Procédures modérées
TL EVOTEC IMMUNO Mise au point de solutions thérapeutiques modulant le système immunitaire dans les domaines de l’inflammation de l’immuno-oncologie et de la vaccination
- Recherche appliquée
- Troubles immunitaires
Rats : 700
Lapins : 500
55 000 animaux non-humains vont être utilisés, en majorité des souris avec 700 rats et 500 lapins, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Ils reçoivent des composés-tests, des prélèvements sanguins répétés et des immunisations, certaines souris étant irradiées puis greffées de cellules immunitaires humaines, pour sélectionner des candidats médicaments destinés aux dossiers réglementaires. Le porteur indique que les hébergements longs, les doses mal tolérées et l'injection de cellules humaines peuvent provoquer perte de poids et difficultés de déplacement. Il affirme qu'aucun modèle in silico ou in vitro ne reproduit la complexité du système immunitaire.
Objectifs
L’objectif de ce projet est d’évaluer l’efficacité thérapeutique de nouveaux composés modulant le développement et la fonction du système immunitaire dans différents modèles de pathologies sur le rongeur. Les informations générées seront indispensables pour permettre la progression du médicament au travers des futures étapes de développement et inclus l’identification des doses minimales produisant une efficacité, détermination de la pharmacocinétique et pharmacodynamie essentielle pour mettre en place les schémas de traitement appropriés et enfin les études d’efficacités. Ces données pré-cliniques sont un préalable aux essais cliniques et à l’enregistrement de molécules candidates et figureront dans les différents dossiers réglementaires.
Bénéfices attendus
Sélectionner de nouvelles entités thérapeutiques innovantes pour des pathologies dont les besoins médicaux et la prise en charge de patients sont non satisfaits aujourd'hui.
Procédures
Administration unique ou répétée (plusieurs fois par jour sans dépasser 3 fois) de composés-tests à des doses pharmacologiquement actives. Prélèvements de sang sériés sur un même animal sans dépasser 7.5% du volume total du sang sur une semaine. Administration d'un antigène afin d'immuniser un animal sous anesthésie. Irradiation non létale de souris hautement immunodéfiscientes afin d'éliminer les cellules immunitaires murines avant de greffer des cellules immunitaires humaines.
Impact sur les animaux
Ces modèles sont de longue durée (1 à 40 semaines) pour se mettre en place. Cela signifie un impact négatif relatif à un hébergement de longues durées en groupe sociaux sur le bien-être des animaux bien que tous les moyens disponibles sont utilisés pour minimiser cet aspect. Les effets indésirables peuvent provenir de niveaux de doses administrées mal tolérées pour obtenir un effet pharmacologique ou d’un effet adverse de l’injection de cellules humaines dans un environnement murin. Les signes en seraient alors une perte de poids, des difficultés à se déplacer. Des administrations de composés à des doses sub-toxiques durant plusieurs jours, des prélèvements de sang sériés pour évaluer l'exposition à un composé peuvent nuire au confort des animaux, peut générer du stress.
Devenir
Tous les animaux sont mis à mort pour réaliser des prélèvements de sang terminaux ou des collectes d'organes pour mesurer certains paramètres ou la concentration des composés-test adminsitrés. Les animaux dits "contrôle" sont mis à mort également pour des prélèvements de sangs ou d'organes afin de disposer d'échantillons contrôles au niveau des analyses faites ultérieurement.
Remplacement
A notre connaissance il n’existe pas de modèles in silico ou in vitro qui reproduisent l’extrême complexité du rôle du système immunitaire dans le développement des réponses immunitaires anti-tumorales et l’activation du système immunitaire à des fins vaccinales. Les actions du système immunitaire impliquent de nombreux tissus et organes avec des mécanismes sous-jacent encore largement inexpliqués. Le modèle animal est également nécessaire pour recueillir des données pertinentes sur les mécanismes d’action du système immunitaire suite à l’administration d’un composé afin de développer des solutions thérapeutiques innovantes.
Réduction
Les composés passeront des filtres pour réduire le nombre des études in vivo et la quantité d’animaux utilisés dans ce projet. Ces filtres comprennent des tests in vitro et des études pharmacocinétiques chez le rongeur. Seuls les produits à forts potentiels seront testés dans les études d’efficacité in vivo. Les modèles animaux utilisés suivront les protocoles décrits dans la littérature. Nous confirmerons la taille des groupes qui permettrait de détecter un effet statistiquement significatif pour une différence entre les gropes controles et traités de 40% en considérant une puissance de 80% et un risque alpha de 5%.
Raffinement
Les animaux seront hébergés dans des locaux conformes aux standards règlementaires. Les procédures générant douleur, inconfort ou stress se feront sous anesthésie. Les animaux sont surveillés quotidiennement. Des consignes spécifiques seront mises en place pour définir les procédures à suivre en cas de complications. Les animaux affectés recevront des soins adaptés, par ou sous autorité du vétérinaire ou seront euthanasiés
Choix des espèces
Le modèle animal utilisé est sélectionné en fonction des antigènes évalués, du type de réponse immune analysé et des données de la littérature ou des connaissances scientifiques. Plusieurs critères entrent en ligne de compte pour le choix de l’espèce, voire de la souche : • Espèce développant une maladie identique à celle touchant l’homme (par exemple, la rage) (Souris) • Espèce sensible à l’infection (par exemple l’Herpès Simplex) (Souris, lapin) • Espèce développant une réponse immunitaire similaire à l’homme (par exemple CMV) (Souris, Rat) • Type d’antigènes (protéines, polysaccharides, germes atténués…) ou d’adjuvants D’autres aspects techniques sont aussi à prendre en compte : taille des animaux (voie ou volume des administrations, volume de prélèvement), disponibilité des outils immunologiques adaptés à l’espèce (cytokines, marqueurs cellulaires…). Les souris mutantes ou transgéniques constituent une opportunité unique pour étudier les mécanismes d’actions et les voies associées à la réponse immunitaire. Dans la plupart des procédures, les rongeurs et les lapins sont tous utilisés après sevrage au stade adulte pour que leur système immunitaire soit mature. Pour des demandes particulières, des animaux âgés peuvent être utilisés pour étudier les phénomènes d’immunosénescence et l’évaluation de candidats vaccins pour les personnes âgées. De même, pour l’évaluation de candidats vaccins pédiatriques des modèles d’animaux juvéniles peuvent être utilisés (souriceaux, ratons ; etc…).
Implantation de biomatériaux après mise au point d’un modèle pré-clinique de défaut critique osseux mandibulaire chez le rat.
- Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Oncologie
100 rats mâles vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Un défaut osseux est créé de part et d'autre de la mandibule sous anesthésie, suivi d'imageries avec injection rétro-orbitaire de produit de contraste, avant une mise à mort au CO2, pour mettre au point un modèle d'implantation de biomatériaux. Le porteur qualifie les douleurs post-opératoires de modérées pendant 48 à 72 heures, avec hématomes et fracture mandibulaire. Il affirme qu'aucune méthode alternative n'existe et que le recours au modèle in vivo est "indispensable".
Objectifs
La sphère cranio-faciale est particulièrement exposée aux pertes osseuses d'origine traumatique, tumorale, infectieuse ou congénitale, dans lesquelles le défaut de tissu osseux implique des reconstructions complexes. Actuellement, des substituts osseux synthétiques ou biologiques sont développés et nécessite des modèles de défauts osseux pour les valider chez l'animal. Le modèle cranio-facial le plus répandu est celui situé dans la calvaria des souris et des rats. Ces modèles, très utiles pour étudier la réparation osseuse sont néanmoins limités, l’os mandibulaire étant soumis à des contraintes mécaniques fortes. La nécessité de tester des substituts osseux dans des environnements le plus proche de la réalité est indispensable en recherche pré-clinique. Ce projet vise à mettre au point un modèle de défaut osseux mandibulaire chez le rat permettant de tester différents biomatériaux et répondre aux exigences de réduction et de remplacement avant d’envisager de le tester sur de plus gros animaux (lapin ou brebis). Ce modèle permettra ainsi de tester des biomatériaux d'intérêt pour une future application clinique chez les patients souffrant de pertes osseuses de grandes étendues.
Bénéfices attendus
Ce projet est un projet de recherche fondamentale pré-cliniques en ingénierie osseuse cranio-faciale. La stratégie proposée ici va bien au-delà de l'état actuel de l'art avec le développement d'un dispositif adaptable unique pour chaque patient. Le matériau sera dessiné puis imprimé en 3D pour correspondre aux dimensions exactes du défaut. Il devra posséder des propriétés mécaniques comparables à celles de la mandibule d'origine, permettant ainsi la pose d'un implant dentaire pour restaurer la mastication. En parallèle, la partie interne sera adaptée pour favoriser son intégration tissulaire par l'ajout d'une matrice de collagène cellularisé. Ce projet vise à proposer une solution optimisée et centrée sur le patient pour restaurer les défauts osseux orofaciaux, notamment ceux de la mandibule. Il s'attaque à un problème de santé majeur par le biais d'une stratégie d'ingénierie tissulaire innovante combinant la science des matériaux, la bio-ingénierie et les études précliniques, avec des avantages prévisibles tant pour les patients que pour le système de santé et la société dans son ensemble. En outre, l’utilisation d’un modèle de défaut mandibulaire chez le rat permettra de mettre au point différentes étapes d’analyse d’ingénierie osseuse en restant chez le petit animal pour respecter au maximum le principe des 3R.
Procédures
Procédure 1 : Etape 1 : Imagerie non invasive sous AG (10min) Etape 2 : Réalisation d'un défaut osseux mandibulaire bilatérale sous AG, (30min), Etape 3 : Imagerie scanner sous AG avec injection rétro-orbitaire de produit de contraste (1min injection, 10min scanner) et mise à mort par inhalation progressive de CO2 dans un système dédié (4min induction et 3min de repos). Procédure 2 : Etape 1 : Réalisation d'un défaut osseux mandibulaire bilatérale sous AG, avec insertion d’un matériau lors de cette étape (30 à 40min) Etape 2 : Imagerie scanner sous AG avec injection rétro-orbitaire de produit de contraste (1min injection, 10min scanner) et mise à mort par inhalation progressive de CO2 dans un système dédié (4min induction et 3min de repos).
Impact sur les animaux
Un stress lié au anesthésie lors des imageries. Les douleurs post opératoires sont considérées "modérées" pendant 48 à 72h (hématomes, fracture mandibulaire).
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure.
Remplacement
La régénération osseuse présente une biologie complexe impliquant la participation et l’intéraction de différents types cellulaires. Ces processus complexes ne peuvent être mimés en utilisant uniquement des cultures in vitro ou des modèles informatiques. La mise au point d’un modèle in vivo de défaut osseux mandibulaire chez le rat permettra de sélectionner les biomatériaux adéquats dans un défaut osseux de ce type avant de passer à un modèle de défaut osseux chez le gros animal qui sera plus proche de l’homme notamment par la présence d’os spongieux (ex le lapin et la chèvre). Il n’existe à ce jour aucune méthode alternative.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisé sera réduit grâce à l’utilisation de l’imagerie en amont des chirurgies pour vérifier sa faisablité (hauteur/largeur osseuse disponible, édification des racines des molaires de rats, situation du canal incisif). Les biomatériaux utilisés seront tous validés préalablement par des tests in vitro pour vérifier leur biocompatibilité cellulaire. Le nombre d'animaux par groupe et par temps d'analyse (6) est justifié en fonction de nos objectifs de mise au point et permettra une étude adéquate sur le plan statistique. Compte tenu des publications relatant ce modèle mandibulaire, un effectif de 6 sujets par groupe et par temps d’analyse est indispensable. Au vu de 3 temps d’analyse histologique prédictible cela fait 18 animaux par groupe que nous augmentons à 20 par groupe pour tenir compte d’éventuelle exclusion d’animaux. Sur 3 ans un nombre maximum de 100 rats seront utilisés, des études par imagerie longitudinale seront effectuées à différents temps afin de réduire au maximum le nombre d’animaux par temps d’analyse. Une veille bibliographique sera systématiquement effectuée pour éviter toute expérience redondante.
Raffinement
La souffrance animale sera réduite au maximum par le raffinement des méthodes expérimentales notamment l'utilisation d’anesthésie générale (Kétamine/xylasine) en IP, l’utilisation d’une anesthésie locale (SC), (Lidocaïne sans épinéphrine et bupivacaïne) et d’analgésique (Buprénorphine) adaptée durant les procédures avec une médication systématique en per et également post-opératoire 72h, et l’établissement de points limites adéquats. Une nourriture en poudre sera donnée la semaine suivant la chirurgie pour prévenir au mieux tout risque de douleur et de fracture. Une surveillance biquotidienne des animaux sera effectuée les premières 72h puis quotidienne. Les conditions d’élevage sont présentes pour le bien-être animal de façon à réduire le stress et l’anxiété dans un environnent enrichi au sein de groupes sociaux de 3 individus, avant et après les procédures.
Choix des espèces
Le rat est une espèce de laboratoire appropriée et classiquement utilisée pour l’étude du tissu osseux. Il permet une faisabilité technique et la biologie de leur tissu osseux est proche de celle de l’homme avec notamment la présence du périoste. Notre laboratoire possède une expertise sur l’étude du tissu osseux du rat. La taille de sa mandibule permet d’y envisager un défaut critique de 4 à 5mm dans l’angle mandibulaire, ce qui n’est pas possible chez la souris, la mandibule étant trop petite. Les animaux seront étudiés entre 5 semaines de vie et 3 mois post chirurgie, les animaux étant alors des jeunes adultes, le potentiel de réparation osseuse y est optimal. Les mâles seront étudiés pour plus de standardisation inter-animal afin de s'affranchir de tout biais lié à l'incidence hormonal oestrogénique variable des femelles. L'âge idéal de ces chirurgies sera validé grâce au suivi par scanner pour sélectionner les rats ayant une taille de la mandibule adéquate. Nous bénéficions d’une animalerie d’élevage au sein du laboratoire.
Traitement des fistules après chirurgie oesogastrique par transplantation mitochondriale chez le rat
- Recherche fondamentale
- Système gastrointestinal
36 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Une fistule digestive est créée par chirurgie, puis deux injections locales de mitochondries et des imageries sont réalisées avant la mise à mort au 45e jour, pour tester une transplantation de mitochondries sur la cicatrisation. Le porteur indique des risques de douleur post-opératoire, d'infection, de déshydratation, de perte de poids et de décès. Il affirme qu'aucun modèle ex vivo ne reproduit la dynamique de cicatrisation des fistules et que le modèle rat vivant ne peut être remplacé.
Objectifs
Une fistule digestive est une communication anormale entre un organe digestif (l'estomac par exemple) et la peau. L’origine des fistules digestives est postopératoire dans plus de ¾ des cas. Dans la chirurgie de l'estomac, la fistule postopératoire, en rapport avec un défaut de cicatrisation de la suture réalisée (anastomose), est une complication fréquente (10-30%) et potentiellement grave, source d’infections, d’allongement de durée d’hospitalisation voire de décès. Le traitement actuel consiste essentiellement en des procédures invasives de drainage par voie endoscopique, radiologique ou chirurgicale, plus ou moins combinées et répétées. Il s’agit donc d’un enjeu de recherche majeur pour apporter de nouvelles alternatives moins invasives dans la gestion de cette complication. Des travaux récents ont montré l’impact des dysfonctions des mitochondries dans de nombreuses maladies comme les infarctus du myocarde ou les maladies dégénératives. Pour contrer ces effets, des méthodes de transplantation de mitochondries sont en cours de développement avec des résultats prometteurs au niveau cardiaque, neurologique, cutané… mais aucune donnée n’est disponible sur le traitement des fistules digestives. Ce transfert mitochondrial peut réduire l’inflammation locale et booster le métabolisme énergétique au sein du tissu endommagé. Ces actions sont par ailleurs nécessaires au processus de cicatrisation d’une fistule digestive. Les travaux récents dans notre unité ont évalué les effets anti-inflammatoires et pro-cicatrisants de nouvelles thérapeutiques dérivées de cellules souches (vésicules extracellulaires) sur ces modèles de fistules digestives. Cette thérapie dite sub-cellulaire utilise le même type de propriétés que la transplantation mitochondriale justifiant ainsi notre travail. Les objectifs de ce projet seront : 1/ de reproduire/développer un modèle de fistules après chirurgie oeso-gastrique chez le rat, 2/ d’évaluer l’efficacité de la transplantation mitochondriale pour améliorer la cicatrisation des fistules post-chirurgicales.
Bénéfices attendus
La thérapie par mitochondrie est une nouvelle thérapeutique dans l'arsenal de la médecine régénérative. Ses effets sont reconnus dans différentes pathologies comme les maladies dégénératives et les processus d'ischémie-reperfusion mais n'ont jamais été utilisés dans le traitement des fistules digestives jusqu'à présent. Nos précédents travaux ont montré des résultats encourageants concernant la thérapie à base de vésicules extracellulaires dans la cicatrisation des fistules digestives, qui est un traitement apparenté à la transplantation mitochondriale dans le cadre des thérapies sub cellulaires. L'application et la mise en place d'une étude pilote chez l'homme pourra se justifier et sera valorisée par une étude expérimentale animale dans cette indication.
Procédures
Une procédure unique est réalisée pour tous les animaux avec différentes phases. La première phase comprend une intervention chirurgicale, sous anesthésie générale, avec la création du modèle de type fistule digestive. Cette intervention dure 30 minutes. Deux injections locales (dans la zone de fistule) de traitement sont réalisés à J14 et J21 sur les animaux vigiles sont réalisées, sans douleur particulière pour le rat. L'évaluation de la cicatrisation est également effectuée à J14 et J21, sous une courte anesthésie gazeuse (quelques minutes). Aucun prélèvement n'est effectué pendant la durée de l'expérimentation. La dernière phase de la procédure à J45 comprend une étude morphologique par imagerie, sous anesthésie générale (environ 45 minutes), avant la mise à mort de l'animal puis le prélèvement de la zone de fistule pour l'étude histologique.
Impact sur les animaux
Les effets indésirables potentiels sont la douleur post-opératoire, le risque infectieux pour les risques immédiats. De manière plus retardée, peuvent apparaître, la déshydratation, la perte de poids et le décès.
Devenir
Les animaux seront mis à mort à l'issue de la procédure (J45), sous anesthésie générale, avant les prélèvements de la zone à étudier.
Remplacement
Après avoir validé "in vitro" les caractéristiques du produit (mitochondries), il convient de vérifier ses propritétés et effets régénérants "in vivo" avant le transfert chez l'homme. Le modèle rat vivant est le modèle permettant une transposition la plus proche et simple des fistules digestives. A ce jour, le modèle animal vivant ne peut être remplacé, car il n'existe pas de modèle ex-vivo permettant de reproduire la dynamique des mécanismes physiopathologiques mis en jeu dans la cicatrisation des fistules.
Réduction
Après la validation in vitro et afin d'obtenir des différences significatives pour apporter de la puissance à nos résultats, un nombre minimal de 10 animaux analysables par groupe est nécessaire. En prenant l'hypothèse d'une cicatrisation de 20% dans le groupe contrôle et l'hypothèse de 65% de cicatrisation dans le groupe de traitement, nous aurons besoin de 10 animaux par groupe pour un risque alpha de 5% et une puissance de 90%. 30 animaux évaluables sont nécessaires pour l'évaluation de ce traitement. Une analyse intermédiaire de futilité (taux de cicatrisation
Raffinement
Toutes les procédures sont réalisées par une personne habilitée. Le zootechnicien sera en charge de l'animal avant le début des procédures puis le responsable du projet prend le relai à partir du début de la procédure expérimentale. Pour éviter toute souffrance animale, les différentes phases seront réalisées sous anesthésie générale et analgésie. Lors du suivi, une grille d’évaluation des points limites sera utilisée afin d'anticiper toute souffrance animale excessive. Une grille de scoring de l'état général de 0 à 3 par variable sera établie prenant en compte l'apparence, le poids, le comportement spontané et provoqué. Les rats seront surveillés quotidiennement pendant toute la durée de la procédure. Dans le cas où le traitement serait à l'origine de douleurs visibles non soulagées par les antalgiques, de détresse ou de difficulté d'alimentation importante, le traitement sera interrompu et, si nécessaire, la mise à mort de l’animal sera anticipée. Il s’agit de la première étude qui évalue l’impact du traitement par mitochondries dans la cicatrisation des fistules digestives postopératoires. Cette étude animale justifiera l’application humaine par la suite.
Choix des espèces
Les animaux choisis sont des rats Wistar femelles. Le rat Wistar est un modèle expérimental idéal par ses caractéristiques: - l'anatomie digestive est proche de celle de l’Homme, il est donc possible de mimer la pathologie humaine - les modèles de fistules digestives sont validés par de nombreuses publications et sont considérés comme de bons modèles précliniques - L'expertise de l’équipe des zootechniciens et des chercheurs sur la prise en charge des rats - L'accessibilité, la fiabilité et la disponibilité de l'animal Des rats Wistar de 7-11 semaines sont utilisées car la taille et les mensurations sont adaptées aux manipulations expérimentales et permettent un séjour en captivité respectant la réglementation en vigueur.
Etude de la fonction lièe au microtubule de WDR47 dans le développement cortical
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Oncologie
- Système nerveux
540 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. 60 femelles gestantes subissent une laparotomie et l'électroporation de chaque embryon in utero par un capillaire de verre, et leurs souriceaux reçoivent des injections cérébrales et sous-cutanées avant d'être tués, certains par décapitation, pour étudier le rôle d'un gène dans le développement du cortex. Le porteur indique que la plaie abdominale peut s'infecter, entraînant l'euthanasie de la mère. Il affirme que la complexité de l'environnement cortical rend l'étude impossible in vitro.
Objectifs
Notre recherche est orientée vers l’étude de la physiopathologie des maladies neuro-développementales d’origine génétique. Un grand nombre de gènes y ont été reliés. Notre objectif est de comprendre les rôles de ces gènes dans les cellules du système nerveux central et les mécanismes physiopathologiques impliqués dans ces maladies. Nous avons identifié des mutations chez plusieurs patients (7 familles) avec des troubles du neurodéveloppement. Tous ont des anomalies de développement du corps calleux, jonction entre hémisphères droit et gauche, formée par les axones des neurones corticaux callosaux. Nous avons fait une étude fonctionnelle chez une souris qui porte une mutation qui nous permet d'invalider le gène étudié. Lorsque les neurones de cette souris n'ont pas ce gène (ni la protéine), leur développement n'est pas modifié, mais ils ont des difficulté à former des jonctions avec les neurones de l'autre hémisphère du cerveau. La partie du cerveau touchée s'appelle le corps calleux. La protéine que nous étudions étant impliquée dans la régulation de la dynamique du réseau de microtubules, nous voulons tester si son rôle sur les microtubules est déterminant pour la survie des neurones callosaux. Nous proposons ici de réaliser des expériences de sauvetage qui consistent à injecter un agent stabilisateur des microtubules, Epothilone B, disponible sur le marché. Les étapes majeures de la formation du corps calleux étant l’initiation (P2) et la phase terminale (P4) et l’invasion (P8) par les axones du cortex contralatéral et le branchement des axones à P21, nous prévoyons 4 stades d’étude.
Bénéfices attendus
Notre étude permettra de comprendre la fonction d’une protéine impliquée dans le neurodéveloppement et les mécanismes par lesquelles la déplétion de cette protéine conduit à des troubles du neurodéveloppement. Ce projet aura des retombées directes pour le patient. En effet, si les résultats sont ceux atendus, c’est-à-dire le sauvetage du phénotpe de neurodégénérescence par l’Epothilone B, ceci va ouvrir des perpectives de traitement pour les patients portant une mutation dans le gène étudié mais aussi toutes autres maladies lièes à des perturbations du réseau de microtubules.
Procédures
Les 60 femelles gestantes vont subir une chirurgie abdominale (laparotomie) et leur utérus va être exposé et transpercé par un capillaire en verre très fin à plusieurs reprises (une fois pour chaque embryon, durée 1 à 10 sec). Cette chirugie dure moins de 45 min. Elles seront par la suite placées dans des cages isolées avec leur portée jusquà la mise à mort des souriceaux. Les souriceaux vont subir une injection de 1 à 10 sec dans le cerveau avec un capillaire en verre très fin au stade embryonnaire (E15.5). A leur naissance ils seront injectés en sous cutané avec une solution saline contenant ou non la molécule à tester une fois à P0 pour ceux étudiés à P2 et P4, une fois à P0 et une fois à P7 ceux étudiés à P8, une fois à P0, une fois à P7 et enfin une à P14 ceux étudiés à P21 . Chaque injection sous cutanée dure 1 à 5 sec. Les souriceaux étudiés à P2, P4 et P8 seront mis à mort par décapitation, ceux étudiés à P21 recevront une injetion intra-péritonéale d’anesthésique (5 sec) puis seront perfusés au PBS puis PFA sous anesthésie profonde
Impact sur les animaux
Les femelles gestantes vont subir une chirurgie abdominale (laparotomie) et leur utérus va être exposé et transpercé par un capillaire en verre très fin à plusieurs reprises (une fois pour chaque embryon, durée 1 à 10 sec).Elles seront par la suite placées dans des cages isolées. La plaie abdominale est susceptible de s'infecter, elle sera surveillée et la souris euthanasiée en cas d'infection. Les souriceaux vont subir une injectionde 1 à 10 sec dans le cerveau avec un capillaire en verre très fin au stade embryonnaire (E15.5). A leur naissance ils seront injectés en sous cutané avec une solution saline contenant ou non la molécule à tester une fois à P0 pour ceux étudiés à P2 et P4, une fois à P0 et une fois à P7 ceux étudiés à P8, une fois à P0, une fois à P7 et enfin une à P14 ceux étudiés à P21 .Chaque injection sous cutanée dure 1 à 5 sec. Le site d'injection sera surveillé pour détecter tout signe d'infection. Les souriceaux étudiés à P2, P4 et P8 seront mis à mort par décapitation, ceux étudiés à P21 recevront une injetion intra-péritonéale d’anesthésique ( 5sec)puis seront perfusés au PBS puis PFA sous anesthésie profonde.
Devenir
Tous les animaux sont mis à mort à la fin du projet. Après la PE1, les femelles gestantes sont herbergées jusqu’au sacrifice des nouveau-nés. Après la PE2, les nouveaux-nés sont herbergés entre 2 et 8 jours en ce qui concerne les stades P2, P4 et P8, puis sacrifiés par decapitation. Pour le stade P21, une perfusion intracardiaque, procédure classée sans réveil, est prévue.
Remplacement
L’utilisation de l’expérimentation animale pour nos travaux est rendue nécessaire par la complexité de l’environnement cortical qui ne peut pas être recréé par des approches in vitro. Le développement du cerveau est très bien caractérisé chez la souris, ce qui nous permet de déterminer efficacement les effets de l’altération du gène étudié sur le développement embryonnaire cortical. Il s’agit ici de réaliser des expériences de sauvetage du phénotype de neurodégénérescence que nous avons caractérisé précédemment dans le cadre d'un projet antérieur . Par ailleurs, de telles expériences ont été réalisées par un autre groupe français, justifiant la pertinence de notre approche et la faisabilité dans le modèle souris.
Réduction
La bonne maitrise de cette chirurgie acquise par l’équipe tout au long de ces dernière années permet d’avoir un temps de chirurgie de moins de 30 minutes et un bon taux de survie des embryons (70-80%) ce qui limite fortement le nombre de femelles gestantes manipulées. Nous garderons à l’esprit notre responsabilité de diminuer au maximum le nombre d’animaux expérimentés tout en atteignant la significativité statistique. Pour minimiser le nombre d’animaux utilisés, aucune nouvelle expérience ne sera effectuée avant qu’une analyse complète des précédentes ne soit réalisée. Nous envisageons d’utiliser le test statistique de Student afin d’évaluer la survie cellulaire et la santé des neurones invalidés pour le gène étudié entre condition contrôle et traitées Epothilone B en analysant la croissance axonale (36 animaux P2) le corps calleux (36 animaux P4) ; les branchements ipsilatéraux (36 animaux P8) et les branchements controlatéraux (36 animaux P21). Afin de réduire le nombre total d’animaux utilisés et d’éviter le cannibalisme des souris de fond bl6, nous avons adapté nos croisements et croisons des mâles hétérozygotes bl6 avec des souris F1 hétérozygotes 129Sv/Fas (50% 129Sv/Pas – 50% C57bl6). Ce type de croisement est utilisé en routine pour ces expériences sur le corps calleux et a montré une baisse notable du cannibalisme.
Raffinement
Nous prendrons en compte avec la plus grande attention le bien être de nos animaux. L’élevage et la reproduction de nos animaux se font dans un environnement contrôlé permettant une réduction du stress pour l’animal. Durant l’expérimentation les femelles gestantes sont anesthésiées par voie gazeuse et leurs yeux sont protégés de la deshydrartation par de l’ocrygel. Nous limitons le temps de manipulation à 45 minutes sur l’animal anesthésié. Le réveil est immédiat une fois l’arrêt de l’isoflurane. Un anti-inflammatoire non-stéroïdien, la metacam, est injecté avant l’opération par voie sous-cutanée. La metacam est également ajoutée au biberon jusqu’à la mise bas (6mg/L dans l’eau de boisson). L’animal se réveille dans une cage chauffée à 37°C et est surveillé régulièrement. Nous vérifions que les animaux mangent et s’abreuvent normalement. Les jours suivants, les animaux sont surveillés deux fois par jour pour voir notamment si la plaie a besoin de soins et pour détecter d’éventuelles infections postchirurgicales ou autres complications. L’objectif est de prévenir toute douleur ou détresse. En cas d’infections importantes ou de douleur manifeste, les animaux sont euthanasiés immédiatement par dislocation cervicale et les embryons sortis de leur sac et décapités.
Choix des espèces
La technique d’électroporation dans le cerveau a été mise au point chez la souris. Cet animal de petite taille avec environ 8 embryons par animal rend cette méthode efficace. Les étapes du développement du cerveau sont très bien caractérisées chez la souris ce qui nous permet de voir les effets des mutations dans des gènes impliqués dans les maladies neuro-développementales chez l’homme. Femelles adultes gestantes de 15,5 jours, stade auquel les neurones d’intérêt (neurones callosaux) sont générés. L’electroporation des embryons à ce stade permettra d’invalider WDR47 uniquement dans ces neurones et de suivre leur développement grâce à un marqueur fluorescent. Etant donné que les étapes majeures de la formation du corps calleux sont la croissance des axones, le passage dans l’autre hémisphère et la phase terminale de l’invasion par les axones du cortex contralatéral à P2, P4 et à P8 respectivement et le branchement des axones à P21, nous prévoyons 4 stades afin d’évaluer comment le traitement EpothiloneB protège les neurones contre la perte de la fonction de WDR47
Etude de l’efficacité de nouvelles thérapies combinatoires utilisant des anticorps bloquants anti-PD-1 chez la souris PD-1 humanisée.
- Recherche appliquée
- Cancers
1 380 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. Des souris génétiquement humanisées pour le récepteur PD-1 reçoivent une inoculation de tumeur par voie sous-cutanée, intraveineuse ou chirurgicale, puis des injections répétées de traitement, pour évaluer de nouvelles combinaisons d'anticorps anti-PD-1 contre le cancer. Le porteur indique que les modèles orthotopiques, notamment pulmonaire, sont sévères et peuvent provoquer douleur, perte de poids et mobilité réduite. Il affirme que ces modèles permettent de valider l'effet des traitements à l'échelle de l'organisme avant un essai clinique.
Objectifs
Dans le but d’échapper au système immunitaire, les cellules tumorales créent un microenvironnement suppresseur pour inhiber la réponse des lymphocytes T via la voie PD-1/PD-L1. La molécule PD-L1 exprimée à la surface des cellules tumorales interagit avec son récepteur PD-1 exprimé à la surface des lymphocytes T et bloque leur capacité anti-tumorale. Pour réactiver la réponse immunitaire antitumorale, des anticorps thérapeutiques bloquants PD-1 (Pembrolizumab, Nivolumab) ou PD-L1 (Avelumab) ont été développés. Ces anticorps ont démontré une efficacité clinique impressionnante chez les patients atteints de mélanome ou de cancer du poumon et sont aujourd’hui utilisés comme première ligne de traitement. Malgré le succès de cette thérapie, seulement des sous-groupes de patients sont répondeurs. Il est donc nécessaire de tester de nouvelles cibles thérapeutiques et de les combiner avec des anti-PD-1/PD-L1 pour induire une réponse immunitaire anti-tumorale efficace. Au laboratoire, nous avons identifié des cibles capables d’améliorer l’effet des anticorps anti-PD1 sur la réponse immunitaire anti-tumorale. Pour simultanément cibler le récepteur PD-1 et les cibles que nous avons identifiées, nous avons généré de nouveaux formats d’anticorps dit « bispécifiques » en fusionnant un anticorps anti-PD-1 à ces cibles. L’objectif du projet est d’étudier l’effet thérapeutique de ces anticorps bispécifiques dans des modèles tumoraux murins : leucémie, cancer du pancréas, cancer du poumon et mélanome.
Bénéfices attendus
A terme, ce projet en complément du projet pourrait permettre de développer et valider des traitements innovants efficaces contre le cancer humain afin de répondre à des besoins cliniques importants. Durant toute ces évaluations pré-cliniques, de nouvelles découvertes pourront être faites, notamment durant l’étude de la mécanistique du produit sur le système immunitaire en mettant en lumière des populations cellulaires antitumorales.
Procédures
Les animaux seront soumis à une inoculation de tumeur murine via injection en sous-cutanée, intraveineuse ou via intervention chirurgicale sous anesthésie (un modèle par animal). Pour le suivi de chaque modèle, les animaux seront également soumis à des injections en intrapéritonéale pour les traitements (environ 3 fois par semaine) sur animaux vigiles et, si besoin, pour l’injection de luciférine lors du suivi de la croissance tumorale en bioluminescence (1 à 2 fois par semaine). Dans le cadre de l’étape #3 du projet, un prélèvement de sang en intracardiaque des animaux pourra être effectuée sous anesthésie (intervention sans réveil).
Impact sur les animaux
L’induction des modèles tumoraux décrits dans cette saisine ont plusieurs effets indésirables en fonction du modèle. Pour les modèles orthotopiques : -cancer du poumon : altération de la respiration (point-limite). Tous ces modèles (or les modèles sous-cutanées) peuvent induire de la douleur, une perte de poids chez la souris, une diminution de la mobilité, un stress notamment dû à la chirurgie associée et un comportement altéré provoqué par ses différents effets indésirables. Tous ces modèles sont considérés comme sévères et une attention particulière sera apportée régulièrement aux souris (quotidiennement aux points les plus critiques). Les modèles tumoraux sous-cutanées peuvent provoquer de la douleur si l'état de la tumeur se détériorent (points-limites). La tumeur ne devant pas provoquer de gêne pour la mobilité de l’animal, celui-ci sera mis à mort si la tumeur atteint 1500mm3 (soit moins de 10% de la masse corporelle). Aucun autre effet indésirable n’a été remarqué sur ce type de modèle au laboratoire. Les modèles tumoraux sous-cutanées sont considérés comme des procédures modérés. La durée de ces effets est dépendant du type d’expérimentation : - évaluation de l’effet thérapeutique du traitement (étape #2) : étude de la survie de la souris. Les effets indésirables seront présents jusqu’à la mise à mort de l’animal. Celle-ci intervient lors de l’accumulation de ses effets ou l’apparition d’un effet considéré grave (points-limites). - évaluation mécanistique des traitements (étape #3) : mis à mort de l’animal avant l’apparition de points limites (à la fin de la séquence thérapeutique) afin d’étudier l’impact des traitements sur le système immunitaire.
Devenir
A la fin de chaque procédure, les animaux seront mis à mort et des organes d’intérêts pourront être récupérés pour compléter les analyses.
Remplacement
Les traitements évalués lors de ce projet ont déjà démontré des résultats prometteurs in vitro chez l’homme sur de nombreux tests comme des évaluations à partir de lignées cellulaires, PBMC humains frais ou de tumeurs isolées de patients. Les modèles tumoraux chez la souris humanisée pour le récepteur PD-1 nous permettent de valider l’effet thérapeutique de nos traitements à l’échelle d’un organisme ainsi que d’évaluer leur potentiel effet toxique avant d’envisager un essai clinique chez l’homme.
Réduction
Ce projet nécessitera 1380 animaux au maximum. Ceci est une estimation haute qui sera surement réduite en fonction des résultats. Ce nombre d’animaux comprend la mise en place de six modèles au sein de notre laboratoire, ce qui est essentiel pour la suite des études et permet de générer à long terme un savoir-faire pour tous nos projets présents et futurs en cancérologie. Pas de tests statistiques seront nécessaires durant l’étape #0 et #1 du projet, le nombre d’animaux est donc réduit à 4 par condition. Idéalement, l’entrainement à la chirurgie du modèle du cancer du Pancréas (étape #0) sera effectué sur des souris recyclées de l’animalerie issue d’élevage (animaux surnuméraires ou issu du tri génétique ; pas de réutilisation d’animaux) afin de maitriser le geste. Autrement, les entrainements seront effectués sur des souris C57BL6 issues d’un élevage commercial. Au total, 156 animaux maximum sont estimés pour ces étapes de mise au point. Pour l’étape #2, le nombre total d’animaux pour cette étape a été estimé à 960 animaux en considérant que six modèles tumoraux seront utilisés pour étudier les 4 types d’anticorps bispécifiques. En réalité, nous pensons avoir besoin que de 1 à 4 modèles. Pour l’étape #3, le nombre total d’animaux pour cette étape a été estimé à 264 animaux, en considérant que maximum quatre modèles tumoraux seront utilisés pour étudier les 4 types d’anticorps bispécifiques. Cette étude sera menée si et seulement si un effet thérapeutique a été observé à l’étape #2. Les étapes #2 et #3, un nombre de 5 souris sera utilisé pour le groupe contrôle et 7 souris seront utilisées pour les traitements. Ces étapes nécessitent des résultats statistiques pour démontrer l’efficacité du produit thérapeutique. Ce nombre d’animaux a été estimé par des tests statistiques d’échantillonnage. Dû à la variabilité de la prise tumorale et de l’effet de thérapeutique interindividuelle, ce nombre est nécessaire pour avoir une bonne reproductibilité et obtenir des résultats statistiquement fiables. L’étude statistique choisie est le test de Mann-Whitney (ou Wilcoxon si le nombre de groupes à comparer est de 2) qui repose sur l’analyse de données non paramétriques déterminée quand le nombre de sujet est inférieur à 30. Ce test nous permet d’analyser nos données en combinant un test statistique fiable et un nombre d’animaux réduit.
Raffinement
Une étape d’acclimatation de 3 jours minimum pour les souris issues de l’élevage sur site et de 5 jours minimum pour les souris commerciales sera respectée avant inclusion dans des protocoles expérimentaux. Pour limiter le stress et l’inconfort, les animaux sont maintenus dans des cages ventilées dans un cycle jour/nuit de 12h/12h avec un accès à l’eau et à la nourriture à volonté ainsi qu’un nombre maximum de 5 animaux/cage et un enrichissement frisottis pour s’enfouir et se cacher. Un enrichissement supplémentaire sera ajouté chez les mâles (dôme ou tunnel) afin de prévenir de potentielles agressions. Si un mâle se retrouve dominant et attaque ses congénères, il sera isolé dans une cage individuelle avec deux enrichissements (frisottis + dôme/tunnel). Nous avons aussi mis en place une procédure non invasive pour visualiser par imagerie de bioluminescence la croissance de la tumeur. Cette technique nous permet d’exploiter au mieux les résultats et ce, sans souffrance pour l’animal. Le suivi des animaux sera quotidien une fois que le protocole est considéré comme sévère et la gestion de la douleur maîtrisée le plus adéquatement possible afin d’apporter les soins nécessaires le plus rapidement aux animaux. Comme décrit dans les paragraphes des procédures expérimentales ci-dessous, des analgésiques seront utilisés avant et après chirurgie. Pour limiter l’inconfort de l’anesthésie, les animaux seront anesthésiés dans une boîte à induction placée sur tapis chauffant. Enfin des points limites ont été mis en place afin de réagir rapidement en cas d’inefficacité des traitements ou de souffrance animale.
Choix des espèces
Nous travaillerons avec la lignée de souris PD-1 humain Knock In (hPD-1KI) dont le fond génétique C57BL/6 est une référence pour la recherche fondamentale/préclinique et pour lequel plusieurs modèles tumoraux ont été établi au sein du laboratoire (APAFIS15700) ou par la communauté scientifique. Ces souris hPD1KI exprimant la version humaine du gène PD-1 se développent normalement et présentent les mêmes fonctions immunitaires que les souris sauvages C57BL/6. Ce modèle est donc très relevant d’un point de vue clinique car nous pouvons tester directement les effets thérapeutiques et biologiques de nos traitements anti-PD-1 bispécifique humain dans des modèles de tumeurs sans passer par un anticorps substitutif ciblant la molécule PD-1 de souris. Des souris C57BL/6 pourront être utilisées pour mettre en place certains modèles tumoraux et maitriser la chirurgie associée. Des adultes de 6 à 10 semaines seront utilisés, car la prise tumorale est homogène dans cette tranche d’âge contrairement à des âges précoces ou avancés où les défenses immunitaires sont différentes et peuvent induire une hétérogénéité de réponse anti-tumorale, et donc un stade tumoral différent.
Etude de la toxicité éventuelle et de la pharmacocinétique de composés à visée antipaludique chez la souris
- Recherche fondamentale
- Système gastrointestinal
120 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles subissent un gavage forcé unique et jusqu'à cinq prélèvements sanguins, puis sont mises à mort pour des analyses histologiques, afin de tester la toxicité et la pharmacocinétique de composés antipaludiques. Le porteur indique que le gavage cause un stress transitoire et un risque de fausse route, l'effet réel des molécules restant imprévisible. Il affirme qu'un test sur "organisme entier" est "nécessaire", les cultures cellulaires ne détectant pas la toxicité des organes.
Objectifs
Le paludisme, dû au parasite Plasmodium falciparum, est la première cause de mortalité parasitaire dans le monde. Les traitements actuels à base d'artémisinine font face à des échecs suite au développement de résistances, de sorte que de nouveaux traitements basés sur de nouvelles cibles du parasite sont nécessaires afin de contenir le risque de dispersion des résistances. Ces dernières années, la famille des quinazolines a été identifiée parmi les nouvelles entités chimiques démontrant des propriétés antiplasmodiales prometteuses. Le projet global financé par l'ANR concerne la synthèse et l'évaluation anti-paludique de composés originaux de cette famille. Le projet d'expérimentation animale décrit ici concerne une étude de la toxicité aiguë éventuelle des composés identifiés comme ayant les meilleures activités lors de tests in vitro. Cela permettra de déterminera si les composés testés peuvent poursuivre un développement pré-clinique, puis clinique plus poussé.
Bénéfices attendus
Ce projet s'inscrit dans le cadre de la mise au point de nouveaux antipaludiques. Il permettra de déterminer si les produits étudiés (dont l'activité antipaludique in vitro est démontrée) peuvent être administrés par voie orale sans toxicité particulière, et avec des paramètres pharmacocinétiques compatibles avec le développement d'un principe actif. En cas de réponse positive, cela permettrait ultérieurement de pouruivre le développement de ces molécules, à commencer par un test d'efficacité chez la souris infectée par le parasite Plasmodium. Le but final étant de mettre au point des composés efficaces en clinique humaine contre le paludisme, alors que l'efficacité des médiaments existant actuellement décroit rapidement.
Procédures
Le animaux seront soumis à un acte de gavage forcé, une fois. Ils seront également soumis à des prélèvements sanguins sur animaux vigiles u sous anesthésie, une fois pour 50% des animaux, trois fois pour 17% des animaux, et 5 fois pour les 33% restants. Tous les actes ont une durée inférieure à 2 minutes.
Impact sur les animaux
Le but est précisément de déterminer l'effet de composés potentiellement antipaludique sur l'organisme. Ces molécules étant nouvelles, et bien que les tests de toxicité in vitro aient été effectués, nous ne pouvons prévoir le réel effet à l'echelle de l'organisme entier. Néanmoins, l'administration par gavage en elle-même cause un stress transitoire à l'animal, et un risque de "fausse route" ne peut être totalment exclu.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort : en effet, des analyses histologiques sur organe prélevés doivent être réalisées ultérieurement.
Remplacement
Avant de recourir à l'expérimentation animale, les tests alternatifs réalisables ont été faits : efficacité antipaludique par tests biochimiques, tests de toxicité sur culture cellulaire (lignée et/ou primaire), premier test de métabolisation sur microsomes de souris. Cela a permis de réduire l'étude à seulement 5 composés parmi les nombreux synthétisés. Néanmoins, un test sur organisme entier est nécessaire, les tests sur cellules ne pouvant détecter une éventuelle toxicité organique.
Réduction
Nous avons décidé de n'étudier qu'une seule dose de produit, la dose maximale tolérée, sur des groupes de 12 souris. Nos expériences précédentes ont montré que cela permet d'obtenir une réponse statistiquement exploitable. D'autre part, la détrermination de la dose de travail se fera par administration séquentielle des doses envisagées, ce qui permettra de réduire le nombre total d'animaux.
Raffinement
Le projet nécessite des prises de sang régulières. Pour limiter l'inconfort, nous utiliserons des souris swiss de 8 semaines, possédant un volume de sang de l'ordre de 2ml. Une prise de sang sera effectuée une semaine avant le début. En ce qui concerne la phamacocinétique sur 24h, nous effectuerons la moitié des prises de sang sur quatre souris, et l'autre moitié sur les quatre autres souris. Cela permettra de prélever un volume sanguin raisonnable en termes de nuisance pour chaque animal. D'autre part, afin d'éviter l'emploi de solvant organique souvent toxique, nous administrerons les composés en solution dans de l'huile alimentaire. Par ailleurs, les animaux seront très observés (toutes les deux heures pendant les 12 premières heures), et seront mis à mort s'ils montrent des signes de souffrance. Une réutilisation n'est pas prévue car l'effet sur l'organisme de ces composés n'est pas connu. Les animaux seront hébergés dans les conditions réglementaires avec eau et nourriture à volonté, et enrichissement par des abris en matière plastique et du coton.
Choix des espèces
Nous avons choisi les souris, ce qui correpond aux recommandations de l'OCDE pour les tests de toxicité de produits chimiques administrés par voie orale (fiche 423). L'espèce préférée est le rat, mais les autres espèces de rongeurs peuvent être utilisées. Les animaux seront de jeunes adultes de 8 semaines, conformément aux recommandations de l'OCDE pour ce type d'étude.
Evaluation de l’efficacité de la Fraction vasculaire stromale du tissu adipeux sur la fibrose pulmonaire et cutanée induite par l’acide hypochloreux chez le rat
- Recherche appliquée
- Autres troubles humains
- Recherche fondamentale
- Multisystémique
- Oncologie
87 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. Une sclérodermie est induite par des injections intra-dermiques d'acide hypochloreux cinq jours sur sept pendant six semaines, avec imageries et injection d'une fraction du tissu adipeux, pour évaluer une nouvelle approche thérapeutique. Le porteur indique que les injections répétées causent stress et douleur et peuvent provoquer des ulcérations cutanées susceptibles de s'infecter. Il affirme que cette recherche est réglementairement impossible chez l'humain sans modèle animal préalable.
Objectifs
Il est urgent de développer de nouvelles approches thérapeutiques pour les formes cutanées diffuses et l’atteinte pulmonaire fibrosante de la sclérodermie systémique (ScS). Compte-tenu de la complexité de la ScS, le choix du modèle préclinique de la maladie est crucial, devant refléter les différentes facettes de la maladie. Nous avons ainsi choisi le modèle induit par des injections d'acide hypochlroreux (HOCl) à la fois pour son caractère inductible sur une courte période, une atteinte cutanée diffuse, des lésions de fibrose pulmonaire et la production d’anticorps spécifiques. Il est donc très proche des conditions physiopathologiques observées chez les malades et apparaît pertinent pour l’évaluation d’une nouvelle approche thérapeutique, visant à cibler la fibrose pulmonaire et cutanée. L’équipe travaille sur la Fraction vasculaire stromale (FVS) du tissu adipeux. Nos travaux ont démontré l’effet anti-fibrosant et pro-angiogénique de la FVS. Le modèle chez la souris rendant difficile le recueil d’une quantité suffisante de FVS pour une utilisation en autologue, il a été décidé de transposer le modèle chez le rat. Le recours à la voie intra-veineuse s’impose également dans l’optique d’une thérapeutique systémique visant l’amélioration à la fois de la fibrose pulmonaire et cutanée. Nous avons choisi pour cette étude de « preuve de concept » de transposer le modèle de ScS induite par l’HOCl décrit chez la souris chez le rat pour y évaluer l’effet thérapeutique d’une injection intra-veineuse de FVS. Objectifs et moyens : 1/ Mettre en place le modèle ScS-HOCl chez le rat au laboratoire, 2/ Caractériser la fibrogénèse cutanée et pulmonaire induite par l’injection répétée d’HOCl chez le rat, 3/ Comparer les caractéristiques de la FVS des rats sclérodermiques et sains, 4/ Tester la faisabilité et la sécurité de l’injection IV de la FVS, 5/ Etudier les effets d’une injection IV de FVS hétérologue (rats sains) et autologue sur les lésions induites de fibrose pulmonaire et cutanée, 6/ Comparer les différentes doses de FVS utilisées à la recherche d’un effet dose et évaluer l’effet de la FVS déplétée de la fraction leucocytaire CD45+
Bénéfices attendus
Développement d'un modèle de sclérodermie systémique présentant les différents aspects systémiques de la maladie, complémentaire du modèle de sclérodermie cutanée induite par la bléomycine déjà utlisé antérieurement par l'équipe. Evaluation de l'effet systémique de la FVS injectée par voie IV. La faisabilité de l'injection IV de FVS chez le rat a déjà été démontrée dans la littérature dans des modèles de pathologies ischémiques cardiaques. Perspectives : pouvoir évaluer l'effet d'autres thérapies cellulaires ou d'autres traitements sur une espèce animale différente de la souris.
Procédures
Procédure 1 / 15 rats induction du modèle (+/- 12 animaux supplémentaires pour recherche dose optimale), + 6 animaux pour valider la reproductibilité de l'induction une fois la dose optimale trouvée). L’induction se fait par injection intra-dermique d’HOCl à 2 endroits de part et d’autre de la colonne avec une aiguille de 27G. Ces injections seront répétées 5 jours/7 pendant 6 semaines. Les injections se feront 30 minutes après application de crème anesthésiante et sous anesthésie à l’isoflurane (induction 5%, maintien 1,5%,durée 5min). Les animaux feront l’objet de 3 imageries (J0, J21 et 41). Les animaux sont endormis une première fois (isoflurane induction à 5% puis maintien à 1.5% sous mélange air/oxygène 30% à raison d'1L/min) afin de cathétériser une veine caudale pour injecter le radiotraceur en solution isotonique stérile (volume maximum 500µl). Une heure après l'injection du radiotraceur, les animaux sont de nouveau anesthésiés pour le passage sous les caméras (durée 30min). Procédure 2 / Induction de la fibrose (cf procédure 1) chez 27 rats. La FVS obtenue à partir de la graisse de rats sains (hors saisine) (lots 2,3 et 4) ou une solution de Ringer Lactate (lot 1) sera injectée aux rats par voie IV au niveau d’une des veines caudales sous courte anesthésie (5minutes) (isoflurane induction à 5% et maintien à 1.5% sous mélange air/oxygène 30% à raison d'1L/min). Les rats feront l’objet de 4 imageries sur la période (J0, J21 et 41 et J63) protocole identique procédure 1. Les animaux sont ensuite remis dans leur cage et gardés jusqu’à la fin du protocole où ils seront mis à mort. Procédure 3 / Induction de la fibrose (cf procédure 1) et imageries (cf procédure 2) chez 27 rats. Prélèvement de la graisse : 30 minutes avant le début de l’anesthésie les rats reçoivent une injection s.c de Buprénorphine. Les rats sont ensuite pré-anesthésiés dans une chambre spécialisée par administration de Isoflurane à 5% sous mélange air/oxygène 30% à raison d'1L/min, puis maintenus sous anesthésie générale en ventilation spontanée au masque par administration de Isoflurane 2% environ sous mélange air/oxygène 30% à raison d'1L/min. L’abord chirurgical sera fermé sur 2 plans. Injection de ropivacaine au niveau de la cicatrice. Réveil des animaux. Prévention des douleurs par injection s.c de buprénorphine pendant 48-72h. La FVS ou le ringer lactate sont ensuite réinjectés (cf procédure 2). Les animaux sont gardés jusqu’à la fin du protocole où ils seront mis à mort.
Impact sur les animaux
Fort de l'expérience sur les expérimentations antérieures, la répétition des injections génère un stress pour les animaux du fait de leur contention nécessaire et est source de douleurs. Afin de limiter ses souffrances, nous avons décidé après évaluation de la bonne tolérance lors des expérimentations antérieures, de réaliser les injections sous courte anesthésie gazeuse et d'administrer systématiquement aux rats dans les suites des injections du paracétamol. Des ulcérations cutanées peuvent apparaitre suite aux injections répétées d'HOCl. Malgré les mesures d'aseptie prises, il y a un risque de surinfection de ces lésions possible qu'il faudra surveiller et traiter si cela arrive. De part l'objectif visé, le développement de la fibrose cutanée pourrait entraver les mouvements du rat et limiter sa mobilité. L'apparition de cette fibrose est par contre indolore. Il faudra veiller à adapter la localisation de la nourriture et de l'eau si les rats venaient à presenter des difficultés à se mobiliser afin qu'il ne perde pas de poids ni se déshydrate. Avec le développement d'une fibrose pulmonaire, nous pouvons envisager l'apparition de difficultés respiratoires qui pourraient retentir sur l'activité du rat (difficultés respiratoires à l'effort tout d'abord) voir sur son état général ensuite (difficultés respiratoires au repos, fatigue, difficultés à manger). En ce qui concerne les rats de la procédure 3 qui auront un prélèvement de leur graisse péri-épididymaire, il est attendu des douleurs post-opératoires au niveau sus-pubien et testiculaire éventuellement qui seront prises en compte et traitées. Il y a un risque d'infectieux potentiel et possiblement un risque d'iléus réflexe avec rétention d'urines et constipation à surveiller.
Devenir
A l'issue de l'ensemble des procédures 1, 2 et 3, les animaux seront mis à mort. Procédure 1 : Au bout des 6 semaines, tous les rats seront mis à mort pour caractériser la fibrogénèse en récupérant les poumons et de la peau pour analyses histologiques, immunohistochimiques et moléculaires. Procédure 2 : A J63 les 27 rats induits puis traités seront mis à mort pour évaluer l'efficacité de l'injection de FVS saine. Procédure 3 : A J63, les 27 rats induits puis traités seront mis à mort pour évaluer l'efficacité de l'injection de FVS autologue.
Remplacement
Le recours à l’expérimentation animale se justifie par l’impossibilité réglementaire de conduire ce type de recherche chez l’homme sans un modèle animal avant pour évaluer l’efficacité et les risques. Le modèle de fibrose induite par l’acide hypochloreux chez la souris est bien connu pour l’étude des mécanismes impliqués dans le développement de la ScS et pour tester de nouvelles stratégies thérapeutiques. Le modèle HOCl reproduit des caractéristiques proches d’une forme diffuse de ScS avec une fibrose cutanée et pulmonaire et la production d’anticorps spécifiques. Il est ainsi très proche des conditions physiologiques observées chez l’homme. Bien qu’il ne soit pas parfait surtout pour une maladie aussi complexe que la ScS, le modèle HOCl chez le rongeur apparait pertinent pour l’évaluation d’une nouvelle approche thérapeutique visant la fibrose pulmonaire et cutanée. Vue la complexité de la pathologie, il n'est pas possible non plus de la modéliser in vitro ni in silico.
Réduction
Un maximum de 87 rats wistar est envisagé pour ce projet en espérant pouvoir se limiter à 75 rats. Le nombre de rats prévus est minimum mais suffisant pour chaque étape pour espérer obtenir des résultats significatifs. Pour la mise au point du modèle, suite aux résultats préliminaires, nous avons décidé de tester 3 concentrations d’acide hypochloreux d’emblée afin de limiter le nombre de rats témoins nécessaires et nous espérons ne pas avoir à tester 4 autres doses avec 12 rats supplémentaires. N=3 est suffisant à cette étape car l’induction de la fibrose ne doit pas induire de décès, que les animaux sont suivis longitudinalement par imagerie et que le résultat attendu est présence ou non de fibrose. Nous avons prévu 6 rats pour s'assurer de la reproductibilité d'induction du modèle avec la dose optimale trouvée. Pour l’étude de l’efficacité de la FVS, nous avons aussi prévu l’évaluation de 2 doses différentes de FVS + d'une dose de FVS déleucocytée dans le même temps afin de limiter le nombre de rats témoins également. Le nombre d’animaux (n=6 ou 7 / lot) a été déterminé en fonction des études sur l’injection IV de cellules souches mésenchymateuses sur le modèle murin de fibrose induite par l’acide hypochloreux et en tenant compte du risque de décès des animaux à la hauteur de 5-10%. L’évaluation de la FVS autologue permettra si les résultats avec la FVS hétérologue issue de rats sains sont comparables de ne plus avoir à utiliser des rats uniquement pour le recueil de la FVS à l’avenir et chez les patients seule la FVS autologue est envisageable. Le suivi de l’apparition et de la régression de la fibrose par imagerie permet également de limiter le nombre de rats puisque tous les rats seront mis à mort uniquement à la fin de l'expérimentaton et non à chaque point d'évaluation. Les paramètres quantitatifs seront comparés à l’aide du test t ou du test non paramétrique de Mann-Whitney. Une ANOVA sera utilisée lorsque l’analyse inclura plus que 2 groupes. Le seuil de significativité est fixé à 5%.
Raffinement
Les rats seront hébergés par 2 en armoire ventilée durant la période d’acclimatation puis d’expérimentation pour diminuer leur stress. Nous habituerons les animaux durant la période d'acclimation à être manipuler afin de limiter leur stress par la suite. Chaque cage sera agrémentée de tunnel rouge afin d'amener un enrichissement aux rats et les stimuler dans la réalisation de leur propre nid au sein de la cage. Ils auront à disposition nourriture et eau, le cycle jour nuit sera respecté et la température ambiante sera de 22°C. Une petite balle en plastique sera mise dans la cage afin qu’ils puissent se divertir le temps où nous ne sommes pas présents. Toutes les manipulations seront réalisées par du personnel formé afin d’optimiser le bien-être des rats et l’obtention de résultats positifs. Les injections id pour l'induction de la maladie seront réalisées après l’application d’une crème anesthésiante et avec l’administration orale en systématique de paracétamol dans les suites. Des soins locaux cutanés seront réalisés en cas de lésions cutanées induites par les injections id. Afin de limiter le stress important des animaux lié à la contention nécessaire aux injections, les injections seront réalisées sous une courte sédation gazeuse. Cela a été réalisé lors des expérimentations préalables avec succès et une très bonne tolérance. En cas de difficultés des rats à se mobiliser du fait du développement de la fibrose cutanée et/ou pulmonaire avec gêne respiratoire, nous leur mettrons à disposition dans la cage eau et nourriture afin d'éviter toute perte de poids. En cas de difficultés respiratoires, nous adopterons la concentration d'isoflurane et pourront ajouter de l'oxygène. Le recueil du tissu adipeux se fera sous anesthésie générale avec une analgésie péri-opératoire. Nous serons vigilants si difficultés respiratoires au réveil de l'anesthésie et à la tolérance des injections de buprémorphine. Une injection de ropivacaine au niveau de la cicatrice permettra de limiter le recours à la buprémorphine en post-opératoire immédiat. L'injection de la FVS et les imageries prévues seront réalisées sous anesthésie également. La même attention sera portée aux anesthésies pour ces gestes. De plus, la douleur et le bien-être des rats seront évalués quotidiennement tout au long de l’expérimentation afin d’adapter leur prise en charge en fonction. Si une souffrance sévère irréversible était objectivée, une mise à mort du rongeur sera réalisée sans délai.
Choix des espèces
Nous avons choisi de mener notre expérimentation chez le rat pour différentes raisons : -La faisabilité du prélèvement de tissu adipeux pour pouvoir obtenir une quantité suffisante de FVS et pouvoir travailler en autologue. Nous nous sommes notamment inspirés des études dans l’infarctus du myocarde. -La caractérisation de la FVS chez le rat déjà publiée validant un recueil uniquement de la graisse péri-épididymaire pour obtenir une quantité de FVS suffisante pour les objectifs cellulaires souhaités. -La faisabilité de l’injection intra-veineuse de FVS Nous utiliserons des rats wistar de 200-225 grammes afin d'avoir un poids des rats au bout des 8 semaines d'expérimentation (Acclimation + induction) suffisant pour obtenir une quantité de graisse péri-épidydimaire permettant l'obtention de FVS (3ml de graisse nécessaire). Le recueil de la graisse péri-épidydimaire a été choisi compte tenu des données de la littérature et cela permet de se limiter à une incision sus-pubienne et d'être moins invasif que si de la graisse abdominale doit être prélevée. Les suites opératoires en seront facilitées avec notamment moins de douleurs et un risque infectieux diminués.
Impact des onco-protéines E6/E7 sur le système immunitaire dans un modèle murin
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système immunitaire
560 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Des souris transgéniques exprimant deux onco-protéines du papillomavirus reçoivent un allergène cutané, une exposition aux UV ou des mesures d'oreille sous brève anesthésie, pour étudier l'effet de ces protéines sur le système immunitaire. Le porteur indique que l'application de l'allergène ne génère pas de douleur apparente et que les doses d'UV sont contrôlées pour éviter des lésions cutanées. Il affirme que le développement d'une réponse immunitaire est trop complexe pour être étudié in vitro.
Objectifs
Le cancer de la peau de type non-mélanome (Non-Melanoma Skin Cancer, NMSC) est la forme de cancer la plus répandue dans le monde et particulièrement chez les populations adultes à peau claire. Le développement de nouvelles stratégies pour lutter contre l’apparition de ce type de cancer reste un enjeu sociétal mondial, le nombre de cas détectés par an étant en constante augmentation. Parmi les facteurs de risques majeurs impliqués dans le développement de ce cancer, il a déjà été démontré une coopération entre les rayons ultraviolets et l’infection par les papillomavirus humains cutanés (HPV). L’objectif de ce projet est donc d’étudier l’impact de 2 onco-protéines du virus HPV sur l'immuno-surveillance tumorale et plus globalement, sur les réponses immunitaires. Pour cela, des souris transgéniques exprimant ces onco-protéines au niveau de la peau seront comparées à des souris sauvages contrôles. Leur réponse immunitaire sera étudiée dans un modèle d’hypersensibilité de contact induite par l'application d'un allergène sur la peau, car il reproduit bien le phénomène d'inflammation locale généré suite à une exposition aux UVs. Ce modèle est bien établi et couramment utilisé dans la littérature.
Bénéfices attendus
Ce projet vise à approfondir les connaissances sur les mécanismes de la coopération entre les UVs et une infection par un papillomavirus dans le développement de cancers cutanés. A terme, la mise en évidence des mécanismes immunitaires qui sont dérégulés dans ce contexte pourrait mener à l’identification de cibles thérapeutiques pour le développement de traitement prophylactiques face à ces cancers.
Procédures
_Application d’un allergène sur la peau. Cette procédure concerne 560 animaux. Parmi eux, 220 animaux subiront une application unique, 340 animaux subiront 2 applications espacées de 5 jours. La durée nécessaire pour cette intervention est de 3 minutes par souris environ. _Mesure quotidienne de l'oreille, sous brève anesthésie, pendant 3 jours consécutifs. Cette procédure concerne 220 animaux, et sa durée est d'environ 3 minutes par souris. _Exposition de la peau aux UVs. Cette procédure concerne 80 animaux, qui seront exposés à une faible dose d’UVs quotidiennement pendant 4 jours consécutifs. Sa durée est de 2 minutes par souris environ.
Impact sur les animaux
L'application épicutanée d'un allergène chez la souris ne génère pas de signe de douleur apparente. Cette procédure peut conduire les souris à se gratter, mais il n'a jamais été observé de signe excessif de grattage dans ce modèle. Concernant les expositions aux UVs, elles sont réalisées à faible dose, et cette dernière est bien contrôlée de manière à ne pas induire de lésions cutanées chez l'animal. Il est à noter que les onco-protéines exprimées par les souris transgéniques utilisées dans ce projet peuvent conduire au développement de tumeurs cutanées uniquement en coopération avec les UVs, si ces souris sont exposées à des doses croissantes et pendant de longues périodes (plus de 20 semaines). Les expériences d'exposition aux UVs qui seront réalisées dans ce projet ayant une durée maximale de 18 jours, les animaux transgéniques n'ont pas de risques de développer des tumeurs. En résumé, les effets indésirables attendus dans ce projet sont donc le stress généré par le contact avec l’expérimentateur, et une réaction inflammatoire locale et modérée au niveau du site d’exposition aux UVs ou à l'allergène.
Devenir
A l’issue de ces procédures, les animaux seront mis à mort de manière à récolter les tissus ou organes étudiés. Cela permettra de réaliser ex vivo une analyse fine de la réponse immunitaire développée chez ces animaux, à l’échelle moléculaire et cellulaire.
Remplacement
Le papillomavirus humain est impliqué dans le développement de tumeurs épithéliales bénignes et malignes. L’influence des protéines du papillomavirus ne peut être visible que dans un épithélium complet, étant capable de se différencier (habitat naturel du papillomavirus). De plus, le développement d’une réponse immunitaire est un phénomène biologique très complexe impliquant une collaboration étroite de l’ensemble des cellules immunitaires, ainsi qu’une forte influence de l’environnement, rendant impossible son étude par des tests in vitro.
Réduction
L’estimation du nombre d’animaux par groupe est réalisée sur la base d'expériences précédentes ainsi que sur la littérature scientifique, et a été réduit au maximum sans mettre en péril l'interprétation statistique des résultats. Ainsi, un minimum de 10 animaux par groupe est nécessaire afin de réaliser des analyses statistiques pertinentes et robustes. A noter que les expérimentations décrites ici indiquent le nombre maximal d’animaux susceptibles d’être utilisés dans ce projet. Toutefois, le nombre d’animaux nécessaire pourra être diminué en fonction des résultats obtenus.
Raffinement
Des mesures seront mises en œuvre pour optimiser le bien-être des animaux. L’observation des animaux sera effectuée quotidiennement et une grande importance sera accordée à l'apparence physique externe et aux changements comportementaux de ceux-ci. Dans le cadre de ce projet, les animaux seront anesthésiés pour chaque geste entraînant ou pouvant entraîner un stress ou une douleur pour l’animal, geste invasif ou non.
Choix des espèces
Parmi les différentes espèces animales utilisées en expérimentation, la souris est l’animal le plus adapté pour l'étude de mécanismes immunologiques. De plus, ce modèle permet d’utiliser des animaux génétiquement modifiés n'existant que dans cette espèce. Le modèle murin utilisé correspond ainsi au seul modèle connu pour étudier les effets des papillomavirus cutanés sur le système immunitaire. Enfin, ce modèle étant couramment employé, cela permettra de discuter les résultats obtenus à la lumière des données existantes dans la littérature. Les animaux seront utilisés au stade adulte de 8 semaines à 12 semaines. Le système immunitaire doit être mature et non vieillissant.
Amélioration des effets de thérapies anticancéreuses par l’utilisation d’une technologie de délivrance continue dans le mélanome
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système immunitaire
1 600 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal reçoit une greffe tumorale sous-cutanée, puis des agents anticancéreux par injection intrapéritonéale ou péritumorale, pour tester une technologie de délivrance locale prolongée dans le mélanome. Le porteur affirme n'attendre aucune toxicité systémique et renvoie les applications cliniques à un brevet et à des essais futurs. Il conclut que la preuve de concept ne peut s'établir que sur des modèles précliniques proches de la tumeur humaine et qualifie cette étape d'"incontournable".
Objectifs
L’apparition de nouvelles molécules anticancéreuses durant ces 10 dernières années a conduit à une révolution dans le traitement de certains cancers, en particulier le mélanome. Cependant seule une fraction des patients (30% à 50%) montrent une réponse efficace et durable au traitement et nombre d’entre eux sont obligés de stopper le traitement à cause d’effets secondaires sévères, surtout lorsque plusieurs molécules sont combinées et administrées au patient. Il y a donc une urgence pour comprendre les mécanismes de résistances aux thérapies actuelles et mettre en évidence de nouveaux protocoles thérapeutiques avec une toxicité plus faible et une tolérance maximale. Ce projet vise en particulier à démontrer une meilleure tolérance et une meilleure efficacité de traitements combinés montrant des effets secondaires sévères aux doses efficaces. Nous utiliserons une nouvelle technologie, nommée BEPO, pour administrer des molécules en solution ou en suspension localement sur le site tumoral permettant une diffusion lente des médicaments. Nous éviterons de ce fait les effets indésirables observés lorsque ces molécules sont injectées par voie classique intraveineuse. Cette technologie a fait ses preuves dans des modèles de maladies inflammatoires (polyarthrite rhumatoïdes) et l’objectif principal de ce projet et d’établir une preuve de concept de l’efficacité de ce procédé dans le modèle de tumeur solide de mélanome cutané pourlequel nous avons une grande expertise. Ce nouveau mode d’administration ouvrira de nombreuses possibilités en thérapie anti-cancéreuse et constituera une véritable avancée dans l’administration des agents anti-cancéreux. D’autre part la diffusion lente et continue des drogues au voisinage de la tumeur augmentera l’efficacité thérapeutique, nous permettant de tendre vers des rémissions totales plus fréquentes. L’idée, à travers les modèles d’études précliniques décrits dans ce projet, est de rapidement mettre en œuvre de tels protocoles chez les patients.
Bénéfices attendus
Le but de notre projet est double: i) améliorer l’efficacité des médicaments antitumoraux en administrant plusieurs molécules en même temps, en une dose unique et avec une diffusion de longue durée sur le site de la tumeur ii) éliminer les effets secondaires souvent sévères de ces médicaments lorsqu’ils sont administrés de manières répétées par voie intraveineuse. En effet la délivrance locale évitera d’endommager les tissus sains, ce qui se passe en général lorsque les agents anticancéreux sont inoculés par voie intraveineuse et ce qui explique la majeure partie de leur toxicité et parfois pousse à l’arrêt du traitement. Le partenariat que l’on développe dans le cadre de ce projet nous permettra de rapidement breveter ce concept et d’envisager des applications cliniques dans la mesure où nous aurons validé les effets sur les deux modèles précliniques proposés dans ce projet. Nous sommes également en collaboration avec des cliniciens désireux de démarrer des essais cliniques utilisant ces thérapies inovantes capables d'améliorer grandement le confort des patients au cours du traitement et surtout d'augmenter leur chance de guerison sans récidive.
Procédures
L’ensemble des animaux de cette étude (1600 souris) seront greffés une fois en sous cutané (15 secondes/souris, contention comprise). Pour la procédure n°1, en plus de la greffe sous-cutanée, la moitié des animaux (260 souris) recevra les différents agents thérapeutiques en injection intrapéritonéale (10 secondes/souris, contention comprise), l’autre moitié (260 souris) recevra ces mêmes agents thérapeutiques sous formulation BEPO en injection péritumorale (10 secondes/souris, contention comprise). Pour les procédures suivantes n°2 et 3 les lots validés dans la procédure n°1 recevront la ou les molécules sous formulation BEPO en injection péritumorale (10 secondes/souris, contention comprise). Aucun prélèvement n'est prévu sur animaux vigiles.
Impact sur les animaux
Il n’y aura aucun effet indésirable de toxicité systémique de ces drogues comme on pourrait s’y attendre en injection conventionnelle. Des preuves de concepts de ce mode d'administration ont été établies sur des pathologies inflammatoires (polyarthrite) et montrent notamment que ce procédé n’engendre aucun rejet ni effet secondaire avec une tolérance maximale chez la souris. Les effets indésirables attendus sont ceux inhérents à la croissance des tumeurs et le suivi quotidien des animaux nous permettra de procéder à l’euthanasie de tout animal atteignant un des points limites décrit ci-après.
Devenir
Tous les animaux sont euthanasiés à la fin de l'expérimentation, soit parce qu'ils ont atteint le point limite de volume tumoral, soit pour prélever la tumeur afin de réaliser une analyse des mécanismes impliqués suite aux effets des médicaments.
Remplacement
La preuve de concept de ce nouveau mode de délivrance d’agents anticancéreux revêt une importance capitale dans le cadre du développement de nouveaux modes d’administrations de combinaisons thérapeutiques en clinique. Cette preuve de concept ne peut s’établir que sur de véritables modèles précliniques dans un contexte de tumeur solide similaire à celui que l’on trouve chez l’homme. Seuls les deux modèles proposés très proches des deux grands groupes de patients atteints de mélanome cutané, nous permettront non seulement de mesurer l’efficacité de nos traitements sur la croissance tumorale mais aussi de valider ce nouveau mode d’administration très innovant et d’étudier les mécanismes de la mise en place d’une réponse immunitaire anti-tumorale pour un contrôle durable de la pathologie. L'obtention de tels résultats est une étape incontournable si on veut démarrer par la suite des essais cliniques chez l'homme avec ce nouveau procédé. A ce stade du projet il n’est donc plus possible de substituer l’animal à un modèle in vitro qui ne peut pas retranscrire la complexité des interactions entre le système immunitaire et les cellules tumorales pour tester nos combinaisons thérapeutiques et surtout pour valider ce nouveau mode d’administration.
Réduction
Le nombre d’animaux sera au maximum de 1600 souris sur 4 ans, nous permettant d’évaluer de manière exhaustive les effets physiologiques (effets anti-tumoraux, croissance tumorale et survie) mais aussi mécanistiques (implication du système immunitaire et composantes cellulaires et moléculaires associées) de nos combinaisons thérapeutiques. Les molécules et combinaisons utilisées le seront de manière séquentielle ce qui implique que lorsque nous aurons des effets significatifs sur un protocole nous nous focaliserons sur celui-ci et ne testerons pas les autres molécules. D’autre part le projet est dessiné dans le but de réduire au maximum le nombre d’animaux dans le cheminement expérimental proposé, dans la mesure où la validation d’une étape donnera le feu vert à l’étape suivante uniquement si les résultats attendus sont statistiquement significatifs. Le nombre d’animaux par groupe expérimental a été évalué de manière à obtenir une significativité statistique de nos résultats afin de valider ou d’invalider notre procédure. L’expertise et le recul que nous avons au laboratoire sur le modèle de mélanome mais également sur d’autres modèles de tumeurs solides nous permettra de limiter le nombre d’animaux à son strict minimum . Grace à notre maîtrise et à notre connaissance des gestes de greffe ou d’administration en sous-cutané, nous éviterons ainsi les artefacts et les pertes liées à l’expérimentateur.
Raffinement
Les animaux seront hébergés (5 par cage d'une superficie de 500cm2) à 20-24°C, 30-50% d'hygrométrie, en portoirs ventilés, avec une alternance jour/nuit de 12h/12h. La nourriture et l'eau de boisson sont fournies ad libitum. Le milieu est enrichi par une litière mélangée à des copeaux, ainsi que de briques de peuplier et une ouate coton pour le confort des animaux. Le comportement sera observé quotidiennement pour détecter tout signe de stress. La prostration, les difficultés respiratoires, l'agressivité et l'isolement sont tous des critères d’arrêt conduisant à l'euthanasie des animaux avant la fin du protocole. Si nécessaire un animal agressif pourra être isolé des autres mais pour une durée maximale de 5 jours. Des souris femelles sont utilisées dans nos protocoles expérimentaux afin de réduire le risque d’agressivité et d’isolement. Un suivi de l’apparition d’autres signes cliniques sera effectué au cours de l’expérience. Ils seront reportés sur une fiche de suivi clinique. Dans les conditions expérimentales définies, les animaux ne souffriront d’aucune difficulté à se mouvoir et à s’alimenter. Les différentes molécules seront utilisées en administration locale en une seule administration dans un composé permettant leur diffusion dans le temps, permettant d’éviter tout effet secondaire et d’éviter des administrations répétées. Même si l'ensemble de nos procédures sur lesquelles nous avons du recul ne devrait pas le nécessiter, l'utilisation d'analgésiques ou d'anti-inflammatoires pourra être utilisée. Au cours de nos expériences antérieures, nous n’avons jamais observé de signe de prostration, de diarrhée ou de déshydratation induite par les greffes de cellules de mélanome. Notre pratique vise à réduire le plus possible les contacts avec les animaux pour limiter les contentions et le stress qui y est associé. Les signes listés ci-dessous feront l’objet d’une attention particulière lors de nos visites journalières: - le volume tumoral et l’ulcération de la tumeur (observation de la tumeur et mesure) - l’absence d'hydratation ou de prise de nourriture (observation de l’état général) - la gêne de la locomotion (observation du déplacement dans la cage) - l’isolement par rapport aux autres animaux, le dos vouté, les yeux enfoncés, la respiration saccadée, des diarrhées (observation du comportement de l’animal).
Choix des espèces
L'espèce murine C57Bl/6 utilisée dans notre étude est la plus relevante pour atteindre les objectifs fixés et tester les effets de nos thérapies sur la réponse immunitaire anti-tumorale afin de mettre en évidence les effets de nos molécules sur le long-terme. Ces souris C57Bl/6 dont le système immunitaire est fonctionnel sont greffées avec des cellules tumorales murines de même fond génétique . Nous avons déjà obtenus l'ensemble des données préliminaires à l'origine de ce projet sur ce modèle et devont continuer avec le même modèle pour une cohérence des résultats. L'âge des animaux utilisés dans cette étude est de 7 à 8 semaines, âge où l’on observe une forte incidence de prise de greffe et une forte homogénéité, et âge ou le système immunitaire est complètement fonctionnel.
Etude des mécanismes d’invasivité des adénomes hypophysaires chez le rat et évaluation de l’efficacité thérapeutique d’un médicament candidat
- Recherche appliquée
- Cancers
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système nerveux
32 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils reçoivent une injection de cellules tumorales dans l'hypophyse, puis trois séances d'IRM sous anesthésie et des prélèvements sanguins, pour étudier la propagation d'un adénome hypophysaire et tester un médicament candidat. Le porteur indique que la croissance tumorale peut entraîner une perte de poids et une altération de l'état général. Il affirme que le recours au modèle animal est "indispensable", des cultures cellulaires ayant servi en amont sans pouvoir le remplacer.
Objectifs
L’objectif de notre projet est double. Il d’agit d’une part de suivre l’évolution de ces tumeurs afin de les caractériser et de comprendre les mécanismes de propagations dans les tissus cérébraux. D’autre part, nous évaluerons également l’efficacité thérapeutique d’un médicament candidat (la Sitagliptine) sur la base de la taille de la tumeur mesurée de façon non invasive par IRM. En effet, parmi toutes les modalités d'imagerie permettant d'étudier de manière non invasive les tissus, l'IRM (Imagerie par Résonance Magnétique) est l'une des plus prometteuses : elle est capable de fournir des images à haute résolution du cerveau, qui permettent ainsi une mesure précise des altérations des structures cérébrales et des tumeurs en elles-mêmes. Dans ce projet, un suivi longitudinal sera effectué par IRM, ce qui permettra de caractériser la vitesse de propagation des cellules tumorales à travers les tissus environnants et d’évaluer la sensibilité des différentes structures péri-hypophysaires. Afin d’étudier les mécanismes moléculaires à l’origine de la tumorigenèse hypophysaire et ceux à l’origine de l’invasion des structures cérébrales adjacentes par des cellules hypophysaires, nous souhaitons étudier le comportement de cellules hypophysaires sur-exprimant les gènes d’intérêt in vivo. L’utilisation de modèles animaux dans l’étude des mécanismes de dissémination tumorale est nécessaire pour reproduire au mieux le microenvironnement tumoral humain.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de mieux comprendre les mécanismes à l’origine de la survenue d’une tumeur hypophysaire et ceux à l’origine de sa propagation vers les structures cérébrales adjacentes. En plus des connaissances fondamentales sur la croissance tumorale de ce type de tumeurs, un des bénéfices majeurs du projet est l’évaluation de l’effet thérapeutique d’un médicament candidat. La substance active du médicament évalué ici est la Sitagliptine qui est déjà connue et commercialisée : elle est administrée à l'homme depuis longtemps sans effet secondaire significatif ainsi qu’à l’animal. A court terme, les résultats pourront être valorisés sous forme de publication scientifique qui bénéficieront à l’ensemble de la communauté scientifique travaillant sur ce type de tumeurs cérébrales. A plus long terme, les connaissances acquises, en particulier sur le candidat médicament, permettront d’envisager son utilisation dans des études cliniques.
Procédures
Injection intra-hypophysaire de cellules tumorales (durée) Ce geste sera réalisé dans le laboratoire de l’équipe partenaire pour lequel une saisine a déjà été validée. Tous les animaux impliqués dans cette procédure ne subiront qu’une seule chirurgie au cours de leur vie. Caractérisation par IRM 14 jours après l’injection des cellules tumorales, les animaux seront imagés par IRM. Les animaux seront anesthésiés à l’isoflurane (3%) dans une boite à induction afin d’être positionnés dans le cadre stéréotaxique compatible avec l’IRM. Une fois positionné dans le cadre stéréotaxique, l’animal sera positionné dans l’aimant pour réaliser l’acquisition des images. 3 sessions d’IRM seront réalisées à J+14, J+28 et J+49 après injection des cellules tumorales. La durée totale de l’examen IRM est de 30min. Prélèvements à la veine saphène Les animaux seront anesthésiés à l’isoflurane pour effectuer le prélèvement de sang (durée) à la veine saphène. 3 sessions de prélèvements seront réalisées à J+10, J+35 et J+56 après injection des cellules tumorales. Traitement médicamenteux La moitié des animaux sera traitée par un médicament candidat luttant contre la propagation tumorale. Ce traitement sera administré quotidiennement par ajout dans l’eau de boisson et ce durant toute la durée de l’hébergement. Perfusion intracardiaque L’euthanasie interviendra à J+56 après injection des cellules tumorales ou du PBS (durée). Juste après le dernier examen IRM, et avant leur réveil, les animaux seront euthanasiés par administration de pentobarbital (Exagon 1ml/kg, soit 400mg/kg de pentobarbital) afin de préparer les tissus en vue d’utilisation pour des analyses post-mortem.
Impact sur les animaux
La nuisance principale attendue dans ce projet est liée à la croissance tumorale. En effet, la croissance des tumeurs hypophysaires est susceptible d’entrainer une perte de poids des animaux et une altération de l’état général. Pour prendre cela en compte, l’état des animaux sera surveillé quotidiennement et l’ensemble des signes associés au développement tumoral attendu chez les animaux sera surveillé de manière hebdomadaire. Concernant l’administration du médicament, nous n’attendons pas d’effet secondaire particulier car la substance active est déjà bien connue et a déjà été administrée à l’homme comme à l’animal sans effet secondaire notoire.
Devenir
Tous les animaux seront euthanasiés à la fin de la procédure
Remplacement
L’utilisation de modèles animaux pour l’étude du développement tumoral et pour l’étude d’un inhibiteur pharmacologique est indispensable. - Des cultures cellulaires ont également déjà été utilisées en parallèle pour étudier la migration et l’invasion des cellules traitées ou non par les inhibiteurs pharmacologiques ce qui permet de limiter le nombre d’animaux. Seules les cibles ayant déjà prouvées leur efficacité sur des cultures cellulaires sont étudiées in vivo. - Seule l’utilisation de modèles animaux in vivo mimant le plus fidèlement le microenvironnement tumoral permettra d’étudier de manière spécifique le rôle des voix de signalisation étudiées dans la croissance tumorale et dans la migration des cellules tumorales vers les structures cérébrales adjacentes. - Seule l’utilisation de modèles animaux vivant permettra de confirmer le rôle inhibiteur des molécules sur la croissance tumorale et de mimer la maladie tumorale humaine.
Réduction
Dans une première étude, nous avons utilisé des groupes de 6 animaux par condition expérimentale. Nous avions estimé que c’était un nombre raisonnable au vue de la reproductibilité du modèle tumoral mis en place. Le nombre d’animaux par groupe avait été déterminé en utilisant un calcul de puissance statistique. Pour comparer les 2 groupes de rats (traités vs non-traités), nous avons utilisé un test non-paramétrique de Mann-Whitney. Dans le cas des mesures répétées (comparaison de la croissance tumorale ou du poids corporel dans le temps), des ANOVA à mesures répétées suivies des tests post-hoc adéquats ont été utilisés. Rétrospectivement, nous pouvons utiliser la différence observée lors de la première étude (N=6) pour améliorer le calcul de puissance statistique (logiciel G-Power et la formule de Cohen d = (M2 - M1) ⁄ SD, avec M1 et M2 les moyennes des volumes tumoraux des deux groupes et SD la déviation standard). Les études précédentes ont déterminé une moyenne de volume tumoraux, 0.1213 +/- 0.077 cm3 et 0.031 +/- 0.03 cm3 respectivement. Nous obtenons donc une valeur de d=1.52 selon la formule de Cohen. Avec un risque alpha de 5% et une puissance de 95%, nous obtenons N = 11 par groupe, soit 5 animaux supplémentaires par groupe. Afin de s’affranchir d’éventuelles pertes lors de la chirurgie, il est préférable d’ajouter 2 animaux par groupe soit N=13 par groupe.
Raffinement
Une acclimatation de 7 jours sera respectée à l’arrivée dans notre animalerie. Les animaux seront hébergés dans des cages adaptées à leur taille (2 par cage, portoirs ventilés, environnement à température contrôlée, cycle diurne-nocturne de 12h, eau et nourriture fournies ad libitum). Un examen quotidien sera effectué par les zootechniciens, sous la supervision permanente du vétérinaire. Un environnement enrichi par un système de nidification périssable et renouvelé à chaque changement de cage sera fourni, selon nos procédures standards. - Les examens IRM et les prélèvements de sang à la veine saphène seront réalisés sous anesthésie isoflurane avec soutien thermique et suivi de la fréquence respiratoires et de la température de l’animal. - Nous utilisons un scoring quotidien pour surveiller le,bien être animal. 5 composantes seront évaluées : apparence (qualité du poil, propreté des yeux et du nez), posture, mobilité, comportement et signes cliniques. Si necessaire nous demanderons conseil auprès de notre vétérinaire pour envisager la mise en place ou la poursuite d’un traitement analgésique Si un point limite est atteint l’animal sera euthanasié.
Choix des espèces
Pour des raisons immunologiques, des rats seront utilisés pour l’injection des cellules hypophysaires de rats (GH3). L’apparition d’un phénotype tumoral chez les rates après injection de cellules GH3 a déjà été observée par le passé . Ce choix d’utiliser une injection dans l’hypophyse repose sur la création d’un modèle fidèle de tumeur hypophysaire mimant le microenvironnement tumoral et permettant d’étudier de manière plus spécifique l’envahissement des structures cérébrales adjacentes. Par ailleurs, les rats sont adaptés pour étudier le cerveau car leur petite taille permet de les examiner dans des scanners IRM performants. De plus, nous disposons d’une antenne IRM spécifique pour cerveau de rat, ce qui permet de diminuer le temps d’acquisition et donc les durées d’anesthésie des animaux. Tous les rats arriveront dans notre animalerie à l’âge de 9 semaines. La procédure expérimentale débutera après 1 semaine d’acclimatation. L'utilisation de rats au stade de 9 semaines correspond à la maturité sexuelle des animaux afin d'obtenir un environnement oestrogenique favorable au développement de la tumeur.
Evaluation thérapeutique de l’association de deux traitements sur le développement de l’encéphalite aigue expérimentale (EAE) : électrostimulation du nerf splénique et immunosuppresseurs
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
- Système nerveux
399 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. Une encéphalomyélite auto-immune est induite par immunisation, et 252 souris subissent en plus l'implantation chirurgicale d'une électrode dans l'abdomen, pour tester l'association d'une électrostimulation du nerf splénique et d'immunosuppresseurs contre la sclérose en plaques. Le porteur indique que la maladie provoque une paralysie partielle des membres et une perte de poids à partir du huitième jour. Sur le remplacement, il affirme que l'étude ne peut être menée que sur des "organismes entiers" préservant les interactions entre systèmes immunitaire et nerveux.
Objectifs
L'objectif de ce projet de recherche est d'évaluer l'effet combiné de l'électrostimulation du nerf splénique et d’un immunosuppresseur (inhibiteur de S1P ou anticorps anti-CD20) sur le développement la sclérose en plaque dans un modèle murin d’encéphalite autoimmune expérimentale (EAE). Il a pour finalité éventuelle d'appliquer ces traitements en clinique.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra d’évaluer à court terme l’efficacité thérapeutique de la combinaison de l’électrostimulation du nerf splénique avec des traitements pharmacologiques conventionnels sur un modèle murin de sclérose en plaque. Une thérapie basée sur l’électrostimulation des nerfs périphériques est une approche thérapeutique innovante, présentant une toxicité potentielle moindre comparée aux molécules de type stéroïdien par exemple et pourrait apporter une nouvelle alternative thérapeutique pour les patients réfractaires aux traitements actuels. L’autre bénéfice à long terme de ce projet est d’élargir le profil des patients atteints de sclérose en plaque pouvant bénéfier de l’électrostimulation. En effet, si un effet bénéfique de la combinaison de l’électrostimulation du nerf splénique avec des traitements pharmacologiques conventionnels est démontré au cours de ce projet, alors les patients en cours de traitment avec l’anti-CD20 ou le fingolimod pourront également profiter de l’électrostimulation.
Procédures
Induction pathologie (399 animaux) l’ensemble des animaux seront rasés et la pathologie sera induite par immunisation. Pour ce faire, deux injections contenant un adjuvant et une protéine seront administrées par voie sous-cutanée à la base de la queue sous anesthésie générale et une molécule inflammatoire sera injectée en intra-péritonéale. Traitements : Les groupes traités avec un anticorps immunosuppresseur (147 animaux) recevront une injection intra-veineuse sous anesthésie générale. Pour les groupes traités avec une molécule immunosuppressive (147 animaux), cette molécule sera rajoutés dans l’eau de boisson. Implantation électrode : 252 animaux les animaux recevront un analgésique par voie intra-péritonéale , 20 minutes avant l’opération puis subiront une anesthésie générale . Après rasage et désinfection, une ouverture de l’abdomen sera réalisée. Une électrode de 1mm de longueur sera implantée au niveau du nerf de la rate. La paroi abdominale sera suturée avec du monofils résorbable puis le plan cutané sera suturé avec des fils non résorbables. Les fils connectant cette électrode aux connecteurs seront acheminés par voie sous-cutanée jusqu'à la tête de l’animal. Une incision sera pratiquée à l'arrière du crâne permettant l'exposition de la boîte crânienne. Un ciment dentaire sera alors utilisé pour fixer les connecteurs au crâne. La durée prévue de l’opération est de 20 minutes. Le lendemain de l'opération, les animaux opérés recevront un traitement anti-inflammatoire non stéroïdien maintenu pendant les 3 jours suivants. Pas de prélèvement sur animaux vigiles
Impact sur les animaux
1- Nuisances associés à la pathologie: La pathologie consiste en l’injection d’un adjuvant avec une protéine du système nerveux. Cette injection provoque chez l’animal une réaction auto-immune dirigée contre le système nerveux central. Entre 8 et 12 jours après l’injection, les premiers déficits moteurs apparaissent, touchant principalement les membres inférieurs. Ces déficits sont caractérisés par une paralysie partielle des membres et sont donc associés à une mobilité réduite et à une perte de poids. L’ensemble des nuisances potentielles associées à la maladie et les points limites correspondants sont décrits dans l’annexe 3. Le pic de la pathologie est atteint aux alentours du jour 16 post induction puis les symptômes associés à la maladie vont décroitre progressivement jusqu’à la fin de l’expérimentation. 2- Nuissance associées à l’électrostimulation : Il n’y a pas de douleurs associées à l’électrostimulation du nerf de la rate car ce nerf n’est pas constitué de fibres nerveuses sensitives. Une douleur d’une durée estimée à 48 heure est par contre engendrée par la procédure chirugical permettant l’implantation de l’électrode de stimulation sur le nerf de la rate du fait de l’incision de la peau et du péritoine. L’ensemble des nuisances potentielles associées à la procédure chirurgicale et les points limites au suivi post-opératoire sont décrits dans l’annexe 2. Lors de l'électrostimulation les animaux seront séparés les uns des autres car la stimulation électrique requière une connexion à un stimulateur électrique externe par un fil incompatible avec une stabulation en groupe pendant 28 jours (risques de rognage de fils). 3-Nuissances associées aux traitements L’injection en intraveineuse de l'anticorps immunosuppresseur induit une élimination des lymphocytes. Ce traitement est un traitement immunosuppresseur historique largement utilisé chez la souris. Aucune nuisance n’a été associée à ce traitment dans la littérature. L’intraveineuse se fera sous anéthésie gazeuse. Le traitement avec une molécule immunosuppressive dans l'eau de boisson est un immunomodulateur qui sequestre les lymphocytes dans les ganglions lymphatiques. Ce traitement est un également un traitement immunosuppresseur historique largement utilisé chez la souris. Aucune nuisance n’a été associé à ce traitment dans la littérature.
Devenir
Afin de limiter au maximum les souffrances potentielles associées à l'évolution de la pathologie, l'ensemble des animaux sera sacrifié à l'issue de chaque procédure
Remplacement
Ce type d’étude ne peut être envisagés que sur des organismes entiers préservant l’intégrité des interactions entre les systèmes immunitaires et nerveux dans un contexte pathologique et non pathologique.
Réduction
Le plan d’étude est conçu pour éviter une initiation non nécessaire des procédures en réalisant des tests statistiques pour chaque procédure. Ainsi, si les résultats obtenus lors de la procédure 1 ne sont pas validés, les procédures 2 et 3 ne seront pas réalisées. Par conséquent, le nombre de souris indiqué est un nombre maximum.
Raffinement
Des mesures de raffinements seront mises en place afin de limiter au maximum les contraintes imposées aux animaux dans le contexte de cette étude : les interventions chirurgicales seront menées suivant un protocole d’anesthésie et d’analgésie en prenant soin de maintenir la température corporelle des animaux en les plaçant sur une couverture chauffante. Le suivi postopératoire inclura un traitement antalgique et une grille d’observation préétablie prévoyant des mesures correctives et la mise en œuvre le cas échéant de points limites précoces et adaptés.
Choix des espèces
Le modèle souris a été choisi car c’est l’espèce animale de référence en Immunologie chez laquelle l’EAE a été la mieux caractérisée. Le projet portera sur des souris femelles C57Bl/6 âgées de 8 semaines permettant une chirurgie aisée (poids entre 20 et 25 gr).
Etude préliminaire du système ocytocine dans le cervelet chez la souris
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
120 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, la moitié sous anesthésie sans réveil et l'autre en gravité modérée. Chaque souris subit une ou plusieurs chirurgies stéréotaxiques du cerveau de deux à six heures pour l'injection d'un virus, d'un traceur ou une stimulation optogénétique, le réveil s'accompagnant de stress, d'hypothermie et de difficultés à se déplacer et se nourrir dans les premières heures. Les animaux sont tués en fin de procédure pour prélever leur cerveau. Le porteur affirme qu'il n'existe pas d'alternative satisfaisante et mentionne une collaboration avec des théoriciens développant des modélisations à partir de ses travaux.
Objectifs
Le système ocytocinergique n’a jamais été étudié dans le cervelet. Ce projet pilote vise à établir la présence d’ocytocine et de ses récepteurs dans le cervelet de souris, ainsi qu’à en déterminer l’origine. Il pose les bases d’un projet global, qui décrit et caractérise la physiologie et le rôle du système ocytocinergique cérébelleux dans le fonctionnement cérébral L’ocytocine est une hormone dont la fonction principale, au niveau cérébral, est de contrôler les liens sociaux. Ainsi, on a recherché les voies ocytocinergiques principalement dans les circuits cérébraux impliqués dans les interactions sociales, le système de récompense et de gestion des émotions, mais pas dans les régions comme le cervelet. En réalité, les fonctions de l’ocytocine sont plus complexes et les travaux récents indiquent qu’elle aurait plutôt pour rôle d’adapter finement les comportements et réactions physiologiques à l’environnement social. Le cervelet étant une structure clef pour ces adaptations, nous avons entrepris de déterminer s’il existe un système ocytocinergique dans le cervelet de souris. A l’aide de techniques d’immunohistochimie et de traçage des voies neuronales, nous mettrons en évidence et caractérisons la présence de récepteurs à l’ocytocine. Nous testerons également la présence et l’origine de l’ocytocine dans le cervelet de souris adulte
Bénéfices attendus
Des recherches récentes ont étendu les fonctions de l'ocytocine (OXT) et du cervelet bien au-delà de leurs rôles traditionnels attendus. Le neuropeptide OXT est devenu une molécule de grand intérêt en neurosciences en raison de ses effets pro-sociaux et de son potentiel prometteur en tant que nouvelle cible thérapeutique. Les données les plus récentes ont étendu le rôle de l'OXT au-delà de ses effets positifs célèbres. L’OXT régule la confiance, l'empathie, l'agressivité, l'excitation sexuelle, le sommeil, le stress, l'anxiété, la douleur et le système sensoriel, tout au long de la vie et chez les deux sexes. Pour donner une cohérence à ces effets génétique multi-caractériel, on peut proposer que l’OXT permet aux individus d'adapter leurs interactions avec leur groupe de manière flexible et dépendante du contexte. Une conséquence de ces travaux est que le système OXT a été largement étudié dans les régions cérébrales des réseaux sociaux et émotionnels ; mais pas dans le cervelet, ce dernier n’étant pas considéré comme faisant partie de ces réseaux. Pourtant, les recherches des quinze dernières années ont révélé le rôle du cervelet ne se limite pas au contrôle moteur. Il contribue aux systèmes cognitifs et émotionnels, ainsi qu'aux comportements addictifs et sociaux. En effet, en raison de sa large connectivité au cortex cérébral, le cervelet pourrait amorcer ou biaiser le traitement cortical des informations motrices, sensorielles, émotionnelles et cognitives dans des directions contextuellement pertinentes. Cette fonction pourrait expliquer la contribution du cervelet à certains troubles cognitifs et émotionnels (dyslexie, syndrome cérébelleux cognitif-affectif) ainsi qu’à des troubles neurodéveloppementaux (troubles du spectre autistique, schizophrénie, troubles déficitaires de l’attention). Le cervelet étant une structure clef pour ces adaptations, nous avons entrepris de déterminer s’il existe un système oxyctocinergique dans le cervelet de souris et son rôle. Plusieurs articles indiquent la présence d’ocytocine et de ces récepteurs dans le cervelet humain et de rongeur (rat et souris). Cependant, aucune donnée ne le démontre, et surtout, il n’est pas prouvé que ce système soit fonctionnel. Nous devons donc récolter, via ce projet préliminaire, les preuves qu’un système ocytocinergique fonctionnel existe bel et bien dans le cervelet de souris afin de proposer son étude et sa caractérisation détaillée dans la suite de nos travaux.
Procédures
- 44 Souris seront utilisées pour une chirurgie stéréotaxique sous anesthésie générale et locale d’une durée totale entre 2 et 4h pour une injection de virus rAAV, 22 jours plus tard le même groupe de 22 souris seront utilisées pour une chirurgie stéréotaxique pour la stimulation optogénétique pour une durée totale entre 2 et 4h - 16 souris seront utilisées pour une chirurgie stéréotaxique sous anesthésie générale et locale d’une durée totale entre 1et 2h pour une injection de traceur anatomique - 60 souris seront utilisées pour une chirurgie stéréotaxique sous anesthésie générale et locale d’une durée totale entre 3 et 6h pour l'enregistrement neuronal après injection d'ocytocine
Impact sur les animaux
-Stress du au réveil de l’animal pendant quelques minutes -Hypothermie du au réveil de l’animal après l’anesthésie -Difficulté pour se déplacer se nourrir et s’abreuver dans les 2 premières heures suivant le reveil
Devenir
Procédure n°1, Injections stéréotaxiques de virus AAV ou d’une solution de liquide céphalo-rachidien artificiel avec stimulation optogénétique : Les 44 souris de la procédure seront mises à mort en fin de procédure pour prélevement d'organe Procédure n° 2 Injection stéréotaxique d’un traceur neuroanatomique Les 16 souris de la procédure seront mises à mort en fin de procédure pour prélevement d'organe Procédure n° 3 Chirurgie stéréotaxique pour enregistrement neuronal avec injection d’ocytocine (voie intrapéritonéale, Intra cérébrale et élacridar IV) Les 60 souris de la procédure seront mises à mort par surdosage d’anesthésie chimique à la fin de la procédure chirurgicale, ces animaux ne pourront pas être ré utilisés par la suite pour d’autres études, cette procédure fait partie d’une étude préliminaire et les cerveaux seront prélevés pour des analyses anatomiques
Remplacement
Les procédures expérimentales ne peuvent pas être remplacées par d'autres méthodes n'impliquant pas l'utilisation d'animaux vivants et susceptibles d'apporter le même niveau d'information. Il n’existe pas, dans notre domaine, d’alternatives satisfaisantes aux méthodes expérimentales proposées dans ce projet (expériences ex vivo et in vivo sur l’animal), car trop de paramètres physiopathologiques entrent en jeu, de ce fait et pour répondre aux nombreuses questions de l'effet de l'oxycitocine par la communautée scientifique des lignées de souris transgénique ont été crées, nous utiliserons l'une d'elle, dont la modification transgénique entraîne la suppression de la séquence flanquée dans les neurones exprimant l'oxytocine. Néanmoins, nous avons une collaboration avec des chercheurs théoriciens qui vont développer des modélisations sur la base de notre travail
Réduction
Ce projet est une étude pilote utilisant un petit nombre d’animaux, les données preliminaires vont nous permetre d’affiner, d’arrêter ou de continuer les études dans le furur pour un projet plus global Pour réduire le nombre d’animaux et optimiser nos résultats, les animaux serviront à plusieurs mesures, chaque fois que possible. Par exemple, les animaux utilisés pour le traçage seront également étudiés par immunohistochimie. Grâce à des rAAV vecteurs simultanés de la ChR2 et de marqueurs fluorescents, les animaux utilisés en procédure N°1 serviront également à des études de traçage avec des techniques d’immnuhistochime Les différentes procédures expérimentales ont été pensées et élaborées afin d’utiliser le moins d’animaux possible tout en permettant d’obtenir des résultats statistiquement satisfaisants. Nous utiliserons des tests de puissances statistiques paramétriques (Mann-Whitney, Wilcoxon, t-test, ANOVA), avec indices de confiance fixés à 5%. Comme il s'agit d’expériences pilotes, nous ne connaissons pas les paramètres statistiques des populations testées. Nous ne pouvons donc pas déterminer a priori le nombre exact d’animaux nécessaires pour une puissance statistique cible. Nos estimations sont donc basées sur nos connaissances approfondies de la physiologie du cervelet et sur la littérature. Afin de réduire autant que possible le nombre d’animaux nécessaires, la puissance statistique de nos tests sera évaluée régulièrement. Nous cesserons les expériences dès que les données collectées permettront d’atteindre une puissance de 80% et obtenir un resultat significatif, cela dépendra de l’amplitude, de la fréquence et de la variance des effets testés, ainsi que du nombre d’éléments (n). Afin de réduire n (et donc, le nombre d’animaux), nous utiliserons des méthodes et outils déjà caractérisés, des conditions réduisant au maximum la variabilité des données, et des effets aussi facilement détectables que possible (bonne sensibilité).
Raffinement
Afin de minimiser la souffrance et l’angoisse infligées aux animaux, les procédures se dérouleront sous anesthésie générale avec analgésie, et des points-limites seront établis, entraînant la mise à mort anticipée de l’animal si nécessaire. Pour limiter le stress des animaux, ils seront manipulés par le (ou les) même(s) expérimentateur(s) et sur le même poste expérimental, facteurs auxquels ils auront été habitués préalablement. Ils seront anesthésiés après induction gazeuse sans contention. Le cas échéant, ils recevront un traitement analgésique et seront suivis jusqu’à leur réveil. Par la suite, chaque animal sera surveillé quotidiennement et le traitement analgésique sera poursuivi au-delà du réveil si besoin Dans la mesure du possible les procédures n’auront pas lieu le vendredi ou veille de vacances/ jour férié pour éviter toute défaillance de surveillance, et si besoin une personé qualifier sera désignée pour la surveillance Chaque animal bénéficie d’une attention et de soins de qualité, par du personnel qualifié, pendant les interventions mais aussi en dehors de celles-ci afin d’assurer un bien-être optimal tout au long de l’étude. La douleur est rigoureusement contrôlée grâce à des points limites évalués en amont, et gérée grâce aux moyens pharmacologiques appropriés (myorelaxant /anesthésie/analgésie). Par ailleurs, les animaux sont hébergés en groupes dans un environnement enrichi (copeaux, matériel de nidification, bâtonnets à ronger). Enfin, l'eau et la nourriture sont mises à disposition ad libitum.
Choix des espèces
La souris est le modèle standard pour l'étude des reseaux et échanges neuronaux et de la mémoire dans le cerveau des mammifères. L'anatomie, la morphologie cellulaire, la biochimie et l'électrophysiologie du cerveau des rongeurs sont bien caractérisés. Il existe une vaste littérature sur la physiologie du cervelet de souris, les comportements, l'apprentissage et la mémoire. La souris constitue un modèle animal les plus classiques pour les études en laboratoire, et plus particulièrement chez la souris génétiquement modifiée Du fait de la disponibilité de souches connues. Il s'agit de mammifères dont le fonctionnement du cerveau peut être comparé à celui de l'homme pour les questions abordées dans ce projet. Par ailleurs, les techniques de génétique, de marquage anatomique et d'immunohistochimie sont rendues possible du fait de la disponibilité de nombreux produits utilisables chez la souris Dans le cadre de ce projet pilote, nous utiliserons de jeunes adultes (40 à 50 jours) en raison de l’abondance des données disponibles sur cette gamme d’âge dans la littérature (tant ocytocine que cervelet) et de la plus grande facilité d’expérimenter à ces âges. Les protocoles d’anesthésie sont plus efficaces et plus sûrs, et les techniques d'électrophysiologie in vivo produisent plus rapidement des données en utilisant des animaux ayant atteint leur taille adulte et de jeune âge. Ceci permettra d’accélérer la collecte des données préliminaires et d’affiner nos stratégies ultérieures pour étudier des animaux plus jeunes