Procédures modérées

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  • Recherche appliquée
    • Toxicologie (hors obligations réglementaires)
Rats : 138
Souffrances
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Devenir
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138 rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, chacun recevant sous anesthésie une incision dans un muscle de la cuisse où l'on dépose une solution de radioélément, plutonium, uranium, cobalt ou césium. Après un gel ou un lavage de quinze minutes et la suture, chaque rat passe deux jours seul en cage à métabolisme. Le porteur signale une douleur possible à la plaie et un stress qui se prolonge au retour dans le groupe, où une nouvelle hiérarchie peut s'installer. Les gels sont destinés à des militaires blessés lors d'un conflit employant des armes nucléaires tactiques et à des civils exposés à une "bombe sale", mais le meilleur d'entre eux pourra seulement devenir un candidat médicament lors d'un programme ultérieur. Tous les rats sont tués à l'issue, pour prélever leurs tissus et y mesurer la radioactivité retenue.

Objectifs

L’objectif du projet est d’améliorer la prise en charge thérapeutique de personnes pouvant être contaminées par des radionucléides au niveau d’une plaie, i.e. : - des militaires dans le cadre d’un conflit armé usant d’armes nucléaires tactiques et/ou d’engins/munitions blindés, - des civils dans le cadre d’un acte de malveillance usant d’un dispositif de dispersion radiologique (« bombe sale »). En effet, parmi les traitements décontamination existants, certains ne peuvent pas être appliqués sur une peau lésée, tandis que d’autres présentent une efficacité modérée. Il est important de noter aussi qu’il n’existe aucun traitement pour certains radionucléides. De nouveaux gels topiques de complexants sont formulés par nos partenaires de projet pour répondre à ces besoins. Notre objectif est d’évaluer l’efficacité des gels à décontaminer des radionucléides déposés dans une plaie, à l’aide d’un modèle de plaie simulée et contaminée chez le rat préalablement développé. Les radionucléides d’intérêt seront le plutonium (Pu), l’uranium (U), le cobalt (Co) et le césium (Cs).

Bénéfices attendus

Les traitements disponibles aujourd'hui pour décontaminer la peau lésée ou une blessure contaminée sont moyennement efficaces ou inexistants, selon le type de radioélément considéré. Des partenaires ont développé des gels contenant des agents complexants potentiels des radioéléments d’intérêt. L'objectif de ce projet est de tester l’efficacité de ces gels à décontaminer les radioéléments sélectionnés. En cas d’identification d’un gel intéressant, celui-ci pourra devenir un candidat médicament à développer lors d’un prochain programme.

Procédures

Tous les rats seront contaminés en une fois par blessure simulée : création d’une incision dans un muscle d’une cuisse, puis dépôt dans la plaie d’une solution de radioélément. Tous les rats seront maintenus sous anesthésie gazeuse depuis la chirurgie jusqu’à la suture de la plaie, en passant par la procédure de décontamination des radioéléments par les gels de complexants (maximum 45 min). Tous les animaux recevront un traitement déposé dans la plaie : application d’un gel pendant 15 min ou lavage avec une solution. Tous les rats recevront un traitement anti-inflammatoire/analgésique en pré-opératoire puis les 2 jours suivants l’opération. Tous les rats seront hébergés individuellement en cage à métabolisme pendant 2 jours.

Impact sur les animaux

Les rats peuvent ressentir du stress à plusieurs moments de l'étude : • lorsqu'ils sont manipulés avant l'anesthésie, alors qu'ils sont encore éveillés ; • lorsqu'ils se réveillent après l'anesthésie ; • lorsqu'ils sont placés seuls dans une cage à métabolisme (permettant de recueillir leurs urines et leurs selles); • lorsqu'ils passent d'une cage partagée avec d'autres rats à une cage individuelle, puis de nouveau dans une cage collective. À leur retour avec les autres rats, il est possible que les relations entre eux changent et qu'une nouvelle hiérarchie s'installe. Les rats peuvent ressentir une douleur au niveau de la plaie musculaire suturée, associée à une inflammation locale.

Devenir

Afin d’évaluer l’efficacité des traitements décontaminants, un prélèvement de différents tissus des rats est nécessaire pour mesurer la quantité de radioéléments qui y sont retenus, impliquant leur euthanasie.

Remplacement

Au préalable, des études ex vivo nous ont permis de sélectionner les gels de complexants les plus prometteurs. Cependant, cette approche ne tient pas compte de la vascularisation du tissu, des dépôts des radioéléments dans les organes cibles, ni de leur excrétions urinaire et fécale. Les études chez l’animal sont donc nécessaires pour pouvoir prendre en compte : - Le passage de la barrière cutanée, l’entrée dans la circulation sanguine et la distribution dans l’organisme des radioéléments ; - L’élimination par les voies naturelles du complexe complexant-radioélément s’il passe dans le sang après sa formation à la plaie.

Réduction

Les précédentes études et les calculs statistiques basés sur ces résultats indiquent que des groupes de 6 rats sont suffisants pour permettre une évaluation statistiquement fiable de l’efficacité des traitements testés. De plus, le criblage effectué sur le modèle ex vivo nous a permis de réduire le nombre de traitements à tester in vivo, sur le modèle de plaie profonde. Ayant la possibilité de discriminer le cobalt et le césium radioactifs par leur mesure de radioactivité très différente, des rats seront co-contaminés par ces deux radioéléments pour tester les mêmes traitements décontaminants, diminuant ainsi le nombre de rats utilisés.

Raffinement

Les rats reçoivent un traitement analgésique 30 min avant la chirurgie, puis les deux jours suivants. Ils sont anesthésiés et maintenus sous anesthésie gazeuse le temps de la réalisation des procédures de chirurgie, contamination, décontamination, et de suture. Un gel protecteur est placé sur leurs yeux, et du sérum physiologique est administré pour éviter la déshydratation. L’évolution de cicatrisation de la plaie est vérifiée quotidiennement. Une grille de score permet d’estimer objectivement le niveau d’inconfort ou douleur des rats, afin de pouvoir les soulager au plus tôt à l’aide d’anti-inflammatoires et/ou analgésiques. Elle inclut également les points limites de notre procédure. En cas d’hémorragie pendant la chirurgie, ou de souffrance trop importante ou prolongée, l’animal pourra être euthanasié sur avis du vétérinaire.

Choix des espèces

Le rat est retenu pour nos études du fait de la richesse de la littérature dans le domaine de l’exposition à des radioéléments chez cette espèce de rongeur. Sa taille, permet des prélèvements biologiques suffisants pour obtenir des niveaux de radioéléments mesurables par leur radioactivité. Les animaux seront impliqués dans la procédure à l’âge adulte, en considérant que les personnes potentiellement contaminées aux radioéléments seraient des adultes, tels que les militaires.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 300
Rats : 300
Souffrances
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Devenir
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 600

Tous mis à mort à l'issue de chaque procédure pour une analyse post-mortem, 300 souris et 300 rats sains, 600 rongeurs en tout, vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chacun subit une chirurgie de deux heures pour implanter des électrodes dans des régions du cerveau liées à la mémoire, comme l'hippocampe, puis reçoit les composés testés, jusqu'à 180 fois par voie orale ou 21 fois par injection, avec jusqu'à huit prises de sang. Le porteur affirme que des administrations répétées "ne génèrent pas de stress prolongé si les techniques sont maîtrisées", tout en reconnaissant qu'elles peuvent réduire l'activité spontanée. Les composés ont déjà été évalués in vitro "par nos clients", et ces enregistrements constituent une prestation à leur service.

Objectifs

La mémoire est une fonction essentielle du cerveau, souvent perturbée dans de nombreuses maladies neurologiques ou psychiatriques. C’est pourquoi elle représente une cible importante pour développer de nouveaux traitements. Ce projet a pour but d’étudier, chez des rongeurs sains (souris ou rats, selon les besoins), l’effet de nouveaux composés sur le fonctionnement du cerveau lié à la mémoire, et plus particulièrement sur la façon dont les connexions entre les neurones peuvent se renforcer ou s’affaiblir. La mémoire repose en grande partie sur ces modifications durables des connexions, appelées plasticité synaptique, comme la potentialisation à long terme (LTP) — un renforcement durable de la transmission entre deux neurones après leur activation répétée — ou la dépression à long terme (LTD) — une diminution prolongée de cette transmission synaptique. Ces mécanismes permettent au cerveau d’apprendre et de stocker des informations. Pour étudier ces mécanismes, nous utilisons une méthode appelée électrophysiologie in vivo, qui consiste à enregistrer l’activité électrique du cerveau chez des animaux éveillés. Concrètement, nous implantons de petites électrodes, avec une grande précision, dans des régions clés impliquées dans la mémoire, comme l’hippocampe ou le cortex préfrontal. Cela nous permet de mesurer l’activité des neurones et de voir comment les signaux entre eux changent après l’administration des composés testés. Les composés seront donnés par voie orale ou injectés, selon ce qui est le plus adapté, et nous mesurerons leurs effets à différents moments. En observant comment ces substances influencent l’activité des réseaux de neurones, nous espérons mieux comprendre leur impact potentiel sur la mémoire. Les résultats obtenus serviront de base pour des recherches futures dans des modèles animaux reproduisant des troubles de la mémoire.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à mieux comprendre comment de nouveaux composés agissent sur les mécanismes qui permettent au cerveau de renforcer ou d’ajuster les connexions entre neurones, un processus essentiel à la mémoire. En étudiant leur effet sur l’activité des réseaux de neurones dans un cerveau vivant, nous pourrons mieux cerner l’impact de ces candidats médicaments sur la plasticité cérébrale. Les données obtenues, issues d’un modèle préclinique dans des conditions proches du fonctionnement normal du cerveau, représenteront une étape clé avant de tester ces composés dans des modèles de maladies. Elles poseront ainsi les bases pour développer de nouvelles approches thérapeutiques ciblant les dysfonctionnements des circuits neuronaux impliqués dans les troubles cognitifs liés à différentes maladies neurologiques ou psychiatriques.

Procédures

Sous analgésie anésthésie une seule étape de chirurgie (2 heures). Administrations : sous cutanée 1 à 14 fois max 5 sec ou Intrapéritonéale 1 à 21 fois max 5 sec ou 1 à 14 fois max 1 minute ou voie orale 1 à 180 fois max 5 sec. Prélèvements sanguins maximum 8 fois sur animal vigile ou anesthésiés (5 secondes).

Impact sur les animaux

Les administrations et prélèvements sanguins peuvent induire un stress, dont l’intensité et la durée dépendent du type d’administration et de sa répétition. Les administrations uniques provoquent un stress aigu et transitoire, tandis que les administrations répétées, même sur une période prolongée, ne génèrent pas de stress prolongé si les techniques sont maîtrisées. Pour les administrations aiguës, les signes d’inconfort restent limités. Cependant, des administrations répétées peuvent entraîner une sensibilisation locale ou des modifications comportementales, telles qu’une réduction de l’activité spontanée ou des altérations dans l’interaction avec l’environnement. La toxicité des composés administrés a été évaluée en amont, de manière à minimiser les risques d'effets indésirables. Les produits administrés peuvent induire des modifications dans la consistance des selles, ainsi qu’une baisse de la prise alimentaire transitoire. Une irritation ou une inflammation locale peuvent persister plusieurs minutes selon le composé administré au lieu d'injection. Une injection provoque un inconfort temporaire et une douleur légère. Une rougeur peut persister plusieurs minutes selon le composé administré. Un prélèvement sanguin entraîne une douleur légère au moment de la piqûre et un stress transitoire lié à l’immobilisation. Les prélèvements terminaux de sang par la méthode du sinus rétro-orbitaire sont réalisés sous anesthésie. Un stress temporaire peut être associé à l’anesthésie. MODIF Les enregistrements électrophysiologiques in vivo sont réalisés sur animal vigile, dans une cage à laquelle ils ont été habitués pendant 3 jours afin de limiter considérablement le stress et les perturbations comportementales. L’implantation d’électrodes lors de la procédure chirurgicale peut provoquer une douleur au site d'incision ou des saignements. En post chirurgie, un risque inflammatoire ou infectieux est présent.

Devenir

Les animaux sont mis à mort à l’issue de chaque procédure pour analyse post-mortem.

Remplacement

L’étude des réseaux neuronaux et de l’activité cellulaire est réalisée chez l’animal vigile à l’aide de techniques d’électrophysiologie in vivo. Ces approches permettent d’enregistrer l’activité neuronale dans un environnement physiologique préservé, en tenant compte des interactions complexes entre différentes structures cérébrales et des influences de l’état de vigilance ou du comportement spontané. Les approches non animales, telles que les modélisations in silico, les cultures cellulaires ou les modèles in vitro, apportent des informations précieuses en phase exploratoire, notamment sur les mécanismes moléculaires et cellulaires. Dans ce projet, les composés testés ont d’ailleurs déjà été évalués par nos clients sur des modèles in vitro, ce qui a permis d’identifier des effets initiaux sur l’activité neuronale à un niveau cellulaire. Cependant, ces modèles ne permettent pas d’étudier l’intégration de ces effets dans un réseau cérébral fonctionnel et intact. C’est pourquoi l’expérimentation in vivo s’avère nécessaire dans ce contexte, afin de caractériser l’impact des composés sur l’activité neuronale dans des conditions physiologiques réalistes.

Réduction

Le nombre d’animaux a été réduit autant que possible, tout en étant suffisant pour l'obtention de résultats exploitables. L'évaluation du nombre d'animaux nécessaire a été effectuée par un programme adapté. Les résultats seront analysés par des tests statistiques.

Raffinement

À leur arrivée, les animaux seront hébergés en groupes sociaux dans des cages adaptées, enrichies avec des éléments favorisant leur bien-être, comme des bûchettes de bois à ronger, de la frisure de papier et des carrés de coton. Des tunnels en carton faciliteront les transferts entre cages tout en limitant le stress. Des interactions régulières avec le personnel, ainsi qu’une transition progressive de la lumière, contribueront à améliorer leur acclimatation. Une période d’adaptation d’au moins 10 jours est prévue afin de permettre aux animaux de récupérer du transport et de s’habituer à leur nouvel environnement. Ils seront surveillés quotidiennement, y compris les week-ends et jours fériés. Après chaque intervention technique, leur comportement et leur état général seront observés avec attention pour détecter rapidement toute réaction anormale ou signe de douleur. Si nécessaire, une surveillance renforcée sera mise en place, en lien avec le responsable du bien-être animal. Les fiches d’observation et les seuils définis dans le cadre du projet seront scrupuleusement respectés pour assurer une détection précoce de toute souffrance. Les animaux seront pesés au moins deux fois par semaine après le début des traitements, afin d’adapter précisément les volumes administrés. Pour les injections répétées (intrapéritonéales ou sous-cutanées), les sites d’administration seront régulièrement changés pour limiter les réactions locales. Concernant les interventions chirurgicales, les animaux seront placés sous anesthésie générale / analgésie pendant toute la durée de l’opération. Une analgésie locale préventive sera administrée, avec une injection 10 minutes avant l’incision, ainsi qu’une application locale d’un mélange anesthésique au niveau du site opératoire. Le maintien de la température corporelle (tapis chauffant), le suivi pendant l’opération (monitoring) et des techniques chirurgicales stériles seront appliqués pour limiter les complications. Une solution ophtalmique sera appliquée sur les yeux pendant l’anesthésie pour éviter leur dessèchement, et une injection de solution saline tiédie à la fin de la chirurgie permettra d’assurer l’hydratation. Enfin, une analgésie post-opératoire sera assurée par l’ajout d’un traitement antidouleur dans l’eau de boisson pendant deux jours.

Choix des espèces

Nos expérimentations sont réalisées sur la souris et le rat, deux modèles couramment utilisés en neurosciences pour étudier les mécanismes cérébraux. Ces espèces présentent des similitudes majeures avec le cerveau humain, notamment en ce qui concerne l’organisation des circuits neuronaux et les mécanismes synaptiques. Ces caractéristiques en font des modèles particulièrement adaptés pour explorer les bases du fonctionnement normal du cerveau ainsi que les processus altérés dans les maladies affectant la mémoire. Grâce à un cerveau moins complexe tout en restant suffisamment proche de celui de l’humain, les souris et les rats permettent d’étudier des fonctions essentielles telles que la plasticité neuronale, l’apprentissage et la mémoire, souvent perturbées dans les pathologies du système nerveux central. Ces modèles offrent ainsi la possibilité d’observer et de mieux comprendre les mécanismes fondamentaux du fonctionnement cérébral, fournissant des données précieuses pour le développement de traitements ciblés contre ces maladies. Les animaux seront utilisés du jeune l’âge adulte, c’est-à-dire à partir de 4 semaines. Ils seront suivis jusqu’à environ 8 mois, ce qui couvre la période d’âge adulte sans atteindre le stade de vieillissement avancé soit avant l’apparition des altérations liées à l’âge ou à d’éventuelles pathologies. Les données obtenues chez ces animaux fourniront une base fiable pour la comparaison avec des modèles pathologiques plus avancés.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système immunitaire
Souris : 3000
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 1200
▲ 1800
Devenir
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 3000

Injectées dans la queue de cellules de lymphome, 3 000 souris portent la tumeur vingt jours au plus, avec une prise de sang et une injection de suivi chaque semaine, et pour certaines des anticorps, des injections ou un médicament donné chaque jour par la bouche. Elles sont utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère, toutes tuées à l'issue pour prélever leur rate. Le porteur affirme que les souris porteuses de tumeurs sont toutes tuées avant l'apparition "de signes de stress ou de souffrance", puis décrit la surveillance d'une souris qui présente des signes de douleur. La grille qui décide de la mise à mort additionne des points pour la déshydratation, le dos voûté, la perte d'équilibre, l'immobilité ou l'automutilation, relevés lors de deux visites espacées de huit heures.

Objectifs

Le lymphome folliculaire et le lymphome diffus à grandes cellules B représentent ensemble plus de 70% de tous les diagnostics de lymphomes à cellules B. Une grande proportion de patients atteints de ces lymphomes n’obtient pas de rémission durable. L’identification de nouvelles stratégies thérapeutiques pour ces lymphomes reste donc un besoin clinique majeur. Lymphomes à cellules B présentent très fréquemment des mutations affectant la fonction des protéines qui régulent l’expression des gènes. D’autre part, le système immunitaire peut cibler et éradiquer les tumeurs chez les patients atteints de cancer. Le rejet tumoral se produit lorsque des cibles sont reconnues sur les cellules tumorales par des cellules du système immunitaire. L’identification de ces cibles dans les cellules tumorales pourrait aider à développer des thérapies efficaces et de longue durée chez les patients atteints de lymphome. L’objectif de cette étude est d’analyser l’impact des mutations dans des protéines de régulation génique très fréquentes dans les lymphomes B, ainsi que des inhibiteurs chimiques visant à corriger ces altérations, sur la reconnaissance des cellules de lymphome B par le système immunitaire.

Bénéfices attendus

Ce projet visera à étudier l'impact des mutations dans des protéines de régulation des gènes sur les réponses immunitaires contre les lymphomes à cellules B. Les résultats potentiels de ce projet permettront de mieux comprendre comment certains protéines, qui sont très couramment mutés dans les lymphomes, mais aussi dans d’autres types de cancers, peuvent influencer la reconnaissance et l'élimination des tumeurs par le système immunitaire. D’autre part, ce projet vise à caractériser une nouvelle source de cibles tumorales reconnues par le système immunitaire. Ces nouvelles cibles constituent une source très prometteuse car elles peuvent être communes aux différents patients. L’identification des cibles communes aux différents patients permettrait le développement des thérapies standardisées, beaucoup plus rapides et moins coûteuses que des traitements personnalisés. En plus, ces cibles sont susceptibles d’être influencées par les altérations très récurrentes présentes dans les lymphomes à cellules B. Le projet vise à décrire cette source de cibles du système immunitaire ainsi qu’à caractériser leur régulation, ce qui pourrait, à l’avenir, orienter le développement de nouvelles thérapies anticancéreuses combinées, capables de réduire les effets hors cible et de prévenir les rechutes très fréquentes dans ces maladies.

Procédures

Tous les animaux seront d'abord injectés dans la queue pendant environ 20 secondes avec des cellules de lymphome d'origine murine. Une fois par semaine, ils seront injectés avec une solution qui permet le suivi de la croissance tumorale pendant environ 20 secondes pendant 20 jours maximum. Une prise de sang d’environ 30 secondes sera effectuée une fois par semaine pendant 20 jours maximum. D'autres souris suivront les mêmes gestes que les souris précédentes et recevront une injection d'anticorps dans la queue d’environ 20 secondes deux fois par semaine ou bien un médicament oral pendant environ 1 minute une fois par jour, ou bien une injection d’environ 20 secondes deux fois par semaine, tous pendant 20 jours maximum.

Impact sur les animaux

Toutes ces procédures nécessitent de la contention à l’origine d’un stress passager de l’animal (2-3 minutes). Les procédures impliquant l’administration par injection entraînent une douleur locale de 2 secondes causée par la piqûre de la seringue. Les prélèvements de sang provoqueront une douleur équivalente à la piqûre d’une aiguille et pourront provoquer un stress, qui sera limité par le fait qu'une habituation à la manipulation sera réalisée au préalable. L'administration par voie orale peut générer, au moment du geste, un stress, un inconfort, voire une fausse route créant une détresse respiratoire. En cas de fausse route, l’animal sera surveillé le temps de l’évacuation du liquide, l’animal vigil aura le réflexe d’évacuer par lui-même le liquide.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés à un temps déterminé, à l'atteinte d'un point limite ou 20 jours au maximum après l’implantation des cellules tumorales. La rate sera prélevée pour étudier les cellules tumorales et les cellules immunitaires.

Remplacement

La compréhension des mécanismes de reconnaissance tumoral par le système immunitaire ne peut se faire que partiellement in vitro/ex vivo puisque les modèles de culture ne nous permettent pas encore de reproduire l'entière complexité de l'environnement tumoral (présence de tous les acteurs cellulaires impliqués et complexité 3D). Cette compréhension passe donc par la mise en place et la caractérisation de modèles murins robustes et pertinents pour reproduire la pathologie humaine.

Réduction

Les procédures expérimentales sont rigoureusement planifiées afin de n'utiliser que le nombre d'animaux strictement nécessaire pour obtenir des résultats exploitables, ainsi le nombre de souris par groupe est adapté à chaque type d'analyse. Le nombre d'animaux est limité à 10 par groupe et les expériences réalisées en 2 fois de 5 animaux par groupe. Une expérience supplémentaire est prévue en cas de problème expérimental. Ces nombres garantissent la reproductibilité des résultats et tests statistiques adéquats et sont basés sur des expériences précédentes de notre équipe.

Raffinement

Les animaux sont gardés en groupes sociaux, avec nids et dômes protecteurs. La totalité des animaux utilisés dans ce projet et porteurs de cellules tumorales est mise à mort avant l’apparition de signes de stress ou de souffrance. Cependant, un animal présentant des signes de trouble du comportement et/ou de douleur fera l’objet d’une surveillance accrue, disposera de nourriture humidifiée au fond de la cage pour faciliter la prise alimentaire, et sera mis à mort dès lors qu’il présente des signes de douleur accrue. Nous allons évaluer les signes de détresse suivants : déshydratation (yeux enfoncés et paupières scellées), forte diminution de l'activité (la souris ne réagit plus à l'introduction d'un stimulus dans la cage), dos voûté, perte de l'équilibre, immobilité ou automutilation lors de deux visites successives (intervalle de 8 heures). Des points assignés à chaque signe sont additionnés pour déterminer un score qui déterminera l’euthanasie des animaux.

Choix des espèces

La souris est l'une des espèces animales les plus pertinentes et les plus couramment utilisées notamment pour évaluer l’efficacité de traitements anti-tumoraux, par leurs facilités d’entretien, de stabulation, de manipulation, et leurs similitudes physiologiques avec l’espèce humaine. Les animaux seront âgés de 7 à 12 semaines pour avoir une croissance tumorale optimale.

  • Recherche appliquée
    • Troubles urogénitaux
Souris : 3390
Souffrances
▲ -
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▲ 450
▲ 2940
Devenir
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 3390

Soumises à une chirurgie qui obstrue un uretère, ou à l'ablation d'un rein suivie de deux interventions pour implanter puis remplacer une pastille de DOCA avec surcharge en sel, 3 390 souris vont être utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré à sévère, toutes tuées à l'issue. Elles peuvent aussi être gavées jusqu'à deux fois par jour, piquées au sinus rétro-orbitaire sous anesthésie et placées en cage métabolique, tandis que leurs reins se dégradent, avec hypertension, perte de poids et déshydratation possibles. Le projet sert à trier de nouvelles molécules et leurs doses contre les maladies rénales chroniques. Les bénéfices restent au conditionnel, des résultats qui "pourraient contribuer, à plus long terme" à de nouvelles approches, alors que l'atteinte rénale est l'effet recherché chez chaque souris.

Objectifs

Les maladies rénales chroniques constituent un problème important de santé publique. Elles peuvent entraîner une diminution progressive et irréversible du fonctionnement des reins et, dans les formes les plus sévères, conduire à une insuffisance rénale. Les traitements disponibles ne permettent pas toujours d'arrêter ou de ralentir suffisamment l’évolution de ces maladies. Le développement de nouveaux traitements est donc nécessaire. L’objectif de ce projet est d’évaluer l’efficacité de nouvelles molécules susceptibles de ralentir ou de limiter les lésions rénales chroniques. Pour cela, deux modèles expérimentaux seront utilisés chez la souris afin de reproduire différents mécanismes impliqués dans les maladies rénales. Le premier modèle repose sur une obstruction des voies urinaires, entraînant progressivement des lésions et une fibrose du rein. Le second associe une réduction de la masse rénale à une hypertension et à une surcharge en sel, conduisant également à une dégradation progressive de la fonction rénale. L’efficacité des molécules sera évaluée en étudiant l’évolution de la fonction des reins, de certains paramètres biologiques et des lésions observées dans les tissus. Ces résultats permettront de sélectionner les molécules les plus prometteuses et les doses les plus adaptées pour poursuivre leur développement en vue de futurs traitements des maladies rénales chroniques.

Bénéfices attendus

Les maladies rénales chroniques représentent un problème majeur de santé publique. Elles peuvent évoluer progressivement pendant plusieurs années et entraîner une perte importante et irréversible de la fonction des reins. Lorsque la maladie atteint un stade avancé, les patients peuvent avoir besoin de traitements lourds, tels que la dialyse ou une transplantation rénale. Malgré les traitements actuellement disponibles, la progression de la maladie ne peut pas toujours être suffisamment ralentie. Il est donc nécessaire de mieux comprendre les mécanismes responsables de la dégradation rénale et de développer de nouvelles stratégies thérapeutiques. Ce projet pourrait contribuer à l’identification et la caractérisation de nouvelles molécules ayant montré une efficacité sur des modèles cellulaires et capables de ralentir ou de limiter l’évolution des lésions rénales chroniques chez l’animal. L’utilisation de deux modèles expérimentaux reproduisant des mécanismes différents de maladie rénale permettra d’évaluer si les molécules étudiées présentent une activité dans plusieurs situations et de mieux caractériser leur potentiel thérapeutique. Les résultats permettront notamment de déterminer quelles molécules sont les plus prometteuses et quelles doses semblent les plus adaptées. L’étude de différents paramètres de la fonction rénale, de marqueurs biologiques et des modifications des tissus permettra également de mieux comprendre les effets des molécules étudiées et d’identifier les mécanismes susceptibles d’être impliqués dans leur activité. À plus long terme, les connaissances obtenues pourraient contribuer à sélectionner les candidats les plus pertinents pour la poursuite de leur développement préclinique. Cela pourrait permettre d’éviter de poursuivre le développement de molécules insuffisamment efficaces et de concentrer les recherches sur les traitements présentant le meilleur potentiel. Ainsi, les résultats obtenus pourraient contribuer, à plus long terme, au développement de nouvelles approches thérapeutiques destinées à ralentir la progression des maladies rénales chroniques et à préserver plus longtemps la fonction rénale chez les patients. .

Procédures

Modèle d’obstruction unilatérale de l’uretère Intervention chirurgicale (10 min) sous anesthésie générale afin d’obstruer un uretère et d’induire une inflammation et une fibrose du rein concerné. Maximum trois microprélèvements sanguins (animal vigile, moins de 10 secondes) d’environ 30 µL sur 24 heures. Un prélèvement d’urine (animal vigile) pourra également être réalisé (moins de 10 secondes). Si un volume sanguin supérieur (100-150 µL) est nécessaire pour les dosages, le prélèvement sera effectué au niveau de la veine saphène latérale (souris vigile) ou du sinus rétro-orbitaire sous anesthésie gazeuse (isoflurane : 3-5 % induction ; 2-3 % maintien). En fin d’étude, un prélèvement sanguin terminal sera réalisé sous anesthésie profonde, puis les animaux seront mis à mort. Les animaux pourront être traités par voie orale (gavage, moins de 1 min, maximum deux fois par jour durant l’étude), sous-cutanée (maximum deux fois par jour durant l’étude) ou intrapéritonéale (une fois par jour pendant 8 jours maximum). Modèle DOCA-sel Les animaux subiront une intervention chirurgicale sous anesthésie générale pour retirer un rein (10 min), puis une seconde pour implanter sous la peau une pastille de DOCA ou contrôle (5 à 10 min), et une troisième pour remplacer la pastille après 21 jours. Des prélèvements sanguins (100-150 µL) et urinaires pourront être réalisés chaque semaine, de préférence par recueil ponctuel d’urine (animal vigile). Si nécessaire, une cage métabolique pourra être utilisée moins de 6 heures. La pression artérielle pourra être mesurée sur animal vigile toutes les deux semaines et la fonction rénale une fois au cours de l’étude. Un prélèvement sanguin et/ou urinaire basal pourra être réalisé avant traitement. Au maximum trois microprélèvements sanguins (animal vigile, moins de 10 secondes) d’environ 30 µL sur 24 heures seront réalisés en remplacement d’un prélèvement sanguin hebdomadaire. En fin d’étude, les animaux seront profondément anesthésiés puis mis à mort. Les animaux vigiles pourront être traités par voie orale (gavage, moins de 1 min, maximum deux fois par jour durant l’étude), sous-cutanée (maximum deux fois par jour durant l’étude) ou intrapéritonéale (une fois par jour pendant 8 jours maximum).

Impact sur les animaux

Les animaux pourront présenter des effets liés aux interventions chirurgicales, aux traitements administrés et au développement des atteintes rénales recherchées. Les interventions chirurgicales pourront entraîner une sensibilité ou une gêne transitoire au niveau de la zone opérée, ainsi qu’une diminution temporaire de l’activité, de la prise alimentaire ou de la mobilité. Une inflammation locale, un gonflement ou une complication de la cicatrice pourront plus rarement survenir. Dans le modèle UUO, l’obstruction de l’uretère entraînera progressivement une dilatation des voies urinaires et une atteinte du rein concerné, avec développement d’une inflammation puis d’une fibrose rénale. Les animaux pourront présenter une diminution modérée de l’activité, une perte de poids, une baisse de la consommation alimentaire ou hydrique et des signes généraux d’inconfort. Une altération plus importante de l’état général est possible mais ne constitue pas l’évolution recherchée et conduira à une surveillance renforcée et, si nécessaire, à l’application d’un point limite. Dans le modèle DOCA-sel après réduction de la masse rénale, les animaux pourront développer progressivement une hypertension, une augmentation de la consommation d’eau et de la production d’urine, ainsi qu’une atteinte rénale chronique. Une perte de poids, une déshydratation, une diminution de l’activité ou de la prise alimentaire et une altération progressive de l’état général peuvent également être observées. La chirurgie et l’implantation ou le remplacement de la pastille pourront provoquer une gêne locale au niveau de la plaie. Les prélèvements sanguins et urinaires pourront provoquer une gêne ou un stress de courte durée. Les mesures de pression artérielle pourront également entraîner un stress transitoire lié à la contention. La mesure de la fonction rénale pourra nécessiter une anesthésie et une injection, pouvant entraîner une gêne temporaire. L’ensemble des animaux fera l’objet d’une surveillance régulière du poids, du comportement, de la mobilité, de l’alimentation, de l’hydratation et de l’état général. Une analgésie adaptée sera mise en œuvre lors des interventions chirurgicales. En cas d’apparition de signes de douleur ou de souffrance importants ou persistants, des mesures de soutien et une prise en charge adaptée seront mises en place. Tout animal atteignant les points limites définis dans le protocole sera retiré de l’étude et mis à mort afin de limiter toute souffrance excessive.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure expérimentale, des analyses sur les organes étant nécessaires pour mesurer l’efficacité des molécules testées

Remplacement

Le recours à des animaux est nécessaire pour répondre aux objectifs de ce projet, qui vise à évaluer l’efficacité de nouvelles molécules dans des maladies rénales chroniques. Les modèles cellulaires ne permettent pas, à eux seuls, de reproduire la complexité des mécanismes impliqués dans la progression de ces maladies. En particulier, l’inflammation, la fibrose, les modifications de la fonction rénale, les interactions entre les différents types cellulaires et les modifications physiologiques de l’organisme nécessitent l’utilisation d’un modèle vivant. Les modèles d’obstruction unilatérale de l’uretère (UUO) et de DOCA-sel après réduction de la masse rénale sont des modèles précliniques établis permettant de reproduire différents mécanismes impliqués dans les atteintes rénales chroniques. Leur utilisation permet d’évaluer simultanément les effets des molécules sur la fonction rénale, les paramètres biologiques et les modifications des tissus. Ces informations ne peuvent pas être obtenues de manière suffisamment représentative à partir de cultures cellulaires ou de tissus isolés. Des méthodes alternatives sont néanmoins utilisées chaque fois qu’elles peuvent apporter une information pertinente. Les analyses biologiques, biochimiques et histologiques réalisées sur les échantillons recueillis permettront notamment d’obtenir un maximum d’informations à partir de chaque animal. Ainsi, l’utilisation d’animaux est limitée aux étapes pour lesquelles aucune méthode de remplacement actuellement disponible ne permet de répondre aux objectifs scientifiques du projet

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés sera limité au nombre strictement nécessaire pour obtenir des résultats scientifiques interprétables et statistiquement pertinents. et tiennent compte de l’objectif de chaque étude, de la variabilité attendue des modèles et des paramètres étudiés,. Lorsque cela est scientifiquement pertinent, plusieurs paramètres seront évalués chez un même animal afin d’obtenir le maximum d’informations à partir de chaque individu. Les prélèvements sanguins seront réalisés avec des volumes limités, permettant notamment de réaliser les études pharmacocinétiques sur les mêmes animaux que ceux utilisés pour l’évaluation de l’efficacité. Les prélèvements d’urine, les mesures de pression artérielle et les mesures de fonction rénale sont également réalisés chez les mêmes animaux afin d’éviter des groupes supplémentaires. Les animaux seront répartis dans les différents groupes en fonction de leur poids et, lorsque cela est pertinent, de leurs paramètres biologiques initiaux afin d’obtenir des groupes aussi homogènes que possible. Les animaux contrôles nécessaires à l’interprétation des résultats seront intégrés au design expérimental et leur nombre sera limité au strict nécessaire. Enfin, les prélèvements d’organes réalisés en fin d’étude permettront de réaliser plusieurs analyses sur les mêmes animaux, notamment des analyses biologiques, histologiques ou moléculaires. Cette approche permet de maximiser la quantité d’informations obtenues tout en limitant le nombre total d’animaux utilisés.

Raffinement

Les animaux bénéficieront de conditions d’hébergement adaptées à leur espèce, avec accès à l’eau et à l’alimentation, une litière dépoussiérée et des éléments d’enrichissement favorisant notamment le refuge et le comportement de nidification (un igloo en plastique ou en carton, un morceau de bois aspen, un morceau de sizzle pad ou coton). La fréquence de changement des litières sera adaptée en fonction de l’état des cages. Toutes les interventions chirurgicales seront réalisées sous anesthésie générale gazeuse, avec maintien de la température corporelle à l’aide d’un tapis chauffant et protection des yeux par gel ophtalmique. Une analgésie préemptive et postopératoire sera mise en œuvre lors des interventions chirurgicales. Un anesthésique local sera également utilisé lors des interventions. Les animaux seront surveillés après chaque chirurgie jusqu’à récupération complète. Les manipulations seront réalisées par du personnel formé, avec des techniques adaptées permettant de limiter la contention et le stress. Une habituation sera réalisée avant les mesures de pression artérielle afin de réduire le stress associé à la contention. Les prélèvements sanguins seront réalisés afin de limiter le volume prélevé. Les prélèvements urinaires seront réalisés de préférence par recueil ponctuel Le poids sera suivi plusieurs fois par semaine et l’état général des animaux sera suivi tous les jours. Des mesures de soutien et une analgésie complémentaire pourront être mises en place si nécessaire après avis vétérinaire. Enfin, des points limites précoces, objectifs et adaptés aux deux modèles seront appliqués. afin de préserver le bien-être des animaux.

Choix des espèces

La souris est choisie car elle constitue une espèce largement utilisée et bien caractérisée pour l’étude des maladies rénales et le développement de nouveaux traitements. Les modèles utilisés dans ce projet permettent de reproduire différentes situations conduisant à une atteinte rénale, notamment l’inflammation, la fibrose, l’hypertension et la diminution de la fonction rénale. De nombreuses données scientifiques sont disponibles chez la souris, ce qui permet de comparer les résultats obtenus avec ceux d’études antérieures et de mieux interpréter les effets des traitements testés. Des souris adultes, âgées d’environ 6 à 8 semaines au début des études, seront utilisées. Ce stade de développement permet de disposer d’animaux ayant atteint une maturité physiologique suffisante pour étudier les mécanismes rénaux et les réponses aux traitements, tout en limitant les variations liées au développement de l’organisme. L’utilisation d’animaux adultes est également adaptée aux maladies rénales chroniques étudiées dans ce projet, qui concernent principalement les patients adultes ou jeunes adultes.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
    • Système nerveux
Poissons zèbres : 31550
Souffrances
▲ -
▲ 20150
▲ 11400
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 31550

31 550 poissons zèbres vont être utilisés, tous tués, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, pour créer et maintenir des lignées génétiquement modifiées. Une partie subit à trois mois, sous anesthésie, une coupe de la nageoire caudale pour le génotypage, suivie de 72 heures de semi-isolement au plus. Les poissons porteurs de mutations retrouvées chez des patients atteints de neuropathies peuvent présenter des difficultés de nage, des troubles sensoriels et des déformations du squelette, et les surnuméraires ou ceux au génotype jugé sans intérêt sont tués dès que les cohortes sont établies. Le nombre de 31 550 n'est pas justifié, le porteur écrivant que pour ce projet "aucun test statistique n'est applicable", et les bénéfices sont renvoyés "au-delà de 5 ans".

Objectifs

Ce projet porte sur l'étude de maladies héréditaires rares qui touchent les nerfs, appelées neuropathies périphériques. Les neurones sont des cellules spécialisées qui transmettent les informations entre le cerveau, la moelle épinière, les muscles et les organes sensoriels. Lorsque ces cellules ne fonctionnent plus correctement, les personnes atteintes développent progressivement une faiblesse musculaire, des difficultés à marcher, une perte de sensibilité des mains et des pieds, ainsi que des troubles de l'équilibre. Certaines formes de ces maladies peuvent également réduire l'espérance de vie. À l'heure actuelle, il n'existe pas de traitement permettant de les guérir ; les soins proposés visent uniquement à limiter les symptômes. Pour comprendre les mécanismes responsables de ces maladies et développer de nouveaux traitements, il est nécessaire de disposer de modèles animaux reproduisant les principales caractéristiques observées chez les patients. Le poisson zèbre est particulièrement adapté à ces études, car son système nerveux présente de nombreuses similitudes avec celui de l'Homme. De plus, ses embryons sont transparents, ce qui permet d'observer directement le développement des neurones et leur fonctionnement au cours du temps. Dans ce projet, nous créerons et maintiendrons des lignées de poissons zèbres portant des modifications génétiques permettant d'étudier le rôle de protéines essentielles au bon fonctionnement des neurones. Ces lignées seront utilisées pour observer l'apparition des anomalies nerveuses et pour reproduire certaines neuropathies humaines. À plus long terme, ces modèles permettront d'identifier de nouvelles cibles thérapeutiques et d'évaluer l'efficacité de futurs candidats médicaments avant leur développement chez l'Homme.

Bénéfices attendus

Ce projet s'inscrit dans une démarche de recherche fondamentale visant à mieux comprendre le rôle des protéines impliquées dans l'organisation et le maintien de l'architecture des neurones, ainsi que leur contribution au développement de neuropathies héréditaires. À plus long terme (au-delà de 5 ans), les connaissances acquises pourraient permettre d'identifier de nouvelles cibles thérapeutiques et contribuer au développement de stratégies de traitement visant à prévenir ou corriger les mécanismes responsables de ces neuropathies.

Procédures

La création et le maintien de lignées de poissons-zèbre implique de pouvoir identifier les animaux transgéniques. Cette procédure d'identification nécessite le prélèvement d’un morceau de tissu de la nageoire caudale du poisson afin d’en extraire l’ADN. Ce prélèvement, d’une durée inférieure à 5 minutes, sera réalisé sous anesthésie une seule fois au cours de la vie de l’animal, à 3 mois. Classiquement, cette technique ne génère pas de dommages ni de mortalité. Il s’agit-là du seul geste invasif qu’auront à subir les poissons zèbres une fois dans leur vie.

Impact sur les animaux

Nous ne nous attendons pas à ce que les protéines étudiées induisent des nuisances dans les lignées transgéniques créées. Seuls les poissons transgéniques portant les mutations retrouvées chez les patients, ont le potentiel de générer des effets indésirables (difficultés de locomotion, sensorielles et déformation du squelette). Ces défauts pourraient induire un stress modéré ainsi qu’un défaut de nage chez ces poissons n’entrainant pas, au vu de la littérature sur les patients, de mortalité. Lors de la création de ces lignées, un certain nombre de poissons zèbres seront amenés à subir un prélèvement de nageoire caudale pour identification qui peut induire du stress et de la douleur. Après le prélèvement, les poissons sont placés en semi-isolement et cela peut induire un stress léger chez les poissons.

Devenir

A l’issue de chaque procédure, les animaux d’intérêt (géniteurs et génitrices en nombre nécessaires) seront conservés jusqu’à leur 18 mois puis mis à mort. Les animaux surnuméraires ou de génotype non intéressant pour l'étude, seront mis à mort dès que les cohortes d'intérêt seront établies.

Remplacement

Le projet vise à acquérir une meilleure compréhension fondamentale des protéines contrôlant l'architecture des neurones. Bien qu'il existe des systèmes d'étude de cellules in vitro, ces modèles sont fortement limités car les neurones ne sont pas matures et ne permettent pas d'étudier complètement les fonctions de ces protéines. Par conséquent, il n'existe actuellement aucun système in vitro qui réponde aux deux critères de complexité et de transparence des tissus, nécessaires pour répondre aux objectifs scientifiques du projet. Cela nous rend dépendants de l'utilisation de systèmes in vivo. Les embryons de poisson zèbre ont un système neuromusculaire similaire à celui de l'homme, avec tous les types de cellules pertinents, qui est déjà fonctionnel au stade larvaire et qui a une transparence tissulaire ce qui en fait un modèle approprié pour répondre à nos questions biologiques. Nous souhaitons établir des lignées poisson-zèbre transgéniques afin de disposer d’outils pour étudier la biologie des neurones.

Réduction

Afin de réduire au maximum le nombre de poissons à élever jusque l’âge de 3 mois, une estimation préalable de l’efficacité des techniques utilisées sera réalisée sur des œufs de poisson zèbre sauvages à 24-48h heures post fécondation. Nous limiterons également au maximum le nombre de poissons zèbres ayant à subir un prélèvement de nageoire caudale pour identification en réalisant les prélèvements par groupe de 16 poissons zèbres. Ainsi, dès lors que le nombre d’animaux nécessaires à la génération des lignées sera obtenu, les prélèvements seront stoppés. Pour le maintien des lignées créées, seul le nombre de poissons zèbres nécessaire au maintien de chaque lignée sera conservé, ce qui correspond à une vingtaine de géniteurs mâles et de génitrices femelles par an et par lignée. L'ensemble de ces dispositions nous permet de réduire au maximum le nombre de poissons utilisés sans compromettre l'obtention de résultats. Étant donné que les poissons générés dans cette DAP sont des animaux reproducteurs, aucun test statistique n'est applicable à ce projet.

Raffinement

Tous les poissons adultes seront élevés en aquarium en conditions d’hébergement standard, avec une surveillance hebdomadaire. Les individus devant subir la procédure d'identification par prélèvement de nageoire caudale seront placés sous anesthésie avant la procédure. Pendant cette procédure, l'exposition à l'anesthésique sera minimisée en effectuant rapidement les manipulations tout en s'assurant que le poisson est suffisamment sédaté pour ne pas sentir les manipulations. Le plus petit morceau de nageoire possible sera prélevé afin de faciliter la cicatrisation et minimiser l’impact de cette procédure sur les animaux. La récupération de l'anesthésie sera étroitement surveillée : si le réveil n'est pas observé dans les 10 minutes, l'animal sera mis à mort pour éviter toute souffrance. Nous réduirons au minimum le temps d'isolement des animaux (72h maximum). Les animaux seront traités par lots de 16 ce qui permet de former des bancs réduisant ainsi le stress des poissons. Les poissons ayant subi la procédure seront surveillés pendant 15 jours soit le temps minimum de cicatrisation afin que tout comportement ou aspect anormal puisse être évalué lors des contrôles de routine effectues par les soigneurs. Des points limites précoces et adaptes aux modèles d'étude ont été définis (points limites d'altération de la morphologie ou de comportement). En cas d'atteinte d'un seuil limite, les poissons seront euthanasiés.

Choix des espèces

Grâce à la grande conservation fonctionnelle de ses gènes avec ceux de l'homme, le poisson zèbre est un modèle idéal pour étudier les fonctions des gènes et des protéines qui sont pertinentes pour la physiologie et la pathologie humaines. Les embryons de poisson zèbre ont un système neuromusculaire similaire à celui de l'homme, avec tous les types de cellules pertinents pour nos questions biologiques. En outre, la transparence des embryons de poisson zèbre permet de suivre des processus dynamiques dans un contexte d'organisme entier à l'aide de techniques non invasives. Les poissons de ce projet seront génotypés/prélèvement d'un bout nageoire à partir de 3 mois de développement pour minimiser les nuisances induites par ce prélèvement et mis en reproduction entre 4 mois et 18 mois. Au-delà, le poisson peut présenter des signes de vieillissement qui pourraient impacter son bien-être.

  • Recherche appliquée
    • Troubles musculosquelettiques
  • Recherche fondamentale
    • Système musculosquelettique
Souris : 2247
Souffrances
▲ -
▲ 2199
▲ 48
▲ -
Devenir
 -
 -
 2151
 96

Sur 2 247 souris, toutes biopsiées à l'oreille entre 7 et 10 jours pour identifier les transgéniques, seules 96 reçoivent des injections, d'Anakinra ou d'une solution témoin. Ces 96 souris d'une lignée qui reproduit la cystinose sont piquées chaque jour sous la peau pendant deux ou six semaines, puis tuées sous anesthésie pour prélever sang, os, moelle osseuse, muscles, foie, crâne et mâchoires. Les procédures impliquent un niveau de souffrance léger à modéré, et le bénéfice reste au conditionnel, des résultats qui "pourraient contribuer" à de futurs essais cliniques. Les 2 151 autres souris nées de l'élevage sur cinq ans sont gardées en vie pour être réutilisées dans d'autres projets.

Objectifs

La cystinose est une maladie génétique rare caractérisée par une accumulation toxique dans les cellules d’un acide aminé, la cystine. Malgré les traitements disponibles, les patients développent fréquemment des complications osseuses et musculaires responsables d'un retard de croissance, d'une fragilité osseuse, de douleurs et d'une diminution de la qualité de vie. Nos récents travaux ont montré des concentrations d’une molécule impliquée dans l’inflammation plus élevées dans le sang des patients (l’interleukine 1 beta ou IL-1β) et une inflammation excessive dans les cellules osseuses atteintes par la maladie qui pourrait participer au développement des atteintes osseuses et musculaires observées chez les patients. Grace à un modèle souris de la cystinose qui recevra des injections d’un médicament qui bloque l’action de l’IL-1β : l’Anakinra, ce projet aura pour objectifs : (1) d’analyser l’inflammation des cellules de la moelle osseuse, (2) d’étudier plus spécifiquement le rôle de l’IL-1β sur l’os et le muscle, et (3) de déterminer si le traitement, déjà utilisé chez l'Homme, permet de corriger les anomalies observées au niveau osseux et musculaire des souris.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de mieux comprendre les mécanismes inflammatoires impliqués dans les complications osseuses et musculaires de la cystinose. Il permettra d'évaluer si l'inhibition de cette inflammation par l'Anakinra améliore les anomalies osseuses et musculaires observées dans cette maladie. Les résultats obtenus pourraient contribuer au développement de nouvelles stratégies thérapeutiques pour les patients atteints de cystinose et soutenir la mise en place future d'essais cliniques utilisant l'Anakinra dans le traitement des atteintes osseuses sévères associées à cette maladie rare.

Procédures

Pour sélectionner les souris transgéniques, un petit morceau de tissu (biopsie) sera prélevé sur toutes les souris du projet à l'âge de 7-10 jours; la durée du geste est de quelques secondes Les animaux recevront quotidiennement une injection sous-cutanée d'Anakinra ou d'une solution témoin. Deux études seront réalisées : - une étude à court terme comprenant une injection quotidienne sur une période de deux semaines ; - une étude à long terme comprenant une injection quotidienne sur une période de six semaines. Chaque injection durera 5 minutes. Les animaux seront observés quotidiennement et pesés deux fois par semaine afin de surveiller leur état de santé et leur bien-être. La durée de cet examen est estimée à moins de 5 minutes par animal. À l'issue de la période expérimentale, les animaux seront anesthésiés profondément (injection de moins de 5 minutes) puis mis à mort. Du sang, puis différents organes et tissus (os, moelle osseuse, muscles, foie, crâne et mâchoires) seront prélevés pour les analyses prévues.

Impact sur les animaux

Les principaux effets indésirables attendus sont liés : - légère douleur de courte durée lors de la biopsie de pina de l’oreille. - risque de saignement associé très faible. - léger stress lié à la contention des nouveau-nés. - à la contention nécessaire lors des injections ; - à une légère douleur transitoire lors de l'injection sous-cutanée ; - à une éventuelle réaction locale au point d'injection (rougeur ou léger gonflement) ; - au stress associé aux manipulations répétées.

Devenir

Les 96 animaux de la procédure 2, qui recevront les injections seront mis à mort. Cette décision est nécessaire pour permettre la collecte du sang, des os, de la moelle osseuse, des muscles, du foie et d'autres tissus indispensables à la réalisation des analyses cellulaires, moléculaires et morphologiques prévues dans le projet. Les 2151 autres animaux générés dans l'élevage sur 5 ans seront gardés en vie et réutilisés dans d'autres projets.

Remplacement

La cystinose est une maladie globale impliquant des interactions complexes entre plusieurs organes, notamment le système immunitaire, l'os, le muscle et le rein. Les mécanismes étudiés dans ce projet ne peuvent pas être reproduits de manière satisfaisante à l'aide de modèles cellulaires ou d'autres méthodes alternatives actuellement disponibles. Le recours à un modèle animal est donc indispensable pour étudier l'effet global de l'inflammation sur l'organisme et évaluer l'efficacité potentielle d'un traitement. De plus, le projet bénéficie des études précédentes portant sur le médicament testé, études ayant permis de démontrer son innocuité et de définir les voies d'administration et les doses appropriées.

Réduction

Le nombre d'animaux a été déterminé afin d'obtenir des résultats scientifiquement robustes tout en limitant au maximum leur utilisation. Les mêmes animaux seront utilisés pour plusieurs analyses complémentaires (imagerie osseuse, analyses cellulaires, analyses moléculaires et dosages biologiques), ce qui permet de maximiser les données obtenues à partir de chaque individu.

Raffinement

Les animaux seront habitués aux manipulations afin de réduire le stress lié aux injections répétées. Des critères d'arrêt prédéfinis permettront de retirer rapidement un animal de l'étude si son état de santé se dégrade. La durée du projet est limitée dans le temps à 6 semaines et à l’utilisation des animaux jusqu'à l'âge de 3 mois afin d'éviter une aggravation des symptômes. Un analgésique sera administré en fin de procédure, avant une mise à mort sous anesthésie générale.

Choix des espèces

La souris est le seul modèle animal disponible reproduisant les principales caractéristiques biologiques de la cystinose. Ce modèle est largement utilisé dans l'étude de cette maladie rare et a déjà permis d'identifier plusieurs anomalies osseuses et inflammatoires pertinentes pour la compréhension de la maladie humaine. Les animaux seront inclus à partir de l'âge de quatre semaines, période à laquelle les premières anomalies osseuses ont été décrites. Cette stratégie permet d'étudier les mécanismes précoces de la maladie avant l'apparition de manifestations plus tardives susceptibles d'altérer le bien-être des animaux. Les analyses seront réalisées après deux ou six semaines de traitement afin d'évaluer les effets à court et à long terme du blocage de l’IL-1β sur les atteintes osseuses et musculaires.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Rats : 360
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 360
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 360

Ce projet sert à mettre au point des vecteurs viraux, outils de stimulation lumineuse ou chimique des neurones, que l'équipe emploiera ensuite dans d'autres projets financés. 360 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue pour l'analyse de leur cerveau, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chacun subit une chirurgie d'une heure à une heure et demie pour l'injection d'un vecteur dans le cerveau, avec une douleur postopératoire et une inflammation locale possibles. Le porteur justifie le choix du rat par l'étude de l'auto-administration de cocaïne, de l'abstinence et de la recherche de drogue, alors que la seule procédure décrite est cette chirurgie suivie de la mise à mort.

Objectifs

L’objectif de ce projet est de déterminer et valider les conditions d’utilisation de vecteurs viraux permettant d'activer ou d'inhiber l'activité des cellules nerveuses spécifiques chez le rat. Pour chaque outil viral, les conditions permettant d’obtenir une expression spécifique, reproductible et fonctionnelle seront recherchées. La spécificité et les niveaux d’expression seront évalués par immunohistochimie, tandis que la fonctionnalité des outils sera vérifiée par des enregistrements électrophysiologiques sur tranches. Cette phase permettra de sélectionner les conditions d’utilisation répondant aux critères de validation prédéfinis. Les outils ainsi validés pourront ensuite être utilisés dans les expériences prévues dans les projets de recherche de l’équipe.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de valider les conditions d’utilisation des outils viraux nécessaires aux approches de stimulation lumineuse des neurones et de modification temporaire de l'activité neuronale par une molécule spécifique prévues dans les projets scientifiques financés lors d'appels à projet compétitifs. Il permettra d’identifier, pour chaque approche, les outils et paramètres expérimentaux offrant une expression spécifique, reproductible et fonctionnelle, garantissant ainsi la robustesse et la fiabilité des expériences ultérieures. Cette validation préalable évitera de reproduire une phase exploratoire de mise au point dans chaque projet de recherche. Elle contribuera ainsi à la réduction globale du nombre d’animaux utilisés en limitant la répétition d’essais de mise au point dans plusieurs projets distincts.

Procédures

Sur animaux anesthésiés : chirurgie unique d’injection d’un vecteur viral permettant une modulation cérébrale (durée : 60 à 90 minutes maximum par animal).

Impact sur les animaux

Les nuisances attendues pour ce projet sont : •Chirurgie intracérébrale : inconfort transitoire au réveil et douleur post-opératoire, minorés par une prise en charge analgésique adaptée. •Vecteurs viraux (AAV) : Les vecteurs AAV utilisés sont non réplicatifs et aucun effet indésirable spécifique n'est attendu aux doses administrées, en dehors de la réaction inflammatoire locale transitoire susceptible d'accompagner toute injection intracérébrale.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mis à mort par une méthode règlementaire afin de réaliser des prélèvements et analyse des cerveaux.

Remplacement

Ce projet est consacré à la validation méthodologique d’outils viraux destinés à moduler spécifiquement des populations neuronales, en termes de spécificité et de niveau d’expression virale ainsi que d’efficacité fonctionnelle. Cette validation nécessite des réseaux neuronaux intacts afin d’évaluer, après administration des vecteurs viraux dans le cerveau d’animaux vivants, l’expression des protéines dans les populations ciblées par immunohistochimie et leur capacité à moduler l’activité neuronale par électrophysiologie sur tranches de cerveau. L’utilisation d’animaux vivants est nécessaire pour prendre en compte les interactions entre les différents types cellulaires et au sein des circuits neuronaux, ainsi que les caractéristiques de la transduction dans un cerveau intact. Les modèles in vitro ou in silico ne permettent pas actuellement de reproduire l’ensemble des paramètres nécessaires à cette validation, notamment la diffusion des vecteurs dans le parenchyme cérébral, leur tropisme cellulaire, l’efficacité de transduction après injection stéréotaxique et le niveau réel d’expression des protéines dans les populations neuronales ciblées. L’utilisation d’animaux vivants reste donc indispensable pour valider ces outils avant leur utilisation dans les projets de recherche ultérieurs.

Réduction

Le principe de réduction a été pris en compte dès la conception du projet. Une approche progressive sera mise en œuvre pour la validation des différents outils viraux. Les vecteurs et leurs concentrations seront évalués successivement. Les analyses d’imagerie seront réalisées en premier et les expériences d’électrophysiologie ex vivo ne seront engagées que pour les conditions présentant une expression satisfaisante. Dès qu’un vecteur et une concentration répondront aux critères prédéfinis de validation (niveau d’expression, spécificité cellulaire et fonctionnalité), les autres conditions prévues pour cet outil ne seront pas testées. Les effectifs seront limités au minimum compatible avec les objectifs du projet, avec un maximum de 6 animaux par condition expérimentale, afin de tenir compte de la variabilité interindividuelle et d’obtenir suffisamment de neurones exploitables pour les analyses. La validation sera réalisée dans un premier temps chez les mâles ; seules les conditions optimales retenues seront ensuite confirmées chez les femelles. Cette stratégie évite ainsi de tester dans les deux sexes des conditions ne répondant pas aux critères de validation et limite le nombre total d’animaux utilisés. Si les conditions retenues ne produisent pas d’effets similaires chez les femelles, une nouvelle DAP sera déposée pour optimiser les outils dans ce sexe.

Raffinement

Le bien-être des animaux sera pris en compte à chaque étape du projet. Deux grilles de suivi dédiées seront utilisées : une grille de surveillance post-opératoire pendant la récupération après chirurgie et une grille de suivi de routine lors des contrôles hebdomadaires pendant la période d’expression des vecteurs viraux. Elles permettront d’évaluer des points limites gradés à partir d’indicateurs tels que la perte de poids, l’état général, les sutures, la zone opératoire et le comportement, et de définir les mesures d’intervention ou d’arrêt appropriées. Tout animal atteignant un point limite nécessitant une intervention sera pris en charge sans délai. Les animaux seront hébergés à deux par cage dans des conditions contrôlées et bénéficieront d’un enrichissement adapté (matériel à ronger et tunnel). Les procédures débuteront après au moins 10 jours d’acclimatation, avec une habituation progressive aux manipulations afin de limiter le stress. Les chirurgies seront réalisées sous anesthésie générale avec analgésie adaptée et anesthésie locale avant incision. La température corporelle sera maintenue pendant l’intervention et une surveillance renforcée sera assurée en période post-opératoire afin de détecter précocement tout signe d’inconfort ou de complication et de favoriser une récupération optimale.

Choix des espèces

Le rat est une espèce de référence pour l’étude des mécanismes neurobiologiques de l’addiction. Il présente des réponses comportementales adaptées à l’étude de l’auto-administration de cocaïne, de l’abstinence et des comportements de recherche de drogue. Les animaux seront utilisés à l’âge adulte, stade permettant la réalisation des procédures expérimentales et l’évaluation des comportements d’auto-administration, d’abstinence et de recherche de drogue. Le choix de ce stade est également adapté aux procédures chirurgicales et aux analyses neurobiologiques prévues dans le projet.

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Souris : 164
Souffrances
▲ -
▲ 56
▲ 108
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 164

164 souris mâles et femelles vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, après vingt semaines d'un régime riche en graisse et en cholestérol. Elles reçoivent cinq injections dans l'abdomen d'une molécule qui supprime un récepteur aux lipides, onze prises de sang à la queue, puis cinq autres après un jeûne de 16 heures et un gavage à l'huile d'olive, ainsi que deux échographies cardiaques sous anesthésie. Le projet mesure le rôle de ce récepteur dans la formation des plaques d'athérome, et le bénéfice annoncé tient en une phrase. Des cultures de cellules immunitaires ont déjà servi au laboratoire, mais le porteur écrit que "nous sommes obligés de passer par un modèle in vivo".

Objectifs

L’accumulation de plaques riches en gras au niveau des artères (plaques d’athérome) et l’inflammation chronique accélèrent le vieillissement cardiovasculaire et contribuent à la mortalité et à la morbidité en France. Nous avons récemment observé que l’inflammation modifie la quantité d'un récepteur au gras dans les cellules immunitaires des vaisseaux. Notre objectif est d’induire la formation des plaques d’athérome chez la souris dépourvue de ce récepteur afin de mieux comprendre le rôle de ce dernier dans les mécanismes de la maladie qui sera induite par un régime riche en graisse de 20 semaines.

Bénéfices attendus

La réussite de cette étude permettra de déterminer l’implication du récepteur des lipides dans le processus d'inflammation et le développement de maladies cardiovasculaires.

Procédures

Les 5 injections au niveau ventral de 5 secondes de la molécule permettant de supprimer le récepteur ou du contrôle. Les 11 prises de sang à la veine de la queue de 10 secondes pour le contrôle de l’évolution de la santé de l’animal (1 toutes les 2 semaines). Le gavage (avec de l'huile d'olive) de 15 secondes, suivi de 5 prises de sang au niveau de la veine de la queue de 10 secondes. Les 2 imageries cardiaques (imagerie non invasive) sous anesthésie en début et en fin de régime d’environ 30 minutes.

Impact sur les animaux

Douleur comme une piqure d’aiguille, répétées lors des administrations intrapéritonéales sur l'animal vigile, qui peuvent induire une petite inflammation sur le site d'injection. Stress liés aux prises de sang à la veine caudale. Faim liée à la mise à jeun pendant 16h. Gavage à l’huile d’olive peut provoquer une gêne et un stress, malgré l’expérience des utilisateurs il existe toujours un risque de fausse route sur le geste qui sera réalisé avec précaution sur chaque animal. Diminution de la fréquence cardiaque lors des échographies sous anesthésie. Stress liés à la mise en contention.

Devenir

Tous les animaux sont mis à mort à la fin de l’étude puisque différents organes seront récupérés, notamment les artères afin d'étudier le développement de plaques d'athérome et le sang pour des études de la santé de l’animal. L'animal est inconscient lors de sa mise à mort.

Remplacement

De précédentes études sur le rôle du récepteur ont déjà été réalisées in vitro au laboratoire sur des modèles cellulaires de cellules immunitaires notamment une observation des caractéristiques et du fonctionnement des cellules de ces derniers. Cependant, pour étudier l'effet de la formation de dépôts lipidiques, de plaques d’athérome au niveau de l’aorte et l’inflammation associée sur le système cardiovasculaire lorsque le récepteur des lipides est diminué, nous sommes obligés de passer par un modèle in vivo. Le remplacement dans ce cas n'est pas possible.

Réduction

Toutes les mesures seront réalisées sur chaque animal, ce qui en réduit le nombre. De plus le nombre de souris nécessaires a été calculé pour permettre les analyses statistiques à postériori. Par expérience, le développement des plaques d'athérome dépend du type animalerie et du sexe (plus rapide chez les femelles). Ces analyses statistiques seront donc faites sur les groupes mâles et sur les groupes femelles séparément. Au total 164 animaux seront utilisés sur ce projet.

Raffinement

Les souris seront hébergées en groupe avec de l’enrichissement. Les souris sont surveillées très régulièrement (prise de poids, zone d'injection). Une anesthésie gazeuse sera pratiquée pendant l’échographie des vaisseaux et du cœur et du gel ophtalmique est déposé sur les yeux pour éviter le dessèchement. Un anesthésique local est appliqué avant chaque prise de sang à la queue. La mise en place de points limites est adaptée à chaque étape de la procédure.

Choix des espèces

Les souris qui seront utilisées et mises sur régime riche en graisse développeront une obésité proche de celle de l’homme. Des souris adultes mâles et femelles de 8 semaines seront utilisées pour la réalisation de ce projet, âge où elles seront injectées avec une molécule permettant la suppression du récepteur solubilisée dans de l’huile ou d’huile seule (contrôle), puis ces mêmes souris seront soumises à l'âge de 12 semaines, âge où l'appareil vasculaire à atteint sa pleine maturité, à un régime riche en lipides et en cholestérol pendant 20 semaines.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
Rats : 240
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 240
▲ -
Devenir
 -
 -
 64
 176

64 rats, dont le porteur prévoit qu'ils ne présenteront pas le comportement attendu, seront exclus de l'expérience et pourront être réutilisés dans d'autres projets. Les 176 autres rats, sur 240, sont tués à l'issue sous anesthésie profonde pour l'analyse de leur cerveau, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils subissent une chirurgie cérébrale d'une heure, puis vingt jours d'injections quotidiennes d'un médicament connu pour provoquer des comportements impulsifs, et pour l'une des procédures trente sessions d'évaluation de 45 minutes, avec hébergement individuel et restriction alimentaire. Le porteur ne nomme pas les tests qui mesurent cette impulsivité.

Objectifs

Ce projet vise à mieux comprendre comment une petite molécule naturellement présente dans l’organisme appelée microARN et qui régule l’expression de certains gènes, peut influencer certains comportements impulsifs lorsque le fonctionnement du cerveau est modifié par un traitement médicamenteux (dont un des effets secondaires est justement d’induire des comportements impulsifs et des addictions comportementales). L’objectif est de vérifier si réduire l'activité de cette molécule de façon ciblée dans une zone cérébrale impliquée dans la motivation et la prise de décision permet de réduire ces comportements impulsifs sans perturber le fonctionnement normal.

Bénéfices attendus

Ce projet pourrait permettre de mieux comprendre les mécanismes biologiques impliqués dans certains troubles du contrôle du comportement et d’ouvrir la voie à de nouvelles approches thérapeutiques plus ciblées et efficaces. À plus long terme, les résultats pourraient contribuer à améliorer l’identification des personnes à risque ainsi que la prise en charge de troubles encore mal compris et pour lesquels les traitements actuels restent insuffisants.

Procédures

Les animaux seront soumis à une intervention chirurgicale ciblée sur une région cérébrale sous anesthésie générale, d'une durée d'environ une heure. Après minimum 2 semaines de récupération, ils recevront des injections quotidiennes pendant 20 jours d’un traitement médicamenteux connu pour induire des comportements impulsifs. Pour une des procédures, 30 sessions d'évaluation comportementale répétées d'environ 45 minutes seront également réalisées, avant chirurgie et après traitement médicamenteux, avec la nécéssité d'un hébergement individuel et d'une restriction alimentaire. À l'issue de l'étude, les animaux seront mis à mort sous anesthésie profonde pour analyse des tissus.

Impact sur les animaux

Les principaux effets indésirables attendus sont liés à la chirurgie au niveau cérébral, pouvant entraîner un inconfort transitoire malgré l'anesthésie et la prise en charge de la douleur. Les injections répétées pendant plusieurs semaines peuvent également générer un stress, ainsi que les évaluations comportementales répétées associées à un hébergement individuel et à la restriction alimentaire.

Devenir

Il est établi que dans une de nos procédures, la moitié des animaux (64 rats) ne présentera pas le comportement attendu et ils devront être exclus de la suite de l'expérience et pourront être ré utilisés. Le reste des animaux sera mis à mort à l'issue de l'étude pour permettre l'analyse des tissus cérébraux. Cette étape est indispensable pour vérifier que le traitement a bien atteint la région cérébrale ciblée et pour mesurer les modifications biologiques attendues.

Remplacement

Le recours à l'expérimentation animale est indispensable pour évaluer l'efficacité d'une nouvelle approche thérapeutique sur un comportement complexe impliquant des circuits cérébraux qui ne peuvent être reproduits par des méthodes alternatives. Cependant, avant toute expérimentation chez l'animal, l'efficacité du traitement sera validée sur des cellules en culture afin de vérifier son action biologique et d'optimiser les paramètres expérimentaux. Cette validation préalable permet de limiter le nombre d'animaux en ne passant aux tests sur eux uniquement après confirmation de l'activité du traitement au niveau cellulaire.

Réduction

Le nombre d'animaux a été déterminé sur la base d'études préalables utilisant les mêmes approches expérimentales, ainsi qu'en prenant en compte les analyses statistiques qui seront utilisées, afin de garantir des résultats exploitables tout en limitant l'effectif au strict minimum nécessaire. Le plan expérimental maximise l'information obtenue à partir de chaque animal en combinant plusieurs mesures complémentaires sur les mêmes individus : évaluation comportementale, analyse des tissus et moléculaire. Cette approche intégrée réduit considérablement le nombre total d'animaux par rapport à des études séparées et l'analyse statistique prévue prendra également en compte un effet potentiel du sexe, tout en évitant de devoir doubler les groupes.

Raffinement

Les animaux seront habitués à la manipulation pour réduire le stress. L'intervention chirurgicale sera réalisée sous anesthésie générale avec prise en charge de la douleur par anesthésie locale, et un traitement antalgique complémentaire sera administré en post-opératoire. Une surveillance rapprochée permettra de détecter tout signe d'inconfort. Pour les injections, les sites d'injection seront alternés. Un suivi quotidien incluant observation et pesée régulière sera assuré et des points limites basés sur des signes significatifs seront utilisés, afin d'évaluer l'état général de chaque animal et de prendre le plus rapidement possible des mesures nécessaires pour préserver leur bien-être. Dans le cas d'un hébergement individuel, l'effet de l'isolement sera limité par l'utilisation de cages ouvertes permettant des échanges olfactifs et sonores entre congénères, des objets différents mis dans les cages pour enrichir le milieu, ainsi qu'une manipulation quotidienne des rats.

Choix des espèces

Le rat adulte constitue le modèle de référence pour l'étude des comportements impulsifs, car il présente une organisation cérébrale et des circuits neuronaux similaires à ceux observés chez l'humain. Ce modèle validé permet une évaluation fiable et reproductible. L'utilisation d'animaux adultes est nécessaire car les circuits cérébraux et les comportements étudiés ne sont pleinement matures qu'à l'âge adulte, permettant le transfert potentiel de ses connaissance à l'homme. Les données préliminaires ayant identifié le mécanisme biologique ont également été obtenues chez le rat adulte, justifiant la poursuite de l’utilisation de ce modèle animal.

  • Formation professionnelle
  • Recherche appliquée
    • Troubles sensoriels
  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Souris : 320
Rats : 240
Cochons d'Inde : 120
Cochons : 288
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 932
▲ 36
Devenir
 -
 -
 -
 968

Les essais de pansements, crèmes et sutures menés ici sont des tests demandés par un donneur d'ordre pour obtenir une autorisation de mise sur le marché. 320 souris, 240 rats, 120 cobayes et 288 cochons, 968 au total, vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. Chacun subit une chirurgie de 30 minutes à 3 heures pour créer des plaies, puis des changements de pansements avec ou sans anesthésie selon l'espèce, et l'échec d'un produit peut laisser une plaie mal cicatrisée ou infectée. Sur le remplacement, le porteur affirme seulement que leur utilisation "est requise dans la réglementation" et qu'il n'existe "pas de méthode alternative" pour évaluer ces produits.

Objectifs

Ce projet vise à évaluer la tolérance (ou sécurité) ainsi que la performance (ou efficacité) des produits de santé en cicatrisation (exemple : pansements, crèmes, sutures...). Ces produits destinés à être mis en contact avec le corps humain doivent être préalablement testés pour garantir le bon rétablissement des patients après chirurgie, et pour garantir leur efficacité lors de l'utilisation clinique. La réglementation exige de prouver l'efficacité des produits de santé et de réduire au minimum le risque de réactions indésirables avant de proposer un produit sur le marché. Compte-tenu de la complexité des mécanismes de régulation d'un organisme vivant, le recours au modèle animal est nécessaire pour répondre aux objectifs du projet.

Bénéfices attendus

Ce projet permet d'obtenir dans différents modèles animaux des données de performance et/ou de tolérance des produits de santé en cicatrisation. Ainsi, il est possible d'étudier ces produits en vue de répondre aux exigences des autorités réglementaires dans l'obtention d'une autorisation de mise sur le marché, élargissant l’offre et améliorant ainsi les chances de guérison et le confort des patients humains traités.

Procédures

Pour l'ensemble des procédures, tous les animaux seront soumis à une intervention chirurgicale afin de créer les plaies et y appliquer le dispositif médical à tester (cette intervention chirurgicale peut durer entre 30 minutes et 3h). Cette intervention a toujours lieu sous anesthésie générale (chimique et/ou gazeuse) et analgésie. Des prélèvements sanguins peuvent être réalisés en cours d'étude. Ceux-ci pourront se faire sous anesthésie ou non, selon le contexte de réalisation de cet acte (en cours de chirurgie, pendant le temps de l’étude ou juste avant l’euthanasie des animaux en fin d’étude). Des observations des plaies et des changes de pansements auront régulièrement lieu, avec ou sans anesthésie selon les espèces. Plus rarement, des biopsies pourront également avoir lieu sous anesthésie générale si nécessaire.

Impact sur les animaux

Les nuisances ou effets indésirables pouvant survenir chez les animaux sont, selon les procédures, les suivants : - douleur et stress liés à la chirurgie, contrôlés par la prise d’analgésique (morphinique) et par la réalisation d’une anesthésie générale. Un suivi a minima quotidien des animaux permet de détecter les signes de douleur et d’adapter le traitement analgésique en conséquence pour diminuer autant que possible ces nuisances. - mauvaise cicatrisation / infection des plaies liée à un article test ne fonctionnant pas comme prévu. - présence d’un pansement secondaire pour protéger les plaies et les articles appliqués ainsi que les risques d’infection. L’intégrité de ce pansement secondaire est vérifiée quotidiennement et peut éventuellement gêner l’animal. - perte de poids ou d’appétit liée aux effets de l’anesthésie et/ou de la chirurgie, pendant quelques jours, contrôlée par le suivi quotidien du transit et/ou de l’alimentation et la mise en place de mesures de soutien, jusqu’à la reprise d’un comportement alimentaire normal et spontané. Les mesures mises en place peuvent être par exemple : mise à disposition d’aliments plus appétant (friandises), distribution d’un aliment de convalescence (prise spontanée ou assistée) ...

Devenir

Pour répondre aux objectifs de chacune des procédures du projet, des observations post-mortem sont nécessaires. En effet, la sécurité des produits est évaluée en observant la réaction des tissus au contact du dispositif à tester, et ceci se fait par prélèvements des tissus et organes entourant le produit, afin de réaliser des analyses microscopiques (histologie notamment, qui est la meilleure méthode d'évaluation des effets locaux induit par un produit étranger à l'organisme, comme l'inflammation par exemple). De même la performance peut, elle aussi, être évaluée par des tests spécifiques sur les organes et le dispositif prélevé ou sur les plaies elles-mêmes via des analyses microbiologiques. En raison des objectifs des procédures de ce projet, il n'est pas possible de maintenir en vie les animaux utilisés.

Remplacement

L’utilisation d’animaux est requise dans la réglementation. A ce jour, il n'existe pas de méthode alternative permettant d’évaluer la performance et la tolérance locale des produits de santé en cicatrisation.

Réduction

Le donneur d'ordre demandant la réalisation de ces tests s'engage à ne pas faire renouveler à l'identique un essai déjà mené précédemment. Par ailleurs pour réduire le nombre d'animaux inclus en étude, il est possible d'utiliser un même groupe "contrôle" (produit dont l'effet est déjà connu), pour plusieurs groupes "test". Les études de screening précédemment citées permettent également de sélectionner un produit test qui présente le plus d'intérêts à être développé, réduisant de ce fait le nombre de tests sur des produits ayant un intérêt moindre. Les études dites "pilotes" sur quelques animaux seulement, peuvent aussi servir à orienter les choix de poursuite de développement d'un produit ou le choix du modèle expérimental le plus approprié (matériel ou abord chirurgical le plus adéquat…), avant d'entamer les études réglementaires à plus grande échelle et devant répondre aux normes en vigueur pour l'élaboration du dossier pour la mise sur le marché (nombre d'animaux minimum, durée de mise en contact minimum, etc).

Raffinement

Des mesures sont mises en place pour limiter : - Le stress des animaux : une période d’acclimatation pendant laquelle ils ne subissent aucune manipulation non indispensable est réalisée à leur arrivée dans l’établissement utilisateur. Ensuite, et avant la chirurgie, une période d’habituation aux actes spécifiques est réalisée si nécessaire pour réduire l’aspect anxiogène de ces manipulations. Des enrichissements sont présents dans l’environnement des animaux (en fonction de l'espèce : jouets, éléments de nidification…), et ces mesures sont renforcées en phase post-opératoire (ajout d’enrichissements alimentaires…) - La douleur des animaux : la chirurgie est réalisée sous anesthésie et analgésie (à base de morphiniques). En phase post-opératoire, ces suivis sont renforcés et des soins post-opératoires spécifiques peuvent être mis en place (surveillance et éventuellement réfection additionnelle des pansements (en plus de ceux prévus les jours de lecture), nettoyage des plaies à chaque réfection de pansement, prolongation du traitement analgésique post-opératoire). La douleur liée aux prises de sang éventuelle peut être maitrisée par la réalisation de la prise de sang sous anesthésie générale (injectable et/ou volatile, lors d'une phase de chirurgie par exemple), ou locale, ou encore sous sédation légère.

Choix des espèces

L’espèce animale choisie est définie en fonction des attentes du test et les similarités avec l’homme : - Structure de la peau et processus de cicatrisation similaires chez les porcins. - Plus d’exsudation des plaies chez les porcins que chez les rongeurs. - Processus normal de cicatrisation des rongeurs par contraction, comme certains types de plaies chez l’Homme (par exemple, plaies de brulures) - Lorsqu’un phénotype/génotype diabétique est nécessaire pour une étude, les espèces de petite taille, telles que les rats et les souris, sont privilégiées car ces lignées sont plus facilement générées et maintenues. - Les petits animaux (rat, souris, cobayes) sont souvent utilisés pour des raisons de facilité d’utilisation (actes techniques plus facilement réalisables car animaux moins lourds, hébergement de plus petite taille). Les critères pris en considération dans le choix du stade de développement sont les suivants : 1.Suivi des recommandations des textes de référence Le stade de développement est exprimé en âge ou en poids. Dans la plupart des cas, l’utilisation d’animaux adultes est recommandée. 2.Propriétés intrinsèques du produit à tester En l’absence de recommandation particulière dans le(s) texte(s) de référence et si la nature du produit le requière, le stade de développement est pertinemment sélectionné. En l’absence d’exigence particulière, l’utilisation d’animaux au stade adulte est privilégiée. 3.Cas particulier des porcs Pas de recommandation spécifique réglementaire d’où choix d’utiliser des porcs domestiques en croissance (âgés d’au moins 8 semaines). Etant donné les conditions d’hébergement, le comportement social et la manipulation des animaux, l’utilisation de porcs en croissance est la plus appropriée dans ce projet.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système immunitaire
Souris : 1668
Souffrances
▲ -
▲ 180
▲ 1488
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 1668

Neuf séances d'imagerie sous anesthésie, jusqu'à onze prises de sang, une chirurgie d'une demi-heure suivie d'injections d'analgésiques toutes les 8 à 12 heures : 1 668 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, toutes tuées à l'issue. Le projet doit tester un vaccin thérapeutique contre l'hépatite B chronique et le cancer du foie qui en découle. Une infection chronique par le virus de l'hépatite B est imposée aux souris, et une partie reçoit des cellules tumorales hépatiques. Le porteur écrit que l'infection chronique et les injections de vecteurs viraux "n'induisent aucune nuisance ni effet indésirable chez la souris", et décrit dans le même paragraphe une croissance tumorale qui peut réduire leur activité et altérer leur alimentation.

Objectifs

Ce projet a pour objectif de mettre au point une approche thérapeutique innovante contre l'infection chronique par le virus de l'hépatite B (VHB) et le cancer du foie qui en découle, en stimulant les défenses immunitaires naturelles de l'organisme. Actuellement, les traitements disponibles ne permettent qu’une amélioration temporaire. L’idée est d’utiliser un vaccin thérapeutique pour aider le système immunitaire à reconnaître et éliminer à la fois les cellules infectées et les cellules cancéreuses. En effet, chez les patients atteints d'une infection chronique due au VHB, on observe que la majorité des tumeurs hépatiques qui se développent expriment des fragments de protéines virales. Le vaccin sera conçu pour cibler ces séquences virales, permettant ainsi au système immunitaire de détruire spécifiquement toute cellule qui les expriment. Ce projet définira les compositions vaccinales les plus efficaces à contrôler l'infection chronique et à réduire ou éliminer des tumeurs hépatiques. Ensuite, leur association avec les traitements anticancéreux existants sera explorée. L’objectif final est de réduire la morbidité et la mortalité liées à cette pathologie.

Bénéfices attendus

Ce projet devrait fournir des preuves de principe sur l’efficacité d’une vaccination thérapeutique ciblant à la fois une infection virale chronique et le cancer du foie associé. Si le vaccin thérapeutique se révèle capable d'éliminer les cellules infectées, cette approche pourrait réduire significativement le nombre de porteurs chroniques et, par conséquent, prévenir l’émergence de cancers du foie associés à cette maladie. De plus, si ce vaccin permet également de cibler et d’éliminer les tumeurs hépatiques, il représenterait une avancée majeure pour les patients actuellement sans solution thérapeutique satisfaisante. À plus long terme, en cas de résultats prometteurs, cette stratégie pourrait être adaptée pour une application clinique chez l’homme, offrant ainsi de nouvelles perspectives thérapeutiques. Par ailleurs, l’analyse des réponses immunitaires générées par cette approche, qu’elles soient suffisantes ou non, permettra d’identifier les mécanismes clés impliqués dans le contrôle des maladies chroniques et le traitement des tumeurs. Ces connaissances fondamentales pourraient ainsi ouvrir des perspectives pour le développement de traitements plus efficaces contre d’autres pathologies similaires.

Procédures

Procédure 1 : - Injection sous-cutanée sur animaux vigiles (quelques secondes): 1x - Injection sous-cutanée sur animaux anesthésiés (quelques secondes): 1x - Chirurgie sous anesthésie gazeuse (environ 1/2h): 1x - Injection d’analgésiques (20-30 secondes/souris) toutes les 8-12h jusqu’à disparition des symptômes de douleurs - Injection intraveineuse sur animaux anesthésiés (quelques secondes) pour un suivi en imagerie sous anesthésie gazeuse (3-15min/souris): 9x Procédure 2 : - Injection intraveineuse sur animaux vigiles (quelques secondes) : 2x - Injections intramusculaires sur animaux vigiles (quelques secondes): 1 ou 2x - Prélèvements de sang sur animaux vigiles (quelques secondes): 9x Procédures 3 et 4 : - Injection intraveineuse sur animaux vigiles (quelques secondes) : 2x - Prélèvements de sang sur animaux vigiles (quelques secondes): 11x - Injection intramusculaire sur animaux vigiles (quelques secondes): 1 ou 2x - Injection sous-cutanée sur animaux vigiles (quelques secondes): 1x - Injection sous-cutanée sur animaux anesthésiés (quelques secondes): 1x - Chirurgie sous anesthésie gazeuse (environ 1/2h): 1x - Injection d’analgésiques (20-30 secondes/souris) toutes les 8-12h jusqu’à disparition des symptômes de douleurs - Injection intraveineuse sur animaux anesthésiés (quelques secondes) pour un suivi en imagerie sous anesthésie gazeuse (3-15min/souris): 9x Procédure 4 : - Injections intrapéritonéales sur animaux vigiles (quelques secondes): 4x

Impact sur les animaux

Les animaux pourront éprouver des désagréments liés aux injections et aux prélèvements sanguins répétés, notamment une douleur légère et passagère au point de ponction, ainsi qu’un stress de contention. D’après nos expériences antérieures, l’infection chronique par le virus de l’hépatite B ainsi que les injections de vecteurs viraux n’induisent aucune nuisance ni effet indésirable chez la souris. L’administration de substances immunomodulatrices peut provoquer des réactions inflammatoires, locales ou générales, avec fatigue, poils hérissés ou perte d’appétit transitoire. En revanche, la chirurgie expose l’animal à une douleur post-opératoire modérée de 2 à 3 jours contrôlée par les médicaments antalgiques. Par ailleurs, la croissance tumorale hépatique, bien que généralement tolérée, peut, dans certains cas, provoquer une diminution de l’activité physique et altérer la capacité d’alimentation des animaux.

Devenir

À l’issue de chaque procédure, tous les animaux seront mis à mort. Ils ne pourront pas être réutilisés, replacés ni adoptés car ils auront été exposés à des vecteurs viraux, à des cellules tumorales et à des traitements expérimentaux qui modifient durablement leur système immunitaire et leur état de santé. La mise à mort aura lieu à la fin du protocole ou dès qu’un critère de souffrance sera atteint, afin d’éviter toute douleur prolongée.

Remplacement

A ce jour, aucune méthode alternative ne permet de reproduire l’ensemble des interactions entre un virus persistant, une tumeur hépatique et le système immunitaire dans un organisme complet. Les modèles cellulaires ou informatiques ne peuvent simuler les mécanismes de défense complexes et la progression tumorale dans un foie infecté. Le modèle rongeur, bien caractérisé et proche de l’homme pour de nombreuses fonctions immunitaires, constitue le choix le plus pertinent. C'est une étape indispensable pour valider le concept avant une éventuelle application clinique chez l’homme. Elle vient compléter les études réalisées in vitro et permet d’obtenir des données essentielles pour garantir à la fois la sécurité et l’efficacité de l’approche proposée.

Réduction

Afin de limiter au maximum le nombre d’animaux utilisés, ce projet s’appuie sur des optimisations préalables. Les protocoles de vaccination ont été affinés lors d’études antérieures, permettant de définir les schémas les plus efficaces. Les vecteurs utilisés ont déjà fait l’objet de validations préliminaires, garantissant leur capacité à induire une réponse immunitaire ciblée. Des mesures supplémentaires réduisent la variabilité : utilisation d’animaux d’âge similaire, répartition aléatoire des traitements entre les cages pour éviter les biais, et ajustement possible du nombre d’animaux si la variabilité observée est inférieure à celle estimée. Le nombre d’animaux a été défini après une analyse statistique rigoureuse visant à détecter des effets marqués avec une puissance de 80 % et un risque d’erreur de 5 %. Les effectifs par groupe tiennent compte des pertes attendues dues au non-développement des tumeurs ou à l’absence d’infection chronique. Les répétitions ne sont réalisées qu’en cas de nécessité biologique ou technique. Les étapes du projet sont conçues de manière progressive : si une étape ne donne pas de résultats favorables, les étapes suivantes ne sont pas engagées, ce qui permet d’éviter l’utilisation d’animaux superflus. Les données issues de chaque animal seront exploitées de façon maximale, en combinant les analyses du sang, du foie, de la rate et des tumeurs.

Raffinement

Tous les gestes susceptibles de provoquer de la douleur seront réalisés sous anesthésie avec un protocole antidouleur complet incluant des analgésiques avant, pendant et après la chirurgie. Les animaux seront placés sur une surface chauffante pendant l’anesthésie et recevront un gel oculaire pour protéger la cornée. Un suivi clinique renforcé sera mis en place. En cas de signes légers d’inconfort (poils hérissés, inactivité), des mesures correctives seront mises en place : gel hydrique, réhydratation sous-cutanée, chauffage des cages ou amélioration de l’enrichissement (litière en cellulose pour éviter les irritations). Si un point limite est atteint, la souffrance des animaux sera abrégée par leur mise à mort. Les prélèvements sanguins respecteront les volumes maximaux autorisés. L’imagerie non invasive, limite les manipulations. L’implantation de tumeurs hépatiques peut induire une gêne modérée qui sera spécifiquement monitorée 2 à 3 fois par semaine au cours des expériences.

Choix des espèces

La souris est un modèle biologique largement utilisé pour étudier les infections virales chroniques et les cancers du foie. Son système immunitaire est bien connu et permet de mesurer finement les réponses induites par un vaccin. Des modèles d’infection chronique par le virus de l’hépatite B et d’implantation de cellules tumorales hépatiques sont disponibles chez cette espèce, ce qui autorise l’étude conjointe de l’infection et du cancer dans un organisme vivant. La petite taille de l’animal facilite le suivi de la croissance tumorale par imagerie non invasive et permet d’obtenir des groupes statistiquement exploitables. Les souris seront utilisées à l’âge adulte jeune, entre 6 et 10 semaines, période à laquelle leur système immunitaire est mature et leur poids, d’environ 20 à 25 g, est compatible avec les volumes d’injection et de prélèvement prévus. L’utilisation d’animaux jeunes adultes limite également la variabilité liée à l’âge et garantit des conditions expérimentales reproductibles.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 400
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 400
▲ -
Devenir
 -
 -
 200
 200

Les souris subissent une neurochirurgie d'une heure pour l'implantation d'un dispositif d'enregistrement de l'activité cérébrale, puis peuvent recevoir jusqu'à vingt-cinq administrations de molécules, dont certaines injectées directement dans le cerveau, et de 3 à 21 prises de sang, certaines près de l'œil. Les enregistrements durent jusqu'à dix heures, une fois par semaine, dans un isoloir de 17 cm sur 17, et 400 souris vont être utilisées dans ces procédures d'un niveau de souffrance modéré, pour rechercher des marqueurs électriques du tremblement essentiel et tester des traitements. 200 sont tuées pour l'analyse du cerveau et des tissus, et jusqu'à 200 peuvent être réutilisées pour de la formation ou d'autres études si elles n'ont pas atteint la limite des vingt-cinq administrations. Le porteur annonce dans son titre un "modèle de tremblements essentiels chez la souris" sans dire comment le tremblement est provoqué, ni quels indicateurs comportementaux complètent les enregistrements.

Objectifs

Le tremblement essentiel, forme la plus courante des tremblements, est un trouble neurologique progressif très fréquent chez les personnes âgées. Il touche environ 4 à 6% de lapopulation après l'âge de quarante ans, son évolution est lente mais inexorable avec une augmentation de l’amplitude des tremblements ainsi qu’une une extension progressive des parties du corps impacté : dans la majorité des cas, l’atteinte initiale touche sur les deux côtés du corps et concerne les mains et les avant-bras, entraînant une invalidité des patients au quotidien. Il est à différencier du tremblement parkinsonien qui est, lui, un tremblement de repos. L’approche médicamenteuse actuelle n’est pas spécifique et reste restreinte, tout en entraînant des effets secondaires souvent gênants. L’efficacité moyenne des traitements est d’environ 50% seulement. L’évaluation de leur efficacité est basée principalement sur des critères cliniques subjectifs liés à la gêne ressentie par le patient dans son quotidien. L’apport d’une technique non-invasive telle que l’électroencéphalographie (EEG) pour une quantification objective serait indéniable.

Bénéfices attendus

Ce projet à deux objectifs principaux : le premier est d’identifier des marqueurs spécifiques et robustes sur un modèle de maladie de tremblement essentiel, qui puissent être corrélés à ceux décrits chez l’Homme.Il s’agit de mettre en évidence des indicateurs mesurables liés à l’activité cérébrale en complément d’indicateurs comportementaux utilisés en routine actuellement. Le second est de les utiliser pour valider de nouvelles molécules thérapeutiques afin de répondre aux besoins des patients. Ces indicateurs peuvent servir à évaluer l'efficacite de nouveaux traitements.

Procédures

Les animaux de ce projet vont subir une neurochirurgie sous anesthésie générale, d'une durée de 1 h au total (anesthésie et réveil compris). Cette chirurgie permettra la mise en place d'un dispositif d'enregistrement de l'activité électrique du cerveau. Les animaux pourront être soumis à des enregistrements de l'activité électrique du cerveau (10 h maximum) une fois par semaine au maximum, pendant lesquels ils seront placés dans des isoloirs et seront libres de leurs mouvements. Les animaux pourront être soumis à des traitements pharmacologiques. Il y aura au maximum 2 administrations (2 minutes chacune) par jour, et vingt-cinq administrations au maximum sur l'ensemble du projet. Certains de ces traitements pharmacologiques pourront être injectés directement dans le cerveau, sous anesthésie générale (5 à 10 minutes). Des prélèvements sanguins pourront être effectués en fonction du plan expérimental établi (3 à 21 prélèvements, 5 minutes chacun). Selon la méthode de prélèvement utilisée, l'animal pourra être anesthésié (10 minutes).

Impact sur les animaux

Après la chirurgie, les animaux peuvent être temporairement moins actifs et présenter une légère déshydratation. Une douleur modérée pourra apparaître dans les heures suivant l’intervention chirurgicale. Il peut arriver que certains animaux perdent leur dispositif d’enregistrement ou développent une infection à son point d’implantation. Pendant les enregistrements, les animaux sont dans un environnement restreint (17x17cm en surface au sol). L’administration de substances au cours de l’étude peut provoquer un stress ou une douleur légère au moment de l’injection. Bien que les produits testés aient déjà été évalués sur le plan de la sécurité, certains effets imprévus peuvent survenir, comme une baisse du tonus musculaire, une somnolence ou au contraire une agitation. Enfin, les prélèvements sanguins peuvent entraîner une douleur modérée liée à la piqûre. Un type de prélèvement spécifique, réalisé près de l’œil, peut dans de rares cas provoquer un hématome ou affecter la vision.

Devenir

Les animaux seront mis à mort dans le but de faire des prélèvements et des analyses du cerveau et des tissus. Si les animaux ne sont pas mis à mort, ils pourront être réutilisés (pour de la formation ou pour un autre plan d’étude) si : - le nombre d’administration maximum n’a pas été atteint (limité à 25 par animal) - le bien être de l'animal le permet. Une procédure de ré-utilisation des animaux a été écrite et validée par le vétérinaire référent.

Remplacement

Ce projet a pour but de mesurer l’efficacité de molécules sur des symptômes de tremblement. De ce fait, il est impossible de remplacer notre préparation in vivo par un modèle cellulaire ou informatique.

Réduction

Afin de réduire le nombre d'animaux nécessaires à nos études, les protocoles combineront un ensemble de procédures permettant de faire un suivi et d'obtenir plusieurs informations chez la même souris. Les protocoles de nos expériences présentent l'avantage que chaque animal soit son propre contrôle, réduisant considérablement le nombre d'animaux nécessaires par condition. Ces approches méthodologiques permettent de minimiser le nombre d'animaux nécessaires à nos études tout en préservant la validité et la fiabilité des résultats.

Raffinement

Le raffinement a été appréhendé à travers les conditions d'expérimentation et d'hébergement qui sont optimisées afin de s'assurer du bien-être des animaux tout au long des procédures expérimentales. Les souris qui entrent dans ce projet ont au minimum une semaine d’acclimatation à la zone d’hébergement. Le projet prévoit des procédures engendrant des douleurs post-opératoires modérées. Toutefois, les animaux recevront un protocole de soins postopératoires comprenant une évaluation clinique quotidienne, des antidouleurs et des anti-inflammatoires. Des critères d’arrêt anticipé de l’expérimentation en cas de survenue d’une complication ont été identifiés. De plus, nous appliquerons des actes expérimentaux les moins invasifs possibles aux souris testées comme le choix d’une anesthésie par inhalation (par rapport à une injection). L’état de santé des animaux sera surveillé tout au long des expériences et évalué grâce à une grille codifiant le niveau de douleur et les points limites adaptés. Cela nous permettra d’intervenir immédiatement et de manière appropriée dès le moindre signe de souffrance. La prise en compte de ces points permettra de juger du bien-être et d'éviter l'inconfort des animaux au cours de l'expérimentation de manière à garantir la qualité des résultats.

Choix des espèces

Dans ce projet nous utiliserons des souris. Ces animaux présentent des similarités anatomiques et fonctionnelles avec le cerveau humain et notamment au niveau des activités électriques du cerveau. En outre, il est possible d’utiliser des animaux de même poids et de même âge permettant ainsi d’avoir des résultats reproductibles. Ce modèle a donc un intérêt pour la compréhension de la pathologie humaine comme pour la mise au point de traitements thérapeutiques. Par conséquent, l’utilisation de souris dans notre étude permettra une extrapolation des résultats obtenus chez cette espèce à l’espèce humaine.