Lapins
- Amphibiens
- Autres mammifères
- Carnivores
- Céphalopodes
- Mammifères "de rente"
- Oiseaux
- Poissons
- Primates
- Reptiles
- Rongeurs
Formation aux procédures expérimentales
- Formation professionnelle
Rats : 300
Hamsters dorés : 75
Lapins : 30
Poissons zèbres : 210
4 715 animaux non-humains vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance de sans réveil à modéré. Environ 4 100 souris, 300 rats, 210 poissons zèbres, 75 hamsters dorés et 30 lapins servent à entraîner des expérimentateurs aux prélèvements, injections, gavages et actes chirurgicaux. Le porteur précise que les animaux sont tués pour apprendre aussi la mise à mort et le prélèvement d'organes. Il mobilise des animaux surnuméraires ou réutilisés, commence l'apprentissage sur des peluches et des cadavres, et qualifie le recours aux animaux vivants de "nécessaire" et "essentiel".
Objectifs
Les personnes souhaitant pratiquer des actes techniques ou de chirurgie sur les animaux de laboratoire doivent suivre une formation réglementaire selon l’arrêté du 1 er février 2013 relatif à l’acquisition et à la validation des compétences des personnels des établissements utilisateurs d’animaux à des fins scientifiques. Cette formation comprend différents modules imposés par la réglementation. Le nombre d’heures de pratique dans les formations réglementaires est insuffisant pour la bonne maitrise de ces gestes. La mise en place des formations continues et de travaux pratiques (TP) in vivo pour les expérimentateurs a pour but de bien les former afin qu’ils maitrisent les actes qu’ils vont appliquer dans leurs projets et de répondre aux exigences de la législation française qui impose de : Tenir à jour un tableau de suivi permettant de s’assurer que le personnel dispose d’un niveau d’études, de compétences et d’une formation continue adéquats et vérifier que l’adéquation entre les compétences et les missions est effective lors de la prise de poste afin de définir, le cas échéant, un programme de formation adaptée à la personne et à la fonction exercée. La personne nominativement désignée pour cette tâche par le responsable de l’établissement tient à la disposition des agents de contrôle habilités tous les éléments permettant de vérifier que les compétences des personnels correspondent à la fonction exercée. Notre projet est donc éducatif. Il s’agit d’accompagner et de suivre les expérimentateurs pour des actes techniques et chirurgicaux : - préhension, contention, et manipulation, adaptées aux différentes procédures de routine ; - marquage individuel ; - administration et prélèvements de routine ; - anesthésie fixe et gazeuse ; - asepsie ; - mise à mort ; - actes chirurgicaux : sutures, vagotomie, prélèvement d’organes (thyroïdectomie, splénectomie…), ischémie rénale, cathéterisation…sur des animaux anesthésiés.
Bénéfices attendus
La mise en place des formations continues et de travaux pratiques (TP) in vivo pour les expérimentateurs a pour but de bien les former afin qu’ils maitrisent les actes qu’ils vont appliquer et le suivi des animaux dans leurs projets et de répondre aux exigences de la législation française. En matière de 3R, le bon apprentissage de ces techniques permettra de réduire les échecs des futurs expérimentateurs dans leurs projets et par conséquent le nombre d’animaux utilisés. Il permettra également l’amélioration de raffinement pour les différents gestes appliqués sur les animaux.
Procédures
Prise de sang sur animaux vigiles ou anesthésiés, quelques secondes, une fois. Administrations : intra-péritonéales, intra-musculaire, sous-cutanée, intra-dermique sur animaux vigiles ou anesthésiés, quelques secondes, une fois. Administrations : intra-veineuse sur animaux anesthésiés (rétro-orbitaire) ou vigiles (veine caudale), quelques secondes. Administrations : nasales, intra-trachéales, intrathécales, interosseuses sur animaux anesthésiés, quelques secondes, une fois. Gavage sur animaux vigiles, quelques secondes, une fois. Acte chirurgical, 30 à 60 min selon le geste, une fois
Impact sur les animaux
Ce projet inclut des actes chirurgicaux occasionnant des douleurs et un inconfort modéré. Ces actes seront réalisés sous anesthésie gazeuse/injectable et analgésie, en conditions optimales d’asepsie et avec un contrôle rigoureux des animaux en post-opératoire par le vétérinaire formateur afin d’éviter/minimiser la douleur et l’inconfort. Les différents actes d’administrations et de prélèvements n’occasionnent qu’une douleur, une souffrance ou une angoisse légère de courte durée ainsi que celles sans incidence significative sur le bien-être ou l'état général des animaux. Une partie de ces gestes sont réalisés sur des animaux anesthésiés.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure car ils sont utilisés pour la formation à la mise à mort et à la réalisation de prélèvement d'organes.
Remplacement
Dans ce projet l’utilisation d’animaux est nécessaire pour permettre aux expérimentateurs le bon apprentissage des techniques appliquées sur les animaux en conditions réelles. Cela permet d’éviter par la suite de nombreuses erreurs qui peuvent se faire parfois au détriment du bien-être animal. Il est donc essentiel que la formation à cette méthode implique des animaux vivants en plus des autres méthodes alternatives. L’apprentissage commence par l’utilisation des peluches et des cadavres.
Réduction
Ce projet utilisera des animaux surnuméraires d'une activité d'élevage ou des animaux réutilisés d’autres projets. Le nombre d’animaux utilisés est minimisé par la possibilité d’appliquer deux ou 3 gestes légers sur le même animal. Le nombre d’animaux a été déterminé selon le nombre de personnes à former. Plusieurs sessions de travaux pratiques sur souris, rats, poisson zèbres, hamsters et lapins seront organisées par an, chaque session accueille en moyenne 5-10 participants En général, 1 animal est prévu pour la démonstration et 4 souris, 2 rats, 4 poissons zèbres, 1 hamster et 1 lapin par participant sont prévus pour chaque session.
Raffinement
La procédure expérimentale modérée de ce projet implique une anesthésie, une analgésie, un suivi quotidien des animaux, et des points limites précoces et spécifiques liés à l’acte chirurgical ainsi que les actions à mettre en place pour chaque point limite.
Choix des espèces
L’utilisation de souris s’impose pour former à la pratique de procédures expérimentales sur souris qui est l'espèce la plus utilisée dans l'établissement utilisateur. Certaines procédures ne sont applicables que sur les rats, hamsters, lapins et poissons zèbres d’où la nécessité d’utiliser ces espèces. Souriceaux et adultes pour les souris et adultes pour les autres espèces correspondant aux animaux utilisés classiquement lors des procédures expérimentales
Modèle de paracentèse chez le lapin
- Formation professionnelle
- Recherche appliquée
- Maladies animales
- Troubles sensoriels
- Tests réglementaires
- Autres tests de tolérance et d’efficacité
2400 lapins vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Une aiguille prélève une partie du liquide de l'œil sous anesthésie pour provoquer une inflammation de la chambre antérieure, avec une possible hémorragie, puis des traitements sont instillés jusqu'à huit fois par jour, parfois par la pose chirurgicale d'un implant. L'objectif est de tester de nouveaux traitements contre l'inflammation oculaire. Le porteur retient le lapin pour la taille de son œil, proche de celle de l'humain, et affirme qu'aucune méthode alternative ne reproduit l'œil "dans sa globalité fonctionnelle".
Objectifs
L'inflammation de la partie antérieure de l'œil peut survenir à la suite d'un traumatisme, une chirurgie intra oculaire, une maladie auto immune, une maladie inflammatoire (spondylarthrite ankylosante, maladie de Behçet, maladies rhumatismales), une infection virale (herpès, zona), ou bactérienne (lèpre, tuberculose, syphilis).... Elle entraîne la rupture de la barrière hémato aqueuse, qui permet de contrôler le débit et la composition de l'humeur aqueuse, le liquide contenu entre la cornée et l'iris qui a une fonction d'épuration et d'apport de nutriment pour l'endothélium cornéen, l'iris et le cristallin. La barrière est constituée par les cellules épithéliales des capillaires de l'iris et du corps ciliaire, structure riche en vaisseaux et en muscles située juste derrière l'iris et dont une partie sécrète l'humeur aqueuse. Lorsque la barrière est rompue, l'humeur aqueuse se charge en protéines plasmatiques et ne peut plus assurer correctement ses fonctions, le mécanisme impliquerait la libération de prostaglandines. Notre but est d’utiliser un modèle expérimental d'inflammation de la chambre antérieure avec rupture de la barrière hémato-aqueuse chez le lapin afin de tester l'action de substances thérapeutiques.
Bénéfices attendus
Le bénéfice attendu du projet est de proposer des modèles expérimentaux qui permettront d'évaluer l'efficacité de nouveaux traitements luttant contre l'inflammation oculaire.
Procédures
L'induction du modèle expérimental se fera par paracentèse c'est à dire prélèvement d'une partie de l'humeur aqueuse à l'aide d'une fine aiguille et d'une seringue sur animal anesthésié. Les animaux seront ensuite observés par des méthodes non invasives dans les heures qui suivent, en utilisant une lampe à fente, ou un appareil mesurant la turbidité dans la chambre antérieure. Ces examens sont réalisés en routine chez l’homme en cabinet médical par un ophtalmologiste et sans hospitalisation ou en clinique vétérinaire. Ils ne durent que quelques minutes et pourront être réalisés plusieurs fois par jour. Les administrations de traitements pourront se faire plusieurs fois par jour et sur la durée de l’étude quand elles sont sous forme de gouttes ou d’injections. La fréquence de ces administrations dans la majorité des cas n’excèderont pas 6 à 8 administrations par jour pour le cas des gouttes ophtalmiques. Dans ce cas, l’animal est maintenu immobile moins d’une minute. Si le traitement à administrer est sous forme d'implant, la pose de celui-ci peut nécessiter une anesthésie et éventuellement des points de sutures au niveau des conjonctives ou de la cornée ou bien par l’utilisation d’une bio-colle. Cet acte chirurgical dure cinq minutes tout au plus et sera réalisé généralement une seule fois, puisque l’implant a vocation à délivrer son contenu sur une longue période.
Impact sur les animaux
Le modèle expérimental entraîne une inflammation au niveau de l'œil et une possible hémorragie de la chambre antérieure, réversibles au bout de 24 heures. L'administration des produits devrait engendrer tout au plus une gêne transitoire. Si le traitement consiste en une injection péri-ou intra-oculaire, une anesthésie locale sera pratiquée préalablement, accompagnée d'une anesthésie générale si l'immobilisme complet de l'animal est requis. Les traitements impliquant une chirurgie pour insérer un implant au niveau de l'œil pourraient entrainer des inflammations, des rougeurs voire des démangeaisons au niveau du site d'implantation ces signes disparaissent naturellement ou à l’aide d'antibiotiques sous quelques jours. Les procédures décrites sont réalisées par un personnel formé et dans des conditions réduisant au maximum les risques de nuisances ou d’effets indésirables. Malgré le soin et la vigilance apportés à la manipulation des animaux, un stress est toujours possible au moment de leur manipulation lors des observations, de l’administration de l’anesthésie ou des traitements.
Devenir
A l'issue de chaque procédure, les animaux seront mis à mort pour permettre de réaliser les évaluations ex vivo sur les tissus impactés (évaluations histologiques, dosages de biomarqueurs et de produits...).
Remplacement
A ce jour, aucune méthode alternative ne permet de mimer l’œil dans son environnement et dans sa globalité fonctionnelle. En effet, l’œil est composé de différents tissus de physiologie différente soumis aux variations environnementales, aux interactions des tissus et organes voisins. Le projet nécessitera donc d’avoir recours à des animaux compte tenu des particularités de l’organe concerné par le projet et l’absence de méthode alternative
Réduction
Le nombre maximum d’animaux prévu pour ce projet a été déterminé en fonction de la distribution théorique rencontrée dans les données bibliographiques et historiques de l'établissement, du nombre d'études estimées et tient compte des variations du métabolisme, de la robustesse des mesures et de notre expérience. Ce nombre limité doit nous permettre de conclure sur l’efficacité ou non d’un traitement. L'effet d'un traitement sera évalué à l'aide des tests statistiques pour des comparaisons multiples; chaque groupe traité sera comparé à celui du groupe témoin non traité. Afin d’avoir une puissance aux tests au moins égale à 0,80, un calcul de l’effectif sera réalisé avant chaque étape afin d’ajuster et de revoir à la baisse si possible le nombre d’animaux à inclure dans les procédures.
Raffinement
Un suivi quotidien des animaux sera effectué afin de minimiser au maximum l’impact des procédures sur leur bien-être. Les lapins seront placés préférentiellement par deux dans des cages avec boisson ad libitum, nourriture et enrichissement à ronger. Les examens choisis pour évaluer les signes cliniques de la maladie sont non invasifs et semblables à ceux pratiqués chez l'homme en cabinet d'ophtalmologie ou chez l’animal en clinique vétérinaire. Afin de réduire le stress de l'animal lors d'examens nécessitant l'immobilisation de l'animal, une administration d'anesthésique sera réalisée. Des points limites adaptés, suffisamment prédictifs et précoces permettent de limiter une éventuelle douleur à son minimum. Ce projet a été soumis pour évaluation à un comité d’éthique et sera suivi par la structure en charge du bien-être animal de l'établissement.
Choix des espèces
L'espèce animale choisie a une physiologie, une anatomie et un métabolisme largement décrits dans la bibliographie scientifique. Le lapin est choisi pour la taille de son œil, proche de celle de l'homme. L’extrapolation à l’homme des effets sur l’œil en est d’autant plus facilitée. Les animaux seront de jeunes adultes, minimum 8 à 12 semaines, cet âge correspond à la maturité fonctionnelle et visuelle chez les lapins.
Production d’anticorps anti-Klebsiella pneumoniae chez la lapine
- Recherche appliquée
- Maladies infectieuses
6 lapines vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent une puce sous-cutanée, trois injections intramusculaires d'un candidat vaccin et cinq prélèvements sanguins à l'oreille en cage de contention, avant une ponction cardiaque terminale de 30 mL de sang sous anesthésie. Le porteur indique que leur mise à mort est justifiée par la "nécessité" de récupérer une grande quantité de sang pour analyser les anticorps. Il affirme qu'il n'est "pas encore possible" de se passer de l'animal pour la production d'anticorps polyclonaux et prévoit un seul groupe de six lapines, sans témoin.
Objectifs
S’appuyant sur les données communiquées par 87 pays en 2020, un nouveau rapport de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) met en évidence des niveaux élevés de résistance des bactéries aux antibiotiques (supérieurs à 50 %), en particulier chez des bactéries fréquemment retrouvées en milieu hospitalier, comme Klebsiella pneumoniae et Acinetobacter baumannii, responsables de septicémie. Le traitement de ces infections requiert obligatoirement l’utilisation d’antibiotiques de dernière ligne, cependant, 8% (jusqu’à 50% dans certains pays) des souches de Klebsiella pneumoniae responsables d’infections sanguines sont également résistantes à ces antibiotiques de dernière ligne. Des alternative aux antibiotiques, en particulier vaccinales, sont actuellement à l’étude. Un candidat vaccin, basé sur des cellules d’Acinetobacter baumannii inactivées (bactéries inoffensives dont tous les facteurs de virulence ont été retirés) et génétiquement modifiées pour exprimer des protéines de surface de Klebsiella pneumoniae, a déjà montré une protection significative dans un modèle d’infection à Klebsiella pneumoniae chez la souris. Une précédente étude a également testé la production d’anticorps chez le lapin en réponse à différente fréquences d’administration de ce candidat vaccin associé à un adjuvant (produit utilisé pour améliorer l’efficacité des vaccins). L’objectif est de poursuivre l’étude de ce vaccin chez le lapin afin d’analyser la variabilité de réponse à son administration chez cette espèce animale et ainsi obtenir une quantité suffisante d’anticorps avec la fréquence d’administration choisie. Ce projet en particulier, vient compléter les différents groupes déjà testés en étudiant cette fois l’administration du vaccin seul, sans aucun adjuvant. La quantité d’anticorps produite par les animaux et collectée en fin d’expérience reflètera l’efficacité de la vaccination.
Bénéfices attendus
Après la mise en évidence de l’efficacité du candidat vaccin chez la souris, et de sa capacité à entrainer la production d’anticorps chez la lapine ce projet vise à déterminer à évaluer la variabilité de réponse à son administration et à compléter les données obtenues avec le bon protocole d’administration. Les anticorps collectés à la fin de l’expérience seront ensuite administrés chez la souris pour réaliser une vaccination dite passive. L’efficacité de cette vaccination permettra d’en apprendre davantage sur les mécanismes immunitaires déclenchés par l’administration de ces bactéries atténuées chez la lapine et sur leur potentiel en tant que vaccin. A terme, l’idée est de pouvoir favoriser la vaccination de populations à risque, en l’absence de traitement antibiotiques efficaces.
Procédures
Les animaux vont être soumis à différentes interventions : - Mise en place d’une puce de température en sous-cutané à J-1 sur animal vigile - 3 secondes - 3 injections du candidat vaccin (1mL) par voie intramusculaire à J0, J28, J56 (en alternant la cuisse droite et la cuisse gauche) sur animal vigile - 3 secondes par injection - 5 prélèvements sanguins à l’oreille à J0, J14 et J28,J42 et J56 (en alternant l’oreille droite et l’oreille gauche) sur animal vigile en cage de contention - 5 minutes de maintien en cage de contention par prélèvement - 1 anesthésie générale par injection intramusculaire (3 secondes) directement suivie d’une ponction intracardiaque de 30mL de sang (2 minutes) qui se terminera par une injection intracardiaque d’un euthanasiant (3 secondes) pour assurer la mise à mort.
Impact sur les animaux
Les animaux vont être soumis à différents actes pouvant induire un stress ou une douleur légère : - Mise en place d’une puce de température en sous-cutané à J-1 - La mise en place de la puce est réalisée à l’aide d’une seringue prévue à cet effet et ne dure pas plus de 3 secondes. Aucune contention particulière n’est requise et d’après notre expérience aucune gêne n’est ressentie par l’animal lors de la pose ni après la mise en place de la puce. - 2 à 3 injections intramusculaire à J0, J28, J56 (en alternant la cuisse droite et la cuisse gauche) -Le candidat vaccin a déjà été testés chez la souris et le lapin et n’ont montré aucun signe de toxicité. - 5 prélèvements sanguins à l’oreille à J0, J14, J28, J42 et J56 (en alternant l’oreille droite et l’oreille gauche) sur animal vigile en cage de contention - Les animaux seront familiarisés à la cage de contention au cours de 3 séances d’habituation réalisées avant le début de l’expérience. - 1 anesthésie générale par injection intramusculaire directement suivi d’une ponction intracardiaque de 30mL de sang qui se terminera par une injection intracardiaque d’un euthanasiant pour assurer la mise à mort. - La ponction intracardiaque étant réalisée sous anesthésie générale, elle ne sera associée à aucune douleur particulière.
Devenir
Les 6 animaux du projet seront mis à mort à l’issue des 70 jours d’expérience ou plus précocement s’ils montrent des signes de souffrance. Leur mise à mort est justifiée par la nécessité de récupérer suffisamment d’anticorps pour les analyses complémentaires ce qui implique le prélèvement d’une grande quantité de sang.
Remplacement
La production d’anticorps polyclonaux est un mécanisme complexe basé sur l’interaction entre plusieurs types de cellules immunitaires. La première étape indispensable à cette production est l’immunisation chez l’animal. Il n’est pas encore possible aujourd’hui de se passer du modèle animal pour la production d’anticorps.
Réduction
Cette étude a été construite de manière à réduire au maximum le nombre d’animaux utilisé. Seul 1 groupe de 6 lapins sera administré par le candidat vaccin (protocole de 3 immunisations) afin de compléter des données (pas de groupe control). Comme ce projet ne comporte qu’un groupe, aucun test statistique de comparaison ne sera utilisé.
Raffinement
Les animaux seront hébergés dans un environnement adapté et enrichi (jouets). Ils seront suivis 2 fois par semaine pendant toute la durée de l’étude. Un suivi accru sera réalisé durant les 6h suivant les administrations du candidat vaccin et la fréquence de surveillance sera augmentée en cas d’observation de signes cliniques anormaux. Le suivi de la température sera effectué grâce à une puce placée en sous cutané ce qui évitera l’utilisation d’un thermomètre rectal souvent stressante pour l’animal. L’administration du candidat vaccin n’est pas censée entrainer d’effet indésirable. Cependant des critères d’interruption de l’étude, supportés par une grille de score de douleur, ont été mis en place dans le cas où un animal montrerait des signes de souffrance.
Choix des espèces
La lapine est un modèle de choix pour la production d’anticorps polyclonaux. En effet sa taille moyenne implique un volume sanguin important et donc un plus grand potentiel de récupération d’anticorps que pour la souris par exemple. Les lapines de cette étude seront âgées de 3 mois de façon à avoir une maturité immunitaire suffisante.
Nourrissage de tiques dures sur vertébrés pour élevage en laboratoire
- Conservation des espèces
- Production de routine
- Recherche appliquée
- Diagnostic des maladies
- Maladies animales
- Tests réglementaires
Chèvres : 8
31 animaux non-humains, 23 lapins et 8 chèvres, vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, aucun tué à l'issue. Rasés puis équipés de sacs de tissu contenant des tiques, fixés sur les oreilles des chèvres ou le dos des lapins, ils sont utilisés pour nourrir ces tiques et entretenir des colonies de laboratoire. Le porteur affirme que la salive des tiques est analgésique et que les animaux ne souffrent pas, tout en signalant des croûtes, des rougeurs quand les lapins arrachent les sacs et, chez une chèvre, une réaction œdémateuse de l'oreille. Il présente le gorgement artificiel sur membrane comme encore "difficile" à généraliser, et prévoit de replacer les chèvres dans une ferme pédagogique et les lapins via une association.
Objectifs
Le présent projet vise au maintien des colonies de tiques non infectées sur des animaux sains au sein de notre établissement afin de poursuivre les études entamées depuis 2018. L’élevage des deux espèces de tiques entretenues en insectarium a comme objectif premier de mieux comprendre leurs traits de vie (éléments extérieurs qui influencent le cycle de vie de la tique comme par exemple la température et l’hygrométrie) pour déterminer les contraintes présidant à son installation dans une zone géographique donnée et d’optimiser sa surveillance. Les tiques sont connues pour leur capacité à transmettre des agents pathogènes comme celui responsable de la maladie de Lyme. Le fait de disposer de tiques exemptes de pathogènes permet d’étudier ex vivo leur capacité à acquérir, maintenir et transmettre de nouveaux pathogènes ce qui démontre expérimentalement son rôle de vecteur. Par exemple, Rhipicephalus bursa, tique méditerranéenne, a été élevée afin de déterminer sa capacité à transmettre un virus nouvellement installé en Europe, le poxvirus responsable de la Dermatose Nodulaire Contagieuse Bovine. Il est également possible de purifier la salive des tiques pour étudier son rôle dans la modulation de la réponse immunitaire de l’hôte, afin d’identifier des biomarqueurs permettant de développer des tests d’exposition à la piqûre de tiques, surtout si l’on rate sa détection sur un hôte infesté, homme ou animal.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de mieux comprendre les besoins de la tique, d’identifier son milieu de vie optimal (niche écologique), ses capacités de dissémination et d’aider à la mise au point de méthodes de lutte efficaces. Pour cela, il est nécessaire de disposer d’un nombre suffisant de tiques à étudier au laboratoire, ce que seul le maintien des colonies de tiques sur animaux permet aujourd’hui. Le projet vise également à développer et optimiser le gorgement artificiel (nourrissage des tiques sur des membranes synthétiques contenant du sang), pour d’abord comprendre les déterminants critiques au nourrissage des tiques et découvrir de nouvelles pistes de lutte contre elles, et d’autre part, un jour, s’affranchir des animaux pour la production de colonies de tiques. De plus, le gorgement artificiel des tiques reste indispensable à la réalisation des études sur leur capacité à acquérir et maintenir des agents pathogènes à partir du sang infecté, sans l’utilisation d’infections expérimentales sur animaux. Ce volet est important pour mieux évaluer les risques sanitaires liés à la présence de quelles espèces de tiques.
Procédures
Les animaux ne sont soumis qu'aux gorgements des tiques. Aucun autre prélèvement n'est partiqué.
Impact sur les animaux
Les animaux ne souffrent pas de la présence des tiques : il est en effet connu que leur salive contient des substances analgésiques ce qui leur permet (dans la nature comme en élevage) de rester en place pendant des semaines sans être éliminées par leur hôte. Avant toute installation de sac de tissu contenant des tiques, les animaux (chèvres ou lapins) sont rasés dans la zone où les sacs seront positionnés. Le rasage des poils ne présente pas de gêne à l’animal. La seule gêne à proprement parlé est occasionnée pour les animaux par les sacs hermétiques positionnés sur les oreilles (chèvres) ou sur le dos (lapins). Aucun développement de l’immunité vis-à-vis des tiques n’est apparu parmi les animaux utilisés. Néanmoins, il peut apparaitre parfois quelques croûtes, qui disparaissent rapidement, au niveau du site de fixation des tiques (dos des lapins, oreilles des chèvres). Quand les lapins arrachent les sacs installés sur leur dos, il arrive également que la peau soit rougie. Une des chèvres a manifesté à deux ou trois reprises en 5 ans une réaction œdémateuse et suintante de l’oreille suite à la fixation des tiques. Cette réaction, qui entraîne la mort des tiques, a disparu en quelques jours.
Devenir
Les chèvres seront replacées dans une ferme pédagogique pour une retraite paisible. Les lapins seront replacés chez des particuliers via une association type white rabbit.
Remplacement
Il est difficile de remplacer complètement le nourrissage de tiques sur animaux de laboratoire. Néanmoins, des essais d’alimentation artificielle de tiques sont déjà en cours et vont se poursuivre, en s’appuyant sur l’expérience d’autres équipes travaillant sur ce sujet dans le monde. Il a été possible de gorger des tiques adultes H. marginatum grâce à un dispositif artificiel. Les performances sont légèrement moins bonnes que lors de gorgement naturel sur animaux, mais surtout on ne peut obtenir qu’un faible nombre de femelles gorgées simultanément. Il n’a en revanche pas été possible de nourrir des tiques immatures, en partie du fait que cette espèce est une tique à deux hôtes , c’est-à-dire que les larves restent fixées à leur hôte pour se métamorphoser en nymphes, qui s’attachent immédiatement au même endroit : la durée de fixation des tiques immatures est ainsi de 3 à 4 semaines minimum (contre 10-15 jours pour les adultes), durée pendant laquelle il est très compliqué de garder intactes et non contaminées les membranes placées entre le sang et les tiques.
Réduction
Le nombre d’animaux nécessaires à l’entretien de nos populations de tiques a été fortement réduit par rapport à ce qui était prévu lors du projet précédent. Dans le présent projet, nous tenons compte de cette réduction importante, permise par l’absence d’immunité et le maintien d’un bon état général des animaux suite à chaque session de gorgement. Néanmoins, une des problématiques est l’âge des lapins et des chèvres qui doivent être renouvelés périodiquement, généralement tous les 4 et 8 ans, respectivement. Le nombre d’animaux nécessaire au projet n’augmente pas mais leur renouvellement est nécessaire pour tenir compte de la durée de vie de l’animal au sein du laboratoire par rapport à sa durée de vie totale.
Raffinement
Les chèvres sont des animaux grégaires. Elles vivent en groupe dans notre animalerie, dans le même box. Les lapins sont transférés en cas de nécessité de la zone d’hébergement, où ils sont gardés dans des cages individuelles, à la zone de production de tiques, dans l’insectarium, où ils sont également maintenus dans des cages individuelles. Celle-ci sont en plexiglas ce qui permet un contact visuel avec les congénères car les sessions de gorgement des tiques concernent toujours 3 ou 4 animaux simultanément. Les cages sont conçues pour réduire les risques d’échappement des tiques, et pour que les animaux puissent se voir. Chaque cage est également équipée d’un abri opaque sous lequel les lapins peuvent se réfugier s’ils le désirent. Ils ont également à disposition des pierres à grignoter, tout comme dans les cages d’hébergement.
Choix des espèces
Les chèvres font partie des hôtes naturels des tiques dures adultes et présentent un format facilement gérable en animalerie. Les lapins font partie des hôtes naturels des stades immatures (larves et nymphes) des tiques Hyalomma et sont plus faciles à maintenir en élevage que les autres hôtes naturels (oiseaux et lièvres). Leur format de plusieurs kilos (4-5 kg) permet des infestations plus importantes, de 500 à 1000 larves, que celles qui pourraient être mises en œuvre avec d’autres animaux, comme les rongeurs, ce qui limite le nombre d’animaux nécessaire. Leur longue durée de vie est également un atout pour limiter le nombre d’animaux expérimentaux, tout comme leur réutilisation a des fréquences variables, en fonction des besoins des études scientifiques en cours : sessions de gorgement tous les 1-3 mois pour les chèvres, tous les 3-6 mois pour les lapins. Les stades immatures des tiques Rhipicephalus bursa se gorgent normalement sur les mêmes hôtes (ruminants) que les tiques adultes, mais cela ne peut être pratiqué compte tenu du risque d’échappement de ces stades. Ce sont en effet des tiques de très petite taille (quelques millimètres) et leur durée de gorgement est très importante (3 à 4 semaines). Cette longue durée entrainerait des risques accrus de décollage des sacs et de dissémination potentielle des tiques dans les box. Les lapins représentent une alternative applicable aux stades immatures de l’espèce. Chèvres de 1 an car elles s’habitueront plus facilement à l’environnement de l’animalerie. Lapins de 11-13 semaines (2-3 kg) car ils sont adaptés morphologiquement (taille des oreilles), physiologiquement et immunologiquement à la charge parasitaire (tiques) de l’élevage.
Mise en place de formations en vue d’une qualification initiale aux prélèvements sanguins et administrations de produits sur les animaux utilisés dans le développement pré-clinique des médicaments
- Formation professionnelle
Rats : 150
Cochons d'Inde : 45
Hamsters dorés : 45
Lapins : 45
Chiens : 45
480 animaux non-humains vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, 150 tués à l'issue, 310 réutilisés et 20 chiens proposés à l'adoption. Souris, rats, cobayes, hamsters, lapins et chiens subissent des prélèvements sanguins et des administrations répétées par de multiples voies, non pour produire des connaissances mais pour entraîner le personnel aux gestes techniques des études précliniques de médicaments. Le porteur reconnaît que ces gestes peuvent provoquer douleur, stress, perte de poids et mobilité réduite. Il présente la réutilisation comme un moyen de réduire le nombre d'animaux et indique qu'un apprentissage sur mannequins précède le passage à l'animal vivant.
Objectifs
L’acquisition de compétences techniques par le personnel appelé à utiliser des animaux dans un cadre expérimental est nécessaire pour la bonne réalisation des études de sécurité et d’efficacité pré-clinique de médicaments ainsi qu’au maintien du bien-être animal, notamment l’administration de médicaments sous surveillance vétérinaire. Cette acquisition ne peut se faire que par le suivi d’un programme de formation réalisé dans le cadre d’une qualification initiale du personnel aux actes techniques les plus courants qu’il sera amené à appliquer dans les projets de recherche autorisés par le ministère. Ce projet s’inscrit directement dans le cadre de ce programme de formation et s’adresse au personnel ayant la certification en expérimentation animale (ou en cours d’obtention). Il en constituera la dernière étape. Il sera précédé par l’utilisation de susbtituts aux animaux vivants (manequins, tissus articificiels, etc) lorsqu’ils seront disponibles, et débutera par une période d’observation des gestes effectués par un utilisateur expérimenté, afin qu’aucun geste ne soit pratiqué pour la 1ère fois sur un animal vivant. Le passage à l’utilisation d’animaux vivants ne se fera que lorsque les collaborateurs en formation auront démontré une aptitude suffisante lors du travail sur des systèmes de simulation lorsque ceux-ci sont disponibles. Un encadrement des collaborateurs en formation par des tuteurs expérimentés, le service vétérinaire, le service formation, et la structure en charge du bien-être animal (SBEA) permettra d’évaluer en permanence l’évolution des aptitudes de ces collaborateurs ainsi que le maintien en bonne santé des animaux utilisés dans le cadre de la formation.
Bénéfices attendus
Ce projet conclura la formation du personnel concepteur et/ou réalisateur de procédures expérimentales afin de garantir une maitrise parfaite des principaux gestes techniques (prélèvements sanguins et administration par voie orale, veineuse, sous-cutanée, intranasale, intrarectale ou encore intrapéritonéale) nécessaires à la conduite des projets d’études pré-cliniques. Ce projet permettra ainsi au personnel formé de débuter une étude dans le cadre d’une procédure autorisée en garantissant une maîtrise parfaite des gestes techniques réalisés. La qualité des données expérimentales ainsi obtenues sera ainsi optimale, tout en réduisant l’impact négatif sur le bien-être des animaux en conséquence de gestes non maitrisés et mal réalisés. De plus, ce projet permettra, pour des utilisateurs expérimentés, de maintenir leur niveau de compétence technique dans la cadre de gestes effectués à intervalle de temps long.
Procédures
Les animaux seront soumis à des prélèvements de sang vigile et anesthésie dont le nombre et la fréquence suivent les recommandations EFPIA (European Federation of Pharmaceutical Industries Associations), ECVAM (European Center for the Validation of Alternative Methods), et de l’International Consortium for Innovation and Quality in Pharmaceutical Development.
Impact sur les animaux
La formation à certains gestes techniques, bien que faiblement invasifs, peut constituer un risque pour la santé des animaux utilisés. En fonction du type de geste, des douleurs dans la zone où le geste est pratiqué,une augmentation du stress, une perte de poids, ou encore une réduction de la mobitilité pourront être observés. Cependant, il n’est pas attendu que ces effets persistent dans le temps, ni qu’ils soient systématiques en raison du strict encadrement par des tuteurs expérimentés. Avant chaque réalisation du geste technique, le collaborateur en formation et le tuteur s’assureront du bon état de santé de l’animal. De plus, les animaux identifiés pour la formation feront l'objet d'une surveillance accrue par les vétérinaires du centre.
Devenir
La procédure de ce projet est une procédure légère au cours de laquelle il n’est pas attendu d’effets indésirables particuliers chez les animaux. Ainsi, si un vétérinaire rend un avis favorable, la plupart des animaux de ce projet pourront être réutilisés dans un autre projet autorisé, y compris le projet présent. Le vétérinaire prendra en compte l’effet cumulatif pour chaque animal (ou lot d’animaux pour les rongeurs) dans sa décision. Pour les animaux naïfs avant de commencer ce projet, il sera possible de les réutiliser dans des procédures légères ou modérées. Pour les animaux non naïfs au début de ce projet (c’est-à-dire ayant déjà été inclus dans au moins une autre procédure expérimentale), il sera privilégié la réutilisation dans des procédures sans réveil, bien qu’une utilisation dans des procédures légères ou modérées soient aussi possible. Enfin, la mise à l’adoption d’une partie des chiens est envisagée, après avis vétérinaire et de la SBEA.
Remplacement
Avant d’être formé aux gestes techniques sur un animal vivant, le personnel en formation effectuera un apprentissage des ces gestes sur des systèmes de substitution (mannequins, tissus artificiels, etc). Ces systèmes de substitutions seront mis en place de manière progressive au cours de la durée de ce projet.
Réduction
L’utilisation de système de substitutions (mannequins, tissus artificiels, etc) d’une part, et l’évaluation des compétences par un personnel qualifié avant passage à l’animal d’autre part permet de réduire le nombre d’animaux. Ces systèmes de substitution seront mis en place progressivement au cours de ce projet afin d’identifier et tester les plus adaptés aux gestes techniques et aux espèces utilisées dans les études de sécurité et d’efficacité pré-clinique de candidat médicament. Ils seront mis à jour régulièrement selon l’avancée des connaissances techniques et scientifiques. De plus, dans la plupart des cas, les animaux utilisés dans le cadre de la formation sont des animaux ayant participé à des procédures expérimentales d’un niveau de gravité réelle légère ou modérée. Ceci permettra d’éviter le plus possible l’utilisation d’animaux naïfs uniquement dans un but démonstratif et éducatif. De même, des animaux ayant participés à la formation à des gestes techniques faiblement invasifs pourront être ensuite inclus dans d’autres projets, après consultation du servicevétérinaire et de la SBEA. Cette ré-utilisation permet de réduire jusqu’à 50% le nombre d’animaux utilisés uniquement pour la formation.
Raffinement
Les animaux utilisés en formation font l’objet d’une surveillance accrue de la part des animaliers, du service vétérinaire et de la Structure chargée du Bien-Etre des Animaux, faisant a minima un point trimestriel sur le suivi des animaux en formation. Avant chaque pratique d’un geste technique. L’utilisation de grille de score comportemental et de bien-être permet de s’assurer du bon état de santé des animaux, et si besoin d’exclure de la formation ceux présentant des signes cliniques ou un comportement anormal et mettre en place un traitement adpaté si nécessaire. Chaque animal utilisé pour la formation à des gestes techniques possède une fiche individuelle sur laquelle est documentés, à chaque utilisation, le(s) type(s) de gestes techniques pratiqué(s) ( en précisant les volumes d’admistration et de prélèvement, les produits administrés, etc), ainsi que l’identification du collaborateur en formation et du tuteur présent lors de la session. Ces fiches individuelles sont consultables par le service vétériniare et la SBEA dans le cadre du suivi de l'utilisation des animaux en formation. Les volumes prélevés et adminitrés aux animaux de formation respectent les lignes directrices EFPIA (European Federation of Pharmaceutical Industries Associations), ECVAM (European Center for the Validation of Alternative Methods), et de l’International Consortium for Innovation and Quality in Pharmaceutical Development afin de réduire le stress des animaux. Lorsque cela est possible (c’est-à-dire après un avis vétérinaire et de la SBEA), la ré-utilisation d’animaux issus d’autres procédures expérimentales permet d’avoir, pour la formation, des animaux habitués à la contention et à la réalisation des gestes techniques faiblement invasifs. Cela participe à la diminution du stress de l’animal et du collaborateur en formation. Enfin, le passage à la réalisation d’un geste technique sur l’animal vivant pourra se faire d’abord sous anesthésie afin de réduire le stress de la contention tant pour l’animal que le collaborateur en formation, et ce même si le geste est praticable sur un animal vigile.
Choix des espèces
Les études de sécurité et d’efficacité pré-clinique sont des études réglementaires (ICH M3(R2) et ICH S3A) in vivo qui nécessitent l’utilisation d’au moins deux espèces différentes. Les rongeurs, les lapins et les chiens sont trois types d’espèces fréquemment utilisés, il est donc important que le personnel soit formé sur ce type d’espèces. De plus, l’apprentissage de gestes techniques sur ces espèces permet ensuite de transposer les compétences acquises à d’autres espèces comme les primates non humains qui sont essentiels dans la recherche biomédicale mais dont l’utilisation dans un cadre de formation uniquement n’est pas règlementaire. L’âge des animaux utilisés dans la formation sera proche de l’âge des animaux lors des études. Pour les Rongeurs et Lapins, à partir de 8 semaines, et pour les chiens à partir de 6 mois.
Formation du personnel à des gestes techniques
- Formation professionnelle
Rats : 100
Cochons d'Inde : 100
Hamsters dorés : 100
Gerbilles de Mongolie : 100
Lapins : 25
1 675 animaux non-humains de six espèces, souris, rats, cobayes, hamsters, gerbilles et lapins, vont être utilisés pour entraîner le personnel à des gestes techniques, une partie étant réutilisée ou adoptée et le reste tué. Selon le geste appris, ils subissent contentions, administrations et prélèvements, certains terminaux comme la ponction de liquide céphalo-rachidien ou la biopsie de peau sous anesthésie, jusqu'à l'euthanasie par dislocation cervicale ou décapitation. Le porteur décrit un stress lié à la contention et une douleur aux points d'injection, et indique privilégier d'abord la formation sans animaux, sur mannequins ou cadavres. Le projet ne produit pas de connaissances, les animaux étant utilisés pour l'entraînement à des gestes prévus dans d'autres protocoles.
Objectifs
Ce projet est un support à la formation du personnel de l’établissement utilisateur à la mise en œuvre des procédures expérimentales des projets de recherche autorisés.
Bénéfices attendus
Ce projet permet de consolider et valider la formation du personnel afin que les personnes impliquées dans la réalisation des procédures expérimentales des projets de recherche répondent au mieux aux exigences règlementaires en terme de respect du bien-être de l’animal.
Procédures
Les gestes techniques considérés dans cette procédure peuvent être : Préhension, contention Administration : per os, sous cutanée, intrapéritonéale, intramusculaire, intraveineuse, intradermique sur animal vigil ou anesthésié Prélèvement de sang sur animal vigil ou anesthésié Prélèvement terminal de liquide céphalo-rachidien Biopsie de peau sur animal anesthésié(exsanguination) Prélèvements terminaux de sang et tissus sur animal anesthésié.Préparation à la chirurgie : intubation, dispositif supra-glottique sur animal anesthésié. Euthanasie : dislocation cervicale, décapitation selon l’espèce Le nombre et la durée seront définis en fonction du niveau de formation des personnes aux gestes techniques. La durée des interventions par animal n’excèdera pas une heure.
Impact sur les animaux
Stress et inconfort lié à la contention. Douleur au point d’administration ou de prélèvement. Risque lié à l’anesthésie.
Devenir
Préhension, contention : Réutilisation ou adoption possible selon espèce Administration : Réutilisation ou adoption possible selon espèce Prélèvement de sang sur animal vigil ou anesthésié : Réutilisation ou adoption possible selon espèce, euthanasie en cas de réaction exagérée Prélèvement de liquide céphalo-rachidien : Euthanasie Biopsie de peau sur animal anesthésié : Euthanasie Prélèvements terminaux de sang et tissus sur animal anesthésié : Euthanasie Préparation à la chirurgie : intubation, dispositif supra-glottique sur animal anesthésié : Réutilisation ou adoption possible selon espèce Euthanasie : Pas de réutilisation ou autre
Remplacement
Chaque fois que cela est possible, les formations sont réalisées dans un premier temps sans avoir recours à l’animal (e-learning, animaux morts, mannequins ou matériaux synthétiques).
Réduction
Lorsque le type de technique apprise le permet, les animaux seront gardés en vie à la fin de chaque session de formation, observés attentivement puis feront l’objet d’un examen vétérinaire afin de pouvoir à nouveau être utilisés.
Raffinement
En fonction du geste technique considéré (ex : administration, prélèvement, mise à mort, préparation à la chirurgie), la formation se fera dans un premier temps sur animal anesthésié. Un protocole analgésique sera également mis en place chaque fois que cela est nécessaire.
Choix des espèces
Le choix de l’espèce est fonction des besoins de formation en prévision d’études réalisées dans le cadre d’autres projets autorisés. Pour le personnel amené à réaliser des procédures expérimentales sur animaux, il est indispensable d’acquérir et de maîtriser les gestes spécifiquement pour les espèces concernées afin de garantir la meilleure technicité au moment de leur réalisation. Animaux adultes ou animaux juvéniles sevrés (rongeurs, lagomorphes). Les stades de développement des animaux utilisés sont fonction des besoins des chercheurs.
Modèle de tumeurs péritonéales chez le lapin pour l’évaluation de traitements mini-invasifs
- Recherche appliquée
- Cancers
35 lapins vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures classées en gravité légère à modérée, dont 30 individus en gravité modérée. Une partie, utilisée comme donneurs de tumeurs, est mise à mort deux semaines après l'implantation, l'autre reçoit ces tumeurs par chirurgie puis un traitement de chimiothérapie intrapéritonéale sous pression avant d'être tuée pour analyse. Le porteur signale des nausées, des douleurs abdominales et une croissance tumorale pouvant provoquer des troubles digestifs. Sur le remplacement, il affirme que les modèles in vitro ne reproduisent pas la réponse d'un "organisme entier" et retient le lapin pour sa taille, qui permet d'utiliser le même matériel que chez les patients.
Objectifs
La chimiothérapie intrapéritonéale pressurisée (PIPAC) est une thérapie anticancéreuse relativement nouvelle utilisée pour traiter les carcinoses du péritoine d’origine intestinale, gastrique ou ovarienne. Elle consiste à vaporiser un agent anticancéreux sous forme d’aérosol directement dans l’abdomen lors d’une laparoscopie. Elle permet une distribution homogène des agents médicamenteux dans l’abdomen ainsi qu’une pénétration en profondeur au sein des métastases péritonéales. Elle autorise également une réduction des doses de chimiothérapie utilisées jusqu’à dix fois les doses conventionnelles, ce qui limite les effets indésirables généraux. Les dernières études cliniques montrent une réponse clinique chez 60-70% des patients en récidive de carcinose péritonéale et une amélioration de la qualité de vie. Aujourd’hui, les cliniciens et les chercheurs tentent d’améliorer encore l’efficacité et la sécurité du traitement par de nouvelles molécules adaptées à ce mode d’administration. Le projet consiste à développer et à traiter des tumeurs de la cavité péritonéale chez des lapins pour l’évaluation de la tolérance et de l’efficacité de différents régimes de PIPAC.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus du projet sont d’ordre scientifique et médical. Ces essais permettront de démontrer l’efficacité de nouveaux agents anticancéreux administrés par PIPAC sur un modèle animal pertinent avant les essais cliniques sur des patients qui ne sont pas pris en charge par la thérapie curative de nos jours.
Procédures
Les animaux donneurs subissent une unique intervention sous anesthésie générale (ponction percutanée du muscle et injection) de 20 min environ. Deux semaines après ces animaux seront mis à mort pour prélèvement et la transplantation des animaux receveurs. Les animaux receveurs subissent une unique intervention chirurgicale de 30 min environ, ainsi qu’un contrôle à J6 par imagerie échographique sur animal vigile de 15 min environ. Les animaux seront ensuite transportés sur le deuxième site par un transporteur agréé.
Impact sur les animaux
Les effets indésirables rapportés de la PIPAC sont rares et de grade modéré : nausées, douleurs abdominales dans les jours suivant la procédure. Il est possible que la croissance des tumeurs péritonéales engendre des effets indésirables sur les animaux, notamment digestifs
Devenir
Les animaux donneurs sont mis à mort pour transplantation aux animaux receveurs. Les animaux receveurs sont gardés en vie et transportés sur le site du second établissement utilisateur où aura lieu une procédure de traitement. A l’issue de ce traitement, les animaux seront mis à mort pour des prélèvements et pour déterminer la réponse histologique et pour le dosage du médicament.
Remplacement
Ce projet expérimental utilisant au total 35 lapins répond aux exigences des 3R, en particulier "remplacer" : les modèles in vitro ne permettent pas de modéliser la complexité de la réponse histologique d’un organisme entier face à l’administration de thérapeutiques. Ils sont aussi insuffisants pour envisager des essais cliniques chez l’Homme. Le modèle lapin de carcinose péritonéale présenté permet de mimer le phénomène pathologique et la procédure de traitement utilisée chez l’Homme
Réduction
Le nombre d’individus par groupe d’étude permettra la réalisation de tests statistiques pour comparer les effets des traitements et déterminer si l’un apporte un bénéfice thérapeutique. Des études de faisabilité ont également été effectuées afin de diminuer le risque d’échec des procédures. Enfin on implante plusieurs tumeurs par animal pour diminuer le nombre d’animaux à utiliser.
Raffinement
L’ensemble des procédures sera réalisé sous anesthésie générale. Un protocole de suivi des animaux et de prise en charge de la douleur et des traitements analgésiques systématiques et symptomatiques sont mis en place. Des points-limites avec évaluation des paramètres de suivi sont utilisés afin de réduire au maximum la douleur animale. Une visite de minimum une fois par jour est effectuée pour évaluer ces paramètres. Les animaux sont hébergés et suivis dans des conditions qui respectent leur bien-être : température et hygrométrie de l’environnement contrôlés, espace suffisant, présence systématique d’enrichissement du milieu (bâtons de bois à ronger, jouets, plateformes) et alimentaire (foin, persil, carottes), nourriture et eau à volonté.
Choix des espèces
Le projet nécessite 1) un animal de taille suffisante pour réaliser la procédure de chimiothérapie intrapéritonéale et 2) un modèle de tumeur cancéreuse La taille et l’anatomie du lapin permettent d’utiliser le même matériel que chez les patients pour la PIPAC, contrairement aux rongeurs qui sont trop petits. Cette taille est atteinte à partir de 4 mois, donc des animaux jeunes adultes seront utilisés. Il n’existe pas de modèle de tumeur reproductible chez le gros animal (cochon, mouton, chèvre). Le modèle tumoral utilisé présente l’avantage d’être reproductible, facilement implantable, à croissance rapide et transplantable dans de nombreux organes. Il est aujourd’hui largement utilisé pour l’évaluation des thérapies mini-invasives.
Etude de pharmacocinétique et de biodistribution aprés une administration intranasale chez le lapin
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
Neuf lapins vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, six tués pour le prélèvement des tissus, les autres réutilisés ou renvoyés à l'élevage. Ils reçoivent une administration intranasale puis des prélèvements de sang sur animal vigile, maintenus dans une boîte de contention, pour mesurer la diffusion d'une molécule candidate contre les maladies d'Alzheimer et de Parkinson. Le porteur indique que la mise à mort passe par une électronarcose, choc électrique précédant l'exsanguination. Il affirme qu'aucune méthode ne reproduit la diffusion d'un produit dans le sang et les tissus et qu'il est "nécessaire" de recourir à l'animal dans son ensemble.
Objectifs
Les objectifs de ce projet sont de déterminer les paramètres de biodistribution et les paramètres pharmacocinétiques d'un produit test dans le sang et d'évaluer la biodistribution dans les tissus aprés une administration intranasale.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus sont de pouvoir déterminer les paramètres pharmacocinétiques de la formulation test et d'évaluer la biodistribution de cette formulation au niveau tissulaire . L'objectif est de trouver une nouvelle molécule efficace contre les maladies d'Alzheimer / Parkinson.
Procédures
Les animaux seront soumis à une administration intranasale. Deux pulvérisations par narine. Durée inférieure à la minute. Puis les animaux auront 1 prélèvement ( 6 animaux sur 9 concernés) ou 6 prélèvements de sang (3 animaux sur 9 concernés). Durée inférieure à la minute. Pour les administrations, prélèvements sanguin ou euthanasie les animaux seront contentionnés de manière manuelle ou dans une boite de contention. Durée de la contention entre 1 ou 2 minutes. Cela sera réalisé conformément aux bonnes pratiques vétérinaires.
Impact sur les animaux
Les animaux seront contenus dans une boîte à contention pour réaliser les administrations intranasales. La contention et les pulvérisations intranasales peuvent engendrer un stress pour l'animal. Des prélèvements de sang seront fait sur animal vigile au niveau des veines jugulaires et auriculaires. Les prélèvements de sang peuvent engendrer un stress liée au prélèvement en lui même et à la contention. Les prélèvements sanguins peuvent aussi engendrer de la douleur aux sites de prélèvements. La contention de l'animal pour l'électronarcose (choc électrique avant exsanguination) peut également être génératrice de stress.
Devenir
Dans ce projet, 12 animaux seront inclus 9 animaux seront administrés avec la formulation test, ces animaux seront euthanasiés pour prélever les tissus afin d'évaluer les paramètres de biodistribution. 2 animaux seront utilisés pour valider la techique d'administration (administration d'un placebo (NaCl0.9%) uniquement) 1 animal de réserve sera utilisé pour générer de la matrice témoin
Remplacement
Aucune méthode alternative ne permettant actuellement de reproduire la diffusion d’un produit dans le sang et dans les tissus il est donc nécessiare de recourir à l'animal dans son ensemble. Les essais de biodisponibilité in vitro sont des tests de cinétique de dissolution et de désagrégation d'un produit. Les essais ex vivo sont des tests qui s'effectuent directement sur des organes ou tissus isolés. Ces techniques de remplacement ne peuvent pas être appliquées dans ce projet. Les objectifs de ce projet sont de savoir quelle quantité de produit va rejoindre la circulation sanguine et d'évaluer également la distribution du produit au niveau tissulaire.
Réduction
12 animaux seront inclus dans ce projet. 9 animaux seront administrés et 3 animaux spares sont prévus. 2 animaux seront utilisés pour valider la méthode d'administration par voie intranasale et le lapin supplémentaire sera utilisé si besoin ou pourra être utilisé pour générer de la matrice témoin. Les animaux seront réparti en 3 groupes de 3 animaux. 3 animaux par groupe est le nombre d'animaux minimal pour avoir des résultats significatifs par rapport aux paramètres pharmacocinétiques et pour pouvoir estimer la biodisponibilité de la molécule testée dans les tissus.
Raffinement
Les animaux seront hébergés en boxe collectif dés l'arrivée jusqu'à la fin de la phase animale. 4 boxes de 3 animaux. Cet hébergement collectif est nécessaire durant l'étude pour un contact visuel et olfactif entre congénères, surface suffisante de l'hébergement, milieu enrichi adapté à l'espèce (copeaux, cachette, buchette à ronger ..) Toutes les manipulations sur les animaux seront faites par un personnel formé, conformément aux bonnes pratiques vétérinaires. Un suivi quotidien (et plusieurs fois par jour le jour des administrations) sera mis en place pour l'observation générale des animaux et la détection précoce de signe clinique pour une prise en charge rapide d'éventuels effets secondaires (observation de l'état de santé général) plus particulièrement observation des mouvements de tête.
Choix des espèces
Le lapin est une espèce fréquemment utilisée en recheche pre-clinique pour le développement de médicaments destinés à l'homme et la taille de cet animal permet de le manipuler assez facilement. Les animaux utilisés sont de jeunes adultes afin de ne pas avoir de pathologies liées au vieillissement .
Elevage de poux humains (Pediculus humanus corporis) sur lapins
- Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Oncologie
30 lapines vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, 25 destinées à l'adoption et 5 environ euthanasiées. Chaque animal est anesthésié et rasé sur le ventre, puis des poux humains sont déposés sur sa peau pour se nourrir de son sang pendant une heure, à raison de trois gorgements par semaine pendant cinq ans. L'objet est de maintenir un élevage de poux de corps humains pour l'étude des maladies qu'ils transmettent. Le porteur indique n'avoir trouvé aucune membrane artificielle capable de nourrir ces poux et retient le lapin, décrit comme "docile" et de grande taille, comme hôte.
Objectifs
L’élevage des poux humains est bien établi dans notre unité depuis 15 ans. Grace à cet élevage et à coté des agents connus, le rôle du pou de corps dans la transmission de plusieurs agents infectieux autresà été démontré. Cet élevage de poux est primordial pour l’étude de certaines maladies vectorielles d’où l’intérêt de ce projet. Les poux sont des ectoparasites hématophages. Le lapin est utilisé comme hôte, permettant de fournir 3 repas sanguins par semaine nécessaire au développement des poux.
Bénéfices attendus
Il permettra de maintenir une souche de poux du corps humain (Pediculus humanus corporis) nécessaire pour différents projets de recherche évaluant les interactions entre les pathogènes et le vecteur (poux) dans la transmission des maladies humaines et animales
Procédures
Les lapins seront anesthésiés par voie intramusculaire par un cocktail de kétamine/xylazine puis la profondeur de la narcose sera contrôlée (réflexe palpébral, dépression respiratoire). L'animal sera alors placé dans la gouttière où se trouve un tapis chauffant et un onguent ophtalmique (Ocrygel) lui sera appliqué. Le ventre sera rasé à la tondeuse et désinfecté à l'alcool chirurgical puis les poux y seront déposés pour un gorgement d'une durée maximale d'une heure. L'animal sera continuellement surveillé pendant la procédure afin de détecter tout signe d'éveil, qui entraînerait l'arrêt immédiat de la manipulation. A la fin du gorgement, tous les poux sont récupérés et l'animal est nettoyé à l'aide d'un aspirateur à faible puissance afin de s’assurer qu’il ne reste pas de poux. Sa peau est de nouveau nettoyée avec une compresse légèrement imbibée d'antiseptique puis l'animal est remis dans sa cage. Il sera surveillé régulièrement jusqu'à son réveil. Les piqûres de poux ne causent généralement pas de gêne à l'animal mais toute manifestation d'inconfort entraînera l'application d'une crème anti-démangeaisons (Cortapaisyl).
Impact sur les animaux
Aucun
Devenir
La procédure étant légère, les animaux en fin de projet qui ne sont pas trop agressifs seront adoptés. Cela représente la majorité des lapins (soit 25/30). Sur 30 lapines utilisées sur les 5 ans, 5 en moyenne doivent être euthanasiés
Remplacement
Aucune alternative de remplacement des lapins pour l’engorgement des poux n’est actuellement disponible, malgré les différents essais que nous avons réalisés dans notre laboratoire pour gorger les poux sur des membranes artificielles comme c’est le cas des moustiques, puces, punaises de lit et triatomes que nous élevons également au sein de notre laboratoire
Réduction
Seulement six lapins seront utilisés par an en alternance pendant la durée totale de ce projet (60 mois), ce qui fait un total de 30 lapins. Les poux doivent être nourris 3 fois par semaine, les lapins seront utilisés en alternance pour chaque gorgement. Approximativement, chaque lapin sera donc utilisé 2 fois par mois, soit 24 fois par an.
Raffinement
La totalité de la procédure se déroulera sous anesthésie . Le dessèchement de la cornée sera soulagé par l'application d'un onguent ophtalmique (Ocrygel) et les éventuelles démangeaisons conséquentes aux piqûres de poux seront apaisées par une crème anti- démangeaisons (Cortapaisyl). Les lapins sont visités chaque jour y compris les week-end et jours fériés pour s’assurer que les animaux ont de la nourriture et de l’eau. Ils seront manipulés en dehors des procédures expérimentales, dans un espace calme, par du personnel formé et habitué. Les cages de chaque lapin seront enrichies avec du foin et des jouets en bois. Malgré cette surveillance pour réduire les douleurs et le stress, si nous constatons qu’un animal présente des signes de souffrance tels qu'une détresse respiratoire, prostration, atonie, ou un défaut d’alimentation avec une perte de poids >20%, l'animal sera isolé pour des soins. Si nous observons aucune amélioration il sera euthanasié par surdosage d'Euthasol.
Choix des espèces
Le lapin (New Zealand) est l’espèce animale la plus appropriée pour nourrir les poux, compte tenu du fait que c’était l’espèce qui a été utilisée pour adapter et établir un élevage de poux de corps humain au laboratoire. Ces lapins sont de grande taille à l'âge adulte et permettent de nourrir un grand nombre de poux en une seule fois. Par ailleurs, ils sont dociles et donc faciles à manipuler, ce qui est un avantage quand on doit travailler avec ces animaux trois fois par semaine. Ce projet n'inclura que des lapins adultes en raison de leur taille. La taille de leur ventre permettra de nourrir plus de poux en une seule fois et d'utiliser moins d'animaux.
Obtention de sérums hyper-immuns de lapin pour tests de séroneutralisation in-vitro en vue de l’élaboration d’un vaccin anti-rotavirus
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
60 lapines vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, la plupart euthanasiées par ponction cardiaque terminale, celles dont la réponse immunitaire est jugée insuffisante pouvant être replacées. Elles reçoivent deux injections d'un vaccin expérimental puis deux prélèvements de sang à l'oreille, pour produire des sérums riches en anticorps. L'objet réel est de sélectionner la composition d'un futur vaccin anti-rotavirus destiné aux porcs d'élevage. Le porteur affirme qu'il n'existe pas de méthode alternative pour obtenir ces sérums polyclonaux et retient le lapin comme "espèce alternative classiquement utilisée".
Objectifs
De très nombreux sérotypes de rotavirus sont susceptibles d’infecter les porcs d'élevage causant des pertes économiques à toute la filière et affectant sérieusement le bien-être et la santé des porcelets. Il n'y a pas à ce jour de solution vaccinale satisfaisante. La grande variabilité génétique de cette espèce sur le terrain, engendre une variabilité de protection apportée par les approches classiques monovalentes de vaccination à partir d’antigènes anciens et non ciblés.L'objectif de cette recherche est d'obtenir des sérums hyper-immuns, en vue de réalisation de test in vitro de seroneutralisation pour investiguer les réaction immunitaires croisées entre différentes souches de rotavirus issues du terrain. Ces tests permettront de déterminer la composition optimale d'un vaccin spécifiquement adapté aux rotavirus prévalents actuellement en Europe. Ce vaccin sera utilisé pour vacciner les mères, qui transmettront alors aux porcelets leurs anticorps maternels. Ces anticorps protègeront les porcelets de la maladie dans leurs premiers jours de vie, période de sensibilité maximale au rotavirus. Il s'agit d'une transmission passive d'anticorps de la mère à la descendance, leur conférant un panel complet d'anticorps polyclonaux, approche immunitaire la plus efficace en matière de protection.
Bénéfices attendus
Ces tests permettront de caractériser les protections croisées pouvant exister entre les souches circulant sur le terrain, puis de sélectionner les souches de virus pertinentes pour le développement d'un vaccin ciblé et efficace, et les assemblages d’antigènes apportant un élargissement optimal du spectre de protection vaccinale.
Procédures
Pour tous les animaux (60) : injection d’un vaccin expérimental adjuvé: 2 injections sous-cutanées en un point entre les épaules à 4 semaines d'intervalle (environ 5 secondes); 2 prélèvements de sang à 3 semaines d'intervalle (2 mL, veine marginale de l'oreille, animal vigile, environ 10 secondes).
Impact sur les animaux
Hormis les 2 injections des vaccins expérimentaux (1 mL par injection, injection sous-cutanée en un point à chaque fois, entre les épaules) et les 2 prélèvements de sang (artère auriculaire), aucune nuisance particulière n'est attendue sur les animaux. Les virus entant dans la composition du vaccin étant inactivés, et l’adjuvant étant classiquement utilisé dans le cadre de vaccins commerciaux, aucune réaction générale n’est attendue. Comme lors de toute administration de vaccin, de légères réactions locales transitoires ne sont pas à exclure.
Devenir
Tous les animaux dont les réponses immunitaires donnent des taux d'anticorps exploitables pour les séroneutralisations seront euthanasiés. Les animaux dont la réponse immunitaire n'est pas satisfaisante pourront être replacés si possible.
Remplacement
Il n'y a pas de méthode alternative permettant d'obtenir les sérums requis par le projet. L’administration de vaccins expérimentaux dont les antigènes sont des virus entiers permet d’obtenir un panel d’anticorps polyclonaux représentatif des réactions immunitaires réelles sur le terrain. L'étude de séroneutralisation doit se faire avec ces anticorps polyclonaux, l'utilisation d'anticorps monoclonaux ne serait pas représentative de la réaction immunitaire complète de l'animal in-vivo. Dans le cadre du projet global de développement à long terme d'un vaccin pour les mères afin de transmettre leurs anticorps aux petits, la solution vaccinale apporte une réponse plus efficace et plus simple que d'administrer des anticorps monoclonaux anti-rotavirus directement aux porcelets (plus large spectre, plus rapide à produire, mise en application plus simple et plus éthique de vacciner les mères).
Réduction
Le nombre minimum d'animaux par groupe (3 animaux) est proposé pour tenir compte des différences individuelles de réponse immunitaire. De plus, la quantité de sérum obtenue par lapin (10 mL) à J49 est suffisante pour permettre de réaliser de nouveaux tests de séroneutralisation dans les années futures si de nouvelles souche virales émergeaient et devaient être testées (aliquotage des sérums prélevés, avant conservation à -80°C pour constitution d'une sérothèque). La constitution de cette sérothèque évitera d’utiliser d'autres lapins pour obtenir de nouveau de tels sérums.
Raffinement
Les sérums seront obtenus sur lapin EOPS et non pas sur porc (espèce cible du vaccin) car l’obtention de sérum hyper-immuns à partir de porcs nécessiterait l'hébergement de ces animaux sur une période plus longue (le temps que les animaux deviennent immunocompétents). De plus, la source de lapins EOPS utilisée sera confirmée exempte de rotavirus, alors qu’il n'existe pas de porc EOPS sans anticorps anti-rotavirus. L'utilisation de porcs serait très risquée techniquement (la présence d’anticorps anti-rotavirus nuirait au développement de la réaction immunitaire recherchée) et de nature à susciter des répétitions d’étude. Les animaux seront hébergés de façon collective, par groupes de 3, ceci leur permettant d'exprimer leur comportement grégaire. Même si à J0 les animaux seront non matures (âge 10 semaines), seules des femelles seront utilisées pour éviter les comportements agressifs entre mâles. Le prélèvement cardiaque final se fera sur animal non vigile après euthanasie et vérification de l'arrêt cardiaque. Tous les animaux seront observés quotidiennement pour surveiller leur état de santé et d’éventuelle réaction locale. En cas de dégradation de leur santé une euthanasie est prévue afin d’éviter toute souffrance. Enrichissement : Mise en place de tuyaux en PVC, diffusion de musique, distribution de pebble toys (gallettes de fruits compressés) pour enrichir le milieu des animaux.
Choix des espèces
Le lapin est une espèce alternative classiquement utilisé pour l'obtention de sérum. Ce sont des lapins EOPS (exempts d'organisme pathogènes spécifiques), notamment sans anticorps rotavirus ce qui interfèrerait avec la procédure. Animaux de 10 semaines afin que leur système immunitaire soit mature .
- Recherche appliquée
- Maladies animales
- Troubles sensoriels
- Tests réglementaires
- Autres tests de tolérance et d’efficacité
1 350 lapins vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal subit une chirurgie filtrante de l'œil sous anesthésie générale, puis un mois d'instillations, d'injections oculaires et de mesures quotidiennes de la pression de l'œil, pouvant provoquer rougeurs, saignements, inflammation et érosion de la cornée. L'objectif est de mettre au point cette chirurgie chez le lapin pour tester des traitements et des dispositifs contre le glaucome. Le porteur retient le lapin pour la taille de son œil proche de celui de l'homme et affirme qu'il n'existe pas de méthode alternative validée pour ce type d'évaluation.
Objectifs
Le glaucome est une maladie de l’œil au cours de laquelle une pression oculaire trop élevée endommage progressivement le nerf optique. Sans traitement, cette maladie peut entraîner une cécité totale. Aujourd’hui quatre-vingts millions d’individus sont touchés par cette maladie, un million en France, principalement des personnes âgées de plus de quarante-cinq ans. C’est la deuxième cause de cécité dans le monde. L’objectif du projet est de mettre en place, dans le plus grand respect du bien-être animal, une technique de chirurgie filtrante chez le lapin dans le but d’améliorer le traitement de l'élévation de la tension oculaire et du glaucome.
Bénéfices attendus
Les bénéfices susceptibles de découler de ce projet sont l’identification et la sélection de nouveaux traitements ou dispositifs médicaux pouvant améliorer le traitement par la chirurgie de l'élévation de la tension oculaire et du glaucome. Aujourd’hui plus de quatre-vingts millions d’individus sont touchés par cette maladie et malheureusement dans certains cas le glaucome peut évoluer défavorablement même avec la mise en place d’un traitement médicamenteux par collyres ou implants. En effet, une opération peut devenir nécessaire lorsque les traitements de première intention deviennent inefficaces, que le traitement médical n’est plus suivi ou mal toléré par exemple. En général, l'opération présente un taux de réussite variant de quatre-vingts à quatre-vingt-dix pour cent mais elle nécessite de nombreux ajustements et retouches postopératoires en fonction notamment de la cicatrisation afin de maîtriser le débit de filtration. C’est pour cela, que de nouveaux traitements et dispositifs sont continuellement étudiés et évalués afin de rendre cette opération encore plus efficace, mieux tolérée et moins invasive.
Procédures
Au premier jour de la procédure qui durera un mois, une chirurgie filtrante d’une trentaine de minutes sous anesthésie générale est réalisée sur l’ensemble des animaux. Par la suite, une série d’administrations de produits à tester sera faite soit par : . Instillations 2 à 4 fois par jour sur animal vigile. Injection intra ou péri-oculaire 1 à 2 fois par jour sur animal anesthésié. Une série d’examens quotidiens (observation en lampe à fente, mesure de la pression intra-oculaire) sur animal vigile est ensuite pratiquée pour suivre l’efficacité des traitements et prévenir toutes complications ou effets indésirables. La mesure de la pression oculaire est réalisée quotidiennement sous anesthésie locale et a pour but de suivre la tension exercée dans l’œil et l’efficacité des traitements. Ces examens et mesures ne durent également que quelques secondes ou minutes. Tous les examens réalisés durant ce mois de procédure sont des examens pratiqués chez l’homme en ambulatoire, en cabinet d’ophtalmologie ou chez l'animal en clinique vétérinaire. Chez l’homme, toutes les procédures qui ont nécessité une anesthésie générale, se font la plupart du temps sous anesthésie locale (chirurgie comprise). Les autres examens (lampe à fente, mesure de la pression intra-oculaire) sont totalement indolores ou sous anesthésie locale et ne durent que cinq minutes tout au plus. Chez l’animal, l’anesthésie générale est réalisée afin d’immobiliser l’animal, de faciliter la procédure et de réduire un stress éventuel.
Impact sur les animaux
Le projet a pour but de trouver de nouveaux traitements ou dispositifs médicaux pouvant améliorer la prise en charge par la chirurgie de l'élévation de la tension oculaire et du glaucome. Les nuisances ou effets indésirables attendus sur les animaux sont pour l'essentiel des complications mineures de la chirurgie. L'œil de l'animal peut présenter des rougeurs, un léger saignement, une inflammation, une érosion de la cornée. Ces signes de complications sont légers et fréquents chez l'homme aussi et disparaissent naturellement ou à l’aide de gouttes d'anti-inflammatoires et d'antibiotiques sous quelques jours. Malgré le soin et la vigilance apportés à la manipulation des animaux, un stress est toujours possible au moment de leur manipulation lors des observations, de l’administration de l’anesthésie ou des traitements.
Devenir
A l'issue de chaque procédure, tous les animaux sont mis à mort pour l'analyse des tissus.
Remplacement
L’œil est un organe complexe. Il est composé de plusieurs tissus anatomiquement et physiologiquement très différents (très vascularisés ou très innervés pour certains, totalement avasculaires ou faiblement innervés pour d’autres). Il est soumis à d'importantes variations environnementales (température et humidité ambiantes), mécaniques (mouvements des globes, des paupières) et physicochimiques (osmolarité...), ainsi qu'à de nombreuses interactions biologiques avec les tissus et organes voisins. Contrairement aux tests d’irritation oculaire (test d’irritation oculaire de Draize par exemple), ou de cicatrisation où plusieurs méthodes alternatives permettant de s’affranchir d’essais sur l’animal ont été validées, il n’existe pas à ce jour de méthode alternative permettant d’évaluer l’efficacité et la tolérance d’un nouveau traitement ou d’un dispositif médical dans le cadre de la chirurgie filtrante du glaucome. Dans le cadre de notre projet, nous avons besoin d’un œil perfusé, relié à la circulation afin de pouvoir avoir une production et une élimination continue de l’humeur aqueuse ainsi que les mécanismes impliqués dans les phénomènes inflammatoires et de cicatrisation. C'est pour cela que l’utilisation d’animaux vivants dans nos procédures expérimentales est nécessaire pour atteindre les objectifs de ce projet, les modèles alternatifs ne pouvant pas prendre en compte ou faire intervenir à ce jour, toutes les interactions et tous les acteurs impliqués.
Réduction
Le nombre maximum d’animaux prévu pour ce projet a été déterminé en fonction de la distribution théorique rencontrée dans les données bibliographiques et historiques de l'établissement, du nombre d'études estimées et tient compte des variations du métabolisme, de la robustesse des mesures et de notre expérience. Ce nombre limité doit nous permettre de conclure sur l’efficacité ou non d’un traitement. L'effet d'un traitement sera évalué à chaque moment à l'aide des tests de Dunn ou de Dunnett pour des comparaisons multiples; chaque groupe traité sera comparé à celui du groupe témoin non traité. Afin d’avoir une puissance aux tests au moins égale à 0,80, un calcul de l’effectif sera réalisé avant chaque étape afin d’ajuster et de revoir à la baisse si possible le nombre d’animaux à inclure dans les procédures. De plus, dès que les procédures expérimentales le permettront, des évaluations non invasives seront choisies tout au long du projet pour améliorer la condition animale et éviter la mise à mort inutile des animaux. De même, l'analyse des deux yeux sera privilégiée autant que possible afin de réduire le nombre d'animaux utilisé.
Raffinement
Un suivi quotidien des animaux sera effectué afin de minimiser au maximum l’impact des procédures sur leur bien-être. Les lapins seront placés préférentiellement par deux dans des cages avec boisson ad libitum, nourriture et enrichissement à ronger. Les examens choisis pour évaluer les signes cliniques de la maladie sont non invasifs et semblables à ceux pratiqués chez l'homme en cabinet d'ophtalmologie ou chez l’animal en clinique vétérinaire. Afin de réduire le stress de l'animal lors d'examens nécessitant l'immobilisation de l'animal, une administration d'anesthésique et/ou d'analgésique pourra être réalisée. Il en ira de même pour les procédures plus invasives afin de supprimer la douleur provoquée pendant et en l’atténuant après l’intervention. Des points limites adaptés, suffisamment prédictifs et précoces permettent de limiter une éventuelle douleur à son minimum. Ce projet a été soumis pour évaluation à un comité d’éthique et sera suivi par la structure en charge du bien-être animal de l'établissement.
Choix des espèces
Les procédures expérimentales présentées sont largement utilisées et décrites sur le lapin dont les publications de référence citées sur lesquelles le projet est basé. Le lapin est choisi pour la taille de son œil, proche de celle de l'homme. Les techniques chirurgicales et les observations cliniques en sont de ce fait facilitées et plus largement extrapolables à l'oeil humain. Les animaux seront de jeunes adultes. Les lapins auront un minimum de 8 à 12 semaines. Cet âge correspond à la maturité fonctionnelle et visuelle chez ces animaux.
Prélèvements biologiques chez le rongeur et le lapin
- Recherche appliquée
- Toxicologie (hors obligations réglementaires)
Rats : 800
Lapins : 350
1 950 souris, rats et lapins vont être utilisés dans des procédures menées sous anesthésie ou impliquant un niveau de souffrance léger, une partie euthanasiée pour prélever organes et tissus, d'autres réutilisés, gardés en élevage ou adoptés. Ils subissent des prélèvements de sang par différentes voies, dont la ponction du sinus rétro-orbital sous anesthésie et la ponction intracardiaque terminale, pour fournir sang, sérum, urine et organes à la communauté scientifique. Le porteur affirme que ces produits biologiques ne peuvent pas être obtenus par des méthodes de remplacement. Le projet a pour objet de prélever sur ces animaux la matière biologique utilisée dans d'autres recherches.
Objectifs
L’objectif de ce projet est de fournir à la communauté scientifique des produits biologiques provenant de l’espèce lapin ou de différentes espèces de rongeurs génétiquement altérés ou non génétiquement altérés (rat, souris,). Ces produits biologiques, essentiels pour l’avancement de la recherche biomedicale, le développement des therapies innovantes et la conduite des tests in vitro ou ex-vivo, sont du sang, plasma, sérum, des fèces, de l’urine, du liquide cérébrospinal et divers tissus (moelle osseuse, organes, … ) Les prélèvements biologiques provenant du lapin ou de rongeurs sont utilisés par exemple comme : -outil de diagnostic/ réactif pour des tests biologiques -matrice pour des essais ex vivo et/ ou la mise au point/ validation de méthodes analytiques indispensables pour des futures études in vivo dans le cadre de l’évaluation de la sécurité de futurs médicaments ou produits biologiques -pour obtenir des contrôles analytiques ou des données références sur une souche animale qui seront ensuite utilisés dans le cadre de l’évaluation de la sécurité de futurs médicaments ou produits biologiques.
Bénéfices attendus
Les prélèvements biologiques provenant du lapin ou de rongeurs sont utilisés par exemple comme : -outil de diagnostic/ réactif pour des tests biologiques -matrice pour des essais ex vivo et/ ou la mise au point/ validation de méthodes analytiques indispensables pour des futures études in vivo -pour obtenir des contrôles analytiques ou des données références sur une souche animale. Ce projet a pour but de mettre à la disposition de la communauté scientifique ou de l’industrie divers produits biologiques (sang et ses dérivés, urines, fèces, liquide cérébrospinal, …) en provenance du lapin, du rat et de la souris. A l’heure actuelle, il n’existe pas de méthode in vitro permettant de synthétiser ces produits biologiques.
Procédures
Les méthodes générant le moins de stress pour l’animal (temps de contention réduit, pas de nécessité de vasodilatation) et les moins traumatisantes pour l’animal seront privilégiées : veine jugulaire ou saphène par exemple. Dans le cas où ces sites ne peuvent pas être utilisés ou les volumes demandés sont trop importants, la veine sublinguale ou en dernier recours le sinus rétro-orbital seront utilisés et l’animal sera préalablement anesthésié par voie gazeuse (ex : Isoflurane). Le prélèvement en intracardiaque (ou aorte ou veine cave caudale) sera réservé aux grands volumes de sang ne pouvant être prélevés par d’autres voies et sera terminal sur animal préalablement anesthésié. Les prélèvements auront une durée de l’ordre de la minute. Fréquence pour les procédures où ce ne sera pas un prélèvement unique : Rat (sublinguale) 2 sur 7 jours Rat (Sinus retro-orbital) alternance site G/D : 2 sur 7 jours Rat (caudale) : 6 sur 24h, et 10 sur 7 jours Rat (jugulaire) : 6 sur 24h, et 10 sur 7 jours Rat (saphène externe) : 4 sur 7 jours: Rat (submentale) : 2 sur 7 jours Rat (submandibulaire) : 2 sur 7 jours Souris (submentale) : 2 sur 7 jours Souris (submandibulaire) : 2 sur 7 jours Souris (caudale) : 3 sur 7 jours Souris (saphène) alternance site G/D : 2 sur 7 jours Lapin (oreille) : 8 sur 24h, et 12 sur 7 jours Pour les prélèvements de diurèse, une mise à jeun éventuelle sera appliquée (maximum de 16h avec mise à jeun).
Impact sur les animaux
Les nuisances pour les animaux peuvent être les suivantes : - Stress, inconfort ou douleur brève, n’excédant pas quelques minutes de prélèvement de sang ou fluides corporels Des points limites identifiés dans les procédures internes seront apppliqués. En cas d’atteinte de ces points limites, des mesures seront rapidement prises pour limiter la souffrance (mise en place d’un traitement analgésique, suspension de la procédure ou euthanasie)
Devenir
En accord avec le plan d’étude utilisé les animaux pourrons être 1) euthanasiés en fin d’expérimentation en vue d’examens et de prélèvements d’organes ou tissus (examens macroscopiques, microscopiques et/ou squelettiques); 2) gardés en vie si pas de besoin de prélèvement; 3) adoptés en accord avec la structure en charge du bien-être animal et les vétérinaires ; 4) hébergés en attente d’inclusion en étude, conditionnée par un examen vétérinaire favorable.
Remplacement
L’objectif du projet étant de fournir aux scientifiques des produits biologiques provenant de lapins ou de rongeurs et ceux-ci ne peuvent pas être produits par des méthodes alternatives.
Réduction
Le nombre d’animaux est déterminé en fonction de la quantité de sang ou de tissus ou d’autres prélèvements biologiques nécessaire, de manière à respecter les recommandations éthiques en vigueur sur les volumes prélevés et les temps de récupération. Les animaux pourront être réutilisés pour certains prélèvements biologiques à condition de respecter les procédures de réutilisation des animaux et sur avis du vétérinaire.
Raffinement
Les rongeurs hébergés sur site seront hébergés dans des cages sur fond plastique et sur de la litière avec un enrichissement adapté (par exemple : papier kraft, tunnel, …). Les rats (mâles et femelles) et souris femelles seront hébergés en groupes sociaux. Les lapins seront hébergés en cage sur fond plastique munie d’une plateforme de repos, avec contact visuel et olfactif avec les congénères. De la musique sera diffusée pendant la période 6h-18h. Un enrichissement adapté sera fourni : par exemple mousquetons/rondelles métalliques, rondins végétaux et bâtonnet de bois à ronger. Tous les animaux (rongeurs, lapins) sont observés au moins 1 fois par jour afin de permettre la détection rapide de signes cliniques et d’agir au plus vite pour limiter toute souffrance ou douleur inutile. En cas de signes cliniques, ayant des répercussions sur le bien-être animal, des mesures rapides et appropriées seront prises par le vétérinaire. En cas d’atteinte d’un point limite, des mesures seront rapidement prises pour limiter la souffrance de l’animal (traitement analgésique, suspension de la procédure ou euthanasie).
Choix des espèces
Les espèces utilisées dépendent des espèces sélectionnées pour les études précliniques in vivo (analogie du récepteur entre l’homme et l’animal, similitude du profil des métabolites, données de pharmacocinétique/ pharmacodynamie, …) et des tests biologiques à faire. De la naissance à adulte mature qui a terminé sa croissance. L’âge de l’animal dépend des besoins du scientifique, de la classe d’âge visée dans l’utilisation clinique du produit (mise au point /validation de méthodes analytiques).