Lapins

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  • Enseignement supérieur
Souris : 925
Rats : 605
Lapins : 75
Souffrances
▲ 125
▲ 1100
▲ 380
▲ -
Devenir
 60
 -
 565
 980

Réutilisés d'une séance à l'autre avant, pour certains, d'être proposés à l'adoption, 1 605 souris, rats et lapins vont être utilisés dans des travaux pratiques de formation réglementaire. Les rongeurs et lapins vigiles subissent jusqu'à trois gestes techniques par séance, injections, gavages ou prélèvements sanguins, et une partie des rats une chirurgie sous anesthésie sans réveil. Le niveau de souffrance déclaré va de léger à modéré, les souris étant tuées à la fin de la séance. La finalité n'est pas de produire des connaissances mais de faire pratiquer les gestes de base sur animal vivant à des stagiaires en formation.

Objectifs

Les formations règlementaires nécessaires à l’application de procédures, à leur réalisation ou à leur conception prévoient des parties pratiques. La conception de ces programmes pédagogiques suit la trame imposée par l’Arrêté du 1er Février 2013, qui inclut le module 8b intitulé « Procédures expérimentales faiblement invasives : éléments pratiques par groupe d’espèces ». D’autre part, la règlementation française prévoit une formation spécifique pour les personnes qui réalisent et conçoivent des projets incluant de la chirurgie. Le module de formation 8b et la formation à la chirurgie expérimentale sont susceptibles d’inclure des travaux pratiques sur animaux vivants. L’objectif pédagogique : - pour le module 8b de la formation « concepteur » : est de montrer aux futurs chercheurs les enjeux de l’inclusion d’animaux dans des procédures faiblement invasives, pour que par la suite, ils connaissent les bonnes pratiques en matière de contention, administration et prélèvement et qu’ils les utilisent pour concevoir les projets. - Pour le module 8b de la formation « applicateur » : de montrer, et faire pratique avec un encadrement très attentif, les bonnes pratiques dans les mêmes domaines. - Pour la formation à la chirurgie expérimentale : de mettre en pratique avec un encadrement poussé et attentif, pour la première fois, les gestes de base en chirurgie, après qu’ils auront été travaillés sur des modèles inertes et des cadavres. Dans tous les cas, le tutorat, qui doit être mis en place à la prise de poste, est la véritable formation pratique, adaptée aux tâches de chacun. Il peut commencer quand la personne a validé la formation règlementaire. Ce projet présente les séances de travaux pratiques sur animaux vivants prévues dans les programmes de formation de notre établissement, destinées à des étudiants en formation initiale, inclus dans des programmes de licence pro, master ou en formation continue.

Bénéfices attendus

Le bénéfice est pédagogique. Il permet de montrer aux étudiants les bonnes pratiques, passer des messages généraux en matière d’éthique et permet aux stagiaires d’essayer, avec un encadrement attentif, de pratiquer des gestes pour la première fois sur un animal vivant, selon les meilleurs standards actuels. A la différence du tutorat, le stagiaire est ici très encadré et n’est pas sur son lieu de travail, il se consacre totalement à sa formation et se prépare au futur tutorat.

Procédures

. Les animaux subissent un nombre limité et encadré de prélèvements sanguins et d'administrations au cours d'une séance de travaux pratiques. Les souris vigiles subissent un maximum de trois gestes techniques (injections, administration par voie orale ou prélèvements sanguins). Un prélèvement sanguin et des injections supplémentaires sont susceptibles d'être réalisés après anesthésie, avec une analgésie adaptée. Les rats vigiles subissent au plus 3 gestes techniques. Les lapins subissent au maximum deux piqures (injection ou prélèvement sanguin). Une procédure prévoit aussi une intervention chirurgicale sans réveil, pour laquelle les animaux reçoivent deux injections pour l'analgésie et l'anesthésie de niveau chirurgical avant la réalisation des gestes. Sur les animaux vigiles, le temps de contention est de l’ordre de 1 à 2 minutes pour les injections et de 5 minutes maximum pour les prélèvements sanguins.

Impact sur les animaux

Les animaux subissent un nombre limité et encadré de prélèvements sanguins et d'administrations au cours d'une séance de travaux pratiques. Les souris vigiles subissent un maximum de trois gestes techniques (injections, administration par voie orale ou prélèvements sanguins). Un prélèvement sanguin et des injections supplémentaires sont susceptibles d'être réalisés après anesthésie, avec une analgésie adaptée. Les rats vigiles subissent au plus 3 gestes techniques. Les lapins subissent au maximum deux piqures (injection ou prélèvement sanguin). Une procédure prévoit aussi une intervention chirurgicale sans réveil, pour laquelle les animaux reçoivent deux injections pour l'analgésie et l'anesthésie de niveau chirurgical avant la réalisation des gestes. Sur les animaux vigiles, le temps de contention est de l’ordre de 1 à 2 minutes pour les injections et de 5 minutes maximum pour les prélèvements sanguins.

Devenir

A l'issue des séances de TP qui ne sont pas sans réveil, l'état de santé des animaux est évalué. S'ils sont en bonne santé, sans lésion dûes aux erreurs des stagiaires, ils sont gardés en vie pour être réutilisés dans d'autres séances de formation. Au terme de plusieurs utilisations pédagogiques, ils peuvent être proposés à l'adoption.

Remplacement

Pour le module de formation règlementaire, de formation pratique aux procédures peu invasives, les cours qui précèdent les activités sur animaux montrent des images et des vidéos qui réduisent le nombre d’animaux au minimum nécessaire. La formation à la chirurgie expérimentale est un programme de 28h dans lequel les premières séances de travaux pratiques sont réalisées sur modèles inertes puis sur cadavre. La séance de TP sur animaux arrive en fin de formation quand la gestuelle a déjà été travaillée avec ces outils sans animaux.

Réduction

Le nombre d’animaux est déterminé en fonction du nombre de stagiaires inscrits à la séance. Il est limité au nombre nécessaire pour que chaque stagiaire puisse apprendre suffisamment en manipulant l’animal et en essayant les gestes sans que le même animal ne serve trop. Le nombre ne peut donc pas être trop bas pour limiter l’impact sur l’animal, cependant, nous préférons, en particulier pour les souris, qui sont euthanasiées à la fin de la séance, et chez qui les gestes sont réalisés sous anesthésie avec analgésie adaptée, réaliser plus de gestes faiblement invasifs par animal pour réduire le nombre d’animaux. Le calcul est, au maximum, de 1 lapin pour 3 stagiaires, 1 rat pour 2 stagiaires, 1 souris par stagiaire

Raffinement

Des règles internes on été définies pour limiter le nombre de gestes par animal : pas plus de 3 gestes faiblement invasifs comme une injection ou prélèvement sanguin par animal vigile et par séance pour les lapins, les rats et les souris dans le module pratique de formation aux procédures peu invasives. - recours à l’anesthésie générale avec analgésie adaptée des souris pour les TP du module 8b où l’on pratique plus de gestes. - anesthésie et analgésie de niveau chirurgical pour le TP de cathétérisme chirurgical chez le Rat. - application de points limites précoces pour retirer des séances des animaux trop stressés ou en cas d’échec d’un geste. Dans l’ensemble, comme l’objectif est de faire la démonstration des bonnes pratiques, les séances se passent dans le calme, étape par étape, avec un nombre important d’encadrants, ce qui laisse le temps de bien prendre en compte le stress potentiel induit.

Choix des espèces

Les modules de formation règlementaire pratique aux procédures peu invasives s’inscrivent dans des modules spécifiques d’espèces rongeurs, ou rongeurs et lagomorphes. La formation à la chirurgie expérimentale utilise des rongeurs parce que ce sont les espèces les plus couramment utilisées en recherche et qu’il est trop complexe d’organiser des TP d’initiation à la chirurgie avec d’autres espèces. Les animaux sont commandés en fonction de leur poids, ce sont des animaux jeunes adultes, tels qu’ils sont utilisés en recherche : Souris de 30g, Rats entre 250 et 300 g, Lapin de 2,5 à 2,8 kg.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
Lapins : 24
Souffrances
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▲ 24
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Devenir
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Opérés une première fois pour prélever un lambeau de peau et de graisse, 24 lapins enchaînent six interventions sous anesthésie générale étalées sur six mois, biopsies, prélèvements sanguins et micro-injections, dans des procédures classées en souffrance modérée. Chaque animal est hébergé seul pendant toute la durée, ce que le RNT reconnaît comme une source de stress supplémentaire. Le projet cherche à améliorer la récupération de sensibilité après reconstruction mammaire, une technique décrite comme longue et de résultat encore incertain chez l'humain. Tous les lapins sont tués au dernier jour de suivi pour les prélèvements finaux, certains réutilisés entre-temps pour des formations, toujours sous anesthésie, puis tués.

Objectifs

Après une mastectomie, la reconstruction mammaire est souvent réalisée à l’aide d’un lambeau de peau et de graisse prélevé sur le ventre : c’est la technique du lambeau libre de DIEP (Deep Inferior Epigastric Perforator) . Cette méthode, devenue la référence, donne de bons résultats esthétiques tout en limitant les séquelles au niveau du ventre. Cependant, un problème persiste : la perte de sensibilité du sein reconstruit, qui peut gêner les patientes dans leur vie quotidienne, affecter leur image corporelle, leur confort ou leur intimité. Pour tenter d’améliorer cette sensibilité, une technique appelée "neurotisation" a été proposée. Elle consiste à reconnecter les nerfs entre la peau du thorax et le lambeau. Mais cette opération est longue, délicate et n’a pas encore fait la preuve claire de son efficacité. Elle n’est donc pas réalisée en routine. À l’inverse, plusieurs observations montrent que des sensations peuvent revenir, même sans intervention sur les nerfs. On pense que cela est dû à une "repousse spontanée" des nerfs. Mais ce phénomène reste mal compris, et peu d’études ont cherché à l’expliquer ou à l’améliorer. Notre hypothèse est que cette repousse nerveuse naturelle pourrait être une bonne alternative à la neurotisation, si on apprend à mieux la comprendre et à la stimuler. L’objectif principal de notre projet est donc d’identifier des moyens thérapeutiques permettant de stimuler cette réinnervation naturelle dans un modèle animal de lambeaux. Cela permettrait également d’étudier la repousse spontanée des nerfs et de comprendre comment elle fonctionne. Trois moyens thérapeutiques seront testés : • Le tissu adipeux (graisse), riche en cellules qui libèrent des substances aidant à la régénération nerveuse. • Le plasma riche en plaquettes (PRP), utilisé depuis longtemps pour favoriser la cicatrisation, et qui semble aussi utile pour les nerfs. • La curcumine, un extrait naturel aux propriétés anti-inflammatoires et neuroprotectrices, déjà prometteur dans d'autres maladies des nerfs. Ce projet pourrait permettre de proposer à l’avenir une méthode plus simple, naturelle et sûre que la neurotisation pour améliorer la sensibilité après reconstruction mammaire.

Bénéfices attendus

Ce projet de recherche chez l’animal permettra deux avancées importantes : 1. Mieux comprendre comment la sensibilité peut revenir naturellement dans un lambeau de peau après une opération : En évaluant la sensibilité cutanée du lambeau à l’aide d’un test clinique non douloureux ; En observant au microscope comment les nerfs repoussent dans le temps. 2. Tester de nouvelles pistes thérapeutiques, comme l’injection de plasma enrichi en plaquettes (PRP), de tissu graisseux ou d’un composé naturel appelé curcumine (issu du curcuma), pour voir s’ils peuvent aider les nerfs à repousser plus vite ou en quantité supérieure dans le lambeau. Ces derniers tests ne peuvent pas être réalisés chez l’humain pour des raisons de sécurité, ni en laboratoire sur des cellules isolées, car la repousse des nerfs dépend de nombreux facteurs vivants qui interagissent entre eux. De plus, la curcumine n’est pas encore autorisée en usage médical chez l’homme. En identifiant les traitements les plus prometteurs et en comprenant mieux les mécanismes de repousse nerveuse, ce projet pourrait, à l’avenir, permettre de restaurer la sensibilité des seins reconstruits, sans geste supplémentaire lourd, et ainsi améliorer le confort et le bien-être des patientes après leur cancer.

Procédures

Intervention n°1 (J0) : réalisation des lambeaux sous anesthésie générale et des biopsies (durée entre 1 et 2 heures). Intervention n°2 (J7) : évaluation de la sensibilité (vigile, dans la cage d’hébergement – procédure non douloureuse) puis anesthésie générale pour réaliser le prélèvement sanguin permettant d’obtenir le PRP, adipectomie, biopsies, micro-injections dans les lambeaux (durée 1 heure) Intervention n°3 et n°4 : identiques à l’intervention n°2 Intervention n°5 : évaluation de la sensibilité (vigile, dans la cage d’hébergement – procédure non douloureuse) puis anesthésie générale pour la réalisation des biopsies des lambeaux (durée 15 à 30 minutes) Intervention n°6 : évaluation de la sensibilité (vigile, dans la cage d’hébergement – procédure non douloureuse) puis anesthésie générale pour la réalisation des biopsies des lambeaux (durée 15 à 30 minutes), mise à mort.

Impact sur les animaux

L’anxiété et le stress sont des effets indésirables attendus avant, et après chaque intervention. Les nuisances liées à la chirurgie pourraient être, en post-opératoire, des douleurs sur la cicatrice de l’abord chirurgical et des douleurs abdominales : nuisances légères. Les animaux seront hébergés individuellement tout au long du projet pouvant entraîner un stress supplémentaire

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort le dernier jour de suivi, pour les derniers prélèvements de tissus de M6. Le nombre d’anesthésies générales et de prélèvements subis ainsi que la durée longue du suivi (6 mois) rend difficile la réutilisation des animaux pour d’autres procédures. Cependant, lorsque cela sera possible, les animaux, toujours sous anesthésie générale, pourront être réutilisés dans le cadre de formations (autre projet autorisé), et mis à mort ensuite.

Remplacement

Ce projet vise à étudier la réinnervation au cours du temps de lambeaux sous l’effet de différentes pistes thérapeutiques dans des conditions in vivo. Ces tests ne peuvent pas être réalisés chez l’humain pour des raisons de sécurité, ni en laboratoire sur des cellules isolées, car la repousse des nerfs dépend de nombreux facteurs vivants qui interagissent entre eux. De plus, la curcumine n’est pas encore autorisée en usage médical chez l’homme. L'utilisation d'animaux dans le cadre de ce projet est ainsi indispensable.

Réduction

Ce projet de recherche est exploratoire : il s’agit d’une première étape qui vise à obtenir des résultats préliminaires, utiles pour orienter de futurs travaux. Les données récoltées permettront, si besoin, de concevoir d’autres projets de recherche plus poussés, avec des analyses statistiques approfondies ou l’évaluation d’autres traitements potentiellement intéressants. Ces éventuelles étapes ultérieures feront l’objet d’une nouvelle demande d’autorisation du projet. Dans un souci de réduction du nombre d’animaux utilisés, seuls trois traitements différents seront testés dans ce projet, que l’on estime les plus prometteurs. Pour chaque traitement, il est nécessaire d’avoir au moins trois animaux afin de pouvoir tirer des premières conclusions fiables. Un quatrième animal par groupe a été ajouté pour prévenir toute perte liée à un problème imprévu (comme un décès post-opératoire), afin de ne pas avoir à recommencer l’étude en cas d’aléa. De plus, le choix a été fait de réaliser 2 lambeaux par lapin, permettant d’avoir un lambeau contrôle et un lambeau expérimental pour un même lapin sans avoir besoin de multiplier le nombre de ceux-ci. Au total, 12 lapins seront inclus dans cette première phase. Si les résultats s’avèrent trop limités ou incomplets pour permettre une interprétation fiable, une seule répétition de l’expérimentation est prévue, ce qui porterait le nombre total maximum à 24 animaux.

Raffinement

Les animaux seront gardés pendant une période d'acclimatation de 5 jours minimum entre leur entrée dans l’animalerie expérimentale, et leur première entrée en procédure. Leur environnement comportera un enrichissement (bûchettes à ronger, foin...). Les animaux seront suivis quotidiennement et leur état de santé et de bien-être sera évalué tout au long du protocole expérimental. Les animaux seront anesthésiés et analgésiés pendant les procédures chirurgicales et seront suivis au cours de la procédure. Un suivi renforcé sera effectué durant les premiers jours après chaque chirurgie. Si un animal présente un signe de douleur ou de souffrance, des analgésiques pourront lui être administrés. Dans le cas où l'animal présenterait une souffrance, une maladie ou une altération physique sans qu'il soit possible de le soulager efficacement (atteinte d'un point limite), l'animal sera sorti d'expérimentation et mis à mort.

Choix des espèces

Le lapin est un modèle animal reconnu pour l’étude de ses vaisseaux et de nombreux modèles de lambeaux ont été décrits chez cet animal. La biologie vasculaire a été bien étudiée chez le lapin et est similaire aux mécanismes humains. De plus, le calibre des vaisseaux (veine, artère) d’intérêt chez le lapin est semblable à celui des vaisseaux de la plupart des lambeaux utilisés en reconstruction mammaire chez l’homme. Les animaux utilisés seront des adultes. A ce stade de développement, le calibre des vaisseaux (veine, artère) d’intérêt chez le lapin est semblable à celui des vaisseaux des lambeaux utilisés en reconstruction mammaire chez les humains.

  • Recherche fondamentale
    • Système musculosquelettique
Lapins : 21
Souffrances
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Devenir
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Anesthésié, amputé d'un segment de fémur pour simuler une fracture grave, puis pourvu d'un implant imprimé en 3D fixé par vis et plaques, chaque lapin est ensuite suivi par imagerie jusqu'à sa mise à mort. 21 lapins sont utilisés dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré, avec une boiterie temporaire attendue pendant la cicatrisation. Neuf sont tués douze semaines après l'opération et douze autres à seize semaines, pour des analyses radiologiques, bactériologiques et histologiques. Le projet teste un revêtement antibactérien censé éviter les infections osseuses et réduire l'usage d'antibiotiques chez de futurs patients humains.

Objectifs

L’objectif de ce projet est de tester l’efficacité d’un implant innovant pour soigner des fractures graves. Lorsque l'os subit une perte de matière trop importante, il ne peut plus se réparer seul. Nous avons donc conçu un dispositif par impression 3D à partir d'un matériau médical (le polycaprolactone) qui est recouvert d'un traitement antibactérien pour empêcher le développement de bactéries. Le lapin est un modèle animal reconnu en recherche médicale car la régénération de ses os est assez proche de celle des humains. Cela permet de vérifier si l'implant est efficace et sécurisé avant d'envisager son utilisation en médecine humaine. Nous suivons la guérison selon trois axes complémentaires : ● L’imagerie : radiologie standard en 2D et scanner en 3D. Ces techniques permettent de voir avec précision comment l'os repousse à l'intérieur de l'implant et de mesurer la quantité d'os solide formé. ● L’analyse microscopique : On observe les tissus de très près pour vérifier que l'implant soit bien accepté, que le sang circule correctement autour et que l'os s'y attache solidement. ● Les tests bactériologiques : L'implant est testé face à des bactéries courantes (Staphylococcus aureus) pour prouver que son revêtement empêche réellement les infections de s'installer. L’étude permet de s'assurer que l'implant est stable mécaniquement et qu'il ne provoque pas d'inflammation. L'objectif final est de valider cette technologie pour offrir une nouvelle solution aux patients souffrant de graves blessures osseuses ou de complications infectieuses.

Bénéfices attendus

1. Apports scientifiques et médicaux ● Validation d'un nouveau matériau : Vérifier l'efficacité d'un implant créé par imprimante 3D et recouvert d'une protection antibactérienne totalement nouvelle. ● Compréhension de la guérison : Mieux comprendre comment l'os se répare face à une blessure importante que le corps ne peut pas soigner seul. ● Nouvelles connaissances : Découvrir comment une surface traitée peut stopper les bactéries directement à l'intérieur de l'os. 2. Progrès pour la chirurgie ● Méthode de référence : Créer une technique d'opération précise et identique pour tous les chirurgiens, afin d'assurer la réussite de la pose de l'implant. ● Amélioration de l'implant : Utiliser des tests préalables pour ajuster la forme et la solidité de l'implant. 3. Innovation et santé publique ● Vers une application humaine : Ce projet est la première étape pour transformer une découverte de laboratoire en un véritable traitement pour les patients qui peut fortement réduire les séquelles des traitements actuels (lourds et chronophages) et la résistance aux antibiotiques qui sont utilisés de façon prolongée et à hautes doses pour traiter les infections osseuses que notre implant sert à éviter. ● Réduire les médicaments : En créant un implant qui élimine lui-même les bactéries, on peut réduire l'utilisation des antibiotiques par voie orale ou intraveineuse après l'opération, le but est de réduire l’utilisation des antibiotiques qui sont utilisés de façon prolongée pour les infections de l’os. 4. Rigueur de la recherche ● Modèle de référence : Les données récoltées pourront servir à d'autres chercheurs travaillant sur de nouveaux matériaux. ● Les protocoles décrits sont ceux déjà mis en œuvre par le service et par les différentes sources de la littérature scientifique. 5. Enjeux de société et éthique ● Respect de l'animal : L'entraînement préalable sur cadavres permet de limiter au maximum le nombre de lapins vivants nécessaires à l'étude. ● Participation à la recherche sur un sujet actuel avec de possible applications médicales sur l’Homme. ● Bénéfice pour les patients : À long terme, l'objectif est de réduire les complications graves après une fracture, car les infections osseuses sont encore aujourd'hui très difficiles à soigner chez l'Homme.

Procédures

Déroulement de la procédure chirurgicale L’intervention dure environ 40 minutes par animal et se déroule en plusieurs étapes précises : Anesthésie générale : Comme pour une opération humaine, le lapin est endormi profondément. Il ne ressent aucune douleur pendant toute la durée de l'acte. Création d'un défaut osseux : Le chirurgien retire un petit segment de l'os (le fémur) pour simuler une blessure grave qui ne peut pas guérir seule. Pose de l'implant : L'implant créé en 3D est placé dans cet espace. Fixation (Ostéosynthèse) : Pour que l'implant reste bien en place et que la patte soit solide, on utilise du matériel chirurgical classique, comme des petites plaques ou des vis métalliques. Suivi de la guérison : Une fois l'opération terminée, la patte du lapin est surveillée de très près pour vérifier comment l'os se reconstruit autour de l'implant. Pour cela : Examens d'imagerie : On réalise des radiographies ou des scanners Objectif : Ces images permettent de voir, sans intervenir à nouveau, si l'implant reste bien fixé et si le nouvel os commence à combler le vide.

Impact sur les animaux

Toute recherche médicale comporte des risques que les chercheurs doivent prévoir et surveiller de près. 1. Douleur – Inconfort post-opératoire : Comme après toute chirurgie, l'animal peut ressentir de la douleur au niveau de la cicatrice et de l'os opéré. – Gêne pour se déplacer : Une boiterie temporaire est attendue pendant la phase de cicatrisation précoce. – La surveillance et la gestion avisée de la douleur des animaux seront primordiales lors de cette phase précoce. 2. Risques liés à l'anesthésie – Effets secondaires : L'endormissement peut ralentir la respiration ou le rythme cardiaque. Certains animaux peuvent également faire une réaction imprévue aux médicaments utilisés pour l'anesthésie. – Stress : L'intervention représente un stress physiologique pour l'organisme de l'animal. Des soins d’apaisement seront réalisés en amont de la chirurgie et un complément médicamenteux pourra être entrepris si l’animal n’est pas suffisamment détendu. 3. Complications locales – Infections : Des bactéries peuvent tenter de se développer au niveau de la plaie ou de l'implant. – Problèmes de cicatrisation : On surveille l'apparition de gonflements (hématomes), d'inflammations ou une ouverture accidentelle des fils de suture. – Problèmes techniques : L'implant ou le matériel de fixation (vis, plaques) pourrait se déplacer ou se casser 4. État de santé général – Réaction du corps : Le lapin peut présenter une légère fièvre ou être moins actif juste après l'opération. – Variation de poids : Le stress de la chirurgie peut entraîner une perte de poids temporaire, ce qui nécessite une surveillance quotidienne de l'alimentation. – Comportement : Si le lapin ressent une gêne persistante, il peut essayer de lécher ou de gratter sa cicatrice. Des protections sont parfois nécessaires pour éviter qu'il ne se blesse. 5. Risques spécifiques au nouveau matériau – Efficacité de la protection : Le but de l'étude est de tester le revêtement antibactérien. Si celui-ci n'est pas assez efficace, des microbes pourraient coloniser l'implant, ce qui nécessiterait une prise en charge rapide.

Devenir

Élevage et opération de 21 lapins. Mise à mort de 9 lapins à 12 semaines post-opératoires : analyses radiologiques, bactériologiques et histologiques après la mise à mort. Mise à mort de 12 lapins à 16 semaines post-opératoires : analyses radiologiques, bactériologiques et histologiques après la mise à mort.

Remplacement

La reconstruction d'un os est un phénomène biologique très complexe qui se déroule en plusieurs étapes. À ce jour, il est impossible de reproduire en laboratoire (dans des tubes à essai) l'ensemble des éléments nécessaires à cette guérison, comme : - La circulation sanguine : L'os a besoin d'être irrigué par le sang pour cicatriser. - Les forces mécaniques : Les mouvements et le poids du corps stimulent la repousse de l'os. - Les interactions cellulaires : Des milliers de cellules différentes communiquent entre elles pour reconstruire la matière osseuse. Pour comprendre comment l'implant est progressivement remplacé par du véritable os, les chercheurs doivent analyser les tissus à différents moments de la cicatrisation. Pour cela, les examens sont réalisés par étapes tout au long du projet. Cela permet de voir si l'implant fonctionne aussi bien après quelques semaines qu'après plusieurs mois. Le projet est organisé de manière très stricte pour utiliser le moins d'animaux possible : Tests préalables en laboratoire : Avant de passer à l'animal, l'implant et son revêtement antibactérien ont déjà été testés en contact de bactéries. Phase sur cadavres : La première étape de la chirurgie est réalisée sur des lapins déjà décédés. Cela permet de vérifier que l'implant s'ajuste parfaitement et que la technique de fixation est solide avant d'opérer des animaux vivants. Validation progressive : On ne passe à une étape supérieure que si les résultats précédents sont concluants, afin de garantir la sécurité et l'utilité scientifique de chaque procédure. Ce protocole permet de s'assurer que l'implant est efficace et sans danger dans un organisme vivant. C'est une étape indispensable pour espérer, un jour, utiliser cette technologie pour soigner des humains souffrant de graves blessures et infections osseuses.

Réduction

Avant de commencer l’étude sur des animaux vivants, une phase de test sur des cadavres est organisée. Cela permet aux chirurgiens de s'assurer que l'implant s'adapte parfaitement à l'os et de régler les derniers détails techniques. Cette étape est essentielle pour réduire le nombre d’animaux vivants utilisés et garantir le succès des opérations. Le nombre de lapins n'est pas choisi au hasard. Nous utilisons une méthode de calcul scientifique pour déterminer le nombre minimum d'animaux nécessaires (ici 21 lapins) pour que les résultats soient statistiquement valables. Si on utilise trop peu d'animaux, l'étude ne prouve rien. Si on en utilise trop, ce n'est pas éthique. Le groupe final est légèrement plus nombreux pour garantir la fiabilité des résultats, même en cas d'imprévu.

Raffinement

Pour limiter le stress et garantir une récupération rapide, plusieurs précautions sont mises en place avant, pendant et après l'opération. 1. Gestion de la douleur et anesthésie - Sommeil profond : L'animal est endormi durant toute l'opération pour ne ressentir aucune douleur. - Traitement anti-douleur : Des médicaments (analgésiques) sont administrés avant le réveil et continués les jours suivants, exactement comme on le ferait pour un humain opéré. 2. Confort durant l'opération - Maintien de la chaleur : Sous anesthésie, le corps se refroidit vite. Le lapin est donc installé sur un tapis chauffant et un tapis absorbant pour maintenir sa température. - Efficacité chirurgicale : grâce à l'entraînement préalable sur cadavres, l'équipe opère plus vite. Moins de temps passé sous anesthésie signifie un réveil plus facile pour l'animal. 3. Récupération et environnement - Liberté de mouvement : Dès son réveil, le lapin peut se déplacer dans sa cage. On ne l'immobilise pas, car le mouvement aide à la guérison de l'os. - Accès direct aux besoins : Pour éviter que le lapin ne se fatigue, l'eau et la nourriture sont placées juste à côté de lui. Il n'a pas besoin de traverser la cage pour s'alimenter. 4. Surveillance et soins quotidiens - Visite médicale journalière : Chaque jour, un soignant vérifie l'état général du lapin : son poids, son appétit, sa façon de marcher et le bon état de l'implant. - Soins de la plaie : La cicatrice est nettoyée régulièrement avec des compresses et du sérum physiologique (eau salée stérile). On retire les petites croûtes pour que la peau cicatrise proprement et sans infection.

Choix des espèces

Pour cette étude, nous avons choisi d’utiliser des lapins de race Néo-Zélandais Blanc de taille adulte pesant entre 3 kg et 3,5 kg. Ce choix ne doit rien au hasard et s'appuie sur plusieurs critères scientifiques : 1. Un modèle de référence mondial Ce lapin est utilisé par les chercheurs du monde entier pour étudier la réparation des os. Comme il existe déjà énormément de documents scientifiques sur cette espèce, nous pouvons comparer nos résultats avec ceux d'autres laboratoires pour vérifier que nos découvertes sont exactes. Le modèle le plus fréquemment utilisé est le lapin NZW de taille adulte. 2. Une taille d'os adaptée Le fémur (l’os de la cuisse) de ce lapin a une taille et une solidité idéales. Il est assez grand pour que l'on puisse y fixer nos implants imprimés en 3D avec des vis et des plaques chirurgicales, exactement comme on le ferait sur un doigt (métacarpien) humain dont nous connaissons la technique opératoire et le matériel nécessaire. 3. Une guérison prévisible La façon dont l’os du lapin cicatrise est bien connue. Cela nous permet d'obtenir des résultats reproductibles : cela signifie que si l'implant fonctionne sur un lapin, il y a de fortes chances qu'il fonctionne de la même manière sur les autres. 4. Une efficacité scientifique Grâce à toutes les données déjà connues sur ce modèle, nous pouvons obtenir des résultats fiables en utilisant le plus petit nombre d'animaux possible. C'est un point essentiel pour respecter les règles d'éthique de la recherche.

  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
Lapins : 200
Souffrances
▲ -
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▲ 200
▲ -
Devenir
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 200

Pour étudier l'endothélialisation de stents implantés dans des artères saines, 200 lapins sont utilisés dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré, tous tués à l'issue. Chaque animal subit de deux à six interventions chirurgicales sous anesthésie générale, avec jusqu'à quatre séances d'imagerie aux rayons X, et une partie reçoit un traitement par gavage quotidien pendant trois mois. Le projet compare des dispositifs médicaux implantables et évalue leur sécurité avant usage chez l'humain, des analyses que le porteur décrit comme non réalisables sur des patients. Tous les lapins sont mis à mort pour prélever les dispositifs et les pièces anatomiques destinées aux analyses tissulaires.

Objectifs

Le traitement de pathologies cardio-vasculaires (anévrismes, sténoses, dissection) nécessite souvent le recours à des stents, dispositifs médicaux apparenté à un minuscule tube expansible qui maintient une artère ouverte. Cependant, malgré la mise en place d’un stent, il existe un pourcentage de cas (de 10 à 30 % en fonction du dispositif) dans lequel l’endothélialisation du stent, c’est-à-dire la bonne reconstruction biologique de l’intérieur du vaisseau sanguin, n’est pas obtenue, ce qui incite aujourd’hui à développer de nouvelles technologies de ces dispositifs afin d’améliorer la cicatrisation biologique. Les industriels modifient également parfois la composition et/ou la forme du dispositif afin d’améliorer ses performances, ou créent de nouveaux dispositifs permettant de s’affranchir de traitement médicamenteux antiagrégant. L’adjonction d’un autre type de traitement médicamenteux pourrait en revanche permettre de favoriser cette cicatrisation. Le projet consiste à étudier la conformabilité, la biocompatibilité et/ou l’endothélialisation de stents sur artères saines (accompagné ou non par l’adjonction d’un traitement médicamenteux). Ce projet, qui sera scindé en plusieurs études pilotes, utilisera des contrôles par imagerie à rayons X avec possibilité d'imagerie optique et nécessitera donc l'utilisation de l'animal pour être mené à bien. L’analyse sur artères saines permettra d’étudier l’endothélialisation des stents. Cela permettra, au sein d’un même animal, de comparer plusieurs dispositifs implantés (de 1 à 3). Ce projet sera réalisé sur deux sites différents identifiés EU 1/2 et EU 2/2.

Bénéfices attendus

Ce projet se déclinera en plusieurs études pilotes et permettra d’effectuer des analyses non réalisables chez l’être humain afin évaluer la faisabilité d'implantation, la sécurité et/ou la réponse biologique in vivo à l’implantation du dispositif, en fonction du ou des traitements administrés aux lapins. Il permettra notamment d’évaluer l’efficacité et la sécurité du dispositif dans des conditions proches de l’humain. L’analyse de la prolifération tissulaire sur le dispositif et sa susceptibilité à engendrer une thrombose (formation de caillots dans les vaisseaux sanguins), apportera des connaissances supplémentaires et une meilleure compréhension sur les indications du dispositif avant de l’utiliser chez l’Homme.

Procédures

Les animaux seront soumis entre 2 et 6 interventions sous anesthésie générale : l’implantation du dispositif et le contrôle avant la mise à mort, d’une durée de 1h chacune +/- 15min. Des contrôles intermédiaires (jusqu’à 4 imageries à rayons X avec possibilité d'imagerie optique nécessitant une nouvelle anesthésie générale et chirurgie) pourront être effectués d’une durée attendue de 45 min. La fréquence des anesthésies générales sera discutée en amont, en fonction des hypothèses de recherches définies par l’étude, en étroite collaboration avec un vétérinaire pour la faisabilité. Pour les animaux recevant un traitement, ils seront manipulés 1 à 2 fois par jour (pendant 3 mois maximum) et le traitement sera donné par une sonde de gavage (environ 1 min par animal). En fonction des études issues de ce projet, des prélèvements sanguins pourront être effectués (jusqu’à 4 prélèvements sur la durée du projet, dans des volumes raisonnables et en laissant un temps de récupération à l’animal entre chaque prélèvement). De manière générale ces prélèvements seront effectuées lorsque l’animal sera sous anesthésie générale, ou sous contention adaptée avec la possibilité de recourir à une sédation légère ou une anesthésie locale. Ces interventions seront réalisées dans l’EU1.

Impact sur les animaux

Les animaux étant hébergés en cages individuelles, le niveau basal de stress peut être plus important que la normale et sera monitoré au long de l’étude (stéréotypies, etc) (EU 1/2 et 2/2). Le reste des nuisances concernera uniquement l’EU 1/2. L’anxiété et le stress sont des effets indésirables attendus avant, et après chaque geste/prélèvement. Un stress supplémentaire peut être observable sur les animaux qui seront amenés à recevoir un traitement oral quotidien. Une gêne et une douleur post-chirurgicales sont possibles au niveau des abords artériels, de même qu’une infection locale au niveau de l’incision. Une thrombose au niveau du dispositif implanté peut également survenir, mais reste un évènement rare. Dans le cas de la procédure 2, les animaux recevront tout au long du projet un traitement oral antiagrégant 1 fois par jour (sonde de gavage, 2 minutes/jour). Par expérience, aucun effet indésirable dû à un traitement oral antiagrégant n’a été observé. Les animaux subiront plusieurs anesthésies générales : une pour la procédure chirurgicale, une pour chaque contrôle intermédiaire et une pour les imageries de contrôle avant mise à mort avec un maximum de 6 prévues pour le projet (et 2 semaines entre chaque anesthésie). Indépendamment de la procédure, la durée d’anesthésie est d’une heure (+/- 15 min), qu’il s’agisse de la phase d’implantation et / ou de contrôle). L'administration d'un analgésique est possible. Les transports d’animaux entre les EU1/2 et EU 2/2 se feront à une fréquence définie en amont selon les conditions spécifiques des études. Des temps d’acclimatation et de récupération post-opératoires seront respectés à l’arrivée et avant chaque départ, avec un examen clinique réalisé par le vétérinaire de la structure.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort pour le prélèvement des dispositifs et pièces anatomiques d’intérêt à des fins d’analyse sur les tissus.

Remplacement

Le projet consiste à étudier la sécurité, la conformabilité, la biocompatibilité et l’endothélialisation (l’endothélium étant le tissu cellulaire qui tapisse l’intérieur des vaisseaux sanguins) de dispositifs médicaux implantables dans des artères saines (accompagné ou non par un traitement médicamenteux) dans des conditions in vivo. Les phénomènes biologiques, tels que l’endothélialisation, la coagulation sanguine, la pression sanguine, ou encore les contraintes liées au déploiement du dispositif implantable n’ont à l’heure actuelle aucune méthode alternative, in vitro ou ex vivo, permettant de reconstruire un modèle proche de ces conditions, ainsi que son suivi au cours du temps. L'utilisation d'animaux dans le cadre de ce projet est ainsi indispensable.

Réduction

Ce projet est à visée exploratoire et a pour objectif l'obtention de résultats préliminaires au cours d'études pilotes de faisabilité et de sécurité. Ces données pourront au besoin servir de base pour établir un nouveau projet intégrant des analyses d'efficacité avec calcul statistique, dans un dossier APAFiS dédié (distinct de ce dossier). Nous sommes donc ici dans le cadre d’un APAFIS général pour lequel plusieurs études pilotes distinctes pourront être développées. Dans le cadre de ce présent projet d’APAFIS, pour chaque étude, le nombre minimal de lapin sera utilisé. Ainsi, pour chaque dispositif testé dans les conditions de procédure choisie (c'est-à-dire avec ou sans antiagrégants), de groupes nécessaires ; et pour prendre en compte le risque d'échec de la procédure, de 5 à 20 lapins par étude seront utilisés, conformément aux études pilotes précédemment réalisées. Par ailleurs, l’implantation chez le même lapin de plusieurs dispositifs pourra éventuellement servir de contrôle et ainsi diminuer le nombre de lapins nécessaires. Le nombre d’animaux nécessaire dans le cadre de prochaines études supportées par cet APAFIS sera défini méthodologiquement, en fonction de(s) l’hypothèse(s) de recherche, en association avec la puissance définie à la conception de l’étude. Ce nombre sera également validé en amont par le Conseil Scientifique de l’EU 1/2.

Raffinement

Dans le cadre de chaque étude les animaux seront indifférenciés (mâles ou femelles). Les animaux seront hébergés dans des cages individuelles disposant de mezzanine, mais dont les parois sont vitrées et non étanches ou comportent des trous, permettant des échanges visuels, auditifs et olfactifs entre animaux. Les animaux seront gardés pendant une période d'acclimatation de 5 jours minimum entre leur entrée dans l’animalerie expérimentale de l’EU 1/2, et leur première entrée en procédure. Dans les deux EU, une attention particulière sera apportée afin que les animaux disposent d’un enrichissement adapté et suffisant (bûchettes ou blocs de cellulose à ronger, foin (+/- compressé), jouets, cachettes...). Les animaux seront suivis quotidiennement et leur état de santé et de bien-être sera évalué tout au long du protocole expérimental, avec un suivi comportemental du fait de l’hébergement individuel. Les animaux seront anesthésiés et analgésiés pendant les procédures chirurgicales et seront suivis au cours de la procédure. Un suivi renforcé sera effectué durant les premiers jours après chaque procédure opératoire. Si un animal présente un signe de douleur ou de souffrance, des analgésiques pourront lui être administrés. Au besoin, un traitement antibiotique pourra être mis en place. Dans le cas où l'animal présenterait une souffrance, une maladie ou une altération physique sans qu'il soit possible de le soulager efficacement (atteinte d'un point limite), l'animal sera sorti d'expérimentation et mis à mort. L’avis du vétérinaire est systématiquement demandé pour chaque EU. Le transport des animaux entre les EU sera pris en charge par l’EU 2/2, fournisseur d’animaux, qui possède un agrément pour le transport d’animaux ainsi qu’un véhicule agréé. La durée du transport est estimée à 4h. Une nouvelle période d’acclimatation de 5 jours sera observée à l’issue de chaque transport pour permettre à l’animal de récupérer. Les animaux seront transportés en cage individuelle adaptée à l’espèce avec des copeaux de bois. Des précautions supplémentaires seront prises pour tous les transports post-opératoires avec délivrance d’un certificat médical (vétérinaire de l’EU 1/2) attestant que l’animal peut être transporté sans risque.

Choix des espèces

La biologie de la néoendothélialisation des dispositifs implantables est bien étudiée chez le lapin et similaire aux mécanismes humains. Par ailleurs, la taille des vaisseaux sanguins du lapin est similaire à celle des vaisseaux sanguins humains où sont implantés les dispositifs étudiés. Les animaux utilisés seront des adultes indifférenciés (males et/ou femelles) de plus de 3 kg pour la taille des artères et la taille des dispositifs usuellement utilisés chez l'Homme. Historiquement la majorité des études précliniques sur l’implantation de dispositifs utilisaient des mâles. Cependant on retrouve également quelques études incluant les deux sexes et discutant des différences.

  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
Rats : 605
Lapins : 660
Souffrances
▲ 60
▲ -
▲ 1205
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 1265

1265 rats et lapins vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures d'un niveau de souffrance sans réveil pour une partie et modéré pour les autres. Un cathéter est introduit dans un vaisseau sous anesthésie, puis un matériau est injecté pour boucher volontairement une artère, ce qui peut provoquer pendant un à trois jours une douleur, de la fièvre et une baisse d'appétit. Le projet teste de nouveaux agents d'embolisation destinés à la radiologie interventionnelle humaine. À la fin, tous les animaux sont tués pour analyser où le produit s'est réparti dans le corps.

Objectifs

Ce projet a pour but de tester une nouvelle génération de produits capables de bloquer de manière ciblée certains vaisseaux sanguins. Cette technique, appelée embolisation, est utilisée en radiologie interventionnelle pour traiter différents problèmes médicaux sans avoir recours à une chirurgie lourde. Elle permet par exemple de réduire l’alimentation sanguine d’une tumeur, de stopper une hémorragie ou de traiter des malformations des vaisseaux. Aujourd’hui, plusieurs types de matériaux existent déjà, mais chacun présente des limites. En effet, Les matériaux déjà existants ne sont pas toujours assez précis ou faciles à contrôler. Le projet cherche donc à comprendre comment ces nouveaux agents se comportent dans un organisme vivant : s’ils atteignent bien la zone visée, s’ils bouchent efficacement les vaisseaux ciblés, et s’ils restent stables sans provoquer d’effets indésirables. Les résultats de ce projet permettront d’identifier les agents les plus sûrs et les plus performants, afin de développer dans l’avenir des traitements mini‑invasifs plus fiables et plus précis.

Bénéfices attendus

L’enjeu de ce projet est d’offrir aux médecins radiologues une gamme plus large d’options pour bloquer de manière ciblée certains vaisseaux sanguins, en fonction des besoins de chaque patient. Dans ce domaine, il est essentiel que les produits utilisés soient sûrs, efficaces et faciles à contrôler. Pour s’assurer que ces nouveaux agents fonctionnent réellement comme prévu, il est nécessaire de les tester dans des conditions qui reproduisent le plus fidèlement possible ce qui se passe dans le corps. Certaines réactions, notamment la façon dont un produit se déplace, se fixe ou interagit avec les tissus, ne peuvent pas être observées uniquement avec des modèles informatiques ou des tests en laboratoire. Les tests réalisés dans un organisme complet sont donc une étape indispensable avant toute utilisation chez l’être humain. Les connaissances obtenues grâce à ce projet permettront de rendre les interventions moins risquées, plus précises et mieux contrôlées. Elles contribueront à améliorer directement la sécurité et le pronostic des patients. À long terme, ces avancées pourront également réduire le recours à la chirurgie lourde, diminuer les complications post‑opératoires, raccourcir les durées d’hospitalisation et limiter la consommation de ressources médicales.

Procédures

Mise sous anesthésie générale : Les animaux sont endormis avec un gaz anesthésiant, comme lors d’une opération humaine, afin de garantir l’absence totale de douleur et de mouvement. Accès vasculaire : Un petit point de ponction ou une mini chirurgie est réalisé au niveau d’un vaisseau sanguin superficiel en général une artère cela permet d’introduire : un micro‐cathéter (un tube très fin),et les instruments nécessaires au geste d’embolisation, puis sous contrôle d’imagerie (rayons X de faible intensité), le micro-cathéter et guider doucement dans les vaisseaux jusqu’à la zone à traiter, une fois le cathéter positionné, de très petites quantités du matériau testé sont injectées pour bloquer volontairement un vaisseau sanguin précis. Pour certains groupes expérimentaux, des séances d’imagerie supplémentaires sont réalisées pour suivre l’évolution du matériau dans le temps. Ces examens servent à observer le comportement du produit injectés sans intervention chirurgicale. Afin d'améliorer la visibilité des vaisseaux lors de ces examens, une anesthésie générale est nécessaire, ainsi que et la pose d’un petit cathéter dans un vaisseau périphérique (veine) pour permettre l’injection un produit de contraste, Des prélèvements sanguins répètes sous anesthésie générale sont également prévus dans ce projet.

Impact sur les animaux

Douleur ou sensibilité au point de ponction : Lorsque l’animal se réveille, il peut ressentir une sensibilité locale, une légère douleur comparable à un bleu, parfois un petit hématome (ces effets sont généralement faibles et durent 24 à 48 h). Syndrome post‑embolisation : Bloquer volontairement un petit vaisseau peut entraîner, pendant 1 à 3 jours : une douleur modérée dans la zone atteinte, une fièvre légère, une diminution temporaire de l’appétit. (Ce syndrome est bien connu en médecine humaine comme vétérinaire et est systématiquement contrôlé par une analgésie adaptée). Prélèvements sanguins répétés : une baisse transitoire de la volémie peut survenir après le prélèvement sanguin. Cette diminution, généralement modérée, peut entraîner une sensation de fatigue passagère chez l’animal, mais elle reste fortement limitée par le respect strict des volumes maximum autorisés et par la surveillance rapprochée post‑prélèvement.

Devenir

À la fin des procédures, tous les animaux seront mis à mort. Cette étape est nécessaire pour pouvoir prélever les organes et les tissus, ce qui permet d’analyser précisément où le produit injecté s’est réparti dans le corps, et s’il a interagi avec les tissus environnants. Ces analyses sont indispensables pour comprendre le devenir du produit dans l’organisme et garantir, à terme, son utilisation en toute sécurité.

Remplacement

Avant d’envisager l’utilisation d’animaux, le projet s’appuie autant que possible sur des étapes préalables réalisées sans aucun animal. Les nouveaux matériaux sont d’abord testés en laboratoire par des méthodes alternatives pour vérifier leurs propriétés de base ; leur capacité à être injectés correctement, leur aptitude à bloquer un vaisseau, leur stabilité et leur visibilité sur les images médicales. Seuls les produits qui répondent à des critères stricts sont retenus pour la suite, ce qui permet de retarder le recours à l’utilisation de l’animal au strict nécessaire.

Réduction

Comme les tests en laboratoire ne permettent pas de reproduire toutes les réactions d’un organisme vivant, une étape courte et réalisée sous anesthésie profonde est menée chez l’animal où plusieurs produits sont testés sur un même animal, chacun dans une zone différente, afin d’identifier rapidement ceux qui ne fonctionnent pas. Cette organisation réduit fortement le nombre d’animaux nécessaires. Pour la suite du projet le nombre total d’animaux a été déterminé à l’aide de méthodes statistiques adaptées, afin d’utiliser uniquement le minimum indispensable.

Raffinement

Le protocole est conçu pour limiter au maximum la douleur, le stress et les risques pour les animaux. Les interventions sont réalisées par du personnel expérimenté, en utilisant du matériel très fin et adapté afin de réduire les traumatismes. Les animaux sont systématiquement placés sous anesthésie générale, et des médicaments contre la douleur sont administrés avant, pendant et après l’intervention, pour garantir un confort optimal. Pendant toute la procédure, les fonctions vitales (rythme cardiaque, oxygénation du sang et température) sont surveillées en continu. Cela permet d’identifier très tôt toute réaction anormale et d’intervenir immédiatement. Après l’intervention, plusieurs mesures renforcent leur bien‑être : hydratation, maintien au chaud, installation dans un environnement calme et enrichi, ainsi que la mise à disposition d’aliments appétents en complément de leur alimentation habituelle. La zone de ponction est contrôlée régulièrement, et les manipulations sont limitées pour réduire le stress. Les animaux bénéficient ensuite d’un suivi rapproché dans les jours qui suivent afin de repérer rapidement toute gêne éventuelle et d’y répondre sans délai. Grâce à cet ensemble de mesures, la procédure est rendue la moins invasive possible, tout en assurant une prise en charge attentive et continue de leur bien‑être à chaque étape.

Choix des espèces

Les lapins sont choisis parce que la taille et la forme de leurs vaisseaux sanguins sont proches de celles rencontrées chez l’humain pour les techniques d’embolisation. Cela permet d’utiliser le même type de matériel que celui utilisé en médecine humaine, ce qui rend les résultats plus facilement transposables. Leur anatomie se prête bien à des examens d’imagerie comme les rayons X, l’IRM ou l’échographie, ce qui permet d’observer précisément comment se comporte le produit injecté. Un autre avantage important est l’accès possible par un vaisseau de l’oreille, ce qui évite une chirurgie plus lourde de la patte. Cette approche est moins invasive, plus rapide et génère moins de douleur. Les rats complètent ce modèle : leurs vaisseaux, déjà bien développés à l’âge adulte, offrent un très bon compromis entre une anatomie suffisamment large pour les examens d'embolisation et une taille corporelle plus petite que celle du lapin. Ils sont particulièrement adaptés au suivi dans le temps grâce aux appareils d'imagerie de laboratoire compatibles avec leur format. Dans les deux espèces, seuls des animaux adultes sont retenus, car leurs vaisseaux ont une taille stable et leur organisme est entièrement formé, ce qui améliore la fiabilité des résultats tout en évitant les difficultés techniques rencontrées chez des animaux jeunes.

  • Formation professionnelle
  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
    • Troubles sensoriels
Souris : 1250
Rats : 1250
Lapins : 2560
Souffrances
▲ -
▲ 4160
▲ 900
▲ -
Devenir
 -
 -
 405
 4655

Des injections dans l'œil et jusqu'à huit instillations oculaires par jour: 5060 souris, rats et lapins sont utilisés dans des procédures censées reproduire une perméabilité des vaisseaux de la rétine. Une injection intravitréenne déclenche le modèle, suivie d'examens ophtalmologiques répétés, dont certains sous anesthésie. Le porteur classe pourtant l'ensemble en souffrance "légère" et affirme que les procédures "ne devraient pas entraîner de douleur". La plupart des animaux sont tués pour analyse, environ 10 %, exclus avant toute induction, étant réutilisés dans d'autres protocoles.

Objectifs

Les atteintes vasculaires de la rétine sont communes à plusieurs maladies telles que le diabète, les uvéites, les occlusions veineuses ou l’hypertension, et sont responsables de la majorité des pertes de vision dans les pays industrialisés. Ces pathologies entrainent une détérioration des capillaires sanguins de la rétine qui perdent leur étanchéité. L’augmentation de la perméabilité vasculaire et la rupture de la barrière hémato-rétinienne est une étape clé dans l’installation de la maladie qui peut évoluer vers une rétinopathie proliférative avec une production anormale de nouveaux vaisseaux peu fonctionnels, des décollements de la rétine et des saignements dans le vitré. Un oedème au niveau de la macula, zone de la rétine responsable de la bonne acuité visuelle, peut survenir à tout moment et entrainer la perte de la vision. L'étude des pathologies a permis de mettre en évidence des composés clés impliqués dans le mécanisme conduisant à la perméabilité vasculaire, comme notamment le VEGF (Vascular Endothelial Growth Factor). Ces composés sont les cibles privilégiées des traitements pour bloquer l'évolution de la maladie, mais sont également utilisés pour mimer la pathologie dans des modèles expérimentaux. L'objectif de ce projet est d’obtenir un modèle de perméabilité vasculaire afin de tester des traitements potentiels chez le lapin et le rongeur. Le modèle est développé chez plusieurs espèces pour offrir un choix plus étendu de possibilités de traitements, la taille réduite des yeux des rongeurs permet l'utilisation de quantités moindres de traitement, au contraire la taille plus importante de l'œil de lapin permet de tester des traitements plus proches de ceux appliqués à l'homme comme la pose d'implant.

Bénéfices attendus

Le bénéfice attendu est de proposer un modèle expérimental pour évaluer l'efficacité de nouveaux traitements luttant contre la perméabilité vasculaire au niveau de la rétine. La recherche de traitement est en constante évolution, pour intervenir à différents stades de la maladie et préserver au mieux la vision des patients.

Procédures

Le déclenchement du modèle expérimental est dû à une injection intravitréenne. Les examens ophtalmologiques se feront à l'aide de techniques non invasives (imagerie, observations au biomicroscope). Ces examens sont réalisés chez l’homme en cabinet médical par un ophtalmologiste sans anesthésie et sans hospitalisation. Ils le sont également chez l’animal en clinique vétérinaire. Ces examens pourront se faire pour une partie sur animaux vigiles mais certains qui nécessitent l’immobilisation complète de l'animal seront pratiqués sous anesthésie légère, ce type d'examen ne dure que quelques minutes. Les administrations de produits se feront soit par instillations (gouttes oculaires), soit par injection au niveau de l'œil (injection intravitréenne, sous conjonctivale), soit par administration orale, par injection sous cutanée, intraveineuse, ou intramusculaire (pour les anesthésiants). Ces instillations ou injections nécessitent le maintien de l’animal afin de l’immobiliser. Ces procédures sont extrêmement rapides et ne prendront pas plus d’1 ou 2 minutes. Les gouttes oculaires peuvent être administrées plusieurs fois avec généralement une moyenne de 3 administrations et un maximum de 8 administrations par jour. Les administrations de produit par injection au niveau de l'œil se feront sous anesthésie locale et générale si besoin, leurs fréquences sont plus limitées, une à deux fois par semaine. Ces procédures sont aussi un peu plus longues et nécessitent de placer l’animal sous un microscope chirurgical, et durent en général 5 minutes par animal. Si le traitement est administré par voie orale il peut être au maximum quotidien, par voie intraveineuse il sera au maximum 3 fois par semaine, si la voie d’administration est l’injections sous-cutanée, la fréquence sera au maximum de 2 fois par jours, sur la durée de l’étude soit maximum 2 mois. Des prélèvements de sang pourront être réalisés au cours des procédures expérimentales afin de doser le principe actif du traitement administré ou tout autre marqueur d'intérêt. Ces prélèvements se feront sur animal vigile et le temps nécessaire aux prélèvements ne dépassera pas les 5 minutes par animal. Les prélèvements de sang se feront par ponction et seront basés sur les recommandations du Gircor.

Impact sur les animaux

Ces modèles expérimentaux induisent une augmentation de perméabilité vasculaire transitoire, le retour à la normale se fait en quelques jours. Les nuisances pour l’animal sont celles dues aux manipulations de l'animal pour les observations, le stress dû aux contentions manuelles de l'animal pour les administrations de produits, les instillations ou la douleur éventuelle de la piqûre lors des injections de produits ou d'anesthésiant. L'administration des produits devrait engendrer tout au plus une douleur légère et de courte durée notamment lors de l’anesthésie. Au cours de l’anesthésie jusqu’au réveil, une baisse de la température corporelle pouvant induire un stress est attendue. En dehors de ces périodes d’examen ou d’administration de traitement, l’animal est libre de ces mouvements, avec un accès à l’eau et à la nourriture.

Devenir

Les animaux qui auront suivi la totalité de chaque procédure expérimentale seront mis à mort pour permettre de réaliser les évaluations ex vivo (évaluations histologiques, dosage de produit...). Pour les études d’efficacité de traitement, les animaux n’ayant pas suivi la totalité de la procédure (estimé à environ 10%, hormis ceux exclus pour cause de points limites) pourront être réutilisés dans d’autres procédures expérimentales compatibles avec l’avis du vétérinaire. Ces animaux sont des animaux qui sont exclus de l'étude en raison d'un défaut anatomique ou physiologique détecté aux examens de baseline au niveau de l'œil avant le début de l’étude. Ces animaux n'auront pas reçu d'induction de la pathologie, ni d'administration de traitement, seulement des examens qui ne sont pas invalidants mais qui potentiellement nécessitent une anesthésie.

Remplacement

A ce jour, aucune méthode alternative ne permet de mimer l’œil dans son environnement et dans sa globalité fonctionnelle. Les lignées cellulaires ou les systèmes alternatifs comme les organoïdes ne permettent d’étudier qu’une partie des mécanismes. En effet, l’œil est composé de différents tissus (vasculaires, rétinien neuronal, vitréen, cornéen, humeur aqueuse ...) de physiologie différente et soumis aux variations environnementales, aux interactions des tissus et organes voisins. Les études in vivo permettent d’observer les réponses physiologiques d’un traitement dans un organisme vivant en tenant compte des pharmaco cinétiques, des métabolites générés. Compte tenu de la complexité de l’organe nous aurons donc recourt à des animaux.

Réduction

Le nombre maximum d’animaux prévu pour ce projet a été déterminé en fonction de la distribution théorique rencontrée dans les données bibliographiques et tient compte des variations du métabolisme, de la robustesse des mesures et de notre expérience. Ce nombre limité doit nous permettre de conclure sur l’efficacité ou non d’un traitement. L'effet d'un traitement sera évalué à l'aide des tests statistiques paramétriques ou non paramétriques suivant la distribution des données, avec possibilité d'effectuer des comparaisons multiples ; chaque groupe traité sera comparé à celui du groupe témoin. Un calcul de l’effectif sera réalisé avant chaque étape afin d’ajuster et de revoir à la baisse si possible le nombre d’animaux à inclure dans les procédures. Des évaluations non invasives de la pathologie sont utilisées tout au long de l'étude pour éviter la mise à mort de l'animal. Enfin, une attention particulière sera portée à la formation des opérateurs et à la qualité des soins apportés aux animaux, afin de garantir leur bien-être tout au long de l’étude

Raffinement

Un suivi quotidien des animaux sera effectué afin de minimiser au maximum l’impact des procédures sur leur bien-être. Les animaux seront hébergés en binôme avec différents enrichissements adaptés à l'espèce. Les examens choisis pour évaluer les signes cliniques de la maladie sont non invasifs et semblables à ceux pratiqués chez l'homme en cabinet d'ophtalmologie ou chez l’animal en clinique vétérinaire. Afin de réduire le stress de l'animal lors d'examens nécessitant l'immobilisation de l'animal, une administration d'anesthésique sera réalisée. Lors des anesthésies des substituts de larmes sont régulièrement instillés sur les cornées pour éviter le dessèchement, un dispositif est prévu pour éviter l’hypothermie (tapis chauffant, ou lampe). Les procédures impliquées ne devraient pas entrainer de douleur. La sévérité de la demande est classée légère. L’application d’anesthésiant locaux est prévue avant les injections. Des points limites adaptés, suffisamment prédictifs et précoces permettent de limiter une éventuelle douleur à son minimum, cependant si une complication apparait au cours du temps, l’emploi d’un analgésique de type buprénorphine sera envisagé.

Choix des espèces

Les espèces animales choisies ont une physiologie, une anatomie et un métabolisme largement décrits dans la bibliographie scientifique. L’extrapolation à l’homme des effets sur l’œil en est d’autant plus facilitée. De plus, les modèles expérimentaux concernant cette pathologie sont largement utilisés et décrits sur ces espèces dans les publications de référence sur laquelle le projet est basé. Pour ce projet, des souris, des rats et des lapins ont été retenus pour tenir compte des particularités anatomiques et physiologiques de chaque espèce afin d’augmenter les chances de mener ce projet à terme. Les animaux utilisés seront de jeunes adultes à leur arrivée dans notre animalerie. Les lapins inclus dans ce projet auront minimum 8 semaines et les rongeurs minimum 6 au début de l’étude, âge minimum pour la maturation de la rétine, conformément aux publications de référence qui servent de base aux modèles.

  • Formation professionnelle
Souris : 50
Cochons d'Inde : 3
Lapins : 4
Autres oiseaux : 15
Souffrances
▲ -
▲ 47
▲ 25
▲ -
Devenir
 -
 72
 -
 -

Replacés auprès d'associations ou de familles d'accueil à l'issue, 72 animaux non-humains, dont 50 souris, 4 lapins, 3 cobayes et 15 oiseaux, sont utilisés dans des procédures d'un niveau de souffrance léger à modéré. Sur eux, de nouveaux expérimentateurs s'entraînent aux gestes de contention, d'injection et de prélèvement, les actes douloureux étant réalisés sous anesthésie. Aucun animal n'est acquis pour ces sessions, tous étant pris parmi les témoins d'autres études en cours. La finalité tient à l'entraînement de manipulateurs sur des animaux vivants confrontés à des gestes réalisés par des personnes peu expérimentées.

Objectifs

L'objectif principal est de familiariser les nouveaux utilisateurs intervenant dans les projets en cours de validité sur la plateforme aux techniques de contention, d'injections et prélèvements et de développer une approche de respect et bienveillance vis à vis des animaux utilisés.

Bénéfices attendus

Permettre aux expérimentateurs de prendre confiance dans leurs actes de contention et d'expérimentation. Limiter le stress pour l'animal et l'expérimentateur. Limiter pour le manipulateur les risques de piqûres ou de morsures lors des actes expérimentaux. Ces formations permettront également aux personnes déjà expérimentées mais travaillant occasionnellement avec des animaux de se refamilliariser avec certaines techniques.

Procédures

Différents animaux seront soumis à des contentions, injections et prélévements en maintenant de bonnes conditions de bien être. Pour chaque espèce animale deux sessions seront organisées chaque année. Chaque session de formation aura une durée d'une heure 30 minutes en moyenne. Pendant ces formations les animaux qui subiront des injections ou prélèvements seront anesthésiés par voie gazeuse.

Impact sur les animaux

Une augmentation du stress des animaux est prévisible du fait que ces derniers vont être confrontés à des manipulateurs peu expérimentés. La douleur est comparable à celle d'une piqure d'aiguille pour les training administration ou prélèvement.

Devenir

Au terme des formations, les animaux seront replacés auprès d'associations ou familles d'accueil.

Remplacement

Nous allons acquérir des animaux factices d’entrainement pour une première approche des gestes de prélèvements et administration, cette phase sera mise en application sur les animaux vigiles. L'utilisation d'animaux sera réduite au maximum mais reste nécessaire pour que les nouveaux utilisateurs puissent maitriser les contentions.

Réduction

Aucun animal ne sera commandé pour ces formations. Les animaux utilisés seront choisis parmi les témoins des études réalisées.

Raffinement

Les gestes douloureux tels que les injections intradermiques sur les souris et les injections à la jugulaire sur les canaris seront effectués sous anesthésie. Un maintien des animaux sur tapis chauffant au réveil et une surveillance de la bonne récupération au retour en cage sera mise en place.

Choix des espèces

Les espèces choisies correspondent à celles utilisées dans nos DAP en cours de validité. Les animaux sont utilisés à l'age adulte, c'est leur stade de développement dans les études en cours.

  • Recherche appliquée
    • Autres troubles humains
Lapins : 200
Souffrances
▲ -
▲ 200
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 200

Renvoyés vivants dans leur établissement d'origine après chaque séance, 200 lapins vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, pour des acquisitions au scanner évaluant des dispositifs médicaux avant leur mise sur le marché. Chaque animal reçoit une anesthésie et parfois un produit de contraste par cathéter, lors d'une à six séances d'imagerie espacées d'au moins quinze jours. Le porteur retient le lapin parce que la taille de ses organes permet d'implanter plusieurs dispositifs sur un même animal. Le suivi par imagerie évite, selon lui, de tuer les animaux à chaque point d'analyse.

Objectifs

Il s’agit d’un projet de recherche et développement qui vise à étudier la performance (efficacité) de produit de santé/ dispositifs médicaux et/ou d’en évaluer la tolérance (sécurité). Les produits évalués sont destinés à être mis en contact avec le corps humain et doivent donc être préalablement testés pour garantir la sécurité des patients et l’efficacité lors de l'utilisation clinique. La réglementation exige de prouver l'efficacité des produits de santé et de réduire au minimum le risque de réactions indésirables avant de proposer un produit sur le marché. En ce sens, différents types d’essais peuvent être menés : - Essais de performance : - Essais de screening d’efficacité : Les essais de screening d’efficacité vérifient si la performance d’un produit mérite d’être approfondie ou s’il est nécessaire de mener d’autres études avant de passer aux essais de confirmation de performance. Ces essais sont essentiels dans la stratégie de réduction du nombre total d’animaux utilisés. - Essais de confirmation de performance : Les essais de confirmation de performance sont effectués après validation des essais de screening d’efficacité. Comme leur nom l’indique, ils visent à confirmer les résultats obtenus lors des essais préalablement menés sur un produit. - Essais de tolérance locale : Les essais de tolérance locale évaluent la réaction d’un organisme en contact avec un produit étranger. Dans ce projet, ces essais peuvent être réalisés en complément des essais de performance, sur les mêmes animaux. Afin d’évaluer ces différents points, des acquisitions d’imagerie scanner seront réalisées au sein de notre établissement utilisateur.

Bénéfices attendus

Ce projet permet d'obtenir des données de performance et de tolérance des produits de santé/ dispositifs médicaux testés. En mimant au plus près l'implantation du dispositif chez les patients, ces études permettront de mieux appréhender la réaction de l’organisme au produit à tester, et ainsi améliorer la sécurité et/ou les performances du produit, avant sa mise sur le marché.

Procédures

Des acquisitions scanners pour observer les produits de santé / dispositifs médicaux en cours d'étude seront réalisées sous anesthésie légère (en général, en fonction de la durée de l'étude, 1 à 6 sessions d'imagerie peuvent être envisagées en cours d'étude, espacés de minimum 15 jours). La durée de l'intervention est d'environ 20 minutes (anesthésie comprise).

Impact sur les animaux

Les animaux recevront une anesthésie volatile ou fixe afin de réaliser l'imagerie, pouvant induire un stress. Du produit de contraste pourra être injecté grâce à un cathéter en intraveineux. Une légère perte de poids (non systématique) pourrait être observée dans les quelques jours suivant les anesthésies. Le transport des animaux de leur EU d’origine jusqu’à notre EU peut générer du stress.

Devenir

Les animaux retourneront dans leur EU d’origine à la fin de la réalisation de chaque acquisition scanner.

Remplacement

A ce jour, il n'existe pas de méthode alternative permettant d’évaluer la performance et la tolérance locale des produits de santé/ dispositifs médicaux en raison des interactions complexes s'établissant entre le tissus ciblé et le produit ou dispositif lui-même. De plus, l’utilisation d’animaux est requise dans la réglementation que doivent suivre les tests précliniques sur les dispositifs médicaux, avant de pouvoir lancer les tests cliniques.

Réduction

Le donneur d'ordre demandant la réalisation de ces tests s'engage à ne pas faire renouveler à l'identique un essai déjà mené précédemment. Le suivi longitudinal des produits de santé/ dispositifs médicaux par imagerie scanner offre une évaluation répétée dans le temps, sans nécessiter l’euthanasie des animaux à chaque point d’analyse pour réaliser des évaluations par histologie par exemple permettant ainsi de réduire le nombre d’animaux devant être inclus dans les études.

Raffinement

Les transports des animaux entre l’EU d’origine et notre EU seront organisés dans le respect du bien-être animal et de la réglementation en vigueur. Les animaux seront transportés dans des cages individuelles jetables adaptées et un substrat sera fourni aux animaux. Un contrôle clinique de chaque animal est réalisé par du personnel qualifié (vétérinaire, technicien ou zootechnicien) au départ et à l'arrivée. Lors des séances d'imagerie scanner, afin de limiter le stress des animaux, une période de repos de minimum 1 heure sera instaurée entre la réception des animaux et l'anesthésie en l’absence de signe de stress marqué (agitation importante, tachypnée marqué, …) et entre le réveil des animaux et le transport retour vers l’EU d’origine (ou attente de la récupération complète de l’animal). Si des signes de stress marqués sont observés, les actes d’imagerie ne seront réalisés qu’après amélioration de ces signes. Du gel oculaire est appliqué au niveau de la cornée lors des anesthésies des animaux pour prévenir l'assèchement oculaire. Une attention particulière est portée à la lutte contre l'hypothermie : température de la salle, tapis chauffants et lampes chauffantes si besoin. En cas de doute, une mesure de la température rectale est réalisée.

Choix des espèces

Le choix de l’espèce est conforme aux textes réglementaires encadrant l’évaluation préclinique des produits de santé/ dispositifs médicaux. Les produits de petite taille ou miniaturisés sont classiquement testés chez les rongeurs ou chez le lapin. Le lapin a été retenu dans ce projet car sa morphologie et la taille de ses organes permettent d’implanter plusieurs produits de santé/ dispositifs médicaux sur un même organe, tout en maintenant une distance suffisante entre elles. Cette configuration réduit le nombre total d’animaux nécessaires et garantit une analyse fiable de chaque site lésionnel par imagerie scanner, sans risque de chevauchement des zones d’intérêt. Le stade de développement est pertinemment sélectionné en fonction de l'utilisation clinique du produit ou de sa taille par exemple. En l’absence d’exigence particulière, l’utilisation d’animaux au stade adulte est privilégiée.

  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
Lapins : 200
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 200
▲ -
Devenir
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 -
 200

Jusqu'à six interventions sous anesthésie générale par animal, espacées de deux semaines : 200 lapins vont être utilisés dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré, tous tués à l'issue. On leur implante des stents dans des artères saines, avec pour certains un gavage quotidien pendant trois mois, l'hébergement individuel élevant leur niveau de stress de base. Le porteur reconnaît une gêne post-chirurgicale, un risque d'infection et de thrombose au niveau du dispositif. Le projet teste des dispositifs médicaux avant leur usage chez l'humain, sur des artères pourtant saines.

Objectifs

Le traitement de pathologies cardio-vasculaires (anévrismes, sténoses, dissection) nécessite souvent le recours à des stents, dispositifs médicaux apparenté à un minuscule tube expansible qui maintient une artère ouverte. Cependant, malgré la mise en place d’un stent, il existe un pourcentage de cas (de 10 à 30 % en fonction du dispositif) dans lequel l’endothélialisation du stent, c’est-à-dire la bonne reconstruction biologique de l’intérieur du vaisseau sanguin, n’est pas obtenue, ce qui incite aujourd’hui à développer de nouvelles technologies de ces dispositifs afin d’améliorer la cicatrisation biologique. Les industriels modifient également parfois la composition et/ou la forme du dispositif afin d’améliorer ses performances, ou créent de nouveaux dispositifs permettant de s’affranchir de traitement médicamenteux antiagrégant. L’adjonction d’un autre type de traitement médicamenteux pourrait en revanche permettre de favoriser cette cicatrisation. Le projet consiste à étudier la conformabilité, la biocompatibilité et/ou l’endothélialisation de stents sur artères saines (accompagné ou non par l’adjonction d’un traitement médicamenteux). Ce projet, qui sera scindé en plusieurs études pilotes, utilisera des contrôles par imagerie à rayons X avec possibilité d'imagerie optique et nécessitera donc l'utilisation de l'animal pour être mené à bien. L’analyse sur artères saines permettra d’étudier l’endothélialisation des stents. Cela permettra, au sein d’un même animal, de comparer plusieurs dispositifs implantés (de 1 à 3). Ce projet sera réalisé sur deux sites différents identifiés EU 1/2 et EU 2/2.

Bénéfices attendus

Ce projet se déclinera en plusieurs études pilotes et permettra d’effectuer des analyses non réalisables chez l’être humain afin évaluer la faisabilité d'implantation, la sécurité et/ou la réponse biologique in vivo à l’implantation du dispositif, en fonction du ou des traitements administrés aux lapins. Il permettra notamment d’évaluer l’efficacité et la sécurité du dispositif dans des conditions proches de l’humain. L’analyse de la prolifération tissulaire sur le dispositif et sa susceptibilité à engendrer une thrombose (formation de caillots dans les vaisseaux sanguins), apportera des connaissances supplémentaires et une meilleure compréhension sur les indications du dispositif avant de l’utiliser chez l’Homme.

Procédures

Les animaux seront soumis entre 2 et 6 interventions sous anesthésie générale : l’implantation du dispositif et le contrôle avant la mise à mort, d’une durée de 1h chacune +/- 15min. Des contrôles intermédiaires (jusqu’à 4 imageries à rayons X avec possibilité d'imagerie optique nécessitant une nouvelle anesthésie générale et chirurgie) pourront être effectués d’une durée attendue de 45 min. La fréquence des anesthésies générales sera discutée en amont, en fonction des hypothèses de recherches définies par l’étude, en étroite collaboration avec un vétérinaire pour la faisabilité. Pour les animaux recevant un traitement, ils seront manipulés 1 à 2 fois par jour (pendant 3 mois maximum) et le traitement sera donné par une sonde de gavage (environ 1 min par animal). En fonction des études issues de ce projet, des prélèvements sanguins pourront être effectués (jusqu’à 4 prélèvements sur la durée du projet, dans des volumes raisonnables et en laissant un temps de récupération à l’animal entre chaque prélèvement). De manière générale ces prélèvements seront effectuées lorsque l’animal sera sous anesthésie générale, ou sous contention adaptée avec la possibilité de recourir à une sédation légère ou une anesthésie locale. Ces interventions seront réalisées dans l’EU1.

Impact sur les animaux

Les animaux étant hébergés en cages individuelles, le niveau basal de stress peut être plus important que la normale et sera monitoré au long de l’étude (stéréotypies, etc) (EU 1/2 et 2/2). Le reste des nuisances concernera uniquement l’EU 1/2. L’anxiété et le stress sont des effets indésirables attendus avant, et après chaque geste/prélèvement. Un stress supplémentaire peut être observable sur les animaux qui seront amenés à recevoir un traitement oral quotidien. Une gêne et une douleur post-chirurgicales sont possibles au niveau des abords artériels, de même qu’une infection locale au niveau de l’incision. Une thrombose au niveau du dispositif implanté peut également survenir, mais reste un évènement rare. Dans le cas de la procédure 2, les animaux recevront tout au long du projet un traitement oral antiagrégant 1 fois par jour (sonde de gavage, 2 minutes/jour). Par expérience, aucun effet indésirable dû à un traitement oral antiagrégant n’a été observé. Les animaux subiront plusieurs anesthésies générales : une pour la procédure chirurgicale, une pour chaque contrôle intermédiaire et une pour les imageries de contrôle avant mise à mort avec un maximum de 6 prévues pour le projet (et 2 semaines entre chaque anesthésie). Indépendamment de la procédure, la durée d’anesthésie est d’une heure (+/- 15 min), qu’il s’agisse de la phase d’implantation et / ou de contrôle). L'administration d'un analgésique est possible. Les transports d’animaux entre les EU1/2 et EU 2/2 se feront à une fréquence définie en amont selon les conditions spécifiques des études. Des temps d’acclimatation et de récupération post-opératoires seront respectés à l’arrivée et avant chaque départ, avec un examen clinique réalisé par le vétérinaire de la structure.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort pour le prélèvement des dispositifs et pièces anatomiques d’intérêt à des fins d’analyse sur les tissus.

Remplacement

Le projet consiste à étudier la sécurité, la conformabilité, la biocompatibilité et l’endothélialisation (l’endothélium étant le tissu cellulaire qui tapisse l’intérieur des vaisseaux sanguins) de dispositifs médicaux implantables dans des artères saines (accompagné ou non par un traitement médicamenteux) dans des conditions in vivo. Les phénomènes biologiques, tels que l’endothélialisation, la coagulation sanguine, la pression sanguine, ou encore les contraintes liées au déploiement du dispositif implantable n’ont à l’heure actuelle aucune méthode alternative, in vitro ou ex vivo, permettant de reconstruire un modèle proche de ces conditions, ainsi que son suivi au cours du temps. L'utilisation d'animaux dans le cadre de ce projet est ainsi indispensable.

Réduction

Ce projet est à visée exploratoire et a pour objectif l'obtention de résultats préliminaires au cours d'études pilotes de faisabilité et de sécurité. Ces données pourront au besoin servir de base pour établir un nouveau projet intégrant des analyses d'efficacité avec calcul statistique, dans un dossier APAFiS dédié (distinct de ce dossier). Nous sommes donc ici dans le cadre d’un APAFIS général pour lequel plusieurs études pilotes distinctes pourront être développées. Dans le cadre de ce présent projet d’APAFIS, pour chaque étude, le nombre minimal de lapin sera utilisé. Ainsi, pour chaque dispositif testé dans les conditions de procédure choisie (c'est-à-dire avec ou sans antiagrégants), de groupes nécessaires ; et pour prendre en compte le risque d'échec de la procédure, de 5 à 20 lapins par étude seront utilisés, conformément aux études pilotes précédemment réalisées. Par ailleurs, l’implantation chez le même lapin de plusieurs dispositifs pourra éventuellement servir de contrôle et ainsi diminuer le nombre de lapins nécessaires. Le nombre d’animaux nécessaire dans le cadre de prochaines études supportées par cet APAFIS sera défini méthodologiquement, en fonction de(s) l’hypothèse(s) de recherche, en association avec la puissance définie à la conception de l’étude. Ce nombre sera également validé en amont par le Conseil Scientifique de l’EU 1/2.

Raffinement

Dans le cadre de chaque étude les animaux seront indifférenciés (mâles ou femelles). Les animaux seront hébergés dans des cages individuelles disposant de mezzanine, mais dont les parois sont vitrées et non étanches ou comportent des trous, permettant des échanges visuels, auditifs et olfactifs entre animaux. Les animaux seront gardés pendant une période d'acclimatation de 5 jours minimum entre leur entrée dans l’animalerie expérimentale de l’EU 1/2, et leur première entrée en procédure. Dans les deux EU, une attention particulière sera apportée afin que les animaux disposent d’un enrichissement adapté et suffisant (bûchettes ou blocs de cellulose à ronger, foin (+/- compressé), jouets, cachettes...). Les animaux seront suivis quotidiennement et leur état de santé et de bien-être sera évalué tout au long du protocole expérimental, avec un suivi comportemental du fait de l’hébergement individuel. Les animaux seront anesthésiés et analgésiés pendant les procédures chirurgicales et seront suivis au cours de la procédure. Un suivi renforcé sera effectué durant les premiers jours après chaque procédure opératoire. Si un animal présente un signe de douleur ou de souffrance, des analgésiques pourront lui être administrés. Au besoin, un traitement antibiotique pourra être mis en place. Dans le cas où l'animal présenterait une souffrance, une maladie ou une altération physique sans qu'il soit possible de le soulager efficacement (atteinte d'un point limite), l'animal sera sorti d'expérimentation et mis à mort. L’avis du vétérinaire est systématiquement demandé pour chaque EU. Le transport des animaux entre les EU sera pris en charge par l’EU 2/2, fournisseur d’animaux, qui possède un agrément pour le transport d’animaux ainsi qu’un véhicule agréé. La durée du transport est estimée à 4h. Une nouvelle période d’acclimatation de 5 jours sera observée à l’issue de chaque transport pour permettre à l’animal de récupérer. Les animaux seront transportés en cage individuelle adaptée à l’espèce avec des copeaux de bois. Des précautions supplémentaires seront prises pour tous les transports post-opératoires avec délivrance d’un certificat médical (vétérinaire de l’EU 1/2) attestant que l’animal peut être transporté sans risque.

Choix des espèces

Les animaux utilisés seront des adultes indifférenciés (males et/ou femelles) de plus de 3 kg pour la taille des artères et la taille des dispositifs usuellement utilisés chez l'Homme. Historiquement la majorité des études précliniques sur l’implantation de dispositifs utilisaient des mâles. Cependant on retrouve également quelques études incluant les deux sexes et discutant des différences. .

  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Lapins : 40
Souffrances
▲ -
▲ 40
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 40
 -
 -

Pour évaluer la qualité du lait selon les modalités d'allaitement, 40 lapines en lactation sont utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chaque femelle reçoit une seule injection intramusculaire d'ocytocine, douloureuse comme une piqûre, afin de déclencher l'éjection du lait avant prélèvement. Les lapines ne sont pas tuées et pourront être réutilisées lors des cycles de reproduction suivants. Le projet vise à réduire l'élimination des lapereaux surnuméraires dans la filière du lapin de chair, présentée comme une réponse aux attentes de la société sur le bien-être des animaux non-humains.

Objectifs

Au cours des dernières décennies, les élevages de lapins conventionnels français ont évolué vers un système rationalisé avec des pratiques sanitaires strictes. Afin de réduire le risque sanitaire et de maintenir les performances économiques, les portées de lapins de grande taille sont gérées par des adoptions croisées et l'élimination des lapins excédentaires. Dans un contexte d'attentes sociales fortes concernant le bien-être animal, et suite à l'interdiction de l'abattage des poussins mâles en France, le secteur du lapin de chair cherche urgemment des alternatives à l'élimination des jeunes lapereaux. En élevage, la lapine allaite tous ses lapereaux en moyenne 1,3 fois par 24 heures et la durée d’allaitement de l'ensemble de la portée n’excède pas cinq minutes. Dans ces conditions, dans les portées de grandes tailles, tous les lapereaux n’ont pas accès de façon satisfaisante au lait. Ce phénomène est d’autant plus important que les lapereaux sont de faibles poids. Le projet a pour objectif d’évaluer la possibilité de modifier les pratiques d'élevage et notamment de gestion de l’allaitement pour réduire l'élimination des jeunes lapins Les questions scientifiques du projet concernent ainsi l’identification de leviers permettant d’améliorer la production de lait par les lapines en terme quantitatif et qualitatif et d’accessibilité du lait à tous les lapereaux pour limiter le recours à l’élimination. Les leviers testés sont le niveau énergétique de l’aliment distribué à la lapine, la fréquence d’allaitement et la durée de la lactation. Pour les lapereaux il s’agira de moduler la taille de la portée et le poids des lapereaux au sein des portées ainsi que la nutrition des lapereaux au nid.

Bénéfices attendus

Les bénéfices du projet seront de proposer une nouvelle pratique de gestion des allaitements, applicable en élevage pour limiter le recours à l’élimination des lapereaux né viables. En fonction des résultats des 3 essais, cette nouvelle pratique permettra d’activer les levier êrmettant soit l’augmentation de la quantité de lait ou de sa mise à disponibilité de l’ensemble des lapereaux avec ou non une intervention nutritionnelle au nid pour les lapereaux. Nous fournirons ainsi des pistes à la filière cunicole pour développer : - un système intégrant des femelles nourrices ou en rythme d’allaitement modifié pour une partie du troupeau - un aliment à destination des femelles nourrices ou en rythme d’allaitement modifié - un aliment premier âge pour lapereaux allaités avec accès facilité au nid qui permettrait de compenser le défaut d’accès au lait.

Procédures

Une injection par voie intramusculaire d’ocytocine sera réalisée sur des lapines en lactation afin de stimuler l’éjection du lait. Cette intervention est nécessaire pour réaliser le prélèvement de lait. L’injection par voie intramusculaire aura lieu une seule fois par lactation sur un effectif maximum de 40 lapines. L'injection intramusculaire d'ocytocine et le prélèvement de lait est effectué en moins de 10 minutes

Impact sur les animaux

La procédure pouvant induire une nuisance concerne la contention des lapine et l’injection intramusculaire d’ocytocine. Celle-ci n’est pratiquée qu’une seule fois par lactation autour du pic de lactation (entre J17 et J21). L’injection d’ocytocine en intramusculaire engendre la douleur de la piqure.

Devenir

A l’issue de l’administration par voie intramusculaire d’ocytocine, un prélèvement de lait sera réalisé. Les femelles pourront etre utilisé pour d’autres protocoles sur les cycles de reproduction suivant.

Remplacement

L’objectif du projet est de tester de nouvelles modalités d’allaitement pour limiter le recours à l’élimination des lapereaux surnuméraires dans la filière d’élevage du lapin de chair. Le projet porte donc sur le continuum lapine-sécrétions lactées- lapereaux et nécessite d’être réalisé sur des animaux vivants

Réduction

Le projet porte sur le suivi de lactations d’un troupeau de lapines pour la réalisation de 3 essais. Les injections d’ocytocine pour réaliser les prélèvements de lait seront réalisées sur un effectif de 40 lapines par lactation (soit 10 par groupe expérimental pour le suivi de la qualité du lait). Nous analyserons les données à l’aide d’un modèle linéaire (ANOVA). Cet effectif, selon la littérature existante sur les concentrations en nutriment du lait, permet de mettre en évidence une différence significative associée à un effet fort à 40 % (f = 0.4) ce qui est attendu notamment avec l’effet de l’aliment.

Raffinement

L’injection d’ocytocine n’aura lieu qu’une seule fois par lactation au pic de lactation. L’ensemble du personnel qui réalisera des prélèvement a déjà réalisé ce geste à plusieurs reprise. Les mesures de raffinement consisteront à réduire le plus possible l’intensité et la durée de la douleur ou du stress que peuvent engendrer l’injection d’ocytocine (manipulation de la lapine). La lapine sera observée après l’injection d’ocytocine de manière individuelle. Les lapines seront surveillées après le prélèvement de lait pour confirmer la reprise normale de l’allaitement. L’état de santé des lapines sera suivi individuellement. Leur état corporel et leur poids sera suivi chaque semaine. Les injections d’ocytocine et les prélèvements de lait ne seront réalisés que sur des femelles en bonne santé. Si une femelle présente un trouble sanitaire comme par exemple une mammite elle sera sortie du protocole et soignée

Choix des espèces

Les objectifs du projet sont centrés sur une amélioration des pratiques d’élevage du lapin de chair en vue de réduire le recours à l’élimination à la naissance. L’utilisation du modèle lapin est donc indispensable Le projet porte sur les modifications de pratiques d’allaitement en élevage il nécessite l’utilisation de lapines en lactation et des lapereaux allaités par ces lapines.

  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Multisystémique
    • Oncologie
  • Tests réglementaires
    • Toxicologie et autres tests de sécurité
Souris : 300
Rats : 300
Lapins : 20
Chiens : 150
Ouistitis et tamarins : 50
Macaques à longue queue : 90
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 910
▲ -
Devenir
 -
 20
 135
 755

Pour constituer une biobanque et fournir des tissus à la recherche, 910 animaux, souris, rats, lapins, chiens, ouistitis et macaques, sont utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Les prélèvements vont de prises de sang sur animal vigile à des ponctions de liquide céphalorachidien ou synovial sous anesthésie, ces dernières pouvant provoquer douleur, gonflement ou infection articulaire. Le recours au primate non humain est présenté comme obligatoire pour les études précliniques de sécurité. Une partie des animaux est réutilisée dans d'autres projets ou adoptée, le reste étant tué pour alimenter la biobanque en organes.

Objectifs

Afin de garantir la qualité des résultats et la validité des études, un objectif synergique des exigences 3Rs, le développement et la validation de méthodes d’analyses des échantillons biologiques sont nécessaires pour la bonne réalisation des études de sécurité et d’efficacité pré-clinique de médicaments régies par les BPL (Bonnes Pratiques de Laboratoires). A terme, dans le cadre de ces exigences 3Rs, des appareils et des méthodes d’analyses plus performantes permettent de réduire le nombre d’animaux nécessaire pour un objectif scientifique donné et de raffiner les procédures expérimentales (par exemple, en réduisant les volumes sanguins prélevés, ou en déterminant des points limites plus précoces). De plus, en recherche fondamentale ou avancée, les produits biologiques (organes, tissus ou fluides) issus d’animaux sont essentielles pour des études in vitro, la recherche translationnelle et in fine le développement de méthodes alternatives à l’expérimentation animale. Ces études permettent de limiter l’utilisation directe d’animaux en expérimentation à des procédures peu invasives ou de réduire le nombre d’animaux utilisés pour obtenir la même quantité de données scientifiques. Ce projet a donc pour objectif le prélèvement de fluides (sang, liquide céphalorachidien, liquide synoviale, sperme) et d’organes afin de constituer une biobanque, de développer ou optimiser les méthodes d’analyses des biomarqueurs d’intérêt et fournir à la communauté scientifique des produits biologiques

Bénéfices attendus

Ce projet assure le développement et la validation de méthodes d’analyses ou d’identifications de marqueurs physiologiques dans les études pré-cliniques et indispensables à l’élaboration de tout nouveau médicaments, ainsi que la constitution d’une biobanque et l’approvisionnement en tissus biologiques des laboratoires de recherche. Il permet la mise en application dans le cadre d’études réglementaires régies par les BPL (Bonnes Pratiques de Laboratoires) d’appareils ou de méthodes d’analyses biochimiques, hématologiques, histologiques ou encore immunologiques plus fiables et plus précises. Il permet d’assurer un suivi plus spécifique des effets d’un produits en cours d’essai chez l’animal, ce qui apporte au moins deux bénéfices majeurs : 1) détecter plus rapidement les effets délétères pour la santé des animaux modèles (et donc anticiper des lésions sévères avant que l’impact sur le bien être devienne significatif) et 2) augmenter notre capacité à détecter de potentiels effets toxiques en amont des phases de test cliniques chez l’humain. De plus, il permet de développer des méthodes réduisant les volumes prélevés nécessaires lors des analyses de biomarqueurs, ainsi que les fréquences de prélèvement chez l’animal. Enfin, en particulier dans le cadre des prélèvements d’organes, en plus de constituer une biobanque indispensable à la recherche fondamentale, appliquée ou translationnelle, il permet d’assurer une formation sous tutorat de collaborateurs ayant acquis les bases théoriques des gestes techniques mais nécessitant de pratiquer ces gestes et ce sans utiliser d’animaux à dans ce seul but. Ainsi, ce projet permet l’optimisation continue de la qualité des données expérimentales des études précliniques et les respects des exigences 3Rs de réduction (liées à la qualité des études) et de réduction et de raffinement (réduction de la fréquences et des volumes d’échantillons biologiques nécessaires).

Procédures

Les prélèvements sanguins seront la plupart du type effectués vigiles, dans un système de contention appropriés, en quelques minutes. Le prélèvement de liquide céphalorachidien ou de liquide synoviale est effectué sous anesthésie, de 10 à 20 minutes environ. Le prélèvement d'organes est effectués post mortem.

Impact sur les animaux

Les prélèvements sanguins (majoritaires au cours de ce projet) ne constituent pas de risque significatif pour la santé des animaux, d’autant plus car ils sont effectués dans le cadre des lignes directrices internationalement reconnues. Le prélèvement de liquide céphalo rachidien, lorsqu’il est effectué par un personnel qualifié sur un animal en bonne santé ne présente que peu de risques de complications sévères. Les complications les plus susceptibles d’avoir lieu sont celles lié à l’anesthésie (prévenu en utilisant un protocole d’anesthésie mis en place par un vétérinaire), et le risque d’une hernie en cas d’hypertension intracrânienne (risque négligeable lorsque le geste est pratiqué sur des animaux en bonne santé).. Le prélèvement de liquide synoviale peut entrainer un gonflement, une douleur au niveau de l’articulation, ou encore une infection (arthrite). Tous les effets secondaires seront pris en charge par un vétérinaire, disponible 24h/24

Devenir

Les animaux seront soit utilisés dans d'autres projets autorisés par le MERS, soit adoptés lorsque cela est possible (sur avis vétérinaire), soit euthanasiés pour fournir la recherche biomédicales en échantillons biologiques et entretenir une biobanque pour chaque espèce ou lorsque les 2 premières solutions ne peuvent être effectés après avis vétérinaire.

Remplacement

Lorsque cela est possible, le développement et la validation d’appareils ou de méthodes analytiques sont faits en utilisant des substitues au sang. Ces substitues peuvent être des solutions de contrôles chimiques reconstitués (surtout dans le cadre de dosages biochimiques), ou encore des contrôles humains délivrés par le fournisseurs des appareils. Ces échantillons reconstitués permettent de remplacement les échantillons de sang frais prélevés chez l’animal.

Réduction

Dans le cadre des études pré-cliniques, des prélèvements sanguins sont nécessaires avant que ne commencent l’étude, c’est-à-dire avant l’administration du produit testé. Lorsque les volumes de sang prélevés le permettent, le sang (et ses dérivés : plasma, sérum) non utilisé dans le cadre de l’étude est récupéré pour ce projet, réduisant ainsi le nombre d’animaux naïfs nécessaire. De plus, l’utilisation d’échantillons chimiques reconstitués lieu et place de sang frais permet de réduire le nombre d’animaux utilisés. Lors de la procédure terminale pour prélever les organes, les animaux utilisés seront le plus souvent des animaux ré-utiliser d’autres procédures (après validation par un vétérinaire), afin de ne pas sacrifier un animal uniquement pour récupérer ces organes. La procédure peut permettre de former les personnels à des actes techniques simples (ex : prise de sang) lorsque l’animal est anesthésie.

Raffinement

À leur arrivée, les animaux bénéficient d’une période d’adaptation afin de s’habituer à leur nouvel environnement et de limiter le stress. Ils sont ensuite entraînés de manière progressive, à l’aide de méthodes positives, pour faciliter les soins et réduire les contraintes lors des manipulations nécessaires. Les animaux vivent en groupe dans des conditions adaptées à leurs besoins, avec des activités et des aménagements quotidiens destinés à favoriser leur bien‑être. L’isolement n’est utilisé qu’en cas de nécessité (par exemple pour des soins), sous contrôle vétérinaire. Les changements de groupes sont réalisés progressivement afin de réduire le stress et le risque de blessures. L’état de santé des animaux est surveillé quotidiennement, avec un suivi vétérinaire régulier et un accès à une assistance vétérinaire 24h/24. Chaque animal fait l’objet d’un examen vétérinaire avant d’être inclus dans le projet. Toutes les interventions sont tracées afin d’assurer un suivi rigoureux. Des équipements adaptés sont utilisés pour limiter les manipulations directes et le stress, notamment chez les primates. Les quantités de substances administrées ou prélevées respectent strictement les recommandations internationales en vigueur, dans le but de garantir la sécurité et le bien‑être des animaux.

Choix des espèces

Les études précliniques de sécurité et d’efficacité sont obligatoires avant tout essai chez l’être humain et répondent à des règles réglementaires strictes. Elles nécessitent l’utilisation d’au moins deux espèces animales différentes afin d’assurer la fiabilité des résultats. Pour certaines études portant sur le système immunitaire, le recours au primate non humain est nécessaire en raison de sa proximité biologique avec l’homme. Ce projet a pour objectif de développer et d’améliorer les outils et méthodes d’analyse utilisés dans ces études précliniques. Les espèces animales choisies correspondent à celles reconnues comme les plus pertinentes pour évaluer la sécurité des candidats médicaments. Les animaux inclus dans ce projet sont les mêmes que ceux utilisés ensuite dans les études, et sont sélectionnés à partir d’un âge garantissant leur maturité et leur bon état de santé.

Études de toxicologie chez le lapin

(NTS-FR-347420v1 – 04/05/2026)
  • Recherche appliquée
    • Toxicologie (hors obligations réglementaires)
    • Troubles sensoriels
  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
    • Toxicologie et autres tests de sécurité
Lapins : 940
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 940
▲ -
Devenir
 -
 -
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Pour satisfaire les études réglementaires exigées avant tout essai chez l'être humain, 940 lapins vont être utilisés dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré, tous tués à l'issue. Ils reçoivent des candidats médicaments ou des vaccins par voie orale, oculaire, musculaire ou intraveineuse, de façon répétée sur des études pouvant durer jusqu'à 52 semaines, avec prélèvements sanguins et examens réguliers. Les effets attendus correspondent aux effets pharmacologiques des produits testés et à la douleur liée aux procédures. La mise à mort en fin d'étude est présentée comme obligatoire pour l'analyse des organes, le lapin étant retenu comme espèce non-rongeur imposée par la réglementation.

Objectifs

Ce projet consiste en l'administration d'un ou de plusieurs candidats médicaments (humain ou vétérinaire) ou substance vaccinale à des lapins par administration unique ou répétée afin d’évaluer son risque toxique et d’optimiser ses conditions d’utilisation pendant son développement pré-clinique. Dans le cadre des lignes directrices pour l’approbation d’un candidat médicament, deux espèces, une rongeur et une non-rongeur, sont requises dans le cadre des études pré-cliniques. Pour l'évaluation des vaccins et dans le cadre de certaines voies d’administration (oculaires), une espèce est généralement acceptée, et le lapin est l'espèce privilégiée. Les administrations se feront au même rythme que pour l’administration chez l’Homme, et elles pourront être journalières, hebdomadaires, ou par cycle (1 administration + une période sans traitement, ce cycle étant répété plusieurs fois).

Bénéfices attendus

Ce projet permet les études réglementaires obligatoires chez une espèce non-rongeur (le lapin) pour le développement préclinique de médicaments (humains ou vétérinaires). Des études préliminaires in vivo chez le lapin sont parfois également nécessaires. Ces études peuvent être demandées par les autorités réglementaires, en amont des études réglementaires, pour affiner ou mettre en place des conditions expérimentales, pour répondre à des questions de sécurité, ou pour confirmer un mécanisme d’action. Ces études préliminaires permettent souvent de limiter le nombre global d'animaux utilisés dans le développement d'un produit. L'ensemble des études du projet vise à évaluer les conditions d’utilisation envisagées, de réduire le risque potentiel encouru par le volontaire sain à la suite de l’administration du candidat médicament au cours des premiers essais cliniques et de calculer la marge de sécurité en gardant à l'esprit le ratio bénéfice/risque du produit concerné pour la santé humaine/animale. La réalisation de ce projet est indispensable à la réalisation de la première administration chez l'Homme ou l'animal. L'espèce lapin est l’espèce la plus pertinente pour le développement préclinique de certains composés : notamment les vaccins et les médicaments administrés par voie oculaire.

Procédures

Les animaux sont traités par différentes voies (principalement orale mais aussi intramusculaire, oculaire, sous-cutanée ou intraveineuse…) de façon journalière (voire plusieurs fois/j) hebdomadaire, ou de manière plus espacée (ex: toutes les 2 semaines, mensuel), avec le(s) produit(s) d’intérêt. La durée de l’administration est généralement rapide (quelques secondes à quelques minutes) et peut atteindre 30 minutes dans le cas de perfusion intraveineuse. La durée des études peut être courte (1j) ou longue (jusqu’à 52 semaines). Des prélèvements sanguins, tissulaires, de fèces, urinaires ou/et de fluides corporels (ex. salive, larmes) pourront être réalisés au cours du temps et analysés afin de déterminer les niveaux du ou des composés administrés et/ou de leurs métabolites. D’autres prélèvements sanguins ou urinaires sont également possibles pour bilan urinaire, hématobiochimique ou hormonal par exemple. Ces prélèvements sont réalisés à une fréquence et à des volumes conformes aux recommandations éthiques en vigueur. Les animaux seront examinés quotidiennement afin de déceler tout signe clinique. Le poids corporel sera mesuré régulièrement au cours du projet. La consommation alimentaire sera suivie quotidiennement, la consommation hydrique plus rarement. Des examens ophtalmologiques, échographiques ou radiologiques, pourront être réalisés. Les animaux seront euthanasiés à la fin du projet et un examen microscopique sera réalisé sur les tissus collectés si nécessaire.

Impact sur les animaux

Les effets indésirables attendus correspondent aux effets pharmacologiques du produit administré (ex : action au niveau du système nerveux central), à l’inconfort, au stress et/ou à la douleur transitoires liés aux procédures [prélèvements, administration répétée, contention et/ou aux effets systémiques (exemples : pertes de poids, baisse de consommation alimentaire)] qui peuvent être observés. L’hébergement des animaux mâtures (>1 an) se fait en individuel, avec contacts olfactifs, visuels et sonores préservés et enrichissements additionnels. Des enrichissements variés (ex : mise à disposition de foin, tablette en hauteur) et le maintien des contacts sonore, visuel et olfactif, sont mis en place permettant d’exprimer les comportements physiologiques et activités qu’ils auraient dans leur habitat naturel (ex : temps d’isolement).

Devenir

Les études de toxicologie règlementaires incluent une évaluation obligatoire des effets sur les organes et tissus (analyse histopathologique), incluant la comparaison avec les observations sur le groupe contrôle, et nécessitent par conséquent une mise à mort des animaux en fin d’étude.

Remplacement

L’évaluation de la toxicité de candidats médicaments (humains ou vétérinaires)/vaccin selon les règlementations en vigueur nécessite encore l’utilisation d’animaux (une espèce rongeur et une espèce non-rongeur), et ces études ne peuvent pas être réalisées in vitro, en raison notamment de la complexité que représente un organisme vivant. L'espèce lapin est l’espèce la plus pertinente pour le développement préclinique de certains composés : notamment les vaccins (volume d’administration proche de l’Homme et bonne réponse immunitaire) et les médicaments administrés par voie oculaire (bonne homologie avec l’œil humain).

Réduction

Le nombre d'animaux par groupe est celui recommandé dans les lignes directrices ICH ou OCDE, et se base sur des tests statistiques, comprenant a minima des tests de normalité, d’analyse de la variance et tests comparant les moyennes des groupes, le nombre d’animaux utilisés est le minimum possible pour atteindre les objectifs de l’étude. Le besoin de groupe contrôle, le nombre de doses nécessaires, ainsi que les techniques de prélèvements sanguins sont évalués systématiquement pour assurer une réduction du nombre d’animaux. Des animaux des deux sexes seront utilisés pour permettre l'évaluation d’un effet sexe.

Raffinement

L'état général des animaux est surveillé quotidiennement. En fonction des signes cliniques attendus, la fréquence de contrôle de l’état de santé des animaux sera adaptée (ex. poids corporel et consommation de nourriture et d’eau, température corporelle, signes cliniques, morbidité/mortalité…). Toute anomalie est signalée au vétérinaire selon la sévérité et le degré d’urgence. Si un ou plusieurs points limites sont atteints, que la douleur de l’animal ne peut être soulagée ou que l’inconfort ne peut pas être suffisamment réduit, la décision d'interrompre le traitement ou d'euthanasier l'animal sera prise. Des prélèvements sanguins seront effectués à l’artère auriculaire selon les bonnes pratiques vétérinaires et les procédures internes validées. Certains traitements sont réalisés sous anesthésie locale ou générale pour éviter le stress, le douleur ou l’inconfort, comme les administrations intramusculaire. Les animaux mâtures sont hébergés en individuel, avec des enrichissements et le maintien des contacts visuel et olfactif, en raison d’un tempérament territorial et combatif avec ses congénères dans les conditions de vie en laboratoire. Les lapins bénéficient d’un environnement enrichi comprenant la diffusion de musique, une manipulation régulière incluant des caresses quotidiennes, la distribution de récompenses après procédures, la mise à disposition de foin, la présence de jouets (haltères), des surfaces de repos adaptées et un hébergement en groupe favorisant leur bien-être et leur permettant d’exprimer les comportements physiologiques et activités qu’ils auraient dans leur habitat naturel. Pour certains produits (à visée du système nerveux central par exemple) une période d'habituation aux doses peut être effectuée sur les animaux avant la première administration. Les procédures, les conditions d’hébergement et matériel utilisé dans ce projet sont adaptés aux animaux utilisés dans ce projet (ex. sondes de gavage, cathéter). Enfin une sédation sera réalisée au préalable de l’anesthésie pour permettre l’acheminement du lapin en salle d’autopsie et limiter ainsi le stress du déplacement.

Choix des espèces

Il n'existe pas de méthode alternative in vitro permettant l'évaluation de la toxicité d'un candidat médicament (humain ou vétérinaire)/vaccin, en raison notamment de la complexité que représente un organisme vivant. Des animaux de 2 à 7 mois en début d'étude, l’âge moyen généralement requis dans les études de toxicité, correspond à un niveau « jeune adulte » de croissance et de développement nécessaire et suffisant pour conduire les expérimentations (capacité fonctionnelle des organes, volume circulant, etc.). Le choix du lapin est justifié par : • les homologies avec l'Homme (physiologiques, métaboliques...) ; • le respect du modèle utilisé dans les études préliminaires ; • les données de pharmacocinétique, pharmacodynamie… ; • les données d'immunogenicité chez le lapin. Ce projet pourra être effectué avec des animaux plus âgés (> 1 an) en fonction de l’objectif de l’évaluation et de manière à ce que l’état physiologique de l’animal permette une réponse claire des systèmes analysés après traitement avec le(s) composé(s) et ainsi permettre une évaluation adéquate des paramètres ciblés. Les animaux ne doivent pas être gravides. Pour ce projet, les animaux auront de 2 à 7 mois en début d'étude, l’âge moyen généralement requis dans les études de toxicité, correspondant à un niveau « jeune adulte » de croissance et de développement nécessaire et suffisant pour conduire les expérimentations (capacité fonctionnelle des organes, volume circulant, etc.). Toutefois, ce projet pourra être effectué avec des animaux plus âgés (> 1 an) en fonction de l’objectif de l’évaluation et de manière à ce que l’état physiologique de l’animal permette une réponse non équivoque des systèmes analysés après traitement avec le(s) composé(s) et ainsi permettre une évaluation adéquate des paramètres ciblés. Les animaux ne doivent pas être gravides.