Procédures sévères
Etude d’un candidat médicament sur l’activité quotidienne et les défauts moteurs d’individus atteints de maladies liées au défaut de transport axonal
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
Les souris utilisées portent les mutations de la maladie de Huntington ou du syndrome de Rett et développent avec l'âge une démarche irrégulière, des tremblements, des difficultés respiratoires et une perte de poids continue. 188 vont être utilisées, dont 128 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, toutes des mâles. Elles reçoivent un candidat médicament, subissent un prélèvement de sang à la queue au début et à la fin du traitement, et passent des tests de motricité et de force musculaire d'une durée maximale de trente minutes, que le texte ne nomme pas. Toutes sont tuées pour prélever leur cerveau et documenter le mécanisme d'action du traitement.
Objectifs
Le projet de recherche vise à étudier l’effet d’un candidat médicament sur l’activité quotidienne, très diminuée chez d’individus atteints de la maladie de Huntington ou du syndrome de Rett. Ce candidat médicament a déjà montré des résultats positifs dans le traitement de symptômes moteurs et cognitifs caractéristiques de ces maladies. Ce projet a donc pour objectif de voir si, en plus d’avoir des effets positifs sur les symptômes des maladies, ce médicament démontre aussi un effet positif sur l’activité quotidienne, très diminuée dans ce genre de maladie.
Bénéfices attendus
Les résultats du projet permettront de, premièrement, valider que l’administration du médicament possède un intérêt thérapeutique dans un modèle de souris de cette maladie génétique et deuxièmement, d’évaluer si le traitement peut empêcher l’apparition des symptômes, ou les ralentir. Ces résultats permettront le développement clinique du médicament ciblant les symptômes de cette maladie avec pour objectif de répondre à une forte attente des patients et de combler un besoin médical non pourvu.
Procédures
Un prélèvement sanguin sera réalisé à l'extrémité de la queue de la souris au début et à la fin du traitement. 30 secondes seront nécessaires au prélèvement sanguin qui n’engendrera qu’un léger stress à l’animal. L’efficacité du traitement sera appréciée par des tests comportementaux, d’une durée maximale de 30 minutes. Ainsi, sur chaque animal, des tests de comportement moteur seront réalisés afin d’évaluer l’efficacité du traitement sur la motricité et sur la force musculaire.
Impact sur les animaux
Les modèles animaux de ces deux maladies présentent des symptômes moteurs et mentaux qui s’aggravent progressivement avec l’âge. Les animaux présentent notamment une démarche irrégulière, des tremblements, des difficultés respiratoires et une perte de poids constante, progressive et indépendante de la prise alimentaire.
Devenir
La mise à mort de l'ensemble des animaux se justifie par le besoin de prélever les cerveaux. Ces derniers serviront à réaliser des analyses biologiques qui nous permettront de comprendre le mécanisme d’action du traitement et de démontrer que les symptômes de ces maladies sont atténués voire résorbés par le traitement.
Remplacement
Nous cherchons à étudier les effets d’un traitement avec notre molécule sur l’amélioration et l’apparition des symptômes de ces maladies. Pour cela, nous devons obligatoirement passer par une étude animale car aucun modèle cellulaire ne permet actuellement de mimer fidèlement les traits comportementaux de la maladie et de reproduire la complexité d’un organisme vivant. Nos précédentes études ont montré que notre molécule améliorait certains symptômes caractéristiques de ces maladies neurodégénératives. Ce projet vise maintenant à étudier l’effet de notre molécule sur l’activité quotidienne, fortement altérée chez les patients atteints de ces maladies. Notre projet correspond ainsi à un travail de préclinique visant à mettre au point des études cliniques qui seront conduites chez les patients atteints de ces maladies
Réduction
La variabilité entre individus est réduite par l'utilisation de souches de souris dont le risque de dérive génétique est maitrisé, limitant au minimum le nombres d’animaux nécessaire pour mener à bien ce projet. Ce nombre est par ailleurs validé par des tests de puissance statistiques robustes. Pour les deux modèles, nous limiterons nos études aux mâles puisque les différences phénotypiques mâles/femelles empêchent de regrouper les résultats au sein d’un seul et même groupe de traitement. L’utilisation de femelles obligerait donc à doubler l’effectif d’animaux par groupe afin que la puissance statistique soit conservée.
Raffinement
Ce projet vise à concilier une interprétation fiable des résultats et le respect du bien-être animal. Les animaux seront hébergés dans des cages dédiées permettant l’étude de l’activité quotidienne sans intervention extérieure, donc sans perturber les animaux. Les cages sont équipées de litière (avec possibilité de faire un nid) et d’un accès illimité à l’eau et à la nourriture standard. Les animaux seront surveillés pendant toute la durée de l’étude, de façon à prévenir toute survenue de points limites adaptés au développement de maladies liées au défaut de transport axonal. De plus, un protocole d’intervention ayant pour but de limiter ou arrêter l’inconfort de l’animal avant que les symptômes ne deviennent trop importants sera mis en place. Par ailleurs, des croquettes ainsi que de l’alimentation hydratée et hypercalorique seront posées à même la cage afin de limiter l’effort que l’animal doit fournir pour se nourrir et s’hydrater. Les tests comportementaux seront réalisés par le personnel compétent et sensibilisé à la contention douce, permettant ainsi de limiter au maximum le stress associé à ces tests.
Choix des espèces
Les études précédemment réalisées avec cette molécule ont été faites chez la souris. Dans un souci de cohérence et afin de pouvoir compléter nos données, la présente étude sera également réalisée chez la souris. Puisque l’étude vise à montrer qu’un traitement améliore les symptômes voire retarde leur apparition, notre étude sera réalisée sur des souris adultes présentant les symptômes de ces maladies.
Etude des évènements vasculaires précoces dans la physiopathologie de l’AVC ischémique : développement d’une nouvelle approche en imagerie chez l’animal vigile
- Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Oncologie
- Système nerveux
Un AVC est provoqué chirurgicalement chez des souris éveillées, après pose d'un cathéter veineux et, pour 1 280 d'entre elles, d'une prothèse crânienne, l'opération durant de quarante-cinq minutes à une heure et demie. 1 760 souris vont être utilisées, 1 440 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, toutes tuées à l'issue. Le porteur écarte tout maintien en vie au motif qu'il n'est pas concevable de réhabiliter ou de réutiliser des souris ayant subi une ischémie, et affirme que les procédures ont un caractère de "stricte nécessité". Deux tests comportementaux sont annoncés pour évaluer la récupération sensorielle et motrice avant l'AVC puis vingt-quatre heures après, sans que le texte précise lesquels.
Objectifs
L’Accident Vasculaire Cérébral (AVC) est la 1ère cause de handicap acquis chez l’adulte, posant un problème majeur à la fois pour la santé publique et pour les patients eux-mêmes. Chaque année environ 17 millions de personnes dans le monde connaitront un épisode d'AVC pouvant entrainer des séquelles plus ou moins sévères voir la mort de l’individu. Actuellement, le traitement des AVC repose sur l’injection intraveineuse d'un médicament aidant à dissoudre le caillot sanguin (tPA ou activateur tissulaire du plasminogène) associée ou non intervention pour retirer le caillot (thrombectomie). Toutefois, seule une faible proportion des patients (moins de 10%) y sont éligibles. L’AVC est donc un problème de santé publique et nécessite le développement de nouvelles approches thérapeutiques afin d’élargir la prise en charge des patients. Pour cela, un travail doit être réalisé afin de se placer dans les conditions les plus proches de la clinique humaine et permettre ainsi de mieux appliquer les résultats obtenus en laboratoire aux phases cliniques. Dans cette volonté d’adopter une démarche translationnelle dans les projets de recherche, un modèle davantage en adéquation avec la clinique doit être mis en place. C’est ce qui a été fait précédemment au laboratoire via la mise en place d’un modèle murin d’AVC ischémique chez l’animal éveillé permettant d’exclure tout impact de l’anesthésie qui pourrait perturber les résultats. Les anesthésiques peuvent modifier le fonctionnement cérébral et notamment la circulation sanguine ce qui peut interférer avec l'évolution de l’AVC mais aussi biaiser les résultats obtenus quant à l’efficacité de certaines traitements. Le but de ce projet est de caractériser les évènements vasculaires survenant au plus proche de l'AVC ainsi que les modifications et altérations des vaisseaux sanguins post-AVC afin de déterminer de nouvelles stratégies thérapeutiques et diagnostiques. Les différents modèles utilisés dans cette étude permettront de recréer les différents profils d’AVC ischémiques observés en clinique. Cette étude pourra à terme permettre d'améliorer la prise en charge de patients suspectés d'AVC et minimiser ainsi ses conséquences à long terme. Enfin, une nouvelle méthode d’imagerie par ultrasons sera utilisée pour évaluer si elle peut être utilisée en tant que technique de diagnostic rapide, directement au lit des patients, pour confirmer la présence d’un AVC.
Bénéfices attendus
Le bénéfice attendu de ce projet est de mieux comprendre les évènements vasculaires précoces survenant très tôt après le début d'un AVC afin de déterminer leur rôle dans le développement de l'ischémie et des séquelles à long terme. Les différents modèles utilisés dans cette étude permettront d’être au plus proche des situations rencontrées en clinique humaine. Dans ce but, nous proposons de caractériser les différents évènements vasculaires survenant au cours d’un AVC ischémique chez l’animal éveillé à l'aide de deux approches permettant d'induire un AVC avec des caillots sanguins de compositions différentes comme cela est le cas en clinique mais également chez l'animal anesthésié présentant une diversité des zones cérébrales atteintes de part une localisation aléatoire des caillots sanguins formés. Le bénéfice de ce projet serait donc de pouvoir caractériser et étudier les différents évènements vasculaires survenant lors d’un AVC ischémique et cela au plus près de la survenue de ce dernier. Ceci nous permettrait également de comprendre les mécanismes physiopathologiques survenant au plus près de l’AVC et amènerait ainsi l’opportunité de déboucher sur des études cliniques et la possibilité d’augmenter le succès de transpositions de résultats précliniques à la clinique humaine. De plus, ce projet offre la possibilité d'évaluer le potentiel diagnostique d'une nouvelle méthode d'imagerie à ultrasons offrant l'avantage de pouvoir être réalisée au lit du patient. In fine, ce projet offrirait la possibilité d’adapter les pratiques cliniques en modifiant les protocoles de prises en charge et/ou thérapeutiques des patients sujets à un AVC et adopter une approche d'imagerie plus accessible en clinique.
Procédures
Les animaux seront soumis a: 1 - Pose d’un cathéter intraveineux (n=1760, durée de la procédure :15 minutes); 2 - Chirurgie pour induire un AVC (n=1760 souris, durée de la procédure entre 45 minutes et 1.5 heures); 3 - Pose de prothèse crânienne (n=1280, durée de la procédure: 30minutes); 4 - 5 procédures d'imagerie : (n=1780, durée de la procédure : 30 minutes); 5- 3 protocoles comportementaux : 5.1 Habituation à la contention et aux examens d'imagerie : une habituation par jour pendant 5jours consécutifs, avec des sessions augmentant progressivement de 15minutes jusqu'à 1h30 au total (n=1280). 5.2 2 tests comportementaux pour évaluer la récupération des fonctions sensorielles et motrices (avant induction de l'AVC et 24heures après; durée de la procédure: 5min, n=1760).
Impact sur les animaux
Les nuisances et effets indésirables étant susceptibles d'apparaitre chez les animaux lors de la procédure seraient : - un stress lors des premières sessions d'habituation à la contention, - des douleurs postopératoires après la pose de prothèse, - une perte de masse corporelle après les anesthésies et l'induction de l'AVC, - des douleurs post-opératoires après la chirurgie d'accès à l'ACM, - un stress dû à la survenue de l'AVC chez la souris éveillée, - des douleurs post-opératoires après l'induction de l'AVC sous anesthésie, - des déficits fonctionnels à la suite de l'AVC. Ces effets sont connus dans l’expérimentation au laboratoire. Une surveillance accrue sera réalisée à chacune de ces étapes. L’animal sera gardé en vie uniquement dans le cas où une personne compétente atteste de l’état de bien-être de l’animal suite à chaque étape de la procédure.
Devenir
L'ensemble des animaux utilisés dans ce projet (1760) feront l'objet d'une mise à mort à la fin de chaque procédure. Il a été décidé de ne garder aucun animal en vie car il n'est pas concevable pour leur bien-être de réhabiliter ou réutiliser des souris ayant subi une procédure sévère telle qu'une ischémie. De plus, les tissus générés permettront des observations histologiques étudiant ainsi l'intégrité anatomique et vasculaire ainsi que les altérations induites suite à la survenue d'un AVC.
Remplacement
Nous ne pouvons souscrire au principe de remplacement dans ce protocole. En effet, il est nécessaire d'utiliser des animaux dans le cadre de notre protocole. Les procédures expérimentales pour réaliser ce projet ont un caractère de stricte nécessité et ne peuvent pas être remplacées par d'autres méthodes expérimentales n'impliquant pas l'utilisation d'animaux vivants car des techniques de remplacement ne sont pas susceptibles d'apporter le même niveau d'information. En effet, il s’agit d’étudier un modèle vivnat avec tous les mécanismes vasculaires survenant lors d'un l'AVC. Les effets de molécules pharmacologiques sur le développement des lésions cérébrales ainsi que la récupération fonctionnelle ne peuvent être investigués autrement que via un modèle in vivo. Ce projet concerne les modèles animaux les plus utilisés dans le cadre d’étude sur l’AVC et les connaissances acquises notamment dans la réalisation de procédure chez l’animal éveillé rendent l’emploi de la souris particulièrement intéressantes pour les études portant sur l’AVC. Les conditions d'élevage, d'hébergement, de soin et les méthodes utilisées sont les plus appropriées pour respecter le bien-être de l’animal. Le projet est justifié d’un point de vue scientifique car il permettra des recherches fondamentales, translationnelles et/ou appliquées pour le diagnostic et le traitement de différentes pathologies humaines). L’ensemble des acquis et des connaissances dont nous disposons rend cette espèce (souris) particulièrement intéressantes dans le cadre des études portant sur l'AVC.
Réduction
Conformément à la règle des 3R, avant de procéder à une telle étude, nous nous sommes assurés d’utiliser le nombre minimal d’animaux adéquat pour obtenir des résultats significatifs en réduisant le plus possible les effectifs afin de souscrire au principe de réduction . Le nombre d’animaux utilisé est déterminé en fonction de la spécificité/sensibilité des méthodes utilisées, à partir de nos expériences précédentes, de nos données sur chaque modèle et des données disponibles dans la littérature. A partir de ces données, nous avons utilisé des outils statistiques afin de déterminer le nombre minimal d'animaux nécessaire pour obtenir des résultats significatifs. Ainsi, les procédures décrites dans ce projet ont un caractère de stricte nécessité. L’utilisation d’outils d’imagerie non invasif (IRM, échographie) permet de réduire significativement le nombre d’animaux utilisés et de réaliser un suivi longitudinal contribuant à la réduction des groupes expérimentaux tout en disposant de données obtenues à partir des différents paramètres étudiés. L'utilisation d'un animal pour un enchainement de procédures légères et modérées réduit également le nombre total d'animaux.
Raffinement
Afin de souscrire au principe de raffinement, les animaux seront anesthésiés et analgésiés durant chaque procédure. Les animaux seront hébergés dans des cages standards. Pour éviter de stresser les animaux, les cages seront isolées de tout bruit extérieur et l’accès à l’eau et à la nourriture sera ad libitum. Les cages seront enrichies (coton et papier kraft en quantité pour la fabrication d'un nid, ainsi que des paillettes et un morceau de bois). Le bien-être des animaux sera suivi quotidiennement par du personnel qualifié 7j/7, cela pendant toute la durée du projet. Une attention particulière est accordée à l'état général, à l'évolution de la masse corporelle, au comportement de chaque animal et à leur bien-être. Les expériences seront réalisées en respectant les règles de bonnes pratiques de laboratoire pour le respect des animaux, tout en veillant à ne pas dépasser les points limites fixés au préalable. Tout sera mis en oeuvre pour réduire l’angoisse, la souffrance et la douleur de chaque animal, pouvant être occasionnées pendant le projet. Les principes éthiques et les standards de raffinement seront utilisés jusqu’à la mise à mort de l’animal.
Choix des espèces
La souris est l’espèce animale la plus étudiée dans les neurosciences, et notamment dans le développement de thérapies et d'outils diagnostiques. C’est également l’espèce de référence pour étudier l’inflammation et l’ischémie cérébrale dans la littérature. Les connaissances et acquis dont nous disposons au laboratoire et dans la littérature rendent cette espèce particulièrement intéressante pour étudier l’AVC ischémique. L’anatomie et la physiologie de la circulation cérébrale sanguine de la souris sont bien connues et semblables par leurs grands traits à celles de l’homme. De plus, un travail préliminaire de développement du modèle d’AVC ischémique chez l’animal éveillé a été mené au laboratoire chez la souris et permet d’avoir une expertise pour l’application du protocole. Deux types de souris, présentant des réseaux vasculaires et des réponses à l'ischémie différentes comme observées chez l'homme, seront utilisés. Ces souris sont régulièrement utilisées en recherche, d'où l'intérêt de valider ce modèle sur ces dernières. Les souris utilisées seront de jeunes adultes, entre 5 et 9 semaines (5 semaines lors du début du protocole, et 9 semaines arrivées à la fin du protocole). Nous réaliserons nos modèles sur des jeunes adultes soit des animaux de même stade de développement que ceux utilisés en majorité dans les modèles d’AVC nous permettant ainsi de pouvoir comparer les données de cette étude avec la majorité des données obtenues au laboratoire sur les modèles d’AVC. Les animaux seront commandés à l'âge de 5 semaines afin de leur laisser un temps d'acclimatation à leur nouvel environnement.
Conséquences neurobiologiques des dérégulations liées au stress sur la barrière-hémato-encéphalique
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
- Système cardiaque
Pour reproduire chez le rongeur des défauts de mémoire proches de ceux du trouble de stress post-traumatique, 1 200 souris vont être utilisées, dont 850 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, toutes tuées à l'issue pour prélever des échantillons. Elles reçoivent une injection quotidienne pendant cinq jours, une injection d'hormone du stress, puis une injection intraveineuse de traceur. Viennent ensuite trois tests comportementaux d'environ trois heures étalés sur trois jours, que le RNT ne nomme pas, tandis que les injections intrapéritonéales et la contention sont reconnues comme sources de douleur et de stress. Le porteur justifie le recours à la souris par sa proximité phylogénétique avec l'espèce humaine et par le fait que la plupart des données sur les comportements liés au stress reposent déjà sur elle.
Objectifs
Ce projet s’intéresse aux effets négatifs du stress lorsqu’il est intense et explore les conséquences biologiques associées. Cette recherche s’inscrit dans l’étude des maladies liées au stress telles que le trouble de stress post-traumatique (TSPT). Plus spécifiquement, notre objectif est de mieux comprendre les changements biologiques qui surviennent dans les situations de stress élevé. Pour ce faire, nous utilisons un modèle animal qui mime des défauts de mémoire similaires à ceux observés chez les patients souffrant de TSPT. De plus, nous souhaitons étudier les effets de ces changements biologiques sur la barrière hémato-encéphalique (BHE), qui représente la porte d’entrée du sang vers le cerveau. La qualité de cette barrière dépend de plusieurs types de cellules qui protègent le cerveau des pathogènes et des molécules toxiques présents dans le sang. Ce projet s’intéressera donc également au lien qui existe entre ces différents types de cellules et les défauts de mémoire observés dans notre modèle animal. Ainsi, cette étude, en lien avec des résultats récents obtenus chez l’humain, permettra de définir de nouvelles cibles biologiques afin d’offrir des solutions thérapeutiques innovantes aux patients souffrant de TSPT.
Bénéfices attendus
Ce projet nous permettra de mieux comprendre les effets du stress via des changements biologiques dans différentes populations de cellules sur la qualité de la barrière hémato-encéphalique. Si nous observons un mécanisme d’action précis sur la qualité de cette barrière, le développement de traitement visant à réparer la barrière pourrait être envisagé comme traitement lors de l’exposition à un stress intense. De plus, une meilleure compréhension des maladies liées au stress est nécessaire afin de faire évoluer les méthodes de prévention, de diagnostique et de traitement de ces maladies de plus en plus prévalentes
Procédures
Seront effectués une injection par jour pendant 5 jours de solution permettant d'inactiver une protéine, une injection d'hormone du stress, 3 tests de comportements d’une durée d’environs 3h étalé sur une période de 3 jours et 1 injection intra-veineuse
Impact sur les animaux
L’administration des substances par voie intra-péritonéale ainsi que la contention nécessaire à la réalisation des administrations entrainent des douleurs et du stress. Les injections de traceurs en intra-veineux peuvent induire un hématome et de la douleur, et l’anesthésie une hypothermie. Des nuisances pourraient survenir à la suite des procédures pour cela des fiches de suivi adaptées permettant d’estimer la souffrance des animaux seront utilisées.
Devenir
A la fin de chaque procédure les animaux seront mis à mort afin de récupérer les échantillons nécessaires pour les analyses proposées dans ce projet.
Remplacement
Il est possible en amont de tester nos hypothèses moléculaires sur des modèles in vitro (cellule en cultures), malgré leurs limitations : 1) ce n’est pas un organisme vivant mais un ensemble de cellules et 2) il n’y a pas de comportements observables et comparables aux conditions humaines. Nous avons utilisé ces méthodes in vitro afin de pré-valider nos hypothèses dans ce projet. L’utilisation d’animaux se justifie par l’impossibilité de remplacer pour plusieurs raisons. 1) Aucune alternative ne permet de se passer de l’utilisation de modèles animaux lorsqu’il s’agit d’étudier des comportements liés au stress. 2) L’organisation du système nerveux central de cette espèce est assez proche de celle de l’Homme, ce qui permet une extrapolation acceptable des résultats obtenus chez ces espèces à l’espèce humaine.
Réduction
Dans le cadre de la stratégie de réduction, notre expérience au sein du laboratoire nous a permis de déterminer qu’un nombre de 10 souris par groupe expérimental est nécessaires pour les prélèvements et analyses ex vivo et qu’un nombre de 15 souris par groupe expérimental et par sexe est nécessaires pour les analyses comportementales, afin d’obtenir des données représentatives de l’échantillon de population. De plus, nous utiliserons des souris mâles et femelles afin de déterminer d’éventuelles différences liées au sexe. Le cas contraire, les données des mâles et des femelles seront regroupées de sorte à augmenter le nombre d’individu par groupe pour étudier les effets du test. Les tests statistiques consisteront au préalable en un test de normalité, puis en un test d’analyse de variance à deux facteurs, suivi si besoin de tests post-hoc. Dans le cas où les données ne suivraient pas une distribution normale, des alternatives non-paramètriques aux tests cités ci-avant seront réalisées.
Raffinement
Les animaux feront l’objet d’une surveillance quotidienne. La manipulation des animaux et les soins éventuels seront prodigués par des personnes habilitées à l’expérimentation animale et compétentes, en accord avec la grille de score des points limites. De plus, une personne habilitée sera en charge de vérifier quotidiennement, weekend inclus, le pourcentage d’humidité dans l’air et la température, ainsi que le niveau sonore (si un bruit anormal survient) dans les pièces d’hébergement et d’expérimentation afin de détecter d’éventuelles nuisances et alerter les personnes compétentes pour pallier à celles-ci. A leur arrivé dans l’animalerie, les souris seront maintenues en cages d’hébergement collectives en présence d’enrichissement (carrés de cellulose, sizzle, tunnels en carton), et ce jusqu’à une semaine avant le début des expériences. Durant le déroulement des expériences les animaux seront gardés au minimum deux par deux, dans des cages transparentes et rapprochées les unes des autres afin de maintenir des contacts olfactifs et visuels entre les animaux et en présence du même enrichissement. De plus, les animaux seront manipulés par un expérimentateur habilité à l’aide des tunnels en carton, afin de réduire le stress lié à cette manipulation. Les expériences seront réalisées dans une pièce dédiée dans l’animalerie.
Choix des espèces
- La grande majorité des données relatives aux comportements liés au stress sont basées sur l’utilisation de la souris. - La validation des tests en termes de conditions comportementales et pharmacologiques étant déjà réalisées chez la souris, ceci permettra de réduire le nombre d’animaux utilisés dans ce projet. - La souris est un mammifère qui présente une bonne proximité phylogénétique avec l'espèce humaine et certains de ses comportements peuvent être rapprochés de ceux de l’espèce humaine. - La souris offre de nombreuses possibilités d’animaux transgéniques permettant d’étudier l’effet de molécules/facteurs sur le système nerveux central via l’étude du comportement. Tous les animaux utilisés seront de jeunes adultes (âgés de 10 à 16 semaines environ) car les systèmes étudiés ne subissent pas à cet âge de modifications, comme celles survenant au cours du développement ou au cours du vieillissement, ce qui limite la variabilité intrinsèque des mécanismes étudiés dans ce projet.
Evaluation de composés contre le développement d’arthrite rhumatoïde induite chez la souris
- Recherche appliquée
- Troubles musculosquelettiques
500 souris vont être utilisées pour déclencher chez elles une polyarthrite, chacune pouvant subir jusqu'à sept prélèvements de sang et sept prélèvements d'urine sur animal vigile, en plus des injections de traitement. 350 d'entre elles relèvent d'un niveau de souffrance sévère, 50 d'un niveau modéré, et toutes seront tuées puis autopsiées pour prélever les pièces osseuses. Deux injections à la queue espacées de trois semaines déclenchent la maladie, avec gonflement des articulations, œdème articulaire et boiterie parmi les effets surveillés. Les bénéfices annoncés pour les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde restent au conditionnel et au long terme, alors que les effets indésirables seront "abordés avec le client" avant la mise en œuvre du projet.
Objectifs
Les affections ostéoarticulaires chroniques touchent plus de 20% de la population mondiale et tout particulièrement les adultes de plus de 50 ans. En raison de la croissance démographique et du vieillissement, le nombre de personnes atteintes d’affections ostéo-articulaires augmente constamment. La polyarthrite rhumatoïde est une maladie inflammatoire chronique et auto-immune qui affecte principalement les articulations. Cette pathologie invalidante est caractérisée par la déformation et la destruction progressive des articulations accompagnée d’inflammation, de douleur et de raideurs. Les traitements actuels visent à soulager les symptômes et ralentir la progression de la maladie, mais ne la guérissent pas et sont associés à d’importants effets secondaires, mal tolérés par les patients. Il y a donc un besoin urgent d’apporter de nouveaux traitements pour améliorer la prise en charge des patients afin de freiner l’inflammation, de soulager les symptômes, de prévenir les dommages aux articulations et d’améliorer la qualité de vie des personnes atteintes de polyarthrite rhumatoïde. Ce projet a donc pour objectif d’évaluer l’efficacité de différents principes actifs dans un modèle d'arthrite induite par le collagène (CIA - Collagen Induced Arthritis) chez la souris, qui est un modèle expérimental largement utilisé dans la littérature pour étudier l'arthrite rhumatoïde. L’efficacité des composés testés sera évaluée sur les signes clinique d'arthrite, comme le gonflement des articulations et la boiterie ; sur les paramètres inflammatoires à partir de prélèvements de sang et/ou d’urine réalisés chez l’animal au cours de l’étude ; ainsi que sur les modifications histopathologiques (analyse microscopique) ou biomoléculaires (analyse de gènes) à partir des tissus et d’organes prélevés à la fin de l’étude.
Bénéfices attendus
Ce projet vise à générer des informations cruciales sur l'efficacité des nouveaux traitements dans le contexte de la polyarthrite rhumatoïde. Les protocoles mis en œuvre permettront d'évaluer : 1) L'impact sur l'inflammation ; 2) Les effets sur la dégradation de l’os et du cartilage ; 3) Les modifications physiologiques potentielles induites par ces traitements. À plus long terme, ce projet contribuera de manière significative au développement de nouveaux médicaments pour la polyarthrite rhumatoïde. Les données obtenues seront en effet essentielles pour : 1) Affiner la compréhension des mécanismes d'action de nouveaux composés ; 2) Guider la sélection des molécules les plus prometteuses pour les essais cliniques ; 3) Optimiser les stratégies thérapeutiques pour une meilleure prise en charge des patients. En fournissant une base solide de connaissances précliniques, ce projet accélérera potentiellement le processus de développement de médicaments innovants, offrant ainsi de nouvelles options thérapeutiques aux patients souffrant de polyarthrite rhumatoïde.
Procédures
Les souris recevront deux injections au niveau de la queue de l’animal, espacées de 21 jours, de composés induisant une réponse immunitaire, pour induire le développement de l’arthrite, protocole expérimental largement utilisé dans la littérature pour étudier cette pathologie. Pour cela, les souris recevront des antidouleurs, puis seront anesthésiées avant l’injection. Chaque injection dure 1 à 2 minutes par animal. Les traitements à tester seront appliqués quelques jours avant et/ou après l’induction du modèle et répétés tout au long de la durée de l’étude, 4 semaines maximum après l’induction. Chaque administration dure 1 à 2 min. La fréquence d’administration des traitements sera définie selon le mode d’administration ainsi que selon le ou les principes actifs utilisés pour chaque étude. Une analyse de marqueurs liés au développement de la pathologie pourra être réalisé sur des prélèvements de sang et/ou d’urine au cours de l’étude. Les prélèvements de sang pourront être effectués sur animal vigile et dureront moins de 5 min par animal. Une période minimum d’une semaine de récupération sera nécessaire à l’animal avant de procéder à un nouveau prélèvement, avec au maximum 1 prélèvement par semaine sur la durée de l’étude (soit 7 prélèvements). Les urines pourront être prélevées en cours de protocole sur animaux vigiles, cette manipulation durera moins de 5 min par animal et pourront être répétés au maximum une fois par semaine tout au long du protocole (soit 7 fois). En point final, sur animaux euthanasiés, l’urine peut être prélevée directement en ponctionnant la vessie.
Impact sur les animaux
Les effets indésirables susceptibles d’être observés seront abordés avec le client avant toute mise en œuvre du projet. Ils seront anticipés au plus juste en fonction des informations obtenues au cours de protocoles préalablement réalisés et appuyées d’une veille bibliographique inhérente au(x) principe(s) actif(s) à administrer. Plus précisément, nous surveillerons l’apparition d’effets délétères qui pourraient survenir, comme un traumatisme et une inflammation transitoire au niveau du site d’injection, ou encore un aspect ou comportement anormal de l’animal, e.g., une perte de poids, un œdème articulaire ou une boiterie.
Devenir
A l’issue de chaque procédure tous les animaux seront euthanasiés et autopsiés minutieusement. Les organes d'intérêts, dont les pièces osseuses, seront prélevés. Les prélèvements sanguins et urinaires seront utilisés pour doser le composé et/ou évaluer sa toxicité et/ou évaluer les modifications induites par son administration. Les organes seront également utilisés pour doser les composés et / ou réaliser des analyses histopathologiques et d’imagerie.
Remplacement
De manière générale, les principes actifs que nous évaluons in vivo ont fait l’objet de tests préliminaires in vitro mais le passage chez l’animal reste indispensable afin d’évaluer de potentielles interactions avec l’organisme. En effet, les tests in vitro actuels permettent de prévoir le devenir des agents thérapeutiques testés, mais ne renseignent pas sur leurs effets sur l’ensemble des organes/tissus d’un organisme. Aucune méthode alternative ne permet actuellement de reproduire tous les paramètres physiologiques qui sont liés à un individu dans sa globalité. De plus, dans le cadre des pathologies rhumatismale, il est pour le moment impossible de reproduire in vitro les mécanismes la complexité de la pathologie. De la même façon, les interactions entre les différentes cellules et tissus composants l’articulation ne peuvent être mimées par un modèle simple de culture in vitro. L'utilisation d'animaux est donc indispensable pour atteindre les objectifs de ce projet.
Réduction
Le nombre d’animaux est réduit au maximum afin d’avoir des résultats exploitables, permettant de conclure de manière certaine, tout en évitant la réalisation d’une deuxième étude pour confirmer les résultats obtenus au cours du présent projet. 10 animaux par groupe au maximum sont prévus afin d’assurer un nombre minimum d’animaux nécessaire pour une analyse pertinente et une comparaison statistique fiable pour l’évaluation des composés à testés, tout en prenant en compte le bien-être animal.
Raffinement
Les animaux seront stabulés en groupes sociaux dans des locaux adaptés permettant leur maintien dans un environnement adéquat, n'induisant pas de stress. Nous mettrons en place des mesures spécifiques et adaptées aux douleurs éventuelles occasionnées par les différents traitements pour éviter toute souffrance inutile et prolongée : les conditions d’hébergement seront optimisées (litière spécifique, augmentation de l’enrichissement, facilité d’accès à l’alimentation et ajout de nourriture appétente), nous utiliserons des traitements antalgiques dès l’apparition de premiers signes cliniques Un suivi quotidien des animaux sera effectué et un suivi approfondi avec prise de poids et observations sur des caractéristiques spécifiques (gonflement, locomotion, sensibilité mécanique, ...) sera effectué au moins deux fois par semaine. Tout animal ayant atteint un ou plusieurs points limites (repérés le plus précocement possible grâce à un suivi quotidien et à l’appui des grilles du bien-être animal adaptées) sera euthanasié. Nous maintiendrons les animaux le minimum de temps dans une situation d’inconfort et de douleur (lors du traitement expérimental et lors des prises de mesures).
Choix des espèces
La souris a été choisie pour ce projet car cette espèce mammifère présente des caractéristiques physiopathologiques et réponses tissulaires notamment en termes de remodelage osseux, proches de celles observables chez l'homme. La souris, étant fréquemment utilisée à des fins de recherche, l’étude des effets de composés chez cet animal de laboratoire, permet de transposer assez facilement les résultats à l'homme, par simples approches/méthodes statistiques. Par ailleurs, un volume suffisant et analysable de liquides biologiques peut parfaitement être récupéré à partir de cet animal de laboratoire. Enfin, les données obtenues chez ce rongeur permettent de calculer facilement les doses administrables à l’homme prévues dans le cadre des premiers essais cliniques nécessaires au développement de nouveaux médicaments. Bien que les pathologies rhumatismales puissent toucher des patients à n’importe quel âge, chez les rongeurs, la modélisation des maladies rhumatismales donne des résultats plus homogènes avec des souris adultes au début du protocole.
Evaluation de l’efficacité de vaccins ARNm anti-cancer ciblant les cellules dendritiques chez la souris – Amendement
- Recherche appliquée
- Cancers
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système immunitaire
L'observation d'un point limite entraîne la mise à mort anticipée, décidée par le responsable du projet. 1 020 souris vont être utilisées, 828 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère et 192 dans des procédures modérées, toutes tuées pour prélever leurs organes. Elles reçoivent des vaccins à ARN messager par voie intraveineuse, intramusculaire ou intranasale, portent des tumeurs greffées dans la joue ou le poumon, et subissent un lavage broncho-alvéolaire de cinq fois un millilitre sous anesthésie. Le porteur signale des difficultés respiratoires pour les tumeurs du poumon, une nécrose ou une ulcération pour celles de la joue, et annonce que ces vaccins pourront à terme être utilisés chez l'être humain.
Objectifs
Le cancer demeure la principale cause de mortalité au monde malgré de réels progrès dans les traitements médicaux. Actuellement les traitements les plus prometteurs reposent sur l’immunothérapie, qui consiste à stimuler et/ou réactiver le système immunitaire afin d’induire des réponses anti-tumorales efficaces et spécifiques. Une des stratégies d’immunothérapie consiste à vacciner avec des antigènes tumoraux. L’efficacité de ces vaccins anti-cancer peut être optimisée en travaillant sur leur composition afin de diminuer la dose injectée et sur la voie d’immunisation la plus adéquate. En effet, la majorité des vaccins est administré par voie systémique (sous-cutanée, intramusculaire ou intradermique). Mais dans le cas de cancers localisés dans les muqueuses comme le cancer du poumon ou de la sphère ORL, des travaux ont montré que la vaccination par voie muqueuse (ex :intranasale) est plus efficace pour d’induire localement une réponse immune plus importante. Dernièrement, le succès des vaccins ARNm dans la lutte contre la Covid-19, a suscité un nouvel engouement pour ce type de vaccin. Et une des premières applications cliniques des vaccins ARNm a été pour traiter le cancer. L’objectif de ce projet est d’optimiser des vaccins à ARNm contre des antigènes tumoraux et d’évaluer leur efficacité chez la souris. Pour cela, les souris seront vaccinées avec différentes formulations de vaccins ARNm et différentes voies d’immunisation et nous analyserons la réponse immune. La meilleure formulation sera ensuite testée chez des souris porteuses de tumeurs du poumon ou de localisées dans la sphère ORL afin de voir si le vaccin peut inhiber la croissance tumorale. Ce projet permettra de développer de nouvelles thérapies innovantes pour traiter le cancer.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de développer et de valider un nouvel outil thérapeutique dans le traitement contre le cancer basé sur la technologie innovante des vaccin ARNm avec une optimisation de : - la formulation de l’’encapsulation de l’ARNm - la voie d’immunisation - la vectorisation de l’antigène Ces vaccins pourront être administré en association avec des traitements actuellement utilisés en clinique ( ex : les inhibiteurs de points de contrôle immunitaires négatifs comme anti-PD-1) pour en maximiser les effets. Ces vaccins pourront à terme être utilisés chez l’homme pour le traitement des tumeurs localisés dans les voies muqueuses (cancer du poumon, de la sphère ORL).
Procédures
raffInjection par voie intraveineuse sur animaux sous anesthésie gazeuse : 2 injections à 2 semaines d’intervalle ou 3 injections à 1 semaine d’intervalle; durée totale environ 5 min. Injection par voie intramusculaire sur animaux vigiles : 2 injections à 2 ou 1 semaines d’intervalle; durée totale du geste 1-2 min. Injection par voie intranasale sur animaux sous anesthésie générale : 2 injections à 2 ou 1 semaines d’intervalle; durée totale environ 30 min. Injection de cellules tumorales dans la joue sur animaux sous anesthésie générale : 1 injection; durée totale environ 30 min. Injection par voir intrapéritonéale de traitement sur souris vigiles : 4 injections (2 fois/semaine sur 15 jours);durée totale du geste 1-2 min. Sur animaux sous anesthésie générale : Prélèvement de sang ( 500μl), Lavage broncho alvéolaire (5x 1ml), perfusion intracardiaque;durée totale environ 30 min. AMENDEMENT :Injection des cellules tumorales par voie sous-cutanée sous anesthésie gazeuse : 1 injection; durée totale environ 5 minutes.
Impact sur les animaux
La vaccination par voie intranasale peut induire une gêne respiratoire transitoire de courte durée pendant la durée de l’administration. Les injections par voie intraveineuse, intramusculaire et intrapéritonéale ne sont pas connus pour engendrer des nuisances ou douleurs. Sur la durée entière de l’expérience (soit environ 3 semaines), les souris avec les tumeurs peuvent perdre du poids pu présenter des signes évocateurs de souffrances tels que des troubles du comportement (immobilité, isolement...) et de l’aspect physique (dos vouté, apparence du poil...). Pour les tumeurs du poumon les souris peuvent présenter des difficultés à respirer ( bien que dans la littérature ces signes sont généralement décrit à partir de 4 semaines). Pour les tumeurs de la joue, une nécrose, ulcération de la tumeur peuvent apparaitre.
Devenir
Tous les animaux du projet seront mis à mort afin de prélever les organes pour l'étude des réponses immunes
Remplacement
Le microenvironnement tumoral est complexe, de même que les réponses immunitaires impliquées dans la réponse immune antitumorale. L’efficacité d’un vaccin ne peut être évalué que dans des organismes entiers et les modèles in vitro ne permettent pas de mimer fidèlement les réponses immunitaires ni le microenvironnement tumoral. L’expérimentation animale est indispensable afin de se rapprocher de conditions observées chez l’homme.
Réduction
Les paramètres expérimentaux ont été déterminées selon des données déjà publiées (cinétique de vaccination, doses, nombre de cellules tumorales à injecter). Nous avons pu déterminer un nombre d’animaux minimum pour avoir assez de matériel pour garantir une analyse statistique fiable. Des groupes de 10 animaux pour tester l’efficacité des vaccins, et pour le groupe vacciné avec notre vaccin de référence le nombre est réduit à 6. Pour les souris porteuses de tumeurs des groupes de 12 sont nécessaires puisqu’il existe une certaine hétérogénéité de la croissance tumorale. Pour chaque expérience, le maximum de tissus est prélevé afin de maximiser les analyses biologiques possibles.
Raffinement
Les injections intranasales et les injections de tumeurs dans la joue sont réalisées sous anesthésie générale pour le confort de l’animal. La profondeur de l’anesthésie est surveillée tout le long de la procédure, et les animaux sont placés sur un tapis chauffant et surveillées jusqu’à leur réveil. Les injections par voie intraveineuse, via la veine de la queue, sont réalisées sur animaux sous anesthésie gazeuse placés sur tapis chauffant. Les injections par voie intramusculaire et intrapéritonéales ne sont pas connus pour engendrer de douleurs particulières et sont réalisées sur animaux vigiles après désinfection à l’éthanol 70% de la surface d’injection. Tous les vaccins et traitements sont préparés dans des formulations déjà utilisés en clinique ou pré-clinique. Les animaux sont élevés en cages enrichies, et regroupés en groupes sociaux afin d’éviter leur isolement ( 5 souris maximum/cage). Les animaux seront acclimatés au minimum 1 semaine avant le début de toute expérimentation. Pour les animaux le nécessitant, la prise alimentaire et l’hydratation seront facilités avec un enrichissement dans la cage de croquettes humidifiées et de gelée hydratante. La croissance tumorale est mesurée 2 fois/semaine à l'aide d'un pied à coulisse par les expérimentateurs. Une évaluation quotidienne de l’état général de l’animal basée sur des points limites sont établis. Les animaux sont surveillés quotidiennement par le personnel qualifié de l’animalerie, en cas de comportement anormal le responsable du projet est alors averti. L’observation de point limite induira une mise à mort anticipée de l’animal par le responsable du projet.
Choix des espèces
Cette étude sera réalisée avec des souris. Ce modèle est parfaitement maitrisé dans l’équipe qui dispose de nombreux outils (lignées tumorales syngéniques, vaccins) Les souris seront utilisées à partir de l’âge de 8 semaines. Cela permet d’avoir un système immunitaire entièrement développé et à cet âge les souris tolèrent bien une anesthésie générale.
Identification des facteurs sanguins et mécanismes régulant la neurogenèse dans le cadre du vieillissement et la dépression.
- Recherche appliquée
- Troubles cardiaques
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
- Système cardiaque
- Système nerveux
1 824 souris vont être utilisées, toutes tuées pour des analyses histologiques, 1 152 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère et 672 dans des procédures modérées. Elles subissent des chirurgies d'environ une heure, sept tests comportementaux totalisant 54 minutes par animal, des injections quotidiennes, des gavages et jusqu'à deux prélèvements de sang, une partie recevant de la corticostérone en continu pour reproduire un état dépressif. Le porteur décrit une possible rétention d'eau, des altérations du pelage, des troubles digestifs et des risques d'infection ou d'inflammation après injection dans le cerveau. Les retombées annoncées, mieux traiter la dépression des personnes âgées, restent à l'état de perspective, quand le porteur affirme que les modèles in vitro ou informatiques ne peuvent pas reproduire cette complexité.
Objectifs
Le vieillissement est un facteur de risque de la dépression en altérant progressivement les fonctions cérébrales et vasculaires. Au fil du temps, certaines fonctions se dégradent et la production de nouvelles cellules nerveuses diminue. A l’heure actuelle, les mécanismes sous-jacents restent méconnus. Dans ce projet, nous cherchons d'abord à restaurer certaines fonctions en augmentant le niveau d’une protéine dans le sang, en vue des résultats antérieurs montrant que cette protéine favorise la régénération des vaisseaux sanguins chez les souris âgées. Ensuite, nous visons à atténuer les effets de la dépression liée à l'âge en utilisant un médicament pour éliminer les cellules souches neurales sénescentes. Nous voulons approfondir notre compréhension de ces traitements pour mieux traiter la dépression chez les personnes âgées.
Bénéfices attendus
En cherchant à comprendre quels sont les mécanismes sous-jacents à un déclin de la neurogenèse associé à un état dit-dépressif lié à l’âge, Cette étude permettra d’une part d’améliorer notre connaissance et notre compréhension de la physiopathologie de la dépression et d’autre part essayer de trouver des thérapies spécifiques pour la dépression liée au vieillissement.
Procédures
Les souris seront soumises à plusieurs types d'interventions expérimentales. Parmi celles-ci, certaines impliquent des procédures chirurgicales d’une durée d'environ 1 heure par animal. En plus des interventions chirurgicales, sept tests (durée totale par animal de 54 minutes =, 10+6+2+6+10+5+15 minutes) comportementaux seront réalisés. De plus, un prélèvement sanguin sera effectué sur chaque souris, d'une durée de quelques secondes. Chaque animal subira un maximum de deux prélèvements sanguins, espacés d’un minimum de quatre semaines. Les tests comportementaux sont réalisés sur des animaux vigiles, sans anesthésie, et leur durée varie entre 2 et 15 minutes par souris en fonction du test.
Impact sur les animaux
Les injections quotidiennes de molécule d’intérêt, peuvent entraîner une douleur légère et de courte durée au site d'injection, ainsi que des risques de lésions des vaisseaux sanguins ou des tissus environnants, avec un risque d'infection. La piqûre d'aiguille pour l'injection et les prélèvements sanguins de petit volume nécessitent une contention et une introduction d’aiguille conformément aux bonnes pratiques vétérinaires, ce qui peut également provoquer une douleur légère et temporaire. En outre, la manipulation quotidienne des animaux pour ces procédures peut induire du stress et de l'anxiété, affectant leur bien-être général. Le modèle de dépression induit par l'administration chronique de corticostérone peut présenter une rétention d’eau aboutissant à une augmentation du poids, ainsi que des altérations du pelage. L’administration par gavage d’une molécule d’intérêt peut induire un stress physique, notamment en raison de la répétition de la procédure. Ce traitement pourrait également provoquer des troubles gastro-intestinaux. L'administration dans le cerveau du même traitement, présente des risques spécifiques liés à la chirurgie. L'injection dans le cerveau peut entraîner des complications post-opératoires, notamment un risque d’infection ou des inflammations locales au site d'injection.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure car ils ne peuvent être ni réutilisés, ni remplacés, ni adoptés car il est nécessaire de réaliser des études histologiques sur les tissus à l’issue de chaque procédure.
Remplacement
Etant donnée la complexité multifactorielle de la physiopathologie du vieillissement et la dépression ainsi que les mécanismes mis en jeu, les modèles animaux sont indispensables pour étudier cette complexité biologique et les interactions dynamiques des systèmes physiologiques intégrés, qui ne peuvent être reproduites par des modèles in vitro ou informatiques. Ils permettent de reproduire des maladies humaines spécifiques, d'étudier les mécanismes de ces maladies et de tester des traitements de manière réaliste. De plus, les données précliniques obtenues sur des animaux sont cruciales pour valider les découvertes et assurer la sécurité des nouveaux médicaments avant les essais cliniques humains. Toutefois, notre stratégie expérimentale est conçue de manière à réduire le plus possible le nombre d’animaux tout en réduisant tout stress et l'inconfort de l’animal.
Réduction
L’étude statistique impose des cohortes comprenant un nombre suffisant d’animaux afin d’avoir une évaluation pertinente de l’effet des différentes conditions expérimentales sur le comportement. Les taux de perte, ainsi que les amplitudes des effets cage qui ont été considérées seront précisées pour chaque procédure. De plus, nous nous attacherons à décrire au mieux le phénotype des animaux utilisés à l’aide d’une grande batterie de mesures comportementales et physiologiques. Cela nous permettra de réduire la variabilité intra-individuelle de chacun des tests, et ainsi de nécessiter d’un moins grand nombre d’individus pour évaluer l’effet de nos modèles et des traitements. Enfin, lorsque cela s’y prête, nous aurons recours à une étude longitudinale de l’état phénotypique et de la réponse neuronale des individus, ce qui nous permettra également d’augmenter notre puissance statistique et d’avoir besoin de moins d’animaux par groupe.
Raffinement
Tous les efforts seront mis en place pour réduire au maximum toute douleur, souffrance et angoisse des animaux, conformément aux principes de raffinement. La durée d’acclimatation à l’animalerie sera d’au moins une semaine pour permettre aux animaux de s'adapter à leur nouvel environnement et réduire leur stress initial. Les animaux seront surveillés tous les jours par l’expérimentateur et le personnel de l’animalerie. Des points limites seront mis en place. Les souris présentant des signes de douleur seront surveillées tous les jours pour évaluer l'efficacité des interventions et ajuster les soins si nécessaire. Si, malgré les interventions, une souris continue de présenter des signes de souffrance nuisant à son bien-être, et en accord avec le vétérinaire, nous procéderons à l'euthanasie gazeuse pour abréger ses souffrances. Pour réduire le stress associé à l'isolement, parfois nécessaire lors de comportements agressifs entre les individus, les cages d’hébergement seront enrichies avec des éléments tels que des igloos et du coton supplémentaire, offrant ainsi des opportunités de cachette et de nidification pour améliorer le bien-être psychologique des animaux.
Choix des espèces
Le choix d'utiliser la souris comme modèle pour étudier le vieillissement et la dépression repose sur ses similitudes physiologiques avec l'Homme, facilitant la compréhension de ces processus complexes. Sur le plan éthique, bien que la souris présente des différences génétiques et physiologiques avec les humains, elle fournit des données pertinentes pour la recherche biomédicale. En permettant l'étude du vieillissement dès 12 mois et l'induction de la dépression dès 2 mois, la souris offre des résultats rapides tout en minimisant la souffrance animale. Ainsi, son utilisation comme modèle animal dans ces études répond efficacement à des questions scientifiques cruciales tout en respectant les normes éthiques et en maximisant les bénéfices potentiels pour la santé humaine. Les animaux seront utilisés à deux stades de développement spécifiques : jeunes adultes (2-3 mois) et adultes âgés (18-22 mois). Cette sélection permet d'étudier le vieillissement à différents moments critiques de la vie des souris : les jeunes pour établir une base des fonctions biologiques avant les effets du vieillissement, et les adultes âgés pour observer les altérations biologiques plus avancées associées au vieillissement. Cette approche nous permettra d'obtenir une compréhension approfondie des processus physiologiques à différents âges, essentielle pour extrapoler ces résultats à la recherche sur le vieillissement humain et pour développer des stratégies de traitement pertinentes.
Caractérisation du rôle de l’immunité innée dans l’émergence intra-hôte de variant des virus influenza
- Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Oncologie
Réparties en 25 lots de 10 pour autant de conditions expérimentales, 250 souris vont être utilisées, 200 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère et 50 dans des procédures légères, toutes tuées puis autopsiées. Les expérimentateurs instillent des virus grippaux dans chaque narine sous anesthésie, la veille ayant déjà donné lieu à une injection dans l'abdomen, avec des traitements qui renforcent ou affaiblissent leurs défenses antivirales. Le projet vise à démontrer expérimentalement une hypothèse déjà suggérée par des travaux antérieurs, l'élimination des variants viraux par l'immunité innée. Le porteur admet que l'infection peut aller jusqu'à la mort de l'animal, et retient comme points d'arrêt une perte de poids supérieure à 25 %, des difficultés respiratoires, la léthargie, la prostration ou la déshydratation.
Objectifs
Lors d’une infection par un virus de la grippe et suite à la réplication dans l’hôte, de très nombreux virus ayant des codages génétiques différents peuvent apparaitre. Ces virus peuvent ainsi acquérir des avantages sélectifs positifs ou négatifs par rapport aux autres. Par exemple, la capacité à se multiplier plus ou moins vite ou à échapper aux anticorps, etc. Ainsi peuvent émerger des virus de plus en plus résistants (qui vont persister) ou au contraire moins résistants (qui vont disparaitre). Des travaux menés sur les virus influenza aviaires et humains ont suggéré que les défenses de l’hôte (sa réponse immunitaire innée) était capable de prévenir l'émergence de variants, d'autant plus s'ils étaient minoritaires. Autrement dit, si un variant apparaît, il peut être éliminé par les défenses immunitaires avant d’avoir eu l’opportunité de se multiplier, même s’il était très avantagé par rapport aux autres virus. Pourtant, ceci n’a jamais été formellement démontré expérimentalement. Grâce à ce projet nous souhaitons donc vérifier cette hypothèse chez la souris. Pour cela, nous allons utiliser un couple de virus : un virus H1N1- muté se multipliant difficilement dans les cellules et un virus H1N1+ normal se répliquant facilement (du fait de son avantage sélectif). En infectant les animaux avec une grande quantité de virus se multipliant difficilement H1N1- et une petite quantité virus pouvant se répliquer facilement H1N1+, nous souhaitons démontrer qu’un virus avec un avantage sélectif va prendre le dessus même s’il est en plus faible quantité sur le virus sans avantage ayant initialement causé l'infection, si les défenses immunitaires sont amoindries. Nous prouverons ainsi que l’apparition de ce nouveau virus H1N1+ (issu de celui initialement ayant causé l’infection H1N1-) n’est possible qu’en cas de système immunitaire défectueux. Pour moduler l’efficacité des défenses immunitaires, nous utiliserons des molécules favorisant l’activité antivirale (interféron alpha) ou au contraire des molécules freinant cette activité (des molécules qui empêchent les interférons naturellement produits par l’hôte d’être efficace). Ces molécules seront donc prises en compte dans notre projet pour décrire l’émergence d’un virus. Au total 25 lots d’animaux (10 souris par lot) participeront à 25 Conditions Expérimentales (CE) différentes. A la fin de chaque condition, les animaux seront euthanasiés et des prélèvements seront effectués afin de prouver les hypothèses avancées.
Bénéfices attendus
Mieux comprendre l’émergence des virus influenza dans les espèces et les modulations favorables ou défavorables par des prétraitements immunitaires (interferon alpha et anticorps aux récepteurs des interferons) permettra à la communauté scientifique d’avancer sur la lutte contre les virus influenza chez l’homme et l’animal. Cette preuve de concept pourra aussi servir de base en recherche vis-à-vis de l’émergence d’autres virus.
Procédures
Tous les animaux seront traités avec des molécules immunitaires activatrices ou inhibitrices de l’activité antivirale (interferon alpha et anticorps aux récepteurs des interferons) ou avec du sérum physiologique (NaCl 0.9%). Un jour avant l’infection, une injection intrapéritonéale de volume 0.2 mL sera pratiquée avec une aiguille ultra fine (durée 1s) Pour les animaux infectés afin d’éviter toute nuisance ou sensation désagréable pendant l’instillation intranasale une anesthésie sera réalisée avant l’acte. L’instillation du ou des virus sera ensuite effectuée dans chaque narine. 50μL seront déposés sur chaque muqueuse nasale (durée de l’instillation 20s les 2 narines).
Impact sur les animaux
Les effets indésirables provoqués par les virus influenza injectés dans les souris pouvant aller jusqu’au décès de l’animal, des points cliniques d’arrêt de l’expérience ont été définis afin de limiter leur souffrance et, sont tracés quotidiennement sur des fiches de suivi. Les traitements permettant d'augmenter ou de diminuer les défenses immunitaires n'ont pas d'effet indésirable connu. Ainsi l’animal est sorti du projet - Si une perte de poids est supérieure à 25% par rapport à un poids moyen de référence - S’il a des difficultés respiratoires - Si son comportement est anormal léthargique, prostré ou adopte une position démontrant une souffrance (flanc creusé, couché…) - S’il se déplace difficilement - Est déshydraté - A des troubles neurologiques divers …
Devenir
Pour mieux comprendre l’émergence des virus influenza dans les espèces et les modulations favorables ou défavorables de cette émergence par des prétraitements immunitaires. A la fin de chaque procédure les animaux seront euthanasiés puis autopsiés et les prélèvements nécessaires seront effectués. Ces prélèvements permettront de définir le virus émergent génétiquement, le quantifier, et d’évaluer l’intensité de la réponse immunitaire.
Remplacement
Il n’existe aucune méthode in vitro et ex vivo permettant d’étudier l’émergence de virus combiné à la complexité de la réponse immunitaire chez l’homme ou l’animal. Il est donc impossible pour notre projet de nous passer du modèle in vivo.
Réduction
Le nombre d’animaux par condition expérimentale (10) et point temps 5 (autopsie des animaux à 48h et 72h post infection) est déterminé de façon à pouvoir évaluer par des tests statistiques les différences entre les groupes d’animaux. Les différences de charges virales et des niveaux de transcrits des gènes de l'hôte seront évaluées par des tests statistiques. Pour comparer des charges virales et les niveaux de transcrits des gènes de l'hôte , des groupes de 5 sont suffisants pour mettre en évidence des différences statistiquement significatives.
Raffinement
Afin de réduire la douleur, la souffrance et l’angoisse des animaux et maximiser leur bien-être, les mesures suivantes sont appliquées : Les souris seront hébergées par groupes sociaux harmonieux de 5 (dans des cages pouvant accueillir 6 animaux). Des enrichissements (abris en cellulose, tunnels en plexiglass, cylindres en coton…) sont fournis pour favoriser leur comportement naturel. Les souris sont manipulées et contrôlées deux fois par jour. Cette surveillance permettra d'identifier les animaux en souffrance (le personnel remplit une grille de scoring permettant un suivi du comportement et de l’état physique) et, elle permettra aussi d’effectuer des actions en lien avec les observations (séparation des animaux, atteintes de points limites définis pour éviter toute souffrance animale…). Les gestes techniques sont réalisés sous anesthésie générale (inoculation intranasale pour l’infection et euthanasie) et les souris sont habituées aux gestes par le personnel pour diminuer le stress et toutes appréhension liées aux manipulations.
Choix des espèces
Souris C57BL/6 âgées de 4 à 6 semaines : il s’agit de la souche la plus utilisée pour les infections par les virus influenza, c‘est un excellent modèle pour évaluer la réplication et donc l’émergence virale. L’âge est bien adapté car les souris âgées de 4 à 6 semaines ont déjà un système immunitaire fonctionnel. De plus, nombreux réactifs au vu de son utilisation fréquente sont également disponibles pour moduler la réponse immunitaire, ce qui n’est pas le cas des autres modèles animaux. Le modèle rongeur permettra ensuite des extrapolations chez l’homme et d’autres espèces.
Intégration des stimuli aversif et récompensant par le tegmentum dans un modèle de stress précoce
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
1 260 souris vont être utilisées, toutes tuées pour prélever leur cerveau, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Séparées de leur mère dès le premier jour après la naissance pour une partie d'entre elles, elles subissent à cinq semaines une chirurgie crânienne d'injection virale, puis l'implantation d'une fibre optique, avant des tests où l'animal doit obtenir une récompense tout en évitant des signaux de prédateur. Le projet cherche à comprendre comment un stress précoce altère durablement les circuits de la décision et favorise l'apparition de troubles psychiatriques. Le porteur écrit pourtant que les agents stressants employés "n'induisent pas de modifications de comportement délétères sur le long-terme".
Objectifs
Un stress précoce, notamment la négligence parentale ou la maltraitance, augmente considérablement l’apparition de troubles anxio-dépressifs et des addictions. Un trait commun à ces maladies mentales est l’incapacité de gérer des situations conflictuelles. Cette gestion repose sur un processus cérébral essentiel permettant d’évaluer finement le rapport risque/récompense de chaque action. Ces mécanismes sont contrôlés par des circuits cérébraux indispensables à la survie, car ils fournissent la motivation nécessaire à la réalisation d'actions permettant de préserver l'individu (se nourrir, se reproduire, etc.). Ainsi, la dissection des réseaux de neurones nécessaires au bon fonctionnement de ces systèmes est essentielle pour la compréhension et la recherche d’outils thérapeutiques pour les individus affectés par ces troubles du comportement. Le noyau latérodorsal du tegmentum (LDTg) est une région du cerveau classiquement associée au traitement et à la modulation des signaux récompensants. Notre équipe a récemment revisité ce dogme et démontré de profonds changements d’activité du LDTg en conditions de stress. Cependant, les mécanismes cellulaires ainsi que les circuits neuronaux impliqués dans ce processus restent peu connus. L’objectif principal de ce projet est de déterminer le rôle fonctionnel du LDTg lors de situations conflictuelles, et de comprendre comment l’exposition à un stress précoce altère ces circuits neuronaux favorisant ainsi l’apparition de troubles psychiatriques.
Bénéfices attendus
Les organismes vivants sont généralement confrontés à des situations conflictuelles. Une fonction de base du cerveau pour assurer la survie consiste à répéter des actions qui se sont avérées gratifiantes tout en évitant le danger. Par exemple, il est judicieux de revisiter un endroit où de la nourriture a été trouvée (récompense), mais pas si cet endroit est traqué par des prédateurs (aversion). En intégrant ces stimuli positifs et négatifs du monde extérieur, des mécanismes adaptatifs sont déclenchés afin d’assurer l'obtention de récompenses (nourriture, eau, sociales) tout en évitant les situations dangereuses. Dans ce projet, nous proposons de démêler les circuits cérébraux qui aident au processus de prise de décision. De plus, nous étudierons comment le stress au début de la vie peut induire des changements cellulaires dans ces circuits cérébraux. Nous lierons ces changements cellulaires à des défauts de comportement en enregistrant l’activité neuronale (grâce à la visualisation des flux de calcium) des souris performant un test comportemental où la souris peut obtenir une récompense tout en évitant les signaux de prédateurs. Enfin, nous évaluerons de nouvelles approches pour le traitement des troubles psychiatriques associés au stress impactant ces circuits.
Procédures
Chaque souris subira à 5 semaines une opération chirurgicale pour une injection et implantation d'un outil biologique permettant d'enregistrer l'activité des neurones. Certaines souris seront exposées à des agents stressants. Ces agents stressants n'induisent pas de modifications de comportement délétères sur le long-terme.
Impact sur les animaux
Les chirurgies provoquent des douleurs post opératoires minorées par des antalgiques. Les tests comportements vont induire un stress aigu, et la separation maternelle peut créer une anxiété.
Devenir
Pour chaque procédure, les souris seront mises à mort après le test comportemental, afin de récolter leur cerveau, pour une analyse histologique. Dans la procédure 2, 3 et 4, des cohorte de souris seront mises a mort et leur cerveau prélevé rapidement, dans le but de réaliser des enregistrement électrophysiologiques qui nous permettent de mesurer l'activité électrique des neurones.
Remplacement
Notre projet repose principalement sur des approches comportementales et virales ainsi qu'une approche d'enregistrement de l'activité neuronale. Actuellement, il n’y a pas de méthodes substitutives qui pourraient remplacer le recours à l’animal dans nos travaux. Il n’est pas non plus envisageable d’utiliser des modèles animaux moins sensibles. En effet, les structures étudiées dans ce projet chez la souris sont très similaires à ceux de l’Homme et leurs descriptions anatomiques bien détaillées. De plus, la souris est un modèle animal de choix de par les approches virales (AAV) et génétiques (lignées transgéniques) qui permettent une manipulation ciblée des structures cérébrales altérées par le stress.
Réduction
Le nombre d’animaux nécessaire dans chaque procédure du projet est calculé par analyse de puissance afin de le réduire autant que possible, tout en conservant un significativité statistique fiable. Afin de limiter le nombre de souris utilisées, la moitié des souris de la tache 1 subiront les 3 types de stimuli récompensants et l’autre moitié les stimuli aversifs, du moins marqué au plus prononcé. . Toujours dans le but de réduire le nombre de souris, les enregistrements électrophysiologiques (mesure de l'activité électrique des neurones) de la procédure 2 et 3 seront réalisés sur les mêmes souris ayant subi les tests comportementaux.
Raffinement
Par défaut, les animaux font l'objet d'une vérification visuelle quotidienne. Une manipulation donnant lieu à une vérification plus poussée est effectuée une fois par semaine lors de la pesée. Nous observons l'apparence physique, le poids corporel et les comportements naturels (toilettage, mobilité de l'animal, interaction sociale etc...). Si observation d'un problème physique tel que défaut de toilettage prononcé (pelage hirsute, tâche d'urine ou de matières fécales, etc.), mise en place d'un renforcement du suivi quotidien et prise de mesures adaptées au problème (mise à disposition de nourriture hydratée, tapis chauffant si légère hypothermie, désinfection de la plaie si blessure). En cas de non amélioration de l'état de l'animal il sera mis à mort au plus tard 48h après la détection du problème. Pour les animaux ayant subi une chirurgie, nous mettons en place un suivi quotidien renforcé dans les 5 jours suivant la chirurgie. Des difficultés à atteindre la nourriture ou une infection de la plaie entraine la mise en place d'une pesée quotidienne, désinfection et administration d'anti-inflammatoires. Si l'état de l'animal ne s'améliore pas sous 48h, nous procèderons à sa mise à mort.
Choix des espèces
Les caractéristiques morphologiques et physiologiques des souris sont largement documentées. La souris possède un éventail génétique vaste, une reproductibilité fiable et rapide, ce qui constitue un atout pour développer efficacement notre projet. La souris constitue un excellent modèle pour l’étude des conséquences du stress d’un point de vue physiologique, comportemental ou cellulaire. Les mécanismes moléculaires du stress ainsi que les propriétés neuronales de ces rongeurs au niveau des structures étudiées sont très proches de ceux du cerveau humain. Cela nous permettra de réaliser des études dont l’impact sera important pour la compréhension des effets du stress, et ainsi de pouvoir mieux cibler les approches thérapeutiques. Nous disposons de techniques adaptées à cette espèce (enregistrement de l'activité électrique des neurones, comportement, chirurgie). Pour toutes ces raisons, ce choix d’espèce constitue un bon modèle pour notre étude. -Tâche 1 : souris utilisées à 5 semaines pour injection virale, puis 3 semaines de récupération post-opératoire puis implantation de fibre optique, puis 1 semaine de récupération post-opératoire suivie des analyses comportementales/ histologiques. -Tâche 2 : souris utilisées à PND1 (jour 1 PostNatal) pour le protocole de séparation maternelle, puis à 5 semaines pour injection virale, puis 3 semaines de récupération post-opératoire puis implantation de fibre optique, puis 1 semaine de récupération post-opératoire suivie des analyses comportementales/ électrophysiologiques/ histologiques. -Tâche 3 : souris utilisées à PND1 (jour 1 PostNatal) pour le protocole de séparation maternelle, puis à 5 semaines pour injection virale, puis 3 semaines de récupération post-opératoire puis implantation de fibre optique, puis 1 semaine de récupération post-opératoire suivie des analyses comportementales/ électrophysiologiques/ histologiques. -Tâche 4 : Optogénétique : souris utilisées à PND1 (jour 1 PostNatal) pour le protocole de séparation maternelle, puis à 4 semaines pour injection virale puis 3 semaines de récupération post-opératoire puis implantation de fibre optique, puis 1 semaine de récupération post-opératoire suivie des analyses comportementales/ électrophysiologiques/ histologiques. DBS : souris utilisées à PND1(jour 1 PostNatal) pour le protocole de séparation maternelle, puis à 7 semaines implantation de l’électrode puis 1 semaine de récupération post-opératoire suivie des analyses comportementales/ histologiques.
Evaluation d’anticorps therapeutiques dans un modèle de choc septique
- Recherche fondamentale
- Multisystémique
- Oncologie
- Système cardiaque
- Système immunitaire
210 souris reçoivent une injection de composant bactérien qui reproduit un choc septique, puis chacune est observée pendant trente heures, d'abord toutes les trente minutes. Les procédures impliquent un niveau de souffrance sévère et s'achèvent par une prise de sang sous anesthésie générale puis la mise à mort, les organes étant prélevés pendant trente minutes pour mesurer les dommages tissulaires. Le porteur annonce une altération de l'état général, un risque d'hypothermie et un risque d'insuffisance respiratoire, comparables à ce qu'endurent les patients en sepsis sévère. Le bénéfice espéré tient dans une preuve de concept, formulée au conditionnel, pour un anticorps qui a déjà montré ses propriétés en culture et dans d'autres modèles murins.
Objectifs
L’objectif de ce projet est de faire la preuve de concept du bénéfice thérapeutique d’anticorps dirigés contre une protéine de la coagulation dans le traitement du sepsis sévère. Le sepsis est causé par une infection qui se repend dans le système vasculaire, entrainant une réponse inflammatoire généralisée et exacerbée. Il peut évoluer vers une forme grave, le sepsis sévère, caractérisée par des dysfonctions d’organes pouvant conduire au décès du patient (dans environ 30% des cas). Actuellement, les traitements disponibles sont surtout palliatifs (pour soulager les symptômes) et il n’existe aucun traitement curatif. Le développement de nouvelles stratégies thérapeutiques du sepsis sévère est donc considéré comme un enjeux majeur. Les processus d’inflammation et de coagulation sont étroitement liés dans l’évolution du sepsis. L'activation de la coagulation, qui est provoquée par une réponse inflammatoire exacerbée, peut induire la formation de thrombus (caillots) qui obstruent la circulation sanguine, augmentant ainsi le risque de défaillance d’organe. De nombreuses études montrent un effet bénéfique de l’utilisation d’anticoagulants dans le traitement du sepsis, mais le risque hémorragique associé à de telles molécules reste un frein à leur utilisation. Notre équipe a récemment identifié un anticorps qui se lie à une protéine de la coagulation et qui présente des propriétés anticoagulantes, mais aussi anti-inflammatoires in-vitro. Nous avons montré, dans des modèles murins, que cet anticorps limite la formation de thrombose, sans augmenter le risque hémorragique. Ces propriétés font de cet anticorps un candidat médicament prometteur pour cette pathologie, ce que nous cherchons à démontrer avec ce projet.
Bénéfices attendus
Si ce projet permet de faire la preuve de concept d’un bénéfice thérapeutique de l’anticorps que nous avons identifié dans le traitement du sepsis sévère dans un modèle murin, cela ouvrirait de nouvelle perspectives toute à fait intéressantes pour le traitement de cette pathologie chez l’Homme.
Procédures
Dans ce projet les animaux seront traités avec un composant bactérien pour mimer les réponses immunitaires et inflammatoires observées chez l’homme lors d’un sepsis sévère. Ce composant bactérien sera administré pendant 1 minute une fois par voie intrapéritonéale à l'initiation du modèle. Puis certains animaux seront traités avec les anticorps à tester 30 minutes après l'injection du composant bactérien, administrés une fois par voie intraveineuse sous anesthésie . L’observation clinique des animaux durera 30 heures après induction du modèle. A l’issue de l’expérimentation, un prélèvement sanguin de 2 minutes sera réalisé sous anesthésie générale, puis les animaux seront euthanasiés, toujours sous anesthésie générale. Les organes seront alors prélevés pendant 30min pour procéder à une analyse des dommages tissulaires.
Impact sur les animaux
L’administration de composé bactérien permettant de mimer les réponses immunitaires et inflammatoires observées chez l’homme lors d’un sepsis sévère entrainera des effets cliniques comparables à ceux observés chez les patients atteints de sepsis sévère, avec notamment une altération de l’état général des animaux, un risque d’hypothermie et un risque d’insuffisance respiratoire.
Devenir
Tous les animaux seront euthanasiés à l'issue de l'expérimentation, soit 30 heures après l'induction du modèle. L’euthanasie des animaux est nécessaire pour le prélèvement du sang et des organes pour l'analyse biologique.
Remplacement
L'utilisation d'animaux, dans ce projet, est dictée par la complexité de la pathologie caractérisée par une réponse inflammatoire généralisée et une coagulation intravasculaire disséminée entrainant des défaillances d’organes. Les effets complexes provoqués par l'administration de composé bactérien et par les anticorps d’intérêts ne peuvent donc être considérés qu’à l’échelle d’un organisme.
Réduction
Le nombre de souris à utiliser pour obtenir des résultats robustes a été déterminé selon une analyse détaillée de la littérature scientifique, qui nous a ensuite permis de réaliser une analyse statistique pour assurer l'utilisation d'un nombre minimal de souris, sans compromettre la validité des résultats qui seront obtenus. L'analyse des résultats au fur et à mesure de l'avancée du projet ainsi qu'une stratégie décisionnelle ont été prévues pour minimiser le nombre d'animaux et essayer de ne pas utiliser tous les groupes préconisés.
Raffinement
Une attention particulière sera portée au bien-être animal à travers un suivi régulier des souris durant l’expérimentation afin de déceler tout excès de douleur. Un expérimentateur observera leur comportement/état toutes les 30 minutes durant les deux premières heures, puis toutes les heures entre 20 et 30 heures après l’induction du modèle. Pour limiter la souffrance des animaux, des points limites ont été établis selon une analyse de la littérature scientifique et seront strictement respectés. Les animaux représentatifs du modèle de sepsis sévère pouvant présenter une hypothermie, les souris seront placées dans une cage thermostatée, contenant un surplus de papier kraft, durant toute l’expérimentation. Elles auront accès à un gel hydrique spécialisé pour leur permettre de s’hydrater et de s’alimenter, même en cas d’affaiblissement général. Afin de limiter la douleur engendrée par les administrations/prélèvements, une anesthésie sera mise en place selon les procédures réalisées (anesthésie locale ou générale). Les rongeurs étant des animaux grégaires aucun animal ne sera laissé seul dans une cage.
Choix des espèces
Les modèles sepsis sévère chez la souris ont fait l'objet de nombreuses publications, facilitant la mise en perspective de nos résultats avec les données publiées. Ce modèle est connu pour être facile à mettre en place avec une bonne reproductibilité des effets cliniques et biologiques. Ce modèle réalisé chez la souris permet de reproduire les caractéristiques générales d’un sepsis sévère telles qu’elles sont observées chez l’homme, avec cependant une réponse inflammatoire accélérée par rapport à la pathologie humaine. Les souris utilisées seront âgées de 6 à 9 semaines, âge de la maturité sexuelle pour cette espèce. Cet âge permet de s’affranchir des problèmes à la fois prépubères et de vieillissement qui induiraient des paramètres supplémentaires à analyser pour la compréhension des mécanismes mis en jeu.
Rôles des toxines urémiques dérivées du tryptophane et d’AhR dans la thrombose veineuse profonde liée à la maladie rénale chronique
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
Deux opérations sous anesthésie générale espacées de vingt-quatre heures, quatorze gavages quotidiens, cinq injections dans l'abdomen : 352 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, toutes tuées pour prélever leurs tissus. L'objectif déclaré est de savoir si des toxines urémiques dérivées du tryptophane favorisent la thrombose veineuse profonde, chez des souris rendues insuffisantes rénales par modification génétique. Le porteur attend une perte de poids, un poil hérissé, un dos courbé et une attitude prostrée, et annonce une grille de douleur qui peut conduire à l'analgésie ou à la mise à mort. Il justifie le recours à des animaux "génétiquement altérés à phénotype dommageable" par la recherche d'approches transposables à l'être humain.
Objectifs
La maladie rénale chronique (MRC) augmente le risque de complications thromboemboliques, notamment la thrombose veineuse profonde et l’embolie pulmonaire. Par exemple, les patients atteints de MRC au stade 5 ont un risque doublé d’embolie pulmonaire. Les toxines urémiques sont des composés normalement épurés par le rein, qui s’accumulent en cas de MRC. L’indoxyl sulfate (IS) est une toxine urémique dérivée du tryptophane qui joue un rôle clef dans d’activation de la coagulation et de l’inflammation. Cette toxine active le récepteur AhR (Aryl hydrocarbon Receptor). L’objectif de notre projet est d’évaluer si le tryptophane, l’IS et l’activation d'AhR jouent un rôle déterminant dans la survenue de la thrombose veineuse profonde dans un modèle murin de MRC.
Bénéfices attendus
Cette recherche pourrait offrir des perspectives pour mieux gérer le risque thrombotique chez ces patients en maladie rénale chronique, en identifiant de nouvelles cibles thérapeutiques, contribuant ainsi à améliorer leur prise en charge.
Procédures
Dans la première procédure, les animaux seront soumis à 5 injections en intraperitonéal, une par jour pendant 5 jours. Chaque injection durera quelques secondes. Dans la procédures 3 les animaux seront soumis à des 2 interventions chirurgicales, sous anesthésie générale, espacées d'une semaine et chaque procédure chirurgicale durera 20 minutes. Dans la procédures 4, les animaux seront soumis à un gavage oral par jour pendant 14 jours et chaque gavage durera quelques secondes, soit 14 gavages. Tous les animaux des procédures 1 à 4 subiront 2 interventions chirurgicales sous anesthésie générale de 30 min, espacées de 24 heures.
Impact sur les animaux
Les nuisances attendues sont liées aux injections par voie intrapéritonéale (douleur), au gavage oral (stress, risque de blessure) et aux différentes procédures chirugicales (douleur et/ou risque infectueux) ainsi qu'à la détérioration de la fonction rénale à partir de 8 semaines dans le modèle génétique de maladie rénale chronique. Chez ces souris, nous nous attendons à observer une perte de poids et une apparition plus précoce des points limites par rapport à l’apparence physique (poils hérissés, dos courbé ou posture anormale), aux signes cliniques (augmentation de la fréquence respiratoire par exemple) et aux comportements non provoqués (attitude prostrée par exemple). Au moyen d'une grille d’évaluation de la douleur, nous déterminerons un score et agirons en conséquence (analgésie voire arrêt de l’expérimentation par euthanasie de l’animal).
Devenir
A l’issue de chaque procédure, tous les animaux seront seront mis à mort sous anesthésie générale pour réaliser des prélèvements de tissus.
Remplacement
Les animaux de ce projet ne peuvent pas être remplacés. Il n'existe pas de modèles in vitro suceptibles d'apporter le même niveau d'information sur le rôle des toxines urémiques dérivées du tryptophane dans la progression de la maladie rénale chronique ainsi que dans ses conséquences cardiovasulaires. Il est donc nécessaire d'utiliser des animaux génétiquement altérès à phénotype dommageable afin d'envisager des approches thérapeutiques transposables à l'homme.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisé est celui strictement nécessaire pour répondre à l’objectif scientifique. Seules les expériences considérées comme absolument indispensables seront réalisées, avec un nombre d’animal par groupe minimal pour permettre une analyse statistique appropriée, tout en palliant le problème de variabilité inter-individuelle.
Raffinement
Les conditions d'élevage, d'hébergement, de soins et les méthodes utilisées seront les plus appropriées pour réduire le plus possible toute douleur, souffrance, et angoisse que pourraient ressentir les animaux. Les animaux resteront sous surveillance journalière pendant la durée entière du projet. La douleur ou la détresse de l’animal sera évaluée sur les paramètres suivants : poids, apparence physique externe, signes cliniques, changement dans les comportements non provoqués, réponses comportementales aux stimuli externes. Des scores seront établis en fonction de ces observations, et des mesures seront prises en fonction de ces scores pour éviter tout inconfort de l’animal. Les animaux seront hébergés par groupes de 5 individus au maximum par cage et un enrichissement sera mis en place par l’ajout de dômes ou de matériaux de nidification de type « Nestlets ». Les quantités de nourriture et d'eau de boisson seront vérifiées quotidiennement. Concernant la chirurgie, l’utilisation de l’anesthésie gazeuse est établie comme permettant une induction rapide des animaux, un ajustement facile de l’anesthésie pendant les chirurgies en fonction de la fréquence respiratoire, et permettant un réveil plus rapide et plus facile pour les animaux. La température des animaux sera maintenue grace à un tapis chauffant pendant et après chirurgie et une analgésie avant et après les chirurgies sera mis en place pour permettre un rétablissement rapide. L’augmentation du nombre de visites après la chirurgie est prévue.
Choix des espèces
Les modèles animaux de maladie rénale chronique sont essentiels pour l’étude des évènements physiopathologiques permettant ainsi des études translationnelles dont le but est d’améliorer la prise en charge des patients présentant une maladie rénale chronique. L'espèce animale utilisée sera la souris car c’est le modèle le mieux maitrisé pour générer des amimaux génétiquement altérés. Les animaux utilisés pour notre projet seront utilisés à partir de 8 semaines car nous souhaitons que la période de la puberté (vers 4-6 semaines chez les mâles, 6-7 semaines chez la femelle) soit révolue. Toutes les expérimentations seront réalisées avec des souris au stade adulte. En effet, l’insuffisance rénale chronique est une pathologie qui touche principalement les sujets humains adultes. Il faut donc utiliser le modèle murin adulte pour ces protocoles. Par ailleurs, il est beaucoup plus aisé de réaliser la striction de la veine cave inférieure sur des souris de taille adulte et ainsi d’effectuer les bons gestes, ce qui justifie d'utiliser les souris au stade adulte.
Développement de nouvelles générations de vaccins ciblant les orthopoxvirus face aux risques de ré-émergence et à la recrudescence de la menace.
- Recherche appliquée
- Maladies infectieuses
Quatre-vingt-neuf macaques à longue queue doivent être gardés en vie à la fin du projet pour être réutilisés dans d'autres protocoles, les 102 autres étant tués pour prélever leurs organes. Les 191 animaux sont vaccinés puis infectés une ou deux fois par le virus du Mpox, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger pour 12 d'entre eux, modéré pour 159 et sévère pour 20. Ils développent fièvre, lésions cutanées et gonflement des ganglions, subissent pendant la phase aiguë jusqu'à cinq prélèvements par semaine sous anesthésie, sang, liquide de pustules et lavages des muqueuses, et restent hébergés seuls jusqu'à six semaines. Le porteur inscrit ce travail dans "l'arsenal de la défense européenne" face à la variole, qu'il présente comme une arme biologique.
Objectifs
Ce projet vise à développer des contre-mesures médicales et notamment des vaccins, dont une jusqu'à la preuve de concept dans des modèles animaux contre les orthopoxvirus Certains d’entre eux peuvent être utilisés comme arme biologique. Le monkeypox (Mpox, ou variole du singe) et la variole, font partie des maladies provoquées par des orthopoxvirus. Récemment, nous avons été témoins de deux épidémies de Mpox distinctes. La première partie d’Afrique et touchant l’ensemble des continents est en cours depuis 2022, la seconde a débuté en République Démocratique du Congo en 2023, causée par un virus de Monkeypox différent de la première. Ces deux épidémies à l’origine distinctes sont les conséquences d’un accroissement récent de la capacité de transmission interhumaine par différentes voies (sexuelles, fomites…) du Mpox. Ainsi ce projet a aussi pour but de se prémunir de la ré-émergence des virus de la famille des orthopoxvirus. Les objectifs de notre projet sont le développement d’une stratégie vaccinale plus efficace et plus sûre que le vaccin de référence contre les orthopoxvirus , des approches d'administration innovantes pour les vaccins basées sur l'utilisation de micro-aiguilles et de micro-gouttelettes lipidiques, et des vaccins à base d'ARNm (acides nucléiques). Il s'agira notamment de mettre au point de nouveaux vaccins plus efficaces et à protection croisée contre les différents orthopoxvirus, en utilisant de nouvelles technologies vaccinales tel que les acides nucléiques par exemple utilisés pour le développement des vaccins contre la Covid 19.
Bénéfices attendus
Ce projet présente deux bénéfices distincts : Aujourd’hui le vaccin utilisé contre les orthopoxvrus ne semble pas forcément aussi efficace notamment à long terme que le vaccin de 1ère génération utilisée jusqu’aux années 1980 qui a permis l’éradication de la Variole. Le vaccin actuellement proposé aux personnes à risques, de part ces caractéristiques (vaccins à base de virus à la réplication déficientes), ne peut à ce jour pas être produit en très grande quantité. Des vaccins dits de 4ème générations semblent donc nécessaires pour mieux protéger les populations en cas de ré-émergence mondial d’un virus appartenant à la famille des orthopoxvirus. Ce projet présente deux bénéfices distincts : -Pour la société civile, la mise au point de vaccins qui seraient efficaces contre différents orthopoxvirus. En effet, en 2 ans, nous avons observé deux épidémies distinctes causées par deux souches différentes présentant une capacité accrue à se transmettre entre les Hommes. -Le développement d’une ou plusieurs contre-mesures vaccinales pour augmenter l’arsenal de la défense européenne face à la menace représentée par les orthopoxvirus, notamment le virus de la variole qui reste une arme biologique.
Procédures
- L’ensemble des procédures du projet sera effectué sur des primates anesthésiés pour éviter toute souffrance. - L’immunisation des primates par vaccination pourra être effectuée par différentes voies utilisées classiquement en vaccinologie. - La contamination virale sera réalisée 1 ou 2 fois durera environ 30 minutes par animal maximum. Lors de la phase d’infection pendant laquelle l’animal est contagieux, il sera hébergé individuellement tout en gradant des contacts visuels, auditifs et olfactifs avec ses congénères. Il sera remis en groupe dès que la charge virale sera nulle (entre 3 et 6 semaines) - Des capteurs de température pourront être implantés au débit de l’étude sous la peau par chirurgie pour suivre l’état de santé et la température corporelle en continu (mesure toutes les 2 heures) (intervention 45 minutes). - Des prélèvements de sang seront effectués au maximum 5 fois par semaine pendant la phase aiguë du monkeypox se traduisant par la présence de lésions cutanées et de fièvre qui dure 4 semaines environ. Ceci nécessitera un temps d’anesthésie de 20 minutes. Pour suivre l’évolution de la charge virale, nous effectuerons en plus des prélèvements sanguins, prélèvement des liquides des pustules et de fluides mucosales ou lavages des sites infectieux et muqueuses. Ces prélèvements seront réalisés au maximum 5 fois par semaine (10 minutes pour l’ensemble des prélèvements) pour un nombre total de 30 maximum pour toute l’étude d’efficacité. Ces prélèvements cumulées avec les prélèvements de sang effectués pendant la phase d’immunisation pourront représenter jusqu’à 45 prélèvement sur 2 ans. - Pour accéder aux compartiments d’intérêt, nous effectuerons des lavages broncho-alvéolaires (30 minutes chacun) et nous prélèverons des petitis bouts de tissus par biopsies, actes chirurgicales non invasif de façon parcimonieuse.(30 à 45 min d’intervention suivant les tissus). -Les prélèvements de liquide séminal par voie naturelle seront effectués au maximum 1 fois par semaine pour un total de 8 maximum ; cela prendra 30 minutes environ. - Nous utiliserons aussi des méthodes non invasives d’imagerie in vivo pour caractériser l’infection et la visualiser la clinique pulmonaire ainsi que le suivi inflammatoire en utilisant deux techniques d’imagerie 8 fois au maximum au cours de l’étude (2 heures maximum ; les animaux sont maintenus sur tapis chauffant). -
Impact sur les animaux
Nous avons déjà développé un modèle primate de monkeypox par transmission sexuelle chez le macaque Cynomolgus. Suite aux infections, les animaux présentent des symptômes comme de la fièvre, des perturbations de la numération sanguine, une lymphadénomégalie, des lésions cutanées. Normalement, ces effets sont transitoires (de l’ordre de deux semaines) exceptés les lésions cutanées qui persistent un peu plus longtemps (2 à 4 semaines).. Ici nous allons développer un modèle primate de la maladie par exposition au virus monkeypox par voie respiratoire, chez qui nous envisageons des symptômes similaires avec des signes cliniques respiratoires supplémentaires. La dose la plus appropriée de virus lors de la mise en place de ce modèle , devra provoquer des atteintes pulmonaires et une baisse des capacités respiratoires (oxymétrie). L’hébergement individuel lors des phases d’infection peut entrainer un stress qui sera compensé par un programme d’enrichissement de leur milieu de vie défini par la cellule « bien-être animal » de l’établissement . Au niveau des procédures expérimentales, nous interviendrons sur des animaux anesthésiés. Ces anesthésies répétées peuvent provoquer un effet indésirable telle que l’hypothermie ou une perte de l’appétit. Très majoritairement elles seront inférieures à 30 minutes pour le suivi lors de la phase « aigüe ». Il est possible que les différents types de biopsies entrainent des inflammations et plaies locales qui seront surveillées quotidiennement jusqu’à la récupération complète de l’animal.
Devenir
Des organes d’intérêt seront prélevés sur certains animaux euthanasiés dans le but de réaliser des analyses d’histopathologie. Ces prélèvements permettent d’analyser en profondeur l’impact de la vaccination ou de l’exposition au virus sur les organes, ce qui ne serait pas possible en clinique. Un pan de ce projet est aussi de caractériser la réponse immunitaire au niveau des muqueuses notamment les muqueuses rectales et pulmonaires Enfin, il est prévu de garder en vie 89 animaux qui pourront être réutilisés dans de futurs projets. Les animaux qui seront gardés en vie pourront être réutilisés, sur avis vétérinaire, dans de nouveaux projets compatibles avec leur historique afin de réduire le nombre d’animaux utilisés en recherche.
Remplacement
L’objectif est de développer un modèle animal de variole du singe par voie respiratoire pour tester des candidats vaccins avant leur utilisation chez l’Homme. Ce type d’évaluation nécessite un modèle animal expérimental permettant d’étudier les différentes composantes des réponses immunitaires (humorales, cellulaires) et les changements induits suite à l’immunisation et à l’infection virale. A ce jour, ces différents éléments ne peuvent pas être étudiés in vitro ou sur des modèles de petits animaux (rongeurs, furets) dont le système immunitaire est très différent de celui de l’Homme. En effet, les symptômes du Mpox sont très différents chez les rongeurs. Le macaque a été choisi comme modèle animal car il présente une réponse immunitaire semblable à celle de l’Homme pour la plupart des infections virales. De plus, les outils nécessaires pour mener l’étude sont disponibles et maîtrisés chez cette espèce. Les animaux utilisés seront des macaques cynomolgus, espèce ayant une physiopathologie proche de celle de l’Homme lors de l’infection et étant un hôte naturel du virus. Enfin, le modèle PNH nous permet de faire un suivi plus poussé, notamment un suivi des cellules immunitaires pulmonaires grâce aux lavages broncho alvéolaires, ce qui n’est pas possible chez le modèle rongeur..
Réduction
Nous cherchons à développer un modèle PNH de variole du singe ou Monkeypox par voie respiratoire pour mener des tests d’efficacité de plusieurs candidats vaccins. La première dose de virus testée pour développer de modèle sera basée sur les données produites lors d’études précédentes . En utilisant un radiotraceur pour mimer le virus à la fois pour des expériences in vitro et in vivo, nous pourrons définir la dose optimale de virus à administrer. La première dose sera testée sur des petits groupes 2 animaux. Nous avons déjà validé cette approche dans notre institut pour la mise en place d’autres modèles infectieux (comme le SARS-CoV-2 ou différentes souches du virus de la grippe). Le nombre d’animaux utilisé pourra donc être réduit si la/les première(s) doses testée(s) et le premier outil d’aérosolisation testés permettent rapidement l’établissement d’un modèle respiratoire satisfaisant. Concernant les études d’efficacité de candidats vaccins, des groupes 6 PNHs seront utilisés dans les groupes vaccinés ; pour les groupes contrôles au fur et à mesure de l’avancée du projet et de l’accumulation de données, nous essaierons au maximum d’utiliser des contrôles historiques dont ceux issus des expériences de mise en place du modèle et ce afin de réduire le nombre d’animaux de l’expérience.
Raffinement
L’ensemble des interventions du projet sera effectué sur des animaux anesthésiés. Nous serons cependant très vigilants lorsque nous mettrons en place le modèle et ferons des évaluations cliniques régulières sous forme d’une « grille » regroupant des paramètres définis préalablement.. Cette « grille » de scoring sera adaptée et améliorée lors de cette phase afin de déterminer des critères d’arrêt précoces de l’étude. Les prélèvements de sang, moelle osseuse et les biopsies pouvant entrainer l’apparition d’une réaction locale, un traitement symptomatique pourra être mis en place (désinfection, analgésie locale). Une analgésie est systématiquement appliquée lors de la ponction de moelle osseuse. L’implantation de puce permettant un suivi de l’état de santé de l’animal et la prise de température, peut induire une réaction au site d’incision (gonflement, suintement de la plaie). Un signalement au vétérinaire sera effectué qui pourra appliquer un traitement symptomatique (désinfection, analgésie locale). Un traitement analgésique est appliqué en peropératoire. Les animaux seront hébergés individuellement suite à l’exposition virale pour empêcher toute surinfection liée à une contamination croisée, ce qui peut générer un stress ou de l’ennui chez l’animal. Le programme d’enrichissement pourra être étendu par ajout de dispositifs alimentaires, jouets, renforcement du contact positif. La durée de l’hébergement individuel, pourra être réduite lorsque le virus ne sera plus détecté dans l’ensemble des fluides corporels. L’injection des vaccins pouvant entrainer une réaction locale (démangeaisons, douleurs), une désinfection et une analgésie locale pourront être appliquées sur décision vétérinaire. L’exposition au virus monkeypox par voie respiratoire peut conduire à l’apparition de difficultés respiratoires, fièvre, dysorexie, déshydratation et fatigue. En cas d’apparition de ces symptômes, un signalement au vétérinaire sera réalisé. En cas d’une aggravation de l’état de santé des animaux (léthargie sévère, état moribond), l’animal sera sorti de protocole.
Choix des espèces
Les macaques cynomolgus ont été sélectionnés pour deux raisons : - Ils sont le seul modèle animal réunissant les éléments nécessaires à l’évaluation de vaccins : les réponses immunitaire et vaccinale sont similaires à celles de l’Homme, les techniques et outils d’exploration de la réponse immunitaire et de la réponse vaccinale sont disponibles et maîtrisés chez cette espèce. C’est par ailleurs un hôte naturel de la variole du singe. Ils représentent l’ultime modèle préclinique permettant l’entrée en phase de test clinique chez l’Homme. - Ils ont déjà fait l’objet de publications scientifiques en tant que modèles d’infection par la variole du singe, et ils présentent une physiopathologie comparable à l’Homme. Nous utiliserons des animaux au système immunitaire mature (2 ans minimum) : en effet, le système immunitaire évolue en fonction leur stade de développement et leur âge. Les candidats vaccins étudiés pourront faire l’objet d’essais cliniques chez l’adulte, il est donc nécessaire de réaliser ces études chez un animal au système immunitaire « mature ». Pour les études qui nécessitent des prélèvements de sperme, nous utiliserons des animaux mâles matures sexuellement.
rôle de la matrice extracellulaire dans l’origine des tumeurs pulmonaires en utilisant un modèle murin de cancer pulmonaire
- Recherche fondamentale
- Système respiratoire
1 188 souris vont être utilisées dans ce projet, toutes amputées d'un morceau d'oreille pour le génotypage, et 594 d'entre elles recevront chacune quarante-quatre injections dans l'abdomen. Les 594 autres reçoivent une injection sous la peau et une instillation dans la trachée. Le niveau de souffrance déclaré est sévère pour la moitié des animaux, léger pour l'autre, et toutes sont tuées pour prélever leurs poumons, organe vital dont le prélèvement impose la mise à mort selon le porteur. Les souris développent un cancer pulmonaire avec les difficultés respiratoires, la prostration et la perte de poids qui l'accompagnent, quand la culture de cellules respiratoires mise au point au laboratoire est écartée comme "encore très expérimentale".
Objectifs
Les cancers pulmonaires sont le résultat de la transformation d’une cellule saine en cellule cancéreuse. Ces transformations sont liées à l’apparition de mutations génétiques. Cependant, les mutations, seules, ne sont pas suffisantes pour induire la formation de tumeur. Nous étudions le rôle de l’environnement des cellules dans leur transformation de cellules saines à cellules cancéreuses. Nous utilisons des souris pour étudier ces mécanismes, dans l’espoir de développer des traitements plus adaptés et efficaces pour combattre ces cancers.
Bénéfices attendus
Comprendre comment l'environnement tumoral impacte les tumeurs permettrait de mieux comprendre la complexicité tumorale. En élucidant les mécanismes qui régissent le comportement des cellules et leur transformation, nous pouvons ouvrir la voie à des interventions thérapeutiques plus ciblées et efficaces pour traiter ces cancers.
Procédures
Ce projet est basé sur un total de 1188 souris qui subiront toutes une biopsie d'oreille (1x 30 secondes). 594 souris seront injectées 44x en injection intrapéritonéale . Durée de l’intervention : 1minute par souris par injection. 594 souris recevront une injection en sous-cutanée (durée de l’intervention 1 min), et une instillation intratrachéale 1x, durée de l’intervention 5 min.
Impact sur les animaux
Les animaux vont développer un cancer avec les nuisances associées qui sont une difficulté́ respiratoire (respiration lente, saccadée ou très rapide), une prostration et une perte de poids. Les injections peuvent entrainer des plaies au niveau des sites d’injection. La nuisance liée au prélèvement auriculaire se manifeste parfois par un léger saignement de l’oreille.
Devenir
Cette étude vise à comprendre les mécanismes de tumorigenèse pulmonaire pour mieux appréhender les cancers pulmonaires humains . Afin de valider nos hypothèses, nous devons collecter le matériel biologique, c'est à dire le poumon. Le poumon étant un organe vital, nous devons mettre à mort les animaux.
Remplacement
Les cultures primaires de cellules bronchiolaires et alvéolaires murines et humaines en culture interface air-liquide (ALI) sont établies au laboratoire. La culture ALI est une méthode de culture cellulaire utilisée pour étudier les cellules épithéliales respiratoires. Cette technique reproduit de manière plus réaliste les conditions in vivo en maintenant une interface entre un environnement liquide et une exposition directe à l'air. Les cellules sont cultivées sur une membrane poreuse intégrée à un insert de culture. La membrane sépare un compartiment apical exposé à l'air et un compartiment basal immergé dans un milieu de culture liquide.Cependant, ces cultures sont encore très expérimentales et à ce jour, ne recapitulent pas l’hétérogénéité cellulaire de l’épithélium pulmonaire, c’est pourquoi, nous avons besoin de valider nos résultats in vivo en ayant recours à des animaux.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisé dans ce projet a été choisi afin d’obtenir des résultats statistiquement significatifs avec le nombre de souris minimum selon la méthode statistique prédictive en tenant compte de l’hétérogénéité des modèles. En fonction des resultats obtenus, toutes les conditions ne seront pas realisées.
Raffinement
Les animaux sont observés 1x par jour et pesés 1x par semaine tout au long des expériences. Des points limites adaptes à la procédure et généraux, prédictifs seront appliqués. De plus, pour le prélèvement auriculaire pour génotypage, actuellement nos zootechniciens et moi-même, sommes formés au prélèvement buccal (en remplacement de la biopsie d'oreille). Tant que cette technique n'est pas maitrisée et les résultats validés, nous continuerons le prélèvement à l’oreille ; puis, quand nous la maitriserons, elle deviendra la méthode standard de prélèvement.
Choix des espèces
Le modèle murin utilisé dans cette procédure est un modèle de référence pour l'étude du cancer pulmonaire et nous permettra de comparer nos résultats avec ceux de la communauté scientifique. Les animaux seront âgés d’au moins 8 semaines (adultes) pour ne pas interférer avec le développement pulmonaire embryonnaire qui continue jusqu’à trente jours après la naissance. Pour cette procédure, nous utiliserons des mâles et des femelles.