Procédures modérées

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  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Moutons : 220
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Transportées deux heures, munies d'une éponge vaginale et injectées dix fois, 40 brebis donneuses sont tuées pour que leurs embryons soient collectés sur l'utérus après la mort. Les 120 embryons mâles sont transférés par chirurgie sous anesthésie générale dans 120 brebis receveuses, et 30 des quelque 60 brebis gestantes passent le dernier mois de gestation en bâtiment à 30 °C le jour et 25 °C la nuit, avec un risque d'avortement ou de mise-bas précoce. Les agneaux mâles subissent ensuite cinq prises de sang et des collectes de semence, jusqu'à environ neuf mois. Au total, 220 moutons sont utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, pour savoir si la chaleur subie avant la naissance modifie les spermatozoïdes. Les receveuses non gestantes, puis les mères après le sevrage, retournent au troupeau, et les mâles sont tués pour prélever leurs organes, dont les testicules et la prostate.

Objectifs

Dans un contexte de changement climatique, ce projet vise à étudier les conséquences d’une exposition à des températures élevées pendant la fin de la gestation sur le développement de la descendance chez les ovins. L’hypothèse posée par l’étude est qu’une exposition à la chaleur pendant la vie fœtale peut modifier le fonctionnement du placenta et affecter le développement de différents organes chez la descendance. Une attention particulière sera portée au développement de l’appareil reproducteur mâle, car des altérations de la qualité ou de la quantité des spermatozoïdes pourraient avoir des conséquences sur la fertilité et les performances de reproduction. Les analyses porteront notamment sur des mécanismes épigénétiques, qui permettent à notre environnement d'influencer le fonctionnement de certains gènes, sans modifier notre ADN. L’étude repose sur la comparaison d’animaux présentant des capacités différentes de tolérance à la chaleur, élevés dans des conditions climatiques contrastées. Les objectifs scientifiques sont de caractériser les effets du stress thermique sur le fœtus, d’évaluer ses conséquences à long terme sur le développement de la descendance mâle et d’identifier les mécanismes biologiques favorisant l’adaptation aux fortes températures et leur origine. Ce projet se déroulera sur 4 établissements utilisateurs.

Bénéfices attendus

Ce projet cherche à mieux comprendre les conséquences de l’augmentation des températures liée au changement climatique sur les animaux d’élevage. Plus particulièrement, il étudie l’impact d’une exposition à la chaleur pendant la gestation sur le développement fœtal, le poids à la naissance, la croissance des individus et les capacités de reproduction des animaux à l’âge adulte. Les chercheurs souhaitent déterminer si une exposition à des températures élevées avant la naissance peut avoir des effets durables sur le développement des animaux. Ils étudieront également les mécanismes naturels qui permettent à certains animaux de mieux résister à la chaleur que d’autres et chercheront à savoir si cette capacité d’adaptation dépend principalement de la mère ou des échanges entre la mère et le fœtus pendant la gestation. Les résultats attendus permettront de mieux comprendre comment les animaux s’adaptent aux fortes chaleurs et comment ces adaptations peuvent influencer leur santé et leurs performances de reproduction. À plus long terme, ces connaissances pourraient contribuer au développement de stratégies permettant de limiter les effets négatifs des épisodes de chaleur sur les animaux d’élevage et ainsi aider les filières agricoles à faire face aux conséquences du changement climatique.

Procédures

Les donneuses d’embryons subiront un transport de 2 heures entre l'EU1 et l'EU2, une pose d'éponge par voie intravaginale, une série de 8 injections par voie intra-musculaire et 2 injections intra-veineuses sur animal vigile (EU1). Si les inséminations sont faites avec de la semence congelée, une laparoscopie sera réalisée sur chacune des brebis à inséminer (EU4). Le temps d’intervention de cet acte se compte en minutes (3 à 5 min par brebis). Concernant les receveuses, une pose d'éponge par voie intra-vaginale, une injection par voie intra-musculaire et 2 injections intra-veineuses sur animal vigile et une chirurgie sous anesthésie générale et analgésie pour le transfert d’embryons (30 minutes) seront réalisées (EU2 et 3). Durée de chaque injection : quelques secondes. 3 prises de sang seront effectuées sur l’ensemble des 60 mères gestantes (à 110 jours, 125 et ~147 jours de gestation). 30 de ces brebis gestantes subiront un stress thermique en bâtiment à ambiance contrôlé durant tout le dernier mois de gestation (30°C en journée et 25°C la nuit). Les descendants mâles subiront 5 prises de sang (naissance, 1, 3, 6 et 9 mois) et des collectes de semence (3 éjaculats par mâles à partir de 8 mois d’âge ; EU2). La durée d'une prise de sang est d'une à deux minutes, contention comprise et celle de la collecte d’un éjaculat de quelques minutes.

Impact sur les animaux

Le transport entre l'EU2 et l'EU1 et la découverte d’un nouvel environnement pourra engendrer un stress transitoire chez les femelles. Certains effets indésirables liés à l’anesthésie et la chirurgie peuvent survenir (hypothermie et douleurs post-opératoires). Le stress thermique pourrait entrainer une hyperthermie sur les brebis avec des difficultés de régulation de température corporelle et respiratoire dues également au dernier stade de gestation. Un risque d’avortement ou de mise-bas précoce pourrait survenir. Un petit hématome pourrait apparaitre à la jugulaire, lié aux quelques prises de sang effectuées. Enfin, le stress généré par l’ensemble des manipulations pourrait également apporter une nuisance supplémentaire.

Devenir

Pour des raisons de compatibilité avec les objectifs de l’étude, la collecte des embryons sera réalisée sur les utérus post-mortem. Les 40 femelles donneuses d'embryons seront donc euthanasiées. Les 120 embryons mâles collectés seront remis en place dans 120 femelles receveuses synchronisées. Toutes celles non gestantes, qui ne seront donc pas intégrées à la suite de la procédure (stress thermique) retourneront au sein du troupeau d’origine (N~60). Toutes celles qui seront gestantes entreront dans l’étape suivante de la procédure (N~60). En fin de procédure, ces mères pourront retourner dans le troupeau d’origine après Le SEVRAGE des descendants. Les descendants mâles seront mis à mort à la fin de l’expérimentation afin de collecter les organes nécessaires à l’étude fonctionnelle de l’impact du dérèglement climatique. L’étude portant sur divers organes, dont les testicules et la prostate, une approche par biopsie n’est pas compatible. Leur retour au sein du troupeau n’est également plus possible (reproduction compromise).

Remplacement

Il n’existe actuellement aucune méthode alternative permettant d’étudier de manière fiable les conséquences d’une exposition à la chaleur pendant la gestation sur le développement des animaux après leur naissance et jusqu’à l’âge adulte. Les objectifs du projet nécessitent d’évaluer les interactions complexes entre la mère, le placenta et le fœtus, ainsi que leurs effets à long terme sur la croissance, la santé et la reproduction de la descendance. Les modèles cellulaires ou les cultures de tissus disponibles aujourd’hui ne permettent pas de reproduire l’ensemble des mécanismes biologiques qui se déroulent au cours de la gestation ni d’évaluer leurs conséquences sur l’organisme entier. Ils ne permettent notamment pas d’étudier les effets de la chaleur sur les échanges entre la mère et le fœtus, ni les répercussions de cette exposition sur le développement futur de l’animal. L’utilisation d’animaux est donc indispensable pour atteindre les objectifs scientifiques du projet et améliorer les connaissances sur les conséquences du changement climatique pour les animaux d’élevage.

Réduction

Le nombre d’animaux a été optimisé de façon à obtenir des résultats pertinents, reproductibles et statistiquement valides. En ce sens, le nombre d’animaux inclus dans ce projet a été déterminé de manière à obtenir des résultats scientifiquement fiables tout en limitant au maximum leur utilisation. Les connaissances actuelles ne permettent pas encore de prédire précisément les effets d’une exposition à la chaleur pendant la gestation sur le développement futur des animaux. De plus, certaines caractéristiques biologiques étudiées présentent naturellement une forte variabilité entre individus. Le projet prévoit donc le suivi de 60 descendants mâles issus de mères réparties dans différents groupes expérimentaux, avec ou sans exposition à la chaleur pendant la fin de la gestation. Cette organisation permettra de comparer les effets des conditions étudiées tout en tenant compte de la variabilité naturelle observée entre les animaux. Le nombre d’animaux a également été calculé pour compenser les pertes pouvant survenir au cours de l’expérimentation, notamment lorsqu’une gestation n’aboutit pas ou lorsqu’un animal ne peut pas être inclus dans toutes les étapes du suivi. Afin d’obtenir les 60 descendants nécessaires à l’étude, 120 femelles receveuses seront incluses dans le protocole. 40 femelles donneuses seront également nécessaires pour produire les embryons transférés.

Raffinement

Les animaux seront hébergés en groupe, conformément à leur comportement naturel, dans des espaces adaptés avec une litière paillée et différents enrichissements permettant de favoriser leur confort et leurs comportements habituels. Les interventions chirurgicales nécessaires à l’insémination intra-utérine (éventuelle) et au transfert des embryons seront réalisées sous anesthésie générale avec une prise en charge adaptée de la douleur avant, pendant et après l’intervention. Des mesures complémentaires seront mises en place pour assurer le confort des animaux, notamment le maintien de leur température corporelle pendant et après la chirurgie. Les techniques utilisées sont choisies afin de limiter au maximum le caractère invasif des interventions et de favoriser une récupération rapide. Les prélèvements sanguins seront réalisés par du personnel qualifié et expérimenté selon des méthodes couramment utilisées en élevage. Ces actes sont de courte durée et n’entraînent qu’une gêne légère et temporaire. Les animaux seront habitués à la présence des soigneurs et manipulés dans des conditions visant à réduire leur stress. Après chaque prélèvement, une récompense alimentaire leur sera distribuée. L’état de santé et le comportement des animaux seront surveillés quotidiennement pendant toute la durée du projet. En cas d’apparition d’un problème de santé ou de signes de douleur, un traitement approprié sera administré sous la supervision du vétérinaire référent afin de limiter au maximum toute souffrance.

Choix des espèces

Les ovins ont été choisis en raison de leur reproduction saisonnée, soumise au stress thermique soit en fin de gestation, soit en début de gestation (selon les pratiques des éleveurs). De plus les avantages biologiques apportés par cette espèce (temps de gestation court et taille des animaux) permettent aux ovins de servir de modèle pour d’autres espèces et notamment les gros ruminants. Cette étude permettra d'évaluer l'effet d’un stress thermique appliqué en fin de gestation (dernier mois) en environnement contrôlé sur la construction du phénotype de la descendance. Mais également d’identifier les mécanismes de thermo-adaptation et leur origine, en comparant deux races ovines ayant des capacités de résilience différentes au stress thermique (race française vs Brésilienne). Toutes les femelles (donneuses et receveuses) seront des adultes sexuellement matures. Les animaux générés après mise-bas seront des agneaux mâles et ils seront suivi jusqu’à un stade post-puberté (~9 mois d’âge). Ces animaux permettront d'évaluer l'effet d’un stress thermique appliqué en fin de gestation (dernier mois) en environnement contrôlé sur la construction du phénotype de la descendance.

  • Recherche appliquée
    • Troubles sensoriels
Souris : 144
Souffrances
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144 souris, des souriceaux et leurs mères allaitantes, vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue. Les souriceaux sont exposés avec leur mère pendant cinq jours à une forte concentration en oxygène pour provoquer des anomalies des vaisseaux de la rétine, puis reçoivent sous anesthésie une injection dans chaque œil d'une protéine étudiée contre les complications oculaires du diabète. L'injection peut provoquer douleur, saignement ou infection, et plus rarement une cataracte ou un décollement de la rétine. Présentée comme une étude pilote qui doit décider de la poursuite du programme, elle se termine par la mise à mort des souriceaux à 14 ou 17 jours pour prélever leurs yeux, puis par celle des mères à la fin du protocole.

Objectifs

Le diabète de type 1 peut entraîner, à long terme, des complications au niveau des yeux, notamment en endommageant les petits vaisseaux de la rétine. Notre équipe étudie une protéine qui a déjà montré des effets intéressants chez la souris diabétique. Ce projet vise à déterminer si cette protéine pourrait également réduire les anomalies des vaisseaux de la rétine. Une première étude réalisée chez un petit nombre de souris a donné des résultats encourageants, mais elle ne permet pas encore de conclure sur l’efficacité du traitement. Cette nouvelle étude permettra donc d’évaluer plusieurs doses de la protéine et de vérifier sa tolérance au niveau de l’œil. Pour reproduire certaines anomalies observées dans les maladies de la rétine, de jeunes souris seront temporairement exposées à une forte concentration en oxygène, puis replacées dans l’air ambiant. La protéine sera ensuite administrée une seule fois dans les deux yeux. Les effets du traitement seront étudiés à deux moments différents afin d’évaluer sa tolérance et son action sur les vaisseaux de la rétine. Un maximum de 144 souris, comprenant les jeunes souris et leurs mères allaitantes, pourra être utilisé. Le nombre d’animaux sera limité autant que possible et des mesures seront mises en place pour réduire la douleur, le stress et les complications éventuelles.

Bénéfices attendus

Le bénéfice attendu de ce projet concerne principalement la santé humaine. À court terme, dès l’issue du projet, les résultats permettront de déterminer si la protéine étudiée présente un effet favorable sur les anomalies des vaisseaux de la rétine, d’identifier les doses les plus pertinentes et d’obtenir de premières informations sur sa tolérance oculaire. Ces résultats seront dans un premier temps applicables à l’échelle préclinique et permettront de décider de la poursuite ou non du programme. À moyen terme, si les résultats sont encourageants, ils permettront de mieux dimensionner une étude confirmatoire et ainsi d’éviter d’engager inutilement un nombre plus important d’animaux. À plus long terme, et sous réserve de résultats favorables lors des étapes précliniques et cliniques complémentaires nécessaires, cette approche pourrait contribuer à l’évaluation d’une nouvelle stratégie thérapeutique pour certaines maladies de la rétine associées à des anomalies de la vascularisation, notamment les complications oculaires du diabète. Aucun bénéfice direct pour la santé animale ou l’environnement n’est attendu dans le cadre de ce projet pilote.

Procédures

Les jeunes souris resteront avec leur mère et seront exposées pendant 5 jours à une atmosphère contenant une forte concentration en oxygène afin de provoquer des anomalies des vaisseaux de la rétine. Le lendemain de cette exposition, chaque jeune souris sera anesthésiée. Une fois endormie, elle recevra une injection dans chacun des deux yeux au cours de la même séance. La préparation et les injections dureront environ 10 à 15 minutes par animal. Les souris seront ensuite surveillées jusqu’à leur réveil complet avant d’être replacées auprès de leur mère.

Impact sur les animaux

L’exposition à une forte concentration en oxygène peut entraîner chez les jeunes souris un ralentissement de la prise de poids, une déshydratation ou une baisse de l’activité. Chez les mères allaitantes, elle peut provoquer une diminution de l’activité, de la prise alimentaire ou de la production de lait. Les manipulations et les séparations temporaires de la mère peuvent également provoquer un stress passager chez les jeunes souris. L’injection dans l’œil peut entraîner une douleur temporaire, une irritation, un petit saignement, une inflammation ou une infection. Plus rarement, des complications plus importantes peuvent survenir, comme une atteinte du cristallin, une cataracte, une hémorragie dans l’œil ou un décollement de la rétine. Enfin, l’anesthésie générale peut entraîner une baisse de la température corporelle, des difficultés respiratoires ou un réveil plus lent.

Devenir

À l’âge de 14 ou 17 jours selon leur groupe, les jeunes souris seront mises à mort afin de prélever les yeux. Les mères allaitantes, exposées avec leur portée à une forte concentration en oxygène, seront mises à mort à la fin du protocole.

Remplacement

Le phénomène étudié dépend de plusieurs mécanismes qui se produisent simultanément dans la rétine : le développement des vaisseaux sanguins, les variations d'apport en oxygène et la réponse des différents types de cellules de la rétine. Il est également nécessaire d'étudier la manière dont le traitement agit directement dans l'œil après son administration. Des méthodes alternatives, comme les cultures de cellules, les tissus rétiniens maintenus en laboratoire ou de petites structures de rétine reconstituées en laboratoire à partir de cellules, permettent d'étudier certains de ces mécanismes séparément. Cependant, elles ne reproduisent pas l'ensemble des modifications vasculaires qui apparaissent successivement dans la rétine après une exposition à une forte concentration en oxygène puis un retour à l'air ambiant. L'utilisation d'un modèle animal reste donc nécessaire pour évaluer l'effet du traitement dans un organisme vivant et dans des conditions proches de celles du phénomène étudié.

Réduction

Une seule souche de souris sera utilisée afin d’éviter de multiplier les groupes expérimentaux. L’étude sera réalisée en plusieurs étapes : une première analyse permettra d’évaluer l’effet principal du traitement, et une analyse plus précoce ne sera réalisée que si elle apporte des informations complémentaires utiles. Cette organisation permet de ne pas engager inutilement des animaux supplémentaires. Chez chaque souris, les deux yeux recevront le même traitement et seront utilisés pour réaliser des analyses complémentaires. Cela permet d’obtenir plusieurs types d’informations à partir d’un même animal et de limiter le nombre total de souris nécessaires. Comme il s’agit d’une étude pilote, les effectifs ont été définis pour obtenir une première estimation de l’effet du traitement et de la variabilité des résultats, tout en utilisant le moins d’animaux possible. Les résultats permettront également de mieux déterminer le nombre d’animaux nécessaire pour une éventuelle étude ultérieure.

Raffinement

L'exposition à une forte concentration en oxygène sera limitée à la durée strictement nécessaire au modèle. Les jeunes souris et leurs mères seront surveillées régulièrement. Afin de limiter les effets de cette exposition sur les mères et la production de lait, un relais des femelles allaitantes pourra être mis en place et de l'aliment humidifié leur sera proposé. Les jeunes souris seront identifiées par un marquage temporaire non invasif. L'injection dans les yeux sera réalisée sous anesthésie générale par un opérateur formé. Des mesures seront prises pour limiter la douleur et protéger la surface de l'œil, notamment par l'utilisation d'un collyre anesthésique local contre la douleur, d'un gel lubrifiant et d'une antisepsie adaptée. Le volume injecté sera réduit au minimum nécessaire. Un traitement contre la douleur sera administré selon le même protocole dans les groupes concernés et poursuivi pendant 24 à 48 heures après la procédure. Les animaux seront maintenus au chaud pendant l'anesthésie et surveillés jusqu'à leur réveil complet. Leur état général et leurs yeux seront ensuite contrôlés au moins deux fois par jour pendant les 48 premières heures. En cas d'anomalie, des mesures correctives seront mises en place rapidement et, si nécessaire, l'animal sera retiré de l'étude.

Choix des espèces

La souris est utilisée car le développement des vaisseaux de la rétine se poursuit après la naissance, ce qui permet de reproduire de manière fiable les anomalies vasculaires étudiées dans ce projet. La souche choisie est couramment utilisée pour ce type de modèle et a également été utilisée lors de l’étude préliminaire. Les jeunes souris seront étudiées avant le sevrage, pendant la période où les vaisseaux de la rétine sont encore en développement. Les mères allaitantes resteront avec les portées pendant toute la période nécessaire au modèle.

  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système gastrointestinal
    • Système immunitaire
Souris : 1296
Souffrances
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Certaines des 1 296 souris utilisées sont génétiquement modifiées pour que Listeria monocytogenes franchisse leur intestin, ce qu'elle ne fait pas chez les souris non modifiées, et d'autres ont plus de vingt mois. Toutes sont infectées une fois, par injection intraveineuse ou par gavage, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, puis tuées à l'issue pour l'étude de leurs organes. L'infection peut gagner le cerveau et provoque faiblesse, perte de poids et troubles digestifs, des effets que le porteur estime durer un à trois jours. Une souris qui perd plus de 20 % de son poids ou présente une paralysie partielle est mise à mort.

Objectifs

La listériose est une infection grave d'origine alimentaire causée par la bactérie Listeria monocytogenes. Cette maladie peut atteindre le cerveau et provoquer des méningites et encéphalites particulièrement mortelles chez les personnes âgées de plus de 65 ans, avec un taux de mortalité d'environ 30 % même après traitement antibiotique. Ce projet vise à comprendre pourquoi la susceptibilité à la listériose augmente avec l’âge, et ce plus particulièrement pour les hommes. Les connaissances acquises contribueront au développement de nouvelles stratégies thérapeutiques et préventives contre la listériose, essentielles pour protéger les populations vulnérables, tout en apportant des éléments fondamentaux sur les mécanismes immunitaires altérés au cours du vieillissement.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à réduire l'impact d'une maladie infectieuse responsable de plusieurs centaines de décès chaque année en France, touchant particulièrement les personnes âgées de plus de 65 ans. En comprenant comment la bactérie responsable traverse les barrières naturelles de protection pour atteindre le cerveau et d'autres organes essentiels, ainsi que les raisons de la vulnérabilité accrue des personnes âgées, cette recherche fournit les bases scientifiques indispensables au développement de nouvelles stratégies de lutte contre l'infection. Les bénéfices attendus concernent donc la santé publique mais également l’industrie agro-alimentaire en raison de l’origine alimentaire de l’infection. Sur le plan scientifique, cette étude apporte une compréhension approfondie des mécanismes complexes régissant les interactions entre agents infectieux capables de survivre à l'intérieur des cellules et le système de défense de l'organisme. Ces connaissances constituent un modèle précieux pour l'étude d'autres infections graves présentant des mécanismes de propagation similaires. Les approches méthodologiques et les découvertes réalisées seront transposables à l'étude d'autres pathogènes, multipliant l'impact de cette recherche.

Procédures

Au cours de ce projet, en fonction des procédures, les animaux pourront être soumis aux interventions listées ci- dessous, classée par catégories. Les procédures concernées par ces gestes sont indiquées. Infection bactérienne -Infection intraveineuse / 1 seule fois, pour environ 2min / procédures 1, 2 et 3 -Infection orale (gavage) / 1 seule fois, pour environ 2min / procédures 1 et 2 Injections -Injection intraveineuse / 2 fois, pour environ 2min par injection/ procédure 3

Impact sur les animaux

Les procédures induiront une maladie d'une gravité modérée chez les animaux. Ils développeront une infection se traduisant par une faiblesse générale, une perte de poids et des troubles digestifs. L'infection pourra se propager à différents organes internes, y compris le cerveau, provoquant des souffrances. Les injections réalisées pour administrer l'agent infectieux ou d'autres substances généreront des douleurs et des gênes ponctuelles. Les manipulations par les expérimentateurs, les injections et l’infection pourront être une source de stress. Compte tenu de la durée des expériences, ces effets indésirables sont susceptibles de durer entre 1 et 3 jours.

Devenir

Les procédures mises en œuvre dans ce projet nécessitent toutes une mise à mort des animaux à la fin des expériences, afin d’étudier les organes par diverses techniques. Il n’y aura donc pas d’animaux laissés en vie à la fin du projet. De plus, le caractère infectieux du projet ne permettra pas la réutilisation, le replacement ou l’adoption des animaux.

Remplacement

Le remplacement total de ces procédures par des méthodes ne faisant pas appel à des animaux n'est pas réalisable actuellement. L'étude de la pathophysiologie de cette infection nécessite de comprendre comment la bactérie interagit avec l'ensemble d'un organisme vivant : son système de défense naturel et ses différents organes cibles. Ces phénomènes, notamment la dissémination de la bactérie d'un organe à un autre et la réaction globale de l'organisme, en particulier dans le cadre d’un organisme âgé, ne peuvent être reproduits fidèlement in-vitro. Toutefois, afin de limiter le recours à l'expérimentation animale, des alternatives sont employées dès que possible. Des cultures cellulaires permettant d'explorer des questions spécifiques ou d'étudier des mécanismes cellulaires précis seront mis en place quand cela est possible.

Réduction

Le nombre d'animaux nécessaires a été déterminé par des calculs statistiques, afin de garantir la détection de différences biologiques significatives entre les groupes étudiés, tout en limitant l'effectif au minimum. Cette estimation repose sur des analyses préalables permettant d'anticiper les variations attendues. Pour réduire davantage ce nombre, lorsque cela est possible, un même animal sera infecté avec deux souches différentes de la bactérie (chacune identifiable par une marque distinctive) afin de les comparer directement. Cette méthode divise par conséquent le nombre global d'animaux requis. Concernant la réutilisation, elle s'avère impossible dans le cadre de cette recherche. En effet, la compréhension des mécanismes exige l'examen des organes internes après la phase d'infection, afin d'analyser la propagation de la bactérie et les tissus affectés. Cette analyse post-mortem rend toute réutilisation ultérieure exclue.

Raffinement

Les mesures de raffinement mises en œuvre visent à minimiser la souffrance et à garantir les meilleures conditions de vie possible aux animaux tout au long de l’étude. D’un point de vue hébergement, les animaux vivent en groupe dans des cages équipées d’une litière adaptée, de matériaux permettant la nidification, d’un abri de type igloo, et d’un morceau de bois pour rongeage. Pour éviter l’isolement, si un seul individu mâle d’une portée présente les caractéristiques génétiques étudiées, un second mâle est conservé à ses côtés. Une surveillance étroite sera mise en œuvre, pour détecter les premiers signes de déshydratation, notamment une perte de poids supérieure à 10% ou l’aspect ridé de la peau. Dans ce cas, les animaux reçoivent des injections de sérum physiologique sous la peau et bénéficient d’une eau présentée sous forme gélifiée, plus facile à consommer pour favoriser la récupération. Des chaufferettes seront utilisées pour réchauffer la cage si besoin. Des points limites précis sont définis pour agir au plus vite et limiter le mal-être. Dès qu’un animal présente de signes visibles de souffrance, une maigreur correspondant à une perte de poids supérieure à 20%, ou des troubles moteurs comme une paralysie partielle révélant une atteinte du système nerveux, il est immédiatement mis à mort pour mettre fin à toute souffrance.

Choix des espèces

Le modèle murin est choisi pour sa proximité physiologique avec l'organisme humain et la possibilité de le modifier génétiquement. Toutefois, les souris sauvages résistent à l'infection car la bactérie ne parvient pas à traverser leur barrière intestinale comme chez l'homme, en raison d’une spécificité d’espèce. Pour étudier l'infection après ingestion, des souris génétiquement modifiées seront utilisées, permettant à la bactérie de traverser l'intestin de façon comparable à ce qui se passe chez les humains. Pour étudier la dissémination dans l'organisme indépendamment de la barrière intestinale, des souris non modifiées suffisent. Diverses lignées aux caractéristiques génétiques variées permettent d'analyser précisément les réponses de l'organisme face à l'infection. L'utilisation de ces différentes souris permet de modéliser fidèlement les différentes étapes de la maladie humaine tout en respectant les spécificités biologiques de l'espèce. Les animaux seront utilisés à deux stades différents de leur vie. 1) Des adultes, âgés de 3 à 5 mois, présentant un système de défense naturel complètement mature permettant d'étudier la réponse normale de l'organisme face à l'infection. 2) Des animaux âgés de plus de vingt mois, présentant une sensibilité accrue à l'infection, ce qui reflète la vulnérabilité particulière des personnes âgées et permet ainsi d'étudier les mécanismes liés au vieillissement qui favorisent la maladie.

  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
    • Système immunitaire
Souris : 11874
Souffrances
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Pour étudier comment des cellules immunitaires du côlon s'activent et migrent lors d'une colite aiguë, 11 874 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère, toutes tuées pour des analyses post-mortem. Une substance non nommée, ajoutée à leur eau de boisson pendant sept jours, provoque l'inflammation du côlon, que certaines subissent après une irradiation de sept minutes et demie suivie d'une injection de cellules génétiquement modifiées, ou avec une irradiation du côlon au laser par coloscope. Le porteur annonce une perte de poids, des "sévères symptômes gastro-intestinaux" et un risque de déshydratation, avec un inconfort maximal entre le septième et le dixième jour. Il prévoit des mesures graduées selon la perte de poids, croquettes humidifiées et réhydratation, sans donner de seuil chiffré qui déclenche la mise à mort.

Objectifs

Les maladies inflammatoires chroniques du tractus gastro-intestinal représentent un défi sanitaire mondial important avec une incidence de 0,3 % dans des pays occidentaux et une augmentation des taux d'incidence dans les pays en développement. L'une des caractéristiques de ces affections est la survenue d'épisodes de diarrhée aiguë (colite), qui compromettent l'intégrité de la barrière intestinale. Cette perturbation permet au contenu des intestins, y compris les bactéries présentes en temps normal (microbiote), de pénétrer dans les tissus intestinaux, déclenchant ainsi des réponses immunitaires. Cela entraîne une réponse immunitaire persistante, susceptible de détruire les tissus du côlon et de provoquer des symptômes gastro-intestinaux. Dans les cas graves, les patients doivent subir une ablation chirurgicale des parties de l'intestin touchées. Dans des conditions normales, un certain type de globule blanc, appelés cellules dendritiques et macrophages, se trouvent dans les petites cavités du côlon. Leur rôle est d’aider le corps à rester tolérant envers les bactéries intestinales. Elles y parviennent en partie grâce à leur migration vers les ganglions lymphatiques drainant le côlon et d'autres organes : elles transportent notamment des parties de bactéries (antigènes) au niveau du ganglion, et interagissent ensuite avec d’autres globules blancs, les lymphocytes, pour induire une tolérance du corps vis-à-vis de ces bactéries. Ainsi, ces cellules jouent un rôle essentiel de passerelle entre la détection du contenu de la lumière intestinal et le système immunitaire adaptatif dans le ganglion, garantissant la tolérance en condition normale. Cependant, on ne sait toujours pas comment une atteinte aiguë de la barrière gastro-intestinale modifie ces fonctions. Plus précisément, nous souhaitons étudier comment ces cellules s'activent lors d'une colite aiguë, comment elles migrent dans le côlon et vers les ganglions lymphatiques, comment elles présentent les antigènes aux lymphocytes et comment ces interactions participent à l’installation ou à la résolution de la colite. En résumé, notre objectif est d'élucider les mécanismes par lesquels un certain type de globule blanc (cellules dendritiques et macrophages) régulent les réponses immunitaires adaptatives lors d'épisodes de colite aiguë.

Bénéfices attendus

L'inflammation chronique du côlon (colite) est un problème de santé grave qui touche de nombreuses personnes et implique une réponse immunitaire complexe. Dans cette affection, certaines cellules immunitaires peuvent déclencher des réactions violentes par un processus appelé présentation antigénique, qui conduit à une deuxième phase de la réaction immunitaire pouvant aggraver la maladie. Les expériences proposées se concentreront sur la manière dont le système immunitaire est activé en cas de colite aiguë , et participe à l’installation de la maladie et/ou à sa guérison. Ce processus est au cœur de la réponse immunitaire néfaste observée chez les patients. En l'étudiant, nous pouvons comprendre pourquoi le système immunitaire réagit parfois de manière excessive et cause des dommages au lieu d'assurer une protection. Ces connaissances contribueront à améliorer le diagnostic et à orienter le développement de nouveaux traitements ciblant ces processus immunitaires. Les résultats pourraient également s'avérer pertinents pour d'autres affections intestinales, telles que les allergies alimentaires qui peuvent se développer lorsque l'inflammation touche différentes parties de l'intestin.

Procédures

Dans le cadre de la procédure expérimentale la plus fréquemment utilisée dans ce programme de recherche, les souris recevront dans leur eau de boisson une substance provoquant une inflammation du côlon pendant 7jours consécutifs. Pour certaines expériences, les animaux vigiles seront irradiés pendant 7min30 puis ils recevront une injection de cellules génétiquement modifiées. L'injection est effectuée sous anesthésie (durée de l’anesthésie : 5 minutes maximum). Après 4 à 6 semaines, un échantillon de sang est prélevé (durée du geste : 1 min). Les animaux sont ensuite utilisés pour le protocole susmentionné relatif à l'inflammation du côlon. Pour d’autres expériences, des substances pharmacologiques ou biologiques sont administrées à des animaux vigiles. La fréquence maximale de ces administrations dépend du type de substance administrée, mais ne dépasse pas 5 administrations sur une période de 14 jours (durée de chaque injection : 1 minute). Ces administrations sont combinées avec le protocole susmentionné pour l'inflammation du côlon. Dans un troisième type d’expérience, les animaux recevront des traitements à raison d’1 fois par jour pendant une durée maximale de 5 jours (durée du geste inf à 1min). Ces animaux sont utilisés pour le protocole susmentionné relatif à l'inflammation du côlon. Au cours de ce protocole, les animaux pourront recevoir d’autres injections à intervalles de 3 jours. Dans un 4ème type d’expérience, des souris sont irradiées par voie intrarectale à l'aide d'un colonoscope laser. Cette intervention est réalisée sous anesthésie pendant 10 minutes. Cette procédure est utilisée en lien avec le protocole susmentionné relatif à l'inflammation du côlon. Dans d'une dernière expérience, des cellules immunitaires sont transférées d'une souris à une autre. Cela se fait par injection sur des animaux anesthésiés (durée de l’anetshésie : 5 minutes maximum). Cette procédure est utilisée en lien avec le protocole susmentionné relatif à l'inflammation du côlon.

Impact sur les animaux

Le protocole de colite utilisé ici entraîne une perte de poids modérée et des sévères symptômes gastro-intestinaux. Le traitement ajouté dans l’eau peut aussi réduire l’appétence des animaux pour l’eau et donc risque de déshydratation. Dans notre étude, nous utiliserons un protocole aigu limité à 14 jours. La période d'inconfort maximal est prévue pendant la phase de perte de poids la plus importante, généralement entre le 7e et le 10e jour. Les procédures impliquant des injections peuvent causer une douleur brève aux animaux liée à la piqûre elle-même. Les injections peuvent entrainer une perte de poids temporaire, ce qui pourrait aggraver la perte de poids causée par le traitement. L'administration par gavage oral de certaines substances peut provoquer un léger inconfort chez les animaux. L'administration rectale de substances et l'utilisation de sondes laser sous anesthésie peuvent provoquer une légère gêne. Afin de réduire toute gêne éventuelle causée par le gavage oral ou rectal, l'embout du gavage sera recouvert de vaseline. L'exposition du côlon à la lumière laser peut entraîner une irritation des tissus intestinaux.

Devenir

Dans toutes les procédures, les animaux seront mis à mort pour des analyses post-mortem.

Remplacement

Notre groupe de recherche a étudié de manière approfondie dans le cadre de projets antérieurs comment les cellules immunitaires s'activent, migrent et présentent des antigènes à l'aide de diverses méthodes in vitro. Ces approches ont été très utiles pour comprendre ces processus au niveau de la cellule et découvrir les mécanismes cellulaires sous-jacents. Grâce à ces approches, notre groupe a pu décrire l'importance de plusieurs gènes impliqués dans la migration et la fonction des cellules dendritiques et des macrophages. Cependant, elles ne nous permettent pas d'évaluer les conséquences de ces processus à l’échelle de l'organisme entier. Cette étape est essentielle pour traduire nos découvertes en informations utiles pour les patients atteints de maladies inflammatoires chroniques du côlon. Les modèles murins constituent les seuls modèles actuels développés permettant de répondre à cette question, car les tissus intestinaux se détériorent rapidement une fois retirés de l'organisme, ce qui rend impossible l'étude précise de ces processus en dehors d'un système vivant. Il est également impossible d'étudier in vitro la migration des cellules entre deux sites distincts comme le côlon et le ganglion. Le côlon des souris et celui des humains partagent des caractéristiques communes, notamment la structure de la paroi intestinale et le système lymphatique qui draine le côlon. De plus, les systèmes immunitaires des deux espèces sont très similaires, ce qui garantit la pertinence et la transférabilité de nos résultats chez l’humain.

Réduction

Nous analyserons le comportement du système immunitaire aux différentes étapes d'un modèle animal d'inflammation intestinale aiguë. Pour ce faire, nous avons besoin d'animaux à analyser à plusieurs moments tout au long du protocole de 14 jours. Afin de réduire au minimum le nombre d'animaux nécessaires à nos études, nous analyserons d'abord des animaux sains avant de passer à des modèles d'intervention génétique ou pharmacologique. Nous avons également mené une expériences pilotes afin de nous assurer que les expériences finales se dérouleront sans problème. Les résultats seront analysés par des approches statistiques.

Raffinement

Nous surveillerons particulièrement le poids et l'état général des animaux (jour 0, jour 7, jour 8, jour 9, jour 10, jour 14). En fonction de la perte de poids relative par rapport au jour 0, nous mettrons en œuvre les procédures progressives suivantes : Nous mettrons en œuvre les stratégies suivantes afin de réduire au minimum les nuisances sur le bien-être des animaux en fonction de la perte de poids constatée, qui constitue le principal indicateur de bien-être : des croquettes humidifiées seront placées directement dans le fond de cage, administration d’une solution ringer lactate pour réhydrater les animaux En plus, une grille de score est mise en place pour évaluer de façon objective l’état des animaux. Dans le cadre d'une expérience, nous avons choisi de recourir à une perfusion rectale au laser pour le marquage cellulaire. Cela évite de recourir à une intervention chirurgicale, qui pourrait causer plus de douleur et d'inconfort aux animaux.

Choix des espèces

Notre objectif est d'élucider les mécanismes d'activation des cellules immunitaires, de migration et des fonctions effectrices qui sont pertinents chez les patients humains atteints d'une maladie inflammatoire de l'intestin (par exemple, la maladie de Crohn) qui souffrent d'épisodes d'inflammation aiguë du côlon. Le modèle murin choisi reproduit fidèlement les principales caractéristiques de l'inflammation du côlon humain, telles que la rupture de la barrière intestinale et l'infiltration des cellules immunitaires dans les tissus. Le côlon de la souris et celui de l'homme partagent des caractéristiques essentielles, notamment l'architecture de la paroi intestinale et le système de drainage lymphatique. De plus, leurs systèmes immunitaires sont très similaires, ce qui garantit la pertinence et la transposabilité des résultats de notre étude. Le modèle de colite choisie a été utilisée dans certaines études sur le poisson-zèbre. Cependant, cet organisme ne présente pas les caractéristiques anatomiques clés de l'intestin humain et ne peut donc pas être utilisé dans notre étude. Les souris seront utilisées entre 8 et 30 semaines, afin d’avoir un système immunitaire adulte.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
Souris : 820
Souffrances
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Devenir
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820 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue de chaque procédure pour des analyses post-mortem, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Des souris rendues "dépressives" par de la corticostérone dans leur eau de boisson reçoivent des agonistes du récepteur 5-HT2A, hallucinogènes ou non, puis passent quatre tests en onze à seize jours, parmi la nage forcée de six minutes, l'alimentation inhibée par la nouveauté, la préférence pour l'eau sucrée, le splash test et l'open field. 195 d'entre elles subissent une trépanation sous anesthésie pour l'implantation de deux sondes de microdialyse dans le cortex préfrontal, et le porteur juge la douleur modérée parce que le cerveau serait "dépourvu de fibres nociceptives". Les bénéfices annoncés se résument à une "avancée supplémentaire" vers des antidépresseurs à action rapide. Il indique que les cages resteront sans enrichissement, sans dire pourquoi.

Objectifs

Depuis peu les psychédéliques ont démontré un effet antidépressif rapide. Notre projet vise donc à étudier les effets antidépresseurs rapides de ces molécules qui ciblent des récepteurs particuliers de la sérotonine : le récepteur 5-HT2A. Ces effets seront aussi étudiés au travers des neurotransmissions (libérations de neurotransmetteurs par les neurones) dans une région cérébrale impliquée dans l'effet antidépresseur des molécules déjà commercialisées ; le cortex médian préfrontal. Il est donc important de comprendre comment ces molécules affectent le fonctionnement des différents types de neurones du cortex. La meilleur compréhension des mécanismes d'action de ces molécules est une étape clé dans le développement de nouvelles prises en charge de la dépression notamment chez des patients résistants ou suicidaires.

Bénéfices attendus

La mise en évidence des mécanismes sous-jacents aux effets antidépresseurs des agonistes des 5-HT2AR hallucinogènes et non hallucinogènes seront une avancée supplémentaire dans le développement d'antidépresseurs non monoaminergiques à action rapide.

Procédures

En comportement : administration d'agonistes ou d'antagoniste 5-HT2AR ou de saline pour chaque souris. Chaque souris sera testée en comportement pour évaluer l'effet anxiolytique et antidépresseur des agonistes 5-HT2AR. En neurochimie: anesthésie de la souris, chirurgie stéréotaxique pour implanter deux sondes de microdialyse, administration d'agonistes ou d'antagonistes 5-HT2AR ou de saline pour chaque souris: 24h après, collecte des dialysats du cortex médian préfrontal toutes les 30 minutes pendant 3 heures, soit 6 dialysats/souris. Expérience 1 : nombre n=300, toutes les souris seront soumis à une batterie de tests comportementaux ; 4 tests en 16 jours : novelty suppressed feeding test dure 5 minute - SPT : les animaux sont soumis à un choix dans leur cage d'hébergement : soit un biberon d'eau, soit un biberon d'eau sucrée. La consommation de chaque boisson est ensuite enregistrée. - FST : dure 6 minutes - Open field : dure 10 minutes. Expérience 2 : nombre n=325, toutes les souris seront soumis à une batterie de tests comportementaux ; 4 test en 11 jours : Open field qui dure 10 minutes - novelty suppressed feeding test dure 5 minute - Splash test dure 5 minutes - FST : dure 6 minutes. Expérience 3 : implantation stéréotaxique de 2 sondes de microdialyse : une intervention par souris, durée 24h/souris ; nombre n=195

Impact sur les animaux

Les tests comportentaux n'impliquent pas de douleur ou de durée d'expérimentation déraisonnable. Pour l'implantation intracérébrale de sonde qui inclue le positionnement sur le cadre stéréotaxique, la trépanation osseuse et l’incision du scalp, l'animal est sous anesthésie. Le cerveau étant dépourvu de fibres nociceptives, le niveau de douleur pour ces implantations intracérébrales est modéré.

Devenir

Euthanasie des animaux à l'issue de chaque procédure, pour analyse post-mortem

Remplacement

Les expériences in vitro et in vivo sont complémentaires et ne s'excluent pas l'une l'autre. À ce jour, il n'est possible ni de modéliser les troubles de l'humeur, ni de modéliser les effets de molécules sur de tels troubles in vitro ou in silico — les mécanismes sous-jacents sont trop complexes pour cela. Il est donc nécessaire de recourir à l'expérimentation animale dans une telle situation.

Réduction

Le calcul de puissance effectué pour les expériences de comportement a été réalisé avec un logiciel statistique. Ceci indique 22 animaux par groupe ; nombre qui est augmenté à 25 pour pallier les aléas expérimentaux. Pour les expériences de microdialyse, un calcul de puissance a aussi été effectué grâce à un logiciel statistique. Ceci indique 14 animaux par groupe ; nombre qui est augmenté à 15 pour pallier les aléas expérimentaux.

Raffinement

Un anesthésique est utilisé pour effectuer l'implantation des sondes de microdialyse. Le cerveau est un organe dépourvu de fibres nerveuses libres dédiées à la nociception, bien qu'invasive cette chirurgie se révèle mineure pour les animaux. Cependant, pour prévenir des douleurs induites par la chirurgie crânienne, un traitement anti-inflammatoire sera entrepris le jour de la chirurgie. Un suivi quotidien sera assuré et l'état de prostration des animaux sera évalué. Une pesée hebdomadaire sera effectuée. Les points limites définis dans les différentes procédures expérimentales seront strictement appliqués. L’enrichissement dans les cages ne peut être utilisé mais la durée des procédures est limitée.

Choix des espèces

L'animal, dans son entité, est la seule alternative à l'étude des troubles de l'humeur et de leurs mécanismes de part l'implication de nombreuses populations neuronales différentes interconnectées entre elles. Le modèle de rongeur rendues dépressives par l'application chronique de corticostérone dans l'eau de boisson (modèle CORT) a été développé et validé au sein du laboratoire chez la souris. Les animaux seront adultes et âgés de 8 à 10 semaines au moment de débuter le CDM. Les animaux seront adultes et âgés de 8 à 10 semaines au moment de débuter le traitement à la corticosterone. Ainsi la chirurgie sera menées sur les animaux agés de 16 à 18 semaines.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 280
Souffrances
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Devenir
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280 souris femelles immunodéficientes et sans poils vont être utilisées, chacune subissant une greffe de cellules tumorales sous la peau, environ huit injections de traitement, cinq à six prises de sang et une quinzaine de mesures de sa tumeur en cinq semaines. Dans ces procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, la croissance de la tumeur peut causer gêne, perte de poids et fatigue, et toutes les souris sont tuées vers la cinquième semaine, ou plus tôt si la tumeur devient trop grosse, après une dernière prise de sang sous anesthésie profonde. Les anticorps testés visent CD146, une molécule d'adhésion, dans des cancers du cerveau, du pancréas et du sein, avec des retombées que le porteur renvoie au "plus long terme". Il justifie le choix de ces souris par un taux de réussite des greffes supérieur à 90 %, et retient uniquement des femelles, au motif qu'elles reproduisent mieux la croissance tumorale observée chez les patientes.

Objectifs

L'objectif de ce projet est de tester de nouveaux traitements qui pourraient freiner la croissance de certains cancers très agressifs, en particulier un cancer du cerveau, un cancer du pancréas et un cancer du sein qui évoluent rapidement et dont le pronostic reste très mauvais. L'étude permettra aussi de vérifier si ces traitements atteignent bien la tumeur, notamment lorsqu'elle est située dans le cerveau, et d'évaluer s'ils agissent réellement sur la maladie. Les résultats obtenus aideront à mieux comprendre comment ces traitements se comportent dans l'organisme et à identifier des signes biologiques pouvant indiquer s'ils sont efficaces ou non.

Bénéfices attendus

Ce projet pourrait permettre d'identifier de nouveaux traitements plus efficaces contre des cancers graves, en particulier le cancer du cerveau, le cancer du pancréas et le cancer du sein, pour lesquels les options actuelles restent limitées. À court terme, il apportera de nouvelles connaissances sur l'efficacité de ces traitements et sur leur capacité à atteindre la tumeur. À plus long terme, ces résultats pourraient contribuer au développement de stratégies thérapeutiques plus ciblées et mieux adaptées aux patients, avec l'objectif d'améliorer la prise en charge de maladies aujourd'hui de très mauvais pronostic.

Procédures

Les animaux subiront un ensemble d'interventions précisément définies, réalisées par du personnel formé, afin de limiter au maximum l'inconfort et la douleur : ● Une injection unique de cellules tumorales sous la peau, réalisée sous anesthésie, en moins de 10 secondes. ● Des prises de sang répétées : une avant l'injection des cellules tumorales (référence), puis une par semaine pendant environ 4 à 5 semaines (soit 5 à 6 prélèvements au total par animal), chacune durant moins d'une minute, réalisées sous brève contention. ● Des injections du traitement à tester : deux fois par semaine pendant environ 4 semaines (soit environ 8 injections par animal), chacune durant moins de 30 secondes ● Des mesures de la taille de la tumeur, sans anesthésie : deux fois par semaine pendant toute la durée de l'étude (soit une quinzaine de mesures par animal), chacune durant quelques secondes. ● Éventuellement, un à deux examens d'imagerie non invasive sous anesthésie, d'une durée de 5 à 10 minutes chacun. ● Un dernier prélèvement de sang, réalisé sous anesthésie profonde, juste avant la mise à mort de l'animal en fin d'étude (au bout d'environ 5 semaines, ou plus tôt si un critère de bien-être l'impose).

Impact sur les animaux

Les nuisances attendues sont principalement liées à l'injection des cellules tumorales sous la peau, à la croissance progressive de la tumeur, aux injections répétées de traitement, et aux prises de sang. L'injection des cellules tumorales, réalisée sous anesthésie, peut entraîner un stress modéré lié à une brève contention (moins de 5 minutes) et une douleur locale faible, comparable à une piqûre, ainsi qu'un gonflement local qui se résorbe en 2 à 3 jours. La croissance progressive de la tumeur (sur 3 à 6 semaines) peut s'accompagner d'une gêne locale liée à la pression exercée par la tumeur, d'une perte de poids progressive, et de signes de fatigue ou de diminution d'activité chez l'animal. Les injections répétées de traitement entraînent un stress léger lié à une contention brève (30 secondes) et une douleur locale très faible, qui disparaît en moins de 24 heures. Les prises de sang entraînent un stress bref et une douleur très faible. Un suivi quotidien de l'état de chaque animal (poids, comportement, aspect général) est réalisé tout au long de l'étude, avec des critères d'arrêt précoces stricts permettant d'interrompre l'étude dès l'apparition de signes de souffrance.

Devenir

À la fin de l'étude prévue (au bout d'environ 5 semaines), les animaux seront euthanasiés selon une méthode réglementaire, réalisée sous anesthésie profonde de façon à exclure toute douleur. Cette euthanasie est nécessaire pour prélever les tumeurs et les tissus, afin d'analyser si les traitements testés ont été efficaces. Les souris ne sont pas réutilisées ni remises en liberté, car elles font l'objet d'un prélèvement de tissus au moment de leur euthanasie.

Remplacement

Nous avons déjà réalisé des tests en laboratoire sur des cellules et des modèles simplifiés qui nous ont permis de choisir les meilleurs traitements à tester. Ces essais nous ont montré que les traitements peuvent ralentir la croissance des cellules cancéreuses et réduire la formation de nouveaux vaisseaux sanguins qui alimentent la tumeur. Cependant, ces modèles artificiels ne reproduisent pas la complexité d'un vrai organisme avec ses vaisseaux sanguins, son système immunitaire et ses multiples interactions. Seule l'utilisation d'animaux permet de vérifier si les traitements atteignent bien la tumeur dans le corps entier, s'ils sont bien tolérés et s'ils fonctionnent réellement contre le cancer.

Réduction

Nous avons calculé précisément le nombre minimum d’animaux nécessaires pour obtenir des résultats fiables en utilisant des méthodes statistiques adaptées. Des tests préliminaires nous ont permis de choisir les meilleures doses et les meilleurs traitements à tester. Nous utilisons uniquement des femelles car elles reproduisent mieux la croissance des tumeurs observée chez les patientes humaines, évitant ainsi les différences naturelles entre mâles et femelles. Un suivi très régulier sans intervention lourde (mesures de poids et taille de tumeur) et des critères d’arrêt très stricts dès les premiers signes d’inconfort permettent d’utiliser le moins d’animaux possible tout en garantissant des résultats scientifiques solides.

Raffinement

Toutes les manipulations sont réalisées sous anesthésie gazeuse, avec des calmants (analgésiques) donnés de façon préventive avant les gestes pouvant être douloureux. Les animaux sont surveillés chaque jour (poids, comportement, aspect de la tumeur) par du personnel spécialement formé, à l'aide d'une grille d'évaluation clinique. Dès qu'un animal montre des signes d'inconfort (perte de poids, diminution d'activité, posture anormale), il reçoit un calmant supplémentaire et fait l'objet d'une surveillance renforcée ; si ces signes persistent ou s'aggravent, ou si la tumeur devient trop grosse, l'animal est euthanasié de façon anticipée, avant la fin prévue de l'étude, pour lui éviter toute souffrance inutile. Leur cage est aménagée avec des jouets, des nids et des cachettes pour qu'ils se sentent bien.

Choix des espèces

Nous utilisons des souris immunodéficientes sans poils, un modèle largement utilisé pour étudier des tumeurs humaines, y compris des cancers du cerveau, du pancréas et du sein, car il accepte très bien les greffes de cellules cancéreuses, avec un taux de réussite supérieur à 90 %. Contrairement à d'autres modèles (rat ou poisson-zèbre), il reproduit fidèlement le comportement des tumeurs humaines, y compris les vaisseaux sanguins qui les alimentent et certaines cellules immunitaires, ce qui permet de tester nos anticorps dans des conditions proches de la réalité clinique. Nous choisissons des femelles âgées de 6 à 8 semaines (22 à 26 g), un âge jeune adulte qui donne une croissance tumorale rapide et homogène, permettant de comparer plus fiablement les différents traitements testés tout en limitant le nombre d'animaux nécessaires.

  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
    • Système endocrinien
    • Système gastrointestinal
Souris : 288
Souffrances
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Devenir
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Le projet trie 16 souches de micro-organismes inactivés en vue de futurs compléments alimentaires, après que deux premières souches ont été écartées faute de pouvoir être "valorisées industriellement". 288 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue pour prélever intestin, pancréas, foie et muscle, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Nourries d'un régime riche en graisses pour induire un prédiabète, elles subissent un gavage quotidien pendant dix semaines, soit environ 70 contentions chacune, trois tests de tolérance au glucose, trois injections d'insuline, six prises de sang et deux jeûnes de quatre à six heures. Le porteur affirme que le recours à la souris est "indispensable", faute de modèle cellulaire reproduisant les échanges entre organes qui règlent la glycémie.

Objectifs

CL’objectif de ce projet est d’évaluer l’efficacité de 16 souches microbiennes inactivées par traitement thermique pour améliorer la régulation de la glycémie dans un contexte de prédiabète. Des résultats préliminaires obtenus ont montré que deux souches de bactéries inoffensives inactivées par la chaleur permettaient de réduire le taux de sucre dans le sang dans un modèle de prédiabète chez la souris. Néanmoins, celles-ci ne peuvent être valorisées industriellement ni être utilisées pour des études cliniques futures par leur manque de traçabilité. Le prédiabète sera induit par un régime riche en graisses et est défini par une intolérance au glucose lors d’un test oral de tolérance au glucose. Le projet vise à analyser, parmi 16 nouvelles souches microbiennes naturellement présentes chez l’être humain, celles qui présentent le meilleur potentiel pour améliorer la régulation de la glycémie. Leur efficacité sera évaluée à partir de mesures de la glycémie (taux de sucre dans le sang à jeun) et du dosage de molécules impliquées dans sa régulation, notamment l’insuline. Des analyses seront également réalisées sur l’intestin, le foie, le pancréas et le muscle afin de mieux comprendre les mécanismes d’action de ces souches. Enfin, des prélèvements de fèces permettront d’étudier leur impact sur la composition du microbiote intestinal.

Bénéfices attendus

L’objectif final de ce projet est de confirmer à l'aide d’études précliniques, le potentiel de nouvelles souches microbiennes améliorant la régulation de la glycémie dans un contexte de prédiabète. A terme, ce travail vise à identifier des candidats susceptibles de prévenir ou retarder l’apparition du diabète de type 2 et de contribuer au développement de futurs compléments alimentaires destinés à l’Humain.

Procédures

Les animaux seront soumis à des contentions brèves répétées pour les gavages quotidiens durant quelques secondes pendant les 10 semaines d’expérimentation, soit environ 70 contentions par animal. Ils seront également soumis à 3 tests de tolérance au glucose (OGTT) par voie orale et 3 tests de tolérance à l’insuline (ITT) par voie intrapéritonéale, espacés de 3 semaines. Chaque ITT nécessitera une injection intrapéritonéale d’insuline par animal. Ces tests comprendront au total 6 prélèvements sanguins par animal, réalisés sur animal vigile, d’une durée de quelques secondes chacun (10 à 15 secondes). Des prélèvements de fèces seront réalisés une fois par semaine pendant les 10 semaines, soit 10 collectes par animal, sans manipulation invasive. Ces manipulations, ainsi que les prélèvements sanguins et les injections, sont susceptibles d’occasionner un stress et une douleur ou gêne transitoire. Les prélèvements de fèces, réalisés sans manipulation invasive, ne sont pas considérés comme douloureux. Ces contraintes seront limitées par les mesures de raffinement décrites dans le protocole.

Impact sur les animaux

Les animaux pourront ressentir un stress de courte durée lors des manipulations nécessaires aux gavages, aux prélèvements et aux injections, les contentions ne dépassant pas 20 secondes. Les prélèvements et les injections pourront provoquer une douleur légère et de courte durée. Les souris seront soumises à deux périodes de jeûne de courte durée (4 ou 6 heures) nécessaires à la réalisation des tests. Ces périodes entraînent une diminution modérée de la glycémie. La prise de poids liée au régime riche en graisses ainsi que ces périodes de jeûne pourront entraîner un stress faible à modéré. Les résultats préliminaires obtenus au laboratoire montrent que les traitements administrés par gavage n’entraînent pas de perte de poids corporel ni d’effet indésirable sur l’état général des animaux. Les prélèvements de fèces selon une méthode non invasive et ne sont pas susceptibles d’entraîner de douleur. Ils peuvent néanmoins occasionner un stress transitoire lié, le cas échéant, au transfert de l’animal dans un contenant individuel et à la récupération des fèces. Cette contrainte sera minimisée par une manipulation rapide, douce et adaptée de l’animal.

Devenir

À l’issue de chaque procédure, l’ensemble des animaux sera euthanasié afin de permettre le prélèvement des organes et tissus nécessaires (intestin, pancréas, foie et muscle) et la réalisation des analyses prévues dans le cadre du projet de recherche.

Remplacement

A ce jour, il existe aucun modèle cellulaire in vitro et ex vivo permettant de reproduire de manière intégrée les interactions complexes entre les différents organes impliqués dans le maintien du taux de sucre dans le sang. Les mécanismes étudiés reposent sur des interactions dynamiques entre l’intestin, le pancréas, le foie et le muscle, ainsi que sur des régulations hormonales et physiologiques qui ne peuvent être reproduites de manière fiable en dehors d’un organisme entier. Le recours à un modèle animal est donc indispensable pour évaluer l’efficacité des traitements étudiés dans des conditions proches de la réalité biologique. Il permettra de mesurer différents paramètres, tels que le poids corporel, la consommation alimentaire, la glycémie, la sécrétion d'insuline, ainsi que les effets des traitements sur les tissus intestinaux et les organes impliqués dans la régulation de la glycémie, notamment le pancréas, le foie et les muscles. L'utilisation d'animaux est ainsi nécessaire pour évaluer la réponse globale de l'organisme et déterminer si les traitements testés sont capables d'améliorer les troubles métaboliques associés au prédiabète.

Réduction

Chaque groupe expérimental comprendra 12 souris (réparties de manière équilibrée entre les deux sexes), afin de prendre en compte une éventuelle influence du sexe sur les résultats. Cet effectif a été déterminé à parti des études précédentes et de la variabilité observée pour les paramètres étudiés. Les analyses statistiques montrent que 12 souris par groupe sont nécessaires pour mettre en évidence une différence entre les groupes avec une probabilité suffisante. Cet effectif correspond ainsi au nombre minimal d'animaux nécessaires pour obtenir des résultats fiables et répondre aux objectifs scientifiques. Il permet de respecter le principe de réduction (3R), en limitant le nombre d'animaux utilisés sans compromettre la robustesse des résultats.

Raffinement

Les animaux bénéficieront d’un enrichissement de leur milieu de vie avec des bouts de tissus, papier kraft à déchiqueter pour construire leur nid et des bûchettes de bois à grignoter. Afin de limiter leur stress, ils seront habitués à la salle d’expérimentation avant le début des manipulations et resteront dans leur cage d’élevage avec leurs congénères. Leur état général sera surveillé visuellement et leur poids sera mesuré une fois par semaine. Des points limites seront définis et appliqués afin de détecter rapidement toute dégradation de leur état général et d’éviter toute souffrance.

Choix des espèces

La souris est un modèle largement utilisé pour étudier les troubles métaboliques liés à une alimentation riche en graisse, car sa physiologie est bien connue et les modifications métaboliques observées sont reproductibles. Ce modèle est particulièrement adapté pour évaluer l’efficacité des traitements visant à améliorer les perturbations de la régulation de la glycémie associées au prédiabète, qui constitue un facteur de risque de développer un diabète de type 2. Ce projet s’inscrit dans la continuité des travaux menés avec ce modèle, permettant de comparer les résultats obtenus aux données déjà disponibles. Les animaux utilisés seront de jeunes adultes âgés de 8 à 12 semaines, dont le métabolisme est mature et peu influencé par les effets du vieillissement. Cet âge est adapté aux modèles de prédiabète induits par un régime riche en graisses et permet d’utiliser des animaux présentant un microbiote intestinal stabilisé.

  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 172
Souffrances
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Devenir
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172 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. Selon les groupes, elles subissent une chirurgie du crâne de deux heures au plus pour injecter une substance qui provoque une hémorragie dans le cerveau, puis deux tests neurofonctionnels non nommés à 24 et 72 heures, une échographie et une IRM sous anesthésie, et enfin une chirurgie pour accéder au cœur et prélever du sang, sans réveil avant la mise à mort. L'objectif est de tester un chélateur du fer dérivé du chitosane contre les séquelles des AVC hémorragiques, alors que les chélateurs déjà disponibles n'ont pas montré de bénéfice chez les patients. Le porteur écrit que l'hémorragie induite "ne devrait pas être associée à une douleur cérébrale" hors complication, alors que la procédure est classée en partie sévère et peut laisser une faiblesse de la patte.

Objectifs

L'hémorragie intracérébrale non traumatique se caractérise par la rupture d'un vaisseau sanguin cérébral et l'entrée de sang dans le parenchyme cérébral. Avec une incidence mondiale avoisinant les 3,5 millions de cas, elle représente près de 30% des accidents vasculaires cérébraux (AVC) dans le monde. C'est la forme la plus sévère des AVC, représentant la 4ème cause de mortalité dans le monde et exposant les survivants à des séquelles motrices et cognitives invalidantes. L’afflux brutal de fer dans le parenchyme cérébral est un facteur majeur de dommages suite à une hémorragie intracérébrale. Les traitements chélateurs du fer disponibles n’ont pas montré de bénéfice sur le pronostic des patients. Cependant, leur pouvoir chélateur et leur biodisponibilité cérébrale étaient sans doute insuffisants lors d’une augmentation brutale locale du fer. Pour pallier ces limites, un chélateur du fer innovant a été synthétisé à partir d’un bio-polymère de chitosan. Le but du projet est de réaliser un essai préclinique multicentrique pour évaluer l’effet de ce traitement innovant dans un modèle d’hémorragie intracérébrale chez la souris. Le projet implique 2 établissements : l’ensemble des interventions sera réalisé dans le premier établissement (IEU1), à l’exception du suivi IRM. Le suivi IRM sera réalisé dans le deuxième établissement (IEU2).

Bénéfices attendus

Une fois les procédures mises en place et validées d’un point de vue scientifique et du point de vue du bien-être animal, nous pourrons procéder à l’essai préclinique multicentrique. Si l’effet protecteur de notre chélateur de Fer est prouvé, il sera possible de proposer un nouveau traitement de l’hémorragie intracérébrale, avec l’espoir à terme de limiter les séquelles neurologiques pour les patients victimes d’un AVC hémorragique.

Procédures

Au maximum (selon les groupes d’études), les animaux seront soumis à 3 interventions (intervention chirurgicales, tests neurofonctionnels, imagerie cérébrale) : - une intervention chirurgicale au niveau de la tête afin de pouvoir injecter une molécule provoquant une hémorragie dans une zone cérébrale bien particulière et un traitement thérapeutique visant à réduire l’hémorragie (durée totale : 2 heures au maximum) - A 24h, ces mêmes animaux réaliseront 2 tests neurofonctionnels (15 minutes au total) et et feront l’objet d’un examen échographie sous anesthésie générale (20 minutes). - A 72h, ces mêmes animaux réaliseront 2 tests neurofonctionnels (15 minutes) et feront l’objet d’un examen par IRM sous anesthésie générale (30 minutes). A la fin du projet, les animaux seront soumis à une intervention chirurgicale pour accéder au cœur et permettre un prélèvement de sang. L’animal est ensuite mis à mort pour permettre le traitement et le prélèvement de ses organes. Il n'y a pas de réveil de l'animal entre la chirurgie cardiaque et la mise à mort. Les procédures douloureuses (chirurgie) seront réalisées sous anesthésie générale associée à une couverture analgésique.

Impact sur les animaux

Les nuisances et effets indésirables prévus sur les animaux sont les suivants : - Les anesthésies et réveils peuvent induire un stress léger de courte durée ; - La chirurgie au niveau du crâne devrait induire une douleur modérée de durée moyenne ; - L’hémorragie intracérébrale induite ne devrait pas être associée à une douleur cérébrale, sauf en cas de complication (œdème malin, douleur gérée par analgésie préalable préventive et répétée en post-opératoire) ; Cet acte peut également induire un déficit moteur modéré (faiblesse de la patte controlatérale) ; - Aucun événement indésirable lié au traitement intracérébral n’a été relevé par nos collaborateurs, en dehors d’un réveil moins rapide, lié à la prolongation de l’anesthésie de 60 minutes en post-chirurgie ; - L’évaluation neurofonctionnelle peut induire un stress léger de courte durée pendant l’habituation aux tests ; - Les imageries cérébrales (échographie, IRM) ne devraient pas induire d’effets indésirables additionnels à ceux de l’anesthésie associée aux examens (y compris l’injection des agents de contraste) ;

Devenir

Les animaux seront mis à mort pour permettre le prélèvement du cerveau pour les analyses complémentaires post-mortem.

Remplacement

Le traitement a été testé au préalable dans des modèles in vitro par nos collaborateurs. Les procédures expérimentales ne peuvent pas être remplacées par d'autres méthodes alternatives pertinentes n'impliquant pas l'utilisation d'animaux vivants et susceptibles d'apporter le même niveau d'information. L’utilisation d’un modèle animal d’hémorragie intracérébrale conditionne la validité de l’évaluation des traitements et la possibilité de transfert en clinique. Le modèle d’injection intracérébrale de collagénase reproduit plusieurs caractéristiques physiopathologiques essentielles observées dans l'hémorragie intracérébrale humaine, notamment un saignement actif pendant des heures, une rupture des petits vaisseaux, une altération de la barrière hémato-encéphalique, un œdème et des déficits neurologiques.

Réduction

Le suivi par imagerie in vivo (échographie, IRM) permet de réduire le nombre d’animaux en améliorant les statistiques (chaque animal est son propre contrôle) et en tirant le maximum d’information physiologique pour chaque individu. La mise en œuvre de chaque étape du projet est conditionnée à la réussite de l’étape précédente. Aussi certains animaux des phases pilotes pourront être comptabilisés dans l’étape finale, limitant ainsi le nombre total d’animaux utilisés dans le projet.

Raffinement

L’intervention chirurgicale est réalisée sous traitement anti-douleur adapté, avec thermorégulation continue, et hydratation sous-cutanée. La salle d’évaluation neurofonctionnelle a été installée dans un endroit dédié et calme avec une lumière rouge afin de ne pas agresser les yeux des animaux albinos. En soins post-opératoires et pendant toute la durée du protocole, nourriture et boisson sous forme gélifiée sont mises à disposition de l'animal en plus de la nourriture et boisson habituelles. En cas de perte de poids importante (>10% du poids initial), les animaux seront nourris individuellement à la pipette afin de contrôler leur prise alimentaire. Les animaux auront été habitués au préalable à la nourriture gélifiée et à la prise alimentaire à la pipette. Les groupes sociaux sont conservés (isolement jusqu’au réveil complet de l’animal uniquement, sauf en cas d’agressivité constatée). Conditions de transport des animaux entre les établissements : Après avoir vérifié que l’état de l’animal permettait son transport (fiche de surveillance), celui-ci est placé dans une boîte de transport opaque avec de l’eau gélifiée et la litière de sa cage d’origine. Il est amené à pied via un tunnel entre les 2 établissements afin de limiter l’exposition de l’animal à des écarts de température trop importants (durée du trajet : 5 minutes). A son arrivée, l’animal est placé dans la pièce expérimentale pendant 1 heure afin de réduire son stress. Une des étapes de notre projet est justement dédiée à la validation et à l’optimisation des mesures de raffinement pour garantir que la suite du projet se déroule dans les meilleures conditions pour l’animal. Des points limites ont été établis pour traiter toute douleur, souffrance ou angoisse de manière la plus précoce possible.

Choix des espèces

La souris est l’espèce animale qui a été la plus étudiée dans le domaine des neurosciences et notamment dans le cadre de développement de stratégies thérapeutiques. L’ensemble des connaissances et des acquis dont nous disposons au laboratoire et dans la littérature rend cette espèce particulièrement intéressante pour étudier l’hémorragie intracérébrale. Les animaux utilisés seront âgés de 10-12 semaines soit un poids de 35-g. Nous effectuerons notre modèle sur des adultes afin de pouvoir comparer les données de cette étude avec la majorité des données déjà disponibles sur les modèles d’hémorragie.

  • Recherche appliquée
    • Autres troubles humains
Souris : 480
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 480
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 480

Des souris anesthésiées subissent une chirurgie de vingt minutes qui crée un défaut dans un os, puis l'implantation d'un biomatériau, avec un risque d'infection, de retard de cicatrisation ou d'ouverture de la plaie. 480 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue pour prélever et analyser l'os, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Le projet évalue de nouveaux implants destinés à réduire, à long terme, le recours aux greffes osseuses chez l'humain. Le porteur ne précise ni l'os opéré, ni la taille du défaut, ni le délai avant la mise à mort, et justifie en une phrase l'absence de méthode de remplacement par la "complexité de l'environnement osseux".

Objectifs

Les pathologies et traumatismes osseux constituent un enjeu majeur de santé publique, notamment en chirurgie orale, parodontale et traumatologique, où les pertes osseuses nécessitent des solutions thérapeutiques efficaces. Les techniques actuelles présentent certaines limites, ce qui a conduit au développement de nouvelles approches en ingénierie tissulaire. Dans ce contexte, l’objectif principal de ce projet est d’optimiser la régénération osseuse par le développement de biomatériaux innovants permettant une régénération osseuse optimale. Plus précisément, ce projet vise à évaluer, dans un modèle préclinique, les performances d’implants en termes de biocompatibilité, de toxicité et d’efficacité sur la régénération osseuse. L’étude in vivo permettra d’analyser la capacité de ces biomatériaux à favoriser la cicatrisation et la néoformation osseuse, ainsi que la cinétique de régénération des tissus osseux. À terme, ce projet a pour finalité de développer de nouveaux implants osseux plus performants, capables d’améliorer la prise en charge des pertes osseuses et de réduire le recours aux greffes osseuses traditionnelles.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à développer et évaluer un biomatériau innovant destiné à améliorer la régénération osseuse. À court et moyen terme, cette étude permettra d’améliorer les connaissances scientifiques sur les mécanismes de cicatrisation osseuse et sur le comportement in vivo de ces biomatériaux. Les résultats permettront notamment d’évaluer la tolérance du biomatériau par les tissus vivants, sa capacité à favoriser la formation de nouvel os, ainsi que sa résorption progressive et son intégration dans l’organisme. Ces données sont indispensables avant toute application chez l’Homme. Ce projet permettra également d’améliorer les méthodes d’évaluation de la régénération osseuse grâce à l’utilisation de techniques d’imagerie tridimensionnelle et d’analyses histologiques, contribuant ainsi à faire progresser la recherche dans le domaine de l’ingénierie tissulaire osseuse. À long terme, les résultats de ce projet pourraient contribuer au développement de nouveaux substituts osseux plus efficaces et plus sûrs pour les patients présentant des pertes osseuses liées à des traumatismes, des maladies parodontales, des tumeurs ou des malformations. À plus long terme, le développement de biomatériaux innovants pourrait permettre de réduire le recours aux greffes osseuses autologues, qui nécessitent des prélèvements chez le patient et peuvent entraîner des complications ou des douleurs supplémentaires. Ce projet pourrait ainsi contribuer à améliorer la prise en charge des patients, à réduire la durée des traitements et à améliorer leur qualité de vie. Enfin, ce projet contribuera au progrès des connaissances en biomatériaux, en médecine régénérative et en chirurgie osseuse, avec des retombées potentielles importantes pour la santé humaine.

Procédures

Une chirurgie de 20 minutes sera réalisée sur des souris anesthésiées.

Impact sur les animaux

Les nuisances attendues dans ce protocole sont principalement liées à l’intervention chirurgicale nécessaire à la création du défaut osseux et à l’implantation du biomatériau. L’animal subira une anesthésie générale, ainsi qu’une chirurgie, ce qui peut entraîner une douleur post-opératoire modérée, un inconfort temporaire, ainsi qu’un risque de complications chirurgicales telles qu’une infection, une inflammation locale, un retard de cicatrisation ou une ouverture de la plaie. Une perte de poids transitoire, une diminution de l’activité ou un isolement peuvent également être observés dans les jours suivant la chirurgie. Les anesthésies et les manipulations peuvent également entraîner un stress chez l’animal.

Devenir

Les animaux seront mis à mort pour prélèvements et analyse du tissu osseux.

Remplacement

Malgré des études in vitro approfondies ayant validé l’intérêt des implants, le recours à des modèles in vivo demeure nécessaire en raison de la complexité de l’environnement osseux.

Réduction

Limitation du nombre d’animaux grâce à une approche statistique rigoureuse et à l’utilisation de modèles standardisés, ainsi que grâce à une approche en design apparié.

Raffinement

Prise en compte du bien-être animal. Tous les actes chirurgicaux seront réalisés sous anesthésie générale, complétée par une anesthésie locale et une analgésie pré- et postopératoire afin de limiter la douleur. Une surveillance postopératoire sera assurée par une visite clinique et une pesée quotidiennes. Un tapis chauffant sera utilisé pendant la chirurgie. Une injection de NaCl à 0,9 % sera réalisée en fin de chirurgie afin de réhydrater les animaux. De l’eau et des croquettes seront mises à disposition dans la cage afin de faciliter leur alimentation et leur récupération. En cas de difficulté d’alimentation ou d’hydratation, des mesures compensatoires adaptées seront mises en place. Des points limites ont été définis afin de prévenir toute souffrance excessive et de permettre une intervention rapide si l’état de l’animal le nécessite. Avant le début de l’expérimentation, les souris bénéficieront d’une période d’acclimatation de deux semaines. La première semaine permettra aux animaux de s’adapter à leur nouvel environnement sans manipulation. La deuxième semaine sera consacrée à une habituation progressive aux manipulations, afin de limiter le stress lors des procédures expérimentales.

Choix des espèces

L’étude de la régénération en site osseux chez la souris est un modèle validé et utilisé très largement dans notre domaine. Des études similaires nous ont déjà permis de tester et de valider certains biomatériaux d’intérêt thérapeutique pour la régénération osseuse. Nous utiliserons des souris adultes entre 12 et 40 semaines afin de se rapprocher au maximum des conditions cliniques chez un patient adulte non âgé.

  • Formation professionnelle
  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
    • Troubles sensoriels
  • Tests réglementaires
    • Toxicologie et autres tests de sécurité
Souris : 12500
Rats : 12500
Lapins : 12500
Souffrances
▲ -
▲ 18750
▲ 18750
▲ -
Devenir
 -
 -
 1875
 35625

Gouttes dans les yeux parfois chaque jour, injections ou implants dans l'œil ou autour sous anesthésie, examens oculaires sous anesthésie légère quand l'immobilité est requise, prises de sang, puis autopsie : 37 500 lapins, rats et souris, 12 500 de chaque espèce, vont être utilisés dans des études de sécurité de médicaments ophtalmiques. Les procédures impliquent un niveau de souffrance léger à modéré, avec des inflammations transitoires de la cornée, des rougeurs de la conjonctive ou des réactions de l'iris et du vitré. Le laboratoire écrit qu'il "offre un programme d'évaluation in vivo" pour les études exigées dans les dossiers d'autorisation de mise sur le marché. La majorité des lapins, rats et souris sont tués pour autopsie et analyse des tissus, et 5 % seront réutilisés dans d'autres procédures, soit 625 de chaque espèce.

Objectifs

L'évaluation de la sécurité d’un produit est une étape majeure dans le développement d’un médicament. Pour pouvoir être commercialisé, un médicament doit remplir un ensemble d'exigences. Selon les pays, une autorité compétente délivre l'autorisation de mise sur le marché soit AMM en France. Un dossier d'AMM doit être déposé, des parties de ce dossier sont harmonisées au niveau international notamment la partie concernant la sécurité du médicament par des études pré-cliniques c'est à dire des études du comportement du médicament in vivo dans un organisme "non humain" (étude de pharmacologie, toxicologie et pharmacocinétique). Ces études ont lieu juste avant le test du futur médicament chez l’humain. Nous intervenons à ce point du processus du développement du médicament dans le domaine de l’ophtalmologie, avant les tests cliniques chez l'humain. Avant de réaliser un test in vivo, les candidats médicaments ont fait l'objet généralement d'un screening in vitro afin de déterminer le ou les meilleurs candidats possibles. Notre laboratoire offre un programme d'évaluation in vivo pour la réalisation d'études de sécurité et de pharmacocinétique selon les bonnes pratiques de laboratoire, et a déjà une expérience dans la conduction de ce type d'études qui font l'objet de cette demande.

Bénéfices attendus

Ce projet permet de participer au développement de médicaments ciblant les pathologies oculaires en intervenant au niveau de la phase d’études de la sécurité des futurs traitements. C'est une étape essentielle dans le développement d'un médicament avant la réalisation des essais cliniques, elle est requise par les autorités lors de la constitution du dossier d'autorisation de mise sur le marché.

Procédures

Le projet nécessite l'administration, qui peut être quotidienne, de produits soit par instillations (gouttes oculaires), soit par voie intra-péritonéale, sous cutanée, per os, intraveineuse ou intramusculaire. Ces procédures ne durent que quelques secondes. Pour les projets nécessitant des administrations intra ou périoculaire, l'anesthésie de l'animal est requise le temps de proceder à l'injection ou à la pose d'implant. Les examens ophtalmologiques se feront à l'aide de techniques non invasives (imagerie, observations au biomicroscope). Ces examens sont réalisés chez l’homme en cabinet médical par un ophtalmologiste sans anesthésie et sans hospitalisation. Ils le sont également chez l’animal en clinique vétérinaire. Ces examens pourront se faire pour une partie sur animaux vigiles mais certains qui nécessitent l’immobilisation complète de l'animal seront pratiqués sous anesthésie légère, ce type d'examen ne dure que quelques minutes. Des prélèvements de sang pourront être réalisés au cours des procédures expérimentales afin de doser le principe actif ou tout autre marqueur d'intérêt. Les prélèvements de sang se feront par ponction et durent moins d'une minute dans le respect des guidelines en la matière.

Impact sur les animaux

L'administration des produits peut entrainer des inflammations transitoires des tissus oculaires, au niveau de la cornée, des rougeurs conjonctivales, ou des réactions internes au niveau de l'iris ou de l'humeur vitréenne dans le cas de produits administrés par voie intra oculaire. Les examens sont ceux couramment utilisés chez l'homme en cabinet d'ophtalmologie, leurs effets indésirables sont négligeables. Le stress induit par les manipulations des animaux lors des administrations, examens et prélèvements sera réduit au minimum, par une contention adaptée, limitée dans le temps, ferme mais douce, de l'animal par un personnel formé puis l'animal sera replacé rapidement dans son environnement avec des enrichissements adaptés à ses besoins.

Devenir

Sur l'ensemble du projet, la majorité des animaux seront euthanasiés pour autopsie et pour des analyses histologiques des tissus cibles ou des dosages des principes actifs ou de leurs dérivés. Nous estimons à 5% le nombre des animaux qui seront réutilisés dans d'autres procédures.

Remplacement

Ce projet intervient dans une phase où les produits ont déjà fait l’objet de test in vitro pour la plupart. Les études dites de sécurité qui font l'objet de ce projet, font partie des étapes de développement d'un médicament, elles sont requises dans les dossiers de demande d'autorisation de mises sur le marché de médicament qui réclament des études réalisées in vivo chez des mammifères. Il n'y a actuellement pas de méthode alternative permettant de mimer l’oeil dans son environnement et dans sa globalité fonctionnelle. En effet, l’oeil est composé de différents tissus de physiologie différente soumis aux variations environnementales, aux interactions des tissus et organes voisins.

Réduction

Le nombre d'animaux par groupe est limité pour cependant rester adapté à l'analyse des résultats par des tests statistiques afin de permettre de conclure sur la présence ou l'absence d'effet de la molécule testée sur le paramètre étudié. Ce nombre est adapté des informations recueillies dans la bibliographie et des recommandations des différentes instances internationales chargées d'autoriser la mise sur le marché de produits médicaux. Les résultats des mesures seront analysés par un test de comparaison multiple. Des évaluations non invasives des structures internes de l'oeil par des techniques d'imagerie ou de mesure de la fonctionnalité de la rétine sont utilisées tout au long de l'étude pour éviter la mise à mort de l'animal. L'analyse des deux yeux sera effectuée chaque fois que possible afin de réduire le nombre d'animaux. Dans la mesure du possible nous proposons de coupler les études de sécurité (observations cliniques après administration du médicament) et de pharmacocinétique (dosage du principe actif dans le tissu cible) pour un même produit de manière à diminuer le nombre d'animaux.

Raffinement

Un suivi quotidien des animaux sera effectué afin de minimiser au maximum l’impact des procédures sur leur bien-être. Les animaux seront hébergés en groupe dans des cages d’hébergement contenant nourriture et boisson ad libitum pour les rongeurs, de l’enrichissement adapté (abri et morceaux de bois à ronger). Les lapins seront placés individuellement ou par deux dans des cages avec boisson ad libitum, nourriture et enrichissement à ronger. Les examens non invasifs pour évaluer la pathologie sont semblables à ceux pratiqués chez l'homme en cabinet ophtalmologique ou en cabinet vétérinaire. Les examens de l'oeil qui requièrent un immobilisme de l'animal pourront être réalisés sous anesthésie pour son confort. Des points limites adaptés, suffisamment prédictifs et précoces permettent de limiter une éventuelle douleur à son minimum. Ce projet a été soumis pour évaluation à un comité d’éthique et sera suivi par la structure en charge du bien-être animal de l‘établissement.

Choix des espèces

Les trois espèces animales choisies ont une physiologie, une anatomie et un métabolisme largement décrits dans la bibliographie scientifique, notamment en ophtalmologie. L’extrapolation à l’homme des effets sur l’oeil en est d’autant plus facilitée. Pour ce projet, des souris, des rats et des lapins ont été retenus, les particularités anatomiques et physiologiques de chaque espèce permettront d’augmenter les chances de mener ce projet à terme. Les animaux seront de jeunes adultes : les rongeurs auront un minimum de 6 semaines au début de l’étude et les lapins environ 10-12 semaines. Ces âges correspondent à la maturité visuelle.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
Souris : 72000
Rats : 24000
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 76800
▲ 19200
Devenir
 -
 -
 -
 96000

96 000 rongeurs, 72 000 souris et 24 000 rats, reçoivent une puce électronique et subissent une biopsie sans anesthésie, pour identifier et génotyper les petits d'un élevage. Ils sont utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère, et ceux qui ne portent pas le génotype recherché sont tués. Ces lignées, génétiquement modifiées ou porteuses de mutations spontanées, sont élevées pour fournir des rongeurs à des études sur les maladies neurologiques, et peuvent présenter des crises d'épilepsie, une atrophie cérébrale, une dysfonction motrice, des cataractes ou une atteinte rénale. Les autres sont expédiés vers un second établissement, utilisés sur place ou tués pour la gestion de l'élevage, notamment au point limite de leur phénotype. Pour un effectif de cette taille, le porteur écrit qu'aucune approche statistique n'a été réalisée.

Objectifs

Les troubles neurologiques sont des maladies du système nerveux central ou périphérique, c’est-à-dire qu’elles touchent le cerveau, la moelle épinière, les nerfs crâniens et les nerfs périphériques. Il existe de nombreuses pathologies cérébrales comme la maladie d’Alzheimer, maladie de Huntington, maladie de Parkinson. Les autres troubles neurologiques les plus courants comprennent l’épilepsie, la sclérose latérale amyotrophique (également appelée maladie de Charcot), la schizophrénie et la sclérose en plaques. Un Français sur deux est touché directement ou indirectement par une pathologie cérébrale. De nombreuses maladies neurodégénératives sont toujours incurables et très fréquentes chez les personnes de plus de 65 ans comme la maladie d’Alzheimer et la maladie de Parkinson. L’objectif de ce projet est d’élever des rongeurs modèles pertinents pour l’étude de ces pathologies et des complications qui leurs sont associées. Ces modèles peuvent développer spontanément ou via des altérations génétiques une ou plusieurs caractéristiques des troubles neurologiques. Les animaux issus de ces développements seront utilisés afin d’étudier l’apparition, le développement et les complications associées aux pathologies neurologiques mais également de tester de nouveaux traitements. Ce projet et la procédure qu'il comporte seront mis en œuvre sur notre Etablissement utilisateur 1 et sur notre Etablissement utilisateur 2.

Bénéfices attendus

L’identification des mutations spontanées et l’amélioration des outils permettant les manipulations génétiques ont permis de créer et/ou d’identifier des modèles animaux de diverses maladies humaines provoquées par l'expression qualitativement ou quantitativement anormale d'un gène, modèles dont l'intérêt pour la compréhension de la pathologie humaine comme pour la mise au point d'éventuelles thérapeutiques est évident. Ces modèles murins, au plus proche de la maladie humaine, sont donc très pertinents pour l’étude de l’apparition, du développement et des complications associées aux pathologies neurologiques mais également le développement de traitements pharmacologiques.

Procédures

Une puce électronique sera posée sur animal vigile afin de l’identifier. Une biopsie sera réalisée sur animal vigile afin de génotyper l’ensemble des animaux obtenus. Chacune de ces interventions ne durera pas plus de 30 secondes. En règle générale, une seule puce et une seule biopsie suffisent pour identifier un animal et établir son génotype. Ces interventions pourront avoir lieu dans les deux établissements utilisateurs.

Impact sur les animaux

Une douleur légère ainsi qu’un léger stress peuvent être induits lors du prélèvement de biopsies et de la pose associée d’une puce électronique en vue de l’identification et du génotypage de l’animal. En fonction des besoins et afin d’améliorer l’indice de productivité de la lignée, il pourrait être nécessaire d’héberger individuellement des mâles pour une période ne dépassant pas 7 jours avant qu’ils soient présentés aux femelles afin de mettre en place des accouplements. Cela pourrait générer un stress léger. A ces effets indésirables s’ajoutent les phénotypes pouvant être attendus lors de troubles neurologiques (liste non-exhaustive) : des déficits de la mémoire spatiale et de la mémoire de travail, des altérations de la mémoire cognitive, une atrophie cérébrale, une perte neuronale, l’apparition de déficits cognitifs, une dysfonction motrice, des crises épileptiques, une intolérance au glucose, des cataractes, des dysfonctionnements des reins, une diminution de la densité minérale osseuse, un tressautement des vibrisses, macro-orchidie chez les mâles et insuffisance ovarienne chez les femelles.

Devenir

Les animaux sont soit expédiés dans un autre établissement utilisateur soit utilisés dans notre établissement (utilisation continue), soit mis à mort pour la gestion de l'élevage (atteinte des points limites du phénotype dommageable, prélèvement de gamètes). Les animaux ne présentant pas de génotype d’intérêt pour la poursuite du projet seront mis à mort (pas d’autre utilisation possible).

Remplacement

Les projets expérimentaux comportent classiquement une phase d'étude initiale in vitro qui permettent une sélection initiale des propriétés pharmacologiques et qui permettent de valider certaines hypothèses permettant l'obtention de données préliminaires et complémentaires. Les modèles murins proposés ne peuvent pas être remplacés par des méthodes alternatives car une deuxième étape d'étude nécessite de consolider les résultats in vitro et valider ses hypothèses sur un modèle in vivo. Le projet actuel ne peut pas être envisagé sans étape in vivo donc sans modèle animal ; en effet, avant de pouvoir envisager une étude clinique sur les patients souffrant de troubles neurologiques, il est nécessaire de démontrer que les molécules sélectionnées ont les effets pharmacologiques escomptés et qu'elles ne présentent pas d'effets toxiques majeurs.

Réduction

Les protocoles sont réalisés en fonction des besoins expérimentaux liés à l'utilisation de ces animaux après expédition. Le nombre d’animaux est calculé de manière à utiliser le minimum d’animaux par groupe permettant l’obtention de résultats homogènes. Par ailleurs, notre savoir-faire et nos données historiques permettent d’utiliser le minimum d’animaux avec une optimisation de rendement pour des résultats robustes et reproductibles. Aucune approche statistique n’a été réalisée.

Raffinement

Les animaux aptes au transport seront livrés d’un établissement à l’autre via un transporteur agréé et en respectant le bien-être des animaux. Le transport entre les 2 EU prend moins d’une heure. Au cours de ce voyage, les animaux seront placés dans des colis munis de filtres (afin de maintenir leur statut sanitaire), de litière, d’aliment, d’enrichissement et d’hydrogel. Les animaux seront transportés via des camions ventilés et thermorégulés.

Choix des espèces

Le choix de l’espèce est conditionné par les besoins scientifiques des projets. Les rongeurs sont des modèles animaux simples à élever, à reproduire et à entretenir en grand nombre ainsi qu’à manipuler et modifier génétiquement comparativement à d’autres espèces. Ils sont un modèle de choix pour les études précliniques en raison de leur petite taille, de leur courte gestation, de leur durée de vie et de la disponibilité en réactifs expérimentaux. Les génomes des souris et des rats sont bien caractérisés et très comparables au génome humain. Enfin, la proximité clinique entre les modèles de rongeurs génétiquement modifiés et les maladies humaines fait de ceux-ci des modèles de choix relativement robustes pour extrapoler les résultats et en tirer des résultats pertinents pour la pathologie humaine. L’âge des animaux est conditionné par les objectifs scientifiques du projet. Les animaux seront hébergés dans nos locaux dès leur naissance et jusqu’à leur envoi chez nos partenaires ou leur mise à mort. Pour l’élevage, les accouplements seront réalisés à maturité sexuelle. Au moment de l’expédition, l’âge varie en fonction des besoins. Les animaux pourront être envoyés à nos partenaires dès le sevrage ou avec leur mère si les animaux ne sont pas encore sevrés. Des femelles gestantes pourraient également être expédiées avant le dernier tiers de la gestation. Pour la collecte de sperme et d’ovules, des adultes matures sexuellement seront utilisés.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
    • Maladies infectieuses
    • Troubles immunitaires
Souris : 1296
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 648
▲ 648
Devenir
 -
 -
 -
 1296

Tuées en fin de procédure ou dès qu'elles atteignent un point limite terminal, 1 296 souris immunodéficientes vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. Âgées d'un à trois jours, elles peuvent subir une irradiation de 70 secondes au plus, puis reçoivent sans anesthésie une injection de cellules souches humaines dans le foie, avant jusqu'à trois prises de sang. L'irradiation peut endommager des organes et provoquer perte de poids et troubles digestifs dans les trois semaines qui suivent. Le porteur présente le passage aux nouveau-nés comme un moyen d'améliorer le "bien-être animal", parce que la greffe y prendrait mieux. L'un des buts déclarés est de fournir à la communauté scientifique des souris humanisées "prêtes à l'emploi", dont la production est décrite comme longue et coûteuse.

Objectifs

Ce projet vise à produire des souris dites “humanisées”, c’est-à-dire des souris dans lesquelles on introduit des cellules humaines pour mieux étudier le fonctionnement du corps humain et certaines maladies. Pour cela, on utilise des souris particulières qui n’ont pas de système immunitaire complet, ce qui leur permet d’accepter des cellules humaines sans les rejeter. On leur injecte ensuite des cellules souches humaines capables de se transformer progressivement en cellules du système immunitaire. Ainsi, au fil du temps, ces souris développent un système de défense proche de celui de l’humain, ce qui en fait des modèles très utiles pour la recherche à long terme. Aujourd’hui, cette méthode est réalisée principalement chez des souris jeunes adultes, mais elle présente certaines limites : il faut d’abord affaiblir leur moelle osseuse avec une irradiation, ce qui peut entraîner des effets indésirables et parfois la mort de l’animal, et dans certains cas la greffe de cellules humaines ne fonctionne pas ou cesse de fonctionner après quelques mois. Cela réduit le taux de succès global et implique d’utiliser davantage d’animaux pour obtenir des résultats fiables. Des travaux scientifiques montrent qu’il serait possible d’améliorer cette situation en réalisant la greffe chez des souris nouveau-nées, âgées de seulement quelques jours. À cet âge, leur organisme est encore en développement et accepte plus facilement les cellules humaines, ce qui permet d’obtenir une meilleure réussite de la greffe, avec moins de complications et une meilleure stabilité dans le temps. L’objectif de ce projet est donc de tester cette approche chez le nouveau-né afin de vérifier si elle permet non seulement d’obtenir des résultats scientifiques plus fiables, mais aussi de réduire l’impact sur les animaux. En effet, un meilleur taux de réussite signifie qu’il faut utiliser moins de souris, et une diminution des complications permet de limiter la souffrance liée aux méthodes actuelles, notamment à l’irradiation.

Bénéfices attendus

Ce projet apportera des bénéfices importants pour mieux comprendre de nombreuses maladies humaines, car le système immunitaire joue un rôle central dans des domaines très variés comme le cancer, les infections, les maladies métaboliques ou encore les allergies. Or, le système immunitaire des souris est différent de celui de l’être humain, ce qui limite parfois la pertinence des études. Pour dépasser cette difficulté, les chercheurs utilisent des souris dites “humanisées”, dans lesquelles on a introduit des cellules humaines : ces animaux développent alors un système immunitaire proche de celui de l’humain, ce qui permet d’obtenir des informations beaucoup plus utiles pour la recherche médicale. Ces modèles ont déjà permis des avancées importantes, par exemple pour mieux comprendre certains cancers, ou pour tester nouveaux traitements capables d’aider le corps à lutter contre les tumeurs. Ils permettent aussi d’étudier des infections humaines (comme le Sida ou certains virus) dans de bonnes conditions, ce qui est autrement impossible chez la souris classique. L’un des objectifs de ce projet est de fournir à la communauté scientifique des souris humanisées “prêtes à l’emploi”. En effet, leur production est longue, complexe et coûteuse, et nécessite un savoir-faire spécifique. En centralisant et en standardisant ce processus avec des équipes spécialisées, il devient possible d’obtenir des modèles plus fiables et comparables entre les études, tout en réduisant le nombre d’animaux nécessaires pour produire des résultats solides. Par ailleurs, le projet vise à améliorer encore cette méthode en utilisant des souris nouveau-nées plutôt que des souris plus âgées. Les données scientifiques montrent que chez les nouveau-nés, la greffe de cellules humaines fonctionne mieux, avec moins d’échecs et moins de mortalité liée aux procédures, notamment celles visant à préparer l’organisme à recevoir les cellules. Cela signifie qu’il serait possible d’obtenir les mêmes résultats avec moins d’animaux, et en réduisant les effets négatifs pour eux. Ainsi, au-delà des bénéfices scientifiques, ce projet cherche aussi à améliorer le bien-être animal en rendant les procédures plus efficaces et moins contraignantes.

Procédures

En fonction des modèles développés, les animaux vigiles pourront recevoir dans un premier temps un traitement de radiothérapie de maximum 70 secondes afin d’être à même de recevoir la greffe. Les cellules humaines leur seront ensuite injectées par voie intrahépatique en guise de greffe, injection unique d’une durée de maximum une minute, sur animal vigile. Une fois la greffe suffisamment développée dans l’organisme des souris, jusqu’à 3 prélèvements sanguins pourront être réalisés pour s’assurer que le niveau de greffe est suffisant, pour analyser d’autres paramètres biologiques d’intérêt ou pour suivre la greffe, prélèvements d’une durée maximale de 3 minutes.

Impact sur les animaux

L’étape de radiothérapie, l’injection de cellules et les prélèvements sanguins sur animal vigile sont des sources potentielles de douleur et/ou de stress pour l’animal. Chez certains animaux, la radiothérapie peut endommager certains organes, les symptômes (perte de poids, troubles digestifs) apparaissent généralement dans les 3 premières semaines après l’irradiation. L’injection cellulaire ne nécessite pas de boîte de contention mais nécessite une contention et l’introduction d’une aiguille. Le prélèvement sanguin nécessitera une contention de l’animal. Cette contention sera réalisée de façon manuelle ou à l’aide d’une boîte de contention en fonction de la voie d’abord.

Devenir

Tous les animaux de ce projet seront euthanasiés en cas d’atteinte de point limite terminal ou de fin de procédure.

Remplacement

Les souris humanisées permettent d’étudier le fonctionnement du système immunitaire dans son ensemble, comme il se comporte réellement dans un organisme vivant. En effet, le système immunitaire est très complexe : il repose sur de nombreuses cellules qui interagissent entre elles et avec le reste du corps, et ces interactions évoluent au fil du temps. Aujourd’hui, il n’est pas possible de reproduire fidèlement cette complexité uniquement en laboratoire, par exemple avec des cellules dans une boîte (ce qu’on appelle des études “in vitro”). De plus, de nombreux autres mécanismes du corps interviennent en même temps, comme les échanges entre organes ou les réactions de l’organisme entier, ce qui est impossible à recréer complètement sans utiliser un organisme vivant. C’est pour cette raison que les modèles de souris humanisées restent indispensables pour étudier ces phénomènes de manière globale et réaliste

Réduction

Nous anticipons un taux de succès de 90% (% de souris développant un niveau suffisant de cellules humaines dans le sang). Nous travaillerons tout le long du projet à augmenter ce taux de succès au fur et à mesure de l’expérience acquise pour atteindre une réduction maximale d’animaux utilisés.

Raffinement

Les souris utilisées dans ce projet n’ont pas de système immunitaire fonctionnel, ce qui les rend plus sensibles aux infections. Pour les protéger, elles sont donc élevées dans un environnement très contrôlé, exempt de microbes dangereux, et manipulées sous une hotte afin d’éviter toute contamination extérieure. Tout au long de l’étude, leur état de santé est surveillé chaque jour afin de détecter rapidement le moindre signe de malaise ou de dégradation. Si nécessaire, des mesures de soutien sont mises en place, comme la mise à disposition de nourriture plus facile à consommer, une surveillance renforcée ou des soins adaptés prescrits par un vétérinaire, tels que l’hydratation, un apport nutritionnel supplémentaire ou des soins spécifiques. Si l’état de l’animal se détériore trop, des critères précis sont définis pour décider d’une euthanasie rapide afin d’éviter toute souffrance inutile. Les gestes techniques, comme les prises de sang ou les injections, sont réalisés avec beaucoup de précautions pour limiter l’inconfort. Avant un prélèvement sanguin, les animaux sont doucement réchauffés pour faciliter la circulation du sang et rendre le geste plus simple et plus rapide. Les quantités de sang prélevées et les temps de récupération respectent des recommandations strictes afin de garantir leur sécurité. Les injections et prélèvements sont effectués uniquement sur des zones saines, avec du matériel stérile et adapté, et chaque geste est suivi d’une compression pour éviter les saignements. Après chaque manipulation, les animaux sont observés pour s’assurer qu’ils récupèrent correctement, et une réhydratation systématique est réalisée pour compenser le prélèvement sanguin. L’ensemble de ces mesures vise à assurer le bien-être des animaux tout en garantissant la qualité des résultats scientifiques.

Choix des espèces

Nos modèles humanisés seront développés chez la souris. Seuls des animaux immunodéficients se prêtent à la reconstitution d’un système immunitaire humain fonctionnel. Les seuls modèles animaux immunodéficients disponibles à l’heure actuelle correspondent à des modèles souris et rats. D’autre part, la souris est, à l’heure actuelle, l’espèce la plus utilisée en recherche biomédicale. De nombreuses données expérimentales ont déjà été collectées à l’aide des modèles humanisées murins. Des nouveaux nés (de 1 à 3 jours) seront utilisés pour les greffes avec les cellules souches humaines. La littérature indique que l’humanisation sur nouveaux nés, âgés de 1 à 3 jours, amène à de meilleures prises de greffe, à moins de mortalité liée à la procédure (moins de rejet de greffe et de mortalité post myéloablation) et à de meilleurs taux de cellules immunitaires fonctionnelles. Humaniser sur nouveaux nés aurait donc des bénéfices éthiques obtenir un meilleur taux de succès permettrait de moins utiliser d’animaux pour obtenir les cohortes voulues, avoir un plus bas taux de mortalité permettrait de diminuer la sévérité liée à la procédure..