Lapins

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  • Recherche appliquée
    • Cancers
Lapins : 16
Souffrances
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Prouver qu'un dispositif à ultrasons focalisés ouvre la barrière qui protège le cerveau, avec deux produits de contraste échographiques : 16 lapins vont être utilisés, opérés sous anesthésie et tués avant tout réveil. Chacun reçoit une injection anesthésique sous la peau, une craniotomie que le porteur décrit comme pouvant être très douloureuse, puis une séance unique d'ultrasons, sous une anesthésie de deux heures au plus, avant le prélèvement du cerveau. Aucune analyse statistique n'est prévue à ce stade, et la formation à la craniotomie a été faite sur des cadavres d'animaux issus d'autres projets ou de réforme. Le lapin est retenu parce qu'il est, selon le porteur, le plus petit animal compatible avec une sonde conçue pour l'être humain.

Objectifs

La barrière hémato-encéphalique (BHE) est une barrière qui isole le cerveau du reste de l’organisme. On distingue donc deux « zones » : le compartiment cérébral et les vaisseaux sanguins. Si cette protection permet de limiter les infections du cerveau et le passage de médicaments qui pourraient avoir des effets toxiques, elle limite également le passage de au moins 95% des molécules de traitement de certaines maladies du cerveau comme les glioblastomes ou les épilepsies résistantes. Les ultrasons focalisés (FUS) reposent sur la focalisation d’un faisceau d’ondes ultrasonores (même type d’onde utilisé en échographie à des fréquences différentes) pour concentrer l’énergie dans une zone. Dans cette région très localisée, il est possible d’induire des effets permettant de désorganiser temporairement la BHE, des molécules peuvent alors passer. L’objectif de ce projet est de prouver qu’un dispositif délivrant des FUS permet l’ouverture de la BHE avec l’utilisation dedeux produit de contraste utilisé en échographie.

Bénéfices attendus

Le premier produit de contraste qui vient d’être approuvé par l’Agence Européenne du Médicament présente des caractéristiques physico-chimiques favorables pour le traitement par ultrasons qui peuvent améliorer le traitement par ultrasons pour un passage optimal des médicaments ciblés. Il est plutôt utilisé actuellement pour mettre en valeur les tumeurs du foie. Le deuxième produit de contraste est approuvé en France et est plutôt utilisé en échographie du cœur.

Procédures

Les animaux subiront une injection sous cutanée pour les anesthésier. L’anesthésie durera au maximum deux heures. Les animaux recevront les ultrasons focalisés (FUS) une seule fois.

Impact sur les animaux

Les animaux subiront un stress lors de la contention et une douleur légère et de courte durée à l’injection sous-cutané. Le produit de contraste composé de bulle de gaz n’entraîne pas de nuisance et est rapidement expiré (plus de 80% dans les 2 minutes chez l’homme). La craniotomie peut être très douloureuse mais elle sera prise en charge avec un traitement adapté. Aucune lésion cérébrale n’est attendue avec la cavitation créée par le traitement FUS. Cependant, à la découpe du cerveau, l’absence de lésion macroscopique sera vérifiée.

Devenir

Les animaux seront mis à mort pour prélever le cerveau et faire des analyses.

Remplacement

Il existe des modélisations de BHE mais qui ne peuvent prendre en compte la circulation des microbulles. Les outils in vitro ont déjà été utilisés lors du développement de l’appareil. La sonde est adaptée à l’homme, le lapin parait être le plus petit animal permettant de tester cette sonde.

Réduction

Aucune étude statistique ne sera réalisée à ce stade. La formation à la craniotomie a été réalisée sur un nombre important de cadavres issus d’autres projets ou d’animaux de réforme.

Raffinement

L’anesthésie se fera par injection sous cutanée, moins douloureuse que l’injection intramusculaire. Les animaux seront réchauffés et monitorés durant l’anesthésie. Les animaux seront hébergés par deux ou trois. Si les animaux sont incompatibles, ils bénéficieront de temps dans un espace de « jeux » plus grand que leur cage comportant cabane, tunnel, hamac... Ces temps de 30 min maximum, permettent aux animaux d’exprimer leur comportement de curiosité. Les animaux sont habitués aux techniciens par des temps d’échanges et distribution de friandises. L’état des animaux pendant l’acclimatation est évalué par un scoring. Des points limites adaptés sont mis en place.

Choix des espèces

Le lapin a déjà été utilisé comme modèle et est compatible avec la sonde de traitement. Les animaux seront adultes afin d’avoir un cerveau de taille maximale, c’est-à-dire vers 4 mois ou 16 semaines.

  • Recherche appliquée
    • Maladies infectieuses
Souris : 750
Lapins : 25
Souffrances
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Devenir
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Anesthésiés, les lapins reçoivent quarante nymphes ou dix couples de tiques adultes par oreille, un manchon de tissu fixé au sparadrap et une collerette, puis restent isolés cinq à dix jours le temps du repas sanguin, sans accès à l'aire de jeux. Les souris, elles, reçoivent 50 à 100 larves sans anesthésie et passent trois à sept jours seules en cage avec un enrichissement appauvri. 750 souris et 25 lapins vont être utilisés ainsi, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, pour entretenir un élevage de tiques Ixodes ricinus. Les lapins, jugés d'excellents candidats parce qu'ils ont vécu au contact d'humains, partent à l'adoption, les souris sont tuées dans les sept jours.

Objectifs

Le but de ce projet est de maintenir une lignée d’une espèces de tique (Ixodes ricinus), afin de disposer d’individus génétiquement proche et permet de standardiser les conditions expérimentales. Ces tiques constituront un matériel pour : - Analyser la transmission différentielle (entre espèces de tiques) de différents microorganismes aux animaux. En effet, bien que l'inoculation des microorganismes soit possible à la seringue, celle-ci reproduit de façon très imparfaite la transmission des agents infectieux par les tiques et ne permet pas de l’étudier. - Elles permettront également d’analyser les déterminants susceptibles de provoquer une attractivité plus importante des tiques chez certains individus. - Elles permettront enfin de tester un appareil de gorgement artificiel (nourrissage) - Pour ce faire, des souris et des lapins seront utilisés pour le nourrissage des tiques

Bénéfices attendus

Produire et entretenir des tiques possédant un fond génétique commun pour réaliser des expérimentations en santé humaine.

Procédures

- Lapin : dépôt des tiques (40 nymphes ou 10 couples d’adultes/oreille) confection du manchon en tissu et fixation à l’aide d’un sparadrap médical. Gestes réalisés sous anesthésie générale. Durée du dépôt des tiques inférieur à 30 minutes et repas sanguin compris entre 5 et 10 jours. - Souris : dépôt des tiques (50 à 100 larves/individu) sur animal vigile. Durée du dépôt des tiques inférieur à 5 minutes et repas sanguin compris entre 3 et 7 jours.

Impact sur les animaux

Concernant les lapins, les effets indésirables sont liés au repas sanguin (5 à 10 jours) - Douleur aigue induite par l’injection intramusculaire d’anesthésiques - réactions locales à la piqure de tiques pouvant s’observer jusqu’à 4 semaines après le repas sanguin - inconfort lié au port de la collerette - irritation du cou et/ou de la base des oreilles à cause du port de la collerette - Innacessibilité à l’aire de jeux des lapins pendant la durée du repas sanguin (5-10 jours). - A noter que lors du repas sanguin (7-10 jours) les lapins seront isolés sans accès à l’aire de jeux, pouvant générer un stress limité. Concernant les souris, les effets indésirables sont liés au repas sanguin et correspondent à des réactions locales à la piqure des tiques. A noter que lors du repas sanguin (5-7 jours) les souris seront isolées avec un enrichissement apauvri, pouvant générer un stress limité.

Devenir

Concernant les lapins, il n'ont pas été en contact avec des tiques porteuses de microorganismes, les lapins peuvent etre adoptés. De plus, ils ont été en contact avec l'homme pendant leur vie. Il font d'excellent candidats à l'adoption. Concernant les souris, elle ne peuvent être réutilisées et son difficilement adoptables, elles seront donc mise à mort.

Remplacement

Des systèmes de gorgement artificiel de tiques ont été décrits pouvant potentiellement remplacer les animaux. Cependant leur mise en œuvre est difficile et les rendements sont moins bons que le gorgement sur animaux. Nous avons contacté des laboratoires utilisant ces systèmes et ceux-ci continuent d’utiliser le modèle animal pour le maintien de leur élevage, le système de gorgement étant utilisé pour l’infection des tiques par des agents pathogènes Un appareil pour gorgement a néanmoins été obtenu par le laboratoire. Le temps estimé nécessaire pour la mise au point des gorgements et la vérification de la possibilité de le réaliser sur les 3 stases (larves, nymphes et adultes, qui se déroulent sur une année complète) est d’au moins 5 années.

Réduction

Réduction : Le nombre d’animaux utilisés pour le maintien de l’élevage de tiques est minimisé au mieux. L’expérience des années précédentes sur l’élevage de tiques ainsi que l’expérience de nos collègues nous permet d’estimer à 150 souris (C3H/HeN) et 5 lapins New-Zealand par an pendant la durée de ce protocole. Afin de minimiser l'utilisation des lapins, ils seront utilisés pour 3 nourrissages consécutifs.

Raffinement

Raffinement : Les souris sont maintenues en groupe jusqu’à leur utilisation. Elles sont gardées en cage individuelle (5-7 jours) pendant le repas sanguin où elles sont surveillées plusieurs fois par jour, ce qui permet d’observer leur état général et aussi de récupérer les tiques déjà gorgées. Les animaux sont nourris à volonté à toutes les étapes de leur vie. Lors de leur utilisation, bien qu’isolées, les souris seront en contact olfactif et auditif avec leurs congénères. Un tunnel en plastique et un barreau à ronger seront en place. En cas d’atteinte des point limites, les souris seront euthanasiées sans délai afin de soustraire les animaux à toute souffrance ou douleur inutile. Après le sevrage et pendant 24 jours, les souris seront habituées à être manipulées. Le dépôt des larves étant rapide, aucune procédure d’anesthésie n’est à prévoir. Une fois toutes les tiques récupérées et dans un délai de maximum 7 jours, l’euthanasie de l’animal sera pratiquée. Les lapins sont hébergés dans des clapiers individuels où ils restent en contact olfactif et auditif avec leurs congénères donc lorsque l'on dépose des tiques sur eux leur hébergement ne change pas. De plus, nous réalisons une période d’habituation des lapins avec une habituation à la manipulation par l’homme et à la collerette avant de passer aux manipulations à proprement parlé. Enfin, en dehors de la période de repas sanguin, les lapins sont mis ensemble dans une « aire de jeux avec enrichissement » au moins 3h/jour (papier, barreau à ronger, plateformes). Durant le dépôt des tiques, les lapins seront anesthésiés

Choix des espèces

Les rongeurs sont les hôtes naturels des larves et les nymphes de tiques. Les lièvres sont piqués par des tiques (tous les stases, y compris les femelles) dans la nature. Le lapin de laboratoire constitue donc une bonne alternative pour le repas sanguin des stases nymphales et adultes et les souris permettent le gorgement à la fois des nymphes et des larves. Nous utiliserons des souris et lapins adultes, après une phase de training (1,5 mois)

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
Lapins : 6
Souffrances
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Le crâne du lapin adulte est assez large pour y creuser deux défauts osseux, ce qui fait servir chaque animal de témoin à lui-même. 6 lapins vont être utilisés à ce titre, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, tués à l'issue pour analyser les tissus autour de l'implant. L'unique intervention, une chirurgie de la boîte crânienne d'environ 45 minutes sous anesthésie générale, laisse une douleur locale pendant trois à cinq jours et un biomatériau candidat au remplacement de la dure-mère. Le porteur présente ce doublement des sites opératoires comme une mesure de réduction et annonce qu'aucun test statistique ne sera réalisé sur ces six animaux.

Objectifs

La dure-mère est la membrane la plus externe qui entoure le cerveau. Lorsqu’elle est abîmée, il peut être nécessaire de la remplacer par un substitut artificiel. Les produits actuellement disponibles peuvent encore provoquer des complications, comme des fuites de liquide cérébrospinal, des infections ou des douleurs. L’objectif de ce projet est d’évaluer un nouveau biomatériau conçu pour reproduire au plus près l’organisation naturelle de la dure-mère, à la fois par sa structure en couches et par son réseau de fibres. Cette étude pilote doit permettre de vérifier, dans un site d’implantation crânien pertinent, si ce matériau est bien toléré et s’il interagit favorablement avec les tissus voisins, en particulier la dure-mère et l’os.

Bénéfices attendus

À court terme, cette étude permettra de confirmer si le biomatériau candidat présente une bonne biocompatibilité et un comportement satisfaisant dans un site anatomique proche de son usage futur. Elle permettra aussi d’identifier d’éventuels effets indésirables avant d’envisager des études plus avancées. À plus long terme, ce projet pourrait contribuer au développement de substituts de dure-mère plus sûrs et plus efficaces, avec pour objectif de diminuer les complications postopératoires chez les patients et d’améliorer leur prise en charge.

Procédures

Unique intervention chirurgicale sur la boite crânienne sous anesthésie générale (durée : environ 45 min)

Impact sur les animaux

En plus d'un stress léger à modéré lié à la contention, la manipulation et l'induction de l'anesthésie, les principales nuisances attendues sont celles liées à la chirurgie : douleur locale légère à modérée pendant 3 à 5 jours au niveau des sites opératoires, ainsi qu’un faible risque d’infection. Le biomatériau implanté pourrait induire une réaction inflammatoire locale, à l'origine de signes neurologiques d'intensité variable, mais ce risque est considéré comme limité au vu des résultats préliminaires obtenus.

Devenir

La mise à mort est nécessaire pour permettre l’analyse post-mortem des tissus au niveau des sites d’implantation et du site contrôle. Cette étape est indispensable pour évaluer précisément la tolérance du biomatériau, les interactions avec la dure-mère et l’os, ainsi que la réponse tissulaire locale.

Remplacement

Une importante phase d’évaluation in vitro, associée à une étude préliminaire, a été menée en amont afin de sélectionner le biomatériau le plus prometteur, d’anticiper d’éventuelles complications et de limiter les groupes d’étude à un seul candidat implanté. Néanmoins, malgré l’intérêt de cette étape de présélection, ses limites résident dans l’impossibilité de reproduire l’ensemble des interactions biologiques, mécaniques et tissulaires observées in vivo, justifiant ainsi le recours à l’expérimentation animale. Le biomatériau développé est à visée d’implantation à long terme chez l’humain (substitut de dure-mère), des étapes pré-cliniques chez l’animal ne peuvent pas être totalement remplacées dans la perspective translationnelle pour répondre à la question scientifique que constitue l’évaluation précise du devenir après implantation et de la réaction immunitaire locale et systémique.

Réduction

Le projet a été conçu pour limiter le nombre d’animaux utilisés. Un seul biomatériau candidat est testé. De plus, chaque lapin sert de contrôle pour lui-même grâce à un site témoin sans implantation, ce qui réduit le nombre total d’animaux nécessaires. Le projet est présenté comme une étude pilote sur 6 animaux. Aucun test statistique ne sera réalisé dans cette étude pilote.

Raffinement

Les animaux bénéficieront d’une période d’acclimatation, d’un environnement enrichi, d’une chirurgie réalisée sous anesthésie générale et locale, d’une prise en charge antalgique et d’un suivi clinique renforcé. Leur état sera surveillé très étroitement, notamment pendant la première semaine postopératoire, avec une grille de score et des points limites permettant une prise en charge rapide ou, si nécessaire, une mise à mort anticipée pour éviter toute souffrance prolongée.

Choix des espèces

Le lapin a été choisi en raison de la pertinence de ce modèle pour les études sur la boîte crânienne en ingénierie tissulaire osseuse et pour l’évaluation préclinique de biomatériaux. Ce modèle est largement décrit dans la littérature, ce qui facilite la comparaison des résultats et le lapin a été choisi car son crâne est de taille suffisante pour permettre la réalisation de deux défauts standardisés chez un même individu, ce qui réduit le nombre d’animaux nécessaires. Ce modèle est bien décrit dans la littérature pour l’étude des biomatériaux dans la boîte crânienne et permet d’étudier les interactions entre l’os, le périoste et la dure-mère. Les animaux utilisés seront des lapins adultes, car le projet ne porte pas sur le développement et parce que la taille de l’animal adulte est nécessaire à la réalisation du modèle chirurgical. Les deux sexes seront inclus dans cette étude pilote. Les animaux seront adultes (5 mois et pesant environ 4kg) : les éléments évalués au cours de l’étude n’impliquent aucune notion de développement qui amènerait à utiliser des lapins immatures ou âgés, le substitut développé est à visée d’utilisation chez l’humain adulte, et la taille des lapins adultes permettra la création de deux défauts sur le même individu.

  • Tests réglementaires
    • Contrôles de qualité
Lapins : 15
Souffrances
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Produire un réactif de contrôle qualité pour la libération de lots d'un médicament anti-rejet, telle est la finalité de ce projet, qui va utiliser 15 lapins sur cinq ans dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal reçoit une puce implantée sous la peau, deux injections immunisantes, une douzaine de prélèvements sanguins à l'oreille sous contention et une transfusion de son propre sang, soit environ 165 minutes de manipulation cumulée, avant un prélèvement final sous anesthésie profonde qui le tue. Le porteur reconnaît que des méthodes sans animaux produisent déjà certains anticorps, puis affirme qu'elles ne donnent pas les propriétés "nécessaires" aux contrôles réglementaires. Le lapin est retenu parce que la matière première du médicament est elle-même produite à partir de lapins et que les pharmacopées exigent un réactif issu de la même espèce.

Objectifs

Certains patients doivent recevoir une greffe d’organe pour survivre. Pour éviter le rejet de la greffe, ils reçoivent des médicaments appelés « anti-rejet », qui diminuent l’activité du système immunitaire. La fabrication de ces médicaments doit être très strictement contrôlée afin de garantir leur qualité et leur sécurité. Pour cela, les laboratoires utilisent des tests capables de détecter d’éventuelles impuretés ou anomalies. Ces tests reposent notamment sur des anticorps, qui sont des protéines capables de reconnaître très précisément certaines molécules. Aujourd’hui, il existe des méthodes permettant de produire certains anticorps sans utiliser d’animaux. Cependant, dans certains cas, ces méthodes ne permettent pas d’obtenir des anticorps ayant les propriétés nécessaires pour les contrôles de qualité des médicaments. Dans ce projet, l’objectif est de produire des anticorps capables de reconnaître plusieurs parties d’une même cible, afin de garantir la fiabilité des tests utilisés pour le contrôle de médicaments. Ces anticorps seront produits chez le lapin, espèce couramment utilisée pour ce type de production car elle permet d’obtenir des quantités suffisantes de sérum. Les animaux seront utilisés en petits groupes (groupe de 3 animaux) afin de limiter leur nombre. Au maximum, quinze lapins seront utilisés sur une période de cinq ans. Ce nombre limité d’animaux a été choisi afin de réduire au minimum leur utilisation tout en garantissant la production d’une quantité suffisante d’anticorps. La nécessité de produire un nouveau lot sera réévaluée après chaque série de production afin de vérifier que les stocks de sérum disponibles restent suffisants pour les besoins analytiques, permettant ainsi de limiter au strict minimum le nombre d’animaux utilisés.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de produire des outils indispensables pour vérifier la qualité et la sécurité de certains médicaments utilisés chez l’humain. Lors de la fabrication de médicaments biologiques, il est essentiel de s’assurer qu’ils ne contiennent pas de contaminants ou de résidus pouvant présenter un risque pour les patients. Les anticorps produits dans ce projet permettront de détecter ces éventuelles anomalies avec une grande sensibilité. À plus long terme, ce projet contribue à garantir la sécurité des traitements administrés aux patients, notamment dans des situations médicales importantes comme les greffes d’organes.

Procédures

Au cours du projet, les lapins feront l’objet de plusieurs interventions. Après environ 10 jours d’acclimatation, une puce électronique d’identification permettant également de mesurer la température corporelle sera implantée sous la peau (durée du geste : 5 min). Après 21 jours, un petit prélèvement sanguin (10 à 15 mL) sera réalisé afin de constituer une réserve de sang qui pourra être utilisée plus tard pour une transfusion si nécessaire. Cette intervention dure environ 20 minutes. La manipulation pour la mesure du poids qui s’effectue 3 fois par semaine (lundi, mercredi et vendredi) dure environ 5 min soit 15 min au total. Deux injections seront ensuite réalisées afin de stimuler la production d’anticorps. Ces manipulations durent pour chacune 10 min soit 20 min au total. Les prélèvements sanguins seront réalisés au niveau de l’oreille. Pour cela, le lapin sera placé brièvement dans un dispositif de contention adapté. Des prélèvements supplémentaires de très faible volume pourront être réalisés dans les heures qui suivent afin de surveiller certains paramètres sanguins. Pour les prélèvements, l’acte dure 15 min soit 30 min au total pour les 2 prélèvements. A cela s’ajoute les prélèvements supplémentaires au nombre de 9 dont 5 min/prélèvement soit 45 min au total. Enfin, le prélèvement final sera réalisé sous anesthésie générale profonde, l’animal étant maintenu endormi pendant toute la procédure jusqu’à son décès. Cette étape dure 30 min. Au total, le temps cumulé de manipulation des animaux au cours de l’ensemble des interventions est estimé à environ 165 minutes par animal.

Impact sur les animaux

La réalisation des injections et des prélèvements sanguins peut entraîner une douleur transitoire liée à l’introduction de l’aiguille à travers la peau et dans la paroi vasculaire. Dans de rares cas, une réaction excessive du système immunitaire peut survenir après l’injection, susceptible d’entraîner une dégradation rapide de l’état clinique de l’animal et pouvant aller jusqu’au décès. Les prélèvements sanguins répétés nécessaires à la constitution du stock de sérum peuvent également entraîner une fatigue temporaire ou une diminution du volume sanguin, une réduction de l’activité ou de la prise alimentaire et hydrique.

Devenir

Le prélèvement final permet de collecter une quantité de sang suffisante pour produire les anticorps nécessaires. Cette étape est indispensable pour atteindre les objectifs du projet et ne permet pas de maintenir les animaux en vie. En cas de dégradation de l’état de santé d’un animal (par exemple une perte de poids) et que cette situation ne s’améliore pas spontanément ou malgré la prise en charge par le vétérinaire, une euthanasie anticipée sera réalisée afin d’éviter toute souffrance inutile.

Remplacement

Aujourd’hui, il existe des technologies permettant de produire certains anticorps en laboratoire sans utiliser d’animaux. Cependant, ces technologies ne permettent pas encore de reproduire certaines caractéristiques des anticorps. Ils doivent reconnaître plusieurs parties d’une même cible afin de garantir la fiabilité des tests utilisés pour le contrôle des médicaments. Les tests de contrôle doivent être valides et conformes aux exigences des autorités sanitaires. Les méthodes alternatives disponibles ne permettent pas encore d’obtenir ce type d’anticorps avec les propriétés requises. Pour ces raisons, l’utilisation d’animaux reste donc nécessaire dans ce contexte.

Réduction

Le nombre d’animaux a été limité au strict minimum nécessaire pour produire une quantité suffisante d’anticorps. Les animaux sont utilisés en petits groupes (3 lapins/cible), permettant d’obtenir un volume suffisant tout en limitant leur nombre. La nécessité de produire un nouveau lot sera réévaluée après chaque série de production afin de vérifier que les stocks de sérum disponibles restent suffisants pour les besoins analytiques, permettant ainsi de limiter au strict minimum le nombre d’animaux utilisés.

Raffinement

Les animaux bénéficieront d’une période de repos de trois semaines après leur arrivée afin de permettre la stabilisation de leur état physiologique avant le début de la procédure. Les injections et les prélèvements sanguins seront réalisés au niveau de la veine (injection) et de l’artère (prélèvement) de l’oreille. Afin de limiter la douleur et l’inconfort associés à ces manipulations, un anesthésique local sera appliqué avant chaque procédure. Un suivi clinique attentif et régulier sera réalisé afin d’évaluer l’état général de l’animal. Ce suivi comprendra notamment la surveillance de paramètres cliniques tels que la température corporelle, la coloration des muqueuses et des oreilles, et l’état général de l’animal. Afin de prévenir une diminution des paramètres sanguins et de limiter les effets liés à la réduction du volume sanguin, une transfusion sanguine autologue (sang prélevé sur un animal et réutilisé chez ce même animal) préventive sera réalisée après le second prélèvement. Cette mesure vise à maintenir les paramètres sanguins (globules rouges) dans les valeurs physiologiques et à réduire les conséquences du prélèvement sanguin sur le volume global. Les animaux seront manipulés de manière calme et progressive afin de limiter les réponses de stress.

Choix des espèces

L’espèce lapin a été retenue car la matière première du médicament étudié est elle-même produite à partir du lapin. Conformément aux exigences des guides internationaux, notamment de la pharmacopée européenne et de la pharmacopée américaine, ainsi qu’aux conditions définies dans l’autorisation de mise sur le marché, les réactifs biologiques utilisés pour la validation et le contrôle qualité doivent être produits dans des conditions comparables à celles du procédé de fabrication du médicament. Afin de garantir la pertinence et la fiabilité des méthodes analytiques utilisées pour le contrôle des lots pharmaceutiques, les sérums témoins doivent donc être produits à partir de la même espèce animale que celle utilisée pour la fabrication du médicament. Dans ce contexte, le lapin permet de produire des anticorps présentant des caractéristiques comparables à celles du produit pharmaceutique étudié. Les animaux utilisés seront des lapins adultes âgés d’environ 14 semaines, présentant un poids moyen d’environ 3,5 kg au début du protocole (J0). À cet âge, les animaux ont atteint une maturité physiologique et immunologique permettant une réponse immunitaire efficace et stable. L’utilisation d’animaux plus jeunes pourrait être associée à une réponse immunitaire moins mature et moins reproductible, tandis que l’utilisation d’animaux plus âgés n’apporterait pas de bénéfice scientifique supplémentaire dans ce contexte. Par ailleurs, l’âge et le poids des animaux à J0 sont définis dans le cahier des charges de production, afin de garantir la reproductibilité des procédures et la qualité de la production d’anticorps.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
Lapins : 1
Souffrances
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Un seul lapin va être utilisé, anesthésié puis tué avant tout réveil. Quatre écouvillons lui sont passés dans la bouche, le nez, l'œil et le rectum, cinq minutes maximum par site, avant une injection d'euthanasiant directement dans le cœur. Ces échantillons, avec de l'urine et des fèces, serviront de référence pour valider une méthode d'analyse chez un client engagé dans un programme de bactéries anticancéreuses, sans qu'aucune expérience porte sur le lapin lui-même. Le porteur écrit qu'il n'est "pas nécessaire de recourir à plusieurs donneurs" et que ces matrices "ne peuvent être issues que d'un lapin".

Objectifs

L’objectif du projet est de collecter diverses matrices biologiques issues d’un lapin, qui serviront par la suite de référence pour la validation de méthodes d’analyses qui seront réalisées chez le client, dans le cadre de son programme de développement clinique de bactéries à activité anti-cancéreuses. Des écouvillons issus de différents sites (buccal, nasal, lacrymal et rectal) ainsi que des échantillons d’urine et de fèces seront ainsi collectés sur un seul animal (lapin mâle).

Bénéfices attendus

Les résultats attendus permettront de contribuer à la validation d’une méthode ex-vivo pour la quantification de bactéries actuellement développées pour traiter certains types de cancer. Le programme de développement étant bien avancé, il est nécessaire de procéder à ces étapes analytiques avant la rédaction d’un essai dit de « bonne pratique de laboratoire » (GLP ) chez le lapin puis d’un essai clinique.

Procédures

L’animal subira une injection intramusculaire d’anesthésique (5 secondes) puis un prélèvement à l’aide d’un écouvillon fin des cavités buccale, nasale, lacrymale et rectale (maximum 5 minutes par site) qui se terminera par une injection intracardiaque d’un euthanasiant pour assurer la mort (5 secondes).

Impact sur les animaux

Une douleur légère peut être ressentie par l’animal lors de l’injection intramusculaire de l’anesthésique. L’entièreté de la procédure sera réalisée ensuite sous anesthésie générale et l’animal sera mis à mort à son issue.

Devenir

L’animal sera mis à mort (procédure sans réveil)

Remplacement

Un essai de toxicité sera réalisé par le client chez le lapin (requis par les autorités de santé) et les matrices nécessaires aux investigations analytiques ne peuvent être issues que du même modèle animal. Aussi, ces matrices biologiques ne peuvent être issues que d’un lapin.

Réduction

La présente demande ayant pour but de soutenir une étude de validation et les matrices étant considérées comme naïves, il n'est pas nécessaire de recourir à plusieurs donneurs. Tous les échantillons peuvent donc provenir d'un seul animal.

Raffinement

L’entièreté de la procédure sera réalisée sous anesthésie fixe et sans réveil. Le prélèvement par écouvillon ne durera que 5min par site au maximum et aucune nuisance n’est attendue.

Choix des espèces

Lors d’évaluation de nouvelles thérapies à visée humaine, au minimum 2 modèles animaux doivent être utilisés. Des études ont déjà montré des résultats très encourageants chez la souris et les études chez le lapin sont toujours en cours. Un lapin adulte de 3 à 4kg sera utilisé pour ce projet.

  • Recherche fondamentale
    • Organes sensoriels
Lapins : 18
Souffrances
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Devenir
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 18

Quatre plaies cutanées par animal, soit 72 au total, sont créées chirurgicalement sur 18 lapins sous anesthésie de 30 à 45 minutes, avec quatre anneaux cousus dans la peau au fil non résorbable et laissés en place trente jours. Le niveau de souffrance déclaré est modéré, avec hypothermie, douleur post-opératoire, perte d'appétit et déshydratation. Tous sont tués à trente jours pour prélever la plaie cicatrisée et évaluer un pansement liquide destiné à une demande d'autorisation de mise sur le marché. Le lapin a été choisi parce que les rongeurs arrachent les corps étrangers posés sur leur peau, un gilet sur mesure permettant ici d'empêcher l'accès à la zone lésée.

Objectifs

La peau est le plus étendu des organes du corps humain qui assure plusieurs fonctions vitales pour l’organisme. Cet organe est soumis tout au long de la vie à de nombreux dommages, provoqués par des facteurs extérieurs d’origine physique (coupures), mécanique (ulcères), thermique (brûlures) et/ou chimique (radiations). La sévérité des dommages couplés à d’autres facteurs, tels que l’âge, le diabète et la nutrition, peuvent conduire à une mauvaise voire non-cicatrisation des plaies, appelées les plaies chroniques. Elles impactent fortement la qualité de vie des patients, jusqu’à engager leur pronostic vital. Ce problème de santé publique est amené à s'accroître avec le vieillissement de la population et l'augmentation de la prévalence du diabète et de l'obésité. L’objectif de cette étude est de déterminer l’efficacité de différentes solutions de pansement liquide nouvelle génération développées par notre laboratoire (comparativement à des techniques utilisées couramment) le soin de plaies cicatrisant par seconde intention (plaies chronique ou aigüe) 1 – évaluer la qualité de la cicatrisation en fin du processus cicatriciel : un prélèvement histologique sera réalisé à J30 à la fin de la phase de ré-épithélialisation de la plaie. 2 – évaluer la durée de cicatrisation : un contrôle visuel 2 fois par semaine permettra d’évaluer le stade de cicatrisation de la plaie. Parmi les modèles de cicatrisation cutanée qu'on retrouve dans la littérature, nous avons retenu celui faisant appel à une biopsie cutanée suivie de la mise en place de disque de silicone permettant d’éviter la rétraction spontanée de la peau. Ce modèle présente l’avantage de refléter au mieux le phénomène de cicatrisation humaine. Par ailleurs, les tests précliniques sont indispensables à l’évaluation d’un dispositif médical avant le passage aux tests cliniques chez l’Homme. La formule sélectionnée pourra alors passer à l’étape suivante du marquage CE : l’étude clinique

Bénéfices attendus

Au travers de cette étude, nous espérons observer une diminution du temps de cicatrisation avec nos formulations comparativement aux pansements standard. Mais également une amélioration de la qualité de la cicatrise via une observation histologique en fin de cicatrisation. Par ailleurs, ces essais nous permettrons d’obtenir des preuves précliniques qui seront utilisées dans le cadre de la demande d’autorisation de mise sur la marché.

Procédures

Procédure chirurgicale induction des plaies et pansement sous anesthésie générale. L’anesthésie durera 30-45 min. 1 injection d’anesthésique 4 injections d’anti-inflammatoire 4 plaies cutanées 4 poses de pansement Suture de 4 anneaux sur la peau au fil non résorbable. Ces anneaux resteront en place durant toute la durée de l’étude

Impact sur les animaux

Hypothermie liée à l'anesthésie Douleur post opératoire Perte d’appétit, deshydratation

Devenir

Tous les animaux de l’étude seront mis à mort. A 30 jours, à la fin de la phase de ré-épithélialisation de la plaie, les animaux seront mis à mort et un prélèvement de la plaie cicatrisée sera réalisé pour évaluer la qualité de la cicatrisation.

Remplacement

Les plaies cicatrisants par seconde intention sont des plaies complexes qui touchent les différentes structures de la peau (allant de l’hypoderme à l’épiderme) et qui subissent des forces mécaniques qui peuvent être importantes en fonction de la localisation de la plaie. Par ailleurs, les méthodes d’analyse in vitro ne prennent pas en considération l’environnement locale et systémique impliqués dans le processus de cicatrisation. Il n’existe donc pas de modèles in vitro permettant de prendre en compte tous ces paramètres. De plus, dans le développement d’un dispositif médical innovant, il est nécessaire de tester les formulations sélectionnées sur des modèles animaux afin d’appréhender la biocompatibilité et l’efficacité des dispositifs avant le passage chez l’Homme.

Réduction

Cette étude est une étude pilote qui nous permet principalement de faire de l’imagerie pour observer les différences sur le processus cicatriciel en fonction de la solution de pansement utilisée. Pour chaque formule trois réplicas seront réalisés afin de pouvoir observer et comparer la cicatrisation sur 3 individus (lapins). Ces 3 réplicas nous permettrons également de comparer la différence de temps de cicatrisation entre différentes solutions de suture. 3 animaux par groupe est le minimum acceptable pour pouvoir conclure statistiquement sur l’étude. 4 plaies seront réaliser sur le dos d’un animal afin de réduire le nombre d’animaux dans l’étude.

Raffinement

Les animaux bénéficient de plateforme dans leurs cages, de jouets et de morceaux de bois à ronger dans leur environnement de vie. Les animaux font l’objet d’une surveillance quotidienne de la naissance à la mort par le personnel animalier. Ainsi qu’une visite quotidienne la première semaine post opératoire puis deux fois par semaine de la part de l’opérateur de l’étude. Au cours de l’étude, l’animal devra porte un gilet de protection des pansements. Les 2 semaines précédant la chirurgie, les animaux sont progressivement habitués au port du gilet. Jour 1 : le gilet est déposé dans la cage quelques minutes, Jour 2 : le gilet est mis en place sur l’animal 2 minutes. La durée augmente graduellement sur 2 semaines. Le dernier jour de l’habituation, l’animal porte le gilet 10 heures consécutives. L’animal sera placé sous anesthésie générale lors de la chirurgie. Les animaux recevront un traitement anti-inflammatoire et antalgique les 3 premiers jours post opératoire qui permettra de réduire la douleur ressentie. Le traitement pourra se poursuivre en fonction des signes cliniques observés quotidiennement les jours suivants. Les animaux seront suivis quotidiennement durant environ 30j (le temps de la cicatrisation) puis seront mis à mort. Au cours de l’anesthésie, l’animal pourrait se refroidir. Pour pallier cet inconfort qui pourrait engendrer une mauvaise récupération des suites de l’anesthésie, l’animal sera placé sur un tapis chauffant tout le long de la chirurgie, jusqu’à son réveil.

Choix des espèces

Les modèles animaux préférentiellement utilisés dans la littérature dans ce type d’expérimentation sont les rongeurs, le lapin ou encore le porc. Les rongeurs ont tendance à retirer/arracher tout corps étranger présent sur leur peau, ce qui empêche toute chance de conclusion sur l’efficacité d’un système de pansement de plaie. Chez le lapin, il est possible de protéger la zone lésée grâce à un gilet de protection conçu sur mesure. Ce gilet permet à la plaie de cicatriser sans sollicitations de l’animal. Animaux choisis : adulte, 2.5kg Poids des animaux adaptés au gilet de protection fait sur mesure pour des animaux matures. Surface (cm²) du dos adaptée à la réalisation des 4 pansements. Animal mature avec structure anatomique de la peau et système immunitaire adaptés au besoin de l’étude.

Prélèvement sanguin chez le lapin

(NTS-FR-087241v1 – 03/07/2026)
  • Recherche appliquée
    • Cancers
Lapins : 2
Souffrances
▲ 2
▲ -
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 2

Anesthésiés, saignés d'environ 100 millilitres, puis tués par injection intracardiaque sans jamais reprendre connaissance, 2 lapins vont être utilisés dans ce projet. Leur sang sert à isoler des cellules mononucléées et à tester hors de leur corps la réaction de ces cellules à des souches bactériennes présentées comme anticancéreuses. Le porteur reconnaît que des lignées cellulaires de lapin cultivées in vitro seraient l'approche idéale, mais juge leur variété trop limitée aujourd'hui. Le lapin est retenu pour son grand volume sanguin et parce que l'évaluation d'une thérapie destinée à l'être humain exige selon lui au moins deux espèces, la souris ayant déjà servi.

Objectifs

L’objectif du projet est de collecter une quantité suffisante de sang total de lapin pour la réalisation de tests ex vivo sur les cellules mononucléées du sang périphérique (PBMC). Le but des tests ex vivo est de tester la réponse de ces cellules face à différentes souches bactériennes à activité anti-cancéreuse. Ce projet permettra donc de : - Valider le modèle lapin pour l’utilisation des souches bactériennes anticancéreuses au même titre que la souris - Sélectionner les souches bactériennes offrant la réponse cellulaire souhaitée

Bénéfices attendus

Des résultats préliminaires encourageants ont été obtenus mais nécessitent de tester la réactivité des PBMC de lapin vis à vis d’autres souches bactériennes anticancéreuses. De nombreux développements précliniques sont actuellement menés sur ce projet dont la finalité est d’utiliser ces bactéries chez l’homme dans le traitement de cancer.

Procédures

Les animaux subiront une injection intramusculaire d’anesthésique (5 secondes) puis un prélèvement sanguin (maximum 5 minutes) qui se terminera par une injection intracardiaque d’un euthanasiant pour assurer la mort (5 secondes).

Impact sur les animaux

Une douleur légère peut être ressentie par l’animal lors de l’injection intramusculaire de l’anesthésique. L’entièreté de la procédure sera réalisée ensuite sous anesthésie générale. La ponction cardiaque ne durera pas plus de 5min et les animaux seront mis à mort à son issue.

Devenir

Les 2 animaux seront mis à mort à l’issue de la procédure sans réveil.

Remplacement

Idéalement, cette étude pourrait être réalisée sur des lignées cellulaires de lapin cultivées in vitro. Cependant la variété des lignées cellulaires de lapin disponible est encore aujourd’hui très limitée et ne permettrait pas d’évaluer l’effet des bactéries sur l’ensemble des cellules du sang contrairement à un prélèvement sanguin frais.

Réduction

Seuls 2 animaux seront utilisés pour obtenir le volume de sang requis (environ 100mL). Cette étude a pour but de réduire le nombre d’animaux pour la suite du projet. En effet, si aucune des souches bactériennes ne provoque la réponse attendue dans les cellules de lapin alors il n’y aura pas d’expériences in vivo chez le lapin. Et inversement, si les expériences avec les PBMC montrent la réponse attendue, cela apportera la preuve que le lapin constitue un modèle approprié (sans avoir travaillé in vivo) et les études de toxicité réglementaires requises pourront être directement lancées.

Raffinement

L’entièreté de la procédure sera réalisée sous anesthésie fixe et sans réveil. Le prélèvement sanguin ne durera que 5min au maximum et aucune nuisance n’est attendue.

Choix des espèces

Lors d’évaluation de nouvelles thérapies à visé humaine, au minimum 2 modèles animaux doivent être utilisés. Des études ont déjà montré des résultats très encourageants chez la souris et c’est maintenant le lapin qui a été choisi pour la suite du projet. Le grand volume sanguin du lapin en fait un modèle de choix pour ce type d’expérience qui a pour but de récolter un maximum de cellules sanguines. Des lapins adultes de 3 à 4kg seront utilisés pour permettre d’avoir un système immunitaire mature et de pouvoir prélever un volume sanguin suffisant (dépendant du poids).

  • Recherche appliquée
    • Cancers
Lapins : 30
Cochons : 30
Souffrances
▲ -
▲ 60
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 2
 58

Pour produire les données précliniques nécessaires au marquage CE d'un dispositif médical, 30 lapins et 30 porcs vont être utilisés dans des procédures d'un niveau de souffrance léger, la plupart tués pour prélever le cerveau, deux lapins réutilisés dans d'autres travaux. Sous anesthésie pouvant durer deux heures, ils reçoivent des ultrasons focalisés ouvrant la barrière hémato-encéphalique, un scanner et jusqu'à trois IRM, une partie recevant un traitement anticancéreux par voie intraveineuse. Le porteur indique que le lapin paraît le plus petit organisme permettant de tester la sonde, adaptée à l'homme. La finalité industrielle, la certification d'un appareil, encadre l'ensemble du protocole.

Objectifs

La barrière hémato-encéphalique (BHE) est une barrière qui isole le cerveau du reste de l’organisme. On distingue donc deux « zones » : le compartiment cérébral et les vaisseaux sanguins. Si cette protection permet de limiter les infections du cerveau et le passage de médicaments qui pourraient avoir des effets toxiques, elle limite également au moins 95% des molécules de traitement de certaines maladies du cerveau comme les glioblastomes ou les épilepsies résistantes. Des traitements par ultrasons focalisés (FUS) reposent sur la focalisation d’un faisceau d’ondes ultrasonores (même type d’onde utilisé en échographie à des fréquences différentes) pour concentrer l’énergie dans une zone. Dans cette région très localisée, il est possible d’induire des effets permettant de désorganiser temporellement la BHE, des molécules peuvent alors passer. L’objectif de ce projet est d’obtenir des données précliniques pour l’élaboration d’une étude clinique en vue d’obtenir le marquage CE d’un nouveau dispositif médical à visée thérapeutique. L’étude clinique portera sur le traitement des métastases issues de cancer primitif du poumon et du sein qui engendrent des métastases dans le cerveau chez 25% des patients et ne donne qu’une année d’espérance de vie. L’hébergement et l’imagerie seront réalisés dans un établissement utilisateur (EU1/2) et le traitement FUS et les traitements médicamenteux seront réalisés dans un autre établissement (EU 2/2).

Bénéfices attendus

Ce projet pourrait apporter les données nécessaires à son utilisation en étude clinique pour permettre à terme de traiter des tumeurs du cerveau notamment les métastases.

Procédures

Les animaux subiront au maximum 4 injections sous cutanée ou intra musculaires pour les anesthésier en une seconde. L’anesthésie durera au maximum deux heures. Les animaux recevront les ultrasons focalisés (FUS) une seule fois (2 minutes maximum) ainsi qu’un scanner (15 min) et au maximum trois IRM de 30 min chacun. Une partie des animaux subiront un traitement anti cancéreux par voie intraveineuse (maximum 1h30).

Impact sur les animaux

Les animaux subiront au maximum 4 injections sous cutanée ou intra musculaires pour les anesthésier (EU ½ et 2/2). L’anesthésie durera au maximum deux heures. Les animaux recevront les ultrasons focalisés (FUS) EU 2/2) une seule fois ainsi qu’un scanner et au maximum trois IRM (EU ½). Une partie des animaux subiront un traitement anti cancéreux par voie intraveineuse(EU 2/2).

Devenir

Les animaux seront mis à mort pour prélever le cerveau et faire des analyses.

Remplacement

Il existe des modélisations de BHE. Cependant, les outils in vitro ont déjà été utilisés lors du développement de l’appareil. La sonde est adaptée à l’homme, le lapin parait être le plus petit organisme permettant de tester cette sonde.

Réduction

Aucune étude statistique ne sera réalisée à ce stade. A chaque étape des critères d’exclusion permettent d’arrêter le projet si nécessaire. Les animaux seront commandés de façon à pouvoir arrêter la procédure dès que nécessaire. Il sera évalué si les hémisphères du cerveau peuvent être distinguées car le cerveau du lapin ou du porc jeune sont assez petits. Un hémisphère recevrait le traitement FUS et l’autre non. Cela permettrait d’utiliser 8 animaux en moins.

Raffinement

Les animaux seront hébergés en groupe sociaux. Lapin : L’anesthésie se fera par injection sous cutanée, moins douloureuse que l’injection intra musculaire. Porc : l’anesthésie sera faite sans contention (aiguille au bout d’un prolongateur). Les animaux seront familiarisés (mise en présence) avec les cages de transport. Pendant le transport où l’animal est en fin de réveil, le vétérinaire sera présent avec une mallette d’urgence et le véhicule sera chauffé si nécessaire.

Choix des espèces

Des essais précliniques ont été réalisés chez le rat mais avec une sonde plus petite qui a servi au développement de l’appareil. Pour le choix de l’espèce animale, le lapin est intéressant car il possède un modèle tumoral, ce qui pourra avoir son intérêt dans de futurs projets, ou le porc car il a déjà été utilisé dans ce domaine. C’est pourquoi la première étape du projet consistera à déterminer quel est le meilleur modèle animal. Lapin : adulte afin d’avoir un cerveau de taille maximale, c’est-à-dire vers 4 mois ou 16 semaines. Porc entre 6 et 10 kg selon la littérature afin que l’épaisseur du crâne ne soit pas trop épaisse.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
Lapins : 30
Cochons : 30
Souffrances
▲ -
▲ 60
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 2
 58

Pour tester un dispositif à ultrasons censé ouvrir temporairement la barrière hémato-encéphalique, 30 lapins et 30 porcs vont être utilisés dans des procédures d'un niveau de souffrance léger. Chaque animal est anesthésié jusqu'à deux heures, reçoit une séance d'ultrasons focalisés, un scanner et jusqu'à trois IRM, une partie subissant en plus une injection de traitement anticancéreux. L'enjeu déclaré est de réunir les données précliniques d'un futur essai clinique sur des métastases cérébrales, en vue d'un marquage CE. Cinquante-huit animaux sont tués pour prélever le cerveau, deux lapins étant réutilisés.

Objectifs

La barrière hémato-encéphalique (BHE) est une barrière qui isole le cerveau du reste de l’organisme. On distingue donc deux « zones » : le compartiment cérébral et les vaisseaux sanguins. Si cette protection permet de limiter les infections du cerveau et le passage de médicaments qui pourraient avoir des effets toxiques, elle limite également au moins 95% des molécules de traitement de certaines maladies du cerveau comme les glioblastomes ou les épilepsies résistantes. Des traitements par ultrasons focalisés (FUS) reposent sur la focalisation d’un faisceau d’ondes ultrasonores (même type d’onde utilisé en échographie à des fréquences différentes) pour concentrer l’énergie dans une zone. Dans cette région très localisée, il est possible d’induire des effets permettant de désorganiser temporellement la BHE, des molécules peuvent alors passer. L’objectif de ce projet est d’obtenir des données précliniques pour l’élaboration d’une étude clinique en vue d’obtenir le marquage CE d’un nouveau dispositif médical à visée thérapeutique. L’étude clinique portera sur le traitement des métastases issues de cancer primitif du poumon et du sein qui engendrent des métastases dans le cerveau chez 25% des patients et ne donne qu’une année d’espérance de vie. L’hébergement et l’imagerie seront réalisés dans un établissement utilisateur (EU1/2) et le traitement FUS et les traitements médicamenteux seront réalisés dans un autre établissement (EU 2/2).

Bénéfices attendus

Ce projet pourrait apporter les données nécessaires à son utilisation en étude clinique pour permettre à terme de traiter des tumeurs du cerveau notamment les métastases.

Procédures

Les animaux subiront au maximum 4 injections sous cutanée ou intra musculaires pour les anesthésier en une seconde. L’anesthésie durera au maximum deux heures. Les animaux recevront les ultrasons focalisés (FUS) une seule fois (2 minutes maximum) ainsi qu’un scanner (15 min) et au maximum trois IRM de 30 min chacun. Une partie des animaux subiront un traitement anti cancéreux par voie intraveineuse (maximum 1h30).

Impact sur les animaux

Les animaux subiront au maximum 4 injections sous cutanée ou intra musculaires pour les anesthésier (EU ½ et 2/2). L’anesthésie durera au maximum deux heures. Les animaux recevront les ultrasons focalisés (FUS) EU 2/2) une seule fois ainsi qu’un scanner et au maximum trois IRM (EU ½). Une partie des animaux subiront un traitement anti cancéreux par voie intraveineuse(EU 2/2).

Devenir

Les animaux seront mis à mort pour prélever le cerveau et faire des analyses.

Remplacement

Il existe des modélisations de BHE. Cependant, les outils in vitro ont déjà été utilisés lors du développement de l’appareil. La sonde est adaptée à l’homme, le lapin parait être le plus petit organisme permettant de tester cette sonde.

Réduction

Aucune étude statistique ne sera réalisée à ce stade. A chaque étape des critères d’exclusion permettent d’arrêter le projet si nécessaire. Les animaux seront commandés de façon à pouvoir arrêter la procédure dès que nécessaire. Il sera évalué si les hémisphères du cerveau peuvent être distinguées car le cerveau du lapin ou du porc jeune sont assez petits. Un hémisphère recevrait le traitement FUS et l’autre non. Cela permettrait d’utiliser 8 animaux en moins.

Raffinement

Les animaux seront hébergés en groupe sociaux. Lapin : L’anesthésie se fera par injection sous cutanée, moins douloureuse que l’injection intra musculaire. Porc : l’anesthésie sera faite sans contention (aiguille au bout d’un prolongateur). Les animaux seront familiarisés (mise en présence) avec les cages de transport. Pendant le transport où l’animal est en fin de réveil, le vétérinaire sera présent avec une mallette d’urgence et le véhicule sera chauffé si nécessaire.

Choix des espèces

Des essais précliniques ont été réalisés chez le rat mais avec une sonde plus petite qui a servi au développement de l’appareil. Pour le choix de l’espèce animale, le lapin est intéressant car il possède un modèle tumoral, ce qui pourra avoir son intérêt dans de futurs projets, ou le porc car il a déjà été utilisé dans ce domaine. C’est pourquoi la première étape du projet consistera à déterminer quel est le meilleur modèle animal. Lapin : adulte afin d’avoir un cerveau de taille maximale, c’est-à-dire vers 4 mois ou 16 semaines. Porc entre 6 et 10 kg selon la littérature afin que l’épaisseur du crâne ne soit pas trop épaisse.

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
    • Troubles sensoriels
Souris : 300
Rats : 240
Lapins : 200
Souffrances
▲ -
▲ 740
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 40
 700

740 rats, souris et lapins, le plus souvent juvéniles, vont être utilisés dans des procédures d'un niveau de souffrance léger. Ils reçoivent des traitements oculaires par gouttes jusqu'à six fois par jour ou par injections dans l'œil, sous anesthésie, pour étudier des traitements de la myopie sur un œil en croissance. La plupart sont tués à la fin pour analyser leurs yeux. Environ 10 %, surtout des mères et des petits écartés avant le début, peuvent être réutilisés dans d'autres protocoles.

Objectifs

Le développement de l’œil durant l’enfance et l’adolescence constitue un processus dynamique et particulièrement sensible aux influences environnementales, génétiques et biologiques. Au cours des premières années de vie, la croissance oculaire est marquée par une série d’étapes critiques conduisant à la maturation des structures anatomiques essentielles – cornée, cristallin, rétine, sclère – ainsi qu’à l’établissement des fonctions visuelles fondamentales telles que l’acuité, la coordination binoculaire et l’amétropie. Cette période de plasticité accrue rend l’œil des jeunes particulièrement réactif aux facteurs externes, notamment aux traitements pharmacologiques, interventions optiques ou approches thérapeutiques émergentes. Dans un contexte où la prévalence des troubles de la vision, en particulier la myopie, connaît une augmentation importante à l’échelle mondiale, l’intérêt pour des stratégies de prévention ou de modulation de la croissance oculaire s’est intensifié. Plusieurs traitements existent déjà pour influencer cette croissance — comme les collyres à faible dose d’atropine, les lentilles défocalisantes ou certaines approches comportementales. Parallèlement, le développement de nouveaux agents thérapeutiques, fondés sur des mécanismes cellulaires, moléculaires ou biomécaniques, ouvre des perspectives prometteuses mais encore insuffisamment comprises. Étudier les effets de traitements actuels ou innovants sur l’œil en développement constitue donc un enjeu scientifique majeur. Une telle recherche permettrait de mieux comprendre comment ces traitements modulent la physiologie oculaire (croissance axiale, remodelage scléral, réponses rétiniennes) tout en garantissant leur innocuité à long terme. Elle contribuerait également à éclairer les mécanismes fondamentaux qui sous‑tendent la croissance oculaire, améliorant ainsi la prise en charge des jeunes patients et orientant le développement de futures interventions thérapeutiques plus ciblées et plus sûres.

Bénéfices attendus

Le principal bénéfice attendu de ce projet est d’évaluer avec précision l’impact de nouvelles approches thérapeutiques sur la croissance de l’œil en développement. Durant l’enfance et l’adolescence, les structures oculaires – notamment la sclère, la choroïde et la rétine – subissent des processus de maturation complexes qui peuvent être influencés par l’administration de traitements. Il est donc essentiel de caractériser de manière rigoureuse les effets potentiels, bénéfiques ou indésirables, d’un produit administré par voie oculaire ou systémique au cours de cette période sensible. Le projet permettra d’examiner finement les modifications structurelles et fonctionnelles susceptibles d’apparaître après exposition au traitement. Les paramètres d’intérêt pourront inclure : des variations de la croissance axiale du globe oculaire, des modifications du remodelage scléral ou de l’épaisseur cornéenne, des altérations des couches rétiniennes ou choroïdiennes, des perturbations éventuelles des voies de signalisation impliquées dans la régulation de la croissance oculaire. L’évaluation s’appuiera sur des examens ophtalmologiques in vivo reconnus pour leur fiabilité et leur caractère non invasif, tels que : l’examen à la lampe à fente, la rétinographie, la pachymétrie, l’électrorétinographie (ERG), et, si nécessaire, des examens complémentaires comme la biométrie axiale ou l’OCT. Ces techniques permettront de suivre avec précision l’évolution des structures oculaires ainsi que la fonction visuelle, et de détecter à la fois les effets recherchés et d’éventuels effets indésirables induits par le traitement. Ces travaux contribueront à identifier les stratégies thérapeutiques les plus sûres et les plus efficaces pour intervenir sur un œil en croissance, tout en approfondissant la compréhension des mécanismes biologiques impliqués. Ils permettront également d’optimiser les modalités d’administration du produit et d’assurer que son utilisation future s’inscrive dans une démarche rigoureuse, conforme aux exigences scientifiques et éthiques.

Procédures

Les animaux inclus dans ce projet seront soumis à différentes interventions réparties sur une période allant de 1 à 12 mois, selon les objectifs et la réponse au traitement évalué. Ces interventions comprennent : 1. L’administrations du produit : Elles pourront être réalisées par instillation (1 à 6 fois/jour), nécessitant seulement une contention et durant quelques secondes ; par injection intra ou péri oculaire, généralement hebdomadaire mais pouvant aller jusqu’à une fréquence tous les deux jours si nécessaire ; par injection systémique, quotidienne ou espacée, durant 1 à 2 minutes. Les injections seront effectuées sous anesthésie locale et/ou générale légère afin d’immobiliser l’animal et d’éviter toute douleur. 2. Les examens ophtalmologiques : Les animaux feront l’objet d’un suivi in vivo comprenant : Lampe à fente (en baseline puis régulièrement, durée < 5 min), la biométrie axiale pour la mesure de la longueur du globe, l’OCT pour l’analyse de l’épaisseur et de l’organisation rétino choroïdienne, la rétinographie, l’ERG pour l’évaluation de la fonction rétinienne, la pachymétrie pour mesure de l’épaisseur cornéenne, la tonométrie si nécessaire pour mesurer la pression intraoculaire. Ces examens qui durent en moyenne 10-15min seront effectués une fois par semaine le premier mois, et regroupés autant que possible sous une seule anesthésie. Ils seront mensuel par la suite. Si plusieurs séances sont nécessaires, un intervalle de 1 à 2 jours sera respecté pour le bien être de l’animal. 3. Suivi et conditions d’examen : Les procédures nécessitant une immobilité stricte (biométrie, OCT, ERG…) seront réalisées sous anesthésie générale légère. Pendant la manipulation les yeux seront régulièrement humidifiés pour éviter le dessèchement cornéen et les animaux seront maintenus sur un support chauffant pour prévenir l’hypothermie. Après chaque intervention, les animaux seront replacés rapidement dans leur cage pour limiter le stress. Les conditions d’hébergement seront adaptées à chaque espèce, avec des enrichissements favorisant le bien être (abris, matériaux à ronger, plateformes…). 4. Les prélèvements sanguins: Ils pourront être effectués en général une fois par semaine, sous contention ou anesthésie selon l’espèce et la technique, et dureront 1 à 2 minutes.

Impact sur les animaux

Dans le cadre des procédures prévues dans ce projet – incluant l’administration du produit par voies oculaires ou systémiques, les anesthésies répétées nécessaires aux gestes techniques et les évaluations in vivo de la structure et du fonctionnement oculaires – plusieurs nuisances ou effets indésirables potentiels peuvent être attendus. Bien que ces procédures soient globalement peu invasives et généralement bien tolérées, certains points doivent être anticipés. 1. Effets indésirables liés aux anesthésies légères. Les anesthésies utilisées pour l’administration du produit ou les examens ophtalmologiques (ERG, rétinographie, OCT, etc.) peuvent provoquer des effets transitoires tels qu’une hypothermie per- et post‑anesthésique, compensée par un tapis chauffant, une sécheresse cornéenne due à la diminution du clignement, ou une brève désorientation au réveil. Ces effets sont réversibles et bien contrôlés par les mesures habituelles. 2. Effets indésirables liés aux administrations oculaires. Les instillations ou injections péri‑ ou intra‑oculaires peuvent entraîner une irritation conjonctivale légère, une augmentation temporaire des sécrétions oculaires, une sensation de gêne ou un comportement de frottement, surtout en début d’intervention, ainsi qu’un faible risque d’inflammation locale, en général transitoire. Ces manifestations sont attendues, modérées et diminuent rapidement. 3. Effets indésirables liés aux examens répétés. La répétition des examens ophtalmologiques in vivo peut induire un stress léger et transitoire lié aux manipulations, ainsi qu’un risque mineur d’irritation locale, notamment en cas d’utilisation répétée de collyres. 4. Effets potentiels liés au traitement étudié. Selon la nature du produit administré, des effets spécifiques peuvent apparaître, tels que des modifications temporaires de la surface oculaire, des variations des paramètres anatomiques (comme l’épaisseur cornéenne ou le volume choroïdien) ou encore des altérations fonctionnelles détectées par ERG. Ces éléments feront l’objet d’un suivi régulier afin d’évaluer leur intensité, leur évolution et leur réversibilité. Globalement, les nuisances attendues sont modérées, transitoires et réversibles, et feront l’objet d’une surveillance continue. Des mesures adaptées seront systématiquement mises en place afin de minimiser l’inconfort et garantir le respect des exigences éthiques et réglementaires en vigueur.

Devenir

À l’issue de la procédure expérimentale, l’ensemble des animaux ayant suivi la totalité du protocole seront euthanasiés de manière éthique et conforme à la réglementation, afin de permettre les analyses ex vivo nécessaires. Ces analyses comprendront notamment : des études histologiques des structures oculaires (rétine, choroïde, sclère), des dosages biochimiques ou moléculaires, ainsi que des évaluations morphologiques complémentaires indispensables à la validation scientifique des résultats. En revanche, les mères et les animaux non inclus dans l’intégralité de la procédure, estimés à environ 10 % (hors exclusions pour atteinte d’un point limite), pourront être réutilisés dans d’autres protocoles compatibles, sous réserve de l’avis favorable du vétérinaire responsable. Ces animaux sont généralement retirés avant l’induction car les examens de baseline peuvent révéler : une anomalie anatomique ou physiologique, un défaut oculaire préexistant, ou un critère rendant l’induction de la myopie non pertinente ou non fiable. Ces individus n’auront subi ni induction, ni administration de traitement expérimental. Ils n’auront été exposés qu’à des examens non invalidants, parfois réalisés sous anesthésie légère (lampe à fente, OCT, biométrie), sans conséquences durables. Dans ces conditions, leur réutilisation éventuelle s’inscrit pleinement dans les principes des 3R, en permettant une réduction du nombre total d’animaux utilisés tout en garantissant la protection du bien‑être animal et le respect des exigences scientifiques du projet.

Remplacement

L’œil est un organe sensoriel d’une grande complexité, composé de structures anatomiques et physiologiques étroitement interconnectées (cornée, cristallin, rétine, choroïde, sclère, nerf optique). Ces tissus interagissent en permanence avec leur environnement local et systémique, et leur fonctionnement dépend d’équilibres mécaniques, physicochimiques et biologiques essentiels à la régulation de la croissance oculaire. Bien que des approches alternatives telles que les cultures cellulaires, les organoïdes ou les modélisations in silico aient progressé ces dernières années, elles restent insuffisantes pour reproduire l’ensemble des interactions structurelles, fonctionnelles et pharmacocinétiques d’un œil vivant. Ces systèmes ne permettent notamment pas de simuler de manière fiable les modifications tridimensionnelles des tissus oculaires, l’évolution de la croissance axiale, les réponses sclérales, choroïdiennes ou rétiniennes, ni les mécanismes intégrés impliqués dans la régulation du développement du globe oculaire. Dans ce contexte, l’étude in vivo demeure indispensable pour atteindre les objectifs du projet, permettant : D’observer de manière complète et dynamique les processus physiologiques impliqués dans la croissance oculaire, incluant l’allongement axial, le remodelage scléral et les adaptations rétiniennes et choroïdiennes. D’évaluer l’efficacité et la tolérance de traitements administrés par voies oculaires ou systémiques au sein d’un organisme intégrant vascularisation, innervation, contraintes mécaniques et régulations neuro sensorielles. D’étudier les effets potentiels à long terme sur les tissus oculaires – sclère, rétine, choroïde – dans un environnement physiologique complet, ce qui n’est pas réalisable in vitro ou par simulation numérique.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés a été volontairement limité afin de respecter les principes éthiques en expérimentation animale, tout en garantissant une puissance statistique suffisante pour assurer la fiabilité et la robustesse des résultats. Une analyse de puissance sera réalisée avant chaque série expérimentale afin de déterminer l’effectif nécessaire pour détecter un effet significatif. Ce calcul permettra, lorsque possible, de réduire le nombre d’animaux requis sans compromettre la validité scientifique du projet. Dans une démarche active de réduction, plusieurs stratégies complémentaires seront mises en œuvre. L’utilisation de méthodes non invasives de suivi oculaire in vivo (imagerie, biométrie, examens fonctionnels) permettra de réaliser des suivis longitudinaux chez les mêmes individus, évitant ainsi des sacrifices à différents temps d’analyse. Lorsque scientifiquement pertinent, les deux yeux d’un même animal pourront être examinés, l’un recevant le traitement et l’autre servant de contrôle interne, ce qui limite l’augmentation des effectifs. Par ailleurs, l’optimisation et la standardisation des protocoles expérimentaux, incluant les paramètres d’administration du produit, les conditions environnementales et les variables biologiques, contribueront à réduire la variabilité interindividuelle et à renforcer la cohérence des résultats. Enfin, une attention particulière sera portée à la qualité des soins et à la compétence des expérimentateurs afin d’assurer le bien être des animaux tout au long de l’étude.

Raffinement

Un suivi quotidien rigoureux des animaux sera mis en place afin de détecter précocement tout signe de stress, d’inconfort ou d’effet indésirable lié aux procédures expérimentales. Cette surveillance s’inscrit dans une approche proactive reposant sur des points limites adaptés aux modèles utilisés et aux interventions réalisées, permettant d’identifier rapidement toute altération du bien‑être et de déclencher sans délai des mesures appropriées afin de prévenir toute souffrance. Les animaux seront hébergés dans des conditions conformes à leurs besoins physiologiques et comportementaux, avec un logement en groupe pour les rongeurs dans des cages enrichies. Les rongeurs auront un accès ad libitum à l’eau et à la nourriture. Chez les lapins juvéniles, une alimentation ad libitum sera maintenue durant la phase de transition (environ dix jours), puis un rationnement adapté sera appliqué selon les recommandations en vigueur. L’environnement sera enrichi (abris ou mezzanine selon l’espèce, matériaux à ronger, supports favorisant l’exploration) afin de préserver un bon équilibre comportemental et psychologique. Certaines procédures nécessiteront une anesthésie générale, notamment pour l’administration de traitements ou des examens exigeant une immobilité stricte ; une anesthésie locale pourra y être associée si pertinent. Une analgésie pré‑opératoire sera mise en œuvre dans une logique préventive, et une antibioprophylaxie locale pourra être ajoutée en fonction du risque infectieux. Le suivi reposera principalement sur des techniques non invasives permettant une évaluation répétée de la structure et de la fonction oculaires. Lorsque nécessaire, une anesthésie légère et brève sera utilisée. Après chaque anesthésie, les animaux seront maintenus sur un support chauffant avec hydratation oculaire jusqu’au réveil, puis replacés dans leur environnement habituel afin de limiter le stress. Le projet s’inscrit dans une démarche de raffinement continu, intégrant l’ajustement des pratiques sur la base des observations cliniques et comportementales et l’application de seuils d’intervention adaptés. Il a été validé par un comité d’éthique et sera suivi par la structure dédiée au bien‑être animal, garantissant la conformité réglementaire et la pertinence des mesures mises en œuvre.

Choix des espèces

Ces espèces offrent une grande flexibilité pour les suivis longitudinaux, la biométrie, l’imagerie oculaire et l’analyse fonctionnelle ou moléculaire. Leur physiologie oculaire connue contribue à la reproductibilité des observations et à la comparabilité des données avec d’autres études précliniques. Le choix du rat, de la souris et du lapin s’inscrit dans une démarche scientifique et éthique visant à maximiser la pertinence biologique tout en respectant les principes de réduction du nombre d’animaux. Leur complémentarité permet d’aborder la croissance oculaire à différentes échelles anatomiques. Les animaux seront inclus à un stade juvénile (période s'étendant à quelques jours pour les rongeurs à quelques semaines pour les lapins) correspondant à une période de croissance oculaire active, durant laquelle les tissus comme la rétine, la choroïde et la sclère présentent une plasticité élevée tout en étant suffisamment matures pour répondre aux manipulations expérimentales. Cette phase est essentielle pour étudier l’évolution de la croissance axiale et les effets d’un traitement administré par voie oculaire ou systémique chez des rats, des souris et des lapins. À ce stade, la présence de la mère reste indispensable pour les rongeurs. Les animaux pourront ainsi être reçus avec leur mère, ou issus de femelles gestantes dont la mise bas aura lieu directement dans l’établissement. Lorsque les petits seront suffisamment autonomes, les mères seront progressivement séparées et pourront être réutilisées dans un autre projet si leur état le permet. Pour les lapins, la période d'intérêt étant plus importante, la présence de la mère ne sera pas nécessaire.

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
Lapins : 550
Souffrances
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Devenir
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 550
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550 lapins en croissance vont être utilisés pour mesurer la valeur nutritionnelle d'aliments, dans des procédures d'un niveau de souffrance déclaré léger. Le porteur écarte les analyses chimiques et les modèles in vitro, jugés trop incertains pour prédire la digestibilité réelle chez cette espèce. Placés en cages individuelles, les lapins font l'objet d'une collecte de leurs fèces et de cinq pesées, l'isolement et certaines matières premières testées pouvant provoquer stress et diarrhées. À la fin de l'essai, ils ne sont pas gardés mais vendus sur le marché de commercialisation classique, donc destinés à l'abattage de la filière.

Objectifs

L’objectif du projet est de mesurer avec précision la valeur nutritionnelle des matières premières utilisées dans l’alimentation des lapins. La formulation des aliments repose sur des tables de composition et sur une matrice nutritionnelle caractérisant chaque matière première. Pour garantir une formulation de précision, cette matrice doit être régulièrement actualisée afin d’intégrer les variations annuelles de qualité des matières premières, ainsi que l’apparition de nouvelles origines ou de nouveaux co produits industriels. Une meilleure connaissance de la composition nutritionnelle permet aux experts en nutrition animale d’adapter plus finement les aliments aux besoins physiologiques des animaux et d’optimiser l’utilisation des ressources disponibles sur le marché. À l’inverse, une matière première mal caractérisée est mal valorisée par l’animal. Cela se traduit par un besoin supplémentaire d’aliment pour nourrir l’animal, par une augmentation des rejets fécaux et donc un impact environnemental accru ; et pouvant même aller jusqu’à dégrader la santé de l’animal en raison d’une digestion inadaptée. Ce projet vise ainsi à optimiser la formulation des aliments consommés par plusieurs milliers de lapins chaque année en France et à l’international, en améliorant à la fois l’efficacité alimentaire, le bien-être animal et l’impact environnemental des élevages.

Bénéfices attendus

Ce dispositif est indispensable pour mesurer des digestibilités de matières premières et ainsi les évaluer : cela permettra ensuite de compléter les tables nutritionnelles qui permettent de formuler les aliments des lapins d’élevage (aliments qui correspondront mieux aux besoins de l’animal). C’est le seul dispositif qui permet de maîtriser les consommations individuelles et de réaliser une collecte totale des fèces.

Procédures

Aucun prélèvement n’est réalisé sur les animaux : l’ensemble des fèces est collecté grâce aux plateaux disposés sous les cages. Les manipulations sont limitées à cinq pesées (J13, J20, J24, J34 et J38), chaque pesée durant moins d’une minute par animal. Ces interventions, brèves et non invasives, constituent les seules manipulations effectuées durant tout l’essai.

Impact sur les animaux

Du fait que les animaux soient placés dans des cages individuelles, cela peut engendrer du stress. En fonction des matières premières testées, la nuisance attendue peut également correspondre à une digestion perturbée se traduisant notamment par un ramollissement marqué des fèces, voire l’apparition de diarrhées.

Devenir

A la fin de l’essai, les lapins sont commercialisés sur un marché de commercialisation classique.

Remplacement

Les méthodes alternatives (analyses chimiques, modèles in vitro) ne permettent pas d’obtenir des données de digestibilité suffisamment fiables pour prédire l’utilisation réelle des nutriments par le lapin, en raison notamment de l’accumulation de l’incertitude liée aux modèles de prédiction et à la variabilité analytique. En raison des particularités physiologiques de cette espèce, digestion spécifique chez le lapin avec un fonctionnement particulier de son tube digestif et à la caecotrophie, aucune technique ne peut actuellement remplacer l’expérimentation in vivo. Les animaux utilisés ont entre 34 et 73 jours, âge correspondant à la phase de croissance couramment observée en élevage et nécessaire pour obtenir des données représentatives.

Réduction

Le projet comprend 10 essais (deux par an). Dans chaque essai, 9 matières premières ainsi qu’un témoin sont évalués, soit un total de 90 matières premières analysées sur l’ensemble du projet. Compte tenu de la variabilité individuelle et du niveau de précision requis pour établir les valeurs nutritionnelles, 55 animaux sont nécessaires par essai (5 répétitions de 1 lapin x 9 matières premières + 1 témoin, sur deux séries successives). Le nombre d’animaux a été déterminé à partir d’un test statistique de puissance (calcul de la plus petite différence significative = ppds) afin de pouvoir détecter une différence significative de digestibilité entre les groupes (seuil de 5 %, soit une probabilité de 1/20 d’erreur de première espèce). Cela représente ainsi le minimum nécessaire pour obtenir des résultats robustes tout en limitant le nombre total d’animaux. La durée totale d’un essai est de 38 jours, comprenant une phase d’adaptation initiale, puis une période d’adaptation aux aliments testés et une période de collecte pour chacune des deux séries. Les lapins changent d’aliment expérimental entre les deux séries. Ce schéma expérimental permet de réduire la variabilité individuelle et d’augmenter la précision des mesures sans augmenter le nombre d’animaux utilisés. Pendant chaque série, les quantités d’aliment ingéré sont mesurées et l’ensemble des fèces est collecté quotidiennement, permettant d’estimer la quantité assimilée.

Raffinement

Le bien être des animaux repose sur une surveillance quotidienne assurée par un personnel qualifié et spécialement formé à l’élevage et à la manipulation des lapins. Bien qu’hébergés individuellement, les animaux peuvent sentir et entendre leurs congénères présents dans la même salle, ce qui limite l’isolement social. Une période d’adaptation à leur nouvel environnement est prévue au début de l’essai. À chaque série expérimentale, les lapins bénéficient également d’un temps d’adaptation aux aliments testés, et les transitions alimentaires sont réalisées de manière progressive afin de prévenir tout trouble digestif. Les taux d’incorporations des matières premières testées dans les aliments expérimentaux sont adaptés en fonction de leur type (céréales, protéagineux, oléagineux, etc). L’objectif est d’avoir le pourcentage le plus élevé possible pour fiabiliser au maximum les résultats mais sans entraîner d’effets négatifs notamment sur la consommation d’aliment ou la digestion. Les manipulations sont réduites, peu invasives et courtes dans le temps. Elles se limitent aux pesées effectuées à J13, J20, J24, J34 et J38. L’environnement d’élevage est aménagé pour réduire le stress des animaux : une enceinte diffuse de la musique en journée pour atténuer les éventuels bruits soudains, la présence de fenêtres permet un apport de lumière naturelle, l’air est ventilé et la température est maîtrisée (chauffage adapté en fonction de la saison). L’eau et les aliments sont distribués à volonté. Des points limites ont été définis (grille en annexe). Selon ces critères, un animal ou l’ensemble des lapins assignés à une matière première peut être retiré de l’essai. Si nécessaire, un traitement collectif via l’eau de boisson peut être instauré après avis vétérinaire.

Choix des espèces

Il s’agit de l’espèce cible. Un essai dure 38 jours : du sevrage du lapereau (environ 34 jours d’âge) à environ 72 jours d’âge. Les douze premiers jours, les lapins consomment un aliment unique classique, le temps qu’ils s’adaptent à leur nouvel environnement. Ensuite les deux séries de mesures sont réalisées avec tout d’abord un temps d’adaptation aux nouveaux aliments (7 jours à chaque fois) et un temps de collecte de fèces (4 jours). Deux jours entre les deux séries sont nécessaires pour réaliser la transition alimentaire entre les deux aliments différents des deux séries. Nous utilisons des lapins d’environ 34 à 72 jours d’âge, afin de réaliser les mesures sur des animaux en croissance, ce qui est le plus représentatif des animaux présents dans les élevages.

  • Formation professionnelle
Souris : 100
Lapins : 15
Souffrances
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▲ 115
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▲ -
Devenir
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 -
 15
 100

Pour entraîner des concepteurs de projets aux gestes d'expérimentation, 100 souris et 15 lapins vont être utilisés dans des travaux pratiques d'un niveau de souffrance léger. Les souris, anesthésiées, reçoivent des injections d'entraînement puis sont tuées pour une autopsie, tandis que les lapins, après une prise de sang à l'oreille, repartent en reproduction. Le projet ne produit aucune connaissance, il sert la formation continue. Le porteur présente ces travaux pratiques comme garants de "bonnes pratiques" pour le bien-être des animaux non-humains.

Objectifs

L’objectif de ce projet est de former, 30 à 40 concepteurs de projet par an, à différentes techniques d’expérimentations animales dans un modèle murin et lagomorphes dans le cadre des formations à l’expérimentation animale.

Bénéfices attendus

Ce TP permettra d’avoir des personnes pratiquant l’expérimentation animale dans les conditions optimales (réglementation) pour le bien-être des animaux.

Procédures

Les souris recevront sous anesthésie à l’isoflurane une injection dans le coussinet plantaire puis une injection en IP afin d’induire l’anesthésie. L’entrainement aux différents types d’injection (intraveineuse et sous-cutanée) sera réalisé sur animaux endormis. Chaque injection n’excèdera pas 30 secondes. Un prélèvement de sang (1 mL maximum) à l’oreille du lapin sous crème anesthésiante (30 secondes)

Impact sur les animaux

- La contention des souris et des lapins pourrait provoquer un léger stress. - L’injection en intrapéritonéale de l’anesthésiant chez les souris peut provoquer un léger stress et une douleur légère au point de piqure - L’injection en footpad chez la souris peut provoquer un léger inconfort. - Le prélèvement de sang à l’oreille des lapins peut provoquer un stress

Devenir

Les 100 souris seront mises à mort au cours du TP afin de réaliser une autopsie des animaux ainsi que le prélèvement de différents organes immunitaires. Les 15 lapins seront remis en hébergement et seront utilisés en reproduction ensuite.

Remplacement

Afin d’enseigner les bonnes pratiques d’expérimentations sur les animaux, il est nécessaire d’avoir recours à des animaux. Un rat fictif sera utilisé pour montrer les bons gestes de préhension et injection avant de passer sur l’animal vivant. De nombreuses vidéos et illustrations auront été visualisés par les participants pendant les 10 jours précédents. Le nombre minimum d’animaux sera utilisé pour ce TP et les lapins seront réutilisés dans d’autres projets.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés est nécessaire pour que tous les participants puissent se former aux bonnes pratiques d’expérimentation animale. Ils auront à disposition 1 souris par binôme/trinôme et 3 lapins pour l’ensemble du groupe.

Raffinement

Pour la partie souris, les groupes de participants sont petits (14 maximum) avec un nombre de formateurs conséquent (4). Tous les formateurs sont détenteurs d’un niveau concepteur de projet et sont pour un grand nombre membre d’un comité d’éthique. La partie souris se fait dans une salle de TP vaste et calme pour éviter le stress des souris et ces animaux sont rapidement anesthésiées puis mis à mort. Concernant les lapins, les groupes seront assez petits pour occasionner le moins de stress possible. Les animaux réintégreront leur cage après manipulation. Une crème anesthésiante sera appliquée sur l’oreille des lapins avant le prélèvement de sang.

Choix des espèces

Les souris et les lapins sont des modèles couramment utilisés en expérimentation animale notamment dans les laboratoires travaillant en cancérologie, infectiologie, immunologie mais également pour des études portant sur le comportement ou sur l’alimentation. Des souris adultes d’au moins 6 semaines seront utilisées et les lapins seront âgés de 14 à 20 semaines.