Procédures sévères

3158 contenus, page 87 sur 264
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 100
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 30
▲ 70
Devenir
 -
 -
 -
 100

Des cellules de leucémie humaine injectées dans la veine, puis des injections répétées de molécules jusqu'à cinq fois par semaine : 100 souris dépourvues de système immunitaire subissent ce protocole. Pour 70 d'entre elles, le porteur attend un niveau de souffrance sévère, avec perte de poids, faiblesse et défaillance d'organes, les 30 autres relevant d'une souffrance modérée. Toutes sont tuées, à la fin des procédures ou dès qu'un point limite est atteint, pour prélever foie, rate et sang. Parmi les bénéfices annoncés figurent la médecine vétérinaire, la faune sauvage et une réduction de l'empreinte écologique de l'industrie pharmaceutique, quand ce qui est certain tient aux 70 souris en souffrance sévère.

Objectifs

Ce projet cherche à étudier l'impact d'une nouvelle approche thérapeutique pour traiter un type de cancer du sang résistant aux traitements. L'idée est d'explorer le potentiel thérapeutique de molécules pharmacologiques, afin de ralentir la croissance des cellules cancéreuses et de proposer une nouvelle option pour les patients qui ne répondent plus aux traitements actuels. Actuellement, un médicament est utilisé pour tuer les cellules cancéreuses. Bien qu'il fonctionne bien au début, de nombreux patients rechutent après un certain temps, ce qui montre qu'il est nécessaire de trouver de nouvelles stratégies thérapeutiques. Récemment, des chercheurs ont découvert qu’une autre voie moléculaire peut aussi provoquer la mort des cellules cancéreuses. Cette approche a montré des résultats prometteurs en laboratoire et chez la souris, mais les mécanismes sous-jacents sont encore mal compris. Nos recherches récentes ont révélé une nouvelle cible dans cette voie. Son blocage rend les cellules cancéreuses plus vulnérables. Nous avons observé que les cellules cancéreuses ne se multiplient plus aussi rapidement, ce qui offre de nouveaux espoirs. L'objectif principal de ce projet est de tester si bloquer cette stratégie pourrait : 1) ralentir la croissance des tumeurs, et 2) renforcer l'effet des médicaments disponibles. Pour cela, nous allons étudier ces traitements chez la souris et travailler sur des thérapies combinées. Ce projet a le potentiel de conduire à de nouvelles options thérapeutiques pour les cancers du sang résistants, avec des perspectives d'applications en clinique pour améliorer la prise en charge des patients.

Bénéfices attendus

Ce projet a pour objectif de mieux comprendre les mécanismes de réponses immunitaires et inflammatoires dans le développement des cancers du sang. En bloquant l'activation de molécules clés, il est possible de contrôler la mort cellulaire in vitro. Mieux comprendre les mécanismes pourrait aussi avoir des applications dans d’autres types de cancers et de maladies liées au système immunitaire. À court terme, nous allons tester des molécules, afin de voir si elles peuvent être utilisées comme traitements efficaces. Nous étudierons aussi si ces inhibiteurs peuvent renforcer l'effet de médicaments existants, pour contourner les résistances aux traitements actuels. À plus long terme, ce projet pourrait améliorer les traitements des cancers du sang qui résistent aux thérapies actuelles. Ces stratégies pourraient également être adaptées pour d'autres types de cancers, notamment ceux qui sont instables au niveau génétique, ce qui permettrait d'élargir l'impact de cette recherche. Les résultats de cette étude pourraient également avoir des applications en médecine vétérinaire, notamment pour le traitement des cancers ou des maladies inflammatoires chroniques chez les animaux de compagnie ou la faune sauvage. Enfin, bien que les effets environnementaux ne soient pas directs, ce projet pourrait contribuer à réduire l'empreinte écologique de l'industrie pharmaceutique. En développant des traitements plus ciblés et efficaces, il limiterait la production de déchets et l'impact environnemental des traitements traditionnels. En résumé, ce projet vise à approfondir nos connaissances et à valider leur potentiel en tant que cible thérapeutique. Il pourrait offrir de nouvelles options pour traiter des leucémies résistantes et d'autres cancers, tout en apportant des bénéfices pour la santé humaine, animale et l’environnement.

Procédures

Injection de cellules tumorales : moins de 5 minutes, 1 fois Injection de médicaments et placébo : moins de 2 minutes, 2 fois par semaine pendant 2 semaines ou 5 fois par semaine pendant 2 semaines Pesée : moins de 2 minutes, 2 fois par semaine Euthanasie : 10 minutes.

Impact sur les animaux

pLes souris ont un système immunitaire inefficace, entrainant une nuisance légère. L'injection de cellules cancéreuses par voie veineuse entraine une douleur légère. La prolifération tumorale est rapide et peut toucher différents organes. L'animal peut donc être touché par un mauvais état de santé général, pouvant engendre une douleur sévère (perte de poids, faiblesse, mauvaises fonctions des organes touchés). Les injections répétées des traitements engendrent une douleur modérée (inflammation locale, irritation, infections, lésions tissulaires). Ces effets peuvent disparaître en quelques jours, entrainant une douleur légère.

Devenir

A la fin des procédures ou si un animal atteint un point limite, les animaux seront euthanasiés afin de collecter les organes (foie, rate, sang) d’intérêt pour étudier l’effet des traitements sur la progression de leucémie.

Remplacement

Ce projet bénéficie de méthodes alternatives et de données robustes et validées dans plusieurs laboratoires. Tous les traitements proposés ont été testés dans des cellules in vitro. Ceci permet de garantir leur efficacité sur les cellules cancéreuses isolées. En outre, des données expérimentales chez la souris ont déterminé les doses, voies, durées et fréquences d’administration. Cependant, les techniques existantes ne parviennent pas à reproduire la complexité et la diversité des cancers, ni à simuler de manière réaliste les interactions entre les différentes cellules. Les méthodes classiques de culture cellulaire ne sont pas adaptées pour créer des environnements où les cellules tumorales peuvent communiquer comme elles le feraient dans le corps. Ces interactions sont cruciales pour comprendre des phénomènes tumoraux, ainsi que les réponses immunitaires et vasculaires qui jouent un rôle essentiel dans la progression de la maladie. Bien que des modèles plus avancés, comme ceux utilisant des cellules en 3D (organoïdes), existent, ils ne parviennent toujours pas à reproduire fidèlement tous les mécanismes complexes des cancers du sang. Ainsi, à l'heure actuelle, il n'existe pas de modèle alternatif capable de simuler exactement les processus biologiques que nous souhaitons étudier dans ce projet. Toutefois, nous restons attentifs aux progrès scientifiques et techniques dans ce domaine et nous nous engageons à intégrer de nouvelles méthodes dès qu'elles seront validées et disponibles.

Réduction

Afin de réduire le nombre d'animaux utilisés dans nos recherches, notre équipe est formée à l'utilisation de méthodes statistiques spécifiques pour l'expérimentation animale. Ces outils permettent de planifier les expériences de manière rigoureuse, de randomiser les groupes de manière équitable, et d'analyser les résultats de façon fiable en utilisant des tests statistiques adaptés. Les protocoles d'injection des cellules tumorales, basés sur des études existantes, sont validés et fiables. Ceci garantit une prise tumorale optimale chez toutes les souris de l'étude. Cela permet de limiter l'utilisation d'animaux dont les prélèvements seraient inutilisables. Le nombre d'animaux nécessaire pour ces recherches a été minimisé, tout en assurant que les résultats restent statistiquement valides. Les groupes contrôles seront partagés.

Raffinement

Afin de minimiser la souffrance des animaux et de garantir leur bien-être tout au long de l'expérience, nous mettrons en place des mesures de surveillance et d’évaluation de leur état de santé. Les animaux n'ont pas de système immunitaire et seront donc hébergés dans un environnement sanitaire adapté. Un suivi clinique rigoureux sera effectué pour observer les signes de détresse et tout signe de souffrance physique ou comportementale. Nous veillerons également à offrir aux animaux un environnement adapté et enrichi. Ceux-ci seront élevés dans des conditions optimales, conformément aux normes européennes, et leur habitat sera enrichi pour favoriser leurs comportements naturels et réduire le stress. Par exemple, nous ajouterons des éléments comme des frisottis de papier dans leurs cages. Pour assurer leur bien-être social, les fratries d’animaux seront groupées par cage, ce qui contribue à leur stabilité émotionnelle et limite le stress. L’ensemble du personnel sera formé à surveiller les animaux au quotidien, en s’assurant que leurs conditions de vie respectent les meilleures pratiques. Concernant les procédures expérimentales, nous adopterons des méthodes visant à limiter au maximum le stress. Les manipulations seront réalisées rapidement (moins de 5 minutes) et aussi rarement que possible, afin de réduire la gêne et la douleur. Les animaux feront l’objet d’un suivi clinique systématique, avec des examens approfondis deux fois par semaine pour détecter tout signe de douleur ou de souffrance. Si l'état des animaux se dégrade, nous mettrons en place un suivi quotidien et ajusterons immédiatement leur traitement contre la douleur ou, si nécessaire, procéderons à une euthanasie pour éviter toute souffrance prolongée.

Choix des espèces

Les souris utilisées dans cette étude sont immunodéficientes, ce qui signifie qu'elles ne rejettent pas les cellules humaines et peuvent recevoir des greffes de cellules tumorales humaines. Elles sont souvent utilisées pour étudier les cancers car elles sont moins susceptibles de développer des réactions inflammatoires. Les animaux mâles et femelles utilisés auront entre 8 et 10 semaines au début de l'étude et seront maintenus jusqu'à 12 semaines supplémentaires, ce qui les amène à un âge de 20 à 22 semaines à la fin de l'expérimentation.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 240
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ -
▲ 240
Devenir
 -
 -
 -
 240

Toutes tuées à l'issue, 240 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, pour mesurer les échanges de lactate entre cellules du cerveau. Chacune subit environ une heure de chirurgie sous anesthésie, le temps d'implanter une fenêtre crânienne au-dessus du cerveau et de fixer une barre de contention sur sa tête. Suivent jusqu'à quinze séances d'imagerie de deux heures, des perfusions, des injections de colorants et d'insuline, un prélèvement de sang toutes les quinze minutes, et pour une partie des souris des observations éveillées après deux semaines d'habituation au poste. Le cerveau est prélevé sur 52 animaux, les 188 autres étant tués au motif qu'ils portent une fenêtre crânienne et ont reçu des injections, ce qui les rend impossibles à replacer.

Objectifs

L’objectif général du projet est d’approfondir notre connaissance du métabolisme cérébral et de sa régulation, pour mieux comprendre son altération dans les maladies neurodégénératives liées au vieillissement. L’activité électrique des neurones est la principale source de dépense énergétique du cerveau. Ainsi, le cerveau qui ne représente que deux pour cent de la masse corporelle, contribue à vingt pour cent des dépenses énergétiques du corps. Une série d’études ont montré que le glucose était le principal substrat énergétique du cerveau en condition physiologique. Cependant, d’autres travaux ont également démontré que le lactate, produit final de la fermentation du glucose et traditionnellement considéré comme un déchet métabolique, pouvait être substitué au glucose et permettre le maintien de l’activité neuronale de tranches de cerveaux maintenues en culture. En effet, bien qu’issue de la dégradation du glucose, la molécule de lactate reste relativement riche en énergie. Par ailleurs, il a été découvert que les astrocytes, un autre type de cellules cérébrales, pouvaient produire et libérer du lactate, conduisant ainsi à l’hypothèse d’un transfert de lactate des astrocytes vers les neurones. D’autre part, certaines études récentes suggèrent qu’une altération de la voie d’utilisation du glucose dans les astrocytes et donc de la libération de lactate par ces astrocytes, pourrait participer aux déficits cognitifs observés dans des modèles murins de la maladie d’Alzheimer. Comprendre quelle part de l’énergie utilisée par les neurones dérive de leur utilisation directe du glucose et-ou du lactate produit par les astrocytes est donc d’une importance fondamentale pour toute approche thérapeutique visant à restaurer le métabolisme cérébral dans différentes formes de démence. Notre projet vise donc à établir si la dynamique de production de lactate dans les astrocytes et de ses fluctuations dans l’espace extracellulaire et dans les neurones est compatible avec l’hypothèse d’un transfert de lactate des astrocytes vers les neurones. Par ailleurs, ce projet nous permettra également de déterminer si ce processus est impliqué dans le couplage neuro-vasculaire, c’est-à-dire l’ensemble de processus qui conduisent à une augmentation localisée du flux sanguin à la suite d’une activation neuronale, celui-ci étant dysfonctionnel dans différentes formes de démence.

Bénéfices attendus

Une meilleure compréhension du métabolisme cérébral et notamment de l’utilisation du lactate astrocytaire par les neurones devrait contribuer à mieux comprendre les processus par lesquels ce métabolisme devient dysfonctionnel au cours de certaines maladies (comme les dégénérescences liées au vieillissement). Par ailleurs, savoir si les neurones utilisent de manière substantielle du lactate dans des conditions physiologiques devrait également permettre d’orienter certaines thérapies visant à compenser un métabolisme neuronal défectueux, mais aussi de mieux comprendre l’impact de certains facteurs environnementaux sur le métabolisme cérébrale (l’activité physique élève le taux plasmatique de lactate, certaines bactéries du microbiote intestinal produisent du lactate, certains aliments sont riches en lactate…).

Procédures

Les animaux sont tous soumis à une intervention chirurgicale d’environ une heure sous anesthésie et analgésie permettant d'implanter une fenêtre crânienne au-dessus du cerveau ainsi qu’une barre de contention sur la tête pour nos observations. Une partie des animaux recevront un agent sous anesthésie (intervention de 3 minutes maximum, une seule fois). Tous les animaux seront observés sous anesthésie durant des sessions d’imagerie n’excédant pas 2 heures et 15 fois maximum durant le projet (espacement de 3 jours minimum entre les observations). Durant les expériences d’imagerie, les animaux recevront une perfusion de solutions ainsi qu’une injection de colorants. Ils recevront également une injection d’insuline (maximum une fois par mois) et un prélèvement de sang sera effectué toutes les 15min pour suveiller leur glycémie durant le temps de l'imagerie. Les animaux seront également observés éveillé, après une habituation de deux semaines au poste d’imagerie.

Impact sur les animaux

Les animaux recevront des injections pouvant provoquer un stress et une légère douleur. Les animaux sont exposés à un léger risque cardio-respiratoire, d’hypothermie ou d’hypoventilation durant les expérimentations sous anesthésie. La chirurgie peut provoquer une douleur transitoire et une perte de poids durant les 3 jours suivants l’opération. Certains animaux recevront une perfusion intraveineuse lente de solution durant les expériences sous anesthésie qui peut provoquer une légère douleur, un stress, ainsi qu’un très faible risque d’hémorragie au réveil à la fin de l’expérience. Certains animaux seront observés éveillés sous le microscope, après une période d’habituation qui peut être stressante au début de l’apprentissage.

Devenir

Les 240 animaux seront euthanasiés par une méthode réglementaire. Le cerveau sera prélevé post-mortem sur 52 animaux pour des analyses histochimiques complémentaires. Le reste des animaux (188), étant déjà injectés par des agents et porteurs d’une fenêtre crânienne sont euthanasiés car il n’est pas possible de les replacer.

Remplacement

Toutes les études métaboliques et celles s’intéressant à la régulation du flux sanguin nécessitent de travailler chez l’animal vivant. En effet, une grande partie des données obtenues in vitro se sont révélées non utilisables en recherche clinique. Nos recherches portent sur le métabolisme cérébral et plus particulièrement sur les fluctuations du lactate dans le cerveau or il n’existe à ce jour aucun modèle in vitro ou in silico satisfaisant, capable de reproduire la complexité des mécanismes cellulaires impliqués dans la régulation du lactate dans le cerveau.

Réduction

Ce projet nécessitera l’utilisation d’au maximum 240 souris. Nous avons réduit le nombre d'animaux au maximum tout en s’assurant de l’obtention de données statistiques robustes d'après nos expériences passées sur ces modèles. Ce nombre a été déterminé à partir d’une analyse de puissance à l’aide d’un logiciel adapté prenant en compte la valeur moyenne de nos réponses en condition basale pour chacune des 3 lignées transgéniques utilisées et des 13 molécules injectés.

Raffinement

Les animaux importés observeront une période d’acclimatation de 5 jours minimum avant le début des expérimentations ainsi que des temps de repos établis entre les différents actes expérimentaux. Les animaux seront hébergés dans des cages ventilées en stabulation standard avec divers enrichissements (bâtons en bois et igloo et roue), et nourriture et eau ad libitum. Nous limiterons le nombre de 5 souris maximum par cage et nous éviterons tant que possible l’hébergement individuel des animaux. Les conditions d’hébergement sont conformes à la réglementation en vigueur. Des points limites ont été définis et les animaux seront examinés quotidiennement par le personnel qualifié de l’animalerie et/ou les expérimentateurs. Toute observation anormale ou point limite atteint sera noté dans le logiciel de gestion des animaux et nous suivrons l’échelle décisionnelle définie par la structure du bien-être animal pouvant mener à l’administration d’un traitement, à décaler dans le temps les actes prévus ou à euthanasier l’animal si cela est nécessaire. Durant les procédures, les animaux bénéficieront d’anesthésie générale et d’analgésie adaptée à chaque acte réalisé. Durant l’anesthésie, un apport d’air oxygéné et un suivi de température sera réalisé. Après la chirurgie et l’imagerie les animaux recevront un antidote à l’anesthésique pour leur permettre de retrouver rapidement leurs capacités physiologiques et seront placés dans une cage de réveil chauffée et oxygénée jusqu’à leur réveil complet. Après la chirurgie, ils recevront une gelée nutritive et un suivi postopératoire méticuleux de 3 jours, avec pesée quotidienne sera mis en place. Durant ce temps, les cages seront signalées grâce à une étiquette de soins postopératoires. Les animaux observés éveillés suivront avant toute expérience un protocole d’habituation au poste d’imagerie.

Choix des espèces

La souris est la seule espèce de mammifère chez laquelle il est aisé de générer des animaux transgéniques exprimant des marqueurs fluorescents, nous permettant ainsi de suivre l’activité de différents types cellulaires. Dans ce projet les souris seront utilisées entre 2 mois et 15 mois. Il est nécessaire d’utiliser des animaux chez lesquels les processus régulant le couplage neurovasculaire sont matures.

  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Souris : 450
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ -
▲ 450
Devenir
 -
 -
 -
 450

Une mini-pompe est implantée sous la peau du dos pour diffuser pendant vingt-huit jours une molécule qui provoque un anévrysme de l'aorte. 450 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue pour prélèvement de tissus, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. S'y ajoutent des séances d'imagerie cardiaque et un transport à pied entre deux établissements, et l'un des gènes étudiés tue l'animal à la naissance lorsqu'il est totalement absent. Les effets déclarés se limitent à un léger stress et à une suture qui peut être irritée légèrement, alors que le même texte reconnaît qu'une dissection aortique et une mort subite peuvent survenir en fin de traitement.

Objectifs

Le projet se déroule dans deux établissements utilisateurs (EU1 et EU2). Les anévrysmes de l’aorte thoracique (AAT) sont un gonflement d'une region spécifique de l'aorte qui relie le coeur au reste du corps humain. Ce gonflement à pour conséquence une fragilsation importante du reste du réseau cardiaque. La rupture de l’aorte qui consiste en un dechirement de celle-ci est alors favorisée et mortelle. Aucun traitement n’est pour le moment disponible pour ralentir la progression de la pathologie en raison de connaissances insuffisantes sur les mécanismes impliqués. Le but de notre recherche est d’identifier les gènes impliqués dans les AAT (anévrysme aortique thoracique) car a ce jour, seuls 30 % des patients ont une cause génétique connue. Il a été identifié 4 gènes qui sont potentiellement impliqués dans les anévrysmes mais leur rôle exact reste à établir. Pour mieux comprendre leur implication dans les anévrysmes de l'aorte thoracique, des modèles murins ont été générés afin de pouvoir etudier leur mécanismes. Un modèle de souris par gène identifié sera mis en place pour lequel nous induirons par la suite un anévrysme de l'aorte à l'aide d'une molécule déjà connue de la littérature.

Bénéfices attendus

Ce projet nous permettra de valider des gènes impliquées dans les AAT et ainsi réduire le nombre de patient dont la cause génétique n'est à ce jour pas connue. L'identification du rôle de ces gènes nous amenera a mieux comprendre leur mécanisme et ainsi offrir un meilleur suivi de l'anévrysme aux patients. La connaissance approfondie des potentiels acteurs impliqués dans les anévrysmes nous permettra de prévenir les conséquences fatales de la progression de cette pathologie et potentiellement de développer des solutions thérapeutiques.

Procédures

Dans l'EU1, une incision sous la peau au niveau du dos sera réalisée sur animal anesthésié pour implanter une mini-pompe qui délivrera une molécule pendant 28 jours pour induire un anévrysme. La durée de l’acte est de 10 min. Au préalable, sur un groupe d’animaux, il sera administré pendant une semaine dans l’eau de boisson une molécule connue de la littérature pour augmenter l’apparition de l’anévrysme. Pour suivre l'évolution du développement des anévrysmes, une imagerie cardiaque sera effectuée dans l'EU2 soit 10 min par souris.

Impact sur les animaux

La mise en place des pompes à AngII (pompes avec Angiotensine II qui est un hypertenseur) peut induire un léger stress à la souris. La suture peut être irritée légèrement. En fin de traitement, une possible dissection aortique peut survenir et donc une mort subite. Les échographies sont rapides et bien supportées par les animaux. L'un des gènes étudiés entraine la mort de l'animal à la naissance lorsqu'il est totalement absent.

Devenir

tous les animaux sont euthanasiés et des prélèvements de tissus seront effectués post-mortem pour analyses.

Remplacement

Les prélèvements chez l'humain après opérations sont limités en nombre et en nature (seulement des petites parties de la paroi anévrysmale sont retirées par les chirurgiens). Cette pathologie est complexe et fait intervenir de nombreux compartiments du corps humain (vaisseaux, sang) mais aussi des paramètres mécaniques (pression, vitesse). Les animaux et les humains partagent une grande similarité aussi bein sur le plan anatomique, génétique que fonctionnel. De plus, le modèle murin nous permet d'être en mesure de travailler sur des modèles génétiquement modifiés et ainsi de pouvoir moduler et cibler un gène en particulier. Des expériences ont été menées sur des cellules humaines isolées afin de remplacer autant que possible l'utilisation de ces animaux. Cependant, la complexité des mécanismes à l'origine des anévrysmes requiert l'utilisation d'un organisme complet.

Réduction

Nous utilisons l'effectif minimal qui permet d'avoir une puissance statistique pour tester nos hypothèses. Un lot expérimental nécessite 10 souris pour mettre en évidence une différence biologiquement significative. Cet effectif est déduit de nos expériences précédentes. Toutefois, si nous constatons une différence statistiquement significative à un effectif plus faible, nous conclurons l'étude. La production d'animaux nécessaire sera réduite au minimum des besoins expérimentaux.

Raffinement

Nous raffinerons l'environnement des animaux par enrichissement de leur milieu de vie. Les souris auront un accès permanent à de la nourriture ainsi que de la boisson. Nous veillerons à ce que les animaux ne soient pas laissé isoler dans les cages durant toutes les expériences afin de ne pas perturber les groupes souciaux. Les animaux seront anesthésiés et analgésiés lors du projet pour couvrir les douleurs opératoires. De plus, les yeux seront couverts d'ocrygel pour eviter la déshydratation des yeux. Une surveillance quotidienne sera efféctué par l'expérimentateur ainsi que le personnel de l'animalerie, cette surveillance pourra être augmentée en cas de nécéssité. Le suivi sera quotidien. Nous établirons une grille d'évaluation des effets/nuisances susceptibles de toucher les animaux. Les critères observés seront l’apparence, le comportement, la mobilité et la perte poids. Les animaux recevront une injection d'un anti-douleur toutes les 8 heures pendant 2 jours en cas de besoin. En cas de déshydratation, les animaux recevront une injection de sérum physiologique au niveau de l’abdomen. Lors du transport des animaux de l'EU1 à l'EU2, nus ferons ce transport à pied (5min), à l'abri des regards, avec des hydrogels dans les cages et un peu de nourriture et des igloos en carton pour éviter le stress.

Choix des espèces

Les lignées murines impliquant les 4 gènes étudiés ont déjà été générées et nous y avons accès. De nombreux modèles murins ont déjà été décrits et développés pour les AAT nous permettant ainsi de comparer les modèles entre eux afin de mieux comprendre les mécanismes sous jacents. Les animaux seront utilisés au stade adulte (12 semaines), car les anévrismes de l’aorte thoracique se déclarent majoritairement chez l’Homme adulte et chez la souris à 12 semaines.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 400
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ -
▲ 400
Devenir
 -
 -
 -
 400

Les souris utilisées ont été génétiquement modifiées pour qu'une classe de leurs neurones sensoriels soit détruite, afin d'observer ce qu'il reste de la douleur quand ces fibres manquent. 400 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Elles reçoivent cinq gavages successifs, puis six injections intrapéritonéales de deux molécules anticancéreuses réparties sur plusieurs semaines, avant des tests répétés de sensibilité de la patte arrière au toucher, au froid et à un gradient de température. Le porteur indique que ces injections provoquent une hypersensibilité mécanique, une hyperalgésie thermique et une allodynie au froid, et que tous les animaux sont tués pour prélever les tissus destinés aux analyses.

Objectifs

Plusieurs études dont certaines réalisées au sein de notre équipe, montrent qu’une classe particulière de fibres somato-sensorielles est impliquée dans la modulation de la douleur post-lésionnelle. Environ 30% des patients atteints de cancer et traités par des agents anti-cancéreux développent des douleurs chroniques notamment des douleurs neuropathiques périphériques. Chez les rongeurs, l’apparition de neuropathie périphérique induite par l’administration d’agents anti-cancéreux est réversible au bout de vingt jours. Afin de pouvoir démontrer directement la fonction de ces fibres somato-sensorielles in vivo, dans la modulation de la douleur neuropathique périphérique, nous avons créé des souris génétiquement modifiées dans lesquelles ces neurones sensoriels sont supprimés sélectivement. Ces souris seront exposées à 2 molécules anti-cancéreuses différentes afin d’évaluer l’impact de la suppression de ces neurones sensoriels dans la mise en place de la douleur neuropathique périphérique chimio-induite. Afin d’inclure le sexe en tant que variable biologique, comme requis depuis 2005 dans le domaine de la recherche sur la douleur, notre étude portera sur des souris mâles et des souris femelles.

Bénéfices attendus

La prise en charge de la douleur est actuellement un enjeu majeur. En effet, 1/5 de la population mondiale est atteinte de douleurs chroniques, ce qui représente un problème socio-économique important. En particulier, les patients traités par des molécules anti-cancéreuses peuvent développer des douleurs chroniques plusieurs années après l’arrêt du traitement, détériorant grandement leur qualité de vie. Ainsi comprendre les mécanismes qui sous-tendent la mise en place de la neuropathie périphérique chimio-induite reste un enjeu majeur pour permettre le développement de nouveaux agents thérapeutiques. Dans ce projet, nous chercherons à caractériser le rôle d'une classe de neurones sensoriels dans la douleur neuropathique périphérique induite par chimiothérapie. Nous allons augmenter nos connaissances fondamentales sur les mécanismes cellulaires et moléculaires impliqués dans la mise en place et la durée de l'hypersensibilité sensorielle induite par l’administration de molécules anti-cancéreuses.

Procédures

Les animaux seront soumis à 5 gavages de 2 min toutes les 24h puis de 2 injections à 2 jours d'intervalle. 4 semaines après, 4 nouvelles injections seront administrées, espacées de 2 jours. 3 tests comportementaux alternativement seront réalisés sur ces animaux durant une semaine puis une à 2 fois par semaine pendant 5 semaines. Ces tests consistent à évaluer la sensibilité de la patte arrière de la souris à des stimulis mécaniques ou thermiques (au froid et à un gradient de température). Chaque stimulation varie de 3 à 20 sec en fonction des tests. La durée totale de ces tests est d'environ 1 min maximum par souris.

Impact sur les animaux

Les animaux seront amenés à subir des administrations de composés par gavage et par injection intrapéritonéale. La contention pour gavage et les injections intrapéritonéales sont susceptibles de générer du stress mais le personnel est formé à la réalisation de ces actes. Sur la base des données bibliographiques, nous savons que l’injection par voie intrapéritonéale des composés chimio-thérapeutiques va générer chez une souris sauvage une hypersensibilité mécanique, une hyperalgésie thermique et une allodynie au froid.

Devenir

Tous les animaux impliqués dans chaque procédure sont euthanasiés afin de prélever les tissus nécessaires aux besoins de l'analyse.

Remplacement

La thématique principale de notre laboratoire étant de comprendre la physiologie de la douleur, notre projet nécessite l’utilisation d’animaux et ne peut recourir à des stratégies de remplacement par des méthodes in vitro. En effet, la douleur ne peut être dissociée du système physiologique global de l’animal. L’étude comportementale, constituant le point de départ de notre étude, est le résultat d’une intégration complexe de l’information sensorielle de la périphérie vers le cortex somatosensoriel. Ainsi, l’expérimentation animale sur des souris est indispensable à l’étude des phénomènes physiologiques et à la réalisation de notre projet. De plus, l'utilisation de la souris en tant que modèle expérimental nous permet d'étudier le rôle de populations neuronales définies dans la physiologie de la douleur, grâce à la génération de modèles murins génétiquement modifiés.

Réduction

Sur la base d’études pilotes, nous avons réduit au minimum nos effectifs permettant toutefois d’avoir un effet statistique significatif. L’optimisation de notre plan expérimental (enchaînement de différents tests comportementaux non-invasifs sur le même animal, partage de tissus) permet d’estimer au mieux le nombre d’animaux nécessaire. L’utilisation d’outils informatiques prenant en compte la variabilité liée au traitement, aux tests comportementaux ainsi que le nombre minimum de souris pour obtenir suffisamment de matériel analysable, nous permettent de déterminer au plus juste le nombre d’animaux dans nos tests de comportement, ainsi que dans les analyses moléculaires prévues dans ce projet. Le nombre indiqué tient compte de toutes ces variables.

Raffinement

Les stratégies d’optimisation suivantes seront mises en place au cours du projet afin de réduire au mieux voir supprimer la souffrance chez l’animal : a) planification des procédures expérimentales (disponibilité de locaux d'expérimentation, de matériel, période d'acclimatation des animaux aux pièces d’expérimentation) limitant le stress des animaux et favorisant la validité des expériences ; b) recours à l'anesthésie/analgésie ; c) établissement d’une grille de score et des points limites les plus précoces possibles. Les expérimentateurs ont été formés et maitrisent les méthodes notamment l’administration par « voie orale ». Une surveillance accrue des souris sera réalisée durant la première semaine d’administration des molécules anti-cancéreuses et précédant chaque test de comportement. Si une anomalie est constatée, les zootechniciens en charge de la surveillance quotidienne contacteront le porteur de projet et les membres du bien-être animal et des mesures seront prises, si nécessaire (y compris les points limites adaptés) afin de minimiser la souffrance des animaux.

Choix des espèces

Chez la souris, les populations de neurones spécialisés dans l’intégration des stimuli douloureux sont similaires à celles décrites chez l’homme. De plus, differents tissus impliqués dans l'intégration nociceptive (peau, neurones sensoriels et moèlle epinière) sont parfaitement décrits chez la souris. Nos tests comportementaux et nos analyses cellulaires et moléculaires seront réalisés sur des souris âgées de 8 à 12 semaines car à ce stade du développement, le système somato-sensoriel primaire arrive à maturation. Néanmoins, l'expérimentation sera débutée chez ces souris âgées de 3 et 3.5 semaines afin de supprimer de façon optimale la population de neurones sensoriels d’intérêt.

  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
    • Troubles gastrointestinaux
    • Troubles immunitaires
    • Troubles respiratoires
  • Recherche fondamentale
    • Multisystémique
    • Oncologie
    • Système cardiaque
    • Système endocrinien
    • Système gastrointestinal
    • Système immunitaire
    • Système musculosquelettique
    • Système nerveux
    • Système respiratoire
Souris : 750
Rats : 1750
Souffrances
▲ -
▲ 850
▲ -
▲ 1650
Devenir
 -
 -
 -
 2500

1 750 rats et 750 souris vont être utilisés, tous tués à l'issue, dont 1 650 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Une arthrite leur est provoquée, avec érythème et gonflement des pattes, perte de poids, écoulements des yeux et du nez, mobilité réduite et vocalises que le porteur lit comme les signes d'un état de souffrance plus marqué. S'y ajoutent, selon les groupes, une marche rapide de trente minutes par jour sur tapis roulant pendant plusieurs semaines, des séances de rotarod, un spray froid appliqué sur les pattes, des gavages et un cathétérisme de la carotide sous anesthésie suivi de la mise à mort. Le projet porte sur les maladies concomitantes de la polyarthrite rhumatoïde, et le porteur justifie l'usage de deux espèces par le fait que les cultures cellulaires, les organoïdes et les approches in silico ne permettraient pas d'évaluer l'influence du sexe biologique, qu'il juge "indispensable" à la valeur prédictive des résultats.

Objectifs

Notre projet est un projet de recherche fondamentale, préclinique, qui vise à identifier des nouveaux traitements pour les patients atteints de rhumatismes inflammatoires chroniques (RIC). Ces maladies, dont les plus fréquentes sont la polyarthrite rhumatoïde et les spondyloarthrites, sont des maladies inflammatoires causées par un dérèglement du système immunitaire. Les patients souffrent de douleurs et de déformations de leurs articulations qui entraînent un handicap et a des conséquences socio-professionnelles importantes. Il est moins connu que ces patients développent également des pathologies concomitantes à leur maladie rhumatismale (comorbidités), qui réduisent l’espérance de vie, telles les comorbidités cardiovasculaires (infarctus du myocarde, accident vasculaire cérébral, insuffisance cardiaque) ou altèrent encore plus leur qualité de vie, comme les comorbidités cognitives (troubles de la mémoire, dépression) et les comorbidités intestinales (inflammation intestinale). Alors que beaucoup de données scientifiques sont disponibles sur les mécanismes et traitements du problème articulaire de ces patients, très peu d’études ont été consacrées à la prise en charge spécifique de ces comorbidités. Les effets des traitements antirhumatismaux sur ces comorbidités sont inconnus ou controversés, et aucun traitement spécifique de ces comorbidités n’a été pour l’instant identifié. Pour ces raisons, ce projet a pour objectif de comprendre les mécanismes impliqués dans les comorbidités associées aux RIC et d’identifier d’autres options thérapeutiques innovantes. Il mettra en œuvre plusieurs modèles animaux d’arthrite, chez le Rat ou la Souris, qui sont complémentaires les uns des autres vis-à-vis des comorbidités à étudier. Sur la base des données de la littérature, et selon les mécanismes que nous aurons identifiés, différentes approches thérapeutiques seront évaluées chez les animaux souffrant d’arthrite : approches médicamenteuses (voie orale ou voie injectable) et approches non médicamenteuses (cryothérapie appliquée sur les pattes, ou activité physique à un temps de l’arthrite compatible avec cette pratique). Il est attendu que toutes les approches qui seront testées n’aient soit pas d’effet aggravant de l’arthrite, soit réduisent l’intensité de l’inflammation articulaire.

Bénéfices attendus

Les résultats de ce projet permettront d’envisager une meilleure prise en charge des patients atteints de rhumatismes inflammatoires chroniques, de réduire la surmortalité associée à leur maladie et d’améliorer leur qualité de vie.

Procédures

Interventions non-invasives. Cette catégorie d’intervention est réalisée soit sur un animal vigile, soit sur un animal anesthésié. Elle n’engendre pas de douleur, mais uniquement une gêne à la nouveauté de l’expérience. La durée varie selon l’intervention, voir le tableau suivant. En cas d’intervention qui demande une contention des animaux, une phase d’habituation est programmée au préalable. Par exemple : - Mesure de pression artérielle à la base de la queue : habituation, en condition vigile, quelques minutes à chaque mesure. - Marche rapide sur tapis roulant : habituation, en condition vigile, 30 minutes /jour, pendant plusieurs semaines - Rotarod (coordination sur tige tournante) : habituation, en condition vigile, 5 à 10 minutes /jour, pendant plusieurs jours - ECG : sous anesthésie gazeuse, pendant quelques minutes, le réveil s’effectue 2 à 3 minutes après l’arrêt de l’exposition à l’anesthésique Application ou administration de traitements Si le traitement est administré par voie parentérale, une douleur similaire à la douleur d’une piqûre d’une aiguille est engendrée. Autrement, les conditions d'applications dépendent du type de traitement. Par exemple : -Cryothérapie par spray froid sur les pattes après contention manuelle en condition vigile pendant quelques minutes. - Injection sous-cutanée, intra-péritonéale, intradermique après contention manuelle vigile en moins d’une minute, - Gavage après contention manuelle en condition vigile en moins d’une minute - Administration orale par eau de boisson : dans la cage, en condition vigile avec accès à volonté au biberon -Administration orale dans la nourriture : dans la cage vigile avec ccès à volonté à la mangeoire. Pour les modèles d’arthrite générant une douleur et une atteinte articulaire, un soin particulier sera apporté aux animaux lors de la manipulation. Un système de points limites définit au préalable le seuil de souffrance à ne pas dépasser. Sa détermination quotidienne permet de suivre le bien-être de l’animal et d’envisager sa mise à mort, le cas échéant. Procédures chirurgicales : cathétérisation carotidienne, mesure de la courbe pression-volume cardiaque. Ces procédures doivent respecter les aspects réglementaires définis : sous anesthésie générale, après analgésie, avec température contrôlée, et respiration vérifiée, par un expérimentateur habilité à la chirurgie expérimentale. L’animal est mis à mort à la fin de la procédure.

Impact sur les animaux

Dans la procédure 1 de gravité sévère, une perte de poids et des écoulements nasaux sont observés au moment du développement d’arthrite et associés à l’apparition d’érythème et de gonflements des pattes antérieures et postérieures. Une douleur est associée à l’arthrite, et la mobilité des animaux est réduite lors de la phase inflammatoire de la maladie. Des écoulements au niveau des yeux et l’expression de vocalises peuvent apparaitre traduisant un état de stress et de souffrance plus marqué. A une phase plus tardive, des croutes cutanées peuvent apparaitre au point d’injection au niveau de la queue. Cette procédure étant considérée « sévère » au cours des phases inflammatoires des modèles d’arthrite, un suivi journalier de points limites est appliqué pendant ces phases inflammatoires. Dans les procédures 2 et 3 de classe légère, les administrations multiples par voie sous-cutanée ou intrapéritonéale peuvent aussi engendrer un inconfort pour les animaux. Ainsi, les injections doivent se faire à différents points afin de ne pas sursolliciter une seule région. L'état des points d'injection doit être vérifié le lendemain de chaque administration.

Devenir

Notre démarche de recherche inclut des explorations fonctionnelles chez l’animal vigile ou anesthésié. Mais elle implique aussi des explorations biomoléculaires sur les tissus d’intérêt. Ainsi, à l’issue de chaque procédure nous avons besoin de collecter les organes/tissus afin de réaliser des analyses. Tous les animaux de ce projet sont donc mis à mort à l’issue des procédures.

Remplacement

L’utilisation du modèle animal est nécessaire car la compréhension de nouveaux mécanismes tissulaires/moléculaires et l’étude de nouvelles approches thérapeutiques ne peuvent pas être d’emblée réalisées chez les patients, et nécessite des explorations à des stades précliniques de la maladie, irréalisables chez le patient. Les méthodes d’analyses in vitro sur cellules ou organoïdes en culture, ou in silico, ne reproduisent pas intégralement les communications complexes inter-organes (nerveuses, endocrines, immunologiques) impliqués dans les RIC et ne permettent pas d’évaluer l’influence du sexe biologique, indispensable pour garantir la valeur prédictive des résultats chez l’humain.

Réduction

Le nombre d’animaux se base sur le nombre de modalités thérapeutiques qui seront testées, avec notamment la notion d’effet-dose pour les études pharmacologiques, le nombre requis d’animaux selon la procédure réalisée (qui tient compte de la variabilité de la technique de mesure et du test statistique utilisé), et la nécessité d’étudier la variabilité liée au sexe pour des paramètres qui n’ont jamais fait l’objet d’études antérieures de l’influence du sexe biologique en cas d’arthrite. Des effectifs plus réduits seront utilisés pour les expériences préliminaires de recherche de doses efficaces des nouveaux médicaments, ou pour l’apprentissage de techniques d’exploration fonctionnelles complexes. Dans la mesure du possible, les techniques non invasives d’évaluation de la comorbidité d’intérêt seront toujours privilégiées aux mesures invasives. Pour chaque expérience, une banque de tissus sera réalisée afin de ne pas répéter ultérieurement des expériences.

Raffinement

Un raffinement sera apporté à chaque procédure afin de limiter le stress des animaux. Les effets de l’arthrite et des traitements sur les différentes comorbidités seront évalués à l’aide de différents tests, dont certains seront réalisés chez l’animal anesthésié et analgésié. Les modèles d’arthrite pouvant générer une douleur, un soin particulier sera apporté aux animaux lors de leur manipulation, un suivi clinique sera effectué, l’accès à la nourriture sera facilité. Quotidiennement, la détermination de points limites est réalisée afin de limiter la souffrance animale, en procédant à la mise à mort de l’animal selon le niveau de souffrance atteint. Cette évaluation sera réalisée conjointement avec la structure du bien-être animal, et éventuellement après sollicitation du Vétérinaire, le cas échéant. Pour les procédures nécessitant une anesthésie de l’animal, un tapis chauffant sera utilisé pour prévenir l’hypothermie.

Choix des espèces

Nos travaux s’intéressent à deux types de maladies inflammatoires chroniques : polyarthrite rhumatoïde et spondylarthropathie. Le Rat et la Souris sont les espèces de référence pour modéliser ces pathologies et ses comorbidités. La Souris offre en plus l’avantage de créer des lignées transgéniques permettant d’étudier l’effet de l’altération ou de rajout partiel ou total d’un gène codant une protéine d’intérêt. Dans tous nos modèles, les animaux sont utilisés à l’âge adulte. Dans tous nos modèles, les animaux sont utilisés à l’âge adulte, entre 6 semaines et 5 mois.

  • Recherche appliquée
    • Toxicologie (hors obligations réglementaires)
  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Saumons : 1770
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 270
▲ 1500
Devenir
 -
 -
 -
 1770

1 770 truites arc-en-ciel vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dont 1 500 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Alevins et juvéniles de 1 à 40 grammes, elles seront exposées pendant plusieurs mois à un herbicide, à des cyanotoxines et au virus de la nécrose hématopoïétique infectieuse, dont le porteur indique qu'il provoque léthargie, hémorragies et une mortalité élevée. Une seule phrase décrit les procédures dans tout le résumé, et les effets indésirables annoncés vont "du simple stress" jusqu'à la mort, que l'équipe espère anticiper au moyen d'une grille de score. Le choix de l'espèce est justifié par son "grand intérêt économique" et par un cycle de développement plus long que celui du poisson zèbre, qui autorise des expositions chroniques dès le stade embryonnaire.

Objectifs

Le projet s’intéresse à un trio de contaminants majeurs, chimiques et microbiologiques, présents dans les rivères et à leur impact sur la truite arc-en-ciel, espèce modèle en écotoxicologie et à fort intérêt économique. Les pesticides couramment utilisés en agro-viticulture et présentent des effets perturbateurs endocriniens avérés chez le poisson. Les microcystines, cyanotoxines les plus courantes dans les eaux douces et connues pour induire une toxicité sur divers tissus et organes (principalement foie et appareil reproducteur) chez les animaux, présentent un risque avéré pour l’homme et la faune aquatique. Enfin, le virus de la Nécrose hématopoïétique infectieuse, agent non-zoonotique réglementé, induit de multiples signes cliniques (léthargie, hémorragies, …) chez les salmonidés, associés à une mortalité élevée. Les objectifs sont de mesurer 1) l'accumulation et l'élimination des microcystines chez la truite, préalablement exposées ou non à un pesticide pendant les premiers stades de vie et 2) les perturbations potentielles induites sur les défenses immunitaires ainsi que sur la réponse antioxydante dans un contexte d’exposition simple et complexe.

Bénéfices attendus

Si l’impact du couple contaminant chimique/virus a été testé chez la truite sur des composés de différentes natures, le couple microcystines/virus a pour l’instant fait l’objet d’une seule étude, sur une autre espèce piscicole, et le couple pesticide/microcystines ainsi que le trio pesticide/microcystines/virus n’ont encore jamais été testés. Les données de la littérature semblent indiquer que l’exposition aux contaminants augmenterait la susceptibilité aux pathogènes. Outre le caractère novateur du choix des composantes, nous produirons au travers de ce projet des données originales concernant les capacités d’accumulation et d’élimination des microcystines chez différentes populations de truite i.e. saines, exposées au pesticide et/ou infectées par le virus. La prise en compte de ces phénomènes de multi-exposition est une approche importante permettant de prendre la pleine mesure de l’impact de co contaminants sur un écosystème, et s’inscrit donc dans le concept “One Health” avec une démarche intégrée d’évaluation des risques. L’environnement aquatique se caractérisant par la présence concomitante de différents types de contaminants, l’évaluation de l’effet de multi-expositions est particulièrement pertinente pour mesurer les impacts écotoxicologiques et sanitaires dans cet écosystème. L’approche expérimentale choisie permettra de déterminer si la co-exposition a un effet aggravant sur l’état de santé de la truite, en intégrant une notion du risque sanitaire pour l’homme lié à l’accumulation des microcystines dans le poisson.

Procédures

Les animaux seront exposés à un trio de contaminants majeurs, chimiques et microbiologiques, présents dans les rivières.

Impact sur les animaux

Les effets indésirables vont du simple stress, aux signes cliniques de l’infection au virus (troubles nerveux) jusqu’à possiblement la mort, où nous essayerons d’intervenir en amont à l'aide de grille de score.

Devenir

tous les animaux seront mis à mort

Remplacement

L’étude de la cinétique de bioaccumulation et d'élimination des microcystines nécessite la mise en place de systèmes biologiques représentatifs de la complexité du fonctionnement d’un organisme. Ceci est encore plus vrai dans le cas de l’étude d’interactions possibles entre différents systèmes biologiques, ici la cinétique de bioaccumulation et le système immunitaire. Elle ne peut pas être substituée, notamment pour l’étude des effets sur différents systèmes et des interactions entre ceux-ci, par des méthodes alternatives (tests in vitro ou embryo larvaires).

Réduction

Ces procédures expérimentales seront menées en réduisant au maximum le nombre d’animaux utilisés tout en conservant une pertinence scientifique et statistique.

Raffinement

Les mesures de raffinement viseront à: - Assurer des conditions optimales d’hébergement des animaux afin de s’assurer de leur bien-être ; - Evaluer quotidiennement l’état de santé général des poissons et leur comportement natatoire et alimentaire, en suivant une grille de points limites adaptée.

Choix des espèces

La truite arc-en-ciel (Oncorhynchus mykiss) est une espèce idéale : (1) elle est d'un grand intérêt économique et représente un modèle environnemental pertinent proche des espèces endémiques (c.à.d, Salmo trutta fario) des eaux européennes, (2) c'est une espèce facile à élever en laboratoire, avec un cycle de développement plus long que le poisson-zèbre, ce qui permet des expositions chroniques aux stades embryonnaires, larvaires et juvéniles. Les animaux testés sont des alevins et juvéniles de poids moyen pouvant aller de 1 à 40g, leur petite taille permet de les étudier dans de bonnes conditions expérimentales sur plusieurs mois.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
Souris : 180
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ -
▲ 180
Devenir
 -
 -
 -
 180

Une injection unique sous anesthésie, une échographie deux semaines plus tard, puis une imagerie chaque semaine pendant six semaines : 180 souris suivent ce protocole pendant que se développe dans leur foie une tumeur qui peut comprimer les organes, provoquer une jaunisse et des métastases, et gêner leurs déplacements. Les procédures sont classées en niveau de souffrance sévère. Le porteur présente pourtant ce projet comme une manière de rendre les expériences "plus éthiques" et d'améliorer le bien-être des animaux non-humains, en remplaçant une technique d'induction jugée trop complexe. Toutes les souris sont tuées à la fin pour prélever les tumeurs et les foies.

Objectifs

Nous allons mener une étude pilote dans le but de développer un modèle d'étude du cancer du foie. L'objectif est de créer une méthode plus accessible, facile à mettre en place, et moins invasive pour les animaux. Actuellement, les méthodes utilisées pour étudier le cancer du foie peuvent être complexes et nécessiter des procédures invasives qui peuvent nuire au bien-être des animaux. En testant cette nouvelle approche, nous cherchons à rendre les expériences scientifiques plus éthiques tout en obtenant des résultats fiables pour mieux comprendre cette maladie.

Bénéfices attendus

Nous allons remplacer une technique actuellement utilisée, qui est complexe et difficile à mettre en œuvre, par une autre méthode qui sera non seulement plus simple à réaliser, mais aussi moins stressante pour les animaux. L'objectif est de réduire le stress que ces techniques peuvent entraîner pour les animaux, tout en continuant à obtenir des résultats fiables et pertinents pour la recherche. En adoptant cette nouvelle approche, nous espérons améliorer le bien-être des animaux tout en maintenant la rigueur scientifique nécessaire pour faire avancer nos connaissances.

Procédures

Tous les animaux de ce projet seront soumis à une injection unique, réalisée sur animaux anesthésiés qui durera moins d’une minute. Le suivi commencera par une échographie deux semaines après l'injection, puis les animaux seront imagés à partir de la troisième semaine, et ce, chaque semaine pendant six semaines, avec une échographie hebdomadaire. Les échographies seront réalisées sur animal anesthésié et dureront 5 minutes.

Impact sur les animaux

L’injection entraine du stress de contention et une perte de conscience, puis un développement de tumeur qui peut entrainer une compression des organes, une jaunisse, des métastases et des difficultés à se déplacer.

Devenir

Tous les animaux de ce projet seront mis à mort afin de collecter les tissues (tumeurs, foies) qui seront utilisées pour des analyses ultérieures.

Remplacement

Afin de remplacer les études in vivo, nous avons procédé à des études in vitro sur lignées cellulaires et ex vivo sur des tissus de patients afin de démontrer la validité de l’approche. Celle-ci nécessite maintenant une validation dans un modèle physiologique complet sur animal entier avant transposition clinique chez l’humain.

Réduction

Les tailles d’effectifs ont été déterminées à priori grâce à un logiciel dédié afin d’obtenir des résultats statistiquement fiables et robustes. Les données obtenues grâce aux animaux de ce projet seront analysées avec des tests statistiques classiques.

Raffinement

L'injection sera effectuée sous anesthésie et analgésie. Pendant les 14 jours d'acclimatation, les souris seront laissées sans manipulation pendant 2 à 3 jours, puis progressivement habituées à la contention afin de minimiser le stress. Les animaux seront logés en cages collectives (maximum 5 par cage) sur des portoirs ventilés, avec un environnement enrichi comprenant des tubes en coton pour la nidification et des briques de tremble pour leur permettre de ronger. Des points limites ont été définis pour prévenir toute souffrance animale. En cas de douleur, des traitements analgésiques seront mises en place pour soulager les symptômes.

Choix des espèces

Les souris sont de petits mammifères très proches de l’homme notamment du point de vue immunologique. Le modèle proposé dans cette étude a contribué dans le passé à établir le potentiel curatif des approches thérapeutiques ciblant le système immunitaire actuellement prescrites chez l’homme. Les animaux seront utilisés à un âge adulte de 6 à 8 semaines afin qu’ils présentent un système immunitaire mature.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
Souris : 1416
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 600
▲ 816
Devenir
 -
 -
 -
 1416

Quatre injections de toxine en une journée, deux heures d'intervalle entre chacune : 408 souris reçoivent ainsi le produit qui reproduit la maladie de Parkinson, et environ 10 % d'entre elles en meurent dans les vingt-quatre heures. Au total 1 416 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré pour 600 d'entre elles et sévère pour 816. Chacune est anesthésiée jusqu'à huit fois pour recevoir un candidat médicament, puis exposée autant de fois à des ultrasons destinés à ouvrir la barrière qui protège le cerveau, 816 subissant en plus jusqu'à quatre prélèvements sanguins. Le porteur qualifie pourtant l'injection de la toxine de procédure "rapide et indolore", tout en attribuant la mortalité observée à une chute de la température corporelle et à un effet cardiovasculaire direct.

Objectifs

L’objectif principal de ce projet est d’évaluer l’utilisation d’un dispositif d’ouverture transitoire de la barrière hémato-encéphalique, ou BHE pour adresser efficacement un candidat médicament pour le traitement de la maladie de Parkinson. La BHE a pour rôle principal de protéger le cerveau en l’isolant de la circulation sanguine. De fait, le franchissement de cette barrière est un frein pour le traitement des maladies neurologiques dont la maladie de Parkinson, ainsi que pour le développement clinique de nouveaux candidats médicaments.

Bénéfices attendus

Nous avons montré précédemment que le candidat médicament a une faible capacité à passer la BHE. Pourtant, pour qu’il ait un effet thérapeutique, il est nécessaire qu’une quantité suffisante de ce candidat médicament atteigne le cerveau. Le dispositif que nous envisageons d’utiliser permettra au candidat médicament d’atteindre le cerveau en passant par le sang, afin qu’il puisse avoir un effet anti-inflammatoire local dans un modèle de la maladie de Parkinson chez la souris. À terme, nous espérons que ce système de passage à travers la BHE nous permettra de prouver l’efficacité de ce candidat-médicament contre la maladie de Parkinson, qui reste aujourd’hui incurable.

Procédures

1- Injection de produits : 1 416 souris seront anesthésiée pour administrer des produits spécifiques y compris le candidat médicament. Selon les groupes, cette intervention sera faite entre 1 et 8 fois. Durée estimée : moins de 2 minutes. 2- Application d’ondes spéciales, des ultrasons, pour permettre le passage du candidat médicament au cerveau : Ces 1 416 souris seront également exposées aux ultrasons pour permettre au candidat médicament d’atteindre le cerveau. La fréquence de cette procédure sera aussi de 1 à 8 fois selon les groupes. Durée estimée : moins de 10 minutes. 3- Injections de la toxine permettant de modéliser la maladie de Parkinson : un sous-groupe de 408 souris recevra des injections de la toxine. Quatre injections seront faites sur une journée, avec deux heures entre chaque injection. Cette procédure est rapide et indolore. Durée estimée : 5 secondes. Un autre sous-groupe de 408 souris recevra des injections de solution saline. 4- Prélèvements sanguins : les 816 souris, citées ci-dessus, subiront des prélèvements sanguins de faible volume sous anesthésie légère. Entre 1 et 4 prélèvements seront réalisés en fonction des groupes de souris. Durée estimée : moins de 2 minutes. 5- Procédure d’euthanasie : Toutes les souris (1416) seront euthanasiées par surdosage avec un mélange d'anesthésiants.

Impact sur les animaux

L’administration du médicament par la technique utilisée peut causer une augmentation locale de la température de 1.5°C au site d’application des ultrasons mais sans que cela n’engendre des brûlures. En ce qui concerne l'administration de la toxine pour modéliser la maladie de Parkinson chez la souris, elle présente un effet indésirable : une mortalité aiguë relativement élevée (environ 10 %). Cette mortalité ne semble pas être liée directement aux effets de la toxine sur le cerveau, mais plutôt à une baisse de la température corporelle et à un impact direct sur le système cardiovasculaire. Ces effets sont visibles pendant 24h post-administration.

Devenir

A l'issu de chaque procédure, les animaux seront euthanasiés et des analyses anatomiques, cellulaires et moléculaires sur les cerveaux et le sang des animaux utilisés dans ce projet seront réalisés.

Remplacement

Les animaux sont utilisés après des analyses réalisées in vitro afin de confirmer des résultats démontrés et des hypothèses formulées à partir des travaux réalisés sur cellules. A ce stade de l’expérimentation, l’utilisation de l’animal est inévitable. Actuellement aucun modèle in vitro ne permet de mimer le phénomène étudié dans son ensemble et dans sa complexité. Les études sont systématiquement optimisées d’après la littérature ou les observations réalisées au laboratoire. De plus, les traitements sont administrés de la façon la moins invasive possible.

Réduction

L’utilisation de l’animal est réduite au maximum et les effectifs des cohortes sont limités par l’outil statistique. Dans cette optique, nous utiliserons des groupes de 10 souris par groupe expérimental et nous répéterons les expériences 3 fois afin de rendre nos résultats exploitables. Pour chaque expérience, le maximum d’échantillons autorisés réglementairement seront prélevés sur l’animal afin d’éviter d’avoir à reproduire l’expérience par manque de tissus. Chaque fois que cela sera possible, nous analyserons un maximum de paramètres cellulaires et moléculaires sur les mêmes individus afin de limiter le nombre d’expériences in vivo.

Raffinement

Le bien-être des animaux sera suivi tout au long de nos expériences et fera l’objet de procédures strictes. Les souris seront toujours hébergées en groupes dans des cages avec une surface réglementaire, avec un libre accès à l’eau et la nourriture. Un suivi des animaux a été mis en place en accord avec le comité de suivi du bien–être animal de notre établissement pour limiter la douleur, la souffrance ou l’angoisse de l’animal. Les animaux sont hébergés dans des conditions définies par la directive européenne 2010/63/UE et auront à disposition des igloos, des bâtons à ronger et cotons pour la nidification. Les animaux sont suivis quotidiennement, leur masse, leur posture, leur mobilité seront observés, permettant la détection précoce d’anomalies éventuelles. Si l’animal présente des altérations physiques signes de douleur tels que des tremblements continus (4h), le dos constamment courbé et des problèmes d’équilibre, une anomalie respiratoire sévère, une diminution forte de la mobilité ou une perte de poids de plus de 20%, alors l’expérimentation sera immédiatement arrêtée et les souris concernées seront euthanasiées. Des périodes d’acclimatations à l’hébergement comme à la manipulation permettront de limiter l’angoisse des animaux. La douleur liée à l’expérimentation sera limitée par l’utilisation systématique d’analgésiques. En outre, les responsables du projet ont été formés à l’utilisation des animaux à des fins scientifiques et garantissent de la formation et l’encadrement des autres expérimentateurs impliqués dans les procédures expérimentales.

Choix des espèces

L’utilisation d’animaux vivants est essentielle dans la création de nouveaux médicaments, surtout pour démontrer l’efficacité potentielle de la molécule en développement. Ce projet a pour objectif de prouver que le candidat médicament peut agir efficacement dans un modèle de maladie de Parkinson (MP) grâce à une technique qui permet d’ouvrir de façon transitoire la barrière qui protège le cerveau. Les rongeurs, et en particulier les souris, sont souvent utilisés pour étudier des maladies du cerveau comme la maladie de Parkinson. Dans ce modèle, on induit la maladie en administrant une toxine, qui provoque chez les souris des symptômes similaires à ceux de la maladie de Parkinson, tels que la perte des neurones spécifiques impliquées dans le contrôle des mouvements. Ce modèle permet ainsi de mieux comprendre la maladie et de tester les effets des traitements potentiels. Le choix d’utiliser des souris se justifie aussi par la disponibilité d’outils d’analyse spécifiques qui sont bien développés pour cette espèce par rapport à d’autres. Ces outils facilitent l’étude des effets du traitement sur les tissus cérébraux des souris. Le principal facteur de risque dans des maladies comme la maladie de Parkinson est l’âge. Il est donc nécessaire d’utiliser des animaux adultes pour modéliser au mieux la progression de la maladie. Les effets de la toxine, qui reproduit certains symptômes de la maladie, ainsi que ses effets secondaires, varient beaucoup selon les différentes souches de souris. Cette sensibilité peut aussi être influencée par des facteurs comme le sexe, le poids et l’âge des animaux. Pour ce projet, nous utiliserons des souris adultes âgées de 12 semaines, car elles présentent une sensibilité bien documentée à cette toxine, ce qui en fait un modèle fiable pour cette étude.

  • Recherche appliquée
    • Troubles musculosquelettiques
Rats : 300
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ -
▲ 300
Devenir
 -
 -
 -
 300

Une arthrose est provoquée par l'injection dans le genou d'un composé chimique qui dégrade le cartilage, suivie de traitements répétés pendant quatre semaines par la bouche, dans l'articulation, dans la veine, sous la peau ou dans le ventre. 300 rats vont être utilisés, tous tués et autopsiés, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Les prélèvements sanguins hebdomadaires se font sans anesthésie, et le porteur attend des cris et de l'agitation pendant les administrations, un œdème de l'articulation et une boiterie. Le dispositif permet d'évaluer de trente à cinquante conditions différentes de principes actifs, chaque animal atteignant un point limite étant pris en charge ou tué.

Objectifs

Alors que les affections ostéoarticulaires chroniques, comme l’arthrose, touchent tout particulièrement les adultes de plus de 50 ans. Si les traitements médicamenteux actuels soulagent en partie les douleurs intenses et l’inflammation causée par ces affections, aucun des traitements n’est capable de freiner la dégradation du cartilage ou de totalement guérir de la maladie. Aujourd’hui, seuls les traitements chirurgicaux très invasifs, comme la pose de prothèse permettent de retrouver la mobilité perdue due à l’arthrose. Ainsi, la découverte et le développement de nouveaux traitements agissant de façon globale sur l’inflammation, les atteintes de l’os et du cartilage ainsi que la douleur, caractéristiques de l’arthrose, est un enjeu majeur de santé publique alors que le vieillissement de la population ne fait qu’augmenter. Ce projet a donc pour objectif d’évaluer l’efficacité de nouvelles approches thérapeutiques dans un modèle d’arthrose chez le rat. Ce modèle est obtenu par injection de produit chimique directement dans le genou de l’animal, et permet le développement d’un modèle dont les signes cliniques sont proches de ceux observés chez l’humain. L’objectif du projet est d’évaluer la capacité de principes actifs à limiter la dégradation du cartilage et/ou régénérer le cartilage dégradé dans un modèle d’arthrose chez le rat, ou contrôler la réponse inflammatoire liée à la pathologie. Grâce à ce projet, différents principes actifs, à différentes concentrations, ou voies d’administration pourront être évaluées. En fonction du nombre d’animaux par groupe, de 30 à 50 conditions différentes pourront être évaluées avec le nombre d’animaux inclus dans ce projet.

Bénéfices attendus

Chaque étude réalisée au sein de cette procédure permettra de générer des informations sur l’efficacité de nouveaux principes actifs testés, tant sur l’inflammation que sur la reconstitution du cartilage ou le ralentissement de l’apparition des lésions dans un modèle d’arthrose induit par injection chimique. A plus long terme, ce projet permettra d’obtenir des données importantes dans le cadre du développement de nouvelles approches thérapeutiques pour le traitement de l’arthrose chez l’humain.

Procédures

Les animaux seront soumis à une injection intra-articulaire pour l’induction du modèle réalisée sous anesthésie. Cette opération dure 10 min par animal, et la prise en charge anti-douleur s’étale les jours suivants l’opération. Les traitements seront réalisés et/ou après l’induction du modèle par voie orale ou par injection dans l’articulation, en intra-veineuse, sous la peau, ou dans le ventre de l’animal, et répétés tout au long de la procédure pendant 4 semaines maximum. Des prélèvements sanguins pourront également être réalisés. Ces prélèvements auront lieu sur animal sans anesthésie, et dureront moins de 5 min par animal. Ils pourront être répétés une fois par semaine tout au long du protocole.

Impact sur les animaux

L’induction du modèle peut s’accompagner d’une possible réaction inflammatoire transitoire au niveau de l’articulation. De la même manière, l’apparition progressive des lésions arthrosiques est susceptible d’entrainer gène ou douleur. Les effets indésirables attendus sur les animaux peuvent être un traumatisme exprimé par des cris/agitation pendant l’administration du traitement, ou le prélèvement de sang, une inflammation au niveau du site d’injection, un œdème articulaire ou une boiterie. Pour prévenir ces différents cas de figure, les animaux seront suivis avec précaution et des grilles d’évaluation clinique associée aux conduites à tenir en cas d’observation de ces signes ont été prévues.

Devenir

A l’issue de chaque protocole tous les animaux seront euthanasiés et autopsiés minutieusement. Les organes d'intérêts, dont les articulations, seront prélevés. Les prélèvements sanguins seront utilisés pour évaluer les modifications de différents marqueurs induits par les traitements. Les organes et articulations prélevés seront utilisés pour réaliser des analyses histologiques, histopathologiques et/ou d’imagerie.

Remplacement

De manière systématique, les principes actifs que nous évaluons in vivo ont fait l’objet de tests préliminaires in vitro mais le passage chez l’animal reste indispensable afin d’évaluer de potentielles interactions avec l’organisme. En effet, les tests in vitro actuels permettent de prévoir le devenir des agents thérapeutiques testés, mais ne renseignent pas sur leurs effets sur l’ensemble des organes/tissus d’un organisme. Aucune méthode alternative ne permet actuellement de reproduire tous les paramètres physiologiques qui sont liés à un individu dans sa globalité. De plus, dans le cadre des pathologies comme l’arthrose, il est pour le moment impossible de reproduire in vitro les mécanismes de l’articulation à l’origine de l’apparition des lésions. De la même façon, les interactions entre les différentes cellules et tissus composants l’articulation ne peuvent être mimées par un modèle simple de culture cellulaire. L'utilisation d'animaux est donc indispensable pour atteindre les objectifs de cette procédure.

Réduction

Le nombre d’animaux est réduit au maximum afin d’avoir des résultats exploitables, permettant de conclure de manière certaine, tout en évitant la réalisation d’une deuxième étude pour confirmer les résultats obtenus au cours du présent projet. Etant donné la variabilité probable des réponses aux produits, 10 animaux par groupe au maximum sont prévus afin d’assurer un nombre minimum d’animaux nécessaire pour une analyse pertinente et une comparaison statistique fiable tout en prenant en compte le bien-être animal. L’utilisation de chaque animal a été optimisée (analyses et recueil de données d’études similaires, études pilotes…) tout en limitant les contraintes au maximum. Cet effectif sera revu dans le cas où le traitement évalué est connu (par exemple : traitement de référence utilisé comme comparateur), et après analyse des résultats d’études préliminaires d’efficacité, afin de donner des résultats reproductibles et similaires d’un animal à l’autre.

Raffinement

Les animaux seront hébergés en groupes dans des locaux adaptés permettant leur maintien dans un environnement adéquat, n'induisant pas de stress. Nous mettrons en place des mesures spécifiques et adaptées aux douleurs éventuelles occasionnées par les différents traitements pour éviter toute souffrance inutile et prolongée : les conditions d’hébergement seront optimisées (litière spécifique, augmentation de l’enrichissement, facilité d’accès à l’alimentation et ajout de nourriture appétente). Lors des prélèvements sanguins et des traitements, nous utiliserons un anesthésique, et des antalgiques dès l’apparition des premiers signes cliniques. Lors des traitements expérimentaux et lors des prises de mesures, nous maintiendrons les animaux dans une situation d’inconfort et de douleur pendant un minimum de temps. Un suivi quotidien des animaux sera effectué et un suivi approfondi avec prise de poids et observations sur des caractéristiques spécifiques (gonflement, locomotion, sensibilité mécanique, ...) sera effectué deux fois par semaine minimum. Tout animal ayant atteint un ou plusieurs points limites (repérés le plus tôt possible au moment des suivis et à l’appui des grilles du bien-être animal adaptées) sera pris en charge ou euthanasié.

Choix des espèces

Il n'existe pas de méthode alternative à l'expérimentation animale pour évaluer les lésions ostéoarticulaires. L’animal demeure indispensable à l’évaluation de produits. De plus le modèle d’arthrose chez le rat, utilisé depuis de nombreuses années, est maintenant reconnu pour être un modèle très prédictif pour la recherche médicale humaine et vétérinaire. En effet, le rat est l’espèce mammifère dont les caractéristiques physiopathologiques et réponses tissulaires sont proches de celles observées chez l'homme. Le rat, est fréquemment utilisé à des fins de recherche, car les résultats de produits thérapeutiques sont facilement transposables à l'homme, par simple approche/méthode statistique. La taille de cet animal permet d’obtenir un volume suffisant de liquides biologiques analysables. Enfin, le rat est préféré à la souris pour l’étude de lésions cartilagineuses car le cartilage est plus épais et les effets de la pathologie chez le rat s’approchent de la pathologie humaine. Sous le couvert de la réglementation française, le stade de développement des animaux sera défini avant chaque protocole et sera adapté au schéma thérapeutique des traitements étudiés. Bien que les pathologies rhumatiques puissent toucher des patients à n’importe quel âge, chez les rongeurs, la modélisation de ces maladies donne des résultats plus homogènes avec des rats adultes âgés de 8 à 10 semaines au début du protocole.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 920
Souffrances
▲ -
▲ 60
▲ 710
▲ 150
Devenir
 -
 -
 -
 920

Des cellules leucémiques prélevées chez des patients sont injectées à des souris immunodéficientes, qui développent une leucémie humaine, perdent du poids, voient leur rate grossir et finissent prostrées. 920 souris vont être utilisées, 710 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré et 150 un niveau sévère, avec des ponctions de moelle osseuse douloureuses au point de piqûre. Toutes sont tuées, le porteur jugeant la mise à mort "indispensable" pour isoler et caractériser les cellules leucémiques après traitement. La chimiothérapie administrée provoque une perte de poids et une anémie, et se trouve décrite dans le même paragraphe comme apportant "une meilleure condition physique" aux souris.

Objectifs

Ce projet de recherche vise à améliorer la prise en charge des leucémies aiguës lymphoblastiques (LAL), cancers du sang agressifs affectant aussi bien les enfants que les adultes. Lorsque ces leucémies résistent à la chimiothérapie classique, les chances de guérison diminuent fortement. Pour mieux comprendre ces résistances et trouver de nouvelles solutions, des modèles de recherche ont été développés à partir de cellules leucémiques prélevées chez des patients. Une particularité de ces cellules est la présence d’anomalies génétiques qui influencent leur comportement face aux traitements. Un premier médicament déjà testé, le Dasatinib, permet de réduire la maladie, mais des cellules cancéreuses survivent et provoquent des rechutes. Pour améliorer l’efficacité du traitement, une autre molécule, l’Arsenic Trioxyde, déjà utilisée pour d’autres types de leucémies, pourrait être une solution prometteuse. Des premiers tests ont montré que la combinaison de ces deux traitements semblait fonctionner. L’objectif est maintenant de mieux comprendre leur action et d’évaluer leur efficacité lorsqu’ils sont associés à la chimiothérapie classique, afin d’ouvrir la voie à de nouvelles stratégies thérapeutiques. . Trois objectifs spécifiques sont définis : Objectif 1 : Comprendre la sensibilité aux traitements. Nous testerons l’efficacité de Dasatinib + Arsenic Trioxide dans trois types de LAL et étudierons la cause de leur sensibilité aux traitements. Objectif 2 : Suivre la migration des cellules leucémiques Nous étudierons la capacité des cellules leucémiques humaines porteuses des fusions d’intérêt à migrer dans la moelle osseuse des souris, un aspect crucial pour évaluer la progression de la maladie. Objectif 3 : Evaluer l’efficacité de la combinaison de plusieurs traitements. Nous testerons l'efficacité de la combinaison Dasatinib + Arsenic Trioxide avec la chimiothérapie conventionnelle sur des souris greffées avec les cellules leucémiques d’intérêt.

Bénéfices attendus

Ce projet de recherche revêt une importance scientifique et de santé publique considérable. Les avancées récentes de la recherche en génétique ouvrent de nouvelles perspectives thérapeutiques avec la mise en lumière de nouveaux gènes mutés impliqués dans les LAL. L'identification d'une nouvelle fusion oncogénique dans la LAL éclaire des aspects inexplorés des mécanismes sous-jacents de cette maladie. Cette découverte nécessite des recherches pour comprendre comment certaines fusions géniques influent sur l'évolution de la maladie et sur la réaction aux traitements, ce qui permettrait de développer des stratégies thérapeutiques plus ciblées et efficaces. Nos travaux pourraient améliorer la prise en charge des patients en fournissant des informations cruciales sur les mécanismes de sensibilité et en proposant des traitements adaptés à chaque profil de patient. Cela inclut la possibilité de développer des thérapies personnalisées qui prennent en compte les caractéristiques moléculaires spécifiques de chaque tumeur, améliorant ainsi les résultats cliniques et la qualité de vie des patients atteints de LAL.

Procédures

Les animaux seront soumis à plusieurs interventions limitées dans le temps : 1. Une injection unique des cellules leucémiques sera effectuée sous anesthésie. Cette procédure est rapide et ne dure que quelques secondes. 2. Selon les protocoles, certaines souris recevront entre 1 à 4 traitements administrés en moins d’une minute, soit sous anesthésie, soit lorsqu’elles sont éveillées. 3. Trois prélèvements seront réalisés sous anesthésie générale et après analgésie. Cette procédure durera moins de cinq minutes.

Impact sur les animaux

Notre expérience dans la réalisation de protocoles similaires nous permet de prévoir des nuisances pour les animaux utilisés dans ce projet. Plusieurs points sont à retenir : • L'injection des cellules leucémiques et/ou de certaines drogues utilisées en chimiothérapie est effectuée sous anesthésie, ce qui minimise le stress opératoire pour l'animal. Le stress principal est lié à la contention avant anesthésie.. Cependant, une douleur peut être provoquée par la piqûre au site d'injection, similaire à ce que ressentent les patients traités par certaines chimiothérapies. • L'expansion des cellules leucémiques humaines dans le modèle murin entraîne à long terme une perte de poids de l'animal et une augmentation de la taille de la rate. À un stade avancé, nous observons parfois une prostration ou un manque de mobilité de l'animal. • La chimiothérapie utilisée provoque également une perte de poids et peut entrainer une anémie, due aux effets adverses des agents utilisés. Cette chimiothérapie qui réduit le nombre de cellules leucémiques apporte une meilleure condition physique aux souris chez lesquelles les leucémies se sont amplifiées. • Le prélèvement de moelle osseuse et de sang en tant que procédures invasives dans nos protocoles, peut provoquer une douleur au niveau du site de ponction.

Devenir

Tous les animaux utilisés dans nos procédures seront euthanasiés. L'euthanasie est indispensable pour isoler, caractériser et étudier les cellules leucémiques présentes après les différents traitements ou à différents temps après injection et donc mesurer l’efficacité des thérapeutiques appliquées.

Remplacement

Dans ce projet de recherche, nous avons besoin d'utiliser des modèles animaux, en particulier des souris, pour étudier la leucémie. Ces modèles sont essentiels car ils reproduisent de manière précise comment cette maladie se développe. Bien que nous ayons des méthodes de culture pour certaines expériences, elles ne peuvent pas recréer toutes les étapes complexes de la leucémie qui se produisent dans la moelle osseuse et d'autres organes du corps. Ces modèles animaux ne peuvent pas être remplacés par des systèmes de culture cellulaire en laboratoire pour étudier comment la leucémie se développe. Ils sont complémentaires et indispensables pour notre recherche. En parallèle, les expériences réalisées en laboratoire ne peuvent pas reproduire de manière exacte les réponses variées que l'on observe dans le corps humain, ce qui est crucial pour évaluer les effets de potentiels traitements, chez les patients atteints de leucémie aiguë lymphoblastique. En résumé, bien que les cultures cellulaires soient utiles pour certaines expériences, elles ne peuvent pas remplacer les modèles animaux nécessaires pour comprendre et traiter la leucémie de manière efficace. Ces souris sont essentielles pour ce projet car elles nous offrent une méthode précise et fidèle pour tester de nouveaux traitements dans un environnement qui ressemble à celui des humains.

Réduction

Chaque patient réagit différemment à la chimiothérapie. Nous avons observé cette variabilité de réponse à travers nos modèles de xénogreffes. Il est donc judicieux d'utiliser 3 à 4 échantillons de cellules leucémiques de patients par type de leucémie aiguë lymphoblastique. Par ailleurs, les concentrations des médicaments à utiliser sont déjà établies dans la littérature et dans le laboratoire : leur efficacité est confirmée par des résultats précédents du laboratoire. Il n'est donc pas nécessaire de faire des ajustements qui exigeraient plus d'animaux dans cette étude. Le nombre minimum d'animaux requis pour atteindre chaque objectif avec une puissance statistique adéquate a été déterminé à l'aide d’un logiciel spécifique.

Raffinement

Les animaux impliqués dans la réalisation des différents objectifs du projet seront surveillés régulièrement par l'expérimentateur et les animaliers afin de détecter toutes modifications comportementales et éviter les souffrances, douleurs et angoisses inutiles, avec des points limites définis à cet effet. Afin d'éviter toute douleur, souffrance et angoisse liées aux manipulations expérimentales, les souris affaiblies seront supplémentées avec de l’hydrogel et de la nourriture humidifiée déposée directement sur la litière en plus de leurs nids en coton et des tubes en cartons. Un analgésique sera donné lors du prélèvement de la moelle osseuse afin de prévenir les douleurs pouvant survenir après l'intervention. Les injections de cellules et les prélèvements sanguins et médullaires seront réalisés sous anesthésie générale.

Choix des espèces

Nous utilisons en laboratoire des souris adultes immunodéficientes depuis de nombreuses années, car elles ne rejettent pas les greffes de cellules humaines. Ce modèle est particulièrement pertinent pour étudier les cancers du sang, car il reproduit fidèlement l'expansion des cellules leucémiques observée chez les patients. Les cellules cancéreuses provenant de patients interagissent avec tous les éléments cellulaires et moléculaires de la souris, de la même façon qu’elles interagissent dans l'organisme humain. Ce modèle nous permet également d'explorer une question cruciale liée à la diversité inter-individus face à une même maladie. En effet, le terme "leucémie" regroupe plusieurs sous-types, chacun présentant des variations qui influencent la réponse au traitement. Contrairement à des modèles murins où seule une leucémie murine se développe, notre approche de transplantation de cellules humaines chez des souris immunodéficientes permet d'aborder cette diversité inter-patients. Ainsi, ce modèle devient une référence préclinique pour étudier la maladie humaine dans un contexte murin bien établi et documenté dans la littérature spécialisée.

  • Recherche appliquée
    • Troubles immunitaires
Souris : 15
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ -
▲ 15
Devenir
 -
 -
 -
 15

Vingt-et-une prises de sang par animal, à la queue et à la mâchoire, s'ajoutent à une greffe chirurgicale d'îlots pancréatiques de vingt à trente minutes. 15 souris humanisées vont être utilisées, toutes tuées pour prélever leur foie, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Un diabète leur est provoqué par deux injections avant la greffe, et le porteur retient parmi les risques une mauvaise cicatrisation, un saignement ou une infection du site greffé. Cette étude pilote sur quinze animaux doit poser les bases d'une thérapie cellulaire "virtuellement sans limitation" pour le diabète de type 1, perspective renvoyée à des travaux ultérieurs.

Objectifs

Le diabète de type 1 est une maladie où le système immunitaire attaque par erreur les cellules du pancréas qui produisent l’insuline, une hormone essentielle pour réguler le sucre dans le sang. Cela entraîne un manque d’insuline et une augmentation du taux de sucre dans le sang (hyperglycémie). Pour traiter cette maladie, les patients reçoivent généralement des injections régulières d’insuline, mais cela peut causer des effets secondaires comme des hypoglycémies ou une prise de poids. Des thérapies plus avancées, comme la greffe de cellules pancréatiques provenant de donneurs décédés, ont montré des résultats prometteurs. Cependant, elles sont limitées par la rareté des donneurs et nécessitent des médicaments pour éviter le rejet par le système immunitaire, ce qui peut augmenter les risques d’infections. Une alternative en développement consiste à utiliser des cellules souches modifiées pour produire de l’insuline. Ces cellules peuvent être fabriquées en grande quantité, mais elles nécessitent encore des traitements pour empêcher leur rejet par le corps. L'objective de ce projet vise à poser les bases pour une nouvelle approche, testée sur des souris avec un système immunitaire humain, utilisant des celules ces cellules souches génétiquement modfiées pour qu’elles soient mieux tolérées par le système immunitaire. Cette méthode pourrait offrir une solution innovante pour traiter durablement le diabète de type 1.

Bénéfices attendus

Les résultats de ce projet fourniront les bases pour un approche de thérapie cellulaire allogénique pour le diabète de type I virtuellement sans limitation d’îlots disponible à la greffe et avec une meilleure efficacité par rapport au protocoles actuels. En plus, cette nouvelle méthode pourrait être adaptée pour générer cellules thérapeutiques universelles dans de nombreux domaines comme la médecine régénérative ou l'oncologie en utilisant de différents types cellulaires comme les cellules souches, les lymphocytes, les fibroblastes. Grâce à cela, de nombreux patients pourrait recevoir des « cellules-médicaments » bien plus efficaces et plus faciles à produire à grande échelle. La thérapie cellulaire pour bien d’autres maladies pourrait donc également avoir bénéfice de nos résultats

Procédures

Les souris seront soumises aux interventions suivantes: - 2 injections intrapéritonéales à 1 semaine d’intervalle. - 7 prises de sang (queue) pour valider l’induction du diabète. - 1 procédure chirurgicale sous anesthésie (20-30 minutes). - 7 prises de sang (queue) à 4 moments (Semaines 2, 4, 6 et 8), sur une durée de 4 heures (10-15 secondes par prise). - 7 prises de sang submandibulaires aux jours 0, 1, 3, puis aux Semaines 1, 3, 6 et 8 (10-15 secondes par prise). Les prises de sang des points 4 et 5 servent également au suivi hebdomadaire de la glycémie.

Impact sur les animaux

Les principales nuisances possibles sont associé à la procédure chirurgicale, qui est classée comme sévère. Elles incluent des complications inattendues lors de la chirurgie, ainsi qu’une mauvaise cicatrisation post-operatioire, un saignement ou une infection au niveau du site de la greffe. Des nuisances légères pourraient engendrer du stress chez la souris lors des manipulations manuelles, des prélèvements ou des injections.

Devenir

À la fin des la procedure, les souris seront mises a mort pour prélever le foie effectuer les analyses histologiques pour évaluer la taille et la qualité des îlots greffés, ainsi que la récupération métabolique de l’animal (histologie, contenu en triglycérides et en glycogène).

Remplacement

Des études préliminaires sur îlots produits en vitro ont étés menés pour valider la capacité de notre protocole à générer des ilots humaines fonctionnels. Néanmoins, aucune méthode alternative au modèle in vivo n’est disponible pour aller plus loin dans notre étude et évaluer l’efficacité de notre protocole à inhiber le rejet allogénique.

Réduction

Les études d'optimisation in vitro nous ont permis de réduire le nombre de souris nécessaire pour les procédures chirurgicales. Ce projet pilote vise à évaluer sur un petit nombre de souris la faisabilité de la procédure, avant de s’engager dans un nombre plus important d’animaux qui pourrait se révéler non optimale.

Raffinement

Dans le cadre de ce projet, des mesures de raffinement seront mises en œuvre pour minimiser la douleur, la souffrance et le stress des animaux, notamment par l’utilisation systématique d’analgésiques et d’anesthésiques adaptés, la surveillance accrue des animaux avec des points limites spécifiques, ainsi que par l’enrichissement de leur environnement pour favoriser leur bien-être physique et social.

Choix des espèces

Aucune méthode en laboratoire ou modèle alternatif ne peut reproduire la complexité du système immunitaire humain. Pour avancer dans cette étude, un modèle de souris humanisées sont utilisées. Ces souris permettent d’étudier, en conditions réelles (in vivo), les interactions entre le système immunitaire humain et des îlots pancréatiques dérivés de cellules souches humaines. Ce modèle est bien maîtrisé, avec des protocoles établis et des outils d’analyse disponibles. Les souris seront immunisées directement par le fournisseur. Elles seront livrées à l’âge de 16 semaines (intervalle 13-18 semaines), après validation. Elles seront utilisées rapidement après leur arrivée en animalerie.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
Souris : 459
Souffrances
▲ 6
▲ -
▲ 333
▲ 120
Devenir
 -
 -
 -
 459

Pour comparer des radiopharmaceutiques émetteurs alpha contre le glioblastome, une tumeur cérébrale est greffée par chirurgie stéréotaxique puis le traitement injecté par la même voie, chaque opération durant quarante-cinq minutes. 459 souris vont être utilisées, 333 en souffrance modérée, 120 en souffrance sévère et 6 opérées sans réveil, toutes tuées pour prélever leurs organes. S'ajoutent une IRM hebdomadaire sous anesthésie pendant cent cinquante jours et cinq prélèvements sanguins, le porteur signalant que le traitement peut exposer certains organes à une dose proche du seuil toxique. Le choix de la souris plutôt que du rat est justifié par son poids dix fois plus faible, qui divise d'autant le coût du vecteur radioactif et l'irradiation des expérimentateurs.

Objectifs

Le glioblastome est le cancer du cerveau le plus agressif chez l’homme. Même avec différents traitements, la majorité des patients ne survivent pas plus de 15 mois, car les cellules du glioblastome résistent souvent à la radiothérapie et à la chimiothérapie, même après une opération. Une nouvelle méthode prometteuse est l’utilisation de la radiothérapie interne avec des particules appelées émetteurs alpha. Ces particules peuvent détruire des cellules tumorales qui, normalement, sont difficiles à éliminer. De plus, on a découvert qu’une grande partie des glioblastomes exprime une protéine spécifique à leur surface. Dans nos recherches, nous avons vu que l'utilisation d'un anticorps ciblant cette protéine, couplé à un émetteur alpha a considérablement amélioré la survie des souris atteintes de glioblastome. Le but de notre projet est d'approfondir et d'améliorer ces résultats. Pour cela, nous souhaitons : Comparer nos résultats avec ceux obtenus en utilisant deux nouveaux traitements. Evaluer ces résultats par rapport à un traitement actuellement testé sur des patients. Étendre nos recherche en utilisant un autre modèle de souris avec un glioblastome. Mieux comprendre comment ces traitements se distribuent dans la tumeur et dans le cerveau pour saisir comment fonctionnent ces émetteurs alpha. En bref, nous cherchons à perfectionner un nouveau type de traitement pour améliorer la survie des patients atteints de glioblastome.

Bénéfices attendus

Le succès de la radiothérapie interne vectorisée dépend de deux choses : Une bonne dose de radioactivité : Il faut injecter juste assez de radioactivité pour attaquer les tumeurs tout en préservant les organes sains. L’utilisation d’émetteurs alpha : Ces particules sont prometteuses car elles ont une portée plus courte et une énergie plus élevée que d'autres types, appelés émetteurs bêta. Cela signifie qu'elles peuvent délivrer plus d'énergie directement à la tumeur tout en épargnant les tissus sains voisins, comme le cerveau. Ce projet vise à mieux comprendre les doses de rayonnement que nos traitements envoient aux tumeurs. Cela nous aidera à choisir le meilleur traitement pour les essais cliniques. En plus de cela, nous allons également étudier comment ces traitements affectent biologiquement et immunitairement le corps. Comprendre ces effets peut renforcer la réponse du système immunitaire des patients, ce qui pourrait les aider à vivre plus longtemps après le traitement. En résumé, nous travaillons à optimiser un nouveau type de traitement pour le cancer qui cible les tumeurs efficacement tout en réduisant les risques pour la santé.

Procédures

Greffe stéréotaxique de la tumeur sur souris analgésiées et anesthésiées (45 minutes) Injection stéréotaxique du traitement sur souris analgésiées et anesthésiées (45 minutes) Suivi IRM hebdomadaire sur souris anesthésiées (15 à 20 minutes) sur 150 jours. Prélèvements sanguins (5) sur souris analgésiées et anesthésiées (1minute)

Impact sur les animaux

La procédure d’étude d’efficacité thérapeutique peut entrainer une exposition proche de la dose toxique pour certains organes. Pour toutes les expériences prévues, c'est l'étape de greffe orthotopique puis l'évolution tumorale qui peuvent induire des nuisances aux souris. A savoir : -1 Les greffes orthotopiques se font par chirurgie ce qui induit de la douleur. Cette douleur est gérée par un traitement analgésique préventif et postopératoire adapté. 2 L'injection en stéréotaxie du radiopharmaceutique se fait par chirurgie ce qui induit de la douleur. Cette douleur est gérée par un traitement analgésique préventif et postopératoire adapté. 3- L'évolution tumorale peut également engendrer de la douleur notamment dans les groupes contrôle.

Devenir

Mise à mort pour prélèvements d'organes.

Remplacement

Les pathologies chroniques comme le cancer sont des phénomènes complexes qui font intervenir de multiples étapes. Ces paramètres ne pouvant être étudiés in vitro de façon globale et intégrée, le recours aux animaux est indispensable. La spécificité des traitements est préalablement testée in vitro sur des cellules tumorales.

Réduction

Pour chaque étude, le nombre d'animaux utilisés est réduit à un minimum acceptable pour l’obtention d’informations robustes et statistiquement pertinentes. L’apport de l’imagerie permet de réduire le nombre de souris utilisées.

Raffinement

Les animaux seront hébergés selon la réglementation en vigueur avec un enrichissement du milieu. Les souris sont hébergées avec des frisottis pour pouvoir faire un nid , avec un libre accès à l'eau et la nourriture adaptée. Chaque cage contient un tunnel de préhension, pour pouvoir manipuler l'animal sans stress. Pour chaque procédure, les souris bénéficient d'une période d'acclimatation d'une semaine. L’état général et clinique des animaux sera surveillé de façon quotidienne ce qui permet de déterminer le palier de douleur. L’évaluation journalière permettra la mise en place et l’ajustement de traitements analgésiques lorsque ce sera nécessaire, en accord avec le palier de douleur observé. L’apport de l’imagerie permet d’une part de raffiner les modèles animaux existants et d’autre part de développer et proposer des modèles in vivo toujours plus proches des situations cliniques. Par ailleurs, l’imagerie permet de visualiser et quantifier le volume des tumeurs et donc de pouvoir, en parallèle de l’observation comportementale, d’adapter l’analgésie à mettre en place et de déterminer le jour auquel il faut procéder à la mise à mort. Pendant l’acquisition d’imagerie, les souris sont anesthésiées durant les 15 à 20 minutes de l’examen. Elles sont placées dans une cellule d’imagerie chauffante et une goutte de gel est déposée sur leurs yeux pour prévenir le dessèchement oculaire. Elles sont replacées dans leur cage dès le réveil avec libre accès à la nourriture et à l’eau.

Choix des espèces

Leur petite taille, leur grande fécondité et leur coût de production et d’entretien relativement peu élevé en font des animaux de choix. De plus, de nombreux modèles de tumeurs syngéniques ont été développés chez la souris. Il existe plus de modèles de souris que de rats. Les quantités de vecteur sont proportionnelles au poids de l'animal. Un rat pèse environ 200 grammes et une souris entre 20 et 30 grammes. Il faudrait donc injecter 10 fois plus de vecteur radiomarqué à un rat qu'à une souris pour un coût 10 fois plus élevé et une irradiation multipliée par 10 pour les expérimentateurs. A partir de 7 semaines car les souris sont adultes et les glioblastome touchent principalement les adultes. Les greffes sont faites entre 7 et 12 semaines, le suivi se fait jusqu'à 150 jours après la greffe