Procédures modérées

10408 contenus, page 546 sur 868
  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 880
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 560
▲ 320
Devenir
 -
 -
 -
 880

880 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. Elles sont isolées socialement pendant 24 heures ou six semaines, reçoivent des injections de cocaïne et subissent des chirurgies, des tests comportementaux et des prélèvements sanguins submandibulaires que le porteur reconnaît pouvoir provoquer des hémorragies et des lésions de l'os maxillaire. L'objectif est d'étudier l'effet de l'isolement sur la rechute à la cocaïne, les retombées thérapeutiques et sociales restant énoncées comme des perspectives. Le porteur qualifie le modèle murin d'"incontournable" en neurosciences et juge "indispensable" de travailler sur un animal "entier".

Objectifs

En Europe, les troubles d’usage de substances psychoactives représentent un problème majeur de santé publique, avec environ 83,4 millions d’adultes, soit 29% de la population européenne, ayant consommé une ou des substances psychoactives au cours de l’année écoulée. Parmi ces substances, l’usage de cocaïne est en constante augmentation, notamment en raison d’une importante production massivement importée (64.000 saisies représentant 213 tonnes pour l’année 2019), qui conduit à la banalisation de son usage et le développement de comportement d’addiction. Un aspect important de cette pathologie est le risque élevé de rechute lorsque les usagers essayent d’arrêter ou simplement de contrôler leur consommation. En effet, parmi les patients pris en charge pour troubles d’usage de cocaïne, 50% ont déjà été pris en charge antérieurement pour le même trouble. Bien que les travaux de recherche fondamentale et clinique aient apporté de solides connaissances sur les mécanismes mis en jeu lors de la transition entre un usage récréatif et les troubles de l’usage, la compréhension des phénomènes de rechute reste limitée. Entre autre, l’environnement social des consommateurs semble pouvoir à lui seul participer au phénomène de rechute. Notamment, une majorité de consommateur indique souffrir d’un isolement social et d’un sentiment de solitude qui pourraient être, en partie, à l’origine des comportements de rechute. Dans ce contexte, ce projet vise à évaluer, dans un modèle murin, l’impact de l’isolement social aigu (24 heures) et chronique (6 semaines) sur les comportements liés à la cocaïne et en particulier le comportement de rechute.

Bénéfices attendus

Ce projet a le potentiel d'apporter de nouvelles connaissances fondamentales sur la manière dont notre système nerveux fait face et s'adapte à l'isolement social et sur la manière dont les conditions sociales peuvent participer aux troubles liés à l'utilisation de substances psychoactives, notamment la cocaïne. Cet aspect fondamental aidera à développer de nouvelles approches thérapeutiques. Par exemple, au niveau préclinique, notre étude apportera de nouvelles cibles neuroanatomiques pour les protocoles de stimulation magnétique transcrânienne afin de traiter certaines des conséquences de l'isolement social. En ce qui concerne les applications sociales, ces travaux aideront également les acteurs sociaux à mieux communiquer avec les personnes souffrant de troubles liés à l'usage de substances et leur famille en expliquant comment les conditions sociales peuvent aider ou aggraver leur(s) trouble(s). Ainsi, à terme, ces travaux pourraient avoir un impact positif direct sur la vie quotidienne des personnes souffrant d’isolement social et/ou de troubles de l’usage de substances et un impact économique indirect en réduisant les troubles associés à l’isolement social et en améliorant la qualité de vie de patients atteints de troubles de l’usage de substances.

Procédures

Le but de ce projet est d’étudier l’effet de l’isolement social sur les comportements d’addiction. Ainsi trois groupes de de souris seront utilisés : le premier restera groupé, le second sera isolé pendant 24h et le troisième sera isolé pendant 6 semaines. De plus, des injections aigues (1 injection unique; 30 secondes) ou chroniques [5 injections au total (1/jour) ; 30 secondes par injection] ainsi que des tests comportementaux (durée maximum 10 min) seront réalisés sur animaux vigiles. Les différentes procédures expérimentales mettront en jeu des prélèvements sanguins (maximum de 6 prélèvements par souris ; 2 prélèvements/jour au maximum avec au moins 1h entre chaque prélèvement; chaque prélèvement durera au maximum 30 sec) ainsi que des chirurgies (durée maximum 1h). L'ensemble de ces nuisances possibles sera évalué et traité afin de réduire la souffrance animale.

Impact sur les animaux

L’ensemble des procédures nécessitent un isolement social (objet de ce projet) d’une partie des animaux. Cet isolement sera soit aigu (24h) soit chronique (6 semaines) et peut créer un stress important aux animaux. Certaines des procédures de ce projet nécessitent des chirurgies pouvant induire une douleur modérée, une inflammation transitoire et/ou un inconfort pour les animaux. Les injections aigues ou répétées de cocaine peuvent induire un état de dépendance physique. De plus, la répétition des injections peut provoquer une douleur aigue transitoire, une inflammation locale au niveau du site d’injection, voire une induration. Les stimulations aversives induisent un stress transitoire aux animaux. Les prélèvements sanguins par voie submandibulaire peuvent induire une hémorragie ou encore des dommages à l’os maxillaire.

Devenir

Les animaux sont mis à mort à l’issue de chaque procédure pour analyse post-mortem.

Remplacement

Au vu de notre objectif d’étude, il nous est malheureusement impossible de remplacer notre modèle in vivo par un modèle in vitro ou in silico. En effet, l’évaluation de comportement de type addictifs nécessite une observation comportementale, uniquement possible chez l’animal vigile.

Réduction

Au regard des données de la littérature, de notre expérience et de la variabilité phénotypique individuelle, nous avons réalisé une analyse statistique de puissance qui a déterminé que les données sont statistiquement exploitables et publiables avec des cohortes de 20 animaux/groupe pour le comportement, 10 pour les analyses immunohistologiques et d’analyse d’activité calcique. Bien que de nombreux groupes contrôles soient nécessaires pour ce projet (animaux groupés vs isolés, saline vs cocaïne, contrôle des virus utilisés) et que les deux sexes seront utilisés les expériences seront toujours réalisées avec la volonté de réduire autant que possible le nombre d’animaux par condition expérimentale, nous composerons donc toujours nos groupes dans l’optique d’obtenir le maximum d’information scientifique par test. Notamment, l’utilisation d’enregistrement longitudinaux permettra de réduire grandement le nombre d’animaux nécessaire pour cette partie du projet. De même, la combinaison de procédures comportementales avec des procédures de prélèvement sanguins permettra de ne générer qu’une cohorte de souris pour répondre à deux questions scientifiques.

Raffinement

Avant isolement et tout au long des expériences pour les animaux témoins, les souris sont hébergées en cage collective, dans un milieu enrichi (matériel de nidification et bâton)), et observés quotidiennement par l’expérimentateur, ou une personne compétente de façon à maximiser leur confort et limiter une quelconque souffrance. Les souris sont habituées à l’expérimentateur et à l’expérimentation afin de limiter leur angoisse et le stress. A l'exception du milieu enrichi (matériel de nidification et bâton), aucune condition spécifique ne sera mise en place pour les animaux isolés. L'objectif de cette étude étant d'évaluer l'effet de l'isolement social sur les comportements d'addiction, nous ne souhaitons pas ajouter d'éléments d'enrichissement qui pourraient être des éléments confondants, perturbant les interprétations des résultats. Ainsi, les animaux isolés seront hébergés dans des conditions identiques à celles des animaux groupés à l'exception de la présence de congénère. Pour chacune des procédures, des points limites adaptés ont été définis. Le bien-être animal sera évalué tout au long de l’isolement en prenant notamment en compte l’état général de l’animal, son poids et sa réactivité à la manipulation, permettant d’objectiver des points limites définis selon les directives éthiques indiquées par l’association internationale pour l’étude de la douleur et la vétérinaire désignée pourra être sollicitée pour émettre un diagnostic et mettre en place les mesures correctives adaptées si nécessaire de façon à limiter la souffrance animale. Les chirurgies sont réalisées sous anesthésie générale et analgésie per et post opératoire. De plus, après chaque chirurgie, l’état de santé des animaux sera évalué plus spécifiquement afin de rapidement pouvoir émettre un diagnostic et mettre en place les mesures correctives adaptées si nécessaire de façon à limiter la souffrance animale Enfin, le bien être animal sera également évalué lors des protocoles expérimentaux, nécessitant des injections intrapéritonéale répétée, afin d’objectiver des points limites définis selon les directives éthiques indiquées par l’association internationale pour l’étude de la douleur et la vétérinaire désignée pourra être sollicitée pour émettre un diagnostic et mettre en place les mesures correctives adaptées si nécessaire de façon à limiter la souffrance animale.

Choix des espèces

Il nous est indispensable de travailler sur un modèle animal, social, entier et complexe afin d’être dans les conditions les plus proches de la complexité humaine. Le modèle murin présente une forte homologie structurale du cerveau avec l’Homme le rendant incontournable dans la recherche en neurosciences. La souris est également une espèce sociale, permettant ainsi l’étude des effets de l’isolement social sur les comportements. Enfin, les outils viraux nécessaires à ce projet ont été développés et validés chez la souris, qui apparait encore donc comme le modèle le plus adapté à ce projet. Des animaux adultes seront utilisés (début des procédures à 8 semaines, poids supérieur à 20g) car l’étude des comportements dans nos différents modèles nécessite des systèmes neurobiologiques totalement matures.

  • Recherche appliquée
    • Troubles gastrointestinaux
Souris : 2000
Souffrances
▲ -
▲ 1613
▲ 387
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 2000

2 000 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Modèles de la déficience en lipase acide lysosomale, elles reçoivent des injections de vecteurs viraux dans la veine caudale et des prélèvements sanguins répétés, avant que leur foie, leur rate et leur intestin soient prélevés. Le porteur teste vingt-quatre vecteurs de thérapie génique puis les plus prometteurs, en vue d'un "traitement curatif" présenté au conditionnel. Il affirme que l'effet et l'innocuité de la stratégie ne peuvent être vérifiés que sur un animal vivant.

Objectifs

Dans le cadre du développement d’une thérapie génique pour la déficience en acide lipase lysosomale, le projet consiste à tester l’addition d'un gène médicament encodant la protéine manquante chez les patients : l'acide lipase lysosomale (LAL) en utilisant des vecteurs viraux. Plusieurs types de vecteurs et différentes constructions du gène médicament sont disponibles, il s’agit donc dans un premier temps de sélectionner la meilleure combinaison entre vecteur viral et gène médicament. Puis la meilleure construction sera évaluée a différentes doses et temps sur notre modèle de souris afin d’aboutir à la sélection d’un « médicament » efficace.

Bénéfices attendus

Nous espérons ainsi montrer au terme du projet une efficacité thérapeutique de notre stratégie de thérapie génique ce qui permetrait d’initier un développement clinique de ce produit et d'offrir un traitement curatif aux malades.

Procédures

Les animaux subiront une injection dans la veine caudale (animaux vigiles) et des prélèvements de sang (animaux anesthésiés) au niveau du sinus retro-orbitale.

Impact sur les animaux

Dans les procédures expérimentaux : les injections dans la veine caudale et des prélèvements de sang régulièrement pourront entrainer une perte des poids, des plaies au le site de prélèvement ou d'injection. Ces paramètres seront suivie toutes les semaines et pris en compte afin de diminuer la souffrance des animaux.

Devenir

Les souris de la procédure expérimentale 1 seront utilisées dans les procédures 2, 3, 4 et 5. Les souris des procédures 2, 3, 4 et 5 seront euthanasiées afin de récupérer différents organes: foie, rate, intestin pour étudier la correction de l'accumulation de lipides dans nos souris traitées par rapport à des souris saines et malades non traités ai et donc s'assurer de l'effet thérapeutique de notre stratégie et de son inocuité.

Remplacement

Nous développons une stratégie curative de la déficience en LAL par thérapie génique. Bien que cette stratégie ait été testés in vitro sur des cellules de foie et de peau de patient, cela ne permet pas d’étudier la distribution de nos vecteurs ni leur effet thérapeutique sur tous les organes ou encore de confirmer leurs innocuités. Pour cela, nous devons avoir recours à l’utilisation d’animaux sur un modèle de souris représentatif de la déficience en LAL. De plus, le principe de la thérapie génique repose sur l’utilisation de corps étranger à l’organisme pour véhiculer le gène « médicament » jusqu’aux cellules à traiter. Pour apporter le gène de l’enzyme LAL jusqu’aux cellules du foie, nous utilisons des virus modifiés. L’organisme est entrainé à lutter naturellement contre les virus et ce mécanisme de défense est à ce jour impossible à recréer en laboratoire

Réduction

Pour réduire le nombre d’animaux malade à élever et à utiliser, nous allons procéder par étape : sélection des meilleurs vecteurs AAV-LAL in vivo sur souris saines (24 vecteurs), puis études de ces vecteurs sur souris LAL -/- (15 vecteurs) et enfin étude de la dose thérapeutique à injecter pour aboutir à la sélection du meilleur AAV-LAL « médicament » capable de réduire l’accumulation de lipides. Afin de réduire le nombre d’animaux à utiliser, un premier criblage des vecteurs a été réalisé in vitro.

Raffinement

Afin de raffiner nos procédures, nous avons mis en place un suivi adapté des souris LAL -/- (pesés des animaux, au besoin aliment placé au sol et maintien du lien social) et des points limites les plus précoces possibles afin de soulager ou supprimer toutes souffrances. De plus, les procédures expérimentales potentiellement douloureuses (prélèvement sanguin) seront effectuées sous anesthésie gazeuse (Isoflurane)

Choix des espèces

Nous utiliserons un modèle de souris LAL -/- car ce modèle reproduit les symptômes induit par de la déficience en LAL humaine : accumulation de lipide dans le foie et permet d’étudier l’effet corrective de notre approche de thérapie génique. De plus, seul des modèles de souris LAL déficient sont disponible et ont été décrit dans la littératures jusqu’à présent. Aussi, la souris est facile à manipuler, à nourrir et à se procurer. L’injection de l’AAV dans la veine caudale de souris est parfaitement maitrisée au sein de Généthon et l’étude de l’effet thérapeutique est bien décrit dans la littérature dans les souris. Afin d’étudier la correction de la maladie, les animaux seront injectées à l’âge adulte entre 8 et 12 semaines pour reproduire les procédures de thérapie génique appliqués à l’homme adulte. Pour la procédure expérimentale P4, les souris seront injectées à 8 semaines. L’étude sur les souris saines durera 1 mois tandis que l’efficacité du traitement sur les souris LAL-/- nécessitera un suivie de 12 semaines pour les procédures 2-3 et de 8 mois pour la procédure 4.

  • Recherche appliquée
    • Troubles gastrointestinaux
  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
Souris : 826
Souffrances
▲ 144
▲ -
▲ 682
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 826

826 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures dont la souffrance déclarée va du sans réveil au modéré. Modèles génétiques de l'hémochromatose, elles reçoivent des injections et des prélèvements sanguins répétés, certaines subissant une chirurgie abdominale sous anesthésie. Le porteur cherche à comprendre le rôle d'une hormone intestinale dans l'absorption du fer et à tester des composés mimant cette hormone, en renvoyant les retombées thérapeutiques au long terme. Il justifie l'usage de la souris par le fait qu'elle constitue le "modèle pathologique" de la maladie.

Objectifs

L’hémochromatose est une maladie de surcharge en fer fréquente. La surcharge induit une défaillance des organes vitaux au cours du vieillissement. Cette surcharge en fer est notamment due à une hyper absorption du fer par le duodénum (partie supérieure de l’intestin). Cependant il existe très peu de traitement, la diminution du fer par des médicaments et/ou les saignées sont les principales lignes de traitement. Ces traitements ne visent pas à réduire l’absorption du fer (intestin) mais seulement à diminuer le contenu en fer de l’organisme. L’hormone du fer est produite majoritairement par le foie et est le stabilisateur du taux de fer dans l’organisme. Une production de l’hormone du fer a été décrite également au niveau intestinal. Le premier objectif de ce projet est de déterminer le rôle de cette hormone produite par l’intestin dans la régulation de l’absorption du fer. En parallèle, de nouveaux outils thérapeutiques mimant l’hormone du fer ont été développés. Ces outils thérapeutiques pourraient diminuer l’absorption du fer. Le deuxième objectif de ce projet est donc de montrer l’efficacité de ces nouveaux outils thérapeutiques dans des modèles murins de surcharge en fer (hémochromatose).

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus de ce projet sont, à court terme, la découverte du nouveau rôle de l'hormone intestinale dans l'absorption du fer et à plus long terme au développement de nouveaux outils thérapeutiques pour diminuer l'absorption du fer dans l'hémochromatose.

Procédures

Sur animaux vigiles : -Contention pour injection en intrapéritonéal (15 secondes par souris (contention + injection)) -Contention pour injection en sous cutanée (15 secondes par souris (contention + injection)) - Prélèvement sanguin (30secondes). Sur animaux anesthésiés -Chirurgie abdominale ( 5 minutes par souris) -Tonte de l’abdomen (30 secondes par souris). -Prélèvement sanguin (30 secondes par souris)

Impact sur les animaux

Les souris subiront un stress lors de l’anesthésie, de la contention, des injections et du gavage.

Devenir

A la fin de chaque procédure les animaux seront mis à mort afin de prélever les organes pour des analyses.

Remplacement

Nous utilisons un modèle murin car c'est le modèle murin pathologique de l'hémochromatose. Nous avons besoin de l'utilisation de l'animal pour que l'effet thérapeutique des lactocoques soit relevant.

Réduction

Un nombre minimum d'animaux sera inclus dans chaque groupe mais toutefois suffisant pour assurer la robustesse de l’expérience et appliquer des tests statistiques entre les différentes conditions. L'étude statistique permet de calculer au plus juste le nombre d'animaux à utiliser.

Raffinement

Les animaux disposent de nourriture et d’eau ad libitum et vivent en groupes sociaux. Le milieu est enrichi. Les animaux seront quotidiennement surveillés. De plus, toutes les procédures se font avec des anesthésiques et des analgésiques si nécessaire. Dans chaque procédure, des grilles de points limites ont été établie et que des mesures seront prises en fonction de ces évaluations.

Choix des espèces

Nous utilisons le modèle murin car nous utilisons des souris transgéniques, modèles de la pathologie étudiée. Les souris seront âgées de 3-4 semaines juqu'à 7-8semaines car ce modèle de souris présente une surcharge en fer dès 2 mois. Un autre lot de souris sera utilisé à l'âge de 8-10 semaines. AMENDEMENT : La lignée murine Hbb th1/th1 représente un autre modèle de surcharge en fer qui est secondaire. L'utilisation de ce modèle murin permet d'élargir les domaines d'application de ces probiotiques.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
Souris : 675
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 600
▲ 75
Devenir
 -
 -
 -
 675

Deux séances d'imagerie par semaine sous anesthésie pendant quatre mois au plus, et une prise de sang chaque semaine à la joue : 675 souris dépourvues de système immunitaire et irradiées vont être utilisées, toutes tuées à l'issue. La déclaration en compte 600 en souffrance modérée et 75 en souffrance sévère. Greffées de cellules cancéreuses humaines par la veine de la queue ou, sous chirurgie, dans la rate, elles reçoivent ensuite des lymphocytes T dits "non conventionnels", issus de donneurs sains, dont l'équipe veut faire un traitement "universel" contre leucémies, lymphomes et cancers du poumon, du sein et du foie. Le porteur choisit la souris pour son comportement "bien connu et proche de l'humain", qui rendrait la douleur facile à évaluer, et prévoit chez ces souris irradiées et greffées infections, diarrhée, paralysie ou insuffisance respiratoire.

Objectifs

L’immunothérapie, une avancée majeure en médecine, a bouleversé la façon dont nous luttons contre le cancer et d’autres maladies. Contrairement aux traitements traditionnels, tels que la chimiothérapie ou la radiothérapie, qui ciblent directement les cellules cancéreuses, l’immunothérapie tire parti du système immunitaire du patient (système de défense de l’organisme contre les infections) pour combattre la maladie. Dans notre projet, nous nous concentrons sur plusieurs types de cancers hématologiques (leucémie et lymphome) et de cancers « solides », notamment les cancers du poumon, du sein et du foie. Notre objectif est de trouver une nouvelle approche qui pourrait être utilisée pour traiter ces cancers de manière plus efficace. L’une de nos stratégies consiste à utiliser des cellules du système immunitaire appelées lymphocytes T. Ces cellules sont des gardiens du système immunitaire qui patrouillent dans notre corps pour détecter et éliminer les menaces, y compris les cellules cancéreuses. Cependant, il existe deux types de lymphocytes T : les lymphocytes « conventionnels » et les lymphocytes T « non conventionnels ». Les lymphocytes T « conventionnels » sont des guerriers spécialisés qui sont parfois difficiles à obtenir chez les patients, en particulier s’ils ont déjà reçu des traitements agressifs. De plus, ils peuvent causer des effets secondaires indésirables, comme la destruction de cellules saines de notre corps. Nous explorons donc une approche novatrice en utilisant des lymphocytes T « non conventionnels ». Ces cellules proviennent de donneurs en bonne santé et pourraient être utilisées pour stimuler le système immunitaire du patient afin de lutter contre les cellules cancéreuses. Ce serait une sorte de traitement universel, efficace pour différents types de cancers, indépendamment du patient. Notre travail vise à rendre ces thérapies plus accessibles, moins coûteuses et à réduire les effets secondaires, tout en offrant un nouvel espoir à ceux qui luttent contre le cancer du poumon, du sein, du foie et d’autres types de cancer.

Bénéfices attendus

Notre projet vise à démontrer la possibilité d’utiliser une autre population de cellules du système immunitaire permettant de traiter les patients atteints de cancer. Cette nouvelle stratégie thérapeutique éviterait les problématiques actuellement rencontrées avec des traitements similaires. La validation de nos hypothèses dans un modèle animal servira de base au développement de stratégies thérapeutiques innovantes pour améliorer les taux de guérison de pathologies cancéreuses graves.

Procédures

Notre projet consiste à développer une nouvelle immunothérapie cellulaire « universelle » applicable à différents cancers (cancer du sang, du poumon, du sein, du foie). Pour cela, nous utiliserons plusieurs modèles expérimentaux consistant tous en l’injection de cellules cancéreuses soit par voie intraveineuse (veine de la queue, durée moins d’une minute sur souris éveillée) soit par injection dans la rate (par chirurgie sous anesthésie et analgésie, durée 15 minutes) dans des souris dépourvues de système immunitaire et préalablement irradiées (cela permet d’augmenter la greffe des cellules cancéreuses et leur multiplication). Après l’établissement de la tumeur (en quelques jours), notre thérapie cellulaire sera injectée (par voie intraveineuse dans la veine de la queue sur souris éveillées ; durée 1 minute). La progression de la tumeur et donc l’efficacité de notre immunothérapie cellulaire seront suivis par imagerie sous anesthésie générale (durée de la session : 15 min) 24h après le début l'injection du traitement puis deux fois par semaine pendant toute la durée de l'étude, soit 4 mois maximum. Afin de compléter l’étude sur l’utilisation de cette population de cellules particulière en thérapie des cancers, nous serons également amenés à traiter un lot de souris avec la molécule connue pour activer nos cellules d’intérêt thérapeutique (administration par injection dans l’abdomen ou dans la veine de la queue au maximum tous les 2 jours, sans anesthésie ; durée de l’injection moins d’une minute). Nous testerons aussi la nécessité d’une 2e voire d’une 3e injection de nos cellules « médicament » pour éradiquer la tumeur. Nous évaluerons également la capacité de nos cellules à rester dans l’organisme et à prévenir une rechute en administrant une seconde dose de cellules tumorales. Chaque semaine, une prise de sang (1 à 2 gouttes prélevées au niveau de la veine de la joue sur souris éveillée) sera effectuée pour suivre la présence des cellules thérapeutiques (durée du prélèvement: 30 s; sur une période de 4 mois maximum).

Impact sur les animaux

Dans les différents modèles de cancer utilisés dans ce projet, l’étape d’irradiation rend la souris fragile aux infections et peut favoriser la présence d’une diarrhée et induire une perte de poids. Le développement des tumeurs peut lui aussi entraîner des nuisances telles que la douleur, une paralysie, une perte de poids, ou une insuffisance respiratoire (pour les tumeurs pulmonaires). L’injection intraveineuse de cellules tumorales peut également causer du stress et de la douleur au moment de l’injection. En revanche, l’imagerie, bien que non invasive peut provoquer du stress lié à la manipulation. Pour cette procédure, les souris sont préalablement anesthésiées avec de l’isoflurane. L’anesthésie gazeuse peut perturber la régulation de la température corporelle des souris, et la répétition fréquente de ces anesthésies (deux fois par semaine pendant toute la durée de l’étude et à 24h d'intervalle au moment du début du traitement) peut avoir un impact sur leur bien-être. Les prélèvements de sang à la mandibule (réalisés une fois par semaine pendant toute la durée de la procédure) peuvent provoquer une légère douleur temporaire et du stress. Comme leur nom l’indique, ces prélèvements peuvent entraîner un saignement mineur au site de ponction, généralement contrôlé en appliquant un légère pression. La chirurgie nécessaire à l’injection des cellules cancéreuses au niveau de la rate implique l’ouverture de la paroi abdominale. Cela peut entraîner des douleurs post opératoires, des problèmes de cicatrisation de la plaie chirurgicale et des effets secondaires tels qu’une infection, une hypothermie, une réaction inflammatoire locale et une altération temporaire du comportement alimentaire.

Devenir

Tous les animaux seront systématiquement euthanasiés au maximum 4 mois post-injection si pas d’atteinte du point limite. Les organes liés au système immunitaire, ainsi que ceux associés à notre population thérapeutique d’intérêt (comme le poumon et les muqueuses intestinales), seront prélevés en post-mortem pour une analyse au niveau cellulaire.

Remplacement

Pour tester l’efficacité de nos différentes thérapies, nous avons d’abord réalisé de nombreuses expériences en laboratoire (in vitro). Ces expériences nous ont permis de valider certaines réponses des cellules aux traitements, en utilisant différentes techniques dont des modèles en trois dimensions appelés sphéroïdes. Cependant, pour obtenir des résultats plus proches de ce qui se passe dans le corps humain, nous devons passer à des tests dans des modèles vivants (in vivo). Ces modèles intègrent des caractéristiques importantes des tumeurs humaines, telles que l’hétérogénéité des cellules tumorales, la présence de tissus sains et des barrières qui peuvent limiter l’efficacité des traitements. Il est donc impossible de poursuivre la validation de notre nouvelle approche thérapeutique sans utiliser un modèle animal entier vivant.

Réduction

Nous avons réduit le nombre de souris utilisées au minimum nécessaire et suffisant pour valider scientifiquement notre étude du point de vue de l’analyse statistique. L’utilisation de l’imagerie in vivo permet également de réduire le nombre d’animaux utilisé grâce à l’analyse d’une même souris sur toute la durée de l’expérience.

Raffinement

Afin de réduire au minimum la douleur et la souffrance qui pourraient être ressenties par les souris, nous prévoyons la mise en place de différentes procédures. Tout d'abord, les souris sont hébergées dans une animalerie avec un statut sanitaire contrôlé, un enrichissement sera mis en place (papier kraft pour la fabrication de nid, buchette en bois à ronger). Un suivi visuel quotidien (par les animaliers et/ou les expérimentateurs) des animaux est réalisé. Nous veillerons, par ailleurs, à réduire au minimum l’intensité et la durée des souffrances ressenties par les animaux, en utilisant deux fois par semaine une grille d'évaluation prenant en compte l'apparence physique, le poids et le comportement des animaux. De plus la mesure bi-hebdomadaire par imagerie in vivo, nous permettra d'évaluer la propagation tumorale et euthanasier les animaux si celle-ci devient trop invasive et avant que les signes cliniques n’apparaissent (paralysie par exemple). Les imageries seront réalisées sous anesthésie. Lors de cette mesure de bioluminescence, nous effectuerons un suivi clinique des souris et établirons un score selon des critères de poids, d’apparence des poils, de mobilité, de comportement ainsi que de rythme respiratoire (pour les tumeurs pulmonaires) et des observations post-opératoires telles que l’état de la plaie et les déplacements de la souris après l’opération (pour la tumeur du foie, nécessitant une chirurgie).La chirurgie sera réalisée sur des souris anesthésiées et ayant reçu au préalable l’administration d’anti-douleur, administration qui sera poursuivie dans les jours qui suivent.

Choix des espèces

L’espèce animale choisie dans ce projet est la souris. Cette espèce présente l’avantage d’être un petit mammifère dont le comportement est bien connu et proche de l’humain. Ainsi, l’évaluation du bien-être et de la douleur liée à l’expérimentation peut être effectuée aisément (perte de poids, posture, aspect du poil, comportement agressif, isolement) permettant une prise en charge rapide et adapté. De plus, les modèles murins de cancers du sang, du poumon, du sein ou encore du foie sont bien décrits dans la littérature scientifique. Les souris utilisées dans ce projet sont des animaux adultes de 2 à 3 mois au début de la procédure (injection des cellules tumorales), les pathologies étudiées se développant chez les individus adultes.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 480
Souffrances
▲ -
▲ 320
▲ 160
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 480

480 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Une partie subit une chirurgie cérébrale d'injection virale d'une heure, puis toutes passent des tests de mémoire, dont un test d'orientation spatiale en milieu aquatique que le porteur reconnaît stressant pour la souris. L'objectif est d'étudier le rôle du répresseur REST dans un modèle génétique de la maladie d'Alzheimer, les bénéfices pour les patients restant renvoyés à de futures cibles pharmacologiques. Sur le remplacement, il affirme que l'évaluation de la mémoire par des tests comportementaux ne peut se faire sans animal vivant.

Objectifs

La maladie d'Alzheimer est une neuropathologie qui implique l'altération de nombreux mécanismes moléculaires. Malgré les progrès récents, la caractérisation physiopathologique de cette maladie reste incomplète, ce qui entrave le développement de traitements efficaces. Comprendre comment l’expression des gènes qui jouent un rôle dans la formation et la rétention des souvenirs est dérégulée dans le contexte de la maladie d’Alzheimer constitue une approche prometteuse et peut contribuer à l'identification de cibles pharmacologiques potentielles.

Bénéfices attendus

Ce projet examinera et comparera systématiquement les mécanismes comportementaux, cellulaires et moléculaires des troubles cognitifs associés à la pathologie Alzheimer. De plus, ce projet complètera les connaissances actuelles sur les troubles cognitifs dans le cerveau pathologique. Outre sa contribution à la résolution des problèmes économiques et sociaux associés aux troubles cognitifs survenant au cours du vieillissement, ce projet fournira des informations importantes sur le rôle des régulateurs de l'expression de gènes dans les fonctions cognitives. Ce point est très important au vu du nombre croissant de publications sur le dysfonctionnement de la mémoire dans le vieillissement normal et pathologique. Nous sommes convaincus que les résultats de ce projet seront exploités par une large communauté de neuroscientifiques, de pharmacologues et d'industries pharmaceutiques intéressés par les aspects développementaux du cerveau et de ses troubles. En outre, l'identification des mécanismes cellulaires et moléculaires qui sous-tendent le déficit de mémoire lié à l'âge, fournira de nouvelles perspectives dans la compréhension du déficit cognitif lié à la maladie d'Alzheimer.

Procédures

Les animaux auront une chirurgie de 60 minutes maximum au cours de laquelle ils recevront une injection d’un petit virus non toxique et non pathogène permettant de transférer du matériel génétique dans le génome de l’hôte. On évaluera ensuite leur mémoire par un test d’exploration d’objets (Familiarisation : 10 minutes ; Apprentissage : 10 minutes ; Test : 10 minutes) ainsi que lors d’un test d'orientation spatiale (Familiarisation : 5 minutes ; Apprentissage : 20 minutes ; Test : 1 minute). Les animaux qui n’auront pas de chirurgie seront exposés à un environnement enrichi sur une durée de 10 jours avant d’évaluer leur mémoire. L’environnement enrichi consiste à placer les animaux dans une grande cage contenant des roues d'activités, des labyrinthes, un abri dans lequel les souris peuvent se cacher et de l’eau et de la nourriture à volonté.

Impact sur les animaux

Une opération chirurgicale, ne durant pas plus de 30 minutes au maximum, sera effectuée sur certaines souris, ce qui pourrait vraisemblablement entraîner une sensation de douleur. Une sensation douloureuse pourrait également apparaitre au moment du réveil de l’animal et pour une durée de plusieurs heures. Un état de stress peut survenir chez les animaux suite au test d'orientation spatiale (Familiarisation : 5 minutes ; Apprentissage : 20 minutes ; Test : 1 minute ; total : 26 minutes). En effet, le milieu aquatique peut être perçu comme stressant pour la souris.

Devenir

A l'issue de chaque procédure expérimentale, l'ensemble des animaux (soit 480 au total) sera mis à mort pour poursuivre les investigations cellulaires et moléculaires.

Remplacement

Dans ce projet nous proposons d'évaluer la mémoire des souris au travers de tests comportementaux. Ainsi, l'utilisation d'un modèle vivant (in vivo) ne peut être remplacé par des modèles in vitro ou in sillico.

Réduction

Pour réduire le nombre d'utilisation d'animaux, la mémoire de chaque souris sera évaluée dans les deux tests comportementaux proposés dans ce projet. De plus, un même prélèvement de tissus cérébral permettra de réaliser plusieurs analyses biochimiques et moléculaires. Enfin, des tests statistiques permettront de déterminer le nombre approprié d’animaux dans les protocoles proposés.

Raffinement

Tous les animaux seront hébergés dans des cages présentant un enrichissement (papier, maisonnette). Les signes de douleur ou de stress (prostration, mobilité altérée, poil terne, blessures apparentes, perte de poids > 20% par rapport au poids initial ) qui peuvent survenir à la suite des chirurgies seront évalués lors des inspections journalières des animaux et conduiront le cas échéant à la mise à mort immédiate des animaux en souffrance. L'inspection quotidienne des animaux se fera au travers d'une grille d'évaluation du bien-être basée sur les signes de l'animal évoqués plus haut. Le score final obtenu montrera le degré de souffrance de l'animal. En expérimentation, les animaux seront manipulés quotidiennement pendant les 3 jours qui précédent toute procédure, et ceci dans la pièce où se déroulera les tests comportementaux. Cette démarche permet de réduire le stress lié à la manipulation et d’habituer l’animal à l’expérimentateur et aux pièces expérimentales. Des anesthésiques et analgésiques seront utilisés lors de la chirurgie.

Choix des espèces

Le modèle de souris utilisé dans cette étude est un modèle génétiquement modifié permettant de reproduire les symptômes de la maladie d'Alzheimer. Ces souris développent des dépôts de plaques amyloïdes similaires à ceux observés chez les patients Alzheimer. De plus, ces souris développent des déficits de la mémoire et d'autres déficits cognitifs progressifs, similaires à ceux observés chez les patients Alzheimer. Dans ce projet, nous utiliserons cette lignée génétiquement modifiée et leur contrôle. Nous utiliserons à la fois des mâles et des femelles âgées de 3 mois (avant l'apparition des symptômes de la maladie) et de 10 mois (présence des symptômes de la maladie et des troubles cognitifs).

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Rats : 660
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 660
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 660

660 rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, pour tester des composés de l'industrie pharmaceutique censés réduire les rechutes à l'héroïne. Les animaux subissent des chirurgies de pose de cathéter intraveineux, de minipompe sous-cutanée ou d'électrodes intracrâniennes, suivies de tests comportementaux et de prélèvements sanguins répétés. Le porteur indique qu'une partie des rats est tuée pour prélever des échantillons, les autres étant maintenus vivants entre deux procédures enchaînées. Il affirme que seul l'animal permet d'étudier ces mécanismes et justifie le recours au rat par un "continuum" des processus de récompense avec l'humain.

Objectifs

La dépendance aux opiacés est un problème majeur de santé publique. Des recherches sont entreprises pour identifier des traitements capables d’aider à l’arrêt durable de la consommation, notamment en réduisant les effets du sevrage et les risques de rechute. L’objectif de ce projet est d’évaluer de nouveaux composés issus de l’industrie pharmaceutique pour leurs capacités thérapeutiques dans ces deux domaines. L’étude se fait au moyen de modèles validés chez le rat. L’avantage en est le contrôle strict de la consommation préalable de drogue et des conditions d’application du composé.

Bénéfices attendus

La dépendance aux opiacés est un enjeu de santé publique mondial. Ces expériences permettent d'étudier les bénéfices de nouveaux traitements dans la dépendance physique et psychologique aux opiacés.

Procédures

Des animaux (n = 36 à 180) seront soumis à une chirurgie intaveineuse pour l'implantation d'un cathéter intraveineux. Ce type de chirurgie est effectué sous anesthésie, en conditions aseptiques, sur couverture chauffante et dure en moyenne 30 min. Des animaux (n= 48 à 240) seront soumis à l'implantation sous-cutanée d'une minipompe. Ce type de chirurgie est effectué sous anesthésie, en conditions aseptiques, sur couverture chauffante et dure en moyenne 5 min. Des animaux (n = 48 à 240) seront soumis à une chirurgie stéréotaxique pour l'implantation d'électrodes, pour enregistrements électroencéphalographiques (durée 45 min à 1h30), puis 7 jours plus tard à l'implantation d'une minipompe sous-cutanée (durée: 5min). Ces chirurgies sont effectuées sous anesthésie, en conditions aseptiques, sur couverture chauffante.

Impact sur les animaux

Les animaux sont soumis à des chirurgies et tests comportementaux successifs dont le degré de gravité va de léger à modéré pour des procédures qui sont globalement de gravité modérée. Les nuisances attendues sont celles associées à une chirurgie vasculaire, d'implantation et retrait d'une minipompe sous-cutanée, ou stéréotaxique, dans des conditions où toutes les mesures sont prises pour réduire douleur et risque d’infections (aseptie, anesthésie, analgésie anti-inflammatoire, suivi post-opératoire).

Devenir

Mise à mort des animaux dans le cas de trois des procédures pour prélever des échantillons. Les animaux des autres procédures sont gardés vivants car elles sont suivies d’une autre procédure.

Remplacement

Seul le modèle animal permet d’interroger les mécanismes neurobiologiques difficilement accessibles chez l’homme. De plus, l’étude du comportement addictif ne peut se réduire à la simple étude de l’effet de la drogue. Ce comportement met en jeu des mécanismes psychopharmacologiques complexes qui ne peuvent pas être appréhendés par des modèles ex vivo.

Réduction

Nous procédons à des analyses statistiques afin de déterminer le nombre minimum de sujets nécessaire pour obtenir un résultat fiable.

Raffinement

Le confort de l’animal est pris en compte tout au long de sa vie au moyen d’une grille d’évaluation et la définition de points limites et critères d’arrêt. Un soin particulier est porté à la formation des expérimentateurs pour qu'ils sachent détecter tout signe de mal-être et ne soient pas eux-mêmes source de mal- être par une manipulation inadaptée. Les soignants qui s’occupent de nos animaux sont encadrés par, ou sont eux-mêmes, des personnels diplômés soigneurs animaliers. Les expériences se déroulent quand les animaux sont actifs (phase nocturnes) et leur sommeil est ainsi respecté. Les animaux sont manipulés quotidiennement par l’expérimentateur (sauf week-ends où ils sont observés). L’anesthésie et la douleur post-opératoire sont gérées avec des molécules adaptées. Les chirurgies sont pratiquées sur couverture chauffante puis la récupération post-opératoire se fait en chambre post-opératoire chauffée. Pour enrichir l’environnement, des nids végétaux sont placés dans chaque cage et renouvelés systématiquement lors du change.

Choix des espèces

Compte tenu des questions que nous posons, il est nécessaire d’utiliser une espèce mammifère dont le développement des réseaux neuronaux permet l’expression d’un comportement aussi complexe que la prise de drogue. Or il a été montré un continuum entre les mécanismes psychologiques et biologiques des processus de récompense entre le rat et l’homme, et ces processus sont à la base de la dépendance, étudiée dans ce projet. Nous utilisons des rats adultes âgés de 8 semaines à leur arrivée au laboratoire (250-275g). Dans la mesure où nous procédons à une période d'habituation de 18 jours, les animaux doivent être suffisamment jeunes à leur arrivée au laboratoire, ce qui justifie notre choix.

  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 592
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 192
▲ 400
Devenir
 -
 -
 -
 592

592 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. Elles sont infectées par gavage avec des selles humaines porteuses de la microsporidie E. bieneusi, une partie recevant en plus un immunosuppresseur par injections répétées et des ponctions sanguines rétro-orbitales jusqu'à six fois en six semaines. Le porteur décrit des diarrhées, des douleurs abdominales et une perte de poids pouvant atteindre le point limite de 20 %, au-delà duquel les souris sont mises à mort. Il affirme que le parasite n'est pas cultivable in vitro et juge l'animal vivant "indispensable", tout en reconnaissant que plusieurs bénéfices cliniques avancés restent à démontrer.

Objectifs

Les microsporidies constituent un vaste ensemble d’eucaryotes intracellulaires pouvant infecter de nombreux hôtes. Chez l’Homme, les espèces les plus fréquemment isolées sont responsables de diarrhées profuses, particulièrement graves chez les immunodéprimés car sans traitement elles évoluent vers la chronicité et peuvent aboutir au décès du patient. Enterocytozoon bieneusi est l’espèce isolée dans plus de 90% des cas. De nombreuses interrogations concernant cette espèce sont encore sans réponse, notamment au sujet (i) de la physiopathologie concernant par ex. la dose infectieuse, les sites de persistance chez l’hôte, les cellules recrutées au site d’infection, la réponse immunitaire, (ii) de la thérapeutique concernant les molécules efficaces (le seul traitement dont l’efficacité a été démontrée, la fumagilline, n’est plus commercialisé depuis 2019), la durée de traitement, ... Les travaux expérimentaux sur cette espèce sont difficiles car elle n’est pas cultivable in vitro et les modèles animaux sont réduits. En effet, seuls les essais sur singes immunodéprimés ou sur cochons gnotobiotiques ont permis l’établissement d’une infection, tandis que des infections uniquement transitoires ont pu être obtenues chez des souris immunodéprimées et des rats athymiques ou chimiquement immunodéprimés. Au sein de l’espèce E. bieneusi, de nombreux génotypes existent, dont la plupart possède des spécificités d’hôtes. Les rongeurs étant naturellement infectés par certains de ces génotypes, nous émettons l’hypothèse que les échecs précédemment décrits dans la littérature concernant l’établissement d’un modèle souris sont liés à l’utilisation de génotypes non adaptés à cet animal. Du fait de nos travaux, nous possédons une très large collection de selles positives pour E. bieneusi de différents génotypes. Les objectifs du projet sont de mettre au point et de caractériser un modèle de souris infectées par E. bieneusi afin de répondre aux interrogations énoncées plus haut. Pour cela, des souris seront infectées par voie orale avec des selles humaines positives pour E. bieneusi. Nous disposons de données préliminaires démontrant le succès de notre protocole d’infection.

Bénéfices attendus

Comme développé dans le paragraphe 5.5.1, bien que responsable de plus de 90% des cas de microsporidiose intestinale, de nombreuses interrogations concernant E. bieneusi sont sans réponse, en grande partie du fait de la difficulté à travailler sur ce pathogène non cultivable et sans modèle animal. Les résultats issus de ce projet permettront de répondre à certaines de ces interrogations. En effet, ce projet devrait permettre de faire progresser les connaissances scientifiques fondamentales sur cette espèce en apportant des données sur les points suivants: dose infectieuse, barrière d’espèce, site de multiplication et de dormance chez l’hôte infecté, réponse immunitaire et identification de protéines immunogènes. Ce projet devrait également permettre de faire progresser la prise en charge des microsporidioses humaines en démontrant l’efficacité ou l’inefficacité des molécules actuellement utilisées, notamment le nitazoxanide dont l’indication a été donnée du fait de son efficacité sur d’autres parasitoses, sans preuve scientifique. Si seule la fumagilline démontre son efficacité, cela permettra d’obtenir des arguments forts pour la reprise de production du médicament par l’industrie pharmaceutique. La fumagilline étant responsable d’une thrombopénie, le patient doit être hospitalisé pendant toute la durée du traitement, soit 15 jours. Cette durée a été validée historiquement chez le patient infecté par le virus de l'immunodéficience humaine (VIH). Il est suspecté qu’une telle durée de traitement pourrait être réduite avec une efficacité équivalente, réduisant ainsi les durées d’hospitalisation et donc les frais de santé. Ce projet pourrait permettre de valider ou non la réduction de la durée de traitement. L’intérêt du screening dans les selles d’un patient pour valider l’efficacité d’un tel traitement n’est pas non plus démontré mais pourra être évalué dans ce projet chez la souris (par exemple si recherche sur selles négative au bout de 7 jours, alors le traitement pourrait être arrêté, si résultat positif on pourrait conseiller de poursuivre le traitement jusqu’à 15 jours), et ainsi apporter des arguments pour proposer une étude chez l’Homme (type protocole de recherche clinique).

Procédures

-gavage avec le pathogène (ou un liquide neutre pour les groupes contrôle) sur animal vigile, 1 seule fois pour tous les animaux: 592 souris, soit quelques secondes par souris -ponction sanguine au niveau du sinus rétro-orbital sous anesthésie générale, les ponctions seront répétées 6 fois en 6 semaines : 12 animaux, ponction d'une durée inférieure à 10 secondes -injection molécule immunosuppressive (dexaméthasone) sur animal vigile, en intra-péritonéal, à raison de 6 injections en 6 jours: 288 animaux, soit quelques secondes par souris -gavage par des molécules à visée thérapeutique (ou un liquide neutre pour les groupes contrôle), une fois par jour pendant 14 jours : 192 souris, soit quelques secondes par souris

Impact sur les animaux

Les effets attendus sur les souris sont ceux associés à une infection intestinale (extrapolation sur la base des symptômes observés chez les humains) : douleurs abdominales, ballonnements, diarrhées aqueuses, perte de poids. Ces douleurs pourraient se traduire chez l’animal par la prostration, le hérissement du poil, des expressions faciales (gonflement du museau et des joues, oreilles et vibrisses vers l'arrière, plis visibles autour des yeux). Chez l’Homme immunocompétent, ces symptômes durent entre 3 et 4 semaines ; chez l’immunodéprimé, ils persisteront jusqu’à rétablissement de l’immunité ou prise d’un traitement spécifique anti-microsporidien. Concernant les effets indésirables associés au traitement spécifique : - une diminution du nombre de plaquettes est décrite chez l’Homme lors de la prise de fumagilline. D’après le résumé des caractéristiques du produit, la dose que nous utiliserons sur la durée prévue n’est pas associée à la survenue d’effets indésirables graves. Ainsi des saignements pourraient avoir lieu (par exemple en cas de blessures). - le nitazoxanide est associé à une toxicité hépatique. Cela pourrait se traduire par un ictère (coloration jaune des muqueuses), visible au niveau oculaire. - concernant la molécule test, il n’y a pas de données chez l’animal.

Devenir

Les souris seront toutes sacrifiées à la fin du projet pour récupérer les tissus et le sang, en vue d’analyses complémentaires.

Remplacement

Il n’existe pas à l’heure actuelle de modèle in vitro permettant le développement d’E. bieneusi. Il y a peu de publications à ce sujet probablement car beaucoup de tentatives se sont soldées par des échecs. Il semble que le cycle de multiplication ait déjà pu être initié in vitro mais que rapidement celui-ci avorte. L’utilisation d’animaux vivants apparait indispensable pour étudier à l’échelle globale d’un individu l’impact d’une infection par E. bieneusi et permettre d’identifier des sites de multiplication et de dormance dans un organisme infecté, ainsi que de caractériser sa réponse immunitaire. L’efficacité du traitement et la durée d’excrétion des parasites sous traitement ne peuvent également être validés qu’à l’échelle d’un individu.

Réduction

Nous utiliserons les souris sur-numéraires issues de reproductions de souris (reproductions visant à l’obtention de génotypes spécifiques au sein du laboratoire). Cela permettra donc de ne pas sacrifier ces animaux par ailleurs en bonne santé alors qu’ils pourraient être utiles pour d’autres recherches. Le nombre d'animaux utilisés pour cette manipulation a été réduit au minimum dans la mesure où cela ne compromet pas les objectifs du projet. Les expérimentations sont organisées de façon à obtenir des résultats statistiquement exploitables avec le plus petit nombre d’animaux possible. Les expérimentations seront couplées afin de permettre de limiter le nombre d’animaux nécessaires. Par exemple, les souris infectées pour tester la charge infectieuse limite seront aussi utilisées pour évaluer l’item sur l’efficacité de la thérapeutique. Les révisions d’articles (reviewing) se durcissant, il est maintenant nécessaire de réaliser les expérimentations sur mâles et femelles, raison qui nous contraint à augmenter le nombre d’animaux.

Raffinement

Les animaux seront hébergés selon les standards prévus par la règlementation, en groupes sociaux (compte tenu du fait que les souris sont des animaux grégaires), dans un environnement adapté et enrichi. Les animaux auront libre accès à l'eau et à la nourriture. Afin d'éviter les comportements agressifs, les animaux d'une même cage seront tous du même sexe, ne seront jamais plus de 6 et un enrichissement sera proposé avec des maisons en plastique. Les animaux étant nés dans notre animalerie, les groupes par cage seront les mêmes que ceux constitués lors du sevrage. Une période d’acclimatation sera réalisée avant le début de la procédure (une semaine). Les animaux d’une même cage auront subi la même infection. Nous utiliserons un système de score de manière à limiter au maximum la souffrance et à définir des points limites. Les animaux seront surveillés quotidiennement pour évaluer tout changement de comportement et/ou de motricité et perte de poids. Si des signes de douleur sont observés, une injection sous-cutanée d'analgésique sera réalisée. Si un animal remplit des critères préalablement définis associés à une souffrance, ainsi qu’une perte de poids supérieure à 20% (points limites), le responsable du projet décidera de la mise à mort.

Choix des espèces

Le fond génétique des souris a été choisi car le laboratoire pratique, dans le cadre d’autres expérimentations, des reproductions sur le même fond génétique pour l’obtention de génotypes spécifiques, et certaines souris issues de ces reproductions ne sont pas conservées. Différents âges d’infection seront utilisés, entre 7 et 18 semaines, afin de mimer la situation en vie réelle (jeunes enfants rarement atteints, population adulte) et s’affranchir de l’effet « âge ».

  • Recherche appliquée
    • Cancers
    • Troubles immunitaires
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système immunitaire
Souris : 904
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 904
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 904

904 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. On leur greffe des tumeurs pulmonaires sous la peau ou en suspension, puis on leur administre de une à quatre injections d'un vaccin et des prélèvements sanguins, pour tester une immunothérapie combinée contre le cancer du poumon. Le porteur décrit une douleur légère, une perte de poids modérée et une gêne à la mobilité liée aux tumeurs sur le flanc. Il affirme que l'effet d'un vaccin combiné à des anticorps ne peut être vérifié que sur un "organisme vivant entier".

Objectifs

L'objectif du projet est de développer et d'optimiser un vaccin thérapeutique contre le cancer du poumon puis de le combiner avec les immunothérapies anti-PD-1 existantes dans les cancers pulmonaires.

Bénéfices attendus

Le vaccin thérapeutique seul a demontré un effet bénefique, in vitro et in vivo, sur certains lymphocytes en les activant. La combinaison que nous proposons est d'ajouter des anticorps de type anti points de blcage immunitaire qui viseront à maintenir l'état d'activation des de ces lymphocytes, specifiquement induits par le vaccin, plus longtemps. Cette combinaison thérapeutique dévrait demontrer un bénéfice anti-tumoral et à terme pourrait améliorer la prise en charge thérapeutique des patients.

Procédures

En fonction de la procédure expérimentale appliquée, les souris seront soumises à des greffes de lignées cellulaires en suspension: durée 5 minutes, sous anesthésie locale ou des greffes sous-cutanées de tumeurs solides: durée 10 minutes sous anesthésie locale et générale - Chaque souris sera greffée qu'une seule fois durant toute la procédure expérimentale - Selon les porcédures, les animaux auront entre 1 et 4 injections de vaccin, sous aensthésie locale, durée 3 minutes. Certains animaux pourront avoir 1 prélèvement sanguin par semaine durant 3 semaines: durée 3 minutes, sous anesthésie locale.

Impact sur les animaux

Les animaux qui seront utilisés subiront des injections (dont des greffes de tumeurs sous la peau), ainsi que des prélèvements de sang. Parmi les nuisances possibles : stress léger et douleur légère et transitoire lors des administrations et des prélèvements, perte de poids modérée posible, gêne légère à la mobilité des souris à cause des tumeurs pouvant pousser sur le flanc.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés à la fin des procédures afin de conduire des analyses post-mortem sur les tumeurs et les rates.

Remplacement

L’étude de l’effet thérapeutique d’un vaccin peptidique en combinaison avec les inhibiteurs de checkpoints immunitaires relève d’une grande complexité où les modéles in vitro seuls n’apporteraient que des réponses partielles et ne permettraient pas de vérifier nos hypothèses. Un des effets majeurs attendus est le recrutement et l’activation prolongée des cellules immunitaires au sein des tumeurs pulmonaires. L'utilisation d'un organisme vivant entier est donc incontournable.

Réduction

Afin de calculer le nombre d’animaux minimum pour répondre à nos hypothèses,, un logiciel de statistique a été utilisé. Les calculs de puissance ont pris en compte la réalisation d'expériences uniques, l'effet attendu, et le taux de prise de greffe. Les résultats seront étudiés par analyse de variance à une voie. Afin de limiter le nombre d'animaux utilisé, les doses de vaccins seront calibrées en fonction des données de la littérature et des résultats obtenus in vitro. Des procédures pourront être annulées en cas d'hypothèse non vérifiée.

Raffinement

Les souris seront hébergées en groupes sociaux. Chaque cage contiendra en plus de l’eau et de la nourriture, des éléments d’enrichissements : Une maison par cage ou 2 tunnels en cartons, avec du sizzlenest pour leur nid. Le comportement social des souris sera suivi, en observant des comportements tels que le grooming, leurs mouvements dans la cage ou encore le temps de toilettage des souris. Des examens cliniques seront faits quotidiennement par l'équipe de recherche. En cas de perte de poids, un aliment plus riche, plus appétent et plus facile à consommer sera donné. Toutes les interventions lors des procédures seront faites avec anesthésie locale ou générale (ou en combinaison). Des antalgiques seront utilisés.Des point limites adaptés et des critères d'arrêt précoces de souffrance ont été définis et seront strictement appliqués

Choix des espèces

La souris est le meilleur modèle pour tester des vaccins sur animaux à système immunitaire normal (greffes de tumeurs murines) ou déficient (greffes de tumeurs humaines). Les souris seront greffées jeune adultes (6 semaines) et seront traitées à 8-9 semaines. Ce choix d’âge est justifié par une réponse immunitaire robuste et une prise de greffe plus efficace.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 950
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 950
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 950

950 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. On greffe des cellules de cancer du foie à 770 d'entre elles par chirurgie et à 180 par voie sous-cutanée, avec suivi par imagerie et traitements par injection ou gavage, pour étudier deux protéines impliquées dans les cancers du foie de l'enfant et de l'adulte. Le porteur décrit une douleur liée aux greffes chirurgicales, des dysfonctionnements du foie et le développement de micro-métastases. Il affirme que la culture de cellules ne représente pas la maladie et qu'un "modèle physiologique complet" reste nécessaire.

Objectifs

Les objectifs de ce projet sont d’étudier dans le modèle de la souris les rôles de deux protéines d’intérêt dans le développement des cancers du foie chez l’enfant et chez l’adulte. Nous nous intéressons également au microenvironnement tumoral qui permet l’interaction des systèmes physiologiques avec la tumeur et qui peut être modifié par les cellules cancéreuses. L’immunothérapie est actuellement utilisée pour traiter de nombreux cancers et son principal intérêt est d’activer le système immunitaire pour combattre les cellules cancéreuses. Cependant certains cancers du foie adultes sont résistants à l’immunothérapie et sont caractérisés par une absence de cellules immunitaires au sein de la tumeur. Or des résultats préliminaires montrent que certaines protéines conduisent à un défaut de communication entre cellules tumorales et cellules immunitaires pouvant expliquer cette résistance à l’immunothérapie. Ainsi un des objectifs de ce projet est d’étudier l’impact de l’inhibition d’une de ces protéines en réponse à l’immunothérapie dans les cancers du foie chez l’adulte. Le deuxième objectif concerne une autre protéine et consiste à évaluer l’efficacité d’un de ses inhibiteurs dans le traitement des cancers du foie chez l’enfant. Des résultats préliminaires montrent un effet de cette molécule sur la prolifération, la mort cellulaire ainsi que l’invasion et la migration cellulaires. Pour confirmer l’ensemble des résultats différents types d’implantation de cellules tumorales dans la souris seront effectués et comprennent des expériences pilotes ceci afin d’utiliser un nombre minimum d’animaux.

Bénéfices attendus

Nous aspirons à une meilleure compréhension des cancers du foie et des processus tumorigéniques et métastatiques dans l’optique que ces résultats servent à améliorer les traitements actuels et à développer de futures thérapies cliniques.

Procédures

Une partie des animaux vont subir une greffe orthotopique de cellules tumorale, cette greffe nécessite une procédure chirurgicale de moins de 10min, le nombre d'animaux concernés est de 770. Le reste des animaux eux seront greffés par voie sous-cutanée, intervention de moins de 5 min qui concernera 180 animaux. La croissance tumorale sera suivie par imagerie chez l’ensemble des animaux (950), intervention qui durera environ 15 minutes. Certains animaux recevront des traitements soit par injection intrapéritonéale (240) soit par gavage (240), chacune de ces interventions n’excédant pas une minute.

Impact sur les animaux

Les effets indésirables attendus sur les animaux comprennent : 1/ un stress dû à la contention/préhension des animaux, 2/ une douleur durant et après les injections orthotopiques, 3/ une mineur infection pour les injections orthotopiques, 4/ un inconfort au niveau des sutures dans les heures suivant les injections orthotopiques, 5/ un stress lors des phases d’induction de l’anesthésie (animal placé dans une boîte à induction lors des imageries) et de réveil, 6/ les traitements peuvent également induire une perte de poids et 7/ des dysfonctionnements hépatiques et le développement de micro-métastases.

Devenir

A la fin de chaque procédure, tous les animaux seront mis à mort.

Remplacement

Tous les tests cellulaires in vitro réalisés en amont de cette étude montrent les rôles importants de nos 2 protéines d’intérêt dans les cancers du foie. Toutefois la culture de cellules in vitro est loin d’être un modèle représentatif, le microenvironnement tumoral permettant l’interaction des systèmes physiologiques avec la tumeur manque et nous éloigne de résultats pouvant directement être bénéfiques en clinique chez l’homme. Afin de confirmer nos premières observations in vitro nous devons donc avoir recours à un modèle physiologique complet et fonctionnel pour cette dernière étape : le modèle animal

Réduction

Nous combinerons nos lots témoins dans le but de restreindre le nombre d’animaux. La croissance tumorale sera suivie tout au long de l’expérience ce qui nous permettra de réduire le nombre d’animaux utilisés. Le nombre d’animaux nécessaires par lot ainsi que le nombre d’itérations expérimentales a été déterminé pour pouvoir réaliser des tests statistiques robustes.

Raffinement

Le bien-être de nos animaux sera pris en compte de leur naissance à leur mort, les animaux seront hébergés en groupe et l’enrichissement de leur milieu de vie sera systématique. Les animaux recevront des analgésiques et des anesthésiques en pré et/ou postopératoire Les animaux recevront une surveillance quotidienne et des soins adaptés (mesure hebdomadaire du poids des souris, définition de points limites suffisamment précoces et mise en place de critères d’arrêt). La croissance tumorale sera suivie très précisément ce qui nous permettra d’améliorer le bien-être animal par une prise en charge plus rapide.

Choix des espèces

Nous utiliserons deux modèles d'animaux, un qui permettra d’étudier l’infiltration immunitaire dans nos tumeurs et un qui permettra d'étudier la greffe de cellules humaines. Nous utiliserons des souris de 6 à 8 semaines pour avoir une croissance tumorale optimale. En effet, les expériences peuvent s’étaler sur plusieurs mois, donc l’implantation dans de jeunes animaux permet de s’affranchir de l’affaiblissement d’individus plus âgés.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 1080
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 1080
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 1080

1 080 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. On leur greffe des cellules tumorales du sein ou des voies aérodigestives, on leur inflige jusqu'à dix injections dans la tumeur et une irradiation de 2 à 10 Gy, sous anesthésies répétées à l'isoflurane pour lequel le porteur reconnaît une aversion des souris. Il décrit une possible nécrose ou ulcération de la tumeur et une insuffisance respiratoire liée aux métastases. Il conclut qu'aucun modèle in vitro ne reproduit l'ensemble des mécanismes tumoraux, pour tester des peptides combinés à la radiothérapie.

Objectifs

Le cancer, dont les cancers du sein et des voies aérodigestives supérieures (VADS), reste un problème majeur de santé publique. La radiothérapie est actuellement appliquée dans plus de 70% des traitements contre le cancer et fait partie de l’arsenal antitumoral incontournable. Cependant, la radiothérapie possède comme effets secondaires l’augmentation de l’immunosuppression du microenvironnement tumoral, en activant notamment un composant du tissu tumoral ce qui favorise la récidive des tumeurs. Ce composant, une protéine fortement exprimée dans la matrice extracellulaire spécifique des tumeurs, joue un rôle primordial dans la genèse d’un microenvironnement tumoral aux effets immunosuppresseurs promouvant ainsi la progression et la malignité des tumeurs. Cibler les mécanismes par lesquels ce composant agit sur les tumeurs permettrait de réduire à la fois la croissance tumorale et l’apparition de métastases. Notre laboratoire a récemment découvert des petites molécules (peptides MPs) capables d’affecter cette nouvelle cible thérapeutique et ainsi d’inhiber la croissance de cellules tumorales in vitro. Cette étude s’attachera à déterminer la capacité de ces peptides MPs, seuls ou combinés à des traitements de radiothérapie, à inhiber le développement de tumeurs mammaires et des VADS et la formation de métastases dans des modèles expérimentaux murins. Elle s’attachera également à analyser in vivo l’effet anti-tumoral de ces peptides suite à l’inactivation de molécules impliquées dans le phénotype des cellules cancéreuses ou dans la mort cellulaire. L’impact de ces peptides, combinés à la radiothérapie, sur le microenvironnement tumoral et notamment sur les activités immunosuppressives de ce composant du tissu tumoral, une nouvelle cible thérapeutique, sera également étudié aux niveaux cellulaire et moléculaire. Cibler l’aspect immunosuppresseur de cette nouvelle cible thérapeutique devrait permettre d’améliorer la rémission des tumeurs induite par la radiothérapie. Cette étude permettra de mieux comprendre le mode d’action des traitements associés avec la rémission des tumeurs et aidera à en contourner les effets indésirables pour une future application dans des essais cliniques.

Bénéfices attendus

Cette étude permettra de démontrer, grâce à des modèles d’expérimentation in vivo, la capacité de ces peptides MPs à contrecarrer l'effet immunosuppresseur du tissu tumoral, en partie induit par des traitements anticancéreux tels que la radiothérapie, dans différents modèles de cancer. Le but in fine est de déterminer si ces peptides, dont nous avons montré in vitro leur capacité d’inhiber la prolifération de cellules cancéreuses, pourraient être utilisés en santé humaine en complément de tels traitements anti-cancéreux pour cibler l’aspect immunosuppresseur de molécules du microenvironnement tumoral et ainsi conduire à une régression plus efficace des tumeurs.

Procédures

Un groupe d’animaux subira une injection unique (1 minute) en sous-cutané dans l’un de leurs flancs effectuée sous anesthésie générale d’une durée de 5 minutes maximum. Une partie de ces animaux sera soumis à un régime alimentaire puis subira une injection péri-tumorale (30 secondes) effectuée sous anesthésie générale d’une durée de 5 minutes, suivis de 4 traitements d’imagerie in vivo chacun d’une durée de 5 minutes et chacun effectué sous anesthésie générale d’une durée de 15 minutes maximum. Une autre partie recevra en une semaine 3 traitements à la doxycycline dans leur eau de boisson. Un second groupe d’animaux subira une injection unique (1 minute) en sous-cutané au niveau de la nuque effectuée sous anesthésie générale d’une durée de 5 minutes maximum puis sur une période de 3 semaines 10 injections péri-tumorales (30 secondes chacune) et chacune effectuée sous anesthésie générale d’une durée de 5 minutes maximum. Une partie de ces animaux subira également une seule irradiation aux doses de 2 ou 10 Gy (durée de 5 minutes maximum) effectuée sous anesthésie générale d’une durée de 15 minutes maximum. Un troisième groupe d’animaux subira une chirurgie sous anesthésie générale d’une durée de 20 minutes maximum puis 10 injections péri-tumorales (30 secondes chacune) à raison d’une injection tous les 2 jours pendant 3 semaines et chacune effectuée sous anesthésie générale d’une durée de 5 minutes maximum. Une partie de ces animaux subira également une seule irradiation aux doses de 2 ou 10 Gy (durée de 5 minutes maximum) effectuée sous anesthésie générale d’une durée de 15 minutes maximum.

Impact sur les animaux

Les animaux seront amenés à développer des carcinomes des voies aéro-digestives supérieures (VADS) ou des tumeurs mammaires suite à la greffe de cellules cancéreuses dans les glandes mammaires, la nuque ou le flanc des animaux. Les effets indésirables que nous pourrions observer chez ces animaux ayant développé des tumeurs sont : gêne, légère douleur, infection ou inflammation aux sites d’injection de cellules tumorales et de molécules à potentiel anti-cancéreux, nécrose ou ulcération tumorale, perte de poids, limitation à s’alimenter ou à se déplacer due au développement de tumeur, insuffisance respiratoire due à l’apparition de métastases. Les souris montrent une aversion à l’isoflurane gazeux et même si chaque anesthésie ne durera au maximum que 15 minutes, certains animaux subiront plusieurs anesthésies sur une période de 3 semaines. L’irradiation peut induire des érythèmes cutanés et des nécroses suite à l’évolution de la croissance tumorale post-traitement. Bien que non attendus, il n’est pas exclu que les molécules (peptides) à potentiel anti-cancéreux étudiés dans ce projet puissent avoir des effets secondaires indésirables sur l’animal. Cette étude apportera des éclaircissements sur ce point.

Devenir

L'ensemble des animaux sera euthanasié à l'issue des différentes procédures pour une caractérisation in vitro des tissus tumoraux, métastatiques et divers autres tissus d’intérêt. Ces caractérisations viendront en complément des résultats obtenus in vivo.

Remplacement

Le modèle animal est nécessaire car il n'existe actuellement pas de modèle in vitro capable de reproduire dans sa globalité l’ensemble des mécanismes impliqués dans la croissance tumorale et le développement de métastases, comme l'environnement tumoral, la réaction du système immunitaire, les mécanismes physiologiques impliqués et l'impact sur la survie de l'animal, entre autres exemples. Le modèle animal nous permettra également d’obtenir des échantillons issus de tumeurs traitées ou non par des agents anti-cancéreux qui seront utilisés pour la validation de données obtenues in vitro. Le projet sera complété au maximum par des études effectuées en parallèle sur des cultures cellulaires.

Réduction

Le nombre d’animaux nécessaires minimum mais néanmoins suffisant pour pouvoir atteindre les objectifs du projet et réaliser une analyse statistique pertinente a été déterminé grâce à l’utilisation d’un outil de calcul spécifique et grâce à des données de la littérature.

Raffinement

Les animaux seront hébergés à 4-6 souris par cage dans des cages avec une surface supérieure à la surface réglementaire minimale, enrichies de bâtons à ronger pour favoriser leur activité et agrémentées de frisures de papier, tunnel en polycarbonate, dômes et rouleaux de coton pour leur permettre de se cacher. Les animaux seront acclimatés à leur hébergement 15 jours avant de démarrer les procédures expérimentales et habitués quotidiennement à leur manipulation par les expérimentateurs une semaine avant pour réduire leur stress. Chaque protocole expérimental prend en compte un potentiel impact sur la souffrance animale et différents critères ont été établis pour justifier un arrêt de l’expérience en cours. L’anesthésie sera systématiquement utilisée à chaque étape des protocoles expérimentaux pour réduire le stress et la douleur et, si nécessaire, l’animal recevra également des analgésiques pré- et post-opératoires. Les animaux seront placés sur tapis chauffant pour éviter tout risque d’hypothermie et un gel ophtalmique sera utilisé pour protéger leurs yeux. Les animaux seront observés quotidiennement par du personnel formé. Leur état général (poids, alimentation, apparence, comportement) sera évalué quotidiennement durant les 3 premiers jours de l’expérimentation puis au minimum 3 fois par semaine afin de détecter au plus tôt tout signe de stress ou de souffrance. Plusieurs points limites ont été établis afin de soustraire l’animal à la souffrance. En cas de déclin de l’état général, une surveillance quotidienne de l’animal sera mise en place. Si un animal présentait des symptômes de douleur, un analgésique lui sera administré.

Choix des espèces

Nous avons choisi le modèle murin car celui-ci est développé depuis de nombreuses années dans notre laboratoire et possède de multiples avantages : nombreuses lignées génétiquement modifiées disponibles et modèle animal déjà validé dans le laboratoire. De plus, la souris récapitule de manière très similaire à l’homme l'ensemble des mécanismes moléculaires et des paramètres impliqués dans le développement tumoral : microenvironnement, réaction du système immunitaire, dissémination des métastases, mécanismes physiologiques impliqués et/ou associés, impact sur la survie. Une littérature abondante dans notre domaine est également un argument complémentaire en faveur du choix de cette espèce. Les souris seront utilisées adultes à partir de 8 semaines d'âge minimum, ceci afin de mimer la pathologie chez l’être humain adulte. L’utilisation de souris plus jeunes n’est pas pertinente car les mécanismes physiologiques impliqués seraient potentiellement différents, le jeune individu étant encore en cours de développement.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 374
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 374
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 374

374 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. On leur implante un dispositif hormonal, on leur greffe des cellules de tumeur mammaire, puis on leur injecte des nanoparticules magnétiques activées par un champ magnétique, avec suivi par imagerie, pour tester une délivrance ciblée de médicaments anticancéreux. Le porteur décrit des risques de nécrose de la tumeur, de perte de poids et de douleur aux points d'injection. Il affirme qu'aucun modèle sans animaux ne recrée la tumeur et son environnement et présente la souris comme le modèle de première ligne.

Objectifs

Malgré les avancées notables dans la prévention, le dépistage et la prise en charge du cancer du sein, celui-ci reste un problème de santé publique majeur en raison de ses taux alarmants d’incidence et de mortalité prématurée dans le monde. Le cancer du sein est une maladie très hétérogène. Les cancers mammaires les plus agressifs et les plus résistants aux traitements conventionnels sont appelés triples négatifs. C’est pourquoi développer des nouvelles thérapies capables de cibler spécifiquement ce type de cancer est plus que nécessaire. A ce titre, des anticorps conjugués à des médicaments (ADC) ont été récemment développés et mis sur le marché. Cependant, la production d'ADC est très complexe, longue et surtout coûteuse. Il est donc nécessaire de développer une alternative aux ADCs offrant une nouvelle voie pour le traitement du cancer. Notre projet s’inscrit dans cette logique. Notre objectif est de proposer un nouveau concept de ciblage des tumeurs mammaires en utilisant des nanoparticules magnétiques de polymères emprisonnant des médicaments. La délivrance de ces derniers se fera grâce aux propriétés d’échauffement local des nanoparticules magnétiques sous champ magnétique alternatif (AMF), permettant un contrôle spatio-temporel du relargage du médicament ainsi encapsulés dans le polymère. Ce projet s'effectuera dans deux EU differentes.

Bénéfices attendus

Le projet présente plusieurs bénéfices pour la santé humaine. En effet, ces nanomatériaux, rapides et moins coûteux à synthétiser, présentent de nombreux avantages par rapport aux anticorps conjugués à des médicaments développés récemment. Ils sont faciles et rapides à synthétiser, très peu couteux, présentent une bonne biocompatibilité, sont capables de traverser la membrane cellulaire en absence de toutes réponse immunogène. Cette approche permet de délivrer de façon spatio-temporelle des médicaments anti-cancéreux grâce à ses propriétés de ciblage et de délivrance contrôlée. Ainsi, notre approche transforme potentiellement des agents thérapeutiques non spécifiques avec des effets secondaires prononcés en un système thérapeutique ciblé utile pour la médecine de précision.

Procédures

Au cours de ce projet les animaux seront soumis à différents gestes techniques liés à la mise en place des modèles de cancers mammaires et à leurs traitements. Les différents gestes réalisés sur les souris incluront au maximum les étapes suivantes en fonction des questions scientifiques : i) Pose chirurgicale d’un pellet contenant des hormones en sous-cutanée sous anesthésie et analgésie (1x/animal, 5-10 minutes) ii) Injections unique orthotopiques dans la glande mammaire de cellules tumorales sur animal vigile (15 seconde/animal) iii) Suivi du poids et de la croissance tumorale mesure de la taille de la tumeur 3 fois par semaine (2 minutes/animal) iv) Injection intraveineuse ou intra-tumorale des nanoparticules sur animal vigile (1x/semaine, 2min/animal pendant 28 jours soit 4 injections/animal) v) Imagerie sur animal anesthésié (1x/vie, 30 min) vi) Application d’un champ magnétique alternatif sur animal vigile (4x/vie, 30min-1heure) vii) Euthanasie selon une méthode réglementaire à la fin de la procédure et prélèvements des tumeurs et des organes pour analyse.

Impact sur les animaux

Les principaux effets indésirables attendus dans ce projet sont : i) le risque infectieux et la sensation de douleur, conséquence potentiel de la pose d’implants d’œstrogènes nécessaire au développement préalable des glandes mammaires avant de pouvoir greffer les cellules cancéreuses. ii) le risque d’une croissance tumorale importante pouvant entrainer dans les cas les plus sérieux : une nécrose des tissus (peu probable d’après notre expérience sur le modèle), des difficultés de mobilité, ou encore une perte de poids. iii) le stress et le risque de lésion au niveau de la queue ou de la tumeur suite aux injections des nanomatériaux par voie intraveineuse ou intra-tumorale. iv) les risques liés aux anesthésies (hypothermie, hypoventilation, arrêt cardio-respiratoire, etc.) v) le stress potentiel pour les animaux lors du transport des animaux sur un autre site en vue de l’imagerie.

Devenir

A la fin des différents actes et de la période de maintien prévu, l’ensemble des animaux (n=374) sont euthanasiés par une méthode réglementaire en vue de réaliser les différents prélèvements. Les tumeurs et les organes seront récupérés et analysés.

Remplacement

Les études in vitro déjà menées ont permis de sélectionner/affiner au mieux les conditions expérimentales du projet afin de réduire au maximum le nombre d’animaux impliqués dans cette étude. En effet, cette étude doit être conduite in vivo car celle-ci prend en considération la tumeur, son environnement ainsi que l’ensemble des interactions mises en jeu. Ainsi, il n’y a pas de modèles alternatifs au modèle animal permettant de recréer l’ensemble des acteurs impliqués dans le développement tumoral et l’action des traitements proposés. Nous avons besoin d’un modèle qui mime ce qui se passe en clinique chez les patients traités. Travailler sur des cellules en culture cellulaire ne permet pas de répondre à ce que sera l’efficacité d’un médicament sur une tumeur en trois dimensions et avec son microenvironnement. C’est pourquoi, le modèle de xénogreffe chez la souris permet de créer un modèle d’étude qui se rapproche de celui observé chez les patients.

Réduction

Le projet impliquera un total de 374 animaux. Nous limitons au maximum le nombre d’animaux par groupe de façon à obtenir des résultats statistiquement fiables. A cause des variabilités inter-animales et intergroupes, un nombre trop restreint d’animaux engendrerait des résultats trop variables et non valides. Compte tenu des données de la littérature (variabilité attendue) et des effets espérés, un test de puissance statistique a été utilisé pour déterminer le nombre minimum d’animaux nécessaire pour cette étude. Notre procédure expérimentale a été affinée pour éviter l'utilisation inutile de souris. Une étude pilote sur 20 animaux permettra d’optimiser les conditions expérimentales en validant le modèle murin ayant le meilleur taux de prise de greffe permettant par la suite de réduire la taille des groupes (moins de variabilité). L’étude de biodistribution sera réalisée sur des groupes de 3 souris maximum. Enfin, chaque groupe de traitement comportera 10 souris au total. Par ailleurs, l'analyse statistique sera réalisée avec les tests adaptés. Pour ce faire, nous adapterons chaque test statistique en fonction du type de résultats et d’analyse à effectuer.

Raffinement

Dans la réalisation de ce projet, l’ensemble des procédures ont été mise au point afin de permettre une interprétation fiable dans le respect du bien-être animal, en limitant la douleur et le stress (anesthésie, analgésie, etc.). Les conditions d’hébergement sont conformes à la réglementation, les animaux disposent de nourriture et d’eau ad libitum. Le milieu est enrichi à l’aide de coton de nidification ou de maison de type igloo. Nous nous efforçons à chaque instant de raffiner nos procédures afin de garantir le bien-être des animaux en cours de procédure grâce à une surveillance attentive (point limite) et des soins adaptés (anesthésie, analgésie, etc.).

Choix des espèces

Justification de l’espèce : La souris est un mammifère comme l’Homme, la souris Nude est l’un des rares modèles permettant de créer des xénogreffes de tumeurs humaines sans qu’il n’y ait de rejet du non-soi (modèle immunodéficient). Enfin, la réglementation demande à ce que tout développement de médicaments soit testé chez deux modèles animaux différents avant toute administration chez l’humain. La souris est le modèle le plus utilisé en première ligne et il permet d’acquérir un grand nombre d’information dans un temps relativement court. Description du ou des modèle(s) : Nous utiliserons des souris Nude qui présentent une mutation de leur système immunitaire. Les souris peuvent ainsi recevoir des cellules d’une autre espèce (l’homme dans le cas présent), et il n’y aura pas de réaction du non-soi, les cellules injectées pourront alors pousser sans être rejetées. Le choix de la souche de souris Nude sera effectué à la suite d’une étude pilote nécessaires pour optimiser les conditions de prise des xénogreffes et donc de réduire le nombre d’animaux nécessaire au projet. Justification du stade de développement : Livraison des animaux âgés de 4 semaines. Début de l’expérimentation après deux semaines d’acclimatation soit à 6 semaines ; ce stade est couramment utilisé dans la littérature ce qui nous permettra de comparer nos résultats avec les données publiées.

  • Recherche appliquée
    • Troubles endocriniens
    • Troubles gastrointestinaux
Cochons : 70
Souffrances
▲ -
▲ 10
▲ 60
▲ -
Devenir
 -
 -
 10
 60

70 cochons vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger pour 10 d'entre eux et modéré pour 60, la plupart tués à l'issue et une dizaine réutilisés pour d'autres projets internes ou des formations. On leur implante par voie endoscopique un ballon gastrique sous anesthésie, avec imagerie et prélèvements sanguins, puis un transport vers un autre établissement pour un suivi de longue durée, pour une étude réglementaire de tolérance d'un dispositif contre l'obésité. Le porteur décrit un inconfort digestif, des vomissements et un stress lié au transport et aux contentions. Il présente cette étude sur animaux comme exigée par la réglementation et sans méthode substitutive.

Objectifs

L’obésité est définie comme une présence anormale ou excessive de graisse, représentant un risque pour la santé. Ce problème est devenu épidémique avec près de 4 millions de personnes qui décèdent de comorbidités liées au surpoids et à l’obésité chaque année. D’après la World Health Organization, près de 39% des adultes dans le monde, représentant près de 1,9 milliards de personnes, étaient en surpoids en 2016. On estime aujourd’hui que plus de 700 millions de personnes souffrent d’obésité. Plusieurs études comparant ballon intragastrique (BIG) versus sham (traitement fictif) ont montré que les BIG entraînaient une perte de poids plus importante qu'un régime seul, amélioraient les comorbidités et la qualité de vie des patients obèses. L’objectif du dispositif médical est de proposer un traitement non chirurgical pour les patients non éligibles à la chirurgie bariatrique et pour aider à la perte de poids en favorisant le sentiment de satiété. Le ballon intra-gastrique testé est indiqué de façon temporaire pour : 1) La perte de poids, chez les patients adultes obèses, n’ayant pas réussi à atteindre et à maintenir l’objectif d’un programme de perte de poids sous surveillance médicale 2) Avant chirurgie, chez les patients gravement obèses (IMC supérieur à 35 kg/m2) dans le but de réduire le risque chirurgical. L’objectif de ce projet est de réaliser une étude réglementaire in vivo (sur les porcs) pour la commercialisation sur le marché, laquelle permettra d’évaluer la tolérance locale (effets locaux) au niveau de l’estomac et générale (effets secondaires) en comparant le dispositif testé avec un dispositif de référence. Pour atteindre les objectifs, ce projet se déroulera dans deux établissements utilisateurs : l'établissement 1/2 assurera l'implantation des dispositifs et le suivi post-opératoire à court terme et l'établissement utilisateur 2/2 assurera l'hébergement post-opératoire de longue durée avec le suivi associé.

Bénéfices attendus

Obtenir l’autorisation de mise sur le marché des dispositifs médicaux testés. En effet, ce projet va permettre d’évaluer la tolérance locale (effets locaux) au niveau de l’estomac et générale (effets secondaires) en comparant le dispositif testé avec un dispositif de référence.

Procédures

Etablissement utilisateur 1 : L’introduction du ballon dans l’estomac ainsi que l’examen d'imagerie seront réalisés sur des animaux anesthésiés. Les interventions seront de longue durée et seront réalisées par voie endoscopique. Les animaux utilisés seront brièvement anesthésiés avant chaque prélèvement sanguin L’anesthésie va permettre de diminuer le stress de l’animal et faciliter sa contention. Les interventions seront de courte durée, quelques secondes pour le prélèvement et l’anesthésie dure environ 20 minutes (si anesthésie spécialement pour la ponction). Elles ne seront réalisées qu’une seule fois par animal pendant le jour de l’introduction de ballon dans l'estomac et le J+2 semaines. Etablissement utilisateur 2 : Les animaux seront hébergés dans des conditions proches des élevages, sans contraintes particulières. Les animaux seront pesés à 3 différents temps. La pesée est un acte de courte durée (quelques minutes). Des prélèvements sanguins sur animaux non anesthésiés seront également réalisés à 3 différents temps et ces prélèvements sont aussi des actes de courte durée (quelques minutes). Le temps de récupération entre 2 prélèvements sanguins sera réalisé conformément aux recommandations éthiques.

Impact sur les animaux

Etablissement utilisateur 1 : Les effets indésirables attendus sur les animaux sont les suivants : stress dû à la mise à jeun la veille de la sédation et stress dû à la contention pour la réalisation de la sédation, inconfort digestif transitoire, vomissement les premiers jours de post-implantation ainsi qu’une possible réaction inflammatoire locale des tissus. Etablissement utilisateur 2 : Au bout de 2 semaines environ après la mise en place du ballon, les animaux déclarés aptes au transport partiront pour une autre structure qui assurera l’hébergement de longue durée. Un stress peut être généré par l’arrivée des animaux dans un nouvel environnement. A différents temps post-opératoires, l’animal sera pesé et des prélèvements sanguins seront réalisés. Les différentes contentions pour réaliser ces pesées, ces prélèvements sanguins et l’anesthésie précédant la mise à mort peuvent également générer un stress.

Devenir

Les animaux inclus dans ce projet seront mis à mort afin de pouvoir prélever et analyser les sites d’implantation étudiés (l’estomac et les ganglions lymphatiques autour). Ces prélèvements sont primordiaux pour répondre aux objectifs de ce projet. Le porc de réserve ne recevra pas de ballon gastrique le jour de l'implantation mais pourra être implanté en cours d'étude si pour l'un des 6 autres porcs du groupe il y'a une complication le jour de mise en place du ballon ou les jours suivants sa pose. S'il n'est pas utilisé pour ce projet, il sera réutilisé pour des projets internes à la structure (autres études, formations).

Remplacement

L’étude de tolérance locale conformément à la norme ISO 10993 -6 est une étude réglementaire demandée par les autorités, dans le cadre de la commercialisation sur le marché de dispositifs médicaux. Ce type d’étude doit se réaliser sur animaux. Cependant, l’un des buts de ces études est de démontrer une bonne tolérance générale et locale au niveau de l’estomac. Afin de démontrer ceci, l’utilisation d’animaux est ici nécessaire et aucune méthode substitutive n’existe. En effet, l’utilisation des animaux dans le cadre de ce projet, ne peut pas être remplacée par des méthodes alternatives n’impliquant pas l’utilisation d’animaux.

Réduction

Le nombre d’animaux prévu pour ce projet a été calculé à partir des directives mentionnées dans la norme ISO 10993-6, selon laquelle il est nécessaire d’évaluer minimum 10 prélèvements d'estomac étant en contact avec le dispositif par groupe, et à partir des besoins pour le projet (estimation du nombre d’études sur la durée du projet). Nous considérons qu’un porc a deux demi-estomacs, donc 2 sites de prélèvements, afin de réduire le nombre d’animaux. Nous pouvons considérer que l’estomac du porc étant symétrique par rapport à son axe cardiapylorique, la biocompatibilité du dispositif implanté est testée sur chaque côté des parois stomacales. Les sites de prélèvement incluront toutes les parties morphologiques de l’estomac, c’est à dire le fundus, le corps et l’antre pylorique ainsi que la chaine ganglionnaire associée. Trois prélèvements seront ainsi réalisés de chaque côté, afin d’augmenter les sites d’évaluations et d’analyses en contact avec le dispositif, d’inclure toutes les parties morphologiques et physiologiques et de réduire le nombre d’animaux utilisés. Les études seront réalisées sur minimum 2 groupes avec un groupe test versus un groupe avec un dispositif de référence avec 6 porcs + 1 de réserve inclus par groupe, Par conséquent, sur cinq ans et a raison d'une étude par an, il a été estimé 70 porcs au total. Ce nombre d'animaux permettra de répondre aux exigences de la norme ISO 10993-6 et d'obtenir des données statistiques robustes.

Raffinement

1) Afin de permettre aux animaux de s’adapter à leur environnement et de s’assurer de leur bon état de santé, une période d’acclimatation adaptée à l’espèce et au stade physiologique sera dispensée avant l’implantation des dispositifs médicaux. Avant l’inclusion des animaux, une évaluation de l’acclimatation sera réalisée. Les critères suivants seront observés : - Harmonie du groupe - Bon état de santé - Bonne consommation alimentaire et hydrique. 2) Tout au long de leur hébergement, les animaux auront des conditions d'hébergement adaptées et optimales (hébergement, environnement, alimentation, apport en eau, soins), Les paramètres d'ambiance, l'aliment, l'abreuvement seront vérifiés quotidiennement. De plus, les animaux seront hébergés collectivement et disposeront d'un environnement enrichi (exemples : objets à manipuler de type ballon, chaîne associée à une balle en plastique etc, permettant à l'animal de jouer). Si, selon les besoins, les animaux doivent être hébergés individuellement, ils seront hébergés dans des box attenants avecun contact visuel et/ou olfactif avec leurs congénères et auront à disposition plus d'enrichissements (enrichissement compensatoire). De plus, la température de la salle sera augmentée (Etablissement utilisateur 1). 3) Dans le but de repérer rapidement toute anomalie, les animaux seront suivis quotidiennement par un personnel habilité et habitué à travailler avec des porcs. Toute anomalie sera rapportée au vétérinaire qui jugera s'il est nécessaire de réaliser un examen clinique approfondi et interviendra dans le diagnostic, la prescription et mise en place d'un traitement thérapeutique adapté et/ou des soins divers, dans le but de soigner ou soulager l'animal. L'administration du traitement prescrit devra être réalisée par une personne habilitée. 4) Surveillance accrue de l'animal durant les manipulations. Comme les animaux sont conservés longtemps, nous privilégierons des techniques de renforcement positif pour obtenir leur coopération lors des opérations courantes ou de soins. Les animaux suivront également un programme de socialisation afin de réduire le stress engendré par les actes quotidiens. 5) Les rations pourront être enrichies avec une solution de nutrition entérale hyperénergétique voire remplacées par cette solution : 1- en période post-opératoire immédiate (afin de ne pas solliciter l'estomac avec des éléments solides) 2- en cas de perte de poids prononcée 3- en cas de troubles digestifs chroniques.

Choix des espèces

Pour cette étude, le modèle porcin sera utilisé, car le porc est considéré comme le modèle animal le plus représentatif de l’être humain d’un point de vue de l’anatomie et de la physiologie digestive, avec un régime omnivore et un estomac de taille très comparable à celle de l’humain. Conformément à l’anatomie du porc et des dimensions des dispositifs médicaux (longueur de cathéter est 64,5 cm), les animaux utilisés seront des adultes pesants entre 40 et 50 kg environ le jour de l’implantation des dispositifs médicaux. Lors des implémentations (phase critique), il convient de pouvoir déposer le ballon en intra-gastrique tout en manipulant le cathéter à l’extérieur de la gueule des animaux anesthésiés. Les poids cibles des animaux utilisés correspondent à une longueur d’oesophage environ 40 cm, contre déjà environ 60 cm chez l’animal adulte. L’utilisation d’animaux plus âgés et plus lourds diminuerait fortement l’adéquation de la longueur du cathéter de pose du dispositif et celle de l’endoscope (les deux étant adaptés à la longueur de l’oesophage humain). De plus, l’objectif principal de cette étude est centré sur la biocompatibilité tissulaire et des organes et non sur l’efficacité du dispositif qui est testé par ailleurs lors d’essais cliniques chez l’homme.