Procédures sévères
Relation entre les dysfonctionnements sérotoninergiques et les troubles respiratoires associés à l’épilepsie dans un modèle du syndrome de Dravet chez la souris (EU 2/2)
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
- Troubles respiratoires
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Exposées chaque jour pendant dix jours à un gaz convulsivant, le flurothyl, 418 souris porteuses de la mutation du syndrome de Dravet vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. Cent quarante d'entre elles subissent une chirurgie de quatre-vingt-dix minutes pour l'implantation d'électrodes cérébrales, d'un capteur nasal et d'électrodes musculaires, puis des enregistrements de six heures par jour un jour sur deux pendant quatre semaines. Le porteur écrit qu'en dehors de perturbations transitoires du comportement, "aucun autre effet nuisible n'a été rapporté", tout en précisant que chez 30 % des souris la crise se termine par un arrêt respiratoire fatal. Chaque animal subit de trois à quarante-cinq interventions entre sa naissance et sa mise à mort, au terme de laquelle le cerveau est prélevé.
Objectifs
La mort soudaine inattendue en épilepsie (SUDEP) est la cause majeure de mortalité précoce chez les patients souffrant d’un syndrome de Dravet (SD). La SUDEP est décrite comme faisant suite à la survenue d’une crise épileptique entrainant un arrêt respiratoire fatal. L’unique stratégie qui est proposée de nos jours pour prévenir la SUDEP consiste à contrôler la survenue des crises épileptiques chez le patient. Cette stratégie comporte certaines limites dès lors que l’on considère que le SD est une forme d’épilepsie qui répond mal aux médicaments anti-crises actuellement disponibles. Pour prévenir la SUDEP, il est essentiel de trouver une autre alternative thérapeutique en identifiant de nouveaux candidats pharmacologiques à cibler chez le patient souffrant de SD. La sérotonine cérébrale joue un rôle majeur dans la survenue des crises et dans le contrôle de la respiration. L’hypothèse sur laquelle repose ce projet est que l’arrêt respiratoire survenant à la suite d’une crise et à l’origine des SUDEP dans le SD est favorisé par l’installation progressive d’une vulnérabilité de la fonction respiratoire en lien avec la répétition des crises d’épilepsie. Les objectifs de ce projet sont ainsi : (1) de caractériser la chronologie d’installation de la vulnérabilité respiratoire dans le SD, (2) d’identifier le(s) marqueur(s) sérotoninergique(s) associés à la vulnérabilité respiratoire et au risque de SUDEP, (3) et de tester un candidat pharmacologique en lien avec la cible sérotoninergique identifiée pour prévenir cette vulnérabilité respiratoire. Pour répondre à ces objectifs, nous aurons recours à un modèle expérimental chez la souris R1648H, qui porte la mutation du gène SCN1A, à l’origine du SD chez l’humain.
Bénéfices attendus
Aujourd’hui, nous ne savons pas comment la répétition des crises chez les jeunes patients souffrant de SD peut aggraver la vulnérabilité cardio-respiratoire qui conduit à la SUDEP. La souris R1648H est un modèle qui mime la symptomatologie du SD décrite chez l’humain et l’utilisation de ce modèle dans ce projet devrait fournir des éléments précieux qui permettront une meilleure prise en charge des patients SD. En ciblant le système sérotoninergique qui est fortement impliqué dans le contrôle de la respiration et dans la genèse des crises, nous espérons mettre en évidence des éléments de ce système qui pourraient être (1) utilisés comme des marqueurs permettant l’identification des patients SD à risque de SUDEP, et (2) ciblés par des agents pharmacologiques visant à prévenir l’installation de la vulnérabilité ventilatoire et le décès qui lui est associé.
Procédures
Le génotypage et le tatouage de l’ensemble des souris de la portée sera effectué à P7 (durée
Impact sur les animaux
En dehors des perturbations transitoires sur le comportement de la souris lors de la survenue de la crise par le flurothyl, aucun autre effet nuisible n’a été rapporté chez les animaux qui seront utilisés dans ce projet. Comme décrit dans l’annexe 3, la sévérité de la crise durant l’exposition au flurothyl est progressive et s’intensifie au cours du protocole d’ICF. Cela comprend 7 stades avec le stade 1 décrit comme celui qui est de plus faible sévérité comprenant des clonies de la face et des membres postérieurs ou antérieurs. Les caractéristiques des crises de stades plus sévères se traduisent par la présence de clonies plus intenses, des rebonds et/ou course de l’animal dans la cage et la présence d’une phase de tonus musculaire. A noter que la durée de la crise des stades 1-6 est de 15 à 60 sec ; toutefois, chez 30% des souris R1648H, la crise conduira dans les secondes qui suivent à un arrêt respiratoire fatal défini comme le stade 7.
Devenir
A l'issue de chaque procédure, tous les animaux seront mis à mort et le cerveau sera prélevé pour des investigations ex-vivo.
Remplacement
Le caractère inattendu de la SUDEP chez le patient SD rend les expériences prévues dans ce projet non envisageables chez le sujet humain. L’étude des rythmes cérébraux et cardio-respiratoires au cours ou en dehors d’une crise épileptique nécessitent l’utilisation d’animaux vivants et ne peut s’envisager sur des modèles in vitro. La souris R1648H modèle du SD est aujourd’hui la seule espèce qui présente une physiopathologie similaire à celle observée chez l’humain.
Réduction
Pour mener ce projet, nous aurons besoin d’utiliser 418 souris sur une durée de 5 ans. Ce nombre a été réduit au maximum sans compromettre toutefois les objectifs scientifiques du projet, en nous basant sur les données bibliographiques antérieures et des outils statistiques.
Raffinement
Les conditions de stabulation sont conformes à la réglementation et prennent compte du bien-être animal. Le poids des animaux sera suivi hebdomadairement, et les animaux seront soumis à une surveillance attentive à l’aide d’une grille d’évaluation du bien-être (annexe 1), pour limiter au maximum stress et douleur, et apporter des soins adaptés, le cas échéant. Les animaux qui auront été isolés pour leur confort seront manipulés quotidiennement pendant 5 minutes. Pour évaluer la respiration de façon non-invasive, nous utiliserons la pléthysmographie à corps entier qui permet d’obtenir des enregistrements chez un animal vigile et libre de se mouvoir. Le temps d’enregistrement est limité à son minimum durant la période inter-ictale avec 40 min par animal. Les enregistrements en imagerie cérébrale seront effectués sur un animal anesthésié pour réduire le stress de la contention. Toutes les mesures seront prises pour limiter la souffrance et la douleur. L’utilisation d’analgésiques par voie i.p. sera systématique avant la chirurgie (buprénorphine) puis quotidiennement et durant les 3 jours qui suivent le jour de l’implantation chirurgicale (Carprofène). L’expérience sera stoppée si les points limites définis dans la grille de score sont atteints. A la fin de chaque procédure expérimentale, les souris seront mises à mort.
Choix des espèces
Nous souhaitons modéliser trois aspects du SD : 1) la pathologie génétique sous-jacente (mutations SCN1A), 2) l'impact progressif de la répétition des crises observées chez les patients, et 3) un risque modéré de décès (environ 20-40%) qui permettrait facilement de dichotomiser un groupe de survivants et un groupe SUDEP. Le modèle que nous utiliserons sera la souche de souris Scn1aRH+ (R1648H) qui répond parfaitement à ces objectifs. Les animaux seront utilisés entre 7 jours et 72 jours. A l’âge de 7 jours, le génotypage et le tatouage des animaux sera réalisé durant un temps inférieur à 5min puis les souriceaux seront remis avec leur mère. Les crises d’épilepsie se manifestant dès le plus jeune âge dans le SD, nous avons choisi un modèle expérimental de SD permettant de contrôler le déclenchement des crises d’épilepsie aussi bien à 21 jours post-natal (sevrage), qu’à un stade plus avancé (P60).
Etude de l’effet anti-stress post traumatique et antidépressive de la cariprazine chez le rat et la souris : rôle de la médiation des récepteurs dopaminergique et sérotoninergique
- Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Oncologie
- Système nerveux
Rats : 290
Soumis à une à quatre stimulations électriques par jour pendant quatre jours, 290 rats et 180 souris vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré à sévère. Les souris passent dix minutes suspendues par la queue, et les deux espèces reçoivent une à trois injections sur animal vigile, sous contention. L'objet est de tester si la cariprazine, un antipsychotique, renforce l'effet d'un antidépresseur sur un modèle de stress post-traumatique. Aucun effet indésirable n'est décrit pour les stimulations électriques répétées, et l'effectif de dix à quinze animaux par groupe est justifié par la volonté d'"éviter tout scepticisme de la part de rapporteurs lors de la publication".
Objectifs
Le trouble de stress post-traumatique (TSPT) est une réponse pathologique aux traumatismes qui impacte environ 6 % de la population. Les trois-quarts des personnes atteintes du TSPT présentent aussi des troubles psychiatriques co-morbides incluant la dépression majeure. Le TSPT est souvent décrit comme un trouble lié à la mémoire : au lieu de s'estomper naturellement, le souvenir reste aussi vif qu'au premier jour. Face à ce trouble, la classe d’antidépresseur prescrite en première intention sont les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS). Malheureusement, beaucoup de patients ne répondent pas correctement à ce type de traitement, d'où l'importance de chercher des molécules capables de potentialiser leur effet. Les neuroleptiques ont montré une efficacité ciblée sur certains symptômes associés au TSPT résistant. Actuellement, les antipsychotiques atypiques ont fait preuve d’un intérêt clinique, notamment à faible posologie et en traitement adjuvant aux ISRS. Parmi cette classe, la cariprazine, un nouvel antipsychotique atypique, pourrait être un très bon candidat dans cette stratégie thérapeutique combinatoire. La cariprazine est un agoniste sélectif des récepteurs dopaminergiques D2 et D3, avec une forte préférence pour les récepteurs D3. En utilisant un modèle de TSPT et de dépression chez le rongeur, notre projet vise à rechercher les modalités d'action de la cariprazine sur les récepteurs D3 pour discerner sa capacité à augmenter la réponse anti-TSPT et antidépressive de l’ISRS escitalopram.
Bénéfices attendus
Notre projet vise à identifier les mécanismes par lesquels la cariprazine aurait un impact majeur sur les troubles affectifs et la réponse antidépressive afin d’améliorer les traitements antidépresseurs actuellement disponibles qui, dans la dépression sévère, sont souvent inefficaces et provoquent souvent des effets secondaires handicapants. L’objectif de notre étude est de mieux comprendre les raisons pour lesquelles de nombreux antidépresseurs couramment utilisés produisent une rémission des symptômes dépressifs chez seulement un tiers des patients. À cette fin, nous testerons un antidépresseur classique (escitalopram). Notre étude, axés sur la recherche de réponse synergique dans le TSPT et de la réponse antidépressive, fournira des informations uniques sur les mécanismes neuronaux responsables de ce trouble. Cela devrait également fournir une information cruciale pour identifier de nouvelles cibles et développer de nouveaux traitements. Enfin, nos résultats du présent projet aideront à orienter les recherches futures axées sur les causes de la dépression et, en fin de compte, favoriseront une meilleure prise en charge de la santé mentale.
Procédures
Les animaux seront soumis à différentes interventions. Les rats subiront des stimulations électriques répétés (1 à 4 stimulations/jour pendant 4 jours) ou non. Les souris seront exposées au test de suspension caudale (10 minutes). Les deux espèces recevront des injections intra-péritonéales et/ou sous-cutanées de substances actives sur animal vigile : 1 à 3 injections avec une contention d'environ 10 à 20 secondes.
Impact sur les animaux
Les animaux seront soumis à différentes interventions. Les rats subiront des stimulations électriques répétés (1 à 4 stimulations/jour pendant 4 jours) ou non. Les souris seront exposées au test de suspension caudale (10 minutes). Les deux espèces recevront des injections intra-péritonéales et/ou sous-cutanées de substances actives sur animal vigile : 1 à 3 injections avec une contention d'environ 10 à 20 secondes.
Devenir
La totalité des animaux seront mis à mort car l'administration des médicaments créant des neuro-adaptations, les animaux ne peuvent pas être réutilisés.
Remplacement
L'objectif de ce projet est la mise au point de nouveaux médicaments anti-TSPT et antidépresseurs destinés à être utilisés chez l'homme. L'étude préclinique doit donc prévoir une administration sur l'animal entier, d'autant que leurs effets comportementaux ne peuvent être évalués que chez l'animal vigile. Des approches in vitro sont déjà réalisées au laboratoire (évaluation de la neurogène et de la synaptogenèse, électrophysiologie in vitro). Cependant, l'utilisation de modèles complexes, i.e. d'animaux vivants, est incontournable afin d'analyser les réponses antidépressives de nouvelles stratégies thérapeutiques.
Réduction
Les groupes sont formés de 10 à 15 animaux. Le nombre d'animaux utilisés est fonction de la réponse physiologique et comportementale mesurée et est basé sur nos travaux précédents. Il correspond également au nombre classiquement utilisé dans la littérature pour la validation de cette réponse. Le nombre d'animaux est réduit à une valeur minimale permettant d'une part d'atteindre une significativité statistique pour la validation et l'évaluation des réponses mesurées et d'autre part d'éviter tout scepticisme de la part de rapporteurs lors de la publication.
Raffinement
Des mesures seront mises en œuvre pour optimiser le bien-être des animaux. Pour pallier au stress des animaux, 3 enrichissements sont apportés dans chaque cage (nid végétal à base de fibres de coton, igloo teinté et un bâtonnet en bois). Pendant une dizaine de jours, ils feront l’objet d’une attention particulière afin de vérifier le bon développement du modèle. En cas de problème d’alimentation, les animaux auront accès à de la blédine directement dans une coupelle dans la cage. L’observation des animaux sera effectuée tous les jours et nous attacherons une grande importance à l'apparence physique externe et aux changements comportementaux de ceux-ci. La mise en place de points limites sera effectuée et les soins et les procédures seront réalisées par du personnel qualifié.
Choix des espèces
Le rongeur, comme choix de modèle dans le domaine de la biologie psychiatrique, est très approprié. Le rat est le plus souvent utilisé dans le test des émissions des ultrasons. Par contre le test de suspension caudale n'a été validé que chez la souris. Nous souhaitons poursuivre notre étude sur la cariprazine en caractérisant son effet pseudo-antidépresseur avec l’utilisation du test de suspension caudale chez la souris et l'ajout de cette nouvelle procédure nécessitera l'utilisation de souris. Des animaux adultes seront utilisés car chez l'homme, les antidépresseurs et antipsychotiques sont majoritairement prescrits chez l'adulte. Les expériences débuteront sur des animaux âgés de 8 semaines.
Comprendre le rôle de la O-glycosylation dans la progression du cancer du pancréas (PDAC) et déterminer l’efficacité de(s) anticorps thérapeutiques ciblant les différentes O-glycoprotéines.
- Recherche appliquée
- Cancers
- Recherche fondamentale
- Oncologie
1 038 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Une incision chirurgicale sous anesthésie permet de greffer des cellules de cancer du pancréas directement dans l'organe, puis 732 d'entre elles reçoivent des injections intrapéritonéales deux à trois fois par semaine pendant six semaines, avec une anesthésie hebdomadaire pour imagerie pendant quatorze semaines au maximum. La tumeur pancréatique qui se développe peut provoquer une accumulation d'ascite dans l'abdomen, et les souris dont la douleur résiste aux analgésiques sont mises à mort. Le porteur affirme qu'aucun des objectifs du projet ne peut être modélisé "ni in vitro ni in silico" et désigne la souris comme l'espèce vertébrée non-primate la plus appropriée.
Objectifs
L'adénocarcinome canalaire pancréatique (PDAC) est un cancer de très mauvais pronostic. En raison de son diagnostic souvent trop tardif, de son agressivité, et de sa propension à métastaser rapidement, de nouvelles stratégies de diagnostic et thérapeutiques sont nécessaires pour améliorer ce pronostic. Des altérations de la glycosylation (qui est l’une des modifications essentielles des protéines et des lipides) sont associées et décrites pour le PDAC, cependant, leur rôle dans la maladie reste largement méconnu. Ce projet vise à déterminer le rôle de la O-glycosylation dans la genèse et la progression du PDAC afin d’identifier de potentiels marqueurs (protéines O- glycosylées) pour le développement du diagnostic et de thérapies ciblées.
Bénéfices attendus
Les traitements du cancer de pancréas sont à ce jour assez restreints, insuffisamment efficaces avec de nombreuses chimiorésistances aux traitements (FOLFIRINOX et Gemcitabine) d’où la nécessité d’explorer d’autres pistes thérapeutiques. L’importance de la glycosylation par la voie GALA a déjà été démontrée dans le développement de nombreux cancers, ce qui a permis d’identifier de nouvelles cibles thérapeutiques, notamment la calnexine. Le développement des nouvelles thérapies basées sur les O- glycoprotéines de surface spécifiques des cellules cancéreuses avec une bonne spécificité et sensibilité, permettra à terme d'améliorer l’efficacité des thérapies existantes ; en effet, les anticorps cibles des protéines O-glycosylées sont spécifiques des cellules cancéreuses, et peuvent être utilisés comme conjugués anticorps-médicaments (ADC) afin de cibler spécifiquement les médicaments sur les cellules cancéreuses, réduisant aussi les effets secondaires. Notre projet permettra donc une meilleure compréhension du fonctionnement de GALA dans la carcinogenèse du pancréas et permettra de cribler de nouveaux candidats biomarqueurs potentiellement utiles dans le diagnostic et ouvrant de nouvelles pistes thérapeutiques.
Procédures
Toutes les souris de ce projet (1038) seront soumises à des injections orthotopique de cellules, réalisées sous, à des injections intrapéritonéales 2-3 fois par semaine (total de 732 souris) d’anticorps/ADC (pendant 6 semaines au maximum). Toutes les souris dans les procédures seront surveillées par bioluminescence pour observer la croissance de la tumeur. Cela nécessite une anesthésie et l'injection du substrat de luminescence pour visualiser la tumeur. Cette opération sera effectuée chaque semaine pendant 14 semaines au maximum.
Impact sur les animaux
Les souris seront soumises à des procédures chirurgicales, à des injections d'analgésiques et, dans certains cas, à des injections d'anticorps, ce qui occasionnera une douleur et une gêne au niveau du site d'injection. La greffe orthotopique de cellules tumorales dans le pancréas nécessite de pratiquer une incision chirurgicale sous anesthésie. Le développement de la masse tumorale au niveau du pancréas sera la principale nuisance pour laquelle nous mettrons en place le suivi et les actions adaptées. Les souris seront également manipulées régulièrement, afin d'observer leur poids et leur bien-être, ce qui peut induire du stress. En outre, le développement des tumeurs pancréatiques peut provoquer des symptômes tels que l'accumulation d'ascite dans l'abdomen, ce qui est source d'inconfort.
Devenir
Les souris de chaque procédure seront sacrifiées en fin de l'expérience d'analyser la croissance tumorale et les métastases par des approches histologiques et biomoléculaires.
Remplacement
L'utilisation d'alternatives de substitution du modèle animal n'est pas adaptée à ce projet. Nous cherchons à déterminer le rôle de la O-glycosylation dans le développement des tumeurs pancréatiques et la composition du stroma. Aucun de ces objectifs ne peut être modélisé ni in vitro ni in silico. L'espèce vertébrée non-primate la plus appropriée est la souris.
Réduction
Nous utiliserons le moins d'animaux possible pour produire et vérifier nos résultats. En effet, des expériences préliminaires et pilotes ont été en partie réalisées à Singapour. Le nombre d'animaux requis par groupe a été déterminé par des analyses statistiques afin de s'assurer que la taille des échantillons ne dépasse pas le nombre requis d’animaux nécessaire pour obtenir une signification statistique et une reproductibilité. Un minimum de 6 animaux est nécessaire par groupe de traitement pour obtenir une signification statistique. Nous utiliserons le nombre minimum suggéré pour ce projet. Les tissus animaux seront utilisés pour tous les objectifs du projet afin de minimiser le nombre d'animaux. Suivre le développement des tumeurs par imagerie par bioluminescence permet de réduire le nombre d'animaux puisque les animaux sont ainsi utilisés au moment adéquat.
Raffinement
L'injection orthotopique (greffe de cellules cancéreuses dans le tissu) dans le pancréas sera réalisée sous anesthésie et nous mettrons en place l'utilisation de tapis chauffants/lampe pour la récupération et par l’injection de sérum physiologique pour la réhydratation après la chirurgie. Les conditions d’hébergement respectent les besoins physiologiques et le bien-être des animaux. Les animaux seront hébergés dans des salles dont les paramètres d’ambiance sont contrôlés (température : 20-22°C ; renouvellement d’air : 15 volumes/heure ; éclairage artificiel : 12h jour / 12h nuit). La nourriture et l’eau sont fournies ad libitum. Afin de respecter leur instinct grégaire, l’hébergement des animaux se fait en confinement en cages individuellement ventilées à raison de 3 à 5 souris par cage. L’environnement est enrichi à l’aide de coton, de lanières de papier utiles à la nidification, et éventuellement d’un dôme. Les animaux feront l’objet d’une surveillance quotidienne par du personnel compétent afin de détecter précocement toute altération du bien-être animal. L’apparition de signes d’inconfort ou d’éventuelle souffrance nous conduira à choisir l’action appropriée à mener en fonction d’une grille de score spécifique. L’apparition de signes d’inconfort ou d’éventuelle souffrance nous conduira à choisir l’action appropriée à mener en fonction d’une grille de score spécifique de ces modèles de pathologie, avec mise en place si nécessaire d’une analgésie spécifique. Le score de la grille sera utilisé pour observer les signes de malaise, tels que les changements physiques, les changements de comportement et la détérioration de l'état de santé. En fonction des scores obtenus, nous faciliterons l’accès à la nourriture en positionnant les croquettes dans le fond de la cage. Si plusieurs critères sont remplis, un analgésique sera administré et si les signes de douleur persistent, sans réduction de la douleur par les analgésiques, les souris seront sacrifiées. Tous les gestes techniques sont réalisés par du personnel compétent et expérimenté.
Choix des espèces
Le projet nécessite l’utilisation d’une espèce de la classe des mammifères proche de l’homme pour sa physiologie. Les souris, âgées 6-8 semaines (qui correspond à une fenêtre optimale de prise de greffe), ont le même fond génétique que les lignées cellulaires qui seront injectées orthotopiquement dans l’animal. Cela permettra de reproduire fidèlement la maladie, y compris la réaction immunitaire. Les souris (âgées 6-8 semaines) serviront à l'injection orthotopique des cellules obtenues à partir des biopsies cancéreuses pancréatiques humaines (PDX). L'utilisation de ces souris permettra d'éviter une réaction immunitaire lors de l'implantation des lignées cellulaires humaines dans les souris.
Epreuve rage par voie intramusculaire chez le chien
- Tests réglementaires
- Autres tests de tolérance et d’efficacité
50 chiens vont être vaccinés contre la rage puis inoculés avec le virus, dans des procédures d'un niveau de souffrance léger à sévère, tous tués à l'issue. Une partie développera la maladie: troubles sensitifs, cri rabique, hypersalivation, difficultés de déglutition, comportement furieux, parésie, paralysie, agonie. L'épreuve impose 90 jours en cage individuelle et le porteur indique qu'aucun chien ne sera replacé ni adopté, pour cause de biosécurité. Il qualifie le recours au chien d'"indispensable" sur le plan réglementaire et renvoie l'effectif aux textes, l'épreuve servant à démontrer qu'une seule injection protège au moins trois ans.
Objectifs
Le projet a pour but de d’évaluer, par épreuve, l’efficacité contre la rage d’un médicament destiné au chien. Cette procédure expérimentale répond à une exigence règlementaire (cf monographie 0451 de la Pharmacopée Européenne). Afin d’atteindre ce premier objectif, une étape préliminaire consiste à valider le modèle d’épreuve (test de souches…). Cette exigence s’inscrit dans un objectif scientifique visant à réduire le risque zoonotique de la pathologie en démontrant une efficacité après seulement une administration vaccinale avec une efficacité prolongée (d’au moins 3 ans). Ceci permettrait ainsi, dans les pays endémiques, de favoriser une couverture vaccinale de la faune sauvage ou errante plus robuste, entrainant ainsi la réduction de la propagation de la maladie et une meilleure protection (via une plus longue couverture vaccinale).
Bénéfices attendus
Les bénéfices visent à réduire le risque zoonotique de la pathologie en démontrant une efficacité après seulement une administration vaccinale avec une efficacité prolongée (d’au moins 3 ans). Ceci permettrait ainsi une couverture vaccinale de la faune sauvage ou errante plus robuste entrainant la réduction de la propagation de la maladie et une meilleure protection (via une plus longue couverture vaccinale).
Procédures
Durant la phase d’immunisation les animaux reçoivent 1 dose de vaccin, acte inférieur à 1 minute, elle s’effectue sur animal vigile. L’administration de l’agent pathogène s’effectue sous anesthésie légère (inférieure à 30 minutes). Des prélèvements sanguins s’effectuent de manière hebdomadaire les 2 premiers mois de la phase d'immunisation puis tous les trimestres ou semestres. Ces actes techniques sont inférieurs à 1 minute et s'effectuent sur animal vigile. Lors de la phase d'épreuve, 2 prélèvements sont effectués au démarrage de l'étude et en fin d'étude. Le prélèvement terminal de fin d'étude s'effectue obligatoirement sur animal anesthésié afin de garantir la sûreté des opérateurs. Ces actes techniques sont inférieurs à 1 minute.
Impact sur les animaux
Le développement de la maladie chez l’animal peut donner lieu à des signes cliniques provoquant changement du comportement, trouble sensitif, cri rabique, difficulté de déglutition, hyper salivation, perte d'appétit, comportement furieux, parésie, paralysie, agonie. Des points limites spécifiques à la pathologie sont appliqués. Par ailleurs l’administration du médicament, du pathogène et les prélèvements peuvent générer du stress et une gêne. Pour limiter les contraintes induites par ces actes, les procédures sont réalisées par des opérateurs hautement qualifiés. La pharmacopée requiert une épreuve de 90 jours : afin d'éviter les risques liés à la maladie et aux cross contaminations celle-ci s'effectuera en cage individuelle.
Devenir
Les raisons conduisant à une euthansasie des animaux en fin d’étude sont les suivantes : - S’agissant d’une maladie infectieuse, un certain nombre d’animaux va développer la maladie et atteindre des points limites - Pour des raisons de biosécurité (circulation des agents infectieux, risque de cross contamination) aucun animal ne sera replacé ou adopté.
Remplacement
Le recours à l’espèce cible est à l’heure actuelle indispensable d’un point de vue réglementaire.
Réduction
Pour les études réglementaires, le nombre d’animaux est fixé par les textes.
Raffinement
Une période d’acclimatation systématique est prévue dans le but de limiter le stress des animaux et stabiliser leur état physiologique. Avant le démarrage de l’étude, la durée optimale est de 7 jours. Un examen biquotiden sera réalisé dès l’apparition des signes cliniques typiques de la rage. Des points limites spécifiques à la pathologie ont été définis afin de limiter le plus précocement possible la douleur des animaux. Le personnel est compétent pour identifier les cas pour lesquels l’animal n’est plus dans sa zone de confort. Une anesthésie et une analgésie peuvent être réalisées lors de certains actes si nécessaire. Une anesthésie légère par voie intraveineuse est prévue pour permettre l’administration de la suspension d’épreuve. Une observation par l’opérateur est réalisée jusqu’au réveil de l’animal. Pendant la phase vaccinale, les chiens sont hébergés en groupe, dans des box à température et atmosphère contrôlées. Afin de développer leur activité physique, fonction cognitive et d’exprimer leur comportement naturel, les chiens ont à leur disposition des méthodes d’enrichissement (jouets, changés de manière hebdomadaire, paniers et/ou bancs de couchage, sortie de cage pour changer d’environnement et d’être au contact d’autres personnes quand le statut le leur permet). Un accès ponctuel à l’extérieur sera possible pendant la phase vaccinale. Pendant la durée de la phase d’épreuve, pour des raisons de biosécurité (cross-contamination, risque zoonotique pour les opérateurs) les animaux seront hébergés en cage individuelle pendant 90 jours avec un contact visuel, auditif et olfactif avec leurs congénères et les techniciens. Ces cages seront placées dans des boxs où la température et l’atmosphère sont contrôlées. Des méthodes d’enrichissements seront également mises à disposition des animaux (jouets jetables, sabot de veau, paniers…). La Structure du Bien Etre Animal (SBEA) garantit l’amélioration des techniques de soins et des conditions de vie des animaux.
Choix des espèces
L’évaluation sur espèce cible (chien) est une exigence règlementaire et le modèle optimal pour réaliser les études à ce stade de connaissance. La vaccination d'intérêt pour l'objectif scientifique de ce projet est de 15 semaines. Toutefois, pour que les animaux puissent bénéficier des accès en extérieur pendant la phase d'immunisation de 3 ans, la vaccination prophylactique s'effectue à 7 semaines d'âge.
Rôle de la protéine POBE1 dans le choc endotoxiques
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
Injectées dans l'abdomen avec du LPS bactérien pour déclencher un choc endotoxique, 44 souris seront toutes tuées, dans des procédures d'un niveau de souffrance sévère. L'injection peut provoquer une perte de plus de 20 % du poids, des poils hérissés, une prostration et une chute de la température corporelle, une partie des souris recevant en plus un transpondeur sous-cutané et un prélèvement de sang. Le porteur indique avoir déjà montré sur cellules le rôle de la protéine étudiée dans la détection du LPS, et conclut que le modèle souris reste "indispensable". Il annonce des points limites "précoces et prédictifs" sans dire lesquels, et justifie l'effectif par des outils statistiques qu'il ne nomme pas.
Objectifs
Ce projet a pour but d’étudier la réponse immune au choc endotoxique déclenché par la détection de produits bactériens, une réponse d’importance médicale chez l’humain. Le choc endotoxique correspond à la sur-activation du système immunitaire lors d'une infection bactérienne, qui peut entraîner une défaillance des organes et la mort. Lors de l’infection par une bactérie, des cellules du système immunitaire nommées macrophages détectent le pathogène et déclenchent une réponse immune en produisant de petites molécules « alarmes » nommées cytokines inflammatoires. Ce sont ces cytokines qui permettent la mise en place d’une réponse antibactérienne efficace. Ce projet apportera une réponse quant à l’importance de POBE1 dans la réponse antibactérienne. POBE1 est aussi exprimée par les cellules humaines, et nos données indiquent que i) POBE1 participe à l’immunité antibactérienne dans des cellules humaines en culture et ii) l’histoire évolutive de POBE1 dans la population humaine est compatible avec son rôle comme acteur de l’immunité. Ce projet est donc un premier pas dans l’étude de l’importance de POBE1 chez les patients. La démonstration éventuelle du rôle pivot de POBE1 dans le déclenchement du choc endotoxique ouvre la voie à la création de molécules thérapeutiques inhibitrices de POBE1 ayant pour but de limiter le choc endotoxique chez les patients.
Bénéfices attendus
La réponse immune antibactérienne n’est pas totalement comprise. Nous avons récemment découvert une protéine nécessaire à l’activation du système immunitaire au cours d’une infection bactérienne. Ce projet propose d’analyser son rôle in vivo. À long terme, ce projet pourrait apporter la preuve que notre protéine d’intérêt joue un rôle in vivo dans la protection antibactérienne, ouvrant la voie à l’étude de cette protéine chez les patients. Nous explorons notamment des stratégies thérapeutiques utilisant des molécules inhibitrices de POBE1 pour limiter le choc endotoxique.
Procédures
Les animaux vigiles recevront une injection de produit directement dans l’abdomen (durée du geste inf à 5 sec). Un transpondeur sous-cutané sera ensuite posé sur une partie de ces animaux (durée du geste inf à 5 sec) puis un prélèvement sanguin sera réalisé sur ces animaux (durée du geste inf à 1min)
Impact sur les animaux
L’injection de LPS en intra-péritonéal au moyen d’une aiguille entraîne une douleur transitoire due à la piqure. L'injection de LPS intra-péritonéale peut entraîner, en fonction de la dose : - Une cachexie (perte de poids >20% du poids initial) - Poils hérissés et prostration - Une altération de l’état général - Une baisse de température corporelle
Devenir
Les animaux seront tous mis à mort en fin de procédure pour des analyses post-mortem.
Remplacement
Les premières étapes d’analyse et de validation in vitro ont démontré que POBE1 participe à la détection du LPS bactérien. Des cellules déficiente en POBE1 ne produisent plus de cytokines inflammatoires en présence de LPS, et contrôlent moins efficacement l’infection par Salmonella. Le projet a pour but maintenant d’étudier le rôle dans la réponse inflammatoire antibactérienne de notre protéine d’intérêt chez la souris, organisme vivant intégré et autonome. Aussi, malgré le développement de méthodes alternatives auxquelles le laboratoire a eu recours (culture cellulaire), l’utilisation du modèle Souris reste indispensable pour le présent projet.
Réduction
Le nombre de souris par groupe a été défini à minima. Pour ce faire, nous allons effectuer une étude préliminaire avec un nombre de souris réduit. Le nombre d'animaux a utiliser dans les groupes dans les groupes a été déterminé à l'aide d'outils statistiques.
Raffinement
Les souris sont manipulées sans stress par des personnels compétents. Le bien être des souris sera suivi quotidiennement. Les points limites conduisant à la mise à mort des souris seront précoces et prédictifs. Une grille de score permettra d’évaluer de façon objective l’état des animaux.
Choix des espèces
La souris est le modèle de choix pour les expériences menées en recherche antibactérienne : souches murines parfaitement définies et modèles génétiquement modifiés, avec de grandes similarités entre les systèmes immunitaires humains et murins qui permet de transposer nos découvertes dans le modèle murin chez l’humain. De plus, nous avons documenté de manière robuste l’existence de notre protéine d’intérêt chez la souris. Souris adultes ( sup 6 semaines) dans lesquelles la réponse immune antibactérienne est active
Caractérisation d’un nouveau modèle murin pour l’étude des déficits catécholaminergiques dans le Syndrome de Rett
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
550 souris génétiquement modifiées pour n'exprimer Mecp2 que dans les neurones catécholaminergiques vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Elles peuvent développer des apnées, de l'hyperventilation, des crises d'épilepsie, une perte importante de poids et une mobilité réduite, et passent par un protocole d'induction de stress de deux fois trente minutes, le test de Barnes, le rotarod, l'open field, le labyrinthe surélevé et la boîte clair-obscur, un petit étant retiré du nid pour éprouver la réponse de la mère. L'ampleur réelle de ces atteintes reste inconnue, puisque caractériser le phénotype de la lignée est précisément l'objet du projet. Le porteur affirme que ce modèle, couplé à un modèle de surexpression ciblée, est "indispensable" pour développer de nouvelles approches thérapeutiques.
Objectifs
Le syndrome de Rett (RTT) est une maladie neurodéveloppementale rare d’origine génétique. Dans la majorité des cas, la maladie est liée à une mutation du gène Mecp2 qui code pour un facteur de transcription possédant un rôle majeur dans le développement du système nerveux central. La pathologie touche majoritairement les filles et entraîne un polyhandicap sévère qui affecte considérablement la qualité de vie des patientes. Parmi les symptômes, on retrouve notamment une perte/non acquisition des fonctions motrices volontaire (marche/préhension) s’accompagnant de stéréotypies manuelles. On retrouve également des troubles des fonctions respiratoires conduisant à des apnées ou de l’hyperventilation. Les patientes souffrent aussi d’une déficience intellectuelle, de crises d’épilepsie et de troubles variés affectant le sommeil et l’alimentation. De précédentes études réalisées chez des patientes et des modèles murins de la pathologie ont mis en évidence l’existence d’un déficit en certains neurotransmetteurs (dopamine, noradrénaline, sérotonie) largement impliqués dans les processus d’apprentissage et de réponse au stress. Afin d’identifier la part de des symptômes du RTT imputables aux déficits catécholaminergiques, nous souhaitons faire exprimer la protéine Mecp2 dans les neurones catécholaminergiques (exprimant la dopamine, l’adrénaline et la noradrénaline) des souris déficientes en Mecp2. Les animaux de cette étude seront analysés d’un point de vue phénotypique (survie, poids corporel, fonctions respiratoires/motrices/cognitives, anxiété, réponse au stress), histologique et moléculaire (prélèvements d’organes).
Bénéfices attendus
L’objectif de ce projet est d’apporter une meilleure compréhension des relations entre Mecp2, le système catécholaminergique et l’état pathologique des animaux modèles du syndrome de Rett. Cela devrait nous permettre de déterminer la part des symptômes du RTT imputable à ces déficits catécholaminergique. Cette étude devrait par la suite permettre de développer de nouvelles stratégies thérapeutiques ciblant le système catécholaminergique et pouvant avoir un intérêt pour le traitement du RTT.
Procédures
Les animaux seront soumis à différentes interventions: - phénotype neurologique dommageable (sur la durée de vie de l'animal), - retrait d'un petit du nid (stress pour la femelle et son petit): moins de 30s, - protocole d'induction de stress (deux fois 30 minutes), anesthésie gazeuse (deux fois 10 minutes), test de Barnes (2 minutes), Rotarod (5 minutes), open field, elevated plus maze, dark-light box (10 minutes), anesthésie profonde par injection (30 se pour l'injection) puis perfusion intracardiaque terminale
Impact sur les animaux
Nos souris Mecp2y/- pTh-Mecp2 présentent une absence d’expression de Mecp2 dans toutes les cellules à l’exception des neurones catécholaminergiques. Étant donné que la déficience totale de Mecp2 entraîne l’apparition d’un phénotype dommageable mimant le RTT, nous nous attendons à observer chez notre modèle d’intérêt un phénotype moins sévère mais restant pathologique en comparaison à des souris sauvages. Les potentiels effets indésirables attendus chez ces souris comprennent : - une altération des fonctions respiratoires conduisant à des apnées ou de l’hyperventilation - une altération des fonctions motrices conduisant à une réduction de la mobilité - une sensibilité accrue au stress - une perturbation du comportement maternel chez les femelles - une perte importante de poids corporel - des crises d’épilepsies. La détermination précise du phénotype de notre modèle est un des objectifs de ce projet de recherche. En parallèle, les tests phénotypiques réalisés pour caractériser nos lignées sont susceptibles de générer une douleur ou un stress chez nos animaux. Certains animaux seront également anesthésiés pour la réalisation de prélèvements sanguins.
Devenir
A l'issue de chaque procédure, tous les animaux seront mis à mort pour prélèvement d'organes
Remplacement
Nous ne pouvons pas expérimenter chez l'être humain malade atteint d'un syndrome de Rett. Il est donc nécessaire d'avoir recours à un modèle d'étude de la pathologie. Pour étudier la pathologie dans toutes ses dimensions et espérer pouvoir produire des résultats qui seront transférables à l'espèce humaine, il est nécessaire d'avoir recours à un modèle animal, car les cellules isolées ne récapitulent pas ce qui se passe dans un cerveau entier. Le seul modèle de mammifère disponible à l'heure actuelle pour nos travaux est le modèle souris transgénique dans lequel Mecp2 est manipulé. Ce modèle est utilisé pour mieux comprendre la pathologie et comme modèle pré-clinique afin de développer de nouveaux traitements.
Réduction
La variabilité interindividuelle est réduite par l'utilisation de souches de souris fixées génétiquement. Une analyse de puissance statistique est réalisée en amont de chaque procédure afin de déterminer le nombre minimal d'animaux nécessaires pour obtenir des résultats significatifs. Une fois les expérimentations achevées, des test statistiques appropriés permettront de valider ou non les résultats obtenus. Les expérimentations seront initalement réalisées sur la moitié du n prévu. Les données obtenus feront l’objet d’analyse statistique préliminaire en fonction du résultats desquelles : - les expérimentations seront arrêtées si aucune différence ne ressort entre les groupes - le nombre d’animaux par groupe sera augmenté si une différence entre les groupes semble existée mais ne ressort pas suffisament pour atteindre la significativité
Raffinement
Dès la naissance des animaux dans notre établissement utilisateur, nous porterons une attention au bien-être animal. Nous avons opté pour une méthode d’identification couplée au prélèvement pour génotypage (afin de réduire la douleur et le stress des animaux). Les animaux sont hébergés, en groupes, dans des cages avec enrichissements (dôme et bandelettes de carton), eau et nourriture ad libitum. La température (21°C-23°C), la luminosité (cycle 12h jour / nuit), l'environnement sonore et l'hygrométrie sont contrôlés. Cet hébergement est adapté aux besoins physiques et physiologiques des animaux et permet l'expression de leur gamme normale de comportements. Nos souris étant particulièrement sujettes au stress, la manipulation des animaux et le change des cages seront faits par des personnes compétentes et sensibilisées à la contention low stress (cupping et tunnels) et à la fragilité de la lignée. Dans le but de limiter le stress des animaux lors des expérimentations, ceux-ci seront préalablement habitués à l’expérimentateur lors de session de « handling ». Une période d’habituation aux dispositifs de tests sera également prévue. Lors des expérimentations – qui seront réalisées par des personnels formés - le nombre de personnes présentes dans la pièce sera limité au maximum pour ne pas perturber les animaux. De plus, afin de limiter le stress des animaux, les prélèvements sanguins seront réalisés sous anesthésie. En parallèle, l'état général de nos animaux sera surveillé quotidiennement de manière à pouvoir intervenir dans les plus brefs délais en cas d'atteinte des points limites définis.
Choix des espèces
Seule la souris permet actuellement de disposer facilement, rapidement et à moindre coût, d'un modèle mammifère de maladie génétique par manipulation du génome. L'intérêt général du modèle souris, utilisé comme modèle pré-clinique, repose essentiellement sur la proximité physiopathologique avec l'espèce humaine (transférabilité des résultats), un élément nécessaire à une recherche translationnelle valide. Le modèle déficient en Mecp2 est le modèle le plus largement utilisé par les laboratoires de recherche sur le syndrome de Rett, et est largement caractérisé dans la littérature. L'utilisation de ce modèle, couplé au modèle de surexpression ciblée de Mecp2 est indispensable pour développer de nouvelles approches thérapeutiques. Nos animaux seront inclus dans la procédure de caractérisation phénotypique à partir de 30 jours de vie (P30), stade auquel les premiers symptômes de la pathologie apparaissent chez la souris Mecp2-déficiente.
Greffe de cellules souches et nanotechnologies comme stratégie thérapeutique innovante dans un modèle rat d’AVC. Suivi de l’évolution du tissu cérébral par IRM et histologie EU 2/2.
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Un score clinique décide du sort de chaque rat opéré, entre prise en charge de la douleur, exclusion de l'étude ou mise à mort. 140 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Chacun subit deux chirurgies cérébrales d'une heure, une lésion du cortex moteur puis la pose d'un implant, trois séances d'IRM sous anesthésie et des tests répétés de force d'agrippement et de statut neurologique, jusqu'à trois fois par semaine pendant un mois. Le porteur indique avoir déjà obtenu cette preuve de concept chez le rat avec des biomatériaux non biodégradables et vouloir la répliquer avec des biomatériaux dégradables.
Objectifs
L’objectif scientifique du projet est de développer un traitement pour améliorer la reconnexion des fibres nerveuses après une atteinte du cortex moteur. Les effets du traitement sur l’architecture du tissu cérébral seront évalués par IRM in vivo, par une mesure des capacités motrice et enfin par histologie ex vivo. Le projet se déroulera sur trois mois dans deux établissements utilisateurs, un pour l'imagerie, l'autre prenant en charge toutes les autres techniques expérimentales et l'hébergement.
Bénéfices attendus
Amélioration de la récupération fonctionnelle du cerveau aprés un acccident vasculaire cérébral.
Procédures
Chaque animal sera soumis à 2 chriurgies sous anesthésie (réalisation de lésion (durée 1h) puis pose de l'implant (durée 1h)) au niveau cérébral (EU 1/2). Une IRM cérébrale sous anesthésie (durée 1h) sera réalisée 3 fois aprés la lésion puis 1mois et à 3 mois (EU 2/2). Des tests comportementaux et sensorimoteurs avant les chirurgies seront réalisés pour habituation et détermination des valeurs de références 3 à 4 jours par semaine durant 2 semaines avant les chirurgies puis après la pose de l'implant 3 fois par semaine pendant le premier mois et trois fois la première semaine des 2 mois suivant (EU 1/2). La mise à mort sera réalisée pour la récupération des tissus cérébraux (EU 1/2).
Impact sur les animaux
La chirurgie partiquée induit une lésion cérébrale de la région motrice antérieure (les conséquences de la chirurgie et la douleur est limitée par une prise en charge médicamenteuse). La génération de cette lésion cérébrale ciblée dans la zone contrôlant la motricité d'un membre antérieur provoque une diminution des capacités motrices de l'animal (EU 1/2). Les nuisances et effets indésirables sont dus aux chirurgies. Elles peuvent se traduire par une altération de l’état général de l’animal : douleur modérée, isolement, diminution du comportement exploratoire, perte de poids. Ces effets peuvent durer jusqu’à 48h (nuisances sévères). Le passage à l'IRM est réalisé sous anesthésie, la nuisance est modérée (EU 2/2). Les tests comportementaux pourraient engendrer un stress léger dû au fait que les animaux sont enlevés de leur environnement habituel, leur nuisance est légère (EU 1/2).
Devenir
La procédure se termine par une mise à mort des animaux pour effectuer l'analyse histologique.
Remplacement
L'accident vasculaire cérébral est une maladie grave entrainant un déficit neurologique lié à des lésions vasculaires. L'accident vasculaire cérébral est le résultat de l'obstruction d'un vaisseau sanguin (ischémique) ou de la rupture d'un vaisseau (hémorragique). Si les progrès actuels dans le domaine des organoides cérébraux ou de l'impression 3D de tissu cérébral in vitro sont remarquables, ils ne permettent toujours pas de recréer l'ensemble fonctionnel d'un cerveau. En particulier, les aspects vasculaires et les intéractions sytémiques ne sont pas encore accessibles avec ces méthodes alternatives à l'utilisation d'animaux. En effet, l'accident vascilaure cérébral conduit à des mécanismes comme l'inflammation, la migration cellulaire de cellules souches, la formation d'une cicatrice , la dégénérence des fibres nerveauses, et des processus de reconnexion dont la complexité et les interactions ne peuvent pas actuellement être simulées sur plusieurs mois par des approches in vitro ou ex vivo. Ainsi l'objectif de notre projet nécessite l'utilisation d'un modèle animal d'accident vasculaire cérébral. Le bénéfice de notre stratégie thérapeutique par greffe de biomatériaux (avec ou sans cellules) sur la récupération fonctionnelle de la motricité doit être évaluée sur des animaux vivants. La force d’agrippement, et le statut neurologique des animaux seront testés sur le long terme. Les effets des atteintes cérébrales et de la greffe sur l’architecture tissulaire du cerveau seront évaluée sur plusieurs mois par Imagerie par Résonance Magnétique. Nous avons déjà fait la preuve de concept de l'efficacité de notre stratégie thérapeutique sur le rat en utilisant des biomatériaux non biodégradables et projetons de la répliquer avec des biomatériaux biodégradables pour nous rapprocher de la situation physiologique.
Réduction
L'utilisation de méthodes non invasive comme l'IRM et l'évaluation motrice permettent le suivi longitudinal sur un même groupe d'animaux. Ainsi, les données peuvent être appariées, ce qui augmente la puissance statistique et limite le nombre d'animaux nécessaires dans l'étude. Des tests statistiques non paramétriques et de corrélation seront utilisés pour évaluer notre approche thérapeutique innovante de l'accident vasculaire cérébral. Nous réutiliserons les données d’animaux contrôles d’un protocole antérieur si possible.
Raffinement
Le principe fondamental des 5 libertés est respecté sur toute la durée de l’étude. Les rats sont hébergés dans des cages ventilées, en groupes de 2 (étant des animaux grégaires), dans une salle spécialement réservée aux rats. L'alimentation est disponible en permanence (ad libitum), y compris pendant les phases d'entraînement et d'évaluation motrice, sans jeûne ni restriction alimentaire. Le suivi de l'état de santé général des animaux est assuré par le personnel de zootechnie, qui les pèse chaque semaine et effectue des contrôles vétérinaires réguliers. Une attention particulière est portée aux animaux opérés, qui font l'objet d'une surveillance quotidienne par le personnel compétent. Cette surveillance inclut l'observation de l'appétit, du poids corporel, de la mobilité, de l'état du pelage et du comportement des animaux et fait l'objet d'un scoring clinique. La valeur du score détermine l'action à réaliser sur l'animal pour une prise en charge de la douleur, une notification de surveillance accrue, une exclusion de l'étude ou une mise à mort. La prise en charge de la douleur est mise en place avec des protocoles stricts validés, prenant en compte le principe de nociception et son impact sur les animaux et les résultats de l'étude. Un enrichissement environnemental est intégré au protocole, comprenant divers éléments pour stimuler cognitivement les rats (tunnels, boule de fouille, boule traversante, odeur naturelles variées, ..), ainsi qu'une composante sociale (arène de rencontre intercage). Les animaux sont conditionnés pour la réalisation de tâches motrices, renforcés positivement. Le procédé est très peu anxiogènes.
Choix des espèces
Les rats sont un modèle animal privilégié pour l'étude de la récupération fonctionnelle de la motricité du membre supérieur après lésion et greffe de bioimplants. Animaux adultes âgés de 3 mois, afin de se rapprocher de la démographie humaine pour l'apparition des accidents vasculaires ischémiques (à partir de 40 ans). La mobilité et la force du membre supérieur est un élément clé des fonctions motrices permettant aux patients cérébrolésés de récupérer une autonomie dans la vie de tous les jours. Nous disposons de tests adaptés pour évaluer ces paramètres sur le rat : l’amplitude de mouvement, la force et la sensibilité des membres supérieurs. Les examens d'imagerie, non-invasifs et indolores, se font sur le rat adulte anesthésié.
Evaluation de l’efficacité d’hydrogels enrichis ou non en principes actifs ou de principes actifs seuls dans un modèle d’arthrose induit par chirurgie chez le rat
- Recherche appliquée
- Troubles musculosquelettiques
Ligament croisé antérieur sectionné et ménisque partiellement retiré au cours d'une opération de trente à quarante-cinq minutes, pour installer une arthrose du genou : 360 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Six semaines plus tard commencent les injections dans l'articulation opérée, jusqu'à trois par genou, complétées par des prélèvements sanguins à la jugulaire sur animal éveillé une fois par semaine. Le porteur attend des cris, de l'agitation, un oedème articulaire et une boiterie. Les hydrogels testés ont déjà été évalués in vitro, mais le porteur affirme que le passage par les rats reste "indispensable" pour observer les interactions avec l'ensemble des organes.
Objectifs
Alors que les affections ostéoarticulaires chroniques touchent tout particulièrement les adultes de plus de 50 ans, il n’existe encore aucun traitement permettant de guérir l’ensemble des signes cliniques associés aux rhumatismes, comme la dégradation du cartilage dont l’évolution conduit assurément à la pose de prothèse articulaire. Ce projet a donc pour objectif d’évaluer l’efficacité de nouvelles approches thérapeutiques (gel associé à des principes actifs) dans un modèle d’arthrose chez le rat, modèle d’arthrose très largement décrit dans la littérature et obtenu par chirurgie déstabilisatrice de l’articulation du genou. L’arthrose est causée par une altération des articulations suite à une usure progressive du cartilage associée à un remodelage des os situés à proximité, la formation d’excroissances osseuses, un affaiblissement des ligaments et des muscles et une inflammation articulaire. Si les traitements médicamenteux actuels soulagent en partie les douleurs intenses et l’inflammation de ces maladies aucun de ces traitements n’est capable de freiner la dégradation du cartilage ou guérir la maladie. Aujourd’hui, seuls les traitements chirurgicaux très invasifs, comme la pose de prothèse permettent de retrouver la mobilité perdue due à l’arthrose. Ainsi, la découverte et le développement de nouveaux traitements agissant de façon globale sur l’inflammation, les atteintes osseuses et cartilagineuses ainsi que la douleur, caractéristiques de l’arthrose, est un enjeu majeur de santé publique alors que le vieillissement de la population ne fait qu’augmenter. L’objectif du projet est d’évaluer la capacité d’hydrogels à limiter la dégradation du cartilage et/ou régénérer le cartilage dégradé dans un modèle d’arthrose chez le rat, dont les signes cliniques sont proches de ceux observés chez l’homme, obtenu par section du ligament croisé antérieur et ménisectomie partielle. Différents types d’hydrogels réalisés à base de glucose ou d’acide hyaluronique seront testés. Ces hydrogels sont des traitements de type « viscosupplémentation » et visent à rétablir une viscosité suffisante du liquide synovial afin de limiter les effets des contraintes mécaniques. Afin de potentialiser les effets de ces hydrogels, ils seront associés à différents principes actifs à des sous-produits de culture cellulaires (exosomes), ou à des cellules de classe 1 (cellules souches mésenchymateuses).
Bénéfices attendus
Chaque étude réalisée au sein de cette procédure permettra de générer des informations sur l’efficacité de nouveaux hydrogels testés, tant sur l’inflammation que sur la reconstitution du cartilage ou le ralentissement de l’apparition des lésions dans un modèle d’arthrose induit par chirurgie au niveau du genou. A plus long terme, ce projet permettra d’obtenir des données importantes dans le cadre du développement de nouvelles approches pour le traitement des lésions arthrosiques.
Procédures
Les animaux seront soumis à une opération chirurgicale unique réalisée sous anesthésie et avec analgésie afin de réaliser la section du ligament croisé ainsi que l’ablation d’une partie du ménisque. Cette opération dure 30 à 45 min par animal, et la prise en charge analgésique s’étale les jours suivant l’opération. Les traitements seront réalisés par injection intra articulaire, ou intra-musculaire réalisée au plus tôt 6 semaines après la chirurgie sur le membre opéré. Ces injections durent moins de 5 min par animal, et sont réalisées sous anesthésie et analgésie. Elles pourront être répétées au maximum 3 fois par articulation au cours du protocole (injection au maximum 1 fois par semaine par articulation) ou 5 fois au cours du protocole si administration intra-musculaire (injection au maximum 1 fois par jour). Des prélèvements sanguins au niveau de la veine jugulaire pourront également être réalisés. Ces prélèvements auront lieu sur animal vigile, et dureront moins de 5 min par animal. Ils pourront être répétés une fois par semaine tout au long du protocole.
Impact sur les animaux
La réalisation de la chirurgie peut s’accompagner d’une possible réaction inflammatoire transitoire au niveau de l’articulation opérée. De la même manière, l’apparition progressive des lésions arthrosiques est susceptible d’entrainer gène ou douleur. Les effets indésirables attendus sur les animaux peuvent être un traumatisme exprimé par des cris/agitation pendant l’administration du traitement, ou le prélèvement de sang, une inflammation au niveau du site d’injection, un œdème articulaire ou une boiterie. Pour prévenir ces différents cas de figure, les animaux seront suivis avec précaution et des grilles d’évaluation clinique associée aux conduites à tenir en cas d’observation de ces signes ont été prévues.
Devenir
A l’issue de chaque protocole tous les animaux seront humainement euthanasiés et autopsiés minutieusement. Les organes d'intérêts, dont les articulations, seront prélevés. Les prélèvements sanguins seront utilisés pour évaluer les modifications de différents marqueurs induits par les traitements. Les organes et articulations prélevés seront utilisés pour réaliser des analyses histologiques, histopathologiques et/ou d’imagerie.
Remplacement
De manière systématique, les hydrogels que nous évaluons in vivo, ont fait l’objet de tests préliminaires in vitro mais le passage chez l’animal reste indispensable afin d’évaluer de potentielles interactions avec l’organisme. En effet, les tests in vitro actuels permettent de prévoir le devenir de produits testés, mais ne renseignent pas sur leurs effets sur l’ensemble des organes/tissus d’un organisme. Aucune méthode alternative ne permet actuellement de reproduire tous les paramètres physiologiques qui sont liés à un individu dans sa globalité. De plus, dans le cadre des pathologies arthrosiques, il est pour le moment impossible de reproduire in vitro les mécanismes de déstabilisation mécanique de l’articulation à l’origine de l’apparition des lésions arthrosiques. De la même façon, les interactions entre les différentes cellules et tissus composants l’articulation ne peuvent être mimées par un modèle simple de culture in vitro. L'utilisation d'animaux est donc indispensable pour atteindre les objectifs de ce procédure.
Réduction
Le nombre d’animaux est réduit au maximum afin d’avoir des résultats exploitables, permettant de conclure de manière certaine, tout en évitant la réalisation d’une deuxième étude pour confirmer les résultats obtenus au cours d’un protocole. Etant donné la variabilité probable des réponses aux produits, 10 animaux par groupe au maximum sont prévus afin d’assurer un nombre minimum d’animaux nécessaire pour une analyse pertinente et une comparaison statistique fiable tout en prenant en compte le bien-être animal. Ce nombre d’animaux a été déterminé par approche statistique et l’utilisation de chaque animal a été optimisée (analyses et recueil de données longitudinales, études pilotes…) tout en limitant les contraintes au maximum. L’effectif sera revu à la baisse dans le cas où le traitement évalué est connu (par exemple : traitement de référence), et après analyse des résultats d’études précliniques préliminaires d’efficacité, afin de donner des résultats reproductibles et similaires d’un animal à l’autre.
Raffinement
Les animaux seront hébergés en groupes dans des locaux adaptés permettant leur maintien dans un environnement adéquat, n'induisant pas de stress. Nous mettrons en place des mesures spécifiques et adaptées aux douleurs éventuelles occasionnées par les différents traitements pour éviter toute souffrance inutile et prolongée : les conditions d’hébergement seront optimisées (litière spécifique, augmentation de l’enrichissement, facilité d’accès à l’alimentation et ajout de nourriture appétente). Lors des prélèvements sanguins à la jugulaire et des traitements, nous utiliserons un anesthésique, et des antalgiques dès l’apparition des premiers signes cliniques. Lors des traitements expérimentaux et lors des prises de mesures, nous maintiendrons les animaux dans une situation d’inconfort et de douleur pendant un minimum de temps. Un suivi quotidien des animaux sera effectué et un suivi approfondi avec prise de poids et observations sur des caractéristiques spécifiques (gonflement, locomotion, sensibilité mécanique, ...) sera effectué deux fois par semaine minimum. Tout animal ayant atteint un ou plusieurs points limites (repérés le plus tôt possible au moment des suivis et à l’appui des grilles du bien-être animal adaptées) sera pris en charge ou euthanasié.
Choix des espèces
Il n'existe pas de méthode alternative à l'expérimentation animale pour évaluer les lésions ostéoarticulaires. L’animal demeure indispensable à l’évaluation de produits. De plus le modèle d’arthrose par chirurgie chez le rat, utilisé depuis de nombreuses années, est maintenant reconnu pour être un modèle très prédictif pour la recherche médicale humaine et vétérinaire. En effet, le rat est l’espèce mammifère dont les caractéristiques physiopathologiques et réponses tissulaires sont proches de celles observées chez l'homme. Le rat, est fréquemment utilisé à des fins de recherche, car les résultats de produits thérapeutiques sont facilement transposables à l'homme, par simple approche/méthode statistique. La taille de cet animal permet d’obtenir un volume suffisant de liquides biologiques analysables. Enfin, le rat est préféré à la souris pour l’étude de lésions cartilagineuses car le cartilage est plus épais et les effets d’une chirurgie chez le rat s’approchent de la pathologie humaine. Sous le couvert de la réglementation française, le stade de développement des animaux sera défini avant chaque protocole et sera adapté au schéma thérapeutique des traitements étudiés. Bien que les pathologies rhumatiques puissent toucher des patients à n’importe quel âge, chez les rongeurs, la modélisation de ces maladies donne des résultats plus homogènes avec des rats adultes âgés de 8 à 10 semaines au début du protocole.
Régénération axonale sous un champ électrique après une transsection du nerf sciatique chez la souris adulte
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Le nerf sciatique de 136 souris est sectionné sous une anesthésie de trente minutes, puis un implant à électrodes en or est posé pour tester si un champ électrique accélère la repousse nerveuse. Toutes seront tuées, dans des procédures d'un niveau de souffrance sévère, 72 d'entre elles subissant en plus une étude électrophysiologique à dix semaines. Le porteur reconnaît que la lésion peut causer des douleurs intenses, une restriction de la mobilité, une déshydratation et des comportements d'automutilation, avant que toutes les souris soient fixées pour prélever moelle épinière, nerf et muscle. Il annonce des tests comportementaux hebdomadaires qu'il qualifie de non invasifs et non douloureux, sans préciser lesquels.
Objectifs
Notre approche est novatrice et consiste à mettre au point un dispositif électrique implantable pour réparer des nerfs périphériques sectionnés ou écrasés. Un protocole expérimental a été validé in vitro pour optimiser l'effet d’un champ électrique local exogène sur les processus de régénération nerveuse in vivo. Le dispositif expérimental est constitué d’un tube sur lequel des électrodes en or sont imprimés. Il offre des possibilités polyvalentes pour des études physiques, biochimiques et biologiques approfondies. L'application potentielle de ce neuro-implant sur une lésion du nerf sciatique (modèle biologique) semble prometteuse pour améliorer la régénération nerveuse, en particulier dans le cas des lésions à gap important (au-delà de 3 cm chez l’homme) du nerf sectionné pour lequel la réparation est problématique.
Bénéfices attendus
La priorité de ce projet est de mettre au point un dispositif non invasif qui permette la repousse d’un nerf après traumatisme. Ce projet repose sur le développement d'une interface entre les neurosciences, la biophysique, la science des biomatériaux et les techniques d’imagerie appliquées aux systèmes biologiques. Les développements seront à la fois fondamentaux et techniques, y compris l’étude de nos hypothèses sur la capacité du champ électrique à modifier l’activité cellulaire, ce qui constituerait de grandes avancées en neurosciences, et la compréhension de l’interaction champ électrique-protéine, qui peut apporter de nouvelles perspectives en biophysique et en biomatériaux. Notre objectif à terme, est de proposer un traitement dans le cadre de la prise en charge de ce type de traumatisme chez l’Homme et d’étendre cette méthode thérapeutique à d’autres types de pathologies nerveuses.
Procédures
136 souris seront utilisées dans ce projet. La transsection du nerf sciatique et l’implantation du neuro-implant seront réalisées sous anesthésie générale d’une durée totale de 30 min. Toutes les souris réaliseront des tests comportementaux, ces expériences sont non-invasives et non douloureuses et se feront sur animal vigile. Ces expériences commencent à J7 post-lésionnelle et elles seront effectuées de manière hebdomadaire. L’étude électrophysiologique ne concernera que les souris de la deuxième procédure (n=72), elle sera réalisée sous anesthésié générale à J(10 semaines). L’ensemble des animaux (136 souris) seront fixés. Pour la première procédure, la fixation sera réalisée à deux stades post-lésionnels (J(5 semaines) et J(10 semaines)) afin de récupérer la moelle épinière. Pour la deuxième procédure, la fixation se réalisera à J(10 semaines) afin de prélever le nerf sciatique et le muscle gastrocnémien.
Impact sur les animaux
- Hypothermie de l’animal suite à l’anesthésie. - La lésion du nerf sciatique, peut causer des douleurs intenses avec restriction de la mobilité, diminution marquée de la prise de nourriture, déshydrations ou comportement d’automutilation. Les animaux seront surveillés et la prise en charge de la douleur sera adaptée en fonction des indices révélant la douleur ressentie par les animaux.
Devenir
Tous les animaux sont mis à mort pour les prélèvements de tissus.
Remplacement
Il est important de noter que nous avons étudié in-vitro l’effet de cette approche thérapeutique sur la repousse axonale sous forme d’étude préliminaire qui a abouti à la création d’un neuro-implant électroactif. Ce travail démontre la potentialité d’utiliser un champ électrique sans contact pour accélérer et orienter la pousse des axones. Cette étude nous permet aussi de comprendre l’impact du champ électrique sur les cellules et le substrat d’adhésion. Notre objectif est d’optimiser l’effet d’un champ électrique exogène et local sur les processus de neuritogenèse et de régénération, via la conception d’un dispositif expérimental original utilisant des électrodes en or. Des tests in-vivo utilisant des modèles de dénervation chez des souris adultes fourniront une preuve de concept de la capacité de réparation nerveuse de ces nouveaux implants électroactifs. Nous avons choisi de nous concentrer, pour cette étude, sur la réparation axonale après un trauma / axotomie. Nous avons donc besoin d'une approche intégrée allant du comportement au cellulaire pour à terme pouvoir juger de l'efficacité de cette approche chez l'Homme et développer des projets de recherche clinique.
Réduction
- Le groupe d’animaux contrôle sera utilisé dans le cadre des différents traitements. Pour chaque protocole, le nombre de souris par groupe est suffisant pour obtenir des données statistiquement valides, à savoir que les expériences histologiques nécessitent un minimum de 6 animaux selon des études antérieures. - 12 souris/groupe seront utilisées pour l’histologie de la moelle épinière (n=6 à J(5semaines) et n=6 à J(10semaines)). 12 souris/groupe seront utilisées à la fois pour l’histologie des nerfs sciatiques et des muscles gastrocnémiens. Il est à noter que 40 souris sont utilisées dans les tests préliminaires (pour rappel les tests préliminaires portent sur la taille du gap (1, 2 ou 3mm) et la sur durée de pré-stimulation (4, 8 ou 24h)). - Une veille bibliographique sera effectuée dans ce contexte scientifique afin d'éviter tout emploi injustifié des procédures expérimentales.
Raffinement
- Les interventions douloureuses ou angoissantes sont réalisées sous anesthésie et un monitoring de l’analgésie pré, per et postopératoire sera envisagé. Avant et pendant l’intervention chirurgicale, dès l’apparition d’un ou des premiers signes d’allègement de l’anesthésie (réflexes, accélération du pouls et de la respiration, mouvements des vibrisses, réaction à un stimulus douloureux), l’animal reçoit immédiatement une dose supplémentaire d’anesthésique équivalent au quart de la dose initiale. L’intervention ne reprend que lorsque l’animal est profondément anesthésié (immobilité, rythme cardio-respiratoire régulier, pas de réaction à un stimulus douloureux comme le pincement d’une patte). Une injection SC d’antalgique sera effectuée 20 minutes avant le début de la chirurgie et deux injections en post-chirurgie avec un intervalle de 4h durant les premiers 24h post-lésionnelles, de façon à réduire la gêne fonctionnelle et les douleurs. Un antalgique sera mis dans le biberon durant la première journée post-opératoire.- Des gouttes du gel oculaire seront appliquées sur les yeux des souris durant la procédure chirurgicale pour éviter toute lésion cornéenne. - Un score de douleur sera établi en observant le comportement des animaux toutes les semaines et selon le résultat une analgésie sera mise en place ou l’animal sera exclu ou sacrifié. Pour réduire le stress éventuel engendré par les procédures, un enrichissement de l'environnement est essentiel, les cages seront pourvues d’un rouleau en carton ainsi que du coton et des bâtonnets de bois et isolées des vibrations grâce à un tapis en mousse. Les souris seront placées dans une pièce au calme et manipulées de façon journalière.
Choix des espèces
L'objectif de ce projet est d'étudier les effets d'un champ électrique sur le processus de régénération nerveuse après lésion. Nous travaillons sur la souris pour deux raisons : (i) facilités des observations : évaluation comportementale des sorties motrices et sensitives et accessibilité aux motoneurones. (ii) possibilité d'avoir des souris mutantes dans certaines pathologies inflammatoires et démyélinisantes. Ce travail sera réalisé sur des souris adultes de 8 semaines parce qu’elles présentent un degré de myélinisation optimal. De plus, l’objectif à terme est de réparer des nerfs chez des patients essentiellement adultes.
Effet des doses faibles à modérées de rayonnements ionisants gamma sur le développement à long terme de pathologies cardiovasculaire (cœur/poumon) et troubles du rythme associé chez la souris âgée 1/3
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
375 souris âgées de 15 mois vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré pour 275 d'entre elles et sévère pour 100. Elles subissent une irradiation corps entier à faible dose, des échocardiographies sous anesthésie une fois par mois, des courses sur tapis roulant, une stimulation transœsophagienne et un cathétérisme du ventricule droit thorax ouvert, avec des transports entre trois établissements. Le porteur affirme que l'irradiation gamma n'entraîne ni douleur ni brûlure et que l'hypertension induite sera indolore, tout en décrivant une ouverture du thorax avec risque d'hémorragie et un arrêt cardiaque possible sous anesthésie. La mise à mort sert à prélever le cœur et les poumons pour l'analyse histologique.
Objectifs
Actuellement, des résultats préliminaires de notre précédente étude a mis en évidence un effet des doses faibles à modérées (inférieur ou égal à 500mGy) sur le développement d’arythmies atypiques à long terme et également l’observation d’un remodelage des vaisseaux pulmonaires. Il parait alors intéressant de vérifier le rôle du système nerveux sympathique et de l’hypertension artérielle pulmonaire sur la physiologie et le maintien de la fonction cardiaque. Nous souhaitons évaluer l’impact de l’âge au moment de l’irradiation à partir de la dose 250mGy pour laquelle nous avons le début de développement de maladies cardiovasculaires et également des troubles du rythme dans le contexte de l’exposition faible. L’objectif de ce projet sera d’évaluer la potentialisation ou non de l’âge sur un modèle expérimental d’exposition externe unique aux rayonnements gamma corps entier. Les effets des doses faibles à modérées de rayonnements ionisants gamma à long terme sur le cœur et les vaisseaux du poumon seront évalués afin d’apporter des réponses très attendues quant aux questions des effets biologiques pouvant induire des pathologies non-cancéreuses comme les pathologies cardiovasculaires pour permettre d’alimenter le système de radioprotection. En mimant une exposition à des doses faibles à modérées, ce projet sera complémentaire aux études épidémiologiques et permettra d’apporter des réponses notamment dans les gammes de doses où les études épidémiologiques manquent de puissance statistique. Ce projet se déroulera dans 3 établissements utilisateurs.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra d’obtenir de nouvelles connaissances d’un point de vue mécanistique sur l’impact de l’âge au moment de l’exposition et les effets à long terme d’une exposition de doses faibles à modérées sur le système vasculaire (pulmonaire et cardiaque), le système nerveux sympathique cardiaque et sur le développement de troubles du rythme radio-induite afin d’améliorer et d’actualiser les connaissances et participer à la détermination des normes en radioprotection pour des institutions du domaine de la radioprotection.
Procédures
Pour les animaux exposés aux rayonnements gamma (EU2), l’irradiation aux doses utilisées dans le projet n’entraine ni douleur ni brulure que ce soit pendant l’irradiation ou après. Seules des modulations d’expression des protéines et une légère diminution de la fonction cardiaque ont été observées à long terme, sans conséquence clinique pour les animaux. Pour tous les animaux, les échographies sont effectuées sous anesthésie (EU1). Pour les expériences de course sur tapis (EU1), elles seront réalisées sur tous les animaux à une semaine d’intervalle par rapport à l’échographie cardiaque classique. Les animaux auront donc 2 anesthésies à une semaine d’intervalle. Pour la prise de pression artérielle à la queue (EU1), tous les animaux ont une période d’adaptation qui permet de limiter autant que possible le stress de la manipulation. Cette mesure sera prise 1 fois par mois à une semaine d’intervalle avec les échocardiographies pour limiter le stress et biaiser la mesure de pression artérielle. L'hypertension induite dans les modèles utilisés n'est pas très forte et sera indolore pour les animaux. Pour tous les lots d’animaux irradiés ou non, les procédures d’injection peuvent potentiellement conduire à des infections (EU1). Pour limiter le stress des souris transportées, une semaine d’acclimatation sera réalisée. Ils seront anesthésiés pour les stimulations transoesophagiennes une fois et une fois pour la prise de pression artérielle pulmonaire par cathétérisation du ventricule droit thorax ouvert sous respirateur, le tout à 3 jours d’intervalle (EU3). Tous ces animaux seront donc soumis à certains actes chirurgicaux qui pourront entrainer de la douleur et lors de la chirurgie, il peut également y avoir une hémorragie. L’anesthésie peut aussi entrainer un arrêt cardiaque.
Impact sur les animaux
L’irradiation à de faibles doses n’entraine pas de douleur ni de brulure aux animaux, seules des modulations d’expression protéique et une légère diminution de la fonction cardiaque a été observée à long terme. L'hypertension induite dans les modèles utilisés n'est pas très forte et sera indolore pour les animaux. Néanmoins un stress des animaux est possible lors de la mise en boite d’irradiation, la stimulation trans-oesophagienne et lors des mesures de pression artérielle même s’il y a habituation au tube à contention. Les procédures d’injection peuvent potentiellement conduire à des infections. Les animaux subiront certains actes chirurgicaux qui pourront entrainer de la douleur palliée par une injection de buprénorphine sous cutanée au préalable et lors de la chirurgie consistant à l’ouverture du thorax pour avoir accès au cœur, il peut y avoir une hémorragie. L’anesthésie peut aussi entrainer un arrêt cardiaque.
Devenir
A la fin de la procédure toutes les souris seront euthanasiées pour prélever des organes (cœur et poumons) qui permettront une analyse histologique complétant les analyses fonctionnelles réalisées sur tous les animaux de ce projet.
Remplacement
Pour mimer l’exposition corps entier de résidents âgés vivants en zone contaminée après un accident nucléaire par exemple celui de Tchernobyl, il est nécessaire d’avoir recours à une exposition externe à des doses faibles de rayonnements ionisants gamma (imitant les rayonnements ionisants du CS137) sur un modèle intégré (cardiomyocytes et fibres nerveuses). De plus, les études in vitro présentent des limites pour l’évaluation des mécanismes au niveau cellulaire après une exposition à des doses faibles à modérées et ne permettent pas d’identifier des processus physiologique et/ou physiopathologique comme la régulation de la pression artérielle ne peuvent être évalués qu'in vivo, tout comme l’évaluation de la fonction cardiaque, c'est pourquoi ce projet nécessite des modèles murins. Néanmoins pour une partie du projet, dès que possible, les voies et les molécules impliquées seront étudiées in vitro sur des cellules en culture. Néanmoins, il est très difficile d’obtenir des cellules de provenant de souris âgées et de maintenir ces cultures cellulaires au-delà de 3 semaines dû au vieillissement cellulaire et aux cycles limités des cellules.
Réduction
Au total, 375 animaux seront utilisés dans ce projet. Le nombre de 25 animaux par groupe a été établi avec l’utilisation d’outils statistiques permettant d’optimiser la puissance de l’étude et avec notre expérience concernant ce type d'analyses et ces modèles murins pour être au minimum. De plus on considère une mortalité possible due à la longévité des souris âgées pour nos groupes qui seront gardés pendant 3 mois post-irradiation, on constituera des groupes de 25 animaux pour obtenir un nombre d’animaux suffisant pour nos analyses statistiques. Si nous n’observons pas de mortalité tous les animaux seront pris en compte pour nos résultats.
Raffinement
Les volumes injectés sont les plus petits possibles en accord avec le poids de l’animal. Les animaux sont pesés en début de procédure et avant la chirurgie. Un morphinique est administré en sous cutané pour atténuer la douleur de l’ouverture du thorax. Lors des différents protocoles, un arrêt cardiaque durant l’anesthésie sera traité par massage cardiaque. La profondeur de l'anesthésie sera vérifiée en testant l'absence de réflexe de retrait de la patte (après pincement). Les infections ou blessures éventuelles seront traitées localement par application de Vétédine, crème antibiotique ou par administration d’antibiotique. Les animaux seront stabulés en portoirs ventilés avec eau et nourriture ad libitum. La température et l’hygrométrie seront contrôlées et monitorées. Le cycle d’éclairage est de 12h par jour (6h-18h). Les animaux sont hébergés à plusieurs (2 à 6 souris par cage) et l’isolement est évité. Le milieu est enrichi avec des lanières de papier, morceau de bois et maison en carton. En cas de bagarres, les animaux pourront être isolés. Les souris seront suivies de façon hebdomadaire. Elles seront pesées régulièrement une fois par mois. Tout signe de prostration de l’animal, de blessures importantes dues aux bagarres entrainera l’euthanasie anticipée. Pendant l’ensemble des procédures, une surveillance quotidienne sera effectuée par les zootechniciens et hebdomadaire par le porteur de projet. Si le comportement d'un animal est altéré, il sera pesé avec un point limite à 20% de perte de poids constituent un point limite. Pour le transport des animaux (EU1 à EU3), il se fera dans un véhicule climatisé, les animaux seront placés dans des boites de transport avec litière et gel hydrique. La durée de transport n’excèdera pas 1 heure. Si avant ou après le transport un animal montre des signes de souffrance (locomotion, isolement, apparence) lié, il sera euthanasié. Les EU1 et EU2 étant dans le même bâtiment, le transport se fera dans des boites de transport avec litière.
Choix des espèces
Ce projet vise à déterminer l’impact de l’âge sur le développement de pathologies cardiovasculaires (hypertension artérielles pulmonaire, cardiomyopathies) et également des troubles du rythme cardiaque chez des souris irradiées en corps entier avec des rayonnements gamma à faible dose et ce afin de mimer des effets secondaires à long terme de l’exposition des personnes âgées en territoire contaminé post accident nucléaire. Les souris seront âgées de 15 mois au moment de l’irradiation car à cet âge leur système nerveux sympathique cardiaque est mature. Des souris C57BL/6 males âgés seront utilisées pour notre projet afin de pallier les effets cardioprotecteurs des hormones comme les œstrogènes. Néanmoins lorsque nous aurons des résultats sur les mâles et si ceux-ci sont significatifs, nous pourront prévoir la réalisation de ces mêmes expériences sur des souris femelles.
Choc septique et traitements innovants : utilisation de corticoïdes
- Recherche appliquée
- Maladies infectieuses
- Troubles immunitaires
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
Rats : 120
Pour tester des corticoïdes contre le choc septique, 1 140 souris et 120 rats sont utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère, tous tués dans les vingt-quatre heures suivant l'induction du modèle. Le porteur décrit chez les animaux rendus septiques un isolement, des faiblesses à la marche, des rhinites, une perte de poids et une chute de température, et indique qu'un score de 17 sur 20 à sa grille de bien-être annonce un risque de mort dans les quatre heures. Environ 70 animaux subissent en plus une chirurgie avec réveil, d'autres des échocardiographies, des électrocardiogrammes et des enregistrements de potentiels évoqués moteurs sous anesthésie. Il justifie la mise à mort systématique par des perturbations durables interdisant l'adoption ou la réutilisation, et expose les objectifs du projet en deux phrases, sans détailler ce que ces corticoïdes apporteraient de neuf.
Objectifs
Le but de ce projet est d'évaluer les effets de différents corticoïdes sur les fonctions d'organes et la réponse immunitaire au cours du sepsis à travers l'étude des voies de signalisation ou de de mécansimes potentiellement impliquées.
Bénéfices attendus
La septicémie, principale cause d'admission dans les unités de soins intensifs, est caractérisée par une réponse inflammatoire généralisée résultant d’une infection non contrôlée. En dépit de la mise en œuvre des directives internationales, des progrès médicaux constants, le traitement du sepsis est principalement symptomatique. Dans ce projet, nous souhaitons évaluer l’efficacité d'un traitement curatif, les corticoïdes.
Procédures
Tous les animaux seront soumis à au moins une injection (Induction du modèle, administration du traitement, ...) ou un prélèvement sanguin. Il est prévu de réaliser une procédure chirurgicale avec réveil sur environ 70 animaux (30 minutes). Les animaux pourront aussi subir des procédures d’enregistrement de paramètres physiologiques sous anesthésie : échocardiographies (durée maximale du geste : 20 minutes), électrocardiogrammes (durée maximale du geste : 5 minutes) , évaluation de la fonction pulmonaires, enregistrement de potentiels évoquées moteurs (durée maximale du geste : 10 minutes). Tous les prélèvements de tissus seront réalisés sur des animaux préalablement euthanasiés.
Impact sur les animaux
Les animaux représentatifs du modèle présentent un changement de comportement (comme l’isolement), un état physique altéré (comme des faiblesses au cours de la marche), des sécrétions (rhinites), ainsi qu’une perte de poids et une diminution de la température.
Devenir
Tous les animaux sont euthanasiés dans les 24 heures suivant la création du modèle de sepsis ou son placébo. Les modèles de choc endotoxinique et de choc septique provoquent de nombreuses perturbations hémodynamiques, métaboliques et neurologiques sur le long terme. Les animaux ne peuvent donc être adoptées ou inclus dans une autre étude. L’euthanasie des animaux est donc nécessaire.
Remplacement
L’utilisation d’animaux, dans cette étude, est dictée par la complexité de cette pathologie touchant plusieurs organes simultanément. L’effet ne peut donc être considéré qu’à l’échelle d’un organisme. De plus, il existe une bonne corrélation entre les données obtenues chez les rongeurs (en cas de synergie des résultats des différents modèles septiques) et l’être humain au cours du sepsis.
Réduction
Pour limiter le nombre d’animaux, nous nous sommes appuyés sur les travaux antérieurs réalisés au sein du laboratoire, sur une analyse bibliographique poussée de cette pathologie et une optimisation des prélèvements sanguins et des prélèvements tissulaires (coeur, foie, reins, poumons, surrénales, muscles squelettiques, moelle épinière, omentum) effectués après euthanasie sur chaque animal. Nous avons réalisé un test statistique permettant de déterminer le nombre d'animaux nécessaire par groupe. Nous nous sommes également limités à tester 2 doses possibles pour chaque agoniste ou antagoniste testé.
Raffinement
Une attention particulière sera portée au bien-être animal à travers un suivi régulier des rongeurs et ce afin de déceler tout excès de douleur, ce qui introduirait un biais dans nos recherches. Le bien-être sera mesuré en évaluant les 5 paramètres standardisés suivants, afin de déterminer un score global sur 20 (chaque paramètre étant noté de 0 à 4): le suivi de l'état physique, du comportement et des sécrétions seront réalisées par un examun visuel. Le suivi du poids de l'animal sera réalisé à l'aide d'une balance et le suivi de la température sera réalisée à l’aide d’un thermomètre rectal pour rongeurs. Tous ces critères sont évalués 6 et 22 heures après l’induction du modèle. Les animaux ne devront pas atteindre un score global ≥17 pour les paramètres standardisés. Ce score est prédictif d'un risque de décès élevé sous 4 heures et de dysfonctions d'organes généralisées. Les animaux sont placés dans une armoire ventilée avec un accès constant à l'eau et à la nourriture et dont la pression et la température sont contrôlées. Ils ont accès à du papier et du coton compactés pour leur nid et à de l'enrichissement qui leur permet d'avoir une activité de jeu. Les rongeurs étant des animaux grégaires aucun animal ne sera laissé seul dans une cage sauf dans le cas où cet animal est agressif avec ces congénères ou qu'il nécessite des soins particuliers. Afin de limiter la douleur pouvant apparaître une analagésie sera mis en place en prévention ou après la fin de la procédure. Une anesthésie sera également mis en place selon les procédures réalisées (anesthésie gazeuse).
Choix des espèces
- L’étude du choc septique, à travers l’utilisation de rongeurs comme espèce animale, a fait l’objet de plus de 10 000 publications au cours des 40 dernières années. Une mise en perspective de nos résultats sera donc plus aisée. - Notre laboratoire travaillant sur les sepsis développés chez l’adulte, nous avons choisi de travailler sur des rongeurs d’un minimum de 5 semaines. - Ces deux modèles de rongeurs ont fait l'objet de recherches exhaustives, de sorte que tous les aspects du cycle de vie de l'animal et leurs incidences potentielles sur l'expérimentation sont relativement bien connus. - Un large éventail de techniques sont adaptées aux rongeurs pour étudier différents paramètres et mécanismes, dont celles décrites dans cette saisine. - Une étude analysant les mécanismes physiopathologiques impliqués suite à l’administration de corticoids sera entreprise dans un avenir proche. Cette étude utilisera des souris transgéniques. Une recherche de synergie avec ce projet pourra alors être entreprise. - Le rat permet d'obtenir un volume de sang conséquent, ce qui limite le nombre d'animaux nécessaires à la réalisation d'expériences, tout en diminuant la variabilité inter-individus.
Modèles murins pour comprendre la régulation de p53
- Recherche appliquée
- Cancers
- Recherche fondamentale
- Oncologie
Irradiées près de cinq minutes, greffées de cellules tumorales ou de cellules souches porteuses d'un oncogène, 452 souris sont utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance majoritairement sévère, 294 d'entre elles classées à ce niveau. Des femelles gestantes reçoivent un anti-inflammatoire par gavage pendant quatre jours de leur gestation, et les souris porteuses de l'oncogène développent des lymphomes qui les tuent entre deux mois et un an. Toutes sont tuées pour des analyses post-mortem. Le porteur décrit une surveillance de deux observations par semaine, "voire quotidiennement", pour des animaux chez lesquels il annonce lui-même l'apparition de lymphomes et d'anémies.
Objectifs
Le gène TP53 est le gène le plus muté dans les cancers humains. Ce gène code pour le facteur de transcription p53 , considéré comme le « gardien du génome ». L’utilisation de modèles de souris génétiquement modifiées a permis de montrer que la réactivation de p53 dans les cellules cancéreuses permettrait de guérir du cancer. Cependant ces modèles de souris génétiquement modifiées ont également permis de prendre conscience des risques d’activer la protéine p53 dans les tissus sains. Comprendre les mécanismes de régulation de la protéine p53 est donc d’un intérêt majeur notamment pour pouvoir évaluer avec précision les bénéfices et les risques d’une stratégie thérapeutique antitumorale visant l’activation ou la réactivation de p53. Ce projet repose sur l’analyse de trois lignées de souris génétiquement modifiées qui ont déjà fait l’objet d’une autorisation d’utilisation d’animaux à des fins scientifiques. Il comporte trois parties distinctes. La première vise à caractériser le rôle potentiel d’Ackr4, gène cible de p53, dans le développement de lymphomes. La seconde vise à caractériser les effets d’une mutation particulière du gène TP53 fréquemment retrouvées dans les cancers. La troisième vise à analyser in vivo la fonction régulatrice d’une séquence non codante du gène TP53. L’objectif général de ce projet est de mieux comprendre les mécanismes de régulation de p53 dans des conditions physiologiques normales, au cours du développement de l’animal et lors de l’apparition de tumeurs , notamment des lymphomes. Les études réalisées sur ces modèles murins pourraient permettre à terme de définir de nouvelles cibles thérapeutiques dans le traitement du cancer ou servir de modèles dans le cadre d’essais pour le traitement des cancers.
Bénéfices attendus
L’objectif général est de mieux comprendre les fonctions et régulations de la voie p53. Parce que cette voie joue un rôle majeur dans la suppression tumorale, les données du projet de recherche sont susceptibles d’améliorer la compréhension de la biologie du cancer et de suggérer des thérapies anti-tumorales.
Procédures
Dans une première procédure, la progression tumorale sera évaluée après injection de cellules tumorales par voie sous-cutanée aux animaux vigiles (1 fois au cours de l’expérience-durée du geste inférieur à 10 secondes). Dans une deuxième procédure, des cellules souches hématopoïétiques qui expriment un oncogène seront injectées par voie intra-veineuse (durée du geste inférieur à 10 secondes) à des animaux vigiles ayant été préalablement irradiés à une dose sublétale (durée de l’irradiation maximum 282 secondes). Dans une troisième procédure, des souris gestantes recevront par gavage un anti-inflammatoire ou une solution saline durant 4 jours de leur gestation. Dans une quatrième procédure visant à évaluer l’impact des dommages de l’ADN, des souris vigiles seront irradiées (durée de l’irradiation 282 secondes) puis mises à mort avant apparition de phénotypes dommageables (1 irradiation par souris).
Impact sur les animaux
Une partie des animaux subiront des gestes de procédure désagréables, comme une injection sous-cutanée ou un gavage. L’injection sous-cutanée est un acte maitrisé par notre équipe et un apprentissage du gavage sera effectué afin de limiter les désagréments à l’animal. Les nuisances attendues lors de l’administration des produits seront celles liées au geste d’administration et pas d’effet délétère attendu par le produit lui-même Les animaux greffés avec des cellules tumorales par voie sous-cutanée développeront des tumeurs qui seront mesurées régulièrement. Les souris irradiées peuvent développer une anémie, qui sera compensée par la greffe de cellules souches hématopoïétiques exprimant l’oncogène c-Myc, et les animaux transgéniques exprimant l’oncogène c-Myc développeront des lymphomes. Ces animaux seront suivis régulièrement et mis à mort dès atteinte d’un point-limite tel que décrit dans la grille de score.
Devenir
Les animaux utilisés dans chaque procédure sont mis à mort pour des analyses post-mortem
Remplacement
Afin de limiter au maximum nos études sur l’animal, nos études pour le gène p53, sont toujours précédées par une première analyse rapide dans des lignées de fibroblastes embryonnaires de souris des conséquences de l’expression d’une mutation ciblée au locus p53 grâce à l’utilisation d’une nouvelle stratégie de ciblage que nous avons conçue. Ce système a démontré son utilité pour sélectionner les mutations de p53 les plus prometteuses qui méritent d’être analysées chez la souris. De plus, une partie non négligeable des analyses est réalisée au préalable sur des cellules en culture dérivées de nos lignées de souris. Ces études permettent de déterminer les conséquences phénotypiques probables de la mutation chez l’animal et de définir la meilleure stratégie d’expérimentation possible.
Réduction
1/ a/Les stratégies d’accouplement sont optimisées afin d’obtenir le maximum de souris de génotype adéquat et ainsi réduire l’élevage. b/ Pour chaque souris euthanasiée, un maximum d’organes est prélevé et les tissus sont congelés et/ ou fixés pour analyses ARN, protéines et histologiques. c/ Dans les différentes procédures, le nombre d’animaux est suffisant pour mesurer des différences significatives. d/ la procédure de suivi du développement de lymphomes induits par l’expression de l’oncogène c-myc nécessite une quinzaine d’animaux de chaque sexe et génotype. Il a été montré précédemment et confirmé que les différences de vitesse de développement des lymphomes corrèlent bien avec des différences dans le nombre de lymphocytes B immatures dans la rate au moment du sevrage. Une expérience pilote sera réalisée sur 5/6 animaux de chaque sexe et chaque génotype pour quantifier le nombre de lymphocytes B immatures dans la rate au stade du sevrage. Si aucune différence n’est observée alors la procédure de suivi du développement des lymphomes ne sera pas réalisée. Ceci permettra d’éviter d’utiliser une dizaine de souris de chaque sexe et de chaque génotype.
Raffinement
Afin d’éviter toute souffrance et/ou détresse, une grille d’évaluation de l’état de l’animal sera appliquée pour définir le point limite à partir duquel l’animal sera mis à mort. Les animaux seront observés 2 fois par semaine voire quotidiennement pour éviter tout souffrance inutile.
Choix des espèces
Grâce à sa parenté biologique avec l’Humain (génome murin/humain, physiologie) et à la possibilité de modifier son génome, la souris est un modèle incontournable pour la compréhension des mécanismes qui contribuent au développement des cancers. L’injection de cellules cancéreuses ou de cellules souches hématopoïétiques qui expriment un oncogène sera réalisée sur des animaux de 8 semaines avec un suivi de 2 à 6 mois Des femelles gestantes de 8 à 15 semaines seront utilisées, et les petits seront génotypés au sevrage, à 3 semaines. L’analyse in vivo de la capacité de p53 d’induire l’apoptose de thymocytes en réponse à des dommages de l’ADN causés par une irradiation sera réalisée sur des animaux âgés de 6 semaines au plus tard car, passé ce délai, l’involution spontanée du thymus interfère avec la reproductibilité des résultats. L’expression de l’oncogène Myc dans les cellules lymphoïdes entraine le développement de lymphomes qui entrainent la mort de la souris entre deux mois et un an. Le suivi sera donc réalisé sur des souris adultes jusqu’à l’âge de 1 an.