Procédures modérées
Étude du métabolisme et de l’activité locomotrice dans un modèle de souris résistant à l’obésité.
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
- Système nerveux
66 souris vont être utilisées, chacune passant 48 heures isolée dans une cage de calorimétrie et subissant trois séances de rotarod, de grip test et de marche en équilibre sur une planche à trous, ainsi qu'un open field de 30 minutes, dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré. Les prises de sang se font sous anesthésie, et une partie des souris reçoit pendant six mois un régime enrichi en sucres et en lipides, que le porteur dit capable de conduire "à la longue à une obésité". L'équipe a créé une lignée privée d'un gène dont les souris résistent à la prise de poids, et veut comprendre cette résistance en les comparant à des souris témoins. Toutes sont tuées à l'issue pour l'analyse de leurs tissus. Le porteur retient des groupes de 12 souris pour deux génotypes et deux régimes, soit 48 souris, et écrit pourtant que "l'étude de 66 animaux sur 3 ans est nécessaire".
Objectifs
L’objectif de ce projet est d’étudier la locomotion et le métabolisme chez des souris qui semblent résistantes à la prise de poids. En effet, nous avons développé un modèle de souris avec une perte d’expression d’un gène spécifique, et à notre surprise ces animaux sont résistants à la prise de poids. Des analyses complémentaires montrent une masse musculaire normale mais une non-accumulation de la masse graisseuse dans ces animaux à l’âge d’un an. Nous souhaitons donc explorer plus en avant ce phénotype, notamment via des analyses longitudinales de la composition corporelle, du métabolisme, de l’activité locomotrice et de la calorimétrie de ces animaux, complété par des analyses sanguines, et ceci à la fois en diète normale ou enrichie en lipides. Nous espérons que cette approche nous permettra de mieux comprendre la résistance à la prise de poids dans ce modèle.
Bénéfices attendus
Cette étude a pour but d’étudier l’activité locomotrice et le métabolisme dans un modèle de souris. Pour ce faire, il est indispensable de disposer d'un modèle animal car il n’existe pas de modèle in vitro ou de systèmes cellulaires pour étudier la locomotion et la résistance à la prise de poids à l’échelle d’un organisme complet. De plus, des études précédentes ont démontré que la souris est un modèle animal de choix pour l’étude de l’activité locomotrice et du métabolisme.
Procédures
1 – Les prélèvements sanguins requièrent moins d'une minute. 2 – L’analyse de la masse corporelle se fera par qNMR, qui est une analyse non-invasive d’une durée de 1 minute. 3 - L’analyse du métabolisme se fera par des tests de Calorimétrie indirecte, qui se déroulent dans des cages d’hébergement individuelles pendant 48 heures. 4 – L’analyse de la locomotion des animaux se fera par une batterie de tests non invasifs réalisés sur une durée de 3 à 4 semaines selon un protocole classique : pour le rotarod, 3 tests de 5 min sont réalisés par souris ; le grip test et la marche en équilibre sur planche à trou sont aussi réalisés trois fois (environ 5 min) par souris et l’open field est un test de 30 minutes par animal.
Impact sur les animaux
Nous souhaitons étudier le métabolisme et l’activité locomotrice chez des souris résistantes à la prise de poids, et ceci via des tests classiques et non invasifs. Nous souhaitons aussi analyser les paramètres biochimiques de ces souris et ceci via un prélèvement d’une faible quantité de sang. Ces analyses peuvent induire des contraintes décrites ci-dessous : -Une partie de l’étude du métabolisme se fait chez des animaux avec une diète enrichie en sucres et en lipides, ce type de régime peut conduire à la longue à une obésité avec ces problèmes associés (difficulté à se déplacer, etc.). Nous allons donc restreindre ce régime enrichi en sucres et en lipides à une période de 6 mois. - Toujours à propose de l’étude du métabolisme, celle-ci nécessite des tests se déroulant dans des cages d’hébergement individuelles, conduisant donc à un isolement des animaux pendant 48 heures. Toutefois ce test est de courte durée et une fois terminé, les animaux sont remis dans leurs cages d’origine avec les mêmes dispositions d’avant le test (les mêmes souris dans la même cage, et les cages sont gardées dans le même état qu’avant le début du test, et ceci afin que les animaux retrouvent leur environnement). - Concernant les prélèvements sanguins, ceux-ci peuvent entrainer un stress et/ou éventuellement à une légère douleur. Les animaux seront donc anesthésiés quelques minutes avant le prélèvement sanguin.
Devenir
Les souris seront euthanasiées à l'issue de la procédure afin d’étudier leurs tissus pour des analyses histopathologiques et moléculaires.
Remplacement
Cette étude a pour but d’étudier l’activité locomotrice et le métabolisme dans un modèle de souris d’une maladie humaine génétique. Pour ce faire, il est indispensable de disposer d'un modèle animal car il n’existe pas de modèle in vitro ou de systèmes cellulaires pour étudier la locomotion et la résistance à la prise de poids à l’échelle d’un organisme complet. De plus, des études précédentes ont démontré que la souris est un modèle animal de choix pour l’étude de la locomotion et du métabolisme. Enfin, nous espérons que l’analyse de ce modèle murin permettra de mieux comprendre la faiblesse musculaire et la perte de poids de noter maladie d’intérêt.
Réduction
L’objectif est de réduire au maximum le nombre de souris pour l’étude tout en s’assurant d’une analyse statistique fiable et reproductible. Des travaux précédents et l’étude de la littérature nous ont permis d’établir que l’étude de groupes de 12 animaux permet d’obtenir des résultats statistiquement significatifs, et compte tenu de notre projet d’analyser deux conditions (souris contrôle ou souris sans notre gène d’intérêt) sous deux types de nourriture (normale ou enrichie en lipide), nous estimons que l’étude de 66 animaux sur 3 ans est nécessaire.
Raffinement
Afin de limiter la prise de poids des animaux, le régime enrichi sera limité à 6 mois. De plus, les prélèvements sanguins à la veine temporale superficielle se feront sous anesthésie. Les point limites seront alors déterminés en fonction des observations faites d'une part pendant l'anesthésie (évaluation du rythme cardiaque, variation de la température de l'animal) et d'autre part pendant et après le prélèvement sanguin (changement du comportement : akinésie, prostration, paralysie, non réponses à des stimuli externes). L'anesthésie et la procédure de prélèvement seront arrêtés si ces points limites sont atteints. Enfin, les animaux seront hébergés dans les meilleures conditions possibles dans un environnement contrôlé permettant une réduction du stress. Néanmoins, si des signes de douleur apparaissaient (réduction de l’appétit, diminution de la mobilité et du comportement exploratoire, tendance à l’isolement, poil terne et hérissé, dos voûté), nous ferons alors un traitement analgésique et anti-inflammatoire. De plus, de la nourriture gélifiée sera de plus mise à disposition de l'animal dans la cage dès les premiers signes de problème moteur pour palier tout risque de réduction de prise de nourriture. Toutefois, en cas de douleur forte (isolement, immobilité, automutilation, cachexie, etc.) et/ou d’échec des traitements précèdent ; les animaux seront euthanasiés rapidement pour éviter toute souffrance et l’expérience sera stoppée.
Choix des espèces
Cette étude a pour but d’étudier l’activité locomotrice et le métabolisme dans un modèle de souris. Pour ce faire, il est indispensable de disposer d'un modèle animal car il n’existe pas de modèle in vitro ou de systèmes cellulaires pour étudier la résistance à la prise de poids à l’échelle d’un organisme complet. De plus, des études précédentes ont démontré que la souris est un modèle animal de choix pour l’étude du métabolisme. Nous allons étudier le métabolisme et l’activité locomotrice par des tests non invasifs sur 66 souris adultes, et ceci sur une période de 6 mois pour l'étude du métabolisme, à 15 mois pour l'étude de la locomotion, Ce protocole a été choisi d’après nos expériences précédentes et par l’étude de la littérature et ceci afin de reproduire l’aspect progressif de la perte de force et de la prise de poids des animaux.
Etude de l’impact d’une modification génétique sur les fonctions comportementales et métabolique de souris génétiquement modifiées pour un gène d’intérêt
- Recherche appliquée
- Troubles endocriniens
126 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance modéré et sévère. Génétiquement modifiées, elles sont soumises à un régime gras, à un isolement jusqu'à 72 heures, à un conditionnement de peur et à une injection inflammatoire suivie d'un confinement d'une heure, avant le prélèvement de leurs tissus. L'objectif est d'étudier le rôle d'un gène dans le métabolisme et le comportement en le supprimant chez l'animal. Le porteur affirme que ces fonctions complexes ne sont modélisables que dans un "organisme complet".
Objectifs
Le but de ce projet est d'étudier le rôle d’un gène impliqué dans le métabolisme et dont la dérégulation peut entrainer des troubles cardiaques et comportementaux chez les mammifères. Afin de déterminer ce rôle, nous disposons du modèle souris qui permet des modifications génétiques capables d'annuler la présence de ce gène chez l'animal. En retirant le gène de l'organisme, nous pouvons ainsi étudier comment les réponses à différentes variables métaboliques, cardiaques et comportementales sont impactées. Ainsi, nous souhaitons dans un premier temps comparer des souris contrôles à des souris génétiquement modifiées pour un gène, en présence d'un régime enrichi en graisses et/ou en sucre. La mise en place d'une obésité ou d'une altération du foie liée à ce challenge alimentaire sera suivie par différentes analyses au cours du temps et les données générées permettront de déterminer l'impact de la modification génétique dans ce cadre. Dans un second temps, une autre cohorte de souris effectuera une batterie de tests permettant de caractériser leur comportement. Cela permettra d’évaluer les comorbidités comportementales associées à cette mutation dans un état basal (en l’absence d’un régime enrichi en graisses et/ou sucre).
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de progresser dans la connaissance que nous avons sur le gène étudié en recherche préclinique. A plus long terme, les données générées nous permettront de mettre en évidence des pistes thérapeutiques potentielles liées à la dérégulation de ce gène.
Procédures
Plusieurs analyses métaboliques seront effectuées : - Un test de tolérance au glucose, après une administration orale, 5 prélèvements d'une goutte de sang (chaque acte durant environ 30 secondes) sont réalisés - Un test de calorimétrie qui nécessite d'isoler les souris durant 72h maximum - 3 prélèvements sanguins qui durent quelques minutes - Une évaluation cardiaque sera effectuée et implique une anesthésie gazeuse de 30 minutes environ - Les animaux recevront une dose d’anesthésiques lors de l’étude de l’imagerie du squelette. L'ensemble de ces tests pourront être répétés au maximum deux fois Plusieurs tests de comportement seront effectués et seront répétés une fois : - Pour connaitre l’activité spontanée des animaux, ils seront isolés pour une période de 32h - Les mécanismes d’action de la peur et de la mémoire seront étudiés grâce à un test de conditionnement à la peur d’une durée cumulée de 18 min -La conductivité sensorielle sera mesurée à l’aide d’un test sur la sensibilité plantaire d’une durée de 10 min - Enfin les mécanismes d’inflammation seront évalués lors du test d'évaluation de la douleur inflammatoire chronique durant 60 minutes
Impact sur les animaux
Durant le projet, des prélèvements sanguins seront effectués sur les animaux. Nous étudierons les mécanismes de régulation du glucose, dans ce protocole, les animaux auront des prélèvements de gouttes de sang engendrant un stress léger. Pour connaitre leur métabolisme énergétique, ils seront isolés durant la durée du protocole (maximum 72h) occasionnant un stress modéré dû à l'isolement. Le régime enrichi peut entrainer la présence de lésions cutanées dues à un hypertoilettage. Dans le protocole d'électrocardiographie les animaux seront sous anesthésie. Pour connaitre l’activité spontanée des animaux, ils seront isolés pour une période de 32h entrainant un stress modéré. Enfin lors du test d'évaluation de la douleur inflammatoire chronique, les souris recevront une injection sous-cutanée d'une solution inflammatoire. Immédiatement après l'injection, la souris sera placée dans un cylindre jusqu'à 60 minutes après l'injection.
Devenir
Les animaux seront euthanasiés en fin de procédure afin de collecter les tissus pour des analyses histologiques.
Remplacement
Ce projet vise à mettre en évidence l'impact de la modification génétique d'un gène sur des fonctions métaboliques complexes associées à des troubles cardiaques et comportementaux. Celles-ci ne sont modélisables que dans un organisme complet à même d'exprimer l'ensemble des fonctions physiologiques. Il n'existe actuellement pas de méthode alternative pour modéliser les analyses effectuées dans ce projet. Par ailleurs, seul une approche sur un mammifère permet une première collecte de données concernant les mécanismes physiologiques complexes mis en jeu dans cette étude fournissant de nombreuses données qui pourront ensuite servir dans une approche translationnelle afin de mieux comprendre la physiologie humaine. En particulier, nous utiliserons la souris car nous pouvons retirer le gène d’intérêt dans ce modèle.
Réduction
Le nombre d'animaux par groupe expérimental a été déterminé à la suite d'autres projets présentant les mêmes tests. Nous avons effectué des analyses permettant de déterminer la puissance statistique des paramètres mesurés et avons conclu que l’effectif de 9 par groupe pour l’étude métabolique et 12 par groupe pour l’étude comportementale constitue un bon compromis entre puissance d'analyse et réduction de nombre d'animaux. Durant cette étude, nous allons générer des données (poids, glycémie, paramètres sanguins, consommation d'oxygène, paramètres cardiaques, performances comportementales) qui seront analysées à l'aide de tests statisiques paramétriques ou non paramétriques en fonction de la normalité des données.
Raffinement
Lors du prélèvement sanguin, nous effectuerons une compensation du volume injecté avec du sérum physiologique. Nous suivrons l'état général des animaux, le toilettage, la posture, la présence de vocalisation. Tous ces items nous permettront de décider de l'atteinte de points limites le cas échéant pouvant entrainer l’euthanasie de l'animal pour éviter toute souffrance. En cas de rixe entre animaux, nous pourrons être amenés à isoler l'individu dominant pour éviter toute lésion. L’animal isolé sera sorti de la procédure temporairement (si on arrive à le soigner) ou définitivement et il sera alors mis à mort. Le cas échéant, des soins locaux seront attribués. Si une douleur est présente, un antalgique pourrait être administré selon les recommandations vétérinaires. Les animaux seront pesés et observés toutes les semaines en plus du suivi quotidien habituel.
Choix des espèces
La souris est un animal dont la modification génétique est aisée et nous disposons justement du modèle d'intérêt porteur de la modification génétique sur le gène d'intérêt. Par ailleurs, ce mammifère permet une première approche informative concernant les mécanismes physiologiques, fournissant de nombreuses données qui pourront ensuite servir dans une approche translationnelle afin de mieux comprendre la physiologie humaine. Les animaux démarreront leur protocole en tant que jeune adulte, à partir de 7 semaines pour l'étude métabolique et 8 semaines pour l'étude comportementale. A ce stade, ils ont déjà une régulation métabolique qui est mise en place.
Caractérisation d’une thérapie génique sur modèle murin de myopathie liée au gène BIN1
- Recherche appliquée
- Troubles musculosquelettiques
140 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Porteuses d'une myopathie centronucléaire, elles reçoivent une injection d'un vecteur viral, subissent des mesures de force musculaire sous anesthésie et la pose d'électrodes pouvant enflammer le muscle, avant le prélèvement de leurs organes. L'objectif est de tester une thérapie génique apportant le gène manquant responsable de la maladie musculaire. Le porteur affirme que ces analyses "ne peuvent pas être effectuées" sur cellules en culture, seul l'animal reproduisant l'évolution des symptômes.
Objectifs
Les myopathies centronucléaires sont une classe de maladies génétiques qui détériorent la fonction des muscles squelettiques et handicapent fortement la qualité de vie des patients qui en sont atteints et aucune thérapie n’est à ce jour disponible. Le principal objectif de ce projet est de mettre au point un traitement curatif en apportant le gène manquant responsable de cette maladie à l'aide d'un vecteur viral. En parallèle nous souhaitons également étudier plus en détail les fonctions des différents domaines de la protéine manquante responsable de la maladie musculaire.
Bénéfices attendus
Dans l’hypothèse où notre stratégie thérapeutique s’avèrerait efficace sur le phénotype de notre animal modèle, cette étude serait une preuve de concept thérapeutique pour traiter les myopathies centronucléaires. Ce projet permettra également de faire avancer les connaissances scientifiques relatives aux fonctions des différentes régions de la protéine étudiée.
Procédures
Les 140 souris de la cohorte « Injection intraveineuse » seront soumises aux procédures suivantes : - Injections systémiques rétro-orbitales sous anesthésie générale, non-invasive, unique à 8 semaines d’âge, 5min par animal. -Mesure de la force musculaire sous anesthésie générale, non-invasive, hebdomadaire de 6 à 12 semaines d’âge, 10min par animal - Mesure de la force musculaire sous anesthésie générale, acte chirurgical, unique à 13 semaines d’âge
Impact sur les animaux
Les animaux présentent une légère atrophie et faiblesse musculaire mais qui n’affecte pas leur qualité de vie de manière significative aux âges analysés. Les animaux interagissent, se déplacent et s’alimentent normalement. En revanche lors de la soumission à l’effort ou par stimulation électrique, le phénotype des souris devient observable et quantifiable le temps de l’analyse. A notre connaissance il n’y a pas de douleurs associées au phénotype myopathique. La pose sous-cutanée des électrodes et l’injection intra-musculaire peuvent causer une inflammation dans le muscle tibial antérieur.
Devenir
Les animaux sont mis à mort sous anesthésie à la fin des deux procédures car notre projet nécessite la collection d’organes pour compléter l’analyse au niveau histologique et moléculaire.
Remplacement
Ces analyses ne peuvent pas être effectuées sur des cellules en culture car celles-ci ne reproduisent pas la fonction d’un organe et encore moins d’un organisme entier. En effet seul le modèle animal permet d’étudier d’une part la maladie dans sa globalité et d’autre part l’évolution des symptômes, ce qui est essentiel dans le cadre d’une mise au point de thérapie.
Réduction
Le nombre d’animaux a été basé sur les résultats de précédentes études sur ces mêmes animaux. Il nous permet d’assurer la robustesse statistique des différences entre animaux sains et malades et ainsi d’évaluer correctement l’effet de notre traitement. Toutes les souris passeront des tests phénotypiques et leurs tissus seront collectés pour compléter l’analyse histologique et moléculaire, nous permettant ainsi de nous affranchir de la création d’une deuxième cohorte pour la collection de tissus, réduisant ainsi le nombre d’animaux nécessaire à la procédure expérimentale.
Raffinement
Si des difficultés de locomotion apparaissent lors de l’hébergement, de la nourriture en gel sera placée dans la cage afin de soulager l’animal dans ses déplacements. Les souris seront hébergées par groupe de 2 à 4 par cage et la qualité de l’air sera assurée par une ventilation. Des nids seront disposés dans chaque cage avec un accès illimité à la boisson et à la nourriture. Lors de l’injection par voie rétro-orbitale, du gel ophtalmique sera appliqué au niveau de l’œil de l’animal afin de s’affranchir de la sécheresse oculaire au réveil. Lors de la procédure de mesure de la force musculaire sous anesthésie générale, les souris seront anesthésiées afin d’immobiliser l’animal et de prémunir toute douleur lors de l’opération chirurgicale. Durant la procédure les souris seront placées sur une plaque chauffante pour maintenir leur homéostasie thermique et elles seront monitorées en permanence.
Choix des espèces
Pour tester l'éventuelle amélioration thérapeutique, nous avons besoin d'effectuer des expériences physiologiques in vivo sur modèle animal. Nous disposons déjà de plusieurs modèles murins de myopathies avec lesquelles nous avons publié plusieurs études sur les myopathies centronucléaires. Conserver la même espèce animale pour ce projet s’inscrit dans un effort de continuité et de reproductibilité de nos études. Nous prévoyons ainsi de réaliser cette étude sur des lignées de souris déjà disponibles dans nos laboratoires, ces modèles présentent des phénotypes comparables aux symptômes observés chez les patients humains. Enfin, le modèle murin présente l’unique avantage d’être génétiquement très proche de l’homme et facile d’élevage en raison de sa taille et de ses capacités de reproduction. L’effet du traitement avant l’apparition des symptômes a déjà prouvé son efficacité lors d’une étude précédente au laboratoire, nous traiterons donc ces animaux au stade adulte (8 semaines) pour étudier l’effet du traitement après l’apparition des symptômes.
Développement de traitements innovants antalgiques pour le traitement de la douleur.
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Rats : 210
210 rats et 24 souris vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. On leur provoque une douleur inflammatoire de la patte par des stimulations thermiques ou mécaniques répétées, ou une douleur post-opératoire par incision et sutures, avec un risque d'automutilation de la plaie. L'objectif est de tester des nanomédicaments à base d'enképhalines contre la douleur, une partie des animaux étant tuée pour doser les substances dans le sang. Le porteur affirme que la complexité de la douleur rend le recours à l'animal "incontournable" et présente le rat comme l'espèce "de référence".
Objectifs
La morphine et les opioïdes synthétiques apparentés sont les analgésiques les plus largement utilisés mais leur utilisation est associée à des effets secondaires graves, tels que la dépression respiratoire, l'accoutumance et la dépendance. Dans ce contexte, les enképhalines, qui sont des opioïdes existant naturellement dans le corps humain, sont une option intéressante car elles jouent le rôle d’une morphine endogène, inhibitrice de la douleur mais sans effets secondaires. Cependant, l'utilisation des enképhalines a toujours été limitée car elles sont rapidement dégradées après leur injection dans la circulation sanguine. Ainsi, la conception de systèmes d'administration les protégeant de la dégradation et leur permettant d'atteindre leur cible pour délivrer leur action est un objectif ambitieux. Notre équipe a développé une nouvelle approche de nanomédecine permettant la protection des enképhalines. La preuve de concept a été faite sur un modèle classique de douleur inflammatoire chez le rat et l’étude a montré que les nanomédicaments contenant les enképhalines ont protégé la substance active qui s’est accumulé au site de la douleur et a montré une action analgésique périphérique. Cette étude préliminaire est très encourageante et une des voies d’amélioration de l’activité analgésique des enképhalines repose sur l’augmentation de leur stabilité par l’utilisation de médicaments qui empêche leur dégradation (appelés inhibiteurs d’enképhalinases) et ainsi prolonger encore leur durée de vie et donc leur action anti-douleur. Notre objectif est de tester cette piste d’amélioration en développant de nouveaux médicaments à base d’inhibiteurs des enképhalinases pour booster la concentration en enképhalines et traiter efficacement et durablement la douleur.
Bénéfices attendus
La douleur représente un important défi sanitaire mondial en raison de l'absence relative de traitement efficace, en particulier pour soulager la douleur neuropathique. Actuellement, les médicaments les plus puissants et les plus fréquemment utilisés pour soulager la douleur sont la morphine et les opioïdes de synthèse. Toutefois, leur utilisation chronique est associée à de graves inconvénients, tels que la dépression respiratoire, la tolérance et la dépendance. Chaque jour, plus de 130 personnes aux États-Unis meurent après une surdose d'opioïdes. Il existe donc un besoin important de médicaments antidouleur efficaces dépourvus d’effets secondaires. L’objectif de ce projet est le développement de nouveaux traitements innovants de la douleur. Les enképhalines qui sont des opioïdes naturellement existants dans le corps humain représentent un moyen prometteur d'atténuer la sensation de douleur, sans les effets secondaires de la morphine. Cependant, leur dégradation rapide une fois administrés limite leur utilisation clinique. Ainsi, la conception de nanosystèmes d'administration de médicaments protégeant les enképhalines de la dégradation et leur permettant d'atteindre les récepteurs opioïdes situés dans le système nerveux périphérique (effet local et non central) est un objectif majeur. Cette nouvelle approche permettrait de lutter contre la crise des opioïdes qui a englouti l'Amérique, et d’autres pays dans une moindre mesure, dans une vague d'addiction et de décès par overdose.
Procédures
Pour le modèle de douleur inflammatoire au niveau de la patte, le rat subira 2 injections, d’une durée de quelques secondes, sous anesthésie générale. La voute plantaire des pattes arrière du rat sera soumise une douzaine de fois (toutes les 30 minutes environ) à un stimulus thermique ou mécanique, qui va déclencher le retrait spontané de la patte, l’animal n’étant pas contraint. La procédure durera au maximum 24h. Pour le modèle de douleur post-opératoire, le rat ou la souris subira une incision qui sera refermée avec 2 points de suture sous anesthésie générale (durée de l’intervention : 5 minutes). Pour la pharmacocinétique, chaque rat sera soumis à une injection et à 4 ou 5 prélèvements de sang sur 24 ou 48 h. Ces gestes seront réalisés sous anesthésie à l’isoflurane et dureront moins d’une minute. Pour la biodistribution, chaque souris sera soumise à une injection unique de traitement et sera suivi en imagerie à différents temps sur une période de 24h. Les injections et l’imagerie seront réalisées sous anesthésie générale et dureront moins d’une minute.
Impact sur les animaux
Le modèle d’inflammation de la patte induira une douleur locale modérée pendant 3 à 8 h avec une réduction de la motricité mais sans autres manifestations comportementales notables. La voute plantaire des pattes arrière du rat sera soumise à un stimulus thermique, qui va déclencher le retrait de la patte. La douleur reste modérée car les animaux ont la possibilité d'échapper à la stimulation en retirant leur patte, l’animal n’étant pas contraint. Le modèle de douleur post-opératoire, équivalent à la suture d’une plaie superficielle aux urgences de l’hôpital sous anesthésie locale, induira une douleur locale pendant 2 à 3 jours avec un pic de douleur à 24h. Une éventuelle infection au site d’incision ou une désunion de la cicatrice seront à surveiller ainsi que des comportements d’automutilation au niveau de la plaie.
Devenir
Tous les animaux seront euthanasiés à l’issue des procédures, soit parce que l’étude est terminée et qu’ils ne pourront pas être ré-utulisés dans une autre procédure, soit pour réaliser des prélèvements sanguins pour doser les substances actives dans le plasma.
Remplacement
La douleur est un phénomène très complexe. C’est une expérience sensorielle et émotionnelle désagréable, associée à une lésion tissulaire. Le stimulus générant la douleur va activer les terminaisons nerveuses de neurones spécialisés dans la perception de la douleur. Ce signal se propage ensuite le long des fibres nerveuses jusqu’à la moelle épinière et le cerveau. Il existe dans le cerveau et la moelle un puissant système de contrôle de la douleur qui fait notamment intervenir des endorphines et régule le transfert des informations douloureuses en provenance de la périphérie. Cette complexité est actuellement impossible à modéliser in vitro ou in silico et le recours à l’animal est incontournable pour évaluer nos nanomédicaments sur la douleur. Le rat constitue un bon modèle d’étude de la douleur car il possède une organisation nerveuse comparable à celle de l’homme. Les modèles de douleur inflammatoire sont validés par la communauté internationale (International Association for the Study of Pain, IASP)
Réduction
Le dimensionnement des groupes expérimentaux a été réalisé à l’aide d’un logiciel de statistique qui permet de déterminer le nombre juste et minimal d’animaux qui garantira la validité statistique de l’étude. Un plan d’expérience a été construit afin de réduire au maximum le nombre d’animaux. Les animaux seront répartis dans les groupes expérimentaux de manière aléatoire. L’attribution des traitements se fera en simple aveugle pour éviter les biais expérimentaux. Si les traitements innovants testés ne présentent pas l’effet analgésique escompté l’étude s’arrêtera là. Pour l’étude de pharmacocinétique, afin de réduire le nombre d’animaux, plusieurs prélèvements sanguins seront réalisés sur le même animal dans la limite du volume maximal prélevable en 24h. L’étude de biodistribution se fera en imagerie par fluorescence ce qui permettra un suivi longitudinal des animaux et de réduire considérablement le nombre d’animaux utilisés.
Raffinement
La semaine précédent la mise en place du modèle, les rats seront manipulés tous les jours et habitués aux gestes de la procédure afin de minimiser le stress le jour de la procédure expérimentale. Les injections, lesprélèvements et la chirurgie se feront sous anesthésie générale associée quand cela est possible à une anesthésie locale (quand pas d’interférence entre le traitement et l’anesthésique). Notre modèle de douleur inflammatoire et post-opératoire induit une douleur modérée dans la patte qui est raisonablement bien supportée par l’animal. Dans les tests utilisés pour évaluer la sensibilité nociceptive, l’animal n’est pas contraint pendant les mesures et l’intensité de la stimulation est progressivement augmentée jusqu’à une valeur minimale seuil pour déclencher la réaction nociceptive et donc le retrait de la patte. La stimulation n’est jamais poursuivie au-delà. Pour des raisons scientifiques évidentes, les anti-douleurs et les anti-inflammatoires ne peuvent pas être utilisés. Toutefois, une grille de score permettra de suivre l’état général des animaux et de définir des points limites qui seront strictement appliqués. Les animaux seront stabulés en groupes sociaux, dans un environnement enrichi afin de favoriser un comportement naturel.
Choix des espèces
Cette étude sera effectuée sur des rats car c’est l’espèce de référence dans la littérature pour les études sur la douleur. Les rats sont calmes, faciles à manipuler et s’acclimatent progressivement à l’expérimentateur. L’étude de biodistribution sera menée sur des souris afin de pouvoir réaliser une étude longitudinale en imagerie de fluorescence, les rats étant trop grands pour être imagés en entier dans l’appareil d’imagerie. Nous utiliserons des rats et des souris adultes car la population cible est adulte.
Impact de l’activation immunitaire maternelle sur les infections congénitales par le cytomégalovirus
- Recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Oncologie
- Système nerveux
996 rats vont être utilisés, tous mis à mort à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance allant de léger à sévère. Des rates gestantes reçoivent une injection destinée à activer leur système immunitaire et deux prises de sang, puis sont opérées sous anesthésie pour l'injection d'un cytomégalovirus dans le cerveau de leurs embryons, avec des avortements partiels possibles. Tatoués aux pattes dès le premier jour, leurs ratons passent un test de retournement sur le dos et un test d'éloignement du vide sur une plateforme de 8 cm, puis, selon les groupes, l'implantation d'électrodes sous anesthésie, des tests cognitifs et comportementaux non nommés portant sur l'anxiété, la mémoire spatiale et la sociabilité, et 72 heures d'EEG par télémétrie. Ces ratons infectés peuvent présenter dès leurs deux premières semaines des crises d'épilepsie déclenchées par la manipulation, associées à des morts subites, et le porteur attend du projet "des informations importantes" et la "possibilité" de prévenir un jour ces conséquences.
Objectifs
Les infections congénitales à cytomegalovirus (CMV) concernent environ 1% des naissances et représentent une cause majeure de troubles du neurodéveloppement (e.g. microcéphalie, polymicrogyrie, surdité, paralysie cérébrale, épilepsie, déficience intellectuelle...). Une influence neuropathologique à plus long terme a été évoquée, notamment sur la survenue d'autisme ou de schizophrénie. En dépit de leur fréquence et de leurs conséquences médicales et socio-économiques, la physiopathologie des infections congénitales au CMV reste peu étudiée et mal connue. Ainsi, les options préventives et thérapeutiques restent limitées. L’étude de modèles animaux pertinents, notamment chez la souris et le rat, utilisant les CMVs spécifiques de ces espèces, représente une approche de choix pour appréhender les mécanismes sous-jacents complexes et évolutifs, le développement du système immunitaire cérébral et des réseaux neuronaux, et leurs interactions réciproques. L'objectif principal de ce projet est d'explorer chez le rat l'impact de la réaction immunitaire au CMV et les conséquences de l'infection du cerveau en développement par le cytomégalovirus (CMV), à différents niveaux d’analyse : au niveaux moléculaire et cellulaire, au niveau des conséquences proximales pendant la période postnatale précoce et à plus long terme sur la cognition, le comportement et la survenue d'activités épileptiques spontanées.
Bénéfices attendus
Les infections congénitales par le cytomégalovirus sont fréquentes (0.7 à 1% des naissances) et représentent une cause majeure de pathologie neuro-développementale, avec des conséquences médicales sévères et un impact socio-économique important. Cependant, les mécanismes restent mal compris et peu abordés, et l'impact à long terme notamment reste mal connu. De ce point de vue, notre projet doit apporter des informations importantes pour apprécier ces conséquences, tout en ouvrant la possibilité de les prévenir en ciblant des altérations précoces du cerveau en développement.
Procédures
Une injection périphérique est pratiquée chez des femelles gestantes puis un prélèvement sanguin est réalisé 3h et 24h après l’injection. Après au moins 2 jours de récupération, les mêmes femelles sont opérées sous anesthésie générale, afin d’accéder aux embryons et d’injecter le CMV dans les cerveaux embryonnaires. Dépendant du nombre d’embryons, la chirurgie dure de 30 à 45 minutes ; le muscle et la peau sont suturés. Au premier jour postnatal, les ratons d’une même portée sont tatoués au niveau des pattes avant et/ou arrière, et suivis quotidiennement pendant les deux premières semaines de vie postnatale (mesures de masse corporelle, réalisation de tests sensorimoteurs (test du réflexe de retournement lorsque l’animal est placé sur le dos, test du réflexe d’éloignement du vide lorsque la tête de l’animal est dans le vide, l’animal étant posé sur une plateforme élevée d’environ 8 cm), observation de la survenue de crises généralisées d’épilepsie) ; chaque session de tests dure environ 2-3 minutes. Aux stades P18 et P30, une chirurgie sous anesthésie générale est réalisée sur certains animaux pour implanter une électrode permettant d’enregistrer les activités corticales précoces. Ces enregistrements sont réalisés chez l’animal éveillé pendant environ 30 minutes, puis sous anethésie générale légère pendant au maximum 2 heures. Après P60, d’autres animaux sont évalués au cours de test cognitifs et comportementaux non-invasifs, sans restriction d'eau ni de nourriture (anxiété, reconnaissance et mémoire spatiales, sociabilité). Des sessions d’entrainement sont réalisées afin de minimiser le stress. Une fois ces tests terminés, une chirurgie sous anesthésie générale est réalisée sur certains animaux pour implanter un système permettant d’enregistrer les activités corticales sans fil. Ces explorations fonctionnelles (vidéo-EEG télémétrique ; durée 72h) sont réalisées une semaine après la chirurgie chez l’animal vigile en activité dans sa cage.
Impact sur les animaux
Le composé injecté aux femelles gestantes peut déclencher une réaction transitoire (hyperthermie, hypoactivité, et hypophagie) qui se normalise après 24h. Un prélèvement sanguin est réalisé à 3h et 24h post-injection. Après au moins 2 jours de récupération, ces mêmes femelles sont opérées sous anesthésie générale pour accéder aux embryons et réaliser des injections dans les cerveaux embryonnaires. L'anesthésie des femelles gestantes peut engendrer des dépressions respiratoires, une hypothermie, une déshydratation. La chirurgie elle-même peut engendrer en post-opératoire sur des temps courts (1 à 3 jours maximum) de rares et faibles hémorragies vaginales, des avortements partiels, des douleurs abdominales, une diminution de la mobilité / inactivité, une perte de poids, une inflammation des sutures. Les femelles gestantes sont isolées lors de la période post-opératoire jusqu’à la mise bas. Leur bien-être après chirurgie est évalué quotidiennement par des mesures de paramètres cliniques, comportementaux ou biologiques. La majorité des femelles gestantes (>97%) récupèrent très bien après la chirurgie et la gestation se poursuit jusqu’à la mise bas. Chez les ratons nés après l’infection cérébrale au CMV in utero, un ensemble de phénotypes est attendu. Leur suivi quotidien au cours des deux premières semaines de vie postnatale a mis en évidence la survenue : d'hyperextension des membres inférieurs ; de crises d'épilepsie généralisées tonico-cloniques déclenchées par la manipulation, et correlée à la survenue de mort subite (sudden unexpected death in epilepsy, SUDEP) ; d’un défaut de développement de réflexes sensorimoteurs évalués par le test d'éloignement du vide (cliff aversion test) et le test de retournement (rigthing reflex). A plus long terme, nous anticipons des altérations fonctionnelles et comportementales chez les rats infectés par le CMV in utero, e.g. des activités épileptiques spontanées, des troubles du cycle veille/sommeil, des troubles cognitifs (mémoire spatiale) et des troubles de la sociabilité, mais cela doit être exploré et validé.
Devenir
Les femelles sont euthanasiés car elles ne peuvent pas être réutilisées. La descendance est mise à mort pour analyses post mortem.
Remplacement
Les mécanismes neurophysiopathologiques des infections congénitales par le CMV reposent de manière inhérente sur des interactions développementales multiples, entre la dynamique de l'infection virale elle-même, celle des réseaux neuronaux, et celle du système immunitaire cérébral. Il est évident que certains de ces évènements, ainsi que leur complexité, et leurs relations réciproques, ainsi que leurs conséquences à long terme comme envisagé dans le projet, ne peuvent être modélisés in vitro y compris en utilisant des cérébroïdes, et encore moins in silico. Cette constatation est évidente pour les études cognitives et comportementales. Une partie de nos expériences d'enregistrements des activités épileptiques sera réalisée in vitro (tranches aigues de cerveau), afin de réduire l’expérimentation sur l’animal vivant.
Réduction
Nous avons basé le nombre minimal d'animaux nécessaires sur la base de nos résultats antérieurs, et sur des calculs classiques de puissance statistique pour les tests les plus usuels. Nous optimisons la réduction des animaux utilisés de plusieurs manières : - chaque gestation et tous les embryons injectés in utero sont utilisés. - par ailleurs, le principe de réduction sera appliqué, car un animal jeune adulte passera à la fois les tests cognitifs et comportementaux, puis les enregistrements EEG ; les tissus cérébraux étant prélevés à l'issue de ces analyses. Ceci aura de plus l'avantage de permettre d'établir d'éventuelles corrélations entre plusieurs anomalies chez les mêmes animaux ayant passé l'ensemble des tests.
Raffinement
Le bien-être des animaux est évalué par des mesures de paramètres cliniques, comportementaux ou biologiques adaptés, y compris les weekends et jours fériés, consignés dans un registre (avec une fiche de suivi post-opératoire pour les femelles gestantes, qui permet d'établir un score, et une fiche de suivi des cohortes de ratons injectés au CMV). Chaque rate et sa portée est hébergée dans une cage avec nourriture et eau à volonté. L’environnement est enrichi avec des matériaux souples (papier foisonnant, litière en carrés de cellulose vierge) et un tunnel en carton permettant la confection d’un nid. Les femelles gestantes subissent une intervention chirurgicale réalisée sous anesthésie générale, sur un tapis chauffant. Le rythme respiratoire des animaux est surveillé en permanence, et une injection intra-péritonéale de sérum physiologique est réalisée en fin d’intervention. Après leur réveil, les femelles sont placées sur un tapis chauffant pendant au moins 30 minutes. Un suivi post-chirurgical est réalisé : surveillance de la cicatrisation (nettoyage de la plaie et nouvelles sutures si détérioration), d’absence d'hémorragie vaginale, de la mise bas (euthanasie si retard de la mise bas supérieur à 24h), de la perte de poids (euthanasie si > à 20%), de l'hypothermie (froid au touché), des signes de douleur (prostration, agressivité, absence de réaction aux stimuli). En fonction du score obtenu, une injection d'analgésique ou d’anti-inflammatoire peut être pratiquée. Les ratons sont également suivis avec notamment une surveillance de leur état général et de leur prise de poids, et de l’apparition des phénotypes caractéristiques de notre modèle. Ces mesures seront quotidiennes de P1 à P14. Après P14, seul le poids sera mesuré, d’abord quotidiennement jusqu’à P20, puis 1 fois par semaine jusqu’à P30. Après sevrage (à P30), les animaux seront regroupés par sexe à 2-3 par cage dans un environnement enrichi (rouleaux de papier foisonnant et tunnel en carton). Le poids sera suivi une fois par semaine après P30. Autour de P60, les tests comportementaux seront précédés de plusieurs sessions d’habituation pour minimiser les effets du stress.
Choix des espèces
Les animaux que nous utilisons, en l'occurrence les rats, sont des rongeurs de petite taille et d’élevage facile, avec une gestation d'une durée adaptée aux exigences des travaux de recherche. Ils possèdent un système nerveux central dont le développement présente de nombreuses similitudes avec celui du système nerveux humain, et dont l’organisation, certes simplifiée, est cependant suffisamment complexe pour être représentative. D'une manière générale, ils constituent des modèles de choix pour l’étude des mécanismes pathologiques du développement cérébral. Le rat est particulièrement adapté à des études électrophysiologiques, cognitives et comportementales. Dans le projet présenté ici, le choix de l'espèce est aussi orienté par l'utilisation d'une souche de cytomégalovirus de rat recombinante, car les cytomégalovirus, y compris ceux de rat, sont spécifiques d'espèce. Les rates gestantes seront âgées d'environ 10 semaines à 6 mois. Les infections in utero seront réalisées à E15, donc au début du dernier tiers de gestation, ce stade d'infection tenant compte de l'état de développement cérébral, d'impératifs méthodologiques, et conduisant à reproduire les conséquences neurologiques postnatales rappelant la pathologie humaine modélisée ici. L’étude des activités épileptiformes in vitro seras réalisée entre P14 et P17, période classique où le cerveau immature, correspondant à la période néonatale chez l'homme, présente une plus forte susceptibilité aux activités épileptiques. Les enregistrements des activités corticales précoces seront réalisés à P18 et à P30, qui sont des périodes classiquement utilisées pour ce type d’enregistrements. La recherche d'effets à plus long terme du CMV sera réalisée chez des jeunes rats adultes (P60 et au delà), permettant la réalisation efficace de tests cognitifs et comportementaux, ainsi que des enregistrements EEG télémétriques sur plusieurs jours consécutifs.
Impact de la thérapie par la chaleur et de l’exercice sur la santé musculaire après immobilisation, preuve de concept chez la souris
- Recherche fondamentale
- Système musculosquelettique
Pour les groupes les plus exposés, trois semaines d'immobilisation du train arrière, six semaines d'entraînement à la course en montée et des récupérations de 30 minutes à 40 °C : 108 souris adultes vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue pour le prélèvement des biceps fémoraux. Toutes reçoivent aussi une injection intrapéritonéale de puromycine pour suivre la synthèse des protéines, et l'immobilisation entraîne une perte de masse musculaire des pattes postérieures. L'équipe veut savoir si la chaleur amplifie les effets de l'exercice sur le muscle, et le porteur envisage des retombées pour les athlètes, les personnes en rééducation, les sédentaires et les malades. Il écrit que l'immobilisation partielle rend le projet difficile à mener chez l'humain, et présente l'utilisation des souris comme une étape "obligatoire mais également extrêmement enrichissante du point de vue scientifique".
Objectifs
L’activité physique, en sollicitant la force musculaire, provoque l’augmentation de la masse musculaire (hypertrophie). Cette modalité d'exercice est recommandée lors de situations de perte de masse musculaire (atrophie), par exemple après une période d'immobilisation (alitement, pose d’un plâtre). Par ailleurs, l'exposition à certaines conditions environnementales spécifiques, tel que la chaleur, peut amplifier la prise de masse musculaire ou limiter sa perte. L’objectif de ce projet est donc d’évaluer les effets de la récupération musculaire en atmosphère chaude après une série d’exercices de course en montée chez des souris saines ou présentant une perte de muscle suite à une immobilisation
Bénéfices attendus
Ce projet permettra d'évaluer si la chaleur est bénéfique pour amplifier les adaptations musculaires à l’exercice, ce qui permettra d'envisager des perspectives non seulement pour les athlètes, mais aussi chez les personnes en réhabilitation post-blessure ou post-opération chirurgicale. Les populations sédentaires ou souffrant de pathologies métaboliques (e.g. diabète, insuffisance rénale chronique) ou de pertes de masse musculaire (cancers, vieillissement) bénéficieront également de perspectives d'intérêt. D’autre part, l’exercice couplé à la chaleur permettrait d’accélérer davantage la prise de masse musculaire chez les populations atrophiées.
Procédures
Pour la procédure aigüe, les animaux subiront deux à trois interventions : - groupe E : l’exercice physique (une séance de 1 heure) + injection sur animal vigile (5 secondes) - groupe E+C : l’exercice physique (une séance de 1 heure) + la récupération en milieu chaud (30 minutes à 40°) + injection sur animal vigile (5 secondes). Pour la procédure chronique, les animaux subiront une à quatre interventions : -groupe NS (pas d’immobilisation) : une injection (5 secondes) -groupe S (immobilisation) : immobilisation de trois semaines + injection (5 secondes) -groupe NS-E (pas d’immobilisation + exercice) : 6 semaines d’entraînement + injection (5 secondes) -groupe S-E (immobilisation + exercice) : immobilisation de trois semaines + 6 semaines d’entraînement + injection (5 secondes) -groupe NS-E+C (pas d’immobilisation + exercice + chaleur) : 6 semaines d’entraînement + récupération en ambiance chaude (30 minutes à 40°) + injection (5 s) -groupe S-E+C (immobilisation + exercice + chaleur) : immobilisation de trois semaines + 6 semaines d’entraînement + récupération en ambiance chaude (30 minutes à 40°) + injection (5 s)
Impact sur les animaux
Les stress auxquels seront soumis les animaux sont l’exercice physique, l'immobilisation, la chaleur et l’injection intrapéritonéale de puromycine. Les 3 séances de familiarisation permettront d’éduquer les souris au tapis de course. L'immobilisation du train arrière provoquera un déconditionnement des souris, avec une perte de masse musculaire, mais cela ne concerne que les pattes postérieures. Au niveau de la chaleur, le stress sera relativement court (30 minutes à 40°C) et l’hydratation sera ad libitum. Enfin, l’injection intrapéritonéale de puromycine durera 5 secondes. Il s’agit d’une injection dans le bas ventre de puromycine, permettant de suivre le taux de synthèse des protéines. Le bien-être des animaux sera surveillé quotidiennement également.
Devenir
La totalité des animaux sera euthanasiée à l'issue de chaque procédure dans le but de prélever les biceps fémoraux pour l'étude des gènes et protéines jouant un rôle dans la régénération musculaire.
Remplacement
Ce projet nécessite une réalisation dans un environnement très contrôlé pour éviter des biais qui pourraient provenir de facteurs externes. De plus, nous souhaitons évaluer les effets de la chaleur, ce qui ne peut être contrôlé précisément que dans des conditions de laboratoire avec des animaux. L’immobilisation partielle est aussi une contrainte qui rend difficile la réalisation du projet chez l’homme. Dans le cadre de ces expérimentations très spécifiques, il n’existe pas d’alternative à l’utilisation d’animaux étant donné l’absence de modèle cellulaire permettant de mimer les effets corps entier de l’immobilisation sur l’ensemble des tissus d’intérêt ainsi que les effets des méthodes de prévention. De plus, ces expérimentations ne peuvent pas être directement réalisées chez l’homme. L’utilisation d’animaux est donc ici une étape obligatoire mais également extrêmement enrichissante du point de vue scientifique de par les résultats très précieux qu’elle génère.
Réduction
Le calcul a été effectué avec l’aide l’un logiciel de statistiques afin d’utiliser le nombre minimal d’animaux tout en gardant la puissance statistique nécessaire à l’interprétation des résultats.
Raffinement
Pour l’activité physique et les tests réalisés sur tapis roulant, les animaux y sont préalablement habitués progressivement pour réduire le stress induit au changement d’environnement. Afin de réduire au maximum les nuisances sur le bien-être des souris, les animaux seront constamment surveillés au cours de la séance pour prévenir tout accident. Les procédures de suspensions du train arrière sont, elles, validées et optimisées, et des soins quotidiens sont réalisés pour prévenir toute complication. Les animaux seront hébergés par deux pour éviter l’isolement. Chaque procédure possède également des points limites et critères d’arrêts stricts en cas d’évènement potentiellement néfaste pour les animaux en ce qui concerne la douleur, le mal-être, etc. Les suivis quotidiens des animaux permettent d’identifier des signes de souffrance.
Choix des espèces
Le choix des souris a été fait car nous voulons utiliser le même protocole d’entraînement que les études qui montrent des adaptations similaires post-entraînement chez l’homme et chez la souris. De plus, comme chez l’homme, il a été montré que l’immobilisation induit une perte de masse musculaire chez la souris également. La souris Mus musculus a été privilégiée pour plusieurs raisons. Les espèces murines rat et souris sont des espèces se rapprochant de l'humain en ce qui concerne le système musculosquelettique. Les systèmes de dégradation et de synthèse protéique sont similaires chez l'homme et chez la souris bien qu'il existe des différences subtiles de typologie entre les deux espèces. Ainsi, les conclusions tirées de ces études chez la souris pourront être étendues chez l'homme. Les souris utilisées seront toutes des adultes de 8 semaines.
Role des astrocytes dans la maladie d’Alzheimer
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
1 560 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles subissent une injection virale dans l'hippocampe par stéréotaxie sous anesthésie, pouvant provoquer une perte de poids transitoire et une douleur de 24 à 48 heures, puis une perfusion intracardiaque terminale. L'objectif est de caractériser les modifications des astrocytes autour des vaisseaux et des neurones dans la maladie d'Alzheimer, le cerveau étant prélevé exsangue pour l'analyse. Le porteur affirme que l'expérimentation sur la souris est "essentielle" faute de pouvoir recréer in vitro les interactions cellulaires du cerveau.
Objectifs
Le système nerveux central, dont fait partie le cerveau, est composé de plusieurs types cellulaires : les neurones, mais également les cellules gliales dont les astrocytes. Ces derniers sont reconnus comme des acteurs essentiel à la physiologie et impactés dans de nombreuses pathologies. Ils interagissent avec les vaisseaux sanguins et participent à la régulation des fonctions vasculaires, comme l’intégrité de la barrière hémato-encéphalique, ainsi qu’avec les neurones et régulent le message nerveux. Ces deux interfaces et leurs fonctions sont perturbées dans la maladie d’Alzheimer. Ce projet a pour but de caractériser la nature moléculaire des changements des fonctions astrocytaires périvasculaires et périneuronales dans la maladie d’Alzheimer.
Bénéfices attendus
Ce projet devrait permettre d'apporter un éclairage nouveau sur le rôle des astrocytes dans les alérations vasculaires et neuronales liées à la maladie d’Alzheimer.
Procédures
Les interventions sous anesthésie générale (30 minutes d'intervention) sont utilisées dans ce projet sur un même lot d’animaux. 1) Injection virale par stéréotaxie : animaux sous anesthésie générale sont opérées. Un virus de type AAV ( adenovirus associé) permettant de colorer les astrocytes est injecté dans l’hippocampe par stéréotaxie. Cette chirurgie n’est réalisée qu’une seule fois. Ces interventions entrainent des effets modérés (possible irritation de la plaie). Une observation particulière des animaux est réalisée dans les jours suivants et l’application des points limite permet de limiter la nuisance et la souffrance des animaux. 2) Perfusion intracardiaque (3 semaines après la première intervention): Réalisée sous anesthésie générale, cette intervention est sans réveil. Elle dure environ 5 minutes.
Impact sur les animaux
Les souris subiront une injection intracérébrale de virus de type AAV (adénovirus associé) qui peut entrainer des effets modérés par exemple une perte transitoire de poids et une douleur pendant 24/48h. Une observation particulière des animaux dans les jours suivants et l’application des points limites permettent de limiter la nuisance et la souffrance des animaux.
Devenir
L'euthanasie des animaux sous anesthésie générale est nécessaire pour les analyses histologiques. Ces analyses nécessitent que les vaisseaux sanguins ne contiennent plus de sang car sa présence interfère avec l'expérience d'immunofluorescence.
Remplacement
L’expérimentation animale sur un système murin est essentielle, car nous ne pouvons le remplacer par un système in vitro où il est impossible de recréer les multiples interactions cellulaires d’un système complexe tel que le cerveau. Il n’existe pas non plus d’autres modèles à l’heure actuelle permettant de répondre à nos questions biologiques.
Réduction
Le nombre d'animaux utilisés sera réduit autant que possible et correspond au minimum nécessaire pour obtenir des résultats scientifiques significatifs. Pour l’ensemble des questions traitées, il faut obtenir les observations sur au minimum 5 réplicas biologiques pour chaque génotype et à chaque stade. Ce nombre est un minimum pour intégrer dans notre étude la variabilité entre les animaux. C’est un pre-requis dans l’ensemble des publications de travaux scientifiques. Elle est particulièrement cruciale pour l’étude de modèle murin de la maladie d'Alzheimer qui peut légèrement varier d’un individu à un autre. Ce chiffre est un minimum qui tient compte de la variabilité connue intrinsèque au modèle APPPS1. En effet, la formation des plaques amyloides peut varier d’une souris à l’autre pour un même stade. On realisera une analyse statistique en vérifiant la normalité des données et l’absence de différence entre les animaux de même génotype. En cas de non normalité, les tests non paramétriques seront utilisés. Pour réduire la sur-utilisation des animaux possiblement liée à la chirurgie, les expérimentateurs sont formés et supervisés de façon adéquate. Une attention particulière est portée à la stérilité de tous les instruments et de l'environnement.
Raffinement
Les élevages sont effectués en groupe avec enrichissement de l’environnement et toutes les précautions sont assurées afin de respecter au mieux le bien-être animal. Certaines procédures pouvant induire une légère douleur, celle-ci est anticipée par l’administration d’anesthésiques et d’analgésiques. Les animaux subissant des interventions feront l'objet d'une surveillance accrue pendant l'intervention et les jours suivants et d’éventuels soins supplémentaires (application d’analgésique supplémentaire) sont apportés en fonction de ces observations. Pour toutes les procédures, des points limites spécifiques ont été définis basés sur l'apparence physique (manque de toilettage, poil ebouriffé), la mobilité des animaux (prostration), l'absence de lésion ou saignement, la présence d'un nid dans la cage. Dans nos expériences ou une anesthésie profonde est réalisée, la qualité de l'anesthésie sera systématiquement contrôlée par l'absence de reflexe réponse au pincement de la patte.
Choix des espèces
La souris est un mammifère où les règles et les processus qui régissent le développement du système nerveux central et sa plasticité sont similaires à l'homme. Nous avons identifié 50 marqueurs à tester au cours de la progression de la maladie d’Alzheimer à 1 mois, 3 mois (stade sans dépôts amiloides) 6 mois (stade intermédiaire), 9 mois et 1 an (stade présentant des dépots amyloides).
Hypertension oculaire chez le lapin
- Formation professionnelle
- Recherche appliquée
- Maladies animales
- Troubles sensoriels
- Tests réglementaires
- Autres tests de tolérance et d’efficacité
5 100 lapins vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance léger et modéré. Une hypertension oculaire leur est provoquée par injection de solution saline dans le vitré ou par surcharge en eau, suivie d'examens ophtalmologiques, d'administrations de gouttes jusqu'à huit fois par jour et parfois de la pose chirurgicale d'un implant. L'objectif est de développer des traitements contre l'hyperpression oculaire du glaucome, les yeux étant prélevés à l'issue. Le porteur qualifie les atteintes de faibles et transitoires et affirme qu'"aucune méthode alternative" ne reproduit l'œil dans sa globalité.
Objectifs
Le glaucome est une maladie grave et fréquente, le plus souvent indolore, qui touche principalement les personnes âgées de plus de quarante-cinq ans et peut entrainer une perte de la vision. Aujourd’hui dans le monde, soixante-dix millions d’individus sont atteints, dont un million en France. L’augmentation de la pression à l’intérieur de l’oeil est la principale cause de glaucome. La pression oculaire est due au liquide transparent contenu à l’intérieur de l’oeil: l’humeur aqueuse produite et évacuée par les structures à l’intérieur de l’oeil. Lorsque le système d’évacuation de l’humeur aqueuse est déficient, elle s’accumule, la pression augmente et endommage les cellules nerveuses de la rétine et le nerf optique responsables de la vision. L’objectif du projet est la mise en place, au sein de l’établissement utilisateur, de modèles expérimentaux d'hyperpression oculaire chez le lapin, afin de contribuer au développement de nouveaux traitements médicaux visant à diminuer cette hyperpression et à protéger les cellules rétiniennes permettant la vision.
Bénéfices attendus
Le bénéfice attendu du projet est de proposer des modèles expérimentaux qui permettront d'évaluer l'efficacité de nouveaux traitements. La recherche de traitements contre le glaucome est en constante évolution et nécessite de pouvoir les tester dans les meilleures conditions possibles et dans le plus grand respect du bien-être animal.
Procédures
Selon la procédure, l'induction de l'hypertension oculaire peut se faire soit directement au niveau de l'œil par une injection dans le vitré de solution saline, soit par l’ingestion d'un volume d'eau. La première technique dure moins d’une minute, la seconde est un peu plus longue, pour le bien-être de l’animal puisqu’elle dure au maximum deux-trois minutes afin de réduire les rares effets indésirables (stress, agitation, fausse route). Les examens ophtalmologiques se feront à l'aide de techniques non invasives (mesure de la PIO grâce un appareil dédié́, lampe à fente, imagerie). Ces examens sont réalisés en routine chez l’homme en cabinet médical par un ophtalmologiste sans anesthésie et sans hospitalisation ou en clinique vétérinaire. Ces examens sont extrêmement courts puisqu’ils ne durent que quelques minutes (quelques secondes pour les plus court à cinq minutes maximum pour les plus longs comme l’imagerie) et pourront être réalisés plusieurs fois par jour pour les mesures de la pression intraoculaire à quotidiennement pour les observations et le suivi des animaux. Les administrations, elles, pourront se faire plusieurs fois par jour et sur la durée de l’étude quand elles sont sous forme de gouttes ou d’injections. La fréquence de ces administrations dans la majorité des cas n’excèderont pas 6 à 8 administrations par jour pour le cas des gouttes ophtalmiques. Dans ce cas, l’animal est maintenu immobile moins d’une minute. Pour la pose d’implant, l’acte nécessite une anesthésie et éventuellement des points de sutures au niveau des conjonctives ou de la cornée. Cet acte chirurgical dure cinq minutes tout au plus et sera réalisé généralement une seule fois, puisque l’implant à vocation à délivrer son contenu sur une longue période.
Impact sur les animaux
Le projet a pour but de trouver des traitements permettant une diminution de la pression intraoculaire. L’augmentation de la pression intraoculaire induite par les différents protocoles est faible et transitoire. Elle n’occasionnera aucune douleur pour l’animal tout au plus une gêne de courte durée (quelques minutes après l’injection intravitréenne). Les procédures décrites sont réalisées par un personnel formé et dans des conditions réduisant au maximum les risques de nuisances ou d’effets indésirables. Le stress occasionné lors de la prise des mesures sera de courte durée puisque que ces examens ne durent que quelques secondes et qu’une anesthésie locale est appliquée si nécessaire. Il en va de même pour le stress lié à l’induction. Dans le protocole décrivant la surcharge hydrique, l’animal sera maintenu plus fermement et une sensation de lourdeur au niveau de l’estomac est envisageable mais elle aussi sera de courte durée, l’excès hydrique étant rapidement éliminé par les urines. Les fausses routes sont exceptionnelles mais si malheureusement une telle situation devait arrivée l’animal serait mis à mort rapidement après l’apparition des signes. Les nuisances subies par les voies digestives supérieures seront minimisées par l’utilisation de tubulures souples non perforantes. Enfin les éventuelles nuisances induites par les administrations seront surtout liés à la contention de l’animal mais là aussi elles seront de courtes durées, de l’ordre de quelques secondes à moins de quelques minutes (inférieures à 5 minutes).
Devenir
A l'issue de chaque procédure, les animaux seront mis à mort pour permettre de réaliser les évaluations ex vivo sur les tissus impactés (évaluations histologiques, dosages de biomarqueurs et de produits...).
Remplacement
A ce jour, aucune méthode alternative ne permet de mimer l’oeil dans son environnement et dans sa globalité fonctionnelle. En effet, l’oeil est composé de différents tissus (vasculaires, rétinien neuronal, vitréen, cornéen, humeur aqueuse,..) de physiologie différente soumis aux variations environnementales, aux interactions des tissus et organes voisins. Le projet nécessitera donc d’avoir recours à des animaux compte tenu des particularités de l’organe concerné par le projet et l’absence de modèle alternatif.
Réduction
Le nombre maximum d’animaux prévu pour ce projet a été déterminé en fonction des données bibliographiques et historiques de l'établissement et du nombre d'études estimées. Il tient également compte des variations du métabolisme et de la robustesse des résultats calculés à partir de tests statistiques. Ce nombre limité doit nous permettre de conclure sur l’efficacité ou non d’un traitement. Un calcul de l’effectif sera réalisé avant chaque étape afin d’ajuster et de revoir à la baisse si possible le nombre d’animaux à inclure dans les procédures. De plus, l'analyse des deux yeux sera privilégiée autant que possible afin de réduire le nombre d'animaux utilisé.
Raffinement
Un suivi quotidien des animaux sera effectué afin de minimiser au maximum l’impact des procédures sur leur bien-être. Les lapins seront placés préférentiellement par deux si les conditions expérimetales le permettent dans des cages avec boisson ad libitum, nourriture rationnée et enrichissement. Les examens non invasifs pour évaluer la pathologie sont semblables à ceux pratiqués chez l'homme en cabinet ophtalmologique ou en cabinet vétérinaire. Les examens de l'oeil qui requièrent un immobilisme de l'animal pourront être réalisés sous anesthésie pour son confort. Des points limites adaptés, suffisamment prédictifs et précoces permettent de limiter une éventuelle douleur à son minimum. Ce projet a été soumis pour évaluation à un comité d’éthique et sera suivi par la structure en charge du bien-être animal de l‘établissement.
Choix des espèces
A ce jour, aucune méthode alternative ne permet de mimer l’oeil dans son environnement et dans sa globalité fonctionnelle. En effet, l’oeil est composé de différents tissus de physiologie différente soumis aux variations environnementales, aux interactions des tissus et organes voisins. Le projet nécessitera donc d’avoir recours à des animaux compte tenu des particularités de l’organe concerné par le projet et l’absence de méthode alternative. De nombreuses études sur la pression intraoculaire sont réalisées chez le lapin en raison des similitudes avec l'oeil humain (taille de l'oeil, structures, mécanismes impliqués) permettant de recueillir des résultats extrapolables à l'humain et de tester des traitements ou des dispositifs médicaux directement transposables chez l'homme. Nous avons donc choisi cette espèce pour mener à bien le projet. Les lapins sont de jeunes adultes et ont minimum 8 semaines, âge minimum pour la maturation de l'oeil.
Enregistrement des neurones corticospinaux lombaires chez la souris pendant une tâche motrice
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
126 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles subissent une ou deux chirurgies d'environ une heure, sources de stress, de douleur et de perte de poids, puis des tâches locomotrices avec enregistrement de l'activité de neurones par électrodes, un jour sur deux pendant six semaines. L'objectif est de caractériser le rôle des neurones corticospinaux dans la motricité des pattes postérieures, le cerveau étant prélevé à l'issue. Le porteur affirme que ces neurones sont "impossibles à reconstituer" en culture cellulaire et à modéliser numériquement.
Objectifs
Le projet vise à caractériser le rôle des neurones corticospinaux dans la motricité des pattes postérieures de la souris. Ces neurones transmettent des informations depuis le cortex moteur vers la moelle épinière ; nos expériences chez l’animal anesthesié démontrent que ces informations sont à la fois motrices (pour la contraction du muscle) et sensorielles (pour filtrer les informations sensorielles pertinentes pour le mouvement, comme la proprioception qui renseigne sur la position du corps). Nous cherchons maintenant à caractériser le rôle de ces neurones dans une situation physiologique, chez l’animal éveillé libre de ses mouvements. Plus pécisément, nous avons pour objectif de : 1) analyser les conséquences de perturbations de cette voie (activation ou inhibition) sur les comportements moteurs des souris, 2) identifier les neurones corticospinaux en enregistrant leur activité électrique grâce à des électrodes, , et corréler leur activité avec le comportement observé, 3) caractériser les autres cibles de ces neurones, en plus de la moelle épinière, qui peuvent médier certains des comportements observés.
Bénéfices attendus
La voie corticospinale est atteinte dans plusieurs pathologies (sclérose latérale amyotrohique, lésion traumatique de la moelle épinière, etc.) sans que l’on sache précisément son rôle en situation physiologique. Notre projet permettra de caractériser l’activité de ces neurones dans le cadre d’un comportement moteur, et ainsi de poser des hypothèse sur les conséquences de leur atteinte en situation pathologique.
Procédures
Les animaux subiront soit une chirurgie unique durant environ 1,5 heure, soit deux chirurgies à 2 semaine d'écart, chacune durant au plus 1 heure. Au minimum une semaine après la dernière chirurgie, les animaux effectueront des tâches comportementales de locomotion fine. Ces tâches durent une dizaine de secondes et sont répétées pendant un maximum de 30min, un jour sur deux, pendant 6 semaines. Au maximum chaque animal sera donc testé pendant 9 heures.
Impact sur les animaux
Les chirurgies entrainent inévitablement un stress et des douleurs chez la souris. Une perte de poids est souvent constatée les jours suivant la chirurgie mais l’animal récupère son poids initial en 3-4 jours. Les sutures peuvent aussi entrainer une gêne ou des démangeaisons qui poussent l’animal à se gratter et, très rarement, à endommager sa cicatrice. Cette gêne disparait également en quelques jours. Les tests comportementaux envisagés peuvent également être source de stress pour les animaux.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort pour prélèvement.
Remplacement
Le projet porte sur les neurones corticospinaux, qui sont parmi les plus longs de l’organisme, allant du cortex à la partie lombaire de la moelle épinière. Ils sont impossibles à reconstituer avec des techniques de remplacement de type culture cellulaire et doivent être intacts pour pouvoir être étudiés. Ils sont impossibles à modéliser numériquement car leurs cibles sont encore méconnues. Nous devons donc recourir à l’animal pour atteindre les objectifs du projet.
Réduction
Les mesures pour réduire le nombre d’animaux ont été étudiées en adéquation avec le projet. Le nombre d’animaux utilisé a été défini au plus juste pour nous permettre d’atteindre nos objectifs scientifiques et être statistiquement valides. Nous utiliserons des individus des 2 sexes afin de réduire le nombre d’individus à produire et produire des résultats spécifiques de genre.
Raffinement
Les souris sont hébergées en cohorte, elles font l’objet d’observations quotidiennes et l'enrichissement des cages est systématique (bâton à ronger, matériaux de nidification). Les chirurgies sont réalisées sous anesthésie générale et analgésie pré et post-opératoire et la température de l’animal est maintenue grâce çà un tapis chauffant thermostaté relié à une sonde rectale. Les yeux sont hydratés avec un gel oculaire. L’état de santé des animaux est surveillé quotidiennement après la procédure chirurgicale et estimé selon une grille de score pondérée qui évalue l'apparence générale de l'animal, l'apparence de la plaie, le comportement spontané, le comportement provoqué et le poids. Des points limites ont été établis pour chaque item permettant de soustraire l’animal à la souffrance.
Choix des espèces
L’étude de la communication entre le cortex et les circuits locomoteurs spinaux requiert l’utilisation de mammifère. La souris est un modèle largement utilisé dans l’étude du cortex moteur, et des comportements locomoteurs. De plus, de nombreuses connaissances sont établies sur l’organisation des projections corticospinales chez la souris. Animaux utilisés à partir de 30 jours après la naissance, car c’est l’âge à partir duquel la voie de communication entre le cortex et la moelle a fini son développement
Contrôle sur cobayes d’allergène (de diagnostic) à usage vétérinaire : brucelline, tuberculine aviaire ou bovine
- Tests réglementaires
- Contrôles de qualité
900 cobayes vont être utilisés dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance léger et modéré, 600 tués à l'issue et 300 proposés à l'adoption. Ils reçoivent des injections intramusculaires puis huit injections intradermiques sur les flancs tondus, avec un risque d'abcès aux points d'injection, pour le contrôle réglementaire de lots d'allergènes de diagnostic de la tuberculose et de la brucellose. Les 600 tués le sont faute de données sur les effets à long terme de la procédure, leurs corps étant ensuite utilisés à des fins pédagogiques. Le porteur indique que l'OMSA recommande le cobaye, espèce jugée la plus "sensible", et n'utilise que des femelles, les mâles étant trop "agressifs" en cage commune.
Objectifs
La brucellose et la tuberculose sont deux maladies animales transmissibles à l’homme réglementées, dont le contrôle chez les ruminants domestiques reste une priorité de santé publique vétérinaire en raison de leur fort impact sanitaire et économique. Une surveillance programmée est donc mise en place. Un des outils de diagnostique de la brucellose et de la tuberculose repose sur l’injection aux animaux d’extraits protéiques (brucelline ou tuberculine) dits allergènes. Un animal contaminé par la maladie présentera une réaction locale au point d’injection avec l’allergène correspondant. Dû à de possible réactions croisées, une réaction locale au point d’injection conclura uniquement à une suspission de contamination par la maladie testée. Conformément à la réglementation, les allergènes utilisés dans ce cadre doivent faire l’objet d’un contrôle des lots de fabrication obligatoire avant leur mise sur le marché. Ainsi cette expérimentation permet de vérifier deux points : la non-sensibilisation des animaux à l’allergène (pas d’effet local induit par le produit) et un contrôle d’activité (présence d’une réaction locale lorsque l’animal a été préalablement sensibilisé par la tuberculose ou la brucellose). Si les lots satisfont à ces deux tests ils pourront être mis sur le marché. L’objectif de ce projet est donc d’apporter des éléments nécesaires à la mise sur le marché d’outils de diagnostique pour la brucellose et la tuberculose bovine et aviaire.
Bénéfices attendus
Cette expérimentation animale permet de réaliser les tests de contrôle officiels obligatoires des lots de brucellines et des tuberculines animales (aviaire et bovine) utilisées dans le diagnostique de la brucellose et de la tuberculose. Conformément à la réglementation chaque lot de brucellines et des tuberculines (aviaire et bovine) produits doivent être testés (épreuce de non-sensibilisation et contrôle de l'activité) avant leur mise sur le marché.
Procédures
Sur 8 animaux : 1 injection intramusculaire dans la cuisse de 0.5 ml de brucelline ou de tuberculine de référence diluée dans l’adjuvant du produit à tester. La durée de réalisation de cette injection est de moins de 5 minutes par animal, contention comprise. 5 semaines après cette injection intramusculaire, les 8 animaux subissent chacun 8 injections intra-dermiques de 0.1 ml, dans 8 endroits différents des deux flancs, du produit à tester ou du produit de référence dilué dans de la solution physiologique. Pour cette étape la durée d'intervention par animal est d'approximativement 13 minutes, contention et tonte de la zone où se feront les injections comprises. Sur 2 autres animaux : 1 injection intra-dermique à J0, J5, J10 et J24 de 0.1 ml de produit à tester (brucelline ou tuberculine) diluée dans de la solution physiologique, à raison de deux injections par flanc de chaque animal. La durée de réalisation de chaque injection est de moins de 5 minutes par animal, contention comprise. Sur 2 autres animaux : 1 injection intra-dermique à J24 de 0.1 ml du produit à tester (brucelline ou tuberculine) dilué dans de la solution physiologique, dans le flanc. La durée de réalisation de chaque injection est de moins de 5 minutes par animal, contention comprise.
Impact sur les animaux
Les réactions cutanées liées à la tuberculine ou brucelline sont limitées à une "rougeur" superficielle au point d'injection. Après plusieurs années d'expérience, nous n'avons jamais observé des modifications comportementales des animaux suggérant une douleur ou un inconfort. Néanmoins il est possible que des abcès apparaissent aux points d’injection intra-musculaire dans la cuisse.
Devenir
Les animaux utilisés dans l'épreuve de non-sensibilisation sont placés dans des associations de replacement d'animaux de laboratoire en vue de leur adoption étant donné que les substances injectées sont d’une part stérile et d’autre part non nocives pour l’animal. Cela correspond à 4 animaux sur un total de 12 par lot de produit à contrôler ; soit 300 animaux sur la période de 5 ans de validité de cette saisine. A l'issue de l'épreuve de test d'activité, les 8 animaux utilisés par lot de produit à contrôler sont mis à mort à la fin de la manipulation étant donné le manque de données que nous avons de l'effet de cette procédure sur les animaux à long terme ; soit 600 animaux sur la période de 5 ans de validité de cette procédure. Les carcasses de ces animaux sont ensuite utilisées à des fins pédagogiques.
Remplacement
La réglementation en vigueur impose le contrôle de chaque lot de fabrication d'allergènes avant leur mise sur le marché. Les premières étapes du contrôle des lots produits sont réalisées au laboratoire (apparence et pureté du produit) mais pour les deux tests de non-sensibilisation et de contrôle de l’activité présent dans ce projet il n’existe pas aujourd’hui d’alternative in-vitro.
Réduction
Le nombre minimal de cobayes a été calculé en utilisant un dispositif en carré latin, permettant d’utiliser chaque animal comme son propre témoin, permettant ainsi de limiter le nombre d’animaux. Par ailleur, depuis 2021, nous avons obtenu des fabriquants de la tuberculine la production de lots de plus grande taille afin de reduire le nombre de lots contrôlés et ainsi le nombre d’animaux utilisés. Dans le cas de brucellines, le contrôle est mutualisé à l’échelle européenne, afin de limiter l’utilisation expérimentale d’animaux dans chaque pays.
Raffinement
Les animaux sont hébergés par groupes de 4 cobayes dans des cages munies d’une plateforme de repos avec l’enrichissement nécessaire à leur bien-être (rondins en bois). Une période d’acclimatation d’une semaine est réalisée avant la mise en place du protocole. Les expérimentations antérieures ont montré que les deux tests réalisés n'engendraient pas d'effets secondaires chez les animaux suite aux injections intradermiques. Une surveillance quotidienne des animaux avec un contrôle visuel de l'état général des animaux (prise d'aliments et d'eau normale) et une surveillace des points d'injections intradermiques est mise en place. Si toutefois le produit à contrôler montrait une forte réaction dès la première injection à J0 alors une décision sur la continuité de l’expérimentation serait prise en fonction de la force de la réaction et en concertation avec notre vétérinaire sanitaire. Dans de rare cas il a été observé la formation d'un abcès au point d'injection intramusculaire dans la cuisse ; abcès qui s'est toujours résorbé. Dans le cas de la formation d'un abcès repéré lors de la surveillance quotidienne des animaux (surveillance identique à celle mise en place suite aux injections intradermiques), une surveillance journalière accrue serait mise en place avec prise de photos des abcès pour évaluer leur évolution dans le temps ; si l’abcès persiste ou s’amplifie le vétérinaire sanitaire est contacté pour avis (traitement mis en place ou arrêt de l’expérimentation par mise à mort de l’animal).
Choix des espèces
L'organisation mondiale pour la santé animale (OMSA) recommande l'utilisation de cobaye pour ces tests. En effet le cobaye est l'espèce la plus sensible d’un point de vue de la réaction immunitaire locale pour le contrôle des brucellines et des tuberculines animales (aviaire et bovine). Les animaux utilisés sont des adultes d'un poids maximum de 250 g pour garantir le respcet des doses utilisées. L'hébergement des animaux se faisant par groupe, uniquement des femelles sont utilisées ; les mâles présentent trop d'agressivité entre individus quand hébergés dans une même cage.
Optimisation des immunothérapies anti-tumorales utilisant le transfert adoptif de cellules T après expansion ex vivo : impact du micro-environnement lymphopénique généré
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système immunitaire
6 472 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance léger et modéré. Elles subissent l'ablation d'une phalange pour génotypage, une lymphopénie induite par radiothérapie ou chimiothérapie, une greffe de tumeur et de six à sept injections, avec une perte de poids possible. L'objectif est d'étudier le devenir de lymphocytes T anti-tumoraux transférés dans un environnement lymphopénique, les organes étant prélevés à l'issue. Le porteur affirme que ces questions "ne peuvent pas être abordées" par des méthodes in vitro ou in silico et invoque la proximité des systèmes immunitaires murin et humain.
Objectifs
L’objectif de ce projet s’inscrit dans l’optique de se rapprocher des approches thérapeutiques utilisées en immunothérapie anti-tumorale (à savoir chimiothérapie ou radiothérapie), et ainsi les protocoles établis dans l’équipe dans le cadre d’une précédente demande de saisines au transfert adoptif de cellules T anti-tumorales. Nous nous intéresserons aux aspects suivants : - Impact des diverses méthodes d’induction de la lymphopénie (radiothérapie vs chimiothérapie vs souris génétiquement lymphopéniques) sur le devenir des cellules T anti-tumorales. - Devenir des cellules T anti-tumorales après transfert adoptif dans des souris lymphopéniques (utilisant une des 3 approches) et en présence d’une tumeur solide ou liquide.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus de notre projet sont tout d'abord une meilleure compréhension des mécanismes associés au devenir de lymphocytes T greffés dans divers environnements lymphopéniques (chimiothérapie vs radiothérapie) ainsi que les conséquences pour leur efficacité anti-tumorale. D'autre part, le développement de nouvelles stratégies anti-tumorales, basées sur les propriétés du système immunitaire pour cibler et éliminer les tumeurs, et auxquelles sont associés un conditionnement lymphopénique, a permis d’améliorer les traitements contre le cancer nous espérons que ces travaux permettront d'améliorer ces approches thérrapeutiques. Ainsi, des traitements basés sur l’injection de lymphocytes T sont maintenant approuvés en clinique pour le traitement de certains cancers hématologiques. Toutefois, malgré des résultats spectaculaires, des formes réfractaires à cette approche persistent. Différentes explications peuvent être invoquées incluant un défaut de persistance ou encore une altération de leur fonctionnalité qui pourraient être en partie la conséquence du conditionnement lymphopénique utilisé. Ainsi, il est crucial de déterminer les causes de ces échecs afin d’optimiser l’efficacité de ces nouvelles thérapies pour cet enjeu majeur de santé publique.
Procédures
Les animaux subiront différents types d'interventions, injections ou prélèvements pour lesquelles la douleur est faible à modérée et ne requièrent pas plus que quelques minutes par animal. Par souci du bien être animal et en fonction du type d'injection, l'intervention sera réalisée sous anesthésie ou contention appropriée de l'animal. En moyenne, un animal sera identifié/génotypé par ablation d'une phalange distale et subira par expérimentation: 6-7 injections intra.péritonéale (ip), 1 injection i.o (intra-orbitale) ou i.v (intra-veineuse) et, dans le contexte des études à plus long terme, pourra être prélevé (à l’aide d’un stylet au niveau de la veine mandibulaire) 1 fois toutes les 2 semaines au cours d’une expérience.
Impact sur les animaux
L'induction de l'état lymphopénique par chimiothérapie ou radiothérapie peut induire une perte de poids transitoire. Par ailleurs, la greffe de cellules tumorales peut également s'accompagner d'une perte de poids ou impacter l'étât général des souris. Toutefois, il est important de noter que la plupart des animaux seront co-injectés avec des cellules T ciblant les tumeurs, et ayant des fonctions anti-tumorales. Dès l'apparition de symptômes ou dès que les animaux atteignent un des points limites définis, les souris seront euthanasiées.
Devenir
L'ensemble des animaux sont sacrifiés en fin de protocole afin de prélever les organes d'intérêt et réaliser les différentes analyses décrites.
Remplacement
Le projet décrit dans le cadre de cette demande requiert une analyse intégrée in vivo de l’impact d’un état lymphopénique sur le devenir de cellules T anti-tumorales, en présence ou en absence de tumeurs. Ces questions ne peuvent pas être abordées à l’heure actuelle au moyen de méthodes alternatives in vitro ou in silico, et demandent ainsi de faire appel à des modèles animaux, murins dans le cas présent, en raison des grandes similitudes du système immunitaire murin et humain, ainsi que du panel important de modèles à disposition pour identifier les paramètres essentiel dans ces processus.
Réduction
Pour optimiser le nombre d’animaux maintenus et le nombre total d’animaux utilisés dans l’ensemble de l’étude, mâles et femelles adultes seront utilisés pour les expériences proposées. Par ailleurs, chaque fois que cela sera réalisable, les expériences seront combinées afin de partager les groupes contrôles employés. Les données obtenues dans nos précédents travaux ainsi que les données disponibles dans la littérature nous permettent d’évaluer le degré de variabilité expérimentale et ainsi estimer au plus juste le nombre d'animaux nécessaires pour atteindre une significativité statistique.
Raffinement
Même si les lignées murines utilisées dans ce projet ne présentent pas de phénotype induisant une souffrance ou angoisse à l’état basal, nous nous assurerons par plusieurs mesures de réduction des sources de stress potentiels: notamment, les animaux sont maintenus à plusieurs par cage et manipulés par maximum 2 personnes dédiées. Le milieu proposé est enrichi pour favoriser la construction de nids (cotons, cabanes). Au cours des expérimentations, une observation régulière des souris sera effectuée. Une fiche de suivi « clinique » a été établie pour réaliser l’observation des animaux en expérimentation, évaluer leur état et suivre précisement les points limites. En effet, les points limites sont ainsi clairement établis (perte de poids, état général, niveau de croissance tumorale) et détaillés pour chacune des procédures de ce projet.
Choix des espèces
Comme noté précédemment, le système immunitaire murin présentant de très fortes analogies avec le système immunitaire humain, il constitue un modèle de choix pour des projets intégratifs s’attachant à l’étude des constituants du système immunitaire. De plus, les modèles murins lymphopéniques et tumoraux, de par leurs similitudes avec les conditions pathologiques humaines, représentent des systèmes uniques d’étude de ces phénomènes. Ainsi, pour se rapprocher du traitement de la pathologie humaine, les animaux utilisés dans le contexte de ce projet seront des animaux adultes matures dont l’age sera compris en moyenne entre 8-14 semaines.
Analyse des effets d’OTX2 sur les astrocytes du cortex visuel
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
1 440 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance léger et modéré. Elles subissent une biopsie de l'oreille, l'implantation par stéréotaxie d'une canule cérébrale et d'une pompe osmotique lors d'une chirurgie d'environ une heure, puis des injections, avec un stress et des douleurs locales possibles au réveil. L'objectif est d'étudier l'effet de la protéine OTX2 sur les astrocytes du cortex visuel au cours du développement, le cerveau étant prélevé à l'issue. Le porteur affirme que ces expériences "ne peuvent être reproduites in vitro" car elles dépendent du développement cérébral.
Objectifs
L'étude du développement neurologique est importante car elle nous aide à comprendre comment le cerveau se développe et fonctionne, ce qui peut conduire à la mise au point d'interventions et de traitements efficaces pour les troubles neurologiques du développement. Le développement postnatal du cerveau est caractérisé par des périodes critiques de remodelage des circuits neuronaux en fonction de l'expérience. La perturbation de ces périodes peut entraîner des troubles du développement neurologique. Dans le cortex visuel de la souris, la maturation des cellules astrocytaires et des neurones inhibiteurs contrôle la fermeture des périodes critiques. La signalisation de la protéine OTX2, qui dépend de l'expérience, impact la maturation des neurones inhibiteurs et contrôle la plasticité corticale. Ce projet étudiera l'effet de la signalisation OTX2 sur l'activité des cellules astrocytaires afin de mieux comprendre le lien entre ces processus, avec attention à l'effet du sexe de l'animal. Nous allons modifier la signalisation d’OTX2 et analyser les effets moléculaires sur les cellules astrocytaires. Les résultats nous informeront au niveau moléculaire sur la manière dont les astrocytes et les interneurones interagissent au cours du développement postnatal pour assurer le bon fonctionnement du cerveau.
Bénéfices attendus
Les conséquences et les coûts à long terme des troubles du développement neurologique non traités chez l’homme peuvent inclure des difficultés scolaires et professionnelles, l'isolement social et l'augmentation des coûts des soins de santé. Ce projet permettra de mieux comprendre les mécanismes à l'origine du remodelage des circuits neuronaux en fonction de l'expérience. Il fournira de nouvelles cibles moléculaires pour le traitement des troubles du développement neurologique caractérisés par une maturation et un fonctionnement défectueux des interneurones corticaux. Ce projet cible le cortex visuel pour lequel la plasticité de la période critique est impliquée dans l'amblyopie (une maladie qui entraîne des troubles de la vue) et peut donc avoir un impact positif sur la santé humaine à long terme.
Procédures
Prélèvement d'une biopsie (auriculaire) et marquage par bague (auriculaire) par animal (contention pour marquage et biopsie < 1 minute, prélèvement en lui-même < 1s). L’implantation d’une canule par stéréotaxie intracérébrale et la pose d’une pompe osmotique en sous cutané sera effectuée sur des animaux anesthésiés ; cette procédure chirurgicale dure environ 1 heure et sera effectuée une seule fois. Une injection stéréotaxique intracérébrale sera effectuée sur des animaux anesthésiés ; cette procédure chirurgicale dure environ 1 heure et sera effectuée une seule fois. Une injection intrapéritoneale sera réalisée sur animaux vigiles ; la procédure dure environ 1 minute en moyenne et sera effectuée une fois par jour pendant 3 jours.
Impact sur les animaux
Suite à la chirurgie, il est possible que les animaux soient stressés après réveil, sujets à des fluctuations de poids ainsi que de la douleur locale pendant quelques jours. La pose de canule avec pompe osmotique peut induire des douleurs supplementaires. La pompe doit etre bien placée en sous-cutané pour minimiser un effet negatif potentiel sur la mobilité de la souris. Aucune nuisance supplémentaire n'est attendue par rapport à des techniques de marquage et biopsie (auriculaire). Aucune nuisance supplémentaire n'est attendue par rapport à les injections intrapérioneales de tamoxifène.
Devenir
A l’issue de chacune des procédures, les animaux seront mis à mort et leur cerveau sera collectés afin de permettre des analyses histochimiques et biochimiques.
Remplacement
Nos recherches sur les effets des astrocytes et interneurones sur la plasticité du cerveau nécessitent des modèles de souris pour comprendre comment l'environnement juvénile affecte le cerveau adulte. Ces expériences ne peuvent être reproduites in vitro car elles dépendent du développement du cerveau de l’embryon jusqu’à l'âge adulte.
Réduction
Ce projet implique de nombreuses expériences d’injection cérébrale et d’infusion cérébrale et analysera les effets dus au sexe de l’animal. Nos travaux antérieurs sur des animaux soumis à des injections ou infusions cérébrales pour analyses histotologiques ou biochimiques nous ont permis de démontrer qu'un nombre de 10 souris par sexe par condition expérimentale est nécessaire. Ceci nous permet d'obtenir une puissance statistique satisfaisante même si 1 ou 2 souris sont perdues lors de la chirurgie. Ce projet inclus 48 conditions expérimentales par sexe. Tous les animaux sont issus d’une nouvelle lignée transgénique et nécessitent du génotypage. Beaucoup des animaux avec génotypes dites « wild-type » seront aussi utilisé dans une des procédures afin de réduire le nombre d’animaux total.
Raffinement
Toutes les expériences invasives sont réalisées sous anesthésie générale, combinée à un traitement analgésique. Après la chirurgie, les animaux sont transférés dans une cage chauffée avec un tapis chauffant jusqu’à leur réveil. Ils sont ensuite hébergés dans leurs groupes d’origine afin d’éviter le stress de l’isolement. Pour évaluer les points limites, les souris seront inspectées quotidiennement afin de détecter les signes d'infection et de douleur (changement de posture, de pelage, d'expression faciales), et des mesures de poids seront prises au moins deux fois par semaine. En cas d'infection ou de signes de douleur, les animaux recevront un traitement approprié. En cas de perte de poids, les animaux seront placés dans des cages chauffées et recevront un régime alimentaire enrichi par le rajout de boudin nutritif dans la cage.
Choix des espèces
La génétique de la souris est très bien connue et proche de celle de l'homme, ce qui en fait un modèle privilégié pour l'étude de la plasticité cérébrale. C'est un animal avec lequel nous avons l'habitude de travailler et pour lequel nous avons une bonne expertise pour réduire les conditions de stress, d'inconfort et de douleur. Il nous permet également de créer des modèles pour l'étude des pathologies humaines. Les lignées utilisées pour ce projet n’existent pas chez d’autres espèces et sont déjà hébergées dans notre animalerie. Ce projet implique des injections stéréotaxiques dans le cortex visuel qui seront effectuées sur des souris agées de 18 à 35 jours, lorsque cette région du cerveau est plastique. Les analyses seront faites chez les jeunes souris (agées de 28 à 50 jours) lorsque les phénotypes se manifestent.