Procédures sévères
Neuroprotection d’une modulation du métabolisme énergétique cérébral dans le contexte de la maladie d’Alzheimer
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Une pompe implantée sous la peau, puis rechargée quatorze fois : 96 souris vont être utilisées, toutes tuées et leur cerveau prélevé, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Elles reçoivent du lactate en continu, passent deux séances d'imagerie par résonance magnétique sous anesthésie gazeuse, subissent une perfusion d'une heure de substrats marqués au carbone 13, et passent des tests d'anxiété et de dépression ainsi qu'un test de restriction alimentaire dont le porteur admet qu'il peut induire une anxiété. L'objectif déclaré est de compenser le déficit énergétique du cerveau vieillissant ou atteint de la maladie d'Alzheimer. Les deux souches transgéniques retenues sont suivies de 4 à 18 mois, choisies parce qu'elles sont déjà "très étudiées dans la littérature", ce qui permet selon le porteur de limiter le nombre d'animaux témoins.
Objectifs
Le cerveau est l'organe le plus énergivore du corps. Le vieillissement et de manière exacerbée, la maladie d'Alzheimer se caractérisent par une diminution du métabolisme énergétique cérébral. Une moindre utilisation cérébrale du glucose a été démontrée chez les patients atteints de la maladie d'Alzheimer par rapport aux sujets sains. De plus en plus de preuves indiquent qu'un métabolisme anormal du glucose dans le cerveau est un événement précoce détectable bien avant les défaillances cognitives caractéristiques de la maladie d'Alzheimer. Ce déficit énergétique implique de multiples cellules cérébrales : neurones, astrocytes et microglie et impacte leurs interactions, en particulier la navette lactate astrocyte-neurone (Astrocyte-neuron lactate shuttle). Une diminution du transporteur de glucose endothélial et astrocytaire a été rapportée ainsi qu'une diminution de l'expression des enzymes permettant la conversion entre lactate et pyruvate. Ce dysfonctionnement de l'ANLS a été montré, au moins en partie, responsable du déficit énergétique propre à la maladie d'Alzheimer. De plus, il a été mis en évidence que le vieillissement réduit l'expression du transporteur neuronal spécifique du glucose, diminuant l'entrée du glucose dans les neurones. La diminution des acteurs clefs de l'ANLS, carrefour métabolique du cerveau, semble être une caractéristique précoce et majeure de la maladie d'Alzheimer ; le glucose, substrat cérébral principal, ne pouvant plus être métabolisé. L'objectif de ce projet est de stimuler l’ANLS, par administration de lactate dans le but de contrecarrer le déficit énergétique cérébral et limiter ou retarder ainsi les déficits fonctionnels associés au vieillissement et a fortiori à la maladie d’Alzheimer.
Bénéfices attendus
Le vieillissement et de manière plus exacerbée, la maladie d'Alzheimer sont caractérisés par un déficit énergétique cérébral induit par une diminution de la capacité cérébrale à métaboliser le glucose. Nous proposons dans ce projet une stratégie de substitution énergétique en administrant du lactate. Les bénéfices attendus sont un maintien de l'équilibre énergétique cérébral couplé à un maintien des fonctions cérébrales ou un retard dans leurs altérations.
Procédures
- Procédure chirurgicale (implantation de pompes osmotiques + recharges). 1 fois + 14 fois / 15 min. -Examens par résonance magnétique nucléaire sous anesthésie gazeuse ; technique non-invasive pour les animaux (durée : 2 fois ; 30 - 45 min). -Tests de comportements cognitivo-sensori-moteurs, test de l'anxiété et test de dépression (1 fois chaque test, 10 min par test) - Perfusion de substrats marqués au carbone 13 pour permettre la mesure des échanges métaboliques. 1 fois / 1 heure. - Prélèvement du cerveau sur animaux préalablement mis à mort.
Impact sur les animaux
- L'implantation des pompes osmotiques nécessaires à l'administration de lactate nécessite une chirurgie. Chez l'animal anesthésié, des modifications du rythme respiratoire, mises en évidence grâce au monitoring pourraient survenir. Cette nuisance entraînera l'arrêt de l'expérimentation. - L’imagerie par résonance magnétique nucléaire est une technique non invasive, cependant, durant l’examen d'IRM, un changement important du rythme cardiaque et/ou respiratoire, mesurés grâce à un capteur placé entre l'animal et le lit IRM, peut subvenir, du fait de la variabilité entre les animaux de sensibilité aux anesthésiques. Cette nuisance entrainera l'arrêt de l'expérimentation. - Les tests de comportement, notamment le test de restriction alimentaire, pourraient induire une anxiété chez les animaux.
Devenir
Le cerveau des animaux doit être prélevé pour décrypter les mécanismes moléculaires mis en jeu.
Remplacement
Le but final de notre projet de recherche a une envergure translationnelle et nécessite donc une approche intégrative. De ce fait, notre projet nécessitant le fonctionnement du cerveau dans son intégrité afin de tester l'effet neuroprotecteur d'une modulation du métabolisme énergétique cérébral par administration de lactate et de pouvoir envisager une application rapide chez l’Homme, il n'existe pas de remplacement disponible à nos modèles expérimentaux (maladie d'Alzheimer).
Réduction
Une réduction du nombre d’animaux est rendue possible par le fait que l’imagerie par résonance magnétique nucléaire est une technique d’investigation non-invasive et permet donc un suivi longitudinal des animaux ainsi que la réalisation de tests comportementaux, sur les mêmes animaux. Les effectifs ont été déterminés grâce à un calculateur de taille d'échantillons ainsi que par notre expérience acquise lors d’études précédentes. Les différences intergroupes seront mises en évidence par des tests statistiques.
Raffinement
L'Imagerie par résonance magnétique est une technique non invasive, cependant, l’utilisation d’anesthésique peut entraîner des nuisances et des effets indésirables pour les animaux. Afin de limiter les nuisances éventuelles au bien-être des animaux, durant les expérimentations d’imagerie, du gel oculaire sera appliqué afin d'éviter toute sècheresse oculaire et la température corporelle de l'animal sera maintenue grâce à un lit chauffant. Une variation importante du rythme cardiaque et/ou respiratoire, mesurés par un capteur positionné entre le rat et le lit de l'imageur, au cours de l'expérience sera retenu comme point limite. La récupération post-imagerie sera réalisée sous lampe chauffante jusqu’au réveil complet des animaux. Une réhydratation systématique avec sérum physiologique en sous-cutané sera aussi réalisée. Après leur retour en cage collective, les animaux seront observés de façon journalière par le zootechnicien et ou la personne en charge de l'expérimentation. Lors de ces observations, la capacité de l’animal à s’alimenter, le comportement et sa vivacité et l’état du pelage seront vérifiés. Un échange quotidien entre le zootechnicien et l’expérimentateur permettra une intervention et une prise de décision rapide en cas de souffrance constatée. Enfin, afin de garantir le bien-être animal, les animaux seront hébergés en cage collective comprenant une litière, des frisures en papier craft ou lanière de peuplier des bâtonnets de bois à ronger, un tube cartonné pour pouvoir se cacher. Le nombre réduit de manipulateurs (1 seul zootechnicien et 1 unique expérimentateur) participera à réduire le stress des animaux.
Choix des espèces
Les souris utilisées dans ce projet sont deux souches très étudiées dans la littérature, leur utilisation permettra de minimiser le nombre d'animaux contrôles. Les souris partagent de nombreuses similitudes biologiques et génétiques avec les humains, ce qui permet d'observer des mécanismes pathologiques similaires à ceux de la maladie d'Alzheimer chez l'homme. Les modèles de souris transgéniques peuvent être génétiquement modifiés pour développer des caractéristiques de la maladie d'Alzheimer, ce qui permet d'explorer des hypothèses sur la neuroprotection. Il est possible de suivre des souris sur des périodes prolongées pour observer l'évolution de la maladie et l'impact de l'intervention neuroprotectrice. Les modèles murins permettent d'évaluer les fonctions cognitives et comportementales, fournissant des données sur l'efficacité du traitement neuroprotecteur. Le projet porte sur la neuroprotection dans le cadre du vieillissement cérébral sain ou pathologique (maladie d'Alzheimer). Les animaux seront donc utilisés de 4 mois à 18 mois.
Evaluation de nouveaux traitements dans un modèle MPTP de maladie de Parkinson chez la souris
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
Les souris dont le score de souffrance reste mauvais deux jours de suite sont mises à mort par l'expérimentateur. 3 040 souris vont être utilisées, toutes tuées, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. Elles reçoivent quatre injections de MPTP en une seule journée, espacées de deux heures, qui provoquent hypothermie, perte de poids et baisse de mobilité, puis des prélèvements de sang à la queue et, en fin d'étude, un prélèvement du liquide entourant le cerveau et la moelle. Des tests comportementaux de l'activité locomotrice sont annoncés sans que les épreuves soient nommées, et quatre animaux sont ajoutés à chaque groupe traité pour compenser une mortalité liée à la toxine pouvant atteindre 30 %.
Objectifs
Les maladies neurologiques se définissent par un dysfonctionnement du système nerveux central ou périphérique. Elles revêtent plusieurs formes et touchent un nombre important de personne dans le monde. L’origine de ces maladies est encore mal comprise et les traitements actuels visant à soulager les symptômes ne sont pas optimaux. Le développement de nouveaux outils thérapeutiques est donc essentiel. Pour identifier de nouvelles approches thérapeutiques, nous proposons la réalisation d'un modèle murin de la maladie de Parkinson qui permet d’en reproduire les symptômes afin d’évaluer l’efficacité de nouveaux traitements. Ce modèle est généré par injection aigüe de toxine chez la souris. Le bénéfice attendu est une meilleure compréhension des effets d’un traitement à différentes doses sur la composante comportementale et cellulaire.
Bénéfices attendus
Les études précliniques permettent d’acquérir les premières connaissances sur le comportement d’un candidat médicament, indispensables avant les essais chez l’homme. Les expérimentations sont essentiellement menées sur l’animal. La génération de modèle expérimentaux de la maladie de Parkinson chez la souris est donc nécessaire afin de tester différents composés thérapeutiques. Le bénéfice attendu est l'identification de nouveaux outils thérapeutiques pour cette maladie.
Procédures
Les animaux subiront 4 injections de toxine, sur l'animal vigile (30 secondes) espacées de 2 heures sur une journée. Prélèvements sanguins à la queue (1 minute) sur l'animal vigile (1 prélèvement toutes les 2 semaines ou par mois selon la durée de l'étude). Prélèvements de liquide dans lequel baignent le cerveau et la moelle épinière (1 prélèvement à la fin de l'étude, durée 10 minutes). Les animaux pourront être soumis à des tests comportementaux afin de mesurer l’altération de l’activité locomotrice. L’activité locomotrice sera mesurée en condition normale et après induction du modèle, pour vérifier l’effet du traitement. Les tests comportementaux pourront durer entre 5 minutes et 2 heures.
Impact sur les animaux
L’injection de toxines entraine un suivi spécifique. Les injections peuvent entrainer une hypothermie, une perte de poids et une diminution de la mobilité, les animaux récupérant au bout d’environ 8h. Les tests comportementaux peuvent entraîner un stress léger atténué par les sessions d’habituation et une manipulation régulière des animaux.
Devenir
Tous les animaux sont mis à mort et les cerveaux prélevés pour des analyses.
Remplacement
Ce projet s’inscrit dans le cadre de notre activité préclinique de service. Ce projet recourt à l’utilisation de souris pour plusieurs raisons éthiques : - L’utilisation d’approches neurobiologiques invasives ne peut être faite chez l’homme. -Dans le cadre des modèles de maladie neurodégénérative, l’objectif à terme est de proposer un modèle animal présentant toutes les caractéristiques (motrice, cognitive) de ces affections. Aucun modèle in vitro ne permet l’étude de telles fonctions. De ce fait, le recours à l’animal pour étudier les manifestations comportementales de la maladie et les mécanismes impliqués dans ces processus apparait comme nécessaire pour reproduire les symptômes de la maladie en vue de tester des nouveaux traitements.
Réduction
Nos modèles sont générés dans le cadre d’une activité pré-clinique sur des composés thérapeutiques. Afin de réduire le nombre d’animaux, une analyse de puissance a été effectuée, permettant de réduire le nombre maximum de 12 animaux par groupe incluant les groupes expérimentaux (4 doses différentes de composé) et leur contrôle. La mortalité associée aux injections de MPTP peut aller jusqu'à 30%. Pour avoir un nombre suffisant d'animaux (n=12), nous ajoutons 4 animaux supplémentaires à chaque groupe traité (G2 à G5). Pour chaque animal, un grand nombre de prélèvements post mortem sera réalisé pour maximiser l’utilisation qui peut être faite : les différentes structures cérébrales, la moelle, le LCR (liquide céphalorachidien), le sang et les organes. L’utilisation des mâles et des femelles nous permettra de porter une attention particulière au R de réduire dans la règle des 3R. Des analyses statistiques seront effectuées.
Raffinement
Les animaux seront hébergés en groupes sociaux (3 à 5 par cage). Mesures précoces : le confort de l’animal sera pris en compte à tout moment. Leur surveillance est assurée via une pesée hebdomadaire. Le constat de signes de souffrance entraine une surveillance accrue, avec enregistrement sous forme de fiche de suivi spécifique avec les soins prodigués (isolement, réchauffement, soins médicamenteux, etc.) et l’évolution des signes. La cage est alors signalée par une étiquette « à surveiller ». Cette fiche est close quand l’animal a récupéré ou qu’une décision de mise à mort a dû être prise. Des points limites suffisamment précoces sont définis pour éviter des souffrances aux animaux avec la mise en place de mesures pour les soulager comme une réhydratation, des traitements vétérinaires si nécessaire. Des mesures spécifiques peuvent être prises : si l’animal manque de tonus, une injection intrapéritonéale de solution saline sera réalisée. En cas de plaies celles-ci seront nettoyées et désinfectées. Si malgré ces soins, les scores restent mauvais durant deux jours consécutifs, une décision de mise à mort est prise par l’expérimentateur. Si l’animal a bien récupéré, un suivi visuel journalier et une pesée hebdomadaire seront effectués. Administration du traitement : les administrations sont réalisées quotidiennement et les animaux sont habitués à la contention. Si le traitement provoque des effets indésirables, le traitement peut être interrompu et l’animal surveillé.
Choix des espèces
La souris est un excellent modèle pour les maladies humaines, car son système nerveux est similaire à celui de l’homme. Ce modèle a un intérêt pour la compréhension de la pathologie humaine comme pour la mise au point de traitements thérapeutiques. De plus, l’injection de toxine est bien établie dans notre équipe et les travaux sur la souris sont largement décrits dans les études des maladies neurodégénératives. Les maladies neurologiques apparaissent préférentiellement à l’âge adulte, les animaux seront donc utilisés à partir de 8 semaines. En effet, à cet âge on peut considérer que le système nerveux central a atteint sa pleine maturité.
Caractérisation de la voie d’administration et de la dose optimale de nouveaux composés antidiabétiques
- Recherche appliquée
- Troubles endocriniens
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
Jusqu'à dix-neuf prélèvements de sang par incision de la queue et dix-huit gavages ou injections hebdomadaires par animal : 4 800 souris diabétiques vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Le protocole compare cinq variantes d'une protéine, à cinq doses et par quatre voies d'administration, pour identifier la combinaison la plus efficace contre le diabète de type 1. Le porteur énumère lui-même les risques de perforation de l'œsophage, de perforation d'organes internes, d'œdèmes, d'hématomes et de lésions veineuses liés à ces gestes répétés, tout en décrivant le modèle comme présentant une hyperglycémie modérée. Toutes les souris sont tuées pour des analyses post-mortem.
Objectifs
Notre recherche porte sur le diabète de type 1 (DT1), une maladie caractérisée par la destruction des cellules pancréatiques responsables de la production d'insuline. Cette destruction entraîne des hyperglycémies chroniques, pouvant entraîner de graves complications vasculaires. Nous avons identifié une protéine capable de régénérer ces cellules et avons développé cinq variantes de cette protéine, que nous avons testées sur des souris diabétiques. Nos résultats préliminaires indiquent que ces nouvelles protéines stimulent la prolifération des cellules productrices d'insuline, ce qui pourrait en faire des traitements prometteurs pour le DT1. Pour développer un traitement antidiabétique, nous souhaitons évaluer l’efficacité de chacune de ces protéines. L’objectif est de déterminer laquelle d’entre elles est la plus efficace, ainsi que la dose optimale et la méthode d’administration la plus adaptée. Nous testerons donc cinq concentrations différentes avec quatre méthodes d'administration (intrapéritonéale, sous-cutanée, intraveineuse et orale) sur un modèle de souris diabétiques, afin d'évaluer leur efficacité dans le contexte du DT1. Notre approche sera séquentielle et hiérarchisée : si l'une des protéines candidates montre de bons résultats avec une méthode et une dose spécifiques, nous pourrons écarter les autres options, réduisant ainsi le nombre de souris nécessaires.
Bénéfices attendus
Les résultats de cette étude seront déterminants pour identifier la dose optimale et la voie d'administration offrant la meilleure efficacité antidiabétique de nos analogues. En les combinant avec les autres études en cours, notamment les études pharmacocinétiques, nous maximiserons les chances de succès dans le développement d'une thérapie pour le diabète de type 1.
Procédures
En plus de la mesure de la glycémie en début de procédure, plusieurs prélèvements sanguins seront effectués sur chaque animal, selon leur groupe : trois prélèvements seront réalisés par ponction de la veine caudale (après incision de la queue) pour le groupe traité pendant 3 semaines (soit 4 prélèvements au total, incluant le prélèvement initial; durée de l'intervention : 30 secondes); dix prélèvements seront réalisés pour le groupe traité pendant 10 semaines (soit 11 prélèvements au total; durée de l'intervention : 30 secondes); dix-huit prélèvements seront réalisés pour le groupe traité pendant 18 semaines (soit 19 prélèvements au total; durée de l'intervention : 30 secondes). En fonction des groupes, chaque animal recevra soit une injection, soit une administration orale par gavage du composé, effectuée de manière hebdomadaire : trois injections ou administrations orales pour le groupe traité pendant 3 semaines (durée de l'intervention : entre 30 secondes et 1 minute); dix injections ou administrations orales pour le groupe traité pendant 10 semaines (durée de l'intervention : entre 30 secondes et 1 minute); dix-huit injections ou administrations orales pour le groupe traité pendant 18 semaines (durée de l'intervention : entre 30 secondes et 1 minute).
Impact sur les animaux
Les souris utilisées dans cette étude constitue un modèle classique pour l'étude du diabète de type 1 (DT1), présentant généralement une hyperglycémie modérée. La ponction de la veine caudale, qui implique l'extraction de sang de la veine située dans la queue, peut entraîner une douleur ou un inconfort, avec un risque d'infection si le site n'est pas correctement aseptisé. Ces prélèvements seront effectués de manière hebdomadaire, pouvant atteindre jusqu'à 18 prélèvements selon les groupes, augmentant ainsi le risque d'infection. L'administration orale par gavage peut provoquer du stress et de l'inconfort, avec des risques de perforation ou de blessure de l'œsophage, ainsi que d'aspiration de liquide dans les poumons, entraînant des difficultés respiratoires si la sonde est mal positionnée, surtout en cas de répétition de la procédure. Les injections intrapéritonéales (IP), sous-cutanées (SC) et intraveineuses (IV) comportent également des risques d'inconfort et de douleur au site d'injection. Pour les injections IP, il existe un risque de perforation des organes internes, tandis que les injections SC peuvent provoquer des œdèmes ou des hématomes si elles sont administrées trop rapidement. Les injections IV, quant à elles, comportent des risques de saignements et de lésions veineuses. Dans tous les cas, une infection peut survenir si les conditions d'asepsie ne sont pas rigoureusement respectées. Il est important de noter que les injections et les gavages seront également réalisés de manière hebdomadaire, jusqu'à 18 administrations selon les groupes, ce qui accentue les risques liés à ces procédures répétées.
Devenir
À la fin de la procédure, les animaux seront mis à mort pour permettre des analyses post-mortem.
Remplacement
Dans notre étude, les composés développés présentent des caractéristiques pharmacodynamiques uniques qui ne peuvent être pleinement évaluées que dans des systèmes biologiques complexes, comme ceux des souris. L'étude in vivo est essentielle pour mesurer avec précision l'efficacité et l'interaction de nos analogues avec leurs cibles biologiques, ainsi que pour comprendre les réponses physiologiques qu'elles déclenchent. Ces mécanismes ne peuvent pas être reproduits de manière fiable par des méthodes in vitro ou par modélisation informatique, rendant l'approche in vivo indispensable pour évaluer l'efficacité thérapeutique potentielle des composés.
Réduction
Nous veillerons à utiliser un nombre minimal d'animaux dans nos expériences. Des analyses statistiques sur des échantillons préliminaires ont révélé que 16 animaux par condition suffisent pour obtenir des résultats exploitables, sans nécessiter de répétitions supplémentaires. Certaines souris peuvent ne pas développer d’hyperglycémie, mais elles ne seront pas écartées, car elles présentent une infiltration lymphocytaire significative, un indicateur préclinique important du diabète de type 1 (DT1). Ainsi, notre étude inclura les souris diabétiques et prédiabétiques pour obtenir des données complètes et fiables sur l'efficacité de nos composés. Enfin, pour réduire le nombre d’animaux utilisés, nous adopterons une approche séquentielle et hiérarchisée. Si un composé montre une efficacité notable avec une voie d'administration et une dose spécifique, les autres conditions seront progressivement écartées. Nous ajusterons les expériences en fonction des résultats obtenus, conformément aux principes des 3R.
Raffinement
La glycémie sera mesurée par prélèvement d'une goutte de sang de la veine caudale. Avant l'incision, une crème analgésique contenant de la lidocaïne sera appliquée sur l'extrémité de la queue pour assurer une anesthésie locale. La ponction sera effectuée rapidement et avec précision pour minimiser le stress, et une légère pression sera appliquée pour arrêter le saignement et prévenir les hématomes. Pour les injections intrapéritonéales (IP), sous-cutanées (SC) et intraveineuses (IV), la zone d'injection sera désinfectée avant et après chaque administration, afin de réduire le risque d'infection. Des aiguilles de petit calibre seront utilisées pour minimiser la douleur et les traumatismes tissulaires. Avant une injection IV, la queue de la souris sera réchauffée dans de l’eau tiède afin de dilater les vaisseaux sanguins, facilitant ainsi l'injection et réduisant les tentatives. Les volumes injectés seront limités afin d’éviter tout inconfort. Pour l'administration orale (gavage), des sondes d’alimentation adaptées seront employées afin de minimiser le risque de perforation de l’œsophage ou de lésions internes. Les animaux seront surveillés attentivement pour déceler tout signe de détresse ou de difficultés respiratoires. Tous les animaux seront hébergés dans un environnement enrichi et en groupes sociaux, dans des portoirs ventilés. Ils auront accès à de l'eau stérilisée et des aliments irradiés pour minimiser les risques de contamination. Durant toute la procédure, les animaux seront surveillés à l’aide d'une grille de score pour évaluer et objectiver les éventuelles souffrances, avec des points limites précoces et des mesures correctives adaptées.
Choix des espèces
Les souris utilisées dans cette étude constituent un modèle de référence pour l'étude du diabète de type 1 (DT1), car elles développent spontanément la maladie par des mécanismes similaires à ceux observés chez l'humain. Leur phénotype et les étapes de progression du DT1 sont bien documentés, ce qui permet des études précises et reproductibles. Dans notre étude, ces souris sont essentielles pour évaluer l'efficacité de nos composés dans un contexte de DT1. Pour cette étude pharmacodynamique (i.e. l'étude des effets des analogues sur l'organisme), nous utiliserons des souris âgées de 8 à 20 semaines. Cet intervalle d'âge correspond à la période adulte, où les processus métaboliques sont stabilisés, offrant ainsi une meilleure représentativité des réponses physiologiques et pharmacologiques. À cet âge, les souris présentent un profil métabolique mature, ce qui permet d'obtenir des données d'efficacité plus fiables et transposables, tout en minimisant les variations liées à la croissance ou aux effets du sevrage.
Impact d’une exposition alimentaire aux pesticides sur un modèle murin génétiquement prédisposé à la colite, une inflammation chronique du colon.
- Recherche appliquée
- Toxicologie (hors obligations réglementaires)
- Recherche fondamentale
- Système gastrointestinal
144 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Privées du gène de l'interleukine 10, elles développent spontanément une colite et reçoivent pendant dix semaines une alimentation contenant du glyphosate à deux doses réglementaires, avec collecte hebdomadaire de fèces puis prélèvement de sang sous sédation profonde juste avant la mise à mort. L'inflammation peut provoquer des diarrhées sévères, une déshydratation et une perte de poids atteignant 20 % en quelques jours, seuil qui déclenche alors la mise à mort. Le porteur affirme qu'aucune méthode alternative ne reproduit le dialogue entre microbiote, intestin et foie, et présente l'usage d'un animal de laboratoire "entier" comme "nécessaire".
Objectifs
Les Maladies Inflammatoires Chroniques de l’Intestin (MICI) sont des pathologies complexes qui résultent de la combinaison de plusieurs facteurs de risques : génétiques et environnementaux. Dans ces facteurs environnementaux, un déséquilibre du microbiote intestinal, ensemble des bactéries colonisant les intestins, favorise l’apparition de ces pathologies. D’autre part, les contaminants présents dans notre alimentation, tel que le glyphosate, pourraient jouer un rôle dans ces pathologies, notamment chez des individus génétiquement prédisposés. Le glyphosate est le pesticide le plus utilisé dans le monde, et les consommateurs sont principalement exposés via leur alimentation. Chez les plantes, il agit en inhibant une protéine indispensable à la survie de la plante, mais cette protéine est aussi présente dans certaines bactéries du microbiote intestinal. Ainsi, nos résultats préliminaires montrent que l’exposition au glyphosate impacte la composition du microbiote intestinal. Cependant il n’est pas connu si ces changements du microbiote, induits par glyphosate, peuvent favoriser l’apparition de MICI. L’interleukine 10 (IL-10), une molécule du système immunitaire impliquée dans la réponse anti-inflammatoire, est la principale protéine anti-inflammatoire intestinale. Des souris dont l’interleukine 10 a été supprimée (IL-10-/-) développent spontanément une inflammation de l’intestin en vieillissant. De plus, le microbiote intestinal joue un rôle majeur dans le développement de cette pathologie chez ces souris IL-10-/-. Ce modèle de souris est donc approprié pour étudier l’impact de facteurs environnementaux sur le développement des MICI. Dans ce projet nous souhaitons donc étudier l’impact d’une exposition alimentaire au glyphosate sur le développement de l’inflammation intestinale, en utilisant des souris mâles et femelles dont l’interleukine 10 a été invalidée.
Bénéfices attendus
Avec ce projet, nous souhaitons approfondir les connaissances sur l’impact de l’exposition alimentaire au glyphosate dans le contexte d’une prédisposition génétique au développement de pathologie intestinale telle que la colite. Nous évaluerons ainsi les effets de l’exposition aux pesticides sur le microbiote intestinal, et leur impact sur la progression de la colite.
Procédures
Les souris seront nourries avec un régime contenant ou non du glyphosate, à deux doses différentes : la DJA (dose journalière admissible) et la NOAEL (dose sans effet nocif observable), pendant 10 semaines. Les fèces des souris seront collectées sur animaux éveillés de façon non invasive : les souris seront gardées dans des boîtes en plastique (désinfectées et non hermétiques), dans un endroit bien ventilé, de manière à pouvoir faire leurs besoins sans contrainte ni manipulation inutile pendant 2 heures. Ces prélèvements auront lieu chaque semaine. A la fin des expérimentations, les souris seront mises sous sédation profonde afin de prélever le sang (geste effectué en 30 secondes). Suite à la collection, l’animal sera euthanasié. L’ensemble des autres prélèvements sera réalisé post-mortem.
Impact sur les animaux
Les souris de ce modèle, peuvent, pour certaines, développer, à partir de 8 semaines, une colite qui peut engendrer une déshydratation suite à des diarrhées sévères, et une perte de poids pouvant atteindre 20% de leur poids initial en quelques jours, ce qui constitue un point limite mettant fin à l’expérimentation pour ces souris. Selon nos résultats préalables la survie globale de cette cohorte est estimée à 85% pour les femelles et 90% pour les mâles âgés de 14 semaines. Aucune perte de poids ni de signe de toxicité n’ont en effet été observé dans la précédente cohorte de souris de type sauvage exposées aux mêmes doses de glyphosate dans le laboratoire.
Devenir
A l'issu de la procédure, tous les animaux seront euthanasiés afin de prélever le sang et différents organes pour réaliser les analyses et répondre à la question scientifique.
Remplacement
L'utilisation d'animaux de laboratoire entier est nécessaire car le projet étudie des phénomènes biologiques (voies métaboliques) qui font intervenir différents tissus (microbiote intestinal, intestin grêle, gros intestin, foie) agissant en synergie via un dialogue inter-organe. De plus, afin d'étudier l'interaction entre l'alimentation, le microbiote intestinal et le génome de l’hôte, l'utilisation de souris de laboratoire est appropriée avec notamment la possibilité d'utiliser des animaux génétiquement modifiés. Enfin, actuellement, il est impossible de mimer ce dialogue complexe entre les différents compartiments et organes par l'utilisation de méthodes alternatives (modèles cellulaires).
Réduction
Nous avons conçu l’expérience pour à la fois répondre à nos questions scientifiques et respecter la nécessité de réduire le nombre d'animaux dans la recherche scientifique. Nous utiliserons le plus petit nombre possible d'animaux requis pour cibler nos objectifs en fournissant des résultats statistiquement significatifs. Un nombre suffisant de souris sera utilisé dans toutes les expériences afin d'observer des effets biologiquement pertinents et statistiquement significatifs. Le nombre d'animaux a été déterminé par un calcul de puissance et basé sur nos résultats préliminaires. Les résultats de notre étude de pouvoir statistique (calcul permettant d’évaluer le nombre nécessaire d’individus pour confirmer ou non notre hypothèse de recherche) basée sur des résultats préliminaires mesurant un marqueur non invasif d’inflammation intestinale nous a permis de définir le nombre d’animaux nécessaires par groupe expérimental. Nos données préliminaires montrent également que les effets du glyphosate peuvent être dépendants du sexe, nous étudierons donc séparément une cohorte de souris femelles et une cohorte de souris mâles afin de comparer les effets du glyphosate dans les 2 sexes.
Raffinement
Les souris seront surveillées quotidiennement pendant toute la durée du protocole par du personnel compétent. Les mesures nécessaires à la prise en charge de la douleur potentielle des souris avec colite seront adaptées en fonction de l’état des animaux (analgésie et suivi des signes de mieux/mal être avant et après le traitement). Les effets du traitement seront contrôlés par une surveillance selon un score standardisé. Ce score (prenant en compte la variation du poids de l’animal, son apparence externe, les signes cliniques mesurables et le changement de comportement) correspond à une grille d’évaluation clinique permettant de prendre des mesures progressives (points limites) en fonction de l’élévation du score (augmentation de la fréquence des observations, administration de solution saline pour lutter contre la déshydratation, administration d'antalgiques pouvant être renouvelé toutes les 12h, euthanasie précoce). Ainsi, le protocole expérimental pourra être atténué voire suspendu en cas de mauvaise tolérance ou de souffrance des animaux. L’environnement des animaux sera enrichi afin de leur permettre d’avoir un comportement le plus naturel possible (cotons, maisons, cycle jour/nuit).
Choix des espèces
Le modèle murin est largement utilisé dans la recherche sur les MICI car c’est un modèle permettant notamment l’étude des interactions entre l’alimentation, les polluants de l’alimentation (tels que le glyphosate), le microbiote intestinal et l’intestin. De plus, nous utiliserons un modèle de souris déficient pour l’interleukine 10 (souris IL10-/-) permettant de modéliser l’apparition d’une colite similaire à la colite hémorragique chez l’Homme. Ce modèle génétique de colite existe uniquement chez la souris. Nous utiliserons des souris de 4 semaines et les exposerons aux différents régimes pendant 10 semaines. En effet, nous souhaitons étudier un éventuel effet potentialisateur du glyphosate sur l’inflammation intestinale. Or, les souris IL10-/- développent spontanément une colite qui peut évoluer rapidement vers des stades sévères à partir de 12 semaines d’âge. Ainsi, afin d’être capable d’observer un éventuel effet du glyphosate, nous devons donc utiliser ces souris assez jeunes, juste après le sevrage.
Neuroénergétique du nouveau-né et spécificités genre-dépendantes : vers de nouvelles stratégies thérapeutiques pour les neuropathies pédiatriques. (BabyBrain)
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Opérés du cerveau le jour de leur naissance, soumis à sept jours de vie à une nouvelle chirurgie puis à deux heures d'hypoxie, gavés ou injectés les trois jours suivants, 576 ratons vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Ils passent ensuite des IRM sous anesthésie à 7, 30 et 45 jours, dont une de deux heures, et des tests de réflexes à 8, 10 et 12 jours. À 55 jours, une privation de nourriture de 72 heures précède un test censé mesurer un état dépressif. Tous sont tués pour prélèvement d'organes, et ni ce test de dépression ni le test de mémoire employé à 45 jours ne sont nommés.
Objectifs
Une meilleure compréhension du métabolisme énergétique cérébral chez le nouveau-né, en prenant en compte les différences liées au sexuel, pourrait permettre de définir de nouvelles pistes thérapeutiques dans un contexte de pathologies cérébrales pédiatriques caractérisées par un déficit énergétique. Les objectifs seront les suivants : - Décrypter les spécificités du métabolisme énergétique cérébral du nouveau-né en bonne santé, en fonction du sexe. - Mettre en évidence les spécificités sexo-dépendantes des altérations métaboliques périnatales dans le contexte de l’hypoxie-ischémie néonatale. - Développer de nouvelles stratégies thérapeutiques dans le contexte d’un déficit énergétique cérébral, en fonction du sexe.
Bénéfices attendus
Il est attendu de ce projet de combler une lacune dans le domaine de la neuroénergétique. Ce projet offrira une compréhension des mécanismes moléculaires et de la coopération cellulaire qui sous-tendent les différences entre le cerveau des nouveau-nés masculins et féminins, ainsi que des différences dans la manière dont le cerveau masculin et féminin peuvent être capables de répondre aux agressions neuronales et aux stratégies neuroprotectrices.
Procédures
Les animaux subiront une chirurgie afin de diminuer l'expression de certains transporteurs de substrats énergétiques cérébraux (1 fois, à la naissance, durée 15 min). Pour l'induction de l'hypoxie-ischémie, les animaux subiront une chirurgie (1 fois, à l’âge de 7 jours, durée inférieure à 10 min) puis une hypoxie (1 fois, 30 min après la chirurgie, durée 2 h). Pour l'un des groupes, trois injection de substrat énergétique seront réalisées (juste après l'hypoxie-ischémie et sur les deux jours suivants, âge : 7, 8 et 9 jours de vie, durée : 2 s). Pour un des groupes, les ratons seront gavés avec des substrats énergétiques (gavage juste après l'hypoxie-ischémie et sur les deux jours suivants, âge : 7, 8 et 9 jours de vie, durée : 2 min). Les animaux effectueront des examens par résonance magnétique nucléaire de diffusion sous anesthésie gazeuse ; technique non-invasive pour les animaux (à l'âge de 7 et 30 jours ; durée : 30 - 45 min). Ils effectueront aussi des examens par résonance magnétique nucléaire fonctionnelle sous anesthésie (1 fois, à 45 jours d'âge, durée : 2 h). La neuroprotection sera évaluée au niveau fonctionnel par des tests de comportements de réflexes précoces (réalisés à 8, 10 et 12 jours ; durée : 5 min) et de mémoire (évaluée à 45 jours ; durée 10 min). La dépression sera évaluée par un test comportemental associé à une restriction alimentaire (réalisé à 55 jours ; durée de la restriction : 72 h ; durée du test : 10 min).
Impact sur les animaux
Les modèles de répression de transporteurs utilisés dans ce projet sont bien connus des membres de l’équipe. La modification génétique n’entraîne pas de modifications au niveau pondéral, qualité du poil, appétit des animaux, activité et mobilité. Cependant, l'induction du modèle nécessite une chirurgie sous anesthésie générale par hypothermie maintenue tout le long de l’acte. Suite à l'opération, la plaie suturée peut s'infecter ou présenter des difficultés à cicatriser. La chirurgie nécessaire à l’induction de l’hypoxie-ischémie pourrait entraîner une perte de poids, une plaie et des douleurs postopératoires. L’administration de lactate sera réalisée par une injection intrapéritonéale, ce qui constitue une nuisance. La réponse à l'hypoxie-ischémie est variable d'un individu à l'autre. Dans de rares cas, des lésions cérébrales supérieures à 50 % pourraient subvenir. Elles représenteront un point limite. Le test de restriction alimentaire pourrait entraîner chez certains animaux un stress.
Devenir
Mise à mort des animaux pour prélèvement d'organes pour une analyse post-mortem (n = 576). La répression de l'expression des différents transporteurs ainsi que l'induction de lésions cérébrales par hypoxie-ischémie ne permettra pas d'utiliser les animaux pour un autre projet.
Remplacement
Des modèles d’organoïdes ainsi que des modèles d’hypoxie cellulaires existent, cependant, ces modèles s’affranchissent de la (patho)physiologie de l’organisme entier. Le but final de notre projet de recherche a une envergure translationnelle et nécessite donc une approche intégrative, prenant entre autre la dimension sexuée. De ce fait, notre projet nécessitant le fonctionnement du cerveau dans son intégrité afin de comprendre le métabolisme cérébral en fonction du sexe et tester l'effet neuroprotecteur des molécules afin de pouvoir envisager une application rapide chez l’Homme, il n'existe pas de remplacement disponible à notre modèle expérimental.
Réduction
Une réduction du nombre d’animaux est rendue possible par le fait que l'IRM est une technique d'investigation non-invasive qui permet un suivi des animaux ainsi que la réalisation de tests comportementaux, sur les mêmes animaux. Les différences inter-groupes seront mises en évidence par des tests statistiques. Le nombre d'animaux considéré pour ce projet a été déterminé en prennant en concidération nos projets précédents et en utilisant un calculateur de taille d'échantillon.
Raffinement
Lors des chirurgies, avant anesthésie un antalgique sera administré. Le réveil des ratons et la récupération de la température corporelle s’effectueront dans un caisson ventilé. Les ratons seront surveillés plusieurs fois par jour pendant 3 j puis de manière hebdomadaire. La mise en place d’une grille de scorage et l’utilisation de points limites adaptés permettront la délivrance d’un antalgique si une douleur est constatée. La cicatrisation sera contrôlée ; en cas d’infection de la plaie un désinfectant et un antalgique seront administrés. Les IRM seront réalisées sous anesthésie générale. Une modification de rythme cardiaque ou du rythme respiratoire par rapport aux normes physiologiques, mise en évidence par un capteur placé sous l'animal entraînera l'arrêt de l'expérimentation. Du gel ophtalmique sera utilisé, pour éviter la sécheresse oculaire. Pour le gavage, une canule à bout rond en plastique à usage unique sera utilisée afin de limiter les risques de blessure pour l'animal. Le volume administré, à température ambiante prendra en considération la corpulence de l'animal. En l'absence de détresse respiratoire et de reflux, l'animal sera remis à sa cage et surveillé régulièrement pendant 1 heure. Pour le test de dépression, nécessitant une privation de nourriture ponctuelle, la prostration de l'animal représentera un point limite. Au niveau de l'hébergement, les animaux seront élevés en cage collective, sur une litière en peuplier, caractérisée par un fort pouvoir absorbant et une granulométrie adaptée. L'hébergement sera enrichi d'un nid végétal, du coton et un tunnel en carton.
Choix des espèces
Le rat Wistar est plus gros que des modèles souris, ce qui est un atout pour les examens non-invasif par IRM. La taille de son cerveau facilitera aussi les chirurgies. Cette espèce est utilisée depuis plusieurs années dans le modèle d'hypoxie-ischémie, ainsi de nombreux groupes témoins dans la littérature permettent de faire des comparaisons et limitent le nombre de témoins. Les animaux recevront une injection cérébrale à la naissance (P0) afin de diminuer l'expression des différents transporteurs. Pour certains, une hypoxie-ischémie sera réalisée à 7 jours de vie. Ils seront ensuite suivis par IRM à 7, 30 et 45 jours de vie et par des tests de comportement, de 8 à 55 jours de vie, afin de pouvoir comprendre les différences du métabolisme énergétique cérébrale du nouveau-né mâle et femelle et évaluer les effets protecteurs des substitutions thérapeutiques à court et à long terme. Les tests de reflexes seront réalisés à 8, 10 et 12 jours de vie. Un test permettant de mettre en évidence les défaillances neurologiques sera réalisé à 24 jours de vie. L'anxiété sera évaluée à 28 jours de vie. Un test de mémoire sera réalisé à 45 jours de vie et l'état dépressif des animaux sera évalué à 55 jours de vie.
ONCO cerveau-chirurgie : mise en place d’une nouvelle méthode de traitement dans un modèle de tumeur cérébrale orthotopique permettant, après résection tumorale, l’administration « in situ », unique ou répétée, de composés thérapeutiques
- Recherche appliquée
- Cancers
Pour tester des candidats médicaments administrés directement dans le cerveau après retrait d'une tumeur, 1 426 rats vont être utilisés, dont 1 411 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Chacun reçoit une irradiation, une greffe de gliome dans le cerveau d'environ une heure, puis une résection de la tumeur avec pose éventuelle d'une canule, ouvrant la voie à un maximum de douze traitements intracérébraux. Le porteur annonce des douleurs sévères liées aux chirurgies, des troubles neurologiques, des saignements et des infections possibles autour du dispositif implanté. Quinze rats sont utilisés sans réveil pour entraîner les techniciens à la pose de canule, après un premier apprentissage sur des cadavres, et tous les animaux sont tués à l'issue.
Objectifs
Au niveau mondial, il a été constaté une forte augmentation de l’incidence du cancer du fait du vieillissement de la population et de facteurs environnementaux qui se dégradent. En 2020, quelque 19,3 millions de nouveaux cas de cancers ont été diagnostiqués et 10 millions de décès sont à déplorer des suites de cette maladie, selon des données publiées par le Centre international de recherche contre le cancer (CIRC). Selon l’OMS, une personne sur cinq souffrira d’un cancer dans sa vie. Un homme sur huit et une femme sur onze en décèderont. Le cancer se caractérise par une dégradation pathologique des processus contrôlant la prolifération cellulaire, la différenciation et la mort programmée de certaines cellules. Les cancers du cerveau représentent toujours un enjeu de santé publique majeur. Par exemple, les gliomes de haut grade restent à ce jour un cancer pour lequel la prise en charge a peu évolué depuis 20 ans, avec une survie médiane après traitement de 24 mois environ. Le développement de nouvelles thérapies est de ce fait critique afin d’améliorer la survie et la rémission des patients. L’objectif de ce projet est d’utiliser un modèle orthotopique de cancer du cerveau chez les rongeurs reflétant la pathologie humaine afin d’évaluer de nouveaux candidats médicaments administrés de façon unique ou répétée (à l’aide d’une seringue ou d’un dispositif implantable) après résection de la tumeur. Ce modèle permet donc d’évaluer spécifiquement l’efficacité thérapeutique de composés d’intérêt dans le contexte de la présence de cellules cancéreuses résiduelles suite à une chirurgie de résection de tumeur du cerveau, chez l’homme (partie du traitement standard). La toxicité, la pharmacocinétique et de la biodistribution des candidats médicaments pourront aussi être étudiées dans ce modèle.
Bénéfices attendus
Pour certaines applications thérapeutiques, de nouveaux modèles précliniques plus prédictifs doivent être établis afin de pouvoir transposer l’utilisation de ces molécules chez l’homme lors d’essais dans différentes phases cliniques. L’animal représente un système d’essai physiologiquement proche de l’homme, permettant d’évaluer l’efficacité, la toxicité, la pharmacocinétique et la pharmacodynamique de nouveaux composés afin d’éviter ces essais directement chez l’homme. Au cours des expériences réalisées, il sera possible d’étudier les mécanismes de croissance d’une tumeur dans un environnement mimant la pathologie chez l’homme, d’étudier les mécanismes de résistance après des traitements avec de nouvelles molécules ou des molécules déjà utilisées en clinique, et les mécanismes de progression. Grâce à ces études dans un environnement adapté, il sera aussi par exemple possible de suivre la réaction du système immunitaire de l’hôte face à la progression de la maladie, de moduler et/ou orienter le système immunitaire afin de donner à l’organisme les moyens de se défendre contre le cancer.
Procédures
Les animaux seront soumis aux interventions suivantes : - Irradiation après un court transport. Les animaux restent dans leur cage de stabulation. Durée totale < 30 minutes, hors transport (réalisé une fois). - Procédures chirurgicales, réalisées sous anesthésie et analgésie pré-, per et post-opératoire : o Greffe tumorale intra cérébrale (x1), durée = ± 1h o Résection de la tumeur +/- implantation de la canule (1x). La durée de la résection sera max. 1h. L’implantation de la canula peut rallonger la procédure de 30 minutes. - Pour quelques animaux le traitement avec la canule sera réalisé sous anesthésie (10 – 15 minutes/traitement, max 12 traitements) - Les animaux vigiles et sous contention pourront recevoir des traitements par voies intra-péritonéale (IP), intra-veineuse (IV), sous-cutanée (SC), (1 minute), - Des prélèvements sanguins pourront être réalisés (1 minute) sur animaux vigiles sous contention si nécessaire ou si possible sous anesthésie. - Si un suivi par une technique d’imagerie est envisagé, il sera réalisé sous anesthésie générale pour une durée maximale d’1 heure. - Au moment de l’euthanasie, lorsque le prélèvement des organes nécessitera un flush préalable par perfusion afin d’obtenir des organes avec des vaisseaux sanguins ne contenant pas de sang, les animaux seront profondément anesthésiés et analgésiés.
Impact sur les animaux
Stress léger et de durée intermédiaire (moins de 4 heures) induit par : - Le transport (pour irradiation avant greffe des tumeurs). - La manipulation pour les suivis de poids (le stress lié pouvant très probablement diminuer avec l’habituation). Stress modéré (durant quelques heures, mais pas plus de 48 heures) : - Réorganisation des groupes sociaux au moment de la randomisation. Pertes de poids : - En lien avec le développement de la tumeur. - Suite aux procédures chirurgicales (implantation et résection de la tumeur). Douleur légère à sévère : - En lien avec le développement de la tumeur. - Liée à la présence du dispositif implantable. - En lien l’injection de solutions directement dans le cerveau. Douleur sévère : - Procédures chirurgicales (implantation et résection de la tumeur, mise en place du dispositif implantable). Troubles neurologiques : - Procédures chirurgicales (implantation et résection de la tumeur). - En lien avec le développement de la tumeur. - En lien avec l’injection de solutions directement dans le cerveau. Saignement et/ou infection : - Procédures chirurgicales (implantation et résection de la tumeur). - Liée à la présence du dispositif implantable.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à l’issue de chaque procédure (la méthode utilisée étant l’une de celles autorisées par la Directive 2010/63). Les animaux étant porteurs de tumeur et ayant fait l’objet de gestes techniques et reçu des traitements, aucune autre utilisation ne peut être envisagée.
Remplacement
Les méthodes alternatives ne permettent pas, à ce jour, de prévoir l’efficacité in vivo de potentiels candidats-médicaments, car les étapes nécessaires au développement d’un médicament pour lesquelles il est nécessaire d’étudier les interactions du médicament dans un contexte globale ne peuvent pas être étudiées dans un système alternatif (in vitro par exemple). Des méthodes alternatives de reconstruction d’organes ou de tumeurs en 3D sont utilisées mais reste toutefois marginales et les résultats obtenus restent à ce jour difficilement transposables à l’homme.
Réduction
Dans chaque étude, les animaux seront répartis en groupes expérimentaux selon le(s) critère(s) défini(s). Le nombre de groupes contrôles sera ajusté à la question scientifique posée et des paramètres étudiés. Les variations de ces paramètres et de la mortalité entre les groupes contrôles et traités seront comparées pour évaluer les composés testés. La validité scientifique nécessite d’utiliser un nombre minimum d’animaux par groupe pour que les tests statistiques soient valides et représentatifs d’éventuelles variations inter-individus. Une étude peut être composée de 2 à 10 groupes. Le nombre d’animaux par groupe variera généralement entre 3 (biodistribution) à 15 (dans le cas de multiples paramètres d’efficacité à évaluer) par dose de produit. Le nombre minimal d’animaux surnuméraires sera utilisé afin de plus facilement constituer des groupes homogènes au moment de l’initiation de l’étude. Pour réduire le nombre d’animaux utilisés dans ces procédures, il sera toujours proposé d’utiliser des biomarqueurs et des techniques faiblement invasives d’imagerie chez le petit animal.
Raffinement
Tout d’abord, les techniciens s’entraineront pour la pose de canule sur des cadavres de rongeurs, avec évaluation macroscopique des lésions générées sur le cerveau. Une fois que la pose de canule sera réalisée sans causer de lésions au niveau de la zone d’implantation, un entrainement sera fait sur animaux vivant (dans le cadre d’une procédure sans réveil). Les coordonnées de l’induction tumorale dans le cerveau seront déterminées au moyen d’un atlas pour limiter le risque de déficit neurologique. Les animaux sont placés sur un cadre de stéréotaxie pour les procédures chirurgicales. Toutes les procédures chirurgicales (implantation et exérèse de la tumeur, puis mise en place du dispositif implantable) seront réalisées sous anesthésie et analgésie adaptées (selon doses et voie d’administrations validées par la structure pour le bien-être des animaux de notre société et le vétérinaire). Les traitements intracérébraux seront faits sous anesthésie. Les animaux bénéficieront de soins pré- et post opératoires (tels qu’hydratation, utilisation d’un plan thermostaté pour maintien de la température corporelle). Les expérimentateurs sont formés pour évaluer spécifiquement l’état de souffrance des animaux. Une grille d’évaluation est utilisée pour apprécier finement l’état de santé des animaux et guider la réponse à apporter en cas de détresse (soins spécifiques ou euthanasie). De l’enrichissement est utilisé dans toutes les cages.
Choix des espèces
Les rats, outre l’avantage lié à leurs caractéristiques physiologiques, autorisent une variété de techniques d’administration, de prélèvement et de chirurgie présentant des analogies avec ce qui peut être réalisé en recherche clinique sur l’homme. Ils présentent aussi l’avantage de pouvoir développer des cancers, et notamment des cancers du cerveau (par exemple des gliomes), après implantation de cellules tumorales issues d’un cancer s’étant préalablement développé chez un rat de la même souche. De plus, diverses souches de rats immunocompétents sont également disponibles pour l’établissement de modèles tumoraux syngéniques. Les animaux seront utilisés après sevrage à l’âge de jeunes adultes (7 semaines minimum). L’utilisation d’animaux adultes garantit la reproductibilité l’injection des cellules tumorales, c’est-à-dire que cette injection est toujours réalisée au niveau des coordonnées souhaités. Cela garantit également que la vitesse de croissance des tumeurs sera similaire d’une expérience à l’autre. L’utilisation d’animaux plus jeunes ne permet pas de garantir que l’injection des cellules est réalisée au niveau des coordonnées souhaitées, ceci pouvant donc induire des effets neurologiques néfastes.
Visualisation et modulation des cellules cérébrales individuelles afin de comprendre et traiter les problèmes mnésiques
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
1 514 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dont 440 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Elles subissent jusqu'à trois craniotomies sous anesthésie avec injection d'un vecteur viral ou implantation d'un dispositif dans le cerveau, un conditionnement aversif douloureux, jusqu'à cinq jours de restriction alimentaire, et pour certaines une injection d'acide kaïnique déclenchant des crises d'épilepsie. Celles qui portent des implants d'électrophysiologie restent isolées jusqu'à deux mois, ce que le porteur décrit comme un stress "modéré à fort". Il retient la souris plutôt que le rat parce que la littérature est plus riche et que son équipe y est déjà formée, ce qui éviterait de tuer des animaux supplémentaires pour adapter les chirurgies.
Objectifs
L'étude de la mémoire et de ses bases neuronales est essentielle pour comprendre ses mécanismes et pouvoir, à partir de ces analyses, traiter les troubles qui y sont liés, comme la maladie d'Alzheimer, le syndrome de stress post- traumatique et d'autres types d'amnésie. Dans ce projet, nous proposons d'utiliser un modèle animal pour étudier comment la mémoire est stockée et rappelée à court et long terme. Cela nous permettra de comprendre les modalités d’activation des régions impliquées, et, en visualisant et en modifiant leur activité, de comprendre dans quelle mesure ces régions influencent le maintien de souvenirs spécifiques. En particulier, nous utiliserons une tâche de conditionnement classique pour former et étudier des souvenirs émotionnels, positifs et négatifs. Par ce projet, nous souhaitons répondre à quatre questions principales : quels sont les changements d'activité observés au niveau des cellules individuelles (1) ou du cerveau entier (2) lorsqu'un animal apprend et se souvient d'un événement passé ? La manipulation artificielle de ces régions identifiées peut-elle influencer le comportement de l'animal (3) et l'activité des régions cérébrales qui leur sont liées (4) ?
Bénéfices attendus
Le modèle souris est un excellent modèle translationnel, qui nous permet d’étudier la complexité des fonctions cognitives telles que la mémoire. Il nous permet, grâce à des techniques invasives, de tester par la manipulation et la visualisation in vivo les dynamiques neuronales qui sous-tendent la formation et le rappel de la mémoire, et ce à différentes échelles. A court terme, le projet permettra d’élucider le fonctionnement de la formation et du rappel des souvenirs à court et long termes, chez la souris mais également de façon translationnelle chez l’Humain. A plus long terme, ces connaissances pourront conduire à la découverte et au développement de thérapies plus ciblées et efficaces pour lutter contre divers troubles de la mémoire, et donc avoir un impact clinique concret. Nous utilisons le modèle souris en particulier car la reproduction est rapide et mène à un grand nombre d’animaux dans chaque portée, ce qui facilite l’obtention rapide de résultats statistiquement significatifs. Par ailleurs, l’ensemble de l’équipe est formé sur ce modèle, ce qui permet la réduction maximale du nombre d’animaux utilisés, et la littérature sur la mémoire est très riche pour cette espèce (par comparaison, par exemple, au modèle rat).
Procédures
Au cours de chaque phase de ce projet, les animaux peuvent passer par : - Un régime alimentaire de maximum 5 jours (et de maximum 2 fois par animal, à plusieurs semaines d'intervalle) pendant lequel l'animal reçoit une quantité restreinte de nourriture. Chaque jour, les animaux sont surveillés et si leur poids diminue trop, les quantités de nourriture mises à disposition sont modifiées en conséquence ; - Des tests comportementaux pour étudier leur mémoire et leur niveau de stress. Ces tests sont très courts et durent entre 5 et 10 minutes. - Des opérations chirurgicales sous anesthésie générale qui durent entre 30 et 50 minutes. Si un animal subit plusieurs interventions chirurgicales (dans tous les cas, 3 au maximum par animal), celles-ci sont espacées d'au moins 1 semaine. - Dans certains cas spécifiques, les animaux seront maintenus en isolement depuis l'intervention chirurgicale jusqu'à la fin des expériences comportementales, qui dureront au maximum deux mois à compter de la date de l'opération. Certains animaux recevront une injection d'acide kainique afin de déclencher des crises épileptiques.
Impact sur les animaux
Pour ces études, la technologie de pointe utilisée nécessite des procédures d'implantation invasives à l'intérieur du cerveau de l'animal. Les animaux subiront donc une ou deux craniotomies, suivies d’une injection d’un vecteur viral ou d’une implantation. Cette procédure, douloureuse, sera donc effectuée sous anesthésie générale et durera un peu moins d’une heure. Les implants n'affectent toutefois pas le comportement normal et le bien-être de l'animal une fois implantés. Certains animaux devront subir une privation de nourriture partielle, procédure indispensable à leur motivation pour certaines tâches comportementales. La quantité de nourriture qu'ils ingèrent chaque jour sera limitée, mais de manière à ne pas dépasser une perte supérieure à 10% de leur poids normal afin d’éviter tout stress superflu ou malnutrition, ce qui serait non seulement préjudiciable à l'animal mais aussi contre-productif pour nos expériences, qui exigent que l'animal soit en parfaite santé et non stressé ou même malade, car cela fausserait les résultats de nos recherches. Pour les expériences employant l’électrophysiologie, la fragilité des implants ne permet pas de replacer les souris dans la même cage que leurs congénères, et ceci cause un stress émotionnel modéré à fort. Néanmoins, cela permet de réduire le nombre d’animaux utilisé, en réduisant au maximum les risques que l’implant ne tienne pas dans la durée. Par ailleurs, cet isolement n’est pas le cas pour tous les autres implants utilisés. Par ailleurs, ce projet étudiant les souvenirs émotionnels, certains animaux devront subir un conditionnement aversif, induisant une douleur moyenne brève, ainsi qu’un stress passager d’intensité modérée. Pour les expériences employant l'acide kainique, l'injection induira des crises épileptiques, occasionnant un stress d'intensité forte mais passager (retournant à la normale après 4 heures en moyenne).
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort. Celle-ci interviendra alors que l’animal sera profondément anesthésié. Ceci est absolument nécessaire pour les études histologiques et immunohistochimiques.
Remplacement
Du fait des approches intégratives de ce projet, l’utilisation d’animaux vivants reste incontournable. En effet, à l’heure actuelle, il n'existe pas de méthodes substitutives in vitro, ex vivo ou in silico pour obtenir des données sur ces processus cognitifs, bien trop complexes pour envisager toute simulation informatique. Par ailleurs, de par la nature de nos expérimentations (chirurgie, conditionnement aversif, analyse par immunohistochimie), il nous est impossible d’employer directement des sujets humains. Le modèle souris se révèle alors être idéal du fait de la proximité fonctionnelle entre son système nerveux central et celui de l’humain quant à ses capacités à créer des souvenirs émotionnels simples (auxquels nous nous intéressons, type conditionnement pavlovien) et de sa petite taille. Ceci explique également l’impossibilité d’utiliser des modèles animaux invertébrés, trop éloignés de l’humain pour raisonnablement étudier une réponse émotionnelle à un souvenir ainsi que trop éloignés dans la configuration du système nerveux central, critique à notre étude inter-régions.
Réduction
Le nombre d’animaux est limité au nombre minimal permettant de faire des études statistiquement significatives, nombre choisi sur la base d'expériences présentées dans des articles montrant des analyses similaires. Nous utilisons également les tissus après les expériences, maximisant ainsi l’utilisation de chaque animal.
Raffinement
Afin d’améliorer les conditions de vie des animaux, réduire la douleur, le stress et l’anxiété causés lors des différentes procédures, un certain nombre de mesures sont mises en place : - Les cages seront enrichies d’un tube en carton qui permettra de manipuler les souris sans les soulever par la queue. - Les animaux seront habitués plusieurs jours avant les expériences aux branchements et débranchements de leurs implants afin de réduire leur stress. - Nous avons amélioré la technique d’implantation des optrodes et des plaques de base du miniscope afin de ne plus avoir à isoler les animaux après implantation. - En plus de l’utilisation d'anesthésiques adaptés et d’anti-inflammatoire, nous appliquons également un anesthésique local ainsi qu’un analgésique lors de la chirurgie et après la chirurgie en cas de signes de douleurs. Nous appliquerons également des points limites spécifiques aux chirurgies (saignement trop important pendant la chirurgie, perte de poids trop importante ou signes de douleur ne s'améliorant pas malgré l'administration d'analgésiques en postchirurgie, etc.) et aux procédures expérimentales (en particulier, le non retour à la normale des animaux de la procédure 5 suite à l'épilépsie induite) employées, au delà desquels les animaux seront euthanasiés (cf. partie 4.2., où les points limites sont détaillés pour chaque procédure.
Choix des espèces
Les comportements que nous souhaitons étudier sont trop complexes pour justifier de l’utilisation d’espèces non-mammifères (drosophile, poisson-zèbre, etc.). De même, les méthodes in silico et in vitro ne sont pas assez développées pour modéliser ni la mémoire, ni le fonctionnement du cerveau à si grande échelle. Par ailleurs, eu égard au nombre d’animaux requis, les rongeurs (et plus particulièrement les souris) s’imposent de par la facilité et la stabilité de leur élevage. La souris a également été préférée au rat pour deux principales raisons: - La littérature relative à la mémoire, incluant tous nos précédents travaux, est bien plus riche chez la souris que chez le rat. - Notre équipe est déjà formée sur la souris, notamment pour la réalisation des chirurgies. Ne pas changer de modèle nous permettra de conserver ce savoir-faire, et ainsi de ne pas euthanasier d’animaux supplémentaires pour adapter les chirurgies à un nouveau modèle animal. Les souris étudiées seront adultes (plus de 7 semaines) au début des expériences. A cet âge, leur cerveau a fini son développement, ce qui est critique pour le bon positionnement des implants dans les régions visées.
Impact de la déficience en PRDM16 sur le développement de l’hypertension pulmonaire
- Recherche appliquée
- Troubles cardiaques
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
Pour savoir si la déficience d'une protéine aggrave l'hypertension artérielle pulmonaire, 320 rats Wistar vont être utilisés, dont 192 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Une injection sous-cutanée de monocrotaline leur provoque une hypertension pulmonaire, certains subissant en plus une ligature de l'artère pulmonaire droite sous anesthésie, puis dix jours d'injections quotidiennes. La mesure finale passe par un cathétérisme lors d'une chirurgie thoracique sans réveil, et tous sont tués pour prélever les poumons et le cœur. Le porteur qualifie les nuisances de "modérées" alors que 192 rats relèvent d'un niveau de souffrance sévère déclaré.
Objectifs
Le système vasculaire comporte deux boucles : la circulation systémique, qui distribue le sang riche en oxygène à tous les organes, et la circulation pulmonaire, qui réoxygène le sang provenant de ces organes. Ces deux boucles ont des caractéristiques fondamentalement différentes et on ne sait toujours pas si les cellules endothéliales qui tapissent l'intérieur de la circulation pulmonaire ont une réaction unique aux maladies vasculaires. L'hypertension artérielle pulmonaire (HTAP) affecte spécifiquement la circulation artérielle pulmonaire ; l'augmentation de la résistance vasculaire entraînant un remodelage et une dysfonction du ventricule cardiaque droit et, en l'absence de traitement, la mort. Des résultats précédents ont révélé que la déficience d'une protéine spécifique compromettait la récupération du flux artériel dans la circulation systémique, mais nous ne savons pas si et comment cette déficience affecte la survenue de l'HTAP. Notre objectif est d'approfondir notre compréhension des implications de la déficience en cette protéine sur le développement et l'évolution de l'HTAP, en utilisant des modèles animaux de la maladie. Nous cherchons à déterminer si cette déficience peut aggraver le remodelage vasculaire pulmonaire initial ou adaptatif responsable de l’HTAP. De plus, nous souhaitons étudier l'effet d'agents thérapeutiques potentiellement bénéfiques, connus pour activer cette protéine.
Bénéfices attendus
Notre étude vise à élucider le rôle de la déficience en une protéine spécifique dans le remodelage vasculaire pulmonaire et cardiaque, ainsi que ses implications hémodynamiques, en utilisant le rat comme modèle, une espèce pertinente pour l'étude de l'hypertension artérielle pulmonaire. En cas de confirmation de son influence négative sur la pathologie, nous envisageons d'évaluer l'efficacité d'agents thérapeutiques potentiellement bénéfiques,connus pour activer cette protéine. A moyen/long terme, cette approche pourrait ouvrir de nouvelles perspectives thérapeutiques pour cette maladie rare et actuellement incurable. L’hypertension artérielle pulmonaire est une cause de handicap, d’insuffisance cardiaque et de mort. Ce projet présente une utilité majeure dans la prise en charge de ces malades.
Procédures
Exposition à la monocrotaline : injection unique en sous-cutané de la monocrotaline ou de son solvant (sérum physiologique). Ligature de l’artère pulmonaire droite ou incision : opération unique realisée sous anesthésie et analgésie (durée estimée à 20minutes). Mesures des paramètres de la circulation sanguine par mise en place de cathéters pendant chirurgie thoracique sans réveil, sous anesthésie et analgésie (environ 1h). Injections quotidiennes du traitement ou d'un controle (serum physiologique) pendant 10 jours. Les animaux seront surveillés tous les jours et pesés 3 fois par semaine après leur entrée dans le protocole.
Impact sur les animaux
Nuisances classées "modérées": injection en sous-cutané d'un médicament induisant une hypertension artérielle pulmonaire. Risque léger d'irritation suite à l'intubation.Une douleur peut suivre les chirurgies. Les animaux seront surveillés tous les jours et pesés 3 fois par semaine après leur entrée dans le protocole, et des injections seront réalisées, ce qui peut être source de stress.
Devenir
L'ensemble des animaux des 3 procédures seront mis à mort. L'explantation des poumons et du coeur à la fin de l'étude est nécessaire afin d'effectuer des analyses histologiques, immunohistochimiques et de biologie moléculaire des zones pulmonaires et cardiaques.
Remplacement
L'objectif de recherche est d'étudier et comprendre les mécanismes moléculaires et cellulaires impliqués dans le développement de l'hypertension artérielle pulmonaire (HTAP). Le recours à des animaux est indispensable et se justifie par la nécessité d'étudier la fonction cardiaque, la modification des vaisseaux, l'anatomie pulmonaire dans un contexte sain et pathologique. Ce projet se justifie également par l'impossibilité de simuler ex vivo la mise en place d'une HTAP puis d'une altération cardiaque droite chez l'humain qui est un processus complexe.
Réduction
Lorsque les animaux seront mis à mort en fin d'expérimentation après le cathétérisme pour évaluer leur fonction cardiaque et vasculaire, les tissus prélevés seront stockés pour une utilisation directe mais aussi ultérieure, avec partage possible, afin d’éviter de refaire les expériences. Des expériences de biochimie et biologie moléculaire à partir des différents tissus collectés et des études sur cellules isolées seront effectuées. Des calculs statistiques ont été effectués afin de réduire au maximum le nombre d'animaux inclus dans l'étude
Raffinement
Une période d'acclimatation de 5 jours minimum sera respectée à l'arrivée des animaux dans l'animalerie. Les animaux seront hébergés en binome par cage dans lesquelles de l'enrichissement sera ajouté (dome, tunnel, lanièresou frisures de papier kraft, buchettes à macher, billes de peuplier naturel). Les animaux seront surveillés quotidiennement par du personnel compétent et leur entretien sera effectué dans des conditions soigneusement contrôlées pour s'assurer que les animaux ne subissent aucun stress. Toutes les procédures seront pratiquées sous anesthésie et utilisation d'analgésiques avec tapis chauffant et gel de protection oculaire. Des points limites spécifiques ont également été mis en place.
Choix des espèces
Les rats sont couramment utilisés comme modèles pour étudier les maladies cardiovasculaires en raison de leur anatomie vasculaire pulmonaire similaire à celle de l'homme et de leurs caractéristiques hémodynamiques comparables. Un des collaborateur du projet est spécialisé dans les modèles murins d'hypertension artérielle pulmonaire. Il possède l'expertise nécessaire ainsi que le matériel adapté pour mener des recherches avec succès sur des rats. Nous avons choisi d'utiliser des rats de souche Wistar, réputés pour leur sensibilité accrue au développement de l'hypertension artérielle pulmonaire par rapport aux rats Sprague Dawley. Nous utiliserons des rats adultes pour reproduire les caractéristiques démographiques de l’hypertension artérielle pulmonaire chez l'Homme (âge moyen 50 ans). Nous veillerons également à sélectionner des rats ayant un poids adéquat (250-350g), permettant ainsi le cathétérisme et la chirurgie, tout en minimisant les risques de mortalité associés à ces procédures, qui peuvent être plus délicates sur des sujets de petite taille.
Évaluation in vivo de l’efficacité anticancéreuse d’un traitement à base de nanocapsules lipidiques pour le glioblastome
- Recherche fondamentale
- Oncologie
Deux chirurgies crâniennes espacées de quatorze jours, la première pour greffer des cellules de glioblastome dans le cerveau, la seconde pour y injecter des nanocapsules chargées de deux médicaments. 50 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, avec perte de poids liée à la progression tumorale et troubles neurologiques possibles aux stades avancés. Celles qui n'ont atteint aucun point d'arrêt cent vingt jours après la greffe seront "considérées comme guéries" et tuées elles aussi. Le RNT annonce une échelle d'évaluation de la souffrance et des points d'arrêt sans préciser lesquels, et ne nomme pas les deux médicaments associés.
Objectifs
Le glioblastome est une forme très grave de cancer du cerveau, avec un pronostic difficile. Malgré des traitements comme la chirurgie, la chimiothérapie et la radiothérapie, l'espérance de vie moyenne est d'environ 15 mois. Deux grands obstacles rendent ces traitements moins efficaces : d'abord, une barrière protège le cerveau et empêche les médicaments d’atteindre facilement la tumeur, et ensuite, certaines cellules cancéreuses sont résistantes à la chimiothérapie et continuent de se propager dans le cerveau. Après une chirurgie, la plupart des patients font face à des rechutes agressives près de l'endroit où la tumeur a été retirée. Pour améliorer la survie de patients, il est essentiel d'empêcher ces rechutes. Deux approches prometteuses sont en développement : l'administration directe de médicaments dans le cerveau à l'aide d'implants ou de gels, et l’utilisation de nanomédicaments. La première permet d'amener les traitements directement à la tumeur, en contournant la barrière protectrice du cerveau, tandis que la seconde utilise des particules minuscules pour cibler les cellules cancéreuses, dépasser la résistance du cancer et limiter les effets secondaires. Dans ce projet, des nanoparticules ont été développées pour transporter deux médicaments qui, bien qu'ils n'aient jamais été testés ensemble pour traiter le glioblastome, se sont révélés très efficaces contre les cellules cancéreuses en laboratoire. L’objectif est maintenant de vérifier leur efficacité en les administrant directement dans le cerveau de souris porteuses de tumeurs. Cinquante souris seront utilisées pour évaluer cette nouvelle combinaison de traitements.
Bénéfices attendus
L’objectif de ce projet est de vérifier l’efficacité anticancéreuse d’un nouveaux traitement combinatoire véhiculant des agents chimio-thérapeutiques pour les tumeurs cérébrales très agressives. Les retombées de ce projet pourraient permettre de répondre à un besoin médical non pourvu dans le traitement de ces tumeurs qui n’a pas bénéficié d’innovation thérapeutique depuis 2005.
Procédures
Les animaux seront soumis à deux chirurgies à 14 jours de distance: 1) greffe tumorale de cellules; 2) administration intratumorale d'un traitement anti-cancéreux. La durée approximative des chirurgies ou tout acte nécessitant une anesthésie de l’animal ne dépassera pas les 30 minutes.
Impact sur les animaux
Les nuisances anticipées dans ce projet concernent la greffe, le traitement intracérébral et les actes chirurgicaux. Les sources de stress potentielles avant/pendant ces actes sont la manipulation, contention des animaux, les injections d'anesthésiques, l’incision de la peau. La perte de poids reflétant la progression tumorale des tumeurs intracrâniennes est aussi un effet indésirable attendu dans ce projet. Il est également possible, quoique rare, que les animaux développent des troubles neurologiques lors de stades avancés de la pathologie.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure expérimentale, lorsque l'un des points d'arrêts est atteint. Si les animaux n'ont pas atteint ces points au jour 120 post-greffe tumorale, ils seront considérés comme guéris et seront mis à mort.
Remplacement
L'objectif de ce projet est de tester l'efficacité d'un traitement combiné, administré localement, qui délivre des agents chimiothérapeutiques pour traiter des tumeurs cérébrales très agressives. Les équipes de recherche ont élaboré les différentes étapes de l'expérimentation en s'appuyant sur des résultats obtenus précédemment. La validation de l'efficacité du traitement chez des animaux vivants (in vivo) est une étape cruciale avant d'envisager des essais cliniques chez l'humain. Actuellement, il n'existe aucune autre alternative à l'expérimentation animale pour ce type de recherche.
Réduction
Le nombre total d'animaux requis pour ce projet est de 50. Ce chiffre a été déterminé en se basant sur des protocoles déjà établis : nous avons utilisé une méthode statistique pour calculer le nombre nécessaire d'animaux afin d’obtenir des différences statistiquement significatives entre les groupes étudiés (n = 10 animaux par groupe x 5 groupes expérimentaux = 50 animaux). L'étude de survie durera environ 22 jours pour les animaux témoins et pourra s'étendre jusqu'à 120 jours pour les animaux traités. Les jours de décès après la greffe seront analysés à l'aide d'un logiciel statistique, afin de comparer la survie entre les différents groupes.
Raffinement
Les souris seront hébergées par groupes de 5 par cage, avec des mesures d'enrichissement de leur environnement pour assurer leur bien-être. Cela inclut l'utilisation de litière à base de cellulose, de petits dômes stérilisables, et des morceaux de bois à ronger dans chaque cage. Les animaux seront observés quotidiennement, et des efforts seront faits pour les habituer aux situations potentiellement stressantes afin de minimiser leur inconfort. Une échelle d'évaluation de la souffrance sera utilisée pour mesurer leur niveau de douleur ou de détresse, en tenant compte de critères comme la perte de poids, les changements physiques ou comportementaux, la réaction aux stimuli, et l'apparition de signes cliniques de souffrance. En fonction du score obtenu, des mesures seront prises pour soulager la détresse (comme fournir de l'eau gélifiée, de la nourriture dans la cage ou des enrichissements supplémentaires) et pour gérer la douleur, notamment avec des analgésiques.
Choix des espèces
Le modèle souris (avec le modèle rat) représente le modèle le plus étudié dans le traitement des tumeurs cérébrales. Le modèle de tumeur que nous étudions est un des modèles les plus utilisé dans la littérature pour des études des mécanismes immunitaires et la délivrance des médicaments pour le traitement des tumeurs cérébrales agressives. Les différents travaux scientifiques dans ce domaine ont utilisé très majoritairement des souris de 5 à 8 semaines : afin de pouvoir confronter nos résultats avec la littérature nous avons choisi d’utiliser des souris de 7 semaines.
Modèles de neuropathie pour évaluation de traitements
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
Rats : 3780
La stimulation tactile ou thermique d'une patte douloureuse s'arrête au moment où l'animal retire sa patte. 1 552 souris et 3 780 rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère pour 4 872 d'entre eux, modéré pour 460. Une neuropathie leur est provoquée par jusqu'à dix injections d'un réactif ou par une chirurgie nerveuse, puis ils reçoivent des substances candidates une à deux fois par jour pendant une à six semaines avant d'être soumis aux tests de douleur. 5 232 seront tués parce que leurs lésions nerveuses "affecteront leur maintien en vie dans de bonnes conditions", 100 témoins non lésés étant réutilisés, sans que l'effectif total de 5 332 animaux soit justifié autrement que par la puissance statistique attendue de chaque test.
Objectifs
La douleur neuropathique ne résulte pas d'une stimulation des récepteurs de la douleur, mais d'une lésion ou d'un dysfonctionnement du système nerveux central ou périphérique. Ainsi, les douleurs neuropathiques, dont souffrent 7 % de la population générale, doivent conduire à l’emploi d’un arsenal thérapeutique différent de celui des douleurs nociceptives. Le traitement repose souvent sur les adjuvants plutôt que sur les antalgiques (p. ex., antidépresseurs, antiépileptiques, baclofène, médicaments topiques) ou sur des traitements non médicamenteux (p. ex., kinésithérapie, neuromodulation). Les causes de ces douleurs sont multiples, et incluent des polyneuropathies périphériques (notamment celles du diabète), des lésions nerveuses traumatiques (par exemple après une fracture), des lésions de la moelle osseuse, des AVC, ou encore la sciatique. Des douleurs neuropathiques séquellaires faisant suite à une intervention chirurgicale peuvent également exister. Il n'existe à ce jour pas de traitement 100% efficace des douleurs neuropathiques, dont la prise en charge peut s'avérer complexe (douleurs chroniques, très durables dans le temps, d'où l'impossibilité de donner des antalgiques puissants tels que les opioïdes du fait de leurs effects secondaires), avec un accès inégal de la population aux spécialistes adaptés à la prise en charge de ces pathologies. Ce projet permettra de tester, dans des modèles de douleur neuropathique chez le rongeur, des candidats traitements permettant de diminuer les signes de douleur.
Bénéfices attendus
Il n'existe à ce jour pas de traitement permettant de soigner l'ensemble des douleurs neuropathiques, dont la prise en charge peut s'avérer complexe (douleurs chroniques, durables dans le temps), avec un accès inégal de la population aux spécialistes adaptés à la prise en charge de ces pathologies. Ce projet permettra de tester, dans des modèles de douleur neuropathique chez le rongeur, des candidats traitements permettant de diminuer les signes de douleur, dans le but de développer de nouvelles thérapies présentant une bonne efficacité dans la prise en charge de la douleur et l'amélioration de la qualité de vie des patients, le tout sans effet secondaire marqué .
Procédures
Une phase d'administration (durée de l'ordre de la minute) sera réalisée (principalement 1 fois (2 fois max) par jour; pendant 1 à 6 semaines en fonction de la spécificité du traitement). En cas de nécessité d'implanter un cathéter, la chirurgie dure environ 30 à 60 minutes. L'induction de la neuropathie sera réalisée par administration d'un réactif (environ 1 minute, sous contention ou sous anesthésie; fréquence dépendante du réactif : de 1 à 10 injections en standard) ou par chirurgie (5 à 10 minutes, sous anesthésie). Le comportement général des animaux sera évalué (observation avec ou sans manipulation, de l'ordre de quelques minutes) et des tests comportementaux (réaction à des stimuli tactiles ou thermiques, de l'ordre de quelques secondes à 5 minutes). Chaque test sera, en général, limité à 1 à 3 occurrences par jour. En standard un produit étudié pour ses effets aigus sera évalué sur 1 journée. Un produit étudié pour ses effets chroniques sera étudié maximum 3 fois/semaine (en général 1/semaine), le plus souvent sur 1 à 2 semaines. Des prélèvements sanguins (en général 2 maximum par animal) pourront être réalisés (durée de l'ordre de la minute, sous anesthésie légère ou non).
Impact sur les animaux
Les animaux dans ce projet (à l'exception des animaux témoins, sans induction de pathologie) vont développer une neuropathie, qui peut se manifester par une hypersensibilité à la douleur ou une douleur spontanée, de manière chronique. Les manipulations réalisées au cours des procédures peuvent entraîner un stress le temps de l'administration de réactif, de substance, ou lors du test (e.g. stimulation tactile au niveau d'une patte) ou du prélèvement sanguin, notamment du fait de la contention. Malgré les soins péri-opératoires (incluant un analgésique), il est possible que la chirurgie (le cas échéant) entraîne une douleur post-opératoire au site concerné. Les tests comportementaux basés sur la stimulation tactile ou thermique d'une zone potentiellement douloureuse peuvent entraîner une douleur aigue au moment du test (la stimulation est arrêtée dès la réaction de retrait de l'animal).
Devenir
Les animaux présentant une neuropathie seront euthanasiés, car ils présenteront des lésions nerveuses qui affecteront leur maintien en vie dans de bonnes conditions. Les animaux témoins, sans lésion, pourront être maintenus en vie pour réutilisation s'ils ont bien récupéré des tests (observation par un vétérinaire et par le personnel compétent), et s'ils n'ont pas été soumis à des prélèvements de tissus pour analyse de biomarqueurs notamment (par exemple, prélèvement de structures nerveuses, ce qui rendrait impossible leur maintien en vie).
Remplacement
Ce modèle ne peut pas être remplacé par des méthodes alternatives car les modèles in vitro, ex vivo ou in silico ne permettent pas de reproduire actuellement les organes complexes et surtout leur interaction au sein du corps entier, ce qui est un point particulièrement important dans ces modèles car les lésions nerveuses induites entraînent des effets à différents niveaux de 'organisme, avec notamment une intégration centrale, et induisent des douleurs aussi bien au niveau de la zone lésée, qu'à l'extérieur de cette zone. Ces conditions spécifiques ne peuvent actuellement pas être reproduites in vitro, et l'étude de l'efficacité des traitements (analgésiques, notamment) nécessite l'utilisation d'animaux présentant une douleur neuropathique. Cependant, dans la majorité des cas les traitements médicamenteux étudiés dans le cadre de ce projet ont été sélectionnés au cours d'études in vitro et/ou in silico avant leur évaluation chez l'animal.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisés pour chaque test sera optimisé de façon à intégrer dans une même expérience la relation dose/effet ou la comparaison par rapport à une substance de référence. Un effectif acceptable sera défini afin d'obtenir une puissance statistique suffisante pour interpréter les résultats de façon correcte, évitant ainsi une répétition des tests. En fonction des paramètres étudiés, les tests paramétriques ou non paramétriques pertinents seront appliqués. Aussi, autant que cela sera possible sans affecter le bien-être des animaux, des prélèvements sanguins en cours d'étude seront envisagés, permettant ainsi de collecter des données biochimiques sur la molécule testée sans utiliser un plus grand nombre d'animaux.
Raffinement
Le raffinement des méthodes expérimentales pour réduire au maximum la souffrance animale est mis en oeuvre grâce à l'utilisation de points limites spécifiques clairement établis, permettant d'euthanasier tout animal présentant des signes de douleur, de souffrance ou d'angoisse dépassant le cadre de l'étude. En cas de doute sur l’état général de l’animal, une évaluation approfondie sera réalisée quotidiennement jusqu'au retour aux paramètres physiologiques normaux (ou attendus) ou jusqu’à atteinte des points limites. Un formulaire interne spécifique à l’espèce sera alors complété. Ce formulaire de suivi des points limites permet de prendre les bonnes décisions en évitant toute souffrance animale. Il est aussi mis en place un enrichissement complet dans l'hébergement des animaux (e.g. sous la forme de jouets, litière, objets de nidification, objets à ronger ou mastiquer, présence de congénères...). Pendant la phase chirurgicale, les animaux sont anesthésiés et analgésiés, le programme d’anesthésie et d’analgésie étant défini par un vétérinaire, afin de réduire au maximum toute douleur ou sensation de souffrance. De plus, la phase de chirurgie est raffinée au maximum, par la mise à disposition d’oxygène ou air ambiant à concentration ajustable, de tapis chauffants et/ou de lampes chauffantes et de soins post-opératoires complets. Si pertinent, une anesthésie légère sera appliquée pour certaines administrations ou prélèvements sanguins.
Choix des espèces
Les rongeurs sont des modèles largement employés pour étudier une grande variété de douleurs neuropathiques, que ce soit des modèles de lésion, de neuropathie consécutive à une maladie, ou encore à un traitement par chimiothérapie. Principalement rongeurs sevrés (à partir de 21 jours, jusqu'à l'âge adulte) car les douleurs neuropathiques étudiés dans ce projet ne sont pas des maladies pédiatriques.
Modèles d’insuffisance hépatique aiguë induit chez la souris et traitement par une approche de cellules hépatiques dérivées de cellules souches pluripotentes.
- Recherche appliquée
- Troubles gastrointestinaux
Une hépatite fulminante leur est provoquée par intoxication au paracétamol ou au thioacétamide, suivie pour une partie des animaux d'une laparotomie avec injection dans la veine porte ou dans la rate. 1 890 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, la survie attendue dans le groupe non transplanté étant inférieure ou égale à 30 %. Le porteur écrit que l'induction de l'hépatite "n'est pas un acte sévère" et que les animaux ont "totalement récupéré" au bout de cinq jours, tout en décrivant un état comateux possible. Aucune souris ne sort vivante du projet, la procédure étant classée sévère et de ce fait "non réutilisable".
Objectifs
La greffe de foie est le traitement reconnu pour de nombreuses maladies du foie au stade terminal mais il y a pénurie de foies donneurs. La transplantation d’hépatocytes isolés de foies donneurs est une alternative prometteuse mais limitée par cette même pénurie et l’incapacité à amplifier les hépatocytes in vitro. Un nouveau concept thérapeutique a émergé visant à utiliser des cellules souches pluripotentes (CSP) comme une source illimitée de cellules du corps. C’est cette capacité que nous utilisons pour produire des quantités illimitées de cellules hépatiques dérivées de CSP (StemHep) mais également des vésicules extracellulaires (VeHep). Actuellement, la physiopathologie de l’insuffisance hépatique et la régénération hépatique ne sont pas modélisées in vitro. Seuls les modèles in vivo, qui permettent de mesurer les capacités thérapeutiques de cellules, sont validés par les instances réglementaires. Nous devons donc valider l’effet thérapeutique des différents protocoles de productions de StemHep et des VeHep sur des modèles d’hépatite fulminante chez la souris avant de pouvoir les utiliser en phase clinique. De plus, nous devons pouvoir suivre la distribution de nos cellules en fonction du site d’injection et montrer qu’elles n’ont pas de capacité tumorigène dans un modèle murin immunodéficient bien établi et reconnu au sein des instances réglementaires.
Bénéfices attendus
A ce jour, dans le cas d’insuffisance hépatique, il n’existe aucune alternative à la greffe de foie. Notre projet se positionne en recherche translationnelle pour développer de nouvelles biothérapies à partir de cellules souches pluripotentes pour répondre aux besoins médicaux urgents non satisfaits dans le domaine des maladies du foie, et éviter la greffe de foie. Ce projet innovant permettra une avancée majeure en thérapie cellulaire et son succès permettra d’envisager le lancement d’une première phase clinique pour lutter contre une maladie dont la prévalence mondiale, déjà très élevée, risque d’augmenter fortement dans les années futures.
Procédures
Injection intrapéritonéale sur animaux vigiles (1min/animal, une fois) Laparotomie et injection intraportale ou intrasplénique sur animaux anesthésiées (20min/animal, une fois)
Impact sur les animaux
Ce projet portera sur l’étude des paramètres biologiques et biochimiques dans des modèles d’hépatite fulminante. L’induction de l’hépatite par voie intrapéritonéale n’est pas un acte sévère mais l’ensemble de ce projet est classé en protocole sévère puisqu’il est attendu une survie inférieure ou égale à 30% dans le groupe non transplanté et les animaux transplantés subissent une laparotomie justifiant ce classement. L’hépatite fulminante peut induire un état comateux des souris et la chirurgie engendrera douleur et stress aux animaux. Cette sévérité est restreinte à une durée de 4-5 jours post opératoire, les animaux ayant totalement récupérés au bout de 5 jours.
Devenir
Procédure sévère donc non réutilisable.
Remplacement
Modèles d’hépatite : malgré des avancées récentes, notamment dans la mise en place d’organoïdes, il n’existe à ce jour aucun modèle in vitro permettant de mimer la complexité d’une structure hépatique. La toxicité de diverses molécule peut être étudiée dans quelques modèles développés in vitro mais ceux-ci ne permettent pas de valider un effet thérapeutique. Seuls les modèles in vivo peuvent montrer la capacité thérapeutique de notre médicament. Nous avons cependant pu obtenir de réaliser ces études chez la souris avant de passer en clinique sans avoir besoin de développer un modèle chez les gros animaux. Modèle de tumorigénicité : nous mettons en place des techniques prédictives de tumorigénicité in vitro. Ces techniques nous permettrons de limiter les études faites in vivo mais actuellement seules les études in vivo sont validées par les instances réglementaires avant le lancement d’une phase d’étude clinique.
Réduction
Notre expérience précédente et la simulation statistique nous permet de conclure qu’il nous faut 10 souris par groupe d’étude pour obtenir un test statistique acceptable. Nous avons essayé de diminuer ce nombre à 5 souris par groupe mais cela diminuerait énormément la force de l’étude puisque la différence de survie serait alors statistique uniquement si toutes les souris du groupe transplanté survivent, ce qui ne peut être considéré comme plausible scientifiquement.
Raffinement
Les animaux sont hébergés en groupes sociaux avec enrichissement dans les cages. L’utilisation d’un tableau de scoring de points limites nous permet d’évaluer de manière précise la nécessité de mise à mort rapide des animaux si nécessaire afin de limiter au maximum leur souffrance. Il prend en compte l’aspect des animaux (poils, yeux, posture), leur comportement (mobilité, isolation, réaction aux stimuli) et leur poids. Il permet d’homogénéiser le suivi et la prise de décision entre les utilisateurs. Afin de minimiser stress et douleur, nous utilisons des traitements pré et post-opératoires adaptés. L’ensemble de la procédure chirurgicale est réalisé en condition stérile et la mise en place, au sein de la pièce dédiée à la chirurgie, de postes isoflurane automatiques permet un meilleur contrôle des paramètres d’anesthésie.
Choix des espèces
Les souris intoxiquées au paracétamol ou au thioacétamide sont des modèles de choix et de référence dans la littérature scientifique pour l’étude de la physiopathologie de l’IHA induite chez l’Homme. Comme ce qui est décrit dans la littérature, les animaux seront âgés de 6-10 semaines au moment du début du protocole.
Etude des mécanismes d’action de la colchicine dans un modèle de myocardite auto-immune chez le rat : EU2/2
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
79 rats vont être utilisés, dont 64 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, chacun subissant une prise orale sous contention chaque jour pendant 31 jours, quatre poses de cathéter suivies d'une heure d'IRM sous anesthésie profonde, et trois échocardiographies. Une injection unique dans la patte leur provoque une myocardite auto-immune, inflammation du muscle cardiaque qui peut entraîner fatigue, essoufflement à l'effort et parfois la mort. Quinze rats partiront vers d'autres projets, les 64 autres seront tués pour prélever le cœur et les organes d'intérêt. Le porteur affirme que le mode d'action de la colchicine "au niveau de l'organisme entier" n'est pas reproductible in vitro, et renvoie l'application chez le patient à ce qu'il faudrait "envisager".
Objectifs
La myocardite est une inflammation du tissu musculaire du cœur, le myocarde, qui affaiblit la fonction de contraction de cœur. Elle représente ainsi la 3ème cause de mort cardiaque subite chez le jeune. L’analyse d’un prélèvement du myocarde pour effectuer le diagnostic tend à être remplacée de nos jours par l’imagerie moins invasive, avec la nécessité de développer de nouveaux outils d’imagerie. Pour l’instant, il n’existe pas de traitement spécifique de la myocardite. Récemment, la colchicine, un médicament anti-inflammatoire, a montré un effet bénéfique pour des patients souffrant d’autres maladies inflammatoires du cœur. Objectifs concrets : Nous souhaitons déterminer l’effet d’un traitement à la colchicine sur l’inflammation au niveau sanguin et au niveau du myocarde chez des animaux souffrant de myocardite, en utilisant un nouvel outil d’imagerie. Le projet se déroule dans deux Etablissement Utilisateurs (EU).
Bénéfices attendus
Nos résultats permettront d’une part d’identifier le mode d’action de la colchicine au cours de la myocardite, et d’autre part de valider une nouvelle mesure d’imagerie médicale plus précise de l’inflammation du cœur, afin d’envisager une application chez le patient.
Procédures
Les animaux seront soumis aux interventions suivantes sur une durée de 45 jours : Mise en place d'un modèle de myocardite par injection unique d’un produit induisant l’inflammation (durée : inférieure à 10min / EU1), Prise orale quotidienne avec contention pour donner le traitement anti-inflammatoire ou le placebo (durée : environ 3min / EU1) pendant 7 jours (détermination de la posologie efficace) ou 31 jours, Pesée journalière (durée : inférieure à 2 min / EU1) pendant 31 jours, Pose d’un cathéter sous anesthésie profonde avec prélèvement sanguin (durée : environ 15min / EU2) suivie d’une imagerie IRM avec injection de produit de contraste via le cathéter posé (durée : environ 1h / EU2) au 14ème, 21ème, 28ème et 42ème jour, Echocardiographie sous anesthésie profonde (durée : 20min / EU1) au 17ème, 31ème et 45ème jourjour
Impact sur les animaux
Le modèle de myocardite auto-immune par immunisation peut induire une légère douleur de courte durée au moment de l’injection du produit induisant l’inflammation au niveau de la patte des animaux. Ce modèle induit une dysfonction du cœur dû au développement de la pathologie, pouvant mener à une fatigue et un essoufflement à l’effort, et parfois à la mort ou euthanasie de l’animal. Lors des protocoles d’imagerie non invasive, un léger inconfort/stress de courte durée peut apparaitre à l’induction de l’anesthésie et au réveil ; de même qu’un stress léger de courte durée lors des manipulations/contentions.
Devenir
Une partie des animaux (15) seront réutilisés pour d’autres projets. Les autres animaux seront mis à mort afin de récupérer et analyser les différents organes d'intérêt (cœur en particulier), permettant ainsi de confirmer et compléter les résultats obtenus in vivo (imagerie) en identifiant les mécanismes impliqués.
Remplacement
L’utilisation d’animaux vivants est justifiée d’une part par le rôle central de l’imagerie in vivo dans la caractérisation du modèle de myocardite et de l’imagerie de l’inflammation pour le diagnostic. Le mécanisme d’action de la colchicine au niveau de l’organisme entier n’est actuellement pas reproductible in vitro (notamment sur des modèles cellulaires).
Réduction
Le nombre d’animaux par procédure a été calculé à l’aide d’un logiciel de statistiques afin de déterminer le plus précisément possible le nombre minimal d'animaux permettant d'obtenir des résultats statistiquement exploitables, soit au maximum 79 animaux sur 3 ans. Le suivi longitudinal par imagerie évite de mettre à mort des animaux à chaque point temporel d’intérêt pour récolter les informations.
Raffinement
Les animaux auront un temps d'acclimatation et un enrichissement de leur milieu. Une attention particulière sera accordée à l'évolution de la masse corporelle afin de vérifier que les animaux s'alimentent correctement. La douleur des animaux sera réduite au maximum en veillant à couvrir les différents temps d'études par une analgésie. Les prélèvements sanguins ont été mutualisés avec les examens d’imagerie pour limiter le nombre d’anesthésie et utiliser la même voie que le cathéter utilisé pour l’injection du produit de contraste lors de l’imagerie. Différents point limites ont été définis afin de ne pas poursuivre l'étude si les animaux présentent des signes de souffrance ou de douleur. La durée du transport inter-établissement des animaux est inférieure à 5mn (distance d'environ 200m). Il est réalisé à l'aide d'une cage de transport prévue à cette effet (nourriture, eau gélifiée, enrichissement classique, groupes sociaux initiaux) avec maintien constant de la température (le trajet n'est pas soumis aux aléas climatiques).
Choix des espèces
Le rat est l'espèce animale la plus utilisée dans ce modèle de myocardite expérimentale auto-immune et parmi les espèces animales, celle qui a été la plus étudiée dans le domaine des pathologies inflammatoires. L’anatomie et la physiologie de la circulation sanguine du rat sont également bien connues et sont semblables par leurs grands traits à celles de l’Homme. L’ensemble des connaissances et des acquis dont nous disposons au laboratoire et dans la littérature rend cette espèce particulièrement pertinente pour étudier les pathologies inflammatoires.