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Investigation sur les bienfaits de la phéromone apaisante du lapin (RAP) sur un group de lapins New Zealand (modele experimentale du lapin de compagnie) lors d’evenements stressants
- Recherche appliquée
- Bien-être animal
40 lapins vont être utilisés, puis réutilisés dans d'autres projets, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Ils subissent des prélèvements de sang répétés sur animal vigile, une anesthésie suivie d'une chirurgie, une vaccination, un transport et des tests comportementaux en enclos face à un objet et une personne inconnus. Le porteur teste une phéromone de synthèse censée apaiser le lapin dans des situations stressantes, un produit déjà commercialisé. Il indique que l'étude, portant sur le comportement et la physiologie, doit porter sur des animaux vivants.
Objectifs
Les lapins sont souvent confrontés à des situations stressantes. Le stress exerce des effets qui réduisent la qualité de vie des lapins, pouvant sur le long terme entrainer des problèmes de santé ou des troubles du comportement. Les facteurs de stress potentiels comprennent la manipulation et les stimuli courants qui provoquent la peur. Peu de remèdes sont aujourd’hui disponibles pour aider les lapins à faire face aux différents défis qui pourraient perturber leur bien-être. La copie synthétique de la phéromone maternelle apaisante du lapin (RAP = Rabbit Appeasing Pheromone) reproduit la composition de la substance originale produite par la lapine lors de la mise bas. En condition naturelle, cette substance assure l'attraction des lapereaux au nid tout en étant pour eux un message rassurant et apaisant. Une étude préliminaire menée sur des lapins de production a montré que les animaux traités avec RAP semblaient plus calmes, et une amélioration était observée pour la fertilité, la taille des portées et la viabilité des lapereaux à la naissance. Le produit est actuellement commercialisé sous forme de bloc diffuseur. D’autres formulations (émulsion cutanée ; diffèrent dispositifs de diffusion) sont en cours d’étude pour optimiser la captation des phéromones (molécules volatiles) de la part des lapins. Une application sur la peau permet au lapin d'être diffuseur pour lui-même et pour d'autres lapins voisins ; cette formulation aussi serait à préférer pour la gestion d’un évènement ponctuel. Une application au travers un diffuseur serait plus indiqué pour un traitement à long terme. Le but du projet est d’étudier les effets de la RAP (contre un placebo) dans des conditions de laboratoire contrôlées sur un groupe de lapin représentant un modèle du lapin de compagnie. Nous proposons une étude composée de deux procédures incluant chacune deux situations potentiellement stressantes pour le lapin : 1) l’arrivée dans un nouvel environnement et l’anesthésie pour la réalisation d’une chirurgie ; 2) La vaccination et le transport. Les hypothèses pour chaque situation sont que les lapins traités avec la RAP aient : une meilleure adaptation au nouvel environnement ; une réaction plus calme aux manipulations vétérinaire et une anesthésie et récupération post chirurgie de meilleure qualité ; une meilleure réponse immunitaire après la vaccination ainsi que des manifestations mineures de stress lors du transport.
Bénéfices attendus
En étant une proie, le lapin tende à stresser et paniquer en toute situation qui pourrait représenter un danger pour lui. Qu'ils soient de compagnie, de ferme ou de laboratoire, les lapins domestiques sont généralement exposés à plusieurs sources de stress qui peuvent inclure un changement d’environnement, les manipulations, un transport. Étant donné que les lapins sont très sensibles aux systèmes d’élevage et de gestion, les événements suscitant la peur sont également des facteurs importants à traiter. Le stress et la peur peuvent nuire au bien-être du lapin et provoquer des problèmes de santé et/ou un stress chronique et des réactions agressives envers le propriétaire qui voit sa relation avec son animal se dégrader. Dans un contexte vétérinaire, la peur et le stress prouvé par le lapin sont des facteurs pouvant avoir un impact négatif sur la qualité des soins, de l’anesthésie, la réponse aux thérapies ou la récupération d’une chirurgie. L’utilisation d’un produit capable de réduire les effets négatifs du stress chez le lapin est donc de grand intérêt. Pour ses propriétés, la copie synthétique de la phéromone maternelle du lapin est un outil visant à réduire le stress, aider les animaux à mieux s’adapter aux défis et améliorer le bien-être animal. Les expériences ici décrites ont comme objectif d’étudier les effets de la RAP dans des situations connues pour être stressantes et qui sont souvent vécues par le lapin domestique. Nous nous attendons que les lapins traités avec la RAP aient, selon la situation testée : une meilleure adaptation à un nouvel environnement ; une réaction plus calme aux manipulations vétérinaire et une anesthésie et récupération post chirurgie de meilleure qualité ; une meilleure réponse immunitaire après la vaccination ainsi que des manifestations mineures de stress lors du transport. Le produit sera appliqué sous des formes différentes (en émulsion cutanée ; diffusé dans l’air) selon l’expérience, afin de tester aussi les formulations disponibles et pouvoir conseiller le meilleur produit pour chaque situation.
Procédures
Le projet prévoit la réalisation de prises de sang. Dans la première procédure, 4 prises de sang/lapin (en raison d’un prélèvement tous les 5 jours) sont prévues pour le premier test tandis que 3 prises de sang/lapin (en raison d’un prélèvement tous les 2 ou 10 jours) sont prévues pour le deuxième test. Dans la deuxième procédure, un total de 6 prises de sang/lapin (espacées d’’une semaine) sont prévues pour le premier test ; 3 prises de sang/lapin (en raison d’un prélèvement tous les 4 ou 6 jours) sont prévues pour le deuxième test. Chaque prélèvement dure environ 10 minutes. Dans la première procédure, chaque lapin reçoit une anesthésie suivie d’une chirurgie ; l’ensemble des ces actes dure 30 minutes. Le projet inclus aussi des tests comportementaux effectué dans un enclos neutre (aréna) pour évaluer la réaction du lapin confrontés à des situations potentiellement stressantes. Dans la première procédure, chaque lapin effectue le test 3 fois (en raison d’un test tous les 6 jours). Le test dure 10 minutes : le lapin est seul dans l’aréna (4’) ; le lapin est exposé à un objet inconnu (3’) ; le lapin est exposé à une personne inconnue (3’). Dans la deuxième procédure, chaque lapin effectue le test 1 fois durant lequel il sera seul dans l’aréna pendant 10 minutes. Ces mêmes lapins subiront un transport en voiture d’une durée de 30 minutes.
Impact sur les animaux
Les nuisances attendues sur les animaux lors de la procédure 1 sont :l’hébergement individuelle; la contention pour la réalisation des prises de sang ; les prises de sang sur animal vigile à la veine saphène ; la possible création d’un hématome sur le site du prélèvement ; la réalisation répétée 3 fois d’un test comportementale incluant des tests de nouveauté (lapin seul dans l’aréna ; lapin exposé à un objet inconnu et à un intrus) ; la pesée ; une anesthésie suivie par une chirurgie ; possible douleur due à la chirurgie; injection de produits pour soulager la douleur. Les nuisances attendues sur les animaux lors de la procédure 2 sont : la contention pour la réalisation des prises de sang ; les prises de sang sur animal vigile à la veine saphène ; la possible création d’un hématome sur le site du prélèvement ; la vaccination ; la pesée ; le transport ; la réalisation d’un test comportementale (lapin seul dans l’aréna).
Devenir
A la fin de ce projet, tous les animaux seront réutilisés dans d’autres projets de recherche.
Remplacement
Il s'agit d'une étude de recherche investiguant les effets de la phéromone apaisante de lapin (RAP) sur le comportement, la physiologie et la zootechnie du lapin. En tant qu'étude sur ces trois indicateurs, elle doit nécessairement porter sur des êtres vivants.
Réduction
Il s’agit de procédures expérimentales exploratoires. Pour les premières deux test sur les réactions des lapins à un nouvel environnement et à l’anesthésie les 16 lapins sont achetés pour d’autres finalités scientifiques. Cela évite l’achat d’autres animaux (réduction). La taille de l’échantillon est acceptable pour des résultats statistiques exploitables car les mesures sont répétées. L'etude prevoit 3 types d’observations : comportementales, zootechniques et physiologiques. Pour chacun, les effets « traitement » et/ou « temps » seront évalués à l’aide de méthodes statistiques qui varient selon le plan d’expérience et la nature de chaque variable, quantitative ou qualitative. Pour les tests autour de la vaccination et le transport, 24 lapins seront répartis en 2 groupes de 12 animaux. Ces études sur les effets de la RAP étant exploratoires, nous n’avons pas de données préliminaires permettant un calcul de puissance, néanmoins cet effectif est cohérent avec des données bibliographiques sur des études similaires. Les données seront analysées statistiquement à l’aide de modèles mixtes pour mesures répétées, afin d’évaluer l’effet du traitement, du temps et de leur interaction.
Raffinement
L’hébergement des lapins est conforme aux guidelines pour taille des cages et enrichissement. Les cages seront fournies d’une litière absorbante pour assurer le confort des animaux ; une plateforme/abris (pour se cacher dessous et s’allonger dessus ; du matériel à ronger (exemple : buchettes en bois, boules en osiers). Pour les deux tests où le logement est individuel, les cages seront grillagées et entreposées les unes à côté des autres pour permettre le contact visuel, olfactif et auditif entre les lapins. Pour les autres deux tests, l’hébergement est prévu par couple de lapins socialement compatibles. Les paramètres environnementaux seront adaptés aux besoins des lapins et surveillés (une température ambiante moyenne de 21°C et une photopériode de 12h-12h). Chaque matin et soir les lapins sont contrôlés par le vétérinaire ou le personnel en charge du projet afin de suivre leur santé et bien-être même en week-end. Afin de limiter la réaction de peur des lapins, l’opérateur frappe 3 fois à la porte pour avertir de son entrée dans la salle. Aussi, des séances de socialisation (caresser les lapins dans leur cage en leur offrant des friandises) seront prévues pour limiter la peur des lapins durant la sortie de la cage et des manipulations. Les prélèvements sanguins respectent les guidelines pour volume et fréquence, elles sont effectuées par un vétérinaire et/ou un opérateur expérimenté, toujours en binôme avec un autre operateur formé à la contention. Les prises de sang se feront dans une salle différente à l’élevage, et loin des congénères ; une attention particulière sera portée aux gestes et au ton de la voix qui seront doux et calmes. Une serviette pourra être utilisée pour mieux contenir le lapin, contenir les mouvements brusques et cacher ses yeux pour diminuer ainsi sa peur. Pour peser les lapins, ils seront introduits dans une boite qui est posée sur la balance, donc les animaux ne sont pas du tout contenus. La pesée servira aussi à monitorer la croissance des animaux et détecter d’éventuels problèmes de santé. Le transport sera réalisé dans le calme ; le trajet sectionné ne sera pas très long (environ 30’), inclura des routes peu empruntées et la conduite sera douce. La caisse contiendra une serviette ainsi que du foin. Durant les test comportementaux, l’opérateur est proche et prêt à intervenir à tout moment pour arrêter le test et reconduire l’animal dans sa cage en cas de stress important.
Choix des espèces
La phéromone apaisante testée est la copie synthétique de la phéromone maternelle du lapin. Plus précisément, il s'agit d'une substance apaisante émise par la mère au moment et dans les jours qui suivent la mise bas et qui a pour effet d'apaiser le nouveau-né, de façon espèce spécifique. Pour cette raison nous allons impliquer l'espèce lapin de notre projet. Pour les deux premiers tests (réactions des lapins à un nouvel environnement et à l’anesthésie) les lapins auront 9 semaines (63 à 69 jours). L’âge n'a pas été choisie, on s'est adapté au stade choisi pour d'autres finalités de recherche. Néanmoins ce stade convient aux types d'expériences menées car les lapins représentent un modèle du lapin de compagnie qui arrive dans le nouveau foyer normalement à l’âge de 2 mois. Pour les deux autres tests (réactions des lapins à la vaccination et au transport) les lapins auront entre 5 et 7 semaines ; cela représente un modèle adapté du lapin de compagnie qui normalement est adopté à cette âge et qui est peu après amené chez le vétérinaire pour une consultation ainsi que pour sa première vaccination. Le lapin jeune est préféré aussi pour faciliter son habituation à l’Homme et aux manipulations.
Caractérisation macroscopique et in situ de différents types d’interaction laser-cristallins in vivo et évaluation de leur évolution à 3 semaines sur le modèle lapin
- Recherche appliquée
- Troubles sensoriels
14 lapins vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils reçoivent des tirs de laser femtoseconde dans le cristallin sous anesthésie générale et locale, un motif dans l'œil droit pouvant selon le porteur diminuer "de manière très modérée" l'acuité visuelle, avant d'être tués pour l'analyse histologique des tissus oculaires. Le porteur affirme que le traitement "reste sans douleur" et s'appuie sur une étude antérieure menée sur neuf lapins. Il indique qu'il n'existe aucun modèle in vitro ou ex vivo du cristallin permettant un suivi sur plusieurs semaines, le projet servant une startup à établir une preuve de concept contre la presbytie.
Objectifs
La presbytie, qui survient systématiquement après 45 ans, concerne 1,8 milliard de personnes, dont 826 millions ne sont pas ou sont mal corrigés. Il est documenté qu'elle est causée par une rigidification du noyau du cristallin empêchant les muscles accrochés à sa périphérie de modifier l’épaisseur et la courbure nécessaires à l'accommodation. Le cristallin est composé de cellules contenant des protéines appelées cristallines, qui sont solubles et le rendent transparent en homogénéisant son indice de réfraction. En vieillissant, les agrégats de cristallines (création de ponts disulfures principalement), deviennent insolubles et rigidifie le noyau. L’hypothèse principale est qu’il est nécessaire de « ramollir » le noyau du cristallin en désagrégeant les protéines cristallines. Une des techniques les plus appropriées pourrait être le laser femtoseconde. Ce dernier permet d’envoyer de très courte impulsion d’énergie photonique avec précision dans le tissu sans dégagement d’énergie thermique. Après une étude de safety menée en 2021 sur 9 lapins ayant montré que la création de patterns (= motifs 2D ou 3D) au laser femtoseconde dans le cristallin d'un lapin n'entraine pas d'effets délétères à court, moyen et long terme sur les tissus opthamologiques de l'animal ; la startup a effectué de nombreux tests ex vivo sur cristallin de cochon. Ces tests avaient pour objectif d'effectuer une gamme de marquage au laser femtoseconde (distance entre les points de tir laser, puissance...) afin d'en étudier les interactions laser-matière. Ils ont alors pu observer des paramètres permettant d'obtenir des tirs lasers qui restaient transparents dans le cristallin. 1/ confirmer ou infirmer IN VIVO la correspondance entre les paramètres laser et types d’interaction laser matière observés en EX VIVO (bulles de coalescence, bulle de cavitation, marquage sans apparition de bulles, pas de marquage apparent) 2/ confirmer ou infirmer l’évolution des différents types d’interactions sur plusieurs semaines (résorption des bulles, atténuation ou disparition totale des marquages…) 3/ identifier les paramètres qui permettent d’obtenir un marquage maintenant la transparence ou permettant de la récupérer en IN VIVO afin d’en évaluer les effets biomécaniques (assouplissement), dioptriques ou autres. Données d’entrée à des études ultérieures. 4/Caractériser In situ les impacts laser des différentes interactions lasers (tissulaires et protéiques) 3 semaines après le traitement.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra à la stratup d'obtenir des connaissances sur l'interaction laser-matière sur le long terme (impossible à obtenir en ex-vivo ou in-vitro) confirmant ou infirmant les résultats qu'ils obtenus en ex vivo et leur permettant ensuite d'aller plus en avant sur des études d'efficacités de leur traitement.
Procédures
Les animaux seront soumis à des tirs de laser femtoseconde dans le cristallin. 6 lapins auront 2 phases de tirs lasers. et 4 lapins n'en auront qu'un seul. Les animaux seront sous anesthésie générale et locale. Rapellons que ce traitement laser très focalisé reste sans douleur pour l'animal et que des tests précédents ont montrés qu'à cette puissance, il n'y a pas d'effets délétères pour la cornée et la rétine des animaux.
Impact sur les animaux
Les nuanciers créés dans l'oeil gauche de l'animal sont de très petite taille (environ 2mm²) et ne devraient pas avoir d'impact sur la vision de l'animal. Le pattern qui sera créé dans l'oeil droit de l'animal pourrait diminuer l'acuité visuelle de manière très modérée. Les puissances lasers qui seront utilisées durant cette étude sont inférieures à celles utilisées durant l'étude de 2021, par conséquent aucun effet délétère pour la cornée ou la rétine n'est attendu.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure car nous devons analyser en histologie les tissus oculaires de ces animaux afin de pouvoir conclure.
Remplacement
A ce jour, il n'existe aucun modèle in vitro ou ex vivo de conservation du cristallin satisfaisant et permettant un suivi de l'organe sur plusieurs semaines. De plus, il n'existe aucun modèle de cristallin permettant de simuler l'interaction avec le système immunitaire pour ce genre d'intervention chirurgicale.
Réduction
Il a été jugé que le nombre minimum, mais suffisant d’animaux était de 3 lapins par groupe pour prendre en compte les différences interindividuelles pour ce type d'intervention chirurgicale pour la première phase et de 4 lapins par groupe pour la deuxième phase afin de pouvoir effectuer toutes las analyses histologiques dont certaines nécessite un globe oculaire entier.
Raffinement
Les animaux arriveront au moins une semaine (7 jours) avant toute manipulation. Tout est mis en œuvre pour LIMITER AU MAXIMUM LE STRESS ET LA DOULEUR DE L’ANIMAL (sédation pendant les observations). Chaque animal bénéficie d’une attention et de soins de qualité, par du personnel qualifié, pendant les interventions mais aussi en dehors de celles-ci afin d’assurer un bien-être optimal tout au long de l’étude. La douleur est rigoureusement contrôlée grâce à des points limites évalués en amont, et gérer grâce aux moyens pharmacologiques appropriés (myorelaxant/anesthésie). Par ailleurs, les lapins sont hébergés en cage règlementaire pouvant communiquer entre elles ; dans un environnement enrichi (jouet kong et autres jeux). Enfin, l'eau et la nourriture (granules et foin) sont mises à disposition "ad libitum" et de la musique est diffusée en salle d’hébergement pour diminuer le stress et atténuer les bruits environnementaux. Une précédente étude menée par notre laboratoire a démontrer qu'à cette fluence de laser le tir laser dans le cristallin n'induit aucun dommage à la rétine et la cornée du lapin. Cette précédente étude a par ailleurs permis de tester et d'optimiser le système de tir laser et son docking. Ce dernier sera d'autant plus optimisé puisqu'il sera testé sur des têtes de lapins de boucheries et des yeux de lapins énucléés ex vivo et modifié au besoin courant la fin de l'année 2023 et le début 2024. Toutes les techniques d'imagerie de suivi in vivo se font sans contact avec l'oeil et sans docking.
Choix des espèces
D'un point de vue éthique et pratique, les lapins sont les seuls animaux communément utilisés en expérimentation animale et présentant une anatomie oculaire (cristallin et cornée) proche de l'homme. Pour que le traitement du cristallin soit représentatif de ce qu’il puisse être chez l’homme dans le futur, la chambre antérieure de l’œil de l’animal ne doit pas être trop petite. C’est pour cela que nous optons pour des lapins âgésd’environ 3 mois (12 semaines).
Suite de l’évaluation de l’efficacité de la Rifampicine seule ou en association avec le Méropénème, dans un modèle de pneumonie à Acinetobacter baumannii résistant aux carbapénèmes (CRAb) chez le lapin.
- Recherche appliquée
- Maladies infectieuses
12 lapins vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Ils reçoivent un cathéter par chirurgie, sont immunodéprimés, puis infectés aux poumons par une bactérie résistante aux antibiotiques, une infection que le porteur décrit comme pouvant provoquer une détresse respiratoire et la mort avant la mise à mort programmée. Les poumons et la rate sont ensuite prélevés pour analyse. Le porteur indique que cette étude prolonge des travaux déjà menés sur la souris et affirme qu'un "second modèle animal est nécessaire" pour confirmer les résultats, le lapin permettant selon lui d'humaniser le traitement antibiotique.
Objectifs
Le présent projet vise à évaluer l’efficacité de la rifampicine dans un modèle d’infection pulmonaire à CRAb (Acinetobacter baumannii résistants au carbapénèmes) chez le lapin immunodéprimé. En effet les carbapénèmes constituaient la dernière ligne de traitement antibiotique efficace contre ce pathogène fréquemment associé aux infections nosocomiales (acquises en milieu hospitalier), telles que les pneumonies sévères acquises sous ventilation chez les patients de réanimation ou immunodéprimés. Ce projet s’inscrit dans la continuité d’une étude réalisée par le laboratoire ayant donnée de bons résultats avec la rifampicine chez le modèle murin.
Bénéfices attendus
Ce projet s’inscrit dans la continuité d’une étude déjà réalisée par notre équipe chez la souris où la rifampicine a entrainé une forte réduction bactérienne pulmonaire après l’infection par une souche d’Acinetobacter baumannii résistante aux carbapénèmes. La combinaison de la rifampicine avec un carbapénème (le méropénème) pourrait représenter une nouvelle ligne thérapeutique contre les infections à A. baumannii résistant aux carbapénèmes.
Procédures
Les animaux seront soumis à une procédure chirurgicale de pose de cathéter veineux (30-45 min de l’anesthésie générale jusqu’au retour de l’animal dans sa cage). Ils subiront également une immunodépression via 3 injections d’un immunodepresseur par ce cathéter (1 min/ injection) puis une infection pulmonaire par inoculation intrabronchique de bactéries sous anesthésie générale (5-10 min de l’anesthésie jusqu’au retour de l’animal dans sa cage). Des traitements antibiotiques seront aussi réalisés par le cathéter (médié par une pompe pour le méropénème et effectué toutes les 8h pour la rifampicine)
Impact sur les animaux
1) Pose de cathéter : les animaux de ce projet devront subir un acte chirurgical pour la pose d’un cathéter veineux central. Cette chirurgie réalisée sous anesthésie générale et accompagnée d’une analgésie adaptée, reste un acte invasif susceptible d’entrainer une gêne ou une douleur chez l’animal. La pose de cathéter permettra de limiter l’impact (stress et douleur) des traitements répétés. 2) Immunodépression : elle peut entrainer des effets secondaires tels qu’une baisse d’activité et une diminution de la prise alimentaire témoignant d’un l’affaiblissement général de l’animal. 3) Infection : réalisée elle aussi sous anesthésie générale, l’infection par voie intra-trachéale entrainera chez les animaux témoins, une infection sévère impliquant parfois une détresse respiratoire pouvant aboutir à la mort. : Des points limites spécifiques à ces nuisances ont été mis en place afin de limiter au maximum la souffrance des animaux
Devenir
Les poumons et la rate des animaux de la procédure seront collectés pour réaliser des analyses histologiques et microbiologiques. Tous les animaux seront mis à mort à l’issue de la procédure.
Remplacement
Des analyses in vitro ont déjà été réalisées sur l’efficacité de la rifampicine sur certaines souches d’Acinetobacter baumannii. Toutefois réussir à retranscrire la complexité d’une infection bactérienne pulmonaire ainsi que sa diffusion tissulaire et systémique n’est aujourd’hui possible qu’à travers les modèles in vivo. Le modèle murin a déjà apporté de précieux résultats mais un second modèle animal est nécessaire pour les confirmer. « L’humanisation » du traitement au méropénème, plus facilement réalisable chez le lapin, offrira une meilleure appréhension de ce qu’il pourrait se passer chez l’homme.
Réduction
Ce projet a pour but de compléter les effectifs de l’étude de l’efficacité de deux antibiotiques (en association ou non) dans un modèle d’infection pulmonaire chez le lapin. Les 12 lapins de ce projet nous permettrons d’augmenter nos effectifs à 6 animaux par groupe ce qui est, au vu de la variabilité déjà observée, le nombre minimum d’animaux nécessaire pour une comparaison statistique solide entre les groupes.
Raffinement
Les animaux seront hébergés individuellement dans un environnement adapté, enrichi et seront surveillés au moins 2 fois par jour. Lors des pesées hebdomadaires précédent le projet, les animaux seront habitués à leur préhension et à leur contention. La pose de cathéter sera réalisée sous anesthésie avec une analgésie. L’infection sera également réalisée sous anesthésie générale. Des critères d’arrêts de l’étude, supportés par une grille de score clinique, ont été définis afin d’assurer le bien-être des animaux.
Choix des espèces
La mesure de l’efficacité de la rifampicine (antibiotique) ne peut se faire sans avoir recours au modèle animal, ce d’autant que certains échecs de traitement ne peuvent être anticipés autrement. Pour l’heure, le recours à des animaux est une étape obligatoire et règlementaire dans le développement de molécules à visée thérapeutique. Le lapin, de par ses similarités physiologiques et immunitaires avec l’homme, représente classiquement un des modèles de choix pour la réalisation d’infections bactériennes pulmonaires. Il est également particulièrement approprié à l’humanisation de la pharmacocinétique de traitement antibiotique. En effet, son grand volume sanguin permet de réaliser des études pharmacocinétiques précises, sur de longues périodes. Le système d’administration par des pompes contrôlées par ordinateur est difficilement adaptable à des animaux de petite taille comme la souris. L’étude débutera lorsque les lapins auront atteint un poids compris entre 2,8 et 3,3kg, soit environ 10-12 semaines. Tous les animaux doivent avoir un profil identique afin de ne pas induire de biais dans la comparaison des groupes.
Neurodégénérescence de la rétine induite par injection d’endothéline 1
- Formation professionnelle
- Recherche appliquée
- Maladies animales
- Troubles sensoriels
- Tests réglementaires
- Autres tests de tolérance et d’efficacité
Rats : 2500
Lapins : 2500
7 500 souris, rats et lapins vont être utilisé·es, la grande majorité tuée à l'issue et environ 675 réutilisés, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Une neurodégénérescence de la rétine est induite par injection d'endothéline 1, ce qui doit entraîner "une altération permanente de la vision" sur l'œil traité, pour tester des molécules neuroprotectrices. Le porteur affirme qu'aucune méthode alternative ne reproduit l'œil "dans sa globalité fonctionnelle" et envisage d'induire les deux yeux "pour limiter le nombre d'animal en étude". Il indique aussi que ces maladies "ne sont pas douloureuses chez l'homme, et par transposition chez l'animal".
Objectifs
Le glaucome est une maladie dégénérative du nerf optique, c’est la deuxième cause de cécité dans le monde. Le plus souvent, il est associé à une pression intra oculaire élevée, mais aussi présent chez des patients normotones (avec une pression intraoculaire normale), il est caractérisé par une dégénérescence des cellules ganglionnaires rétiniennes (RGC), cellules qui intègrent l’ensemble des informations de la rétine nécessaires à la vision. L'objectif de ce projet est de développer un modèle glaucome chez le rat, la souris et le lapin caractérisé par la dégénérescence des RGC afin de contribuer au développement de nouveaux traitements médicaux. Ce modèle pourra être utilisé pour identifier des substances thérapeutiques neuroprotectrices et tester leurs efficacités.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de participer à la recherche de nouveaux traitements neuroprotecteurs pour lutter contre les effets délétères du glaucome.
Procédures
Le déclenchement du modèle expérimental est dû à une injection intra ou prérioculaire. Les examens ophtalmologiques se feront à l'aide de techniques non invasives (imagerie, observations au biomicroscope, electrorétinogramme), réalisées chez l’homme en cabinet médical par un ophtalmologiste sans hospitalisation. Ils le sont également chez l’animal en clinique vétérinaire. Ces examens pourront se faire pour une partie sur animaux vigiles mais certains qui nécessitent l’immobilisation complète de l'animal seront pratiqués sous anesthésie légère, ce type d'examen ne dure que quelques minutes et se produit une fois par semaine. Les administrations de produits se feront soit par instillations (gouttes oculaires), par voie sous cutanée, intramusculaire ou intrapéritonéale. Ces procédures ne durent que quelques secondes. Les gouttes oculaires peuvent être administrées plusieurs fois par jour (dans la majorité des cas 6 à 8 administrations maximum par jour). Les administrations de produit par injection au niveau de l'œil se feront sous anesthésie locale et générale si besoin, leur fréquence est limitée, une à deux fois par semaine. Les administrations de produit par pose d’implant nécessitent une anesthésie et éventuellement des points de sutures au niveau des conjonctives, de la sclère ou de la cornée. Cet acte chirurgical dure cinq minutes tout au plus et sera réalisé généralement une seule fois, puisque l’implant à vocation à délivrer son contenu sur une longue période. Des prélèvements de sang pourront être réalisés au cours des procédures expérimentales afin de doser le principe actif du traitement administré ou tout autre marqueur d'intérêt.
Impact sur les animaux
Les maladies neurodégénératives de la rétine ne sont pas douloureuses chez l'homme, et par transposition chez l’animal. Outre les nuisances dues aux manipulations de l'animal pour les observations, le stress dû aux contentions manuelles de l'animal pour les administrations de produits, les instillations ou la douleur éventuelle de la piqûre lors des injections de produits ou d'anesthésiant, la pathologie devrait entrainer une altération permanente de la vision sur l'œil ayant reçu l'injection. L'administration des produits peut entrainer des inflammations transitoires des tissus oculaires, au niveau de la cornée, des rougeurs conjonctivales, ou des réactions internes au niveau de l'iris ou de l'humeur vitréenne dans le cas de produits administrés par voie intra oculaire. Les examens sont ceux couramment utilisés chez l'homme en cabinet d'ophtalmologie, leurs effets indésirables sont négligeables.
Devenir
A l'issue de chaque procédure, tous les animaux qui auront suivi la totalité de la procédure expérimentale seront mis à mort pour permettre de réaliser les évaluations ex vivo (évaluations histologiques, dosage de produit...). Pour les animaux n’ayant pas reçu la totalité de la procédure expérimentale (estimé à environ 10%) pourront être gardés en vie et réutilisés dans une autre procédure, après avis du vétérinaire si besoin.
Remplacement
A ce jour, aucune méthode alternative ne permet de mimer l’œil dans son environnement et dans sa globalité fonctionnelle. En effet, l’œil est composé de différents tissus (vasculaires, rétinien neuronal, vitréen, cornéen, humeur aqueuse …) de physiologie différente et soumis aux variations environnementales, aux interactions des tissus et organes voisins. Compte tenu de la complexité de l’organe et en l’absence de modèle alternatif, le projet nécessitera donc d’avoir recours à des animaux.
Réduction
Le nombre maximum d’animaux prévu pour ce projet a été déterminé en fonction de la distribution théorique rencontrée dans les données bibliographiques et historiques de l'établissement, du nombre d'études estimées et tient compte des variations du métabolisme, de la robustesse des mesures et de notre expérience. Ce nombre limité doit nous permettre de conclure sur l’efficacité ou non d’un traitement. L'effet d'un traitement sera évalué à l'aide des tests statistiques. Afin d’avoir une puissance aux tests au moins égale à 0,80, un calcul de l’effectif sera réalisé avant chaque étape afin d’ajuster et de revoir à la baisse si possible le nombre d’animaux à inclure dans les procédures. La possibilité d'induire les deux yeux sera étudiée pour limiter le nombre d'animal en étude. De plus, dès que les procédures expérimentales le permettront, des évaluations non invasives seront choisies tout au long du projet pour améliorer la condition animale et éviter la mise à mort inutile des animaux.
Raffinement
Un suivi quotidien des animaux sera effectué afin de minimiser au maximum l’impact des procédures sur leur bien-être. Les animaux seront hébergés par deux au minimum en première intension, avec enrichissement à ronger et un abri pour les rongeurs plateforme pour les lapins. Les examens choisis pour évaluer les signes cliniques de la maladie sont non invasifs et semblables à ceux pratiqués chez l'homme en cabinet d'ophtalmologie ou chez l’animal en clinique vétérinaire. Afin de réduire le stress de l'animal lors d'examens nécessitant l'immobilisation de l'animal, une administration d'anesthésique sera réalisée. Des points limites adaptés, suffisamment prédictifs et précoces permettent de limiter une éventuelle douleur à son minimum. Ce projet a été soumis pour évaluation à un comité d’éthique et sera suivi par la structure en charge du bien-être animal de l'établissement.
Choix des espèces
Les espèces animales choisies ont une physiologie, une anatomie et un métabolisme largement décrits dans la bibliographie scientifique. L’extrapolation à l’homme des effets sur l’œil en est d’autant plus facilitée. De plus, les modèles expérimentaux concernant cette pathologie sont largement utilisés et décrits sur ces espèces dont les publications de référence sur laquelle le projet est basé. Pour ce projet, des souris, des rats et des lapins ont été retenus pour tenir compte des particularités anatomiques et physiologiques de chaque espèce afin d’augmenter les chances de mener ce projet à terme. Le choix de l’espèce se fera en fonction de la quantité et des caractéristiques des produits à administrer. Les animaux utilisés seront de jeunes adultes à leur arrivée dans notre animalerie. Les lapins inclus dans ce projet auront 8 à 15 semaines et les rongeurs 6 à 12 semaines conformément aux publications de référence qui servent de base aux modèles. Les lapins inclus dans ce projet auront 8 à 15 semaines et les rongeurs 6 à 12 semaines, conformément aux publications de référence qui servent de base aux modèles et ce qui correspond à la maturité visuelle chez ces animaux.
Mise au point de nouvelles méthodes de stérilisation par obstruction des trompes utérines
- Recherche appliquée
- Troubles urogénitaux
16 lapines vont être utilisé·es, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles subissent jusqu'à deux anesthésies, la pose d'un cathéter dans la veine de l'oreille et une chirurgie abdominale avec incision de 3 cm, pour mettre au point de nouvelles méthodes de stérilisation par obstruction des trompes utérines. Le porteur indique que la chirurgie peut entraîner "une gêne au niveau de la cicatrice et des douleurs pelviennes". Les trompes sont prélevées après mise à mort pour analyse, et le porteur revendique un passage "rapide" possible vers un essai clinique.
Objectifs
La stérilisation tubaire est une technique de stérilisation féminine définitive à visée contraceptive. Le but est de créer une barrière physique entre les spermatozoïdes et l’ovocyte au niveau de la trompe et par conséquent, éviter la fécondation". 11% des femmes à travers le monde souhaitent recourir à une obstruction tubaire en vue d'une contraception permanente. Ces demandent de stérilisation définitive sont encadrées avec la signature d'un consentement par la patiente ainsi qu'un délai de réflexion de 4 mois. Ces techniques ont ensuite été détournées pour une autre utilisation : le traitement des hydrosalpinx. En effet, en assistance médicale à la procréation, « l’hydrosalpinx » empêche l’implantation embryonnaire. Le but de cette recherche est le traitement des hydrosalpinx mais cela passe nécessairement par la stérilisation définitive. Actuellement la méthode de référence est la ligature des trompes ou la pose de clip nécessitant une chirurgie par cœlioscopie. En 2000, une nouvelle technique, la méthode Essure®, émergeait, et permettait une obstruction tubaire par voie naturelle sans incision ni anesthésie, réalisable en hospitalisation de jour. Elle consistait à mettre en place un ressort dans chaque trompe. Ce ressort obstruait les trompes en créant une inflammation locale. Suite à l’observation d’effets secondaires dus, probablement, à la matière de l’implant (nickel et titane), cette méthode n'est plus commercialisée en Europe depuis 2017. La méthode de référence reste donc à ce jour la ligature des trompes ou la pose de clip par chirurgie. En s’inspirant de la méthode Essure®, il est proposé ici de tester un matériau biocompatible naturel connu dans le domaine de l’agroalimentaire et médical. L’hypothèse est qu’un granulome inflammatoire sera formé en 3 mois ce qui obstruera les trompes et empêchera la fécondation. Un précédent projet a déjà été déposé et réalisé mais le granulome inflammatoire n’était pas présent. La formulation du gel a donc été retravaillée. Un traitement pas ultrasons focalisés sera testé également pour créer une légère brulure de la trompe pour causer une inflammation qui bouchera la trompe.
Bénéfices attendus
Ce projet pourrait découler rapidement sur un essai clinique en cas de résultats positifs car le composé est biocompatible ainsi la phase d’essai de toxicité sera réduite. Les ultrasons focalisés sont déjà largement utilisés pour le cancer de la prostate. Ce procédé pourra également être rapidement proposé en clinique.
Procédures
Les animaux subiront au maximum 2 anesthésies par injection intramusculaire, une insertion de cathéter à la veine de l’oreille à chaque anesthésie et une petite chirurgie (incision de 3 cm maximum sur le bas de l’abdomen). Ils seront manipulés une fois par semaine soit 12 fois pour être pesés.
Impact sur les animaux
La chirurgie pourra entrainer une gêne au niveau de la cicatrice et des douleurs pelviennes. Ils pourront également ressentir su stress lors des contentions pour les pesées, les anesthésies et les suivis échographiques.
Devenir
Les animaux seront mis à mort car les trompes doivent être prélevées et analysées anatomopathologiquement.
Remplacement
La réaction inflammatoire attendue va faire intervenir différents types cellulaires et ceci n’est pas faisable in vitro ni modélisable. Toute la mise au point préliminaire a été et sera effectuée sur cadavres d’autres projets. Le fait d’utiliser un produit biocompatible va permettre de s’affranchir des étapes d’étude de toxicité. Les paramètres de traitement par ultrasons seront déterminés par simulation informatique.
Réduction
Le projet sera réalisé en séquentiel afin de vérifier de ne pas engager trop d’animaux si jamais, l’hypothèse n’était pas vérifiée. Le groupe contrôle de fécondation dans le projet précédent visant à valider la technique de reproduction ne sera pas refait ici car le taux de fécondation était de 100%. Le groupe contrôle permettant de vérifier si la chirurgie n’influe pas la fécondité ne sera pas refait non plus car le taux de fécondation était aussi de 100%.
Raffinement
Dans le cas d’incompatibilité entre individus, les animaux bénéficieront d’un programme de sociabilisation dans un enclos enrichi plus spacieux que leur cage d’hébergement par session de 30 minutes qui leur permet de stimuler leur comportement de curiosité. Lors de la chirurgie, le mélange anesthésique/analgésique sera complété par un anesthésique local qui permet de réduire les douleurs. Des points limites définis permettront de ne pas entrainer les animaux dans des souffrances non prévus et non traitables. Une fiche de score permettra d’évaluer le bien-être des animaux de façon objective.
Choix des espèces
Le lapin est un modèle chirurgical qui permet d’avoir accès à un appareil reproducteur d’une taille suffisamment importante afin de pouvoir exécuter des techniques transposables chez la femme. Afin d’être sûr d’avoir des animaux sans anomalie de l’appareil reproducteur, il sera demandé à l’éleveur des lapines ayant déjà procréé. Les lapines pèseront donc entre 4 et 6 kg.
Modèle de dégénérescence des cellules ganglionnaires de la rétine induit par le NMDA
- Formation professionnelle
- Recherche appliquée
- Maladies animales
- Troubles sensoriels
- Tests réglementaires
- Autres tests de tolérance et d’efficacité
Rats : 2400
Lapins : 2450
7 300 souris, rats et lapins vont être utilisé·es, la grande majorité tuée à l'issue et environ 675 réutilisés, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Un glaucome est induit par injection dans l'œil, ce qui doit entraîner "une altération permanente de la vision" sur l'œil traité, pour tester des molécules neuroprotectrices lors de 25 études prévues sur cinq ans dans chaque espèce. Le porteur affirme qu'aucune méthode alternative ne reproduit l'œil "dans sa globalité fonctionnelle". Il indique aussi que ces maladies "ne sont pas douloureuses chez l'homme, et par transposition chez l'animal", une équivalence posée sans démonstration.
Objectifs
Le glaucome est une maladie dégénérative du nerf optique, c’est la deuxième cause de cécité dans le monde. Le plus souvent, il est associé à une pression intra oculaire élevée, mais aussi présent chez des patients normotones (qui ont une pression intraoculaire normale), il est caractérisé par une dégénérescence des cellules ganglionnaires rétiniennes (RGC), cellules qui intègrent l’ensemble des informations de la rétine nécessaires à la vision. L'objectif de ce projet est de développer un modèle glaucome chez le rat, la souris et le lapin caractérisé par la dégénérescence des RGC afin de contribuer au développement de nouveaux traitements médicaux. Ce modèle pourra être utilisé pour identifier des substances thérapeutiques neuroprotectrices et tester leurs efficacités. Nous envisageons de réaliser 25 études de test d'efficacité de molécules en 5 ans dans chaque espèce.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de participer à la recherche de nouveaux traitement neuroprotecteurs pour lutter contre les effets délétères du glaucome en proposant un modèle qui permet d'évaluer l'efficacité de nouveaux produits thérapeutiques.
Procédures
Le déclenchement du modèle expérimental est dû à une injection intravitréenne. Les examens ophtalmologiques se feront à l'aide de techniques (imagerie, observations au biomicroscope, electrorétinogramme) réalisés chez l’homme en cabinet médical par un ophtalmologiste sans anesthésie et sans hospitalisation. Ils le sont également chez l’animal en clinique vétérinaire. Ces examens pourront se faire pour une partie sur animaux vigiles mais certains qui nécessitent l’immobilisation complète de l'animal seront pratiqués sous anesthésie légère, ce type d'examen ne dure que quelques minutes et se produit une fois par semaine Les administrations de produits se feront soit par instillations (gouttes oculaires), par voie sous cutanée, intramusculaire ou intrapéritonéale. Ces procédures ne durent que quelques secondes. Les gouttes oculaires peuvent être administrées plusieurs fois par jour. Les injections peuvent être quotidienne pendant une durée d’une semaine. Les administrations de produit par injection au niveau de l'œil se feront sous anesthésie locale et générale si besoin, leur fréquence est limitée, une à deux fois par semaine. Les administrations de produit par pose d’implant nécessitent une anesthésie et éventuellement des points de sutures au niveau des conjonctives, de la sclère ou de la cornée. Cet acte chirurgical dure cinq minutes tout au plus et sera réalisé généralement une seule fois, puisque l’implant à vocation à délivrer son contenu sur une longue période. Des prélèvements de sang pourront être réalisés au cours des procédures expérimentales afin de doser le principe actif du traitement administré ou tout autre marqueur d'intérêt.
Impact sur les animaux
Les maladies neurodégénératives de la rétine ne sont pas douloureuses chez l'homme, et par transposition chez l’animal. Outre les nuisances dues aux manipulations de l'animal pour les observations, le stress dû aux contentions manuelles de l'animal pour les administrations de produits, les instillations ou la douleur éventuelle de la piqûre lors des injections de produits ou d'anesthésiant, la pathologie devrait entrainer une altération permanente de la vision sur l'œil ayant reçu l'injection. Nous avons déjà expérimenté ce modèle dans notre laboratoire, il n'a pas été observé d'altération de comportement des animaux envers leurs congénères ou concernant la prise alimentaire. L 'administration des produits peut entrainer des inflammations transitoires des tissus oculaires, au niveau de la cornée, des rougeurs conjonctivales, ou des réactions internes au niveau de l'iris ou de l'humeur vitréenne dans le cas de produits administrés par voie intra oculaire. Les examens sont ceux couramment utilisés chez l'homme en cabinet d'ophtalmologie, leurs effets indésirables sont négligeables.
Devenir
A l'issue de chaque procédure, tous les animaux qui auront suivi la totalité de la procédure expérimentale seront mis à mort pour permettre de réaliser les évaluations ex vivo (évaluations histologiques, dosage de produit...). Pour les animaux n’ayant pas reçu la totalité de la procédure expérimentale (estimé à environ 10%) pourront être gardés en vie et réutilisés dans une autre procédure, après avis du vétérinaire si besoin.
Remplacement
A ce jour, aucune méthode alternative ne permet de mimer l'œil dans son environnement et dans sa globalité fonctionnelle. En effet, l'œil est composé de différents tissus (vasculaires, rétinien neuronal, vitréen, cornéen, humeur aqueuse) de physiologie différente soumis aux variations environnementales, aux interactions des tissus et organes voisins. Le projet nécessitera donc d’avoir recours à des animaux compte tenu des particularités de l’organe concerné par le projet et l’absence de modèle alternatif.
Réduction
Le nombre maximum d’animaux prévu pour ce projet a été déterminé en fonction de la distribution théorique rencontrée dans les données bibliographiques et historiques de l'établissement, du nombre d'études estimées et tient compte des variations du métabolisme, de la robustesse des mesures et de notre expérience. Ce nombre limité doit nous permettre de conclure sur l’efficacité ou non d’un traitement. L'effet d'un traitement sera évalué à l'aide des tests statistiques, chaque groupe traité sera comparé à celui du groupe témoin. Afin d’avoir une puissance aux tests au moins égale à 0,80, un calcul de l’effectif sera réalisé avant chaque étape afin d’ajuster et de revoir à la baisse si possible le nombre d’animaux à inclure dans les procédures. De plus, dès que les procédures expérimentales le permettront, des évaluations non invasives seront choisies tout au long du projet pour améliorer la condition animale et éviter la mise à mort inutile des animaux.
Raffinement
Un suivi quotidien des animaux sera effectué afin de minimiser au maximum l’impact des procédures sur leur bien être. Les animaux seront hébergés par deux au minium en première intention avec un enrichissement à ronger et abris pour les rongeurs et plateforme pour les lapins. Les examens non invasifs choisis pour évaluer les signes cliniques de la maladie sont semblables à ceux pratiqués chez l'homme en cabinet ophtalmologique ou chez l’animal en cabinet vétérinaire. Les examens de l'œil qui requièrent l’immobilité de l'animal pourront être réalisés pour son confort sous anesthésie. Des points limites adaptés, suffisamment prédictifs et précoces permettent de limiter une éventuelle douleur à son minimum. Ce projet a été soumis pour évaluation à un comité d’éthique et sera suivi par la structure en charge du bien-être animal de l'établissement.
Choix des espèces
Le lapin sera choisi pour la taille de son œil. Les observations des paramètres observées en sont facilitées. Si la quantité de produit à évaluer est limitée (difficulté à synthétiser, coût), le rongeur sera alors choisi. Il le sera aussi si des analyses histologiques spécifiques sont nécessaires, le catalogue d’anticorps par exemple y est plus développé. Enfin le choix de l’espèce, sera guidé aussi par les données existantes sur le produit à évaluer (spécificité d’action, données historiques sur l’espèce choisie). C’est pour ces raisons que des souris, des rats et des lapins ont été retenus pour tenir compte des particularités anatomiques et physiologiques de chaque espèce afin d’augmenter les chances de mener ce projet à terme. Les animaux inclus dans les études seront de jeunes adultes. Les lapins inclus dans ce projet auront 8 à 15 semaines et les rongeurs 6 à 12 semaines, conformément aux publications de référence qui servent de base aux modèles et qui correspond à la maturité visuelle chez ces animaux.
Formation aux actes techniques réalisés sur les animaux utilisés en cours de procédures expérimentales
- Enseignement supérieur
Rats : 515
Cochons d'Inde : 475
Hamsters dorés : 150
Lapins : 635
635 lapins, 515 rats, 475 cochons d'Inde, 225 souris et 150 hamsters dorés vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures dont la gravité déclarée va du "sans réveil" au sévère. Ils sont utilisés pour entraîner le personnel aux gestes techniques, injections, prélèvements, intubations et chirurgie, non pour produire des connaissances mais pour maintenir des compétences. Le porteur reconnaît une douleur et un stress lors des procédures, un hébergement isolé après chirurgie et un risque infectieux. Il présente l'entraînement préalable sur mannequins et sur animaux déjà tués comme un moyen de réduire le nombre d'animaux utilisés.
Objectifs
Ce projet a pour but de maintenir et de compléter les compétences acquises au cours des formations initiales et réglementaires (formation en chirurgie et formation spécifique à l'expérimentation animale) et de ce fait, d'assurer à la fois le bien-être animal et la pertinence scientifique des résultats obtenus lors de ces procédures.
Bénéfices attendus
La maîtrise des actes techniques permet de réduire le nombre d’animaux utilisés, en assurant la pertinence scientifique des modèles expérimentaux et en limitant le nombre d’animaux utilisés au strict nécessaire pour obtenir les résultats escomptés. De plus, ce haut niveau de maîtrise permet de limiter la douleur, la souffrance ou l’angoisse que peuvent subir les animaux au cours de leur utilisation.
Procédures
1/Les administrations seront effectuées sur animaux vigiles : injection intradermique, sous cutanée, intramusculaire, intrapéritonéale et per os. Le temps estimé pour réaliser 1 administration hors intubation est de moins d’1 min. Ajouter 2 min environ pour mettre en évidence le site d’administration à l’aide d’une contention adaptée et 5 min si une tonte de la zone. Les intubations seront réalisées sur animaux anesthésiés. Le temps estimé pour mettre sous inhalation, implique une prémédication (1 min), action des molécules 15 à 20 min, mise sous gaz anesthésique (environ 4 min). Procédure complète : 25 à 30 min. 2/Les animaux seront soumis à des administrations intraveineuses, effectuées vigiles. Le temps estimé pour réaliser 1 administration ou un prélèvement est d’environ 1 min. Ajouter 2 min pour mettre en évidence le site et 5 min si tonte. Procédure complète : 5 à 10 min. 3/Les administrations / prélèvements seront réalisées sur animaux anesthésiés. Le temps estimé pour réaliser 1 administration / prélèvement est de moins d’1 min. Ajouter l’anesthésie (prémédication 1 min) action des molécules 15 à 20 min puis mise sous gaz anesthésique (4 min). Procédure complète : 25 min. 4/Les administrations / prélèvements seront réalisés sur animaux anesthésiés. Le temps estimé pour réaliser 1 administration / prélèvement est d’environ 1 min. Ajouter l’anesthésie avec la prémédication (1 min), action des molécules 15 à 20 min, réaliser la tonte et l’aseptie. Procédure complète : 25 à 30 min. 5/Les applications seront effectuées vigiles. Le temps estimé pour réaliser 1 application est d’environ 1 min. Ajouter 2 min pour mettre en évidence le site d’administration et 10 min si une tonte de la zone est nécessaire. Procédure complète : entre 5 et 15 min.
Impact sur les animaux
Les nuisances attendues sont : - douleur et stress lors de la réalisation des procédures expérimentales. - en phase post-opératoire, les animaux pourront être hébergés individuellement de façon temporaire, ce qui peut également causer un stress à l’animal chez les espèces sociables. - effets de l’anesthésie et/ou de la chirurgie, pendant quelques jours : perte de poids ou d’appétit, baisse d’activité, comportements atypiques... - risque infectieux suite à la chirurgie.
Devenir
Utilisation des animaux en continue jusqu’à la mise à mort pour des formations de prélèvements d’organes, de tissus.
Remplacement
Des méthodes de remplacement sont mises en place pour l’acquisition de certaines compétences : par exemple, entrainement sur mannequins ou sur animaux euthanasiés (contention, injection intraveineuse ou sous-cutanée, prélèvement sanguin intraveineux, administration orale, suture...). Cependant, certains actes nécessitent malgré tout le recours à des modèles animaux pour finaliser la formation des opérateurs dans des conditions les plus proches possible des situations réelles..
Réduction
Le recours aux mannequins ou l’utilisation d’animaux euthanasiés provenant d’autres procédures permet également de diminuer le nombre d’animaux utilisés pour l’entraînement et la formation du personnel. De plus, la réutilisation d’animaux permet de réduire encore le nombre d’animaux utilisé pour la formation.
Raffinement
Grâce à l’entrainement préalable sur mannequins et sur animaux euthanasiés permettant des gestes plus assurés de la part des opérateurs, les manipulations des animaux provoquent moins de stress. En cas de signes de stress ou de douleur, ou en amont lorsqu’ils sont prévisibles, une analgésie associée si besoin à une anesthésie sera réalisée.
Choix des espèces
Le choix de l’espèce animale se fera conformément au besoin de la formation, et en adéquation avec les exigences de compétence pour la mise en œuvre des projets. En l’absence d’exigence particulière, l’utilisation d’animaux au stade adulte est privilégiée.
Modèle expérimental de néovascularisation rétinienne
- Formation professionnelle
- Recherche appliquée
- Maladies animales
- Troubles sensoriels
- Tests réglementaires
- Autres tests de tolérance et d’efficacité
Rats : 2450
Lapins : 2400
2400 lapins, 2450 souris et 2450 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Ils reçoivent une injection dans l'œil déclenchant une néovascularisation de la rétine, des instillations, des injections et parfois la pose chirurgicale d'un implant oculaire, avant évaluations après mise à mort. Le porteur affirme que les maladies vasculaires de la rétine ne sont pas douloureuses chez l'homme, et par transposition chez l'animal, et décrit démangeaisons et rougeurs comme de simples gênes. Il conclut qu'aucune méthode alternative ne permet de reproduire l'œil "dans sa globalité fonctionnelle".
Objectifs
L’objectif du projet est la mise en place, au sein de l’établissement utilisateur, d’un modèle expérimental de néovascularisation rétinienne chronique chez le lapin et le rongeur afin de tester l'efficacité de traitements potentiels dans cette maladie. Nous nous baserons sur les données de la littérature, en utilisant un composé qui induit les mécanismes similaires à ceux impliqués dans les complications néovasculaires chez l'homme.
Bénéfices attendus
Le bénéfice attendu du projet est de proposer des modèles expérimentaux qui permettront d'évaluer l'efficacité de nouveaux traitements. La recherche de traitements contre les atteintes vasculaires impliquées dans différentes pathologies est en constante évolution et nécessite de pouvoir les tester dans les meilleures conditions possibles et dans le plus grand respect du bien-être animal.
Procédures
Le déclenchement du modèle expérimental est dû à une injection intravitréenne. Les examens ophtalmologiques se feront à l'aide de techniques non invasives (imagerie, observations au biomicroscope). Ces examens sont réalisés chez l’homme en cabinet médical par un ophtalmologiste sans anesthésie et sans hospitalisation. Ils le sont également chez l’animal en clinique vétérinaire. Ces examens pourront se faire pour une partie sur animaux vigiles mais certains qui nécessitent l’immobilisation complète de l'animal seront pratiqués sous anesthésie légère, ce type d'examen ne dure que quelques minutes. Les administrations de produits se feront soit par instillations (gouttes oculaires), par voie sous cutanée, intramusculaire ou intrapéritonéale. Ces procédures ne durent que quelques secondes. Les gouttes oculaires peuvent être administrées plusieurs fois par jour (dans la majorité des cas 6 à 8 administrations maximum par jour). Les administrations de produit par injection au niveau de l'œil se feront sous anesthésie locale et générale si besoin. Les administrations de produit par pose d’implant nécessitent une anesthésie et éventuellement des points de sutures au niveau des conjonctives, de la sclère ou de la cornée. Cet acte chirurgical dure cinq minutes tout au plus et sera réalisé généralement une seule fois, puisque l’implant à vocation à délivrer son contenu sur une longue période. Des prélèvements de sang pourront être réalisés au cours des procédures expérimentales afin de doser le principe actif du traitement administré ou tout autre marqueur d'intérêt. Si des prélèvements de sang doivent être effectués, ils se feront par ponction et basés sur les recommandations du Gircor et durent moins d'une minute.
Impact sur les animaux
Les maladies vasculaires de la rétine ne sont pas douloureuses chez l'homme, et par transposition chez l'animal. Un des effets indésirables attendu dans ce modèle expérimental devrait entrainer une altération de la vision sur l'œil ayant reçu l'injection. Dans le cas où traitement devrait être administré par chirurgie, il s'agira d'une chirurgie permettant l'insertion d'un implant oculaire de taille réduite, une inflammation peut être observée dans les heures suivant l’intervention. La manipulation et l’immobilisation des animaux au cours des différents examens et des différentes administrations devraient engendrer un léger stress malgré toutes les précautions mises en place. Il en va de même pour les lapins lors de la sortie des animaux et leur placement en salle d’expérimentation. L'administration des produits devrait engendrer tout au plus une douleur légère et de courte durée notamment lors de l’anesthésie. Au cours de l’anesthésie jusqu’au réveil, une baisse de la température corporelle pouvant induire un stress physique/thermique est attendue. Elle sera minimisée par l’utilisation de tapis chauffant, de lampe chauffante ou d’armoire de réveil chauffée en fonction des espèces. Une légère perte de poids peut survenir à la suite de certaines manipulations ou actes invasifs (anesthésie…). Un point terminal est fixé à -20% par rapport au poids du début de l’étude. Elle ne devrait pas être supérieure à 20% d’autant plus que l’accès à l’eau et à la nourriture ne sera pas limité lors de leur stabulation. Des démangeaisons, des sensations de brûlures, des rougeurs palpébrales, des gonflements des paupières sont autant de nuisances attendues et imputables à la composante inflammatoire de la maladie induite par ces procédures. Elles n’occasionneront pas de douleur tout au plus une légère gêne ou un léger inconfort.
Devenir
A l'issue de chaque procédure, tous les animaux seront mis à mort pour permettre de réaliser les évaluations ex vivo (évaluations histologiques, dosage de produit...).
Remplacement
A ce jour, aucune méthode alternative ne permet de mimer l'œil dans son environnement et dans sa globalité fonctionnelle. En effet, l'œil est composé de différents tissus (vasculaires, rétinien neuronal, vitréen, cornéen, humeur aqueuse) de physiologie différente soumis aux variations environnementales, aux interactions des tissus et organes voisins. Le projet nécessitera donc d’avoir recours à des animaux compte tenu des particularités de l’organe concerné par le projet et l’absence de modèle alternatif.
Réduction
Le nombre maximum d’animaux prévu pour ce projet a été déterminé en fonction de la distribution théorique rencontrée dans les données bibliographiques et historiques de l'établissement, du nombre d'études estimées et tient compte des variations du métabolisme, de la robustesse des mesures et de notre expérience. Ce nombre limité doit nous permettre de conclure sur l’efficacité ou non d’un traitement. L'effet d'un traitement sera évalué à l'aide des tests statitiques, chaque groupe traité sera comparé à celui du groupe témoin. Afin d’avoir une puissance aux tests au moins égale à 0,80, un calcul de l’effectif sera réalisé avant chaque étape afin d’ajuster et de revoir à la baisse si possible le nombre d’animaux à inclure dans les procédures. De plus, dès que les procédures expérimentales le permettront, des évaluations non invasives seront choisies tout au long du projet pour améliorer la condition animale et éviter la mise à mort inutile des animaux.
Raffinement
Un suivi quotidien des animaux sera effectué afin de minimiser au maximum l’impact des procédures sur leur bien-être. Les rongeurs seront placés en groupe dans des cages d’hébergement contenant nourriture et boisson ad libitum et enrichissement à ronger et abris. Les lapins seront placés individuellement ou par deux dans des cages avec boisson ad libitum, nourriture et enrichissement à ronger. Les examens non invasifs choisis pour évaluer les signes cliniques de la maladie sont semblables à ceux pratiqués chez l'homme en cabinet ophtalmologique ou chez l’animal en cabinet vétérinaire. Les examens de l'œil qui requièrent l’immobilité de l'animal pourront être réalisés pour son confort sous anesthésie. Des points limites adaptés, suffisamment prédictifs et précoces permettent de limiter une éventuelle douleur à son minimum. Ce projet a été soumis pour évaluation à un comité d’éthique et sera suivi par la structure en charge du bien-être animal de l'établissement.
Choix des espèces
Le lapin sera choisi pour la taille de son œil. Les observations des paramètres observées en sont facilitées. Si la quantité de produit à évaluer est limitée (difficulté à synthétiser, coût), le rongeur sera alors choisi. Il le sera aussi si des analyses histologiques spécifiques sont nécessaires, le catalogue d’anticorps par exemple y est plus développé. Enfin le choix de l’espèce, sera guidé aussi par les données existantes sur le produit à évaluer (spécificité d’action, données historiques sur l’espèce choisie). C’est pour ces raisons que des souris, des rats et des lapins ont été retenus pour tenir compte des particularités anatomiques et physiologiques de chaque espèce afin d’augmenter les chances de mener ce projet à terme.
Reconstruction d’une section de l’urètre avec de la veine de cordon ombilical humain chez le lapin
- Recherche appliquée
- Troubles urogénitaux
8 lapins vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque lapin subit une chirurgie d'environ deux heures au cours de laquelle son urètre est sectionné puis reconstruit avec de la veine de cordon ombilical humain, suivie d'endoscopies sous sédation à deux et six semaines avant la mise à mort pour analyse. Le porteur indique que l'intervention peut provoquer douleur, rétention urinaire et atteinte de la fonction sexuelle. Il justifie le recours au lapin par le calibre de son urètre proche de celui de l'humain et affirme que le fonctionnement du système urinaire et immunitaire exclut une méthode alternative.
Objectifs
Les sténoses urétrales correspondent à un segment rétréci de l’urètre, canal qui permet l’évacuation de l’urine vers l’extérieur. C'est une maladie fréquente (229-627 patients sur 100 000). Elles se manifestent principalement par des difficultés à vidanger la vessie entièrement et engendre des infections urinaires et peut même être responsable d’insuffisance rénale. Pour corriger la sténose de l’urètre, il faut reconstruire l’urètre par chirurgie. Seul un prélèvement de la muqueuse buccale utilisé pour reconstruire l’urètre permet de corriger la sténose à ce jour. Mais cette technique demande souvent plusieurs interventions chirurgicales et le prélèvement de la muqueuse buccale est douloureux et cause des complications. Le cordon ombilical est composé d’une veine et de deux artères. Ces vaisseaux, qui ont entre autre été utilisés pour la régénération nerveuse, pourraient aussi être utilisés pour reconstruire l’urètre rétréci. L’objectif de ce projet est donc de remplacer la muqueuse buccale par un greffon provenant d’une veine ombilicale pour reconstruire l’urètre. Un précédent projet a montré qu’il était possible de greffer de la veine ombilicale sur un urètre incisé. Ici il sera testé une greffe d’un lambeau de tronçon ou d’un tronçon complet de l’urètre ce qui représente un vrai challenge en médecine. Pour cela, des lapins seront opérés, leur urètre coupé puis reconstruit. La cicatrisation sera suivie par endoscopie.
Bénéfices attendus
Actuellement, pour réparer la sténose de l’urètre, il faut la plupart du temps deux interventions chirurgicales espacées de 3 mois. De plus, le fait de prélever de la muqueuse buccale n’est pas sans problème (douleurs, saignements, difficultés alimentaires, troubles de la salivation et du goût, difficulté à articuler). Si la veine de cordon ombilical permet de reconstruire l’urètre de façon tubulaire, cette reconstruction pourra être réalisée en une seule chirurgie, sans prélèvement au niveau de la bouche. Cette technique pourra être utilisée dans d’autres maladies.
Procédures
La chirurgie sous anesthésie générale et antidouleur va s’étendre sur environ 2 heures pendant lesquelles l’animal, après préparation (tonte, désinfection, mise en place du monitoring) va subir une incision d’environ 2-3 cm. Son urètre sera externalisé, sectionné puis réparé avec de la veine de cordon ombilical. L’incision de la peau sera suturée. 2 semaines plus tard l’animal aura une endoscopie de l’urètre pour observer la cicatrisation sous sédation (15 min) et l’introduction d’une bougie calibrée pour vérifier que le diamètre de l’urètre ne diminue pas. Les lapins seront sortis de leur cage pour être pesés 2 fois par semaine. 6 semaines plus tard l’animal sera sédaté pour une nouvelle endoscopie (15 minutes) et sera mis à mort (5 min).
Impact sur les animaux
Les nuisances/effets indésirables sur l’animal sont principalement : * nuisances liées à la chirurgie : - douleur possible au niveau de la zone chirurgicale - rétention urinaire post-opératoire possible - atteinte de sa fonction sexuelle * nuisances liées au suivi : - gêne liée à la présence du mini-drain - endoscopies prévues à 3 et 6 semaines (contention, anesthésie) - pesée deux fois par semaine (stress).
Devenir
L’ensemble des animaux sera mis à mort afin de prélever l’urètre et d’effectuer des analyses histologiques pour vérifier la cicatrisation.
Remplacement
D’après les travaux antérieurs, les vaisseaux issus de cordons ombilicaux humains sont tolérés chez le lapin et le rat. Il reste donc à étudier la cicatrisation dans le cadre de la reconstruction de l’urètre. Bien que la technique ait été validée sur cadavres d’autres projets en amont, le projet nécessite le système urinaire et le système immunitaire fonctionnels et ne peut donc pas être réalisé avec des méthodes alternatives à l’expérimentation animale.
Réduction
Des études préliminaires sur cadavres issus d’autres projets ont déjà permis de valider la procédure chirurgicale sans utiliser de lapins vivants dédiés à cet objectif. La procédure sera réalisée séquentiellement en débutant d’abord par la chirurgie qui engendra le moins de risque de difficulté (remplacement d’un lambeau d’urètre). Si tout se passe bien, le deuxième type de chirurgie (remplacement d’une section d’urètre) sera effectuée. Dans cette première étape, aucune statistique ne sera effectuée. Un effectif maximal de 4 animaux par groupe est prévu dans l’objectif d’obtenir 3 procédures réussies. Par ailleurs, le nombre d’animaux a été réduit grâce à l’utilisation de l’endoscopie, ce qui permettra d’évaluer la qualité de la prise de la greffe dans le temps chez le même lapin.
Raffinement
La technique chirurgicale a été élaborée et sera effectuée par des chirurgiens d’un service d’urologie. L’animal recevra une combinaison de deux anesthésiques locaux (rapide et longue action) durant l’intervention et au moment de la fermeture pour lutter contre la douleur lors de l’intervention et au réveil. Ainsi l’animal ne sentira aucune douleur pendant le réveil, ce qui réduira son stress post chirurgie. A réception, l’hébergement par deux sera testé. Si les animaux sont incompatibles, ils bénéficieront de temps dans un espace de « jeux » plus grand que leur cage comportant cabane, tunnel, hamac... L’état des animaux est évalué par l’observation de leur état physique (ouverture des yeux, orientation des oreilles) et la quantité d’aliment consommée.
Choix des espèces
Le lapin est l’animal le plus petit permettant de réaliser la reconstruction de l’urètre. L’intérêt de l’urètre du lapin est son calibre proche de celui de l’homme, un trajet droit, la survenue d’érections qui permettra de tester l’élasticité du tissu. D’un point de vue technique, la chirurgie est facile à réaliser dans de bonnes conditions chez le lapin. Une endoscopie de contrôle est facile à réaliser. Les lapins seront choisis par l’éleveur en fonction de leur taille. Nous demanderons des animaux adultes de grande taille afin que l’urètre soit le plus long possible.
Evaluation du profil pharmacocinétique et de la tolérabilité d’un candidat médicament chez le lagomorphe
- Tests réglementaires
- Toxicologie et autres tests de sécurité
360 lapins vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, 300 tués à l'issue et 60 réutilisés dans d'autres projets. Ils reçoivent des administrations répétées d'un candidat médicament et jusqu'à dix prélèvements sanguins à l'oreille par 24 heures, certains subissant une chirurgie d'implantation d'un cathéter artériel suivie d'un isolement pouvant durer deux semaines. Le porteur indique que les animaux cathétérisés et ceux destinés à des prélèvements d'organes sont mis à mort. Il affirme que le recours à l'animal est "indispensable", aucune méthode in silico ou in vitro ne reproduisant la pharmacocinétique dans un modèle en "corps entier".
Objectifs
Ce projet a pour but d'évaluer le profil pharmacocinétique et la tolérabilité de futurs médicaments après leur administration chez le lapin. Pour cela, au cours de chaque étude, des prélèvements sanguins répétés sont réalisés chez l’animal vigile après l’administration du candidat-médicament afin d’évaluer la concentration du produit testé et/ou des métabolites. Dans certains cas, une chirurgie préalable sera nécessaire afin d'implanter un cathéter dans une artère pour réaliser les prélèvements sanguins. Après administration du composé, une observation régulière des animaux sera réalisée grâce à une grille de surveillance adaptée à chaque étude et en particulier des sites d’injection (tolérance locale). Des prélèvements d'organes post-mortem pourront être effectués en fin d'étude.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus du projet sont la découverte et la mise sur le marché de nouveaux médicaments présentant un minimum d'effets secondaires dans la pathologie humaine qui est ciblée par la/les substance(s) active(s) testée(s) dans ce projet. Ce projet permettra de générer des données scientifiques robustes sur le profil pharmacociétique chez l'animal et d’évaluer ses éventuels effets secondaires locaux avant de pouvoir passer aux premières administrations chez l'Homme, étape indispensable dans le processus de développement et de mise sur le marché de nouvelles molécules. Selon la cible thérapeutique, ces composés pourraient avoir aussi une application en médecine vétérinaire.
Procédures
Les composés à tester seront administrés aux animaux par différentes voies avec moins de 3 min par administration (2 administrations max/jour, sur un mois max). Ces administrations pourront être réalisées chez l'animal vigile ou chez l'animal anesthésié. Des prélèvements de sang seront réalisés sur l’animal vigile au niveau de la veine marginale de l'oreille ou de l'artère centrale de l'oreille (environ 2 minutes par prélèvement). Le nombre maximal de prélèvement sur 24h sera de 10. Dans certains cas, une chirurgie d'implantation de cathéter (sous anesthésie générale) pour réaliser ensuite les prélèvements de sang sera nécessaire (durée 20-45min).
Impact sur les animaux
Les effets potentiellement indésirables des produits testés ne sont pas prévisibles à l’initiation du projet. Ils font donc l’objet d’échanges avec les membres de la Structure Bien-Etre Animal (SBEA) pour adapter les outils d’observations des animaux afin de mettre en place les traitements de potentiels signes cliniques. La manipulation d'animaux vigiles pour induire l'anesthésie, l'analgésie, administrer le produit et réaliser les prélevements de sang peut engendrer à l'animal un stress mineur de durée courte. La chirurgie d'implantation (si elle a lieu) peut induire des douleurs post-chirurgicales qui seront réduites au maximum grâce à une anesthésie, analgésie et un protocole de soins postopératoire. Post-chirurgie, les animaux seront isolés (2 semaines maximum) pour éviter toute détérioration du cathéter. Cet isolement engendrera un stress d'intensité modérée. Les lapins de ce projet pourront subir un stress lié à la privation de nourriture et à l'isolement en cage de mise à jeun (24h maximum). Ils pourront aussi subir un stress lié à une douleur équivalente à la piqûre d'une aiguille lors des administrations sous-cutanés, intrapéritonéales, intradermique, intramusculaire et intraveineuse ; ou une contrainte légère lors de l'administration par voie orale du produit ; ainsi qu'une douleur équivalente à la piqûre d’une aiguille lors des prélèvements sanguins à l'oreille.
Devenir
Tous les animaux implantés avec des cathéters seront mis à mort. Seront aussi euthanasiés les animaux pour lesquels des prélèvements d’organes sont prévus en fin d'expérience. Certains animaux pourront être réutilisés dans un autre projet ayant un degré de sévérité sans réveil, léger ou modéré après accord du vétérinaire si la gravité réelle a été de contrainte légère ou modérée et si les volumes sanguins prélevés et la période de récupération sont respectés.
Remplacement
Dans le cadre du développement de nouveaux médicaments, ce projet est réalisé chez le lapin afin d'étudier la pharmacocinétique d’un candidat médicament. La pharmacocinétique consiste à suivre le devenir d'un produit dans un organisme (le plus souvent, concentration du produit dans le sang). Le candidat-médicaments dans un organisme (de son entrée à sa sortie) est soumis à différentes voies d'absorption puis de dégradation pour enfin être éliminé (dégradation hépatique, rénale, etc..). Ainsi, le recours à l'animal est à l'heure actuelle indispensable car il est nécessaire d'utiliser un modèle en "corps entier". En effet, aucune modélisation in silico ou analyse in vitro ne peut reproduire la complexité de la pharmacocinétique d'un composé chez le mammifère (absorption, dégradation, élimination).
Réduction
Un nombre minimal et suffisant d’animaux par groupe (6 animaux/groupes ou dose) est utilisé afin d’analyser de façon rigoureuse et efficace les résultats des expériences et d’effectuer d'éventuelles analyses statistiques. Une réutilisation des animaux, après avis du vétérinaire, est envisagée et permettra de réduire le nombre réel d’animaux utilisés.
Raffinement
Dans ce projet, le raffinement sera obtenu par : • la mise au point de procédures rigoureuses, • la formation du personnel, • un suivi quotidien de l’état de santé des animaux, • le recours à des procédures les moins invasives possibles, • Le suivi d’éventuel signes cliniques (avec échelle de cotation des réactions observées en local), • La détermination des points limites, • Le recours aux procédures d’euthanasie dès que nécessaire, • La réduction du volume sanguin prélevé grâce à l’amélioration de la sensibilité des méthodes d’analyse.,• La mise en groupe des animaux (hors animaux implantés avec un cathéter)• La familiarisation des animaux aux procédures expérimentales, •Un protocole analgésique adapté pour la chirurgie et la période postopératoire et un suivi post-opératoire de l’état de santé des animaux avec des soins et un enrichissement adaptés afin de permettre une bonne récupération des animaux.
Choix des espèces
Ce projet pratiqué sur l'animal ne peut être remplacé par d'autres méthodes expérimentales car ces méthodes de substitution (in vitro ou in silico) n'existent pas ou si elles existent, elles ne sont pas suffisantes pour répondre aux objectifs scientifiques du projet. Le lapin est très utilisé dans les modèles d'hemostase. Cette espèce est donc particulièrement pertinente pour évaluer le profil pharmacocinétique de substances en complément d'études sur la coagulation. Ce projet sera réalisé sur des animaux adultes car il n’a pas pour objectif d’étudier les effets du produit sur l’animal à d’autres stades de développement.
Détection de la Listeria monocytogenes en dormance dans les tissus dans un modèle lapin
- Recherche appliquée
- Diagnostic des maladies
- Maladies animales
- Troubles urogénitaux
38 lapines vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré : chacune reçoit une fois de la Listeria dans l'œil, et 20 d'entre elles subissent ensuite, éveillées et sous contention, une prise de sang par semaine pendant quatre semaines et des prélèvements vaginaux répétés. Les 18 autres passent par une étude pilote qui compare trois doses, pour trouver la plus faible qui installe la bactérie sans symptôme. Le porteur écrit que l'instillation va "certainement induire" une infection de l'œil et une inflammation de quelques jours, et que la bactérie peut provoquer fièvre, prostration, diarrhée, voire des complications neurologiques. Les résultats doivent fournir une "preuve de concept" pour analyser l'endomètre de femmes qui font des fausses couches à répétition, et un projet suivant sur la gestation des lapines est déjà annoncé.
Objectifs
La Listeria monocytogenes est une bactérie qui peut contaminer l’alimentation et induire chez la femme enceinte un accouchement prématuré ou une fausse couche. Il a été découvert ces dernières années, que la bactérie pouvait persister dans les cellules sans être détectable (dormance de la bactérie) par des méthodes classiques de bactériologie. Les objectifs du projet sont de mettre au point des outils et méthodes de détection de ces bactéries en dormance lorsqu’elles sont cachées dans les cellules en utilisant un modèle biomédical, ici la lapine. L’objectif est de définir la dose de Listeria, qui induit le portage de la bactérie mais sans symptôme de façon à tester les nouveaux outils de détection. Les résultats de cette étude, effectuée sur des lapines, permettront de valider les outils de détection de la Listeria et apporteront une meilleure connaissance des stratégies adaptatives développées par Listeria pour se cacher chez son hôte sans symptôme clinique.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus du projet sont une meilleure connaissance des stratégies d’adaptation développées par Listeria monocytogenes pour se cacher (dormance) pendant plusieurs semaines, chez son hôte. Ces résultats serviront de preuve de concept pour étudier les échantillons d’endomètre humain prélevés chez des femmes présentant des fausses-couches à répétition.
Procédures
Les animaux seront soumis à une procédure d’instillation oculaire (38 animaux, 1 seule fois, environ 3 minutes), prise de sang (2 ml, 1 fois par semaine pendant 4 semaines sur 20 animaux, environ 3 minutes) sur animal vigile, sous contention légère; à des prélèvements vaginaux (à 72h puis 1 fois par semaine sur 20 animaux), sur animal vigile, sous contention légère.
Impact sur les animaux
Les effets indésirables attendus sont ceux liés à la Listeria qui peut induire comme signes cliniques : de la fièvre, une prostration, une perte d’appétit, des toubles digestifs (plutôt diarrhée) voire des complications neurologiques. Ces signes peuvent potentiellement apparaître dans un pas de temps limité dans la mesure où les doses de Listeria choisies ne doivent pas induire de symptomes cliniques. Cependant l’instillation oculaire de la Listeria va certainement induire localement, au niveau des yeux, une infection et une zone inflammatoire transitoire (quelques jours). Concernant les prélèvements, des prélèvements vaginaux et une prise de sang seront réalisées, nécessitant une contention.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort pour plusieurs raisons : - infection à une souche de Listeria infectant l’espèce humaine - nécessité de prélever les tissus pour rechercher la Listeria entrée en dormance
Remplacement
Le recours à l’animal est indispensable puisqu'il s'agit d’étudier si le portage asymptomatique (hébergement sans exprimer de symptome de la maladie) de la Listeria est possible dans différents tissus, il peut donc y avoir des bactéries dans les tissus sans manifestation de signe clinique donc cela necessite de travailler sur organisme entier vivant pour prendre en compte la complexité des processus physiologiques engagés. Il n'est donc pas possible de remplacer l’animal vivant par un modèle cellulaire ou un modèle de simulation informatique.
Réduction
Lors de la conception du protocole expérimental, nous avons déterminé le nombre minimum d'animaux à utiliser. Pour cette raison, nous avons prévu une étude pilote pour définir la plus faible dose permettant d’induire un portage asymptomatique de la Listeria (3 doses testées, 18 animaux en tout). Ensuite, la plus faible dose retenue permettant un portage asymptomatique de la Listeria sera testée sur 20 animaux de façon à collecter tous les tissus et valider les tests de détection de la listeria. Nous avons prévu un maximum de 20 lapines pour pouvoir valoriser ces données. L’hypothèse du portage asymptomatique a été validée in vitro sur plusieurs types cellulaires en culture, toutefois la littérature n’a pas de recul sur la proportion de lapines chez lesquelles Listeria sera soit complètement éliminée (lapines guéries) ou soit entrée en dormance chez des individus asymptomatiques après cette infection, cas de figure recherché, ou encore mortelle (non attendu). Un premier lot de lapines sera exposé, en fonction de la réponse de ces lapines et si nécessaire, un 2nd lot sera exposé pour conforter les premiers résultats et compléter les effectifs.
Raffinement
Les lapines seront hébergées en cage individuelle mais avec un contact visuel avec les autres lapines. Ces cages disposent de plateformes pour se mettre en hauteur ou, dessous, de se cacher, des jouets en plastique, des cubes de foin ou des batons de bois à ronger, du papier kraft ciselé sont également mis à disposition. Les paramètres d'ambiance de l'animalerie sont contrôlés. Une acclimatation d’une semaine sera réalisée pendant laquelle les lapines seront habituées à la présence humaine, au change des cages et aux manipulations par le personnel. Un suivi quotidien des animaux sera réalisé. Ce suivi inclura l’observation du niveau d’activité, le comportement, la posture au repos, l’apparence (pelage), l’alimentation, les mouvements à la sollicitation et la manipulation d’une zone douloureuse. De plus, l’évaluation de l’état de l’œil, à savoir si l’œil est propre et brillant, sera suivie. Si la lapine présentait une douleur élévée alors une décision serait prise en concertation avec le vétérinaire quant à un recours à la mise à mort de cet animal. Des points limites reposant sur une grille de score intégrant ces différents paramètres ont été établis. Ainsi l'ensemble de ce suivi nous permettra d’intervenir rapidement et de manière graduelle si des signes de souffrance apparaissaient.
Choix des espèces
L'objectif est de reproduire des expériences anciennes de contamination par la Listeria chez la lapine, par conséquent seule cette espèce peut être utilisée pour en explorer les mécanismes. A la suite de ce projet, notre objectif est d’explorer les effets de la Listeria rentrée en dormance sur la gestation. Or ce modèle est pertinent pour étudier le placenta dont la structure est plus proche de l’homme que celle des modèles rongeurs. Nous nous appuyerons sur ces résultats pour le futur projet, le cas échéant. Seules des lapines adultes seront utilisées car l’objectif est d’évaluer le portage asymptomatique de la Listeria chez des lapines pubères.
Effets de différents candidats médicaments dans un modèle de stase veineuse (Wessler) chez le lapin anesthésié
- Tests réglementaires
- Toxicologie et autres tests de sécurité
600 lapins vont être utilisés, tous tués à l'issue, dont 480 opérés puis tués sans réveil et 120 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal subit une chirurgie sous anesthésie générale pour piéger le sang dans une portion de veine pendant dix minutes et détecter la formation d'un caillot, afin de tester le risque thrombogène d'un candidat-médicament. Le porteur qualifie cette évaluation d'"indispensable" avant toute mise sur le marché et affirme qu'aucune méthode in vitro ou in silico ne suffit à remplacer l'étude sur "corps entier". Les contentions de l'animal vigile pour les prélèvements et l'induction de l'anesthésie sont décrites comme un stress mineur.
Objectifs
Le projet consiste à évaluer les potentiels effets d'un futur médicament sur la coagulation chez le lapin anesthésié. En effet, avant la mise sur le marché d'un nouveau médicament ou la distribution d'un nouveau lot aux hôpitaux, l'évaluation d'un risque de formation de caillots dans les vaisseaux sanguins (thrombus) est indispensable.
Bénéfices attendus
Principalement lorsque des candidats médicaments sont préparés à partir de sang humain (exemple: protéines sanguines), il existe un fort risque pour ces composés de provoquer chez le patient, de manière indésirable, la formation de caillots de sang (=effet pro-thrombogène). Ces caillots pourraient alors être à l'origine de phlébites, d'embolies pulmonaires, d'accidents vasculaires cérébraux ou de crises cardiaques. Il est donc très important de vérifier l'absence d'activité pro-thrombogène de ce type de molécule avant leur administration chez l'Homme.
Procédures
Ce projet décrit différents types d'interventions. Les animaux subiront une chirurgie, sous anesthésie générale, afin de pouvoir piéger un peu de sang dans une portion de veine pendant 10 minutes (= stase veineuse). Au bout de ce laps de temps, la formation d'un caillot de sang indiquera une activité pro-thrombogène du candidat médicament testé. Des prélèvements sanguins pourront être effectués chez certains animaux pour pouvoir mettre en relation les résultats obtenus et la quantité de médicament retrouvée dans le sang. La durée totale de l'expérience sous anesthésie (chirurgie + stase veineuse) n'excèdera pas 2h. Les animaux seront traités avec le candidat médicament soit avant la phase anesthésiée, soit pendant (= juste avant la stase).
Impact sur les animaux
Dans ce projet, l'animal vigile sera contraint pour d'éventuels prélèvements de sang (réalisés à l'oreille), parfois pour l'administration du produit (si celle-ci est faite vigile, quelques heures ou quelques jours avant la chirurgie), et à chaque fois pour induire l'anesthésie avant l'expérience de stase veineuse. Ces contentions peuvent donc engendrer un stress mineur à l'animal.
Devenir
Les procédures décrites dans ce projet se terminent toutes par une phase sans réveil. Ainsi tous les animaux seront euthanasiés en fin d'expérience.
Remplacement
Ce projet est réalisé chez le lapin car il n'existe pas de méthode de substitution in silico ou in vitro pour évaluer les risques de thrombose. Ou si elles existent, elles ne sont pas suffisantes pour répondre à l'intégralité des objectifs scientifiques du projet. Or, avant toutes administrations à l'Homme, l'étude sur corps entier (l'animal) constitue un passage obligatoire pour évaluer le risque thrombogène (formation de caillots dans les vaisseaux sanguins).
Réduction
Un nombre minimal et suffisant d'animaux par groupe est utilisé afin d'exploiter de façon rigoureuse et efficace les résultats des expériences. Dans le cas du développement d'un nouveau médicament, celui-ci sera généralement administré à 5 lapins, et 6 lapins seront utilisés pour les "références" (3 positives + 3 négatives). Dans le cas d'une étude liée à la libération d'un nouveau lot de médicament (avant distribution aux hopitaux), celui-ci sera administré également à 5 lapins mais les produits de références ne seront administrés qu'à 2 lapins (une référence positive + une référence négative).
Raffinement
Dans le cadre de ce projet, le raffinement sera obtenu par la mise au point de procédure rigoureuses, dont l'anesthésie, dont le degré sera suivi au cours de la procédure sans réveil pour éviter toute reprise de conscience. Le raffinement sera également obtenu par: des conditions d'hébergement adaptées et optimisées pour améliorer le bien-être animal, un suivi quotidien de l'état de santé des animaux, le suivi d'éventuels signes clinique, la determination des points limites, la formation du personnel, le recours aux procédures d'euthanasie dès que nécessaire.
Choix des espèces
Le lapin est l'espèce animale la plus adaptée et la plus couramment utilisée pour l’évaluation de l’effet thrombogène d’un produit. De plus, le lapin se révèle être l’espèce la plus proche de l’homme dans des tests d’hémostase in vitro. Animaux adultes. Ce projet n’a pas pour objectif d’étudier les effets du produit sur l’animal à d’autres stades de développement.