Procédures sévères
Enregistrement de neurones nociceptifs périphériques pour le criblage de candidats médicaments antalgiques chez la souris et le rat
- Recherche appliquée
- Troubles sensoriels
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Rats : 420
Opérés ou injectés d'une substance inflammatoire sous anesthésie pour provoquer une douleur chronique, ou rendus diabétiques, 840 rongeurs, 420 souris et 420 rats, vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, tous tués à l'issue. Tous passent au moins deux tests comportementaux d'allodynie mécanique et thermique, sans que ces tests soient nommés, avant l'enregistrement de leurs neurones de la douleur sous anesthésie, sans réveil. Le porteur décrit cette douleur chronique comme "modérée à sévère", précise que "c'est leur but", et teste sur ces neurones des candidats antalgiques venus de l'industrie pharmaceutique. Il justifie l'emploi du rat par des "raisons historiques".
Objectifs
Le projet consiste à tester des candidats médicaments de l'industrie pharmaceutique sur l'activité des nocicepteurs chez le rat ou la souris anesthésié. Ces mesures se font chez l'animal sain, ou chez l'animal présentant un état douloureux de type inflammatoire ou neuropathique, induit expérimentalement. Il y a 2 aspects distincts dans ce projet : la procédure de mesure d'activité des nocicepteurs (réalisée chez l'animal anesthésié, dite terminale ou sans réveil) et la génération des modèles physiopathologiques qui seront utilisés dans cette procdure (modèles physiopathologiques réalisés chez l'animal anesthésié avec réveil). Ce projet implique un travail de recherche fondamental car il n'y a pas ou peu de données publiées sur l’activité des nocicepteurs chez la souris, espèces qui forment pourtant via l'utilisation des souris génétiquement modifiés le coeur des avancés dans le domaine de la recherche sur la douleur.
Bénéfices attendus
D’un point de vue fondamental, ce projet améliorera ou apportera une connaissance nouvelle sur l’effet de conditions physiopathologiques connus pour sensibiliser l’activité des nocicepteurs périphériques et supposé comme sous tendant un état de douleur chronique. Il permettra ensuite de déterminer l’efficacité analgésiques de candidats médicaments sur ces nocicepteurs de manière spécifique (par opposition à la mesure globale réalisée en comportement).
Procédures
630 animaux seront soumis à une intervention chirurgicale ou à une injection de substance inflammatoire sous anesthésie (durée inférieure à 15 min). 210 animaux seront rendus diabétiques et subiront 3 prélèvement sanguins vigiles (durée de 20 s). Tous les animaux seront soumis à au moins 2 tests comportementaux permettant de mesurer l’allodynie mécanique et thermique (durée de 30 min).
Impact sur les animaux
Les modèles physiopathologiques mis en œuvre induisent un état de douleur chronique, modérée à sévère (c’est leur but, ce projet s’inscrit dans le développement de nouveaux traitements antalgiques). La mise au point de traitements analgésiques efficaces et dénués d’effet secondaire contre les douleurs neuropathiques nécessite l’utilisation de modèles de douleur neuropathique préclinique.
Devenir
Tous les animaux sont mis à mort à la fin de chaque procédure car les mesures électrophysiologiques sont invasives et n'autorisent pas la survie des animaux.
Remplacement
L’utilisation d’animaux pour les tests d'efficacité d’analgésiques/antalgiques est rendue nécessaire par le fait que les mécanismes physiopathologiques comme les mécanismes d'action des candidats-médicaments sont des processus complexe impliquant la totalité du système nerveux (de manière imagée, des communications réciproques entre le cerveau, la moelle épinière, et les tissus périphériques). C’est seulement chez l’animal entier (et non in vitro) que l’impact des caractéristiques physico-chimiques des candidats médicaments peut être évalué. D’autre part, l’électrophysiologie in vivo (et non in vitro) permet d’aboutir à une compréhension mécanistique du mode d’action des candidats médicaments analgésiques/antalgiques.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisé est réduit par 3 actions conjointes : 1) le soin apporté à chaque expérience, conjugué à plus de 10 ans de pratique dans le domaine (une spécialisation extrême est indispensable pour obtenir un taux de succès élevé dans ces expériences délicates); 2) le ciblage d’une population de neurone bien définie, les nocicepteurs non-myélinisés, qui permet de réduire les variations expérimentales liées aux caractéristiques individuelles des neurones enregistrés; 3) une approche par étape, avec des lectures intermédiaires des résultats, afin d’arrêter rapidement les plans d’expériences improductifs.
Raffinement
Les approches physiologiques chez l’animal anesthésié permettent un certain nombre de raffinements. Premièrement, la mesure de l'activité des neurones spinaux se fait chez l'animal anesthésié et permet de pouvoir tester l’efficacité de candidats médicaments sur la réponse à des stimuli très nociceptifs sans aucune souffrance pour l'animal (impossible chez un animal vigile). Deuxièmement, plusieurs doses de candidat médicaments peuvent être testées chez un même animal dans la même expérience, et il est possible de faire des prélèvements sanguins au cours de l’expérience pour corréler l’exposition plasmatique aux effets observés. Troisièmement, le nombre d'animaux utilisés est réduit par le fait que chaque animal est son propre contrôle lors du test de candidats médicaments (principe des mesures répétées avant/après). Enfin, la mesure concomitante des paramètres cardiovasculaires apporte des renseignements connexes essentiels sur les caractéristiques du candidats médicaments. Pour assurer leur bien-être, les animaux disposent dans leur cage de bois à macher, de petits abris et de matière pour faire des nids. Les animaux sont contrôlés quotidiennement et des points limites sont mise en place pour éviter toutes souffrance excessive que les animaux pourraient subir.
Choix des espèces
L’utilisation du rat est due à des raisons historiques. C’est l’espèce sur laquelle le plus grand nombre de données a été obtenus dans le domaine de l’algologie. L'utilisation de la souris permet de tirer parti d’animaux transgéniques, et certains aspects physiologiques font de la souris une espèce plus appropriée que le rat pour obtenir des prédictions d’efficacité clinique. Par exemple, il a été montré que chez la souris, seules les fibres exprimant le récepteur TRPV1 étaient insensibles aux stimuli mécaniques. Cette situation est similaire chez l’homme, mais différente chez le rat. Il existe aussi parfois une plus grande homologie dans la structure de certaines cibles thérapeutiques entre la souris et l’homme que l’homme et le rat, comme c’est le cas pour le canal au sodium voltage dépendant 1.7. Les animaux sont utilisés au stade adulte, 8-12 semaines pour les souris, 6-8 semaines pour les rats. On utilise des animaux au stade jeune adulte, car ils présentent un système neurophysiologique mature et sont en forme (ce projet ne s'intéresse ni au développement, ni à l'animal âgé).
Evaluation du caractère perturbateur endocrinien de substances sur les amphibiens
- Protection de l’environnement
Pour tester le caractère perturbateur endocrinien de substances soumises par des industriels, 7050 xénopes sont exploités dans des procédures impliquant un niveau de souffrance allant jusqu'à sévère pour 1950 d'entre eux, tous tués à la fin de l'essai. Le RNT indique que l'essai de toxicité aiguë peut aller jusqu'à la mort et que l'exposition aux substances peut provoquer malformations, difformités des membres, lésions hémorragiques et infections. La description des procédures se limite à une exposition de 96 heures à 21 jours, sans autre détail sur le suivi des animaux. Cette prestation de service commerciale répond aux exigences de l'essai réglementaire OCDE 231.
Objectifs
Dans le cadre de prestation de service pour des industriels, des institutionnels ou des bureaux d’étude, des essais sont menés sur les amphibiens afin de déterminer le caractère perturbateur endocrinien en adéquation avec les règlementations des différents pays.
Bénéfices attendus
Ce projet permet de déceler les substances susceptibles de présenter un caractère perurbateur endocrinien dans un but de protection de l'homme et de l'environnement.
Procédures
Exposition aux substance de 96h à 21j.
Impact sur les animaux
L'essai préliminaire étant un essai de toxicité aiguë, les nuisances attendues peuvent aller jusqu'à la mort. L'essai définitif visant à déceler des perturbations sur le développement des amphibiens, les nuisances attendues peuvent être l'apparition de malformations ou des retards de développement. L'exposition à des substances chimiques peut également entrainer des signes de toxicité tel que des malformations apparentes et les lésions se manifestant éventuellement par des anomalies morphologiques (par exemple difformité des membres), des lésions hémorragiques et des infections bactériennes ou fongiques pouvant aller jusqu'à la mort.
Devenir
Tous les animaux de la procédure sont mis à mort à la fin de l'essai, des mesures post-mortem et de l'histopathologie devant être réalisées.
Remplacement
Le guide définit une approche par niveau des tests à réaliser. Ainsi, dans un premier temps, la substance ou le mélange est évalué(e) à l’aide de méthode in vitro. L’essai OCDE 231 est réalisé dans le cadre de demande des autorités pour la confirmation ou non du caractère perturbateur endocrinien.
Réduction
Le nombre minimum requis comprend trois concentrations d'essai et 2 témoins. La Concentration Maximale à Tester est définie comme la concentration de la substance d'essai la plus élevée entraînant moins de 10 % de mortalité aiguë. Pour recourir à cette approche, des données empiriques relatives à la mortalité aiguë permettant d'estimer la valeur de la CMT sont nécessaires. La détermination de la CMT peut s'avérer inexacte, et requiert donc généralement un avis professionnel. Si les modèles de régression constituent les outils les plus solides techniquement pour estimer la CMT, il est néanmoins possible d'en obtenir une approximation utile en divisant par trois les données existantes de toxicité aiguë exprimée par la CL50. Les données de toxicité aiguë peuvent cependant manquer pour les espèces employées dans l'essai. Si ces valeurs ne sont pas disponibles pour ces espèces, un essai de CL50 peut être effectué sur 96 h avec des têtards représentatifs (c'est-à-dire au même stade de développement) de la population soumise à l'EMA. Il est également possible, lorsque des données sur d'autres espèces aquatiques sont disponibles (par exemple des études de CL50 chez les poissons ou chez d'autres amphibiens), de faire appel à l'avis d'un professionnel qui fournira une estimation de la CMT probable, au moyen d'une extrapolation interespèces.
Raffinement
Les amphibiens seront maintenus dans un environnement permettant une croissance optimale en termes de qualité d’eau et d’alimentation. Les animaux seront surveillés quotidiennement. Une grille de points limites prenant en compte des critères comportementaux et morphologiques permettant de scorer les individus sera utilisée. Un score intermédiaire déclenchera un suivi plus rapproché (2 fois par jours week-end compris). L'atteinte d'un point limite entrainera le retrait de l'organisme et sa mise à mort.
Choix des espèces
L’espèce utilisée est celle préconisée dans les normes imposées par les règlementations Xenopus laevis est une espèce élevée couramment dans les laboratoires du monde entier, et aisément accessible auprès de fournisseurs commerciaux. Sa reproduction peut être induite facilement tout au long de l'année au moyen d'injections de gonadotropine chorionique humaine (hCG), les larves ainsi obtenues peuvent être élevées en grand nombre de manière systématique jusqu'aux stades de développement voulus, afin d'appliquer des protocoles d'essai spécifiques au stade de développement. Dans le cadre du présent essai, il est préférable d'utiliser des larves issues d'adultes élevés in situ. Bien qu'il ne s'agisse pas de la procédure privilégiée, il est également possible de transférer les œufs et les embryons à partir d'un autre laboratoire menant cet essai, et de leur permettre de s'acclimater. En revanche, l'expédition d'animaux au stade larvaire destinés à l'essai n'est pas acceptable L’exposition commence avec des embryons au stade de développement 51 de la table de Niewkoop et Faber et durera 21 jours.
Etablissement de modèles murins et thérapies ciblées dans les tumeurs rhabdoides
- Recherche appliquée
- Cancers
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système immunitaire
Toutes tuées pour analyses post-mortem, 2039 souris, dont 1845 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, sont utilisées pour reproduire des tumeurs rhabdoïdes, des cancers pédiatriques. Elles subissent des greffes de fragments tumoraux sous la peau ou des injections de cellules dans le cerveau, y compris chez des souriceaux de sept jours, suivies de traitements par gavage et de séances d'imagerie sous anesthésie. Selon le porteur, la localisation cérébrale des tumeurs peut provoquer des troubles moteurs, des difficultés à s'alimenter et une perte de poids. Il annonce des traitements pour les enfants "à relativement court terme", tout en développant en parallèle des organoïdes humains censés réduire le recours aux souris.
Objectifs
Les tumeurs rhabdoïdes sont des cancers très agressifs touchant des jeunes enfants et dont l’origine cellulaire est mal connue. Leur localisation est variée (système nerveux central, tissus mous, reins…) mais elles présentent des caractéristiques cliniques et histologiques communes. A ce jour, trois sous-types de tumeurs rhabdoïdes cérébrales ont été décrits (« MYC », « SHH », « TYR »), probablement en lien avec leurs diverses cellules d’origine. Aucune thérapie standard n’est établie à ce jour, les chimiothérapies fortes et l’irradiation étant peu efficaces et lourdes pour de très jeunes enfants. Il est donc nécessaire de trouver des traitements nouveaux, testés au laboratoire avant d’être donnés aux enfants. Les tests de médicaments sur des lignées cellulaires in vitro sont la première approche du projet. Ensuite, il est nécessaire de vérifier que les molécules candidates ont une efficacité sur des organismes vivants. Pour cela, nous avons développé des modèles dans lesquels des tumeurs murines issues de modèles transgéniques (mis au point il y a plusieurs années) ou issues de patients ont été greffées sur des souris et nous souhaitons traiter les souris greffées avec les molécules candidates afin de retenir celles qui méritent un développement clinique. En parallèle de ces travaux, nous développons des modèles de souris génétiquement modifiées, permettant d’obtenir de façon très sélective des tumeurs précoces, en particulier cérébrales, très similaires aux tumeurs observées chez les enfants. Nous projetons d’isoler des cellules du cerveau des souris à un stade précédant la transformation cancéreuse en les isolant de cerveaux prélevés chez les embryons de souris génétiquement modifiées afin de tenter de les maintenir en culture in vitro, et ex vivo, dans des organoïdes de cerveaux. Par la suite afin de démontrer leur pouvoir oncogénique in vivo, nous injecterons ces cellules dans le cerveau de souris d’âges divers, tenant compte du fait que la maturation du cerveau environnant peut jouer un rôle pour ces cancers cérébraux très précoces : à 7 jours de vie, à la fin du premier mois, à l’âge adulte. Nous savons donc dorénavant cibler avec plus de précision les cellules dans lesquelles les tumeurs prennent naissance et souhaitons approfondir notre compréhension moléculaire des différents sous-types de tumeurs rhabdoïdes obtenues.
Bénéfices attendus
Gains attendus des modèles de greffes de cellules et tumeurs, et des tests réalisés sur ces greffes Le projet permettra d’une part une meilleure compréhension théorique des tumeurs rhabdoides en particulier les étapes de transformation de la cellule d’origine vers la cellule tumorale et d’autre part, de développer des modèles précliniques afin d’évaluer des thérapies. Le développement de modèles de tumeurs orthotopique chez la souris (injection intra-cerebrale comme chez les patients) permettra d’évaluer des traitements expérimentaux en tenant compte de la localisation dans le cerveau comme les 2/3 des tumeurs rhabdoides chez les patients. Ces modèles d’étude ont pour objectif d’aboutir à des traitements contre certaines tumeurs pédiatriques pour les enfants avec la meilleure chance possible d’efficacité, à relativement court terme.
Procédures
Dans une première et deuxième procédure, visant à établir les modèles précliniques pour évaluer les thérapies, les animaux sont greffés soit avec des fragments de tumeurs par voie sous cutanée soit avec des cellules tumorales par voie intracérébrale, sous anesthésie (1x par expérience sur une durée d’environ 30 min). Les animaux vigiles sont ensuite traités avec diffèrents médicaments par injection intrapéritonéale ou gavage (3 fois par semaine, pendant 4 semaines – durée du geste inf à 20sec), Dans une troisième procédure permettant de générer des tumeurs intracérébrales à suivre par imagerie, les souris (de 3 âges différents) seront injectées avec des cellules tumorales en intracérébral. Cette chirurgie s’effectue en 30 min sous anesthésie générale. Puis la croissance tumorale sera suivie par imagerie sous anesthésie générale 1 à 2 fois par semaine au long de l’expérience (durée de l’imagerie : 10min). Dans une quatrième procédure visant à générer des tumeurs murines spontanées au niveau cérébral, . Les croisements entres souches appropriées sont réalisés et les souris ne subissent aucun geste technique de leur vivant. Dans une 5ème procédure utilisant des modèles de tumeurs spontanées, certains animaux vigiles recevront un produit par gavage, 1 seule fois au cours de la procédure. Les autres ne subissent aucun geste technique de leur vivant.
Impact sur les animaux
Les greffes en sous-cutané peuvent induire des douleurs après incision cutanée et suture par agrafes pendant maximum 48h.Le développement des tumeurs en sous-cutané peut occasionnellement gêner la mobilité des animaux. Les greffes intra-cérébrales peuvent induire des douleurs dans les 48h suivant la procédure de chirurgie invasive et la possibilité de complication (infectieuse) de la plaie (évènement rare). Selon la localisation de la tumeur au niveau cérébral,des troubles de la motricité avec des difficultés à s’alimenter et donc une perte de poids peuvent apparaitre. Les nuisances attendues lors de l'administration des traitements (produits non douloureux) seront celles liées à l’injection intrapéritonéale ou au gavage (gène de courte durée).
Devenir
Les animaux sont mis à mort pour des analyses post-mortem
Remplacement
Au préalable à chaque étude préclinique chez la souris testant l’efficacité d’un traitement, nous réalisons des tests in vitro sur des lignées cellulaires issues des tumeurs rhabdoides nous permettant de sélectionner les molecules avec les effets les plus prometteurs pour passer ensuite chez l’animal. Il est nécessaire d’utiliser le modèle animal afin de reconstituer toutes les interactions entre tous les types cellulaires.Néanmoins, pour limiter l’utilisation des souris, nous développons également en parallèle des tumoroïdes ainsi que des organoïdes humains à partir de cellules souches. Ce qui permettrait de sélectionner les meilleurs candidats prometteurs pour une efficacité contre les cellules tumorales pour ensuite les évaluer sur les souris. Les modèles murins restent les modèles les plus performants pour identifier les cellules d’origine des tumeurs et permettre une description des étapes précoces de la transformation cancéreuse. A ces égards, ils ne restent qu’imparfaitement remplaçables par des modèles ex vivo.
Réduction
1.Greffes et tests sur ces greffes Avant chaque étude thérapeutique préclinique, des tests in vitro nous permettent de sélectionner les molécules à tester sur des lignées cellulaires de tumeurs rhabdoïdes. Nous limitons les expériences in vivo à celles pour lesquelles un rationnel in vitro est établi. - Le nombre de souris par groupe est ajusté au minimum pour des expériences de test d'efficacité de traitements afin que les résultats obtenus puissent présenter une puissance statistique suffisante. Nous limiterons le nombre de souris greffées pour chaque modèle tumoral, mais en maximisant le nombre de modèles greffés afin de reproduire la diversité observée en essais cliniques chez l’homme. Chaque tumeur sera coupée en plusieurs échantillons afin de réaliser plusieurs analyses post-mortem sur la même tumeur pour permettre de réduire le nombre d’animaux utilisés. Cela permet également un suivi transversal des tumeurs et améliore la significativité des expériences. 2. Etudes de cellules neuronales génétiquement modifiées -Nous limiterons à 3 le nombre maximal de tumeurs obtenues après greffes de cellules issues de cerveaux de nos souris génétiquement modifiées. La procédure d’établissement des tumeurs ne sera pas poursuivie au-delà. - les cellules tumorales exprimeront des marqueurs bioluminescents pour être suivies au cours du temps par une caméra externe à la souris, permettant un suivi de la croissance tumorale en temps réel chez l’animal vivant, afin de limiter le nombre de mises à mort « à l’aveugle ». 3.Modèles transgéniques Pour les nouveaux modèles, le phénotype d’au moins 10 souris ayant le génotype d’intérêt devra être décrit. Si les premiers phénotypes sont très identiques, le nombre de souris étudiées ne dépassera pas 10. La caractérisation des tumeurs attendues dans ces génotypes nécessitera des analyses en histologie et biologie moléculaire ; chaque tumeur sera répartie en plusieurs morceaux pour permettre le plus grand nombre possible d’analyses par échantillon. Après description du phénotype, les lignées seront maintenues avec un génotype n’exposant pas à un phénotype dommageable
Raffinement
1.Greffes Dès que cela n’implique pas de stress ou de l’angoisse supplémentaire, une méthode d’anesthésie par voie gazeuse sera utilisée pour réaliser les gestes techniques nécessaires à l’expérimentation. De plus, des méthodes analgésiques seront appliquées avec l’utilisation d’analgésiants locaux ou généraux pendant l’opération et si besoin post-opératoire. Un gel oculaire serait utilisé pour prévenir le dessèchement de la cornée si l’anesthésie devait durer plus de 5 min. Le réveil de l’animal se fera sur tapis chauffant et sera surveillé par l’expérimentateur. Les animaux seront observés tous les jours jusqu’à ce qu’ils récupèrent de l’intervention, et leur état sera évalué selon la grille de score du SBEA. Pour les greffes sous-cutanées, la croissance tumorale sera mesurée à l’aide d’un pied à coulisse Les souris seront euthanasiées dès que des signes de dégradation clinique seront observés, tels que décrits dans la grille de score Pour les greffes intra-cérébrales : l’injection de cellules dans le cerveau exprimant une fluorescence que l’on peut quantifier par caméra externe à l’animal (marqueur bioluminescent) permettra de suivre la croissance tumorale par une méthode non invasive. Cette quantification par imagerie sera réalisée de 1 à 3 fois par semaine et sous anesthésie gazeuse. 2. Modèles transgéniques Afin d’aider les souris qui souffriraient de troubles de la mobilité empêchant d’accéder à la nourriture, nous veillerons à disposer dans les cages de l’aliment gélifié. L’animal peut être isolé si nécessaire afin d’éviter de mauvaises interactions avec d’autres animaux. Les animaux seront suivis grâce à la grille des scores définissant les points limites et donc la fin de l’expérience.
Choix des espèces
La souris est le modèle de prédilection pour les expériences menées en recherche en thérapeutique du cancer, en particulier pour sa parenté physiologique avec l’Homme. Ce modèle est utilisé dans de nombreuses études en cancérologie, notamment pour des expériences de greffes en sous-cutanée et orthotopiques afin de mettre au point des traitements dans les conditions d’un organisme vivant. Par ailleurs, les modèles murins génétiquement modifiés que nous prévoyons d’étudier sont pour certains déjà développés et bien caractérisés : nous savons qu’ils sont très adaptés mais qu’ils ne recouvrent pas toute la diversité moléculaire de la maladie humaine. Les modèles génétiquement modifiés à développer devraient offrir, selon nos hypothèses, un niveau de pertinence plus complet pour l’étude des divers sous-types de la maladie humaine, en ciblant des progéniteurs plus restreints. Les souris immunodéficientes et normales arriveront à l'animalerie âgées de 5 semaines. Après une période d'adaptation d’une semaine minimum à l'animalerie, les animaux seront alors utilisés à l'âge de 7 semaines de manière à favoriser la reproductibilité des résultats. Les animaux issus des lignées génétiquement modifiées seront observés de leur naissance jusqu’à l’âge adulte. Afin d’étudier à quels stades du développement embryonnaire les cellules commencent le processus de transformation cancéreuse, nous sacrifierons des femelles gestantes (pas de phénotype dommageable) et prélèverons les embryons à divers moments de la gestation (entre le 10eme et le 18eme jour post-fécondation) .
Production d’antigenes spécifiques à but de diagnostic medical de la toxoplasmose.
- Recherche appliquée
- Diagnostic des maladies
9750 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dont 9000 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Chacune reçoit une injection de Toxoplasma dans l'abdomen, développe en trois jours une ascite riche en parasites, puis est mise à mort pour prélever cet antigène destiné à des tests diagnostiques commerciaux de la toxoplasmose. Le porteur décrit cette ascite comme "particulièrement bien supportée par les animaux", alors que la quasi-totalité des souris est classée en souffrance sévère, la complication infectieuse étant la source de cette gravité. Il justifie le recours à la souris par "l'absence d'alternative de bonne qualité" et l'échec des essais in vitro à atteindre les volumes et la sensibilité requis.
Objectifs
Le diagnostic de maladies infectieuses repose sur différents critères : signes cliniques, radiologiques, facteurs de risque associés… et sur les résultats de tests biologiques. L’utilité des tests biologiques est d’autant plus grande que certaines infections présentent peu ou pas de signes cliniques caractéristiques. Un large panel de tests biologiques existe de la culture de prélèvements à la recherche d’anticorps spécifiques dans le sang des patients. Cette recherche d’anticorps spécifiques est dans de nombreuses maladies infectieuses le seul moyen de diagnostiquer et secondairement de traiter certaines maladies. C’est dans ce but qu’une collaboration entre un laboratoire Hospitalo-Universitaire et une entreprise française a été mise en place avec l’objectif de développer des tests diagnostiques de maladies pour l’homme et/ou les animaux. Nous avons mis au point des tests fiables, spécifiques et sensibles de recherche d’anticorps de pathogènes parasitaires comme Toxoplasma gondii responsables de maladies graves et parfois mortelles chez l’Homme, et particulièrement chez les femmes enceintes et les patients immunodéprimés. L’utilisation d’antigènes de ces parasites est la clé de voute de la mise au point de tests sérologiques. En l’absence d’alternative de bonne qualité, l’obtention de tels antigènes passe par l’expérimentation animale. Suite à l’injection d’agents infectieux, l’animal va développer et produire une ascite de volume modéré (< 1 ml) riche en parasites en 3 jours. A noter que cette quantité d’ascite est très inférieure à celle obtenue pour la production d’Ac monoclonaux et est particulièrement bien supportée par les animaux. Ces ascites permettront de produire des antigènes de grande qualité pour développer des tests sérologiques permettant de faire le diagnostic de patients infectés. L’objectif de ce projet est donc de permettre la production de cet antigène spécifique pour pouvoir continuer de rendre accessible aux professionnels de santé les tests de diagnostic correspondants et ainsi améliorer la prise en charge et le bien-être des patients.
Bénéfices attendus
La production d’antigènes de toxoplasmose est un élément essentiel à la fabrication de nos tests de diagnostic médicaux. Ces tests, parce qu’ils sont reconnus comme des réactifs de référence, sensibles et spécifiques, sont utilisés par les laboratoires des CHU et des plateformes d’analyses médicales de France et du monde entier. Ils sont destinés aux professionnels de santé dans le cadre de diagnostic de dépistage et de confirmation de la sérologie parasitaire. Les bénéfices attendus du projet sont donc directs et immédiats : permettre de maintenir la production de tests de diagnostic de la toxoplasmose et ainsi améliorer la prise en charge et le bien-être des patients.
Procédures
Un seul geste technique sera réalisé sur animal vivant : il s’agit de l’inoculation inaugurale par voie intrapéritonéale. Cela nécessite la contention de l’animal de quelques secondes par un personnel qualifié afin d’éviter au maximum le stress et la douleur des animaux.
Impact sur les animaux
Dans le cadre de ce projet, les nuisances possibles sur les animaux sont les suivantes : Peur et détresse engendré par le changement d’hébergement (arrivée à l’animalerie) (légère). - Peur, détresse, stress physique et/ou thermique engendrés par les conditions d’hébergement (légère). - Peur, détresse, stress physique, douleur causés par leur manipulation (légère). - Stress physique, douleur dus à une complication infectieuse (sévère). Le projet a été conçu de manière à minimiser les dommages causés aux animaux.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de l’unique procédure expérimentale afin de réaliser des prélèvements post-mortem.
Remplacement
Pour pouvoir ainsi répondre à l’exigence qualitative et quantitative de la demande, l’utilisation d’animaux est essentielle pour la réalisation du présent projet et la souris reste le modèle le plus adapté. Les essais de production d’antigènes en modèles in vitro précédemment engagés au sein de nos laboratoires n’ont pas permis de retrouver les hautes performances en sensibilité et en spécificité caractérisant nos tests ni même de pouvoir assurer une production dans les volumes requis. Ainsi, pour ces raisons majeures de volume de production, de défaut de reproductibilité et de qualité médiocre de l’antigène obtenu, la culture in vitro ne permet pas une production d’antigène compatible avec le développement et la production d’un test de diagnostic présentant des performances au niveau des tests actuellement commercialisés, soumis au marquage CE, à la conformité avec la norme ISO 13485 et à l’attestation CE de conformité délivrée par un organisme notifié et devant répondre aux exigences du règlement européen. Certains fabricants se sont tournés vers l’utilisation d’antigènes recombinants. Malheureusement, ici aussi les performances des tests en sont fortement impactées tout comme leur spécificité. En conséquence, au regard de toutes ces analyses, ces expérimentations ne peuvent être conduites qu’in vivo.
Réduction
La volumétrie d’animaux utilisée pour la production d’antigènes sera fonction du volume de commercialisation des tests. Malgré une forte croissance de la demande des produits, la réévaluation du nombre d’animaux nécessaires à la production d’Ag par rapport au précédent projet est peu impactée. Ceci s’explique par les analyses réalisées par le laboratoire pour augmenter la qualité des échantillons récoltés et ainsi limiter ceux définis comme non conformes à l’utilisation requise. Une estimation a été réalisée sur la période 2018-2023 : une souris permet de produire suffisamment d’antigène pour la constitution de 1000 tests de confirmation ou de dépistage. Également, le laboratoire possède les compétences pour congeler la souche entre sessions de production d’antigènes. Le parasite n’est pas maintenu en permanence sur souris. De par les volumes de production actuellement nécessaires, cela permet de diminuer le nombre d’animaux utilisés.
Raffinement
Des mesures seront mises en œuvre afin d’optimiser le bien-être des animaux. A leur arrivée à l’animalerie, une période d’acclimatation d’au moins une semaine sera respectée avant le début des procédures expérimentales. Les animaux seront hébergés par groupes d’individus compatibles, dans des conditions contrôlées et avec la mise en place d’un environnement enrichi (copeaux, matériel de nidification, bâtonnets à ronger). Aucun des animaux ou groupe d’animaux ne sera traité différemment que ses congénères. Une fiche de suivi sera rédigée pour chaque cage avec un suivi de signes comportementaux, physiques et physiologiques. Chacun de ces critères étant évalué fréquemment, la détermination de point(s) limite(s) bien définis, suffisamment précoces et prédictifs, permettra immédiatement de déterminer un animal en souffrance. Une fiche suivra le protocole tout au long de son séjour dans notre animalerie et permettra d’identifier l’arrêt du protocole (points limites). Ces points limites seront : souris prostrée et isolée, poils hérissés, manque de toilettage, léthargie, ventilation anormale, tremblements. Nous attacherons une grande importance à l’apparence physique externe et aux changements comportementaux des animaux. Les soins et les procédures expérimentales seront réalisées par du personnel qualifié. Afin d’éviter que le suivi de leur santé ne devienne un stress supplémentaire pour eux, la familiarisation aux manipulateurs sera quotidienne pendant la période d’acclimatation (1 semaine minimum).
Choix des espèces
Cette souche parasitaire de toxoplasmes peut infecter aisément la plupart des animaux de laboratoire, à l’exception du rat qui est particulièrement résistant et qui ne développe jamais d’infection aiguë avec ascite. Néanmoins, la souris est l’espèce intermédiaire naturelle et celle qui présente une sensibilité importante avec une production très riche en parasites. Les souris utilisées seront de jeunes adultes (femelles) de 6 à 18 semaines (de 20 à 30g). Ces animaux sont peu agressifs et la familiarisation aux manipulateurs sera effective.
Evaluation de l’impact de l’électrostimulation du nerf splénique sur la fonction des lymphocytes T CD4+ dans un modèle d’encéphalite aigue expérimentale (EAE)
- Recherche appliquée
- Troubles immunitaires
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
- Système nerveux
480 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance de modéré à sévère. Une partie subit l'implantation chirurgicale d'une électrode sur le nerf de la rate, puis une induction de sclérose en plaque expérimentale provoquant une paralysie partielle des membres et une perte de poids, d'autres recevant un transfert de lymphocytes. Le projet évalue si l'électrostimulation du nerf splénique agit sur des cellules immunitaires impliquées dans la maladie. Le porteur affirme que ce type d'étude ne s'envisage que sur des "organismes entiers".
Objectifs
L'objectif de ce projet de recherche est d'évaluer l'effet de l'électrostimulation du nerf splénique la fonction de cellules immunitaires appélées lymphocytes T CD4+ dans un modèle murin de sclérose en plaque, l’encéphalite autoimmune expérimentale (EAE). Il a pour finalité éventuelle d'appliquer ce traitement par électrotimulation en clinique. La sclérose en plaque est une maladie neuro-dégénerative inflammatoire chronique caractérisée par une atteinte du système nerveux central. L'efficacité des traitements actuels est malheureusement inconstante, et épuisable obligeant à changer souvent de molécule. Une thérapie basée sur l’électrostimulation des nerfs périphériques est une approche thérapeutique innovante et pourrait apporter une nouvelle alternative thérapeutique pour les patients réfractaires aux traitements actuels. Nous avons ainsi récemment démontré que la stimulation du nerf de la rate (splénique) réduisait significativement le développement de l’encéphalite autoimmune expérimentale (EAE), modèle murin de la sclérose en plaque. On sait que la stimulation de certains nerfs périphériques agit également directement sur les cellules du système immunitaire en inhibant leur activité. Toutefois, l’impact d’une stimulation chronique du nerf splénique sur la fonction des lymphocytes T CD4, cellules fortement pathogéniques dans ce modèle d'EAE, n’a jamais été évalué. Nous cherchons donc à évaluer l'effet de l'électrostimulation du nerf splénique sur la fonction des lymphocytes T CD4+. Le projet consiste à : 1- implanter chez une souris une électrode de stimulation au niveau du nerf de la rate (nerf splénique); 2- puis induire une sclérose en plaque expérimentale (modèle d’EAE par injection sous-cutané d’un antigène dérivé de la myéline et d’un adjuvant) ; 3- puis évaluer la fonction des lymphocytes T CD4 de souris électrostimulées ou non en les transférant par injection intraveineuse (= transfert adoptif) dans des souris receveuses atteintes d'EAE. L'évaluation du score clinique sera effectuée tous les jours suivants l'induction de l'EAE. Cette étude comparative chez la souris apportera les éléments nécessaires pour déterminer l’impact sur les fonctions inhibitrices ou pathogéniques des lymphocytes T CD4+.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de déterminer l'effet de l'électrostimulation du nerf splénique la fonction des lymphocytes T CD4+ dans un modèle murin de sclérose en plaque. Une thérapie basée sur l’électrostimulation des nerfs périphériques est une approche thérapeutique innovante, présentant une toxicité potentielle moindre comparée aux molécules de type stéroïdien par exemple. Déterminer si l’électrostimulation inhibe les principales cellules pathogéniques impliquées dans la sclérose en plaque pourrait conforter l’utilisation de cette nouvelle alternative thérapeutique pour les patients réfractaires aux traitements actuels.
Procédures
L’ensemble des animaux seront rasés et l’EAE sera induite par immunisation. Pour ce faire, deux injections d'adjuvant complet de Freund (CFA) et d’un peptide dérivé de la Myéline Oligodendrocyte Glycoprotéine seront administrées par voie sous-cutanée à la base de la queue sous anesthésie générale à l’isoflurane . Le CFA est composé à 50% d’huile minérale et à 50% d’eau. De la toxine pertussis (PTX) sera également injectée par voie intra-péritonéale . La PTX permet la perméabilisation de la membrane hémato-encéphalique. Deux jours après l’immunisation,de la toxine pertussis sera injectée par voie intrapéritonéale sous anesthésie générale à l’isoflurane . Transfert adoptif (300 animaux): Les groupes faisant l’objet d’un transfert adoptif (300 animaux) recevront une injection intra-veineuse d’un million de cellules ou non sous anesthésie générale. Implantation électrode : 120 animaux les animaux recevront un analgésique (Buprénorphine® par voie intra-péritonéale , 20 minutes avant l’opération puis subiront une anesthésie générale à l’isoflurane . Après rasage et désinfection, une ouverture de l’abdomen sera réalisée. Une électrode sera implantée au niveau du nerf splénique. La paroi abdominale sera suturée avec du monofils résorbable puis le plan cutané sera suturé avec des fils non résorbables. Les fils connectant cette électrode aux connecteurs seront acheminés par voie sous-cutanée jusqu'à la tête de l’animal. Une incision sera pratiquée à l'arrière du crâne permettant l'exposition de la boîte crânienne. Un ciment dentaire sera alors utilisé pour fixer les connecteurs au crâne. La durée prévue de l’opération est de 20 minutes. Le lendemain de l'opération, les animaux opérés recevront un traitement anti-inflammatoire non stéroïdien (Metacam sirop dans l’eau de boisson) maintenu pendant les 3 jours suivants. Animaux classés sans réveil : 60 animaux (Groupes temoins naifs ). Pas de prélèvement sur animaux vigiles
Impact sur les animaux
1- Nuisances associés à l’EAE : L’EAE consiste en l’injection d’un adjuvant avec un peptide de la myéline (petide MOG). Cette injection provoque chez l’animal une réaction auto-immune dirigée contre la myéline du système nerveux central, conduisant à une démyélinisation des fibres nerveuses et un dommage axonal. Entre 8 et 12 jours après l’injection, les premiers déficits moteurs apparaissent, touchant principalement les membres inférieurs. Ces déficits sont caractérisés par une paralysie partielle des membres et sont donc associés à une mobilité réduite et à une perte de poids. Le pic de la pathologie est atteint aux alentours du jour 14 post induction puis les symptômes associés à la maladie vont décroitre progressivement jusqu’à la fin de l’expérimentation. 2- Nuissance associées à l’électrostimulation : Il n’y a pas de douleurs associées à l’électrostimulation du nerf splénique car ce nerf n’est pas constitué de fibres nerveuses sensitives. Une douleur d’une durée estimée à 48 heure est par contre engendrée par la procédure chirugical permettant l’implantation de l’électrode de stimulation sur le nerf splenique du fait de l’incision de la peau et du péritoine. Lors de l'électrostimulation les animaux seront séparés les uns des autres car la stimulation électrique requière une connexion à un stimulateur électrique externe par un fil incompatible avec une stabulation en groupe pendant 14 ou 21 jours (risques de rognage de fils). 3-Nuissances associées au transfert adoptif des lymphocytes T CD4 L’injection de lymphocytes T CD4 isolés de souris électrostimulées ou non se fera en intraveineuse sous anéthésie gazeuse. Le transfert de lymphocytes T CD4 dans le modèle d’EAE a été largement décrit dans la littérature et peut être associé à une augmentation du score clinique de lordre de 15% au maximum (dans le cas de lymphocytes T CD4 fortement pathogéniques).
Devenir
Afin de limiter au maximum les souffrances potentielles associées à l'évolution de la pathologie, l'ensemble des animaux sera mis à mort.
Remplacement
Ce type d’étude ne peut être envisagés que sur des organismes entiers préservant l’intégrité des interactions entre les systèmes immunitaires et nerveux dans un contexte pathologique et non pathologique.
Réduction
Les estimations du nombre d'animaux par condition expérimentale a été determiné par par une approche statistique.
Raffinement
Des mesures de raffinements seront mises en place afin de limiter au maximum les contraintes imposées aux animaux dans le contexte de cette étude : les interventions chirurgicales seront menées suivant un protocole d’anesthésie et d’analgésie en prenant soin de maintenir la température corporelle des animaux en les plaçant sur une couverture chauffante. Le suivi postopératoire inclura un traitement antalgique et une grille d’observation préétablie prévoyant des mesures correctives et la mise en œuvre le cas échéant de points limites précoces et adaptés.
Choix des espèces
Le modèle souris a été choisi car c’est l’espèce animale de référence en Immunologie chez laquelle l’EAE a été la mieux caractérisée. Le projet portera sur des souris femelles C57Bl/6 âgées de 8 semaines permettant une chirurgie aisée (poids entre 20 et 25 gr). De plus, à 8 semaines les souris ont atteints leur maturité. Cet age correspondent à un jeune adulte, qui est l’âge auquel la sclérose en plaque est généralement révélée chez l’homme
Interactions douleur et prise excessive de sucre ou d’alcool chez la souris : analyses comportementales et moléculaires
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
- Système gastrointestinal
- Système nerveux
1 008 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance de modéré à sévère. Elles sont isolées pour mesurer leur consommation de sucre ou d'alcool, subissent des prélèvements sanguins répétés et une chirurgie induisant une douleur neuropathique, le porteur indiquant renoncer à tout antalgique pour ne pas fausser ses mesures. Le projet étudie les liens entre douleur, prise excessive de sucre ou d'alcool et addiction. Le porteur affirme que ce travail comportemental et moléculaire n'est possible que sur "l'animal entier".
Objectifs
Dans les pays développés, la consommation alimentaire semble être motivée par le plaisir plus que par le besoin de se nourrir. Ce phénomène, qui consiste à consommer un aliment pour son goût agréable (appétissant), apparaît préoccupant puisqu’il peut devenir la cause de maladies comme l’obésité. Les adaptations comportementales et cérébrales associées à ces troubles de l’alimentation pourraient partager des similitudes avec celles mises en place dans l’addiction à l'alcool. Notre programme de recherche vise à étudier la relation entre les prises excessives de nourriture appétissante et la consommation d'alcool. En particulier, l’apparition de douleur chez des patients souffrant d’addiction à l’alcool a été décrite mais n’est pas bien comprise. Nous faisons l’hypothèse que les troubles de l’alimentation pourraient jouer un rôle dans le développement de douleur, et nous étudions les mécanismes sous-jacents. Les objectifs sont donc dans un premier volet de (1) mesurer les réponsesà la douleur dans nos modèles, et d'effectuer des mesures du bien-être ; (2) caractériser les changements d’expression de gènes et de protéines dans le cerveau. Dans un deuxième volet, nous souhaitons (3) étudier les effets d’une douleur neuropathique sur la consommation de sucre ou d’alcool.
Bénéfices attendus
En identifiant les mécanismes physiologiques, notre recherche permettra d’améliorer la compréhension des mécanismes centraux impliqués dans les troubles alimentaires et dans l’addiction en général, et en particulier dans le cadre de douleur neuropathique.
Procédures
-Prise de sang à 3 reprises lors du protocole de binge saccharose en PE1 (semaines 1, 4 et 8); Prélèvement sanguin, au maximum tous les 15j, après le début des régimes, en PE2, PE3 et PE5; -Chirurgie, PE5, Modèle douleur neuropathique, 1 fois pour chaque animal, suivi sur 8 semaines maximum
Impact sur les animaux
Nous utilisons des modèles de consommation excessive qui nécessitent l’isolement des animaux pour une précision des mesures. Nous surveillons les animaux quotidiennement. La prise de sang à 3 reprises lors du protocole de binge saccharose peut induire une douleur et un risque d'infection voir de nécrose. Un modèle de douleur neuropathique sera utilisé dans le deuxième volet de l’étude, pour lequel une chirurgie est effectuée sous anesthésie générale. Dans ce modèle, les souris présentent des seuils nociceptifs abaissés, qui sont aussi des symptômes de neuropathie observés en clinique. Cependant nous ne pouvons pas utiliser de moyens pharmacologiques pour réduire la souffrance des animaux car cela risquerait d’interférer avec les mécanismes que nous étudions.
Devenir
PE1 à PE5: Les animaux sont tous mis a mort ( lots détaillés dans chaque PE) pour prélèvements de tissus et analyses moléculaires
Remplacement
Dans la mesure où nos travaux portent sur la caractérisation comportementale et moléculaire d’une consommation excessive d’aliment ou d’alcool, ou d’une douleur, il n’est pas possible de recourir à un autre type de modèle d’étude qu’à celui de l’animal entier.
Réduction
Nous avons réduit au strict nécessaire le nombre d’animaux pour permettre des analyses statistiques pour l’analyse comportementale et l’analyse moléculaire. L’effectif est plus important pour l’expérience de neuropathie, pour prévenir des aléas expérimentaux ainsi qu'une éventuelle variabilité. Les expériences seront menées sur les deux sexes.
Raffinement
La surveillance des animaux est journalière (observation visuelle, suivi de l’aspect général et de la posture) et une pesée au minimum 2x/semaine est réalisée lors du suivi des consommations (sucre ou alcool), permettant de s’assurer du bien-être des souris. Les souris ont toujours le choix de consommation (sucre ou alcool) avec de l’eau. Les souris, habituées au dispositif expérimental avant le début des mesures, peuvent se soustraire à la stimulation nociceptive. La chirurgie sera réalisée sous anesthésie générale. Le prélèvement sanguin est effectué sous analgésie locale. Un suivi spécifique à chaque procédure avec des points limites adaptés sera mis en place pour éviter toute souffrance éventuelle. Les procédures regroupent plusieurs tests comportementaux dont l'enchaînement est compatible avec le bien-être de l'animal, ce qui permet de réduire l’effectif. De plus, les animaux sont isolés dans des cages enrichies et en cages ouvertes ce qui permet les contacts olfactifs entre congénères et permet aux animaux de communiquer entre eux ce qui concourt à limiter l’impact du stress d’isolement.
Choix des espèces
Le modèle rongeur représente une alternative de choix pour la modélisation préclinique des troubles alimentaires et l’addiction. Sur un plan évolutif, les rongeurs, appartiennent au clade des mammifères le plus proche de celui des Primates. Nous choisissons de travailler avec la souris car nous pourrons ensuite étudier le rôle de gènes précis dans les adaptations observées, en utilisant des modèles de souris génétiquement modifiées Souris jeunes adultes (8 semaines en début de procédure). Le jeune adulte correspond à la période de vie de vulnérabilité accrue chez l’Homme vis-à-vis des troubles alimentaires et de la dépendance aux drogues.
Etude de faisabilité : induction d’une réaction inflammatoire intestinale chez la souris.
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
8 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance qui va de léger à sévère. Elles reçoivent trois injections dans l'abdomen destinées à déclencher une inflammation intestinale que le porteur reconnaît douloureuse, avant un prélèvement des intestins. Le projet se limite à tester la faisabilité de cette induction avant une étude plus large, et le porteur précise recourir à des souris "produites en excès" dans ses élevages. Il affirme que la réponse inflammatoire, jugée trop complexe, ne peut se modéliser hors d'un organisme vivant.
Objectifs
L’inflammation est une réponse normale du corps qui nait, s’amplifie et s’éteint. Elle est consécutive à une agression interne (comme un cancer) ou externe (comme une infection). Lorsque le corps n’arrive plus à maîtriser l’inflammation, celle-ci peut engendrer des maladies diverses comme le diabète, le cancer ou devenir chronique comme l’arthrite, la maladie de Crohn par exemple. Les mécanismes de la phase d’initiation de l’inflammation sont maintenant bien compris. En revanche, les mécanismes de la phase d’arrêt de l’inflammation le sont moins. Ces dernières années, des travaux ont permis de comprendre cette phase appelée résolution caractérisée par l’arrêt de la réponse inflammatoire, la réparation du tissu enflammé pour permettre finalement le retour à l’état initial du tissu appelé homéostasie. In vitro, nous avons trouvé une stratégie permettant d’augmenter le nombre de cellules impliquées dans la résolution de l’inflammation. Il est impossible de définir si nos observations in vitro sont pertinentes in vivo. C’est pourquoi, nous souhaitons mener une étude de faisabilité de l’induction d’une inflammation intestinale chez la souris par un protocole simple et rapide. Si les résultats sont concluants, une étude plus vaste sera menée.
Bénéfices attendus
Si les résultats sont convaincants et permettent en effet d’induire une inflammation intestinale, alors nous proposerons un projet visant à valider nos données obtenues in vitro pour améliorer la résolution de l’inflammation.
Procédures
Les animaux vont être soumis à 3 injections intrapéritonéales le lundi, mercredi et vendredi de 15 secondes connues pour ne pas être particulièrement douloureuses.
Impact sur les animaux
Les animaux vont être soumis à 3 injections intrapéritonéales de 15 secondes connues pour ne pas être particulièrement douloureuses mais la manipulation des animaux peut induire un stress. L’inflammation intestinale induite peut s’avérer douloureuse.
Devenir
Les animaux seront mis à mort à la fin des expériences afin de prélever les intestins
Remplacement
Nos données obtenues in vitro montrent le rôle d’un récepteur aux signaux de danger dans la balance entre les cellules inflammatoires ou non inflammatoires. La réponse inflammatoire étant un phénomène complexe faisant intervenir beaucoup de cellules, de molécules et leurs interactions, il est impossible de la modéliser en dehors d’un organisme vivant.
Réduction
Dans un souci de réduction, notre demande d’expérimentation vise à évaluer la faisabilité de cette expérience avant de proposer une étude plus large. Afin d’avoir une réponse fiable quant à l’induction de l’inflammation, nous n’utiliserons que 8 souris. Quatre d’entre elles permettront de réaliser une analyse par cytométrie et les 4 autres feront l’objet d’une analyse par histochimie. De plus, cette expérience sera réalisée sur des souris de nos élevages produites en excès.
Raffinement
Les animaux seront hébergés à raison de 10 animaux par cage dans un environnement adapté et enrichi. Les souris auront à disposition des matériaux pour leur permettre de faire leurs nids. Chaque animal sera examiné quotidiennement tout au long de l’expérimentation. L’inflammation intestinale cause des douleurs. En cas de signes de douleur ou de souffrance prolongée et/ou trop intense, les souris seront mises à mort. Afin de mieux les apprécier une grille de score sera utilisées. En cas de problèmes de mobilités induits par la douleur, nous ajouterons des croquettes dans les cages afin que la nourriture leur soit plus accessible.
Choix des espèces
Les animaux seront utilisés à l’âge adulte à partir de 8 semaines, c’est-à-dire possédant un système immunitaire mature. Les souris, outre l’avantage lié à leurs caractéristiques physiologiques sont les seules espèces animales disponibles pour l’expérimentation de part l’utilisation de souris génétiquement modifiés. Ainsi, si cette étude pilote s’avère concluante, nous envisagerons un projet faisant intervenir des animaux transgéniques.
Régulation de la machinerie Polycomb dans le développement embryonnaire.
- Recherche fondamentale
- Multisystémique
- Oncologie
84 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures classées sévères. Le porteur indique qu'aucun geste douloureux n'est pratiqué sur les animaux et que la sévérité tient à la létalité embryonnaire de la mutation étudiée, les embryons étant prélevés au 15e jour de gestation après mise à mort des femelles gestantes. Le projet porte sur la machinerie Polycomb, qui régule l'identité des cellules, et son rôle dans le développement et diverses pathologies dont le cancer. Le porteur affirme que la variabilité des effets d'une cellule à l'autre rend l'étude difficile in vitro et que le rôle hématopoïétique de la protéine impose un modèle mammifère.
Objectifs
Les organismes complexes tels que les mammifères sont composés d’une très grande variété de cellules, chacune ayant des propriétés particulières, on parle d’identité des cellules. Etablir et maintenir ces identités cellulaires est un enjeu crucial en biologie. Un ensemble de protéines, regroupé sous le nom de « Polycomb », participe activement à ce processus, son rôle est de s’assurer que les gènes qui ne doivent pas être utilisés dans un type cellulaire donné ne le soit pas. Pour cela, les protéines du groupe Polycomb régulent la structure de la chromatine (c.a.d. le repliement de l’ADN) de façon à moduler l’accessibilité des gènes (dans le cas présent les rendre peu accessibles). Les altérations de l’activité des protéines du groupe Polycomb peuvent avoir des conséquences très délétères sur les organismes et sont fréquemment observées dans diverses pathologies dont le cancer. Pour mieux comprendre le mécanisme d’action de cette machinerie et sa régulation, nous étudierons des mutations ciblées d’une des protéines polycomb en analysant en particulier leur impact sur la capacité des cellules à conserver leur identité. L'objectif de ce projet est de déterminer comment une régulation anormale de la machinerie Polycomb peut impacter le développement, et de façon plus générale l'identité des cellules comme observé dans une variété de pathologies.
Bénéfices attendus
Les protéines du groupe Polycomb ont un rôle très important lors de la différentiation cellulaire et ensuite pour le maintien de l’identité cellulaire. Leur mutation ont souvent des conséquences majeures sur le développement embryonnaire. Il a, par ailleurs, été montré que des mutations de membre de la machinerie polycomb sont à l’origine de certaines maladies génétiques (par exemple weaver syndrome) tandis que des altérations de cette machinerie sont récurrentes dans les cancers. Le contrôle de l’activité de cette machinerie est donc un enjeu crucial. A court terme, cette étude vise à mieux comprendre le fonctionnement d’un de ces acteurs du groupe polycomb dans le développement embryonnaire. A plus long terme, cette étude pourrait éclairer sur la contribution des protéines polycomb dans un contexte pathologique et informer sur les conséquences que pourraient avoir la manipulation pharmacologique de ces protéines sur les patients (des composés inhibant l’activité d’un membre de la machinerie polycomb sont déjà approuvés pour l’usage en clinique).
Procédures
Il n'y aura pas de procédure externe créant des douleurs chez les souris. Toutefois, la mutation homozygote du gène d'intérêt entraine une létalité au stade embryonnaire des souris. Les embryons seront prélevés au 15ème jour de gestation, après mise à mort des femelles gestantes, pour des analyses post-mortem.
Impact sur les animaux
La mutation complète de notre protéine d’intérêt, sur la base de la littérature, est létale vers le stade embryonnaire 18.5 (18,5 jours post accouplement). Nous avons généré des mutations partielles qui devraient donc avoir un phénotype équivalent ou moindre. Nous savons que nous ne récupérons pas de souris homozygote à la naissance, nous estimons donc la létalité de ces modèles entre le stade embryonnaire 18.5 et la naissance. Les souris hétérozygotes n’ont pas de phénotypes apparents.
Devenir
Les animaux sont mis à mort pour des analyses post-mortem
Remplacement
Les mutations de notre protéine d’intérêt ont d’abord été générées dans une lignée cellulaire permettant d’avoir une première estimation de leur conséquence fonctionnelle. Nous avons sur cette base sélectionnée les mutations dont le phénotype est le plus informatif que nous souhaitons maintenant analyser dans un modèle murin. Les protéines du groupe Polycomb sont essentielles pour le maintien de l’identité des cellules toutefois les conséquences de leur altération sont très variables d’une cellule à une autre. Il est, de ce fait, difficile d'évaluer leur activité de façon compréhensive dans des modèles cellulaires. Par ailleurs, notre protéine d’intérêt ayant un rôle spécifique dans la régulation hématopoïétique, cette étude ne peut pas facilement être réalisée dans un organisme non-mammifère.
Réduction
Afin de réduire le nombre d'animaux à utiliser pour cette étude, deux mesures principales seront implémentées : 1) Dans un premier temps, les mutants de notre protéine d'intérêt sont générés dans une lignée cellulaire et nous essayons de caractériser les conséquences de ces mutations de façon la plus exhaustive dans ces modèles in vitro. 2) Par ailleurs, nous optimiserons nos expériences afin de réaliser plusieurs expériences en parallèle sur un même embryon mutant. Ainsi, bien que notre étude soit plus focalisée sur le développement hématopoïétique, nous récolterons également d'autres organes dans lesquels notre protéine d'intérêt est susceptible d'altérer le développement. Ne connaissant pas précisément la sévérite des phénotypes, mais estimant sur la base de la littérature que la létalité embryonnaire due aux mutations de notre protéine d’intérêt devrait avoir lieu autour de 18.5 dpc, nous étudierons le stade 15.5 en étudiant 14 embryons issus d’au moins deux portées (recommandation IMPReSS).
Raffinement
Aucun geste technique ne sera effectué sur les animaux. Seul le phénotype de la mutation de notre protéine d'intérêt peut entrainer un phénotype dommageable chez les embryons. Pour le réduire au maximum, nous analyserons les embryons mutants au temps le plus précoce possible (avant l’apparition du phénotype dommageable) permettant une évaluation robuste du phénotype. A noter que les lignées utilisées sont élevées à l’état hétérozygote, sans phénotype dommageable.
Choix des espèces
La souris est un mammifère très proche de l'Homme au niveau génétique mais aussi métabolique et immunitaire, c'est donc un excellent modèle d'étude des pathologies humaines comme le cancer et les maladies génétiques du développement. Par ailleurs, la connaissance du génome murin, sa forte homologie avec le génome humain et l’existence de divers modèles génétiquement modifiés murins rendent ce modèle puissant. Ainsi, ce modèle animal est le meilleur compromis entre l’étude d'un modèle animal mammifère et l’obtention de réponses pertinentes aux questions posées. Toutes les analyses se feront durant le dernier tiers du développement embryonnaire. La délétion complète de notre protéine d'intérêt étant létale autour du stade embryonnaire 18,5 et de nombreuses étapes de la différentiation hématopoïétique se faisant à ce stade.
Identification de nouvelles molécules à visée anti-fibrotique dans un modèle murin
- Recherche appliquée
- Troubles gastrointestinaux
- Troubles urogénitaux
Pendant six semaines, des souris reçoivent deux injections par semaine d'un inducteur de fibrose du foie ou du rein, ou d'un produit témoin, puis trois semaines d'injections ou des cycles de gavage quotidien du traitement testé, sont pesées deux fois par semaine et subissent une prise de sang sous anesthésie avant leur mise à mort. Le projet porte sur 986 souris, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, modéré ou sévère, dont 30 gardées 24 mois pour étudier leur vieillissement et d'autres isolées 16 heures, trois ou quatre fois, pour recueillir leurs urines. Une lignée privée du gène col4a3 développe d'elle-même une fibrose rénale vers dix semaines, avec une perte auditive modérée dès six à huit semaines. À la fin de chaque procédure, toutes sont tuées pour prélever les reins ou le foie.
Objectifs
La fibrose est définie comme une cicatrisation anormale des tissus constatée après agression de ces derniers. Cette affection est irréversible et s'aggrave au cours du temps. Ce phénomène peut affecter la plupart des organes dont les poumons, les reins, le foie ou encore le coeur et représente un problème majeur de santé publique. En effet, 45% des décès dans les pays industrialisés seraient liés à la présence d’une composante fibrotique. Cependant, les mécanismes à l'origine de ce processus restent actuellement largement méconnus. De ce fait, un des enjeux majeurs de ces dernières années consiste à mieux appréhender les causes et les mécanismes de cette maladie afin de développer de nouveaux marqueurs diagnostiques, pronostiques et d'identifier de nouvelles cibles thérapeutiques. Les modèles cellulaires ne permettant pas de refléter de manière satisfaisante le processus de fibrose, le recours à l'animal reste une étape indispensable pour démontrer le potentiel anti-fibrotique d'un candidat médicament. Les objectifs de notre projet sont les suivants : - Identifier de nouvelles molécules présentant un potentiel anti-fibrotique dans des modèles murins de fibrose hépatique et rénale. Ces molécules ont été sélectionnées préalablement dans notre laboratoire à la suite de tests in vitro. Pour cela, nous utiliserons différents modèles murins couramment décrits dans la littérature scientifique permettant d'induire (ou développant spontanément) des lésions de fibrose hépatique ou rénale. De plus, la fréquence de la plupart des pathologies fibrotiques étant fortement augmentée après 50 ans, nous inclurons dans notre étude des souris âgées pour être plus représentatifs de la pathologie humaine. - Confirmer le rôle instrumental d’un gène, miR-21, dans la fibrose dans un modèle de souris déficientes pour ce gène. En effet, les résultats préliminaires obtenus in vitro nous ont permis de démontrer l'implication de ce gène dans la fibrose. Nous souhaitons donc confirmer nos résultats dans un modèle complexe.
Bénéfices attendus
Ce projet vise à évaluer le potentiel anti-fibrotique de 5 molécules dont l’intérêt a été démontré in vitro au préalable en utilisant à la fois des souris jeunes et âgées. A terme, ce projet devrait permettre d’obtenir la preuve de concept de l’utilisation de ce type de molécules dans la prise en charge des patients atteints de fibrose, pour lesquels les options thérapeutiques restent à l’heure actuelle très limitées.
Procédures
Partie 1 : 30 souris hébergées pour étudier leur vieillissement subiront un prélèvement sanguin sous anesthésie gazeuse (2min30) avant leur mise à mort. Durée totale = 24 mois Partie 2 : 360 souris recevront 2 injections par semaine pendant 6 semaines de l’inducteur de fibrose ou de son contrôle (30 sec/intervention) puis 2 injections par semaine pendant 3 semaines du traitement ou de son contrôle (30 sec/intervention). 180 souris recevront 2 injections par semaine pendant 6 semaines de l’inducteur de fibrose ou de son contrôle (30 sec/intervention) puis 1 gavage par jour (60 sec/intervention) pendant 1 cycle de 7 jours, répété 2 fois avec un intervalle de 2 semaines entre les 2. 180 souris recevront 2 injections par semaine pendant 6 semaines de l’inducteur de fibrose ou de son contrôle (30 sec/intervention) puis 1 gavage (60 sec/intervention). Elles seront également pesées 2 fois par semaine pendant 4, 6 ou 7 (en fonction du groupe) semaines (1 min/pesée) et subiront un prélèvement sanguin sous anesthésie gazeuse (2min30) avant leur mise à mort. Durée totale = 7 semaines. Partie 3 : 360 souris recevront 1 injection de l’inducteur de fibrose ou de son contrôle (30 sec/intervention) puis 2 injections par semaine pendant 3 semaines du traitement ou de son contrôle (30 sec/intervention). 180 souris recevront 2 injections par semaine pendant 6 semaines de l’inducteur de fibrose ou de son contrôle (30 sec/intervention) puis 1 gavage par jour (60 sec/intervention) pendant 1 cycle de 7 jours, répété deux fois avec un intervalle de 2 semaines entre les 2. 180 souris recevront 2 injections par semaine pendant 6 semaines de l’inducteur de fibrose ou de son contrôle (30 sec/intervention) puis 1 gavage (60 sec/intervention). Elles seront également pesées 2 fois par semaine pendant 5, 7 ou 8 semaines (en fonction du groupe) (1 min/pesée) et subiront un prélèvement sanguin sous anesthésie gazeuse (2min30) avant leur mise à mort. Durée totale = 8 semaines. Partie 4 Étape 1 : 36 souris recevront 2 injections par semaine pendant 6 semaines (30 sec/intervention). Étape 2 : 72 souris recevront 2 injections par semaine pendant 6 semaines (30 sec/intervention) puis seront isolées pendant 16h pour le recueil passif des urines (répété 3 fois pour 36 souris et 4 fois pour les 36 autres souris). Un prélèvement sanguin sous anesthésie gazeuse (2min30) sera réalisé sur 92 souris (72 souris du protocole + 20 souris contrôle) avant leur mise à mort. Durée totale = 9,5 semaines.
Impact sur les animaux
Notre projet implique l’induction de lésions de fibrose hépatique ou rénale chez la souris. De plus, les souris déficientes pour le gène col4a3 présentent à 6-8 semaines une perte auditive neurosensorielle modérée et développent à 10 semaines une glomérulosclérose associée une fibrose rénale.
Devenir
A la fin de chaque procédure, les animaux seront mis à mort afin de prélever les organes (reins et/ou foie) dans le but d’étudier la fibrose et la sénescence dans ces organes.
Remplacement
Des résultats préliminaires in vitro obtenus au sein de notre laboratoire nous ont permis de : - démontrer l’implication de certains gènes tel que miR-21 ou de processus cellulaires comme la sénescence dans la fibrose. - pouvoir sélectionner 5 candidats médicaments pour nos évaluations de potentiel anti-fibrotique. Cependant, les modèles cellulaires ne permettent pas de refléter de manière satisfaisante le développement des lésions de fibrose. En effet, le processus de fibrose étant un processus dynamique mettant en jeu de nombreux types cellulaires, son étude ne peut se concevoir que sur organisme entier et de ce fait nécessite de recourir à l’expérimentation animale.
Réduction
Nos études in vitro effectuées en amont au laboratoire nous ont permis de réduire significativement le nombre de molécules d’intérêt à tester et de ce fait, de réduire le nombre d’animaux nécessaires pour notre recherche. En ce qui concerne le nombre d’animaux utilisés dans notre étude, en émettant l'hypothèse d'une fréquence de l'événement de 10% sans traitement et de 75% avec traitement, il est nécessaire d'inclure 7 souris par groupe. Du fait de la variabilité de réponse pouvant être observée lors du processus de fibrose, nous envisageons d’utiliser 9 souris par groupe expérimental. De plus, les modèles utilisés dans ce projet sont complémentaires et utilisent des procédures déjà mises au point et couramment décrites. Les différentes procédures mises en œuvre pour ce projet ont été élaborées afin d’utiliser le moins d’animaux possible tout en permettant d’obtenir des résultats statistiquement satisfaisants. Pour la mise en œuvre de ce projet qui durera 5 ans, le nombre total d'animaux estimé est de 986 souris.
Raffinement
Le personnel impliqué dans ce projet est qualifié sur le plan technique et formé en continu sur les pratiques en expérimentation animale. Afin de limiter au minimum toute souffrance, stress ou angoisse des animaux, ces derniers seront hébergés selon les recommandations établies à raison de maximum 5 animaux par cage dans un environnement enrichi avec des cotons de nidification, et dans des conditions classiques de stabulation (température régulée, cycle jour/nuit). Avant toute manipulation, les animaux seront acclimatés de 7 à 10 jours dans leur salle d’hébergement. Les animaux seront manipulés individuellement avant la mise en place de l’expérimentation et dans une pièce séparée des autres animaux afin de réduire leurs stress et angoisse. Un suivi quotidien des animaux sera réalisé de manière à s’assurer qu’ils ne présentent pas de signes de souffrance nécessitant l’arrêt des procédures et leur mise à mort. La souffrance sera évaluée par l’observation de paramètres de poids, de comportement et d’apparences reportés dans une grille standard permettant d’établir un score à ne pas dépasser. Tout animal dépassant ce score sera exclu du protocole et mis à mort.
Choix des espèces
Le modèle murin constitue un modèle de choix pour l’étude de la fibrose tissulaire de par notamment les nombreuses similitudes avec la pathologie observée chez l’homme. Le choix des lignées utilisées est dépendant des protocoles déjà existants et décrits dans la littérature. La fréquence de la plupart des pathologies fibrotiques étant fortement augmentée après 50 ans, nous inclurons dans notre étude des souris jeunes adultes et âgées pour être plus représentatifs de la pathologie humaine. Seul le modèle de fibrose rénale spontanée inclura de jeunes souris de 4 semaines en raison du développement précoce des lésions de la pathologie.
Impact des rayonnements ionisants à faible dose sur la carcinogénèse dans un modèle de souris transgénique développant des tumeurs du côlon
- Recherche appliquée
- Cancers
450 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Un produit activant une modification génétique déclenche des tumeurs intestinales, que le porteur reconnaît pouvoir provoquer des douleurs modérées à sévères, et une partie des souris est irradiée sous anesthésie pour reproduire l'exposition d'un scanner médical. Le projet cherche à savoir si de faibles doses de rayons X favorisent le cancer colorectal, sur un modèle transgénique inductible au tamoxifène. Le porteur affirme qu'un modèle animal aussi réaliste que possible est "nécessaire", tout en annonçant des organoïdes de côlon censés limiter à terme le nombre d'animaux.
Objectifs
Le cancer colorectal (cancer du côlon ou du rectum, CCR) est en France le troisième cancer le plus fréquent chez l'homme et le deuxième chez la femme, avec environ 45 000 cas diagnostiqués chaque année. Il représente la deuxième cause de décès par cancer en France, tous sexes confondus. 20 % des patients atteints de CCR ont des antécédents familiaux, mais seuls 5 à 10 % des cas sont purement dus à des facteurs génétiques. Les facteurs de risque du CCR comprennent des facteurs liés au mode de vie et à l'environnement, notamment l'exposition aux rayonnements ionisants. L'utilisation de l'imagerie diagnostique a connu une croissance spectaculaire au cours des dernières décennies. Chaque jour dans le monde, un demi-million de patients bénéficient d'un CT-scan. L’imagerie CT consiste à focaliser un faisceau de rayons X sur des parties spécifiques du corps et celle-ci représente 42 % de la dose collective totale pour la radiologie de diagnostic médical. De plus, de nombreux patients sont susceptibles d'être exposés à de multiples CT-scans, et une proportion significative de ceux-ci reçoivent des doses cumulées dépassant la limite communément admise des faibles doses, au-delà de laquelle l’augmentation du taux de cancer peut être observée épidémiologiquement. On ignore aujourd'hui si ces procédures d’imagerie potentialisent le risque de développement d'un cancer, chez des individus sains ou prédisposés Nous proposons ici d'aborder cette question en utilisant un modèle inductible murin de cancer du côlon. Afin de reproduire les conditions d'exposition d’un CT-scan, nous effectuerons des irradiations à l'aide d'un irradiateur adapté, qui peut délivrer de faibles doses de rayons X de faible énergie à de petits animaux et à des cellules. Nous observerons l’impact de ces irradiations sur l’induction de tumeurs dans les intestins et les côlons de souris. Nous générerons également des organoïdes intestinaux de souris afin d’étudier plus précisément les mécanismes moléculaires mis en œuvre.
Bénéfices attendus
Ce projet devrait permettre de : • Mieux comprendre les interactions possibles entre l’exposition aux faibles doses de radiation et la carcinogenèse colorectale ; • Décrire les mécanismes moléculaires sous-jacents lors de la carcinogenèse dans ce modèle ; • Développer un modèle intégré décrivant les effets moléculaires, cellulaires et physiologiques des faibles doses dans le côlon. Ceci devrait fournir des informations importantes qui contribueront à l’évaluation des risques liés aux irradiations médicales diagnostiques.
Procédures
- Administration du produit activant la modification génétique par voie intrapéritonéale (n= 450) : 3 injections. - Irradiation avec un irradiateur pour petit animal sous anesthésie (n = 360) (30 sec - 5 min, 1 seule fois).
Impact sur les animaux
Les souris non traitées avec le produit activant la modification génétique n’ont aucun effet indésirable. Après administration du produit, des tumeurs intestinales se développent chez les souris portant la mutation génétique d’intérêt et ces tumeurs peuvent entraîner des douleurs modérées à sévères. L'irradiation à faible dose des animaux n'est pas susceptible d'entrainer des nuisances sur les animaux.
Devenir
Les prélèvements intestinaux seront effectués après euthanasie. Il est donc nécessaire d’euthanasier tous les animaux expérimentaux.
Remplacement
La carcinogénèse du côlon est un processus complexe qui fait appel à de nombreux mécanismes moléculaires pouvant agir seul ou en combinaison. Afin d’étudier les mécanismes liés à la carcinogénèse colorectale et les facteurs pouvant l’influencer (tels que l’exposition à des rayonnements ionisants), il est donc nécessaire d’utiliser des modèles expérimentaux aussi pertinents que possible. Dans cette étude, nous utiliserons un modèle murin transgénique qui récapitule de manière réaliste des étapes majeures du développement des tumeurs colo-rectales pour étudier les effets d’une irradiation faible dose de type diagnostique. De plus, cette étude inclura l’utilisation d’un modèle expérimental in vitro d’organoïdes de côlon, ce qui devrait permettre de limiter à plus long terme le recours à un nombre élevé d’animaux.
Réduction
Ce projet fait suite à une étude pilote dont l’objectif était de mettre en place un élevage interne de souris transgéniques et de déterminer les caractéristiques optimales pour l’administration du produit activant la modification génétique et le comptage de tumeurs. Une étude de puissance a été réalisée pour maintenir au plus bas le nombre d’animaux nécessaires pour l’obtention de résultats acceptables (n=16, mâles et femelles inclus)
Raffinement
Le développement de tumeurs est susceptible d’induire un stress et une douleur modérés ou sévères. Eau et alimentation seront disponibles sans limitation et les cages seront enrichies en objets favorisant le bien-être de l’animal. Des points-limites en lien avec les effets potentiels de tumeurs ont été définis. Lors de la surveillance quotidienne des animaux, une attention particulière y sera portée et pourra conduire à l’euthanasie anticipée des animaux.
Choix des espèces
La souris est un modèle bien caractérisé qui constitue le modèle de référence pour les études précliniques en oncologie. Nous utilisons un modèle transgénique de cancer du côlon inductible après administration de tamoxifène, déjà mis en place au sein de notre laboratoire. L’administration de tamoxifène sera réalisée entre 8 et 10 semaines après la naissance (jeunes adultes). L’administration de tamoxifène sera réalisée entre 8 et 10 semaines après la naissance (jeunes adultes), comme décrit précédemment (4),ce qui permet d’avoir les résultats des génotypages afin de constituer les groupes expérimentaux.
Etude de l’inhibition de l’ARN ribosomique dans un modèle murin immunocompétent de greffe d’adénocarcinome canalaire pancréatique (ACCP)
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
140 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Elles subissent une greffe de cellules tumorales dans le pancréas sous anesthésie, ou une injection intraveineuse, puis des traitements répétés, et développent des tumeurs pancréatiques et des métastases pulmonaires pouvant causer perte de poids et difficultés respiratoires. Le porteur teste des inhibiteurs de l'ARN ribosomique, seuls ou combinés à la chimiothérapie, sur un cancer qu'il décrit comme très agressif et de mauvais pronostic. Il indique développer des modèles cellulaires en trois dimensions mais affirme qu'ils ne reproduisent pas la complexité de l'organe, ce qui justifie selon lui le recours à la souris.
Objectifs
Les carcinomes canalaire pancréatique sont classés comme des tumeurs très agressives par l'Organisation mondiale de la santé. Ils se caractérisent par une invasion étendue du pancréas et des organes distants, principalement en raison de mécanismes de résistance aux traitements anticancéreux. La prise en charge thérapeutique de ces tumeurs repose généralement sur une chimiothérapie et/ou radiothérapie. Lorsque cela est possible, l'ablation partielle ou totale de la tumeur améliore la survie des patients. Cependant, malgré ces traitements lourds, la survie des patients est actuellement estimée à environ 6 à 12 mois. L'objectif de ce projet est d'étudier, dans un premier temps, l'effet de médicaments sur le développement de ces tumeurs en combinaison ou pas avec la chimiothérapie standard. Dans un deuxième temps, nous étudierons l'effet de ces inhibiteurs sur la dissémination métastatique des tumeurs.
Bénéfices attendus
A ce jour, les cancers du pancréas représentent des cancers très agressifs et réfractaires à tous types de traitement. Ainsi, la mise en évidence de nouveaux traitements ou de nouvelles combinaisons de traitements représenterait une avancée majeure dans la prise en charge thérapeutique de ces patients et un espoir thérapeutique fort pour d’autres types de tumeurs agressives et réfractaires. Notre étude s’attache à mieux comprendre, modéliser, et cibler la croissance tumorale et la dissémination métastatique afin de contrecarrer la résistance aux traitements et les mécanismes d’échappement.
Procédures
Des souris subiront une chirurgie lors de la greffe intra-pancréatique des cellules tumorales. Celle-ci sera réalisée sous anesthésie adaptée et analgésie (1 fois, durée : 10min). D'autres souris auront une greffe cellulaires en intraveineux sous anesthésie (1 fois, durée 1min). Des animaux subiront des traitements par injections intrapéritonéales (durée : 20 sec) ou intraveineuses (durée : 1min) (nombre : 3 fois, espacés de 3 jours ou 5 jours).
Impact sur les animaux
La chirurgie pourrait entrainer une hémorragie chirurgicale ou une infection générale sont des complications exceptionnelles de la procédure (jamais rencontrées). Ces animaux développeront des tumeurs pancréatiques, qui peuvent entrainer la perte de poids. L'injection intraveineuse de cellules pourrait entrainer une irritation. Ce projet est bien caractérisé et des tumeurs métastatiques apparaissent rapidement dans les poumons (principalement), ceci pourrait entrainer des difficultés respiratoires. Des tumeurs métastatiques peuvent aussi être retrouvées dans d’autres organes tels que le foie, la rate et les ganglions. Lors des traitements : un stress peut être engendré par des contentions multiples, une irritation au point d'injection pourrait apparaitre.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort pour analyses histologiques détaillant des effets thérapeutiques observés.
Remplacement
Notre laboratoire développe des modèles cellulaires en 3 dimensions permettant de remplacer une partie des études précliniques chez la souris en testant sur des cellules l’efficacité des drogues. Seules les drogues ayant montré un effet significatif sur l’inhibition de l’agressivité des cellules tumorales seront testées chez la souris. Ces systèmes cellulaires comportent des limites et ne récapitulent pas toute la complexité de l’organe ce qui explique le recours à des animaux pour étudier les échanges cellulaires et moléculaires qui prennent place dans la progression tumorale et la dissémination métastatique.
Réduction
Nous allons diviser les études en deux groupes : une étude de la progression de la tumeur qui durera 30 jours et une étude de la dissémination métastatique des cellules cancéreuses qui durera 15 jours. Un nombre croissant d’études révèlent la présence d’un dimorphisme sexuel pouvant conduire à une mauvaise interprétation des résultats. Des tests statistiques ont été utilisés afin de déterminer le nombre d’animaux nécessaires par groupe qui permettent à la fois de réduire le nombre total d’animaux nécessaires tout en préservant la significativité des résultats et leur robustesse. Cela nous permettra d’obtenir des conclusions pertinentes et d’éviter toutes répétitions expérimentales.
Raffinement
Les animaux seront hébergés ensemble dans un environnement confortable pour éviter qu'ils ne soient stressés. Les personnes en charge des animaux et de l'expérience surveilleront leur comportement tous les jours pour détecter toute douleur ou souffrance. Les expériences et les procédures seront effectuées de manière à minimiser le stress et à garantir le bien-être animal. Les souris seront suivies régulièrement pour détecter tout signe de souffrance, et si nécessaire, elles seront euthanasiées. Avant toute intervention chirurgicale, les souris recevront des anti-douleurs et seront surveillées de près pendant 48 heures après l'opération. Pendant l'anesthésie, les yeux des souris seront protégés pour éviter qu'ils ne se dessèchent, et les souris seront maintenues au chaud sur un tapis chauffant pour les garder à une température corporelle confortable.
Choix des espèces
Nous avons choisi d'utiliser des souris car la souris est génétiquement très proche de l'Homme. Les expériences sur les souris permettent d'avoir des analyses statistiques plus étendues comparées à des animaux de plus grande taille. Le modèle permettra de bien comprendre les mécanismes immunologiques émis par le microenvironnement tumoral pendant la progression tumorale et la dissémination métastatique et lors des réponses aux traitements. Nous utiliserons des souris adultes âgées de 8 à 12 semaines pour toutes les études. A ces âges, les animaux présentent des caractéristiques adultes et sont réceptifs à la prise des greffes. Nous utiliserons des souris adultes âgées de 8 à 12 semaines pour toutes les études. A ces âges, les animaux présentent des caractéristiques adultes et sont réceptifs à la prise des greffes.
Processus infectieux et réponse de l’hôte à Streptococcus pneumoniae
- Recherche appliquée
- Maladies infectieuses
- Troubles immunitaires
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
1 836 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance qui va de léger à sévère. Elles reçoivent par voie nasale des doses de pneumocoque, les infections à haute dose provoquant prostration, poils hérissés et yeux fermés, avec une mise à mort dès une perte de poids supérieure à 20 % ou au point de prélèvement fixé à 48 heures. Le porteur décrit un suivi quotidien à bi-quotidien à l'aide d'une grille de douleur, et indique que les souris meurent parfois avant les points limites. Il affirme que l'étude des interactions entre cellules épithéliales et immunitaires exige un modèle "complet" impossible à reproduire in vitro, et retient la souris malgré un système immunitaire qu'il reconnaît éloigné de celui de l'humain.
Objectifs
Le pathogène opportuniste Streptococcus pneumoniae est la cause la plus commune de méningites bactériennes et les infections invasives peuvent conduire à des pneumonies et/ou des otites. Sa transmission est aggravée du fait que S. pneumoniae est présente comme colonisateur naturel des voies respiratoires chez un grand nombre d’individus. Les mécanismes qui permettent à la bactérie de persister, d’être invasive, et l’impact à long terme sur le système immunitaire ne sont pas bien étudiés. Nous nous intéressons à l’étude de l’impact de la bactérie S pneumoniae sur l’épithélium respiratoire et les cellules immunitaires. Les cellules épithéliales sont les premières à être colonisées par le pneumocoque et leur rôle dans la coordination de la réponse inflammatoire est peu étudié. Le modèle d’infection de la souris reconstitue un système complet de cellules épithéliales et inflammatoires. Aussi, nous nous intéressons aux cellules « natural killer » (NK) qui sont bien connues pour leur rôle anti-cancéreux mais dont le rôle au cours d'une infection ou d'une inflammation n'est pas suffisamment exploré. De plus, un modèle in vitro de ces cellules n’existe pas. Pour ces deux types cellulaires, épithéliales et NK, nous avons montré des reprogrammations géniques persistantes, indiquant qu’une mémoire de l’infection serait maintenue. Ce projet vise donc à comprendre comment une infection peut induire une reprogrammation génique de l’hôte et quel serait le rôle de celle-ci. Finalement, nous nous intéressons à mieux comprendre les différences entre l’interaction de l’hôte avec les souches colonisatrices ou invasives de S. pneumoniae, et nous étudions les différentes réponses immunitaires et les reprogrammations permanentes après une infection.
Bénéfices attendus
Le rôle des cellules épithéliales dans la coordination d’une réponse inflammatoire à une infection ou le maintien de l’homéostasie à une colonisation bactérienne est peu connu. Nos études in vitro démontrent des processus moléculaires importants dans le maintien de cet équilibre, mais des études in vivo sont nécessaires pour comprendre l’impact sur le système immunitaire. L’identification et la caractérisation des cellules Natural Killer (NK) qui sont reprogrammées après une infection, et qui ont acquis une meilleure capacité à répondre aux infections, est un domaine plutôt inconnu. Une meilleure compréhension des mécanismes moléculaires et l’identification des populations de cellules mémoires est important pour définir ce nouveau processus. En effet nous avons montré que ce processus à un effet protecteur lors d’une infection létale. Ce domaine de recherche est en pleine expansion et sera important non seulement pour une potentielle nouvelle prophylaxie, mais aussi pour une meilleure compréhension des mécanismes de l’immunité innée et des mécanismes d’actions de ces cellules effectrices puissantes. En effet, les cellules NK font l’objet de recherches intenses pour des traitements anti-cancéreux. Ainsi, les mécanismes de mémoire que nous révélons pourront aider à éclairer ce nouveau domaine de recherche.
Procédures
- Inoculation des bactéries par voie nasale aux souris ayant reçu un mélange analgésique/anesthésique en injection intrapéritonéale. - Injection par voie intraveineuse retro-orbital sur des souris anesthésiées par un mélange analgésique/anesthésique en injection intrapéritonéale.
Impact sur les animaux
Lors des infections sub-letales, les souris ne ressentent aucune douleur ou symptômes de souffrance. Leur comportement reste parfaitement normal. Cependant, lors des infections avec une dose élevée les souris infectées montrent des signes cliniques 2 jours après infection, tel que de la prostration, inactivité. Ces souris sont surveillées quotidiennement par une personne expérimentée et mises à mort si leur état devient trop critique. En général, les animaux sont mis à mort avant d’atteindre les point limites définis.
Devenir
Toutes les souris seront mises a mort pour prélèvements d’organes post-mortem.
Remplacement
Dans le cadre de cette étude il n’est pas possible de remplacer la souris par un autre modèle, car celui-ci est complet. Dans des systèmes in vitro nous ne pouvons étudier les interactions hôte/pathogène qu’avec un type cellulaire, mais pas une combinaison. Ainsi, l’étude du rôle des cellules épithéliales dans le recrutement des cellules inflammatoires ne peut être fait que dans un système in vivo. De plus, L'usage de la souris permet d'aborder l'étude de cellules dérivant de compartiments différents, alors que l'analyse chez l'homme se limite généralement aux cellules du sang. Pour les cellules Natural Killer (NK), il n'existe pas de lignées de cellules NK murines et nos recherches ne fonctionnent que si ces cellules proviennent directement de l'animal. Enfin, l’usage d’un modèle animal nous permet d'analyser les modifications des caractéristiques des cellules immunitaires lors de processus infectieux sur plusieurs semaines.
Réduction
Sans compromettre l’obtention de résultats exploitables et fiables, seulement les expériences considérées comme indispensables sont réalisées et toutes répétitions inutiles sont éliminées. Pour utiliser moins d’animaux en expérimentation, nous rédigeons nos protocoles à l’avance et les optimisons. Chaque manipulation expérimentale est planifiée dans le but d’envisager des problèmes éventuels, de décider des stratégies et de définir des critères d’interruption. Enfin, pour limiter le nombre d’animaux, un maximum de prélèvements est effectué sur le même animal (sang, lavages, organes) sur lequel nous mesurerons différents paramètres comme : recrutement et activation des cellules, charge bactérienne, production de cytokine et analyses histologiques. Des modèles mathématiques et bio-informatiques seront utilisées à posteriori pour complémenter et modéliser les résultats in vivo et minimiser le nombre d’animaux utilisés dans cette étude.
Raffinement
Après réception et pour permettre l’adaptation aux nouvelles installations, les animaux sont laissés sept jours dans l'animalerie avant le début des expérimentations. Pour prévenir les comportements agressifs entre souris et de limiter les sources potentielles de stress chaque cage sera enrichie avec des petits cylindres de coton. Pour la colonisation par S. pneumoniae, nous utiliserons l'imagerie intravitale par bioluminescence permettant de contrôler les infections sans besoin de mettre a mort les souris. Pour limiter au maximum la souffrance, les mesures de bioluminescence seront effectuées sous anesthésie gazeuse par Isoflurane. Selon les doses de bactéries utilisées les procédures génèreront des signes cliniques de souffrance, de douleur, de sévérité différente chez la souris. - Modéré pour l’inhalation d’une dose de bactérie basse des bacteries virulentes ou colonisantes (suffisante pour induire une colonisation). Les infections sublétals résulteront en une colonisation des voies respiratoire sans entrainer de symptômes. Dans le cadre des suivis de l'évolution des signes cliniques après l’infection, une surveillance journalière voire bi-journalière est pratiquée par une personne expérimentée qui est en mesure de juger selon la grille de douleur fournie par l'animalerie centrale les différents signes cliniques (prostration, inactivité, modification du rythme respiratoire). Cette surveillance est approfondie par une pesée quotidienne des animaux pour caractériser une perte de poids par un arrêt ou une limitation de la prise alimentaire causée par l’infection. Au-delà d’une perte de poids supérieure à 20% de leur poids initial ou des signes de souffrance sont détectés, les animaux seront mis à mort immédiatement. - Sévère pour l’inhalation d’une haute dose de bactérie virulentes. Les infections létales avec les bactéries invasives et virulentes causeront une infection systémique se traduisant en une perte de poids et des signes de souffrance (prostration, poils hérissés, yeux fermés) auxquels on ne peux rémedier sans mettre en cause l’expérience, mais toutes les souris survivent jusqu’au point de prélèvement à 48h. Après l’infection, les animaux sont surveillés quotidiennement et les souris seront euthanasiées dans le cas où la survie jusqu'à 48 ans n'est pas envisageable.
Choix des espèces
Le système immunitaire de la souris est loin de mimer celui de l'homme. Si bien sûr les primates non humains fournissent des informations plus aisément extrapolables à l'homme, la souris demeurent néanmoins le modèle le plus accessible, justifie ainsi son usage. De plus la possibilité de disposer de souris invalidées pour tel ou tel gène rend leur emploi particulièrement pertinent pour répondre aux questions que nous nous posons. Nous utilisons des souris adultes entre huit et onze semaines, afin d’étudier seulement le système immunitaire mature. En effet les cellules NK produites arrivent à maturation que vers l’âge moyen de huit semaines de l’animal. De plus, le fait d’avoir des souris du même âges nous permet de limiter la variation entre souris et entre expériences.