Procédures sévères
Etude de l’activité de produit pharmacologique dans des modèles murins de tumeurs implantées
- Recherche appliquée
- Cancers
Greffées d'une tumeur sous la peau, soumises à une à trente-cinq administrations du produit testé et à dix micro-prélèvements de sang à la queue, 1 320 souris vont être utilisées pour trier vingt-cinq candidats-médicaments anticancéreux sur cinq ans. 1 120 d'entre elles relèvent d'un niveau de souffrance sévère, 200 d'un niveau modéré. Les souris chez qui la tumeur ne prend pas pourront être réutilisées dans des séances de formation d'ingénieurs, dans la limite de 200 sur cinq ans, et seront tuées si aucune formation n'en a l'usage, comme toutes les autres à la fin des études. Le porteur décrit des fausses routes possibles au gavage avec détresse respiratoire aiguë, des œdèmes, une nécrose de la queue voire une automutilation, et écrit dans le même document qu'aucun "scoring" de la douleur n'est envisagé parce qu'il faudrait maintenir la souffrance de l'animal pour en suivre l'évolution.
Objectifs
Le cancer est la deuxième cause de décès dans les pays développés après les maladies cardiovasculaires. Les traitements conventionnels de nombreux cancers telles que la radiothérapie, la chimiothérapie et la chirurgie ont démontrés des limites d’efficacité nécessitant un besoin urgent de nouvelles stratégies thérapeutiques. Dans ce projet, nous souhaitons utiliser des modèles de tumeurs implantées en sous-cutanées chez la souris afin d’évaluer l’activité des candidats-médicaments. Ces candidats auront été préalablement développés et sélectionnés pour leur activité anti-tumorale sur des modèles cellulaires alternatifs. Cette étape reste indispensable car c’est la seule qui permet de s’assurer de la capacité d’un candidat médicament à être distribué jusqu’à la tumeur puis d’atteindre sa cible biologique dans un contexte bien différent et bien plus complexe que les modèles préliminaires. Cette phase permet à la fois de valider l’activité du candidat-médicament et sa posologie, ainsi que l’implication de la cible choisie dans la survie et le développement de la tumeur. Pour les candidats-médicaments dont l’activité aura été validé, ils pourront être testés en association avec des médicaments connus pour leur activité anti-tumorale. Cette étape supplémentaire a pour but de déterminer si les 2 thérapies peuvent être synergiques et en mesure de lutter plus efficacement contre les tumeurs. Un intérêt certain pour le traitement des cancers en clinique humaine qui peut permettre de réduire les doses de chacune des thérapies et limiter ainsi les effets secondaires.
Bénéfices attendus
La mesure de l’activité anti-tumorale des candidats-médicaments permettra de sélectionner les candidats-médicaments les plus actifs afin de poursuivre leur développement pour le traitement des cancers en clinique humaine.
Procédures
Les animaux seront soumis à une injection pour l’implanter des cellules tumorales. Lorsque les tumeurs seront suffisamment développées, les candidat-médicaments et médicaments étudiés seront administrés 1 à 35 fois. Des anesthésies gazeuses de quelques minutes chacune seront nécessaires pour l’administration sous-cutanée des cellules tumorales et les administrations intra-tumorales. Afin de suivre la concentration sanguine du candidat médicament ou la formule sanguine (NFS) au cours du temps, 10 micro-prélèvements de sang pourront être réalisés à l’extrémité de la queue, chacun espacé d’un minium de 24h.
Impact sur les animaux
La préhension et la contention peuvent provoquer un stress ponctuel pour l'animal. Les administrations et les prélèvements sanguins provoquent un inconfort transitoire et un stress modéré des animaux. Lors des administrations orales, une fausse route est possible entrainant un étouffement avec reflux induisant une détresse respiratoire aiguë. Les injections intraveineuses peuvent conduire à la formation d’œdème en cas de rupture de la veine caudale. Les injections intrapéritonéales et sous cutanées peuvent entrainer la formation d’œdèmes et/ou un endurcissement de la zone d’injection. L’implantation des cellules tumorale conduit au développement d’une tumeur qui peut affaiblir les animaux et entrainer une nécrose. Les prélèvements de sang ou une blessure trop profonde et invasive peut conduire à une nécrose ou une infection (notamment chez les animaux immunodéficients) de la queue ou à une automutilation de l'animal.
Devenir
Les animaux exclus des études car les tumeurs ne se sont pas développées pourront être utilisés dans le cadre de la formation continue et/ou initiale de nos ingenieurs en s’appuyant sur un projet dédié et en accord avec le responsable de la SBEA (structure en charge du bien-être animal). Nous prévoyons la réutilisation d'un maximum de 200 animaux sur 5 ans. Dans le cas où aucune formation n’est nécessaire, ces animaux seront mis à mort. Tous les animaux inclus dans les études seront mis a mort pour atteinte des points limites ou à la fin des études pour le prélèvement des tissues pour les analyses.
Remplacement
Les candidats-médicaments auront été sélectionnés préalablement pour leur activité et leur innocuité sur les modèles cellulaires, ainsi que pour leur caractéristiques pharmacochimiques (solubilité, stabilité plasmatique et microsomale…) et pharmacocinétiques. Cependant, tous les essais réalisés ne peuvent prédire avec exactitude l'activité d'un composé car aucun modèle alternatif (bio-informatique, moléculaire et/ou cellulaire) n’est suffisamment intégré et complexe pour reproduire l’ensemble des phénomènes biologiques impliqués dans la distribution et l’activité des médicaments. Pour ces raisons, une approche chez l’animale reste indispensable pour sélectionner les candidats-médicaments les plus prometteurs avant de poursuivre leur développement.
Réduction
La réalisation des procédures par un technicien rompu à ces manipulations garantit une bonne reproductibilité et permet de limiter le nombre d’animaux à engager dans les protocoles. Du fait de la variabilité de la prise tumorale, proche de 85%, une partie des animaux ne developerons pas de tumeur et servirons d'animaux temoins. Des tests statistiques seront utilisés sur les données obtenues tel que les volumes tumoraux. Il est prévu de mesurer l’activité anti-tumorale de 25 candidats-médicaments sur une période de 5 ans, soit un maximum de 1320 souris.
Raffinement
La procédure expérimentale est conçue pour garantir le bien-être de l’animal et réduire au maximum l’inconfort, le stress et la souffrance de l’animal. La souris étant un animal social, les souris seront maintenues en groupes sociaux, dans des cages enrichies d’un tube de change et de matériaux de « nidification ». Le bien-être des animaux sera pris en compte tout au long de l’étude, avec un suivi journalier de l’état des animaux par l’expérimentateur. Les souris seront anesthésiées pour permettre une implantation des cellules tumorales parfaitement répétables. Les souris seront placées sur un tapis chauffant afin de prévenir une hypothermie durant l’anesthésie. La douleur liée aux injections est une douleur ponctuelle réversible qui fera l’objet d’une surveillance de l’animal. Malgré les précautions prises en amont, les animaux seront particulièrement surveillés après l’administration des candidats-médicaments pour mettre en évidence tous signes de toxicité imprévue. Tout trouble comportemental, temporaire ou non, (comportement différent d’un animal témoin et signes habituels de douleur et/ou de mal-être) ne pourra être suivi de mesure corrective et implique l’exclusion immédiate de l’animal de l’analyse finale et du protocole expérimental. De fait, aucun animal ne sera maintenu en vie s’il présente des signes de douleur ou d’inconfort. Pour cette même raison, aucun « scoring » n’est envisagé, car il nécessite de maintenir la souffrance de l’animal pour en évaluer l’évolution. Il arrive cependant qu’aucun signe extérieur de douleur ne puisse être observé, et que seule une perte ou absence de prise de poids soit mise en évidence. Dans ce cas, les animaux seront mis à mort dès la mise en évidence d’une différence significative (généralement dès 2 à 5% d’écart). Les micro-prélèvements de sang sont indolores et réalisés sur les animaux vigiles et non contraints (sans boite ou tube de contention), à même de signifier librement tout manquement à leur bien-être.
Choix des espèces
La souris est un modèle de référence en oncologie, avec de multiple modèles expérimentaux disponibles chez des souris immunodéficientes ou immunocompétentes. De nombreux outils permettant de caractériser les réponses immunitaires et le développement tumoral sont disponibles dans cette espèce Les souris seront âgées d’au minimum 6 semaines (sub-adultes, en phase de croissance) afin que les cellules tumorales bénéficient d’un environnement riche en facteurs de croissance. L’évolution pondérale des animaux étant reportée à la croissance d'individus témoins et non à son poids initial au début de l’étude, débuter l’étude chez des animaux sub-adultes n’est pas ici un moyen détourné de s’octroyer une perte de poids supplémentaire et ne présente donc aucun risque pour le bien-être de nos animaux.
Evaluation thérapeutique de l’électrostimulation du nerf splénique sur des modèles inflammatoires expérimentaux de la maladie de Parkinson
- Recherche appliquée
- Troubles immunitaires
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
- Système nerveux
528 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. 480 reçoivent une endotoxine bactérienne quatre jours de suite pour déclencher une neuroinflammation et détruire une partie de leurs neurones dopaminergiques, 288 se font implanter une électrode sur le nerf de la rate avec des connecteurs fixés au crâne, et 384 traversent une piste les pattes encrées pour mesurer leur longueur de foulée. Reliée trente-six jours par un fil à un stimulateur électrique, chaque souris opérée est séparée de ses congénères, et le bénéfice annoncé pour les personnes atteintes de Parkinson reste une piste thérapeutique à explorer. Sur le remplacement, le porteur affirme qu'un tel travail ne peut être mené que sur des "organismes entiers" préservant les interactions entre système nerveux et système immunitaire.
Objectifs
L'objectif de ce projet de recherche est d'évaluer sur des modèles murins l'effet thérapeutique de l'électrostimulation du nerf splénique de la maladie de Parkinson. Ce modèle de Parkinson est caractérisé par une réponse pathogénique neuroinflammatoire médiée par le système immunitaire. Il a pour finalité éventuelle d'appliquer ce traitement par électrostimulation en clinique. La maladie de Parkinson est une maladie du cerveau qui entraîne de la neuroinflammation, des problèmes moteurs, des troubles de la santé mentale et du sommeil, ainsi que des douleurs et d’autres problèmes de santé. L'efficacité des traitements actuels est malheureusement inconstante, et épuisable obligeant à changer souvent de molécule. Il n’y a pas de traitements curatifs. Une thérapie basée sur l’électrostimulation des nerfs périphériques est une approche thérapeutique innovante et pourrait apporter une nouvelle alternative thérapeutique pour les patients réfractaires aux traitements actuels. Nous avons ainsi récemment démontré que la stimulation du nerf de la rate (splénique) réduisait significativement la neuroinflammation dans un modèle murin de la sclérose en plaque. On sait que la stimulation de certains nerfs périphériques agit également directement sur les cellules du système immunitaire en inhibant leur activité inflammatoire. Toutefois, l’impact d’une stimulation chronique du nerf splénique sur l’évolution de la maladie de Parkinson n’a jamais été évalué. Le projet consiste à : 1- implanter chez une souris une électrode de stimulation au niveau du nerf de la rate (nerf splénique); 2- puis induire la maladie de Parkinson (modèle par injection intra-péritonéale d’une endotoxine bactérienne ; 3- puis réaliser ou non des sessions d'électrostimulation du nerf de la rate. La comparaison des scores cliniques entre les animaux ayant subi une électrostimulation du nerf splénique et ceux n'ayant pas subit cette électrostimulation nous permettra de déterminer l'effet de l'électrostimulation sur le développement de la maladie de Parkinson.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de déterminer l'effet thérapeutique de l'électrostimulation du nerf splénique dans un modèle murin de la maladie de Parkinson. Une thérapie basée sur l’électrostimulation des nerfs périphériques est une approche thérapeutique innovante, présentant une toxicité potentielle moindre comparée aux molécules de type stéroïdien par exemple. Déterminer si l’électrostimulation inhibe les principales cellules immunitaires pathogéniques impliquées dans la sclérose en plaque pourrait conforter l’utilisation de cette nouvelle alternative thérapeutique pour les patients réfractaires aux traitements actuels.
Procédures
Induction de la maladie de Parkinson : 480 animaux Les animaux subiront une anesthésie générale gazeuse et recevront une injection d'endotoxine bactérienne tous les jours pendant 4 jours consécutifs afin d’activer le système immunitaire (durée de l'intervention: 10 minutes). Implantation électrode : 288 animaux. Les animaux recevront un analgésique 20 minutes avant l’opération puis subiront une anesthésie générale pendant 20 minutes. Une électrode sera implantée au niveau du nerf splénique et les connecteurs seront fixés au niveau du crâne. La durée prévue de l’opération est de 20 minutes. Le lendemain de l'opération, les animaux opérés recevront un traitement anti-inflammatoire maintenu pendant les 3 jours suivants. Mesure de la longueur de foulé : 384 animaux. Les longueurs de foulée sont mesurées sur une piste plein champ contenant une bande de papier et disposée pour déboucher sur de la nourriture. Les pattes antérieures et postérieures de la souris sont humidifiées au préalable avec de l'encre avant d'être relâchées pour traverser la piste éclairée. Pas de prélèvement sur animaux vigiles, pas de prélèvement sanguin.
Impact sur les animaux
1- Nuisances associés à l’induction de la maladie de Parkinson par injection d'endotoxine bactérienne : Dans ce modèle, la maladie de Parkinson est induite par injections d'une endotoxine bactérienne. Ces injections provoquent chez l’animal une réaction immunitaire induisant de la neuroinflammation et à terme la perte partielle de neurones dopaminergiques dès le 5ième jour. A partir du 19ème jour après la première injection , un déficit moteur modéré apparaît qui se traduit par une diminution maximale de la longueur de foulé de l’ordre de 8%. Le pic de la pathologie est atteint aux alentours du jour 19 post induction puis les symptômes associés à la maladie vont décroitre progressivement jusqu’à la fin de l’expérimentation (jours 36). 2- Nuisances associées à l’électrostimulation : Il n’y a pas de douleurs associées à l’électrostimulation du nerf splénique car ce nerf n’est pas constitué de fibres nerveuses sensitives. La procédure d'implantation d'une électrode sur le nerf de la rate et l'électrostimulation chronique de ce nerf est réalisée de manière récurrente au sein de notre équipe. Une douleur d’une durée estimée à 48 heures est par contre engendrée par la procédure chirurgicale permettant l’implantation de l’électrode de stimulation sur le nerf splenique du fait de l’incision de la peau et du péritoine. Lors de l'électrostimulation les animaux seront séparés les uns des autres car la stimulation électrique requiert une connexion à un stimulateur électrique externe par un fil incompatible avec une stabulation en groupe pendant 36 jours (risques de rognage de fils).
Devenir
Afin de limiter au maximum les souffrances potentielles associées à l'évolution de la pathologie, l'ensemble des animaux sera euthanasié à l'issue de chaque procédure
Remplacement
Ce type d’étude ne peut être envisagés que sur des organismes entiers préservant l’intégrité des interactions entre les systèmes immunitaires et nerveux dans un contexte pathologique et non pathologique.
Réduction
Les estimations du nombre d'animaux par condition expérimentale a été determiné par une approche statistique afin de calculer au plus juste le nombre d’animaux nécessaire au bon déroulé de l’expérimentation et donc de limiter le nombre d’animaux
Raffinement
Des mesures de raffinements seront mises en place afin de limiter au maximum les contraintes imposées aux animaux dans le contexte de cette étude : les interventions chirurgicales seront menées suivant un protocole d’anesthésie et d’analgésie en prenant soin de maintenir la température corporelle des animaux en les plaçant sur une couverture chauffante. Le suivi postopératoire inclura un traitement antalgique et une grille d’observation préétablie prévoyant des mesures correctives et la mise en oeuvre le cas échéant de points limites précoces et adaptés.
Choix des espèces
Le modèle souris a été choisi car c’est l’espèce animale de référence en Immunologie chez laquelle l’induction de la maladie de Parkinson par injection d'une endotoxine bactérienne a été bien caractérisée. Le projet portera sur des souris mâles C57Bl/6 âgées de 12 semaines permettant une chirurgie aisée (poids entre 20 et 25 gr).
Evaluation in vivo de membranes de régénération osseuse dans les pertes de substances critiques des membres
- Recherche fondamentale
- Système musculosquelettique
370 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, chacun subissant soit quatre membranes artificielles implantées sous la peau du dos, soit une perte de substance créée dans le fémur et fixée par une plaque vissée. Trente rats pour la première phase, cent dix pour la deuxième, deux cent trente pour la troisième. Après l'opération, ils sont placés seuls en cage jusqu'à sept jours, le temps que la douleur et la boiterie s'atténuent, et le porteur prévoit une hyperthermie possible par infection, une perte de poids et des anomalies de cicatrisation pendant une quinzaine de jours. Les bénéfices décrits concernent des patients humains, une seule chirurgie au lieu de deux et un retour plus rapide au travail, quand l'atteinte porte, elle, sur des fémurs de rats ouverts puis prélevés.
Objectifs
La gestion des pertes de substances osseuses critiques (supérieur à 5 cm) est une préoccupation quasi quotidienne en chirurgie orthopédique et traumatologique. Elle peut être prise en charge par la technique de la « membrane induite ». Cette technique consiste à placer une entretoise en ciment (PMMA ou polymethylmetacrylate) dans la zone de perte de substance osseuse. Une réaction autour du ciment permet la formation d’une membrane (en 2 à 3 mois environ) qui servira de réceptacle à une autogreffe osseuse prélevée sur le patient. Malgré les avancées permises par cette technique, il s’agit d’une procédure nécessitant le développement de cette membrane dans un délai assez long, requérant donc 2 interventions, retardant tout autant la récupération de l’autonomie du patient. De plus, la qualité de la membrane induite par l’organisme reste variable et dépendante du patient (âge, fumeur, comorbidités…), elle est hélas parfois quasi inexistante, friable et fragile, limitant les chances de succès et entraînant donc d’autres procédures chirurgicales plus agressives. L’immobilisation du patient et la mise en décharge plusieurs semaines présente des conséquences physiques lourdes à savoir : Amyotrophie, enraidissement articulaire mais aussi des conséquences socio-économiques avec une hospitalisation à deux reprises, souvent supérieures à 48-72h et un retard au retour aux activités personnelles et professionnelles (coût social de la perte d’activité). Ainsi, l’objectif de ce projet est d’être dans la mesure d’évaluer in vivo de membranes artificielles synthétiques, implantables, autorisant une consolidation osseuse en une chirurgie tout en ayant une maniabilité compatible avec le terrain chirurgical orthopédique et traumatologique. Ces membranes artificielles auront pour rôle d’être un soutien à la formation de la membrane induite naturellement par le corps mais également de servir de soutien à la greffe osseuse qui serait réalisée en un seul temps opératoire, optimisant donc la technique initiale sur les plans orthopédiques, rééducatifs mais aussi socio-économiques pour les patients.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus de ce projet sont les suivants : - Limiter les échecs de la technique de la membrane induite dans sa forme actuelle en implantant un dispositif artificiel permettant de soutenir la formation de cette membrane induite, qui aurait donc des caractéristiques plus propices à la consolidation osseuse. - Limiter le nombre de chirurgies : en effet, il est impossible chez l’homme et chez l’animal de simplement greffer de l’os lorsque la perte osseuse est trop importante, cela résulte en une résorption du greffon et donc en un échec de la technique. Implanter une membrane artificielle aux propriétés supérieures permettrait de surseoir au temps de formation de la membrane induite, réduisant la chirurgie en 1 seul temps au lieu de 2. - Retirer le temps de formation de la membrane. Chez le rat, cette membrane se forme en 4 semaines mais chez l’homme celle-ci se forme en minimum 6 semaines (conditions idéales du jeune homme sans comorbidités) voire plusieurs mois (en moyenne 3 mois). Ce temps de formation chez l’homme, très long, limite grandement les capacités de mobilisation du membre concerné et donc la rééducation (avec pour conséquence une perte de musculature, un enraidissement articulaire), la reprise des activités professionnelles et personnelles. Les matériaux employés par les membranes artificielles ont pour objectif de maintenir l’autogreffe viable en 1 seul temps chirurgical, le temps d’obtenir une une consolidation osseuse indépendamment de la formation de la membrane induite et donc des comorbidités des patients et de la gravité de leur affection. - Au final : Limiter le temps d’immobilisation du patient, sa mise en décharge et ses conséquences : Perte musculaire, enraidissement articulaire, limitation des conséquences socio-économiques à savoir une double hospitalisation, souvent d’une durée supérieure à 48-72h, limiter le temps avant retour aux activités professionnelles et personnelles et donc limiter le coût socioéconomique de ces pathologies orthopédiques. - Accélération de la consolidation osseuse : les membranes artificielles, ayant des caractéristiques angiogéniques et ostéogénique ont pour objectif associé d’obtenir une consolidation du defect dans un délai plus rapide.
Procédures
Le nombre d'animaux se base sur une analyse de la littérature sur les mêmes modèles de defect femoral et d'implantation sous-cutanées du rat. La première phase du projet requiert 30 rats, la seconde 110 et la 3ème 230 (au maximum). Les résultats des matériaux étudiés permettront d'ajuster le nombre de rats nécessaires à l'étape 2 puis 3. La première phase consistera en l'implantation sous-cutanée de 4 membranes artificielles dans le dos des rats. Il s'agit de l'unique procédure chirurgicale réalisée par rat. L'objectif principal sera d'évaluer la capacité des matériaux à générer une membrane au propriétés histologiques supérieures à celle produite dans les groupes contrôles. Cette étape est la moins agressive et permettra de diminuer les nuisances animales. Le temps chirurgical est de 30 minutes pour les 4 implantations par rat. Pour la 2ème phase de l'étude, le groupe contrôle comportera 10 rats et 10 groupes de matériaux maximum seront analysés. L'objectif principal sera d'évaluer la capacité des matériaux à produire une membrane aux propriétés histologiques supérieures à celles produites dans le groupe contrôle. Une seule procédure sera réalisée par rat : la création d'un defect osseux fémoral et une stabilisation par plaque vissée (ostéosynthèse). Cela autorisera un appui sur le membre opéré juste après l'intervention. Cette procédure sera réalisée en 1h. Pour la 3ème phase de l'étude, une groupe contrôle de 15 rats sera requis et chaque groupe d'étude comportera 10 rats (10 groups maximum). L'objectif est d'étudier la consolidation en présence des membranes d'interêt comparé à la technique habituelle. L'analyse se fera à 2 points temporels différents. Le groupe contrôle comportera 15 rat car ce groupe requierts 2 chirurgies, augmentant le risque de complications. Cela correspond à ce qui est réalisé chez l'homme (temps de formation de la membrane induite autour du ciment). La greffe osseuse sera réalisée au cours de la 2nd chirurgie, 4 semaines plus tard. Les groupes d'étude ne comporteront qu'une seule chirurgie car il s'agit d'un des objectifs majeurs de ce projet (1 seul temps chirurgical). La greffe osseuse osseuse sera prelevée lors du même temps chirurgical et consistera au prélèvement de 2 à 3 vertèbres de la queue du rat, fragmentées et intégrées au defect osseux fémoral. La chirurgie est réalisée en 1h. Toutes ces chirurgies seront réalisées sous anesthésie générale (gazeuse) associée à une analgésie multimodale.
Impact sur les animaux
Le projet est pourvoyeur de plusieurs nuisances et effets indésirables qui seront recherchés, anticipés et traités en cas d’apparition. En premier lieu, plusieurs données générales seront analysées notamment : - Douleur de palier modéré à sévère étant donné qu’il s’agit d’une chirurgie avec incision cutanée pour la phase 1 et orthopédique avec réalisation d’un defect osseux pour les phases 2 et 3, la douleur est également prévisible et sera surveillée tout au long de l’étude, particulièrement la 1ère semaine post-opératoire. - Hyperthermie : pouvant être due à une infection post-opératoire, ce risque est présent au moins les 15 premiers jours, le temps de la cicatrisation cutanée. Elle sera recherchée par la mesure de la température de l’animal. - Perte de poids : par douleur et/ou difficulté de mobilisation due à la chirurgie sur le membre inférieur de l’animal (phases 2 et 3), entrainant une restriction alimentaire et hydrique, la durée prévisible est 7 jours d’après les modèles retrouvés dans la littérature, les rats retrouvant une mobilité habituelle après ce délai. Elle sera dépistée par la pesée régulière de l’animal. - Anomalie de la cicatrisation cutanée : désunion, saignement, hématome, écoulement suspect (infection), ce risque est présent au moins les 15 premiers jours, le temps de la cicatrisation cutanée. Il sera recherché par l’inspection de la cicatrice en période post-opératoire. - Limitation de la mobilité de l’animal dans les suites opératoires : bien que la chirurgie permette la déambulation, une diminution de la mobilité dans les modèles similaires est observée la première semaine post-opératoire (phases 2 et 3 notamment). - Altération de l’état physiologique par stress postopératoire de l’animal : trouble de la posture, du toilettage, dépilation, durée prévisible de 7 jours post-opératoire. Cela sera limité par la médication antalgique associée à ce protocole de recherche.
Devenir
A l’issue de chaque étape de ce protocole il sera réalisé une euthanasie car il est nécessaire de prélever les membrane formées et les fémurs opérés pour analyse comparative. Les méthodes d’euthanasie employées seront le surdosage d’anesthésique, réalisé sur animal préalablement sédaté (anesthésie gazeuse) ou l’inhalation de CO2 par incrémentation progressive.
Remplacement
Le principe de la membrane induite repose sur la réaction de l’organisme à la présence d’un matériau (le ciment en PMMA) sur le lieu de l’implantation, provoquant une réaction tissulaire à corps étranger, vascularisée et riche en facteurs de croissance. Dans notre travail, différents biomatériaux auront pour vocation à remplacer le PMMA pour optimiser cette réaction. Le but étant de former une membrane « induite » optimisée autour du matériau. Il s’agit d’une réaction complexe mêlant à la fois une réaction immunitaire « à corps étranger », une hypervascularisation locale et une stimulation de la formation d'os sur un organisme vivant. Dans la membrane induite, il est retrouvé des éléments cellulaires de ces 3 lignées (immunitaire, vasculaire et osseuse) avec une différenciation qui a lieu sur plusieurs semaines avant d’obtenir une membrane induite mature. Il n’est pas retrouvé dans la littérature de modèle in vitro, ex vivo ou in silico permettant de reproduire l’ensemble des éléments et des étapes menant à la formation de la membrane induite et cela empêche l’analyse in vitro. La seule analyse préalable, permettant de réduire l’agressivité chirurgicale est l’implantation sous-cutanée, suffisante pour analyse la réaction tissulaire immunitaire et la formation de vaisseaux et limitant drastiquement la sévérité du geste sur l’animal. Néanmoins, avant réalisation des études sur animal, des analyses in vitro de cytotoxicité et cytocompatibilité sur les des cellules osseuses, vasculaires et immunitaires seront menées sur les matériaux sélectionnés pour remplacer le PMMA actuel afin de diminuer au maximum le nombre d’animaux nécessaires à l’analyse in vivo.
Réduction
La détermination du nombre d’animaux se base sur une analyse de la littérature étudiant le même modèle animal, sur le même sujet d’étude. 5 études d’implantation sous cutanée dans la littérature ont également été analysées. Le nombre moyen d’animaux par matériau analysé était de 10 pour l’implantation osseuse (10 échantillons par groupe). Pour l’analyse en implantation sous-cutanée, 5 échantillons de membrane induite étaient utilisés en moyenne par groupe. Une seule (defect osseux) étude publiée réalisait une analyse de puissance basée sur les résultats histologiques, avec un niveau de puissance de 80% et retrouvait un nombre requis minimal de 8 rats par groupe. En se basant sur ces différentes études et leurs résultats, un nombre de 10 rats par groupe a été sélectionné. La stratégie de réduction s’applique également dans le design de l’étude puisque pour limiter au maximum le nombre d’animaux nécessaires, la première phase consistera à étudier la formation de la membrane induite après implantation sous-cutanée du matériau et la seconde phase après réalisation du defect osseux. L’implantation sous-cutanée permet également d’implanter plusieurs matériaux (jusque 4) sur un seul rat ce qui n’est pas possible en implantation osseuse. L’ensemble des membranes artificielles aura eu préalable une analyse de cytotoxicité et de cytocompatibilité in vitro. Ces analyses ne permettent pas de reproduire le procédé in vivo de formation de la membrane induite qui intègre simultanément des phénomènes immunitaires, vasculaires et osseux. Cependant elle permettra de vérifier sur chaque lignée l’absence de cytotoxicité limitant l’implantation chez l’animal. De même, ce projet est réparti en 3 phases car à l’issue de chaque phase, des résultats inférieurs aux groupes contrôles entraîneraient le retrait du matériau lors des étapes suivantes de l’étude. Cela permettra de sélectionner les matériaux ayant les meilleurs résultats à l’issue de chaque étape tout en limitant l’agressivité chirurgicale des procédures.
Raffinement
En premier lieu les conditions de vie des animaux respecteront un cycle de 12h jour/nuit en alternance. Le milieu de vie sera dans une salle à flux d’air contrôlé, avec une température contrôlée (21°C). Les animaux disposeront d’un accès à l’eau et à l’alimentation à volonté, selon des aliments standards (pas de modifications du régime alimentaire habituel). Le milieu de vie sera enrichi et consistera en un sol dur comportant une litière, disposant de moyens d’exploration et de cachettes (tunnels en cartons par exemple, ou petits dômes en papier maché etc.). Des éléments permettant la nidification seront présents également, (cylindre de coton, carré de cellulose, rondelles de peuplier compressé), enfin des éléments permettant aux rats de ronger seront présent (morceaux de bois). Avant l’intervention, les rats seront placés en cages, avec 3-4 rats par cages afin de respecter leur comportement social. Cependant, après la chirurgie et devant les conditions diminuées de déambulation et de douleur post-opératoire (notamment phases 2 et 3), ils seront placés en cage seuls, pour une durée minimale mais pouvant aller jusqu’à 7 jours. Il s’agit du temps requis avant reprise d’une déambulation habituelle et sans douleur à l’issue de la procédure. Plusieurs éléments seront analysés pour contrôler le bien-être des animaux à savoir : le poids avec mesure bihebdomadaire pendant 7 jours post-opératoire puis une fois par semaine, la température à la recherche d’une hyperthermie, mesurée tous les jours en post-opératoire (recherche d’une infection post-opératoire). Une analyse de la plaie post-opératoire (désunion, saignement, hématome) sera quotidienne les 7 premiers jours postopératoire. Une évaluation quotidienne de la capacité de déambulation de l’animal qui doit progressivement devenir normale en 7 jours pour les phases 2 et 3. Enfin une analyse comportementale sera réalisée notamment la posture, la position des oreilles, l’enfoncement des yeux mais aussi si un manque de toilettage est constaté (à l’aide de l’échelle d’évaluation des expressions faciales du rats, édité par la NC3Rs). Les sources d’eau et de nourriture seront placés à des lieux accessibles à proximité de la zone de repos et stabilisés pour qu’ils ne soient pas renversés facilement.
Choix des espèces
L’espèce choisie pour cette étude est le rat. Il s’agit dans la littérature de l’espèce animale la plus utilisée. Dans une revue systématique publié en 2022, 70% (28/40) des études animales évaluant la membrane induite étaient réalisées sur un modèle de rat. Sur ces études sélectionnées et utilisant un defect fémoral (24 études), 20 étaient réalisées sur le rat. Le choix de cette espèce permet donc d’obtenir des résultats comparables avec la littérature. En outre, l'élevage de ces animaux est plus rapide et plus facile, avec des coûts considérablement réduits. Les rats seront à un stade adulte de leur développement, correspondant à 10 semaines de vie avec un poids de 400-450 gr. Cela correspond à l’âge d’un humain adulte d’environ 18 ans. En effet, la technique de la membrane induite est le plus fréquemment utilisée chez le jeune adulte dans le cadre d’accidents à haute cinétique de la voie publique (moto, voiture etc.). De plus, l’utilisation des moyens d’ostéosynthèse chez des rats non matures et plus jeunes expose à des difficultés techniques matérielles (moyen d’ostéosynthèse non adapté à la taille des fémurs de rats plus jeunes).
Détermination de la zone de confort thermique chez les veaux de boucherie
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
- Bien-être animal
48 veaux de boucherie de 100 ou 200 kilos vont être utilisés dans des procédures classées sévères, tous rendus ensuite à une structure d'élevage pour poursuivre leur croissance. Ils sont soumis pendant trente et un jours à une chaleur allant jusqu'à 30 °C et à une humidité allant jusqu'à 80 %, dont dix jours en chambre respiratoire, et restent enfermés seuls en cage individuelle dix-sept jours au total. Le porteur reconnaît que l'isolement d'une espèce grégaire est susceptible de créer de l'anxiété et du stress, et le compense par un dispositif audio qui diffuse le bruit des congénères. L'objet est de situer la zone de confort thermique des veaux pour régler la ventilation des bâtiments d'élevage, faute, écrit le porteur, de modèle mathématique capable de prédire leur adaptation à la chaleur.
Objectifs
Les veaux sont majoritairement élevés dans des batiments fermés équipés d'une ventilation dynamique, consistant en des ventilateurs électriques qui extraient en permanence de l'air des salles d'élevage. Cette extraction entraîne une dépression à l'intérieur de la salle, qui est compensée par une entrée d'air neuf venant de l'extérieur. Ce système de ventilation permet ainsi un renouvellement de l'air intérieur avec un système de régulation basé sur un objectif de température ambiante (plus la température monte par rapport à une température de consigne, plus les ventilateurs tournent pour augmenter le renouvellement de l'air et abaisser la température par une entrée accrue d'air frais). Ainsi, la chaleur générée par les animaux (environ 250 W par veau et par h) est compensée par une arrivée d'air neuf permettant de limiter l'élevation de la température dans la salle d'élevage. Ce système de ventilation devient ineffficace dès lors que la température extérieure est plus élevée que la température de consigne. Cette température de consigne doit correspondre à la température de thermoneutralité des veaux, qui est en moyenne de 18°C chez les veaux (donnée ancienne déterminée chez des animaux d'un poids de 200 kg). Pendant une grande partie de l'année, la température ambiante dans les salles d'élevage est donc plus élevée que la température de thermoneutralité, plaçant les animaux dans une situation de stress thermique, d'autant plus que la vapeur d'eau produite par les animaux entraîne conjointement une augmentation de l'humidité de l'air dans la salle, à même de compliquer encore plus les conditions d'élevage des veaux. Les objectifs du projet sont de déterminer les conditions de température et d'humidité correspondant à la thermoneutralité chez les veaux afin de développer des systèmes de régulation des conditions d'ambiance plus adaptés pour ces animaux. Le projet permettra également de déterminer les leviers d'adaptation des veaux aux conditions ambiantes afin d'adapter l'alimentation des animaux lors de périodes de vagues de chaleur.
Bénéfices attendus
Le projet va permettre de disposer de connaissances concernant la capacité des veaux à faire face à des conditions d'ambiance de stress thermique. La caractérisation de l'adaptation des veaux (ajustement de la prise alimentaire, de la consommation d'eau, évapotranspiration) va aider à identifier des leviers permettant d'aider les animaux à supporter les vagues de chaleur. Celles-ci seront plus fréquentes du fait du contexte climatique et le projet permettra de proposer des solutions techniques (climatisation des salles, humidification de l'air) pour aider les animaux.
Procédures
Les animaux seront soumis à des conditions de stress thermique induites par une température ambiante et/ou une hygrométrie élevée pendant la durée du projet, soit 31 jours. De plus, les animaux seront placés dans des cages individuelles pendant 17 jours. Il est prévu deux prises de sang le 5ème et le 10ème jour de la période de mesure.
Impact sur les animaux
Les animaux sont placés en cages individuelles pendant la troisième semaine d'adaptation et pendant les 10 jours en chambre respiratoire, soit 17 jours au total. Pendant la troisième semaine d'adaptation, les cages sont contigues aux cases utilisées précédemment. Au cours des 10 derniers jours, les cages sont placées en chambre respiratoire induisant un isolement supplémentaire des animaux. Les veaux appartiennent à une espèce grégaire et l'isolement d'avec les congénères est susceptible de créer une anxiété et un stress pour les animaux. Les conditions d'ambiance (température jusqu'à 30°C et humidité jusqu'à 80% d'hygrométrie) vont induire un stress thermique pouvant générer une gêne pour les animaux. Les deux prises de sang induiront une douleur correspondant à la piqure de l'aiguillle lors de la ponction veineuse.
Devenir
Tous les animaux réintégreront une structure d'élevage pour poursuivre leur croissance.
Remplacement
L'adaptation des veaux à la chaleur est la résultante de modifications du comportement alimentaire, d'une répartition différente de la circulation sanguine et de modifications métaboliques et hormonales entraînant une utilisation différente de l'énergie. Il n'existe pas de modèles mathématiques prennent en compte ces différentes composantes afin de prédire l'adaptation des veaux. Pour cela, le projet est basé sur l'utilisation d'animaux en vue de mesurer leur réponse aux vagues de chaleur.
Réduction
Il n'existe pas de références sur l'adaptation des veaux au stress thermique et nous avons donc déterminé nos effectifs sur la base d'essais antérieurs réalisés chez le porc. Dans ces essais, nous avons observé qu'un effectif minimal de 6 animaux par lot était nécessaire pour déterminer avec une puissance statistique suffisante la différence de production de chaleur entre deux conditions d'ambiance. A chaque gamme de poids, nous avons 4 conditions expérimentales correspondant à 4 lots et nous allons donc utiliser 24 animaux d'un poids de 100 kg et 24 animaux d'un poids de 200 kg dans le projet.
Raffinement
Les mesures du projet nécessitent de placer les animaux individuellement en chambre respiratoire. Les chambres sont équipées d'un dispositif audio permettant aux animaux de maintenir un contact avec leurs congénères. La mise en place de la condition de stress thermique se fera sur 5 jours, afin de laisser suffisamment de temps aux animaux pour s'adater à ces nouvelles conditions. Toutes les cages sont équipées de dispositifs d'enrichissement qui sont renouvelés régulièrement et au gré des comportements individuels. Ils s'agit de matériels manipulables (chaînes métalliques, balles en plastique dur, jouets en plastique mou). Les animaux sont suivis a minima quotidiennement par du personnel expérimenté afin de détecter l'atteinte d'un point limite.
Choix des espèces
Il s'agit de l'espèce-cible de l'étude. Les animaux seront en croissance et d'un poids de 100 kg ou de 200 kg. Ces deux gammes sont considérées car la sensibilité au stress thermique est susceptible de dépendre du poids des animaux, comme c'est le cas chez le porc par exemple. Nous souhaitons conduire des mesures à ces deux gammes de poids, car ils sont cohérents avec les poids des veaux présents dans les élevages (de 50 à 250 kg).
Impact des microplastiques alimentaires sur la sévérité de l’inflammation intestinale
- Recherche fondamentale
- Système gastrointestinal
Cinquante souris reçoivent, par cycles de sept jours pendant quatre semaines, un agent qui enflamme leur intestin et peut provoquer des saignements et une perte de poids, tandis que 80 des 100 souris du projet boivent pendant dix semaines une eau chargée de trois polymères de microplastiques. Les procédures sont déclarées modérées pour la moitié des animaux et sévères pour l'autre. Le RNT qualifie ce traitement de "sévère pour les animaux mais nécessaire", puis le présente comme "un modèle maîtrisé depuis longtemps" dont "nous savons rapidement repérer les symptômes". Toutes sont tuées après une endoscopie rectale finale sous anesthésie, pour que le foie, le cœur, la rate, les intestins, le sang, les selles et les urines soient prélevés.
Objectifs
Les microplastiques sont des particules de très petite taille (c'est à dire 70 fois plus petit que l’épaisseur d’un cheveu), que l’on retrouve sous différentes formes (fragments, fibres, films, billes…) et composées de différents polymères. Présentes partout dans l’environnement. On estime aujourd’hui que 10 % de l’ensemble des plastiques produits depuis leur invention auraient terminé leur vie dans les océans. Ils s’accumulent ensuite dans tous les écosystèmes, y compris les habitats les plus reculés comme les fonds marins ou les plus accessibles comme l’alimentation, ce qui conduit à leur ingestion involontaire par l’Homme. Ainsi, l'Homme consommerait en moyenne 52 000 microparticules de plastique chaque année via son alimentation. Leur omniprésence a conduit à de nombreuses études, même si les conséquences sur notre santé restent encore peu connues. Certains modèles animaux laissent à penser qu’ils pourraient impacter l’intestin. Chez l’Homme, une étude a retrouvé plus de microplastiques chez des patients atteints de Maladies Intestinales que chez les personnes saines. Certains microplastiques aggravent l’inflammation de l’intestin chez la souris. D’autres études ont montré que les microplastiques provoquent des perturbations de la flore intestinale et de la santé digestive. Cependant, ces études se sont uniquement concentrées sur les microplastiques les plus retrouvés chez les individus sains alors que des polymères différents ont été retrouvés chez des patients atteints de Maladies Intestinales. A ce jour, aucune étude ne s’est intéressée à l’effet combiné de ces microplastiques qui contaminent notre alimentation. Pour cela, notre projet propose d’étudier les effets des trois polymères les plus détectés dans les selles de patients atteints de Maladies Intestinales. Nous souhaitons, par ce projet, évaluer la capacité à provoquer une inflammation de l’intestin des microplastiques sélectionnés, indépendamment ou combinés, dans un modèle de souris. Les résultats attendus de ce travail permettront de mieux comprendre les mécanismes par lesquels les microplastiques affectent la santé de l’intestin et dans quelle mesure ces derniers sont responsables de l’aggravation de l’inflammation de l’intestin.
Bénéfices attendus
Les résultats attendus de ce travail permettront de mieux comprendre les mécanismes par lesquels les microplastiques affectent la santé de l’intestin et dans quelle mesure ces derniers sont responsables de l’aggravation de l’inflammation de l’intestin. De tels résultats sont indispensables pour proposer de nouvelles approches thérapeutiques pour freiner la progression de la maladie et d’améliorer la qualité de vie des patients atteints de Maladies Intestinales. Enfin, la santé de notre planète a un impact sur la santé des patients et le projet contribuera à développer des stratégies préventives contre la pollution par les déchets plastiques dans le Monde, tant au niveau des patients qu'au niveau de la société.
Procédures
4 interventions seront réalisées durant ce projet : (1) L’administration des microplastiques directement faite via l’eau de boisson durant 10 semaines sur 80 animaux (tous sauf les contrôles) (2) Le traitement pro-inflammatoire pour "imiter" les symptômes d'une Maladie Inflammatoire Chronique Intestinale sera réalisé sur la moitié des animaux (50) durant 4 semaines par cycle de 7 jours. (3) La mesure de la perméabilité intestinale : des gavages gastriques seront réalisés avec un produit fluorescent et des prélèvements de sang réalisés à la joue, sous anesthésie générale (durée maximum 2 à 3 minutes). Cette procédure sera réalisée sur animaux vigiles pour le gavage (durée quelques secondes) et ne sera réalisée qu’une seule fois. (4) L'endoscopie rectale : examen de quelques minutes (10 maximim) réalisé le dernier jour du protocole sous anesthésie générale sur la totalité des animaux juste avant la mise à mort.
Impact sur les animaux
4 interventions seront réalisées durant ce projet : (1) L’administration des microparticules de plastique sera faite via l’eau des biberons pendant toute la durée du protocole sur 80 animaux (tous sauf les contrôles). Elle ne devrait pas induire de nuisances pour les animaux et ne pas provoquer de perturbation au niveau de la faim et de la soif des animaux. (2) Induction d’une inflammation de l’intestin : réalisée sur la moitié des animaux (50 animaux) 4 semaines après le début de l’administration des microparticules de plastique, selon 3 cycles de 7 jours. Ceci reste un traitement sévère pour les animaux mais nécessaire étudier l’inflammation chez les animaux. Ces derniers pourront potentiellement perdre du poids pendant la durée du traitement mais également avoir des saignements. Cependant, la dose administrée est une dose très largement utilisée dans la littérature scientifique. C’est un modèle maîtrisé depuis longtemps. Il est à noter que la sévérité de la réponse au traitement est aussi très dépendante de l’environnement de l’animal mais que nous savons rapidement repérer les symptômes afin de limiter la souffrance des animaux. (3) Mesure de la perméabilité intestinale : des gavages oraux seront réalisés avec un produit fluorescent sur animaux vigiles et des prélèvements de sang réalisés à la joue sous anesthésie générale. Maîtrisée par l’expérimentateur, cette procédure n’engendre que très peu de stress à l’animal. Elle ne sera réalisée qu’une seule fois et n’a jamais provoqué de nuisance chez les animaux par le passé. (4) Endoscopie rectale : cette procédure est réalisée à la fin du protocole sous anesthésie générale sur la totalité des animaux du protocole avant mise à mort.
Devenir
Les animaux mis à mort à la fin de la dernière intervention (coloscopie) afin de récupérer les différents organes. Une anesthésie générale sera réalisée pour le prélèvement de sang de l'intervention n°3 et pour la coloscopie finale n°4. A l’issue de celle-ci, les animaux seront mis à mort et tous les organes (foie, coeur, rate, intestins) ainsi que le sang, les selles et les urines sont prélevés.
Remplacement
A ce jour, les maladies intestinales ne peuvent pas être entièrement reproduites par des modèles cellulaires. En effet, la physiologie intestinale est complexe car elle implique plusieurs systèmes distincts notamment le système digestif, le système immunitaire et la flore intestinale. Aussi, les réponses inflammatoires sont des processus temporels et évolutifs impliquant des organes extérieurs au tube digestif, il n’existe donc pas de remplacement possible du modèle animal pour explorer notre question de recherche.
Réduction
Nous avons réduit au minimum le nombre de souris par groupe, à savoir 10 souris par groupes réparties dans 5 groupes, eux mêmes subdivisés en 2 sous-groupes soit un total de 10x5x2 = 100 souris nécessaires à cette étude pour obtenir la puissance statistique suffisante tout en réduisant au maximum le nombre d’animaux.
Raffinement
Les animaux seront hébergés par groupe de 5 animaux, dans des cages ventilées, avec à disposition du papier, des cabanes en carton pour se cacher et grimper, des buchettes de bois pour usure des dents et autres matériaux d’enrichissement tout au long du protocole. Toutes les procédures expérimentales seront réalisées par des personnes formées et expérimentées. Elles auront lieu dans l’animalerie du laboratoire , dans un environnement sécurisant pour l’animal et les coloscopies se feront sous anesthésie générale. Une procédure d’estimation et suppression de la douleur est mise en place. Le point limite est fixé selon un score défini au préalable et qui tient compte des signes éventuels de mal-être (isolement, yeux fermés, dos voûté, poils hérissés, immobilité, perte de poids de plus de 15%, déshydratation, yeux et abdomen creux). En fin de protocole, les animaux seront mis à mort et des organes prélevés pour permettre des analyses biologiques. Le modèle d'inflammation est un modèle bien maîtrisé et les symptômes sévères sont repérés rapidement afin de limiter la souffrance des animaux et intervenir sans délai.
Choix des espèces
La souris est le modèle de choix dans l’étude des Maladies Inflammatoires Chroniques de l’Intestin. Le modèle choisi est très largement publiée, en raison de sa simplicité d'administration (dans l'eau de boisson) de la facilité de contrôle du dosage (pour déterminer la gravité) et de la durée (pour étudier le processus inflammatoire et de « récupération »). En matière d’étude préclinique, ce modèle reste le modèle de choix. Les souris utilisées auront 8 à 9 semaines. Ce stade correspondant au passage à la maturité sexuelle chez la souris soit au passage au stade « Jeune Adulte», ce qui correspond aux besoins du projet, les Maladies Inflammatoires Chroniques de l'Intestin touchant majoritairement de jeunes adultes.
Impact de différentes procédures de prélèvements sanguins sur la truite Arc-en-ciel et durée de régénération sanguine
- Recherche appliquée
- Bien-être animal
- Maladies animales
Nage sur le dos, apathie, lésions cutanées, exophtalmie bilatérale sévère : ces signes déclenchent le retrait de l'étude et la mise à mort par surdosage d'anesthésique. 108 truites arc-en-ciel de plus de 300 grammes vont être utilisées dans des procédures classées sévères, toutes tuées à l'issue. Elles subissent des ponctions répétées du sinus veineux de la queue sous anesthésie générale, de une à trois le premier jour, une autre vingt-quatre heures plus tard, puis une tous les quinze jours pendant dix semaines. L'objet du projet est de déterminer combien de sang on peut prélever à une truite et en combien de temps elle le régénère, afin de produire un référentiel pour les prélèvements des futures expérimentations sur les poissons, le porteur relevant lui-même l'absence de tout consensus sur la question.
Objectifs
Ce projet a pour objectif de déterminer les conditions à respecter pour mettre en place des suivis sanguins longitudinaux dans les protocoles d’expérimentation animale sur poissons (volume de sang à prélever, temps de régénération sanguine, qualité de la régénération sanguine). Ce travail permettra de proposer un référentiel quant à la réalisation de prélèvements sanguins pour la truite Arc-en-ciel, assurant un respect à la fois de la physiologie particulière de l’animal, de la qualité des résultats expérimentaux obtenus et du bien-être animal. Dans le cadre de la règle des 3R, ce nouveau référentiel garantira à la fois une réduction du nombre d’animaux utilisés (les suivis longitudinaux nécessitant moins d’animaux) et un meilleur raffinement expérimental (influence de prises de sang répétés sur les résultats).
Bénéfices attendus
L’absence de consensus quant au volume de sang que l’on peut prélever sur une truite, et quant à la vitesse de régénération sanguine dans cette espèce, est une contrainte majeure pour rédiger des protocoles expérimentaux plus en phase avec les exigences actuelles de réduction du nombre d’animaux utilisés, et de raffinement des protocoles expérimentaux. Ce projet a vocation à répondre aux questions suivantes : - Quel volume de sang peut-on prélever chez la truite Arc-en-ciel, en prélèvement unique ? en prélèvement multiple ? - Quelle est la durée de régénération sanguine chez la truite Arc-en-ciel à 14 °C, en fonction de la quantité de sang prélevée ? - Comment évolue la composition sanguine (maturité, taille et quantité des hématies) au cours du temps suite à un prélèvement sanguin ? Cette étude participera à l’établissement de nouvelles recommandations pour les poissons en expérimentation animale (le poisson est l’animal le plus utilisé en expérimentation animale après la souris).
Procédures
Les animaux seront soumis uniquement à des prélèvements sanguins répétés, tous effectués sous anesthésie générale, par un personnel qualifié et expérimenté. En fonction des groupes, il y aura de un à trois prélèvements sanguins le premier jour. Ensuite, tous les poissons seront prélevés une seule fois 24h plus tard, puis une fois tous les 15 jours pendant 10 semaines.
Impact sur les animaux
Les nuisances prévues sont les ponctions de sang répétées dans le sinus veineux caudal, sous anesthésie générale. La douleur correspond à la piqure d’une aiguille. Les cinq libertés individuelles de l’animal, telles que définies par l’OMSA, seront assurées tout au long de la procédure, grâce à un personnel formé et expérimenté et une station expérimentale adaptée aux besoins spécifiques de ces animaux. Dans la mesure où il n'existe aucun consensus quant à la possibilité de réaliser des prises de sang répétés chez la truite, ni de référentiel quant au volume de sang effectivement ponctionnable pour cette espèce, il a été décidé de classer cette procédure en catégorie sévère dans un premier temps, suite à des échanges avec le comité d'éthique. Une réévaluation sera réalisée postérieurement.
Devenir
Les animaux seront euthanisiés à la fin de la procédure.
Remplacement
L’objectif étant d’évaluer l’impact clinique, zootechnique et biologique de prélevements de sang plus ou moins importants ou de prélèvements répétés chez la truite Arc-en-ciel, cela ne peut se faire que sur animaux vivants. Il n’existe pas actuellement de modèle qui permettrait de s’affranchir de ces manipulations.
Réduction
Pour ce projet, nous avons calculé le nombre minimum de poissons nécessaires pour répondre à la question de recherche autour de la quantité de sang qui peut être prélevée chez la truite Arc-en-ciel. Pour ce faire, nous avons utilisé une méthode statistique s’appuyant sur des données hématologiques préliminaires. Chaque poisson sera identifié par puce électronique, ce qui permet de réduire le nombre de poissons qui seront utilisés dans le cadre de cette expérimentation, par rapport à une approche qui ne s’appuierait que sur des moyennes de groupe. Par ailleurs, il n’y aura pas de lots pour lesquels serait réalisé un prélèvement de sang délibérément excessif (pas de groupe témoin positif) : chaque procédure évaluée devrait permettre de conclure sur la durée de récupération des animaux, et l’absence d’effets significatifs sur leur santé.
Raffinement
Les animaux sont observés deux fois par jour durant toute la durée du protocole. Les points limites sont : (1) les paramètres d’ambiance de l’élevage (oxygène, qualité de l’eau). Les paramètres de températures et d’oxygénation sont mesurés en permanence via des sondes. La qualité de l’eau (pH, teneurs en nitrites et en nitrates) est vérifiée chaque semaine ; (2) la santé des poissons. Les poissons seront qualifiés de moribonds si l’on observe l’un des signes suivants : nage sur le dos, apathie, lésions cutanées significatives, ou exophtalmie bilatérale sévère. Dans ce cas, les animaux seront retirés de l’expérimentation et euthanasiés par surdosage d’anesthésique. Dans les bacs, la densité en poissons sera limité, environ 20 kg/m3. Par ailleurs, chaque bac est enrichi de tubes permettant aux poissons de se cacher. Enfin, le choix des volumes de sang que l’on pourrait prélever chez la truite, a été défini en s’appuyant sur des travaux antérieurs sur le poisson, et également sur des travaux plus récents menés chez les mammifères.
Choix des espèces
La truite Arc-en-ciel est l’espèce modèle de notre structure d’expérimentation animale. C’est un salmonidé d’eau douce. Les salmonidés sont les espèces piscicoles les plus fréquemment rencontrées en aquaculture en Europe. La truite est également un modèle habituel dans les laboratoires d’expérimentation animale. Les truites utilisées pèseront plus de 300g. Ce poids a été retenu pour deux raisons. D’une part, le volume minimal pour conduire les examens hématologiques est de 0,2 mL, ce qui représente 0,07% du poids vif d’une truite de 300g. De ce fait, un poids en début d’étude significativement inférieur à 300g pourrait trop influencer les résultats attendus. D’autre part, du fait de la contrainte de la station aquacole (taille des bassins), il ne nous est pas possible de loger des truites Arc-en-ciel de poids trop important en nombre suffisant. Or la croissance à cet âge est importante. Nous travaillons donc classiquement avec des truites de ce poids en début d’étude, pour prendre en compte leur croissance sur des suivis de longue durée (plusieurs mois). De ce fait, les résultats enregistrés correspondront aux animaux sur lesquels sont habituellement conduites les études expérimentales. A ce poids (300g), les animaux sont considérés comme physiologiquement proches des animaux d’un poids plus élevé (hors période de gamétogenèse).
Etude de l’influence des androgènes sur la régénération musculaire
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
- Système musculosquelettique
800 souris reçoivent dans le muscle de la patte une injection de cardiotoxine, un venin de serpent qui lèse les fibres et provoque une douleur que le porteur reconnaît, après cinq jours de tamoxifène et, pour certains groupes, la pose chirurgicale d'un implant d'androgènes. Les procédures sont déclarées d'un niveau de souffrance sévère, le plus élevé de l'échelle. Le porteur écrit pourtant n'avoir "pas prévu d'administrer d'analgésiques", hors chirurgie, et fixe la mise à mort à une perte de plus de 20 % du poids sur une semaine. Toutes sont tuées à la fin de chaque procédure pour que leurs muscles soient analysés, l'enjeu déclaré étant de savoir si les androgènes améliorent ou aggravent la réparation d'un muscle lésé.
Objectifs
La régénération musculaire est indispensable pour maintenir la fonctionnalité du muscle squelettique. Le muscle squelettique adulte est capable de se régénérer spontanément à la suite d'une lésion grâce à des cellules souches musculaires localisées à la périphérie des fibres musculaires. L’objectif de ce projet est de comprendre les mécanismes moléculaires et cellulaires impliqués dans la dégénération d’une part et la régénération musculaire d'un muscle adulte d’autre part. Pour ce faire, les muscles des souris de type sauvage (non sujettes à des mutations) seront traitées à la cardiotoxine (un venin de serpent) afin d'induire une blessure au niveau du muscle tibial antérieur. Ces souris seront en parallèle traitées avec une substance synthétique qui a le même rôle des androgènes sécrétés par l'organisme ou un placébo afin de mettre en évidence une amélioration ou au contraire une aggravation du processus de réparation du muscle lésé.
Bénéfices attendus
L'ensemble de ces procédures permettra de déterminer le potentiel thérapeutique des androgènes dans le processus de régénération musculaire.
Procédures
Tous les animaux seront traités au Tamoxifène par voie intra-péritonéale pendant 5 jours (30 sec/ souris), anesthésiés à l'isoflurane (5-10 min/ souris), injectés à la cardiotoxine par voie intramusculaire (30 sec/souris). Un des groupes subira un implant d'androgènes en sous-cutané dans la région interscapulaire (5 min/souris). Un autre recevra les androgènes par voie musculaire en même temps que la cardiotoxine (30 sec/souris).
Impact sur les animaux
Les injections peuvent très rarement causer des infections. Le site d'injection sera surveillé chaque jour, et désinfecté si besoin. L'injection de cardiotoxine engendrera une douleur au niveau du muscle lésé. La chirurgie nécessaire pour la pose de l'implant pourra générer un inconfort dans les premiers jours suivant l'intervention.
Devenir
L’ensemble des animaux sera mis à mort à la fin de chaque procédure expérimentale pour des études moléculaires et histologiques.
Remplacement
Afin de déterminer le potentiel thérapeutique des molécules identifiées dans des systèmes cellulaires, le recours à un organisme entier est nécessaire. Par ailleurs, de nombreux facteurs et hormones interviennent dans la régénération fibrillaire. Ainsi il est nécessaire d’utiliser un modèle in vivo afin que tous les facteurs physiologiques pouvant intervenir dans ce processus soient pris en compte.
Réduction
De nombreuses études menées au laboratoire ont apporté une bonne connaissance du modèle et de la méthodologie à utiliser, permettant ainsi la mise en place d’expérimentations de qualité et raffinées sur un nombre limité de cohortes. Cela permettra l'utilisation d'un nombre d'animaux limité au strict minimum, tout en assurant une pertinence statistique et qualitative des résultats. Pour réaliser le type d’analyses envisagées, un faible nombre d’animaux est requis par groupe, à savoir 10 animaux par condition. En effet, pour une même souris une patte sera utilisée pour des analyses moléculaires et l'autre patte pour les analyses histologiques, limitant ainsi le nombre d'animaux.
Raffinement
Le risque d’infection sera pris en considération au niveau de la zone d’injection du tamoxifène et de cardiotoxine. Les animaux utilisés pour ces expérimentations seront observés quotidiennement. Les paramètres utilisés seront le poids, la posture de l’animal, l’état de son pelage et son activité (un dos vouté, un pelage hérissé ou inactivité après stimulation, sont tous des signes d'incofort de l'animal). Ces indicateurs nous permettront d’anticiper toute souffrance inutile, et d’intervenir au plus vite afin d’améliorer le bien-être de l’animal. Si l’un des animaux atteint le point limite, celui-ci sera immédiatement mis à mort. De plus, en cas de diminution de plus de 20% du poids corporel sur une semaine, l'animal sera sorti du lot et une euthanasie sera réalisée. L'injection de cardiotoxine, la substance synthétique et la chirurgie seront faites sous anesthésie. Nous n'avons pas prévu d'administrer d'analgésiques. Ils seront par contre donnés pour la chirurgie.
Choix des espèces
Les techniques de mutagénèses conditionnelles ne sont disponibles que chez les souris et sont validées pour des études physiopathologiques de gènes. Les souris de 7 à 11 semaines seront utilisées. En effet, le projet s’intéresse à l’organisme adulte et les souris jeunes possèdent davantage de cellules satellites que les souris agées.
Evaluation de l’efficacité de nouveaux traitements pour la maladie de Parkinson dans un modèle rongeur induit par injections de LPS
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
Quatre injections d'une toxine bactérienne provoquent chez ces rats une inflammation cérébrale destinée à reproduire des traits de la maladie de Parkinson. 1 400 rats vont être utilisés, dont 1 120 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, tous tués par surdose d'anesthésie pour prélèvement du cerveau. S'y ajoutent une chirurgie de 30 minutes, un à deux mois d'administration quotidienne de candidats médicaments par voie nasale, inhalée ou injectée, et des mesures du comportement moteur pouvant durer deux heures. Le porteur situe la perte de poids et la baisse de mobilité sur les quatre jours d'injection, "non de façon prolongée", alors qu'il classe 1 120 de ces rats au niveau de souffrance le plus élevé, dans le cadre d'une activité de service préclinique.
Objectifs
La maladie de Parkinson est caractérisée par un dysfonctionnement du cerveau et touche un grand nombre de personnes dans le monde. Bien que les causes et les facteurs de cette maladie soit mal compris et que les traitements actuels pour soulager les symptômes ne soient pas optimaux, le développement de nouvelles approches thérapeutiques est essentiel. Pour ce faire, nous suggérons de créer des modèles de la maladie de Parkinson, en injectant une toxine chez les rats. Cette injection induit une inflammation qui reproduit certaines caractéristiques de la maladie. Ces modèles rongeurs nous permettent d'évaluer l'efficacité de nouveaux traitements et de comprendre leurs mécanismes d'action au niveau cellulaire grâce à l'analyse des tissus biologiques. De plus, des prélèvements sanguins réalisés tout au long du traitement fourniront des informations supplémentaires sur l'évolution de la maladie et l'efficacité des traitements.
Bénéfices attendus
Les études précliniques permettent d’acquérir les premières connaissances sur le comportement d’un candidat médicament, indispensables avant les essais chez l’homme. Le bénéfice attendu est l’identification de nouveaux outils thérapeutiques.
Procédures
Les animaux vont subir des injections (4 fois/1min), une administration de traitement dans le corps (1 à 2 mois/1 min) ou une chirurgie (1 chirurgie/30 min), des prélèvements (1 à 4 fois/10 min) et des mesures du comportement moteur (1 à 2 fois/5 min à 2 heures).
Impact sur les animaux
Les nuisances possibles selon la méthode d’administration sont : Risque d'irritation respiratoire lors de l'inhalation du médicament : L'inhalation du médicament peut provoquer une irritation des voies respiratoires. Risque d'irritation locale à l'endroit de l'insertion de l'aiguille : Si le médicament est administré par injection, il peut y avoir un risque d'irritation, de douleur au site d'injection. Inconfort temporaire dû à la goutte déposée sur le nez : Lors de l'administration du médicament par voie nasale, la présence de gouttes peut provoquer un inconfort temporaire, notamment une irritation des muqueuses nasales. La chirurgie peut entrainer des douleurs post opératoires qui devraient durer 2 jours en moyenne. Un léger risque d’hémorragie ou d’infection au niveau du site opératoire. Les effets du traitement induisant une inflammation peuvent entrainer pendant les 4 jours d’administration, une perte de poids et une diminution de la mobilité. Les effets seront ressentis uniquement pendant les 4 jours et non de façon prolongée.
Devenir
A l’issu de chaque procédure, les animaux seront mis à mort par surdose d’anesthésie et les cerveaux prélevés pour des analyses histologiques.
Remplacement
Ce projet s’inscrit dans le cadre de notre activité préclinique de service. Ce projet recourt à l’utilisation de rats pour plusieurs raisons éthiques : - L’utilisation d’approches neurobiologiques invasives ne peut être faite chez l’homme ce qui rend ainsi inaccessible l’étude directe des processus de causalité neurobiologique dans notre espèce (sauf pour les études invasives). -Dans le cadre des modèles de maladie neurodégénérative, l’objectif à terme est de proposer un modèle animal présentant toutes les caractéristiques (motrice, cognitive) de ces affections. Aucun modèle in vitro ne permet l’étude de telles fonctions. De ce fait, le recours à l’animal pour étudier les manifestations comportementales de la maladie et les mécanismes impliqués dans ces processus apparait comme nécessaire en vue de découvrir de nouvelles voies thérapeutiques.
Réduction
Nos modèles sont générés dans le cadre d’une activité pré-clinique sur des composés thérapeutiques. Afin de réduire le nombre d’animaux, une analyse de puissance a été effectuée, permettant de réduire le nombre maximum de 14 animaux par groupe soit 70 rats par étude incluant les groupes expérimentaux (4 doses différentes de composé) et leur contrôle. Pour chaque animal, un grand nombre de prélèvements post mortem sera réalisé pour maximiser l’utilisation qui peut être faite : les différentes structures cérébrales, la moelle, le liquide céphalorachidien, le sang et les organes. L’utilisation des mâles et des femelles nous permettra de porter une attention particulière au R de réduire dans la règle des 3R.
Raffinement
Les animaux seront hébergés en groupes sociaux (2 par cage) et ils bénéficieront d’un enrichissement de leur milieu (tunnel, bâton de bois à ronger). Le confort de l’animal sera pris en compte à tout moment. Leur surveillance est assurée par un suivi visuel journalier (weekend et jours fériés inclus) et une pesée hebdomadaire. Les administrations de traitements sont réalisées quotidiennement et les animaux sont habitués à la contention. Si le traitement provoque des effets indésirables, le traitement peut être interrompu et l’animal surveillé. Le constat de signes de souffrance entraine une surveillance accrue, avec enregistrement sous forme de fiche de suivi spécifique avec les soins prodigués (isolement, réchauffement, soins médicamenteux, etc.) et l’évolution des signes. Cette fiche est close quand l’animal a récupéré ou qu’une décision de mise à mort a dû être prise. Lors des injections de toxine, les cages de stabulation seront déposées sur un tapis chauffant et de la nourriture enrichie sera à leur disposition. Une fiche de suivi de 5 jours est mise en place. Les chirurgies sont réalisées sous anesthésie avec administration d’analgésique et d’anesthésique local permettant de réduire la douleur et l’angoisse des animaux. Un suivi post opératoire spécifique de 3 jours est mis en place. Le bien-être est scoré via l’observation de différents critères de bien-être. Des mesures spécifiques peuvent être prises : si l’animal manque de tonus, une injection intrapéritonéale de sérum physiologique sera réalisée. En cas de plaies, celles-ci seront nettoyées et désinfectées (Bétadine). Si malgré ces soins, les scores restent mauvais durant deux jours consécutifs, une décision de mise à mort est prise par l’expérimentateur. Les procédures sont réalisées par un personnel compétent.
Choix des espèces
Le rat est un excellent modèle pour les maladies neurologiques humaines, car son système nerveux est proche de celui de l’homme. Ces modèles ont un intérêt pour la compréhension de la pathologie humaine comme pour la mise au point de traitements thérapeutiques. De plus l’injection de toxine est bien établie dans notre équipe et les travaux sur le rat sont largement décrits dans les études des maladies neurodégénératives. La maladie de Parkinson apparait préférentiellement à l’âge adulte, les animaux seront donc utilisés à partir de 5 semaines d’âge. En effet à cet âge on peut considérer que le système nerveux central a atteint sa pleine maturité.
Etude de toxicité systémique et de tolérance locale après implantation sous-cutanée ou intramusculaire d’un produit de santé avec réimplantation(s) et explantation(s)
- Tests réglementaires
- Toxicologie et autres tests de sécurité
Lapins : 340
740 rats et 340 lapins vont être utilisés, tous tués, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Chacun subit une implantation chirurgicale d'un produit de santé sous la peau ou dans le muscle, de 30 minutes à une heure, suivie selon la durée de l'étude de plusieurs retraits et réimplantations espacés d'au moins deux semaines, avec tatouage des sites. Le porteur annonce des pertes de poids, des baisses d'appétit, des vocalises, des complications cutanées et, si l'étude l'exige, un hébergement individuel d'animaux sociaux. Ces essais servent à constituer le dossier réglementaire d'un donneur d'ordre avant mise sur le marché, obligation que le porteur présente comme excluant tout test in vitro validé et toute simulation informatique.
Objectifs
Le projet s’inscrit dans les démarches réglementaires avant utilisation d’un produit de santé chez l’Homme. En effet, tout fabricant doit s’assurer que l’utilisation de son produit ne compromette ni l’état clinique et la sécurité des patients, ni la sécurité et la santé des utilisateurs. Cela signifit que les risques éventuels liés à l’utilisation de ce produit constituent des risques acceptables au regard du bienfait apporté au patient et sont compatibles avec un niveau élevé de protection de la santé et de la sécurité des patients comme des utilisateurs. L’efficacité de certains produits de santé nécessite de multiples implantations de la part leur indication clinique (exemples : système de délivrance comme les implants contraceptifs, …). Il est donc important d’évaluer ces produits de santé en mimant leur utilisation clinique et donc en prenant en compte les réimplantation (effet cumulatif). Si nécessaire aux objectifs de l’étude, l’évaluation de la cicatrisation après le retrait du produit de santé doit être évalué. Il est donc nécessaire pour cela de procéder à une explantation. Compte-tenu de la complexité des mécanismes de régulation d'un organisme vivant, le recours au modèle animal est nécessaire pour répondre aux objectifs du projet. Dans ce projet, il s’agit plus précisément d’évaluer la toxicité systémique (i.e. la toxicité non limitée aux effets défavorables au niveau du contact entre le corps et le dispositif) et éventuellement locale d’un produit fini ou de ses différents constituants, après réimplantation/explantation sous-cutanée ou intramusculaire chez le rat et le lapin sur une période allant de 14 jours à 24 mois. Le modèle lapin peut être privilégié du fait de la taille du dispositif à implanter car l’espace sous-cutané est plus important. De plus, dans le cas d’une implantation intramusculaire, cette espèce permet d’implanter une quantité de produit plus importante en taille et en nombre.
Bénéfices attendus
S’assurer avant sa mise sur le marché que l’utilisation du produit de santé ne compromet ni l’état clinique et la sécurité des patients, ni la sécurité et la santé des utilisateurs. Evaluer les risques éventuels liés à l’utilisation de ce produit et s’assurer le cas échéant qu’ils constituent des risques acceptables au regard des bienfaits/bénéfices apportés aux patients et sont compatibles avec un niveau élevé de protection de la santé et de la sécurité des patients comme des utilisateurs. Les résultats seront disponibles à l’issue des études et leur incorporation dans les dossiers de soumissions aux autorités de santé compétentes avant leur mise (ou leur maintien) sur le marché pourront en découler à court terme.
Procédures
Le nombre de réimplantation sous-cutanée ou intramusculaire et leur fréquence dépendent de l'utilisation clinique du produit à implanter, de sa taille de la durée d'étude, de la nature et de la durée de l'ensemble des procédures cumulées, et de l'avis vétérinaire en fonction de l'état général des animaux. Les animaux pour lesquels le but et d'évaluer la réversibilité de la réponse tissulaire locale (tolérance locale) après retrait du produit peuvent être soumis à une intervention chirurgicale d'explantation. Cette intervention aura dans les mêmes conditions que celles précédemment citées. Dans la mesure du possible, afin de limiter l'impact sur les animaux, les procédures seront mutualisées (réimplantation et explantation lors de la même anesthésie). Une première chirurgie aura lieu: Sous cutanée (30 minutes chez le rat, 1h chez le lapin) ou intramusculaire (45 minutes chez le rat, 1h chez le lapin). Il est possible d'ajouter à cela des tatouages des sites pendant la procédure (sous anesthésie, 10 minutes additionnelles). Selon la durée de l'étude, une ou plusieurs autres interventions chirugicales pourront avoir lieu pour (1) Explantation (retirer les dispositifs précédemment implantés) et/ou (2) Réimplantation (implanter de nouveau des dispositifs). La durée de ces interventions est similaire aux durées précédemment mentionnées. Un nombre maximum d'interventions est établi pour chaque durée d'étude (durée d'étude défini dans les textes réglementaires), afin de garantir qu'aucune chirurgie ne soit menée à moins de 2 semaines de la précédente pour les implantations sous-cutanées. Pour les interventions intramusculaires chez le rat, un maximum d'une explantation et d'une réimplantation pourra être menée quelle que soit la durée d'étude (minimum 2 semaines entre deux interventions). Pendant l'étude, selon une fréquence et un volume n'affectant pas l'animal, des prélèvements sanguins (environ 5 minutes) pourront être réalisés. La durée des interventions en fin d'étude est d'environ 10 minutes chez le rat et d'environ 40 minutes chez le lapin.
Impact sur les animaux
Les nuisances attendues suivant nos procédures expérimentales sont les suivantes : Stress liés aux chirurgies, perte de poids, baisse d’activité, baisse d’appétit, comportements atypiques pour l’espèce, vocalises, hébergement individuel pour les espèces sociales si nécessaire pour les besoins de l’étude, complication cutanée au niveau des sites d’implantations.
Devenir
Pour les besoins de l'étude, une analyse des paramètres sanguins ainsi qu'une évaluation des tissus au microscope (analyse histopathologique) est nécessaire. Ceci permet d'évaluer les effets potentiels de toxicité systémique et/ou la tolérance locale au niveau de la zone d'implantation du produit de santé à tester. Ces analyses expliquent l'impossibilité en fin d'étude de maintenir en vie les animaux utilisés.
Remplacement
Les méthodes alternatives existantes ne permettent pas d’évaluer les effets toxiques à moyen ou long terme des produits de santé en raison de la complexité des mécanismes de régulation d’un organisme vivant. Il n'existe pas de test in vitro validé ni de modèle simulé par ordinateur capable de reproduire la complexité d'une réaction tissulaire post-chirurgicale et/ou des effets systémiques. L’utilisation d’animaux est alors obligatoire pour y parvenir. Des modèles animaux sont donc définis dans les règlementations et normes en vigueur. Ces modèles animaux sont largement utilisés, rendant disponibles de nombreuses données dans la littérature (données sur différents modèles - raffinement, données basales de pathologie…).
Réduction
Dans le cadre d'essai de toxicité systémique, le nombre d'animaux doit être suffisant pour permettre une analyse statistique pertinente et cela est défini dans la norme. A la constitution de l’étude, le nombre minimal d'animaux/sites requis par les textes de références est considéré. Dans la mesure du possible, les témoins sont mutualisés entre les différents essais et l’évaluation de la toxicité systémique est couplée à une évaluation de la tolérance locale. Pour chaque étude, le donneur d'ordre s’engage à ne pas dupliquer les essais via la signature du protocole d’essai.
Raffinement
La stratégie de raffinement est établie afin de limiter le stress et la douleur des animaux et repose sur la présence d’enrichissements du milieu en systématique ; l’utilisation d’antalgiques et d’anesthésiques; un suivi sanitaire et clinique renforcé en phase post-opératoire avec une visite vétérinaire en cas d’anomalie clinique, sanitaire ou comportementale, pour permettre une gestion adéquate de la douleur ou de l’anomalie constatée selon chaque cas. Un suivi des points limites spécifiques au projet sera mis en place.
Choix des espèces
L’espèce animale choisie est définie dans le(s) texte(s) de référence. Le modèle lapin peut être privilégié par rapport au modèle rat du fait de la taille du dispositif à implanter car l’espace sous-cutané est plus important. De plus, dans le cas d’une implantation intramusculaire, cette espèce permet d’implanter une quantité de produit plus importante en taille et en nombre. Le stade de développement est décrit dans le(s) texte(s) de référence qui recommande généralement l'utilisation d'animaux adultes. En l'absence d'exigence particulière, des animaux au stade jeune adulte sont utilisés (rats de 6 à 8 semaines, lapins de minimum 2,5 kg). Lorsque la procédure le nécessite ou dans le cas des propriétés intrinsèques du produit à tester (ex : quantité et/ou taille du matériel à tester importante), des animaux d’un poids plus important (donc plus « âgés ») peuvent être utilisés.
Evaluation de traitements contre les comorbidités associées au syndrome de Dravet dans un modèle murin EU 1/2
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
Les crises d'épilepsie spontanées tuent 40 à 50 % de ces souris avant l'âge de 60 jours. 275 souris porteuses d'une mutation du gène Scn1a vont être utilisées, dont 200 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, toutes tuées à l'issue pour prélèvement d'organes. Après une biopsie d'oreille, 150 d'entre elles sont transportées vers un second établissement pour cinq semaines de tests, et 120 reçoivent chaque jour une injection dans l'abdomen ou un gavage, jusqu'à 42 fois. Le projet vise les troubles associés au syndrome de Dravet, hyperactivité, sociabilité, mémoire, mais le porteur décrit ces tests par leur seule durée, de 8 à 30 minutes, sans dire lesquels.
Objectifs
Ce projet vise à évaluer l’impact de traitements (pharmacologiques et ou probiotiques) sur les comorbidités liées à l’épilepsie, telles qu’une hyperactivité, une altération de la sociabilité ou des déficits cognitifs. Le syndrome de Dravet est une épilepsie rare de l’enfant qui a pour cause (dans plus de 80% des cas) une mutation hétérozygote (ne touchant qu’un allèle sur les 2) du gène, codant pour un canal sodique. Ce syndrome épileptique est très bien caractérisé au niveau des crises épileptiques, mais l’est moins pour les comorbidités psychiatriques qui se développent à plus long terme. Des modèles murins du syndrome de Dravet ont été établis par transgène en délétant ou en mutant le gène, ce qui mène au développement de crises épileptiques, provoquant dans certains cas une mort prématurée (phénotype aussi présent chez l’homme), ainsi que certaines comorbidités. Nous proposons d’utiliser un des modèles murins, qui récapitule un grand nombre des caractéristiques du syndrome de Dravet : des crises précoces spontanées, une mort prématurée (nommée SUDEP = sudden unexpected death in epilepsy), et des altérations comportementales, comme une hyperactivité, une diminution de la sociabilité ou encore des déficits cognitifs. Ce modèle robuste est toujours utilisé pour le développement de traitements pharmacologiques. . Ce projet sera réalisé en collaboration avec deux établissement utilisateurs, un pour l’élevage et l’autre pour l’étude scientifique.
Bénéfices attendus
Le syndrome de Dravet est un syndrome épileptique de l’enfant dont les traitements actuels ne permettent pas de soigner tous les patients. De plus, même si certaines crises sont atténuées par les traitements actuels, les comorbidités psychiatriques associées à ce syndrome ne sont pas traitées et entrainent une diminution de la qualité de vie des patients. Ce projet vise à tester de nouveaux traitements chroniques pour atténuer les comorbidités psychiatriques, ce qui permettra de proposer de nouveaux traitements chez l’homme.
Procédures
Etabilssement 1 : Tous les nouveaux-nés de la lignée à phénotype (275) seront identifiés et génotypés à l’aide d’un prélèvement (biopsie) à l’oreille qui sera effectuée une seule fois (maximum 5 minutes/animal). Etablissement 2 : Pour l’évaluation du comportement, les animaux (150) seront testés au maximum 5 fois à l’aide de test allant de 8 min à 30 min/jour, le tout sur 5 semaines maximum. Pour les traitements, les animaux (120) seront administrés quotidiennement (une fois par jour, maximum 2 min/animal) par voie intrapéritonéale (injection) ou voie orale (gavage) pendant la durée des tests comportementaux soit au maximum : 42 fois au total.
Impact sur les animaux
Les nuisances attendues sont : 1-Une survenue de crises épileptiques spontanées, qui peuvent entrainer une mort prématurée (environ 40% à 50% des animaux au maximum n’atteignent pas l’âge de 60 jours). 2-Un stress et une douleur associée à la biopsie d’oreille pour l’identification et le génotypage simultané. 3-Un stress dû au transport entre le site de maintien de la lignée et le site de test. 4-Un stress dû aux tests comportementaux (isolement dans un environnement nouveau). 5-Un stress et une douleur dus à l’administration chronique des traitements (par gavage ou injection intrapéritonéale). Les traitements seront effectués par une personne expérimentée pour limiter le stress.
Devenir
Les animaux seront mis à mort à la fin des procédures afin d’effectuer des prélèvements d’organes, pour compléter cette étude.
Remplacement
L’utilisation d’animaux est justifiée car le comportement (locomoteur, social, cognitif) ne peut être étudié au niveau cellulaire (in vitro) ou par modélisation (in silico). De plus, afin de mimer un syndrome d’origine génétique, l’utilisation d’animaux transgéniques est indispensable.
Réduction
Afin de limiter l’utilisation d’animaux transgéniques à phénotype dommageable, les animaux hétérozygotes seront générés à partir de fécondation in vitro d'ovules de femelles controles à l’aide de sperme issus de male modèle de Dravet. Nous ferons aussi une planification rigoureuse des expériences, en testant d’abord le phénotype comportemental du modèle murin dans nos conditions expérimentales (environnement) avant de tester de possibles traitements. Le calcul du nombre des animaux est fait selon une approche statistique, il nous faut donc au minimum 12 animaux par groupe pour pouvoir évaluer le phénotype des animaux.
Raffinement
Pour la procédure d’élevage, les animaux sont hébergés en isolateur, enrichies avec des morceaux de coton et de la frisure de carton servant de matériel de nidification. Une manipulation réduisant le stress des animaux sera réalisée (manipulation dans le creux de la main) Pour les procédures comportementales, les animaux sont hébergés dans des cages ventilées, enrichies avec de la frisure de carton. Une surveillance attentive et quotidienne des animaux est réalisée. Les administrations (injection intrapéritonéale ou gavage oral à l’aide de sondes souples) seront effectuées sur des animaux vigiles par du personnel expérimenté.
Choix des espèces
Afin de modéliser au mieux le syndrome de Dravet, qui est à plus de 80% dû à une mutation génétique, l’espèce souris dont la modification génétique du gène Scn1a déjà publié est la plus pertinente. Ce modèle écapitule le phénotype Dravet : crises fébriles, crises spontanées, SUDEP et comorbidités psychiatriques. Pour la procédure 1, les animaux seront élevés de la naissance à leur expédition à partir de 8 semaines d’âge. Pour les autres procédures (2-3), des animaux adultes (à partir de 8 semaines d’âge) seront réceptionnées et utilisés. A cet âge, la survie n’est plus diminuée (stabilisation de la mortalité) et les comorbidités psychiatriques au syndrome de Dravet sont bien retrouvées chez l’adulte.
Production d’anticorps polyclonaux anti Dnak chez le lapin
- Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Oncologie
- Système immunitaire
Quatre à sept injections intradermiques avec un adjuvant qui provoque une forte inflammation aux points de piqûre et des douleurs articulaires, quatre à six prélèvements sanguins sur animal vigile, puis une anesthésie générale de quinze minutes suivie d'une exsanguination de deux minutes: 2 lapines vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Leur sang fournira des anticorps polyclonaux dirigés contre une protéine bactérienne, destinés à servir d'outil de laboratoire pour étudier la virulence de staphylocoques de la peau. La seconde lapine est immunisée quinze jours après la première, ce décalage permettant selon le porteur de renoncer à l'immuniser si la protéine était mal supportée. Le même document décrit deux plateformes, des blocs de luzerne, des friandises aromatisées deux fois par semaine et une heure quotidienne dans un parc intérieur.
Objectifs
Une neurohormone humaine sécrétée par les terminaisons nerveuses dans les parties superficielles de la peau, le CGRP (Calcitonin Gene Related Peptide), a été identifiée par le laboratoire comme facteur induisant une augmentation de la virulence de staphylocoques du microbiote cutané. Nous avons ainsi montré que le CGRP provoque une augmentation de la virulence de Staphylococcus epidermidis, par un mécanisme faisant intervenir la protéine chaperonne DnaK, alors retrouvée au niveau du sécrétome de la bactérie. Le gène dnaK de Staphylococcus epidermidis a été cloné et la protéine recombinante DnaK produite et purifiée à partir d’E. coli. Le projet vise à élucider ce nouveau mécanisme d’activation de la virulence par le CGRP. Pour ce faire, i) nous caractériserons l’interaction entre le CGRP et la protéine DnaK ; ii) nous étudierons le rôle de DnaK dans l’activation de la virulence, c'est-à-dire en tant que protéine effectrice et/ou en tant que protéine activatrice d’un messager secondaire : iii) DnaK étant capable de se lier à une multitude de ligands, en plus du CGRP, d’autres neurohormones de la peau seront testées pour leur capacité à activer la virulence en interagissant avec la protéine DnaK ; iv) enfin, la protéine DnaK étant l’une des protéines les plus conservées chez les procaryotes, nous testerons ce système de communication sur d’autres bactéries du microbiote cutané. L’intervention d’une protéine chaperonne procaryote dans la détection d’un signal eucaryote n’ayant jusqu’à présent jamais été mise en évidence, les résultats de ce projet pourraient ainsi mener à la découverte de nouvelles voies de signalisation hôte–bactéries. A long terme, la caractérisation des mécanismes moléculaires d’activation de la virulence des bactéries de la peau par le CGRP permettra par la suite de proposer de nouvelles molécules à visée thérapeutique pour le traitement de maladies inflammatoires de la peau telles que le psoriasis.
Bénéfices attendus
Les anticorps polyclonaux anti Dnak seront d’abord des outils de lignage et de diagnostic. Ils nous permettront d’étudier le rôle de DnaK dans l’augmentation de la virulence chez les procaryotes, la découverte de nouvelles voies de signalisation hôte–bactéries et la caractérisation des mécanismes moléculaires d’activation de la virulence des bactéries de la peau par le CGRP.
Procédures
Prélèvement sur animaux vigiles et injection transdermiques. Prélévement vigile maximum 6 minimum 4. Injections intradermiques maximum 7 minimum 4. Les temps de prélèvement et d'injection seront de 1 à 2 minutes chacun. En fin de procédure une anesthésie générale de 15 minutes suivie d'une exsanguination de 2 minutes.
Impact sur les animaux
L’utilisation de l’adjuvent de Freund peut induire des douleurs articulaires et provoque une forte inflammation au niveau des points d’injection. La réaction immunitaire peut aussi induire une hausse de la température.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort après l'immunisation afin de recueillir le maximum de sang et donc d'anticorps polyclonaux.
Remplacement
Des méthodes de production d'anticorps recombinant existent mais ils ne permettent en aucun cas d'obtenir une polyclonalité aussi élevé que chez l'animal. De plus la qualité des banques de phages est très variable et donc les résultats très aléatoires. La diversité des clones obtenus par sélection sur phage display est extrêmement faible et l’affinité des anticorps obtenus médiocre. Le lapin permet d’obtenir des anticorps de fortes affinités grâce à la longueur de leur partie variable. La finalité de notre projet est d’étudier les produits de dégradation de la protéine Dnak il est donc important de posséder des anticorps qui ciblent l’intégralité des épitopes immunodominants.
Réduction
Nous avons utilisé les données de la littérature pour calculer de façon théorique les capacités moyennes de production d'anticorps pour chaque lapin. Nous avons donc pu déterminer que 2 lapins seraient nécessaires pour obtenir la quantité d'anticorps indispensable à nos études. Les deux lapins seront immunisés avec 15 jours de décalage ceci permettra d’évaluer la toxicité intrinsèque de la protéine Dnak recombinante et de ne pas immuniser le second lapin si la protéine était mal supportée par le premier lapin.
Raffinement
Les injections intra-dermiques comme les ponctions sanguines seront réalisées sous anesthésie générale à l'isoflurane. Les règles d'asepsies seront respectées afin d'éviter tout risque d'infection aux sites d'injection et de ponction. Afin de diminuer au maximum toute douleur articulaire et toute douleur due à l’inflammation des sites d’injection, les animaux recevront un patch transcutané d'antalgique morphinique adapté à leur poids. Ce patch sera changé toutes les 72 heures. Le suivi sérologique de l’immunisation nous permettra de limiter au strict minimum les rappels d’immunisation et de mettre fin à la procédure au plus vite. L’observation des animaux au quotidien basée sur le score grimace scale permet d’établir un point limite précoce qui mettrait fin immédiatement à la procédure par la mise a mort. Les deux lapines seront hébergées ensemble dans des gages aux normes européennes elles disposeront de nourriture et d’eau ad libitum. Leur cage est équipée de deux plateformes et deux abris fixes. Le milieu est enrichi de briquettes de bois et de bloc de luzerne. 2 fois par semaine elles reçoivent des friandises sous forme de bonbons aromatisés spécialement développé pour les lapins. Elles seront sortie 1h par jour dans un « parc » intérieur agrémenté de jouets.
Choix des espèces
Le lapin est l’espèce de choix pour la production d’anticorps polyclonaux. Sa taille moyenne permet d’obtenir une bonne quantité de sérum riche en anticorps tout en utilisant peu de protéine pour l’immunisation. La longueur des parties variables des IgG de lapin leur confère une excellente affinité, de plus ces IgG sont facilement purifiable. Les animaux seront des jeunes adultes de 1,5 à 2 kg (30 à 45 jours) car ils possèdent un taux maximum d’anticorps circulant et un système immunitaire mature.
Evaluation de l’efficacité et du mode d’action d’un composé d’intérêt thérapeutique chez un modèle souris d’inflammation colique
- Recherche appliquée
- Troubles gastrointestinaux
Un score de souffrance est relevé chaque jour pour chaque souris, et un traitement contre la douleur n'est administré qu'"en cas de besoin". 53 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, 45 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère et 8 un niveau modéré. Les 45 souris du modèle absorbent pendant sept jours, dans leur eau de boisson, un composé chimique qui déclenche une inflammation du colon, avec des épisodes de diarrhée et du sang possible dans les selles, et reçoivent onze injections dans le péritoine ainsi qu'une pesée quotidienne. L'étude est menée pour une "société cliente" dont le composé est en développement préclinique, et les colons sont prélevés à l'issue pour les analyses biochimiques et histologiques.
Objectifs
Le présent projet vise à tester l'efficacité d'un composé d'intérêt thérapeutique en développement préclinique et visant à traiter les inflammations chroniques de l'intestin (maladie de Crohn ou colite ulcérative). Les données obtenues devraient permettre à la société cliente de détailler l’efficacité et les mécanismes d’action de leur composé et de permettre, dans l'hypothèse d'effets bénéfiques, de poursuivre le développement de ces composés en clinique humaine.
Bénéfices attendus
La présente étude devrait permettre de mettre en évidence une efficacité du composé X en développement à diminuer la colite, et apporter une confirmation de son mode d'action. Dans ce ca, le composé X sera testé ultérieurement dans le cadre d'études cliniques et pourrai, à terme, obtenir une autorisation de mise sur le marché.
Procédures
Les souris recevront 11 administrations dans le péritoine (7 administrations de véhicule pendant la phase d'habituation au traitement puis 4 administrations dans la phase de traitement elle-même; Durée < 1 minute). Hormis pour les 8 souris du groupe expérimental contrôle du modèle de colite, les animaux seront exposés à un composé chimique induisant une inflammation colique via leur eau de boisson pendant 7 jours. Les souris seront pesées deux fois par semaine avant traitement et quotidiennement pendant les 9 jours de traitement (durée des pesées < 1 minute). Enfin, à l'issue de l'étude, les souris recevront une administration orale d'un marqueurs fluorescent (durée de l'administration < 1 minute) puis seront anesthésiées et mises à mort après anesthésie.
Impact sur les animaux
Le modèle employé est un modèle de colite modérée chez la souris. Dans ce cadre, les souris présentent des épisodes de diarrhée modérés, avec une possible présence de sang dans les selles. Un score de souffrance sera établi quotidiennement pour chaque animal afin d'être en mesure d'utiliser une couverture antalgique en cas de besoin. L'ensemble des administrations par voie intrapéritonéales (4 administrations de véhicule, composé de référence ou composé X) ou orales et les pesées quotidiennes à l'état vigile peuvent être source de stress ou de nuisances.
Devenir
Tous les animaux seront euthanasiés à l'issue de la procédure. En effet, l'étude implique des analyses biochimiques et histologiques sur les colons qui doivent ainsi être collectés à l'issue de la procédure.
Remplacement
Les inflammations chroniques de l'intestin possèdent une étiologie complexe, impliquant des mécanismes inflammatoires et immunologiques. Bien que des modèles in vitro aient été utilisés par le client afin de réaliser les premières preuves de concept de l’efficacité du composé X, le recours à l’animal entier reste une étape nécessaire à la constitution d'une demande d'autorisation afin de réaliser les études cliniques.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisés a été rationalisé à partir de résultats obtenus lors de nombreuses études antérieures menées par le laboratoire. Le nombre de 15 animaux par groupe a été défini comme le nombre minimum d’animaux à utiliser pour pouvoir mettre en évidence une différence statistiquement significative sur les paramètres étudiés et compte tenu de l'hétérogénéité du modèle employé. Un total de 53 souris sera utilisé, divisé en 1 groupe de 8 souris (groupe contrôle du modèle) et 3 autres groupes de 15 animaux chacun. Le groupe contrôle du modèle a été réduit à 8 animaux puisqu'il ne présente pas de colite, réduisant la variabilité des mesures réalisées. Une analyse statistique sera réalisée.
Raffinement
Le modèle animal utilisé est un modèle d’inflammation colique chez la souris qui est particulièrement bien caractérisé dans la littérature. Le protocole a été planifié de façon à limiter au maximum tout stress induit aux animaux (périodes d’acclimatation et d’habituation des animaux aux procédures d’administration) et à établir des points limites appropriés. En cas d'atteinte de scores spécifiques, une administration d'analgésique sera employée pour s'affranchir de toute douleur induite aux animaux du fait de l'inflammation colique. Les animaux seront hébergés par groupes de 2-3 animaux par cage et une enrichissement de leur environnement sera mis en place sous forme de briquette de bois spéciales pour rongeurs et de dômes en cartons.
Choix des espèces
Le modèle animal utilisé est un modèle d’inflammation colique chez la souris qui est très bien caractérisé dans la littérature et couramment utilisé dans le cadre d'études précliniques. Les animaux seront réceptionnés à 6 semaines d'âge et les traitements débuterons à 8 semaine d'âge. Cela correspond à un stade de jeune adulte mimant la population cible majoritaire des inflammations chroniques de l'intestin chez l'humain.