Procédures sévères
Prise alimentaire et inflammation chronique
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
- Système immunitaire
5 760 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Elles reçoivent des injections intrapéritonéales, des incisions répétées de la queue et des prélèvements de sang, et sont soumises à des régimes gras ou à un jeûne intermittent, pour étudier le lien entre alimentation et inflammation chronique. Le porteur indique que ces régimes peuvent provoquer une prise de poids, un diabète ou, pour le jeûne, une perte de poids prolongée, avec mise à mort dès qu'un point limite est atteint. Sur le remplacement, il décrit des travaux sur lignées cellulaires, mais affirme que la complexité d'un système "corps entier" rend le recours à l'animal "indispensable".
Objectifs
L'inflammation, processus naturel permettant d'éliminer des pathogènes tels que des bactéries ou des virus, peut dans certains cas s'installer à long terme. On parle alors d'inflammation chronique qui peut alors être causal pour de nombreuses affections tel que l'arthrite, le diabète ou encore le cancer. L'activation de l'immunité innée, responsables de la production de molècules inflammatoires, participe à l'installation et la persistance de l'inflammation chronique. La cause et les acteurs responsables de l’activation de ces voies inflammatoires sont souvent inconnus et les traitements ciblent la plupart du temps les symptômes et non les causes. Il existe donc un besoin urgent de nouvelles stratégies thérapeutiques pour les patients présentant des pathologies inflammatoires. Les interventions diététiques ont déjà montré qu'elles pouvaient moduler l’inflammation chronique. Cependant les effets sont difficiles à quantifier sur les populations humaines car l’administration de régimes spécifiques et l'indentification des voies modulées sont complexifiés, notamment, par le fait que les patients suivent mal ou abandonnent. Ainsi une meilleure compréhension des effets des interventions diététiques dans des environnements contrôlés sont nécessaires. Ce projet permettra d’identifier des nouvelles cibles qui donnera le jour à de nouveaux traitements pour des groupes de populations et de patients donnés.
Bénéfices attendus
La prévalence des maladies inflammatoires chroniques dans les sociétés occidentales est estimée à 5-7%, pesant considérablement sur les systèmes de santé. Il est connu de façon empirique que certaines interventions alimentaires permettent d'améliorer certains symptômes des maladies chroniques inflammatoires. Cependant le mécanisme d'action et les acteurs impliqués sont peu ou pas connus. Il apparait donc nécessaire d’identifier ces cibles afin de développer de nouvelles stratégies thérapeutiques. Ainsi, une meilleure compréhension du lien mécanistique entre la nutrition et l’inflammation pathologique est nécessaire. Notre projet permettra d’identifier de nouvelles cibles interconnectées entre métabolisme et inflammation, mesurant ainsi l’impact des interventions diététiques sur l'activation des voies inflammatoires. A terme, ce projet ouvrira la voie à l’identification de composés pharmacologiques ou régimes alimentaires susceptibles de cibler l’interconnexion entre ces différentes voies et d’améliorer les symptômes des maladies chroniques inflammatoires.
Procédures
Gestes techniques de cette demande sont les suivants : - injection en intrapéritonéal sur animal vigile (15 secondes) - incision caudale sur animal vigile (10 secondes) - prélèvement sanguin sur animal vigile (1 minute). Chaque animal subira 3 injections en intrapéritonéal à au moins 15 jours d’intervalles, 3 incisions caudales (première fois coupure puis retrait de la croute), prélévements sanguins toutes les 4 à 6 semaines selon la procédure (soit 3 ou 4 prélévements au total).
Impact sur les animaux
L’administration de régimes specifiques ou le jeûne intermittent sont susceptibles d’avoir des effets indésirables ou bénéfiques sur les animaux, notamment en fonction du génotype considéré. L’administration d’un régime gras, ou à façon avec des lipides particuliers, sont particulièrement susceptibles de mener à une prise de poids ainsi qu’à une inflammation chronique délétère. Cette prise de poids pourrait engendrer une activité réduite chez les souris et/ou un développement d'un diabète. De même, le jeûne intermittant pourrait engendrer une perte de poids sur des durées prolongées. Aucun effet délétère des régimes à façon n’est attendu. Les tests métaboliques, ainsi que la prise de température rectale, sont aussi des circonstances où un stress transitoire pourrait être ressenti par les individus. Toutes les mesures susceptibles de prévenir tout effet impactant le bien être des individus seront mise en œuvre durant la durée du projet. Les animaux seront sous surveillance quotidienne et pesés une fois par semaine sauf pour le jeûne intermittent où les animaux seront pesés tous les jours. Des points limites ont été établis afin de pouvoir surveiller au plus près les altérations dues aux procédures prévues dans le présent projet.
Devenir
Tous les animaux seront euthanasiés.
Remplacement
Dans le cadre du remplacement, visant à réduire l’utilisation de modèles animaux dans les procédures expérimentales, nous avons déjà réalisé des expériences in vitro sur lignée cellulaire. Ceci a permis de mettre en évidence un lien entre les voies métaboliques et inflammatoires ciblées. Bien que ces modèles basés sur de la culture cellulaire et des approches de biochimie permettent d’étayer nos hypothèses, ils ne permettent pas de récapituler la complexité des mécanismes mis en œuvre dans un système intégré (corps entier) et prenant en compte la diversité des acteurs cellulaires présents au sein des tissus. Ainsi, pour mesurer l’impact tissulaire et systémique des voies étudiées et l’impact d’interventions diététiques, une approche sur modèle animal est indispensable.
Réduction
L’analyse des données par individu sera maximisée par la réalisation de tests métaboliques sur les mêmes groupes d’animaux. Les pesées, prises de température et autres analyses (prélèvement sanguins) peu invasives seront réalisées de façon longitudinale. Les prélèvements d’organes qui se feront post mortem, concerneront les organes métaboliques et les compartiments immunitaires majeurs.
Raffinement
Toutes les mesures susceptibles de prévenir tout effet impactant le bien être des individus seront mise en œuvre durant la durée du projet. Les animaux seront sous surveillance quotidienne et pesés une fois par semaine sauf pour le jeûne intermittent où les animaux seront pesés tous les jours. Une crème analgèsique sera utilisée afin de réduire la douleur lors des prélévements sanguins. Des points limites ont été établis afin de pouvoir surveiller au plus près les altérations dues aux procédures prévues dans le présent projet. Les animaux manifestant au moins un des points limites identifiés seront systématiquement euthanasiés.
Choix des espèces
Les modèles murins, sont les plus utilisés dans les procédures expériementales visant à étudier l’immunité et le métabolisme et en particulier l’impact de régimes alimentaires spécifiques sur les processus biologiques. La communauté scientifique bénéficie d’un large éventail de modèles génétiquement modifiés permettant l’obtention de résultats robustes et des comparaisons avec d’autres études préalables. Les besoins sociaux et biologiques des modèles murins sont bien connus et parfaitement maîtrisés, permettant de minimiser tout effet indésirable, douleur, souffrance ou tout dommage durable. Des souris de 7 à 12 semaines seront utilisées en début de manipulations expérimentales afin d’avoir des animaux adultes (d’âge mûr).
Evaluation de l’effet thérapeutique de nouveaux traitements dans des modèles de sclérodermie chez la souris ou le rat.
- Recherche appliquée
- Autres troubles humains
- Troubles immunitaires
- Troubles respiratoires
Rats : 3120
12 480 souris et 3 120 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. On leur induit une fibrose de la peau et des poumons, avec pose chirurgicale de pompes, injections intradermiques et administrations intranasales ou oropharyngées, pour cribler l'efficacité de nouvelles molécules contre la sclérodermie. Le porteur indique que la fibrose se développe sans autre effet indésirable attendu et fixe la mise à mort à un score de souffrance déterminé. Sur le remplacement, il affirme qu'il est "indispensable" d'examiner l'"animal entier" et que ces essais ne peuvent être reproduits sur cellules, pour un total de 15 600 animaux.
Objectifs
La sclérodermie systémique (SSc, systemic sclerosis) est une maladie systémique du tissu conjonctif. Elle est caractérisée par des lésions de fibrose cutanée et/ou viscérale, une atteinte microvasculaire et une réponse immunitaire activée et dérégulée. La SSc est une pathologie rare, sa prévalence varie de 30 à 240 cas par million d’habitants. Cette maladie touche essentiellement les femmes (4 femmes pour 1 homme environ), et se déclare généralement entre 45 et 60 ans. La SSc est associée à une surmortalité significative. Le pronostic dépend essentiellement de la survenue d’atteintes viscérales et plus particulièrement d’une pneumopathie infiltrante diffuse (PID) parfois sévère, d’une hypertension artérielle pulmonaire (HTAP) ou d’une atteinte cardiaque primitive, qui représentent les 3 premières causes de mortalité au cours de la SSc. C’est une maladie multifactorielle qui implique des facteurs environnementaux et un fond génétique de susceptibilité. Actuellement, aucun traitement curatif n’est disponible sur le marché mais une prise en charge adaptée permet seulement d’atténuer les symptômes. Il est donc nécessaire de trouver de nouvelles molécules efficaces. C’est dans ce contexte que s’inscrit ce projet, le but étant d’étudier l’effet de nouveaux traitements potentiels contre la sclérodermie. Le projet inclus un screening de nouvelles molécules, une étude si besoin de leur mécanisme d’action et évaluation des meilleurs candidats avant une éventuelle utilisation en clinique. Ainsi, ces études permettront de trouver potentiellement un médicament contre la sclérodermie. Dans le cadre de nos programmes de maturation, nous développons au stade pré-clinique des nouvelles molécules pharmaceutiques ou des molécules en repositionnement. Pour chaque nouvelle molécule intégrée dans notre pipeline, des études de toxicologie (in vitro et/ou in vivo), de pharmacocinétique et d’efficacité seront entreprises. Cette demande d’éthique concerne les études d’efficacité dans le contexte de l’sclérodermie avec la mise en place de différents modèles animaux de fibrose cutanée et pulmonaire chez la souris ou le rat. L’objectif est d’étudier l’effet de nouveaux traitements potentiels ou de molécules en repositionnement sur la fibrose et l’inflammation dans des modèles animaux mimant les symptômes de la sclérodermie diffusée chez l’homme.
Bénéfices attendus
Ce projet en général se focalise sur l’étude et la validation, dans un contexte physiopathologique pertinent, de l’efficacité de nouvelles molécules thérapeutiques ou de molécules déjà approuvées pour une autre indication pouvant avoir un effet dans des maladie chronique fibrotiques. Les retombées attendues incluent le screening in vivo de molécules efficaces, l’étude si besoin de leur mécanisme d’action et l’évaluation des meilleurs candidats avant une éventuelle utilisation en clinique chez l’homme. Ainsi, nos études permettront de trouver potentiellement des médicaments dont les effets seraient supérieurs aux molécules de référence déjà existantes, qui soulageraient à la fois les symptômes de la fibrose et l’inflammation.
Procédures
Tous les animaux de la procédure 6 (sauf le groupe 1, opéré à blanc) subiront une chirurgie pour incorporer les pompes osmotiques. La chirurgie de 20-45minutes aura lieu au jour 0 sur animal anesthésié et analgésié. Tous les animaux de la procédure 1et 2 subiront des injections intradermiques, les animaux de la procédure 3 et 4 subiront des administrations intranasale et oropharyngée (sauf le groupe 1, sérum physiologique) et les animaux de la procédure 5 sauf le groupe 1, avec du véhicule) subiront des injections sous-cutanées et intramusculaires. Les traitements pourront être administrés avant, pendant ou après l'induction du modèle. Selon la molécule, la voie d'administration pourra être par voie intra-veineuse, intra-péritonéale, sous la peau, par voie orale (sur animal vigile). Tous les animaux recevront un véhicule, un traitement à tester ou une molécule de référence. Le nombre d'administration dépendra de la molécule et de la voie d'administration considérée. Cela pourra être une fois par semaine jusqu'à une à deux fois par jour. En amont des études in vivo, la toxicité potentielle des molécules testées et du véhicule aura été testée in vitro. Dans le cas où les molécules d’intérêt ne sont pas des molécules déjà sur le marché pour d’autres indications, des études de toxicologie in vivo pourront être entreprises afin de travailler avec des doses non toxiques.
Impact sur les animaux
Du fait de l'induction des modèles, les animaux vont développer de la fibrose cutanée et pulmonaire, et l’inflammation sans autre effet indésirable attendu. Nous n’attendons pas de nuisance liée à l’administration des traitements (doses non toxiques).
Devenir
Euthanasie pour récupérer différents organes, dont les articulations, pour analyses histologiques ou autre.
Remplacement
L’étude de l’efficacité de nouvelles molécules pouvant agir sur la fibrose et l’inflammation implique de disposer de modèles animaux adéquats mimant au mieux la pathologie humaine. Bien que des expériences in vitro seront réalisées en amont, l’espèce rat ou souris à travers nos différents modèles reproduisent au mieux la pathophysiologie de fibrose humaine. Nos procédures expérimentales ont un caractère de stricte nécessité et ne peuvent pas être remplacées par d'autres méthodes expérimentales n'impliquant pas l'utilisation d'animaux vivants et susceptibles d'apporter le même niveau d'information. Pour vérifier et déterminer l’effet d’un traitement sur la réponse à la fibrose et l’inflammation et structure des organes viscéraux, il est essentiel d’examiner l’animal entier. Il est indispensable car ne peut être reproduit en cellule.
Réduction
Pour nos expérimentations, nous avons prévu le nombre nécessaire et suffisant d’animaux, pour garder une puissance statistique dans le traitement des résultats et pour avoir le nombre de contrôles internes suffisant, afin de pouvoir conclure sur l’efficacité du traitement. Le traitement des données entrainera la comparaison de 7 groupes de 6-12 animaux pour chaque étude. Une analyse statistique appropriée sera réalisée par un test non paramétrique (Mann Whitney test) ou une analyse de variance (ANOVA).
Raffinement
Toutes les procédures induisant une douleur seront réalisées sous anesthésie (chirurgie, administrations oropharyngée) durant toute la procédure expérimentale afin de maitriser et limiter la douleur et la souffrance des animaux. L’anesthésie sera induite par induction à l’isoflurane (et maintien au masque). Les procédures de chirurgie seront effectuées par une personne habilitée et formée. Toutefois, pour les modèles d’induction de fibrose pulmonaire par la chirurgie, les animaux recevront un analgésique sera administré en phase pré- et post-opératoire. Les animaux seront également sous surveillance rapprochée. Les animaux seront suivis quotidiennement pendant les 10-15 premiers jours qui suivent l’induction puis de façon bi-hebdomadaire ensuite pour pouvoir identifier les signes de souffrance caractérisés par le comportement du rat ou de la souris : les changements physiques (pelage, peau, yeux…), la mobilité, l’alimentation, l’agressivité, le poids du corps (mesuré 2 fois par semaine) limité à une perte de 20% maximum par rapport au poids initial, la consistance des fèces et la réponse respiratoire. Nous avons mis en place un tableau de suivi qui permet de définir les points limites adaptés Si le score total d’un animal, toutes catégories confondues, au cours de l’étude est >6 ou bien si le score dans une seule catégorie est 3, l’animal est euthanasié pour raisons éthiques.
Choix des espèces
La souris et le rat sont des modèles d’étude très développés et caractérisés, de par leurs tailles et leurs spécificités. Ce sont des espèces communément utilisées pour les études de fibrose cutanée et pulmonaire en accord avec les recommandations internationales et la littérature. Notamment la souche de souris C57Bl/6 est un modèle de laboratoire bien connu avec suffisamment de données historiques. Cependant, il est envisageable d’utiliser d’autres souches de souris comme les BALB/C ou des rats comme la souche de rat Sprague Dawley qui est également un modèle de laboratoire bien connus. Chez la souris, la souche C57Bl/6 représente la souche de choix pour ces études mais d’autres souches pourront également être utilisées dépendant de leurs susceptibilités à l’induction de la pathologie en fonction du modèle Le choix de l’espèce utilisée dépendra en particulier des objectifs et besoins de l’étude. Si une molécule s’avère efficace dans une espèce, celle-ci pourra être éventuellement testée dans l’autre espèce afin de montrer une efficacité espèces indépendante. Les rats ou souris seront âgés de 6-19 semaines au début de l’étude selon le type ou le stade de progression de la maladie sur des patients atteints de sclérodermie (Sclérodermie juvénile ou sclérodermie sur des patients adultes).
Comparaison de l’efficacité de plusieurs vecteurs AAV en fonction de la voie d’administration dans le cadre de la mise en place d’une approche de thérapie génique dans un modèle murin de la maladie d’Alzheimer
- Recherche appliquée
- Maladies animales
- Troubles nerveux
482 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. Modèles de la maladie d'Alzheimer, elles reçoivent une injection de vecteurs viraux par voie intraveineuse ou directement dans le cerveau par stéréotaxie sous anesthésie prolongée, passent des tests de mémoire, puis subissent des prélèvements de sang et de liquide céphalorachidien avant mise à mort. Le porteur indique des risques de saignement lors de la craniotomie, de traumatisme lié à l'aiguille dans le cerveau et d'infection oculaire après injection rétro-orbitaire. La retombée annoncée, remplacer l'injection intracérébrale par une voie intraveineuse chez les patients, reste renvoyée aux étapes précliniques à venir.
Objectifs
A l’heure actuelle, aucun traitement ne permet de stopper ou ralentir les maladies neurodégénératives. Notre objectif est de développer de nouvelles stratégies thérapeutiques dans le cadre de la thérapie génique, consistant à introduire du matériel génétique (ADN) dans des cellules du cerveau afin de limiter la progression de la maladie. Cette approche s’est révélée efficace dans un modèle de souris de la maladie d'Alzheimer (MA). Des preuves de concepts ont été établies par des injections intracérébrales (directement dans le cerveau) d’un virus modifié permettant de délivrer l’ADN au coeur même des cellules. Notre but étant de développer ces applications en clinique, l’administration intracérébrale peut induire des risques additionnels dans un cerveau déjà en dégénérescence et atrophié par la maladie chez les patients. Dans ce projet nous avons développé des nouveaux virus modifiés de façon à les rendre plus efficaces à passer la barrière protégeant le cerveau (la barrière hématoencéphalique) après une injection intraveineuse et ainsi permettre d’atteindre les cellules du cerveau. Le but est de prévenir une approche invasive d'injection intracérébrale en la remplaçant par une injection intraveineuse chez un modèle de souris de la maladie MA. Notre objectif est donc de comparer l’efficacité thérapeutique de virus administrés soit par une injection intraveineuse, soit par une injection intracérébrale. L’objectif final est de poursuivre toutes les étapes précliniques permettant de proposer cette approche thérapeutique chez les patients atteints de la MA..
Bénéfices attendus
Le bénéfice recherché est de remplacer la voie intracérébrale (connue pour être efficace chez la souris) par l’administration intraveineuse de vecteurs AAV (virus adeno-associé) induisant l'expression de la protéine X, afin de pouvoir l’appliquer à l’Homme, et plus précisément chez les patients atteints de maladies neurodégénératives.
Procédures
Les animaux modèles de la maladie d’Alzheimer avec signes cliniques dommageables seront utilisés. Les couples reproducteurs commerciaux seront utilisés. Les animaux seront injectés une seule fois : soit par voie intraveineuse (5 minutes d’anesthésie gazeuse), ou par voie intracérébrale (70 minutes sous anesthésie gazeuse après injection d'un anti-douleur, injection stéréotaxique). Deux tests comportementaux permettent de mesurer l’alternance spontanée, l’apprentissage et la mémoire des souris (selon le test, 1 session d’une journée ou des sessions d’entraînement de 4 à 8 jours avec un test effectué en une journée juste après la session d’entraînement ou jusqu’à 72h après) seront effectués afin d’évaluer les déficits cognitifs. Puis le jour d'euthanasie, un prélèvement du liquide céphalo-rachidien (20 minutes sous anesthésie) et sanguin (1 minute) sera réalisé sous anesthésie avant d'appliquer une méthode d'euthanasie réglementaire (après injection d’un anti-douleur). Plusieurs injections sous-cutanées d’analgésiques (anti-douleur) seront effectuées lorsque nécessaire.
Impact sur les animaux
Parmi les effets indésirable s attendus sur les animaux nous pouvons noter les éléments suivants : 1) Une douleur peut survenir lors la mise en barre d’oreille des animaux, 2) Un risque de saignement peut avoir lieu au moment de la craniotomie. 3) Un risque de traumatisme mécanique locale relativement faible peut être également être observé suite l’injection de l’aiguille dans le cerveau des souris. 4) Un risque anesthésique pouvant entrainer des séquelles chez l’animal. 5) Un risque d’infection oculaire peut-être observé après les injections intra-veineuses en retro orbitale. 6) Une perte de poids dûe à l’injection d'AAV (virus adeno-associé) pourrait être observée (5 à 7% du poids de référence total de l’animal, selon nos précédentes études),7) le stress engendré par les test comportementaux et un risque d’hypothermie.
Devenir
Des prélèvements et analyses sont nécessaires post-mortem, impliquant donc l’euthanasie de l’ensemble des animaux. Ceux-ci seront euthanasiés à la fin des actes prévus que ce soit à l’issu des procédures (avec prélèvement pour analyse) ou pour l’élevage (à la fin de la période reproductive, sans prélèvement).
Remplacement
Remplacement: Le recours aux modèles animaux est essentiel, car aucun type de culture cellulaire ou système synthétique ne permet à ce jour de reproduire la complexité architecturale des cellules du cerveau en particulier leurs interactions structurelles et fonctionnelles. Les animaux utilisés dans le cadre de ce projet sont nés et élevés en captivité dans des élevages agrées.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisés est optimisé pour obtenir des résultats statistiquement pertinents. Leur nombre (482) a été restreint au minimum indispensable de façon à obtenir des données nécessaires pour valider l’efficacité d’une stratégie thérapeutique innovante qui peut être considérée comme cible dans plusieurs maladies neurodégénératives.
Raffinement
Les protocoles d’anesthésie et d’analgésie ont été définis et validés par une équipe vétérinaire. De plus, en cas d’observation de la moindre douleur, les souris recevront un traitement analgésique et si cette douleur devait persister, les animaux seraient euthanasiés pour éviter toute souffrance. La douleur/souffrance des rongeurs utilisés dans cette étude sera diminuée par l’injection locale d’anesthésique et par protocole analgésique pour les procédures chirurgicales. L’expérimentateur surveille la respiration de la souris et adapte si besoin l’analgésie et le dosage de l’anesthésique. Les animaux reçoivent un traitement analgésique approprié selon le geste chirurgical. Un gel ophtalmique sera appliqué immédiatement après l'injection sur les yeux de l'animal. Une surveillance particulière de l’oeil sera faite en post opératoire pour vérifier l’absence d’infection oculaire. L'applicateur est formé au geste d'injection intraveineuse. L’anesthésie générale sera assurée par une anesthésie gazeuse. Le respect des points limites en élevage/utilisation, et le suivi quotidien des animaux hébergés en groupe contribuent au bien-être des animaux. Le suivi est renforcé la semaine suivant la chirurgie puis celui-ci est ensuite allégé a 1 fois par semaine sauf à l’approche de points limites qui auront été définis préalablement. De plus, les tests comportementaux étant réalisés de façon hebdomadaire sur plusieurs jours, favorisent un suivi renforcé et une habituation des souris à la salle et à l’utilisateur. Un environnement enrichi constitué d’un nestlet pour la fabrication du nid et d'un igloo sera ajouté dans chaque cage. Les animaux seront hébergés en groupe.
Choix des espèces
Afin de tester différentes approches thérapeutiques pour traiter les différentes maladies neurodégénératives, il est nécessaire de disposer d'animaux modèle. A ce jour, seules les souris transgéniques pour la maladie d'Alzheimer permettent de mimer fidèlement la pathologie. C’est pourquoi nous les utilisons dans des études d’efficacité de nouvelles cibles thérapeutiques, comme l'évaluation de la surexpression de la protéine X. Dans ce projet des animaux adultes (entre 6 et 12 mois) seront utilisés. Chez ce modèle murin, les défauts neuropathologiques apparaissent dès 4-6 mois puis ces défauts progressent ensuite de manière exponentielle. Nous réaliserons les injections intracérébrales ou intraveineuses chez les souris adultes afin de comparer les effets du traitement sur la neuropathologie et le comportement en fonction des deux voies d’administration.
Efficacité de l’injection dans le liquide céphalo rachidien de cellules souches mésenchymateuses dans un modèle murin de sclérose en plaques
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
384 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue pour l'étude de leurs organes et de leur sang, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Après l'injection d'un peptide qui déclenche une encéphalomyélite auto-immune, c'est-à-dire une paralysie progressive notée de 0 à 5, elles reçoivent dans le liquide céphalo-rachidien des cellules souches ou une solution témoin, avec deux ponctions de ce liquide à quinze jours d'intervalle au moins et jusqu'à quatre prises de sang dans la veine sous-mandibulaire. Le seul bénéfice annoncé reste interne à l'expérience : le porteur écrit que le projet permettra "d'évaluer l'efficacité d'une thérapie cellulaire dans un modèle de neuroinflammation chez la souris mimant la sclérose en plaques". Il cite des études in vitro sur des cellules souches issues de tissu adipeux humain, et affirme que leurs effets en contexte inflammatoire "nécessitent le recours à un modèle murin d'EAE".
Objectifs
La sclérose en plaques (SEP) est une maladie auto-immune du système nerveux central (SNC) qui touche l’adulte jeune. Aucun traitement n’est actuellement disponible pour ralentir ou stopper la progression du handicap et le pronostic de la progression est très péjoratif sur le plan fonctionnel. Les Cellules Souches Mésenchymateuses (CSM) ont des capacités bien connues pour limiter l'action du système immunitaire et pour réparer des tissus endommagés. Dans ce projet nous souhaitons évaluer la diffusion de ces cellules dans le système nerveux lorsqu'elles sont injectées dans le liquide céphalo rachidien mais également leur efficacité dans un modèle murin de SEP.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra d’évaluer l’efficacité d'une thérapie cellulaire dans un modèle de neuroinflammation chez la souris mimant la sclérose en plaques.
Procédures
Les animaux développeront une Encéphalomyélite Autoimmune Expérimentale (EAE), c’est à dire une paralysie avec une phase d’aggravation avant une phase de rémission. Pour cela ils seront soumis à une injection du peptide capable de déclencher la maladie . La procédure dure 5 minutes par souris (temps d'anesthésie et d'injection). Deux injections sont réalisées à l'induction et 24/48h après . Une injection unique de cellules souches ou d’une solution contrôle sera réalisée dans le liquide céphalo rachidien (LCR) chez toutes les souris . La procédure sera couplée à un prélèvement de LCR et durera 15 minutes par souris (temps d’anesthésie, de prélèvement et d’injection). Des injections d'une molécule fluorescente seront également réalisées pour détecter la diffusion des cellules souches au bioimageur chez des souris anesthésiées. Des prélèvements sanguins sur ces animaux seront réalisés pour le suivi immunologique, maximum 4 prélèvements au niveau de la veine sous-mandibulaire par animal, distants au minimum de 7 jours. La procédure de prélèvement dure maximum 6 minutes par animal (1min de prélèvement, 5 min de compression du saignement). Deux prélèvements de LCR seront réalisés sur ces animaux anesthésiés, distants au minimum de 15 jours (15min) dont le premier qui sera couplé à l’injection de cellules ou de solution contrôle. Pour les deux prélèvements de LCR isolés, la procédure dure 10 minutes par souris (temps d’anesthésie et de prélèvement).
Impact sur les animaux
La procédure de déclenchement de l’EAE entraînera une paralysie progressive des animaux. Les animaux seront également soumis au stress lié aux multiples expérimentations. Les symptômes seront évalués et des actions adaptées seront mises en oeuvre pour soulager l'inconfort selon le score établi. Tout au long de l’étude, un suivi rigoureux du bien-être animal sera également effectué . Si l'un des points limites décrits dans ce projet est atteint, l’animal sera mis à mort selon une méthode réglementaire.
Devenir
La totalité des animaux expérimentés sera mise à mort afin de réaliser les études scientifiques sur les organes et sur le sang. La mise à mort sera réalisée par une personne autorisée et expérimentée .
Remplacement
Des études in vitro ont permis de caractériser l’effet immunosuppressif des CSM dérivés du tissu adipeux humain. Cependant leurs capacités immunosuppressives et leurs capacités de réparation par sécrétion de facteurs trophiques en contexte de neuroinflammation in vivo restent mal connues et nécessitent le recours à un modèle murin d’EAE.
Réduction
Un maximum d'informations et d'analyses seront réalisés sur les animaux (prélèvement de la rate, ganglions, sang, LCR, SNC) afin de réduire le nombre d'animaux nécessaires. Nous travaillerons avec des groupes de 8 animaux par groupe pour obtenir des tests statistiques fiables. Le modèle EAE est déjà maitrisé au laboratoire, ce qui permettra donc d’utiliser moins d’animaux pour l’optimisation du protocole.
Raffinement
Les animaux seront hébergés par groupe de 3 à 5 animaux, dans un environnement enrichi, avec du coton cardé, l'accès à la nourriture sera facilité dès les premiers symptômes de paralysie : nourriture au sol dans la cage, gel pour l'hydratation. Le modèle EAE étant dépendant du stress, les souris ne seront manipulées que par un nombre réduit de personnes, les cages changées au moment du suivi des animaux. Une anesthésie légère est utilisée pour l'injection du peptide immunisant pour éviter stress et inconfort au moment de l'injection qui est réalisée à 2 endroits pour éviter une réaction locale importante en cas d'injection unique. La procédure de déclenchement de l’EAE entraînera une paralysie progressive des animaux. Les symptômes seront évalués sur une échelle de 0 à 5 et des actions adaptées seront mises en oeuvre pour soulager l'inconfort selon le score établi. Tout au long de l’étude, un suivi rigoureux du bien-être animal sera également effectué . Si l'un des points limites décrits dans ce projet est atteint , l’animal sera mis à mort selon une méthode réglementaire.
Choix des espèces
La souris est un modèle de choix pour étudier les maladies auto-immunes et inflammatoires. L’efficacité de l’induction de l’EAE dans les souris a déjà été démontrée dans la littérature, et le modèle est maitrisé dans l’unité. L’acquisition des cellules effectrices du système immunitaire étant optimale à l’âge adulte, l’ensemble des expérimentations seront menées sur des animaux adultes (6-12 semaines). Une meilleure pénétrance est observée sur des souris à 8 semaines, cet âge sera privilégié afin de réduire le nombre d'animaux nécessaires.
Evaluation de traitements dans le cadre du sepsis
- Recherche appliquée
- Troubles immunitaires
Rats : 970
1 990 souris et 970 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. On leur provoque un sepsis, une infection généralisée entraînant une défaillance des organes, par administration d'un réactif ou par chirurgie, après pose d'un implant de suivi de la température, puis on teste des candidats médicaments. Le porteur indique que les animaux développent une chute de température, un affaiblissement et une perte de poids sur quelques jours, et qu'ils sont tués parce que leur état rend impossible un maintien en vie dans de bonnes conditions. Il affirme qu'aucune méthode in vitro ne reproduit la défaillance multiviscérale d'un "corps entier" et conclut au recours à la souris et au rat.
Objectifs
Le sepsis est un syndrome de dysfonctionnement des organes provoqué par un dérèglement de la réponse aux infections, conséquence d’une infection grave qui débute généralement localement (péritonite, infection urinaire, infection nosocomiale...). Il comprend une phase précoce d'inflammation marquée qui induit des effets néfastes sur les organes vitaux, puis une phase immunosuppressive où le système immunitaire ne peut plus combattre les infections. Le choc septique (ou septicémie) est un sous-ensemble de ce syndrome, au cours duquel on observe une défaillance multiviscérale (incluant poumons, reins, foie) aiguë entrainant, faute de prise en charge suffisante, le décès du patient. Le sepsis touche souvent des patients dont le système immunitaire est affaibli ; aujourd'hui, il affecte principalement des patients nouveaux-nés ou âgés. Toutes les bactéries (dont celles présentes naturellement à la surface de la peau ou des muqueuses) peuvent être responsables de sepsis. Des infections fongiques ainsi que certains virus peuvent également induire une réponse semblable. Afin de lutter efficacement contre l'infection, une reconnaissance et un traitement précoce (très agressif notamment dans le cas du choc septique) sont essentiels. Le traitement consiste notamment en actes chirurgicaux et en la prescription d'antibiotiques en sus des soins permettant d'assurer le maintien des fonctions vitales. Cependant, il n'existe pas de traitement spécifique du sepsis (notamment, permettant de réduire la phase d'hyper-inflammation sans affaiblir le système immunitaire du patient, lui permettant de lutter contre l'infection), et même si la mortalité entraînée par ce syndrome a régressé, elle avoisine malgré tout toujours 30 à 40% des cas. De plus à l'heure actuelle, les patients survivant à un sepsis sont plus à risque de développer différents troubles tels que des maladies cardio-vasculaires, de l'insuffisance rénale ou des cancers. Aussi, afin de réduire la mortalité due au sepsis (ou à la septicémie) ou encore d'améliorer la qualité de vie des patients survivants, l'objectif de ce projet est de continuer la recherche et l'évaluation de nouvelles thérapies.
Bénéfices attendus
Le sepsis peut causer le décès ainsi que de nombreuses complications chez les survivants. Il n'existe à ce jour pas de traitement spécifique et satisfaisant de ce syndrome ; il apparait donc nécessaire de développer de nouveaux traitements qui permettraient d'augmenter le taux de survie des patients et d'améliorer leur qualité de vie. Ce projet permettra d'évaluer l'efficacité de candidats médicaments dans des modèles murins de sepsis/septicémie.
Procédures
Une phase d'administration (durée de l'ordre de la minute) sera réalisée (principalement 1 fois (2 fois max) par jour; pendant 1 à 6 semaines en fonction de la spécificité du traitement). Les animaux seront implantés pour suivi de leur température corporelle (puces RFID ou implants télémétriques). En fonction du type d'implant, il s'agira d'une administration très rapide (de l'ordre de la minute) ou d'une chirurgie légère sous anesthésie (quelques minutes). L'induction sera réalisée par administration d'un réactif (environ 1 minute, sous contention ou sous anesthésie) ou par chirurgie (quelques minutes, sous anesthésie). Les animaux seront soumis à des prises de température corporelle (majoritairement par puce RFID, lecture de l'ordre de quelques secondes sans contention) et leur comportement général sera évalué (observation avec ou sans manipulation, de l'ordre de quelques minutes). Ils seront répétés maximum toutes les 30 minutes pendant les heures suivant l'infection. Des prélèvements sanguins (en général 2 maximum par animal) pourront être réalisés (durée de l'ordre de la minute, sous anesthésie légère ou non).
Impact sur les animaux
Les aniumaux dans ce projet développent un syndrome de type sepsis ou septicémie. Ceci se traduit par une baisse de la température corporelle et un affaiblissement de l'animal avec une perte de poids sur un laps de temps de l'ordre de quelques jours (pour les animaux gardés cette durée). Les manipulations réalisées au cours des procédures peuvent entraîner un stress le temps de l'administration de réactif, de substance, ou lors du test (e.g. prise de température) ou du prélèvement sanguin, notamment du fait de la contention. Dans le modèle chirurgical, malgré l'administration d'un analgésique il est possible que la chirurgie entraîne une douleur post-opératoire au site concerné.
Devenir
Euthanasie : les animaux auront été soumis à un sepsis voire à une septicémie, ce qui potentiellement peut affecter la fonction de leurs organes vitaux et rendre impossible leur maintien en vie dans de bonnes conditions.
Remplacement
Ce modèle ne peut pas être remplacé par des méthodes alternatives car les modèles in vitro, ex vivo ou in silico ne permettent pas de reproduire actuellement les organes complexes et surtout leur interaction au sein du corps entier, ce qui est un point particulièrement important dans ce syndrome qui est dû à une infection généralisée et entraîne une défaillance multiviscérale. Cependant, dans la majorité des cas les traitements médicamenteux étudiés dans le cadre de ce projet ont été sélectionnés au cours d'études in vitro et/ou in silico avant leur évaluation chez l'animal.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisés pour chaque test sera optimisé de façon à intégrer dans une même expérience la relation dose/effet ou la comparaison par rapport à une substance de référence. Un effectif acceptable sera défini afin d'obtenir une puissance statistique suffisante pour interpréter les résultats de façon correcte, évitant ainsi une répétition des tests. En fonction des paramètres étudiés, les tests paramétriques ou non paramétriques pertinents seront appliqués. Aussi, autant que cela sera possible sans affecter le bien-être des animaux, des prélèvements sanguins en cours d'étude seront envisagés, permettant ainsi de collecter des données biochimiques sur la molécule testée sans utiliser un plus grand nombre d'animaux.
Raffinement
Le raffinement des méthodes expérimentales pour réduire au maximum la souffrance animale est mis en oeuvre grâce à l'utilisation de points limites clairement établis, permettant d'euthanasier tout animal présentant des signes de douleur, de souffrance ou d'angoisse dépassant le cadre de l'étude. En cas de doute sur l’état général de l’animal, une évaluation approfondie sera réalisée quotidiennement (plusieurs fois par jour pendant la phase critique d'infection, dans le cadre de ce projet) jusqu'au retour aux paramètres physiologiques normaux ou jusqu’à atteinte des points limites. Un formulaire interne spécifique à l’espèce sera alors complété. Il intègre l’aspect général, l’aspect du pelage, des yeux, la posture, les réactions de l’animal quand il est approché ou stimulé, la respiration, l’appétit, le poids, l’état d’hydratation, les tremblements ou les convulsions, la présence de plaie, de tumeurs ou autres évènements imprévisibles. Ce formulaire de suivi des points limites permet de prendre les bonnes décisions en évitant toute souffrance animale. Il est aussi mis en place un enrichissement complet dans l'hébergement des animaux (e.g. sous la forme de jouets, litière, objets de nidification, objets à ronger ou mastiquer, présence de congénères...). Ce projet est en développement dans notre établissement utilisateur, et une évaluation interne impliquant la cellule de bien-être animal sera demandée afin de permettre de réévaluer et d’adapter a posteriori les méthodes de raffinement, si pertinent. Pendant la phase chirurgicale (certaines procédures uniquement), les animaux sont anesthésiés et analgésiés selon un programme défini par un vétérinaire, afin de réduire au maximum toute douleur ou sensation de souffrance. De plus, la phase de chirurgie est raffinée au maximum, par la mise à disposition d’oxygène ou air ambiant à concentration ajustable, de tapis chauffants et/ou de lampes chauffantes et de soins post-opératoires complets. Pour le suivi rapproché de la température des animaux, il est prévu de favoriser l'utilisation d'implants de type puces RFID permettant une lecture externe des températures, évitant le risque de lésion par sonde rectale et limitant le stress des animaux.
Choix des espèces
Différents modèles de sepsis et septicémie sont bien décrits et caractérisés dans la littérature chez la souris et le rat, permettant d'étudier l'efficacité de candidats médicaments dans ces espèces. Majoritairement jeunes adultes pour étudier des animaux dont le système immunitaire est mature ; cependant, étant donné que le sepsis touche plutôt des sujets aux âges extrêmes de la vie chez l'être humain, des jeunes animaux (âgés de 3 semaines, au moment du sevrage) ou des animaux âgés pouraient être dans certaines indications utilisés.
Rôle des additifs alimentaires dans le maintien de l’homéostasie intestinale
- Recherche fondamentale
- Système gastrointestinal
1 540 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère, 140 étant classées au niveau sévère. Elles subissent des gavages, des prélèvements de sang répétés, dont un dans le cœur, et l'administration d'un composé provoquant une colite avec perte de poids, diarrhées et sang dans les selles. Le projet vise à mesurer l'effet d'additifs alimentaires, édulcorants et émulsifiants, sur l'intestin de deux générations de souris. Le porteur affirme que les interactions entre microbiote, intestin et système immunitaire ne peuvent être étudiées in vitro et conclut au recours à la souris.
Objectifs
L’utilisation d’édulcorants est largement répandue dans l’industrie alimentaire et des études récentes suggèrent un rôle néfaste sur la santé comme un risque accru de développer des cancers ou le développement de troubles métaboliques. Les effets des émulsifiants, dont l’utilisation dans l’industrie alimentaire est en constante progression, sont un peu moins étudiés mais ces additifs affectent l’équilibre du microbiote (flore) et sont suspectés d’altérer l’intégrité de la barrière intestinale. Les étapes précoces de la vie comme la gestation et la lactation constituent une fenêtre cruciale pour le bon fonctionnement de l’organisme chez l’adulte : des perturbations du microbiote et du métabolisme durant ces périodes critiques du développement peuvent augmenter le risque de développer des pathologies plus tard au cours de la vie. L’alimentation maternelle au cours de la gestation et de la lactation joue un rôle important dans la susceptibilité accrue à développer diverses pathologies chez les descendants. L’objectif principal de ce projet est de comprendre le rôle d’un type de cellules intestinales dans la mise en place des défauts intestinaux suite à l’exposition à des additifs alimentaires (édulcorants, émulsifiants). Nous étudierons les conséquences d’une exposition indirecte à ces composés durant la gestation/lactation sur le fonctionnement de l’intestin sur deux générations (parents et descendants). Nous examinerons aussi l’influence d’un régime alimentaire riche en gras sur les désordres intestinaux consécutifs à l’exposition aux additifs alimentaires. Enfin, nous analyserons la susceptibilité des descendants à développer des pathologies intestinales à l’âge adulte. Compte tenu de nos précédents résultats, qui ont montré un rôle clé de ce type cellulaire dans le maintien de l’équilibre de la composition du microbiote intestinal, nous anticipons une implication de ces cellules dans les dérégulations intestinales observées suite à l’administration de ces composés. L’impact des additifs alimentaires sera étudié dans la lignée déficiente pour ce type cellulaire en comparaison avec des souris contrôles. Ce projet sera abordé in-vivo chez la souris afin de tenir compte des interactions entre le microbiote, l’épithélium intestinal et le système immunitaire, trois acteurs requis pour le bon fonctionnement de l’intestin.
Bénéfices attendus
Les bénéfices de ce projet en santé humaine seront à court terme sur le plan des connaissances fondamentales des effets potentiellement néfastes d’une exposition indirecte aux additifs alimentaires comme les édulcorants et les émulsifiants sur le fonctionnement de l’intestin et des mécanismes cellulaires et moléculaires impliqués. Ces bénéfices pourront s’appliquer à large échelle puisque ces produits sont ajoutés à des centaines de produits alimentaires et sont utilisés par des millions de personnes dans le monde.
Procédures
- Gavage gastrique sur animal vigile (1 fois, 3 minutes) - Prélèvement de sang dans le cœur sur animal sédaté (1 fois, 10 minutes) - Tests d’intolérance au glucose : Prélèvements sanguins à la queue sur animal vigile (7 fois pendant 2h45 minutes), et prélèvements sanguins dans la veine de la mandibule sur animal vigile (2 fois, 3 minutes). 2 injections dans le péritoine sur animal vigile (3 minutes) - Administration dans l’eau de boisson d’un composé chimique induisant une colite intestinale (inflammation de l’intestin), sur animal vigile, pendant 5 à 7 jours.
Impact sur les animaux
Les dommages/effets indésirables causés pendant les actes expérimentaux prévus sont les suivants : douleur (piqûre, gavage, prélèvements sanguins répétés), mise à jeun, administration de composés. Les dommages/effets indésirables prévus sur les animaux suite au traitement induit par le Dextran Sulfate de Sodium sont les suivants : perte de poids, diarrhées et traces de sang dans les selles, comportement anormal, stress. Ces effets seront compris entre 3 et 5 jours.
Devenir
Les animaux du projet sont mis à mort à l’issue de chaque procédure, différents organes prélevès pour des analyses histologiques et moléculaires.
Remplacement
Ce projet doit être abordé de manière intégrée et ne peut être mené in-vitro puisqu’il met en jeu des interactions entre le microbiote, les cellules épithéliales et les cellules du système immunitaire. Il n’existe pas à ce jour d’alternatives non animales disponibles permettant d’être utilisées dans ce projet pour traiter ces questions.
Réduction
Des cohortes de 10 individus de chaque génotype, en tenant compte du risque de perte d’individus au cours du protocole, nous ont montré que cet effectif était adéquat pour obtenir des résultats satisfaisants statistiquement. Les paramètres mesurés seront analysés statistiquement. Si possible, les individus sont inclus dans divers protocoles et les prélèvements de tissus sont inclus dans différentes expériences. Afin d’éviter les biais expérimentaux et limiter le nombre d’animaux, dans la mesure du possible, l’acquisition des résultats est réalisée « en aveugle ». Enfin, nous disposons du modèle d’organoides intestinaux qui permet de disséquer des mécanismes moléculaires et cellulaires ex-vivo en s’affranchissant de toute contribution du microbiote et du système immunitaire, et permet aussi de réduire le nombre d’animaux.
Raffinement
Les animaux feront l’objet d’une surveillance régulière par les expérimentateurs et/ou le personnel qualifié de l’animalerie. Afin de réduire au maximum la douleur et l’angoisse que certaines procédures pourraient engendrer chez les animaux, des points limites ont été définis. Une perte de poids supérieure à 20% du poids initial, l’apparition d’hémorragies rectales ou d’un prolapsus (descente du rectum) seront considérés comme des points limites. En cas de signe de détresse ou de douleur, d’atteinte d’un point limite, en accord avec le personnel qualifié, le protocole sera stoppé pour ces animaux qui seront euthanasiés. Afin de réduire la douleur pendant certaines procédures expérimentales, les animaux seront anesthésiés à l’aide d’un analgésique et un anesthésique local.
Choix des espèces
La souris est un excellent modèle pour notre projet, puisque disposant d’un système digestif et immunitaire présentant de nombreuses similitudes avec l’homme. Les animaux seront utilisés après le sevrage (4 semaines) afin d’évaluer les effets d’une exposition indirecte aux édulcorants/émulsifiants et/ou un régime riche en gras pendant la gestation et lactation, car le début de la vie est une fenêtre critique au cours de laquelle des déséquilibres de la composition du microbiote ou des désordres métaboliques sont susceptibles d’impacter à plus long terme l’équilibre physiologique. Nous utiliserons aussi des animaux à l’âge adulte (2 mois) afin d’étudier les conséquences à long terme d’une exposition précoce à ces différents composés.
Mise en place et caractérisation d’un modèle inflammatoire aigu de l’intestin chez la souris
- Recherche appliquée
- Troubles gastrointestinaux
3 470 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Chacune reçoit dans le rectum, sous anesthésie, une substance chimique destinée à provoquer une inflammation de l'intestin proche de la maladie de Crohn, puis un candidat médicament par injection ou par gavage. Le porteur indique que l'inflammation provoque une perte de poids, des diarrhées et du sang dans les selles, et que le gavage peut entraîner ulcération ou saignement. Il justifie l'usage de la souris par la nécessité d'étudier l'intestin dans un "organisme entier" et reste bref sur le choix de l'espèce, présentée comme "communément utilisée".
Objectifs
Les maladies inflammatoires de l’intestin et notamment la maladie de Crohn se caractérisent par une inflammation discontinue de la muqueuse intestinale et restent présentes chez les personnes atteintes, sans guérison complète. Les traitements existants permettent d’atténuer les effets secondaires mais sont insuffisants pour un traitement de fond de ces pathologies et peuvent entraîner des complications comme des maladies infectieuses et augmenter les tumeurs malignes. Ce projet a pour but de provoquer une inflammation similaire chez la souris afin de mimer certains symptômes caractéristiques de la maladie chez l’homme et évaluer l’efficacité d’un nouveau composé thérapeutique dans le traitement de cette maladie.
Bénéfices attendus
Ce projet a pour but d’identifier et reproduire chez le petit animal, les mécanismes impliqués au cours de la maladie chez l’homme. Il s’agit d’une étape préliminaire au développement d’une nouvelle thérapie dans le traitement de l’inflammation afin d’améliorer la prise en charge et la qualité de vie des patients.
Procédures
Les animaux seront soumis à une administration d’une substance chimique par le rectum sur une minute pour provoquer l’inflammation de l’intestin. Cette administration se fera de façon unique. L’administration de la substance chimique dans le rectum sera conduite sous anesthésie générale. Les animaux recevront un seul traitement de candidats médicaments soit par injection unique dans le péritoine soit par gavage mais de façon vigile dans les deux cas, chacun de ces deux gestes étant réalisé en moins de vingt secondes.
Impact sur les animaux
L’utilisation d’agent chimique pour provoquer l’inflammation entraîne une perte de poids, ainsi qu’une modification de l’aspect et de la consistance des selles. Les candidats médicaments ont été testés au préalable sur des cellules pour s’assurer de la non toxicité de ces produits et de leur efficacité pour bloquer la réponse inflammatoire. Cependant il s’agit de premières études menées chez les animaux et nous ne pouvons exclure le fait que ces candidats puissent entraîner une toxicité chez l’animal au moment de l’injection se traduisant par les symptômes cutanés suivants : irritation, démangeaison, piloérection, gonflement ou rougeur passagère. Des nuisances telles que rougeur, induration, crampes abdominales, ulcération, fausse route, ou encore présence de sang lors du retrait de la sonde de gavage sont à prendre en compte comme effets indésirables liés aux gestes techniques.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure afin de procéder à des analyses post-mortem.
Remplacement
Les modèles cellulaires existants permettent de mimer l’architecture du tissu intestinal et l’interaction entre les cellules. Si ces outils sont efficaces pour étudier les mécanismes simples entre les cellules, ils sont toutefois insuffisants pour modéliser le microenvironnement de l’organe d’intérêt et son interaction dans un organisme entier. Le recours aux animaux permet de modéliser cette interaction à l’échelle de l’organisme de façon plus pertinente. De plus, les symptômes liés aux maladies inflammatoires et l’impact thérapeutique sur l’amélioration de ces symptômes ne peuvent être mesurés que sur des modèles in vivo.
Réduction
Le nombre d'animaux par groupe a été calculé pour collecter suffisamment de données qui seront analysées à l’aide d’outils statistiques permettant de répondre aux hypothèses et objectifs scientifiques définis dans ce projet. Cette estimation a été déterminée à partir d’études décrites dans la littérature scientifique faisant référence à ce modèle inflammatoire. Néanmoins les paramètres expérimentaux varient d’une étude à l’autre. Nous avons donc envisagé une étude pilote pour déterminer les conditions expérimentales optimales afin d’obtenir un modèle d’étude stable sur lequel s’appuyer pour évaluer les propriétés anti-inflammatoires de nos candidats médicaments. Le nombre d’animaux inclus dans chaque groupe a été estimé afin d’évaluer la réponse inflammatoire au cours du temps selon des analyses statistiques et selon la dose de substance inflammatoire injectée. Le nombre d’animaux est défini selon deux critères : la dose et le temps. 4 doses et six points de temps ont été déterminés à partir de données issues de la littérature. Suite à cette étude pilote, le modèle sera reproduit pour évaluer le potentiel thérapeutique anti-inflammatoire des candidats médicaments. Le nombre d'animaux a été estimé selon les groupes nécessaires à la réalisation de l’étude. Ces groupes sont définis selon le type de candidats et la dose à laquelle ils seront administrés. Les candidats seront évalués selon deux doses chacun. Les résultats attendus à l’issue de ces études sont une atténuation de la réponse inflammatoire et une amélioration des symptômes chez l’animal. Ce projet prévoit une répartition équivalente de mâles et de femelles dans chaque groupe pour vérifier un effet sexe potentiel sur la réponse inflammatoire.
Raffinement
L’environnement des animaux sera enrichi de coton, d'abris et d’objet afin de subvenir au bien-être animal. Une période d’acclimatation de sept jours est prévue à l’arrivée des animaux avant le début de la procédure. Une phase d’habituation à la contention sera également faite sur cinq jours consécutifs afin de limiter le stress de l’animal avant une injection. L’administration de la substance inflammatoire sera réalisée sous anesthésie générale avec maintien de la température corporelle de l’animal. Un suivi quotidien sera effectué et une médication adaptée sera également proposée dans le cas d’effets indésirables. Une grille d’évaluation basée sur l’aspect et le bien-être animal permettra si nécessaire l’arrêt de la procédure en cours pour éviter toute douleur ou souffrance à l’animal. Les points limites définis dans chaque procédure, permettront si nécessaire l’arrêt de la procédure en cours pour éviter toute douleur ou souffrance à l’animal.
Choix des espèces
La souris utilisée dans le cadre de ce projet est une espèce communément utilisée car favorable au développement de l’inflammation. Il s’agit d’une espèce particulièrement adaptée au développement du modèle de maladie digestive inflammatoire.
Etude de la plasticité fonctionelle de fibres motrices descendantes suite à une lésion médullaire et d’une stimulation magnétique trans-spinale régénérative chez la souris.
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
1 069 souris vont être utilisées, la plupart tuées à l'issue et une vingtaine réutilisées dans d'autres projets, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance majoritairement sévère, 785 souris étant classées à ce niveau. Elles subissent une lésion chirurgicale de la moelle épinière par hémisection ou contusion, des injections de traceurs neuronaux et des tests moteurs sur une échelle horizontale et en libre déplacement, certaines recevant en plus une stimulation magnétique répétée sous anesthésie. Le porteur indique que la lésion provoque une paralysie et une perte d'appui des membres postérieurs du côté lésé, effet qu'il qualifie d'inhérent au modèle. Les retombées annoncées pour les personnes paralysées, des thérapies ciblées, restent formulées comme un espoir à terme.
Objectifs
Ce projet a pour objectif de comprendre comment la moelle épinière peut se réparer après une blessure grave à la colonne vertébrale. Une blessure à la moelle épinière peut entrainer une perte totale ou partielle des fonctions motrices et sensorielles en-dessous de la blessure, ce qui peut inclure la perte de capacité de marcher. Malheureusement, il n’existe actuellement aucun traitement curatif pour cette condition. La raison de ces pertes est que les voies de communication entre le cerveau et la moelle épinière, appelées voies descendantes, sont endommagées ou affaiblies. Cependant, les circuits de la moelle épinière situés en dessous de la blessure conservent souvent une grande partie de leur fonctionnalité, même après la blessure. Une piste prometteuse consiste donc à encourager la repousse des voies neurales descendantes pour rétablir le contrôle moteur de la moelle épinière. Cependant, il existe de nombreuses voies neurales descendantes, et elles ne sont pas toutes équivalentes en termes de fonctionnalité. De plus, certaines voies pourraient être plus aptes que d'autres à se régénérer. Il est donc important d'étudier la capacité de repousse de chaque voie neurale descendante et d'évaluer comment cela peut améliorer les capacités motrices. Récemment, des chercheurs ont identifié différentes voies neurales descendantes qui jouent un rôle crucial dans le contrôle des mouvements des membres supérieurs chez la souris. Ces voies ont leur origine dans le tronc cérébral et se distinguent par leur fonction et leur composition moléculaire. D'autre part, des études ont montré les bienfaits d'une stimulation magnétique trans-spinale répétée (rTSMS). Cette méthode non invasive, qui peut être appliquée chez l'homme, améliore la motricité après une blessure expérimentale de la moelle épinière et pourrait favoriser la repousse des axones (les prolongements des cellules nerveuses). Sur la base de ces découvertes, ce projet a les objectifs suivants : 1. Etudier anatomiquement la capacité des voies neuronales descendantes du tronc cérébral à survivre et à se régénérer spontanément après une blessure expérimentale de la moelle épinière. 2. Examiner la possibilité que la rTSMS puisse favoriser la repousse et la survie des voies neurales descendantes, ou certaines d'entre elles. 3. Evaluer la contribution fonctionnelle de chaque voie neurale descendante à l'amélioration des capacités motrices induites par la rTSMS.
Bénéfices attendus
Les lésions de la moelle épinière sont un problème de santé publique majeur, avec plus de 180 000 nouveaux cas chaque année, et malheureusement, il n'existe actuellement aucun remède. C'est pourquoi il est essentiel de mener des expérimentations animales afin de mieux comprendre les mécanismes impliqués et d'évaluer l'efficacité de différentes méthodes thérapeutiques. Ce projet a pour objectif d'identifier les populations de neurones pour lesquelles favoriser la connectivité avec les zones situées sous la lésion permet une certaine récupération de la motricité. Nous nous concentrons sur une voie nerveuse spécifique, qui est la plus ancienne du point de vue de l'évolution et donc la plus conservée entre les espèces. Nos résultats obtenus chez la souris nous permettront ensuite de rechercher des cellules similaires chez l'homme et d'étudier leur altération chez les patients atteints de lésions médullaires. À terme, nous espérons pouvoir adapter des thérapies ciblées aux neurones dont nous aurons démontré la fonctionnalité et la capacité de plasticité. Par ailleurs, la méthode de stimulation magnétique que nous utilisons pour favoriser la récupération est non invasive et indolore, ce qui la rend applicable à l'homme. La stimulation magnétique transcrânienne est déjà utilisée dans le traitement de certaines maladies neurodégénératives, et des essais de stimulation trans-spinale sont en cours. Cependant, les mécanismes directement impactés par ce type de stimulation ne sont pas encore entièrement connus. C'est pourquoi il est essentiel de caractériser, chez la souris, les changements dans l'organisation des circuits nerveux induits par la stimulation magnétique trans-spinale, afin de mieux adapter cette technique à une utilisation chez l'homme. En résumé, ce projet vise à améliorer notre compréhension des mécanismes de récupération après une lésion de la moelle épinière en identifiant les neurones clés et en évaluant l'efficacité d'une stimulation magnétique non invasive. Les résultats de cette recherche pourraient permettre de développer des thérapies ciblées pour les patients atteints de lésions médullaires, améliorant ainsi leur qualité de vie.
Procédures
Des tests de comportements moteurs seront réalisés chez tous les animaux. Ils recevront au préalable une injection d’un ligand pharmacologique ou d’une solution contrôle. Puis, ils seront placés dans une enceinte dans laquelle ils pourront se déplacer librement ou sur une échelle horizontale. Ces animaux referont ces tests une deuxième fois environ 15 jours après les premiers tests. Selon les groupes d’animaux, certains le referont une troisième fois 20 ou 65 jours après les premiers tests. La quasi-totalité des animaux recevront une injection de traceur de neurones au niveau de la moelle épinière et/ou dans le tronc cérébral lors d’une procédure chirurgicale. La plupart d’entre eux auront la moelle épinière lésée par hémi-section ou par contusion lors de cette même procédure chirurgicale. Certains groupes d’animaux recevront une stimulation magnétique trans-spinale répétée, ce qui est une procédure sans douleur pour l’animal, réalisée sous anesthésie pour que l’animal reste immobile, pendant une durée maximale de 15 minutes. Cette stimulation sera répétée pendant 14 jours successifs.
Impact sur les animaux
Les tests de comportement moteur décrits dans ce projet sont des tests réalisés en routine dans notre laboratoire, nous savons qu’ils n’auront pas d’effets indésirable. Il en est de même pour les injections de traceurs neuronaux. Le modèle de lésion par hémi-section est connu chez différentes espèces dont la souris pour engendrer des déficits moteurs – c’est inhérent au modèle, puisque le but de ces recherches est de tenter de compenser ces déficits. En particulier, les animaux présenteront, de manière transitoire, une mobilité réduite causée par une paralysie complète et une perte de capacité portante des membres postérieurs du côté lésé. Nous optimiserons la méthode de lésion pour que les déficits moteurs soient parfaitement latéralisés.
Devenir
Les animaux qui n'auront pas reçu d'injections de traceurs neuronaux ni de lésions médullaires seront utilisés dans d'autres projets. Les autres animaux seront mis à mort en vue du prélèvement du cerveau et de la moelle épinières pour les études neuroanatomiques prévues dans notre projet.
Remplacement
Le but de cette étude est de caractériser finement la repousse axonale à la suite d’une lésion de la moelle épinière, étudier les changements d’organisation des voies axonales au sein de l’ensemble de la moelle épinière et de corréler cette plasticité à la récupération fonctionnelle. A ce jour, aucune alternative non animale n'est disponible pour ces questions. En effet, même si les bases neurales de l'activité locomotrices ont beaucoup progressé, et sont encore étudiées, sur des préparations in vitro (tronc cérébral et moelle épinière attachées), ces préparations ne sont pas adaptées à l'étude d'une lésion et de la plasticité neuronale qui en découle. En effet, ces préparations ne peuvent être maintenues actives que quelques heures au mieux, ce qui ne permet pas l'étude des changements d'activité neuronale et de connectivité qui s'installent dès les premiers jours après la lésion et qui continuent à s'opérer plusieurs semaines après. L'enjeu de ce projet est en d'étudier la corrélation entre plasticité anatomique et autonomie motrice, qui est le critère à restaurer chez les sujets humains. La motricité, donc l'exécution d'un mouvement bien donné, et dont l'efficacité est quantifiable et mesurable, ne peut être étudié que sur l'animal adulte et intègre. Enfin, des modèles computationnels existent et sont utilisés par certains laboratoires. Nous avons nous-même un projet sur la modélisation des réseaux locomoteurs, mais dans un contexte sain. Ces modèles sont intégralement construits sur des moelles épinières intactes, et les conséquences anatomiques et fonctionnelles des lésions médullaires ne peuvent pas être simulées.
Réduction
Nous ferons une double utilisation de la plupart des animaux (étude fonctionnelle et anatomique). L’étude anatomique reposera sur des observations de neurones et leurs quantifications par animal, puis moyennées entre animaux. L’étude fonctionnelle reposera sur des comparaisons de mobilité et d’intégrité des mouvements entre animaux lésés et non lésés, et entre animaux lésés ayant ou non subi un traitement par stimulation trans-spinale. Par expérience, nous estimons que 10 animaux par groupe seront nécessaires par type de comparaison afin des résultats significatifs.
Raffinement
Toutes les expériences invasives seront réalisées sous anesthésie générale, combinées à un traitement analgésique. Après une chirurgie, les animaux seront transférés dans une chambre chauffante ventilée, conçue spécialement pour le réveil post-opératoire, et ce jusqu’au réveil complet. Ils retourneront ensuite dans leur cage d’origine afin d’éviter un stress lié à l’isolement. Ils seront soumis à un suivi post-opératoire quotidien pendant 7 jours pendant l’expérimentateur suivants la chirurgie. Nous contrôlerons le poids, l’aspect général (respiration, pelage, propreté de la zone anogénitale, déplacement, sutures), le comportement dans la cage et pendant les manipulations. Si les animaux montrent des signes de douleur, ils recevront un traitement adapté. Hors suivi post-opératoire, les animaux seront suivis quotidiennement par les personnels de l’animalerie.
Choix des espèces
La compréhension des bases neurales de la locomotion, de son contrôle par le tronc cérébral en condition sain ou lésé chez l’humain nécessite le recours à un modèle animal mammifère. La petite taille, la facilité d’élevage et la vitesse de reproduction de la souris a fait de cette espèce un modèle de choix pour les expériences de génétique depuis plus d’un siècle. Surtout, c’est actuellement le seul mammifère permettant un accès facile à la modification des gènes par la technologie du génie génétique sur cellules souches. De nombreuses lignées génétiquement modifiées sont donc disponibles chez cette espèce. Dans le cadre de ce projet, ces lignées génétiquement modifiées, qui ne présentent pas en elles-mêmes de phénotype dommageable, permettent de marquer par un traceur une seule population de neurones descendants. C’est la seule manière d’étudier une population neuronale de manière isolée. De plus, l’anatomie du cerveau et de la moelle épinière de la souris est très bien cartographiée. L’étude ne comporte pas d’aspects liés au développement. Les animaux utilisés seront adultes, âgés de 1mois et demi à 6 mois.
Traiter l’herpès simplex de type 1 pour prévenir la maladie d’Alzheimer : Evaluation chez des souris non-transgéniques
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
292 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. Elles subissent une chirurgie cérébrale, une instillation oculaire et une infection par le virus de l'herpès HSV-1, puis des tests de mémoire imposant de nager pour trouver une plateforme cachée et de reconnaître un objet. Le porteur indique que la phase aiguë de l'infection provoque une souffrance importante pendant une quinzaine de jours, avec perte de poids, lésions oculaires et léthargie, et que 30 % des souris développent une infection mortelle. Il présente le projet comme une "preuve de concept" de futures immunothérapies contre la maladie d'Alzheimer, un bénéfice renvoyé à l'avenir.
Objectifs
Environ 80% des sujets âgés sont porteurs du virus de l'herpès simplex de type 1 (HSV-1). Chez l’humain, la première infection par le virus HSV-1 est asymptomatique dans 94% des cas. Elle survient dans et autour de la bouche et du nez. En quelques heures, le virus se réplique au niveau du site d’infection puis infecte les neurones des ganglions trijumeaux où il entre en dormance (latence). La multiplication du virus s'arrête, mais le matériel génétique viral persiste toute la vie de la personne infectée. La réactivation du virus, à partir de cet état latent, peut survenir lorsqu'une personne subit divers facteurs de stress (fatigue, fièvre, déficit immunitaire, etc.). Cette réactivation génère des nouvelles particules virales qui migrent via les axones des nerfs infectés et infectent ainsi des sites distants tels que les yeux, les lèvres et le nez, et le cerveau. La maladie d'Alzheimer (MA) est liée à l'accumulation de protéines tau anormales (tauopathie) et de peptides β-amyloïdes (Aβ) dans le cerveau. Des arguments basés sur des études épidémiologiques suggèrent fortement que le virus HSV1 est impliqué dans la pathologie de la MA, et que le HSV1 peut déclencher expérimentalement la production de protéines anormales impliquées dans la MA et responsables de la dégradation des neurones. Comme le HSV1 reste latent toute la vie dans l'organisme et peut se réactiver régulièrement, il pourrait induire des pics d'apparitions des lésions de la maladie d'Alzheimer et conduire progressivement vers cette maladie. L'avenir de la prévention contre la MA pourrait ainsi reposer sur le développement d’immunothérapies bloquant le virus HSV1. Nous souhaitons progresser dans la compréhension des mécanismes qui associent HSV1 et la MA et dans la réalisation de thérapies anti-HSV1 pour lutter contre la MA. Dans ce contexte, les objectifs de ce projet sont : i. D'induire une infection par HSV1 dans un modèle murin de MA et de caractériser l'impact de HSV1 sur l'évolution de la maladie d’Alzheimer. ii. Utiliser une immunothérapie anti-HSV1 innovante et évaluer son efficacité pour prévenir et/ou réduire la progression de la maladie d’Alzheimer.
Bénéfices attendus
Ce projet établira la preuve de concept de futures thérapies contre la maladie d'Alzheimer avec une approche innovante d'immunothérapie anti-HSV1.
Procédures
Les différentes interventions sont les suivantes : - Une procédure chirurgicale d'une durée de 1 heure maximum permettant d'induire des lésions de la maladie d'Alzheimer. - Une instillation intraoculaire d'une durée de 10 minutes maximum permettant d'induire des lésions de la maladie d'Alzheimer. - Infection par le virus HSV1 avec une micro-aiguille, sous anesthésie générale de courte durée (20-30 minutes). - Etudes comportementales une seule fois par animal. Ils permettent d'étudier la mémoire des animaux. Deux tâches sont effectuées pour chaque animal. La première dure 4 minutes par jour, pendant 5 jours. La deuxième dure 9 minutes par jour pendant 3 jours. - Administration d’un traitement contre HSV1 grâce à une immunothérapie (virus HSV1 inactif) administré avec une micro-aiguille, sous anesthésie générale de courte durée (20-30 minutes).
Impact sur les animaux
Concernant les différentes interventions, les effets attendus sont les suivants : ° Douleur post-chirurgie ou post instillation oculaire. ° Réduction des capacités cognitives (légère et en général uniquement détectable dans des tâches comportementales très élaborées). ° La souffrance des animaux dans le modèle murin d'infection à HSV1 est importante lors de la phase aigüe de la maladie (jusqu'à 15 jours post infection). Elle s’exprime par des modifications physiques (changement d’apparence du pelage, lésions oculaires, perte de poids), mais également du comportement (agitation ou léthargie). ° 30 pour cent des animaux développent une infection mortelle. ° Un premier test de mémoire réalisé ici repose sur la capacité à l’animal à trouver une plateforme cachée dans une piscine remplie d'eau en s’aidant d'indices visuels situés. Ce test implique de forcer les souris à nager dans une piscine, où elles doivent trouver une plateforme immergée. Ces tests peuvent entraîner une fatigue chez la souris. ° Le test de V-Maze permet d’évaluer la mémoire via la reconnaissance d’objet. Ce test peut entrainer une angoisse pour une souris qui réalise que sa mémoire est déficiente.
Devenir
Les animaux seront euthanasiés à la fin du projet Nous voulons étudier l'impact de HSV1 et d'immunothérapies anti-HSV1 sur les lésions de la maladie d'Alzheimer qui ne peuvent être étudiées qu'en post-mortem par histologie ou biochimie.
Remplacement
L'apparition. des lésions de la maladie d'Alzheimer et leur diffusion dans le cerveau dépend de l'interaction entre les lésions, le système immunitaire et le cerveau de l'organisme hôte. Il n'y a actuellement aucun modèle disponible pour effectuer une analyse complète de la dynamique d'apparition des lésions sans utiliser des animaux. La pathologie liée à HSV1 dépend de l'interaction entre le virus HSV1 et le système immunitaire de l'hôte lors d'une infection par le HSV1 dans la lèvre, puis des interactions ultérieures qui se produisent dans les ganglions cibles. Il n'y a actuellement aucun modèle disponible pour effectuer ces expériences sans l'utilisation d'animaux. L'observation des effets d'immunothérapies nécessite un système immunitaire très intégré, qui ne peut être obtenu que chez des modèles animaux (ou l'homme). Chaque procédure fait intervenir toute la complexité des systèmes biologiques intégrés (apparition et diffusion des lésions de la maladie d'Alzheimer, induction et diffusion de la pathologie virale, interactions avec le système immunitaire) et ne peut pas être réalisé in vitro ou avec des modèles non-mammifères.
Réduction
Tout d'abord, le critère principal sur lequel nous basons notre étude statistique est l'induction des lésions de la maladie d'Alzheimer dans un modèle souris. Pour l'ensemble de notre étude nous allons étudier 292 animaux. Pour ce projet nous avons réduit le nombre d'animaux utilisés au maximum en calculant le nombre nécessaire par groupe expérimental grâce à des études préliminaires. Les analyses vont être menées de façon progressive (lots de 10 animaux) et des calculs de puissance statistique basé sur des résultats intermédiaires permettra de réduire le nombre d'animaux si un effet fort est détecté ou d'annuler l'expérience si aucune lésion de la maladie d'Alzheimer n'est induite.
Raffinement
Pendant toute l'étude, les animaux sont hébergés dans environnement à température contrôlée, avec cycle jour-nuit de 12h optimisés pour l’hébergement des souris. Eau et nourriture seront fournies. L'environnement est enrichi par un système de nidification périssable renouvelé lors du change hebdomadaire. Les animaux seront hébergés par groupes. Les animaux seront examinés quotidiennement par les techniciens animaliers, sous la supervision d'un vétérinaire. L'administration de HSV1 est réalisée sous anesthésie générale à l’aide d’aiguilles garantissant un dosage précis du virus Des points limites sont mis en place pour limiter la douleur. Toute intervention chirurgicale sera effectuée sous anesthésie générale suivi d’un traitement au paracétamol (antalgique et antipyrétique) dans l’eau de boisson pendant 48h. En cas de manifestation de douleur, une analgésie sera discutée avec le vétérinaire. Ces mesures garantissent que les conditions de douleur et de souffrance inutile des animaux sont contrôlées.
Choix des espèces
Les humains sont le seul hôte naturel du HSV-1. Cependant, le modèle murin que nous souhaitons utiliser pour cette étude, le modèle souris BALB/c qui lorsqu’il est infecté dans la lèvre, montre des signes d'infections aiguës résolutives et développe une infection latente à long terme, identique à ce qui se produit dans l'infection chez l'homme. De plus, la réponse immunitaire des souris BALB/c est comparable à celle observée chez l'homme. Puisque les souris BALB/c sont également de petits mammifères, elles sont idéales comme modèle pour étudier comment les interactions entre le système immunitaire des mammifères et le HSV-1 influencent l'histoire naturelle de la maladie. Nous avons identifié un état de protection unique dans ce modèle et les mécanismes qui le fournissent doivent être découverts et compris, afin qu'ils puissent être exploités pour des stratégies thérapeutiques à l'avenir. La robustesse de notre modèle de HSV1 repose entre autres sur l’utilisation de souris BALB/c femelles âgées de 6 semaines. L'utilisation de souris plus jeunes ou plus âgées peut introduire des variables susceptibles d'affecter la robustesse de notre modèle. En effet, les souris plus âgées développent une résistance à la maladie aiguë. L'induction de pathologie Alzheimer a été décrite suite à l'inoculation d'extraits de cerveaux Alzheimer chez les souris sauvages. Notre procédure d'induction de pathologie devrait donc être efficace chez les souris BALB/c.
Ischémie-reperfusion hépatique : mécanismes et approches thérapeutiques.
- Recherche fondamentale
- Système gastrointestinal
- Système immunitaire
760 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures dont la souffrance déclarée va du modéré au sévère, 284 d'entre elles étant opérées sous anesthésie et tuées sans réveil. Une partie subit une ischémie du foie provoquée en ligaturant l'apport sanguin pendant soixante minutes après ouverture de l'abdomen, avant reperfusion puis mise à mort, d'autres une perfusion hépatique menée jusqu'au décès ou une péritonite provoquée. Le porteur ne mentionne comme atteinte qu'une douleur post-opératoire prise en charge, alors que 376 souris sont classées en gravité sévère. Il affirme qu'aucune méthode ne reproduit in vitro ce phénomène complexe et revendique le caractère "indispensable" du modèle murin pour les validations précliniques.
Objectifs
En Europe, la transplantation d’organe fait face à un manque de don. Les rares organes disponibles sont menacés par un phénomène appeler ischémie/reperfusion, auquel notamment le foie est très sensible. Le concept d’ischémie-reperfusion (IR) consiste en l’augmentation du dommage tissulaire induit par une carence temporaire en oxygène lorsque cet apport est restauré. Ce phénomène est rencontré très fréquemment dans les pathologies aiguës, et concerne notamment les défaillances circulatoires (états de choc), l’infarctus du myocarde, la transplantation d’organes et le clampage vasculaire au cours de la chirurgie hépatique. Dans toutes ces situations se développe une période plus ou moins prolongée d’ischémie. Bien que le traitement vise à restaurer dès que possible l’apport en oxygène, on sait aujourd’hui qu’une telle restauration engendre en elle-même une série de phénomènes dommageables, regroupés sous le terme générique de «lésion de reperfusion». Sur le plan physiopathologique, les lésions hépatiques d’IR sont caractérisées par un important infiltrat à polynucléaires neutrophiles (PNN) dans les zones de nécrose hépatocytaire. Ces neutrophiles migrent dans le foie sous l’effet de facteurs chimioattractants afin d’exercer sur le site de l’agression leurs fonctions de phagocytose et de défense antibactérienne. Dans le cas de l’IR, les neutrophiles vont avoir un effet délétère en étant responsables des lésions hépatiques. Notre équipe a récemment montré que NOD1, un récepteur des composés bactériens, était un régulateur intrinsèque indispensable aux fonctions de migration et de phagocytose du PNN. Afin de développer de nouvelles approches thérapeutiques de l’IR hépatique nous allons explorer les mécanismes d’interaction hépatocytes/ neutrophiles dans les lésions d’IR.
Bénéfices attendus
En Europe, la transplantation d’organe fait face à un manque de don. Les rares organes disponibles sont menacés par un phénomène appelé ischémie/reperfusion, auquel notamment le foie est très sensible. Le concept d’ischémie-reperfusion (IR) consiste en l’augmentation du dommage tissulaire induit par une carence temporaire en oxygène lorsque cet apport est restauré. Ce phénomène est rencontré très fréquemment dans les pathologies aiguës, et concerne notamment les défaillances circulatoires (états de choc), l’infarctus du myocarde, la transplantation d’organes et le clampage vasculaire au cours de la chirurgie hépatique. Dans toutes ces situations se développe une période plus ou moins prolongée d’ischémie. Bien que le traitement vise à restaurer dès que possible l’apport en oxygène, on sait aujourd’hui qu’une telle restauration engendre en elle-même une série de phénomènes dommageables, regroupés sous le terme générique de «lésion de reperfusion». Pour faire face à ce problème majeur de santé publique, il est indispensable de mieux le comprendre. Cela nécessite de travailler à l’échelle d’un organisme et donc l’usage des modèles animaux. Afin de développer de nouvelles approches thérapeutiques de l’IR hépatique nous allons explorer les mécanismes d’interaction hépatocytes/ neutrophiles dans les lésions d’IR. Cette étude nécessite des approches in vivo et ex vivo chez la souris. Elle nécessitera également des souris invalidées pour le gène NOD1. Des tests de puissance ont permis de calculer au plus juste le nombre d’animaux indispensable. Les cellules isolées de souris seront utilisées dans plusieurs expérimentations ex vivo afin d’optimiser leur utilisation. Si de nouveaux outils in vitro apparaissent, ils seront utilisés en remplacement des animaux.
Procédures
Les animaux seront soumis à 3 types d’interventions : 1-une perfusion hépatique : après anesthésie profonde, le foie est perfusé jusqu’à ce qu’il blanchisse (quelques minutes), puis les veines sus hépatiques, caves et l'aorte sont sectionnées pour permettre l’évacuation des effluents (Cela induit alors la mort de l’animal). A la fin de la perfusion, le foie est prélevé afin d'isoler les hépatocytes. Vingt-quatre et 48 heures avant la procédure, certains animaux pourront recevoir une injection de modulateurs de NOD1 ou d’un excipient. 2-une péritonite stérile est induite chez les animaux afin d’isoler les neutrophiles péritonéaux qui seront ensuite utilisés dans des expériences ex vivo. Les animaux sont mis à mort 18h après l’induction de la péritonite stérile. 3-une ischémie-reperfusion du foie. Après anesthésie, la peau de l'abdomen et le péritoine des animaux seront incisés sur 1 cm, le foie externalisé, les lobes médians et latéral gauche seront ligaturés afin d’arrêter l’apport sanguin. Au bout de 60 minutes, la ligature sera retirée puis le foie reperfusé sera replacé dans l'abdomen. 8h ou 18h après levée de la ligature, les souris seront anesthésiées par anesthésie gazeuse pour réaliser un prélèvement sanguin, puis directement mises à mort afin de prélever le foie pour analyses ultérieures. Vingt-quatre et 48 heures avant la procédure, certains animaux pourront recevoir une injection d’un activateur de la voie NOD1 ou d’un excipient.
Impact sur les animaux
La chirurgie est par essence à l’origine de douleurs post-opératoires qui seront prise en charge par un protocole de traitement anti-douleur adapté.
Devenir
Dans les 3 procédures décrites, tous les animaux seront mis à mort, et leurs organes seront prélevés en vue d'effectuer des analyses histoloiques, de biologie cellulaire et moléculaire.
Remplacement
L’ischémie-reperfusion est un phénomène complexe faisant intervenir plusieurs types cellulaires à l’échelle du tissu. Il n’existe pas de méthode capable de reproduire in vitro ce processus physiologique. Par ailleurs, les molécules qui seront injectées aux souris auront été préalablement testées in silico et in vitro. Seules les molécules les plus efficaces seront testées chez les animaux.
Réduction
Les effectifs sont calculés à partir de données de la littérature et de données personnelles.
Raffinement
Les procédures sont définies au mieux pour offrir le maximum de confiance dans les résultats générés dans le respect du bien-être des animaux en limitant la souffrance animale (Raffiner). Lors de la chirurgie, les animaux recevront une anesthésie/analgésie avant le début de la chirurgie. Un anesthésique sera appliqué localement. Les animaux recevront, après la chirurgie, une injection d’antalgique toutes les 12h. Les animaux seront par ailleurs observés durant 15 à 30 min après la chirurgie, puis au bout de 2h jusqu’au réveil complet. Dans tous les cas, les animaux ne sont pas maintenus en vie plus de 24h après chirurgie. En cas de signes de douleurs : poil hérissé, absence de mouvement, baisse significative de l'activité motrice et/ou une perte de poids supérieure ou égale à 15% de la masse corporelle, les animaux seront euthanasiés.
Choix des espèces
Le modèle d’ischémie hépatique chez les souris est très bien décrit dans la littérature et est indispensable aux validations pré cliniques de candidats médicaments. De plus, pour décortiquer les mécanismes à l’origine de ce phénomène nous aurons besoin de modèles génétiquement modifiés uniquement disponible chez la souris. Enfin, la souris est le plus petit mammifère dans l’échelle de l’évolution parmi les modèles animaux. Les animaux utilisés auront entre 7 et 14 semaines car c’est l’âge optimal pour un développement reproductible des phénomènes d’ischémie-reperfusion.
Mise au point de souris humanisées par du microbiote- EU2
- Recherche appliquée
- Troubles cardiaques
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
1 800 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures dont la gravité déclarée s'étale du "sans réveil" au sévère, alors que le porteur qualifie l'ensemble des actes de "sévérité légère". Des reproductrices axéniques reçoivent un gavage de microbiote de patients obèses, puis les animaux passent une imagerie sous anesthésie sans réveil, un isolement de vingt-quatre heures sans enrichissement et des injections irritantes. Les reproducteurs devenus trop vieux et les descendants au mauvais microbiote sont tués par dislocation cervicale, les autres après imagerie ou tests comportementaux pour analyse du cerveau. Le modèle est présenté comme "unique" pour relier microbiote et déclin cognitif.
Objectifs
Créer des colonnies de souris "humanisées" avec du microbiote issus de patients obèses avec des fonctions cognitives faibles ou fortes afin de démontrer la causalité et d'identifier pour isoler les bactéries d'intérêt. Etudier le rôle du microbiote sur les performances cognitives et émotionnelles des souris et ainsi développer des nouvelles stratégies thérapeutiques visant à ralentir le déclin neurocognitif associé à l'âge.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra d'établir un modèle unique et original de souris humanisées et stables, colonisées avec le microbiote de patients présentant un score faible ou élevé de fonction cognitive, qui peut être étudié sur plusieurs générations (F1, F2, F3) sans transplantation fécale sur les descendants. Ce modèle de souris axénique humanisé peut être utilisé pour identifier le rôle du microbiote dans la variation des fonctions physiologiques et physiopathologiques, et nous permettront l'étude de l'apparition des composantes cognitives similaires à l'être humain.
Procédures
Pour la procédure expérimentales 1, les souris reproductrices de deux lignées de souris axéniques, C57Bl/6J et Tg2576, recevront un gavage unique d'une solution de 200 ul. Pour la procédure 2, les souris seront, par une unique séance, mises dans l’imagerie non invasive qui est faite sous anesthésie pendant 2 heures. Pour la procédure 3, les souris doivent être isolées, sans aucun enrichissement pendant 24 heures. Dans la procédure 4, marquage des cellules progénitrices par injection intrapéritonéale peut être irritante.
Impact sur les animaux
Notre projet comporte des actes expérimentaux de sévérité légère. En effet la procédure1 consiste en 1/ un gavage unique avec du microbiote de patients obèses qui va coloniser le tube digestif des animaux, qui seront vigiles durant cet acte. Le geste est rapide, sans douleur, générant un stress léger du à la contention, 2/la collecte de fèces pour vérifier la colonisation de leur tubes digestifs, elle est sans douleur. La colonisation du tube digestif par un microbiote humain n’a pas à priori d’impact sur la santé des animaux dans la durée. Pour la procédure 2, des mesures de tissus adipeux seront fait par une technique d’imagerie non invasive (l’IRM) pour lesquels les animaux seront anesthésiés pour les immobiliser, ils ne seront pas réveillés avant leur mise à mort, évitant ainsi toute souffrance/stress. Pour la procédure 3, l'isolement durant 24h pour le phénotypage métabolique en temps réel. Le manque d'un enrichissement au quel les souris sont habituées (sopalin, donc elles ne peuvent pas faire un nid) et il n' y a pas de litière au fond des cages non plus, ce qui peut stresser la souris. Dans la procédure 4, marquage des cellules progénitrices par injection intrapéritonéale peut être irritante.
Devenir
Les reproducteurs devenus trop vieux (à l'âge de 6-8 mois), ainsi que les animaux de la descendance ne présentant pas le microbiote approprié seront mis à mort par dislocation cervicale. Il en va de même pour tout animal qui présenterait le moindre signe de souffrance. Les souris utilisées, pour la procédure 2, seront également euthanasiées à la fin de la séance d’IRM afin de prélever des tissus adipeux qui seront utilisés pour des analyses ex vivo (résonance magnétique nucléaire et lipidomique). Après tous les tests de comportement, les souris seront euthanasiées afin d'étudier l'anatomie du cerveau. Les associations entre les résultats anatomie des tissus et les fonctions cognitives ainsi que les états émotionnels seront évaluées pour comprendre comment l'anatomie du cerveau détermine leur fonction.
Remplacement
Notre étude vise à évaluer les effets de la transplantation de microbiote fécal humain sur les performances cognitives et émotionnelles de souris. Cela ne peut être fait que sur un modèle animal. Comme les animaux présentent un microbiote local, notre étude nécessite un modèle animal dans lequel ce microbiote résident est supprimé (c’est-à-dire, des souris axéniques). Celles-ci offrent la garantie de pouvoir étudier spécifiquement l’impact comportemental du microbiote transplanté. De tels modèles axéniques sont actuellement disponibles dans les espèces de souris. Nous proposons une approche unique et originale pour transplanter le microbiote fécal de patients obèses dans ce modèle de souris axéniques. Dans les études que nous réaliserons au laboratoire, nous serons amenés à tester ces souris axéniques transplantées et leur descendance pour lequel il a été montré une stabilisation du microbiote.
Réduction
Le nombre d'animaux utilisés est réduit pour atteindre une valeur minimale sans nuire à la qualité statistique des données. En outre, les souris seront réutilisées pour plusieurs expériences. Par exemple, après l'isolement dans les cages métaboliques, les souris seront mis à mort et prélever les tissus adipeux et le foie pour le profilage du microbiote tissulaire, afin d'obtenir un maximum de données en utilisant un nombre minimum d'animaux.
Raffinement
Les animaux sont hébergés dans une structure et des conditions parfaitement adaptées (élevage en isolateur, litière changée régulièrement, eau et nourriture à volonté, température et hygrométrie régulée,...) avec une surveillance quotidienne, week-end et jours fériés inclus. Les animaux bénéficient également d’un enrichissement de leur milieux (type feuille de cellulose, permettant une diminution du stress potentiel et la réalisation de petits nids par les animaux). Enfin, la souffrance éventuelle des animaux sera minimisée autant que possible et nous interviendrons immédiatement et de manière appropriée dès le moindre signe de souffrance.tout animal présentant un aspect inhabituel : prostration, pelage terne et hirsute, traces de blessures infligées par les autres animaux sera isolé. Il fera l'objet d'une attention accrue et benéficiera de soins appropriés (désinfection des plaies ou accès facilté à la nourriture si nécessaire).Si aucune amélioration de son état n'est constaté, il sera mis à mort le plus rapidement possible pour eviter toute souffrance inutile.
Choix des espèces
Afin d'étudier l'effet du microbiote, un modèle axénique sera nécessaire pour éviter les effets de la flore locale de l'animal hôte. Les espèces de souris axéniques sont actuellement disponibles. En plus, les modèles de souris sont des modèles bien adaptés à la recherche en neurosciences comportementales, car ils présentent une variété de comportements pertinents pour les maladies humaines. - Pour les souris de production, afin de générer la ligne de la souris, les animaux seront utilisés à l'âge adulte (2-8 mois) car il faut qu'ils aient atteints la maturité sexuelle pour permettre la reproduction. - Pour les souris en experimentation des souris adultes (6-18 mois) seront utilisées pour caractériser les phénotypes des souris dans ce projet et étudier leur évolution au cours du vieillissement.
Evaluation de l’efficacité de candidats médicaments sur des troubles neuromusculaires dans des modèles de neuropathies d’origine auto-immune et diabétique chez le rongeur
- Formation professionnelle
- Maintien des lignées génétiquement modifiées
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
Rats : 365
2 043 souris et rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à sévère. Une partie subit une chirurgie d'induction de neuropathie, une électrophysiologie du nerf sciatique sous anesthésie et des prélèvements de sang et de liquide céphalo-rachidien, avec trois tests comportementaux répétés, pour évaluer des candidats médicaments contre des neuropathies auto-immunes et diabétiques. Le porteur décrit des douleurs neuropathiques, une baisse sévère de la mobilité au pic de la maladie et les effets du diabète induit, obésité, hyperglycémie et retard de cicatrisation. Parmi les bénéfices avancés figurent une banque de tissus, des publications et une mise sur le marché "prévue d'ici 2035".
Objectifs
Le système nerveux périphérique (SNP) est composé des nerfs qui commandent les mouvements et renvoient au cerveau les sensations ressenties par le corps. Par exemple, le nerf sciatique étudié dans ce projet est situé au niveau des pattes arrière permettant à la fois leur motricité mais aussi de ressentir des sensations perçues à leur niveau (toucher, douleur, température…). Les nerfs sont composés de fibres (les axones) et des cellules de Schwann formant une enveloppe autour des axones, la gaine de myéline, qui est isolante, protectrice et nutritive. La plupart des maladies du SNP ont pour origine la perte progressive de la gaine de myéline (démyélinisation) ou celle des axones engendrant des troubles moteurs et sensoriels handicapants. Contrairement à la perte axonale, la démyélinisation est un phénomène réversible. Ces maladies sont soit innées, c’est-à-dire d’origine génétique (héréditaire) ou bien acquises, comme la neuropathie (maladie des nerfs) diabétique (causée par le diabète) et la neuropathie d’origine auto-immune lors de laquelle le système immunitaire s’attaque à la myéline. Dans ce projet nous nous intéresserons aux neuropathies périphériques acquises qui touchent 4% de la population mondiale et pour lesquelles les traitements actuels ne ciblent pas spécifiquement la démyélinisation pathologique dans ces maladies. Cependant, des études réalisées sur des cultures cellulaires et chez les animaux ont mis en évidence des cibles sur lesquelles agir pour arrêter le processus de démyélinisation engagé dans ces maladies. L’objectif de ce projet est d’évaluer l’efficacité de plusieurs traitements agissant directement sur la démyélinisation pathologique dans les modèles rongeurs transgéniques de ces maladies. Ils seront donc complémentaires de ceux déjà employés en clinique. Les résultats seront publiés auprès de la communauté scientifique.
Bénéfices attendus
Avantages à court-terme : - Démontrer l’efficacité de notre stratégie thérapeutique. - Sélectionner les produits efficaces pour un futur passage en clinique. - Créer une banque de tissus. - Publier des résultats. Avantages à long terme : -Thérapies complémentaires de celles sur le marché pour les patients. -Une autorisation de mise sur le marché prévue d’ici 2035.
Procédures
- La chirurgie d’induction de neuropathie périphérique traumatique sera réalisée une seule fois sous anesthésie générale par du personnel formé et compétent chez 504 souris au maximum. Elle durera 30 minutes. - L’électrophysiologie du nerf sciatique sera réalisée une seule fois chez tous les animaux sous anesthésie générale. Aucune incision n’est nécessaire. Elle dure 30 minutes. - Les trois tests comportementaux seront réalisés chez tous les animaux une fois tous les quinze jours sur des animaux vigiles. Chaque session de chaque test dure 15 min maximum. - Le modèle de rat Guillain Barré sera induit par une réaction immunitaire. -Les prélèvements de sang via le sinus rétro-orbital et celui du liquide dans lequel baigne le cerveau (liquide céphalo-rachidien) seront effectués au maximum sur 914 animaux, une fois par animal et sous anesthésie générale.
Impact sur les animaux
Nuisances -Chirurgies en suivant les recommandations des bonnes pratiques vétérinaires. -Douleurs post-opératoires (4 jours) -Maladie : douleurs neuropathiques légères à modérées, diminution légère à modérée de la mobilité (durée 5 semaines) entre-coupée d’une diminution sévère de la mobilité lors du pic de la pathologie (durée de 5 jours entre le 15ème et 19ème jour) puis réversibilité progressive des symptômes. -Tests comportementaux : léger stress (15 min par jour) -Nuisances associées au diabète : obésité, hyperglycémie, myocardie et retard de cicatrisation (6 à 10 semaines et une évolution progressive).
Devenir
Tous les animaux seront euthanasiés en fin de procédures car des prélèvements terminaux sont nécessaires à l'étude des effets des traitements.
Remplacement
La biologie de notre système d'étude qui repose principalement sur une profonde collaboration entre les cellules de Schwann et les axones qu'elles couvrent rend difficile la modélisation in silico et la reproduction in vitro du système. Des méthodes existent pour étudier la myélinisation in vitro mais la myéline obtenue par ces méthodes reste très fine et immature. Etant donné l’immaturité de la myéline en culture, il est clair que les mécanismes moléculaires impliqués dans la formation, la dégénérescence et régénérescence du nerf périphérique ne sont pas reproduits in vitro. L'expérimentation animale reste donc le seul véritable moyen d'aborder ces problèmes et de trouver des solutions aux maladies humaines du nerf.
Réduction
Un calcul de taille d’échantillon a été réalisé, basé sur la variabilité attendue, la différence biologiquement significative à mettre en évidence avec une puissance suffisante et un risque alpha déterminé. Ces calculs ont été réalisés sur les données d’électrophysiologie et de comportement moteur afin de connaitre le nombre minimum d’animaux à avoir par lot pour chaque test. Dans tous les modèles sauf ceux des souris développant une démyélinisation d’origine auto-immune, les deux sexes seront utilisés car il n’a pas été montré de différences significatives dans l’expression de la maladie entre les deux sexes pour les âges et les tests que nous allons étudier. Pour les modèles de souris de neuropathies d’origine auto-immune uniquement les femelles seront utilisées car 100% présenteront la pathologie, contre 16 à 30% des mâles. Une autre manière de réduire le nombre d’animaux nécessaire sera de les commander chez les fournisseurs ou de les générer par FIV (fécondation in vitro).
Raffinement
- Les rongeurs auront une période d’acclimatation d’une semaine à l’animalerie lors de laquelle une habituation aux expérimentateurs sera effectuée ; - Pour éviter les douleurs neuropathiques, nous utiliserons de la litière de cellulose. Cette litière présente également l’avantage d’avoir une bonne capacité d’absorption et sera donc particulièrement adaptée à la polyurie des souris diabétiques. De plus, le personnel formé et compétent augmentera la fréquence du change des cages et des biberons en fonction de l’évolution du diabète. - Des fiches individuelles de suivi pré- et post-opératoire seront utilisées ; - Deux fois par semaine, l’évaluation de l’état clinique des animaux sera faite, avec des scores corrélés à l’intensité de la souffrance, à l’aide de plusieurs fiches dont chacune est adaptée aux besoins spécifiques des lignées et au suivi post-opératoire. Selon la souffrance évaluée, il y aura une discussion avec le vétérinaire pour décider des soins à apporter ou de la nécessité d’une euthanasie. De manière générale nous mettrons en œuvre des actions adaptées, par exemple, en cas de déshydratation, apport d’eau gélifiée ou injections sous-cutanées d’une solution isotonique d’électrolytes. En cas de perte de poids ou d’état affaibli, mise à disposition de nourriture humide et d’eau gélifiée sur le sol de la cage. -Nous sédaterons les rats avant leur euthanasie par dislocation cervicale ; -Une fois par semaine (modèles de souris de neuropathie auto-immune) ou une fois par jour (rat SGB) nous évaluerons l’évolution de la paralysie par une fiche de scoring. -Pour éviter la perte d’identification des animaux et le stress de contention : les animaux seront marqués de manière permanente soit par des poinçons d’oreille, soit par des micro-puces sous-cutanées, soit à la queue par un stylo marqueur non toxique.
Choix des espèces
Nous avons sélectionné des modèles animaux reconnus pour modéliser fidèlement les symptômes sensorimoteurs des neuropathies périphériques étudiés dans ce projet. D’autre part, les premières études de preuves de concept de nos candidats médicaments ont été apportées chez des souris C57Bl6 sauvages ou db/db et sur des rats, ceci nécessitant de poursuivre nos recherches avec ces espèces. Rat/souris : juvéniles et adultes Les animaux seront reçus entre 3 et 6 semaines d’âge. Une partie d’entre eux commenceront à être traités entre 4 et 8 semaines d’âge (procédure 1, 2, 3, 4 et 5). L’autre partie des animaux sera traitée à partir de 20 à 30 semaines d’âge (une partie de la procédure 4). Il s’agit de souris modèles de neuropathie périphérique d’origine auto-immune chez qui les symptômes moteurs s’expriment tardivement. Ces femelles seront générées par FIV, aucun mâle ne sera commandé pour ces modèles.