ouvrira la voie à de nouvelles approches thérapeutiques pour traiter les pathologies inflammatoires du SNC, notamment les méningites.
Procédures
Injections intrapéritonéales (15s), 2 par souriceau + 1 au stade de développement souriceau ou souris Injections sous cutanées (15s), 1 à 4 par souriceau
Impact sur les animaux
Stress et douleur modérés pour les injections intrapéritonéales et sous cutanées. Les molécules injectées sont non toxiques pour les volumes et les doses utilisées. Le virus injecté déclenche une infection du système nerveux central de bas grade et les souris seront mises à mort à des temps ne permettant pas le développement d’une infection systémique. Les souriceaux seront manipulés et donc sortis du nid, manipulation pouvant entrainer une hypothermie.
Devenir
A la fin de chaque procédure les animaux sont euthanasiés pour prélever les tissus pour analyse.
Remplacement
L’objectif de ce travail est de comprendre les interactions entre le cerveau, les méninges et le crâne ; et la migration de cellules immunitaires entre ces 3 compartiments dans différents contextes. Du fait de la complexité anatomique de notre objet d’étude, et du fait qu’il soit à l’interface entre plusieurs tissus (méninges, os, cerveau), il n’est pas possible de se passer d’un animal modèle, et les études in vitro et in silico, bien qu’intéressantes, ne suffiront pas à comprendre le système dans son ensemble. L’organisation physique des tissus entre eux est cruciale et ne peut pas être modélisée in vitro.
Réduction
Le nombre d’animaux a été estimé à l’aide d’un outil informatique et les effectifs réduits au minimum tout en permettant d’obtenir un effet statistique significatif.
Raffinement
S’agissant d’études réalisées en partie sur des souriceaux, des précautions supplémentaires seront prises pour leur manipulation : avant manipulation l’utilisateur se frottera les mains avec la sciure en provenance de la cage de la mère, ce qui limitera les dépôts d’odeur et favorisera la réintégration au sein du nid. Les souriceaux seront réchauffés grâce à une lampe à infra-rouge, avant d’être replacés. Les souriceaux et les souris seront suivis régulièrement et des points limites adaptés et précoces permettront en cas de souffrance avérée de prendre des mesures adéquates en concertation avec notre vétérinaire référent ou notre structure SBEA (analgésie, surveillance renforcée).
Choix des espèces
De nombreux modèles physiopathologiques étant partagés entre l’Homme et la souris, nous utiliserons des souches de souris consanguines ainsi que des lignées génétiquement modifiées. Le vaste développement de modèles transgéniques rapporteurs permettant de visualiser certains types cellulaires nous donnera la possibilité de tester plus rapidement et plus efficacement nos hypothèses. En effet, la disponibilité de ces modèles rapporteurs uniques permet pour la première fois la visualisation de l’organisation complexe entre le crâne, les méninges et le cerveau ; et des communications entre ces systèmes. Ce n'est qu'en utilisant ces lignées de souris transgéniques que nous pouvons clairement distinguer les différents compartiments du système nerveux central et ses interactions avec le crâne. Étant donné cette organisation anatomiquement complexe, le modèle murin reste indispensable pour effectuer cette étude. Les animaux des 2 sexes seront utilisés pour ne pas avoir de biais dans les résultats. Nos études commencent tôt après la naissance à des moments où nous pouvons agir sur la maturation ou l’ossification du crâne en développement ( J2-J4-J6-J9). Les prélèvements seront réalisés à différents temps selon les procédures (J9, J11, J13, J15, J17, J30, J60) afin d’obtenir une cinétique des effets de nos traitements à court terme sur des souriceaux ou à plus long terme sur des souris adultes.