Lapins

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  • Recherche appliquée
    • Autres troubles humains
Lapins : 150
Souffrances
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Devenir
 10
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 140

150 lapins vont recevoir dans le derme, vigiles ou anesthésiés, des produits de comblement destinés au marché de la chirurgie esthétique et reconstructrice, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils passent ensuite des scanners sous anesthésie générale, jusqu'à trois le premier jour, un par jour les quinze jours suivants, un par semaine pendant deux mois, puis un par mois jusqu'à la fin de l'étude. Le porteur situe ce travail sur un marché "en constante évolution" et parle d'un "enjeu de santé publique", en citant la restauration du visage après un accident et la perte de graisse faciale liée au VIH. 140 lapins sont tués pour l'analyse histologique du site d'injection, les 10 autres pouvant être adoptés ou replacés si aucun prélèvement n'est requis.

Objectifs

Le marché mondial de la chirurgie reconstructrice est en constante évolution avec des demandes pour des procédures de moins en moins invasives. Les dermal fillers (remplisseurs cutanés) sont généralement utilisés pour des traitements peu invasifs, tels que la restauration du volume du visage dans des cas de dégradations physiques sévères (lésions postaccidentelles, restauration et correction des signes de perte de graisse faciale (lipoatrophie) chez les personnes atteintes du VIH, ... ). Certains produits de comblement se résorbent naturellement avec le temps nécessitant pour les patients de répéter les injections, il est donc nécessaire d'améliorer la persistance de ces produits. La recherche de nouveaux produits, performants et sains pour le patient, est donc un enjeux de santé publique. Ce projet a pour objectif de tester et d’évaluer des dispositifs médicaux injectables de comblement sur le modèle lapin. Il comporte plusieurs protocoles visant à évaluer leur comportement (persistance et potentielles réactions locales de type inflammatoire) après injections dans le derme. Lors de ce projet, l'imagerie médicale sera utilisée afin de suivre l'évolution (volume, hauteur, étalement, densité et forme) des produits injectés au cours du temps. Un effet inflammatoire des produits pourra également être mis en évidence par analyse histologique.

Bénéfices attendus

Ce projet contribuera aux développements de nouveaux produits dermatologiques de comblements et éventuellement à leur mise sur le marché dans le but de proposer des produits plus performants et persistants.

Procédures

Les animaux pourront être vigiles ou anesthésiés lors de l’injection des produits expérimentaux intradermique en respectant les volumes d’injections recommandés. Ces injections seront réalisées en maximum 10 minutes (anesthésie comprise) Des examens scanners seront réalisées sous anesthésie générale. Un examen scanner dure jusqu’à 20 minutes (anesthésie comprise). La fréquence des examens scanners sera de maximum 3 acquisitions par jour le premier jour, puis maximum 1 acquisition par jour pendant les 15 jours suivants, puis maximum 1 acquisition par semaine pendant les 2 premiers mois puis maximum 1 acquisition par mois jusqu’à la fin de l’étude.

Impact sur les animaux

Les manipulations bien que réalisées avec le plus grand soin par du personnel formé seront susceptibles d’induire un stress chez le lapin. De plus, l’injection de produits par voie intradermique peut induire une douleur potentielle causée par une potentielle inflammation (rongeur et/ou gonflement) au site d’injection.

Devenir

Si des prélèvements du site d’injection ou d’organe doivent être réalisés afin de réaliser des analyses histologiques, les animaux seront euthanasiés à la fin du protocole. Si aucun prélèvement n’est nécessaire à la fin de l’étude , dans la mesure du possible, un replacement ou une adoption des animaux sera envisagé.

Remplacement

Afin de répondre aux objectifs de ce projet ainsi qu’à des exigences réglementaires, le recours à l’expérimentation animale est nécessaire car il n’existe pas à l’heure actuelle de méthode alternative permettant de modéliser le comportement de produits injectés dans un organisme entier vivant de manière fiable. Ce comportement dépend de très nombreux facteurs tels que la zone d’injection, les tissus environnant et l’activité de l’animal, etc.

Réduction

Le suivi du comportement des produits injectés réalisé par imagerie médicale permet de suivre les mêmes animaux au cours du temps et donc de diminuer le nombre d’animaux par projet. Afin d’obtenir des résultats statistiquement exploitables et pouvoir utiliser des tests statistiques permettant d’étudier la performance du produit au cours du temps, des groupes de minimum 6 sites d’injection par éléments d’essai seront constitués (plusieurs sites d’injection pourront être réalisés sur un même animal réduisant le nombre d’animaux à utiliser).

Raffinement

Une période d’acclimatation de 7 jours minimum sera respectée pour les lapins. Les lapins seront hébergés en parc de manière collective durant toute la durée de l’étude (sauf exception en cas de bagarre ou blessure où ils seront hébergés en individuel, en parc ou cage) avec des enrichissements appropriés. Pour que l’hébergement collectif des mâles soit une réussite, une demande auprès du fournisseur pourra être faite pour que les animaux de l’étude soient hébergés de manière collective jusqu’à réception dans nos locaux. Au cours de l’étude, les animaux seront observés quotidiennement afin de détecter tout signe clinique anormal et ainsi prendre le plus rapidement possible les mesures nécessaires : mesure de soutien ou la mise à mort des animaux ayant un état clinique jugé moribond. Le poids des animaux sera contrôlé régulièrement tout au long de l’étude. Une pesée ainsi qu’un suivi clinique approfondi sera réalisé dans les 24h à 72h après l’injection des produits afin de détecter les signes suivants : Signes cliniques généraux : comportement général de l’animal pour déceler une éventuelle baisse d’activité, une prostration une apathie, une non réponse à la stimulation ou des oreilles basses avec un rythme respiratoire accéléré voire la présence d’écoulement nasaux et/ou oculaires. Signe cliniques en lien avec l’administration du produit : inflammation, lésion ou nécrose du site d’injection. Toute anomalie clinique sera rapportée au vétérinaire responsable du suivi et des examens cliniques approfondis pourront être réalisés. Les signes cliniques observés seront pris en charge si les actions n’interfèrent pas avec les produits administrés et l’objectif de l’étude. S’il n’est pas possible de le soigner sans interférer avec les objectifs de l’étude alors il sera euthanasié. Des fluides pourront être injecté. Du gel oculaire sera également appliqué à chaque examen d’imagerie pour éviter le dessèchement cornéen pendant les anesthésies.Des analgésiques pourront être administrés par voie sous-cutanée pour diminuer toute douleur éventuelle ; la fréquence sera décidée par un vétérinaire. Des antibiotiques pourront également être administrés sur avis du vétérinaire (la voie et la posologie seront précisées par le vétérinaire). La fréquence des administrations sera adaptée en fonction des besoins et des conseils apportés par le vétérinaire.

Choix des espèces

Le lapin permet de tester des volumes importants et ainsi mimer les volumes d’injections les plus importants réalisés chez l’humain. Les lapins pourront être utilisés à partir de 10 semaines. Le stade de développement jeune adulte est celui habituellement utilisé (pas de contrainte spécifique lié à l’âge pour cette procédure).

  • Tests réglementaires
    • Toxicologie et autres tests de sécurité
Rats : 740
Lapins : 340
Souffrances
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▲ 1080
Devenir
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 1080

740 rats et 340 lapins vont être utilisés, tous tués, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Chacun subit une implantation chirurgicale d'un produit de santé sous la peau ou dans le muscle, de 30 minutes à une heure, suivie selon la durée de l'étude de plusieurs retraits et réimplantations espacés d'au moins deux semaines, avec tatouage des sites. Le porteur annonce des pertes de poids, des baisses d'appétit, des vocalises, des complications cutanées et, si l'étude l'exige, un hébergement individuel d'animaux sociaux. Ces essais servent à constituer le dossier réglementaire d'un donneur d'ordre avant mise sur le marché, obligation que le porteur présente comme excluant tout test in vitro validé et toute simulation informatique.

Objectifs

Le projet s’inscrit dans les démarches réglementaires avant utilisation d’un produit de santé chez l’Homme. En effet, tout fabricant doit s’assurer que l’utilisation de son produit ne compromette ni l’état clinique et la sécurité des patients, ni la sécurité et la santé des utilisateurs. Cela signifit que les risques éventuels liés à l’utilisation de ce produit constituent des risques acceptables au regard du bienfait apporté au patient et sont compatibles avec un niveau élevé de protection de la santé et de la sécurité des patients comme des utilisateurs. L’efficacité de certains produits de santé nécessite de multiples implantations de la part leur indication clinique (exemples : système de délivrance comme les implants contraceptifs, …). Il est donc important d’évaluer ces produits de santé en mimant leur utilisation clinique et donc en prenant en compte les réimplantation (effet cumulatif). Si nécessaire aux objectifs de l’étude, l’évaluation de la cicatrisation après le retrait du produit de santé doit être évalué. Il est donc nécessaire pour cela de procéder à une explantation. Compte-tenu de la complexité des mécanismes de régulation d'un organisme vivant, le recours au modèle animal est nécessaire pour répondre aux objectifs du projet. Dans ce projet, il s’agit plus précisément d’évaluer la toxicité systémique (i.e. la toxicité non limitée aux effets défavorables au niveau du contact entre le corps et le dispositif) et éventuellement locale d’un produit fini ou de ses différents constituants, après réimplantation/explantation sous-cutanée ou intramusculaire chez le rat et le lapin sur une période allant de 14 jours à 24 mois. Le modèle lapin peut être privilégié du fait de la taille du dispositif à implanter car l’espace sous-cutané est plus important. De plus, dans le cas d’une implantation intramusculaire, cette espèce permet d’implanter une quantité de produit plus importante en taille et en nombre.

Bénéfices attendus

S’assurer avant sa mise sur le marché que l’utilisation du produit de santé ne compromet ni l’état clinique et la sécurité des patients, ni la sécurité et la santé des utilisateurs. Evaluer les risques éventuels liés à l’utilisation de ce produit et s’assurer le cas échéant qu’ils constituent des risques acceptables au regard des bienfaits/bénéfices apportés aux patients et sont compatibles avec un niveau élevé de protection de la santé et de la sécurité des patients comme des utilisateurs. Les résultats seront disponibles à l’issue des études et leur incorporation dans les dossiers de soumissions aux autorités de santé compétentes avant leur mise (ou leur maintien) sur le marché pourront en découler à court terme.

Procédures

Le nombre de réimplantation sous-cutanée ou intramusculaire et leur fréquence dépendent de l'utilisation clinique du produit à implanter, de sa taille de la durée d'étude, de la nature et de la durée de l'ensemble des procédures cumulées, et de l'avis vétérinaire en fonction de l'état général des animaux. Les animaux pour lesquels le but et d'évaluer la réversibilité de la réponse tissulaire locale (tolérance locale) après retrait du produit peuvent être soumis à une intervention chirurgicale d'explantation. Cette intervention aura dans les mêmes conditions que celles précédemment citées. Dans la mesure du possible, afin de limiter l'impact sur les animaux, les procédures seront mutualisées (réimplantation et explantation lors de la même anesthésie). Une première chirurgie aura lieu: Sous cutanée (30 minutes chez le rat, 1h chez le lapin) ou intramusculaire (45 minutes chez le rat, 1h chez le lapin). Il est possible d'ajouter à cela des tatouages des sites pendant la procédure (sous anesthésie, 10 minutes additionnelles). Selon la durée de l'étude, une ou plusieurs autres interventions chirugicales pourront avoir lieu pour (1) Explantation (retirer les dispositifs précédemment implantés) et/ou (2) Réimplantation (implanter de nouveau des dispositifs). La durée de ces interventions est similaire aux durées précédemment mentionnées. Un nombre maximum d'interventions est établi pour chaque durée d'étude (durée d'étude défini dans les textes réglementaires), afin de garantir qu'aucune chirurgie ne soit menée à moins de 2 semaines de la précédente pour les implantations sous-cutanées. Pour les interventions intramusculaires chez le rat, un maximum d'une explantation et d'une réimplantation pourra être menée quelle que soit la durée d'étude (minimum 2 semaines entre deux interventions). Pendant l'étude, selon une fréquence et un volume n'affectant pas l'animal, des prélèvements sanguins (environ 5 minutes) pourront être réalisés. La durée des interventions en fin d'étude est d'environ 10 minutes chez le rat et d'environ 40 minutes chez le lapin.

Impact sur les animaux

Les nuisances attendues suivant nos procédures expérimentales sont les suivantes : Stress liés aux chirurgies, perte de poids, baisse d’activité, baisse d’appétit, comportements atypiques pour l’espèce, vocalises, hébergement individuel pour les espèces sociales si nécessaire pour les besoins de l’étude, complication cutanée au niveau des sites d’implantations.

Devenir

Pour les besoins de l'étude, une analyse des paramètres sanguins ainsi qu'une évaluation des tissus au microscope (analyse histopathologique) est nécessaire. Ceci permet d'évaluer les effets potentiels de toxicité systémique et/ou la tolérance locale au niveau de la zone d'implantation du produit de santé à tester. Ces analyses expliquent l'impossibilité en fin d'étude de maintenir en vie les animaux utilisés.

Remplacement

Les méthodes alternatives existantes ne permettent pas d’évaluer les effets toxiques à moyen ou long terme des produits de santé en raison de la complexité des mécanismes de régulation d’un organisme vivant. Il n'existe pas de test in vitro validé ni de modèle simulé par ordinateur capable de reproduire la complexité d'une réaction tissulaire post-chirurgicale et/ou des effets systémiques. L’utilisation d’animaux est alors obligatoire pour y parvenir. Des modèles animaux sont donc définis dans les règlementations et normes en vigueur. Ces modèles animaux sont largement utilisés, rendant disponibles de nombreuses données dans la littérature (données sur différents modèles - raffinement, données basales de pathologie…).

Réduction

Dans le cadre d'essai de toxicité systémique, le nombre d'animaux doit être suffisant pour permettre une analyse statistique pertinente et cela est défini dans la norme. A la constitution de l’étude, le nombre minimal d'animaux/sites requis par les textes de références est considéré. Dans la mesure du possible, les témoins sont mutualisés entre les différents essais et l’évaluation de la toxicité systémique est couplée à une évaluation de la tolérance locale. Pour chaque étude, le donneur d'ordre s’engage à ne pas dupliquer les essais via la signature du protocole d’essai.

Raffinement

La stratégie de raffinement est établie afin de limiter le stress et la douleur des animaux et repose sur la présence d’enrichissements du milieu en systématique ; l’utilisation d’antalgiques et d’anesthésiques; un suivi sanitaire et clinique renforcé en phase post-opératoire avec une visite vétérinaire en cas d’anomalie clinique, sanitaire ou comportementale, pour permettre une gestion adéquate de la douleur ou de l’anomalie constatée selon chaque cas. Un suivi des points limites spécifiques au projet sera mis en place.

Choix des espèces

L’espèce animale choisie est définie dans le(s) texte(s) de référence. Le modèle lapin peut être privilégié par rapport au modèle rat du fait de la taille du dispositif à implanter car l’espace sous-cutané est plus important. De plus, dans le cas d’une implantation intramusculaire, cette espèce permet d’implanter une quantité de produit plus importante en taille et en nombre. Le stade de développement est décrit dans le(s) texte(s) de référence qui recommande généralement l'utilisation d'animaux adultes. En l'absence d'exigence particulière, des animaux au stade jeune adulte sont utilisés (rats de 6 à 8 semaines, lapins de minimum 2,5 kg). Lorsque la procédure le nécessite ou dans le cas des propriétés intrinsèques du produit à tester (ex : quantité et/ou taille du matériel à tester importante), des animaux d’un poids plus important (donc plus « âgés ») peuvent être utilisés.

  • Formation professionnelle
Souris : 200
Rats : 100
Cochons d'Inde : 40
Hamsters dorés : 100
Lapins : 40
Souffrances
▲ 80
▲ 240
▲ 160
▲ -
Devenir
 55
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 425

55 des 480 animaux non-humains de ce projet pourront être proposés à l'adoption, les autres étant tués, y compris ceux qui n'auront pas trouvé d'adoptant au bout des six mois de formation. 200 souris, 100 rats, 100 hamsters dorés, 40 lapins et 40 cochons d'Inde vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, 80 d'entre eux étant opérés sous anesthésie et tués avant tout réveil. Ils sont utilisés pour l'apprentissage des gestes par une équipe de 10 à 20 personnes : contention, injections sous-cutanées, intramusculaires, intraveineuses, intratrachéales, intra-articulaires, intravitréennes ou dans le coussinet du pied, prélèvements sanguins, chirurgies jusqu'à 30 minutes. Le porteur reconnaît que ces gestes sont pratiqués par du personnel qui ne les maîtrise pas encore, qualifie l'entraînement sur animaux vivants de "nécessaire", et justifie la mise à mort finale par les germes accumulés au fil des manipulations.

Objectifs

L’établissement utilisateur est spécialisé dans la recherche pré-clinique et participe à l’établissement de modèles afin de tester de nouvelles molécules/produits pour la mise sur le marché de nouveaux médicaments, vaccins, dispositifs médicaux et thérapies. Il effectue des études de tolérance, d’efficacité, de biodistribution… sur différents modèles animaux lui permettant entre autres d’étudier l’oncologie, les maladies infectieuses virales et bactériennes et les maladies inflammatoires ostéoarticulaires. Pour que ces études soient menées par du personnel qualifié, la formation initiale et continue du personnel est primordiale. Une équipe de 10 à 20 personnes maximum sera régulièrement formé sur 5 ans. Ce projet a pour objectif de définir l’utilisation des animaux utilisés à des fins de formation afin de garantir la réalisation et la maitrise des gestes techniques dans les études. L’utilisation d’animaux de formation est nécessaire afin de permettre au personnel : - de se former sur les gestes techniques (cas de la formation initiale, ainsi que du maintien des compétences), - de s’exercer/s’entrainer à la réalisation de nouveaux gestes pour l’établissement d’un nouveau modèle.

Bénéfices attendus

Ce projet a pour but de former et qualifier le personnel sur la réalisation des actes techniques sur animaux afin d’acquérir de nouvelles compétences. L’acquisition et la maitrise de ces nouvelles techniques permettront de réduire l’impact que celles-ci vont avoir sur les animaux. De plus ces animaux seront aussi utilisés pour le maintien des compétences techniques du personnel.

Procédures

Selon les procédures, les animaux pourront etre utilisés pour de la formation à des fins de contention/ préhension, injection selon différentes voies d'administration, prélèvement sanguin, et procédures chirurgicales. Ces actes de formations sont classés en 3 catégories : Léger, Moyen et Invasif, prenant en compte l’impact en termes de stress, douleur et désagrément pour l’animal. En fonction de leur catégorie, ces actes ont une fréquence maximale de réalisation (nombre d’acte maximum pouvant être réalisé sur un animal sur un jour) ainsi qu’un délai avant réutilisation (temps de repos à respecter ; en nombre de jour). - Les actes classés comme « Léger » : l’identification, les injections sous cutanées, intrapéritonéales, intranasales, per-os, prélèvement oropharyngé et lavage nasal ont une fréquence de réalisation de 3 fois par jour maximum. La durée de ces actes est inférieure à 1 minute. Le temps de repos à respecter avant réutilisation est de 3 jours. La contention et la préhension des animaux n'étant pas invasive peut durer plus longtemps afin que le manipulateur se sente alaise (par session de 2 à 3 minutes) - Les actes classées comme « Moyen » : les injections intradermiques, intramusculaires, intraveineuses, intratrachéales et prélèvement de sang avec réveil ont une fréquence de réalisation de 2 fois par jour maximum. Le temps de repos à respecter avant réutilisation est de 7 jours. La durée de ces actes est inférieure à 1 minute. - Les actes classés comme « Invasif » : les injections intra-articulaires, intravitréennes, dans le coussinet du pied peuvent être réalisés une seule fois par jour maximum. Le temps de repos à respecter avant réutilisation est de 15 jours. La durée de ces actes est inférieure à 1 minute. Certains actes ne permettent pas la réutilisation des animaux car sont des actes terminaux (impliquant la mise à mort). Les chirurgies sont considérées comme des actes invasifs (jusqu'à 30 minutes) mais les animaux ayant subis une chirurgie ne peuvent pas être réutilisés dans le cadre de nouvelles formations.

Impact sur les animaux

Les animaux étant utilisés à une fin de formation, leur manipulation ainsi que les actes réalisés seront réalisées par du personnel qui ne maitrise pas encore les bons gestes. Ceci sera susceptible d’induire un stress aux animaux. Afin que les actes réalisés par le personnel en cours d’apprentissage soient encadrés et réalisés de la meilleure façon (pour la maitrise du geste ainsi que pour l’animal), les sessions de formation pourront être réalisées sous anesthésie et seront supervisées par un membre du personnel qualifié ou un intervenant extérieur (par exemple le vétérinaire).

Devenir

Les animaux des procédures légères et modérées pourront soit être mis à mort à l'issue de leur utilisation en tant qu'animaux de formation soit être proposés à l'adoption. Dans ce cas, l'avis de la Structure chargée du bien-etre animal sera sollicité afin de déterminer si les animaux sont éligibles à l'adoption en fonction des actes qu’ils ont subis. Pour les animaux n'ayant pas trouvé d'adoptant, la mise à mort pourra se faire à tout moment de la procédure si leur état clinique le nécessite, sinon ils seront euthanasiés à l'issue des 6 mois de la procédure de formation (=fin de la procédure) afin d'éviter les risques biologiques pouvant toucher le reste de l’animalerie en étant porteur de germes accumulés au cours de leur différentes manipulations.

Remplacement

Le recours à l’utilisation d’animaux de formation est nécessaire afin d’acquérir et maintenir la maitrise des gestes techniques mis en œuvre sur les animaux avant la manipulation et la réalisation d’actes sur des animaux d’étude. L’entrainement sur animaux vivants permet également de suivre l’état clinique de l’animal à postériori de la formation (suivi post geste dans le temps), validant ou non la bonne réalisation du geste.

Réduction

Afin de réduire le nombre d’animaux à commander spécifiquement en vue d’être utilisé pour de la formation, les animaux de fin d’étude (qui n’ont pas été mis à mort) et les animaux sentinelles pourront être réutilisés en tant qu’animaux de formation, si leur état le permet. La réutilisation de ces animaux en tant qu’animaux de formation sera encadrée par la Structure chargée du bien-être animal (SBEA). L’utilisation d’animaux de formation doit répondre à un besoin précis (besoin de formation à un nouveau geste, maintien des compétences ou établissement d’un nouveau modèle), leur commande est donc motivée par un besoin. Le nombre d’animaux nécessaire est évalué en fonction du nombre de personnes à former, de la complexité du geste et de son degré de sévérité (précédemment détaillé en « Léger », « Moyen » ou « invasif ») impactant notamment le temps de repos avant réutilisation. De plus, afin d’optimiser l’utilisation de chaque animal et de réduire le nombre d’animaux de formation, chaque animal pourra être réutilisé en fonction des actes qu’il a déjà subis. Les règles suivantes ont été établies : - Jusqu’à trois actes différents peuvent être réalisés sur un même animal par session de formation si ce sont des actes de sévérité légère, - Il n’est pas possible de réaliser plusieurs actes de sévérité moyenne sur un même animal lors d’une même session de formation, - De manière générale, aucun autre acte (même de sévérité moins élevée) ne peut être effectué sur le même animal si la formation porte sur la réalisation d’un acte « Invasif » (sauf si l’acte invasif en question est un acte terminal) lors d’une même session de formation.

Raffinement

Une période d’acclimatation de 5 jours minimum sera respectée pour les rats, souris, hamsters et de 7 jours minimum pour les lapins et cobayes . Les animaux seront hébergés en cage (ou en parc ouvert pour les lapins) de manière collective durant toute leur durée de vie (sauf exception en cas de bagarre ou blessure), avec des enrichissements appropriés (abris, matériel de nidation, plateformes, bois à ronger…) aux besoins physiologiques de chaque espèce. En cas d’hébergement individuel (en cas de bagarre ou blessure), les cages (ou parcs) seront organisées de manière à permettre à minima un contact visuel avec les animaux adjacents et un enrichissement supplémentaire (ex : mouchoir pour rongeurs, balle pour les lapins) sera apporté. Ce type d’hébergement présente l’avantage de mieux vérifier la prise alimentaire et l’abreuvement de chaque animal, et ainsi vérifier leur état général. Les animaux seront observés quotidiennement afin de détecter tout signe clinique anormal et ainsi prendre le plus rapidement possible, les mesures nécessaires : mesure de soutien (désinfection de plaies, isolement, réchauffement, etc…) ou la mise à mort des animaux ayant un état clinique jugé moribond. Le poids des animaux sera mesuré à minima 1 fois par semaine. Toute anomalie clinique sera rapportée au vétérinaire responsable du suivi. En cas de besoins, un traitement approprié sera mis en place (injection de fluides, analgésiques, anti-inflammatoires, etc…) sous prescription et/ou avis vétérinaire. Pour la réalisation des actes techniques, les animaux pourront être anesthésiés et un temps de repos avant réutilisation (entre chaque session de formation) a également été défini.

Choix des espèces

La réalisation des actes techniques de formation sera réalisée sur les mêmes espèces que celles des études. Plusieurs espèces sont nécessaires dans ce projet car les gestes et les qualifications diffèrent selon chaque espèce. Les espèces seront choisis en fonction des besoins des actes de formation à réaliser. Les animaux étant destinés à de la formation il n’est pas nécessaire d’avoir un âge précis. Néanmoins ils auront à minima entre 7 et 8 semaines à réception (pour les animaux commandés spécifiquement ) pour les souris, rats, hamsters et 10 à 11 semaines pour les cobayes et lapins. De cette façon leur poids (après acclimatation) permettra la réalisation d’actes tel que les prélèvements de sang.

  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système immunitaire
Lapins : 2
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ -
▲ 2
Devenir
 -
 -
 -
 2

Quatre à sept injections intradermiques avec un adjuvant qui provoque une forte inflammation aux points de piqûre et des douleurs articulaires, quatre à six prélèvements sanguins sur animal vigile, puis une anesthésie générale de quinze minutes suivie d'une exsanguination de deux minutes: 2 lapines vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Leur sang fournira des anticorps polyclonaux dirigés contre une protéine bactérienne, destinés à servir d'outil de laboratoire pour étudier la virulence de staphylocoques de la peau. La seconde lapine est immunisée quinze jours après la première, ce décalage permettant selon le porteur de renoncer à l'immuniser si la protéine était mal supportée. Le même document décrit deux plateformes, des blocs de luzerne, des friandises aromatisées deux fois par semaine et une heure quotidienne dans un parc intérieur.

Objectifs

Une neurohormone humaine sécrétée par les terminaisons nerveuses dans les parties superficielles de la peau, le CGRP (Calcitonin Gene Related Peptide), a été identifiée par le laboratoire comme facteur induisant une augmentation de la virulence de staphylocoques du microbiote cutané. Nous avons ainsi montré que le CGRP provoque une augmentation de la virulence de Staphylococcus epidermidis, par un mécanisme faisant intervenir la protéine chaperonne DnaK, alors retrouvée au niveau du sécrétome de la bactérie. Le gène dnaK de Staphylococcus epidermidis a été cloné et la protéine recombinante DnaK produite et purifiée à partir d’E. coli. Le projet vise à élucider ce nouveau mécanisme d’activation de la virulence par le CGRP. Pour ce faire, i) nous caractériserons l’interaction entre le CGRP et la protéine DnaK ; ii) nous étudierons le rôle de DnaK dans l’activation de la virulence, c'est-à-dire en tant que protéine effectrice et/ou en tant que protéine activatrice d’un messager secondaire : iii) DnaK étant capable de se lier à une multitude de ligands, en plus du CGRP, d’autres neurohormones de la peau seront testées pour leur capacité à activer la virulence en interagissant avec la protéine DnaK ; iv) enfin, la protéine DnaK étant l’une des protéines les plus conservées chez les procaryotes, nous testerons ce système de communication sur d’autres bactéries du microbiote cutané. L’intervention d’une protéine chaperonne procaryote dans la détection d’un signal eucaryote n’ayant jusqu’à présent jamais été mise en évidence, les résultats de ce projet pourraient ainsi mener à la découverte de nouvelles voies de signalisation hôte–bactéries. A long terme, la caractérisation des mécanismes moléculaires d’activation de la virulence des bactéries de la peau par le CGRP permettra par la suite de proposer de nouvelles molécules à visée thérapeutique pour le traitement de maladies inflammatoires de la peau telles que le psoriasis.

Bénéfices attendus

Les anticorps polyclonaux anti Dnak seront d’abord des outils de lignage et de diagnostic. Ils nous permettront d’étudier le rôle de DnaK dans l’augmentation de la virulence chez les procaryotes, la découverte de nouvelles voies de signalisation hôte–bactéries et la caractérisation des mécanismes moléculaires d’activation de la virulence des bactéries de la peau par le CGRP.

Procédures

Prélèvement sur animaux vigiles et injection transdermiques. Prélévement vigile maximum 6 minimum 4. Injections intradermiques maximum 7 minimum 4. Les temps de prélèvement et d'injection seront de 1 à 2 minutes chacun. En fin de procédure une anesthésie générale de 15 minutes suivie d'une exsanguination de 2 minutes.

Impact sur les animaux

L’utilisation de l’adjuvent de Freund peut induire des douleurs articulaires et provoque une forte inflammation au niveau des points d’injection. La réaction immunitaire peut aussi induire une hausse de la température.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort après l'immunisation afin de recueillir le maximum de sang et donc d'anticorps polyclonaux.

Remplacement

Des méthodes de production d'anticorps recombinant existent mais ils ne permettent en aucun cas d'obtenir une polyclonalité aussi élevé que chez l'animal. De plus la qualité des banques de phages est très variable et donc les résultats très aléatoires. La diversité des clones obtenus par sélection sur phage display est extrêmement faible et l’affinité des anticorps obtenus médiocre. Le lapin permet d’obtenir des anticorps de fortes affinités grâce à la longueur de leur partie variable. La finalité de notre projet est d’étudier les produits de dégradation de la protéine Dnak il est donc important de posséder des anticorps qui ciblent l’intégralité des épitopes immunodominants.

Réduction

Nous avons utilisé les données de la littérature pour calculer de façon théorique les capacités moyennes de production d'anticorps pour chaque lapin. Nous avons donc pu déterminer que 2 lapins seraient nécessaires pour obtenir la quantité d'anticorps indispensable à nos études. Les deux lapins seront immunisés avec 15 jours de décalage ceci permettra d’évaluer la toxicité intrinsèque de la protéine Dnak recombinante et de ne pas immuniser le second lapin si la protéine était mal supportée par le premier lapin.

Raffinement

Les injections intra-dermiques comme les ponctions sanguines seront réalisées sous anesthésie générale à l'isoflurane. Les règles d'asepsies seront respectées afin d'éviter tout risque d'infection aux sites d'injection et de ponction. Afin de diminuer au maximum toute douleur articulaire et toute douleur due à l’inflammation des sites d’injection, les animaux recevront un patch transcutané d'antalgique morphinique adapté à leur poids. Ce patch sera changé toutes les 72 heures. Le suivi sérologique de l’immunisation nous permettra de limiter au strict minimum les rappels d’immunisation et de mettre fin à la procédure au plus vite. L’observation des animaux au quotidien basée sur le score grimace scale permet d’établir un point limite précoce qui mettrait fin immédiatement à la procédure par la mise a mort. Les deux lapines seront hébergées ensemble dans des gages aux normes européennes elles disposeront de nourriture et d’eau ad libitum. Leur cage est équipée de deux plateformes et deux abris fixes. Le milieu est enrichi de briquettes de bois et de bloc de luzerne. 2 fois par semaine elles reçoivent des friandises sous forme de bonbons aromatisés spécialement développé pour les lapins. Elles seront sortie 1h par jour dans un « parc » intérieur agrémenté de jouets.

Choix des espèces

Le lapin est l’espèce de choix pour la production d’anticorps polyclonaux. Sa taille moyenne permet d’obtenir une bonne quantité de sérum riche en anticorps tout en utilisant peu de protéine pour l’immunisation. La longueur des parties variables des IgG de lapin leur confère une excellente affinité, de plus ces IgG sont facilement purifiable. Les animaux seront des jeunes adultes de 1,5 à 2 kg (30 à 45 jours) car ils possèdent un taux maximum d’anticorps circulant et un système immunitaire mature.

  • Recherche appliquée
    • Diagnostic des maladies
  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
Lapins : 3750
Souffrances
▲ 2000
▲ 1750
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 3750

Tués par exsanguination, 3 750 lapins sont exploités pour leur sang, leur sérum et leur plasma, 2 000 d'entre eux saignés au cœur sous anesthésie et tués avant tout réveil, 1 750 soumis sur animal vigile à des ponctions répétées de l'artère ou de la veine de l'oreille. Le porteur décrit des prélèvements pouvant atteindre 20 % du sang circulant, et annonce comme nuisances des saignements, des inflammations aux points de ponction, une anémie et une fatigue, tout en affirmant par ailleurs que ces volumes n'entraînent pas de fatigue. La mise à mort intervient dès que les veines et artères de l'oreille ne sont plus utilisables. Ces lapins, présentés comme des "excédents de production", fournissent des réactifs de diagnostic et des matériaux d'étalonnage que le porteur déclare non substituables.

Objectifs

L’objectif du projet est de fournir aux scientifiques des produits biologiques d’origine animale de lapins (sang, sérum, plasma). Ceux-ci ne pouvant pas être produits par des méthodes alternatives.

Bénéfices attendus

Les produits biologiques d’origine animale (PBOA) sont utilisés à des fins scientifiques. Ils permettront la préparation de diagnostics ou réactifs pour des tests biologiques comme par exemple les tests immunologiques , mais également comme matériaux d’étalonnage ou de contrôle.

Procédures

Les techniques utilisées pour réaliser les prélèvements de sang sont les suivantes : L’artère médiane et la veine marginale de l’oreille sont les voies décrites et utilisées chez le lapin vigile pour réaliser des prélèvements de sang. La quantité prélevée ne dépassera pas les recommandations éthiques en vigueur. Le volume prélevé ; la date de prélèvement ; le poids de l’animal ainsi que la voie de prélèvement et le temps de récupération nécessaire sont reportés dans un registre. Dans le cadre d’un prélèvement unique par jour, plusieurs choix sont possibles en fonction du temps de récupération : -0,75% du sang total circulant peut être prélevé sur 24 heures de récupération. Exemple pour 1 lapin de 3kg : 1mL -7,5% du sang total circulant peut être prélevé sur 1 semaine de récupération. Exemple pour 1 lapin de 3kg : 12mL -10% du sang total circulant peut être prélevé sur 2 semaines de récupération. Exemple pour 1 lapin de 3kg : 17mL -15 à 20% du sang total circulant peut être prélevé sur 4 semaines de récupération. Exemple pour 1 lapin de 3kg : 25 mL En cas de protocole prolongé (> 1 semaine) – une pesée hebdomadaire sera effectuée. Le prélèvement par voie intracardiaque sera réalisé après anesthésie générale. L’état général des animaux sera vérifié avant la réalisation du prélèvement. Une mise à jeun alimentaire peut être demandé par le scientifique.

Impact sur les animaux

Les principales nuisances pour les animaux utilisés dans le cadre de la production de produits biologiques d’origine animale (PBOA), sont les saignements et/ou inflammations localisés aux sites de prélèvements liés aux prélèvements sanguins répétés, l’anémie/fatigue de l’animal suite au(x) prélèvement(s), la contention de l’animal d’une manière générale qui peut amener du stress chez l’animal.

Devenir

Mise à mort dès lors que les voies d’accès aux prélèvements ne sont plus disponibles. L’animal décède par exsanguination terminal (mort de l’animal).

Remplacement

Les produits biologiques d’origine animale (PBOA) sont des produits utilisés par les scientifiques comme outil de diagnostics ou réactifs pour tests biologiques à partir du sang de lapin, non substituables par des méthodes in vitro ou composés chimiques.

Réduction

Les animaux sont prélevés uniquement en fonction des demandes des scientifiques sur l'année auprès de l’Etablissement Utilisateur, dans le respect des recommandations éthiques, notamment en termes de volume et de temps de récupération. Il n’y a pas de production d’animaux spécifique pour ces procédures. Les animaux utilisés sont des excédents de production.

Raffinement

Les lapins sont hébergés en groupe sociaux à partir du sevrage. Néanmoins en cas de conflit entre individus, certains animaux peuvent être isolés ; il apparait ici que reformer des groupes sociaux à postériori engendre de nouveaux conflits. Certains animaux peuvent être isolés si l’un ou plusieurs des congénères d’une même cage ont été retirés pour raison de vente . De l’enrichissement est mis à leur disposition (balles de cellulose et/ou foin et/ou balle plastique …), un cycle jour nuit est présent (16h/08h). Une anesthésie générale est réalisée avant le prélèvement par voie intra-cardiaque. Les prélèvements sont effectués sur des sites sans hématome - ni inflammation apparente, en utilisant des aiguilles stériles adaptées (à la taille de l’animal et à la voie d’abord) et à usage unique. Également, la peau de l’animal est désinfectée avec de l’alcool avant prélèvement. A chaque abord d’une voie vasculaire, un point de colle chirurgicale sera appliqué pour assurer l’arrêt du saignement. De par notre expérience – les volumes et fréquences des prélèvements n’entrainent pas de fatigue chez l’animal. L’équipe chargée de réaliser cette procédure est formée à la détection des signes cliniques et des points limites sont mis en place (terminaux non spécifiques, terminaux spécifiques et intermédiaire). Tous les animaux sont observés de manière quotidienne pendant toute la durée de l’étude et une observation minutieuse est réalisée au retour dans la cage pour s’assurer de sa récupération immédiate.

Choix des espèces

Les scientifiques demandent des produits biologiques type sang, sérum, plasma, issus du lapin. Ceux-ci ne peuvent pas être produits par des méthodes alternatives. Le lapin est âgé de minimum 5 semaines (âge du sevrage) afin que l’artère ou la veine soient accessibles. L’âge et le sexe du lapin sera ensuite adapté selon la demande spécifique du scientifique. Des femelles gestantes pourront aussi être utilisées selon la demande spécifique du scientifique. Le prélèvement par voie intracardiaque pourra être réalisé sur des lapins à partir de 3 semaines, en fonction de la demande du scientifique. Également le sexe du lapin est adapté à la demande du scientifique.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
Lapins : 100
Souffrances
▲ -
▲ 100
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 100

Cathétérisés à l'oreille sur animal vigile puis tués par surdose d'anesthésique, 100 lapins sont utilisés dans des procédures d'un niveau de souffrance léger, leurs organes prélevés après la mort. Ils appartiennent à une lignée génétiquement modifiée privée d'oestrogènes, entretenue pour mesurer l'effet de ces hormones sur l'hypophyse, la thyroïde et les surrénales. Le porteur écrit qu'aucune habituation à la boîte de contention n'est prévue puisque la procédure n'a lieu qu'une seule fois, et attribue la douleur à la pose du cathéter sur animal éveillé. Il affirme qu'aucune stratégie de remplacement n'est possible, aucun système de culture ne reproduisant selon lui l'équilibre hormonal d'un mammifère.

Objectifs

L’objectif du projet est de déterminer l’impact des œstrogènes sur le système de sécrétion interne d’hormones dans sa globalité (hormones produites par l’hypophyse, la thyroïde, et les surrénales). Cet objectif est rendu possible grâce à l’existence d’une lignée de lapin génétiquement modifiée déjà établie pour laquelle les animaux génétiquement modifiés sont dépourvus d’œstrogènes

Bénéfices attendus

Il est connu que les œstrogènes (hormones sexuelles) ont un effet global sur de nombreux paramètres physiologiques chez la femme (humeur, comportement, métabolisme, solidité osseuse, santé…etc). La majorité de ces effets fait penser à un dérèglement hormonal général, n’impliquant pas seulement les ovaires mais également les sécrétions hormonales d’autres glandes. Les attendus espérés du projet sont de mieux évaluer le rôle des œstrogènes sur la fonction endocrine globale de l’individu.

Procédures

Tous les lapins auront la pose d’un cathéter veineux auriculaire (1 seule fois, le temps de pose du cathéter est compris entre 30 secondes et 1 minute maximum) afin de leur injecter un anticoagulant (animaux vigiles) (1 seule fois, temps d’injection 10 secondes). Ils seront ensuite sédatés (1 seule fois, temps d’injection 10 secondes) avant d’être euthanasiés par surdose d’anesthésique (1 seule fois, temps d’injection compris entre 20 à 30 secondes).

Impact sur les animaux

Les effets indésirables attendus sont liés principalement à la pose du cathéter veineux (douleur liée à la pose du cathéter en vigile), au léger stress lié au transport entre l’élevage et le bâtiment où est pratiqué la pose du cathéter, et au positionnement de l’animal dans la boîte de contention. Dans une moindre mesure, ils peuvent résulter des injections (via le cathéter veineux) des produits vétérinaires pour éviter la coagulation et tranquilliser l’animal.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort pour prélèvements d'organes/tissus.

Remplacement

Aucune stratégie de remplacement n’est possible sur ce projet. En effet, à notre connaissance il n’existe aucun système de culture de différents organes complexes, comme les glandes productrices d’hormones, susceptible de reproduire in vitro l’équilibre hormonal d’un mammifère.

Réduction

Le nombre d'animaux a été déterminé par une approche statistique. Cependant, le nombre d’animaux impliqués sera revu à la baisse tout au long de l’acquisition des résultats. Si, lors d’une première expérience impliquant une vingtaine d’animaux, nous ne voyions pas d’effet de l’absence des hormones sexuelles sur les autres glandes productrices d’hormones, les investigations seront arrêtées. Dans le cas contraire, 20 animaux sont requis par année supplémentaire afin d’analyser les glandes endocrines de 4 groupes de lapins. Cinq animaux par génotype et par sexe sont requis pour obtenir des résultats robustes.

Raffinement

Une injection de tranquillisant sera réalisée avant l’euthanasie afin de réduire au maximum la douleur, la souffrance ou l’angoisse. Par ailleurs, les animaux sont hébergés dans la lapinerie où les conditions d’élevage sont optimisées (boisson et nourriture à volonté, enrichissement du milieu). Aucune procédure d’habituation des animaux au placement en boîte de contention n’est envisagée étant donné que la procédure expérimentale n’aura lieu qu’une seule fois. Des points limites adaptés seront appliqués, au-delà desquels les animaux seront temporairement ou définitivement sortis de la procédure.

Choix des espèces

L’espèce choisie est le lapin car d’une part, nous avons montré que le lapin représente un meilleur modèle que les rongeurs en ce qui concerne la production de ces hormones et d’autre part, nous possédons une lignée de lapin dépourvus d’œstrogènes qui est à la base de ce projet. Les animaux choisis pour l'étude seront des adultes âgés de 6 mois à 2 ans, car le projet se concentre sur l'imprégnation hormonale post-pubertaire.

  • Recherche fondamentale
    • Système musculosquelettique
Lapins : 100
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 100
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 100

Pour tester de nouveaux agents d'embolisation, 100 lapins sont utilisés dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré, tous tués à l'issue pour prélever leurs tissus. L'arthrose du genou leur est provoquée par chirurgie, suivie d'une embolisation artérielle de deux heures, d'imageries hebdomadaires pendant dix semaines et d'une ponction de liquide synovial. Le porteur indique que l'induction peut entraîner un œdème et une boiterie gênant les déplacements, et que les microsphères injectées peuvent atteindre des zones non ciblées. Il décrit une présélection des produits in vitro, puis conclut que seule l'expérimentation sur l'animal vivant permet d'évaluer l'efficacité attendue chez l'humain.

Objectifs

L'arthrose du genou est une maladie courante qui peut provoquer des douleurs, un handicap fonctionnel voire une dépression chez les personnes affectées. La prévalence mondiale de l'arthrose du genou est estimée à 22,9 % chez les individus âgés de ≥ 40 ans, soit 654,1 millions de personnes dans le monde en 2020, et la plupart des patients vivent des décennies avec la maladie. De nouveaux traitements non chirurgicaux sont nécessaires pour répondre aux besoins cliniques non satisfaits. Le projet a pour objectif d’évaluer l’efficacité de nouveaux agents d'embolisation (AE) sur un modèle de lapin arthrosique induit mécaniquement au niveau du genou. Ce sont des produits qui peuvent être issus de la recherche interne ou de partenariats académiques ou privés.

Bénéfices attendus

Sur le court terme, ce projet va permettre de documenter l’efficacité de nouveaux agents d'embolisation (AE) in vivo. La comparaison de nouveaux AE entre eux et par rapport à des agents déjà commercialisés ou en développement dans ce modèle animal a pour but de déterminer leurs performances et leurs limites. Sur le plus long terme, ce projet s’inscrit dans l’intérêt clinique des patients.

Procédures

-Induction de l'arthrose par chirurgie (durée : 1h) -Traitement par radiologie interventionnelle (durée : 2h) -Imagerie pour suivre l'efficacité du traitement (durée: 1h, fréquence : maximum 1 fois / semaine durant le suivi de 10 semaines) -Prélèvements de sang sur animal vigile (durée: 5-10min dans une cage à contention, prélèvement rapide puis point de compression efficace jusqu'à l'arrêt du saignement, fréquence : maximum 3 fois durant le suivi de 10 semaines espacé de plusieurs semaines) pour mesurer les marqueurs systémiques de l'inflammation -Prélèvement de liquide synovial sur animal anesthésié en point final (durée: 5-10 min, fréquence : uniquement avant l’euthanasie de l’animal) pour mesurer les marqueurs locaux de l'inflammation.

Impact sur les animaux

L'anesthésie prolongée peut provoquer une deshydratation de l'animal. Les anesthésies répétées diminuent les prises hydriques et alimentaires des lapins. L'induction de l'arthrose de genou peut entrainer un oedème/hématome provoquant une boiterie génant l'animal lors de ses déplacements. L'embolisation avec des matériaux solides (microsphères) peut atteindre des zones non ciblées et générer une légère ischémie de ces zones. L'administration des différents médicaments (analgésie / anesthésie) sur l'animal vigile induit une douleur légère.

Devenir

La procédure sera considérée comme modérée puisqu'un même animal aura une imagerie et/ou des prélèvements sanguins, une induction chirurgicale de la pathologie et/ou une procédure d'embolisation artérielle. Tous les animaux seront euthanasiés à la fin de l'étude afin de prélever les tissus pour une analyse histologique.

Remplacement

La réussite d'une embolisation est dépendante de différents paramètres. Il y a tout d'abord les paramètres intrinsèques à l'agent embolisant (taille, stabilité, viscosité ...) qui seront déterminés in vitro pour faire un premier tri des produits. En parallèle, des études sur des systèmes en flux donneront des premiers renseignements sur le pouvoir embolisant des différents produits et permettront de réduire le nombre d'agents d'embolisation à tester in vivo. Passée cette préselection, seule l’expérimentation in vivo permettra d'évaluer l'efficacité attendue chez l'Homme. En effet, il est nécessaire de prendre en compte toutes les interactions entre l'agent d'embolisation et le vaisseau comme le flux, la tortuosité des vaisseaux, les interactions avec la paroi vasculaire, les systèmes de coagulation...

Réduction

Chaque étude sera composée de n= 5 animaux par groupe pour chaque agent d’embolisation étudié. Il est nécessaire de comparer le nouvel agent d’embolisation à une référence clinique dans les mêmes conditions expérimentales. Un seul groupe d’animaux contrôle sera utilisé comme référence pour tous les agents d’embolisation d’une même classe. Le nombre de 5 animaux par groupe est nécessaire et suffisant pour réaliser des analyses statistiques et comparer ainsi l'efficacité des traitements.

Raffinement

Comme indiqué dans la description détaillée de la procédure, une prémédication à la buprenorphine est systématiquement mise en place avant la chirurgie / embolisation pour assurer une bonne analgésie. Pour pallier aux nuisances ou effets indésirables liés à la chirurgie les mesures suivantes sont mises en place : une hydratation sous cutanée avec 50 mL de NaCl est réalisée avant la chirurgie / embolisation, une injection IV d’héparine (bolus et maintien toutes les heures) est réalisée pour prévenir les complications post opératoires. Une couverture par un Anti Inflammatoire Non Stéroïdien (flunixine) est également mise en place sur les 7 jours post induction de l'arthrose de l’animal. Du foin (appétant pour les lapins) et une eau gélifiée sont placés dans la cage pour leur permettre de récupérer plus rapidement post chirurgie. L'enrichissement (balle, morceaux de bois...) est conservé dans la cage. Le comportement des animaux opérés et embolisés est observé par le zootechnicien quotidiennement.

Choix des espèces

Le lapin a été choisi car, du fait de sa taille, il répond à tous les critères permettant de réaliser l'ensemble des procédures. La mesure du flux sanguin est accessible par les méthodes non invasives (échographie, IRM) ou mini invasives (fluoroscopie) et la réalisation de l'embolisation sélective se fait par progression d'un microcathéter assisté d'un microguide (comme en clinique) via l'artère auriculaire. C'est également le modèle le plus référencé dans la littérature. Il est donc déjà validé et cela nous permettra de comparer nos résultats à ceux des autres agents embolisants. Enfin, l'expérience acquise dans le laboratoire sur cette espèce et avec des procédures similaires permet de s'assurer de la meilleure inclusion des animaux. Animaux adultes de plus de 10 semaines, d'environ 3 kg - 3.5 kg au moment de l'induction mécanique de l'arthrose. En effet, il faut que l'animal ait une croissance squelettique stable au moment de l'induction de la pathologie.

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
    • Troubles sensoriels
  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Lapins : 1500
Souffrances
▲ -
▲ 1500
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 150
 1350

Soumis à des instillations oculaires répétées, jusqu'à huit par jour, 1 500 lapins vont être utilisés dans des procédures d'un niveau de souffrance léger, la grande majorité tuée à l'issue et environ 150 réutilisés. Certains reçoivent aussi une injection dans l'œil sous anesthésie, et des prises de sang sont prévues pour doser le principe actif. Le porteur qualifie ces examens de non invasifs et semblables à ceux pratiqués en cabinet d'ophtalmologie, et prévoit, si un œil traité ne répond plus à la lumière, le "remplacement de l'animal". Il annonce 25 études d'efficacité sur cinq ans et affirme qu'aucune méthode alternative ne reproduit l'œil dans sa "globalité fonctionnelle".

Objectifs

La variation du diamètre pupillaire est un phénomène physiologique observé lors de l’adaptation à la lumière et à l’obscurité. On parle de mydriase lorsqu’une dilatation de la pupille est observée en réponse à une diminution des stimuli lumineux, tandis que l’état de myosis correspond à un rétrécissement de la pupille en réponse à un excès de lumière. Ces phénomènes oculaires nécessitent un circuit complexe comprenant la rétine, le nerf oculomoteur, les aires du cerveau responsables de la vision et la pupille, acteur final de ce circuit. Ces deux phénomènes, mydriase et myosis, peuvent avoir une cause thérapeutique. En effet, la mydriase est utilisée en routine dans les cabinets ophtalmologiques afin de pouvoir effectuer un examen du fond d’œil grâce à l’utilisation de collyres mydriatiques (atropine, tropicamide, phénylephrine), tandis que le myosis peut être lié à certains médicaments comme dans le traitement du glaucome. Également, certains implants sont développés afin de maintenir une dilatation de la pupille lors de certaines chirurgies, notamment la chirurgie de la cataracte. Certaines pathologies peuvent également induire un état de mydriase ou de myosis permanent, comme certaines affections oculaires aigüe (par exemple des kératites), des paralysies du nerf oculomoteur, un traumatisme cérébral ou oculaire, le syndrome de Claude Bernard-Horner, le syndrome de Pourfour-Petit ou encore certaines formes de migraines ophtalmiques. Les effets indésirables des collyres mydriatiques actuellement commercialisés sont divers, car ces produits peuvent passer dans la circulation sanguine et induire des conséquences systémiques chez les utilisateurs, notamment chez les enfants. De plus, certains patients peuvent s’avérer non-répondeurs car certaines résistances à l’atropines sont actuellement connues. L’objectif du projet est la mise en place, au sein de l’établissement utilisateur, d’un modèle spécifiquement dédié au test d’efficacité de nouveaux traitements capables d’agir sur le diamètre pupillaire, aussi bien dans le but de développer des potentiels nouveaux candidats médicaments que dans l’amélioration des traitements existants. Nous envisageons de réaliser 25 études de test d'efficacité de molécules sur 5 ans pour ce projet.

Bénéfices attendus

Le bénéfice attendu du projet est celui de tester l’efficacité de différentes molécules pouvant agir sur la variation du diamètre et de la surface de la pupille afin de développer des nouveaux traitements et/ou d’améliorer des traitements existants. La recherche de nouveaux traitements est constante et nécessite de pouvoir les tester dans les meilleures conditions possibles et dans le plus grand respect du bien-être animal.

Procédures

La prise d’image pour l’évaluation des variations du diamètre et de la surface de la pupille est non invasive et réalisée chez l’homme en cabinet médical par un ophtalmologiste sans anesthésie et également chez l'animal en clinique vétérinaire. Cela sera effectué à chaque fois qu'une molécule est testée afin d'en évaluer l'efficacité. Les examens oculaires sont également effectués sur animaux vigiles sans anesthésie et sont effectués en routine chez l’homme en cabinet ophtalmologique ou chez l’animal en clinique vétérinaire. Ces examens pourrons être effectués d'une à plusieurs fois par semaine. Les administrations de produits se feront principalement par instillations (gouttes oculaires) et cette procédure ne dure que quelques secondes. Les gouttes oculaires peuvent être administrées plusieurs fois par jour (minimum 1 administration et maximum 8 administrations par jour). Les administrations de produit par injection au niveau de l'œil se feront sous anesthésie locale et générale si besoin avec une procédure qui dure cinq minutes tout au plus. Les injections oculaires seront effectuées une seule fois pour un animal au cours de la procédure. L’anesthésie générale est administrée par voie intramusculaire tandis que l’anesthésie locale est sous forme de gouttes oculaires. Des prélèvements de sang pourront être réalisés au cours des procédures expérimentales afin de doser le principe actif du traitement administré ou tout autre marqueur d'intérêt (durée de moins d'une minute pour le prélèvement). De manière générale, les études auront une durée variable qui pourra aller d'1 jour à un mois ou plus selon le nombre de molécules à tester.

Impact sur les animaux

La variation du diamètre et de la surface pupillaires ne sont pas douloureuses chez l’homme ni chez l’animal et des traitements induisant ces variations sont utilisés en routine dans les cabinets ophtalmologiques et vétérinaires afin d’effectuer des examens oculaires. Un effet indésirable possible est une altération rapide et transitoire de la vision après le traitement, de manière semblable à ce qui se passe chez l’homme dans un cabinet ophtalmologique suite à l’administration d’un agent mydriatique. Il est également possible que les animaux présentent des signes après la période de washout dans l’œil ou les yeux traités, par exemple aucune réponse à la lumière. Dans ce cas, différentes solutions sont possibles : extension de la période de washout, administration dans l’autre œil si un seul œil est traité ou remplacement de l’animal. Dans le cas où un implant est administré sans chirurgie par voie intraoculaire, une inflammation pourrait être observée suite à l’injection. Malgré le soin et la vigilance apportés à la manipulation des animaux, un stress est toujours possible lors des observations et des administrations.

Devenir

A l'issue de la procédure, tous les animaux ayant reçu une administration de produits seront mis à mort pour permettre de réaliser les évaluations ex vivo (évaluations histologiques, dosage de produit...). Les animaux n’ayant pas reçu la totalité de la procédure expérimentale (estimé à environ 10%) pourront être gardés en vie et réutilisés dans une autre procédure, après avis du vétérinaire si besoin.

Remplacement

A ce jour, aucune méthode alternative ne permet de mimer l’œil dans son environnement et dans sa globalité fonctionnelle. En effet, l’œil est composé de différents tissus (vasculaires, rétinien neuronal, vitréen, cornéen, humeur aqueuse …) de physiologie différente et soumis aux variations environnementales, aux interactions des tissus et organes voisins. Compte tenu de la complexité de l’organe et en l’absence de modèle alternatif, le projet nécessitera donc d’avoir recours à des animaux.

Réduction

Le nombre maximum d’animaux prévu pour ce projet a été déterminé en fonction de la distribution théorique rencontrée dans les données bibliographiques et historiques de l'établissement, du nombre d'études estimées et tient compte des variations du métabolisme, de la robustesse des mesures et de notre expérience. Ce nombre limité doit nous permettre de conclure sur l’efficacité ou non d’un traitement. L'effet d'un traitement sera évalué à l'aide des tests statistiques paramétriques ou non paramétriques suivant la distribution des données ; chaque groupe traité sera comparé avec les autres afin d’en évaluer l’efficacité ou avec un traitement de référence, les cas échéants. Afin d’avoir une puissance aux tests au moins égale à 0,80, un calcul de l’effectif sera réalisé avant chaque étape afin d’ajuster et de revoir à la baisse si possible le nombre d’animaux à inclure dans les procédures. La possibilité d’effectuer les administrations dans les deux yeux sera évaluée à chaque fois que le design le permet afin de limiter le nombre d'animaux en étude. De plus, les évaluations choisies pour ce modèle sont non invasives et ne causent aucune douleur chez l’animal.

Raffinement

Un suivi quotidien des animaux sera effectué afin de minimiser au maximum l’impact des procédures sur leur bien-être. Les animaux seront placés préférentiellement par deux dans des cages avec boisson ad libitum, nourriture et enrichissement. Les examens choisis pour évaluer l’efficacité des traitements sont non invasifs et semblables à ceux pratiqués chez l'homme en cabinet d'ophtalmologie. Des points limites adaptés, suffisamment prédictifs et précoces permettent de limiter une éventuelle douleur à son minimum. Ce projet a été soumis pour évaluation à un comité d’éthique et sera suivi par la structure en charge du bien-être animal de l'établissement.

Choix des espèces

Le choix du lapin pour ces études est lié à la taille plus importante de l'œil permettant de mesurer de manière efficace les variations du diamètre et de la surface pupillaire. Les conditions d'observation des signes cliniques seront également facilitées. De plus, la taille de l’œil de lapin permet l’administration d’implants injectés sans chirurgie par voie intraoculaires. Les animaux utilisés seront de jeunes adultes à leur arrivée dans notre animalerie. Les lapins inclus dans ce projet auront environ 8 à 15 semaines au début de l’étude, âge minimum pour la maturité visuelle.

  • Recherche appliquée
    • Troubles immunitaires
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
    • Système immunitaire
Lapins : 10
Souffrances
▲ -
▲ 10
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 10

10 lapins mâles vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chaque lapin reçoit deux à quatre injections intraveineuses et jusqu'à quinze prélèvements sanguins sur environ deux mois et demi, avant d'être tué pour analyser la répartition du produit dans ses tissus, dans le but de tester des stratégies limitant la réaction immunitaire aux vecteurs de thérapie génique. Le porteur indique n'attendre aucun effet indésirable notable au-delà d'un possible hématome à l'oreille. Il précise poursuivre des travaux déjà menés sur des primates non humains et des lapins, et écarte les méthodes in vitro comme incapables de reproduire ces conditions biologiques.

Objectifs

Les vecteurs dérivés du virus adéno-associé (AAV) sont actuellement les plus utilisés dans les thérapies par transfert de gènes in vivo pour le traitement des maladies génétiques. Ces vecteurs sont efficaces et bien tolérés. Cependant, leur utilisation en thérapie génique peut être limitée (i) soit en raison d’une immunité pré existante à l’AAV due à l'exposition naturelle de l'homme à certains virus AAV, (ii) soit à une réponse immunitaire déclenchée par l’administration d’un vecteur AAV thérapeutique. En conséquence, un grand nombre de personnes avec une immunité pré existante ne pourront pas bénéficier de la thérapie génique AAV. D’autre part, le traitement est souvent limité à une seule injection de par le déclenchement d’une réponse immunitaire. Dans des études précédentes, chez le primate non humain et chez le lapin, ayant une immunité pré existante pour l’AAV thérapeutique testé, nous avons démontré qu’une enzyme, une endopeptidase, était capable par son action spécifique, de diminuer cette immunité, et donc d’augmenter l’efficacité de l’AAV thérapeutique. Actuellement, l’utilisation d’endopeptidases est le traitement le plus prometteur pour pallier à une réponse immunitaire dans un contexte de thérapie génique. D’autre part, dans une étude récente sur le primate non humain avec une immunité pré existante à l’AAV, nous avons obtenu une première preuve de concept en ce qui concerne une méthode permettant de diminuer le taux d’anticorps dû à l’immunité : méthode dite méthode de déplétion des anticorps par administration d’AAV, nommé "AAV à capside vide" ne pouvant donc pas transférer de gène). L'objectif de cette étude est d'évaluer l'efficacité et la sécurité de ces différentes stratégies : (i)Comparaison entre une injection d'endopeptidase et la méthode de déplétion des anticorps (ii)Comparaison de chacun de ces traitements avec la combinaison des deux traitements

Bénéfices attendus

L'objectif de cette étude est d'évaluer l'efficacité et la sécurité de ces différentes stratégies : (i)Comparaison entre une injection d'endopeptidase et la méthode de déplétion des anticorps (ii)Comparaison de chacun de ces traitements avec la combinaison des deux traitements Ce traitement combiné pourrait être intéressant en thérapie génique, en particulier chez les patients avec une pré immunité forte ou lorsqu’une nouvelle administration du vecteur est nécessaire. Ces 2 stratégies permettraient de diminuer, voire d’annuler 1-soit une pré immunité, ainsi un plus grand nombre de patients pourront bénéficier de de la thérapie génique AAV 2-soit une réponse immune suite à l'administration du vecteur AAV thérapeutique, permettant ainsi la possibilité d'une deuxième injection thérapeutique

Procédures

Un total de 10 lapins sera inclus dans l’étude. Les 10 lapins seront répartis en 5 groupes, à raison de 2 lapins par groupe, et seront soumis aux interventions suivantes : (i)Selon leur groupe d’appartenance, les animaux vigiles auront de 2 à 4 maximum injections intraveineuses/animal au cours de l’étude. Durée de l’intervention : 15 minutes/injection (ii) Tout au long de l’étude, les animaux vigiles seront soumis à des prélèvements sanguins dont le nombre variera de 6 à 15/animal selon leur groupe d’appartenance. Durée de l’intervention : 5 minutes /prélèvement (iii)Selon leur groupe d’appartenance, les animaux seront suivis soit pendant 21 jours, soit 79±3 jours, avant mise à mort par injection intraveineuse, sous anesthésie générale après analgésie préalable. Durée de l’intervention : 10 minutes

Impact sur les animaux

Les différents gestes réalisés sur les animaux vigiles en boite de contention, seront des gestes classiquement appliqués chez le lapin et pas ou peu invasifs : injections par voie intraveineuse et prélèvements sanguins par ponction veineuse. Il n’est donc pas attendu d’effet indésirable. Suite à un prélèvement sanguin, réalisé à l’oreille, un hématome pourrait être éventuellement observé. Les différents produits injectés ont déjà été administrés lors d’études antérieures chez l’animal, et aucun effet secondaire ou indésirable particulier n’a été observé. Au cas où un animal montrerait des signes de stress lors des injections, une anesthésie légère de courte durée serait alors réalisée.

Devenir

Les 10 animaux concernés par cette procédure seront suivis pendant environ 2.5 mois après l’injection du vecteur testé puis mis à mort pour prélèvements de tissus post-mortem. La décision d'euthanasier les animaux à des fins d'analyse post-mortem est prise pour obtenir des échantillons de tissus pour des tests spécifiques, tels que des analyses de biodistribution (la répartition du médicament dans le corps) ou des examens histopathologiques (étude des tissus pour détecter d'éventuelles anomalies). Ces études sont cruciales pour évaluer la sécurité et l'efficacité d'une thérapie potentielle avant d'envisager des essais sur des êtres humains.

Remplacement

Dans une précédente étude chez le lapin avec une immunité pré existante au produit thérapeutique testé, nous avions déjà étudié l'activité de l’endopeptidase, enzyme capable par son action spécifique, de diminuer cette immunité pré existante, et donc d’augmenter l’efficacité du produit thérapeutique. Notre étude faisant suite à cette dernière, nos résultats viendront la compléter. Aussi, nous devons poursuivre avec le même modèle animal, et ne pouvons donc pas avoir recours à des méthodes substitutives, telles que les études in vitro. Par ailleurs, ces dernières ne peuvent pas fournir les informations nécessaires pour comprendre pleinement l'efficacité de cette enzyme dans des conditions biologiques plus complexes et plus proches de la réalité.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisé dans cette étude (n=10) a été déterminé sur la base d’études précédentes en thérapie génique. Ce nombre est réduit à son minimum tout en assurant une exploitation possible des résultats. En effet, la constitution de 5 groupes différents permettra d'évaluer l'efficacité et la sécurité des injections d'IdeS par rapport aux injections de capsides vides d'AAV (méthode de déplétion des anticorps) et de les comparer à la combinaison des deux traitements, en présence de niveaux élevés d'anticorps neutralisants anti-AAV.

Raffinement

L’état général et l’alimentation des animaux seront surveillés quotidiennement (techniciens animaliers et vétérinaire). Les administrations expérimentales ainsi que les prélèvements sanguins se dérouleront sans anesthésie. Ces actes étant peu douloureux, aucun protocole analgésique ne sera mis en place d'emblée pour ces actes. Pour favoriser les échanges sociaux entre animaux et favoriser leur bien-être, les lapins seront hébergés en groupe, en box sur résine avec copeaux, durant toute l'étude.

Choix des espèces

Dans une précédente étude chez le lapin avec une immunité pré existante au produit thérapeutique testé, nous avions déjà étudié l'activité de l’endopeptidase, enzyme capable par son action spécifique, de diminuer cette immunité pré existante, et donc d’augmenter l’efficacité du produit thérapeutique. Notre étude faisant suite à cette dernière, nos résultats viendront compléter ces premiers résultats prometteurs. C’est pourquoi nous utiliserons la même espèce, le lapin. 10 lapins (Lapin blanc de Nouvelle Zélande) mâles (4 mois, 3-4 kg) seront inclus dans l’étude. Il s'agit de jeunes adultes, matures sur le plan immunitaire notamment, stade essentiel à notre étude.

  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
Lapins : 200
Souffrances
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▲ -
▲ 200
▲ -
Devenir
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 -
 -
 200

200 lapins vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque lapin reçoit un à quatre stents implantés dans un vaisseau sous anesthésie, avec des contrôles par imagerie à rayons X et, pour certains, un traitement par gavage quotidien pendant plusieurs semaines, avant d'être tué pour analyser la cicatrisation autour des dispositifs. Le porteur indique que l'abord vasculaire à l'aine peut être douloureux et qu'un caillot peut se former sur le stent. Il présente une étude exploratoire de faisabilité et de sécurité, sans calcul statistique, et affirme qu'aucune méthode in vitro ne reproduit ces conditions, jugeant l'usage d'animaux "indispensable".

Objectifs

Le traitement endovasculaire de pathologies cardio-vasculaires (anévrismes, sténoses, dissection) nécessite souvent le recours à des stents. Cependant, malgré la mise en place d’un stent, il existe un pourcentage de cas (de 10 à 30 % en fonction du dispositif) dans lequel l’endothélialisation du stent n’est pas obtenue, ce qui incite aujourd’hui les industriels à développer de nouvelles technologies de ces dispositifs afin d’améliorer la cicatrisation biologique. Les industriels modifient également parfois la composition et/ou la conformation du dispositif afin d’améliorer ses performances, ou créent de nouveaux dispositifs permettant de s’affranchir de la double anti-agrégation plaquettaire. L’adjonction d’un traitement médicamenteux pourrait également permettre de favoriser cette cicatrisation. Le projet consiste à étudier la conformabilité, la biocompatibilité et/ou l’endothélialisation de stents sur vaisseaux sains (accompagné ou non par l’adjonction d’un traitement médicamenteux). Ce projet, qui sera scindé en plusieurs études, utilisera des contrôles par imagerie. L’analyse sur vaisseaux sains permettra d’analyser l’endothélialisation des stents, et nécessite donc l'utilisation de l'animal pour être mené à bien. Afin de réduire le nombre d'animaux, sur un même animal plusieurs dispositifs (1 à 4) pourront être implantés à la suite l’un de l’autre sans chevauchement dans un même vaisseau.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra d’effectuer des analyses non réalisables chez l’être humain afin évaluer la faisabilité d'implantation, sécurité et/ou réponse biologique in vivo à l’implantation du dispositif en fonction du ou des traitements administrés aux lapins. Il permettra notamment d’évaluer l’efficacité et la sécurité du dispositif dans des conditions proches de l’humain. L’analyse de la prolifération tissulaire sur le dispositif et sa thrombogénicité, apportera des connaissances supplémentaires et une meilleure compréhension sur les indications du dispositif avant de l’utiliser chez l’Homme.

Procédures

Les animaux seront soumis à 2 procédures sous anesthésie générale : l’implantation du dispositif et le contrôle avant la mise à mort. Un ou plusieurs contrôles intermédiaires (imagerie à rayons X avec possibilité d'imagerie optique nécessitant un abord artériel) pourront être effectués d’une durée attendue de 45 min. Un ou plusieurs prélèvements de sang pourront être effectués sur animal vigile sous contention et anesthésie locale, d’une durée de 5 min. Pour les animaux recevant un traitement, ils seront manipulés 1 à 2 fois par jour pendant plusieurs semaines et le traitement sera donné par une sonde de gavage (5 min).

Impact sur les animaux

L’anxiété et le stress sont des effets indésirables attendus avant, et après chaque procédure/prélèvement. Un stress supplémentaire peut être observable sur les animaux qui seront amenés à recevoir un traitement oral quotidien. L'implantation du dispositif (intravasculaire) nécessite un abord vasculaire au niveau de l'aine pouvant entrainer des douleurs à l'animal. Le dispositif, une fois implanté, est indolore pour l'animal. Le risque post-implantation est la formation de caillots sanguins sur le dispositif, pouvant entrainer des effets adverses.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort en fin de procédure pour le prélèvement des dispositifs et pièces anatomiques d’intérêt à des fins d’analyse sur les tissus.

Remplacement

Le projet consiste à étudier la conformabilité, la biocompatibilité et/ou l’endothélialisation de stents sur vaisseaux sains (accompagné ou non par l’adjonction d’un traitement médicamenteux) dans des conditions in vivo. Aucune méthode alternative in vitro ou ex vivo ne permet de reconstruire un modèle proche de ces conditions en ce qui concerne l’endothélialisation, la coagulation, la pression sanguine, les contraintes liées au déploiement du dispositif ou le suivi après ces laps de temps. L'utilisation d'animaux dans le cadre de ce projet est ainsi indispensable.

Réduction

Ce projet est à visée exploratoire et a pour objectif l'obtention de résultats préliminaires au cours d'études de faisabilité et de sécurité. Ces données pourront au besoin servir de base pour établir un nouveau projet intégrant des analyses d'efficacité avec calcul statistique, dans un dossier APAFiS dédié (distinct de ce dossier). Dans le cadre de ce présent projet, pour chaque étude, le nombre minimal de lapin sera utilisé. Ainsi, pour chaque dispositif testé dans les conditions de procédure choisie (c'est-à-dire avec ou sans antiagrégants), et pour prendre en compte le risque d'échec de la procédure, de 5 à 20 lapins seront utilisés, conformément aux études précédemment réalisées (soit la possibilité de tester de 10 à 40 dispositifs dans des conditions différentes). Par ailleurs, l'implantation chez le même lapin de plusieurs dispositifs (jusqu'à 4 maximum par lapin) pourra éventuellement servir de contrôle et diminuer le nombre de lapins nécessaires.

Raffinement

Les animaux seront hébergés dans le respect du bien-être animal. Les animaux seront gardés pendant une période d'acclimatation de 5 jours minimum entre leur entrée dans l’animalerie expérimentale, et leur première entrée en procédure. Leur environnement comportera un enrichissement (bûchettes à ronger, foin...). Les animaux seront suivis quotidiennement et leur état de santé et de bien-être sera évalué tout au long du protocole expérimental. Les animaux seront anesthésiés et analgésiés pendant les procédures chirurgicales et seront suivis au cours de la procédure. Un suivi renforcé sera effectué durant les premiers jours après chaque procédure opératoire. Si un animal présente un signe de douleur ou de souffrance, des analgésiques pourront lui être administrés. Au besoin, un traitement antibiotique pourra être mis en place. Dans le cas où l'animal présenterait une souffrance, une maladie ou une altération physique sans qu'il soit possible de le soulager efficacement (atteinte d'un point limite), l'animal sera sorti d'expérimentation et mis à mort.

Choix des espèces

La biologie de la néoendothélialisation des dispositifs implantables est bien étudiée chez le lapin et similaire aux mécanismes humains. Par ailleurs, la taille des vaisseaux du lapin est similaire à celle des vaisseaux humains, où sont implantés les dispositifs étudiés. Les animaux utilisés seront des adultes de plus de 3 kg pour la taille des artères et la taille des dispositifs usuellement utilisés chez l'Homme.

  • Formation professionnelle
Souris : 100
Rats : 80
Cochons d'Inde : 30
Hamsters dorés : 30
Lapins : 30
Chats : 10
Chiens : 10
Cochons : 5
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 295
▲ -
Devenir
 -
 -
 295
 -

Déjà passés pour la plupart par d'autres projets, 295 animaux non-humains de huit espèces (100 souris, 80 rats, 30 cobayes, 30 hamsters dorés, 30 lapins, 10 chats, 10 chiens et 5 porcs) vont être exploités dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, pour former le personnel d'une plateforme d'expérimentation animale. Les rongeurs reçoivent sous anesthésie trois injections d'essai, les lapins des injections, des prises de sang ou des poses de cathéter, les chiens et les chats jusqu'à huit tentatives de ponction veineuse et le geste d'ouverture de la bouche, les porcs des prises de sang à la veine sous-clavière et des cathéters posés à l'oreille. Le porteur reconnaît "un peu plus de stress, de douleur ou d'angoisse" quand la personne formée est "moins habile ou moins rapide". Il cite des cadavres, des simulateurs inertes et des vidéos, et conclut qu'il "n'est pas toujours possible de remplacer l'animal". Il prévoit de garder en vie "la plupart" d'entre eux pour d'autres séances, après sept à quinze jours de repos, sans dire ce qu'il advient des autres.

Objectifs

Notre établissement utilisateur est une plateforme expérimentale qui dispose d’un agrément pour un grand nombre d’espèces animales qui sont incluses dans des protocoles expérimentaux en fonction des autorisations de projets obtenues pour des équipes de recherche de notre institution ou d’institutions partenaires. Il arrive qu’une espèce animale pour laquelle nous disposons de l’agrément ne soit pas utilisée pendant une période d’un ou deux ans. Afin de réaliser au mieux les procédures expérimentales demandées, et l’application des procédures en limitant le stress et la douleur des animaux, tout en obtenant des résultats scientifiques fiables, il peut être nécessaire de faire appel à des séances de formation interne pour notre personnel. D’autre part, lors de l’embaûche d’un nouveau membre de notre équipe, une période de tutorat est mise en place pour l’acquisition ou la validation des compétences techniques. Dans ce cas, s'il n’est pas possible que ceci soit fait lors d’études en cours, nous organisons des séances de travaux pratiques avec ces personnes et les membres de l’équipe qui ont aussi besoin d’être formées, qualifiées ou re-qualifiées. La décision est prise par la personne en charge de l’organisation et la plannification interne, en accord avec la personne responsable du suivi des compétences, mais elle est soumise à l’avis de la Struture Chargée du Bien-Etre Animal de l’établissement.

Bénéfices attendus

Nous attendons des séances de formations pratiques en interne qu’elles donnent suffisamment de dextérité et d’assurance aux personnels pour que les procéures expérimentales exigées par les projets autorisés soient menées avec succès et en limitant le stress, l’angoisse et la douleur des animaux inclus.

Procédures

Rongeurs (souris, rat…) : 3 essais des actes différentes tel qu’une administration sous-cutanée ou une administration intra-musculaire ou intra-péritonéale, pendant l’anesthésie. Lapins : une injection sous-cutanée/ intra-musculaire et une prise de sang/pose de cathéter sous anesthésie général ou sur animal vigile avec anesthésie local, avec un maximum 2 ponctions par site. Chiens/chats : geste de l’ouverture de la bouche ainsi qu’un prélèvement sanguin, à raison d’un maximum de 8 essais de ponctions veineuses, mais au maximum 2 ponctions par site. Ceci est un maximum qui est rarement atteint, en général 2 à 3 essais sont suffisants. Porc : le prélèvement sanguin à la veine sous-clavière et la pose de cathéter à l’oreille sous anesthésie et pas plus de deux ponctions par veine et par séance (auriculaire et sous clavière). La durée de ces actes est estimée de quelques secondes à 2 minutes.

Impact sur les animaux

Dans ce projet, il s’agit principalement de permettre aux nouveaux arrivants d'apprendre les gestes techniques comme : le prélèvement sanguin / la pose de cathéter ou l'injection sous-cutanée / intramusculaire / intra-péritonéale, ou le geste d'ouverture de la bouche. Les nuisances sont celles qui sont inhérentes à chaque acte technique auquel les animaux sont soumis, mais avec, potentiellement, un peu plus de stress, de douleur ou d’angoisse si la personne en formation est moins habile ou moins rapide. À titre d’exemple, pour une séance de travaux pratiques, un rat peut subir deux ou trois injections par voie sous cutanée ou intraveineuse qui normalement dure moins d’une minute. Ici la durée sera un peu plus long.

Devenir

Dans ce projet, la grande majorité des actes techniques à mettre en place sont peu invasives. Ainsi, la plupart des animaux seront gardés en vie à l'issue de leur procédure, afin de pouvoir être réutilisés, après avis du vétérinaire sanitaire et de la structure chargée du bien-être animal, prenant en compte un temps de repos suffisant en fonction de la procédure qui a été effectuée sur l'animal, ainsi que leur état de santé et des possibilités de réutilisation.

Remplacement

La progression pédagogique pour l’acquisition des actes techniques passe par la formation théorique. Elle inclut un cours ou l’étude des documents qualité, le visionnage de photos et de vidéos, l’utilisation de cadavres ainsi que de modèles inertes de simulation présents dans notre institution. Tout au long du déroulement du projet, nous enrichirons notre banque d’images et de vidéos pour améliorer la qualité des cours. Ces éléments sont toujours à disposition de l’équipe de l’établissement pour un visionnage à volonté. Il est également possible de former les nouveaux arrivants au cours des études, ce qui est déjà le cas. Cependant, dans certains cas, il est nécessaire de pratiquer les gestes techniques sur des animaux vivants pour garantir la qualité des résultats d’étude. Il n’est pas toujours possible de remplacer l’animal dans le cadre des formations.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisé dans une séance est limité au minimum et nous utilisons principalement des animaux qui ont déjà participé à un autre projet et qui n’ont pas de problème clinique suite à cette inclusion. L’acquisition d’un geste technique sur un rongeur ne nécessite pas plus de 3 répétitions bien réalisées par la personne formée. Pour les prélèvements et/ou administrations chez le rongeur : deux à trois animaux par personne et par séance sont donc suffisants. En revanche, chez les porcs, les chiens et les chats, un animal peut être utilisé par plusieurs personnes successivement et anesthésié si besoin, ce qui peut mener à utiliser par exemple un porc pour former 2 à 3 personnes aux prises de sang. De plus, nous privilégions la formation des nouveaux arrivants pendant les études.

Raffinement

Les techniques utilisées sont les mêmes que celles que nous mettons en œuvre pour nos projets. Deux principales mesures de raffinement sont utilisées. La première est la limitation du nombre d’actes par animal et par séances. Deux à huit répétitions de geste par animal et par séance. Si ce nombre devait être dépassé, la séance se passe sous anesthésie générale. Les volumes administrés ou prélevés sont minimes (< 1 ml). Largement inférieurs aux recommandations d’usage en recherche, puisque ce qui compte est que le geste soit bien réalisé. L’autre est un enregistrement précis des utilisations et réutilisations de chaque animal en respectant un temps de repos de 7 jours entre deux séances sans anesthésie et 15 jours entre deux séances avec anesthésie. Toute blessure au cours de la séance est prise en charge et prolonge le temps de repos de l’animal. De plus, les conditions hébergement des animaux seront adaptées à chaque espèce, ainsi que leurs soins quotidiens. Seuls les animaux en bonne santé participent à ces séances de formation. Les séances sont interrompues si les animaux montrent un signe de mal-être ou de stress trop important.

Choix des espèces

Globalement, nous pouvons être amenés à organiser des TP sur toutes les espèces animales qui sont utilisées dans nos procédures de recherche. Les séances de formation sont organisées pour les nouveaux arrivants ou pour des rappels aux personnes déjà en place. Elles concernent les gestes techniques sur rongeurs, lapins, porcs, chiens ou volailles. Exceptionnellement et beaucoup plus raprement pour d’autres espèces, les formations se font par tutorat pendant les procédures.Si nous devions utiliser d’autres espèces, nous le signalerons. Les animaux sont des animaux réutilisés d’autres projets qui généralement font appel à de jeunes adultes

  • Recherche appliquée
    • Cancers
Lapins : 234
Souffrances
▲ -
▲ 34
▲ -
▲ 200
Devenir
 -
 -
 -
 234

234 lapins vont être utilisés, tous tués à l'issue pour prélèvement des organes, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère pour 200 d'entre eux et léger pour 34. On leur implante une tumeur (modèle VX2) avant de tester des traitements mini-invasifs, avec des injections sous anesthésie et sur animal vigile, des traitements endovasculaires, des imageries répétées et des prélèvements sanguins. Le porteur indique que la tumeur peut envahir les organes voisins, que la chimiothérapie peut être toxique et que l'embolisation peut provoquer des lésions sévères des zones saines. Il reconnaît que des cultures cellulaires servent en amont mais affirme que la mise au point des traitements "nécessite" un système in vivo reproduisant les conditions cliniques, les lapins étant retenus parce que les rongeurs sont jugés trop petits.

Objectifs

Les thérapies mini-invasives désignent l’ensemble des traitements qui ne nécessitent pas de chirurgie lourde avec des incisions larges des tissus. En oncologie, ces thérapies peuvent être des techniques de ponction directe à travers la peau pour injecter des substances anticancéreuses, des traitements qui passent par l’intérieur des vaisseaux pour atteindre la tumeur ou des traitements médicamenteux par des molécules qui ciblent spécifiquement les cellules tumorales. Le projet vise à déterminer l’efficacité ou la sécurité de nouvelles thérapies mini-invasives dans un modèle de tumeur chez le lapin avant leur évaluation chez des patients. Le projet concerne donc la création et le suivi des tumeurs chez les animaux ainsi que différents protocoles de traitement et l’évaluation de leurs effets sur ces tumeurs.

Bénéfices attendus

Le modèle de tumeur VX2 chez le lapin est couramment utilisé par les équipes académiques ou entreprises travaillant en oncologie, pour les cas où les modèles rongeurs ne sont pas disponibles, pas pertinents ou ne sont pas de taille suffisante. Les bénéfices attendus du projet sont les suivants : - démontrer l’efficacité d’un traitement anticancéreux mini-invasif soit dans un essai pilote soit dans un essai comparatif - évaluer les propriétés de nouveaux agents de contraste ou de nouvelles procédures d’imagerie en cancérologie - étudier les processus d’installation du cancer, d’invasion tumorale, et les éléments de la réponse immunitaire engendrée par la présence de la tumeur dans l’organisme.

Procédures

Les procédures réalisées sont les suivantes : -Injection sous anesthésie générale (N=1-durée maximale 40 min). -Injection d'un traitement sur animal vigile (N=4 maximum - duréz maximale 2h). -Traitement endovasculaire sous anesthésie générale (N=3 maximum-durée maximale 60 min). -Imagerie echographique sur animal vigile (N=hebdomadaire, maximum 4 - durée environ 20 min). -Imagerie IRM sous anesthésie générale (N=hebdomadaire, maximum 4 -durée maximum 60 min) -Prélèvement sanguin sur animal vigile (N=8 maximum - durée 5 min).

Impact sur les animaux

Douleurs légères liées aux injections de traitement ou de molécules de prémédication. Possible légère et transitoire diminution de l’appétit pendant les 2-3 premiers jours suivant l’implantation tumorale. Au-delà de 30 jours après implantation tumorale, risque d’envahissement métastatique aux organes voisins de la zone d'implantation de gravité modérée. La chimiothérapie intraveineuse peut avoir des effets toxiques modérés. Possible douleur légère à modérée postopératoire liée aux chirurgies sous anesthésie générale. Le risque majeur et potentiellement sévère correspond à des lésions des zones saines adjacentes aux zones traitées. Pour les procédures d’embolisation les complications sont les embolisations de branches digestives non prédictibles mais potentiellement sévères.

Devenir

Les animaux seront euthanasiés pour prélever les organes traités (tumeur, foie, muscle) et pour évaluer par examen nécropsique les éventuelles lésions sur les organes à distance. Les paramètres histologiques évalués sur les prélèvements nécropsiques concernent les réactions tissulaires associées au traitement (nécrose tumorale ou du tissu saine, œdème, fibrose, inflammation…).

Remplacement

En amont, des méthodes alternatives de culture de cellules VX2 peuvent être utilisées pour des tests de prolifération/viabilité sur de plus larges gammes d’agents thérapeutiques ou pour évaluer les mécanismes moléculaires des traitements ensuite testés in vivo. Cependant, la mise au point, l’évaluation et l’optimisation des traitements anticancéreux nécessitent l’utilisation d’un système in vivo reproduisant les conditions pratiques cliniques : conditions d’anesthésie, anatomie et physiologie, matériel utilisé, biologie tumorale pour évaluer la réponse au traitement.

Réduction

On utilise les données des études déjà effectuées ainsi que des analyses statistiques pour de démontrer l’efficacité ou non d’un traitement en utilisant le moins d’animaux possible. On implante plusieurs tumeurs sur un même animal donneur de tumeur pour réduire le nombre total d’animaux donneurs. On effectue également le suivi dans le temps de la taille de la tumeur ou des paramètres sanguins sur le même animal plutôt que sur un animal différent à chaque délai pour diminuer le nombre d’animaux utilisés. Les traitements, le recueil des données et leur analyse statistique sont réalisées par un opérateur qui ne sait pas ce qu’ont reçu les animaux (en aveugle) pour limiter le risque de biais et le nombre d’animaux nécessaires

Raffinement

Un protocole de suivi des animaux et de prise en charge de la douleur avec des traitements analgésiques systématiques et symptomatiques est mis en place. Des points-limites avec évaluation des paramètres de suivi sont utilisés afin de réduire au maximum la douleur animale. Les animaux sont hébergés dans des cages individuelles. Le milieu est enrichi par du papier kraft ciselé et compacté, morceaux de bois, jouets en plastique pour que les animaux puissent jouer, ainsi que des carottes, du persil et du foin.

Choix des espèces

Les animaux utilisés dans le projet sont des lapins adultes, mâles ou femelles, pesant entre 3 et 4 kg. La taille et l’anatomie du lapin permettent d’utiliser le même matériel que dans la plupart des procédures cliniques. Les rongeurs sont trop petits pour réaliser la plupart des interventions prévues. On ne sait pas à ce jour induire de façon contrôlée et reproductible des tumeurs cancéreuses chez les animaux de grande taille (cochon, mouton, chèvre, chien). Il existe au contraire une tumeur de lapin largement utilisée depuis les années 50 pour évaluer différentes thérapies anticancéreuses dans différents organes qui est simple à implanter et à maîtriser.