Procédures modérées

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  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Chiens : 224
Souffrances
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Devenir
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224 chiens adultes vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, puis réintroduits dans le "stock des animaux hébergés" de l'établissement pour être réutilisés. Leur peau est tondue, abrasée au ruban adhésif puis au dermaroller et infectée par des bactéries, ce qui provoque rougeurs, pustules, croûtes et démangeaisons, avec port d'une collerette, isolement en box individuel jusqu'à vingt jours et prélèvements tous les deux à quatre jours jusqu'à la guérison. Il s'agit de tester des traitements vétérinaires de la pyodermite, une infection cutanée fréquente chez le chien, présentés comme des alternatives aux antibiotiques. Chaque chien peut repasser dans une nouvelle étude après six semaines de repos, et le porteur conclut que "l'absence d'alternative à l'utilisation d'animaux justifie l'utilisation des chiens dans ce projet".

Objectifs

La pyodermite canine représente l'un des motifs de consultation les plus fréquents en médecine vétérinaire. C’est une infection bactérienne cutanée généralement causée par des bactéries. Lorsque la barrière cutanée est altérée, les bactéries commensales de la peau peuvent proliférer de manière excessive, entraînant un déséquilibre bactérien et une réponse inflammatoire locale. La pyodermite peut être classée en plusieurs catégories selon la profondeur de l’infection et les couches de peau affectées (de surface, superficielle ou profonde). Les chiens atteints de pyodermite présentent une barrière cutanée altérée avec la présence de croûtes, de pustules, de papules et des zones d’alopécie. La qualité de vie de l’animal est affectée, il se gratte et se lèche, ce qui peut augmenter l’infection.Les traitements classiques actuels reposent l'utilisation de topiques antiseptiques et l'utilisation d'antibiotiques par voie systémique. Cependant, l'augmentation de l’émergence de la résistance aux antimicrobiens des bactéries limite considérablement les options thérapeutiques et le traitement de la pyodermite devient alors un défi. Ce projet s’inscrit dans une démarche de développement de nouveaux traitements vétérinaires, pharmaceutiques ou non. Il se décomposera en 2 procédures: mise en place d’un modèle expérimental de pyodermite superficielle imitant étroitement la maladie naturelle et évaluation de l’efficacité de nouveaux traitements de la pyodermite en vue d’optimiser et de réduire l’utilisation des antibiotiques lorsqu'ils s'avèrent nécessaires. Ces nouveaux traitements permettront également de limiter les conséquences de la maladie et amélioreront de façon notable le bien-être de l’animal. Le modèle de pyodermite sera mis en place d’après des modèles décrits dans la littérature. Les traitements seront testés chez l’espèce de destination et de ce fait une sélection préalable de solutions de traitement ne présentant pas de risque pour l’animal sera réalisée (excipient, volume à administrer…). Les traitements pourront être administrés par voie topique (sprays, mousses, gels, shampooings) ou par voie systémique (alternatives aux antibiotiques ou complémentaires aux antibiotiques)dans le strict respect des bonnes pratiques vétérinaires d’administration.

Bénéfices attendus

La pyodermite canine est due à la prolifération opportuniste de bactéries. Les traitements classiques actuels reposent sur l'administration d'antibiotiques systémiques et l'utilisation de topiques antiseptiques. Cependant, l'augmentation de l’émergence de la résistance aux antimicrobiens des bactéries limite considérablement les options thérapeutiques et le traitement de la pyodermite devient alors un défi. L’objectif de ce projet est de répondre à cette problématique d’antibiorésistance avec des solutions alternatives et/ou complémentaires aux traitements antibiotiques limitant ainsi leur utilisation tout en préservant l’environnement et la santé humaine. La recherche de nouveaux traitements pour un contrôle efficace et sûr de la pyodermite doit être évaluée sur l’espèce cible présentant les caractéristiques de la maladie. La mise en place et la maitrise d’un modèle de pyodermite superficielle induisant des signes cliniques similaires aux lésions cutanées observés chez les chiens souffrant de pyodermite spontanée, permettront d’évaluer l’efficacité d’un traitement dans des conditions contrôlées, d’améliorer les phases de screening de nouvelles solutions alternatives aux antibiotiques et ainsi de sélectionner plus rapidement et de façon plus sûre, des solutions présentant une probabilité importante de succès de guérison sur un nombre optimisé d’animaux. Ainsi, ces traitements permettront d’améliorer l’état et le bien-être du chien (plus de grattage, ni léchage) tout en préservant son microbiome cutané. Ces nouveaux traitements participeront à améliorer le confort d'application et d'utilisation par rapport à l'existant (spot on, durée de traitement réduit...).

Procédures

- Préparation des zones de peau à infecter, tonte et légère abrasion avec une bande adhésive (« tape stripping ») puis au dermaroller - 1x par procédure – quelques minutes - Administration du (des) traitements : • Par voie topique par spray, shampooing - 1 à plusieurs applications par semaines pendant 1 à 4 semaines selon le traitement – maximum 5 mn • Par voie générale - 1 administration unique – 1 mn - Prélèvements • Microbiologiques – 1 prélèvement/zone testée - 1 fois durant la phase d’acclimatation, à J0, les 5 jours suivants la phase d’induction, puis tous les 2 à 4 jours jusqu’à la guérison spontanée (maximum 20 jours) - 2 mn par prélèvement. • Cytologiques, – 1 prélèvement/zone testée - 1 fois durant la phase d’acclimatation, à J0, les 5 jours suivants la phase d’induction, puis tous les 2 à 4 jours jusqu’à la guérison spontanée (maximum 20 jours) - 2 mn par prélèvement.

Impact sur les animaux

1/L’induction du modèle de pyodermite, la collecte d’échantillons et les études d’efficacité pharmacologique requièrent une contention légère et de très courte durée des animaux, pouvant induire un stress léger. 2/L’induction d’une pyodermite superficielle induira des lésions cutanées attendues au niveau des zones testées (ex: érythème, papules/pustules, croûtes). Ces lésions pourront entrainer du prurit et donc être source d'inconfort pour le chien. 3/Prélèvements cytologiques: certains prélèvements pourront se faire par aspiration, c'est-à-dire via l'introduction d'une aiguille dans la lésion cutanée observée, pouvant induire une légère douleur pour l'animal au moment de la ponction. 4/Mobilité réduite: pour éviter le léchage qui pourrait aggraver les symptômes infectieux, les chiens devront porter une collerette pouvant générer un léger stress et inconfort. 5/Afin d’éviter toute contamination croisée entre les chiens (contamination de la zone inoculée par la flore buccale et/ou par les germes de différentes souches qui pourront être appliqués sur les différents chiens), ils seront hébergés en box individuel au maximum 20 jours ce qui pourra induire du stress pour l'animal. L’hébergement collectif sera privilégié pour chaque étude qui le permettra.

Devenir

Tous les animaux utilisés dans le projet seront réintroduits dans le stock des animaux hébergés dans les locaux de l’EU. Les études de ce projet seront conduites séquentiellement afin d’obtenir les informations scientifiques nécessaires tout en minimisant le nombre d’animaux utilisés. Les animaux pourront être réutilisés dans chaque étude du projet après totale guérison et une période de repos de 6 semaines minimum. L’effet cumulatif est évalué par le vétérinaire de l’EU en collaboration avec le(s) directeurs(s) d’étude(s) selon le type de produits administrés. Les animaux peuvent être réutilisés après une période de repos suffisante entre 2 études pour s’assurer de l’élimination totale de l’organisme du dernier traitement administré ; cette durée ne peut être inférieure à 10 fois la demi-vie du produit si celle-ci est connue ou 1 mois si celle-ci n’est pas connue. De plus, tout animal réutilisé fait l’objet d’une visite du vétérinaire de l’EU qui certifie que l’animal a pleinement recouvré son état de santé et de bien-être général et peut être ré-inclus dans une nouvelle étude sans dommage pour lui.

Remplacement

Conformément au principe de remplacement, des modèles non animaux (cultures cellulaires, peau reconstruite, systèmes ex vivo) ont été évalués. Toutefois, ces approches ne permettent pas de reproduire la physiopathologie de la pyodermite superficielle canine, reposant sur l’altération de la barrière cutanée, sa colonisation par une bactérie et la réponse immunitaire cutanée de l’hôte. Seul un modèle in vivo permettra d’analyser simultanément et de façon standardisée, l’induction des lésions, la dynamique infectieuse, l’inflammation et la cicatrisation, ainsi que l’évaluation clinique des stratégies thérapeutiques. Des études in vitro pourront être réalisées en amont de chacune des études de cette procédure, comme : - Des études de microbiologie permettront de caractériser les agents infectieux utilisés lors du modèle et de sélectionner des souches adaptées en évaluant leur pathogénicité et leur sensibilité aux solutions de traitement à évaluer. - Des études de toxicité des solutions de traitement à évaluer permettront d’écarter les produits toxiques ou mal tolérés.

Réduction

Dans la mesure du possible, des approches in vitro seront réalisées préalablement afin de sélectionner les meilleurs candidats de traitement pour un passage in vivo et limiter le nombre d’animaux inclus dans la procédure. Les études réalisées dans le cadre de ce projet seront conduites séquentiellement afin d’obtenir les informations scientifiques nécessaires tout en minimisant le nombre d’animaux utilisés et en préservant leur bien-être autant que possible. Dans chaque plan d’étude, le nombre d’animaux par groupe sera toujours argumenté et justifié de manière à optimiser leur utilisation et à en réduire leur nombre tout en s’assurant que ce nombre permettra d’atteindre l’objectif de l’étude, c'est-à-dire que les résultats de l’étude permettront de prendre une décision sur l’induction de la pyodermite et /ou le niveau d’efficacité de la/des solutions de traitement évaluées. Chaque animal sera son propre témoin. La littérature nous montre que pour ce modèle, un minimum de 6 chiens est nécessaire pour garantir des résultats exploitables. Les études de mise au point seront réalisées sur 6 à 8 chiens (dans le cas où différentes conditions devraient être étudiées, telles que l'application de germes différents). Lors des études d’évaluation de produits, 3 à 4 groupes de 6 à 8 chiens seront nécessaires (2 groupes contrôles, négatif et positif, 2 groupes traités). Les différentes études seront réalisées successivement, et les animaux pourront être réutilisés dans les études suivantes après totale guérison et une période de repos de 6 semaines minimum.

Raffinement

L’induction du modèle de pyodermite, la collecte d’échantillons et les études d’efficacité pharmacologique, requièrent une contention légère des animaux. Les animaux sont habitués à la contention et au contact des expérimentateurs en étant régulièrement manipulés. Depuis leur inclusion dans l’étude jusqu’à la dernière observation, l’état de santé général des animaux sera observé a minima 2 fois par jour pour s’assurer qu’aucune réaction non attendue est observée. Des observations locales seront également prévues a minima une fois durant la phase d’acclimatation, à J0, les 5 jours suivants la phase d’induction puis tous les 2 à 4 jours jusqu’à guérison du chien. Les examens cliniques locaux pourront cependant être plus fréquents si les besoins de l’étude le justifient, par exemple, réalisés quotidiennement tout au long de la phase expérimentale. Le personnel de l’EU en charge des observations est expérimenté et formé à reconnaitre un état de santé ou comportement anormal devant être signalé au vétérinaire de l'étude. Des points limites seront définis et précisés dans chaque plan d'étude. Si un des points limites est atteint, le chien sera immédiatement retiré de la phase expérimentale et traité. Les chiens devant être hébergés en box individuel durant la phase expérimentale (maximum 20 jours), un enrichissement compensatoire avec des jeux spécifiques (tapis de léchage) leur sera fourni. Deux à trois jours après l’induction du modèle, les chiens pourront sortir faire de l’exercice, 2 à 3 fois par semaine, en individuel et sous surveillance. Les interactions avec le personnel qualifié de l’EU seront plus fréquentes qu’en hébergement collectif. Le temps en box individuel sera ajusté à chaque étude de mise en place afin de le réduire au maximum. Il sera discuté pour chaque étude avec la SBEA. L’hébergement collectif sera privilégié pour chaque étude qui le permettra. Dès qu’un animal sera guéri, il pourra de nouveau être placé en box collectif.

Choix des espèces

Les produits vétérinaires doivent obligatoirement être testés dans l’espèce de destination. L’espèce de destination des traitements contre la pyodermite étant le chien et l’absence d’alternative à l’utilisation d’animaux justifie l’utilisation des chiens dans ce projet. Les modèles seront à mettre en place chez des chiens adultes sains avec un système immunitaire mature soit des animaux de plus de 10 mois.

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
Poules : 672
Souffrances
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▲ 672
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Devenir
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 528
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 144

Reçus à l'âge d'un jour, 672 poulets de chair sont élevés jusqu'à 35 jours et, à partir du 21e jour, 576 d'entre eux sont exposés à un stress thermique contrôlé, pour tester des produits à base d'épices ajoutés à leur aliment. Les pesées à J0, J10, J21 et J35 imposent une contention manuelle, et les poulets exposés à la chaleur peuvent présenter une respiration accélérée, moins d'activité et une baisse d'alimentation, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. À J34, 288 poulets subissent deux prises de sang et un test d'immobilité tonique, qui consiste à les maintenir sur le dos et que le porteur décrit comme générant "un stress aigu de courte durée". L'objectif affiché porte sur la "robustesse" et les "performances zootechniques" des volailles d'élevage. À l'issue, 144 poulets sont tués par électronarcose pour des mesures de qualité de viande, et les 528 autres partent vers "la filière de production standard", celle des poulets de chair.

Objectifs

L'augmentation des températures environnementales constitue un défi majeur pour les productions animales et le bien-être des volailles. Le stress thermique est reconnu comme un facteur important de dégradation des performances zootechniques ainsi que des fonctions physiologiques et immunitaires. Dans un contexte marqué par la hausse des températures et la fréquence accrue des vagues de chaleur, il est nécessaire de mieux caractériser les réponses des animaux au stress thermique et d'identifier des solutions permettant d'en limiter les conséquences. Ce projet vise à évaluer les effets d'un stress thermique contrôlé sur les réponses zootechniques, physiologiques et comportementales des poulets de chair, ainsi que l'efficacité de plusieurs produits à base d'épices incorporés dans l'alimentation. Ces produits ont déjà montré des effets favorables sur la réponse au stress dans d'autres modèles expérimentaux. Les résultats obtenus pourront contribuer au développement de stratégies nutritionnelles visant à améliorer la robustesse et le bien-être des volailles dans un contexte de hausse des températures environnementales.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à améliorer les connaissances sur les effets du stress thermique chez le poulet de chair, en évaluant ses conséquences sur les performances zootechniques, les réponses physiologiques et le comportement des animaux. Il permettra également d'évaluer l'intérêt de plusieurs produits à base d'épices comme solution nutritionnelle pour limiter les effets du stress thermique. À terme, les résultats pourraient contribuer au développement de stratégies favorisant la robustesse, le bien-être et les performances des volailles dans un contexte d'augmentation des températures environnementales.

Procédures

Les animaux seront soumis à une exposition à un stress thermique contrôlé. Cette exposition est susceptible d'entraîner un inconfort transitoire caractérisé notamment par une augmentation de la fréquence respiratoire, une diminution de l'activité et une baisse de la consommation alimentaire. Des pesées seront réalisées à plusieurs reprises au cours du projet et nécessiteront des manipulations de courte durée. Un sous-groupe d'animaux fera également l'objet d'évaluations physiologiques et comportementales comprenant des prélèvements sanguins réalisés sur animaux vigiles et un test d'immobilité tonique. Ces procédures nécessiteront une contention manuelle temporaire et pourront être à l'origine d'un stress léger à modéré de courte durée ainsi que d'une douleur légère au site de prélèvement. Chaque animal concerné par ces évaluations sera soumis à deux prélèvements sanguins et à un test d'immobilité tonique au cours du projet.

Impact sur les animaux

Les principales nuisances attendues au cours du projet sont liées à l'application du stress thermique contrôlé ainsi qu'aux procédures de prélèvement et d'évaluation comportementale. Les animaux élevés dans la salle soumise au stress thermique pourront présenter des signes transitoires d'inconfort liés à l'augmentation de la température ambiante, tels qu'une augmentation de la fréquence respiratoire, une diminution de l'activité ou une baisse de la consommation alimentaire. Les pesées réalisées à J0, J10, J21 et J35 nécessiteront une contention manuelle de courte durée susceptible de provoquer un stress léger et temporaire. Les prélèvements sanguins réalisés à J34 pourront entraîner un stress ponctuel lié à la manipulation et à la contention des animaux, ainsi qu'une gêne légère et de courte durée au niveau du site de ponction. Un risque limité d'apparition d'un hématome local peut également être observé. Le test d'immobilité tonique constitue une procédure générant un stress aigu de courte durée associé à la contention et au maintien temporaire de l'animal en position dorsale. Au total, les effets indésirables attendus sont principalement des manifestations transitoires de stress et d'inconfort, d'intensité légère à modérée, associées aux conditions de stress thermique, aux manipulations et aux procédures expérimentales réalisées.

Devenir

Une partie des animaux (2 poulets par module parmi les 4 utilisés dans le cadre des prélèvements de sang et tests d’immobilité tonique soit 144 poulets au total) sera mise à mort par électronarcose à l’issue de l’essai afin de réaliser des analyses scientifiques complémentaires, telles que des mesures de qualité de viande. La mise à mort est réalisée selon des méthodes réglementaires approuvées, par du personnel formé. Les animaux ne faisant pas l’objet de prélèvements nécessitant leur mise à mort sont maintenus en vie à l’issue de l’essai. Ces animaux sont ensuite orientés vers la filière de production standard.

Remplacement

Aucune méthode substitutive ne permet actuellement de reproduire la complexité de la thermorégulation chez les volailles, en intégrant les interactions comportementales et métaboliques intervenant dans ce processus, et les liens avec la nutrition.

Réduction

Le nombre d'animaux inclus dans ce projet a été déterminé de manière à garantir une puissance statistique suffisante pour mettre en évidence les effets des différentes stratégies nutritionnelles sur les paramètres zootechniques, comportementaux et physiologiques étudiés, tout en limitant au strict nécessaire le nombre d'animaux utilisés. La procédure de stress thermique contrôlé concernera 576 poulets. Afin de réduire le nombre d'animaux soumis aux procédures les plus contraignantes, les prélèvements sanguins et le test d'immobilité tonique seront réalisés uniquement sur un sous-échantillon représentatif d'animaux. Ainsi, 192 animaux parmi ceux soumis au stress thermique feront également l'objet de ces évaluations physiologiques et comportementales. Afin de disposer d'un groupe de comparaison non exposé au stress thermique, ces mêmes évaluations seront également réalisées sur 96 animaux supplémentaires. Au total, 672 animaux seront inclus dans une procédure expérimentale au cours du projet. Ce dimensionnement expérimental a été défini de manière à répondre aux objectifs scientifiques du projet tout en respectant le principe de réduction du nombre d'animaux utilisés.

Raffinement

Le bien-être des animaux repose sur une surveillance quotidienne assurée par un personnel qualifié et spécialement formé à l’élevage et à la manipulation des volailles. Les animaux sont élevés en case collective (12 animaux). La durée et la période d’augmentation de la température est adaptée à la thématique d’essai et réduite au maximum (uniquement sur la période de finition). Les manipulations sont réduites, peu invasives et courtes dans le temps. Elles se limitent principalement à des pesées (J10, J21, J35), ainsi qu’à un test d’immobilité tonique et prélèvements de sang uniquement pour certains animaux. L’eau et les aliments sont distribués à volonté. L’air est ventilé, les conditions d’ambiance (température et hygrométrie) sont contrôlées via un boitier de commande. Un sur-grillage plastique est placé au sol des modules afin d’améliorer le confort pour les pattes des volailles. Un papier de démarrage (papier absorbant) est placé au sol les premiers jours après l’arrivée des poussins. Il permet de déposer un peu d’aliment directement à leur portée et d’améliorer le démarrage alimentaire, tout en limitant le contact avec le sol grillagé. Il est retiré après quelques jours.

Choix des espèces

Il s’agit de l’espèce cible. Les poussins sont reçus, âgés d’un jour, comme dans les conditions d’élevage habituelles. Ils sont élevés jusqu’à 35 jours d’âge. Lors des phases de démarrage et de croissance (jusqu’à 21 jours d’âge), les volailles seront élevées avec des conditions d’ambiances (température et hygrométrie) conformes au cahier des charges standard leur assurant un bien-être optimal. Cela permet une meilleure adaptation des animaux à leur environnement, et de limiter les potentielles nuisances sur les animaux en réduisant la durée d’exposition. La modification des consignes de condition d’ambiance n’interviendra que sur la phase de finition (après 21 jours d’âge et jusqu’à 35 jours d’âge) . Les mesures comportementales et physiologiques seront réalisées à J34 juste avant la fin de l’essai et à la fin de la période d’élevation des températures, afin d’évaluer l’impact de cette dernière sur ces paramètres.

  • Formation professionnelle
  • Recherche appliquée
    • Toxicologie (hors obligations réglementaires)
Souris : 240
Rats : 240
Chiens : 80
Cochons : 80
Macaques à longue queue : 180
Souffrances
▲ -
▲ 78
▲ 742
▲ -
Devenir
 6
 12
 33
 769

Avant tout essai chez l'humain, des candidats médicaments pour l'œil sont testés en série, à raison d'une dizaine d'études par an, sur 240 souris, 240 rats, 80 chiens, 80 cochons et 180 macaques à longue queue. Ces 820 individus reçoivent des gouttes oculaires parfois plusieurs fois par jour ou des injections dans l'œil, jusqu'à deux mois de traitement, avec prises de sang, prélèvements d'humeur aqueuse et biopsies, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Le porteur décrit dans les cas les plus marqués des paupières fermées, des rougeurs, des œdèmes de la conjonctive, une photophobie et des frottements répétés des yeux, et affirme que ces études ne sont menées que lorsqu'elles sont "indispensables". La plupart sont tués pour un examen anatomopathologique terminal, mais le champ structuré déclare 51 chiens, cochons et macaques gardés en vie, dont 33 réutilisés, 6 chiens proposés à l'adoption et 12 cochons et macaques rendus à l'élevage, ce dernier point n'apparaissant nulle part dans la narration.

Objectifs

-Contexte De nombreuses maladies des yeux ne disposent pas encore de traitements suffisamment efficaces. C'est le cas par exemple de certaines maladies de la rétine pouvant entraîner une perte de la vision, du glaucome ou encore de certaines atteintes de la surface de l'œil. Afin de répondre à ces besoins médicaux, de nouveaux médicaments sont en cours de développement. -Objectif principal Avant d'être testés chez l'Homme, les futurs médicaments doivent faire l'objet d'études de sécurité. Ces études, réalisées chez l'animal, permettent de vérifier qu'ils ne présentent pas de risques majeurs et de préparer leur évaluation lors des essais cliniques. -Finalités Ces études visent à : - identifier les éventuels effets indésirables du médicament ; - sélectionner les candidats médicaments les plus prometteurs ; - comprendre comment le médicament est distribué et éliminé par l'organisme ; - recueillir les informations nécessaires pour orienter la suite de son développement et préparer les études réglementaires. -Méthodologie Le candidat médicament est administré dans l'œil, en une ou plusieurs fois selon les objectifs de l'étude. Tout au long de l'étude, les animaux font l'objet d'un suivi attentif comprenant notamment : - l'observation de leur état de santé général ; - la mesure de différents paramètres biologiques ; - la réalisation d'examens ophtalmologiques ; - des prélèvements biologiques permettant d'analyser les effets du médicament. L'ensemble des résultats recueillis est ensuite analysé afin d'évaluer le profil de sécurité du candidat médicament et d'optimiser son développement. Cette approche contribue également à limiter le nombre d'études nécessaires en exploitant au mieux les données obtenues. Toutes espèces confondues, environ 10 études peuvent être réalisées chaque année.

Bénéfices attendus

Le principal bénéfice de ce projet est de contribuer au développement de traitements plus sûrs pour les maladies de l'œil. Avant qu'un nouveau médicament puisse être testé chez l'Homme, il est important de vérifier qu'il ne présente pas de risque majeur pour la santé. Les études réalisées dans le cadre de ce projet permettent d'identifier le plus tôt possible d'éventuels effets indésirables et de mieux comprendre le profil de sécurité des futurs traitements. Cette étape contribue à protéger les participants aux essais cliniques et, à terme, les futurs patients. Le projet permet également de recueillir des informations essentielles pour orienter le développement des nouveaux médicaments. Les résultats obtenus aident notamment à déterminer les doses les plus adaptées, à définir les examens de suivi nécessaires et à mieux évaluer l'équilibre entre l'efficacité attendue du traitement et ses éventuels effets indésirables. Ces études permettent aussi d'identifier les organes ou tissus qui pourraient être particulièrement sensibles au médicament. Cette connaissance facilite la détection précoce d'éventuels effets indésirables, qu'ils concernent les yeux ou d'autres parties de l'organisme. Par ailleurs, le projet contribue à identifier des indicateurs biologiques pouvant être utilisés dans les études ultérieures pour suivre l'action du traitement et détecter rapidement d'éventuels effets indésirables. Plus largement, les connaissances acquises permettent de mieux comprendre les mécanismes à l'origine de certains effets indésirables et d'améliorer les décisions prises tout au long du développement des futurs médicaments.

Procédures

Les animaux reçoivent le candidat médicament directement au niveau de l'œil (quelques secondes), soit en une seule administration, soit en plusieurs administrations selon le type de traitement étudié. La fréquence d'administration varie en fonction du médicament. Par exemple, des gouttes ophtalmiques peuvent être administrées plusieurs fois par jour, tandis que certaines injections dans l'œil peuvent être réalisées seulement une fois par mois. La durée totale du traitement peut aller jusqu'à deux mois. Lorsque des injections oculaires sont nécessaires (quelques minutes), elles sont réalisées dans des conditions de stérilité strictes, sous anesthésie locale et, si besoin, sous une anesthésie générale de courte durée afin d'assurer le confort de l'animal. Des prélèvements de sang ou d'autres échantillons biologiques (quelques minutes) peuvent également être réalisés au cours de l'étude pour analyses. Ces analyses permettent de mieux comprendre la façon dont le médicament agit dans l'organisme et d'évaluer son niveau d'exposition. Dans certains cas, de petits prélèvements de tissus ou de cellules peuvent être nécessaires (quelques minutes). Toutes ces procédures sont réalisées dans le respect des recommandations éthiques en vigueur, avec un nombre et un volume de prélèvements limités au strict nécessaire. Lorsque ces prélèvements nécessitent une intervention, celle-ci est effectuée sous anesthésie de courte durée et dans des conditions garantissant le bien-être des animaux. Des examens ophtalmologiques (quelques minutes) sont généralement réalisés avant le début du traitement, puis à intervalles réguliers pendant l'étude, et enfin à son terme. Selon la nature de l'examen, un collyre anesthésiant peut être administré afin de rendre l'œil temporairement insensible pour permettre la réalisation des mesures dans les meilleures conditions. L'ensemble de ces observations, examens et analyses permet de suivre l'état de santé des animaux, d'évaluer les effets du médicament sur l'œil et l'organisme, et de recueillir les informations nécessaires à son développement en toute sécurité.

Impact sur les animaux

Les effets indésirables seront limités à une contrainte modérée. L’administration d’un candidat médicament par voie ophtalmique peut entraîner des effets indésirables oculaires, parfois accompagnés, dans les cas les plus marqués, d’effets systémiques. Ces effets peuvent être liés à l’actif étudié et/ou à la procédure d’administration, notamment lors d’injections intra- ou péri-oculaires. Chez les rongeurs comme chez les non-rongeurs, les effets indésirables oculaires se manifestent par des signes cliniques observés au niveau de l’œil et de la région périoculaire, tels qu’une fermeture des paupières, une rougeur et/ou un œdème conjonctival, un écoulement oculaire. Lors d’atteintes oculaires les plus marquées, ces effets locaux peuvent s'accompagner d'un retentissement sur le comportement de l'animal, se traduisant notamment par des frottements répétés des yeux, une photophobie, une diminution de l'activité ou une baisse de la consommation alimentaire. Outre les effets liés à l’administration de la substance étudiée, la procédure elle-même (contention, examens, prélèvements de fluides biologiques ou de tissus, etc.) peut engendrer des nuisances se traduisant par un inconfort, un stress ou une douleur de courte durée. Les administrations intra- ou périoculaires, ainsi que les prélèvements d’humeur aqueuse et biopsies sont susceptibles d’entraîner, au cours des 48 heures suivant l’intervention, une douleur légère, une diminution de l’appétit et une légère baisse de l’activité.

Devenir

Les études précliniques exploratoires de sécurité visant à évaluer les effets indésirables potentiels de candidats médicaments en ophtalmologie nécessitent, le plus souvent, la réalisation d’analyses biologiques ainsi qu’un examen anatomopathologique terminal. Cet examen permet d’évaluer les éventuels effets du candidat médicament administré par voie oculaire, tant au niveau de l’œil que des autres tissus et organes. Il permet également de déterminer l’exposition des différents tissus oculaires et de l’organisme au candidat médicament et/ou d’analyser son effet sur sa cible thérapeutique, ainsi que de réaliser toute investigation complémentaire nécessaire à son évaluation. Lorsque les objectifs de l’étude ne nécessitent pas d’analyses terminales, certains animaux non rongeurs pourront être réutilisés après validation du Vétérinaire clinicien. Une partie d’entre eux pourra être proposée à l’adoption par l’intermédiaire d’associations ou de structures d’accueil spécialisées, en accord avec les autorités compétentes.

Remplacement

Avant qu'un nouveau médicament destiné à traiter les maladies de l'œil puisse être administré à l'Homme, il doit être soigneusement évalué afin de vérifier son efficacité et sa sécurité. Plusieurs méthodes alternatives sont systématiquement intégrées dans notre stratégie d'évaluation, comme la modélisation informatique, l’utilisation de cultures cellulaires ou l’étude de tissus en laboratoire. Ces approches permettent de sélectionner les candidats médicaments les plus prometteurs et d'écarter rapidement ceux qui présentent des risques potentiels. Toutefois, ces méthodes ne permettent pas de reproduire toute la complexité d'un organisme vivant. En particulier, elles ne permettent pas d'étudier la façon dont un médicament se répartit dans l'œil et dans le reste de l'organisme, ni d'évaluer l'ensemble des réactions biologiques susceptibles de se produire après son administration. Lorsque les informations nécessaires ne peuvent pas être obtenues par ces méthodes alternatives, des études chez l'animal sont alors réalisées. Elles permettent notamment de : - évaluer les effets du médicament sur l'œil et sur l'organisme dans son ensemble, - comprendre comment le médicament est absorbé, distribué et éliminé, - vérifier que son niveau de sécurité est compatible avec une future utilisation chez l'Homme. Les études animales sont donc mises en œuvre uniquement lorsqu'elles sont indispensables et qu'aucune autre méthode validée ne permet d'obtenir les informations recherchées. Elles constituent aujourd'hui une étape importante du développement des médicaments, contribuant à garantir la sécurité des futurs participants aux essais cliniques et des patients.

Réduction

Le nombre d'animaux utilisés dans ce projet est limité au strict nécessaire, conformément aux principes éthiques applicables à la recherche animale. Pour chaque étude, le nombre d'animaux est soigneusement déterminé afin d'obtenir des résultats fiables et scientifiquement solides tout en évitant l'utilisation d'animaux en excès. Cette estimation s'appuie sur les connaissances scientifiques disponibles, l'expérience acquise lors d'études précédentes et les recommandations en vigueur. Lorsque cela est possible et sans impact sur leur bien-être ou sur la qualité scientifique des résultats, certains animaux peuvent participer à plusieurs études compatibles. Cette démarche permet de réduire davantage le nombre total d'animaux nécessaires au projet. L'objectif est ainsi de recueillir les informations indispensables au développement de nouveaux traitements tout en limitant au maximum le recours aux animaux.

Raffinement

Les procédures expérimentales sont conçues de manière à minimiser la douleur, la souffrance, le stress et les contraintes subis par les animaux. Une phase de désensibilisation et d’habituation est systématiquement mise en œuvre avant le début de l’étude afin de limiter le stress des animaux au cours des procédures expérimentales. Chaque manipulation est associée à un renforcement positif (récompenses physiques ou alimentaires). Les animaux bénéficient d'enrichissements alimentaires spécifiques distribués individuellement à la main dès leur arrivée pour favoriser une relation de confiance avec l'expérimentateur. Lorsque certains examens ou interventions sont susceptibles d'entraîner un inconfort, ils sont réalisés sous anesthésie afin de prévenir la douleur et de limiter le stress (examens approfondis des yeux, certains actes chirurgicaux). Ces interventions sont effectuées dans des conditions d'asepsie strictes afin de prévenir tout risque d'infection, des traitements antidouleur sont administrés lorsque cela est nécessaire. L'ensemble de ces mesures vise à garantir à la fois la qualité de la procédure et le confort de l'animal pendant et après celle-ci. L'état de santé et le comportement des animaux sont surveillés quotidiennement par du personnel qualifié. Des critères précis ont été définis pour détecter rapidement tout signe de douleur, d'inconfort ou de détresse. Si nécessaire, des mesures adaptées sont prises immédiatement, pouvant aller jusqu'à l'arrêt anticipé de la participation de l'animal à l'étude. Pour renforcer le suivi clinique, des systèmes de vidéosurveillance dédiés sont utilisés pour les chiens et les miniporcs. Pour certaines études, les souris sont hébergées dans des cages connectées pouvant être équipées de caméras pour détecter les anomalies 24h/7j. Les rats bénéficient également de caméras pour enregistrer leur activité jour et nuit. L'utilisation d'implants de monitoring des fonctions vitales (température) limite la contrainte sur les animaux tout en recueillant des informations importantes pour le suivi clinique. L'environnement des animaux est enrichi et adapté à leurs besoins spécifiques (jeux, objets à explorer, activités de recherche alimentaire, ambiance sonore adaptée). Les animaux sont également habitués à être manipulés de manière douce et respectueuse afin de réduire leur stress et d'améliorer leur bien-être tout au long de l'étude.

Choix des espèces

Le choix des espèces animales utilisées dans les études est guidé par des critères scientifiques et par les réglementations internationales encadrant le développement des médicaments. Selon les recommandations en vigueur, les études de sécurité sont généralement réalisées chez différentes espèces animales. Cette approche permet de mieux comprendre les effets potentiels du futur médicament et d'obtenir des données aussi fiables que possible avant son évaluation chez l'Homme. L'espèce retenue est choisie en fonction de plusieurs facteurs, notamment la manière dont l'œil est constitué et fonctionne, le mode d'administration du médicament et la façon dont celui-ci agit dans l'organisme. L'objectif est d'utiliser les espèces les plus adaptées pour répondre aux questions scientifiques posées par l'étude. Lorsque les caractéristiques du médicament le permettent et que cela est scientifiquement justifié, les études peuvent être réalisées dans une seule espèce pertinente. Cette approche contribue à limiter le nombre d'animaux utilisés tout en garantissant la qualité des données recueillies. Selon les besoins du programme de recherche et les exigences réglementaires, les études peuvent être menées chez des animaux jeunes ou adultes. Le choix est effectué au cas par cas afin de s'assurer que les résultats obtenus sont les plus pertinents possibles pour le développement du futur traitement.

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
Poules : 48
Souffrances
▲ -
▲ 12
▲ 24
▲ 12
Devenir
 -
 -
 -
 48

48 poulets de chair vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à sévère. Livrés à un jour et élevés en cages en batterie, ils reçoivent par la bouche une substance non précisée à 14, 19, 20 et 21 jours pour provoquer une entérite nécrotique, avec diarrhée, déshydratation, abattement et plumage ébouriffé attendus, puis une prise de sang de 2 mL avant d'être tués à 23 ou 28 jours. Les retombées annoncées, dont une production "moins dépendante des traitements antimicrobiens", sont renvoyées au "plus long terme". Le projet construit un protocole d'induction de la maladie pour tester ensuite des additifs alimentaires, dans une filière que l'entérite nécrotique expose à d'"importantes pertes économiques".

Objectifs

L’entérite nécrotique est une maladie digestive fréquente chez le poulet de chair qui peut fortement dégrader la santé et le bien-être des animaux, réduire leurs performances de croissance et engendrer d’importantes pertes économiques pour la filière avicole. Dans un contexte de réduction de l’utilisation des antibiotiques en élevage, il est nécessaire de développer de nouvelles approches permettant de prévenir ou de limiter cette maladie. L’objectif de ce projet est de mettre au point un modèle expérimental reproduisant de manière fiable et contrôlée l’entérite nécrotique chez le poulet de chair. Ce modèle permettra d’identifier les paramètres les plus pertinents pour caractériser la maladie et d’évaluer l’efficacité de solutions nutritionnelles destinées à réduire son apparition ou sa sévérité. À terme, ce modèle servira d’outil de recherche pour tester de nouveaux ingrédients ou additifs alimentaires, mieux comprendre leurs mécanismes d’action et sélectionner les candidats les plus prometteurs avant leur évaluation dans des études menées à plus grande échelle en conditions d’élevage.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à développer un modèle expérimental permettant de reproduire de manière contrôlée l’entérite nécrotique chez le poulet de chair. Disposer d’un tel modèle est essentiel pour mieux comprendre les mécanismes impliqués dans l’apparition et l’évolution de cette maladie, ainsi que les interactions entre les agents infectieux, l’environnement intestinal et les défenses naturelles de l’animal. Ce modèle permettra également d’évaluer dans des conditions maîtrisées de nouvelles stratégies visant à prévenir ou à réduire les effets de l’entérite nécrotique. Dans un contexte où l’usage des antibiotiques est en diminution, il constitue un outil indispensable pour tester des alternatives telles que les compléments alimentaires et solutions nutritionnelles innovantes modulant la microflore. La standardisation des conditions expérimentales favorisera l’obtention de résultats fiables et reproductibles, facilitant ainsi la comparaison des différentes approches évaluées et l’identification des solutions les plus prometteuses. L’étude permettra également d’améliorer les connaissances sur le fonctionnement du microbiote intestinal et son rôle dans la résistance à la maladie. À plus long terme, les connaissances acquises grâce à ce projet contribueront au développement de stratégies de prévention plus efficaces, à l’amélioration de la santé et du bien-être des animaux, ainsi qu’à une production avicole plus durable et moins dépendante des traitements antimicrobiens.

Procédures

Les animaux seront élevés avec un aliment répondant à leur besoin nutritionnel pendant 28 jours. A 14, 19, 20 et 21 jours d'âge, une seule administration par voie orale à l’aide d’une seringue sans aiguille de 1 mL de substance sera réalisée sur chaque animal de la cage. Pour chaque administration, le temps de contrainte pour maintenir chaque animal ne dépassera pas 30 secondes et se fera progressivement en fonction de la déglutition de l'animal. Une partie des animaux (24) sera soumise à un prélèvement sanguin à J23 l’autre à J28. Un volume de sang de 2 mL nécessaire et suffisant à l'analyse des différents paramètres sanguins sera prélevé sur chaque animal. Pour chaque prise de sang, le temps de contention ne dépassera pas 1 min.

Impact sur les animaux

Les animaux seront nourris avec un aliment standard répondant à leurs besoins nutritionnels pendant 28 jours. L’induction de l’entérite nécrotique peut entraîner l’apparition de signes cliniques digestifs d’intensité variable. Les nuisances associées au modèle expérimental d’entérite nécrotique chez le poulet de chair sont principalement liées à l’induction contrôlée d’une pathologie digestive pouvant entraîner de l’inconfort, une diminution de l’ingestion alimentaire, un abattement (position en boule), un plumage ébouriffé. Une diarrhée peut également être observée, contribuant à une déshydratation et à une dégradation globale de l’état corporel. Une baisse des performances zootechniques (croissance ralentie, indice de consommation dégradé) est également attendue, reflétant l’impact systémique de la maladie. La manipulation des animaux, incluant leur sortie des cages pour la pesée en groupe, l’administration des agents des substances et le prélèvement sanguin, est susceptible d’induire un inconfort et un stress temporaires. Le prélèvement de sang, effectué une unique fois par animal, peut entraîner une douleur passagère au site de prélèvement.

Devenir

Une partie des animaux seront mis à mort à J23 et l’autre à J28 pour le prélèvement de tissus biologiques.

Remplacement

L’entérite nécrotique est une maladie digestive complexe qui résulte de l’interaction entre une bactérie (Clostridium perfringens), des facteurs favorisant son développement, le microbiote intestinal et les défenses naturelles de l’animal. À l’heure actuelle, il n’existe pas de méthode alternative permettant de reproduire l’ensemble de ces mécanismes de manière fiable sans utiliser d’animaux. Des méthodes de laboratoire (in vitro) seront toutefois utilisées avant les essais sur animaux afin de sélectionner les solutions les plus prometteuses et de limiter le nombre d’animaux nécessaires. Cependant, ces méthodes ne permettent pas d’évaluer les effets de la maladie sur l’organisme dans son ensemble. Le recours à l’animal reste donc indispensable pour atteindre les objectifs du projet, tout en étant limité aux situations où aucune alternative pertinente n’est disponible.

Réduction

Le projet a pour objectif de mettre au point un modèle expérimental d’entérite nécrotique chez le poulet de chair afin de contribuer au développement de nouvelles stratégies de prévention et d’améliorer la santé et le bien-être des animaux confrontés à cette maladie digestive. Le nombre d’animaux a été défini de manière à obtenir des résultats scientifiquement fiables tout en limitant leur utilisation au strict nécessaire. Les effectifs retenus permettent également de garantir des conditions d’élevage adaptées, notamment le maintien des interactions sociales et d’une hiérarchie au sein des groupes, éléments importants pour le bien-être des animaux. Enfin, plusieurs paramètres seront évalués sur chaque animal au cours de l’étude et lors des analyses post-mortem, afin de maximiser les informations recueillies et d’optimiser l’utilisation de chaque animal inclus dans le projet.

Raffinement

La gestion du bien-être des animaux tout au long du projet inclut l’application de points limites spécifiques et précoces. L’inconfort, le stress de la contrainte lors du maintien des animaux dû au gavage, sont réduits par, une manipulation empathique, délicate et compétente des animaux par les applicateurs de la procédure, une administration de la substance par voie orale à l’aide d’une seringue à un volume approprié à la taille de l’animal soit 1 mL et par une surveillance minutieuse quotidienne des animaux à l’aide de la grille d’observation. L’inconfort et le stress dus à la sortie des cages pour les prises de sang sont réduits par une manipulation délicate des animaux, un prélèvement de faibles volumes de sang en fonction de la volémie et par l’application d’un point de pression sur le site de prélèvement comme décrit dans le procédure interne qui définit le volume limite de prélèvement sanguin et les périodes de récupération nécessaires. L’état de santé des animaux est suivi quotidiennement. Le raffinement des conditions d’hébergement consiste en la mise en place de papier filtre à l’intérieur de la cage pour éviter que les animaux se coincent les pattes dans les mailles de la grille tout au long de l’étude et en favorisant l’accès à l’eau et à la nourriture surtout en période de démarrage des animaux (J0-J8). L’accès à l’eau est facilité par la mise en place de coupelle d’eau en plus des pipettes et des godets récupérateurs d’eau. La première semaine d’élevage, l’accès à la nourriture est affiné en mettant directement dans la cage sur le papier filtre un tas d’aliment. En plus, la hauteur des lignes d’eau ainsi que les ouvertures d’accès aux mangeoires, sont ajustées régulièrement en fonction de l’âge des animaux. L’état de santé des animaux est suivi quotidiennement. Les conditions d’hébergement des animaux sont définies de telle sorte que l’enrichissement des cages (balles avec grelots), la densité des animaux par cage, ou encore les paramètres environnementaux (température et hygrométrie) procurent le maximum de confort aux animaux, favorisent les interactions sociales, et correspondent à la législation en vigueur. Aucun animal ne reste isolé, en cage individuelle sans contact visuel ou physique avec ses congénères, ceci afin de réduire au minimum l’angoisse et le stress des animaux.

Choix des espèces

L’espèce retenue correspond à l’espèce cible, à savoir le poulet de chair. Ce choix permet de développer un modèle expérimental directement basé sur l’espèce chez laquelle la pathologie d’intérêt, l’entérite nécrotique, se manifeste en élevage, notamment en conditions de production intensive. Ainsi, les observations et résultats obtenus seront représentatifs et transposables aux conditions réelles de production sans biais lié à une extrapolation inter-espèces et exploitables par la filière avicole. Les animaux livrés seront des poussins de 1 jour. Ils seront mis en stabulation en cages en batterie et seront élevés jusqu’à l’âge de 28 jours.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 1064
Souffrances
▲ -
▲ 266
▲ 728
▲ 70
Devenir
 -
 -
 -
 1064

1 064 souris de deux lignées porteuses d'une forme de maladie de Charcot vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à sévère, par cohortes de 9 à 26 individus. Elles reçoivent l'une des quatre approches testées, protéines bloquantes, molécule injectée dans le sang, délivrance au système nerveux ou thérapie génique, avec des prises de sang et deux tests moteurs dont seul le tapis roulant est nommé. Dans la lignée à progression rapide, la fonte musculaire entraîne perte de poids et difficultés à se déplacer, et certaines souris sont tuées "une fois que la manifestation de la pathologie est maximale". Le porteur écrit "Comme chez les patients, les souris ne montrent pas de signes de douleur", tout en déclarant une partie des procédures au niveau sévère.

Objectifs

La maladie de Charcot est une maladie neurodégénérative incurable et mortelle, causée par la perte des neurones moteurs situés dans le cerveau et la moelle épinière, responsables de la contraction des muscles striés. En France environ 7000 patients vivent avec la maladie de Charcot. La maladie débute généralement entre 50 et 70 ans par une faiblesse musculaire, évoluant rapidement vers une paralysie généralisée des membres et une insuffisance respiratoire, conduisant au décès dans les 3 ans suivant l'apparition des premiers symptômes. De nombreuses données issues de patients et de modèles animaux de laboratoire ont identifié l’inflammation et le système immunitaire comme des cibles thérapeutiques prometteuses. Ce projet s’inscrit dans une démarche de développement thérapeutique visant à valider des approches et des molécules dont la tolérance et la sécurité d’administration ont déjà été démontrées chez le rongeur et chez l’Homme, mais dans le contexte d’autres pathologies. Nous avons ainsi identifié quatre molécules thérapeutiques et notre objectif est d’explorer leur potentiel sur deux modèles complémentaires de la maladie de Charcot reproduisant l’hétérogénéité de la pathologie. 1. La première approche consiste à bloquer le passage des cellules immunitaires du sang vers le cerveau et la moelle épinière à l’aide de protéines bloquantes. 2. La seconde approche vise à bloquer la capacité des cellules immunitaires à déclencher une réponse inflammatoire dans le système nerveux central et en périphérie, par l’administration d’une molécule dans la circulation sanguine. 3. La troisième approche repose sur la délivrance ciblée au système nerveux d’une autre classe de molécules afin de bloquer l’influence des cellules immunitaires. 4. Enfin, la quatrième approche consiste à bloquer les signaux émis par le système nerveux qui attirent les cellules immunitaires inflammatoires, au moyen d’une approche de thérapie par le géne.

Bénéfices attendus

Notre projet vise à tester de nouveaux traitements contre la maladie de Charcot en ciblant le système immunitaire. Ce dernier est relativement accessible aux interventions thérapeutiques, ce qui facilite le développement de nouvelles approches. Nous évaluerons quatre stratégies distinctes, présentant chacune un fort potentiel clinique, car elles ont déjà été testées et validées chez l’humain dans le cadre d’autres pathologies. Pour refléter la diversité des formes cliniques observées chez les patients, nous utiliserons deux modèles différents de la maladie de Charcot. Cette approche devrait permettre d’obtenir des résultats robustes et reproductibles, applicables à divers contextes de la maladie. Les résultats de ce projet feront l’objet de publications dans des revues scientifiques internationales à comité de lecture, de dépôts de brevets et pourraient contribuer à la mise en place d’un essai clinique.

Procédures

Le projet implique de délivrer des molécules thérapeutiques et de réaliser des prélèvements sanguins. Ces procédures réalisées sur animaux vigiles sont rapides (2 min maximum) et n’occasionnent que le stress de la contention et celui d’une piqûre. Afin de suivre l’évolution des capacités motrices des souris atteintes de la maladie de Charcot, les animaux seront suivis par des tests comportementaux simples, non invasifs, ne nécessitant pas de déprivation de nourriture. Deux tests comportementaux moteurs seront ici utilisés pour définir les capacités motrices. Le test du tapis roulant évalue l’endurance à l’effort. Ce test n’excède pas 20 min. Lorsque ce test est réalisé aucun autre test n’est réalisé dans la semaine afin de permettre une bonne récupération. Nous avons besoin de réaliser des études d’histologie du système nerveux. A cette fin, une préparation des tissus est nécessaire avant de procéder à la biopsie. Nous procédons donc à une perfusion ou ponction intra-cardiaque sur des animaux anesthésiés ayant reçu une dose léthale d’anesthésique/analgésique chimique. Cette procédure prend moins de 5 min par animal.

Impact sur les animaux

La maladie de Charcot est une maladie paralysante incurable, dont l’issue est inexorablement fatale. Les modèles murins que nous utilisons ont déjà été phénotypés dans de nombreuses publications, ce qui garantit une optimisation de la règle des 3R. Le premier modèle présente une réduction progressive de la masse musculaire, débutant par les membres inférieurs. Cette amyotrophie se traduit par une perte de poids et des difficultés locomotrices. L’espérance de vie de ces souris est réduite. Un suivi rigoureux est assuré pour ces animaux. Le second modèle de souris que nous utilisons perd très lentement ses capacités à effectuer des tâches motrices. Une faible proportion d’individus peut tardivement présenter une posture anormale (dandinement), stable, qui n’entrave pas l’accès à la nourriture et à l’eau. Ces souris suivent un déclin normal lié à l’âge et à la prise de poids. Ce modèle ne présente pas d’atteinte de l’espérance de vie. Comme chez les patients, les souris ne montrent pas de signes de douleur. Notre objectif est d’améliorer les symptômes moteurs en proposant quatre approches thérapeutiques. Les administrations, de courte durée, sont standardisées, simples, rapides et sûres pour l’animal.

Devenir

Les animaux seront euthanasiés pour répondre à deux nécessités du projet : 1) prélever des tissus afin d’étudier les paramètres histologiques en liens avec des caractéristiques cliniques et un effet thérapeutique. 2) L’autre nécessité, qui est liée à la pathologie elle-même, est d’euthanasier des animaux une fois que la manifestation de la pathologie est maximale.

Remplacement

La maladie de Charcot est une maladie neurodégénérative fatale et incurable, caractérisée par la perte progressive des neurones contrôlant l’activité des muscles squelettiques. L’utilisation de souris reproduisant la pathologie humaine constitue le seul système permettant d’intégrer la complexité des interactions entre le système immunitaire et le système nerveux. Une telle interaction, qui s’installe sur plusieurs mois ne peut être reproduite in vitro. Ainsi, le modèle animal demeure une étape essentielle pour tout transfert thérapeutique potentiel vers la clinique. Cependant, afin d’explorer les modes d’actions thérapeutiques associés à l’interactions entre globules blancs et neurones moteurs, nous développons des systèmes de cultures in vitro

Réduction

Le nombre de souris utilisé dans nos études est déterminé en suivant rigoureusement les recommandations internationales et les études définissant les tailles optimales des cohortes pour les modèles murins de la maladie de Charcot. Nous appliquons une approche statistique visant à réduire le nombre d’animaux tout en limitant les risques de faux positifs. Cette méthodologie s’appuie sur des études évaluant l’impact de la taille des groupes sur la puissance et la fiabilité des tests statistiques. Répartition des cohortes : • Pour le premier modèle : 26 souris par cohorte pour les études comportementales. 9 souris par cohorte pour les analyses histologiques. • Pour le modèle léger de la maladie : 18 souris par cohorte pour les études comportementales. 9 souris par cohorte par point d’analyse histologique. Par ailleurs, nous utilisons des cohortes mixtes (mâles et femelles), ce qui permet de réduire le nombre d’animaux euthanasiés au sevrage.

Raffinement

Les animaux bénéficient d'une surveillance régulière assurée par les expérimentateurs, en lien étroit avec les zootechniciens et l'équipe dédiée au bien-être animal. Leur environnement est aménagé pour favoriser leur confort et leur repos, avec notamment des litières adaptées, un igloo et du coton pour la confection d'un nid. Les injections utilisées sont rapides (moins de deux minutes), peu invasives et peu douloureuses, conformément aux recommandations en vigueur. Pour limiter le stress lié à la manipulation, la zone d'injection est préparée la veille, et un anesthésique local est administré avant le geste afin d'éviter toute douleur. Après chaque injection, les animaux sont surveillés attentivement. Tout signe inhabituel de mal-être — anxiété, douleur, détresse ou infection — est immédiatement pris en charge afin de garantir une réponse rapide et adaptée.

Choix des espèces

Les animaux modèles de la maladie de Charcot que nous utilisons reflètent l’hétérogénéité clinique de la maladie. Les animaux présentent soit une forme rapide ou très lente de la pathologie, d’origine génétique différente. Les protocoles thérapeutiques que nous proposons nécessitent une expérimentation sur le modèle murin de la pathologie, qui intègre à la fois le système nerveux et le système immunitaire. Notre étude pourra s’inscrire dans une étude à plus grande échelle visant à conduire un essai clinique utilisant des approches ou des molécules déjà employées pour d’autres pathologies. Les outils thérapeutiques que nous étudions, ainsi que leur voie d’administration intrathécale, sont transposables à l’homme. Toutes les procédures sont réalisées chez des animaux adultes. Pour l'ensemble des procédures — donc pour les 4 approches thérapeutiques testées — le traitement est administré à des souris jeunes adultes, à partir de 14 semaines pour le modèle à progression rapide et de 21 semaines pour le modèle à progression lentes, âges auxquels les symptômes de la maladie ne sont pas encore apparus. Un autre stade étudié est celui de l'animal adulte chez qui la maladie est pleinement installée, notamment pour les analyses tissulaires, ce qui va en fonction des procédures et des modèles, de la 20ème à la 42ème semaine.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 680
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 680
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 680

Les 680 souris de ce projet sont immunodéficientes, sans système immunitaire fonctionnel, pour accepter des greffes de cellules souches sanguines humaines porteuses d'un gène lié à une leucémie de l'enfant. Elles sont utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré : deux injections de cellules sous anesthésie, puis vingt injections sur souris éveillées, dont le contenu n'est pas précisé. Si la leucémie se développe, le porteur décrit perte de poids, dos courbé, yeux rétrécis et moindre exploration, et il évoque la gêne de mini-os humanisés dont la pose ne figure pas parmi les procédures. Toutes sont tuées à l'issue pour prélever moelle osseuse, rate et mini-os, et y compter les cellules pré-leucémiques.

Objectifs

L’hématopoïèse est le processus par lequel notre corps fabrique toutes les cellules du sang. Après la naissance, ce phénomène a lieu dans la moëlle osseuse, à partir de cellules souches et de cellules directement issues des cellules souches appelées progéniteurs hématopoïétiques. Si une étape est modifiée dans ce processus ou si l’environnement de la moëlle osseuse est perturbé, cela peut entraîner des maladies du sang, comme les leucémies. La leucémie aiguë lymphoblastique B (LAL-B) de l’enfant est liée à un gène anormal. Elle représente une part importante des cas de leucémie pédiatrique. Ce gène anormal s’exprime dans une cellule dont on ne connaît pas encore l’origine, déclenchant des changements précoces pouvant mener aux symptômes cliniques de la leucémie. Actuellement, nos connaissances sur les modifications cellulaires précoces induites par ce gène anormal sont limitées, car la plupart des études sur ce sujet se concentrent sur des jeunes patients déjà diagnostiqués pour cette LAL-B. Nous pensons qu’au cours du développement, certaines cellules spécifiques du tissu hématopoïétique pourraient être particulièrement sensibles à ce gène anormal. Nous utiliserons des cellules souches et progéniteurs hématopoïétiques humains sur lesquels nous travaillons depuis de nombreuses années, dans lesquels sera exprimé le gène anormal, et nous suivrons le devenir des cellules modifiées après leur transplantation dans des modèles de souris immunodéficientes permissives aux greffes d’origine humaine. Notre projet a deux objectifs principaux : 1) Identifier les cellules à l’origine des changements pré-leucémiques (modifications cellulaires précoces), afin de mieux comprendre comment la maladie est initiée. 2) Étudier l’influence d’un environnement de moëlle osseuse humanisée (mini-os humanisés), sur le développement des étapes pré-leucémiques induites par l’anomalie génétique.

Bénéfices attendus

Les leucémies pédiatriques liées à une anomalie génétique spécifique touchent surtout les très jeunes patients. Dans le cas de leucémies lymphoblastiques pédiatriques de type B, les premières cellules sensibles à la transformation pathologique ne sont pas connues. De plus l'environnement autour de ces cellules jouerait un rôle important dans ce processus. Ainsi, de nombreuses questions sur la manière dont cette transformation se produit restent encore sans réponse. Le projet que nous souhaitons développer vise à mieux comprendre cette maladie. Les modèles que nous proposons sont essentiels pour découvrir comment la leucémie se développe à partir de cellules humaines et permettront de mieux refléter la complexité de cette maladie dans un organisme vivant. Dans le cas de la leucémie associée à l’anomalie génétique étudiée, notre projet pourrait également aider à mettre au point et tester de nouveaux traitements spécifiques qui doivent d'abord être validés sur des modèles précliniques avant de pouvoir être proposés aux patients. À plus long terme, ces modèles pourraient également être adaptés pour étudier d'autres maladies infantiles, notamment des leucémies liées à d'autres anomalies génétiques. Cela permettrait de proposer de nouveaux protocoles de traitement, essentiels pour ces différentes maladies de l’enfant.

Procédures

- 2 injections de cellules sous anesthésie, avec analgésie, 5 minutes, 680 animaux - 20 injections sur animaux vigiles, 30 secondes, 680 animaux

Impact sur les animaux

Toutefois, si le développement d’une leucémie se produit, la souris peut avoir des comportements évocateurs d’une souffrance, d’une douleur, d’un mal-être tels que : une perte d’appétit, une perte de poids, une négligence d’entretien du poil et de son hygiène, une courbure au niveau du dos, une perte d’intérêt à l’exploration et la découverte de son environnement, un rétrécissement des yeux, une réduction des mouvements.Les injections en vigile peuvent entrainer une douleur ; d’autre part la présence des mini-os humanisés peut être source de gêne, ou d’inconfort pour l’animal.

Devenir

Toutes les souris seront euthanasiées en fin de procédure. Les tissus/organes hématopoïétiques (moëlle osseuse, rate, mini-os) seront prélevés et les cellules qui y sont contenues seront analysées pour identifier la quantité et la qualité des cellules pré-leucémiques (modifiées) présentes dans les organes en question.

Remplacement

Dans le cadre de l’étude des leucémies, l’expérimentation sur des animaux, comme les rongeurs, est essentielle pour comprendre comment la maladie se développe dans un organisme entier. Les méthodes de culture cellulaire (in vitro) ne permettent pas de reproduire fidèlement tous les mécanismes qui ont lieu dans un corps entier vivant. Les modèles animaux, et notamment les souris, sont les seuls à pouvoir mimer fidèlement les processus complexes comme la migration et le développement des cellules sanguines, qu’elles soient saines ou malades. Bien que nous utilisions des systèmes de culture en laboratoire aussi souvent que possible, ils ne reproduisent pas toutes les étapes du développement de la leucémie, que ce soit dans la moëlle osseuse ou dans d'autres organes. Par ailleurs, ces modèles de culture ne démontrent pas le processus complet de transformation en leucémie, contrairement aux modèles vivants (in vivo). C'est pourquoi les expériences sur les rongeurs sont indispensables et complètent les stratégies de culture en laboratoire.

Réduction

Les groupes d’étude comprendront 20 souris. Ce nombre de 20 souris correspond au nombre de répétitions de manipulations intégrant le nombre d’expériences prévues et le nombre de souris par expérience ; ceci permettra d’obtenir des résultats fiables d’un point de vue statistique.

Raffinement

Les animaux utilisés seront régulièrement surveillés par l’équipe et le personnel animalier afin de repérer tout changement de comportement et éviter autant que possible toute douleur, souffrance ou stress inutile. Afin d’améliorer le bien-être des souris vis-à-vis des potentiels souffrances et angoisses liées aux manipulations expérimentales, elles seront supplémentées avec de l’hydrogel et de la nourriture humidifiée déposée directement dans la cage en plus de leurs nids en coton et des maisons en cartons pour plus de confort. Les injections de cellules seront réalisées sous anesthésie générale gazeuse. Des critères, appelés points limites, seront définis pour assurer le bien-être des animaux et limiter leurs souffrances en cas de progression irréversible de la maladie.

Choix des espèces

La génétique et le comportement des souris étant bien connus, il est facile de mesurer leur bien-être, souffrance et stress et d’y remédier rapidement. Cela en fait un excellent modèle pour atteindre les objectifs scientifiques de ce projet. De plus, la souris partage 99% de ses gènes avec l’être humain, ce qui permet de transposer plus facilement les résultats obtenus chez la souris aux pathologies humaines, aidant ainsi à améliorer leur compréhension et leur traitement. Enfin, les souris reproduisent les étapes principales du développement des leucémies, ce qui en font de bons modèles d’étude, en particulier de traitements. Les souris que nous utiliserons dans ce projet sont des souris immunodéficientes (qui n’ont pas de système immunitaire fonctionnel), qui peuvent recevoir des greffes de cellules sanguines humaines, qu’elles soient normales ou leucémiques. Ces souris, élevées dans des conditions spécifiques, ne présentent pas les défauts associés à leur immunodéficience. Dans ce projet, nous utiliserons des souris adultes âgées de 8 à 12 semaines, qui montrent une excellente capacité à accepter des greffes après injection, que ce soit pour des cellules normales ou malades.

  • Recherche appliquée
    • Troubles gastrointestinaux
Souris : 2390
Souffrances
▲ -
▲ 1470
▲ 920
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 2390

2 390 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Après sept jours d'antibiotiques dans l'eau de boisson ou par voie orale, elles reçoivent pendant 3 à 21 jours des métabolites à tester, et une partie subit en plus une colite provoquée ou une inflammation du péritoine, avec perte de poids et selles molles annoncées. L'objectif est de voir si ces métabolites du microbiote freinent les neutrophiles dans l'intestin, piste avancée pour les maladies inflammatoires chroniques de l'intestin. L'équipe a déjà criblé 50 métabolites sur des neutrophiles murins et humains in vitro, puis affirme qu'aucun système in vitro ne recrée un "organisme entier" et conclut que le recours à la souris est "donc de ce fait indispensable".

Objectifs

Le microbiote intestinal (ensemble des micro-organismes hébergés au sein de l’intestin) participe à la physiologie, au métabolisme et à la réponse immunitaire de l’hôte, via notamment la production ou la modification de petites molécules, appelées métabolites. Des travaux ont montré que la production de ces métabolites est altérée chez les patients atteints de maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI). Ces métabolites sont présents ensemble dans la lumière intestinale, où ils peuvent interagir les uns avec les autres et avec les cellules hôtes. Nous nous intéressons notamment aux neutrophiles, cellules inflammatoires très abondantes dans la muqueuse intestinale en cas de MICI, mais dont la régulation et les interactions avec le microbiote restent peu connues. Nous souhaitons décrypter l’effet propre et combiné de certains métabolites du microbiote sur les neutrophiles in vivo afin de mieux comprendre la dynamique de cette population immunitaire en lien avec le microbiote. L’objectif est d’identifier des métabolites capables de réguler les neutrophiles hyperactivés dans l’intestin, afin de réduire l’inflammation tout en maintenant une fonction de protection efficace de l’hôte contre les pathogènes. Ce projet ouvrira des perspectives pour de nouvelles thérapies.

Bénéfices attendus

Ce projet représente un programme de recherche complet et ciblé sur le métabolisme dans le contexte de la santé et des maladies inflammatoires de l'intestin (MICI). En France, les MICI concernent aujourd’hui près de 300 000 personnes (données 2021). L'approche que nous proposons est complètement nouvelle et basée sur des découvertes concernant le rôle de certains métabolites dans les processus inflammatoires. Il a été montré que les métabolites du microbiote intestinal sont capables de moduler l’activité de certaines cellules immunitaires, comme les cellules T et les macrophages, mais les données sont très rares sur les neutrophiles, alors que ces cellules jouent un rôle prépondérant dans le développement de la maladie. Le critère de nouveauté de ce projet repose sur l’étude spécifique des neutrophiles, cellules immunitaires recrutées de façon prépondérante lors d’inflammation de la muqueuse intestinale. Ces cellules peuvent provoquer des dommages tissulaires importants en cas d’inflammation chronique, mais restent absolument essentielles pour protéger l’organisme d’infections sévères. Le rôle et la régulation des neutrophiles dans les contextes physiologiques et pathologiques restent encore peu compris, notamment à l’interaction avec le microbiote intestinal. C’est ce que nous proposons d’étudier par ces approches expérimentales Étudier les interactions neutrophiles-microbiote dans des conditions d’homéostasie et d’inflammation intestinale est essentiel pour mieux comprendre le développement de cette maladie chronique. Les études décrites dans le projet devraient améliorer notre compréhension de ces interactions et identifier une nouvelle stratégie thérapeutique utilisable chez les patients atteints de maladie inflammatoire de l’intestin.

Procédures

Au cours de ce projet, les souris seront impliquées dans une première étape de traitement antibiotique administré via l’eau de boisson (prise spontanée) sur une période de 7 jours. Pour une partie des animaux, le traitement antibiotique sera remplacé par une administration orale quotidienne durant 7 jours maximum (animal vigile, 15 secondes par animal). À l’issue de cette première étape de 7 jours, une partie des animaux sera soumise à une colite expérimentale mimant les aspects des maladies inflammatoires de l'intestin (MICI) ou à une inflammation péritonéale. Pour la colite, deux modèles seront utilisés : 1) les animaux seront exposés à un agent dans l’eau de boisson pendant 7 jours puis replacés en eau standard durant 5 à 7 jours (prise spontanée) ou 2) les animaux recevront une administration unique sous anesthésie générale (5 minutes par animal). Pour l’inflammation péritonéale, les animaux recevront une seule injection sur animal vigile (moins de 30 secondes). En parallèle, les animaux recevront une ou plusieurs molécules à tester par administration orale quotidienne ou par injection durant 3 à 21 jours (animal vigile, moins de 30 secondes). Afin de vérifier la composition du microbiote, les selles fraiches de chaque animal seront recueillies régulièrement sans contrainte pour l'animal. Les animaux seront simplement placés dans des pots transparents permettant aux animaux de bouger librement, et après quelques minutes (maximum 5 minutes) les animaux produisent des fèces spontanément. Afin de vérifier l’état métabolique des souris, les animaux subiront 2 à 3 prélèvements de sang maximum effectué sur animal vigile par simple contention par une personne formée avec un matériel adapté en moins de 30 secondes. Les animaux seront ensuite euthanasiés selon une méthode réglementaire au temps prévu pour effectuer les différents prélèvements nécessaires pour répondre aux questions scientifiques du projet.

Impact sur les animaux

Les traitements antibiotiques mis en œuvre avant l’administration des molécules à tester peuvent induire une diminution transitoire de la prise hydrique en raison de la néophobie (peur de la nouveauté) de la souris. De plus, ce traitement pourrait induire quelques désordres intestinaux pouvant conduire à des selles plus liquides que la normale. À la place du traitement antibiotique, certains animaux recevront une administration orale quotidienne, ce qui peut induire des irritations ou des microlésions. Les modèles de colites ou d’inflammation péritonéale sont associés à des effets indésirables attendus liés à l’inflammation (perte de poids, selles molles, etc.). On peut estimer que son intensité sera légère à modérée au maximum. Les molécules à tester seront administrées par voie orale ou par injection, pouvant causer un stress et un inconfort pour l’animal lors de la contention et de la réalisation du geste. La répétition des administrations orales peut induire des irritations ou des microlésions. La répétition des injections pourrait induire dans de rares cas une inflammation locale. Nous réalisons des recueils réguliers de selles fraîches sans contrainte (animal libre de ses mouvements) qui ne devraient induire aucune nuisance ou tout au plus un léger stress lié au changement d’environnement durant quelques instants. Nous réaliserons deux à trois prélèvements sanguins pouvant causer un stress et un inconfort pour l’animal lors de la contention et de la réalisation du geste ainsi qu’une possible déshydratation, un risque d’hématome ou d’hémorragie.

Devenir

A l’issue des procédures, tous les animaux seront euthanasiés par une méthode réglementaire afin de prélever les organes pour réaliser différentes analyses biologiques (sur chaque animal, plusieurs organes sont prélevés en entier pour analyse ce qui impose une euthanasie).

Remplacement

Malgré le développement et l’utilisation en première intention de modèles non animaux tels que les organoïdes ou les systèmes d’intestin artificiel, un système vivant est nécessaire pour étudier les acteurs mis en jeu dans les interactions complexes entre le microbiote intestinal et son hôte en situation normale et inflammatoire. Nous avons réalisé au préalable un criblage de 50 métabolites sur des neutrophiles murins et humains in vitro. Ces expériences nous ont permis de sélectionner 15 métabolites pour les tests in vivo. À l’heure actuelle, il n’est donc pas possible de recréer in vitro la complexité d’un organisme entier avec tous les acteurs cellulaires et microbiens rentrant en jeu ; un modèle animal est donc de ce fait indispensable.

Réduction

Ce projet impliquera un maximum de 2390 animaux. Nous limiterons au maximum le nombre d’animaux par groupe de façon à obtenir des résultats statistiquement fiables. Du fait des variabilités inter-animales et intergroupes, un nombre trop restreint d’animaux engendrerait des résultats trop variables et non valides. Le nombre d’animaux utilisés par groupe est basé sur notre expérience de plus de 15 ans d’utilisation des modèles en question. Les productions d’animaux seront adaptées en fonction des expériences à mener et des capacités de traitement par les personnels concernés afin d’éviter toute surproduction. Les expériences seront menées de manière séquentielle pour permettre de réduire le nombre de conditions en sélectionnant systématiquement les conditions de traitement les plus intéressantes avec des résultats significatifs en utilisant le moins d’animaux. Si cela est possible, nous mutualiserons les conditions contrôles permettant ainsi de réduire le nombre d’animaux impliqués. Devant la variabilité biologique inhérente à ce type d’expérience, les expériences seront réalisées deux fois pour s’assurer de la robustesse des résultats obtenus. Nous ne répéterons l’expérience que si les résultats vont dans le sens de l’hypothèse de travail, apportent des résultats négatifs importants pour la compréhension du projet, ou amènent à une découverte fortuite intéressante. Nous adapterons chaque test statistique en fonction du type de résultats et de l’analyse à effectuer.

Raffinement

Dans la réalisation de ce projet, les procédures ont été mises au point afin de permettre une interprétation fiable dans le respect du bien-être animal, en limitant la douleur et le stress. Les conditions d’hébergement sont conformes à la réglementation, les animaux disposent de nourriture et d’eau ad libitum. Les animaux en provenance de l’extérieur seront acclimatés au minimum une semaine. Le milieu est enrichi à l’aide de coton de nidification ou de maison de type igloo. Nous nous efforçons à chaque instant de raffiner nos procédures afin de garantir le bien-être des animaux en cours de procédure grâce à une surveillance attentive (grille de suivi, point limite) et des soins adaptés. La principale contrainte dans le cadre de ce projet est liée à la colite ou à l’inflammation péritonéale induite expérimentalement et aux signes cliniques qui y sont associés. Néanmoins, nous disposons d’une très grande expérience de ce type de modèle et assurons un suivi quotidien associé à un scoring de la sévérité de la colite permettant une prise de décision immédiate en cas d’aggravation des symptômes. La colite dans ce projet est estimée à modérée compte tenu des points limites mis en œuvre. De plus, les animaux sont hébergés dans des conditions exemptes d’organismes pathogènes spécifiques permettant de réduire également les risques d’inflammation supplémentaires. Pour les administrations, nous utilisons du matériel adapté (aiguille de petite taille) afin de réduire au maximum la contrainte. L’ensemble des actes est parfaitement maîtrisé et est effectué par un personnel formé et autorisé.

Choix des espèces

Justification de l’espèce/modèle : La souris est une espèce de référence en nutrition, infectiologie et immunologie, qui sont les thématiques de notre projet. La souris est un modèle d’étude très largement utilisé dans le cadre de l’étude de pathologies intestinales humaines. Dans le cadre de ce projet, nous utiliserons des souris commerciales non transgéniques. Justification des stades : Les animaux seront traités avec des antibiotiques entre 6 et 12 semaines de vie. Cet âge est couramment utilisé dans la littérature pour les traitements antibiotiques et les modèles de colites/inflammation. Nous souhaitons en effet utiliser des conditions qui permettent une reproductibilité et une comparaison avec les études précédemment publiées.

  • Recherche appliquée
    • Troubles endocriniens
Souris : 1100
Rats : 1100
Souffrances
▲ -
▲ 800
▲ 1400
▲ -
Devenir
 -
 -
 440
 1760

Jusqu'à huit prises de sang en quatre à huit heures, une privation de nourriture pouvant atteindre 16 heures, cinq jours seuls en cage pour un test de choix entre deux biberons : 2 200 rongeurs, 1 100 souris et 1 100 rats, vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Un réactif administré une fois, un régime riche en graisse ou les deux leur provoquent diabète ou obésité, avant qu'ils reçoivent des substances en développement, testées pour leur effet sur ces troubles ou pour leurs effets indésirables sur le système endocrinien. S'y ajoutent une tâche de nage et des tests cognitifs non nommés, en sessions quotidiennes pendant deux à cinq semaines. 440 rongeurs sont déclarés réutilisés, les autres tués, selon le porteur pour les procédures qui exigent des prélèvements d'organes, et il décrit le rongeur comme "un modèle fiable pour découvrir et valider de nouveaux traitements du diabète".

Objectifs

La prévalence mondiale du diabète et de l’obésité n’a cessé d’augmenter au cours de ces dernières décennies et a atteint des proportions pandémiques, (463 millions de personnes atteintes en 2019) (Pouya et al. (2019) Global and regional diabetes prevalence estimates for 2019 and projections for 2030 and 2045: Results from the International Diabetes Federation Diabetes Atlas, 9th edition.Diabetes Res Clin Pract. 2019 Nov;157:107843). Ces troubles métaboliques exposent les personnes atteintes à un risque de pathologie bien plus grave, en effet une glycémie constamment élevée provoque des lésions vasculaires généralisées affectant le cœur, les yeux, les reins et les nerfs. Elle expose les personnes atteintes à une incidence accrue de maladies athérosclérotiques cardiovasculaires (American Diabetes Association.(2011). Diagnosis and classification of diabetes mellitus. Diabetes Care). A l’heure actuelle, toutes les thérapies disponibles traitent les conséquences du diabète en se focalisant principalement sur la régulation glycémique, mais ne ciblent pas le mécanisme biologique sous-jacent qui cause la maladie. Par ailleurs, certaines molécules médicamenteuses en cours de développement peuvent avoir des effets secondaires sur le système endocrinien et favoriser l’apparition d’hyperglycémie et de diabète. Et au-delà de ses conséquences métaboliques, l'obésité est étroitement associée à des altérations de la santé cérébrale, incluant une prévalence accrue de l'anxiété, de la dépression et des déficits cognitifs. Ainsi le présent projet aura pour objectif d’une part d'évaluer l’efficacité préclinique de nouvelles substances susceptibles de lutter contre les troubles métaboliques et endocriniens (diabète, obésité, syndrome métabolique) et de leurs conséquences, d’autre part, de déterminer si de nouvelles substances en développement peuvent avoir une répercussion sur le système endocrinien. Quel que soit le contexte de l’étude, l’effet des substances pharmacologiques est évalué sur des modèles biologiques suffisamment sensibles et prédictifs, capables de mimer la physiologie endocrinienne humaine et sa complexité, afin de garantir la pertinence et la validité des résultats expérimentaux obtenus.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra d'évaluer l’activité pharmacologique de substances en développement sur le métabolisme glucidique et lipidique chez le rongeur. Ce projet permettra également d’étudier les effets secondaires possibles d’autres substances bioactives sur le système endocrinien.

Procédures

Les troubles métaboliques sont induits par une administration unique d'un réactif (durée d'environ 1 minute), ou par un régime riche en graisse, ou la combinaison des deux. Les substances-test peuvent être administrées par bolus (voie orale, intraveineuse, sous-cutanée, intra-péritonéale, intramusculaire), durée de quelques secondes ou par perfusion lente (intraveineuse) de quelques minutes à quelques heures. Les administrations peuvent être uniques ou répétées pendant plusieurs jours (le plus souvent) ou plusieurs semaines, et cela en fonction de l’objectif de l’étude. Les tests de tolérance au glucose et à l’insuline nécessitent une administration unique (durée d’environ 1 minute) suivie de prélèvements d'une goutte de sang (durée de quelques secondes, 8 maximum, sur 4 ou 8h de test). Les éventuels tests comportementaux durent environ 5 à 10 minutes, ou 5 jours (test mesurant une consommation de liquide dans deux biberons en libre choix, avec hébergement individuel sur cette période), ou par sessions journalières de plusieurs minutes pendant plusieurs semaines (max : 30 à 120 minutes pendant 2 à 5 semaines) pour les tests cognitifs nécessitant de l'apprentissage. Par ailleurs, des prélèvements de sang (8 maximum, sur 4 ou 8h) peuvent être réalisés, chaque prélèvement durant quelques secondes à 3 minutes. Enfin, un hébergement individuel (durée max 24 h) peut être réalisé au cours de l'étude pour prélèvement d'urines ou de fèces.

Impact sur les animaux

Bien qu’un certain nombre de procédures appliquées dans ce projet n’induisent pas de nuisance ou d’effets indésirables sur les animaux, quelques procédures peuvent induire un stress lié à un hébergement individuel, une privation de nourriture (

Devenir

Pour les procédures légères et modérées, les animaux peuvent être réutilisés après l’approbation du vétérinaire. Pour procédures nécessitant des prélèvement d’organes les animaux sont euthanasiés.

Remplacement

Dans le cadre du développement des médicaments testés de nombreux tests ex vivo (in vitro et in silico) ont déjà eux lieu avant l'utilisation de l'animal. Ceux-ci constituent un point de départ permettant de générer des données préliminaires et d’effectuer un tri moléculaire pour ne retenir que les molécules présentant une certaine efficacité. Bien que ces tests permettent une réduction significative du nombre de substance à tester (et donc du nombre d’animaux), ils ne reflètent pas la complexité de l’environnement biologique et du système endocrinien chez l’Homme. De même, il n'est pas possible de prédire les effets secondaires des substances utilisées. Ainsi, les modèles d'animaux restent indispensables pour valider et optimiser de nouvelles thérapies pour leur utilisation en toute sécurité chez l'Homme.

Réduction

Les mesures de réduction s'intégrant à la règle des 3Rs vont consister à utiliser le plus petit nombre d’animaux possible pour chaque étude permettant d'obtenir des données suffisantes pour interpréter les résultats de façon correcte et d’éviter ainsi une répétition inutile des études. Le nombre d’animaux utilisés pour chaque étude sera optimisé de façon à intégrer dans une même expérience la relation dose-effet et la comparaison par rapport à un groupe contrôle négatif et éventuellement à un contrôle positif (substance de référence ou de comparaison) si cela s'avère pertinent. Quand le protocole d'étude le permet, un groupe traité est utilisé comme son propre contrôle négatif permettant ainsi d’utiliser un nombre d’animaux réduit. Par ailleurs et dans la mesure du possible (en fonction de la durée d'action de la substance-test), plusieurs doses d'une même substance peuvent être testées chez le même animal et à des jours différents, réduisant ainsi le nombre d'animaux utilisés. Nos données historiques ainsi que celles de la littérature indiquent qu’un effectif 8-10 animaux ( rats et souris) en standard par groupe (nombre de groupes variables, selon l’objectif de l’étude) est généralement nécessaire pour atteindre une sensibilité correcte du test. L' analyse statistique prévue repose sur des tests paramétriques. Par ailleurs, des prélèvements terminaux peuvent être ajoutés en fin de procédure pour éviter une répétition inutile de l'étude. Dans le but de réduire le nombre d’animaux, certains animaux issus des procédures réalisées sur l’animal éveillé sont également réutilisés aux strictes conditions qu’ils n’aient pas subi de procédure sévère et après accord du vétérinaire.

Raffinement

Les mesures de raffinement s'intégrant à la régle des 3Rs vont consister en un suivi des points limites permettant l'euthanasie précoce de tout animal présentant des signes de douleur, de souffrance ou d'angoisse (incluant une surveillance de l'aspect général, un suivi de poids). De plus, les animaux sont suivis par le vétérinaire et manipulés fréquemment par des techniciens préalablement formés et attentifs, prêts à agir lorsque les critères d'interruption prédéfinis sont atteints. Par ailleurs, et au quotidien, un enrichissement complet est fourni aux animaux, celui-ci inclut dans leur hébergement : litière, objets de nidification, objets à ronger ou à mastiquer, présence de congénères (sauf cas contraire imposé par la procédure). Lorsque nécessaire, les animaux sont anesthésiés et analgésiés. Le programme d’anesthésie et d’analgésie est défini par un vétérinaire, afin de réduire au maximum toute douleur ou sensation de souffrance.

Choix des espèces

L’impact de substances pharmacologiques sur le métabolisme de rongeurs (rats, souris), est prédictif de leur efficacité et/ou sécurité en clinique. En effet, le rongeur s'est avéré être un modèle fiable pour découvrir et valider de nouveaux traitements du diabète, il presente une physiologie proche de celle de l'Homme. Les études sont principalement menées sur des jeunes rongeurs adultes sains dont l'âge est compris entre minimum 4 semaines (correspond à la fin du sevrage des animaux) et maximum 20 semaines (correspond à l'apparition du processus de sénescence).

  • Recherche appliquée
    • Troubles gastrointestinaux
Chiens : 140
Furets : 915
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 655
▲ 400
Devenir
 -
 10
 1045
 -

Placés seuls en cage d'observation pendant 60 à 90 minutes, des furets et des chiens reçoivent une substance par voie orale, sous-cutanée ou intraveineuse, puis sont observés jusqu'à 12 heures pour compter leurs haut-le-cœur et leurs vomissements. Pour tester un antiémétique, l'agent qui fait vomir arrive après un prétraitement de quelques jours à plusieurs semaines, et certains individus reçoivent par chirurgie un implant télémétrique qui enregistre la pression abdominale. 1 055 individus, 915 furets et 140 chiens, vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère, un même individu participant en général à trois à cinq sessions, davantage sur avis du vétérinaire. Le champ structuré déclare 1 045 furets et chiens réutilisés et 10 chiens renvoyés en élevage, aucun tué, alors que le porteur écrit que les individus des procédures sévères sont tués à la fin du test et évoque un reclassement des chiens.

Objectifs

Les nausées et les vomissements constituent des effets indésirables fréquents de nombreux médicaments. Ils peuvent altérer la qualité de vie des patients, compromettre l’observance thérapeutique et conduire à l’interruption de traitements. Ces manifestations sont par exemple observées lors de traitements anticancéreux, après certaines interventions chirurgicales sous anesthésie générale ou encore avec des classes thérapeutiques plus récentes telles que les incrétines utilisées dans le traitement de l’obésité. Malgré les progrès réalisés dans leur prise en charge, les traitements disponibles ne permettent pas toujours un contrôle satisfaisant des nausées et vomissements dans toutes les situations cliniques, justifiant la poursuite des recherches visant à développer de nouvelles approches thérapeutiques et à améliorer la compréhension des mécanismes impliqués. À l'inverse, le développement de nouveaux médicaments nécessite également d'identifier les substances susceptibles d'induire une réponse émétique, afin de mieux caractériser leur profil pharmacologique et de sécurité. Les rongeurs ne possédant pas les mécanismes neurophysiologiques nécessaires à l’expression du réflexe de vomissement, le furet et le chien sont aujourd’hui considérés comme les espèces de choix pour l’évaluation préclinique de ces effets. Ces espèces présentent une physiologie de la réponse émétique proche de celle observée chez l’Homme et ont démontré leur valeur translationnelle prédictive. L’objectif du présent projet est d’évaluer les effets de substances en développement sur la réponse émétique, soit afin de caractériser leur potentiel à induire des nausées et des vomissements dans le cadre de leur évaluation de sécurité pharmacologique, soit afin d’évaluer leurs propriétés antiémétiques dans le cadre du développement de traitements destinés à prévenir, réduire ou supprimer ces manifestations. Selon les objectifs scientifiques, l’évaluation pourra porter sur une substance administrée seule ou dans des conditions représentatives de son utilisation envisagée, c'est à dire seule ou associée à d’autres composés susceptibles de moduler la réponse observée. Les données générées contribueront à l’évaluation de la sécurité et/ou de l’efficacité pharmacologique des produits étudiés et soutiendront leur développement préclinique en médecine humaine ou vétérinaire.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à générer des données permettant d'évaluer le potentiel émétisant ou les propriétés antiémétiques de nouvelles substances. Les résultats obtenus contribueront au développement de médicaments plus sûrs et plus efficaces ainsi qu'à l'amélioration de la prise en charge des nausées et des vomissements en médecine humaine et vétérinaire.

Procédures

Dans les études évaluant le potentiel émétisant, les animaux sont placés individuellement en cage d'observation pendant une période d'habituation (généralement 60 à 90 minutes), puis reçoivent une ou plusieurs substances d'essai administrées par voie orale, sous-cutanée, intraveineuse ou autre voie adaptée. Lorsque des administrations intraveineuses sont prévues, un cathéter intraveineux peut, si nécessaire, être mis en place (durée d'environ 10 min). Les administrations durent généralement de quelques secondes à une minute. Les animaux sont ensuite observés pendant 2 à 6 heures (jusqu'à 12 heures chez le furet et 3 heures chez le chien selon les protocoles) afin de quantifier les épisodes de haut-le-cœur et de vomissements. Les animaux sont alors hébergés individuellement lors de la phase d’observation (durée maximale de 6 heures). Lorsque l'observation doit être prolongée, les animaux sont réintégrés dans leur hébergement collectif et leur comportement est enregistré par vidéo. Dans les études évaluant les propriétés antiémétiques, les animaux reçoivent dans un premier temps la substance d'essai (administration unique ou répétée pendant quelques jours à plusieurs semaines selon les objectifs de l'étude). Après une période de prétraitement adaptée, ils sont placés individuellement en cage d'observation puis reçoivent un agent émétisant de référence avant une période d'observation de 2 à 6 heures destinée à évaluer la diminution des événements émétiques. Un même animal peut participer à plusieurs sessions expérimentales, notamment pour l'évaluation de différentes doses ou conditions expérimentales, généralement dans la limite de 3 à 5 sessions séparées par une période de récupération adaptée. Si un nombre supérieur de sessions est scientifiquement justifié, celui-ci est soumis à l'avis préalable du vétérinaire. Certaines études portant sur les effets retardés nécessitent l'implantation chirurgicale unique d'un dispositif télémétrique sous anesthésie générale permettant l'enregistrement continu de la pression abdominale pendant plusieurs jours. Lorsque cela est scientifiquement justifié, jusqu'à trois prélèvements sanguins par session peuvent être réalisés sur animaux vigiles. Chaque prélèvement dure généralement moins d'une minute. Un prélèvement de liquide cérébrospinal peut également être réalisé sous anesthésie générale (durée d'environ 15 min) lorsque les objectifs de l'étude le nécessitent.

Impact sur les animaux

Les animaux sont temporairement hébergés individuellement pendant les périodes d'habituation et d'observation afin de permettre l'identification et la quantification précise des épisodes émétiques. Cet hébergement individuel de courte durée peut constituer une source de stress. Les procédures réalisées dans le cadre de ce projet visent à évaluer les effets de substances sur la réponse émétique. En conséquence, l'apparition de haut-le-cœur, de nausées et/ou de vomissements est attendue dans ces études. Comme pour toute étude évaluant de nouvelles substances, des effets indésirables non anticipés peuvent exceptionnellement survenir. Les animaux font l'objet d'une surveillance clinique régulière et tout signe clinique observé est documenté et évalué afin de mettre en œuvre les mesures appropriées si nécessaire. Selon les substances évaluées, d'autres effets pharmacologiques transitoires peuvent également être observés, tels qu'une diminution de l'activité, une hypersalivation, des crampes abdominales, une diarrhée ou d'autres signes digestifs compatibles avec leur profil pharmacologique. Selon les objectifs de l'étude, les animaux peuvent également subir les contraintes associées à l'administration des substances testées ou à des prélèvements sanguins (contention de courte durée, injections, administrations ou ponctions veineuses). Dans certains protocoles spécifiques visant à étudier les vomissements retardés, une intervention chirurgicale peut être réalisée afin d'implanter un dispositif télémétrique permettant l'enregistrement continu de paramètres physiologiques. Cette intervention peut entraîner une douleur post-opératoire transitoire, une gêne liée à la cicatrisation et une période de récupération et de surveillance clinique renforcée sont alors nécessaires.

Devenir

Pour les procédures légères ou modérées, les animaux peuvent être réutilisés après l’approbation du vétérinaire. Pour les procédures sévères, les animaux sont euthanasiés à la fin du test. Lorsque possible et après avis vétérinaire, un programme de reclassement des chiens est mis en place.

Remplacement

Les procédures décrites dans ce projet visent à évaluer les effets de substances sur la réponse émétique. La réponse émétique résulte de l'intégration de mécanismes complexes impliquant le système nerveux central et périphérique, le tractus gastro-intestinal ainsi que de nombreux médiateurs neurochimiques. A ce jour, aucune méthode alternative validée ne permet de reproduire l'ensemble de ces interactions physiologiques ni de prédire de manière fiable l'apparition ou l'inhibition d'événements émétiques. Les modèles in vitro, ex vivo ou in silico peuvent contribuer à la compréhension de certains mécanismes d'action mais ne permettent pas de remplacer l'utilisation d'animaux pour l'évaluation intégrée de la réponse émétique. Le recours à l'animal demeure donc nécessaire pour atteindre les objectifs scientifiques de ce projet.

Réduction

La réduction du nombre d’animaux utilisés dans le cadre de ce projet repose en premier lieu sur la réutilisation des animaux entre différentes sessions, lorsque cela est compatible avec leur état de santé et les objectifs scientifiques de l’étude. Les plans expérimentaux sont optimisés afin de maximiser les informations obtenues à partir d’un même groupe d’animaux tout en conservant une sensibilité suffisante pour répondre aux objectifs scientifiques de l’étude. Dans le cadre de l’évaluation du potentiel émétisant de nouvelles substances, une approche séquentielle est privilégiée. Les composés sont évalués progressivement et seules les doses ou conditions pertinentes sont investiguées, limitant ainsi le nombre d’animaux nécessaires. Ces études incluent généralement 6 furets ou 5 chiens par condition expérimentale. Dans le cadre de l’évaluation des propriétés antiémétiques, les études incluent généralement 8 furets ou 5 chiens par groupe, permettant une comparaison statistique appropriée entre les groupes expérimentaux et les groupes contrôles tout en limitant le nombre d’animaux utilisés. Lorsque cela est scientifiquement pertinent, plusieurs objectifs expérimentaux ou prélèvements complémentaires peuvent être intégrés au sein d’une même étude afin d’éviter la réalisation d’expériences supplémentaires.

Raffinement

Les mesures de raffinement s'intégrant à la règle des 3Rs vont consister en un suivi des points limites clairement définis et spécifiques pour chaque procédure, permettant de stopper l'étude et/ou d'euthanasier, de façon précoce, tout animal présentant des signes de douleur, de souffrance ou d'angoisse (incluant une surveillance de l'aspect général et un suivi du poids). De plus, les animaux sont suivis par le vétérinaire et manipulés fréquemment par des techniciens préalablement formés et attentifs, prêts à agir lorsque les critères d'interruption prédéfinis sont atteints. Lorsque plusieurs sessions sont prévues au cours d'une même étude, une période de récupération d'au moins une semaine est respectée entre deux sessions afin de permettre un retour à l'état physiologique normal des animaux. Par ailleurs, un enrichissement complet est fourni quotidiennement aux animaux. Celui-ci comprend notamment une litière adaptée, un tunnel, une plateforme, des jouets, des objets à ronger ainsi que la présence de congénères, sauf lorsque l'hébergement individuel est imposé temporairement par la procédure. Lorsque nécessaire, les animaux sont anesthésiés et analgésiés. Le protocole d'anesthésie et d'analgésie est défini par un vétérinaire afin de réduire au maximum toute douleur ou sensation de souffrance. Lorsque cela est possible, un système d’analyse vidéo est mis en place afin de permettre une observation simultanée et non invasive de l’ensemble des animaux, tout en limitant les manipulations nécessaires à leur suivi.

Choix des espèces

Les études seront réalisées chez le furet ou le chien, deux espèces adaptées à l'évaluation préclinique des nausées et vomissements. Le furet constitue le modèle de référence dans ce domaine en raison de sa bonne valeur translationnelle vers l'Homme. Le chien peut également être utilisé selon les caractéristiques de la substance étudiée. Contrairement aux rongeurs, ces deux espèces possèdent un réflexe de vomissement fonctionnel. Des furets et des chiens adultes seront utilisés conformément aux données historiques de l'établissement et aux recommandations de la littérature scientifique. L'utilisation d'animaux adultes permet de garantir la maturité physiologique des animaux et la comparabilité des résultats avec les données de référence disponibles.

  • Recherche appliquée
    • Troubles endocriniens
  • Recherche fondamentale
    • Multisystémique
    • Oncologie
    • Système endocrinien
Souris : 60
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 60
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 60

Pour mettre au point l'administration de molécules marquées par un régime liquide, à la place d'une perfusion par cathéter posé chirurgicalement, 60 souris sont utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Toutes subissent deux prises de sang à la queue, 24 d'entre elles une échographie sous anesthésie, et 12 sont hébergées deux mois à 30 °C pour rendre leur graisse brune dysfonctionnelle. Toutes sont tuées à l'issue pour prélever leurs tissus, leurs organes et leur plasma. Un avis vétérinaire est prévu à partir de 10 % de perte de poids, et la mise à mort au-delà de 20 %.

Objectifs

Avec le fait que les gens vivent de plus en plus longtemps, il devient très important de garder les personnes âgées en bonne santé, autonomes et avec une bonne qualité de vie. En vieillissant, le corps devient moins efficace pour faire face aux stress et pour maintenir un bon équilibre énergétique. Cet équilibre correspond au fait que ce que l’on mange (apports) et ce que le corps dépense restent en balance. Normalement, plusieurs organes travaillent ensemble pour maintenir cet équilibre et s’adapter aux changements. Mais avec l’âge, cette coopération fonctionne moins bien, ce qui peut favoriser des problèmes métaboliques (comme le diabète ou l’obésité). Parmi les organes importants, il y a les tissus adipeux (les graisses du corps) avec la graisse blanche (stockage d’énergie) et la graisse brune et beige (qui brûle l’énergie sous forme de chaleur). Avec le vieillissement, ces tissus (surtout les graisses brunes et beiges) fonctionnent moins bien. Cela peut perturber la manière dont le corps utilise et distribue l’énergie, ce qui impacte le fonctionnement global de l’organisme. Pour étudier comment l’énergie circule dans le corps, les chercheurs utilisent des approches spéciales : ils donnent à des souris des molécules “marquées” (repérables) pour suivre leur transformation dans le corps. Ces approches nécessitent souvent une chirurgie pour réaliser une perfusion intraveineuse via un cathéter. De plus, elles sont très compliquées et ne sont pas toujours adaptées pour étudier certains types de molécules comme les lipides (graisses). Ce projet a donc pour objectif de développer une méthode plus simple et plus efficace (avec l’utilisation d’un régime liquide spécial au lieu d’une chirurgie) pour suivre ces molécules dans le corps et de valider une technique d’analyse qui va permettre d'étudier tous les types de molécules en même temps (au lieu de l'utilisation de deux techniques auparavant). Une fois ces méthodes validées, elles permettront de mieux comprendre comment le métabolisme change quand certaines graisses (brunes et beiges) ne fonctionnent plus correctement au cours de l’âge. Ce projet sera réalisé sur deux établissements utilisateurs.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de continuer d'étudier comment certaines graisses du corps (les tissus adipeux) en particulier brunes et beiges influencent le métabolisme, en particulier la gestion des lipides (les graisses), lorsqu'elles ne fonctionnent plus correctement. Si cette perte d’activité observée au cours de l'âge joue un rôle dans les problèmes du métabolisme, alors ces tissus pourraient devenir des cibles importantes pour maintenir un bon équilibre énergétique, favoriser un vieillissement en meilleure santé et diminuer la dépendance des personnes âgées. Par ailleurs, ce projet permettra grâce à l'utilisation d'un régime liquide de diminuer la souffrance des animaux en évitant une chirurgie. De plus grâce à la validation de cette technique d'analyse qui permettra d'étudier tous les types de molécules en même temps (au lieu de l'utilisation de deux techniques) nous pourrons réaliser l'analyse sur une seule et même souris au lieu de deux. Ceci pourra optimiser et réduire le nombre d’animaux utilisé dans de futurs projets.

Procédures

Pour la totalité des souris, une prise de sang à la queue sera réalisée juste avant le changement de régime puis juste avant la mise à mort. Vingt-quatre animaux subiront une seule échographie, qui durera 30 minutes environ, sous anesthésie gazeuse pour mesurer leur debit sanguin. Douze animaux seront hébergés pendant deux mois à une température de 30°C (température dite de thermoneutralité). Toutes ces interventions seront réalisées dans un service de zootechnie.

Impact sur les animaux

Certaines nuisances ou effets indésirables sont attendus au cours de ce projet : - le stress des animaux au moment de leur réception, - le stress lié à l’individualisation des animaux en cas d’agressivité, - le stress lié aux prélèvements sanguins en raison de la contention nécessaire à la prise de sang, - le stress possible lié à la température d’hébergement de 30°C (30°C étant la température de thermoneutralité pour la souris c'est à dire température à laquelle la souris ne met pas en jeu le frisson et/ou l'augmentation du métabolisme énergétique pour réguler sa température corporelle)(par expérience cette température de 30°C n'engendre généralement pas de stress particulier), - le stress possible liè au changement de régime (toutefois ce régime liquide à été décrit comme sans stress).

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort pour pouvoir prélever leurs tissus et organes ainsi que du plasma pour réaliser l'analyse des molécules du corps et étudier le devenir de ces molécules.

Remplacement

Notre projet consiste à mettre au point une méthode d'administration de molécules marqués et d'extraction de ces molécules afin d'étudier la distribution et le devenir de ces molécules dans l'organisme en entier dans un contexte d'inactivation des tissus adipeux. Il s'agit d'une étude intégrée à l'échelle de l'organisme impliquant des échanges de molécules entre différents tissus. Le recours à l’animal est donc indispensable pour ce projet de recherche. Les approches in vitro ne peuvant pas être envisagées car elles ne permettent pas d'avoir cet aspect intégré d'échanges de molécules. De même les approches in silico ne peuvent pas être utilisées car elles ne sont pas en capacité de modéliser la complexité du métabolisme de chacun des organes d'un idividu et les échanges de molécules qui ont lieu entre ces différents organes. Nous avons décidé de travailler sur la souris puisque cette espèce est un modèle bien établi pour l’analyse du métabolisme et dans lequel la biologie des tissus adipeux, en particulier les tissus adipeux bruns et beiges, a été bien étudiée.

Réduction

Compte tenu de la variabilité interindividuelle observée concernant le métabolisme, pour chacune des conditions, 8 souris seront utlisées (4 souris supplémentaires seront utilisées comme contrôles non marquées). Ce nombre d'animaux est necessaire pour avoir 90% de chance de voir une différence significative sur la quantité de molécules marquées. Pour déterminer ce nombre de souris le logiciel EDA a été utilisé (outil d'analyse permettant de déterminer le nombre d'animaux en se basant sur le plan expérimental et les statistiques). De plus grâce à la validation de cette technique d'analyse qui permettra d'étudier tous les types de molécules en même temps (au lieu de l'utilisation de deux techniques) nous pourrons réaliser l'analyse sur une seule et même souris au lieu de deux. Ceci pourra optimiser et réduire le nombre d’animaux utilisé dans de futurs projets.

Raffinement

Les procédures seront réalisées dans le respect du bien-être animal pour diminuer la souffrance, la douleur ou l’angoisse des animaux, en respectant les points limites préalablement définis. Les animaux seront placés en zone d’acclimatation lors de leur arrivée à la zootechnie. Ils seront pris en charge par le personnel compétent de la zootechnie qui vérifie leur état et place de l’enrichissement dans les cages pour diminuer le stress du transport et permettre aux animaux de faire un nid. Les animaux mâles issus de différents cartons de transport ne seront jamais mélangés lors de la répartition dans les cages d’hébergement. Le caractère grégaire des souris sera respecté puisqu’elles ne seront jamais seules en cage (sauf si un isolement est nécessaire pour cause d’agressivité et de bagarres). Pour le transport entre les deux bâtiments, les animaux seront tranportés, à pieds, dans leur cages d'origines (pour diminuer le stress) placées dans un système de transport de type sac isotherme opaque fermé. Dix minutes plus tard à l'arrivée au second bâtiment, les animaux seront directement placés soit sur un portoir ventilé identique au premier bâtiment pour les souris hébergées à 21°C, soit dans une armoire à thermoneutralité similaire au premier bâtiment pour les souris hébérgées à 30°C afin de diminuer le stress. Les souris seront surveillées quotidiennement par le personnel de la zootechnie pour repérer des problèmes éventuels (comportement anormal, blessure, maigreur, problème de dentition, …). Elles seront également surveillées et pesées (par une personne impliquée dans le projet) tous les 15 jours pendant les deux mois d'hébergement à 30°C, en début et fin d'acclimatation au régime liquide puis toutes les 24h pendant l'exposition au régime liquide supplémenté avec le glucose marqué. La vétérinaire référente et/ou le zootechnicien expérimenté seront contactés pour avis lorsque une souris présentera une perte de poids supérieure à 10% par rapport au poids initial et/ou sera prostrée, aura le poil hirsute, le dos rond, des signes de diarrhée (postérieur sale, souillé). Toute souris sera mis à mort quand elle présentera une perte de poids supérieure à 20% par rapport au poids initial et/ou après avis de la vétérinaire référente et/ou le zootechnicien expérimenté.

Choix des espèces

Nous avons décidé de travailler sur la souris puisque cette espèce est un modèle bien établi pour l’analyse du métabolisme et dans lequel la biologie des tissus adipeux, en particulier les graisses brunes et beiges, a été bien étudiée. Nous utiliserons des souris âgées de 3 à 4 mois et des souris âgées de 5 semaines afin que ces dernières aient environ 3 mois après les deux mois d'hébergement à 30°C. A cet âge les souris sont de jeunes adultes avec une graisse brune bien développée sur lequel nous pouvons induire un dysfonctionnement suite à l'hébergement à thermoneutralité (30°C).

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 2064
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 2064
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Devenir
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 2064

La moitié des 2 064 souris passent jusqu'à 24 semaines seules en cage, toutes subissent une chirurgie et développent une douleur chronique, puis un jeûne de 24 heures et un isolement de 24 à 72 heures pour certains tests. Elles sont utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré et toutes tuées à l'issue, après une chirurgie terminale de prélèvement de tissus. Le porteur écrit que la douleur et le phénotype anxio-dépressif "sont inévitables et ne peuvent pas être soulagées car c'est l'objet de l'étude", qui cherche comment l'isolement aggrave la douleur chronique chez les patients. Il annonce quatre tests de douleur et sept tests comportementaux d'anxiété et de dépression sans en nommer aucun, ni dire comment la douleur chronique est provoquée.

Objectifs

La douleur chronique affecte environ 7 à 10 % de la population mondiale et demeure, dans de nombreux cas, réfractaire aux approches thérapeutiques actuellement disponibles. Elle représente ainsi un enjeu majeur de santé publique en raison de son impact considérable sur la qualité de vie des patients, mais également sur les systèmes de soins et les coûts socio-économiques qui lui sont associés. Par ailleurs, cette pathologie est fréquemment accompagnée de troubles affectifs, notamment l’anxiété et la dépression, avec un taux de comorbidité supérieur à 50 %. Il apparaît donc essentiel de mieux comprendre les mécanismes sous-jacents de cette comorbidité ainsi que les facteurs susceptibles de l’exacerber. Un nombre croissant d’études suggère que le stress chronique joue un rôle déterminant dans l’aggravation de la douleur et des troubles émotionnels associés. Sur la base d’observations cliniques rapportées par nos collaborateurs, l’isolement social a été identifié comme un facteur susceptible d’influencer l’intensité de la douleur, sa chronicisation ainsi que la durée de récupération. En effet, les patients souffrant de douleurs chroniques présentent fréquemment une tendance au retrait social, phénomène qui peut être à la fois une conséquence et un facteur aggravant de leur état. De plus, plusieurs études ont mis en évidence une augmentation des comportements d’isolement social au sein de la population générale, associée à une prévalence accrue des troubles anxieux et dépressifs. Dans ce contexte, le présent projet vise à approfondir la compréhension des mécanismes sous-jacents de l'impact de l'isolement sur la comorbidité de la douleur chronique et des troubles émotionnels. Cette étude s’inscrit dans une démarche translationnelle multicentrique réunissant plusieurs équipes de recherche précliniques et cliniques en Europe avec pour objectif de mieux appréhender la complexité de cette comorbidité et de favoriser le transfert des connaissances entre la recherche fondamentale et la pratique clinique.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à mieux comprendre les mécanismes neurobiologiques et les circuits cérébraux impliqués dans la douleur chronique ainsi que dans les troubles anxio-dépressifs qui lui sont associés. Il permettra également d’évaluer l’impact de l’isolement social en tant que facteur susceptible d’aggraver cette comorbidité. Les connaissances acquises contribueront à une meilleure compréhension des interactions entre douleur chronique, environnement social et santé mentale, et pourraient, à terme, favoriser l’identification de nouvelles cibles thérapeutiques et le développement de stratégies de prise en charge plus efficaces.

Procédures

- la moitié des animaux est soumise à un isolement social inévitable, qui constitue l’objet de notre étude pour une durée maximale de 24 semaines. - Les animaux développent une douleur chronique associée à l’apparition de troubles de type anxieux et dépressif. - Les interventions chirurgicales sont réalisées sous anesthésie générale et durent au maximum 45 minutes. - Les animaux sont soumis à quatre tests d’évaluation de la douleur (durée moyenne de 15 minutes, avec une stimulation brève n’excédant pas 60 secondes) ainsi qu’à sept tests comportementaux destinés à évaluer les troubles anxio-dépressifs (environ 5 minutes par test), avec un intervalle de 24-48 entre chaque test dans la limite de 3 tests par semaine. - Les animaux sont soumis à un unique épisode de jeûne de 24 heures dans le cadre d’un test comportemental, ainsi qu’à une période unique d’isolement de 24 à 72 heures pour la réalisation de deux autres tests. - À l’issue de l’étude, les animaux font l’objet d’une chirurgie terminale de prélèvement tissulaire réalisée sous anesthésie profonde, d’une durée d’environ 10 minutes.

Impact sur les animaux

- La moitié des animaux seront hébergés dans des cages individuelles nous permettant de mieux comprendre l’effet de l’isolement social sur la comorbidité de la douleur et de ses conséquences émotionnelles. - la présence de la douleur et l’apparition du phénotype anxio-dépressif chez le modèle animal sont inévitables et ne peuvent pas être soulagées car c'est l'objet de l'étude. - Suite à la chirurgie, une légère difficulté dans les déplacements des animaux est attendue mais qui disparaît rapidement dans les 24 à 48h. - La douleur post-chirurgicale est aigue, transitoire et inflammatoire. - Les animaux subissent un stress aigu ainsi qu’une douleur transitoire et de faible intensité lors des tests de comportement.

Devenir

A la fin des procédures, les animaux sont mis à mort pour des analyses post-mortem.

Remplacement

l’objectif de cette étude est d’élucider les mécanismes sous-jacents par lesquels l’isolement social influence la comorbidité de la douleur et les troubles anxio-dépressifs qui y sont associés. À ce jour, aucun modèle in vitro ou in silico ne permet de reproduire ces interactions physiopathologiques ni d’étudier les conséquences comportementales de cette comorbidité. Le recours à un modèle in vivo est donc indispensable pour répondre aux objectifs scientifiques de cette étude.

Réduction

Les expériences seront réalisées avec la volonté de réduire autant que possible le nombre d’animaux par condition expérimentale, mais toujours dans l’optique d’obtenir le maximum d’information scientifique. Le nombre d'animaux a été déterminé pour obtenir des résultats statistiquement valides tout en se basant sur des données de la littérature, de notre expérience et de la variabilité phénotypique interindividuelle.

Raffinement

Les animaux sont hébergés en groupe sociaux pour respecter leurs besoins sociaux. Des carrés de coton seront placés dans la cage pour favoriser la nidation, et des barreaux de bois à ronger pour limiter les comportements d’agressivité. Avant le début des procédures et sur une période d’une semaine, les animaux sont manipulés quotidiennement par l’expérimentateur et acclimatés à l'environnement où les tests se dérouleront afin de réduire l'état de stress et d'angoisse chez l'animal. Les animaux seront observés tous les jours et leur comportement sera suivi afin de déceler tout signe d’inconfort ou de stress. Les animaux en condition d’isolement social sont hébergés dans des cages individuelles transparentes permettant de limiter le stress en maintenant un contact sensoriel minimal (olfactif, auditif et visuel) avec les congénères. Les cages seront enrichies (carrés de coton, frisures, bâtons en bois à ronger, tunnel) afin de favoriser le bien-être animal. Durant les chirurgies, des méthodes d’anesthésie et d’analgésie sont systématiquement utilisées. Un suivi post-chirurgical rapproché sera réalisé. Des points limites sont mis en place pour l’ensemble des procédures expérimentales. Si de nouvelles approches moins stressantes ou douloureuses pour l’animal venaient à être mises au point après le début de ce projet, une concertation avec la SBEA (structure chargée du bien-être des animaux) pourra être réalisée afin d’intégrer ces nouvelles pratiques dans nos procédures.

Choix des espèces

Ce projet sera réalisé sur le modèle animal - Souris adulte (à partir de l'âge de 8 semaines). Il nous est indispensable de travailler sur un modèle animal, social, entier avec un système neurobiologique mature afin d’être dans les conditions les plus proches de la complexité humaine. Le modèle murin adulte présente une forte homologie structurale du cerveau avec l’Homme le rendant incontournable dans la recherche en neurosciences

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Rats : 224
Souffrances
▲ -
▲ 36
▲ 188
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 224

Pour savoir si les neurones puisent leur énergie dans le glucose ou dans le lactate, 224 rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, tous tués à l'issue pour récupérer leur cerveau. Ils subissent une chirurgie de 75 minutes sous anesthésie avec deux injections, puis, trois semaines plus tard, six jours de test de comportement, et enfin une séance d'imagerie de 30 minutes sous anesthésie. Le porteur prévoit une douleur postopératoire et une perte de poids dans les 48 à 72 heures suivant l'opération. Il ne nomme ni le test de comportement ni le contenu des deux injections, alors qu'il compare des rats "privés de transporteurs" à des témoins.

Objectifs

Le cerveau a besoins d’énergie pour fonctionner, notamment pour apprendre, mémoriser et percevoir son environnement. Le glucose est traditionnellement considéré comme la principale source d’énergie des neurones. Cependant, des études récentes suggèrent que le lactate, produit par les astrocytes (cellule de soutien du cerveau), pourrait également être utilisé par les neurones comme source d’énergie. L’objectif de ce projet est de déterminer si, lors de l’activation cérébrale, les neurones utilisent préférentiellement le glucose ou le lactate. Pour cela, nous étudierons chez le rat les capacités d’apprentissage et de mémoire ainsi que l’activité cérébrale lors de stimulation sensorielles. Des techniques d’imagerie permettront d’évaluer l’activité cérébrale et les niveaux de glucose et lactate dans les régions cérébrales activées. Ce projet permettra de mieux comprendre comment les neurones produisent et utilisent l’énergie nécessaire à leur fonctionnement. À plus long terme, ces connaissances pourraient contribuer à mieux comprendre les maladies associées à des perturbations du métabolismes énergétique cérébrale, notamment certaines maladies neurodégénératives.

Bénéfices attendus

Sur le court terme, ce projet vise à mieux comprendre les mécanismes impliqués dans le métabolisme énergétique cérébral et les interactions entre les différentes cellules qui constituent le cerveau. Ces interactions sont cruciales d’un point de vue fondamental. À plus long terme, la compréhension de ces processus pourrait aussi permettre de développer des stratégies thérapeutiques pour certaines maladies dans lesquelles ce métabolisme énergétique est dérégulé (accident vasculaire cérébral, maladie d’Alzheimer, …).

Procédures

EU1 : Des chirurgies seront réalisées sous anesthésie gazeuse et analgésiant chez les rats (1 intervention de deux injections/rat ; 75 min/rat). Après 3 semaines post-chirurgie, le test de comportement sera réalisé sur tous les rats (1 session de 10 minutes/jour, sur 6 jours). EU2 : Après le test de comportement, les rats anesthésiés seront soumis à des techniques d'imagerie (une session de 30 min/animal) pour visualiser les zones cérébrales activées.

Impact sur les animaux

Les nuisances attendues pour ce projet sont : - Chirurgie : un inconfort transitoire au réveil et une douleur post-opératoire, une perte de poids légère et transitoire dans les premières 48h-72h de l’intervention. - IRM : un inconfort transitoire, un changement important du rythme cardiaque et/ou respiratoire peut survenir du fait de la variabilité inter-animaux de la sensibilité aux anesthésiques.

Devenir

Tous les animaux de chaque procédure seront mis à mort afin de récupérer les cerveaux pour les analyses moléculaires, protéiques et métaboliques.

Remplacement

Les différentes cellules du cerveau peuvent être étudiées en laboratoire, mais ces modèles ne reproduisent pas la complexité et fonctionnement d’un cerveau entier. Notre objectif étant de comprendre comment le cerveau fournit l’énergie nécessaire à l’activité des neurones, il est nécessaire d’étudier ces mécanismes dans un cerveau intact. À ce jour, aucun modèle alternatif ne permet de reproduire cette complexité.

Réduction

Concernant la réduction, nous avons réalisé en amont des expériences sur des cellules en culture afin de valider l'utilisation des réactifs nécessaires au projet. Cette phase d'étude limitera le nombre de rats utilisés dans le projet. Des études précédentes menées par l’équipe nous ont permis de déterminer les effectifs d’animaux nécessaires pour mettre en évidence les différences significatives entre les individus contrôles et ceux qui sont privés de transporteurs du métabolisme énergétique cérébral. Les résultats seront analysés avec des tests statistiques adaptés. Les tissus prélevés chez les animaux seront placés dans une banque d'organes/tissus afin de mutualiser les échantillons au sein du laboratoire.

Raffinement

Le bien-être des animaux est pris en compte tout au long du projet par une surveillance régulière des rats selon une grille de bien-être qui aide à identifier des points limites et des critères d’intervention et d’arrêt. Le poids corporel et l’état général du rat seront suivis régulièrement par une pesée hebdomadaire. À la suite de l’intervention chirurgicale, une surveillance renforcée sera mise en place pendant les 7 jours postopératoires, avec une pesée quotidienne afin d’évaluer l’état général des animaux et leur récupération. Toute variation significative du poids ou toute altération de l’état général fera l’objet d’une évaluation et, le cas échéant, de la mise en œuvre de mesures adaptées. Une prise en charge antalgique postopératoire est prévue afin de prévenir et de limiter autant que possible la douleur et l’inconfort liés à l’intervention chirurgicale.

Choix des espèces

Les rats de la souche sauvage sont utilisés depuis plusieurs années pour des études sur le métabolisme cérébral dans notre laboratoire, ainsi nous maîtrisons l’expertise des actes chirurgicaux et la manipulation de ce modèle de rat. Dans cette étude, les rats seront utilisés à l’âge de 10 semaines car le métabolisme énergétique cérébral est différent à des stades plus précoces.