Procédures sévères
Les techniques d’embryologie réalisées sur des modèles génétiquement modifiés
- Production de routine
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
- Autres troubles humains
- Bien-être animal
- Cancers
- Diagnostic des maladies
- Maladies animales
- Maladies infectieuses
- Toxicologie (hors obligations réglementaires)
- Troubles cardiaques
- Troubles endocriniens
- Troubles gastrointestinaux
- Troubles immunitaires
- Troubles musculosquelettiques
- Troubles nerveux
- Troubles respiratoires
- Troubles sensoriels
- Troubles urogénitaux
- Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Multisystémique
- Oncologie
- Organes sensoriels
- Système cardiaque
- Système endocrinien
- Système gastrointestinal
- Système immunitaire
- Système musculosquelettique
- Système nerveux
- Système respiratoire
- Système urogénital
- Tests réglementaires
- Autres tests de tolérance et d’efficacité
- Contrôles de qualité
- Toxicologie et autres tests de sécurité
Rats : 12000
87 000 rongeurs, 75 000 souris et 12 000 rats, vont être utilisés dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance léger à sévère, une partie tuée en fin de procédure et les femelles réimplantées avec succès transférées en élevage. Ils subissent vasectomies, réimplantations d'embryons et chirurgies sous anesthésie, avec prélèvements sanguins et injections, pour créer, congeler et régénérer des lignées génétiquement modifiées destinées à la communauté scientifique. Le porteur présente la cryoconservation et la fécondation in vitro comme des avancées réduisant le nombre d'individus utilisés. Il affirme que seul le recours à des "organismes entiers" vivants permet d'étudier les conséquences d'une modification génétique.
Objectifs
L’objectif du projet est de permettre la création, la cryoconservation et la redérivation de lignées de rongeurs génétiquement modifiés pour le compte de la communauté scientifique. Les animaux génétiquement modifiés sont utilisés comme modèle expérimental pour la recherche ou pour le développement de médicaments. À la vue du nombre croissant de modèles génétiquement modifiés, la cryoconservation de ceux-ci est devenue indispensable pour réduire le nombre d’animaux vivants utilisés pour une conservation du modèle génétique et sécuriser les lignées des éventuelles dérives génétiques, contaminations, catastrophe naturelle …
Bénéfices attendus
La création de lignées par réimplantation d’embryons permet l’obtention de modèles génétiquement modifiés ciblant un ou des gênes d’intérêt, modèle capital dans la compréhension des mécanismes physiologiques et physiopathologies des maladies, des médicaments et autres domaines de recherche. La cryoconservation des modèles génétiquement modifiés est devenue indispensable pour réduire le nombre d’animaux utilisés pour une conservation du modèle génétique et sécuriser les lignées des éventuelles dérives génétiques, contaminations, catastrophe naturelle… La redérivation de lignées génétiquement modifiées par réimplantation d’embryons permettra aux chercheurs d’avoir des animaux dont le statut sanitaire sera maitrisé et évitera ainsi tout éventuel impact du statut sanitaire sur l’expression du phénotype. Les résultats des essais réalisés sur cette lignée redérivée seront alors plus précis et limiteront donc le nombre d’animaux utilisés. La stimulation des femelles par traitement hormonal permet de synchroniser les individus et augmenter le nombre d’ovocytes collectés par femelle. Cette approche présente une avancée éthique considérable.
Procédures
Tous les animaux utilisés dans le cadre de vasectomie ou de réimplantation d’embryons seront soumis à une procédure chirurgicale unique d’une durée de 20 minutes à 1 heure sous anesthésie générale. Selon les besoins du projet, les animaux pourront être soumis à des prélèvements sanguins (maximum 4 prélèvements sanguins par jour). Selon le besoin des projets, les animaux pourront être soumis à des injections intrapéritonales. Les actes de prélèvements et d’injection ont une durée d’une dizaine de secondes à une minute. Selon les besoins du projet, les animaux hébergés soumis aux nuisances énoncées pourront être de phénotype dommageable.
Impact sur les animaux
Douleur, stress et perte de poids dûs aux contentions,aux injections de stimulations (72h max) et aux transferts entre les différentes zones. Douleur, stress et perte de poids dûs aux procédures chirurgicales et à la récupération post-opératoire (12h max).
Devenir
Les animaux sont transférés en zone d’élevage interne pour les femelles réimplantées avec succès. Tous les autres animaux sont mis à morts en fin de procédure expérimentale ou dans le cas d’atteinte d’un point limite.
Remplacement
Aucune méthode alternative ne peut remplacer ce projet qui vise à fournir aux scientifiques les animaux qui leur permettront d’étudier dans des organismes entiers et vivants toutes les conséquences d’une altération génétique définie et/ou l’intérêt de molécules thérapeutiques pour lutter contre ces conséquences. L’intérêt de disposer d’organismes vivants et entiers est de pouvoir observer ceci dans l’ensemble des organes, tissus et fonctions physiologiques.
Réduction
Basé sur nos données historiques, nous évaluons le nombre d’animaux requis pour répondre aux besoins des scientifiques. La technique de production d’embryons par Fécondation In Vitro pour les souris présente une avancée éthique considérable pour la réduction du nombre d’individus utilisés comparée à une technique d’accouplement naturel. La cryoconservation du potentiel génétique permet de réduire le nombre d’animaux requis pour la conservation ou la redérivation d’une lignée. La réduction du nombre d’animaux utilisés dans ce projet repose sur : l'expertise de l’équipe embryologie et sa maitrise des procédures, les conditions expérimentales, le suivi des données techniques, l’observation de l’état clinique de l’animal afin d’adapter les traitements post-opératoires et de diminuer la mortalité éventuelle.
Raffinement
Le contrôle de la douleur est réalisé lors des procédures chirurgicales par une administration d’analgésique avant et après la chirurgie ainsi qu’en cas de besoin. L’utilisation complémentaire d’anesthésique local peut être effectuée, si nécessaire. Une injection systématique sous-cutanée de sérum physiologique de réhydratation est pratiquée après la chirurgie pour tous les animaux. La technique chirurgicale est régulièrement raffinée (dilacération plan musculaire vs incision …) afin de minimiser les nuisances liées à l’acte. Une observation quotidienne de l’état clinique général des animaux est réalisée tout au long de la procédure. Ces observations sont facilitées par l’utilisation d’outils internes de suivi de type grille de score. En cas de détection d’un point limite, l’animal est immédiatement mis à mort.
Choix des espèces
Le choix de l’espèce et de la souche est très généralement effectué par le scientifique. Le rat et la souris sont des animaux couramment utilisés dans ce type de projet. Ce sont des mammifères dont l’anatomie et la physiologie sont proches de l’homme, la disponibilité de données historiques chez ces espèces permet d’obtenir des informations fiables et pertinentes Pour la stimulation hormonale, sont concernés que les animaux de 3 semaines minimum, dont la taille et le poids sont compatibles avec l’injection d’hormones, selon les recommandations éthiques en vigueur. Pour la vasectomie, sont concernés des animaux de 3 à 10 semaines. Pour la réimplantation d’embryons, sont concernés des animaux de 7 à 14 semaines
Imagerie et enregistrements simultanés dynamiques multi-sites lors de tâches cognitives chez un modèle murin précoce de la maladie d’Alzheimer
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
1016 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance modéré à sévère. Ces souris transgéniques modèles d'Alzheimer subissent une chirurgie cérébrale de une à cinq heures, une restriction d'eau, puis des épreuves de mémoire dans un labyrinthe en T, une partie tête immobilisée sur une boule flottante en réalité virtuelle. Elles sont toutes tuées pour vérifier le placement des dispositifs d'enregistrement dans le cerveau. Le porteur renvoie au conditionnel les bénéfices d'un traitement par stimulation lumineuse, qu'il envisage à terme de recommander au plus grand nombre.
Objectifs
La maladie d’Alzheimer (MA) est la cause la plus fréquente de démence. La prise en charge des patients dès le stade précoce améliore grandement leur qualité de vie. La phase précoce se traduit chez les patients par des altérations de la flexibilité mentale et notamment de leur capacité à s’orienter dans un environnement. En effet, la navigation spatiale d’un individu peut être réalisée avec deux types de stratégies. La première est l’orientation à l’aide d’indices extérieurs nécessitant de la flexibilité et des choix dit « souples ». L’autre stratégie s'appuie davantage sur des habitudes motrices (ex : tourner à sa gauche) et conduit à des choix dit « rigides ». Les malades au stade précoce présentent des difficultés à utiliser la stratégie avec flexibilité. Ce projet propose d’examiner les altérations cérébrales accompagnant ces symptômes précoces sur un modèle animal. Tout d’abord, nous caractériserons les circuits cérébraux responsables des comportements « flexibles » et « rigides » lors de tâches mnésiques à l’aide d’outils d’imageries à très haute résolution. Puis, nous utiliserons des souris transgéniques, pour mimer la phase précoce de la MA et les testerons dans des tâches comportementales solicitant la flexibilité mentale : test d’association place-objet et d’orientation spatiale dans un labyrinthe en T. Le premier test consiste pour l’animal à mémoriser 2 objets selon leur nature et leur localisation. Le deuxième test consiste à explorer un labyrinthe en forme de T pour trouver des récompenses d’eau sucrée. L’animal choisira d’utiliser les repères spatiaux ou bien de tourner systématiquement vers un côté. Notre modèle murin préférera se tourner automatiquement. Par comparaison entre souris, nous révèlerons ainsi les réseaux neuronaux altérés dans la phase précoce de la MA. L’originalité de ce projet est la révélation de la communication en temps réel entre plusieurs zones du cerveau. Des dispositifs d’imageries ultra-innovants permettront de suivre des marqueurs moléculaires d’activité à différentes résolutions. Par ailleurs, nous testerons aussi un nouveau traitement qui semble très prometteur chez les patients : une stimulation visuelle oscillatoire d’une heure par jour, appelée vGENUS. Nous regarderons si ce traitement lumineux permet à nos souris d’apprendre mieux (comme chez les patients) et caractériserons les modifications sur les réseaux neuronaux.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de mieux d’identifier et comprendre de nouveaux marqueurs précoces de la maladie d’Alzheimer. En comprenant les mécanismes d’action du nouveau traitement vGENUS sur un modèle animal, nous pourrions envisager d’optimiser son efficacité ou trouver des nouveaux traitements similaires et vérifier qu’il n’induit pas d’effet indésirable. Si aucun effet secondaire n’est révélé (comme il semblerait d’après les premières études), nous pourrons recommander ce traitement, d’une extrême simplicité, non invasif et peu onéreux, au plus grand nombre de patients possibles, dès que le diagnostic est réalisé, et idéalement au stade le plus précoce de la maladie, voir envisager de l’utiliser en préventif sur des sujets sains âgés, dès les premiers signes de dégradation de la mémoire.
Procédures
Les animaux seront soumis à une chirurgie de 1h à 4-5h selon la procédure sous anesthésie générale et analgésie pré- et post-opératoire. Les animaux auront un repos post-opératoire pendant quinze jours dans une cage individuelle avec du matériel de nidation (frisure en carton) et enrichissements (batônnets à ronger, tunnel). Puis, les animaux commenceront l’habituation à la manipulation et réaliseront deux tests comportementaux. Au cours de la procédure, les animaux pourront recevoir une stimulation lumineuse blanche, d’une 1h par jour le matin pendant 2 semaines, comme traitement potentiel contre les symptômes de la MA. Le premier test comportemental durera deux jours avec 1 à 2 sessions par jour de 10 minutes où l’animal doit explorer et mémoriser des objets. Puis, le deuxième test comportemental sera réalisé sur 3 semaines avec des sessions 10 à 30 minutes par jour pendant 5 jours ouvrés dans un labyrinthe en forme de T. Pour cette période de 3 semaines, les animaux seront habitués au préalable à boire sur 2 tranches horaires dans la journée : le matin, pour que les animaux recherchent de l’eau sucrée dans le labyrinthe, ainsi qu’en fin de journée. Une partie des animaux réaliseront ce test dans un espace virtuel dans lequel l’animal est maître de ses mouvements en se déplaçant sur une grosse boule flottante, tout en ayant la tête immobilisée pour réaliser les enregistrements optiques à très haute résolution. Les animaux sont pesés quotidiennement sur ces 3 semaines. Les mesures de l’activité cérébrale ont lieux sur les animaux vigiles pendant les tâches comportementales puis pendant le sommeil sur 4h. Les animaux seront câblés 24h/24h, 7 jours sur 7 à partir des tests comportementaux jusqu’à la fin de la procédure, 2 à 3 mois plus tard.
Impact sur les animaux
Les souris modèles de la maladie d’Alzheimer développent avec l’âge l’apparition de marqueurs moléculaires de la maladie et des déficits de mémoire comparable à ceux des patients. Les chirurgies sont réalisées sous anesthésie générale et traitements analgésiques et anti-inflammatoires pré- et post-opératoires. Des points limites ont été établi permettant de soustraire l’animal à la souffrance. L’hébergement est réalisée en cage individuelle depuis la chirurgie jusqu’à la fin de la procédure. Les animaux auront un accès restreint à l’eau de boisson sur 2 plages horaires quotidiennes lors du test comportemental dans le labyrinthe en T. Une déshydratation modérée peut alors apparaître et avoir un impact sur la prise alimentaire (risque perte de poids limitée à 15% du poids initial). Une partie des animaux réaliseront ce test dans un espace virtuel avec la tête immobilisée nécessitant une habituation progressive renforcée. La stimulation visuelle utilisée comme traitement potentiel ne produit pas d’effets indésirables connus à ce jour chez le rongeur et pourrait être bénéfique pour l’animal en retardant l’apparition des premiers symptômes de la maladie.
Devenir
Les animaux sont tous mis à mort à la fin de toutes les procédures pour vérification du placement dans les structures cibles du cerveau des systèmes de stimulation et d'enregistrement.
Remplacement
Au vu de notre thématique d’étude, il nous est malheureusement impossible de remplacer notre modèle in vivo par un modèle in vitro (cellules, organes isolés) ou in sillico (par ordinateur). En effet, ce projet utilise une approche innovante d'imagerie à grande échelle, basée sur l'enregistrement simultané de plusieurs zones cérébrales en activité chez la souris. De plus, ce projet nécessite une observation comportementale lors d’épreuves de mémoire, ainsi qu’une prise de décision d’adaptation, de choix de stratégie, uniquement possible chez l’animal vivant et éveillé.
Réduction
Afin d’obtenir des résultats fiables et robustes à l’issue de l’étude tout en tenant compte des variabilités entre individus, le nombre d’animaux utilisés a été déterminé statistiquement. Toujours dans l’idée de réduire au maximum, les animaux subiront un enchaînement de gestes expérimentaux au sein d'une même procédure. Un maximum d’enregistrements sera réalisé pendant l’éveil et le sommeil, afin d’obtenir le plus d’informations possible.
Raffinement
Les animaux seront hébergés seuls à la suite de la chirurgie et tout le long de la procédure. Toutefois, les souris garderont le contact visuel, auditif et olfactif avec leurs congénères dans la salle d’hébergement grâce à des cages transparentes et avec des grilles laissant passer les odeurs. L’isolement permet d’éviter que les animaux ne rongent, ne détériorent les implants ou les dispositifs d’enregistrement et ne se blessent. Des enrichissements (matériel de nidification, batônnet à ronget) sont placés dans la cage pour favoriser le bien-être animal. Les animaux seront observés tous les jours et leur comportement sera suivi afin de déceler tout signe d’inconfort ou de stress. Les chirurgies seront réalisées sous anesthésie générale et traitement anti-douleur pré- et post-opératoires. Des points limites ont été établis permettant de soustraire à l’animal à la souffrance.
Choix des espèces
Nous utilisons des souris dans cette étude, car c’est l’espèce dans laquelle il existe le meilleur modèle animal de la phase précoce de la MA connu à ce jour. En effet, ces souris transgéniques choisies présentent la physiopathologie et des symptômes les plus proches des patients Alzheimer à ce stade précoce. Ces souris ont déjà été soigneusement caractérisées dans les tâches comportementales nécessitant de la flexibilité mentale et montrent des déficits de mémoire avant l’apparition des marqueurs moléculaires ou cellulaires tels que des plaques amyloides ou mort neuronale. Nous n’utiliserons que des animaux adultes à partir de l’âge de 3 mois avec des structures cérébrales mâtures. L’âge pourra être réajusté selon les résultats obtenus (5 ou 7 mois).
Développement préclinique chez la souris d’une thérapie par ARNm pour la leucinose avec injections multiples
- Recherche appliquée
- Troubles endocriniens
1120 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Dès la naissance, elles reçoivent des injections intraveineuses répétées, dans la veine temporale puis dans le sinus rétro-orbitaire sous anesthésie tous les cinq à sept jours, avec des prélèvements d'urine et de sang réguliers, pour développer une thérapie par ARN messager contre une maladie métabolique rare. Un quart des souris portent la mutation et présentent un risque de mort de 50 % dans les trois premiers jours de vie. Le porteur affirme que le recours à l'animal reste "indispensable", l'efficacité d'injections répétées ne pouvant selon lui se prédire in vitro.
Objectifs
L’objectif de ce projet est de développer des stratégies thérapeutiques pour traiter une maladie métabolique rare d’origine génétique, causée par la dysfonction d’une enzyme. La forme classique de cette maladie se caractérise par un coma en période néonatale pouvant conduire au décès en l’absence de traitement en urgence. Il existe également des formes moins sévères, chroniques, sans épisode aigu néonatal sévère et des formes se révélant par des troubles neurologiques lors d’épisodes aigus de stress métabolique (fièvre...). A ce jour, le principal traitement repose sur un régime alimentaire extrêmement strict, limité en protéines. Ce régime est très efficace mais il doit être poursuivi à vie et ne permet pas de prévenir le risque de complications graves, parfois mortelles. Un tel régime altère de façon significative la qualité de vie. Certains patients peuvent bénéficier d’une transplantation hépatique qui certes guérit la maladie, mais demeure associée à un risque propre de rejet et de décès. L’efficacité de la transplantation hépatique dans cette maladie nous a conduit à proposer le projet ici présenté. Notre objectif est de développer une stratégie de traitement de cette maladie métabolique par une approche de thérapie innovante basée sur l’utilisation d’ARN messagers, non toxiques, qui ont montré qu’ils pouvaient corriger de manière stable des maladies où d’autres protéines sont manquantes après une seule administration. La spécificité de cette étude est d’étudier l’efficacité à long terme de cette thérapie administrée par injections multiples dans des modèles murins de cette maladie métabolique.
Bénéfices attendus
Cette étude permettra de faire la preuve de concept de l’efficacité de long terme de cette thérapie innovante chez la souris, ouvrant la voie du développement d’une nouvelle stratégie thérapeutique chez l’homme.
Procédures
Les animaux de cette étude seront soumis à des injections par voie intraveineuse dans la veine temporale le jour de la naissance puis à des injections par voie intraveineuse tous les 5 ou 7 jours dans le sinus veineux retro-orbitaire, sous anesthésie gazeuse, à des prélèvements d'urine quotidiens la première semaine de vie puis deux fois par semaine et à des prélèvements de sang au niveau de la veine maxillaire à partir de trois semaines de vie avec 1 prélèvement par semaine sauf pour les 5ème, 9ème, 13ème, 17ème, 21ème et 25ème semaines pour les souris suivies 6 mois et pour la semaine précédant la mise à mort pour les souris mises à mort à partir de 4 semaines, où 2 prélèvements de sang seront réalisés. Ces différents actes seront le plus brefs possibles (1 min pour les injections néonatales, 1 min pour les prélèvements de sang, 5 min environ pour l'injection sous anesthésie (temps d'anesthésie inclus)) et pratiqués par du personnel entrainé.
Impact sur les animaux
Les souris KO malades (25% des souris comptées dans le projet) présentent un phénotype grave : risque de 50% de décès au cours des 3 premiers jours et 100% au cours des 14 premiers jours. Cependant le traitement administré devrait très largement améliorer les symptômes. Les autres nuisances que subiront les souris seront : une douleur associée à une injection IV sur souris vigile (injection initiale unique sur souriceau), un stress associé à une anesthésie pour une injection IV, de façon hebdomadaire (injections tous les 5 ou 7 jours sous anesthésie gazeuse) et une douleur associée à un prélèvement sanguin sur souris vigile, à partir de trois semaines, de façon hebdomadaire (sauf pour les 5ème, 9ème, 13ème, 17ème, 21ème et 25ème semaines pour les souris suivies 6 mois et pour la semaine précédant la mise à mort pour les souris mises à mort à partir de 4 semaines de l’étude de pharmacocinétique/pharmacodynamie où 2 prélèvements de sang seront réalisés).
Devenir
Mise à mort pour analyse des tissus.
Remplacement
Afin de limiter au maximum l’utilisation d’animaux dans ce projet, nos collaborateurs ont déjà testé différentes formulations d’ARNm in vitro sur des cellules de foie cultivées (Hep3b, HepG2) en laboratoire. Ces tests étudient l’expression et la fonction de la protéine d’intérêt et permettent de sélectionner in vitro les traitements les plus efficaces. Cependant, l’utilisation d’animaux modèles restent indispensable. Il n’est en effet pas possible de prédire si l’expression de la protéine in vivo sera suffisante pour traiter la maladie. De plus, il n’est pas possible de prédire in vitro, l’efficacité d’injections répétées du traitement, ni la fréquence nécessaire de ces injections. Enfin, seule l’utilisation d’un modèle animal permet d’étudier le développement d’une réponse immunitaire contre le traitement qui peut en diminuer l’efficacité. Ce mécanisme de défense est à ce jour impossible à recréer en laboratoire
Réduction
Afin de réduire le nombre d’animaux, nous nous sommes basés sur les résultats obtenus par nos collaborateurs chez des souris saines et sur nos précédents travaux chez des souris malades par injection unique à la naissance pour sélectionner les formulations les plus efficaces à tester. Dans le cadre de ce projet, nous utiliserons les deux formulations d’ARN messagers thérapeutiques les plus efficaces précédemment sélectionnées pour restaurer l’enzyme défectueuse au niveau des cellules du foie, sur le long terme par des injections multiples. Le nombre d'animaux nécessaires par lot a été déterminé grâce aux études publiées précédemment développant une approche similaire. Ce nombre permet de prendre en compte le risque de décès liés à la sévérité de la maladie (pour les KO, 25% du total des souris, mais très largement diminué par le traitement) et les risques inhérents aux injections et prélèvements répétés. Nous étudierons les réponses à nos traitements à la fois pour les mâles et les femelles ce qui permettra de réduire le nombre d’accouplements et aussi le nombre de souris atteintes non utilisées.
Raffinement
Nous allons utiliser des procédures de raffinement pour éviter la souffrance des souris lors de prélèvements sanguins et pendant l'injection du vecteur thérapeutique, en particulier pour éviter le cannibalisme. Au moment de l’injection chez les nouveau-nés ; la mère sera éloignée afin de minimiser son stress. Les souriceaux seront recouverts de sciure de la cage de la mère et replacés rapidement dans la cage. Les injections chez les animaux plus âgés seront réalisées sous anesthésie gazeuse. Une surveillance régulière sera mise en place et des points limites adaptés ont été établis, entrainant la mise à mort anticipée de l'animal si nécessaire. Les souris seront gardées dans des portoirs ventilés dans lesquels nous ajouterons du coton, une maisonnette et des bâtonnets à ronger. L’enrichissement social des souris sera garanti en évitant tout isolement prolongé. Les accouplements contrôlés sont lancés du mardi au vendredi afin d'obtenir un maximum de naissance en semaine permettant une prise en charge optimale des souriceaux.
Choix des espèces
Parmi les modèles animaux disponibles pour cette maladie métabolique, les modèles murins sont les plus faciles à produire. Grace à ces modèle de souris, nous pourrons obtenir des résultats très importants et très rapidement pour le développement de la thérapie par ARNm de cette maladie métabolique, ce qui ne serait pas le cas avec une autre espèce qui prendrait beaucoup plus de temps à se reproduire et où le nombre de naissance serait nettement moins important. De plus, les modèles murins sont de bons modèles de la maladie humaine récapitulant le phénotype clinique sévère et biochimique et modélisent chacun deux populations de patients différentes. Nouveau-nés le jour de la naissance car la maladie présente un phénotype très sévère entrainant un décès de la souris dans les 15 premiers jours de vie ; souriceaux et souris adultes jusqu’à 6 mois pour le suivi.
Evaluation d’une activité analgésique dans le test au formol chez la souris
- Recherche appliquée
- Autres troubles humains
900 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Elles reçoivent une injection de formol sous la peau de la patte, qui provoque une douleur classée sévère, pour tester des molécules candidates contre la douleur. Le porteur décrit ce test comme un outil de screening intégré à l'offre de service commerciale du laboratoire, vendue à ses clients. Il affirme que l'étude de la douleur chez l'animal vigile reste la seule option, les modèles in vitro ne mesurant selon lui que la nociception.
Objectifs
L’objectif de ce projet s’inscrit dans une activité de screening de molécules. Le laboratoire réalise de la prestation de service pour le développement de candidats médicaments. Le domaine d’application est la douleur. La littérature a documenté depuis des années un test de douleur en deux phases permettant le screening de molécule : le test au formol. L’injection sous cutanée d’une solution aqueuse de formaldéhyde (formol) induit chez l’animal une douleur modérée, diffuse et prolongée selon un schéma bi-phasique. Une phase précoce ou aiguë (0 à 10 minutes) correspondant à l’activation directe des fibres nociceptives par le formol est d’abord observée, suivie après une phase de quiescence (5 min), d’une phase tardive (15 à 35 minutes) résultant du développement de l’inflammation. L'évaluation de la douleur s'effectue par l'observation du comportement spontané (léchage de la patte injectée) de la souris isolée dans un box. L’avantage principal de ce test est qu’il permet d’analyser l’action de différents composés sur la douleur aiguë et persistante au sein d’un seul et même test.
Bénéfices attendus
Ce modèle sera intégré à l’offre de service de l’entreprise. L’entreprise peut ainsi offrir à ses clients la possibilité de développer de nouveaux candidats médicaments. Le but est de permettre le développement d’analgésiques ciblés qui permet de proposer de tester ces candidats médicaments chez la souris. De plus, ce modèle étant rapide et simple à mettre en place, il s’inscrit dans l’outil de screening.
Procédures
Les souris reçoivent une injection sous-cutanée plantaire de formol pour l’induction du modèle (environ 30secondes). Ils sont soumis à une seule administration de composés (candidats médicaments à potentiel anti-douleur, véhicule ou référence) par voie p.o., ip., sc., i.v. ou i.m (environ 30secondes). Les souris peuvent aussi être soumises à un prélèvement de sang afin de surveiller la pharmacocinétique d’un composé. (environ 1minute)
Impact sur les animaux
L’animal reçoit une injection en sous-cutanée plantaire au niveau de la patte arrière. L’aiguille est introduite au niveau du talon. Le formol injecté va induire une douleur locale. La patte va présenter un gonflement plus ou moins important en fonction de la réponse inflammatoire de l’animal. Les animaux vont recevoir un traitement par voie p.o., i.p., s.c, i.v., Intrarectale. Des points limites/nuisances associés à la pharmacologie peuvent aussi apparaitre (tremblement, sédation …). Dans le cadre de certaines études, un prélèvement de sang peut être réalisé sous anesthésie (Intracardiaque, caudale, jugulaire, retro-orbital). En prélèvement unique, 1.2ml de sang peuvent être prélever sans réveil de l’animal.
Devenir
Les animaux seront mis à mort. Le but de ce projet est de réaliser des études de screening dans un modèle de douleur lié à l’injection de formol dans la patte. Cette injection reste douloureuse et implique la mobilisation de différentes voies de signalisation de la douleur. On ne peut donc pas être sûr de retrouver un animal sain plusieurs jours après. De plus, cette procédure est classée en sévère car la douleur est importante. Ce projet a pour but de tester des molécules en cours de développement. Leur potentielle toxicité à long terme n’est pas toujours connue à ce stade du développement. De plus, des interactions avec ces composés pourraient être possibles, si les animaux étaient gardés pour d’autres études. Garder les animaux ne nous permet pas non plus de rester dans des conditions standard or le stade de développement des animaux est important dans l’installation des pathologies sur lesquels le laboratoire travaille.
Remplacement
L’objectif de ce projet est le développement de modèles permettant de tester l’efficacité de candidats médicaments analgésique. Les modèles in silico et in vitro permettent seulement d’étudier les effets de ces molécules sur la nociception, c’est-à-dire les mécanismes biologiques encodant les stimuli endommageant, ou susceptibles d’endommager les tissus. Selon sa définition par IASP, la douleur est une « expérience sensorielle et émotionnelle ». L’étude de potentiels traitements analgésiques doit donc être conduite dans des modèles restituant à la fois la composante sensorielle et émotionnelle et permettant l’analyse du comportement en plus de la physiologie ; faute de quoi c’est la nociception et non la douleur qui est étudiée. L’étude des candidats médicaments analgésiques chez l’animal vigile reste la seule option pour démontrer l’efficacité sur la douleur avant le passage chez l’homme.
Réduction
Le nombre d’animaux par groupe de traitement a été fixé à n=12 en se basant sur les tests de puissance réalisés lors du développement du modèle et confirmé lors des études subséquentes réalisées par la société. Cet effectif par groupe a été confirmé lors des stades initiaux de développement du modèle par la réalisation d’un calcul de puissance via BiostaTGV. Ce test permet également de mesurer deux types de douleur. La première phase d’observation suite à l’injection de formol va engendrer une douleur aigue sensible aux anti-inflammatoires. Puis 17-27min après l’injection, une douleur de type neuropathique est testée (pas excès de nociception). Ceci permet donc de limiter le nombre de modèle à tester en screening.
Raffinement
Un soin particulier est apporté à la réduction de la souffrance et du stress des animaux au strict nécessaire et à l’amélioration de leur bien-être (enrichissement et paramètres environnementaux contrôlés tout au long de l’étude, habituation une semaine à la salle de stabulation, habituation aux compartiments de tests). De l’enrichissement est présent dans les cages afin de limiter le stress et d’améliorer la qualité de vie des animaux (Tunnel en plastique, papier kraft et briquettes en bois à ronger). Des points limites, précoces et spécifiques pour chaque protocole d’étude sont définis et résumé en un arbre décisionnel qui conduit si nécessaire l’interruption des expérimentations si les critères d’arrêts sont atteints. Au vu du domaine d’expertise du laboratoire (spécialisation dans l’étude de la douleur), les expérimentateurs sont strictement formés au respect de l’animal et sensibilisés à la surveillance de signes de douleur ou de souffrance. La maitrise des gestes techniques est contrôlée régulièrement. Les animaux sont surveillés chaque jour.
Choix des espèces
La question du remplacement des rongeurs par des espèces « moins évoluées » est critique et suivie avec attention au sein de la société. Chez ces espèces la démonstration la capacité à ressentir la douleur telle que définie par l’IASP est récente et les modèles d’étude de la pharmacologie de la douleur à visée clinique ne sont pas encore développés. La souris a été sélectionnée pour ce projet en se basant sur plusieurs critères : a) sensibilité aux stimuli nociceptifs utilisés dans ce projet ; b) large caractérisation du comportement et des modèles dans la littérature. Les animaux utilisés seront de jeunes adultes. Ce stade nous permet d’avoir une maturation de l’ensemble des systèmes/ réseaux de douleur (nerveux, immunitaire…). Ceci semble être la meilleure solution pour des études de screening de molécules.
Régénération de cellules productrices d’insuline chez la souris à partir des cellules gastrointestinales
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
144 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Rendues diabétiques par la streptozotocine, ces souris immunodéficientes subissent une à deux chirurgies de greffe d'organoïdes intestinaux, des injections répétées et des prélèvements de sang pour suivre la glycémie, avant la mise à mort pour examiner les greffons. Le porteur indique un risque d'infection et de détresse après chirurgie et une hyperglycémie pouvant être mortelle si elle est trop élevée. Il affirme que le diabète s'exprime à l'échelle de l'"organisme" entier et que son étude sur l'animal "ne peut être remplacée".
Objectifs
Le pancréas joue un rôle clé dans l'homéostasie nutritionnelle. Il contient des cellules exocrines et endocrines (îlots de Langerhans). Ces îlots se composent majoritairement de cellules α et β synthétisant respectivement les hormones glucagon et insuline, responsables de la régulation de la glycémie. Notre recherche se concentre sur le diabète de type 1, une maladie caractérisée par la perte sélective des cellules β. Sans traitement, cette condition peut avoir de graves complications telles que des dommages vasculaires. Le seul traitement efficace est la supplémentation en insuline exogène. Cependant des facteurs environnementaux peuvent provoquer de fortes variations de la glycémie malgré un traitement à l’insuline, et donc éventuellement conduire aux complications mentionnées. Nos travaux s’intéressent à la régénération des cellules β. Nous avons montré que la surexpression du gène Pax4 dans les cellules α résulte en leur régénération et conversion en cellules « β-like », capables de « soigner » un diabète chez la souris. Il est intéressant de noter qu'une telle conversion est aussi visible dans le tractus gastrointestinal (TGI). Cependant, il est difficile de savoir si les effets observés sur la glycémie sont causés par la contribution du TGI ou pancréatique. Pour solutionner ce problème, nous proposons de réaliser des expériences de transplantation (et transplantectomie) d’organoïdes gastrointestinaux dans un modèle murin diabétique afin d’étudier spécifiquement la fonctionnalité des cellules « β-like » gastrointestinales. Les organoïdes sont des micro-tissus multicellulaires en trois dimensions, dérivés de cellules souches et conçus pour imiter la structure et la fonctionnalité des organes. Nous utiliserons 144 souris pour l’ensemble de ce projet en accordant une attention particulière à l’application stricte de la règle des 3R : Remplacement : Le diabète résulte de l’intégration de plusieurs défauts et son étude sur l’animal intact est essentielle et ne peut être remplacée. Réduction : Nous utiliserons un nombre d’animaux aussi faible que possible. L’application de tests statistiques (G power) nous a permis de réduire le nombre d’animaux au minimum. Raffinement : Nous utiliserons une grille de score permettant de mesurer les éventuelles souffrances avec des points limites précoces et adaptés. Des dispositions (habituation) sont prises pour minimiser tout stress aux animaux, ceux-ci étant hébergés dans un environnement enrichi et en groupes sociaux.
Bénéfices attendus
Le but de ces travaux est de démontrer in-vivo la fonctionnalité des cellules « β-like » gastrointestinales et de mettre en lumière le potentiel des cellules endocrines du tractus gastrointestinal à constituer une source renouvelable de cellules β après reprogrammation pour restaurer la masse des cellules β chez les patients diabétiques de type 1.
Procédures
Des transplantations/transplantectomies d’organoïdes gastrointestinaux sont prévues (durée de l’intervention : ~20 min/animal, 1 ou 2 interventions espacées de 10 semaines, en fonction du groupe), nécessitant une mise à jeun de 5 heures avant la chirurgie et une anesthésie (durée totale de l’anesthésie : 30 min, 1 ou 2 interventions espacées de 10 semaines, en fonction du groupe). Les animaux recevront des injections quotidiennes (3 jours/semaine pendant 9 semaines, durée de l’intervention : ~5 s). Des prélèvements sont prévus pour suivre la glycémie des animaux (1 fois par semaine pendant 10 semaines, 1 goutte de sang, durée du prélèvement : ~10 s). En fin d'expérience, il sera réalisé un test nécessitant une mise à jeun de 5 heures puis une injection d’un produit augmentant transitoirement la glycémie (durée de l’intervention : ~5 s) suivie de 6 prélèvements d’une très faible quantité de sang à la queue (classiquement, l'expérimentateur fait perler le sang et 6 "perles" sont ainsi utilisées pour lectures de glycémie, durée d'un prélèvement : 10 s) à des intervalles de temps de plus en plus longs (entre 15 et 120 min).
Impact sur les animaux
Des transplantations/transplantectomies d’organoïdes gastrointestinaux sont prévues. Les animaux peuvent éventuellement développer une infection ou montrer des signes de douleur ou de détresse à la suite de la chirurgie. Le traitement à la streptozotocine va entrainer une hyperglycémie (qui peut s’avérer létale si elle est trop élevée). Pour ce projet, les animaux vont développer un diabète très modéré (hyperglycémie ne dépassant pas les 350 mg/dL). Concernant le traitement au tamoxifène, aucune douleur n’est escomptée. Cependant un léger gonflement des testicules peut être observer à forte dose. Cet effet indésirable, qui plus est indolore, n’altère en rien la fertilité et le comportement des animaux. Enfin, des prélèvements et injections sont prévus, et peuvent éventuellement être source de désagréments pour les animaux.
Devenir
Les animaux seront mis à mort pour examen post-mortem des organes et des greffons en particulier.
Remplacement
Le diabète est une maladie d’origine multifactorielle (y compris environnementale). De plus, cette pathologie s’exprime à l’échelle d’un organisme et fait donc intervenir tous les organes susceptibles de stocker ou consommer du glucose (la plupart des organes). Ainsi, son apparition et sa gravité résultent de l’intégration de plusieurs défauts et son étude sur l’animal intact est essentielle et ne peut être remplacée. De plus, nos résultats préliminaires obtenus ex-vivo sur des organoïdes gastrointestinaux sont très encourageants et justifient le développement de la partie in-vivo de ce projet.
Réduction
Nous utiliserons un nombre d’animaux aussi faible que possible. L’application de tests statistiques (G power sur des lots d'animaux précédant - puissance : 0,8 - p
Raffinement
Un anesthésique (isoflurane, 2L/min avec 2% O2) sera utilisé pour réduire le stress et angoisse chez l'animal et pour rendre l'anesthésie plus stable. Avant l'anesthésie, un analgésique (méloxicam, 2 mg/kg) sera administré afin de prévenir les sensations de douleur pendant et après la chirurgie. Durant toute la procédure, les animaux seront suivis en s’appuyant sur une grille de score permettant d’évaluer et d’objectiver les éventuelles souffrances, et de mettre en œuvre des points limites précoces et adaptés. La bonne santé ou la souffrance des animaux seront observées selon des grilles d'évaluations indiquées ci-dessous et en annexe. En amont de chaque procédure, des dispositions (habituation) sont prises pour minimiser tout stress aux animaux. Les animaux seront hébergés dans les conditions habituelles d’animalerie avec un environnent enrichi (maisonnettes, buchettes), en groupes sociaux et en accord avec la réglementation en vigueur.
Choix des espèces
Ce projet a pour but de déterminer la fonctionnalité des cellules « β-like » gastrointestinales induites par l’expression du gène Pax4 dans un système biologique intégré. La souris correspond au meilleur compromis pour suivre sur le long terme le devenir de organoïdes transplantés. En effet, la souris est très proche de l’homme pour ce qui est des mécanismes de régulation de la glycémie/du nombre de cellules β. Nous utiliserons des animaux immunodéficients NSG âgés de 10 et 20 semaines. Des âges correspondant au stade adulte, un stade sélectionné comme le meilleur compromis. En effet, les souris sont alors considérées comme adultes et ne sont plus soumises aux conséquences métaboliques du sevrage. Elles sont donc obtenues rapidement et ne sont pas considérées comme trop âgées. De plus, nous avons choisi de travailler sur deux âges différents afin de déterminer si l’âge/le vieillissement pourraient impacter la régénération des cellules gastrointestinales.
Modification spécifique du microbiote intestinal pour lutter contre l’inflammation du myocarde
- Recherche appliquée
- Troubles cardiaques
- Troubles immunitaires
4 307 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance qui va de léger à sévère. Elles reçoivent par gavage des bactéries intestinales et des injections de cellules immunitaires, avec des prélèvements répétés de sang et de fèces, pour tester une technique visant à bloquer un mimétisme moléculaire lié à une myocardite. Le porteur indique que le modèle de myocardite devient progressivement mortel et que, sur vingt semaines, jusqu'à la moitié des souris succomberaient ou seraient mises à mort, période qu'il prévoit de ramener à douze semaines. Il affirme que la complexité du microbiote et du système immunitaire ne peut être reproduite in vitro et qu'un modèle murin est "nécessaire".
Objectifs
Les maladies auto-immunes sont des maladies chroniques déclenchées par la perte de tolérance immunologique de l’organisme face à ses propres constituants. Dans leur grande majorité, ces dysfonctionnements du système immunitaire sont multifactoriels, compliquant de fait la détermination de l’origine exacte. Différents facteurs, tels que les facteurs génétiques, endogènes, exogènes et/ou environnementaux peuvent ainsi conduire ce dernier à s’attaquer aux constituants du soi. Notre susceptibilité à développer des maladies auto-immunes découlerait de l’exposition de notre système immunitaire aux micro-organismes viraux ou bactériens. L’une des théories est celle du mimétisme moléculaire. Celle-ci repose sur l’idée que les antigènes exposés par des micro-organismes puissent présenter des similitudes structurelles avec les antigènes du soi, ce qui induirait une réaction immunitaire chronique. Dans ce projet, nous nous intéressons au mimétisme moléculaire impliqué chez certains patients souffrant d’une myocardite inflammatoire. Une étude récente a démontré l’existence d’un mimétisme moléculaire entre un peptide de la myosine et celui d’une bactérie commensale du tractus gastro intestinal. Ce mimétisme peut causer ou aggraver la situation chez les patients souffrant de myocardite. Cette bactérie est une bactérie commensale retrouvée chez environ 80% de la population mondiale. Cette bactérie occupe de nombreuses fonctions indispensables pour notre santé, telle que l’absorption des fibres non digestibles de l’alimentation. Dans ce projet, nous avons pour ambition de développer une technologie nous permettant d’inhiber le mimétisme moléculaire de notre bactérie d’intérêt sans pour autant altérer sa présence dans l’intestin. En effet, au contraire des antibiotiques, notre technologie nous permettra de soulager les patients souffrant de myocardite sans pour autant impacter l’intégrité du microbiote intestinal. La réussite de ce projet ouvrira de nombreuses portes dans le développement thérapeutique de demain avec notamment le développement de traitements spécifiques contre toutes les pathologies auto-immunes déclenchées ou aggravées par ce phénomène de mimétisme bactérien.
Bénéfices attendus
Le mimétisme bactérien fait l’état d’une attention toute particulière ces dernières années. En effet, de nombreux laboratoires se sont lancés dans la compréhension des intéractions entre les maladies auto-immunes et le mimétisme bactérien de résidents du microbiote intestinal, afin de cibler spécifiquement cette communication dynamique pour le développement de nouvelle stratégie thérapeutique. Dans notre étude, nous nous intéressons au mimétisme moléculaire d’une espèce commensale du microbiote intestinal, présente chez environ 80% de la population humaine mondiale et qui pourrait avoir un impact important sur le développement et l’aggravation de la myocardite inflammatoire. À notre connaissance, aucun traitement efficace n’a été développé pour soigner ces patients. Ce projet servira non seulement à démontrer la puissance et la spécificité des stratégies développées dans un environnement aussi complexe que l’intestin de mammifère, mais permettra également de mieux appréhender les intéractions entre les bactéries de l’espèce B. theta et le système immunitaire de l'hôte. Par ailleurs, nous développerons un modèle de transfert de matériel fécal humain chez la souris. Notre étude permettra également d’en apprendre plus sur ce nouveau modèle au vu d’un développement futur. En effet, ce modèle murin à flore humanisée correspond aux conditions les plus proches de celles retrouvées chez l’Homme. Pour finir, le bénéfice ultime de ce projet concerne les patients souffrant de myocardite inflammatoire. A l'issue des 5 ans d’expérimentation, nous espérons acquérir des connaissances solides sur le développement d’une stratégie de traitement efficace pour lutter contre la survenue et l’évolution de cette maladie en forme grave. Cette preuve de principe ouvrira le chemin à de nombreuses applications de traitement contre d‘autres maladies auto-immunes liées au mimétisme bactérien.
Procédures
Dans ce protocole, les animaux recevront un gavage oral de quelques secondes avec des souches bactériennes. Celui-ci sera effectué à l’aide d’une canule souple adaptée à une utilisation chez la souris par un manipulateur expérimenté à cette technique. Des prélèvements de sang de quelques secondes seront effectués sur certains animaux de ce protocole à la fréquence d’une fois par mois pendant 3 mois. Des prélèvements de fèces seront également réalisés de façon non invasive sur nos animaux durant toute la durée des procédures de ce protocole (maximum 5 fois par semaine pendant 1 mois, puis 1 fois par semaine pendant 2 mois). L’injection intraveineuse de cellules immunitaires sera effectuée une fois dans la vie de certains animaux, pendant quelques secondes. L’ensemble de ces gestes seront effectués par des manipulateurs expérimentés à ces techniques.
Impact sur les animaux
Nos souches bactériennes d’intérêt ne sont pas des pathogènes murins et ne devraient déclencher aucun symptôme à elles seules dans le modèle d’intérêt. Un léger stress est attendu lors du gavage des animaux, mais la présence de praticiens expérimentés réduira ce stress au minimum. Les souris génétiquement modifiées d’intérêt vont-elles développer des symptômes d'inflammation après injection des cellules immunitaires reconnaissant la bactérie d’intérêt. Aucun symptôme n’est attendu en l’absence de cette bactérie. D’après la littérature, l’inflammation attendue se limitera à une augmentation des cytokines inflammatoires dans le sang, et une infiltration de cellules immunitaires sans avoir d’atteintes physiques sur les animaux. Enfin, le modèle de myocardite inflammatoire devrait entrainer une activation de ces cellules immunitaires et une inflammation chronique, en particulier au niveau du cœur. Après 6-8 semaines de colonisation, ce phénotype devient progressivement létal; après 20 semaines de colonisation, jusqu’à 50% des animaux succomberont ou seront mis à morts (données issues de la littérature). Nous prévoyons de réduire la période d’observation à 12 semaines, ce qui est le minimum requis pour obtenir des données exploitables. Dans tous les cas, ces souris seront surveillées de très près, et les points limites décrits dans les procédures correspondantes seront appliqués.
Devenir
Tous les animaux étant soit génétiquement modifiés soit colonisés par une bactérie (ou les deux), ils seront mis à mort à la fin de chaque procédure car ils ne peuvent être ni réutilisés, ni replacés, ni adoptés.
Remplacement
Dans un but de remplacement, une partie de notre étude se base sur des expériences préliminaires avec des cellules immunitaires en culture que l’on a stimulées en présence de différents peptides candidats pour être ‘non immunogènes'. Cependant, les résultats obtenus avec des cellules isolées ne sont pas représentatifs de la complexité du système immunitaire et des interactions qui peuvent avoir lieu dans un milieu structuré tel qu'un organisme vivant. De plus, les interactions entre membres du microbiote intestinal ne peuvent pas être totalement reproduites in vitro; or ces interactions sont primordiales pour évaluer l’efficacité de nos approches thérapeutiques, qui doivent pouvoir atteindre les bactéries cibles dans un contexte anatomique précis (survie des traitements dans le tractus gastro-intestinal, bactéries dans le lumen vs mucus du côlon, etc).
Réduction
Afin de réduire autant que possible le nombre d'animaux utilisés, une même expérience pourra être mise en place de manière à pouvoir répondre à plus d'une question scientifique en utilisant un même lot d’animaux. En amont de la phase d'expérimentation animale, nous avons comparé une collection de peptides candidats pour leur capacité à ne pas déclencher une activité dans des lymphocytes T répondants . Basés sur cette expérience, nous avons pré-sélectionné les meilleurs candidats pour ne pas avoir à comparer un trop grand nombre de peptides chez l’animal. De plus, nous allons vérifier la colonisation bactérienne dans l’intestin des animaux au cours de l’expérience à partir du matériel fécal; ce type de stratégie non invasive, que nous avons déjà mis en place dans le passé, nous permettra de réduire le nombre d’animaux à sacrifier sans perte de connaissance essentielle pour le développement et l'interprétation de nos expérimentations. En outre, pour investiguer la réduction de symptômes après traitement, nous avons choisi un modèle qui présente une très haute pénétrance dans le développement de la pathologie, afin d’optimiserle condtions expérimentales en réduisant le nombre d’animaux utilisés. L’utilisation de tests statistiques (t-test, Mann Whitney et ANOVA), et la consultation au besoin de biostatisticiens tout au long des séries d’expérimentation nous permettra de réduire au maximum le nombre d’animaux à utiliser tout en garantissant la qualité et la reproductibilité des résultats.
Raffinement
Dans un souci de raffinement, les animaux ne seront jamais laissés seuls dans une cage pour faciliter les intéractions sociales. Les souris seront manipulées avant le début des expériences afin de les habituer et leur enlever un maximum de stress en début d’expérimentation. Les modèles animaux sont choisis avec soin en fonction de l’état actuel des connaissances ainsi que la finalité recherchée. Les procédures sélectionnées ont été préalablement étudiées pour réduire au maximum la souffrance animale. Ainsi, nous donnons une préférence aux procédures non invasives. Certaines mises seront effectuées autant que possible sur des animaux/modèles ne présentant pas de symptômes de pathologie, afin de minimiser le nombre d’animaux concernés par une procédure sévère. Les points limites établis préalablement seront bien évidemment respectés, et raffinés en fonction des résultats des premières expériences. Des tests statistiques seront utilisés tout au long du projet pour réajuster le nombre d’animaux en fonction des résultats obtenus. Dans le but de vérifier le niveau d’anxiété des animaux axéniques inoculés avec un microbiote, nous réaliserons un contrôle des expressions faciales. Aussi, dans le cadre de la seule procédure sévère de ce protocole, les animaux souffrant de déshydratation recevront une injection sous-cutanée d’une solution saline à 37°C.
Choix des espèces
Dans ce projet, nous effectuerons au préalable des tests d’activités in vitro en conditions reflétant au maximum la réponse immunitaire des cellules T aux peptides candidats afin de sélectionner uniquement les meilleurs pour nos expériences chez l’animal. Cependant, un modèle qui mime les symptômes et qui nous permettra de quantifier l'efficacité de notre traitement est nécessaire; un tel modèle n’existe à notre connaissance que chez la souris, où il a déjà été développé par un chercheur expert de ce champ de recherche. De plus, il existe une version de ce modèle avec des symptômes beaucoup moins sévères, également en souris, ce qui nous permettra de répondre à de nombreuses questions scientifiques avant l’utilisation du modèle le plus symptomatique en fin de projet. Nous utiliserons dans ce projet des animaux jeunes adultes, entre 5 et 9 semaines, afin de laisser la flore intestinale se stabiliser post-sevrage avant notre intervention.
Evaluation chez le rongeur, de la dose maximale tolérée (MTD) de composés biologiques ou chimiques d’intérêt.
- Recherche appliquée
- Autres troubles humains
Rats : 12500
Hamsters dorés : 500
Gerbilles de Mongolie : 200
25 700 rongeurs, souris, rats, hamsters dorés et gerbilles, vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, une partie réutilisée, 20 gerbilles placées et la grande majorité tuée. Ils reçoivent des composés chimiques ou biologiques par toutes les voies possibles, jusqu'à des administrations intracérébrales et par minipompe implantée, sur une période pouvant aller jusqu'à un an, pour déterminer la dose maximale tolérée. Le porteur décrit perte de poids, posture voûtée, cyanose et détérioration de l'état général, avec mise à mort dès 20 % de perte de poids ou lorsque 20 % des animaux d'un groupe ont dû être euthanasiés. Il affirme que les données in vitro sont "souvent insuffisantes" pour prédire la toxicité réelle et que la vérification chez le rongeur reste nécessaire.
Objectifs
L’objectif de ce projet est d’évaluer la tolérance des animaux pour un composé biologique ou chimique après une ou plusieurs administrations chez le rongeur. Ce projet permettra d’identifier la dose maximale aprés une ou plusieurs administrations qui n’engendre pas d’effet toxique chez les animaux (tolérance, Maximum Tolerated Dose, MTD).
Bénéfices attendus
Ce projet permettra d’évaluer toxicité et la tolérabilité in vivo de composés biologiques ou chimiques après une ou plusieurs administrations chez le rongeur, sur une période allant de 1 jour à 1 an . Cette évaluation est critique afin de pouvoir ensuite réaliser des études d’efficacité.
Procédures
Afin d’évaluer la tolérabilité de potentiels traitements, des composés chimiques ou biologiques seront administrés aux animaux par toutes les voies possibles : intranasale et intratrachéale, sous anesthésie générale d’environ une heure; intramusculaire et intradermique sous anesthésie générale d’environ une heure avec analgésie; orale sur animaux vigiles (acte bref d’une minute environ); sous cutanée et intrapéritonéale sur animal anesthésié ou vigile (acte bref d’une minute sur animal vigile, anesthésie d’environ une heure sinon); ou par minipompe (intraveineuse, sous cutanée ou intrapéritonéale) posée lors d’une chirurgie sous anesthésie générale avec analgésie au préalable (chirurgie d’environ 15 minutes, anesthésie d’environ une heure). Des administrations intravésicales (par cystocentèse ou cathéter) pourront être réalisées (anesthésie générale de moins d’une heure) après privation d’eau sur maximum 4h et vidange de la vessie par pression légère sur le ventre. Il sera aussi possible de réaliser des administrations intracérébrales. Ce geste sera réalisé lors d’une anesthésie de moins d’une heure avec analgésie. Les volumes administrés et fréquences d’administration respecteront les recommandations. La phase in vivo pourra durer jusqu’à 1 an. Des effets secondaires des traitements (toxicité) pourront être observés et une grille de scoring et des points limites adaptés à l’objectif de l’étude ont été mis en place. Des prélèvements de sang ou d’urine pourront être réalisés.. Les prélèvements de sang sur animal vigile prendront environ deux minutes. En cas d’anesthésie, celle-ci durera au maximum une heure. Pour les prélèvements individuels d’urine et/ou de fèces, il pourra être nécessaire d’héberger individuellement les animaux en cages, sans enrichissement (max une heure). En fin de projet, la plupart des animaux seront euthanasiés pour récupération des tissus, organes, et du sang. Avant euthanasie, sous anesthésie générale profonde avec analgésie, une perfusion pourra être réalisée pour rincer les organes. Cela durera moins d’une heure avant euthanasie. Les animaux ayant subi une administration unique de produit n’ayant pas présenté d’effets secondaires ou de signes cliniques et ayant été gardés en procédure au maximum une semaine pourront être gardés en vies sur avis du vétérinaire.
Impact sur les animaux
Lors de l’injection pour la première fois d’un composé les effets sur l’animal peuvent être : une perte de poids, un aspect corporel détérioré, une distension abdominale, une posture courbée, la texture de la fourrure altérée, une couleur des oreilles et des pattes plus pâles ou cyanosées, des expressions faciales de douleur, une respiration et des habitudes naturelles détériorées ; critères d’observation avancés : comportement provoqué anormal, déshydratation, diarrhée, hypothermie… Pour certaines administrations intravésicales, il pourra être nécessaire de priver les animaux d’eau au maximum 4h, cela pourra engendrer une sensation de soif. Dans le cas d’administrations par injections ou dans le cas de prélèvements sanguins, ceux-ci génèreront une douleur limitée à celle d’une piqûre d’aiguille. Dans le cas d’intervention chirurgicale (pose de minipompe, implant, stéréotaxie etc), une douleur modérée transitoire pourrait être générée mais sera gérée par un traitement antalgique adéquat.
Devenir
Après chacune des deux procédures, les animaux seront mis à mort afin de pouvoir procéder à la récupération des organes et de grands volumes de sang, nécessaires pour évaluer l’effet des composés testés.
Remplacement
Les molécules chimiques ou biologiques dont la toxicité et la tolérabilité seront évaluées dans ce projet auront été si possible au préalable sélectionnées dans des tests in vitro (toxicité et efficacité cellulaire) afin d’éviter l’administration des composés présentant un mauvais index thérapeutique. Ces données sont souvent insuffisantes pour prédire les effets in vivo des molécules. La toxicité et la tolérabilité réelle des meilleures molécules devra donc être vérifiée chez le rongeur en choisissant le modèle animal.
Réduction
Dans la mesure du possible, afin de limiter le nombre d’animaux inclus dans une étude, le même animal recevra des doses croissantes du même composé (au minimum 72h d’élimination entre deux doses) plutôt que d’avoir recours à des animaux différents pour chaque dose. Dans le cas de recherche de toxicité aigüe avec différents groupes pour les différentes doses, dans la mesure du possible, le premier traitement des différents groupes sera décalé d’au minimum 24h, avec un lancement initialement du groupe recevant la plus faible dose. Ainsi l’administration n’aura pas lieu pour les groupes qui auraient dû recevoir une dose supérieure à celle du premier groupe dans lequel des effets secondaires seront observés. En pratique, si 20% c ou plus des animaux recevant une dose ont été euthanasiés sur point limite, le traitement à cette dose et à toute dose supérieure sera stoppé et il ne sera pas envisagé d’administrer de dose supérieure. Sur la base des expériences passées dans notre centre, le nombre minimum permettant d’obtenir une puissance statistique suffisante pour conclure a été déterminé : 3 à 5 animaux par groupe seront utilisés. Ce nombre pourra augmenter jusqu’à 10 si nécessaire pour obtenir une puissance statistique différente, compte tenu des analyses ex-vivo prévues et de leur variabilité. Dans le cas où la bioanalyse suite aux prélèvements nécessiterait un volume trop important de fluides, le nombre d’animaux devra être augmenté, jusqu’à au maximum 15 animaux par groupe. Dans le cas de prélèvements terminaux à différents points de temps (collecte d’organes/tissus, ex collecte de peau à plusieurs points de temps), un groupe d’animaux devra être inclus pour chaque point de temps. Les analyses statistiques à réaliser sur les autres paramètres mesurés en cours d’étude seront effectuées au moyen du test ANOVA.
Raffinement
Une grille de scoring clinique a été mise en place (voir procédure). Les animaux seront pesés tous les jours dès l’administration de composés. Une perte de poids de plus de 20% constituera un point limite. Dans le contexte de première administration de composé non testé in vivo, les animaux sont scorés toutes les deux heures pendant les 6 premières heures post-administration. Un scoring clinique sera réalisé quotidiennement dès l’administration des composés. Si 20% iou plus des animaux recevant une dose ont été euthanasiés sur point limite, le traitement à cette dose et à toute dose supérieure sera stoppé et il ne sera pas envisagé d’administrer de dose supérieure. Pour évaluer d’une façon sensible l’état de souffrance et établir les points limites, la spécificité des modèles et des procédures est prise en compte. Les expérimentateurs sont formés pour reconnaître ces signes. Les principaux points limites concernaent l’état général de l’animal sont listés en détail dans les procédures. Dans le cas où l’administration de composé nécessite une chirurgie, une analgésie, un suivi adapté et des mesures post-chirurgicales sont mises en place pour prévenir la souffrance des animaux.
Choix des espèces
Si le profil pharmacocinétique in vitro est adéquat dans cette espèce, la souris sera privilégiée pour évaluer la toxicité/tolérabilité des composés in vivo, car c’est l’espèce mammifère la plus décrite dans les modèles d’évaluation de molécules chimiques ou biologiques. Pour certaines études pré-réglementaires le rat sera l’espèce préférée. Des hamsters et des gerbilles pourront être occasionnellement utilisés si besoin, en cas d’études préalables à la mise en place d’un modèle particulier bien décrit dans ces espèces (exemple : hamster pour une étude préalable à une étude d’infection au SARS-CoV2). Seuls des animaux sevrés seront utilisés (jeunes adultes et adultes, 6 semaines minimum), tel que référencé dans la littérature.
Rôle du récepteur des glucocorticoïdes et de son co-régulateur Lsd1 dans l’atrophie musculaire
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
- Système musculosquelettique
320 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. Elles reçoivent du tamoxifène puis des glucocorticoïdes par injection ou gavage, ou sont mises à jeun de 24 à 48 heures, pour étudier l'atrophie musculaire, avec des prélèvements de sang répétés à la queue. Le porteur indique une fonte musculaire pouvant atteindre 20 à 30 % du poids du muscle et affaiblir fortement les animaux, et précise ne prévoir ni anesthésie ni analgésique, l'anesthésie étant jugée plus "traumatisante" que les injections. Il affirme que l'étude de l'atrophie musculaire exige un "organisme entier" et que la souris est un modèle de référence.
Objectifs
Les glucocorticoïdes (cortisol chez l'homme et corticostérone chez la souris) ont différents effets chez les mammifères, contribuant au métabolisme, à la réaction immunitaire et à la réponse au stress. En raison de leurs propriétés anti-inflammatoires, les glucocorticoïdes sont des traitements largement prescrits qui ont révolutionné le domaine de la médecine. En effet, les agonistes synthétiques, par ex. la prednisone et la dexaméthasone (Dex) sont couramment utilisés pour traiter les maladies inflammatoires chroniques telles que la polyarthrite rhumatoïde, la sclérose en plaques, l'asthme, et certaines myopathies. Néanmoins, l'utilisation chronique de ces composés peut entraîner d'importants effets secondaires, comme le diabète de type 2, l'ostéoporose, ou une atrophie musculaire. Les effets des glucocorticoïdes sont médiés par le récepteur des glucocorticoïdes (GR), un membre de la superfamille des récepteurs nucléaires. Dans le modèle classique, GR lié à une hormone est convoyé dans le noyau, où il se lie à ses éléments de réponse sur l'ADN de manière coopérative avec d'autres protéines appelées des corégulateurs. De plus en plus de preuves indiquent une spécificité tissulaire de ces corégulateurs. Lsd1 est un corégulateur qui interagit avec un autre membre des récepteurs nucléaires, le récepteur aux androgènes, dans les cellules cancéreuses de la prostate humaine. Nos données préliminaires montrent que Lsd1 interagit avec GR dans le muscle squelettique et que les niveaux de Lsd1 augmentent lors de la fonte musculaire induite par les glucocorticoïdes. De plus, les souris dépourvues de Lsd1 dans les myofibres ne parviennent pas à induire l’expression des gènes impliqués dans la protéolyse en réponse à la mise à jeun, ce qui indique que Lsd1 pourrait agir comme un coactivateur de GR pour favoriser le catabolisme musculaire. L'objectif de ce projet est d'identifier le rôle de Lsd1 dans les fibres musculaires adultes dans des conditions physiologiques et dans l'atrophie musculaire induite par les glucocorticoïdes soit par des traitements avec des composés analogues, soit par la mise à jeun.
Bénéfices attendus
Contrôler l'activité des GR en modulant celle des co-régulateurs tels que Lsd1 ouvrirait de nouvelles perspectives pour réduire les effets indésirables induits par les glucocorticoïdes.
Procédures
L'ensemble des animaux sera injecté au Tamoxifène par voie intra-péritonéale pendant 5 jours (30 sec/ souris). Le groupe 1 qui nous servira à étudier le rôle de Lsd1 dans le muscle sain subira ensuite une mesure de poids (30 sec/ souris), de glycémie (1 min/ souris), ainsi qu'un test de tolérance au glucose (IPGTT) et un test de tolérance à l’insuline (IPIST) (180 min au total / souris) par prélèvements sanguins au niveau de la veine caudale. Le groupe 2 qui nous permettra de comprendre le rôle de Lsd1 dans l'atrophie musculaire induite par un traitement aigü aux glucocorticoïdes sera injecté une seule fois à la dexaméthasone ou avec un placebo par voie intra-péritonéale (30 sec/ souris). Le groupe 3 qui nous permettra de comprendre le rôle de Lsd1 dans l'atrophie musculaire induite par un traitement prolongé aux glucocorticoïdes sera traité à la prednisone ou avec un placebo par gavage (1 min/ souris) tous les jours pendant 1 mois. Le groupe 4 ne subira pas di'ntervention en dehors de l'injection au Tamoxifène mais sera mis à jeun de 24 à 48h.
Impact sur les animaux
L’injection de tamoxifène, de glucose, d'insuline et de dexaméthasone peut causer des infections. Le site d'injection sera surveillé chaque jour, et désinfecté si besoin. La mise à jeun sur 24 - 48h pourra fortement affaiblir les animaux. L'injection d'insuline pourra éventuellement provoquer une hypoglycémie. Le gavage peut conduire à des fausses routes. L'incision au niveau de la queue pour les mesures de glycémie n'est pas douloureuse mais peut entrainer un inconfort chez l'animal. La présence de sang dans la cage peut générer un comportement agressif et ses congénères. Les traitements aux glucocorticoïdes peuvent entrainer une fonte musculaire allant jusqu'à une perte de 20% du poids du muscle. Il en va de même avec la mise à jeun pour laquelle la fonte musculaire peut atteindre 30%, pouvant de ce fait impacter la mobilité des animaux.
Devenir
L’ensemble des animaux sera mis à mort à la fin de chaque PE pour des études moléculaires et histologiques.
Remplacement
Afin de déterminer les effets des glucocorticoïdes endogènes (mise à jeun) et synthétiques (Dex et Prednisone) sur l'atrophie musculaire, le recours à un organisme entier est nécessaire. Par ailleurs, de nombreux facteurs et hormones interviennent dans l’homéostasie tissulaire. Ainsi, il est nécessaire d’utiliser un modèle in vivo afin que tous les facteurs physiologiques pouvant intervenir dans ce processus soient pris en compte. A ce titre, la souris est un modèle de référence. En effet, l'histologie des muscles de la souris est similaire à celle de l'homme. Par ailleurs, le temps de gestation de la souris est relativement court (21 jours en moyenne) et permet la production de larges cohortes, contribuant à la production de résultats significatifs.
Réduction
De nombreuses études menées au laboratoire ont apporté une bonne connaissance du modèle de mutation et de la méthodologie à utiliser, permettant ainsi la mise en place d’expérimentations de qualité et raffinées sur un nombre limité de cohortes. Cela permettra l'utilisation d'un nombre d'animaux limité au strict minimum, tout en assurant une pertinence statistique et qualitative des résultats. Pour réaliser le type d’analyses envisagées, un faible nombre d’animaux est requis par groupe, à savoir 10 animaux par condition. En effet, les études montrent qu’il faut 10 animaux par condition pour détecter la différence escomptée à l’aide d’un test statistique. De plus, pour une même souris une patte sera utilisée pour l'analyse d'expression des gènes et l'autre patte pour les analyses histologiques, limitant ainsi le nombre d'animaux.
Raffinement
Le risque d’infection sera pris en considération au niveau de la zone d’injection du tamoxifène et des glucocorticoïdes. Les animaux utilisés pour ces expérimentations seront observés quotidiennement. L’état de chaque souris sera référencé dans un tableau comprenant des indicateurs comportementaux et physiologiques permettant de détecter la souffrance des animaux. Les paramètres utilisés seront le poids, la posture de l’animal, l’état de son pelage, son activité. Par exemple, si l'animal présente un dos vouté, un pelage hérissé ou est inactif après stimulation, ces observations seront référencées dans le tableau. Ces indicateurs nous permettront d’anticiper toute souffrance inutile, et d’intervenir au plus vite afin d’améliorer le bien-être de l’animal. Si l’un des animaux atteint le point limite, celui-ci sera immédiatement mis à mort. De plus, en cas de diminution de plus de 20% du poids corporel sur une semaine, une euthanasie sera réalisée. Une seule injection de dexaméthasone n'est en général pas problématique pour l'animal. Néanmoins, si l'injection est mal effectuée et entraine des souffrances pour l'animal pouvant éventuellement causer sa mort, celui-ci sera euthanasié afin d'éviter toute douleur inutile. Les expérimentations prévues dans ce protocole seront exécutées sur animal vigile car l'anesthésie serait plus "traumatisante" que les injections sur animaux non anesthésiés. Nous n'avons pas prévu d'anesthésier les souris, ni de leur administrer d'analgésiques.
Choix des espèces
Les effets des glucocorticoïdes sur un type cellulaire donné impliquent des voies de signalisation complexes ainsi que le microenvironnement cellulaire. Ainsi, l'utilisation de modèles cellulaires reste limitée. La souris présente un intérêt particulier pour l'administration de traitements pharmacologiques du fait de sa facilité de manipulation, mais aussi de la similarité avec l'homme, tant au niveau histologique qu'au niveau du type de réponse aux traitements. Par ailleurs, les techniques de mutagénèses conditionnelles ne sont disponibles que chez les souris et sont validées pour des études physiopathologiques de gènes. Le projet s’intéresse au rôle de GR et son co-régulateur Lsd1 dans l'atrophie musculaire de l’organisme adulte. Les animaux seront donc injectés au tamoxifène entre 7 et 11 semaines d'âge et étudiés dans les semaines suivant l'injection. Pour les études métaboliques, les animaux seront mis à mort à deux temps : (i) à 15 semaines, âge auquel le muscle utilise essentiellement des acides gras pour produire de l'énergie, (ii) à 30 semaines, âge auquel le muscle squelettique utilise principalement des sucres.
Développement d’un vaccin contre l’hépatite à corps d’inclusion et le syndrome hépatite-hydropéricarde du poulet
- Tests réglementaires
- Autres tests de tolérance et d’efficacité
1 450 poulets vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger pour une partie et sévère pour la majorité, 440 étant ensuite placés et le reste tué pour autopsie. Une partie est infectée par un adénovirus pathogène et une autre vaccinée, avec des prises de sang répétées, pour mettre au point un vaccin destiné aux élevages de reproducteurs. Le porteur indique que la maladie provoque léthargie, perte d'appétit et un pic de mortalité de 5 à 10 %, et précise qu'aucune anesthésie ni analgésie n'est possible pour ne pas fausser l'évaluation du produit. Il affirme que la réglementation impose de tester le vaccin sur l'espèce cible et qu'aucune méthode in vitro ne peut remplacer ces essais.
Objectifs
La prévention des adénoviroses des poulets repose sur une vaccination des reproducteurs à l’aide de vaccins vivants et inactivés. Certaines souches virales ne sont pas couverte par les vaccins utilisés sur le terrain. L’objectif du projet est la mise au point d’un nouveau vaccin efficace contre ces adénoviroses.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus sont la prévention de cette maladie par la vaccination des reproducteurs grâce à un nouveau vaccin adapté aux nouvelles souches d'adénovirus apparues récemment.
Procédures
pour 120 animaux: injection de virus pathogène (2 secondes); pour 40 animaux : vaccination ( 2 secondes); Pour 40 animaux: vaccination (2 secondes), 2 prises de sang à 3 semaines d'interval (15 secondes); Pour 810 animaux: 2 prises de sang (15 secondes), injection de virus pathogène (2 secondes); Pour 440 animaux: 8 prises de sang à 4 semaines d'intervalles (15 secondes).
Impact sur les animaux
Les maladies engendrent de la léthargie, de l'inappétence associé avec un pic de mortalité brutal de 5 à 10% pendant quelques jours.
Devenir
P1 : euthanasie car les animaux sont contaminé par un virus pathogène P2 : euthanasie pour autopsie P3: euthanasie pour autopsie P4: euthanasie car les animaux sont contaminé par un virus pathogène P5: placement des animaux
Remplacement
Les essais d'innocuité et d'efficacité ne peuvent être réalisés que sur animaux. Ils sont réalisés sur l'espèce cible qui est le poulet, aucune étude in-vitro utilisable pour remplacer ces essais n'existe.
Réduction
Le nombre d'animaux utilisés est réduit au minimum afin de respecter les normes réglementaires pour que les résultats des études soient acceptables par les autorités de santé évaluant le dossier.
Raffinement
Afin de réduire la douleur, la souffrance et l’angoisse des animaux, les mesures suivantes sont appliquées : - Respect des normes d’hébergement (taille des cages, densité etc.) spécifiées dans la directive 2010 63 UE ; -Application de conditions d’ambiance en accord avec l’âge et l’espèce (température, éclairage, hygrométrie) - Fourniture d’eau et d’aliment (adapté aux besoins d’entretien ou de croissance des poulets) sans restriction - Manipulation des poulets dans des box isolés prévus à cet effet par du personnel qualifié -Mise en place d’un suivi clinique rapproché par le vétérinaire responsable de l’essai -Mise en place d’une procédure d’évaluation des points limites permettant d’euthanasier les animaux de façon anticipée - Mise à disposition de système d'enrichissement du milieu (type perchoirs). Afin de ne pas interférer avec l'evaluation du produit, il n'y a pas d'anesthésie / analgésie possible.
Choix des espèces
Il s’agit de l’espèce cible du vaccin, sensible à l'adénovirues, permettant d’apporter les informations les plus pertinentes. La réglementation impose de réaliser les essais sur cette espèce cible Les animaux sont utilisés à partir de 7 jour d'âge pour l'essai d'efficacité par épreuve. Les adénovirus touchant les animaux dès 7 jours de vie, les épreuves par challenge doivent être réalisées au plus tôt (ils deviennent moins sensibles par la suite). Pour l'essai d'innocuité, ils seront utilisée à 8 semaines d'âge, qui est l'âge minimum d'utilisation du vaccin (ce test doit être fait à cet âge minimum selon la pharmacopée européenne). Pour l'essai d'efficacité par sproérologie, les animaux utilisés ont 10 semaines d'âge, qui est l'âge moyen de première injection du vaccin développé
Etude de l’inflammation dépendante des mastocytes chez la souris
- Recherche appliquée
- Troubles immunitaires
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
600 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance qui va de léger à sévère. Elles subissent trois modèles d'inflammation provoquée, cutanée aux oreilles par application d'acide arachidonique, rénale et arthritique, avec des injections répétées et des prélèvements de sang et d'urine, avant la mise à mort pour prélever les organes. Le porteur indique attendre gonflement, douleur articulaire et mobilité réduite, une buprénorphine étant prévue en analgésie. Il affirme avoir déjà caractérisé l'enzyme visée in vitro mais conclut que le remplacement complet par des méthodes sans animaux est "impossible", l'inflammation étant décrite comme un processus trop complexe.
Objectifs
L'inflammation est un mécanisme clé dans la réponse immunitaire. Néanmoins, une inflammation excessive, par exemple suite à des infections ou d'origine auto-immunitaire présente un risque sanitaire sérieux. Des traitements anti-inflammatoires existent mais ont des effets secondaires potentiellement importants. Une meilleure compréhension des acteurs cellulaires et moléculaires est donc requise pour une prise en charge optimale et un développement thérapeutique ciblé contre les acteurs de l’inflammation. Les mastocytes représentent un type de cellules immunes primordial dans l'orchestration de l'inflammation, mais dont le rôle précis reste à découvrir. Afin de limiter l’expérimentation sur l’animal, nous avons préalablement mené des études in vitro, qui nous ont permis d’identifier et de caractériser une enzyme présente dans les mastocytes. Nous avons démontré que cette enzyme est nécessaire à la libération de médiateurs pro-inflammatoires in vitro. En effet, les mastocytes dépourvus de cette enzyme présentent une diminution significative de la sécrétion des molécules pro-inflammatoires. De plus, des molécules bloquant l’enzyme étudiée sont disponibles. C’est pour cela que nous émettons l’hypothèse que l’enzyme d’intérêt est un nouveau candidat pour le traitement ciblé de l’inflammation indésirable. L'inflammation est un processus physiologique complexe impliquant le recrutement et l'activation de multiples acteurs cellulaires ainsi que les structures anatomiques, son étude in vitro reflète donc insuffisamment l'ensemble de ses mécanismes. C’est pour cela que l’utilisation de modèles inflammatoires in vivo chez la souris est indispensable. Nous prévoyons d’étudier le rôle de l’enzyme d’intérêt dans trois modèles inflammatoires in vivo. Dans chacun de ces modèles la gravité de l’inflammation de sera comparé entre les souris génétiquement invalidées pour l’enzyme étudiée, des souris traitées avec l’inhibiteur spécifique et des souris contrôles. Nous allons également reconstituer des souris dépourvues de mastocytes avec des mastocytes génétiquement invalidés pour l’enzyme étudiée ou contrôles. Ceci nous permettra d’évaluer la participation des molécules inflammatoires issues des mastocytes dans les pathologies étudiées. Ce projet aura donc pour objectif de consolider le rôle de l’enzyme en question dans l’inflammation dépendante des mastocytes et de la valider comme nouvelle cible thérapeutique potentielle.
Bénéfices attendus
Les résultats attendus répondront à la fois à des questions de la recherche fondamentale en apportant une meilleure compréhension de la physiopathologie de l’inflammation dépendante du mastocyte et également aux besoins de la recherche translationelle en permettant de valider la protéine d'intérêt comme nouvelle cible pour le développement de médicaments anti-inflammatoires à long terme.
Procédures
Modèle d’inflammation cutanée des oreilles: sur animaux vigiles: injection sous-cutanée d’un analgésique (1x, durée du geste
Impact sur les animaux
Les nuisances infligées aux animaux dans ce projet comprennent le stress et la douleur induits par la manipulation et l’injection des produits (i.p. et i.v.). L’application d’acide arachidonique déclenche une réaction allergique locale, caractérisée par un gonflement, de la chaleur et l’hypersensibilité cutanée. La douleur est attendue également suite au déclenchement de l’arthrite et l’inflammation rénale. Pour l’arthrite, la douleur dans les articulations des membres peut entrainer une mobilité réduite. Dans tous les cas, les protocoles expérimentaux prévoient la mise à mort à l’issue de la procédure. Les durées des procédures après déclenchement de l’inflammation sont variables en fonction de la pathologie declenchée (1 heure, 4 jours et 8 jours), ainsi limitant les nuisances potentielles, même légères, dans le temps. Une mise à mort anticipée aura lieu dès qu’un animal atteindra les points limites détaillés plus bas.
Devenir
Les animaux seront mis à mort à l'issue de chaque procédure pour prélèvement et analyse des paramètres biochimiques des organes ciblés.
Remplacement
Les mastocytes dépourvus de la protéine d’intérêt ont été étudiés et caractérisés in vitro. Le mode d’action d’une molécule bloquant spécifiquement cette protéine a également été validé sur des cellules de cultures. Ces travaux préalables nous ont permis d’avoir recours à l’expérimentation animale de manière très ciblée en choisissant des modèles d’inflammation qui impliquent les mécanismes mis en évidence in vitro, notamment la sécrétion des médiateurs inflammatoires par les mastocytes. L'inflammation est un processus physiologique complexe impliquant le recrutement et l'activation de multiples acteurs cellulaires ainsi que les structures anatomiques; son étude in vitro reflète donc insuffisamment l'ensemble de ses mécanismes. C’est pour cela que le remplacement complet des modèles in vivo par des techniques in vitro dans le contexte de notre étude est impossible.
Réduction
Le nombre d’animaux est justifié par la nécessité d’atteindre des résultats statistiquement significatifs en utilisant des test statistiques adéquats. Le nombre a été calculé avec l’aide de l’assistant de conception expérimentale (NC3RS) et confirmé avec le logiciel invivostat, utilisant un calcul basé sur la puissance statistique 90% et signification à 5%. Ce nombre sera davantage réduit si les premières expériences effectuées avec les souris génétiquement modifiées ne montrent pas de différence comparable aux souris contrôles. Dans ce cas, les procédures ne seront pas appliquées sur les souris déficientes en mastocytes.
Raffinement
Les souris seront surveillées quotidiennement par les membres qualifiés de l'animalerie afin de détecter tout signe de douleur ou de maladie. Tout comportement anormal sera directement communiqué à la personne en charge du projet. Afin de limiter la souffrance due aux injections sous-cutanées, i.p. et i.v., les injections seront réalisées avec des seringues à insuline très fines qui donnent une injection quasi indolore grâce au biseau à trois facettes. Les prélèvements sanguins par ponction à partir de la veine faciale seront réalisés avec une lancette pour animaux (traumatisme minime à l'encontre de l'animal). L’accès à l’eau pour une bonne hydratation des animaux sera contrôlé quotidiennement. Un traitement analgésique par injection sous-cutanée de buprénorphine à 0,1mg/kg est prévu pour tous les modèles d’inflammation. Si un animal démontre ressentir une douleur basée sur une expression modérée ou sévère, un renouvellement du traitement analgésique sera réalisée immédiatement. Afin d'assurer aux animaux les meilleures conditions d'hébergement, nous ajouterons dans la cage du coton, des maisonnettes en carton ou des tunnels ainsi que des bâtonnets de bois à ronger. Des points limites spécifiques à chaque procédure ont été définis. Pour toutes les procédures, tout animal en souffrance sans possibilité de le soulager sera mis à mort par inhalation de CO2 dans un système dédié.
Choix des espèces
La souris est préférée comme espèce car elle présente l’avantage de faciliter d’élevage et de reproduction. Le modèle murin permet également l’étude d’animaux génétiquement modifiés particulièrement informatifs pour la compréhension des mécanismes physiopathologiques. De plus de nombreux outils expérimentaux et analytiques ont été développés et bien caractérisés dans cette espèce animale. De surcroît, le modèle d’inflammation rénale murin partage avec l’homme un nombre de néphrons fixés après la fin de la néphrogénèse contrairement aux poissons et aux batraciens. C’est également un modèle indispensable pour les essais pré-cliniques. Souris adultes âgées de 8 à 12 semaines car il est nécessaire que le système immunitaire soit développé pour l'étude de l'inflammation dépendante des mastocytes. De plus, le nombre de mastocytes augmente avec l'âge ainsi augmentant le phénotype dans les modèles choisis. L'age de 8 semaines est indiqué dans la littérature spécifique sur ce modèle d'arthrite auto-inflammatoire.
Etude du rôle du microbiote dans le processus cancéreux de tumeurs digestives
- Recherche appliquée
- Cancers
- Troubles gastrointestinaux
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système gastrointestinal
160 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. On leur greffe un tissu tumoral sous la peau, puis on leur administre une bactérie par voie orale ou par injection dans la tumeur trois fois par semaine pendant six semaines, certaines étant réopérées pour retirer la tumeur avant deux mois d'observation, avant la mise à mort. Le porteur décrit un retentissement qu'il présente comme limité, avec une faible perte de poids. Il indique s'appuyer sur des données cliniques de patients pour réduire le recours aux souris, mais retient la souris greffée comme "modèle préclinique pertinent" pour le processus cancéreux.
Objectifs
Le cancer de l’anus est une tumeur rare encore peu étudiée mais très invalidante et dont la fréquence augmente. Sa prise en charge thérapeutique conduit encore à des conditions de vie dégradées et à des échecs thérapeutiques chez de nombreux patients. Une meilleure compréhension de ce cancer est donc nécessaire pour améliorer in fine cette prise en charge. Nos travaux portent sur des analyses, non pas uniquement des cellules tumorales elles-mêmes, mais également de leur environnement afin de mieux comprendre ces cancers. Ainsi, nous étudierons plus particulièrement l’impact du microbiote intestinal. Le microbiote (ensemble des micro-organismes - bactéries, virus, parasites, champignons non pathogènes, dits commensaux - qui vivent dans un environnement spécifique) et son équilibre sont maintenant bien connus pour jouer un rôle prépondérant pour notre Santé. Ainsi, un germe majeur de ce microbiote intestinal a été analysé dans les tumeurs de la tête et du cou et dans les tumeurs du rectum. Sa présence a été associée pour les premiers (tête et cou) à un bon pronostic, contrairement aux tumeurs du rectum. Le cancer de l’anus est proche à la fois des tumeurs tête et cou par la nature de l’épithélium et de celui du rectum par sa localisation. Notre étude a pour but, à la fois d’acquérir une meilleure connaissance biologique des cancers de l’anus et d’aider à déterminer s’il existe un intérêt à cibler cette bactérie dans la prise en charge thérapeutique des patients.
Bénéfices attendus
L’ensemble de ces travaux a pour but d’acquérir de nouvelles connaissances sur la pathologie de ce cancer invalidant afin d’améliorer la prise en charge future des patients.
Procédures
Un premier groupe de souris sera greffé en sous-cutané avec du tissu tumoral sous anesthésie (20 minutes d’anesthésie pour la greffe qui nécessite une intervention chirurgicale très courte elle-même d’une durée de 2 min max). Ces souris recevront la bactérie d’intérêt par oral (animaux vigiles) ou bien par injection dans la tumeur (animaux anesthésiés) 3 fois par semaine (durée du geste < 30 secondes), pendant les 6 semaines de suivi de croissance tumorale avant d’être euthanasiées pour analyse post-mortem. Un deuxième groupe de souris sera greffé avec la tumeur (sous anesthésie : durée 20 min) et traité avec la bactérie de la même façon (injections intratumorales sur animaux anesthésiés ou gavage sur animaux vigiles : durée du geste
Impact sur les animaux
Ce travail porte sur des cancers qui se développeront chez des souris greffées. Selon la localisation de la greffe, la tumeur peut ne pas avoir de retentissement sur l’état général (croissance uniquement locale en sous-cutané) ou bien avec un retentissement général qui reste limité dans notre expérience (faible perte de poids, traitement antalgique permettant la prise en charge de la douleur induite par l’intervention chirurgicale). La durée est celle de l’expérience, de 6 à 14 semaines maximum. De plus, les nuisances attendues lors de l’administration de la bactérie seront celles liées à l’injection intra-tumorale ou par le gavage de produits non toxiques et non irritants.
Devenir
Les animaux sont mis à mort pour des analyses post-mortem.
Remplacement
Les données cliniques de tumeurs de patients ont été largement utilisées afin d’obtenir un maximum d’information sans avoir recours à l’animal. Elles permettent aussi de définir au mieux le plan expérimental ayant recours aux souris dans le but de réduire le nombre d’animaux. De même, des analyses sur du matériel congelé nous permettent de remplacer des approches chez l’animal pour sélectionner le modèle tumoral le plus susceptible d’être colonisé par la bactérie.
Réduction
Les analyses moléculaires préliminaires portent sur des tissus déjà congelés (pas de recours à de nouveaux animaux pour cette analyse) et permettront de ne greffer sur l’animal que les tumeurs de la collection présentant un intérêt pour l’étude. Une première expérience pilote sur un nombre faible d’animaux permettra de choisir le modèle d’infection le plus efficace qui sera utilisé dans la suite du projet. Le test de Mann-Whitney sera utilisé pour comparer le développement de métastases dans les différentes conditions.
Raffinement
Les chirurgies seront réalisées sous anesthésie et avec l’administration d’analgésique pour couvrir la période per et post-anesthésie. Les souris seront suivies au minimum 3 fois par semaine. Une grille de score sera mise en place pour évaluer de façon objective, l’état des animaux.
Choix des espèces
Le modèle de souris greffé avec des tumeurs dérivées de tumeur de patient est reconnu comme un modèle préclinique pertinent pour étudier le processus cancéreux. Souris nudes adultes afin de pouvoir réaliser une greffe en sous-cutané de tumeur.
Etudes courtes d’évaluation de la toxicité aiguë chez les rongeurs
- Recherche appliquée
- Toxicologie (hors obligations réglementaires)
Rats : 1500
4 000 souris et rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Ils reçoivent par gavage une dose unique d'un produit dont la toxicité est inconnue, puis des prélèvements sanguins, pour classer les substances selon leur toxicité aiguë. Le porteur reconnaît des effets pouvant aller de l'hypersalivation aux tremblements, à la prostration et aux convulsions imposant la mise à mort. Il présente les modèles in silico et in vitro comme complémentaires, mais qualifie l'animal d'"incontournable" pour évaluer un produit sur un "organisme entier".
Objectifs
Ces premières études courtes d’évaluation de la toxicité aiguë in vivo permettent de confirmer la toxicité éventuelle du produit et d’éliminer du processus de développement des produits dont la toxicité est trop élevée et que les données provenant d’essais in vitro ou in silico n’auraient pas révélées. La toxicité aiguë désigne des effets nocifs résultant de l’administration d'une seule dose d'un produit ou d'une seule exposition à celui-ci. On évite ainsi d’utiliser des animaux de laboratoire pour des produits dont le développement ne pourrait arriver à son terme. Les études d’évaluation de la toxicité aiguë par voie orale chez la souris ou chez le rat : Acute Rat or Mouse Oral Screen (AROS or AMOS) ont pour objectifs de tester une dose de référence établie sur la base de la connaissance des produits déjà développés et de la famille chimique testée.
Bénéfices attendus
Les données générées permettent de caractériser le potentiel toxique d’un produit suite à une administration unique et ainsi de différencier et classer les produits en fonction de leur toxicité après une exposition aiguë (risque accidentel). Ceci permet d'éliminer, très rapidement et en utilisant peu d'animaux du processus de développement, des produits trop toxiques, d'éviter des études plus longues et donc l'utilisation d'un plus grand nombre d'animaux. Ces études sont nécessaires pour permettre le transport du produit testé vers d’autres installations d’essai en conformité avec la réglementation et garantir la sécurité des utilisateurs.
Procédures
Les animaux vigiles seront exposés oralement par gavage aux produits par une administration unique. Cette procédure est réalisée en moins de 15 secondes. Des prélèvements sanguins, de volumes très faibles pourront être pratiqués sans anesthésie au cours de l'étude. Chaque prélèvement prend moins de 2 minutes et sera réalisé au maximum 3 fois au cours de l'étude.
Impact sur les animaux
Les effets toxiques attendus sur ce projet peuvent être sévères car ce sont les premières études réalisées sur l'animal. Les signes cliniques les plus communs sont des augmentations de salivation, les signes cliniques les plus sévères qui nécessitent l'euthanasie de l'animal sont des baisses de température corporelle, des tremblements, de la prostration ou des convulsions. Les produits sont administrés une fois par gavage à l'aide de sondes souples (procédure qui peut induire un stress inférieur à 15 sec). En cours d’étude, plusieurs échantillons de sang peuvent être prélevés au cours d'une période de 24h pour l’analyse des concentrations de la substance à tester. Les prélèvements peuvent être faits à la veine caudale ou saphène. Ces derniers peuvent induire une douleur légère et de petits hématomes, qui disparaissent rapidement. Avant traitement, les rats sont soumis à un jeûne de 20h maximum pouvant engendrer une perte de poids inférieure à 10% du poids corporel et réversible après la réintroduction de la nourriture.
Devenir
Tous les animaux de ce projet seront mis à mort en fin d'étude. La réutilisation de ces animaux n'est pas possible car les effets induits par l'administration de substances chimiques pourraient affecter les résultats de toute étude ultérieure.
Remplacement
Pour évaluer la sécurité des produits chimiques sur la santé humaine, des études combinant des modélisations mathématiques par ordinateurs (études in silico) ainsi que des modèles cellulaires (tests in vitro) sont réalisées. Des modèles animaux (études in vivo) sont cependant incontournables pour appréhender les effets d’un produit chimique sur un organisme entier.
Réduction
La taille des groupes est réduite au minimum pour permettre une évaluation de la toxicité : 3 animaux par groupe, un seul sexe et pas de groupe témoin.
Raffinement
Les animaux sont hébergés en groupe dans des cages appropriées avec un enrichissement du milieu pour leur bien-être. Les procédures (surveillance clinique, administration des substances chimiques, l'anesthésie, les prélèvements...) seront effectuées par du personnel qualifié et expérimenté pour éviter le stress et l'inconfort inutiles. Les animaux sont observés quotidiennement y compris le week-end, avec une attention plus particulière le jour du traitement. Des points limites appropriés et validés par le Comité d'éthique et la SBEA ont été mis en place, ainsi qu'un arbre décisionnel et de critères d'arrêt de souffrance. Une évaluation rétrospective sur le bien-être animal est réalisée par la SBEA sur toutes les études. La priorité est de garantir le bien-être des animaux en n’administrant les produits qu’à des doses appropriées : la dose maximale utilisée est en général 300 mg/kg. On utilise donc des doses inférieures aux doses limites préconisées dans les lignes directrices pour le calcul de la toxicité aiguë (Dose létale 50%). En fonction de la toxicité connue d'une famille, une dose inferieure sera testée en première intention et le choix de la 2eme dose dépendra des signes observés.
Choix des espèces
Ces études sont réalisées chez le rongeur car ce sont les modèles expérimentaux choisis de préférence, en raison de leur utilisation fréquente dans les études toxicologiques et de la disponibilité de souches suffisamment caractérisées. Ces caractéristiques permettent d'obtenir une grande quantité d'informations sur la physiologie et la pathologie de ces animaux. Les études décrites dans ce projet utilisent de jeunes rongeurs adultes à partir de 6-7 semaines et jusqu’à 15 semaines, conformément aux études constitutives du dossier de mise sur le marché des produits.