Procédures sévères
Impact du SADI-S et du bypass gastrique Roux en Y sur la plaque d’athérosclérose
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
- Système gastrointestinal
300 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Rendues obèses ou déficientes pour un récepteur des lipides, elles subissent une chirurgie de l'estomac et de l'intestin d'environ une heure puis des prises de sang répétées, avant d'être tuées deux mois plus tard pour prélever l'aorte. Le porteur annonce une mortalité pouvant atteindre 20 % après l'opération, des douleurs pendant cinq jours, un risque de lâchage de la cicatrice et une dénutrition. Il compare deux techniques de chirurgie de l'obésité pour leur effet sur la plaque d'athérome et affirme qu'aucune méthode in vitro ne remplace l'animal dans ce domaine.
Objectifs
La chirurgie bariatrique, inclue plusieurs techniques comme la sleeve gastrectomie (SG), le bypass gastrique de Roux en Y (RYGB). Malgré le statut de référence qu’occupe le RYGB dans le traitement de l’obésité morbide, des échecs avoisinant les 20% sont observés, en particulier chez les patients super obèses dont la prise en charge pose problème. Dans ce contexte, le SADI-S (single-anastomosis duodeno-ileal bypass with sleeve gastrectomy), a été récemment développé. Cette intervention consiste en un bypass duodéno-iléal avec anastomose unique associée à une SG. L’anastomose digestive unique rend le SADI-S moins complexe que le RYGB (qui nécessite 2 sutures digestives). Nous avons récemment mis au point au laboratoire un modèle murin de SADI-S, dont les premiers résultats en comparaison du RYGB montrent, chez la souris Ob/Ob (naturellement obèse) une amélioration importante de l’homéostasie glucido-lipidique, associée à une perte de poids qui avoisine les 40%. Ces résultats, comparables à ceux observés chez l’homme, laissent entrevoir une réduction importante du risque cardiovasculaire, qui n’a pas à ce jour été évaluée chez l’homme après SADI-S. Les études menées chez l’homme suggèrent un effet bénéfique du RYGB sur la plaque d’athérome par mesure échographique de l’épaisseur intima-média carotidienne et par coronarographie , mais les mécanismes mis en jeu restent encore peu connus, et aucune étude n’a évalué les effets du SADI-S sur l’athérosclérose. L’objectif de ce projet est d’évaluer l’impact du SADI-S, en comparaison du RYGB, sur le développement et/ou la régression de la plaque d’athérosclérose chez la souris.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus d’un tel projet s’inscrivent dans la réflexion, d’actualité, autour des chirurgies métaboliques et de leur indication chez des patients obèses présentant des comorbidités variées. Si le SADI-S, intervention émergente dont la réalisation en pratique clinique est en plein essor, semble s’accompagner d’effets métaboliques marqués, les mécanismes mis en jeu et les conséquences sur le long terme restent peu connus. Une étude clinique nationale française est actuellement en cours pour comparer ses effets avec ceux du RYGB (NCT03610256). Notre étude sur modèle animal, en améliorant la connaissance des effets du SADI-S et du RYGB en particulier sur la plaque d’athérome, pourrait en particulier permettre de mieux cibler les indications opératoires de ces types de chirurgies selon le profile métabolique du patient.
Procédures
Chaque souris de chaque groupe sera opérée d’une chirurgie (soit une chirurgie de type RYGB, soit une chirurgie de type SADI-S ou une chirurgie de type Sham) d’une durée moyenne d’environ 65 minutes. Pour ces deux groupes expérimentaux, un prélèvement de sang par une coupure minime à l’extrémité de la queue sera réalisé à différents temps (30 microlitres) : avant la mise sous régime, à une semaine et à deux semaines après la mise sous régime puis tous les mois jusqu’à la chirurgie et tous les mois après la chirurgie, afin de déterminer la cholestérolémie et la glycémie. Les souris seront randomisées dans 2 groupes expérimentaux (groupe "sham" ou laparotomie; ou groupe type chirurgie bariatrique) en fonction de leur poids et de leur cholestérolémie. Après une semaine de récupération, les animaux seront mis en condition pour la chirurgie bariatrique.
Impact sur les animaux
En tant que protocole sévère, les effets indésirables attendus sont : - Une mortalité entre 0 et 20% après chirurgie; - Des douleurs pendant les 5 premiers jours qui nécessitent une antalgie appropriée; - Un risque de désunion cicatricielle post-opératoire qui nécessite une surveillance biquotidienne initiale - Une dénutrition qui nécessite une supplémentation ferrique et vitaminique quotidienne
Devenir
A l'issue de la chirurgie (procédure 1) toutes souris seront gardées 2 mois en vie et seront euthanasiées pour le prélèvement de l'aorte afin de mesurer la plaque d’athérome.
Remplacement
Les conséquences physiologiques du SADI-S et du Gastrique Bypass en Y impliquent un système biologique intégré et régulé par de nombreux paramètres (nerveux, hormonal, nutritionnel) et ne peut donc pas être substitué par des approches ex vivo ou in vitro. Il n’existe pas à l’heure de méthodes ex vivo / in vitro de remplacement à l’expérimentation animale dans le domaine de la chirurgie bariatrique.
Réduction
Ce projet a été construit avec la volonté de mettre en place et de respecter « la règle des 3 R ». Seules les expériences absolument indispensables au succès du projet seront mises en œuvre. Le nombre d’animaux nécessaires pour chaque expérimentation a été défini en fonction de notre expérience passée. Nous avons pris soin d’optimiser au mieux nos expérimentations en choisissant les lignées murines les plus adaptées à l’étude. Les procédures ont été réfléchies afin de réduire au maximum le stress et les souffrances des animaux soumis aux expérimentations.
Raffinement
La procédure 1 est classée sévère. Un protocole péri-opératoire a été mis en place afin de limiter la douleur et la souffrance de l’animal. La chirurgie est réalisée sous anesthésie générale par Isoflurane. Les animaux reçoivent avant la chirurgie puis pendant une durée de 3 jours de la buprénorphine et de l’amoxicilline. Des injections de metoclopramide seront réalisées avant la chirurgie et jusqu’à J5. Les souris seront nourries avec une nourriture sous forme de gel riche en graisse (Geldiet highfat, 10% Saindoux, 10% sucre liquide, 57% eau, Safe) de J1 à J5, puis le régime riche en graisse sous forme solide sera réintroduit à partir de J3. Les souris seront supplémentées en fer et en vitamines ad libitum dans l’eau de boisson jusqu’à la fin du protocole afin de prévenir l’anémie et les carences nutritionnelles. Les souris seront placées en couveuse à 30°C pendant 5 jours post-chirurgie et leur cage sera enrichie par des frisottis ou une petite maison en carton.
Choix des espèces
Le modèle murin est le modèle de choix, il est utilisé depuis longue date pour caractériser les différentes voies et les transporteurs impliqués dans le métabolisme des lipoprotéines. Outre l’existence de nombreux modèles de souris génétiquement modifiés, ce modèle nous permet également d’avoir accès à de nombreux outils de biochimie (anticorps, test ELISA, dosage colorimétrique) et/ou de biologie moléculaire (Primers, Sh-RNA,...) qui nous permettront de découvrir de nouveaux déterminants moléculaires. Nous avons au laboratoire une lignée de souris déficientes en LDLr et nous commanderons des souris Ob/Ob. Les animaux seront utilisés à l'âge adulte (entre 2 et 5 mois). A ce stade, les paramètres cardiovasculaires sont stables. Ceci nous permet de réduire les variations individuelles et ainsi le nombre d'animaux requis en expérimentation animale.
Nouvelle approche thérapeutique dans la stéatose hépatique non alcoolique (NASH)
- Recherche appliquée
- Troubles gastrointestinaux
1 000 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Elles reçoivent pendant seize semaines un régime carencé destiné à induire une maladie du foie gras (stéatohépatite), puis des injections et des prises de sang sous anesthésie, pour évaluer des composés du laboratoire déjà engagés en essais cliniques. Le porteur indique que l'induction de la maladie provoque une perte de poids progressive, un ictère et des œdèmes, et que les prélèvements peuvent rarement entraîner une cécité. Il juge le modèle animal "indispensable" et affirme que la maladie et son traitement ne peuvent s'étudier que sur un "organisme entier".
Objectifs
La NASH, aussi appelée « maladie du foie gras » est une stéatose hépatique non alcoolique constituant un problème de santé publique dans la société occidentale. Cette maladie se caractérise par une accumulation excessive de graisse dans le foie associée à une inflammation localisée. Cette dérégulation physiologique provoque la formation de lésion et une hyperactivation du système immunitaire. La NASH est une maladie silencieuse et évolutive pouvant atteindre des stades sévères tels que la cirrhose ou le carcinome hépatocellulaire (cancer). Cette maladie touche entre 1.5 et 6.45 % de la population mondiale. Actuellement, aucun médicament n’a été approuvé par la Food and Drug Administration et par l’Agence Européenne des médicaments. La seule alternative thérapeutique efficace pour les patients est la transplantation hépatique. L’alternative médicamenteuse est primordiale pour les patients. C’est pour cette raison qu’il est urgent de développer un traitement efficace et sûr pour les patients atteints de NASH. L’efficacité thérapeutique et l’innocuité de nos composés ont été démontrées avec succès sur des modèles souris de diverses pathologies auto-inflammatoires ou auto-immunes. Grâce à ces études précliniques le laboratoire a pu engager des essais réglementaires chez l’homme. Des études cliniques ont montré que nos composés sont sûrs et bien tolérés chez l’homme. De plus, l’utilisation de thérapie cellulaire a été proposée comme alternative à la transplantation hépatique. En effet, il a été démontré que les thérapies cellulaires ont la capacité de restaurer la fonction de certains organes. Cependant, une des limitations de cette stratégie est le manque de résistance de ces cellules dans l’organisme. Les molécules sécrétées par ces cellules ont également des propriétés thérapeutiques sans les contraintes liées aux thérapies à base de cellules souches. L’objet de nos études est d’évaluer et de valider le potentiel thérapeutique de nos composés pour le traitement de cette maladie du foie.
Bénéfices attendus
Les résultats de ce projet auront un impact à la fois sur la communauté scientifique et sur les patients atteints de NASH. Nos travaux permettront de mieux comprendre le rôle et l’influence du système immunitaire dans le développement de cette pathologie. Nos résultats pourraient contribuer à fournir de nouvelles preuves concernant le ciblage et la régulation de l'inflammation dans la NASH, en tant qu'approche thérapeutique prometteuse. La découverte de nouveaux médicaments pour le traitement de la NASH améliorerait considérablement la qualité et l’espérance de vie des patients.
Procédures
Interventions sur les animaux : - Tous les animaux subiront un régime alimentaire modifié qui ne réponds pas à tous les besoins nutritionnels de l’animal pour induire la maladie (16 semaines maximum). - Tous les animaux subiront trois à huit injections sous anesthésie générale (1 minute/animal). - Tous les animaux subiront deux prélèvement sanguin sous anesthésie générale (3 minutes/animal).
Impact sur les animaux
L’induction de la NASH se manifeste par une perte de poids progressive. La NASH peut conduire à la manifestation d’ictère, d’œdème. De manière extrêmement rare, l'injection et les prélèvements sanguins peuvent conduire à la manifestation d’évènements tels qu’une hypothermie, une inflammation et une cécité. Aucun effet secondaire n’est attendu suite à l’administration des composés d’intérêts.
Devenir
Tous les animaux sont mis à mort à la fin de l’expérience sous anesthésie générale pour le prélèvement d’organes. Nous devons collecter les organes pour réaliser des analyses. Ces analyses vont nous permettre de confirmer que la maladie qui a été induite est similaire à la maladie humaine mais également de voir si nos traitements ont un effet résolutif sur cette maladie.
Remplacement
L’utilisation de modèles animaux dans ce projet est indispensable car l’apparition et la progression de la maladie impliquent le foie mais également le système immunitaire qui joue un rôle majeur dans le développement et la progression de la maladie. De plus, notre stratégie thérapeutique repose sur une modulation du système immunitaire pour réduire la progression et améliorer la résolution de la NASH. Cette étude ne peut être simplifiée en utilisant des systèmes non-animaux. Afin de comprendre le rôle joué par les différents organes et tissus de l’organisme et les mécanismes qui impliquent leur communication lors de la détermination et de la progression de la maladie, il est nécessaire d’étudier un organisme entier. Actuellement, il n’y a pas d’alternative disponible à un modèle non-animal qui puisse nous permettre de répondre à nos questions. Le modèle de souris représente la meilleure stratégie pour générer des données qui peuvent avoir un impact translationnel futur chez l’homme.
Réduction
Le nombre d’animaux dans le projet est estimé en considérant la nécessité de réduire l’utilisation d’animaux à un nombre minimum mais suffisant pour obtenir des résultats statistiquement fiables et robustes répondant aux objectifs de cette étude.
Raffinement
Pour garantir le bien-être de l’animal, nous avons défini des seuils de tolérance basés sur le poids corporel, la température corporelle. L’induction de la maladie chez l’animal est longue car nous avons choisi d’induire la maladie à l’aide d’un régime alimentaire modifié et non à l’aide de molécule hépatotoxique. Tous les animaux seront maintenus dans un groupe social et dans des cages enrichies (matériaux de nidification et tubes). Nous avons établi des points limites nous permettant de soustraire l’animal à la souffrance. Toutes les injections et tous les prélèvements sanguins seront réalisés sous anesthésie générale pour réduire le stress ressenti par l’animal. En complément d’une anesthésie générale, un analgésique local pourra être utiliser pour limiter la douleur à l’endroit de l’injection et du prélèvement.
Choix des espèces
Parmi les modèles animaux de NASH disponibles, nous avons choisi d’utiliser un modèle induit par une alimentation modifiée. Ce modèle est privilégié en raison de l’apparition rapide de la maladie et de ses multiples manifestations voisines de celles déclarées chez les patients. Ce modèle murin est considéré aujourd’hui comme un modèle préclinique pertinent pour établir la preuve de concept de l'efficacité de nouvelles thérapies. Le stade de développement des animaux est de 9 semaines (souris adulte) au commencement de l’étude. De plus, il est nécessaire que le système immunitaire soit mature pour évaluer le potentiel thérapeutique de nos composés.
Réalisation d’une preuve de concept sur la résorption et la tolérance d’un renfort de suture à base d’alginate sur une lobectomie pulmonaire partielle chez le modèle porcin (EU 1/3)
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
11 cochons vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Âgés de trois à quatre mois, ils subissent l'ouverture de la cage thoracique et une résection partielle du poumon agrafée avec un renfort de suture à base d'alginate, puis un suivi par scanner sous anesthésie pendant six à neuf mois avant d'être tués pour analyse de l'organe. L'objectif n'est pas thérapeutique mais commercial, il s'agit d'une preuve de concept en vue du marquage CE d'un dispositif hémostatique présenté comme un produit fabriqué en France. Le porteur affirme qu'il est "nécessaire" de tester le dispositif dans un environnement avec organes et fluides corporels qu'aucun essai in vitro ne reproduit.
Objectifs
Le pansement idéal n’existe pas. Cependant, il doit présenter quelques caractéristiques, parmi lesquelles : 1/maintenir la plaie en milieu humide et chaud, 2/être modifié selon les stades de cicatrisation, 3/ être perméable aux échanges gazeux mais non aux bactéries, 4/absorber l’excès d’exsudat produit par la plaie, 5/ ne pas coller à la plaie mais adhérer à la peau saine sans se décoller ou s’abîmer rapidement, le tout en étant facilement applicable et confortable, 6/ ne pas être toxique et être hypoallergénique, 7/ protéger des chocs, 8/ être transparent afin de pouvoir visualiser la plaie sans retirer le pansement, 9/ être le moins coûteux possible et réduire le temps de traitement. Le pansement à base d’alginate de calcium répond à l’ensemble de ces critères mais son utilisation est réservée à la prise en charge de plaies cutanées mais très peu sur les organes internes lors de chirurgie. Pour maitriser les saignements, les chirurgiens ont recours à différentes techniques conventionnelles. Lorsque ces techniques sont insuffisantes, notamment lors d’hémorragies par rupture de petits vaisseaux dits « capillaires » qui induit un saignement continu et étendu, le chirurgien utilise des hémostatiques chirurgicaux résorbables comme traitement. Ces dispositifs médicaux sont des produits de synthèse ayant des temps de résorption longs. Nous souhaitons testé est un produit naturel dont le temps de résorption devrait être plus court que ses concurrents. Son enrichissement (calcium, zinc et magnésium) permet des échanges ioniques avec la plaie et favorise l'activation des réactions en cascade de la coagulation. Le dispositif médical est un renfort de la suture dans l’utilisation d’un système d’agrafage de type GIA® et dont la résorption sera suivie à différents temps par imagerie scanner. L’objectif de cette procédure est de vérifier l’efficacité hémostatique tissulaire d’application locale, de suivre sa résorption et son impact au niveau du tissu lésé ainsi que des zones proches à différents temps post-opératoires. La preuve de concept de ce nouveau type de dispositif médical hémostatique permettra de mettre au point un nouveau dispositif médical pour la gestion des saignements liés au renfort de suture par agrafage en cours de chirurgie. De plus, nous disposerions d’un produit fabriqué en France, ce qui n’est pas le cas des autres dispositifs (Etats-Unis, Japon). La biocompatibilité de ce dispositif médical a été testée en in vitro.
Bénéfices attendus
Le projet est destiné à confirmer l’intérêt des propriétés hémostatiques du produit (sous format de pansement) pour le renfort d’un système d’agrafage sur la résection d’un tissu (lobectomie pulmonaire partielle) mais aussi de suivre la résorption du produit et les adhérences possibles dans le temps au niveau des zones d’implantation. L’objectif est de pouvoir avoir un pansement hémostatique naturel (non synthétique) en tant que renfort de suture.
Procédures
Les animaux subiront une chirurgie pour permettre l’accès au poumon tout en préservant les autres organes dans les cavités respectives. La durée de la chirurgie ne devra pas excéder une durée de 1h30 par animal (5 minutes pour l’abord, 5 minutes pour l’accès à l’organe, 25 minutes pour les temps de saignement, 10 minutes pour le contrôle final de l’arrêt du saignement, 20 minutes pour la fermeture du plan musculaire et cutané). L’animal n’aura qu’une seule intervention chirurgicale. L’animal recevra le soir de la chirurgie un analgésique pour la nuit et le maintien de l’analgésie au lendemain de la chirurgie pendant 3 à 5 jours se fera selon les besoins de chaque individu. Quelques minutes au total Retrait des points à 15 jours minimum post-chirurgie après entrainement médical: 5 minutes. A différents temps post-opératoires, l’animal aura une imagerie pour évaluer le taux de résorption: transport anesthésie acquisition environs 2h à chaque fois. Pour l’hébergement à long terme, les animaux seront hébergés dans des conditions proches des élevages, sans contraintes particulières. Les animaux seront pesés régulièrement. Cet acte ne dure que quelques minutes.
Impact sur les animaux
Lors de l’ouverture de la cage thoracique, il y aura une rupture du vide pleural qui se situe entre le poumon et la plèvre recouvrant la cage thoracique. Ce vide est essentiel pour permettre au poumon de se gonfler et dégonfler. Si le vide est rompu, le poumon ne peut pas se gonfler correctement lors de l’inspiration et place l’individu en détresse respiratoire. Pour éviter cette complication, l’incision sera refermée plan par plan et hermétiquement. Ensuite, à l’aide d’un cathéter et d’une seringue, l’excédent d’air sera aspiré de la cage thoracique en même temps que la remise progressive du poumon sous ventilation. La procédure sera potentiellement douloureuse pour l’animal en post-opératoire, et la procédure analgésique systématique sera adaptée à chaque animal selon le suivi de l'état clinique. Au bout de 3 semaines, les animaux déclarés aptes au transport partiront pour une autre structure qui assurera l’hébergement de longue durée. A différents temps post-opératoire, l’animal sera transféré vers un centre d’imagerie pour passer au scanner. Le transport entre les différentes structures va générer du stress dû à l’arrivée dans un nouvel environnement. De plus, les différentes contention pour réaliser les pesées et les gestes techniques pour faire l’anesthésie de la chirurgie et de l’imagerie ainsi que la mise à mort peuvent générer un stress.
Devenir
Les animaux seront tous mis à mort soit parce qu’ils auront atteint un point limite ou qu’ils ont atteint le temps d’observation (J+6 mois, J+7,5 mois, J+9 mois). Une étude histologique de l’intégration du pansement hémostatique dans l’organe sera réalisée donc cela nécessite le prélèvement de l’organe.
Remplacement
L’objectif de cette étude est de vérifier l’efficacité hémostatique tissulaire d’application locale d’un produit à base d’alginate (produit naturel), de constater sa persistance sur le tissu lésé et de suivre sa résorption à différents temps post-opératoires. La preuve de concept de ce nouveau type de pansement hémostatique permettra de mettre au point un nouveau dispositif médical pour la gestion des saignements lors de résection de tissu en cours de chirurgie. Il est nécessaire de tester le pansement hémostatique dans un environnement avec les différents organes et les fluides corporels qui ne peuvent être reproduits in vitro. Ce passage sur le modèle animal est la dernière étape de la preuve de concept.
Réduction
Nous utiliserons 11 animaux au total dont 9 animaux répartis en 3 groupes. Il y a 2 animaux supplémentaires prévus pour compléter un groupe si nécessaire. Ce nombre a été déterminé pour avoir une représentation juste de la physiologie animale. Étant donné que c’est une preuve de concept, nous n’avons pas besoin de plus 3 animaux par lot pour obtenir la réponse à notre questionnement. Si le pansement ne permet pas de stopper le saignement et nécessite une intervention chirurgicale pour l’arrêter, nous stopperons le projet sans utiliser tous les animaux prévus. Pour réduire le nombre d’animaux, nous avons développé et raffiné la voie d’abord chirurgicale ainsi que la finalisation de la prothèse dans notre structure sur des animaux mise à mort, issus de procédures antérieures.
Raffinement
Initialement l’intervention était prévue en thoracoscopie c’est-à-dire sous coelioscopie, ce qui ne nécessite que 3 incisions (une pour la caméra et 2 pour les instruments). La forme de la cage thoracique est trop étroite pour travailler avec les pinces et le système d’agrafage sans provoquer d’autres lésions sur les tissus environnants. C’est pourquoi, il a été opté pour une chirurgie ouverte avec une voie d’abord au niveau du 9ème espace intercostal, dont l’incision suivra la forme des côtes. L’animal sera injecté avec un analgésique d'action longue (anti-douleur) pour anticiper la sensation de la douleur la veille de la chirurgie. Le jour de la chirurgie, l’animal sera anesthésié à l’aide d’un hypnotique couplé à un analgésique. L’animal est placé sous masque avec un anesthésique gazeux et sur une table chauffante pour maintenir la température corporelle. L’extrémité du lobe pulmonaire sera saisie à l’aide d’une pince atraumatique. Les mors du système d’agrafage équipés du renfort seront placés de part et d’autre du lobe, puis le dispositif sera mis en place. Cette résection n’empêche pas le poumon de fonctionner correctement par la suite. La plaie sera protégée à l’aide d’un pansement. L’animal sera placé dans des couvertures polaires et sous-surveillance jusqu’à son réveil complet. L’animal avec les couvertures polaires sera remis dans l’enclos et recevra le soir de la chirurgie un analgésique pour la nuit et le maintien de l’analgésie au lendemain de la chirurgie pendant 3 à 5 jours se fera selon les besoins de chaque individu. Le soir de la chirurgie, il sera déposé dans l’enclos des légumes frais, plus appétents, pour stimuler l’appétit de l’animal et réduire la perte de poids en post-opératoire. L’état général de l’animal et de la cicatrice seront suivis quotidiennement pendant 1 semaine, puis toutes les 48 h jusqu’au retrait des points à 15 jours minimum post-chirurgie. Les animaux seront hébergés collectivement mais s’il est seul, il aura un contact visuel et/ou olfactif avec d’autres congénères et bénéficiera d’un renforcement de l’enrichissement. Les animaux seront suivis quotidiennement pour détecter rapidement toutes complications. Ces dernières seront reportées auprès du vétérinaire de la structure qui mettra en place le traitement adapté. La surveillance sera renforcée le temps nécessaire. Pour obtenir la complète collaboration des animaux sur un hébergement à long terme, des techniques de renforcement positif seront mises en place.
Choix des espèces
Toute étude en vue du marquage CE d’un dispositif médical existant sous plusieurs formats doit être réalisée sur le format de taille maximale, correspondant ici à un dispositif de 8 cm. Il n’existe que 2 espèces animales sur lesquelles nous pouvons trouver un poumon capable d’accepter un dispositif de cette taille, le porc et le mouton. Les études initiales pour le dispositif actuellement commercialisé ayant été réalisées sur le porc, nous avons donc retenu cette espèce pour ce projet. Le modèle lapin utilisé dans le cadre d’autres projets semblables ne peut être utilisé pour ce projet car la taille du poumon ne permet pas de faire la résection nécessaire, sous peine d'handicaper gravement l'animal en post-opératoire. Les animaux seront réceptionnés à 29 kg environ pour atteindre 35-37 kg (jour de chirurgie). L’utilisation d’animaux de 35 kg environ permet de bénéficier d’une taille d’organe représentative de ce que nous avons en chirurgie humaine. Il s'agit de jeunes animaux de trois à quatre mois.
Étude du remodelage veino-lymphatique chez la souris pour comprendre la physiopathologie de l’hypertension intracrânienne idiopathique
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
714 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue pour l'étude de leur dure-mère et de leur cerveau, dans des procédures d'un niveau de souffrance sévère. Selon les groupes, elles subissent une ligature des deux veines jugulaires, une injection de vecteurs viraux dans le liquide céphalorachidien ou la pose d'un cathéter intracrânien laissé 12 à 14 jours, avec un isolement pendant toute cette durée. Le protocole prévoit aussi un régime gras pour rendre les souris obèses, 31 jours d'isolement en cage d'activité et des tests comportementaux étalés sur deux jours et demi, que le porteur ne nomme pas. Le but est de reproduire chez la souris l'hypertension intracrânienne idiopathique, une maladie qui touche spécifiquement les femmes jeunes en surpoids. Le porteur juge le recours à ces souris "indispensable", alors que le même projet prévoit une IRM du réseau veino-lymphatique chez des patients et des témoins humains.
Objectifs
Les vaisseaux lymphatiques récemment mis en évidence dans les méninges du système nerveux central semblent impliqués dans un grand nombre de pathologies neurologiques. Ces vaisseaux lymphatiques sont absents du tissu cérébral et uniquement présents dans l’enveloppe la plus externe au cerveau : la dure mère. Au sein même de cette enveloppe, ils sont plus spécifiquement localisés le long des sinus veineux duraux. Des travaux récents ont montré que cette proximité anatomique veino-lymphatique jouait un rôle clé dans l’immunité du système nerveux central. Nos hypothèses sont les suivantes : 1) Une altération du réseau veineux cérébral influera le réseau lymphatique, et inversement, 2) La dérégulation du complexe veino-lymphatique chez l’Homme pourrait être impliquée dans une pathologie rare dont les mécanismes sont encore inconnus : l’hypertension intracrânienne idiopathique (HTIC-I). Cette pathologie touche spécifiquement la femme jeune en surpoids et associe une rétention de fluide dans le système nerveux central à des sténoses, c’est-à-dire des rétrécissements, des sinus veineux duraux. Nos objectifs sont de caractériser les mécanismes de cette pathologie, et d’explorer la neuro-inflammation qui pourrait être impliquée dans l’altération des fonctions cognitives observées chez ces patientes. Dans cette étude, nous allons combiner une analyse par imagerie par résonnance magnétique (IRM) du réseau veino-lymphatique dural chez l’Homme (patients avec HTIC-I et contrôles), et une étude expérimentale sur des modèles animaux d’HTIC-I. Notre programme d’étude chez la souris est le suivant : 1) Modéliser chez la souris l’HTIC-I 2) Étudier comment une altération du flux veineux pourrait affecter le réseau lymphatique 3) Étudier comment une manipulation du réseau lymphatique (amplification et altération) pourrait induire, amplifier ou diminuer les caractéristiques de l’HTIC-I 4) Analyser les conséquences sur le comportement et la cognition de l’altération des réseaux lymphatique et veineux 5) Analyser les conséquences sur l’inflammation du cerveau et des méninges d’une altération des réseaux lymphatique et veineux 6) Étudier comment le genre féminin et l’obésité participent à la physiopathologie de la maladie. Nous utiliserons sur 5 ans un total de *714* souris non transgéniques.
Bénéfices attendus
D'un point de vue médical, l’hypertension intracrânienne idiopathique (HTIC-I) est une maladie mystérieuse aux frontières de la neurologie, de l'ophtalmologie et de la neurochirurgie. Cette maladie affecte les femmes jeunes en âge de procréer et peut conduire à une altération majeure du champ visuel ou à la cécité. Les traitements existants soulagent les symptômes, mais ne ciblent pas la cause de la maladie, ils sont invasifs, ont une efficacité limitée et sont associés à des risques et effets secondaires non négligeables. Des thérapies alternatives, plus efficaces et moins invasives, ciblant directement la cause biologique de la maladie semblent nécessaires. Cependant, un prérequis nécessaire de ce développement est de comprendre la physiopathologie et les mécanismes biologiques impliqués. A long terme, l'objectif de cette étude est d'ouvrir des pistes thérapeutiques nouvelles avec un potentiel réaliste pour améliorer le pronostic de cette maladie. D'un point de vue scientifique, l'HTIC-I est un modèle de maladie cérébrale paradigmatique qui semble parfaitement illustrer une dysfonction primitive du complexe veno- duro-lymphatique. Tandis que le rôle et l'anatomie des lymphatiques ont été bien étudiés chez l'animal, leur caractérisation chez l'humain et leur rôle dans les pathologies neurologiques est très méconnu. L'exploration du complexe veno-lymphatique et de sa plasticité pourrait conduire à des avancées significatives en neurosciences.
Procédures
Les procédures suivantes seront réalisées après une prise en charge première de la douleur par des médicaments, et hydratation. Les souris sont ensuite anesthésiées par anesthésie gazeuse. Les interventions sont réalisées en conditions stériles chirurgicales. Un protocole de prise en charge de la douleur sera suivi en post opératoire. On identifie les procédures suivantes qui seront réalisés selon le plan expérimental en fonction des groupes d’animaux : 1. Chirurgie de ligature bilatérale des veines jugulaires (Durée : 1 heure, préparation 30 min). 2. Mesure de pression intracrânienne : La mesure de la pression intracrânienne est une procédure sans réveil (durée : 30 minutes, préparation : 30 minutes). 3. Manipulation du réseau lymphatique par injection de vecteurs viraux dans le liquide céphalorachidien (durée : 30 minutes, préparation : 30 minutes). 4. Mise en place d'un cathéter intracrânien (durée : 30 minutes, préparation : 30 minutes). 5. Mise en place du cathéter intracrânien et injection de traceurs de fluorescence différente à 30 minutes d’intervalle (préparation : 30 min, durée : 1h30), procédure sans réveil. **6. IRM cérébrale avant et après chirurgie de ligature jugulaire (préparation : 30 minutes, durée de la procédure : 40 minutes)**. Les autres procédures ne nécessiteront pas d’analgésie ou d’anesthésie de l’animal et consiste en : 1. Des tests comportementaux répartis sur deux jours et demi. 2. Un régime riche en graisse pour rendre l’animal obèse pendant toute la durée de l’experimentation soit entre 4 et 10 semaines. 3. Isolement pour cathéter intracrânien laissé en place pendant 12 à 14 jours. 4. Injection par le cathéter intracrânine une fois par jour pendant 6 jours. **5. Étude d’activité dans des cages d’activité locomotrice nécessitant l’isolement de l’animal pendant 31 jours. 6. Étude d’activité dans des cages comportant une roue d’activité nécessitant l’isolement de l’animal sur 4 périodes de 3 jours**
Impact sur les animaux
Dans cette expérimentation, les nuisances ou effets indésirables attendus peuvent être divisés en effets indésirables liés aux chirurgies réalisés sous anesthésie générale et incluent les accidents survenant lors de l’anesthésie (accident opératoire, hémorragie, mauvaise tolérance de l’anesthésie pouvant conduire au décès de l’animal ou à l’interruption de la chirurgie), les effets indésirables post opératoires (douleur, infection de la cicatrice ou du site opératoire, stress, inactivité mobilité réduite, comportement anormal). Les procédures réalisées sans anesthésie sont de sévérité moindre mais peuvent entrainer un inconfort, ou un stress de l’animal qu’il conviendra de détecter et de prendre en compte. Le phénotype obèse peut engendrer des difficultés pour l’animal à se déplacer. L’isolement de l’animal porteur d’un cathéter intracrânien peut occasionner une souffrance de l’animal et des troubles du comportement qu’il conviendra de détecter et de prendre en charge précocement et préventivement par un enrichissement du milieu.
Devenir
Tous les animaux seront euthanasiés à l'issue de chaque procédure afin de réaliser des études histologiques et biochimiques de la dure mère et du cerveau des animaux.
Remplacement
Il n’existe pas de méthode alternative aux modèles animaux, pour atteindre les objectifs du projet. En effet, l’étude des mécanismes physiopathologiques ne peut être modélisée autrement que par des modèles vivants. Le recours à ces animaux est indispensable afin de pouvoir analyser les réactions physiologiques à l’atteinte d’une fonction.
Réduction
Trois lots d’animaux seront nécessaires en raison de traitements différents des échantillons en post mortem (n= 660). A ceci s’ajoutent les animaux des procédures 9 et 10 *et 11 (n=54)* dont l’analyse est clinique par IRM ou tests comportementaux. Afin de réduire les contraintes pour les animaux, les études histologiques seront couplées aux études cliniques (comportement et mesure de PIC). Un calcul de puissance a été réalisé pour évaluer le nombre d’animaux par groupe, ainsi un nombre de 10 animaux pour chaque condition expérimentale pour analyse histologique a été calculé afin d’obtenir des données reproductibles et solides nécessaires pour réaliser des analyses robustes. Tenant compte du risque de perte d’animaux en per ou post opératoire immédiat, le nombre de 15 animaux par groupe a été estimé pour un groupe avec analyse post mortem en immuno histochimie. Pour le groupe avec analyse en cytométrie de flux, un nombre minimal de 18 souris par groupe est nécessaire sur le plan technique en raison de la faible cellularité de la dure mère. Tenant compte du risque de perte d’animaux pendant la chirurgie, le nombre de 20 animaux par groupe a été estimé pour ce groupe. Ce nombre de 18 souris par groupe a été validé également par le calcul de puissance réalisé pour évaluer la taille de l’échantillon. Un nombre minimal de 3 animaux est nécessaire pour les analyses en imagerie post mortem 3D, les données étant qualitatives et ne nécessitant pas d’analyse statistique. Par conséquent, tenant compte du risque de perte d’animaux en per ou post opératoire immédiat, le nombre de 5 animaux par groupe nous semble pertinent. Pour la procédure 9 (IRM), chaque animal étant son propre témoin, un nombre de 6 animaux par lot a été validé. Pour la procédure 10 (tests comportementaux en cage individuelle), chaque animal étant son propre témoin, un nombre de 12 animaux par lot a été validé. Pour analyser les résultats de l’étude, nous utiliserons les tests diagnostiques dédiés aux échantillons et à leur distribution. Ainsi, un total de *714* souris sera nécessaire en tout pour répondre à l’ensemble des objectifs.
Raffinement
A réception des animaux une procédure d’acclimatation d’une semaine aux nouveaux locaux sera réalisée. Pendant toute la durée de l’expérimentation les animaux seront hébergés en cage en portoir ventilé par groupes de 3 afin de fournir un environnement social enrichi. Les animaux auront à disposition des composants de nidification de type « Nestlet ». Ils auront à disposition de la nourriture en permanence et accès à l’eau . Si l’animal a du mal à se déplacer, par exemple juste après une chirurgie, les croquettes seront mouillées et une solution d’hydratation gélifiée sera mis en place. Les paramètres environnementaux (lumière, température, hygrométrie, pH de l’eau) seront surveillés quotidiennement. Un suivi de l’ensemble des animaux sera effectué quotidiennement. Le poids des souris sera vérifié deux fois par semaine après une chirurgie. Le cahier opératoire sera rempli le jour de l’intervention pour renseigner le temps per-opératoire et post opératoire immédiat, à J1-J2 et J8 post chirurgie. Il servira à notifier les éléments de surveillance, ainsi que les administrations d’antalgique. Une grille de surveillance sera remplie tous les jours les premières 48 heures puis tous les deux jours après une chirurgie, et utilisée pour la surveillance de la douleur et la détections de points limites. La grille sera cotée de 0 (aucune souffrance) à 15 (Souffrance maximale) et guidera l’administration d’antalgique et le rythme de surveillance des animaux. Les critères de surveillance seront : l’apparence de l’animal, le comportement naturel, la perte de poids, le comportement provoqué, le site de la chirurgie. Ce suivi permettra de vérifier l’état général des animauxet de détecter un état de stress ou de douleur nécessitant un traitement, ou la mise en place d’une procédure d’euthanasie. Un protocole d’antalgie adapté sera mis au point, pour traiter ou prévenir une douleur induite par une procédure. L’animal bénéficiera avant tout geste chirurgical d’une association d’antalgique par opiacés et d’anti-inflammatoire. Le protocole d’antalgie sera adapté à la grille de surveillance. L’indication d’antalgiques, le rythme de surveillance, et l’identification des points limites conduisant à l’euthanasie de l’animal seront définis en fonction du score.Une anesthésie sera réalisée pour tout geste susceptible d’entrainer une souffrance physique ou morale de l’animal. Les animaux isolés seront surveillés spécifiquement et auront accès à un enrichissement supplémentaire.
Choix des espèces
Notre objectif est d'identifier les mécanismes du remodelage veino-lymphatique et de caractériser les mécanismes moléculaires impliqués. Le modèle animal est donc indispensable à notre recherche. Concernant l’espèce, les modèles de chirurgie et de manipulation du réseau lymphatique ont été préalablement développées chez la souris avec de bons résultats. L’expérience de notre équipe et les données existantes dans la littérature sont majoritairement basées sur la souris. Toutes les expérimentations seront réalisées sur l’animal adulte après développement du réseau lymphatique chez la souris c’est-à-dire après 8 semaines post-natal. Les injections intracrâniennes et la mesure de pression intracrânienne devront être effectuées sur des animaux jeunes adultes (âgés de 2 mois à un an), un âge auquel la boite crânienne est mature et stable, autorisant une chirurgie stéréotaxique précise.
Caractérisation des cellules immunitaires néonatales et de leur rôle dans le développement de maladies chez la souris.
- Recherche appliquée
- Troubles gastrointestinaux
- Troubles respiratoires
- Recherche fondamentale
- Système gastrointestinal
- Système respiratoire
2 640 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue pour prélèvement de tissus, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère, une partie d'entre elles tuées sans réveil. Elles reçoivent des injections de cellules et d'antibiotiques, puis des molécules induisant une colite ou une réaction allergique de type asthme, avec perte de poids et inflammation intestinale ou pulmonaire déclarées. Les stimulations sont appliquées au stade néonatal et les effets étudiés à l'âge adulte. Le porteur décrit ces modèles comme reproduisant les maladies inflammatoires humaines et affirme que le modèle animal est "incontournable", aucun modèle cellulaire ne reproduisant la résidence des cellules immunitaires pendant cette période.
Objectifs
Les objectifs du projet sont : -Identifier des nouveaux types de cellules immunitaires adultes établissant résidence dans les tissus muqueux pendant la période néonatale par injection de cellules marquées chez la souris. - Identifier la capacité des cellules immunitaires adultes établissant résidence dans les tissus muqueux pendant la période néonatale à être régulées par le microbiote sur le long terme par administration d’antibiotiques. -Caractériser la fonction des cellules immunitaires adultes établissant résidence dans les tissus muqueux pendant la période néonatale dans des modèles expérimentaux murins de colite et d’asthme.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus du projet expérimental sont doubles : caractériser des nouvelles cellules immunitaires participant à l’inflammation des muqueuses et identifier de nouveaux marqueurs cellulaires pour prédire, diagnostiquer et traiter les maladies inflammatoires chroniques intestinales et l’asthme chez l’homme.
Procédures
Des cellules seront injectées aux souris pendant 10 secondes. Les antibiotiques seront administrés dans l’eau de boisson pendant 14 jours. Une molécule permettant de générer une colite sera administrée dans l’eau de boisson pendant 7 jours. Une molécule préparant une réaction du système immunitaire sera appliquée sur la peau pendant 60 secondes. Une molécule provoquant une réaction du système immunitaire sera injectée pendant une durée de 60 secondes sous anesthésie générale. Une molécule provoquant une réaction allergique sera injectée pendant une durée de 60 secondes pendant 20 jours répartis sur 4 semaines sous anesthésie générale. Un prélèvement unique de sang sera effectué et durera approximativement 10 secondes avec analgésie locale.
Impact sur les animaux
5 nuisances : (1) Les traitements antibiotiques peuvent engendrer des diarrhées modérées. Durée : 14 jours (2) Les injections de cellules peut provoquer un stress modéré et bref. Durée : 10 secondes (3) L’administration orale de molécule irritante par l’eau de boisson entraine une réaction inflammatoire de l’intestin et une perte de poids. Durée : 7 jours (4) L’application cutanée suivi de l’injection d’une molécule provoquant une réaction du systéme immunitaire entraine une réaction inflammatoire de l’intestin et une perte de poids. Durée : 8 jours (5) L’administration d’une molécule provoquant une réaction allergique entraine une réaction inflammatoire des poumons. Durée : 28 jours
Devenir
Les animaux seront mis à mort afin de prélever des tissus pour analyse.
Remplacement
Il n’existe aucun modèle cellulaire pertinent pour étudier la résidence tissulaire pendant la période néonatale. Le modèle animal est incontournable à l’heure actuelle. Les modéles et injections prévues dans notre projet ont été préalablement étudiés et validés chez la souris. Dans ce contexte, le modèle animal le plus couramment utilisé en première intention est le modèle murin. Les modèles experimentaux murins d’inflammation intestinale utilisés miment les maladies inflammatoires chroniques intestinales humaines. Le modèle murin d’allergie utilisé provoque une réaction inflammatoire mimant l’asthme humain.
Réduction
Les différentes étapes du projet seront suivies de décisions de poursuite ou d’arrêt de l’étude en fonction des résultats. Des analyses de données de groupe et des expériences antérieures nous ont fourni des indications sur la taille des lots d’animaux à respecter pour obtenir en première intention des résultats statistiquement significatifs. Nous utilisons des lots d’animaux homogènes pour réduire la variabilité et les expériences seront réalisées en aveugle pour éviter les biais. Les modéles d’inflammation intestinale et d’allergie seront utilisés en fonction de l’identification des cellules cibles. Si un ou plusieurs de ces modèles ne correspondent pas aux critéres d’activation des cellules d’intérêt, ils seront abandonnés. Les mêmes souris seront utilisées pour la préparation des injections pour réduire le nombre de souris utilisé.
Raffinement
Les souris seront hébergées dans une cage contenant une litière de sciure de peuplier dépoussiérée ainsi qu’un tunnel en carton, un cylindre de cellulose et un bout de bois favorisant l'expression de comportements et d'activités mentales qui sont appropriés à l'espèce murine. Dans ces expériences, les souches de souris et les âges de prélèvement ont été choisies en fonction de l’objectif de l’expérimentation. L’état sanitaire et le bien-être des animaux sont évalués tout le long de l’expérience par des personnels formés. Des mesures seront prises pour réduire au minimum les nuisances: anesthésie lors de l’instillation intranasale, anesthésie avec analgésie lors de l’injection intrarectale, limitation au minimum des temps de contention et surveillance accrue après chaque geste. Une grille de scoring sera utilisée pour évaluer le stress. La procédure sera arrétée et les animaux mis à mort lorsqu’un des points limites sera observé.
Choix des espèces
La souris constitue un modèle de choix pour l’étude des cellules immunitaires en raison de i) l'excellente caractérisation du développement immunitaire murin, ii) la prédominance des outils d'analyse (réactifs immunologiques disponibles) par rapport aux autres espèces envisageables, iii) la validation et publication des modéles experimentaux chez la souris mimant les pathologies humaines de maladie inflammatoire chronique et d’asthme. Les souris sont stimulées au stade néonatale et étudiées au stade adulte car ceux sont deux périodes liées au développement de maladies inflammatoires chroniques intestinales et d’asthme chez l’homme.
Reconstitution d’une réponse IgA dans des modèles murins déficients en IgA sécrétoires
- Recherche appliquée
- Troubles immunitaires
- Recherche fondamentale
- Système gastrointestinal
144 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Elles subissent des gavages, des prélèvements de sang par voie mandibulaire puis une ponction cardiaque, pour étudier l'effet des immunoglobulines A sur le microbiote intestinal lors d'une infection bactérienne. Le porteur indique qu'une forte charge bactérienne peut provoquer une inflammation digestive avec diarrhées, et qu'une bactériémie peut entraîner fièvre et déshydratation, ce qui justifie le classement en sévère. Il affirme qu'aucun modèle in vitro ne permet d'étudier finement les interactions entre l'hôte et son microbiote et conclut qu'il n'y a "aucune possibilité" de mener le projet sans animaux.
Objectifs
L’objectif de ce projet est d'étudier l'effet des immunoglobulines A sur la composition du microbiote intestinal de souris et d’évaluer son effet protecteur lors d’une infection bactérienne.
Bénéfices attendus
La possibilité de limiter la mise en place d'un déséquilibre de la flore intestinale par un transfert passif d'immunoglobuline A par voie orale a un intérêt clinique majeur. Si cette solution se révèle efficace, elle pourra en effet être testée chez des patients déficients en immunoglobuline A ou sous immunosuppresseurs.
Procédures
Les animaux seront soumis à des gavages par voie orale pendant 4 jours au début de l’expérimentation puis encore une fois à J18. La manipulation par animal dure entre 20 secondes et 1 minute. 2 prélèvements sanguin seront réalisés par prélèvement mandibulaire (environ 15 secondes par prélèvement) et un prélèvement sanguin sera réalisé par ponction cardiaque.
Impact sur les animaux
L'induction d'une forte charge bactérienne peut provoquer une inflammation du système digestif avec une apparition de diarrhées. La survenue d'une bactériémie peut provoquer un état infectieux général incluant de la fièvre et de la déshydratation. Les points limites ont été définis, classe sévère.
Devenir
Les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure pour un prélèvement de sang et de tissus. Ces prélèvements permettront de mesurer différents marqueurs inflammatoires et de déterminer la composition du microbiote intestinal.
Remplacement
Les modèles in vitro ne permettent pas d'étudier finement les interactions entre un hôte et son microbiote intestinal. Ce dernier est composé d'une grande quantité de taxons différents, qui peuvent être aérobie ou anaérobie, et qui varient le long du tube digestif. Leur implantation dépend de nombreux facteurs parmi lesquels l'alimentation de l'hôte, la réponse immunitaire, la sécrétion de mucus, la compétition inter-espèces etc. Ces facteurs ne peuvent pas être contrôlés in vitro. Il n'y aucune possibilité de réaliser ce projet sans l'utilisation de modèles animaux.
Réduction
Le nombre d’animaux/groupe (6 souris) a été réduit au maximum sans mettre en péril l’interprétation statistique des résultats.
Raffinement
Toutes les expérimentations sont réalisées dans une animalerie certifiée. Les souris seront manipulées une fois par jour pour être habituées à la présence et à l'odeur de l'expérimentateur avant le début des gavages. Chaque animal bénéficie d’une attention et de soins de qualité, par du personnel qualifié, pendant les interventions mais aussi en dehors de celles-ci afin d’assurer un bien être optimal tout au long de l’étude. Leur douleur est rigoureusement contrôlée grâce à des points limites évalués en amont, et gérée grâce aux moyens pharmacologiques appropriés si besoin (myorelaxant, anesthésie, analgésie). Les animaux sont hébergés en groupes harmonieux (minimum de 2) et dans un environnement enrichi (copeaux, matériel de nidification, bâtonnets à ronger). L'eau et la nourriture sont mis à disposition "ad libitum" et de la musique est diffusée pour couvrir les bruits parasites.
Choix des espèces
La souris présente plusieurs avantages pour ce projet. Premièrement, elles produisent des immunoglobulines A à la structure proche de celles retrouvées chez l’humain. De plus, la grande majorité des travaux effectués sur ces immunoglobulines est conduite chez la souris, et notre travail pourra être analysé plus finement grâce à la vaste littérature qui existe sur ce sujet et avec ce modèle. Enfin, les modèles de souris déficients en immunoglobulines A sont déjà présents dans notre animalerie, et permettront d'observer l'effet de la supplémentation en immunoglobuline A administrées oralement. Souris entre 5 semaines et 6 mois car avant 5 semaines les souris ne disposent pas d’un système immunitaire complet et après 6 mois la réponse immunitaire risque d’être altérée.
Approche thérapeutique pour prévenir et traiter le cancer du foie par utilisation de petits ARN interférents en modèle de souris.
- Recherche appliquée
- Cancers
200 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. Elles reçoivent une injection de carcinogène et un régime gras pour induire une maladie du foie et un cancer, puis selon les groupes un vecteur viral, des injections quotidiennes de dorsomorphine ou une molécule thérapeutique, avec prélèvements de sang répétés. Le porteur indique que les prises de sang peuvent léser le nerf optique et provoquer une cécité, et que la dorsomorphine pourrait entraîner une toxicité du foie. Il affirme que la piste thérapeutique testée contre le cancer du foie, à un stade encore préclinique, demande une validation sur un "animal entier".
Objectifs
Le cancer du foie représente la troisième cause de décès liée au cancer dans le monde et le nombre de cas est en rapide et constante augmentation. Les principales causes sont les hépatites virales B et C, l'abus d'alcool et la stéatohépatite non alcoolique (NASH), aussi couramment appelée maladie du foie gras. Au vu de nos changements de style de vie, l’augmentation de l’obésité du diabète, la NASH est en passe de devenir la cause majeure de cancer du foie. Malgré des efforts considérables, il n’existe pas de traitement pour la NASH et les thérapies actuelles pour le cancer du foie sont encore insatisfaisantes. Seuls 30 à 40 % des patients atteints de cancer du foie peuvent bénéficier d'une approche chirurgicale et plus de 70 % d'entre eux connaitront une récidive. Concernant les stades avancés, seuls 30% des patients répondent aux traitements. La prévention du cancer et de sa récidive et le traitement de la cause sous-jacente sont donc apparus comme une stratégie importante. Grâce à des études menées dans notre laboratoire sur des prélèvements issus de foie de patient et sur des cellules cancéreuses, nous avons découvert une nouvelle cible thérapeutique nommée péroxiredoxine 2 (PRDX2). L’objectif de notre projet est à présent de comprendre comment Prdx2 est impliquée dans le développement de la maladie hépatique et du cancer in vivo et de développer un nouveau traitement préventif du cancer en ciblant Prdx2 dans un modèle de NASH. L’effet du traitement sera évaluée grâce à l’analyse des foies des animaux et l’apparition des tumeurs.
Bénéfices attendus
Le cancer du foie est un cancer pour lequel le nombre de cas est en augmentation constante partout dans le monde, et les traitements actuels ne permettent de soigner qu’un faible pourcentage de malades. Il apparait suite à l’évolution lente et progressive de maladie du foie telle que la NASH. Notre projet est une étape vers la mise en place de nouveaux traitements. Nous pensons que notre stratégie peut permettre le développement de nouvelle thérapie contre la NASH et le cancer du foie. Il pourrait permettre sa prévention et/ou la prévention des récidives et ainsi améliorer la prise en charge des malades dans le futur.
Procédures
Tous les animaux de ce projet (à l’exception des animaux dédiés à l’expérience pilote) seront soumis à une injection unique d’un carcinogène pour induire le développement du cancer. Cette injection prend environ une minute à être réalisée sur animaux anesthésiés. Ils seront également tous soumis à une alimentation spéciale riche en lipides pour induire la maladie du foie. Au total, 160 animaux recevront ce carcinogène et le régime spécial pour un total de 24 semaines. Parmi ces 160 animaux, 120 souris recevront une injection unique d’un vecteur viral. Cette injection prend environ une minute à être réalisée sur animaux anesthésiés. Parmi ces 120 animaux, 80 souris recevront également un traitement supplémentaire consistant en une injection journalière de dorsomorphine ou de Vehicule contrôle pendant 12 semaines. Cette injection prend environ une minute à être réalisée sur animaux vigiles. Enfin 40 souris recevront des injections répétées une fois par semaine d’une molécule thérapeutique spécifique de notre protéine d’intérêt ou d’une molécule contrôle pendant 12 semaines. Ces injections seront réalisées sur des animaux vigiles et prendrons moins d’une minute à être réalisées. Ces animaux subiront des prélèvements sanguins sur animaux anesthésiés qui prennent environ 1 minute à être réalisés. A la fin des procédures, tous les animaux subiront un prélèvement sanguin terminal sous anesthésie réalisé en 1 minute environ.
Impact sur les animaux
Les nuisances ou effets indésirables attendus sont très limités. Les injections intrapéritonéales répétées peuvent engendrer une induration ou très rarement une ulcération au niveau des sites d’injection. De même, le prélèvement de sang peut entrainer des lésions au niveau du nerf optique et engendrer une cécité. Enfin l’injection répétée de dorsomorphine pourrait induire une toxicité hépatique. Cette dernière nuisance sera limitée grâce à la sélection de la meilleure dose efficace non toxique lors d’une expérience pilote.
Devenir
Tous les animaux de ce projet seront mis à mort afin de collecter les tissues (tumeurs, foies, sang) qui seront utilisées pour des analyses ultérieures.
Remplacement
Afin de remplacer les études in vivo, nous avons procédé à des études in vitro sur lignées cellulaires cancéreuses et ex vivo sur des tissus de patients ayant subi une chirurgie afin de valider nos hypothèses. Notre approche thérapeutique nécessite maintenant une validation dans un modèle physiologique complet sur animal entier avant transposition clinique chez l’humain.
Réduction
Afin de réduire la quantité de groupes d’étude, les tailles d’effectifs ont été déterminées à priori grâce à un logiciel dédié afin d’obtenir des résultats statistiquement fiables et robustes. Les données obtenues grâce aux animaux de ce projet seront analysées avec des tests statistiques classiques.
Raffinement
Afin de raffiner au mieux notre méthodologie, le protocole expérimental est planifié en amont. L’environnement des animaux est enrichi avec des tubes de coton pour la nidification et des briques de tremble à ronger. Les animaux seront maintenus en groupe. Des points limites précoces ont été établis afin d’interrompre si nécessaire les procédures permettant de soustraire les animaux à toute douleur ou souffrance. Les procédures invasives ou stressantes sont réalisées sous anesthésie générale et analgésie. Avant les procédures le nécessitant, au cours de la période d’acclimatation de 7 jours, les souris seront laissées 2-3 jours sans manipulation puis habituées à la contention afin de diminuer le stress lié aux injections répétées.
Choix des espèces
Les souris sont de petits mammifères proches de l’homme. Le modèle choisit reproduit la maladie hépatique chronique progressant en NASH, en fibrose avancée et en cancer en présentant les mêmes caractéristiques que chez l’Homme. Il permet de tester des molécules candidates pour traiter les maladies hépatiques et prévenir le développement du cancer et a d’ores et déjà contribué à étudier les mécanismes mis en jeu dans de très nombreux manuscrits scientifiques. La maladie hépatique sera induite sur des animaux adultes d’un âge allant de 8 semaines (début du protocole) à 32 semaines (fin du protocole), la fibrose et le cancer se développant normalement plus fréquemment chez les adultes.
OCDE210 essai de toxicité aux premiers stades de la vie
- Tests réglementaires
- Toxicologie et autres tests de sécurité
5 600 poissons zèbres vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Du stade œuf jusqu'à trente jours après l'éclosion, ils sont exposés dans l'eau à plusieurs concentrations d'une substance chimique, avec pour effets déclarés possibles malformations, immobilité, hyperventilation et mortalité. À la fin de l'essai, tous les survivants sont tués par surdose d'anesthésique, mesurés et pesés. Le porteur inscrit ces essais dans le cadre réglementaire REACH pour évaluer le danger environnemental de substances, et présente le recours aux poissons comme un "dernier recours" après examen des méthodes sans animaux.
Objectifs
Cette demande d’autorisation concerne la réalisation d’essais de toxicité chez le poisson zèbre aux premiers stades de la vie (ligne directrice OCDE 210) pour répondre à des exigences réglementaires notamment l’enregistrement à l’Annexe 9 du règlement REACH (Enregistrement, Evaluation, Autorisation et Restriction des Produits Chimiques). Les données générées, à partir de ces essais, sont essentiellement utilisées pour évaluer le danger pour l’environnement des substances chimiques et éventuellement contribuer à l’établissement du classement correspondant. Les valeurs obtenues peuvent également servir de données complémentaires pour la démarche d’évaluation des risques liés à l’utilisation de ces substances chimiques. La mise en oeuvre de ces essais dépend à la fois des informations mises à disposition de l’établissement utilisateur par le donneur d’ordre et également de l’objectif spécifique de réalisation. Dans le cadre de l’enregistrement de substances chimiques selon le règlement REACH, la stratégie expérimentale qui est proposée est conforme aux recommandations de l’OCDE (Organisation de Coopération et de Développement Économiques), reprises par l’ECHA (Agence Européenne des Produits Chimiques).
Bénéfices attendus
Ces études sont conduites dans le cadre strict de demandes règlementaires et contribuent à améliorer les connaissances des effets sur l’environnement des proquits testés.
Procédures
Les poissons aux premiers stades de leur vie sont exposés à une série de concentrations du produit chimique testé dissout dans l’eau du stade oeuf jusqu'à 30 jour après éclosion.
Impact sur les animaux
Des effets chroniques seront mesurés pour une partie importante du cycle de vie des poissons. L'accent n'est pas mis sur la mortalité des poissons (bien qu'elle soit également enregistrée), mais sur des paramètres chroniques tels que le temps d'éclosion, les malformations, la longueur et le poids du corps. D'autres effets peuvent également survenir dans ce type d’études selon les stades de développement considérés : mortalité, immobilité, hyperventilation ou absence de mouvement respiratoire, anomalie comportementale et/ou corporelle et/ou de croissance.
Devenir
A la fin du test, tous les poissons survivants sont mis à mort par une surdose d'anesthésique, la longueur de chaque poisson est mesurée et ils sont ensuite pesés (poids humide, poids sec).
Remplacement
Le donneur d’ordre doit d'abord évaluer l'ensemble des données disponibles sur les propriétés intrinsèques d'une substance. Des essais supplémentaires ne peuvent être nécessaires que lorsque ces données ne répondent pas aux exigences règlementaires. Il est cependant nécessaire d'envisager l'utilisation de méthodes alternatives et toutes autres options avant de procéder à des essais sur des animaux vertébrés. Il existe des lignes directrices utilisant des embryons ou des larves de poissons mais ces essais ne permettent pas d’évaluer la toxicité sur l’ensemble des premiers stades de la vie et notamment la croissance et le développement. La vérification de la disponibilité de données bibliographiques acceptables dans un cadre réglementaire sur la substance soumise à essai sera effectuée, au préalable, afin de ne réaliser que les essais strictement nécessaires. Si de nouvelles données doivent être produites, les essais sur les animaux ne peuvent être utilisés qu’en dernier recours. Les méthodes alternatives seront évaluées en amont être utilisées au lieu d’essais directs pour tirer des conclusions aux fins de plusieurs exigences d’information. Les méthodes alternatives présentées dans REACH sont les suivantes: l’approche des éléments de preuve, les méthodes in vitro, les modèles de la relation quantitative structure-activité (RQSA) et les références croisées/catégories. Toutefois, les exigences réglementaires varient en fonction des effets spécifiques. Le niveau d’information doit être équivalent à celui atteint avec des essais standard.
Réduction
Pour répondre aux critères statistiques de la ligne directrice 210 de l’OCDE, un essai complet doit être effectué en utilisant un minimum de 80 oeufs fécondés pour chacune des cinq concentrations de la substance d'essai, aussi bien que dans le groupe témoin (et le groupe témoin-solvant si nécessaire). Un essai complet utilise entre 480 et 560 œufs fécondés. Dans certains cas un essai limite, ou un essai limite prolongé, impliquant moins de cinq concentrations comme l’essai complet, peut être acceptable si l’on cherche à établir une Concentration Sans Effet Observé (CSEO) de façon empirique uniquement. L'effectif sera réduit en conséquence entre 160 et 240 œufs fécondés. Si une donnée de CL50 (Concentration Létale pour 50% des organismes) après 96 heures est disponible, il n’est pas nécessaire de tester les concentrations au-delà de cette valeur ou de 10 mg/L si la CL50 est supérieure à cette concentration.
Raffinement
En amont du lancement de l’essai, les données disponibles sur la toxicité aiguë, obtenues de préférence à partir d’essais sur les mêmes espèces et/ou d’un essai de détermination de l’ordre de grandeur, devront être prises en considération pour délimiter la gamme des concentrations d’essai. Cependant, toutes les sources d’informations devraient être prises en compte lors de la sélection des concentrations d’essai, y compris des données de substitution, des données issues d’essais de toxicité aiguës sur des embryons de poissons, etc. Les observations quotidiennes du comportement et des effets seront réalisées sur les oeufs et les larves après éclosion. En cas de malformations et donc d’apparence anormale telles que l’organisme est en état de souffrance considérable et irréversible, l’organisme sera retiré de l’essai. Les animaux concernés seront mis à mort de façon anticipée et comptabilisés comme morts aux fins de l’analyse statistique ultérieure. Durant la phase d'exposition les volumes d'hébergement seront adaptés pour évoluer avec la taille et l'age des poissons du jour 1 jusqu'à la fin de l'essai pour permettre une croissance correcte des animaux. Le nourrissage en conditions d'exposition correspondra à celui distribué en élevage avec des quantités ajustées pour maintenir une bonne qualité d'eau pendant toute la durée de l’essai.
Choix des espèces
Le poisson zèbre fait partie des espèces recommandées dans les différents textes normatifs de référence. Il est recommandé de choisir l’espèce de poissons en fonction de certains critères pratiques importants, tels que leur disponibilité tout au long de l’année, leur facilité d’élevage, leur commodité pour l’essai, ainsi que tous facteurs économiques, biologiques ou écologiques susceptibles d’être pris en considération. Les poissons doivent être en bonne santé et exempts de toute malformation visible. Le poisson zèbre peut être facilement produit et élevé en laboratoire, avec un contrôle des maladies ou des parasites, ce qui permet d’obtenir des sujets sains et d’ascendance connue. Les stades de développement utilisés sont des oeufs fertilisés de poisson au lancement de l’essai jusqu’à des juvéniles de 30 jours après éclosion à la fin de l’essai.
Suivi par macroscopie confocale et microscopie intravitale de la distribution d’un plasmide et de son expression dans la tumeur de souris in vivo
- Recherche fondamentale
- Oncologie
32 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Chaque animal reçoit une greffe de cellules tumorales, se voit implanter une fenêtre dorsale par chirurgie, puis subit une injection d'ADN plasmidique dans la tumeur, une électroporation et des séances d'imagerie sous anesthésie. Le porteur classe la procédure en sévère du fait de l'isolement de ces animaux sociaux pendant huit jours au maximum, et prévoit la mise à mort à cause de la croissance tumorale et de la fenêtre dorsale qui ne tient pas au-delà de trois semaines. L'objectif reste de suivre la distribution d'un plasmide fluorescent, le porteur affirmant qu'aucune méthode sans animaux ne reproduit ce contexte où le système immunitaire est impliqué.
Objectifs
L’immunothérapie est aujourd’hui une modalité de traitement efficace pour certains cancers agressifs. Des approches de thérapie génique ont été proposées pour influencer le système immunitaire. Cependant, la thérapie génique doit reposer sur un système d’administration d’ADN aux tissus ou aux cellules qui soit efficace, sûr et spécifique. L’électroporation d’ADN in vivo s’avère une méthode sûre et efficace, cependant, le taux d’expression du transgène est encore faible par rapport aux méthodes virales. Un des verrous identifiés pour améliorer l’efficacité de la transfection, est l’absence de connaissances de la distribution des plasmides porteurs du gène thérapeutique dans les tumeurs lors de leur injection avant électroporation. Grâce à des molécules fluorescentes, il est possible de suivre un ADN plasmidique tout en conservant ses fonctions d’expression du gène. De plus, l’utilisation de gènes rapporteurs fluorescents permet de quantifier les taux d’expression dans les cellules de l’organisme. Dans le cas du gène rapporteur EGFP (protéine fluorescente verte), son expression est détectable dans les 4 heures suivant la transfection, et l’expression maximale est atteinte deux jours après la transfection. L’objectif de notre étude est 1- de déterminer la distribution spatiale et temporelle d’un plasmide marqué par fluorescence et portant le gène rapporteur EGFP dans la tumeur et son microenvironnement tumoral sans et avec électroporation par microscopie intravitale et 2- d’évaluer la corrélation entre la distribution du plasmide et l’expression de la protéine reportrice EGFP dans la tumeur et son environnement avec électroporation. L’imagerie intravitale des tumeurs à l’aide de l’implantation d’une chambre (fenêtre) dorsale permettra une observation dynamique de la distribution plasmidique dans le microenvironnement tumoral et de l’expression génique dans les tumeurs en temps réel. Après le transfert de gènes, l’expression de la protéine fluorescente (EGFP) pourra être observée dans le même animal. Pour ce projet, nous réaliserons une procédure de degré « sévère » avec 32 animaux au total. »
Bénéfices attendus
De nombreuses études précliniques et cliniques ont démontré la faisabilité de la thérapie génique assistée par électroporation avec un certain nombre de gènes thérapeutiques pour le traitement de divers types de tumeurs. Cependant, l’efficacité de transfection lors du transfert d’ADN assisté par électroporation est encore faible par rapport aux méthodes virales. La connaissance de la distribution des plasmides porteurs du gène thérapeutique dans les tumeurs en fonction du traitement nous permettra d’envisager des stratégies utilisant l’électroporation pour améliorer l’efficacité de la transfection et donc l’efficacité antitumorale.
Procédures
L'ensemble des 32 animaux sera soumis à une chirurgie de moins d'une heure sous anesthésie générale et à l'injection de cellules tumorales d'une durée de 10 secondes. Les animaux auront également trois injections d'analgésiques d'une durée de 10 secondes, maximum. Après croissance tumorale (4-5 jours) l'ensemble des 32 animaux aura une injection d'un plasmide fluorescent directement dans la tumeur (
Impact sur les animaux
Le protocole de chambre dorsale est susceptible d’induire des nuisances ou effets indésirables. L’estimation de la souffrance induite par ce protocole est sévère du fait de l’isolement de ces animaux sociaux le temps de la procédure (max 8 jours). La pose de la chambre peut induire une douleur modérée du fait de la chirurgie. L’injection du plasmide peut induire une douleur légère le temps de l’injection (
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure d’imagerie du fait de la croissance tumorale non traitée et de la présence de la chambre dorsale qui ne peut pas être maintenue plus de 3 semaines sans altération de l'état de la souris.
Remplacement
La procédure expérimentale ne peut pas être remplacée par d'autres méthodes expérimentales n'impliquant pas l'utilisation d'animaux vivants et susceptibles d'apporter le même niveau d'information. En effet, nous voulons suivre la distribution du plasmide et l’expression de la protéine fluorescente après électro transfert dans la tumeur et son microenvironement dans un contexte où le système immunitaire est impliqué, comme c’est le cas dans les protocoles cliniques chez le patient. Les modèles 3D in vitro ne permettent pas cette injection intratumorale, ni de prendre en compte l’environnement tumoral.
Réduction
Le nombre d'animaux utilisés dans le projet est réduit à son minimum pour obtenir dans chaque groupe étudié un nombre d’individus suffisants pour établir un modèle de distribution du plasmide et quantifier le niveau d’expression de la protéine fluorescente au cours du temps. La distribution du plasmide sera observationnelle. Le niveau d’expression de la protéine sera comparé entre les deux groupes traités à chaque temps et sera comparé dans chaque groupe au cours du temps par des tests statistiques . Du fait de l’utilisation de chambres dorsales, le suivi de la distribution du plasmide et de l’expression de la EGFP pourra se faire dans le même animal au cours du temps, réduisant ainsi drastiquement le nombre d’animaux utilisés.
Raffinement
Les conditions d'hébergement et les méthodes utilisées visent à réduire toute angoisse. La pose de chambre dorsale et l’injection des cellules tumorales seront réalisées sous anesthésie. L’injection du plasmide, l’électroporation et l’imagerie seront réalisées sous anesthésie. Pour les chambres dorsales, un analgésique sera administré avant et après la chirurgie. Pour évaluer la douleur, nous nous basons sur une grille de scoring. Le suivi des animaux après la pose de chambre dorsale se fera tous les jours par observation et remplissage de la grille de scoring. L’expérience sera arrêtée si l’animal présente une inflammation de la chambre, une prostration, ou un score supérieur au seuil établi dans la grille, sinon, les souris seront mises à mort au plus tard 8 jours après le début de l’expérience. Les animaux seront hébergés individuellement (cage conventionnelle) tout le temps de la procédure (8 jours max) pour éviter qu’ils ne se blessent entre eux. L’hébergement individuel est compensé par un enrichissement spécifique et une durée limitée. La quantité de litière est légèrement réduite pour éviter que la chambre ne s’accroche à la mangeoire métallique. Les animaux sont placés dans une armoire ventilée avec les autres animaux visibles et à proximité dans les autres cages (même étage dans l’armoire). Pour l’enrichissement, deux cylindres de cotons et une bûchette sont placés par cage à la place de l’enrichissement habituel. La confection ou non du nid avec les cotons sert de critère quant au bien-être de l’animal.
Choix des espèces
Le modèle tumoral murin que nous voulons étudier se développe dans des souris. Cette espèce est largement utilisée par les équipes de Recherche dans le domaine de l’oncologie. Elle permet de reproduire le développement tumoral et le développement d’un microenvironnement tumoral similiaire à celle de l’espèce humaine. Des souris adultes de 6-8 semaines seront utilisées. Ceci correspond à l’âge de maturation du système immunitaire.
Étude des fonctions génétiques et des caractéristiques épigénomiques des noyaux musculaires à la jonction neuromusculaire et à la jonction myotendineuse à l’aide d’AAV.
- Recherche fondamentale
- Système musculosquelettique
2 832 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dont 2 560 dans des procédures classées en souffrance sévère, pour étudier les gènes de deux jonctions musculaires à l'aide de virus. Chaque animal reçoit des injections de virus adéno-associés, passe des tests de force de préhension nommés, String, Grip et Hanging, et parfois un exercice excentrique intense d'une heure, avant d'être tué pour prélever ses muscles. Le porteur écrit que les injections et les tests "ne causeront pas d'effets indésirables", tout en classant l'essentiel des animaux en gravité sévère et en évoquant des effets inattendus liés à la diffusion des virus dans d'autres tissus. Il affirme que ces expériences ne peuvent pas être menées in vitro et met en avant la réduction du nombre d'animaux permise par le criblage viral.
Objectifs
Habituellement, les cellules du corps humain ont un noyau par cellule. En revanche, les cellules musculaires squelettiques possèdent des centaines de noyaux à l'intérieur d'une seule cellule. Un sous-ensemble de ces nombreux noyaux remplit des fonctions spécialisées. Les noyaux situés dans la partie centrale des cellules musculaires sont en contact avec les motoneurones. Cette région est appelée la jonction neuromusculaire (JNM). La contraction de nos muscles commence au niveau de la JNM lorsque les motoneurones stimulent les cellules musculaires. Une JNM défectueuse est observée dans diverses maladies musculaires et peut entraîner de nombreux symptômes dévastateurs. Les noyaux situés aux extrémités des cellules musculaires sont en contact avec les tendons. Cette région est appelée jonction myotendineuse (JMT). Elle est responsable de l'amortissement de la force contractile du muscle. La JMT est la partie la plus touchée par les blessures lorsque nous faisons de l'exercice et revêt donc une grande importance pour la régénération et la réadaptation musculaires. Ces régions sont toutes les deux essentielles au bon fonctionnement du muscle squelettique, et il est nécessaire de mieux comprendre leur fonctionnement. Récemment, mon équipe a identifié de nombreux gènes qui ne sont exprimés que dans les noyaux de la JNM ou de la JMT. Cette découverte nous offre une nouvelle opportunité d'étudier la biologie de ces deux jonctions. Sur la base de ce contexte, nous avons deux objectifs dans ce projet. 1) Nous allons étudier les fonctions des gènes spécifiques de la JNM ou de la JMT que nous avons découverts. Nous injecterons dans le muscle des virus porteurs de petites séquences d’ARN ciblant les gènes d’intérêts qui réduiront leur expression lorsqu'ils sont présents dans une cellule. Si ces gènes jouent un rôle important dans la fonction de la JNM ou de la JMT, la perte de son expression entraînera des symptômes liés à une déficience de l’une ou l’autre de ces jonctions. 2) Nous isolerons des noyaux au niveau de la JNM ou de la JMT pour étudier plus en détail l'organisation des structures dans ces noyaux. Cela nous permettra de comprendre comment ils se spécialisent alors qu'ils se trouvent à l'intérieur de la même cellule. Pour ce faire, nous injecterons des virus exprimant des protéines fluorescentes uniquement dans les noyaux de l’une ou de l’autre de ces jonctions. La fluorescence nous permettra d'isoler ces noyaux.
Bénéfices attendus
Notre projet permettra d'identifier de nouveaux gènes qui sont essentiels à la fonction de la JNM ou de la JMT et fournira également des informations sur la façon dont ces domaines musculaires sont formés. Cela présente de nombreux avantages dans les domaines de la biologie musculaire, de la biologie de l'exercice et des maladies qui provoquent des défaillances d’une de ces deux jonctions. La conception de notre projet a également pour avantage de réduire le nombre d'animaux utilisés. À terme, l'analyse complète de la fonction d'un gène nécessite la génération de lignées de souris génétiquement modifiées. Cependant, la modification génétique des souris est très longue et coûteuse, et il est donc difficile d'étudier tous les gènes par cette méthode. Dans notre étude, nous utilisons des virus pour réduire l'expression des gènes recherchés. Cela nous permet de tester rapidement la fonction d'un grand nombre de gènes candidats et d'identifier les gènes à privilégier pour une étude plus approfondie à l'avenir. Par conséquent, notre conception a l'avantage de réduire considérablement le nombre d'animaux par rapport à l'étude de chaque gène individuel par modification génétique.
Procédures
1. Injection intramusculaire, intraveineuse ou intrapéritonéale : Il s'agit d'interventions très rapides dont seule l’introduction de l’aiguille provoque une douleur. L'injection ne dure que quelques secondes et l'intervention sur chaque souris ne prendra que quelques minutes. Ensuite, elles retourneront dans leur cage d'origine. 2. Mesure de la force de préhension (String, Grip et Hanging) et entraînement ou non à l'exercice excentrique : Il s'agit de procédures non invasives durant lesquelles les souris ne souffrent pas. Les souris feront 1 série de mesure de la force de préhension et/ou non 1 entrainement à l’exercice excentrique une seule fois 4 à 10 semaines après l’injection de virus adéno-associés. Les mesures de force de préhension des 3 tests (String, Grip et Hanging) ne prennent qu’1 à 2 min par souris avec 10 min entre chacun des 3 essais/test et 20 min entre 2 tests. L’exercice excentrique comprend 3 jours de 15 à 20 min d’habituation suivi d’un jour d’exercice de 60 min comparable à un exercice physique intense. Elles seront ensuite euthanasiées 30 min, 1 jour, 2 jours et 3 jours après l’exercice excentrique ou immédiatement après les mesures de force de préhension pour les animaux qui ne feront pas l’exercice excentrique pour réaliser un suivi de la réparation musculaire.
Impact sur les animaux
Les procédures d'injection ou les tests de phénotypage musculaire eux-mêmes ne causeront pas d'effets indésirables. Cependant, comme la délivrance systémique de virus adéno-associés peut également diminuer l'expression des gènes candidats dans d'autres tissus que les muscles ciblés, des effets indésirables inattendus, en raison de leur faible musculature, pourraient être observés.
Devenir
Pour parvenir à des conclusions scientifiques solides avec le nombre minimal d'animaux utilisés, nous collecterons les biopsies musculaires de tous les animaux à la fin de chaque procédure. Par conséquent, nous ne réutiliserons pas, ne remplaçons pas et ne ferons pas adopter les animaux.
Remplacement
Les souris sont nécessaires pour ces expériences dans le but de nous permettre de comprendre les propriétés physiologiques des cellules musculaires après manipulation des gènes cibles. Les modifications génétiques qui ne sont possibles que chez la souris nous permettent d'étudier la fonction des gènes dans des conditions biologiques appropriées et donc la physiopathologie. Notre travail se concentre en particulier sur les sous-types nucléaires spécifiques à l'intérieur des cellules musculaires qui sont formés par l'interaction entre les cellules musculaires et d'autres types de cellules au niveau des JNM et des JMT. De plus il est impossible de mesurer les effets de la réduction de l’expression des gènes cibles sur la force musculaire avec une études réalisée sur des cellules. Ces expériences ne peuvent pas être réalisées in vitro car elles impliquent différents types de cellules et de structures complexes.
Réduction
Nous prenons plusieurs mesures pour réduire le nombre d'animaux utilisés. Mesure 1 : Avant d'injecter les virus capables de réduire l’expression des gènes d’intérêts chez les animaux in vivo, nous confirmerons leur efficacité dans des cellules en culture. Mesure 2 : La conception de notre projet présente l'avantage de réduire le nombre d'animaux utilisés pour les expériences. En effet, le nombre de nouveaux gènes candidats dont nous avons découvert l'expression dans les noyaux de la JNM ou de la JMT rend difficile l'étude de tous les gènes en générant des lignées mutantes. Par conséquent, le criblage des gènes candidats prometteurs par une étude utilisant des virus a pour avantage de réduire considérablement le nombre d'animaux utilisés à l'avenir. Mesure 3 : Pour un des objectifs, le prélèvement de l'échantillon de contrôle et de l'échantillon expérimental sera réalisé sur le même animal (par ex : muscle tibial antérieur gauche = contrôle et muscle tibial antérieur droit = expérimental) ce qui permettra de réduire de moitié le nombre total d'animaux utilisés. Mesure 4 : Pour les tests fonctionnels, de multiples expériences seront réalisées chez la même souris. Mesure 5 : Nous déterminerons la meilleure construction permettant de marquer les noyaux de la JNM ou de la JMT. Pour l'isolement de ces noyaux, nous injecterons les deux muscles afin de maximiser le nombre de noyaux extraits d'une souris. Mesure 6 : La puissance statistique a été utilisée pour calculer le nombre de souris minimum nécessaire afin de déterminer si une différence statistiquement significative existe entre 2 ou plusieurs groupes.
Raffinement
Au cours de notre projet, tout signe de douleur sera pris en charge par des mesures appropriées en fonction du niveau de douleur observé (0 à 3). Si une douleur est présente, elle sera traitée soit par l’administration d’un analgésique, soit par l’euthanasie prématurée des animaux concernés. Niveau 0 : aucune douleur, aucun inconfort détecté. Niveau 1 : douleur légère, dans ce cas les souris seront contrôlées quotidiennement. Niveau 2 : la douleur est présente, dans ce cas un analgésique sera administré à la souris et elle sera sous surveillance. Niveau 3 : douleur intense, dans ce cas un analgésique plus puissant sera administré et les animaux seront surveillés régulièrement. Ils seront euthanasiés prématurément si nécessaire pour éviter une douleur chronique. Après les procédures expérimentales, les souris seront suivies quotidiennement. Le suivi de nos souris comprend une observation du comportement général (perte de poids, apathie, yeux fermés) et de la paralysie des membres postérieurs. Pour les souris qui ont des difficultés à manger de la nourriture solide (croquettes), de la nourriture en gel sera placée dans la litière de la cage. Les procédures expérimentales seront effectuées sous anesthésie générale afin d'éviter toute gêne ou douleur qui pourrait en résulter. Les souris seront placées sur une plaque chauffante à 37°C pour éviter l'hypothermie et un gel oculaire sera appliqué sur les yeux pour éviter toute sécheresse.
Choix des espèces
Pour caractériser la physiologie du muscle, nous devons réaliser des expériences in vivo chez la souris car les modifications génétiques par injection de virus adéno-associés sont mieux établies dans ce modèle. Ces facteurs nous permettent d'obtenir un maximum de résultats par animal et de minimiser le nombre total d'animaux utilisés. En outre, le projet est basé sur nos récents travaux chez la souris qui ont permis de découvrir des gènes exprimés dans les noyaux de la JNM ou de la JMT. Par conséquent, la souris est le modèle le plus approprié pour ce projet. Pour les 2 objectifs, les injections de virus adéno-associés seront effectuées à l'âge de 2 à 3 mois (jeune adulte) car c'est le moment où nous avons caractérisé l'expression des gènes spécifiques de la JNM et de la JMT dans notre étude récente.
Utilisation d’une lignée de souris transgénique AARE-LUC pour identifier les inducteurs et les tissus cibles de la voie eIF2α-ATF4
- Maintien des lignées génétiquement modifiées
- Recherche fondamentale
- Système gastrointestinal
1 035 souris transgéniques vont être utilisées, dans des procédures déclarées sévères pour 780 d'entre elles et sans réveil pour 255, alors que la partie sur les effets attendus ne décrit que des interventions légères, piqûre d'aiguille, jeûne de 16 h et isolement de courte durée. Les animaux reçoivent de la luciférine puis sont anesthésiés pour une imagerie de bioluminescence, avec des prélèvements sanguins submandibulaires, afin de visualiser l'activation d'une voie de signalisation selon le régime nutritionnel ou un traitement. Une partie est tuée pour prélever les organes et une autre réutilisée dans d'autres expériences, le porteur gardant vivantes les souris dont le transgène est fonctionnel. Il indique tester d'abord l'effet des inducteurs sur cellules en culture, mais justifie le recours à la souris par l'étude au niveau de "l'animal entier".
Objectifs
Afin de pouvoir étudier le rôle joué par la voie de signalisation eIF2α/ATF4 au niveau de l’animal entier, nous avons généré une lignée de souris transgénique qui exprime le gène rapporteur luciférase sous le contrôle de séquences de fixation du facteur de transcription ATF4. Cette lignée de souris a été breveté et constitue un outil de choix pour visualiser le stress nutritionnel ou pharmacologique au niveau de l'animal entier. Notre objectif avec cet outil murin transgénique est de mieux caractériser les conditions d’activation de cette voie de signalisation dans l’espace et dans le temps en fonction du régime nutritionnel ou du traitement pharmacologique.
Bénéfices attendus
Ce projet va permettre de mieux comprendre chez les mammifères les effets de la consommation d’un régime déséquilibré en acides aminés ou d’un traitement avec un inducteur pharmacologique. Dans ce but, les souris transgéniques bioluminescentes sont un outil de choix pour situer dans l’espace (identification des tissus et cellules cibles) et dans le temps (chronologie d’activation en fonction des sites) l’activation de la voie eIF2α-ATF4 dans des conditions de carences nutritionnelles en acides aminés ou lors d’un traitement pharmacologique par la mesure de la bioluminescence au niveau du corps entier de l’animal vigile, de l’expression (immuno-histochimie) et/ou de l’activité de l’enzyme codée par le gène rapporteur luciférase dans les tissus cibles.
Procédures
Des prises de sang pourront aussi être réalisées sur animal vigile au niveau de la veine submandibulaire (1 min par souris) à l'aide de microlancettes spécifiques. Elles seront réalisées avant et après le protocole nutritionnel en alternant le côté du prélèvement. Pour visualiser l’activité luciférase en utilisant un appareil d’imagerie bioluminescente (10 min par souris), les animaux seront injectés avec de la luciférine (10 sec par souris), anesthésiés sans effets indésirables (15 min par souris). Pendant toute la durée d'adaptation au régime contrôle (7 jours) et d'expérimentation (96h maximum), les souris seront hébergées individuellement avec un accès libre à l’eau et à la nourriture.
Impact sur les animaux
Les 2 lignées de souris génétiquement modifiées utilisées dans ce projet ne présentent pas de phénotype dommageable. Les expériences réalisées ne vont pas engendrer d’effets indésirables sévères : piqûre d’aiguille, transport des souris, anesthésie gazeuse, jeûne de 16h maximum et isolement de courte durée.
Devenir
Les animaux dont le transgène n’est pas fonctionnel seront mis à mort (105 souris). Les autres animaux dont le transgène est fonctionnel sont gardés en vie (930 souris). Pour tester la réponse à différents inducteurs nutritionnels déséquilibrés en acides aminés, une partie des animaux sera mise à mort avant la fin de la procédure (100 souris) pour prélever les organes et tissus afin d’identifier précisément où la voie eIF2α/ATF4 est activée. Les autres animaux pourront être réutilisés dans d’autres expériences (680 souris). Pour tester la réponse à différents inducteurs pharmacologiques, une partie des animaux sera mise à mort avant la fin de la procédure (50 souris) pour prélever les organes et tissus afin d’identifier précisément où la voie eIF2α/ATF4 est activée. Les autres animaux pourront être réutilisés dans d’autres expériences (100 souris).
Remplacement
De nombreuses expériences préliminaires réalisées in vitro sur des lignées de cellules en culture permettent d'abord de tester l'efficacité de carence en un acide aminé ou d’inducteurs pharmacologiques sur l’activation de la voie eIF2α-ATF4. Ces expériences permettent dans un premier temps d'éviter d'expérimenter sur des souris.
Réduction
Le nombre d'animaux utilisés pour chaque expérience est calculé au minimum en fonction du test statistique retenu. Cependant, étant donné l'hétérogénéité inter-animal de l’induction de la bioluminescence, il s'avère indispensable de répéter les expériences. Etant donné que les procédures sont légères, une même souris pourra être réutilisée pour tester l’effet de plusieurs régimes après une période de récupération d’une semaine.
Raffinement
Durant l'étude, tout sera mis en œuvre pour minimiser le stress auquel les animaux sont soumis. Des éléments d'enrichissement du milieu seront mis à disposition (tube plastique rouge et/ou bille métallique). Par ailleurs, l'utilisation d’un transgène exprimant la luciférase nous permettra de suivre l’activation de la voie eIF2α-ATF4 à l'aide d'une méthode non invasive (bioluminescence).
Choix des espèces
Les deux lignées homozygotes de souris transgéniques bioluminescentes (fond génétique C57 Bl/6), ont été générées par notre équipe. Les croisements pour amplifier ces deux lignées seront réalisés avec des souris âgées de 4 à 6 mois, âge où le taux de fécondité est optimum. Pour toutes les procédures, les expériences seront réalisées sur des souris adultes âgées de 2 à 24 mois. L'âge pourra dépendre de l'objectif de l'expérience réalisée.
Etude de l’impact d’une modification génétique sur les fonctions comportementales et métabolique de souris génétiquement modifiées pour un gène d’intérêt
- Recherche appliquée
- Troubles endocriniens
126 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance modéré et sévère. Génétiquement modifiées, elles sont soumises à un régime gras, à un isolement jusqu'à 72 heures, à un conditionnement de peur et à une injection inflammatoire suivie d'un confinement d'une heure, avant le prélèvement de leurs tissus. L'objectif est d'étudier le rôle d'un gène dans le métabolisme et le comportement en le supprimant chez l'animal. Le porteur affirme que ces fonctions complexes ne sont modélisables que dans un "organisme complet".
Objectifs
Le but de ce projet est d'étudier le rôle d’un gène impliqué dans le métabolisme et dont la dérégulation peut entrainer des troubles cardiaques et comportementaux chez les mammifères. Afin de déterminer ce rôle, nous disposons du modèle souris qui permet des modifications génétiques capables d'annuler la présence de ce gène chez l'animal. En retirant le gène de l'organisme, nous pouvons ainsi étudier comment les réponses à différentes variables métaboliques, cardiaques et comportementales sont impactées. Ainsi, nous souhaitons dans un premier temps comparer des souris contrôles à des souris génétiquement modifiées pour un gène, en présence d'un régime enrichi en graisses et/ou en sucre. La mise en place d'une obésité ou d'une altération du foie liée à ce challenge alimentaire sera suivie par différentes analyses au cours du temps et les données générées permettront de déterminer l'impact de la modification génétique dans ce cadre. Dans un second temps, une autre cohorte de souris effectuera une batterie de tests permettant de caractériser leur comportement. Cela permettra d’évaluer les comorbidités comportementales associées à cette mutation dans un état basal (en l’absence d’un régime enrichi en graisses et/ou sucre).
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de progresser dans la connaissance que nous avons sur le gène étudié en recherche préclinique. A plus long terme, les données générées nous permettront de mettre en évidence des pistes thérapeutiques potentielles liées à la dérégulation de ce gène.
Procédures
Plusieurs analyses métaboliques seront effectuées : - Un test de tolérance au glucose, après une administration orale, 5 prélèvements d'une goutte de sang (chaque acte durant environ 30 secondes) sont réalisés - Un test de calorimétrie qui nécessite d'isoler les souris durant 72h maximum - 3 prélèvements sanguins qui durent quelques minutes - Une évaluation cardiaque sera effectuée et implique une anesthésie gazeuse de 30 minutes environ - Les animaux recevront une dose d’anesthésiques lors de l’étude de l’imagerie du squelette. L'ensemble de ces tests pourront être répétés au maximum deux fois Plusieurs tests de comportement seront effectués et seront répétés une fois : - Pour connaitre l’activité spontanée des animaux, ils seront isolés pour une période de 32h - Les mécanismes d’action de la peur et de la mémoire seront étudiés grâce à un test de conditionnement à la peur d’une durée cumulée de 18 min -La conductivité sensorielle sera mesurée à l’aide d’un test sur la sensibilité plantaire d’une durée de 10 min - Enfin les mécanismes d’inflammation seront évalués lors du test d'évaluation de la douleur inflammatoire chronique durant 60 minutes
Impact sur les animaux
Durant le projet, des prélèvements sanguins seront effectués sur les animaux. Nous étudierons les mécanismes de régulation du glucose, dans ce protocole, les animaux auront des prélèvements de gouttes de sang engendrant un stress léger. Pour connaitre leur métabolisme énergétique, ils seront isolés durant la durée du protocole (maximum 72h) occasionnant un stress modéré dû à l'isolement. Le régime enrichi peut entrainer la présence de lésions cutanées dues à un hypertoilettage. Dans le protocole d'électrocardiographie les animaux seront sous anesthésie. Pour connaitre l’activité spontanée des animaux, ils seront isolés pour une période de 32h entrainant un stress modéré. Enfin lors du test d'évaluation de la douleur inflammatoire chronique, les souris recevront une injection sous-cutanée d'une solution inflammatoire. Immédiatement après l'injection, la souris sera placée dans un cylindre jusqu'à 60 minutes après l'injection.
Devenir
Les animaux seront euthanasiés en fin de procédure afin de collecter les tissus pour des analyses histologiques.
Remplacement
Ce projet vise à mettre en évidence l'impact de la modification génétique d'un gène sur des fonctions métaboliques complexes associées à des troubles cardiaques et comportementaux. Celles-ci ne sont modélisables que dans un organisme complet à même d'exprimer l'ensemble des fonctions physiologiques. Il n'existe actuellement pas de méthode alternative pour modéliser les analyses effectuées dans ce projet. Par ailleurs, seul une approche sur un mammifère permet une première collecte de données concernant les mécanismes physiologiques complexes mis en jeu dans cette étude fournissant de nombreuses données qui pourront ensuite servir dans une approche translationnelle afin de mieux comprendre la physiologie humaine. En particulier, nous utiliserons la souris car nous pouvons retirer le gène d’intérêt dans ce modèle.
Réduction
Le nombre d'animaux par groupe expérimental a été déterminé à la suite d'autres projets présentant les mêmes tests. Nous avons effectué des analyses permettant de déterminer la puissance statistique des paramètres mesurés et avons conclu que l’effectif de 9 par groupe pour l’étude métabolique et 12 par groupe pour l’étude comportementale constitue un bon compromis entre puissance d'analyse et réduction de nombre d'animaux. Durant cette étude, nous allons générer des données (poids, glycémie, paramètres sanguins, consommation d'oxygène, paramètres cardiaques, performances comportementales) qui seront analysées à l'aide de tests statisiques paramétriques ou non paramétriques en fonction de la normalité des données.
Raffinement
Lors du prélèvement sanguin, nous effectuerons une compensation du volume injecté avec du sérum physiologique. Nous suivrons l'état général des animaux, le toilettage, la posture, la présence de vocalisation. Tous ces items nous permettront de décider de l'atteinte de points limites le cas échéant pouvant entrainer l’euthanasie de l'animal pour éviter toute souffrance. En cas de rixe entre animaux, nous pourrons être amenés à isoler l'individu dominant pour éviter toute lésion. L’animal isolé sera sorti de la procédure temporairement (si on arrive à le soigner) ou définitivement et il sera alors mis à mort. Le cas échéant, des soins locaux seront attribués. Si une douleur est présente, un antalgique pourrait être administré selon les recommandations vétérinaires. Les animaux seront pesés et observés toutes les semaines en plus du suivi quotidien habituel.
Choix des espèces
La souris est un animal dont la modification génétique est aisée et nous disposons justement du modèle d'intérêt porteur de la modification génétique sur le gène d'intérêt. Par ailleurs, ce mammifère permet une première approche informative concernant les mécanismes physiologiques, fournissant de nombreuses données qui pourront ensuite servir dans une approche translationnelle afin de mieux comprendre la physiologie humaine. Les animaux démarreront leur protocole en tant que jeune adulte, à partir de 7 semaines pour l'étude métabolique et 8 semaines pour l'étude comportementale. A ce stade, ils ont déjà une régulation métabolique qui est mise en place.