Procédures sévères

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  • Recherche appliquée
    • Diagnostic des maladies
Souris : 2300
Souffrances
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Devenir
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 2300

2 300 souris vont être utilisées, tuées par ponction d'un volume de liquide abdominal qui ne permet pas leur survie, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Ce site est le premier de trois pour un même projet de production d'anticorps par ascite, le deuxième site déclarant lui aussi 2 300 souris. Après une injection de pristane et une irradiation, elles reçoivent des hybridomes dans le péritoine, ce qui gonfle leur abdomen et modifie leur comportement, le porteur estimant qu'elles récupèrent "complètement" en 24 heures des deux premières étapes. Il annonce une baisse de plus de 95 % des effectifs depuis 2015 et un objectif d'élimination des méthodes in vivo, tout en maintenant que l'ascite est "rendue nécessaire" en cas d'urgence sanitaire.

Objectifs

La fabrication de test de diagnostics de maladies infectieuse nécessite un approvisionnement en anticorps monoclonaux. Ces anticorps monoclonaux sont le coeur de la qualité des tests, ce sont ces anticorps qui vont accrocher les antigènes et ainsi diagnostiquer la maladie.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus sont la production de réactifs de diagnostic in vitro. Ces réactifs permettent de dépister des maladies infectieuses telles que, le sida, les hépatites, la toxoplasmose ou les méningites bactériennes. Ces pathologies mondiales touchent pour le sida 38.4 millions de personnes (avec 1.5 million de contaminations par an), pour les hépatites 325 millions de personnes (dont 1.3 million de décès par an et 1.7 million de nouvelles contaminations). Le CNREEA note qu'il n'est pas souhaitable que la production d'anticorps in vivo indispensable à la santé publique soit délocalisée dans des pays tiers où la règlementation en matière de protection animale est peu developpée.

Procédures

Injection intra-péritonéale d'agent activateur de la réponse immunitaire (sous traitement analgésique) dure quelques secondes., délai d’attente et de surveillance 15J Irradiation à une dose modérée dure 6.5min, délai d’attente et de surveillance 7 à 15J. Injection intra-péritonéale d'hybridomes dure quelques secondes

Impact sur les animaux

Après les étapes de pristanisation et d'irradiation, l'animal peut être amorphe associé ou non à du poil hérissé pendant 24h maximum, puis récupère complètement. La multiplication des hybridomes dans le péritoine de la souris induit une production d’ascite qui engendre un gonflement de l’abdomen de l’animal qui induit des modifications du comportement et de l'aspect de l'animal.

Devenir

Sacrifice des animaux pour réaliser des prélèvements de fluides corporels à un volume ne permettant pas la survie de l’animal.

Remplacement

Dans les nouveaux produits et les nouvelles versions de produit, les anticorps utilisés sont fabriqués avec des anticorps produits uniquement avec un process « in-vitro ». La mise au point des conditions de production in vitro est longue (plusieurs mois) et les rendements sont souvent inférieurs à ceux in vivo. Les développements nécessaires pour chaque production les rendent moins efficaces en termes de mise au point et ils ne sont guère compatibles avec certaines applications comme les screening de molécules. L'utilisation d'animaux est rendue nécessaire en cas d'urgence sanitaire où la production in vitro ne peut être imposée. L'approche alternative doit être mis en oeuvre en effet dès lors que la production in vitro a d'ores et déjà donné des résultats satisfaisants pour un antigène considéré dans les critères de performances définis dans la formulation du produit final, sachant qu'il peut y avoir des échecs de la production in vitro en termes de quantité ou qualité. Néanmoins, un projet est lancé pour remplacement de 100% des productions d'anticorps monoclonaux "in -vivo" par des productions "In-vitro". Le but avoué est l'élimination des méthodologies In-vivo. Ce travail est suivi régulièrement et est partagé avec le MESRI.

Réduction

Une politique stricte de la gestion des stocks est en vigueur afin d'utiliser le matériel issu de ces animaux le plus judicieusement possible (pas de surstock) et d'éviter tout gaspillage. Une baisse significative du nombre d’animaux peut être notée car nous sommes passé de 25000 animaux/an demandé en 2015 à 7000 animaux/an demandé en 2021 pour être aujourd’hui à 1150 animaux /an soit une baisse de plus de 95% en quasiment 8 années.

Raffinement

Le raffinement sera obtenu par l'application dans le plus grand respect de la recommandation de CNREEA (parue le 28 juin 2017) sur la production d’anticorps par liquide d’ascite chez la souris, associé à la mise au point de procédures rigoureuses à chaque étape du projet, à leur réalisation par du personnel formé et habilité à la surveillance quotidienne de l'état de santé des animaux. A chaque étape les animaux sont manipulés par du personnel habilité et sensibilisé au bien-être de l'animal. Le suivi des points limite est réalisés au travers de la mise en place de grilles d'évaluations de la douleur à chaque étape du protocole permet aux techniciens d'être le plus objectif possible sur l'attitude à adopter face à différents symptômes que l'animal pourrait développer.

Choix des espèces

La souris est un modèle animal de petite taille et facile à manipuler. Elle possède une durée de vie courte, ce qui permet d'avoir des études de courtes durées et l'élaboration d'hypothèses sur des modèles plus complexes dont l'Homme. Le modèle souris est utilisé du fait de l'origine des hybridomes (murine). La souche de souris Balb/C est appropriée car elle se révèle excellente pour la production ultérieure in vivo d’anticorps à partir de ces hybridomes. La souris est âgée de 8 semaines en début de protocole. La souris doit être adulte mais pas top âgé afin de ne pas « polluer « la production d’Anticorps avec les cellules propres à l’animal.

  • Recherche appliquée
    • Troubles respiratoires
Macaques à longue queue : 197
Souffrances
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Devenir
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 48
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Exposés à une toxine végétale mortelle par aérosol ou par dépôt liquide dans les voies respiratoires, 197 macaques à longue queue subissent des procédures d'un niveau de souffrance modéré à sévère, la plupart tués pour analyse du tissu pulmonaire et 48 réutilisés dans d'autres protocoles. Le porteur décrit une intoxication qui tue en 36 à 48 heures, avec accumulation de liquide dans les poumons, détresse respiratoire sévère et léthargie, et prévoit jusqu'à quinze prises de sang, sept prélèvements du nez et de la trachée et un hébergement individuel de trois semaines après exposition. Il justifie le choix du macaque par la proximité avec l'humain et le recours à un "organisme entier", et présente le projet comme devant remplacer un essai clinique humain. L'objet déclaré relève de la défense contre un usage malveillant de la toxine, les contre-mesures ayant déjà été testées sur des rongeurs.

Objectifs

Certaines toxines d’origine végétale sont particulièrement nocives. Pour certaines, il n’existe actuellement pas de traitement médical confirmé pour la prévention ou le traitement de l'intoxication. À ce jour, plusieurs attentats ou tentatives d’attentats ayant recours à ce type de toxine sont recensés. Le mode de dispersion visé dans leur utilisation malveillante est le plus souvent l’aérosol qui est la voie de propagation de la toxine la plus préoccupante en raison de sa nocivité lorsqu’elle est inhalée. Les données scientifiques obtenues jusqu’à présent sur une de ces toxines ont été générées via un modèle établi par dépôt liquide directement dans les voies respiratoires de la toxine. Il apparaît comme une priorité de valider ce modèle en le comparant à la méthode de référence à l’échelle internationale qui est la voie d’exposition la plus probable en cas d’attaque malveillante. Par ailleurs, il est crucial de disposer de solutions efficaces pour contrer les effets de ce type de toxine tout en assurant que l’Europe soit autonome et indépendante dans sa capacité de production. Dans ce projet, plusieurs traitements contre ce type de toxine seront testées, soit par administration par voie intraveineuse, soit par dispersion sous forme d’aérosol à l’aide d’un système commercial. La méthode par injection intraveineuse a déjà été utilisée précédemment et est donc bien caractérisée et validée à de nombreux niveaux. La méthode d’administration par aérosol présente également de nombreux avantages tels que le traitement directement dans le poumon et une administration facilitée y compris par du personnel non médical. Les objectifs de ce projet sont donc : • De comparer la distribution dans l’organisme et la tolérance de traitement par voie intraveineuse et/ou aérosol, • De réaliser la faisabilité et de l’efficacité de ces traitements au moyen d’études courte déterminantes, • De mettre en place le modèle d’aérosolisation de la toxine et de valider ce modèle contre le modèle historique.

Bénéfices attendus

Ce projet permettrait de disposer de traitements contre l’intoxication à avec une toxine végétale. Un traitement efficace et dont l’administration est facile, y compris pour du personnel non médical, est critique pour le traitement rapide et efficace des populations.

Procédures

*Prélèvement de sang, jusqu’à 5 fois par jour pendant la première journée, une fois par jour pendant la première semaine puis deux fois par semaine. Le suivi dure 3 semaines (max de prélèvements : 15). Un prélèvement de sang prend environ 2 minutes par animal. *Prélèvement de fluides dans le nez et la trachée, jusqu’à 1 fois par jour pendant la première semaine (max 7). Ces prélèvements prennent environ 5 minutes en tout. *Imagerie de type scanner des poumons seront réalisées (maximum 3/animal). Ceci prend environ 20 minutes. *Suivi quotidien des animaux (incluant un suivi sans anesthésie, un suivi anesthésié, une pesée, les contrôles des paramètres de santé de l’animal (respiration, fréquence cardiaque, oxygénation du sang etc…). Jusqu’à 5 fois par semaine. Ce nombre pourra être adapté si l’animal montre des signes de mauvaise santé. Ceci est réalisé sur animal anesthésié et prend environ 5 minutes. *Traitement/exposition des animaux par voie gazeuse: jusqu’à deux fois par animal. Ceci est réalisé sur un animal anesthésié. Ceci prend environ 20 minutes. *Exposition par dépôt liquide : une fois par animal. Ceci est réalisé sur animal anesthésié et prend environ 15 minutes par animal. *Traitement par injection : ceci sera réalisé jusqu’à deux fois par animal après anesthésie. Ceci prendra environ 8 minutes par animal. *Les animaux seront hébergés individuellement pour s’assurer qu’ils aient à manger et à boire à volonté. Cet hébergement se fera de manière contiguë de sorte que les animaux puissent se toucher. L’hébergement individuel durera pendant deux semaines d’acclimatation puis maximum 3 semaines après exposition.

Impact sur les animaux

Pour les animaux qui recevront les traitements seuls, aucun effet indésirable n’est anticipé dans la mesure où ils se reposeront sur des résultats préalables obtenus sur modèle rongeur. Cela sera tout de même vérifié. L’intoxication induit des symptômes mortels sans traitement. Le décès des animaux intervient en 36 à 48h après exposition. Les symptômes qui accompagnent cette intoxication débutent 24h après exposition et ressemblent à un rhume. Les animaux développent progressivement du liquide dans les poumons conduisant à une difficulté respiratoire sévère qui, si rien n’est fait, induit la mort de l’animal. Celle-ci s’accompagne d’un état globalement léthargique. Afin d’éviter au maximum la mortalité des animaux, une surveillance très rapprochée (3 visites ou plus par jour) s’accompagnera de l’utilisation de mesures spécifiques pour le suivi de l’état de santé des animaux a été mis en place et vérifié nous permettant d’anticiper la mortalité des animaux et procéder à une euthanasie si celui-ci est en souffrance. Par ailleurs, l’équipe d’imagerie est mobilisée afin de pouvoir réaliser des examens d’imagerie des poumons en urgence sur les animaux si un doute sur l’état clinique d’un animal existait. D’autre part, une télémétrie (puce sous-cutanée de suivi de la température) sera mise en place afin de suivre de façon rapprochée l’évolution des animaux. La nuisance est minimale car la puce est de petite taille, placée sous la peau du dos, avant le début de l’étude, sous anesthésie. Elle est laissée en place tout au long de l’étude et enregistre la température corporelle. A la fin de l’étude, la puce est récupérée et les données de température qui y sont enregistrée sont alors extraites. De plus, l’hébergement individuel des animaux, qui aura lieu uniquement après exposition à la toxine pourrait entrainer un stress qui sera compensé par un programme défini par la cellule « bien-être animal » de l’établissement par l’enrichissement de leur milieu de vie. Enfin, les anesthésies répétées peuvent induire dans une certaine mesure une légère déshydratation chez les animaux qui sera surveillée et compensée e injectant du lsérum physiologique sous la peau au besoin. Par ailleurs, les modalités de l’anesthésie seront adaptées afin de ne pas induire de diminution de la fréquence respiratoire chez les animaux après l’exposition à la toxine.

Devenir

Du fait de l’impossibilité de savoir précisément l’impact de la toxine et du traitement par des technique d’imagerie in vivo ou pas le biais de dosage sanguins, il est nécessaire de réaliser des études sur le tissu pulmonaire entre autre (donc mise à mort des animaux). Ces études sont cruciales afin de déterminer précisément l’efficacité du traitement et de pouvoir envisager un jour de l’utiliser pour l’homme. Les animaux n’ayant pas reçu la toxine et n’entrant pas dans une étude du tissu pourront être réutilisés dans d’autres protocoles après un avis vétérinaire favorable.

Remplacement

Il n’existe pas d’alternative non animale pour réaliser ce projet. L’objectif est de mettre en place un modèle cliniquement cohérent d’exposition à la toxine pour évaluer la protection induite par un nouveau mode d’administration de contre-mesures déjà testées chez les rongeurs. Ce choix s’explique par la complexité des réponses du corps à la toxine qui nécessite l’utilisation d’un organisme entier. Par ailleurs, le modèle choisi doit également permettre d’étudier les différentes composantes des réponses immunitaires (humorale et cellulaire) à de nombreux niveaux. Enfin, la recherche d’effet secondaires indésirables consécutifs à l’administration de la contre-mesure seule demande un modèle suffisamment proche de l’homme pour espérer une bonne transversalité. A ce titre, et en l’état actuel des connaissances, ces différents éléments ne peuvent pas encore être étudiés in vitro ou via des modèles utilisant de plus petits animaux ou des animaux moins sensible car le système immunitaire de ces autres modèles est très différent de celui de l’homme. Toutefois, cette phase de test de la contre-mesure ainsi que l’établissement du modèle reposent sur une expérience scientifique solide fournie à la fois par des projets précédents et des études sur des modèles de souris qui précèderont l’étude sur le primate non humain. Enfin, ce projet a pour vocation de remplacer une étude clinique humaine, il est donc impératif d’avoir le modèle animal le plus proche de l’homme possible. Les animaux utilisés seront des macaques cynomolgus.

Réduction

Lors de la phase de test de distribution dans l’organisme des contre-mesures, le nombre d’animaux a été fixé au minimum possible, en prenant en considération l’investigation d’un possible effet-genre (1/sexe), requis pas l’ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé). Cette restriction a été appliquée à toutes les étapes du projet tout en se limitant à l’effectif minimum possible. Si toutefois un effet-genre ou tout autre effet inattendu était visible avec une des contre-mesures citées projet, alors un groupe supplémentaire de 6 animaux (1/sexe/étape) a été envisagé mais ne sera potentiellement pas utilisé. Lors de l’exploration de l’efficacité des doses, les groupes choisis sont de 4 par groupe (2/dose/sexe) ce qui correspond au minimum nécessaire pour l’évaluation de l’efficacité thérapeutiques des traitements. Ce nombre d’animaux est réduit au minimum nécessaire à une analyse statistique des résultats par des tests statistiques adaptés aux petits nombres. Lors de la vérification de l’efficacité du traitement, le nombre d’animaux retenu par groupe (8/groupe (4 par sexe)) a été limité au minimum permettant une comparaison des résultats obtenus. Pour l‘établissement du modèle, une recherche de concordance de dose sera réalisée avec 9 animaux. L’utilisation de 3 animaux par dose correspond au minimum requis pour approcher la dose recherchée. Enfin, concernant la dernière étape, le besoin de 8 animaux à la dose retenue est lié à l’utilisation de l’adaptation d’une méthode statistique adaptée au modèle primate. Concernant les 4 animaux pour vérifier la dose létale calculée, il s’agit du minimum d’animaux pour une analyse statistique des résultats. Ces 4 animaux pourront ne pas être utilisés.

Raffinement

Les procédures seront effectuées sur des animaux anesthésiés. Les animaux seront suivis quotidiennement par du personnel formé et des mesures seront réalisées à chaque anesthésie. Un suivi de paramètres spécifiques (score clinique) déjà éprouvé a été validé en partenariat avec les vétérinaires de l’installation et le responsable de la cellule locale du Bien-être animal. Ce score permettra de suivre de près l’évolution de la santé des animaux et proposer une approche prédictive qui servira d’aide à la décision. Toutes les décisions concernant le bien-être des animaux seront prise en accord avec l’équipe vétérinaire.

Choix des espèces

Considérant toutes les contraintes énumérées ci-dessus, le primate non humain a été choisi comme modèle d’étude pour ce projet. Les macaques cynomolgus ont été sélectionnés pour plusieurs raisons : • Leur sensibilité à l’intoxication par la toxine. • Ils réunissent les éléments nécessaires à l’évaluation de contre-mesure : leurs réponses immunitaires moléculaire et cellulaire et leur anatomie respiratoire sont proches de l’homme et les techniques et outils d’exploration de la réponse immunitaire sont disponibles et maitrisés chez cette espèce, contrairement à d’autres modèles d’infections respiratoires régulièrement utilisées comme le rat ou la souris. • Le présent projet aura valeur d’essai clinique d’efficacité de la contre-mesure et requiert donc les animaux ayant la physiologie la plus proche de celle de l’homme. Les animaux devront être adultes car il est primordial que les animaux disposent d’un système immunitaire et d’un système respiratoire pleinement matures. Le système immunitaire et le volume des poumons évoluent en fonction du stade de développement et de l’âge des animaux. Nous utiliserons donc des animaux adultes d’âge et de poids semblables.

  • Recherche appliquée
    • Diagnostic des maladies
Souris : 2300
Souffrances
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Devenir
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Pour produire des anticorps destinés à des tests de diagnostic, 2 300 souris sont utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance sévère, tuées par prélèvement d'un volume de liquide abdominal incompatible avec leur survie. Elles reçoivent une injection de pristane dans le péritoine, une irradiation, puis une injection d'hybridomes dont la multiplication gonfle leur abdomen et modifie leur comportement. Le porteur indique que la production in vitro existe et qu'un programme vise à remplacer 100 % des productions in vivo, tout en la décrivant comme plus lente et de moindre rendement. Il reprend l'avis du comité national d'éthique selon lequel cette production in vivo "indispensable à la santé publique" ne devrait pas partir vers des pays à réglementation moins développée, argument de localisation davantage que de science.

Objectifs

La fabrication de test de diagnostics de maladies infectieuse nécessite un approvisionnement en anticorps monoclonaux. Ces anticorps monoclonaux sont le coeur de la qualité des tests, ce sont ces anticorps qui vont accrocher les antigènes et ainsi diagnostiquer la maladie.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus sont la production de réactifs de diagnostic in vitro. Ces réactifs permettent de dépister des maladies infectieuses telles que, le sida, les hépatites, la toxoplasmose ou les méningites bactériennes. Ces pathologies mondiales touchent pour le sida 38.4 millions de personnes (avec 1.5 million de contaminations par an), pour les hépatites 325 millions de personnes (dont 1.3 million de décès par an et 1.7 million de nouvelles contaminations). Le CNREEA note qu'il n'est pas souhaitable que la production d'anticorps in vivo indispensable à la santé publique soit délocalisée dans des pays tiers où la règlementation en matière de protection animale est peu développée.

Procédures

Injection intra-péritonéale d'agent activateur de la réponse immunitaire (sous traitement analgésique) dure quelques secondes., délai d’attente et de surveillance 15J Irradiation à une dose modérée dure 6.5min, délai d’attente et de surveillance 7 à 15J. Injection intra-péritonéale d'hybridomes dure quelques secondes

Impact sur les animaux

Après les étapes de pristanisation et d'irradiation, l'animal peut être amorphe associé ou non à du poil hérissé pendant 24h maximum, puis récupère complètement. La multiplication des hybridomes dans le péritoine de la souris induit une production d’ascite qui engendre un gonflement de l’abdomen de l’animal qui induit des modifications du comportement et de l'aspect de l'animal.

Devenir

Sacrifice des animaux pour réaliser des prélèvements de fluides corporels à un volume ne permettant pas la survie de l’animal

Remplacement

Dans les nouveaux produits et les nouvelles versions de produit, les anticorps utilisés sont fabriqués avec des anticorps produits uniquement avec un process « in-vitro ». La mise au point des conditions de production in vitro est longue (plusieurs mois) et les rendements sont souvent inférieurs à ceux in vivo. Les développements nécessaires pour chaque production les rendent moins efficaces en termes de mise au point et ils ne sont guère compatibles avec certaines applications comme les screening de molécules. L'utilisation d'animaux est rendue nécessaire en cas d'urgence sanitaire où la production in vitro ne peut être imposée. L'approche alternative doit être mis en oeuvre en effet dès lors que la production in vitro a d'ores et déjà donné des résultats satisfaisants pour un antigène considéré dans les critères de performances définis dans la formulation du produit final, sachant qu'il peut y avoir des échecs de la production in vitro en termes de quantité ou qualité. Néanmoins, un projet est lancé chez le donneur d'ordre pour remplacement de 100% des productions d'anticorps monoclonaux "in -vivo" par des productions "In-vitro". Le but avoué est l'élimination des méthodologies In-vivo. Ce travail est suivi régulièrement par le donneur d'ordre et est partagé avec le MESRI

Réduction

Une politique stricte de la gestion des stocks est en vigueur afin d'utiliser le matériel issu de ces animaux le plus judicieusement possible (pas de surstock) et d'éviter tout gaspillage. Une baisse significative du nombre d’animaux peut être notée car nous sommes passé de 25000 animaux/an demandé en 2015 à 7000 animaux/an demandé en 2021 pour être aujourd’hui à 1150 animaux /an soit une baisse de plus de 95% en quasiment 8 années

Raffinement

Le raffinement sera obtenu par l'application dans le plus grand respect de la recommandation de CNREEA (parue le 28 juin 2017) sur la production d’anticorps par liquide d’ascite chez la souris, associé à la mise au point de procédures rigoureuses à chaque étape du projet, à leur réalisation par du personnel formé et habilité à la surveillance quotidienne de l'état de santé des animaux. A chaque étape les animaux sont manipulés par du personnel habilité et sensibilisé au bien-être de l'animal. Le suivi des points limite est réalisés au travers de la mise en place de grilles d'évaluations de la douleur à chaque étape du protocole permet aux techniciens d'être le plus objectif possible sur l'attitude à adopter face à différents symptômes que l'animal pourrait développer.

Choix des espèces

La souris est un modèle animal de petite taille et facile à manipuler. Elle possède une durée de vie courte, ce qui permet d'avoir des études de courtes durées et l'élaboration d'hypothèses sur des modèles plus complexes dont l'Homme. Le modèle souris est utilisé du fait de l'origine des hybridomes (murine). La souche de souris BALB/c est appropriée car elle se révèle excellente pour la production ultérieure in vivo d’anticorps à partir de ces hybridomes. Les souris seront toutes utilisées au stade adulte pour que leur système immunitaire soit mature. Les souris utilisées auront au minimum 6 semaines d’âge au démarrage du projet et 8 semaines (au moment de l'induction de l'ascite). A ce stade, les souris sont assez matures et robustes pour supporter l'injection des hybridomes sans mortalité en cours d'expérimentation.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 764
Souffrances
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▲ 764
Devenir
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 764

Toutes tuées à l'issue pour analyse du cerveau et des méninges, 764 souris subissent des procédures d'un niveau de souffrance sévère. Les deux veines jugulaires leur sont bouchées par chirurgie, un tube est posé dans le crâne pour des injections quotidiennes pendant six jours, et certaines sont maintenues seules en cage douze à quatorze jours avec ce tube en place. Le porteur ajoute un régime gras de quatre à dix semaines pour les rendre obèses, des IRM, des mesures de pression intracrânienne et des tests comportementaux dont il ne précise pas la nature, et reconnaît que l'isolement avec cathéter peut provoquer souffrance et troubles du comportement. Sur le remplacement, il se borne à quelques phrases générales concluant que le recours aux animaux est "inévitable", sans examiner les modèles disponibles.

Objectifs

Les vaisseaux lymphatiques récemment mis en évidence dans les enveloppes entourant le cerveau semblent impliqués dans beaucoup de maladies neurologiques. Ces vaisseaux lymphatiques ne sont pas présents dans cerveau mais autour, dans l’enveloppe la plus externe au cerveau : la dure mère. Au sein même de cette enveloppe, ils sont plus spécifiquement localisés le long des grosses veines du cerveau appelés sinus veineux duraux. Des travaux récents ont montré que cette proximité entre les veines et les lymphatiques jouait un rôle clé dans les défenses immunitaires du cerveau. Nos hypothèses sont les suivantes : 1) Une altération des veines cérébrales influera sur la fonction des vaisseaux lymphatiques, et inversement, 2) La mauvaise circulation de ces vaisseaux chez l’Homme pourrait être impliquée dans une maladie rare dont les mécanismes sont encore inconnus : l’hypertension intracrânienne idiopathique (HTIC-I). Cette maladie touche spécifiquement la femme jeune en surpoids et associe une accumulation d’eau dans le cerveau à des rétrécissements (sténoses) des veines. Nos objectifs sont de caractériser les mécanismes de cette maladie, et d’explorer également pourquoi ces malades ont des problèmes de mémoire qui pourraient être liées à une inflammation du cerveau. Dans cette étude, nous allons combiner une analyse par imagerie par radiologie du réseau veino-lymphatique dural chez l’Homme (patients avec HTIC-I et contrôles), et une étude expérimentale sur des modèles animaux d’HTIC-I. Notre programme d’étude chez la souris est le suivant : 1) Créer un modèle animal d’HTIC-I chez la souris 2) Étudier comment une atteinte du flux veineux peut affecter le réseau lymphatique 3) Étudier si en augmentant ou diminuant les fonctions lymphatiques, on modifie les caractéristiques de l’HTIC-I 4) Analyser les conséquences sur le comportement et la mémoire de l’altération des réseaux lymphatique et veineux 5) Analyser les conséquences sur l’inflammation du cerveau et des méninges d’une altération des réseaux lymphatique et veineux 6) Étudier comment le genre féminin et l’obésité participent à la physiopathologie de la maladie. Nous utiliserons sur 5 ans un total de *764* souris incluant 25 souris transgéniques.

Bénéfices attendus

D'un point de vue médical, l’hypertension intracrânienne idiopathique (HTIC-I) est une maladie mystérieuse aux frontières de la neurologie, de l'ophtalmologie et de la neurochirurgie. Cette maladie affecte les femmes jeunes en âge de procréer et peut conduire à une altération majeure de la vision pouvant rendre les patients aveugles. Les traitements existants soulagent les symptômes, mais ne ciblent pas la cause de la maladie, ils sont agressifs, ont une efficacité limitée et sont associés à des risques et effets secondaires importants. De nouveaux traitements, plus efficaces et moins invasifs, ciblant directement la cause biologique de la maladie semblent nécessaires. Cependant, une étape nécessaire de ce développement est de comprendre les mécanismes biologiques impliqués. A long terme, l'objectif de cette étude est d'ouvrir des pistes thérapeutiques nouvelles avec un potentiel réaliste pour améliorer les symptômes de ces patients. D'un point de vue scientifique, l'HTIC-I est un modèle de maladie cérébrale qui semble parfaitement illustrer une dysfonction initiale des systèmes veineux et lymphatique cérébraux. Tandis que le rôle et l'anatomie des lymphatiques ont été bien étudiés chez l'animal, leur caractérisation chez l'humain et leur rôle dans les pathologies neurologiques est très méconnu. L'exploration du complexe veno-lymphatique et de sa plasticité pourrait conduire à des avancées significatives en neurosciences.

Procédures

Après avoir administré des médicaments pour soulager la douleur et s'être assuré que les souris sont bien hydratées, les procédures suivantes sont effectuées dans des conditions stériles de chirurgie. Un protocole de gestion de la douleur est mis en place après chaque opération. Voici ce qui est réalisé : Chirurgie pour boucher les veines jugulaires des deux côtés du cou (environ 1 heure, avec une préparation de 30 minutes). Mesure de la pression à l'intérieur du crâne (environ 30 minutes, avec une préparation de 30 minutes). Injection de produits biologiques dans le liquide cérébral (environ 30 minutes, avec une préparation de 30 minutes). Installation d'un petit tuyau à l'intérieur du crâne pour injecter des médicaments (environ 30 minutes, avec une préparation de 30 minutes). Installation et injection de substances fluorescentes à travers ce tube (environ 1 heure et 30 minutes, avec une préparation de 30 minutes) IRM du cerveau (environ 40 minutes, avec une préparation de 30 minutes). Mesure du flux sanguin dans le cerveau à l'aide de Doppler (environ 1 heure, avec une préparation de 30 minutes). Les autres procédures ne nécessitent pas de médicaments pour la douleur ou d'anesthésie et incluent : Des tests comportementaux étalés sur deux jours et demi. Un régime alimentaire riche en graisses pour rendre l'animal obèse pendant 4 à 10 semaines. L'isolement de l'animal pendant 12 à 14 jours avec un petit tube restant à l'intérieur du crâne. Une injection quotidienne à travers ce tube pendant 6 jours. Observation de l'activité dans des cages spéciales pendant 31 jours. Observation de l'activité dans des cages équipées de roues d'exercice, avec l'isolement de l'animal pendant 4 périodes de 3 jours. Une injection dans une veine pour introduire des traceurs dans le sang (environ 10 minutes).

Impact sur les animaux

Dans cette étude, nous devons considérer les éventuelles conséquences négatives qui peuvent être regroupées en deux catégories : celles liées aux interventions chirurgicales effectuées sous anesthésie générale et celles sans anesthésie. Les effets indésirables des chirurgies sous anesthésie générale incluent les risques associés à l'anesthésie tels que les accidents pendant l'administration de l'anesthésie (comme des erreurs chirurgicales, des saignements ou une mauvaise réaction à l'anesthésie pouvant entraîner la mort de l'animal ou l'arrêt de la chirurgie), ainsi que les effets indésirables post-opératoires tels que la douleur, les infections au niveau de la cicatrice ou du site opératoire, le stress, une réduction de l'activité et des comportements anormaux. Les procédures effectuées sans anesthésie sont moins graves mais peuvent causer de l'inconfort ou du stress chez l'animal, ce qui doit être surveillé et pris en compte. Par exemple, les souris obèses peuvent avoir des difficultés à se déplacer. De plus, l'isolement des animaux portant un cathéter intracrânien peut provoquer de la souffrance et des perturbations comportementales, qui doivent être détectées et traitées précocement et préventivement en enrichissant leur environnement. L'injection intraveineuse peut entraîner des douleurs au site d'injection, des ecchymoses ou des saignements. Pour atténuer ces douleurs, des médicaments antalgiques seront systématiquement administrés avant l'intervention.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés à l'issue de chaque procédure afin de réaliser des études histologiques et biochimiques de la dure mère et du cerveau des animaux.

Remplacement

Pour notre projet, il n'y a pas d'autre choix que d'utiliser des animaux pour atteindre nos objectifs. Lorsque nous étudions comment les maladies affectent le corps ou comment fonctionnent certains processus biologiques, il est souvent nécessaire d'utiliser des modèles animaux. Ces modèles nous aident à comprendre comment le corps réagit dans différentes situations, ce qui est essentiel pour faire progresser la recherche médicale et scientifique. Bien sûr, nous cherchons toujours des alternatives quand c'est possible, mais dans certains cas, l'utilisation d'animaux est inévitable pour obtenir des informations précieuses sur notre santé et sur le fonctionnement de notre corps.

Réduction

Pour mener à bien notre étude, nous aurons besoin d'un certain nombre de souris pour différentes analyses. Tout d'abord, pour les analyses après le décès des souris, où nous injecterons préalablement des substances pour examiner certains aspects, nous aurons besoin de 710 souris. Ensuite, pour des analyses cliniques par imagerie ou tests comportementaux, nous aurons besoin de 54 souris supplémentaires. Pour minimiser les inconvénients pour les souris, nous allons combiner les études post-mortem avec les études cliniques. Nous avons calculé le nombre optimal de souris par groupe pour chaque type d'analyse, en tenant compte des risques de perte pendant les procédures. Par exemple, pour les analyses cellulaires, nous aurons besoin d'au moins 18 souris par groupe en raison du faible nombre de cellules dans certaines parties du corps. De plus, pour valider nos résultats, nous devrons utiliser des souris génétiquement modifiées. Nous aurons besoin d'environ 25 de ces souris. Enfin, en considérant toutes les analyses prévues, y compris une nouvelle procédure pour évaluer le flux sanguin, nous aurons besoin d'un total de 764 souris pour atteindre nos objectifs de recherche. Toutes ces étapes sont essentielles pour obtenir des données précises et fiables afin de mieux comprendre certains processus biologiques et médicaux.

Raffinement

Lorsque les animaux arrivent, on leur laisse une semaine pour s'habituer à leur nouvel environnement. Pendant toute l'étude, les souris seront logées par groupes de trois dans des cages ventilées pour qu'elles puissent avoir une vie sociale enrichissante. Elles auront de la nourriture et de l'eau à disposition en permanence, ainsi que des matériaux pour se construire un nid douillet. Si une souris a des difficultés à se déplacer, par exemple juste après une opération, on adaptera son alimentation en rendant les croquettes plus faciles à manger et en lui fournissant une sorte de gelée hydratante. Chaque jour, on vérifiera les conditions de vie des souris et on surveillera leur santé de près. On pèsera leur poids deux fois par semaine après une opération. Après chaque intervention, on notera le temps passé en chirurgie et on observera de près les effets immédiats et à court terme. Pour s'assurer que les souris ne souffrent pas, on utilisera une grille de surveillance simple qui évalue différents aspects de leur bien-être. Si une souris montre des signes de douleur ou de détresse, on lui donnera des médicaments adaptés pour soulager sa souffrance. Avant toute opération, les souris recevront des médicaments pour éviter qu'elles ne souffrent trop. Si une procédure pourrait causer de la douleur, les souris seront endormies pour qu'elles ne ressentent rien. Enfin, les souris qui vivent seules auront une attention particulière et auront accès à des jouets et à d'autres éléments qui les divertiront. Tout est mis en place pour que les souris se sentent aussi bien que possible tout au long de l'étude.

Choix des espèces

Notre objectif est de comprendre comment le système veineux et lymphatique se modifie et quelles sont les molécules impliquées dans ce processus. Pour cela, nous devons utiliser des modèles animaux, et la souris est le choix le plus adapté pour notre recherche. Des méthodes chirurgicales et de manipulation du système lymphatique ont déjà été mises au point avec succès sur des souris, ce qui nous permet de nous baser sur une solide expérience préexistante. Toutes nos expériences seront menées sur des souris adultes, une fois que leur système lymphatique aura atteint sa pleine maturité, environ huit semaines après leur naissance. Les injections dans le crâne et la mesure de la pression intracrânienne seront effectuées sur des souris jeunes adultes âgées de 2 mois à un an. À cet âge, le crâne est complètement développé et stable, ce qui garantit une précision chirurgicale lors des procédures stéréotaxiques.

  • Recherche appliquée
    • Diagnostic des maladies
Souris : 2300
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ -
▲ 2300
Devenir
 -
 -
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 2300

Injectées de pristane puis irradiées, 2 300 souris reçoivent des hybridomes dans l'abdomen pour produire un liquide d'ascite, dans des procédures d'un niveau de souffrance sévère. Le porteur décrit un gonflement de l'abdomen qui modifie le comportement et l'aspect de l'animal, et une mise à mort motivée par un prélèvement de fluides corporels d'un volume incompatible avec la survie. Il indique que les nouveaux produits utilisent des anticorps obtenus in vitro et qu'un projet vise le remplacement de 100 % des productions in vivo, tout en jugeant la production animale "indispensable à la santé publique". Les effectifs demandés sont passés de 25 000 par an en 2015 à 1 150 aujourd'hui.

Objectifs

La fabrication de test de diagnostics de maladies infectieuse nécessite un approvisionnement en anticorps monoclonaux. Ces anticorps monoclonaux sont le cœur de la qualité des tests, ce sont ces anticorps qui vont accrocher les antigènes et ainsi diagnostiquer la maladie.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus sont la production de réactifs de diagnostic in vitro. Ces réactifs permettent de dépister des maladies infectieuses telles que, le sida, les hépatites, la toxoplasmose ou les méningites bactériennes. Ces pathologies mondiales touchent pour le sida 38.4 millions de personnes (avec 1.5 million de contaminations par an), pour les hépatites 325 millions de personnes (dont 1.3 million de décès par an et 1.7 million de nouvelles contaminations). Le CNREEA note qu'il n'est pas souhaitable que la production d'anticorps in vivo indispensable à la santé publique soit délocalisée dans des pays tiers où la règlementation en matière de protection animale est peu développée.

Procédures

Injection intra-péritonéale d'agent activateur de la réponse immunitaire (sous traitement analgésique) dure quelques secondes., délai d’attente et de surveillance 15J Irradiation à une dose modérée dure 6.5min, délai d’attente et de surveillance 7 à 15J. Injection intra-péritonéale d'hybridomes dure quelques secondes

Impact sur les animaux

Après les étapes de pristanisation et d'irradiation, l'animal peut être amorphe associé ou non à du poil hérissé pendant 24h maximum, puis récupère complètement. La multiplication des hybridomes dans le péritoine de la souris induit une production d’ascite qui engendre un gonflement de l’abdomen de l’animal qui induit des modifications du comportement et de l'aspect de l'animal.

Devenir

Sacrifice des animaux pour réaliser des prélèvements de fluides corporels à un volume ne permettant pas la survie de l’animal

Remplacement

Dans les nouveaux produits et les nouvelles versions de produit, les anticorps utilisés sont fabriqués avec des anticorps produits uniquement avec un process « in-vitro ». La mise au point des conditions de production in vitro est longue (plusieurs mois) et les rendements sont souvent inférieurs à ceux in vivo. Les développements nécessaires pour chaque production les rendent moins efficaces en termes de mise au point et ils ne sont guère compatibles avec certaines applications comme les screening de molécules. L'utilisation d'animaux est rendue nécessaire en cas d'urgence sanitaire où la production in vitro ne peut être imposée. L'approche alternative doit être mis en œuvre en effet dès lors que la production in vitro a d'ores et déjà donné des résultats satisfaisants pour un antigène considéré dans les critères de performances définis dans la formulation du produit final, sachant qu'il peut y avoir des échecs de la production in vitro en termes de quantité ou qualité. Néanmoins, un projet est lancé pour un remplacement de 100% des productions d'anticorps monoclonaux "in -vivo" par des productions "In-vitro". Le but avoué est l'élimination des méthodologies In-vivo. Ce travail est suivi régulièrement et est partagé avec le ministère.

Réduction

Une politique stricte de la gestion des stocks est en vigueur afin d'utiliser le matériel issu de ces animaux le plus judicieusement possible (pas de surstock) et d'éviter tout gaspillage. Une baisse significative du nombre d’animaux peut être notée car nous sommes passé de 25000 animaux/an demandé en 2015 à 7000 animaux/an demandé en 2021 pour être aujourd’hui à 1150 animaux /an soit une baisse de plus de 95% en quasiment 8 années

Raffinement

Le raffinement sera obtenu par l'application dans le plus grand respect de la recommandation de CNREEA (parue le 28 juin 2017) sur la production d’anticorps par liquide d’ascite chez la souris, associé à la mise au point de procédures rigoureuses à chaque étape du projet, à leur réalisation par du personnel formé et habilité à la surveillance quotidienne de l'état de santé des animaux. A chaque étape les animaux sont manipulés par du personnel habilité et sensibilisé au bien-être de l'animal. Le suivi des points limite est réalisés au travers de la mise en place de grilles d'évaluations de la douleur à chaque étape du protocole permet aux techniciens d'être le plus objectif possible sur l'attitude à adopter face à différents symptômes que l'animal pourrait développer.

Choix des espèces

La souris est un modèle animal de petite taille et facile à manipuler. Elle possède une durée de vie courte, ce qui permet d'avoir des études de courtes durées et l'élaboration d'hypothèses sur des modèles plus complexes dont l'Homme. Le modèle souris est utilisé du fait de l'origine des hybridomes (murine). La souche de souris Balb/C est appropriée car elle se révèle excellente pour la production ultérieure in vivo d’anticorps à partir de ces hybridomes. La souris est âgée de 8 semaines en début de protocole. La souris doit être adulte mais pas top âgé afin de ne pas « polluer « la production d’Anticorps avec les cellules propres à l’animal.

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
    • Système respiratoire
Rats : 450
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 70
▲ 380
Devenir
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 -
 -
 450

450 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, 380 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère et 70 d'un niveau modéré. Des injections leur provoquent une hypertension artérielle pulmonaire qui conduit, selon le porteur, à une insuffisance cardiaque droite, avec essoufflement à l'effort et fatigue. À la fin, chacun subit une échocardiographie, un prélèvement sanguin puis un cathétérisme cardiaque de trente minutes sous anesthésie. Le porteur affirme veiller à ce que les animaux "ne subissent aucun stress", alors que la procédure elle-même installe chez eux une maladie cardiovasculaire évolutive.

Objectifs

La pathogenèse de l’hypertension artérielle pulmonaire est complexe, et implique des facteurs hémodynamiques et environnementaux, ainsi que des prédispositions individuelles. Il n'existe actuellement aucun traitement curatifs pour les patients atteints d'hypertension artérielle pulmonaire. Notre objectif est d'évaluer la pertinence d'une nouvelle cible thérapeutique de l’hypertension artérielle pulmonaire.

Bénéfices attendus

La réalisation de ce projet permettra de valider l'intérêt de notre cible thérapeutique pour réduire le développement de l’hypertension artérielle pulmonaire. Les traitements actuels de l’hypertension artérielle pulmonaire étant non curatifs, ce projet présente une utilité majeure dans la prise en charge de ces malades.

Procédures

L'induction de l'hypertension pulmonaire sera réalisée sous anesthésie. Tous les animaux subiront une échocardiographie, réalisée sous anesthésie, à la fin des procédures (20 min par animal). Les prélèvements sanguins à la veine caudale, réalisés sous anesthésie, seront réalisés au moment des échocardiographies (5 min par animal) lors de la fin de procédure (J21 ou J28). A la fin des procédures, tous les animaux subiront un cathétérisme cardiaque sous anesthésie (30 min par animal).

Impact sur les animaux

L'induction de l'hypertension artérielle pulmoniare sera réalisée par des injections de différents produits. Ces injections n'induiront pas de brulures car les solutions administrées seront tamponnées au préalable. Ceci conduira au développement d'une hypertension artérielle pulmonaire cez tous les animaux exposés, dont les effets secondaires sont des atteintes pulmonaires aigües (essouflement à l'effort, fatigue).

Devenir

Euthanasie de tous les animaux pour analyses post-mortem sur le coeur et les poumons.

Remplacement

L’objectif de recherche est de mieux comprendre le développement de l'hypertension artérielle pulmonaire et de déterminer la pertinence d'une nouvelle cible thérapeutique dans l'hypertension pulmonaire. Le recours à des animaux se justifie par la nécessité d’étudier la fonction cardiovasculaire dans un contexte physiologique et physiopathologique. Il se justifie par l'impossibilité de simuler ex vivo la mise en place de l'hypertension artérielle pulmonaire qui est un processus complexe.

Réduction

Les fonctions cardiovasculaires seront étudiées par des méthodes non invasives (échocardiographie) permettant de limiter le nombre d'animaux utilisés. Afin de réduire encore le nombre d’animaux utilisés, les animaux sont mis à mort en fin d'expérimentation après un dernier bilan (cathétérisme) de leur fonction cardiaque, et les tissus prélevés sont partagés afin de minimiser encore le nombre d'animaux utilisés. Le nombre total de rats utilisés sera de 450 sur l'ensemble de l'étude en combinant plusieurs approches expérimentales par différents expérimentateurs sur le même animal. Des expériences de biochimie et de biologie moléculaire à partir des différents tissus collectés et des études sur cellules isolées seront effectuées afin de réduire le nombre d'animaux utilisés. Un test statistique adéquat permet de bien définir le nombre d’animaux nécessaires à cette étude.

Raffinement

Toutes les procédures seront pratiquées en utilisant des anesthésiques et des analgésiques. De l'enrichissement sera ajouté dans les cages des animaux. Les animaux seront surveillés quotidiennement (évaluation de la présence de points limites précoces) et leur entretien sera effectué dans des conditions soigneusement contrôlées pour s'assurer que les animaux ne subissent aucun stress. La procédure conduira à une insuffisance cardiaque droite, les animaliers surveilleront quotidiennement l'apparition de points limites précoces, notamment la perte de poids.

Choix des espèces

Les rats sont des modèles standards de maladies cardiovasculaires. Ils présentent une anatomie vasculaire et des caractéristiques hémodynamiques similaires à celle de l’homme. De plus notre étude porte sur les effets au niveau vasculaire pulmonaire et ventriculaire droit de l'hypertension artérielle pulmonaire. L'utilisation de l'animal vivant est indispensable par l'impossibilité de simuler ex vivo la mise en place de l'insuffisance cardiaque qui est un processus complexe. De plus, dans un but d'étude préclinique il est crucial de pouvoir tester nos molécules pharmacologiques sur l'animal entier afin de déterminer la présence d'effets secondaires non désirés. Jeune adulte (6 à 8 semaines, 100-200g). A ce stade de développement (pleine phase de croissance) l’induction de l’hypertension artérielle pulmonaire est plus rapide. De plus, chez l'homme l'hypertension artérielle pulmonaire se développe chez les jeunes adultes.

  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
    • Troubles musculosquelettiques
Souris : 2464
Souffrances
▲ -
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▲ 2464
Devenir
 -
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 2464

Rendues septiques par l'injection dans l'abdomen d'un mélange de selles, 2 464 souris subissent cinq jours de réanimation puis des tests d'activité physique, dans des procédures d'un niveau de souffrance sévère, toutes tuées à l'issue. Le porteur indique que les souris septiques présentent des signes de douleur modérée à sévère, et utilise un score clinique validé comme "substitut de mortalité", ce qui revient à fixer des points limites en deçà de la mort. L'objectif déclaré est de démontrer l'implication d'un récepteur dans la faiblesse musculaire qui persiste après un sepsis, en suivant les animaux jusqu'à trois mois. Le porteur mentionne des organoïdes musculaires issus de biopsies de patients, qu'il juge insuffisants à ce jour pour reproduire le vieillissement post-septique.

Objectifs

Les objectifs scientifiques du projet sont de démontrer l'implication du récepteur aux Advanced Glycation End Product (RAGE) dans le vieillissement du muscle après une infection bactérienne grave (sepsis), en utilisant des souris n'ayant pas ce récepteur ou en utilisant des médicaments bloquant ce récepteur. A terme, l'objectif est de prévenir le vieillissement musculaire provoqué par une infection bactérienne.

Bénéfices attendus

Les patients ayant séjourné en réanimation pour une infection bactérienne grave, appelée sepsis, présentent des séquelles persistantes dans le temps, parmi lesquelles une faiblesse de la force musculaire comme observée au cours du vieillissement. Les mécanismes sous-jacents sont mal compris et il n’existe aucun médicament permettant d’améliorer ces atteintes musculaires. Notre modèle animal va reproduire l'infection bactérienne et sa prise en sa prise en charge clinique afin de se rapprocher le plus possible de la maladie humaine. Nos premières données ont pu valider le modèle utilisé puisqu’il reproduit la faiblesse musculaire et une incapacité des muscles à produire de l'énergie jusqu’à 10 jours après le début de la maladie. Cette nouvelle étude va nous permettre de déterminer si ces altérations perdurent dans le temps (jusque 3 mois après l'infection chez la souris), et d’en comprendre les mécanismes sous-jacents. Les données chez l’Homme indiquent l’importance du RAGE, un récepteur des cellules connu pour jouer un rôle dans le vieillissement, et des voies associées dans cette atteinte induite par l'infection bactérienne (sepsis). Nous allons explorer plus en détail comment ce récepteur participe au développement de la maladie en utilisant des souris n’exprimant pas ce récepteur ou des souris sauvages qui seront injectées par des inhibiteurs pharmacologiques de RAGE. A terme, nous espérons montrer que l'inhibition du RAGE empêche la perte de force musculaire provoquée par l'infection bactérienne chez la souris, pour ensuite initier une étude chez l’Homme.

Procédures

Les animaux subiront des injections d’un mélange de selles pour induire le sepsis sous forme d’une injection intrapéritonéale puis une période de réanimation pendant 5 jours. Pour certaines interventions, une anesthésie sera nécessaire pour l’analyse en IRM. Les animaux seront également soumis à des tests d’activité physique. Le niveau d’activité spontanée des animaux et leur respiration seront aussi analysés. Les animaux qui seront injectés pour des molécules pharmacologiques subiront un prélèvement sanguin pour analyse.

Impact sur les animaux

Les souris sont soumises à différentes injections et peuvent développer des douleurs légères liées à ces piqures. Les souris septiques présentent des signes de douleur modérée à sévère. Une injection d’analgésie sera mise en place pour palier à ces douleurs. Des pertes de poids et d'activité modérées sont attendues.

Devenir

L’ensemble des animaux prévus sera utilisé pour le projet. Aucun animal ne sera maintenu en vie à la fin du projet afin de collecter les tissus sans avoir à réserver un lot de souris à cette fin. Cela permet de réduire le nombre d'animaux et de les réutiliser.

Remplacement

Nous utilisons des approches complémentaires à l’expérimentation animale de type organoïdes musculaires obtenus par des biopsies musculaires de patients contrôle et admis en réanimation pour un sepsis à l’hôpital. Néanmoins, cette nouvelle approche ne suffit pas à reproduire la complexité du vivant à l’heure actuelle, notamment à reproduire pleinement les caractéristiques du vieillissement accéléré post-septique. En effet, le sepsis est définie par une dysfonction d'organes menaçant le pronostic vital en raison d’une réponse immunitaire inappropriée de l’hôte. La pathogénie des dysfonctions d’organes implique des interactions complexes entre les organes du corps entier. Ainsi, à ce jour, il n’existe pas de modèles cellulaires satisfaisants pour étudier les mécanismes de vieillissement post-septique. Seuls les mammifères ont été validés comme des modèles expérimentaux de sepsis.

Réduction

Des calculs statistiques détaillés ont été effectués pour déterminer le nombre approprié d'animaux pour ce projet. Le nombre d’animaux est cohérent avec la littérature. Ce nombre d'animaux permettra de générer des données scientifiquement solides permettant de les analyser statistiquement. Chaque animal sera soumis à plusieurs tests plutôt que d'utiliser des animaux différents pour chaque test, afin d'obtenir un maximum de données de chaque animal. Cela permet de réduire le nombre total d'animaux nécessaires. En outre, des analyses post mortem seront effectuées sur les tissus (muscles squelettiques, cœur, foie, reins, poumons, vaisseaux, tissus adipeux) de tous les animaux afin de garantir la collecte d'un maximum d'informations sur chaque animal. Le nombre d'animaux et la conception expérimentale de ce projet ont également été revus et approuvés par un biostatisticien expérimenté.

Raffinement

Les souris seront manipulées de manière appropriée et les interactions avec elles seront fréquentes, ce qui réduira le niveau de stress pendant les procédures. Lorsque nécessaire, les animaux recevront une analgésie et/ou une sédation afin de minimiser la douleur et la souffrance. Afin de garantir le bien-être des animaux, ceux-ci seront surveillés et notés fréquemment à l'aide de score de gravité et de bien-être animal, afin de s'assurer qu'aucun animal ne dépasse un niveau de détresse strictement prédéterminé, et des mesures finales sans cruauté seront mises en œuvre immédiatement si un animal présente des effets indésirables inattendus. -Surveillance : poids, température, score de gravité de l’état général (Murine Sepsis Score, MMS) validé dans la littérature comme substitut de mortalité, bien-être biquotidienne initialement puis selon le niveau de gravité. -Analgésie : toutes les 12 heures tant que le score de gravité murin (MSS) est supérieur à 3/28. -Sédation par inhalation de gaz pour tout examen stressant de classe de gravité légère avec réveil (IRM musculaire). -Sédation et analgésie pour tout examen stressant et invasif de classe sans réveil : sédation par inhalation de gaz et analgésie par injection intrapéritonéale. Des doses supplémentaires d’analgésie seront injectées si nécessaire selon la durée de l’expérience. Les possibilités d’améliorer les procédures seront continuellement explorées (veille de la littérature) et mises en œuvre autant que possible. Le groupe de recherche maintiendra une interaction forte avec les animaliers et le bureau du bien-être animal, afin de permettre une surveillance optimale des animaux et rechercher un enrichissement de leur environnement.

Choix des espèces

L’injection dans le ventre d’un mélange de selles est validée chez les souris, les rats, les brebis et les cochons comme modèle d'infection bactérienne (sepsis) et reproduit en grande partie ce qui est retrouvé chez l'Homme. Ce modèle est publié dans la littérature. L’utilisation de la souris permet la réalisation de tests sur leur motricité et leur respiration en parallèle sur notre site. Cette espèce permet également d'avoir des animaux qui n'expriment plus le récepteur RAGE que l'on pense être impliqué dans la faiblesse musculaire provoquée par l'infection bactérienne. Enfin, il existe des scores cliniques pour évaluer la gravité et la douleur, ainsi que des protocoles d’analgésie bien validés dans ce modèle de souris. Enfin, des points limites ont été proposés dans ce modèle comme substituts de la mortalité. Le but de ce projet est d’étudier les mécanismes impliqués la faiblesse musculaire, qui ressemble à celle observée dans le vieillissement, provoquée par une infection bactérienne. Nous utiliserons des souris âgées de 17 à 30 semaines mâles et femelles. Cet âge correspond chez l'Homme à des individus âgés de 25 à 35 ans.

  • Formation professionnelle
  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 240
Souffrances
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▲ -
▲ -
▲ 240
Devenir
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 240

Pour entraîner des expérimentateurs aux gestes chirurgicaux d'un modèle d'AVC, 240 souris sont utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance sévère, toutes tuées à l'issue. Chacune subit trois chirurgies, dont l'induction de l'ischémie cérébrale de quarante minutes sans anesthésie générale, sous simple anesthésie locale et analgésie, précédée de quatre jours d'habituation à la chirurgie éveillée. Le porteur attend un stress lié à la survenue de l'AVC chez la souris éveillée, des douleurs post-opératoires, des pertes de poids et des déficits fonctionnels, et signale des arrachements de prothèse crânienne. Il affirme que les techniques de substitution ne permettent pas d'acquérir ces gestes, et annonce que les données produites pendant l'apprentissage pourront servir de résultats préliminaires au projet suivant.

Objectifs

L’Accident Vasculaire Cérébral (AVC) est la 1ère cause de handicap acquis chez l’adulte, posant un problème majeur tant dans le domaine de la santé publique que sur le plan humain. Chaque année environ 17 millions de personnes dans le monde connaitront un épisode d’AVC pouvant entrainer des séquelles plus ou moins sévères voir la mort de l’individu. Actuellement, la prise en charge des patients repose sur l’injection intraveineuse de l’activateur tissulaire du plasminogène (tPA) recombinant (dégradation du caillot sanguin) associée ou non à la thrombectomie (intervention mécanique). Toutefois, seule une faible proportion des patients (moins de 10%) y sont éligibles. L’AVC est donc un problème de santé publique et nécessite le développement de nouvelles approches thérapeutiques afin d’élargir la prise en charge des patients. Pour cela, un travail doit être réalisé afin de se placer dans les conditions les plus proches de la clinique humaine et permettre ainsi la transposition des résultats obtenus en laboratoire aux phases cliniques. Dans cette volonté d’adopter une démarche translationnelle dans les projets de recherche, un modèle davantage en adéquation avec la clinique doit être mis en place. C’est ce qui a été fait précédemment au laboratoire via la mise en place d’un modèle murin d’AVC ischémique chez l’animal vigile permettant d’exclure tout impact de l’anesthésie sur les évènements associés à cette pathologie. En effet, les agents anesthésiants peuvent modifier le fonctionnement cérébral et notamment au niveau de la dynamique du réseau vasculaire ce qui peut interférer avec le décours de l’AVC mais également biaiser les résultats obtenus quant à l’efficacité de certaines molécules. C’est pourquoi cette formation a pour but le bon apprentissage des gestes techniques et chirurgicaux permettant la mise en place du modèle AVC chez l’animal éveillé. Cette formation pratique aura pour résultat d’enrichir les projets via l’utilisation d’un modèle animal d’AVC sans biais liés à l’anesthésie, de réduire le nombre d'animaux des groupes expérimentaux associés aux projets futurs grâce à une meilleure maitrise et reproductibilité des gestes chirurgicaux des expérimentateurs ainsi qu'une meilleure prise en charge et suivi du bien-être animal .

Bénéfices attendus

Le bénéfice de l’apprentissage de ce modèle d’ischémie cérébrale chez l’animal vigile permettra de compléter les projets et/ou modifier progressivement les pratiques expérimentales par l’utilisation d’animaux non anesthésiés permettant d’être au plus proche des situations rencontrées en clinique humaine. Ceci a pour but de veiller à la reproductibilité du modèle et à la fiabilité des résultats qui pourront être obtenus dans les différentes études précliniques. Lors de l’utilisation de ce modèle, la bonne acquisition des gestes techniques et chirurgicaux permettra ainsi de réduire le nombre d’animaux utilisé dans les projets scientifiques futurs et d’améliorer la prise en charge et le bien-être des animaux.

Procédures

Les animaux seront soumis a 3 chirurgies : Une chirurgie de pose de prothèse crânienne sous anesthésie générale et couverture analgésique d'une durée de 20 minutes. Une chirurgie permettant une pose de cathéter et une préparation à l'induction de l'ischémie sous anesthésie générale et couverture analgésique d'une durée de 30 à 45 minutes. Une chirurgie d'induction de l'ischémie sans anesthésie générale, sous couverture analgésique et sous anesthésie locale d’une durée de 40 minutes. A 3 protocoles comportementaux : Un protocole d'habituation à la chirurgie éveillée pendant 4 jours consécutifs, avec des cessions augmentant progressivement de 15 min jusqu'à 1h15 au total. Un protocole de récupération fonctionnelle 24 heures post-AVC avec des sessions durant moins de 5 minutes par souris au total. A 3 protocoles d'imagerie vigile : 4 acquisitions par échographie ultrasonore, où chaque acquisition dure 5 minutes (avant AVC, post-AVC, 1 heure post-AVC et 24 heures post-AVC). Une acquisition à l'IRM de 15 minutes 24 heures après l’AVC.

Impact sur les animaux

Ce projet à titre d'apprentissage sera soumis à une attention et un encadrement strict pour garantir le bien-être des animaux pendant cette phase d'entrainement. Le stress de l'expérimentateur qui manipule l'animal (préhension de l'animal) et la douleur occasionnée lors des procédures (gestes chirurgicaux) sont pris en charge par une couverture analgésiante, anesthésiante, du contrôle de la température des animaux et d'un encadrement supplémentaire. Un environnement contrôlé par des conditions d'hébergements réglementaires et une surveillance stricte pallient également les nuisances attendues sur les animaux . Les nuisances et effets indésirables étant susceptibles d'apparaitre chez les animaux lors de la procédure seraient : - un stress lors des premières sessions d'habituation, - des douleurs postopératoires après la pose de prothèse, - une perte de masse corporelle après les anesthésies et l'induction de l'AVC, - des douleurs post-opératoires après la préparation à l'induction de l'ischémie, un stress dû à la survenue de l'AVC chez la souris éveillée, des déficits fonctionnels à la suite de l'AVC. Ces effets sont connus dans l’expérimentation au laboratoire. Une surveillance accrue sera réalisée à chacune de ces étapes. L’animal sera gardé en vie uniquement dans le cas où une personne compétente atteste de l’état de bien-être de l’animal suite à chaque étape de la procédure.

Devenir

Tous les animaux utilisés (240) pour les procédures suivantes : un type de modèle selon l'approche pour induire l'ischémie (procédure 1 ou 2), l’évaluation comportementale et les procédures d'imagerie (IRM et échographie à ultrasons) puis seront mis à mort. L'ensemble des animaux suivent une procédure sévère. Il n'est donc pas possible de les réutiliser ou les replacer suite à la procédure.

Remplacement

Dans ce projet, il n’est pas possible de remplacer le modèle animal pour les procédures expérimentales enseignées. En effet, des méthodes expérimentales excluant l’emploi d’animaux vivants ne peuvent être utilisées dans ce cas en remplacement car les techniques de substitution d’apprentissage de chirurgies actuelles ne permettent pas d’acquérir les gestes techniques. Cet apprentissage concerne les modèles animaux les plus utilisés dans le cadre d’étude sur l’AVC et les connaissances acquises notamment dans la réalisation de procédure chez l’animal éveillé rendent l’emploi de la souris particulièrement intéressantes pour les études portant sur l’AVC.

Réduction

Conformément à la règle des 3R, le nombre d'animaux nécessaires au projet a été réduit au maximum, en se basant sur l’expertise d’acquisition des gestes techniques et les données d'études antérieures basées sur l’emploi du modèle d’AVC ischémique chez l’animal éveillé et ayant montré des résultats significatifs en réduisant le plus possible les effectifs. Un nombre minimal d’animaux sera utilisé dans le respect du principe de réduction tout en permettant la bonne acquisition des gestes techniques et chirurgicaux et la reproductibilité du modèle. Le nombre d’animaux utilisé est déterminé en fonction de la spécificité/sensibilité des méthodes utilisées, et selon l'expertise nécessaire à la bonne réalisation des gestes techniques. Cependant, il peut arriver d'avoir de la mortalité ou des exclusions durant les nombreuses étapes de la procédure (arrachements de prothèse, perte de poids, stress trop intense lors des premières habituations ...). En fonction de l'expérimentateur (habileté, expérience en prédisposition pour ce type de gestes), le nombre de 30 animaux par modèle et par souche pourra être revu à la baisse en fonction de l'aisance des expérimentateurs. L’utilisation d’outils d’imagerie non invasive (IRM, échographie) permet de réduire significativement le nombre d’animaux utilisés. De plus, sur la fin de la période d’apprentissage dans le cas où le modèle est réussi et reproductible, les données obtenues à partir des différents paramètres étudiés (taille de lésion, comportement, données sur le flux sanguins…) pourront être valorisées en étant inclues comme données préliminaires dans le projet ultérieur de l’expérimentateur apprenant.

Raffinement

Les animaux seront hébergés dans des cages standards répondant aux normes européennes actuelles (Directive 2010/63/UE). Les cages seront enrichies (coton et papier kraft en quantité pour la fabrication d'un nid, ainsi que des paillettes). Les souris sont surveillées quotidiennement par du personnel qualifié. Une attention particulière est accordée à l'état général, à l'évolution de la masse corporelle, ainsi qu'au comportement de chaque animal. Les animaux seront gardés en acclimatation avant expérimentation pendant 1 semaine. Puis ils seront habitués à la manipulation chaque jour pendant une semaine avant le début du protocole, afin de limiter le stress lié à l'expérimentateur, et apprendre aux souris à coopérer. Le protocole d'habituation progressif permet de réduire le stress des souris lors de l'induction de l'AVC et de l'imagerie éveillée. Durant l'induction de l'AVC, les souris sont sous analgésie et sous anesthésie locale. Des bouchons d'oreilles sont prévus pour l'IRM éveillée, réduisant le bruit ambiant de 27 dB (selon les informations du fabricant). Après la chirurgie d'induction de l'AVC, une période de récupération de 3 jours est prévue : les souris disposent de croquettes humides dans une coupelle placée au sol pour faciliter la prise de nourriture et l'hydratation. Les expériences seront réalisées en respectant les règles de bonnes pratiques de laboratoire pour le respect des animaux, tout en veillant à ne pas dépasser les points limites fixés au préalable. Les principes éthiques et les standards de raffinement seront utilisés jusqu’à la mise à mort de l’animal.

Choix des espèces

La souris (mus musculus) est l’espèce animale qui a été la plus étudiée dans le domaine des neurosciences, et notamment dans le cadre de développement de stratégies de thérapies pharmacologiques. C’est également l’espèce de référence pour étudier l’inflammation et l’ischémie cérébrale dans la littérature. L’ensemble des connaissances et des acquis dont nous disposons au laboratoire et dans la littérature rend cette espèce particulièrement intéressante pour étudier les évènements précoces au cours de l’AVC ischémique. L’anatomie et la physiologie de la circulation cérébrale sanguine de la souris sont également bien connues et sont semblables par leurs grands traits à celles de l’homme. De plus, un travail préliminaire de développement du modèle d’AVC ischémique chez l’animal éveillé au laboratoire a été mené chez le souris et permet d’avoir une expertise pour l’application de ce protocole chez la souris. La formation se déroulera sur la souches de souris classiquement utilisé en recherche et à partir de lquelle le modèle a été mis en place. Les souris utilisées seront de jeunes adultes, entre 5 et 9 semaines (5 semaines lors du début du protocole, et 9 semaines arrivées à la fin du protocole). Le projet est réalisé avec des jeunes adultes afin de pouvoir comparer les données de cette étude avec la majorité des données déjà disponibles sur les modèles d’AVC.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 672
Rats : 336
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ -
▲ 1008
Devenir
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 -
 1008

672 souris et 336 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Des cellules de glioblastome leur sont implantées dans le cerveau, puis une partie subit une seconde chirurgie pour réduire la tumeur, l'ensemble reproduisant la prise en charge des patients humains. Le porteur reconnaît que les traitements testés étant nouveaux, il ne connaît pas tous leurs effets, et attend des tumeurs cérébrales accompagnées ou non de pertes de poids. Il affirme qu'aucun modèle cellulaire ne reproduit la complexité d'un glioblastome et qualifie ses effectifs de "strict minimum" "scientifiquement irréprochable".

Objectifs

Les traitements pour les patients souffrant de glioblastome (GB) incluent la chirurgie (pour un peu plus de 60% des cas) et la combinaison de radio- et chimiothérapie (principalement appliquée par l’utilisation d’un agent chimiotérapeutique). Lors d'une étude précédente nous avons mis en place un modèle murin qui récapitule la prise en charge du patient ce qui rend la validation de nouvelles approches thérapeutiques très pertinentes. Ainsi ce projet vise à évaluer l’efficacité thérapeutique de nouveaux médicaments dans des modèles murins pertinents de glioblastomes.

Bénéfices attendus

Les glioblastomes sont responsables de nombreux décès, à ce jour une résection de tumeurs avec un traitement adapté permet une survie des patients de 6.9 à 14.6 mois. L’objectif est donc de prolonger ces délais mais aussi et surtout améliorer le confort des patients. A ce jour les traitements pour les patients souffrants (GB) incluent la chirurgie (pour un peu plus de 60% des cas) et la combinaison de radio- et chimiothérapie (principalement appliquée par l’utilisation de l’agent alkylant temozolomide (TMZ). La validation d’un inhibiteur passant la barrière hématoencéphalique et potentialisant la combinaison radio- et chimiothérapie et ceux en diminuant les doses de TMZ ont pour objectif d’améliorer la survie mais aussi le confort de vie des patients..

Procédures

Dans la procédure 1 implantation tumorale nous réalisons une analgésie en sous-cutanée (2 secondes) 30 minutes avant l’anesthésie qui elle est en intrapéritonéale (2 secondes) puis nous procédons à l’implantation intracérébrale de cellules tumorales (10 minutes). La suture de la peau est réalisée à la fin de l’implantation avec du fil de suture (2 minutes). Dans la résection tumorale nous procédons à une analgésie en sous-cutanée (2 secondes) 30 minutes avant l’anesthésie qui elle est en intrapéritonéale (2 secondes) et à l’injection dans la veine caudale (2 secondes), puis nous réalisons la chirurgie afin de réduire la tumeur (15 minutes). La suture de la peau est réalisée à la fin de l’implantation avec du fil de suture (2 minutes).

Impact sur les animaux

Stress lié à l’anesthésie par agent chimique en inhalation et/ou injection lors des administrations / imageries. Stress lié à la contention pour l'implantation de cellules tumorales et lors des suivis clinique. Le développement de tumeurs chez la souris pourra à terme être associé à des effets délétères (ex: présence d'une tumeur associé ou non à de la perte de poids). Traitements par différentes voies d'administration (douleur équivalente à la piqure d’une aiguille) - De même, l’utilisation de traitements novateurs pour lesquels par définition nous ne connaissons pas tous les effets, pourront également induire des effets délétères.

Devenir

En fin de procédure les organes seront prélevés afin de réaliser des analyses immunohistologiques

Remplacement

Il est impossible d’évaluer l’effet thérapeutique d'anticorps sur un modèle in vitro ou in silico. Aucun modèle cellulaire ne permet de reproduire la complexité d'un glioblastome, et seul le modèle animal permet de conduire ce projet. La souris et le rat sont des animaux très adaptés à ce travail avec une littérature validant ce choix.

Réduction

Le nombre d’animaux a été réduit au strict minimum nécessaire pour être statistiquement significatif et scientifiquement irréprochable. Pour ces études les tests statistiques non paramétriques seront utilisés en cohérence avec le nombre de groupes analysés et d'animaux. Au total 672 souris et 336 rats au maximum seront nécessaires pour cette étude.

Raffinement

Afin de raffiner les conditions de vie des souris et des rats, un suivi adapté des animaux sera instauré afin de réduire, supprimer ou soulager l'inconfort, mais aussi la détresse ou l'angoisse qu'ils pourraient éprouver. Les animaux seront hébergés en groupes sociaux et bénéficient d’un enrichissement adapté. Pour cela des soins pré-, per- et postopératoires adéquats seront réalisés. Toutes les interventions seront réalisées sous anesthésie générale et des traitements analgésiques sont systématiquement utilisés pour prévenir toute douleur.

Choix des espèces

Les glioblastomes sont responsables de nombreux décès, à ce jour une résection de tumeurs avec un traitement adapté permet une survie des patients de 6.9 à 14.6 mois. L’objectif est donc de prolonger ces délais, mais aussi et surtout améliorer le confort des patients. Dans une première phase, nous avons mis au point un modèle animal qui retrace la même prise en charge que celle réalisée chez les patients. Dans une deuxième phase correspondant à cette étude nous allons tester de nouvelles molécules, afin d'améliorer la survie et le confort des animaux tout en combinant radiochimiothérapie. L’utilisation des modèles souris, déjà en place dans le laboratoire sera complétée par celle de rat, avec pour but des approches confirmatoires (modèles différents) mais aussi l’utilisation d’animaux modifiés. Nous utiliserons des souris et des rats de 8 à 10 semaines pour avoir une croissance tumorale optimale. En effet, les expériences peuvent s’étaler sur plusieurs semaines dans un modèle immunocompétent ou immunodéprimé, donc l’implantation sur des jeunes animaux permet de s’affranchir de l’affaiblissement d’individus plus âgés.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 810
Souffrances
▲ 360
▲ -
▲ -
▲ 450
Devenir
 -
 -
 -
 810

810 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, 450 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère et 360 sous anesthésie sans réveil. Les femelles allaitantes sont séparées de leurs petits trois heures par jour et immobilisées trois heures par jour, du deuxième au vingtième jour après la naissance, pour induire un modèle de dépression post-partum, le porteur signalant un risque de rejet des petits par la mère. Les deux tests comportementaux imposés aux mères et à leur descendance ne sont pas précisés. Le projet est mené avec un industriel du complément alimentaire dont il s'agit, selon le porteur, de "démontrer l'efficacité" du produit.

Objectifs

Ce projet s’inscrit dans le cadre d’une collaboration avec un industriel du complément alimentaire afin de démontrer l’efficacité de leur produit sur le traitement et la prévention de la dépression post-partum chez des souris adultes femelles ainsi que les mécanismes d’action mis en jeu dans ces processus (neuroinflammation par exemple).

Bénéfices attendus

Le projet a pour objectif de démontrer qu’une supplémentation nutritionnelle en nutriments (acides aminés, probiotiques et polyphénols) permet 1) de limiter et de prévenir la dépression post-partum qui impacte de façon grave 15 à 20% des nouvelles mères en France et qui est la première cause de mortalité maternelle ; 2) de limiter les symptômes de type anxieux et une altération de la mémoire chez la descendance. Ce projet s’inscrit donc dans le cadre de recherche portant sur la nutrition préventive et personnalisée. Les résultats attendus sont donc une amélioration des symptômes de troubles de la dépression post-partum chez les souris et une amélioration des comportements anxieux et cognitifs chez la descendance grâce à une aproche nutritionnelle.

Procédures

Les femelles allaitantes seront soumises à un stress de séparation maternelle (3h/jour) ainsi qu'à un stress de contention (3h/jour) du 2eme jour post-natal au 20eme jour post-natal afin d'induire un modèle de dépression post-partum. Les femelles et la descendance réaliseront deux tests comportementaux de 6 et 10 min chacun afin d'étudier leurs comportements anxieux et dépressifs.

Impact sur les animaux

Il n’y a pas d’effets indésirables attendus induits par la supplémentation nutritionnelle car l’alimentarité du produit a été démontré. Cependant le gavage quotidien peut avoir des effets indésirables légers comme une irritation de l'oesophage. Les tests comportementaux induisent un stress de courte durée (le temps du test) chez l’animal. La séparation maternelle et la contention des mères entrainent un stress chez les mères et chez les petits (objectif de l’étude). Cette procédure peut entrainer un rique de rejets des petits par la mère.

Devenir

Les animaux seront mis à mort pour prélever les cerveaux et réaliser des analyses biochimiques ou immunohistologiques.

Remplacement

L’étude des comportements de type anxieux et dépressif et le modèle de dépression post-partum ne peuvent être réalisés que sur des animaux vivants ce qui rend impossible le remplacement de ceux-ci par des modèles in vitro.

Réduction

Le nombre d'animaux sera réduit au mieux en se basant sur des expériences préalablement menées au laboratoire qui ont montré́ par le biais de tests statistiques des différences entre plusieurs groupes. La significativité́ de différence statistique entre plusieurs groupes sera déterminée par analyse de variance ou t-test ou tests non paramétriques en fonction des comparaisons souhaitées. D’après les études déjà menées au laboratoire sur l’analyse de marqueurs comportementaux et cérébraux, nous estimons que 10 animaux par groupe expérimental sont nécessaires pour atteindre une signification statistique.

Raffinement

Toutes les précautions possibles seront prises afin de raffiner nos procédures et réduire au mieux la douleur (antalgique/sédatif avant mise à mort) et l’inconfort (manipulation régulière et enrichissement de l’hébergement) des animaux. Pour les femelles gestantes, l’hébergement se fera à 2 femelles /cage et l’environnement sera enrichi : igloo et carré de coton. Pour la descendance à partir de P21, l’hébergement se fera à 6 souris/cage. Les animaux seront soumis au plus à 2 tests comportementaux afin de limiter le stress. Les expérimentateurs et soigneurs sont titulaires de leur certificat d’expérimentation animale niveau concepteur et/ou opérateur. Les expérimentateurs travaillent avec des animaux depuis de nombreuses années et sont très fortement sensibilisés au sujet du bien-être animal de par leur thématique de recherche (stress, anxiété, bien-être cérébral) et de par le travail de la cellule SBEA (Stucture de Bien Etre Animal). La SBEA procède à des contrôles réguliers de respect des procédures et de bien-être des animaux.

Choix des espèces

Le modèle utilisé dans ce projet est la souris. C’est un animal sur lequel les traitements nutritionnels et les évaluations comportementales sont faciles à conduire et maitrisés au sein du laboratoire. Ce sont des animaux de petite taille (faciles à manipuler) et peuvent donc être facilement hébergés au sein de l’animalerie de l’unité. Les souris femelles arriveront à l’animalerie à l’âge adulte et à 16 jours de gestation. Les supplémentations seront administrées dès la mise bas.

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Souris : 1179
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ -
▲ 1179
Devenir
 -
 -
 -
 1179

Ligature de la carotide et de l'artère rénale, injection d'une molécule dans le cerveau, pose d'un dispositif augmentant la pression artérielle : 1 179 souris subissent ces interventions dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, toutes tuées à l'issue. Le porteur attend environ 10 % de mortalité pour chacune des deux chirurgies, et décrit des douleurs post-opératoires, des pertes de poids, et pour les souris dont l'anévrysme se rompt une hémorragie et des symptômes neurologiques. Cinq prélèvements sanguins et dix jours de sessions de mesure de pression sur animal maintenu immobile s'ajoutent aux chirurgies. Sur le remplacement, il affirme qu'aucun dispositif ne reproduit tous les paramètres de la maladie et conclut qu'il est "nécessaire" d'utiliser des animaux vivants.

Objectifs

Ce projet se déroule dans 2 établissements utilisateurs. Les anévrysmes intracrâniens (AI) sont des déformations des vaisseaux sanguins présentes dans le cerveau chez environ 4% de la population avec une majorité de femmes atteintes. La rupture d'un anévvrysme entraine des saignements dans le cerveau, ce qui provoque le plus souvent la mort du patient. L’unique traitement des AI, rompus ou non, consiste en une intervention chirurgicale risquée permettant de retirer l'anévrysme du cerveau. Il est donc nécessaire de développer de nouvelles stratégies thérapeutiques, moins lourdes, pour améliorer la prise en charge des patients. Il est aujourd’hui admis qu'un flux sanguin anormal et une inflammation de la paroi vasculaire sont à l'origine de l'anévrysme car ils fragilisent la paroi, ce qui permet la déformation du vaisseau. Cette déformation du vaisseau qu'est l'AI évoluera ou non jusqu’à sa rupture. Il apparait que les plaquettes, petites cellules sanguines responsables, entre autre, de la cicatrisation lorsqu'on se coupe et de la coagulation, pourraient être impliquées dans les processus pathologiques de formation d'AI. Ces cellules sont en effet les garantes de la bonne santé de la paroi des vaisseaux. Ce projet a pour but de caractériser la contribution des plaquettes et leur mécanismes de réponses lors des stades précoces de la pathologie anévrysmale. Pour cela, nous allons appliquer un modèle d’induction d’anévrysme bien connu et documenté chez la souris. Ce modèle permet d’obtenir en 23 jours chez la souris la formation d'AI. Pour étudier dans la pathologie anévrysmale le rôle de différentes molécules plaquettaires nous disposons de lignées murines génétiquement modifiées ayant des plaquettes déplétées pour ces différentes molécules plaquettaires que nous voulons tester. Nous utiliserons aussi différents médicaments ciblant tous différentes propriétés plaquettaires.

Bénéfices attendus

Ce projet va permettre dans un premier temps d'identifier des molécules plaquettaires impliquées dans la formation des anévrysmes et leur croissance. Il permettra par la suite de tester des médicaments antiplaquettaires déjà utilisés chez l'Homme (comme par exemple l'Aspirine qui empêche les plaquettes de remplir leur rôle dans la coagulation)ainsi que de nouvelles molécules antiplaquettaires en développement. Si nous validons des médicaments empêchant la formation ou la croissance des anévrysmes, le bénéfice pour les êtres humains pourrait être conséquent. De plus, comme les médicaments que nous allons tester sont pour la plupart déjà administrés à l’Homme il n'y aura pas à attendre pour obtenir toutes les autorisations nécessaires à l'utilisation d'une nouvelle molécule chez l'Homme. Finalement, ce projet pourrait permettre de remplacer un traitement chirurgical compliqué et dangereux par un traitement médicamenteux simple et beaucoup moins dangereux.

Procédures

Tous les gestes techniques à l’exception de la mesure de la pression artérielle sont réalisés sur animaux anesthésiés à l’aide d’une anesthésie gazeuse. Tous les animaux prévus dans ce projet seront soumis à une procédure permettant de créer des anévrysmes intracrâniens. Avant l'intervention chirurgicale : un prélèvement sanguin (1 minute) est prévu ainsi qu'une session de rasage des zones opérées (5 minutes). 4 autres prélèvements sanguins (1minute) sont prévus afin de pouvoir étudier les propriétés du sang des souris tout le long du modèle. la première procédure chirurgicale de 50 min consiste en la ligature de la carotide commune gauche, la ligature de l’artère rénale droite (30 min de procédure pour ces deux ligatures) + 20 min de suture du muscle abdominal et de la peau. Les ligatures consistent à faire un noeud autour des artères avec un fil, ce qui permet de couper la circulation sanguine et la suture permet de remettre les bords de l'incision faite au niveau du ventre de la souris ensemble ce qui permettra la cicatrisation. Cette procédure s’effectue sur animaux analgésiés. Une autre procédure chirurgicale de 50 min est prévue durant laquelle l’animal reçoit une injection d'une molécule dans le cerveau (40min) et la pose d'un dispositif en sous cutanée au niveau du dos permettant de diffuser une molécule augmentant la pression artérielle(10min). Cette procédure s’effectue sur animaux analgésiés. La pression artérielle des souris sera mesurée sur souris vigile lors de session de 15 minutes de mesure. Chaque souris aura 4 jours de session constituant des séances d’habituation à la machine et 6 jours de mesure de pression. Toutes les procédures décrites ci dessus s'effectueront dans l'établissement utillisateur EU1. L'évolution de leur pathologie sera surveillée par des méthodes d'imagerie: 3 séances d’échographie doppler (15min par séance) + 2 séances d’IRM (30 min par séance). Cette partie surveillance par imagerie s'effectura dans l'établissement utilisateur EU2.

Impact sur les animaux

Une certaine mortalité est attendue lors de la chirugie de ligature des artères (obstruction d'artère permettant de modifier le flux sanguin dans le cerveau de l'animal), estimée être de l’ordre de 10%. Il en est de même pour la chirurgie d’injection de molécule dans le cerveau, il existe une mortalité de 10%. Les effets indésirables prévus sur les animaux sont : douleur post-opératoire (modérée grâce à l'utilisation d'antidouleur, pendant environ 24h) après chaque chirurgie; perte de poids postopératoire. Pendant la mesure de leur pression artérielle, les animaux peuvent ressentir du stress car ils sont maintenus immobiles (de façon non douloureuse pour l'animal). Si les animaux souffrent d'une rupture d’anévrisme : brusque perte de poids ; Apparition de symptomes neurologiques, hémorragie.

Devenir

Dès lors qu'une rupture d'anévrysme est identifiée, les animaux sont euthanasiés. Les animaux arrivant jusqu'à la fin de la procédure sans avoir eu de rupture d'anévrysme sont aussi euthanasiés. Nous effectuons des euthanasies afin de pouvoir analyser le cerveau des souris et les anévrysmes qui s'y sont développés. Nous étudions aussi leur sang pour analyser les caractéristiques de leur plaquettes.

Remplacement

La maladie que nous cherchons à étudier est une maladie complexe qui fait intervenir beaucoup de paramètres (inflammation, remodelage de la paroi des vaisseaux sanguins, flux sanguin, pression artérielle...). Il n'existe pas de dispositif aujourd'hui permettant de mimer tous les paramètres nécessaires à la maladie. Il est nécessaire d'utiliser des animaux vivants pour provoquer une maladie qui se rapproche de celle des Humains

Réduction

Le nombre d’animaux nécessaire à notre étude a été déterminé grace aux données disponibles dans la litératture scientifique du domaine. Des tests statistiques pour connaitre le nombre de souris minimum nécessaire ont aussi été réalisés.

Raffinement

Une grille de score a été mise en place, nous permettant d'agir sur la souffrance des animaux avec euthanasie lorsque des points limites sont atteints. La douleur post-opératoire est évaluée chez nos animaux, et est traitée préventivement grâce à l’administration d'un antidouleur. Après les chirurgies, les souris sont gardées en observation car il peut arriver qu’une hémorragie (due au passage de la micropipette dans un vaisseau par exemple) survienne. Ceci s’exprime par l’apparition de symptome neurologique et la souris est alors euthanasiée. Après cette chirurgie, les souris peuvent aussi être gênées dans leurs mouvements pendant 1 à 2 jours. De la nourriture humide est donc placée au sol dans leur cage, plus facile d’accès. L'apparition de symptôme neurologique, l'apparence général des animaux ainsi que leur poids sont contrôlés tous les jours. Enfin, du coton est placé dans leur cage ce qui permet aux animaux de faire des nids. Le transport entre les 2 EU dure 5 minutes à pied. Les souris sont déplacées dans leur cage qui sont placées dans un sac de transport recouvert d'un tissus pour les cacher de la vue du public.

Choix des espèces

La souris présente un système vasculaire, c'est à dire une organisation des vaisseaux sanguins proche de l'Homme. De même son système immunitaire impliqué dans les inflammations ressemble aussi à celui de l'Homme, permettant une transition des résultats trouvés chez la souris à l'Hommme plus facile. De plus, il existe un grand nombre de souris ayant différentes protéines de plaquette absentes, nous permettant d'en tester un grand nombre. Sa large utilisation dans le domaine scientifique a conduit au développement de nombreux modèles d’anévrysme intracranien dont celui sur lequel se base le projet, qui permet de mimer certaines caractéristiques de la pathologie humaine. Age adulte (entre 8 et 12 semaines). Notre étude porte sur le rôle des plaquettes dans une pathologie touchant principalement des individus adultes.

  • Recherche fondamentale
    • Système musculosquelettique
Souris : 280
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 240
▲ 40
Devenir
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 -
 280

Soumises chaque semaine à des tests d'activité locomotrice, de force et de posture, puis à des mesures de force sous anesthésie, 280 souris sont toutes tuées après prélèvement d'organes, 240 dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré et 40 d'un niveau sévère. Ces 40 souris portent la mutation étudiée, qui provoque une perte de poids dès quinze jours, une scoliose, une cyphose, une atrophie et une faiblesse musculaires, et une survie qui dépasse rarement huit semaines. Toutes reçoivent une biopsie de l'oreille pour identification et sont isolées temporairement, jusqu'à 48 heures pour l'enregistrement de l'activité spontanée. Le porteur qualifie ces tests de "peu invasifs" et affirme qu'aucune méthode alternative ne permet d'évaluer la contractilité musculaire sur l'organisme entier.

Objectifs

Les myopathies congénitales sont des maladies génétiques rares qui affectent notamment la fonction des muscles squelettiques. A ce jour aucun traitement n’est disponible pour les patients atteints de ces maladies qui impactent grandement leur survie ou qui sont handicapantes au quotidien et qui affectent considérablement leur qualité de vie. Le but de ce projet est d’évaluer le potentiel thérapeutique de la modulation du niveau de protéines impliquées dans la maladie pour le traitement de myopathies congénitales.

Bénéfices attendus

Ce projet a pour but de fournir des informations relatives aux effets de la modulation du niveau de protéines impliquées dans la maladie pour le traitement de myopathies congénitales. Ce projet permettra de proposer un traitement pour ces maladies graves.

Procédures

Des tests de comportement peu invasifs qui permettront d’évaluer les performances et capacités motrices de l’animal (activité locomotrice, force, posture) seront réalisés une fois par semaine chez l’animal vivant à partir de 3 semaines pendant 5 semaines (i.e. jusqu’à l’âge de 8 semaines), puis une fois par mois de deux mois jusqu’à un an. Chaque test sera réalisé 3 fois par jour avec un temps de repos minimal de 10 minutes entre chaque essai. Chaque essai durera entre 10 secondes et 5 minutes selon le test comportemental. L’activité locomotrice spontanée et la posture debout de l’animal seront acquises pendant 48h au maximum, période au cours de laquelle les animaux seront hébergés individuellement. La production de force sera mesurée sur une durée maximale de 30 minutes chez l’animal anesthésié par inhalation d’un mélange gazeux ou par injection intrapéritonéale d’un anesthésique et d’un anti-douleur dont l’administration ne durera pas plus de 5 secondes.

Impact sur les animaux

Une partie des animaux (40/280) sont porteurs de la mutation qui entraine une perte de poids à partir de 14 jours après la naissance, une scoliose et une cyphose, une atrophie musculaire, une faiblesse musculaire et une durée de vie réduite par rapport à des animaux contrôles (les animaux ne survivent pas plus de 8 semaines). Pour ces animaux, les mâles et les femelles sont affectés. Tous les animaux seront identifiés et génotypés à partir d’une biopsie auriculaire prélevée à partir de 14 jours suivant la naissance. Tous les animaux seront isolés temporairement. Tous les animaux seront mis sous anesthésie générale profonde en fin de procédure.

Devenir

Les animaux utilisés pour les tests seront euthanasiés après prélèvement des organes nécessaires pour les analyses au niveau cellulaire et moléculaire.

Remplacement

Dans ce projet qui consiste à évaluer les effets de la modulation du niveau de protéines sur la fonction du muscle, le modèle murin est privilégié car l’utilisation d’un modèle cellulaire ne permet pas d’évaluer la contractilité du muscle. D’autre part, il n’existe pas de méthode alternative qui permette d’évaluer sur l’organisme entier et dans des conditions in vivo les effets de ce type de modulation. L’évaluation in vivo des effets de potentiels traitements est un prérequis indispensable avant toute application clinique.

Réduction

Pour la production des animaux expérimentaux, le nombre de géniteurs sera réduit en créant des cages d’accouplements avec deux femelles pour un mâle et en faisant plusieurs portées par femelle. Pour la partie expérimentale, les tests comportementaux peu invasifs offrent la possibilité de réaliser un suivi longitudinal en répétant les expérimentations sur les mêmes animaux au cours du temps. Ce point est essentiel car il permet de réduire de manière drastique le nombre d’animaux.

Raffinement

Les nouveau-nés seront hébergés avec leurs parents jusqu’au sevrage. L’analyse de la capacité à se retourner et à se mouvoir, la couleur de la peau, la présence d'une poche de lait seront évalués chez le nouveau-né tous les 2 à 3 jours. A partir du sevrage, les animaux seront hébergés en groupe. Les animaux seront observés quotidiennement et pesés 2 à 3 fois par semaine. Dès lors qu’une perte de poids sera notée, les animaux seront pesés quotidiennement. Si des difficultés de locomotion apparaissent, la nourriture sera placée dans la cage. Les tests comportementaux seront peu invasifs et permettront un suivi longitudinal. Afin de diminuer le stress lié à ces tests, une session de familiarisation sera effectuée. Pour les tests nécessitant une anesthésie générale de l’animal, la respiration sera contrôlée visuellement, la température de l’animal sera régulée et maintenue à sa valeur basale à l’aide d’une lampe chauffante et un gel ophtalmique sera appliquée sur les yeux de l’animal afin de limiter l´assèchement des cornées. La phase de réveil s’effectuera sous une lampe chauffante dans une cage où l’animal sera seul, puis l’animal sera replacé dans sa cage avec ses congénères.

Choix des espèces

Le modèle murin utilisé reproduit la pathologie humaine. Une partie des animaux générés développe un phénotype dommageable (symptômes de myopathie dès 14 jours après la naissance). La durée de vie maximale de ces animaux étant de 8 semaines avec une majorité des animaux mourant avant l’âge de 8 semaines, ces animaux seront utilisés entre 5 et 7 semaines. Si la modulation génique améliore le phénotype, les autres animaux générés ne développeront pas de phénotype dommageable. Les tests de la fonction musculaire seront réalisés une fois par semaine sur les animaux âgés de 3 semaines (i.e. à partir du sevrage) sur une période de 5 semaines puis une fois par mois à partir de 2 mois jusqu’à un an, chez les animaux sans phénotype dommageable.