Lapins

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  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
Lapins : 32
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Pour valider un appareil d'imagerie cérébrale à micro-ondes censé exclure un hématome avant une thrombolyse, 32 lapins vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, tous tués pour l'analyse des tissus. Chaque animal passe deux anesthésies générales, la première d'environ une heure avec cinq expositions successives aux micro-ondes, la seconde d'une à deux heures pour qu'un hématome intracrânien lui soit provoqué par chirurgie. Le porteur mentionne une possible perturbation passagère de la nutrition, de la vision ou de l'équilibre, ainsi qu'un stress thermique superficiel de la peau qu'un thermomètre infrarouge permettra de vérifier. Le résumé ne dit ni à quel moment les animaux sont mis à mort après l'induction de l'hématome, ni quels points limites s'appliquent, la surveillance étant décrite comme "a minima quotidienne".

Objectifs

L’Accident Vasculaire Cérébral (AVC) est une urgence médicale nécessitant une prise en charge rapide et adaptée. Il existe deux formes principales : • L’AVC ischémique (80 % des cas), causé par l’obstruction d’un vaisseau, traité par thrombolyse ou thrombectomie. • L’AVC hémorragique (20 % des cas), dû à une rupture vasculaire avec saignement intra-parenchymateux, où la thrombolyse est contre-indiquée. En cas de déficit neurologique brutal persistant, les deux seuls diagnostics possibles sont un AVC ischémique ou un hématome. Actuellement, la différenciation repose sur l’imagerie (scanner cérébral, Imagerie par Résonance Magnétique), souvent indisponible en milieu préhospitalier. L'appareil testé, technologie d’imagerie cérébrale à micro-ondes, non invasive et portable, vise à exclure un hématome, permettant ainsi de diagnostiquer un AVC ischémique et d’initier rapidement la thrombolyse. Cette approche s’aligne sur les pratiques internationales, où seul le scanner est utilisé pour exclure un saignement avant le traitement. Ce projet a pour but de développer une technologie d'imagerie cérébrale portable utilisant des micro-ondes pour détecter de AVC. Il vise à valider la sécurité et l'efficacité de cette technologie dans un modèle animal préclinique (lapins).

Bénéfices attendus

- Diagnostic rapide et précis des AVC pour améliorer les soins et réduire les dommages cérébraux. - Développement d'une méthode non invasive, portable, et économique pour les centres médicaux. - Réduction des coûts des soins neurologiques et augmentation de la disponibilité d'outils diagnostiques dans les hôpitaux.

Procédures

Tous les animaux seront soumis à deux anesthésies générales : 1ère phase 1. Pour les animaux du groupe témoin : o Tous seront soumis à une anesthésie générale. 2. Pour les animaux du groupe expérimental : o Tous seront soumis à une anesthésie générale, installés dans l’appareil et exposé aux mesures par micro-ondes 5 fois de suite. La durée de l’anesthésie générale sera d’environ 1 heure pour chacun. 2ème phase Tous les animaux seront à nouveau placés sous anesthésie générale et une induction d’un hématome intracranien sera réalisée par voie chirurgicale (modèle d’accident vasculaire cérébral (AVC) hémorragique) (durée 1 à 2 h environ).

Impact sur les animaux

Des effets indésirables temporaires pourraient-être être observés après la première phase (anesthésie générale +/- exposition aux mico-ondes), tels que : 1-Perturbation passagère de la nutrition, de la vision ou de l’équilibre de l’animal 2-Possible stress thermique superficiel à la peau. Cette possibilité peut être vérifiée en mesurant la température avec un thermomètre infrarouge afin de garantir la sécurité de l’appareil. 3-Moment de stress avant et après l’anesthésie générale.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés conformément aux protocoles réglementaires pour permettre l'analyse post-mortem des tissus.

Remplacement

Des simulations numériques (in silico) ont été réalisées pour limiter le nombre d’animaux requis, ce qui reste néanmoins indispensable avant les essais chez l'homme. Cependant, bien que les tests in silico aient fourni des données utiles, ils ne permettent pas de modéliser de manière complète les effets directs des ondes électromagnétiques sur le système nerveux en conditions réelles. C’est pourquoi des tests sur des modèles animaux, notamment des lapins, sont indispensables pour valider les résultats in vivo, en particulier en ce qui concerne la détection des AVC.

Réduction

Étant donné que le processus de création d’un modèle d’AVC est invasif et complexe, le protocole a été optimisé afin de minimiser le nombre de lapins nécessaires, tout en garantissant la robustesse des résultats. Une première expérimentation sera effectuée sur une série de 16 lapins. Ces derniers sont utilisés dans deux phases successives correspondant respectivement à 1) vérifier l’innocuité de l’utilisation du dispositif puis 2) mesurer l’efficacité du dispositif à exclure un hématome, maximisant ainsi l’utilisation des mêmes sujets. Cette expérimentation pourra être renouvelée sur tout ou partie de la procédure afin de confirmer les résultats obtenus, portant à 32 le nombre maximum de lapins prévus.

Raffinement

Anesthésie pendant les procédures : Tous les lapins sont placés sous anesthésie générale et analgésie pour minimiser la douleur pendant les phases d’induction des modèles d’AVC et garantir leur immobilité lors des expériences, y compris les phases d’imagerie sur les lapins sains. Cette mesure permet non seulement de garantir leur immobilité, mais aussi de garantir leur confort tout au long de l'essai. Pour les lapins sains, cela aide également à éviter le stress et à maintenir leur calme, tout en permettant d'obtenir des résultats fiables sans mouvement. Enrichissement environnemental : Pour garantir le bien-être des lapins, l’environnement du lapin est enrichi (buchettes à ronger en particulier). Une surveillance a minima quotidiens des animaux est mise en place pour détecter tout signe de douleur, de stress.

Choix des espèces

Des lapins d’un poids minimum de 3 kg sont utilisés dans ces expériences, en concordance avec la taille du dispositif à l’étude. Les lapins de plus de 3 kg sont choisis en raison de la similarité de leur système cérébrovasculaire avec celui des humains, ce qui permet une modélisation pertinente des AVC.

  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
Lapins : 84
Souffrances
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Un hématome profond est provoqué dans le cerveau de chaque animal par injection de collagénase, puis un dispositif d'occlusion est glissé dans les artères intracrâniennes pour réduire le flux sanguin. 84 lapins vont être utilisés dans des procédures menées sous anesthésie générale de deux à douze heures, tués avant tout réveil pour que leur cerveau soit prélevé. Le projet cherche à démontrer qu'abaisser le flux sanguin limite la croissance de l'hématome, étape que le porteur présente comme un prérequis avant des essais chez l'être humain. Le résumé chiffre la durée de la chirurgie mais ne décrit ni les gestes propres à chaque groupe ni la répartition des 84 lapins, et conclut qu'aucune nuisance n'est attendue pendant la procédure puisque l'animal reste anesthésié.

Objectifs

Un patient sur cinq atteint d'hématome intracrânien connaît une expansion ultérieure de l'hématome, ce qui est associé à de mauvais résultats cliniques. Les risques de décès et d'invalidité triplent dès que se produit une expansion de 3 ml de l'hématome. Le risque d'expansion est plus important au cours des 3 premières heures, avant d’atteindre un plateau après 6 heures. Les premières études clinico-pathologiques et les études de modélisation appuient l'hypothèse selon laquelle le saignement lié à la rupture d’un vaisseau primaire applique des forces de cisaillement. Ces dernières peuvent se résumer comme la force que le flux sanguin exerce sur la paroi du vaisseau pouvant déformer les cellules endothéliales (qui sont en contact direct avec le sang) aux vaisseaux adjacents entrainant d'autres saignements et donc l'expansion de l'hématome. Dans ce contexte, il est nécessaire de développer de nouvelles stratégies thérapeutiques innovantes dans ce type d'AVC, afin de transformer radicalement l'issue des patients, en réduisant la mortalité précoce et les handicaps graves. Ce projet vise à lutter contre l'expansion de l'hémorragie : de la preuve de concept sur modèle animal à la validation par des essais cliniques, en développant notamment un dispositif endovasculaire pour diminuer localement le flux sanguin. La preuve de concept d’hématome profond intra cérébral induit de manière reproductible chez le lapin a été validée lors d’une étude préliminaire. L’étape suivante consiste à apporter la preuve de concept qu’une diminution du flux sanguin intracrânien va limiter l'expansion de cet hématome profond induit. Une étude randomisée sera réalisée, afin de tester l'efficacité de la modulation sélective du flux sanguin par voie endovasculaire (intervention effectuée en passant par les vaisseaux sanguins) à l’aide d’un dispositif d’occlusion temporaire pré existant. Plusieurs groupes d’animaux seront donc nécessaires afin d’évaluer l’efficacité de la technique et son optimisation. Si cette preuve de concept est validée, il s'agira d'un changement de paradigme dans la prise en charge aiguë de l’hématome intra crânien. Cette étape est donc un prérequis pour la suite du projet, qui permettra d’évaluer de nouveaux traitements endovasculaires « sur mesure », visant à limiter la croissance des hématomes intra cérébraux.

Bénéfices attendus

Ce projet a pour objectif de valider la preuve de concept que la modulation du flux sanguin intracrânien limite l’expansion des hématomes profonds intra cérébraux sur un modèle d’hématome pré clinique chez le lapin validé précédemment. Ce projet permettrait, à moyen-long terme : D’apporter de nouvelles données pour développer un nouvel outil de traitement de ces hématomes. D’évaluer l’efficacité de ce nouvel outil afin de débuter dès que possible une étude clinique. Ce projet s’intègre dans un projet plus large dont le but est de transformer le pronostic de l'hémorragie intracérébrale chez l’homme, pathologie actuellement principale pourvoyeuse de morbi mortalité.

Procédures

Chaque animal aura la procédure chirurgicale d’une durée de 2 à 12 heures adaptée à son groupe, sous anesthésie générale, pour laquelle l’animal ne sera pas réveillé à son terme.

Impact sur les animaux

L’anxiété et le stress sont des effets indésirables possibles en amont de la procédure. L’animal étant sous anesthésie générale tout au long de la procédure, il n’est pas attendu de nuisances ou effets indésirables pendant la procédure.

Devenir

Les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure afin de prélever les pièces anatomiques (cerveau) à des fins d’analyse en anatomopathologie.

Remplacement

Ce projet nécessite l’utilisation du gros animal pour naviguer dans les artères intra crâniennes, afin de valider la preuve de concept et l’outil avant toute utilisation chez l’humain. La croissance des hématomes est dépendante de paramètres physiologiques et mécaniques, tels que la tension artérielle, ou encore de la zone autour de l’hématome où l’inflammation est importante. L'utilisation d'animaux dans le cadre de ce projet est indispensable car il n’existe aucune méthode de simulation préexistante (mais sera développée en parallèle de ce projet).

Réduction

Un nombre total de 84 lapins a été méthodologiquement déterminé pour observer une différence statistique entre les groupes. Cependant, une analyse intermédiaire, après 9 lapins issus de chaque groupe, sera réalisée, pour évaluer la vitesse de croissance de l’hématome. Si les résultats sont très en faveur de l’hypothèse diagnostique de départ, l’étude sera arrêtée. A noter que l’étude préliminaire réalisée dans le cadre de ce projet a permis de développer et optimiser un modèle d’hématome intra cérébral induit ; et donc de réduire le nombre d’animaux nécessaires pour cette nouvelle étape. En parallèle, des modélisations par ordinateurs seront développées afin d’améliorer la compréhension du flux sanguin et de la croissance de l’hématome, ce qui permettra de réduire le nombre d’animaux nécessaire pour développer le futur dispositif permettant le traitement chez l’humain.

Raffinement

Les animaux seront hébergés dans le respect du bien-être animal. Les animaux auront systématiquement une période d'acclimatation de 5 jours minimum. Leur environnement comportera un enrichissement (foin, bûchettes à ronger...). Les animaux seront suivis quotidiennement et leur état de santé sera évalué tout au long de leur phase d’acclimatation et de pré anesthésie. Les animaux seront anesthésiés et analgésiés pendant les procédures chirurgicales. Ils seront suivis et monitorés tout au long de la procédure avant la mise à mort.

Choix des espèces

Les modèles petits animaux (souris, rats) ne permettent pas d’utiliser les outils d'imagerie cliniquement disponibles, en raison de leur petite taille et ne permettent pas le développement de nouvelles stratégies thérapeutiques telles que le traitement par voie endovasculaire, à cause des difficultés à atteindre les vaisseaux les plus fins avec les dispositifs cliniques actuels. Le lapin possède un réseau circulaire d’artères à la base du cerveau se rapprochant de celle de l’humain, à la différence du porc. Enfin, la taille des vaisseaux du lapin permet d’utiliser des dispositifs déjà employés en neuroradiologie interventionnelle chez l’humain. Le poids des lapins New-Zealand adulte est supérieur à 3.5kg, soit autant qu'un nouveau-né, ce qui permet d'utiliser les appareils d'imagerie disponibles en clinique et d’évaluer des stratégies chirurgicales ou endovasculaires.

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
    • Troubles sensoriels
Lapins : 1800
Souffrances
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Deux injections espacées de quinze jours déclenchent une uvéite, inflammation de l'intérieur de l'œil, chez chaque lapin inclus. 1 800 lapins vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, la plupart tués à la fin pour des analyses histologiques et des dosages, 180 d'entre eux étant réutilisés dans d'autres protocoles parce qu'ils n'auront reçu que les examens préalables. Selon le traitement testé, ils reçoivent des collyres jusqu'à six à huit fois par jour, ou des injections dans l'œil sous microscope chirurgical une à deux fois par semaine, certains restant seuls en cage jusqu'à dix semaines. Le porteur décrit ce que l'uvéite provoque chez l'humain, rougeurs, larmoiements, démangeaisons et douleurs, et annonce des points limites "suffisamment prédictifs et précoces" sans dire lesquels ni ce que ressentent les lapins.

Objectifs

L’objectif de ce projet est d’utiliser un modèle in vivo d’uvéite chronique induite par l’antigène Mycobacterium Tuberculosis inactivé (H37RA) chez le lapin afin d’évaluer de nouveaux traitements dans la prévention de récidive de l’uvéite. Les uvéites sont des inflammations intraoculaires, souvent d’origine auto-immune, pouvant représenter une réelle menace pour la vision des patients. Dans les pays occidentaux, l’incidence des uvéites serait de 17 à 52 cas pour 100 000 habitants par an. Chaque année, environ 17% des patients atteints d’uvéites actives présente une diminution ou une perte de l’acuité visuelle. Les formes sévères d’uvéite antérieure et postérieure nécessitent souvent des doses élevées de corticoïdes pouvant entraîner des effets secondaires. Lorsque ces traitements sont inefficaces ou mal tolérés ils peuvent être remplacés par des immunosuppresseurs. Cependant, les uvéites ne guérissent pas définitivement et les symptômes reviennent périodiquement après arrêt des traitements. Le praticien se retrouve donc très limité en ce qui concerne le traitement et la prévention de récidive.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus seront de participer à l'élaboration de traitement luttant contre les uvéites et leur récidive, pour améliorer la vue de patients.

Procédures

Au début de l’étude, tous les animaux reçoivent deux injections espacées de 15 jours afin d’induire une uvéite, une inflammation touchant plusieurs zones de l’œil. L’évaluation de cette pathologie se fait par des examens ophtalmologiques rapides, durant seulement quelques minutes. Une anesthésie peut être pratiquée si une immobilisation complète de l’animal est nécessaire. Le traitement à tester est administré par un seul mode choisi pour chaque animal : soit par injection intraoculaire, soit par collyre, soit par voie orale. Ces procédures sont très brèves, ne dépassant généralement pas 1 à 2 minutes. Les collyres peuvent être appliqués plusieurs fois par jour, avec une moyenne de trois administrations et un maximum de six à huit. Les injections intraoculaires sont réalisées sous anesthésie locale, voire générale si nécessaire. Leur fréquence est plus limitée, à raison d’une à deux fois par semaine. Ces interventions, un peu plus longues, nécessitent l’utilisation d’un microscope chirurgical et prennent environ cinq minutes par animal. Les prélèvements sont effectués sur des animaux vigiles, sans anesthésie, et ne durent pas plus de cinq minutes, à raison d’une fois par semaine maximum. Enfin, certains lapins seront hébergés individuellement dans leur cage pendant la durée de l'étude maximum 10 semaines.

Impact sur les animaux

Le modèle entraine une uvéite, une inflammation des structures oculaires chez le lapin, chez l'homme les uvéites provoquent des rougeur, troubles, larmoiements, démangeaisons et douleurs au niveau de l’œil. Les risques liés aux administrations de produits sont l’apparition de signes d'inflammations, de saignements au site d'injection ainsi qu'une grosseur due à l'injection sous cutanée au moment de l'induction de la pathologie. Au cours de l’anesthésie jusqu’au réveil, une baisse de la température corporelle pouvant induire un stress est attendue. Elle sera minimisée par l’utilisation de tapis chauffant.

Devenir

A l'issue de la procédure, tous les animaux qui auront suivi la totalité de la procédure expérimentale : examens, induction de la pathologie et traitements, seront mis à mort pour permettre de réaliser les évaluations ex vivo (évaluations histologiques, dosage de produit...). Mais nous estimons qu’une proportion de 10% animaux ne suivra pas la totalité de la procédure. Ces animaux auront suivi la procédure jusqu’aux examens « baseline » qui servent à révéler un défaut ou une particularité anatomique ou physiologique susceptible de biaiser les résultats. Ces animaux n'auront pas reçu d'induction de la pathologie, ni d'administration de traitement, seulement des examens qui ne sont pas invalidants mais qui potentiellement nécessitent une anesthésie. Ils pourront être réutilisés dans d’autres procédures expérimentales compatibles avec l’avis du vétérinaire.

Remplacement

Malgré les recherches pour développer des modèles alternatifs, les systèmes in vitro comme les organoïdes ou les organes sur puces, ne représentent pas complètement la complexité d’une maladie comme l’uvéite qui implique l’interaction entre les différents tissus de l’œil et aussi le système immunitaire. En effet, l’œil est composé de différents tissus (vasculaires, rétinien neuronal, vitréen, cornéen, humeur aqueuse ...) de physiologie différente et soumis aux variations environnementales, aux interactions des tissus et organes voisins. Les études in vivo permettent d’observer les réponses physiologiques d’un traitement dans un organisme vivant en tenant compte des pharmaco cinétiques, des métabolites générés. Compte tenu de la complexité de l’organe nous aurons donc recourt à des animaux.

Réduction

Le nombre maximum d’animaux prévu pour ce projet a été déterminé en fonction de la distribution théorique rencontrée dans les données bibliographiques et tient compte des variations du métabolisme, de la robustesse des mesures et de notre expérience. Ce nombre limité doit nous permettre de conclure sur l’efficacité ou non d’un traitement. L'effet d'un traitement sera évalué à l'aide des tests statistiques avec possibilité d'effectuer des comparaisons multiples. Chaque groupe traité sera comparé à celui du groupe témoin. Un calcul de l’effectif sera réalisé avant chaque étape afin d’ajuster et de revoir à la baisse si possible le nombre d’animaux à inclure dans les procédures. Des évaluations non invasives de la pathologie sont utilisées tout au long de l'étude pour éviter la mise à mort de l'animal.

Raffinement

Un suivi quotidien des animaux sera effectué afin de minimiser au maximum l’impact des procédures sur leur bien-être. Les animaux seront hébergés en binôme, avec différents enrichissements adaptés à l'espèce, enrichissement collectif (ambiance sonore, hébergement à plusieurs, interaction visuelle, sonore et olfactive) et enrichissement individuel nutritif (rondin végétal par exemple) et non nutritif comme des buchettes de bois ou balle de cellulose. Les examens choisis pour évaluer les signes cliniques de la maladie sont non invasifs et semblables à ceux pratiqués chez l'homme en cabinet d'ophtalmologie ou chez l’animal en clinique vétérinaire. Afin de réduire le stress de l'animal lors d'examens nécessitant l'immobilisation de l'animal, une administration d'anesthésique sera réalisée. Lors des anesthésies des substituts de larmes sont régulièrement instillés sur les cornées pour éviter le dessèchement, un dispositif est prévu pour éviter l’hypothermie (tapis chauffants, ou lampe). Des points limites adaptés, suffisamment prédictifs et précoces permettent de limiter une éventuelle douleur à son minimum.

Choix des espèces

Le lapin a une physiologie, une anatomie et un métabolisme largement décrits dans la bibliographie scientifique. L’extrapolation à l’homme des effets sur l’œil en est d’autant plus facilitée. Le système immunitaire possède des similitudes avec celui de l’homme dans le cas des uvéites. De plus, les modèles expérimentaux concernant cette pathologie sont largement utilisés et décrits sur cette espèce, les publications de référence sur laquelle le projet est basé. Les animaux seront de jeunes adultes à leur arrivée dans notre animalerie. Les lapins inclus dans l'études auront 2 à 3 mois conformément aux publications de référence qui servent de base à ce modèle. Ils entrent en étude après une période d’acclimatation d'un minimum de 5 jours.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Lapins : 60
Souffrances
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Devenir
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Jusqu'à vingt prélèvements sanguins par animal, cinq injections intraveineuses d'un virus sur lapin vigile, puis une exsanguination par ponction intracardiaque sous anesthésie. 60 lapins vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, tous tués à l'issue. Le porteur ne retient de ces gestes qu'un léger stress lié à la contention et une possible montée de température, et écrit n'avoir constaté aucune autre nuisance importante en plusieurs dizaines d'années. La mise à mort vise à obtenir "le maximum de sérum" et à prélever des organes, le nombre de lapins étant fixé par la quantité de sérum attendue par le client.

Objectifs

Nous développons depuis plusieurs dizaines d’années des anticorps pour la recherche. Les résultats obtenus grâce aux anticorps générés par notre entreprise ont participé à l’avancée des connaissances scientifiques à travers plusieurs centaines de publications de nos partenaires. Ce projet s’inscrit dans cette continuité pour poursuivre la génération d’outils biologiques pour la recherche et le développement. Le but du projet est la collecte d’échantillon (notamment de sérum) après de multiples injections d’un virus afin d’étudier la temporalité de l’apparition d’anticorps spécifique.

Bénéfices attendus

Depuis sa création, notre entreprise se spécialise dans le développement d’anticorps polyclonaux de lapin, principalement destinés aux acteurs du monde académique. Chaque projet d’immunisation vise à créer un nouvel outil de recherche sur mesure, répondant à des besoins spécifiques. Bien que le marché propose déjà une large gamme d’anticorps standards, notre expertise en conception d’immunogènes nous permet d’atteindre un taux de réussite exceptionnel - supérieur à 95 %, tout en garantissant des anticorps polyclonaux de haute qualité et en limitant le nombre d’animaux utilisés. Nos anticorps ont déjà contribué à des avancées significatives, avec des publications dans des revues prestigieuses comme Nature ou Science. Ils ont notamment permis d’explorer des pathologies variées, telles que la surdité infantile ou différents types de cancers. À terme, ces recherches visent à éclairer les mécanismes biochimiques du vivant et à poser les bases de nouvelles thérapies pour les décennies à venir. Ce nouveau projet représente une avancée majeure : il nous permettra d’étudier en détail l’apparition et l’évolution des anticorps dans le sérum après l’injection de virus Oncolytique. À l’issue de ce processus, nous pourrons récupérer plusieurs lots de sérum, offrant ainsi une ressource précieuse pour analyser la réponse immunitaire.

Procédures

- Injection intraveineuse sur animaux vigiles, environ 1 min, maximum 5 injections. - Prélèvements sanguins sur animaux vigiles, environ 5 min, maximum 20 prélèvements. - Exsanguination en intracardiaque sous anesthésie, sans réveil

Impact sur les animaux

La contention lors des prélèvements et des injections peut causer un léger stress. Une augmention de la température des animaux peux apparaitre après l’injection des virus. Avec l’expérience de notre société depuis plusieurs dizaines d’années, nous n’avons pas constaté d’autres nuisances importantes. Nous resterons néanmoins vigilants à tout effet imprévu.

Devenir

Les animaux seront mis à mort en fin de projet afin d’obtenir le maximum de sérum et de pouvoir prélever des organes.

Remplacement

Le remplacement du modèle in-vivo ne peut être envisagé car la réponse immunitaire est un phénomène complexe impliquant la coopération entre de multiples types cellulaires, pour lequel il n’existe pas d’équivalent in-vitro. Bien que des méthodes alternatives émergent, ces approchent n’apportent pas la même qualité d’anticorps. Pour palier partiellement à ce défaut, cela nécessite d’utiliser des banques dites « immunes » qui nécessitent d’immuniser le lapin et n’apporte aucun bénéfice en termes de remplacement. De plus ces technologies de développement d’anticorps monoclonaux chez le lapin, ne sont pas encore matures. Ils nécessitent un matériel particulier et des réactifs adaptés.

Réduction

Le nombre de lapins utilisé pour chaque expérimentation est réduit au minimum, il est déterminé par la quantité de sérum attendue par le client. Une précédente étude a permis de conforter le choix de cinq animaux par groupe.

Raffinement

Les animaux ont un enrichissement dans les cages sous forme de tablette et de palet dans les cages. Les animaux sont habitués au personnel pour réduire le stress. De plus les animaux sont manipulés et caressés régulièrement (2 fois par semaines). Le personnel est formé et sensibilisé à une manipulation douce des lapins pour limiter le stress au maximum. Si l’animal présente une souffrance qui ne diminue pas avec l’arrêt des injections et les soins apportés, et que les points limites sont atteints alors, l’animal sera mis à mort pour éviter des toutes souffrances.

Choix des espèces

Le lapin est l’animal de laboratoire bien adapté au développement d’anticorps pour la recherche. Il montre en effet une très bonne réponse immunitaire humorale. Par ailleurs il permet de récolter une quantité de sérum conséquente suffisante pour les applications en recherche. Nous utilisons des jeunes adultes car c’est chez les jeunes adultes que la réponse immunitaire est la meilleure et par là même la génération d’anticorps.

  • Recherche appliquée
    • Troubles musculosquelettiques
  • Recherche fondamentale
    • Système musculosquelettique
Lapins : 10
Souffrances
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Devenir
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Produire du cartilage articulaire dans le corps d'un animal avant de le réimplanter sur une articulation abîmée : 10 lapins adultes vont être utilisés pour cette preuve de concept, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chacun subit une anesthésie par injection dans le muscle, la pose d'un cathéter dans l'oreille et une chirurgie d'une heure trente pour prélever un greffon de périoste et l'associer à un implant placé sous la peau. Pendant les vingt-huit jours suivants, ils sont contenus plusieurs fois par jour pour que l'on mobilise les platines de l'implant, source de stress que le porteur reconnaît, et une grille d'observation fixe les seuils au-delà desquels ils seront mis à mort. Récupérer l'implant demande de rouvrir la cicatrice et les muscles : les lapins seront tués, ce que le porteur présente comme un moyen de leur éviter les séquelles de cette seconde intervention.

Objectifs

L'arthrose est une maladie courante qui affecte les articulations en provoquant une détérioration du cartilage. Cela peut entraîner des douleurs et une réduction de la mobilité, en particulier chez les personnes âgées. La recherche se concentre actuellement sur la régénération du cartilage articulaire en utilisant des greffons de périoste, une membrane fibreuse qui peut être prélevée plus facilement que le cartilage lui-même. Le projet a pour objectif de développer un processus chirurgical de régénération du cartilage chez le lapin, en utilisant un implant chirurgical en biomatériaux associé à un greffon de périoste. L'objectif est de réimplanter le cartilage régénéré sur une perte de substance cartilagineuse articulaire et d'évaluer sa durabilité.

Bénéfices attendus

L'arthrose est une maladie articulaire caractérisée par la détérioration progressive du cartilage qui recouvre les extrémités osseuses dans les articulations. Cette détérioration entraîne des douleurs et une diminution de la mobilité chez les personnes touchées, en particulier dans les populations vieillissantes où la fréquence de la maladie est en augmentation. En conséquence, l'arthrose est considérée comme un problème de santé publique en raison de son impact négatif sur la qualité de vie des individus affectés et des coûts associés aux soins de santé pour traiter cette maladie. L’approche chirurgicale décrite dans ce projet pourrait être utilisée pour traiter l'arthrose en permettant la réimplantation d'un nouveau cartilage sur une zone où il est détérioré, de façon similaire à ce qui est pratiqué en chirurgie humaine lors d'interventions appelées "mosaïcplasties". Il s’agit d’interventions chirurgicales où de petits morceaux de cartilage sain sont prélevés dans une zone de l'articulation non porteuse de poids et réimplantés dans les zones endommagées du cartilage, mais sur des surfaces limitées (1 à 4 cm2), en particulier du fait d’un nombre réduit de sites donneurs. Cette nouvelle technique offrirait l'avantage de pouvoir traiter des zones plus importantes de perte de cartilage, avec un bénéfice non négligeable sur la qualité des patients.

Procédures

Dans le cadre de ce projet, les animaux participeront à une seule procédure expérimentale, comprenant une anesthésie générale par injection intramusculaire (15 min), la pose d'un cathéter intraveineux au niveau de l'oreille (2 min), une intervention chirurgicale (environ 1h30) au cours de laquelle la douleur sera contrôlée par injection médicamenteuse. Au cours du suivi post-opératoire pendant 28 jours, ils seront manipulés quotidiennement pour recueillir des données mais sans geste invasif (pesée, vérification de l'implant...).

Impact sur les animaux

Dans le cadre de ce projet, trois types de nuisances ont été identifiées. Le premier est lié à l’intervention chirurgicale, nécessaire pour le prélèvement du greffon de périoste pour laquelle l'anesthésie nécessitera des injections par voie intra-musculaire, puis la pose d'un cathéter intraveineux au niveau de l'oreille. La présence d'une plaie chirurgicale pourra générer de la douleur après le réveil. Le deuxième type de nuisances est lié à l’implant lui-même, situé sous la peau, ce qui pourrait entraîner une gêne. Enfin, les manipulations quotidiennes pour la mobilisation des platines nécessiteront une contention légère des animaux mais répétée plusieurs fois par jour sur toute la durée de l’étude, cela pouvant induire un stress.

Devenir

L'implant devant être récupéré pour réaliser des analyses tissulaires, il sera nécessaire de rouvrir la cicatrice et les muscles. Les animaux seront euthanasiés pour leur éviter toute séquelle liée à ces gestes.

Remplacement

Dans le cadre de la croissance et de la régénération des os et du cartilage, l’ensemble des processus biologiques impliqués est complexe. Plusieurs équipes ont notamment démontré qu’il existe une interaction très active entre le muscle strié et l’os au cours de la réparation osseuse. Cet aspect d’interaction positive entre le muscle et l’os est aussi retrouvée au plan clinique orthopédique où l’importance d’un environnement musculaire de qualité pour la réparation osseuse est constatée quotidiennement. C’est pourquoi l’utilisation d’un environnement tissulaire de type muscle strié squelettique autour du greffon de périoste est nécessaire pour ce projet de développement d’un dispositif innovant. En l’état des connaissances actuelles, Il n’existe pas de système alternatif “in vitro” susceptible de reproduire un environnement aussi riche en faveur d’un processus de construction tissulaire ostéocartilagineuse, d’où la nécessité de passer par un modèle animal.

Réduction

Une étude préalable sur cadavre sera réalisée pour vérifier la faisabilité de l’implantation. S’il s’avérait que des difficultés apparaissent, alors la procédure serait revue avant de débuter les essais sur animaux vivants. De plus il s’agit d’une étude très préliminaire pour « preuve de concept ». L’identification histologique de la production d’un cartilage de qualité spécifiquement articulaire sera l’élément essentiel de validation de la procédure mais ne donnera pas lieu à une étude statistique particulière. Un nombre limité de 10 animaux est donc envisagé dans cette première étude.

Raffinement

Les animaux seront hébergés par deux. Après l’intervention, l’animal est transféré dans une cage dédiée, où lui seront proposés de l’eau et de la nourriture dès son réveil afin de permettre une reprise alimentaire rapide. Le fond de cage sera matelassé pour réduire les risques d’hypothermie et éviter que le lapin ne se blesse en faisant un faux mouvement pendant son réveil. Une alèse chirurgicale permettra d’absorber les urines. Les animaux resteront sous surveillance en isolement, mais avec un contact visuel avec leur congénère, pendant les 24 premières heures. Si leur état clinique le permet, ils seront remis en espace libre dès le lendemain de l’intervention. Au cours des étapes suivantes, l’état clinique des animaux sera vérifié quotidiennement et évalué le cas échéant à l'aide d'une grille d'observation permettant d'établir des points limites et les actions à mener (surveillance accrue, administration d'antidouleurs, mise à mort) en fonction du score obtenu.

Choix des espèces

Le lapin est un des modèle animaux très couramment utilisé pour la recherche sur le cartilage articulaire. Des adultes de 3 à 3,5 kg ont été choisis car leur taille est suffisante pour implanter le dispositif médical. De plus, l’équipe initiatrice du projet a déjà une expérience sur cette espèce, dont les travaux précédents avaient montré qu’il serait possible de produire du cartilage articulaire à partir de greffons de périoste, ce qui a donné lieu à ce nouveau projet.

  • Recherche appliquée
    • Troubles musculosquelettiques
  • Recherche fondamentale
    • Système musculosquelettique
Rats : 210
Cochons d'Inde : 120
Lapins : 540
Chiens : 240
Chèvres : 330
Moutons : 660
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 870
▲ 1230
Devenir
 -
 -
 -
 2100

Opérés sous anesthésie générale pendant trente minutes à trois heures pour recevoir un dispositif orthopédique à tester, puis parfois réopérés pour le retirer, 2 100 animaux non-humains vont être utilisés et tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. Il s'agit de 660 moutons, 330 chèvres, 240 chiens, 540 lapins, 210 rats et 120 cochons d'Inde, exposés selon le porteur à un risque infectieux, à des hématomes ou des œdèmes pouvant entraîner un déficit sensitif ou moteur des membres postérieurs, dans des études qui peuvent durer plusieurs années. Les essais fournissent les données de tolérance et de performance exigées pour la mise sur le marché de produits de santé orthopédiques, et les tissus prélevés après la mise à mort sont analysés au microscope. L'effectif, indique le porteur, dépend "directement du nombre d'études signées avec les différents donneurs d'ordre".

Objectifs

Ce projet vise à évaluer la tolérance (ou sécurité) ainsi que la performance (ou efficacité) des produits de santé en orthopédie . Ces produits destinés à être mis en contact avec le corps humain doivent être préalablement testés pour garantir le bon rétablissement des patients après chirurgie, et pour garantir leur efficacité lors de l'utilisation clinique. La réglementation exige de prouver l'efficacité des produits de santé et de réduire au minimum le risque de réactions indésirables avant de proposer un produit sur le marché. Compte-tenu de la complexité des mécanismes de régulation d'un organisme vivant, le recours au modèle animal est nécessaire pour répondre aux objectifs du projet.

Bénéfices attendus

Ce projet permet d'obtenir dans différents modèles animaux des données de performance et de tolérance des produits de santé en orthopédie. Ainsi, il est possible d’étudier ces produits en vue de répondre aux exigences des autorités réglementaires dans l'obtention d'une autorisation de mise sur le marché, élargissant l’offre et améliorant ainsi les chances de guérison et le confort des patients humains traités.

Procédures

Pour l'ensemble des procédures, tous les animaux seront soumis à une intervention chirurgicale afin d'implanter le dispositif médical à tester (cette intervention chirurgicale peut durer entre 0h30 et 3h00). Cette intervention a toujours lieu sous anesthésie générale (chimique et gazeuse), analgésie et antibiothérapie . Certains animaux peuvent être soumis à une intervention chirurgicale supplémentaire si le but de l'étude est aussi d'évaluer la cicatrisation après retrait du dispositif de son site d'implantation (cette intervention chirurgicale peut durer entre 00h30 et 3h00). Cette intervention aura lieu dans les mêmes conditions que celles précédemment citées. Des prélèvements sanguins peuvent être réalisés en cours d'étude. Ceux-ci pourront se faire sous anesthésie ou non, selon le contexte de réalisation de cet acte (en cours de chirurgie, pendant le temps de l’étude ou juste avant l’euthanasie des animaux en fin d’étude). D'autres type d'interventions non douloureuses, de type scanner ou radiographies pour observer le dispositif en cours d'étude, peuvent être réalisées sous anesthésie légère (en général, en fonction de la durée de l'étude (plusieurs années possibles), 1 à 3 sessions d'imagerie peuvent etre envisagées en cours d'étude.

Impact sur les animaux

Les nuisances ou effets indésirables pouvant survenir chez les animaux sont, selon les procédures, les suivants : - douleur et stress liés à la chirurgie (nuisance modérée). - perte de poids ou d’appétit liée aux effets de l’anesthésie et/ou de la chirurgie, pendant quelques jours (nuisance légère)- risque infectieux lié à la chirurgie (nuisance modérée à sévère)- hématome ou oedème au niveau du site opératoire, pouvant entrainer une gêne locomotrice en plus de la douleur (exemple : déficit sensitif et/ou moteur des membres postérieurs) (Nuisance légère à modérée).

Devenir

Pour répondre aux objectifs de chacune des procédures du projet, des observations post-mortem sont nécessaires. En effet, la sécurité des produits est évaluée en observant la réaction des tissus au contact du dispositif à tester, et ceci se fait par prélèvements des tissus et organes entourant le produit, afin de réaliser des analyses microscopiques (histologie notamment, qui est la meilleure méthode d'évaluation des effets locaux induit par un produit étranger à l'organisme, comme l'inflammation par exemple). De même la performance peut, elle aussi, être évaluée par des tests spécifiques sur les organes et le dispositif prélevé (exemple : tests mécaniques sur des vertèbres pour évaluer la fusion dans le cadre de la procédure de stabilisation de la colonne vertébrale ). En raison des objectifs des procédures de ce projet, il n'est pas possible de maintenir en vie les animaux utilisés.

Remplacement

L’utilisation d’animaux est requise dans la réglementation. A ce jour, il n'existe pas de méthode alternative permettant d’évaluer la performance et la tolérance locale des produits de santé en orthopédie.

Réduction

Pour réduire le nombre d'animaux inclus en étude, il est possible d'utiliser un même groupe "contrôle" (produit dont l'effet est déjà connu) pour plusieurs groupes "test" recevant des produits à tester différents. Les études de screening précédemment citées permettent également de sélectionner un produit test qui présente le plus d'intérêts à être développé, réduisant de ce fait le nombre de tests sur des produits ayant un intérêt moindre. Les études dites "pilotes", sur quelques animaux seulement, peuvent aussi servir à orienter les choix de poursuite de développement d'un produit ou le choix du modèle expérimental le plus approprié (matériel ou abord chirurgical le plus adéquat…), avant d'entamer les études réglementaires à plus grande échelle et devant répondre aux normes en vigueur pour l'élaboration du dossier pour la mise sur le marché (nombre d'animaux minimum, durée de mise en contact minimum, etc). Le nombre d’animaux est arbitré à partir du nombre de sites requis en analyse. Le nombre total d’animaux utilisés dépend directement du nombre d’études signées avec les différents donneurs d’ordre durant les 5 années du projet. De cette façon, le nombre d’animaux précisé ci-dessus constitue une estimation basée sur l’historique des essais conduits durant ces dernières années. De plus les normes requierent un nombre minimal d'animaux par produit analysé et par délai d'analyse, et le type de dispositif implanté ne permet pas toujours la réalisation d'un grand nombre de sites par animal. Le nombre d’études sur 5 ans est donc estimé à 36 (3 x 12 procédures expérimentales ; pour 660 ovins ; 330 caprins ; 240 chiens ; 540 lapins ; 210 Rats ; 120 cobayes).

Raffinement

Des mesures sont mises en place pour limiter : - Le stress des animaux : Avant la chirurgie, une période d’habituation aux actes spécifiques est réalisée si nécessaire, pour réduire l’aspect anxiogène de ces manipulations. Des enrichissements sont présents dans l’environnement des animaux (en fonction de l'espèce : jouets, plateforme de repos…), et ces mesures sont renforcées en phase post-opératoire (ajout d’enrichissements alimentaires…). - La douleur des animaux : En phase post-opératoire, les suivis sont renforcés et completée par des scores de suivi de la douleur. La présence d'un vétérinaire sur site permet également la réalisation de soins post-opératoires spécifiques et adaptés. Les signes cliniques servant de points limites sont listés dans le document joint en annexe, pour la prise de décision des mesures à mettre en place pour limiter les souffrances.

Choix des espèces

L’espèce animale choisie est définie dans le(s) texte(s) de référence. Les produits de petite taille/miniaturisés seront testés préférentiellement chez les rongeurs ou le lapin. Les produits de taille importante seront préférentiellement testés chez le chien ou les ovins/caprins. Lorsque plusieurs espèces répondent aux critères, le choix est arbitré par la durée de l’essai (pour une étude sur le long terme, utilisation d’espèces à longue durée de vie). Le choix entre les grands modèles repose aussi sur les similarités avec l’Homme : - Caractéristiques anatomiques (structure des os, épaisseur du cartilage...), poids, propriétés mécaniques et régénération osseuse des ovins/caprins et des chiens - Caractéristiques anatomiques et mécaniques des lapins, des cobayes et des rats. Ces espèces sont souvent utilisées également pour des raisons économiques et éthiques (exemple : réalisation d’études de faisabilités via la réutilisation d’animaux d’études précédentes ) - Colonne vertébrale uniforme et régulière simplifiant les procédures chirurgicales, structure et biomécanique de la colonne lombaire et thoracique similaires.

  • Enseignement supérieur
  • Formation professionnelle
Souris : 250
Rats : 250
Lapins : 75
Chiens : 40
Cochons : 5
Souffrances
▲ 105
▲ -
▲ 515
▲ -
Devenir
 -
 -
 315
 305

Former des vétérinaires et des personnels d'animalerie aux gestes réglementaires : 620 animaux non-humains sont mobilisés, 250 souris, 250 rats, 75 lapins, 40 chiens et 5 cochons. 105 d'entre eux sont opérés sous anesthésie et tués avant tout réveil, les 515 autres subissent des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Les rongeurs reçoivent deux gavages, quatre injections sous-cutanées, deux injections intrapéritonéales et jusqu'à six ponctions veineuses, le nombre de piqûres pouvant augmenter si l'animal est maintenu sous anesthésie avec surdosage final. 315 animaux sont gardés vivants pour être réutilisés d'une session à l'autre, les chiens formant un "troupeau permanent" que le porteur réutilise après un temps de repos.

Objectifs

Ce projet regroupe les formations à destination des personnes qui interviennent en médecine vétérinaire et en recherche animale, qu’il s’agisse des étudiants vétérinaires ou des soigneurs, techniciens et concepteurs qui utilisent des animaux à des fins scientifiques.

Bénéfices attendus

Les formations obligatoires demandées par le Ministère ont pour but de former les nouveaux concepteurs, applicateur, etc... Elles permettent de s'assurer que les exigences réglementaires sont respectées, de renforcer les compétences techniques, d'améliorer la qualité et la fiabilité des projets, et de favoriser une meilleure collaboration grâce à des pratiques harmonisées.

Procédures

Rongeur (souris et rat) : 2 administrations orales, 4 injections sous-cutanée, 2 injections intrapéritonéale, 2 prélèvements sanguins ou injections intraveineuses à la veine cave crâniale (sur animal anesthésié), 4 prélèvements sanguins ou injections intraveineuses à la veine caudale (avec analgésie locale), une anesthésie générale. Le nombre de sites et le nombre de piqures peut être augmenté si l’animal est maintenu sous anesthésie avec surdosage final. De plus les gestes chirurgicaux seront réalisés sous anesthesie avec surdosage final. Lapin : 2 administrations orales, 2 injections sous-cutanée, 2 injections intrapéritonéale, 3 prélèvements sanguins ou injections intraveineuses par oreille (avec analgésie locale). Le nombre de sites et le nombre de piqures peut être augmenté si l’animal est maintenu sous anesthésie avec surdosage final. Chien : 2 administrations orales, 4 injections sous-cutanée, 2 prélèvements sanguins ou pose de cathéter à la veine céphalique sur une seule patte, 2 prélèvements sanguins à la veine jugulaire sur une seule veine, une anesthésie générale. Porc : anesthésie par injection intamusculaire avec surdosage final. La durée totale de la formation dépendra du nombre d'étudiants, mais ne dépassera pas 2 à 5 minutes par acte technique.

Impact sur les animaux

Les nuisances sont celles qui sont inhérentes à chaque acte technique auquel les animaux sont soumis, mais avec, potentiellement, un peu plus de stress, de douleur ou d’angoisse si la personne en formation est moins habile ou moins rapide.

Devenir

Dans ce projet, la grande majorité des actes techniques à mettre en place sont peu invasives. Ainsi, la plupart des animaux seront gardés en vie à l'issue de leur procédure, afin de pouvoir être réutilisés, après avis du vétérinaire sanitaire, prenant en compte un temps de repos suffisant ainsi que leur état de santé et des possibilités de réutilisation. Les animaux qui devront être euthanasiés à l'issue de leur procédure seront valorisés pour la formation initiale et continue.

Remplacement

Des méthodes alternatives sont utilisées dans les enseignements en préalable aux travaux pratique, en particulier les vidéos et les ateliers de simulation. Cependant, pour la mise en œuvre pratique et pour atteindre un niveau de performance suffisant, le recours à l’animal vivant peut-être nécessaire pour maitriser le geste. L’acquisition d’une première expérience pratique, ou même d’une maitrise pratique, selon les objectifs de formation, permet à moyen terme de réduire les animaux utilisés en recherche en évitant les erreurs de manipulation pendant les projets et permet une meilleure manipulation des animaux en médecine vétérinaire

Réduction

Utilisation nombre nécessaire d’animaux pour chaque session. Ils sont commandés en fonction du nombre de stagiaires et de leur besoin de formation. Nous comptons 1 rongeur pour deux stagiaires pour une formation à des gestes techniques. On peut utiliser un nombre plus réduit, comme 1 rongeur pour 3 ou 4 stagiaires si la formation n’est pas invasive. Si des rongeurs ou des lapins sont présents en stabulation à Biovivo au moment de la formation, ils peuvent être utilisés en formation après avis de la SBEA. Les chiens font partie d’un troupeau permanent et sont réutilisés d’une formation à l’autre en respectant des temps de repos adaptés à la formation prévue.

Raffinement

Seules les méthodes les plus récentes sont montrées aux stagiaires. Les encadrants sont expérimentés et leur dextérité est régulièrement revue au cours de formation internes à Biovivo par exemple. Des analgésiques sont utilisés si une souffrance ou une douleur intervenait suite à une erreur de manipulation. Des points limites ont été définis, et mermettent de retirer les animaux en cas de souffrance ou douleur qui ne rétrocède pas au traitement.

Choix des espèces

Les souris, rats, lapins et porcs sont parmi les espèces les plus utilisés en expérimentation animale d’où l’importance d’effectuer les formations « soigneur », « applicateur », « concepteur » sur ces espèces. Les chiens sont utilisés à la fois en expérimentation animale et en médecine vétérinaire pour des séances de TP non invasives ou des TP d'échographie au cours des quels ils sont tranquillisés. Jeunes adultes car il s’agit du stade de développement le plus couramment utilisé en expérimentation animale. Des animaux plus âgés peuvent être utilisés dans le cadre de réutilisations.

  • Recherche appliquée
    • Bien-être animal
Lapins : 1488
Souffrances
▲ -
▲ 1488
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 1488
 -
 -

Une contention de moins de deux minutes pour une biopsie, une seule fois dans leur vie : c'est la seule procédure déclarée pour les reproducteurs de ce projet. 1 488 lapins vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance légère, tous gardés en vie et replacés dans leur système d'élevage à l'issue. Le projet sert un programme de sélection génétique destiné à la filière cunicole, avec pour critères la croissance des lapereaux, la résistance aux maladies et la durée de carrière reproductive des femelles. Le porteur décrit par ailleurs 168 femelles et 80 mâles par génération logés en cages individuelles, et des parcs à dix lapins par mètre carré, conditions qui restent hors de la procédure déclarée alors que le projet se présente comme une recherche sur le bien-être des animaux non-humains.

Objectifs

Le but du projet est d’étudier un programme d’amélioration génétique de la santé des jeunes lapereaux élevés dans plusieurs types de logement incluant des systèmes alternatifs à la cage, plus favorables à l’expression des comportements sociaux et naturels : parcs en bâtiment et parcs plein-air. L'amélioration génétique des animaux vise à sélectionner et reproduire les individus présentant les meilleures caractéristiques pour des caractères d'intérêt. Les critères de sélection sont des caractères mesurables et héritables utilisés pour évaluer la valeur génétique des animaux candidats à la sélection, et les classer pour retenir les meilleurs reproducteurs. Dans cette expérience les caractères d’intérêt sont la croissance du jeune lapereau, la résistance aux maladies et la longévité de la femelle (durée de la carrière reproductive). Le progrès génétique est l'amélioration progressive de ces caractères au fil des générations grâce à une sélection rigoureuse et à des accouplements contrôlés, visant à limiter l’évolution de la consanguinité. L'objectif est d'augmenter la performance globale des populations animales de manière durable et efficace. L’expression des caractères d’intérêt dépend fortement du milieu d’élevage. Lorsque les milieux sont très contrastés (cage versus parc, indoor versus plein air), les meilleurs animaux élevés dans un milieu donné, par exemple plus favorable, ne sont pas nécessairement les meilleurs animaux élevés dans un autre milieu, moins favorable. Dans ce cas, on parle d’interactions génotype/milieu : la résistance aux maladies infectieuses d’un lapin élevé en cage n’est pas le même caractère que la résistance d’un lapin élevé en parc. Il est donc nécessaire de 1) mesurer les caractères dans les différents milieux 2) vérifier l’existence ou l’absence d’interactions génotype/milieu 3) établir des règles pour combiner ces informations au sein d’un schéma de sélection afin d’obtenir un progrès génétique répondant aux attentes économiques, sociétales et environnementales.

Bénéfices attendus

L’expérimentation permettra de produire des connaissances relatives à la santé et aux performances de croissance de lapins élevés en parc à très grande échelle. Il permettra d’améliorer les systèmes existants et de valider l’intérêt de nouveaux systèmes d’élevage, plus respectueux du bien-être animal, pour la filière européenne. L’analyse génétique des caractères de santé et de croissance, en particulier les interactions génotypes/milieu apporteront des solutions aux généticiens pour mettre en place de nouveaux programmes d’amélioration génétique. Plus particulièrement, ce projet apportera des connaissances pour répondre à deux questions essentielles pour la sélection cunicole : - Est-il possible de sélectionner 1 lignée pour la capacité d’adaptation à des environnements variés ? - Faut-il mesurer les performances du lapin en engraissement (pur ou croisé) dans plusieurs environnements pour améliorer les performances et la santé dans tous les environnements ?

Procédures

Manipulation et contention pour la réalisation de la biopsie des reproducteurs (1 fois dans la vie) : nuisance faible. Temps

Impact sur les animaux

Les effets indésirables prévus sont faibles Le stress résultant des manipulations, de la contention pour la réalisation de la biopsie est très faible et affecte peu le bien-être animal.

Devenir

Sauf avis contraire des animaliers chargés de ces animaux, tous les animaux sont gardés en vie à la fin de cette procédure et replacés dans leur système d'élevage.

Remplacement

Ce projet d’inscrit dans le cadre des recherches appliquées menées pour : (i) l’amélioration génétique de la santé chez le lapin et (ii) le bien-être et l’amélioration des conditions de vie des lapins élevés à des fins agronomiques. À la vue de ces objectifs, le recours à d’autres méthodes (in vitro, simulations) à l’expérimentation animal n’est pas pertinent.

Réduction

Le nombre d'animaux nécessaire pour 5 années de sélection est de 1008 femelles et 480 mâles. Le nombre de reproducteurs retenus dans notre expérimentation (168 femelles et 80 mâles par génération) correspond à la taille moyenne d’un schéma de sélection commercial (180 femelles par génération) afin d’apporter des résultats transposables et dont pourront s’emparer les sélectionneurs commerciaux. Cette taille correspond au meilleur compromis entre les objectifs antagonistes de gestion de la consanguinité et de réalisation du progrès génétique. La méthode des contributions optimales consiste à maximiser le progrès génétique sous la contrainte d’une augmentation maximale de la consanguinité. Le seuil maximal de 1% est choisi car il est recommandé par la Food and Agriculture Organization of the United Nations (FAO) et est très largement appliqué dans les populations animales en sélection. Concrètement la méthode permet de sélectionner les meilleurs mâles et les meilleures femelles pour la génération suivante, en fixant l’évolution du taux de consanguinité à 1 %. Si la taille de la population était plus petite, avec la même contrainte d’évolution maximale de consanguinité, l’intensité de la sélection (qui est fonction du pourcentage d’individus retenus comme reproducteurs parmi tous les candidats à la sélection) serait mécaniquement plus faible. Elle ne répondrait pas aux objectifs de progrès souhaités par les sélectionneurs cunicoles pour répondre aux attentes sociétales, environnementales et économiques.

Raffinement

Les animaux de cette expérimentation seront élevés dans des cages collectives, des parcs sur caillebotis, des parcs en plein air. Les cages et les parcs sur caillebotis sont équipés de blocs de bois afin que les animaux puissent les ronger et jouer. Le pâturage contribue seul à l’enrichissement pour les animaux élevés en plein air. Les 168 femelles par génération seront élevées dans des cages individuelles correspondantes aux normes d'élevage afin de permettre aux femelles de s'occuper tranquillement de leurs portées sans avoir à la protéger des attaques des autres femelles lorsque celle-ci sont en groupes. Les 80 mâles seront élevés dans des cages individuelles répondant aux normes de l’expérimentation animale pour éviter les blessures qu’ils pourraient se faire lorsqu'ils sont élevés ensemble (morsures aux dos, aux yeux et aux oreilles). Les mâles ont à disposition un morceau de bois à ronger dans leur cage pour contribuer à l’enrichissement du milieu et ont un contact visuel avec leurs congénères. Dans les parcs, les animaux sont au nombre de 10 par m². Pour la capture des lapins, les animaliers utilisent des plaques amovibles afin de les rassembler.

Choix des espèces

Ce projet a pour objectif d’améliorer les capacités d’adaptation des lapins à des environnements variés plusfavorable au bien être animal. Le projet est conduit sur l’espèce de destination.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Lapins : 60
Souffrances
▲ 28
▲ -
▲ 32
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 60

Jusqu'à 39 prélèvements sanguins par animal à raison d'un par semaine pendant quatre mois, ou huit heures d'anesthésie continue ponctuées de 21 prises de sang et six mesures dans le muscle, 60 lapins vont être utilisés, tous tués à l'issue. 28 d'entre eux sont opérés puis maintenus sous anesthésie et tués sans réveil, les 32 autres relevant de procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Tous reçoivent sous la peau un implant censé libérer en continu une molécule protectrice des neurones, dispositif que le porteur veut valider avant un essai chez des personnes atteintes de la maladie de Parkinson. Le lapin a été retenu pour sa taille, seule compatible selon lui avec ce prototype clinique, plus gros que celui déjà testé sur des rats.

Objectifs

Ce projet a pour but d'étudier les effets d’un dispositif ayant des propriétés protectrices contre la mort des neurones impliqués dans des maladies comme la maladie de parkinson. Avant de pouvoir tester ce dispositif chez des patients atteints de la maladie de parkinson, une validation chez un modèle animal de plus grande taille que le rongeur est nécessaire. Le lapin est le modèle animal le plus adapté pour cette phase de validation. Ce projet a comme objectifs de : (1) vérifier la faisabilité de l’implantation du dispositif, (2) vérifier la production de la molécule thérapeutique libérée en continu (3) évaluer le bon fonctionnement du dispositif sur le court et long terme. Pour atteindre ces objectifs, le projet nécessite une modification (rajout d'une mesure de la molécule thérapeutique dans le cerveau) sans changement du nombre d'animaux. Ces objectifs permettront d’avancer le projet vers un essai clinique chez les patients parkinsoniens.

Bénéfices attendus

Ce projet aura pour bénéfice d’apporter les dernières preuves de sécurité d'un dispositif implantable sous la peau avec un effet protecteur des neurones. Ce dispositif représente une opportunité unique de ralentir, voire d’arrêter, la progression de la maladie dès ses premiers stades. Valider son fonctionnement sur le modèle lapin, plus grand que les rongeurs, est une étape essentielle avant les essais cliniques. L’objectif est d’apporter une solution thérapeutique innovante, capable d’améliorer durablement la qualité de vie des patients et de ralentir l’évolution des patients vers des stades de plus en plus handicapants.

Procédures

1) Tous les animaux subiront une chirurgie d’implantation du dispositif sous la peau (environ 30-45 minutes, incluant l'anesthésie). 2) La moitié des animaux restera sous anesthésie pendant 8 heures au maximum après l'implantation. Ils subiront des prélèvements sanguins et des mesures dans le muscle qui seront répétés à différentes temps de l'expérience (1 minute par prélèvement, 21 prélèvements sanguins , 6 mesures dans le muscle). MODIFICATION: 2 mesures dans le cerveau seront effectuées sous anesthésie générale et analgésie générale et locale. 3) L’autre moitié des animaux sera surveillée pendant 4 mois au maximum après l’implantation du dispositif. Ils subiront des prélèvements sanguins en vigile ou sous anesthésie (1 minute par prélèvement, une fois par semaine, 39 prélèvements au maximum).

Impact sur les animaux

Les effets indésirables suivants peuvent être observés. Implantation du dispositif sous la peau : elle peut induire une douleur locale sous la peau et une légère perte de poids en période post-chirurgicale. Une inflammation locale au niveau de la peau peut parfois survenir suite à un rejet du dispositif par le corps. Très rarement, une infection de la peau ou des problèmes de cicatrisation peuvent se manifester. Prélèvements sanguins : ils peuvent induire une légère chute de tension et un stress de courte durée dû à la manipulation ainsi qu'une légère douleur locale.

Devenir

Une partie des animaux sera mise à mort afin de prélever les cerveaux et organes pour analyses ou à la fin de l'expérience planifiée. Le reste des animaux sont mis à mort pour les expériences sans réveil de prélèvements de sang. Les prélèvements finals (sang, organes) ne permettent pas que les animaux soient gardés en vie.

Remplacement

Il n'existe pas de méthodes alternatives, n'impliquant pas d'animaux vivants, qui permettent d'évaluer l'impact du dispositif sur l'organisme entier. Il est nécessaire d’effectuer des études dans des animaux afin d'assurer le bon fonctionnement du dispositif dans un organisme entier avant l’implantation chez l’homme. Les dispositifs sont d’abord testés in vitro avant d’être utilisés dans des animaux. Les premières mises au point ont déjà été effectuées dans des rongeurs mais la réglementation impose des tests du dispositif clinique dans une espèce animale plus grande avant qu’il puisse être utilisé dans des patients humains.

Réduction

Le nombre d’animaux sera limité au nombre minimum nécessaire par groupe sans compromettre les objectifs du projet. Si les résultats sont suffisants pour mettre en évidence un bon fonctionnement du dispositif, il ne sera pas nécessaire de tester la totalité des animaux. Aucun groupe contrôle supplémentaire n’est requis pour cette phase car chaque animal est son propre contrôle grâce aux mesures effectuées avant l'implantation du dispositif. Les animaux seront utilisés pour effectuer différentes analyses biologiques afin de réduire le nombre d'animaux nécessaire pour chaque analyse.

Raffinement

Une semaine d’acclimatation est prévue à l’arrivée des lapins avant l’expérience. L’état de santé des animaux sera surveillé tout au long de l’expérience. Cela permettra d’intervenir immédiatement et de manière appropriée dès le moindre signe de souffrance. Le projet implique une chirurgie pour implanter le dispositif sous la peau qui sera effectuée sous anesthésie générale et analgésie préopératoire. Afin de prévenir toute douleur post-opératoire, une injection d’un anesthésique local sera effectuée avant incision ainsi qu’une injection d'un anti-douleur toutes les 12 à 24 heures. Suite à la chirurgie, les animaux sont placés sous une lampe chauffante jusqu’à leur réveil avec contrôle de la température. Pour les prélèvements sanguins, la zone de prélèvement sera alternée entre chaque prélèvement. Des solutions salines seront injectées fréquemment pour éviter une déshydratation. Les animaux auront accès à une nourriture hypercalorique et hydratée fournie par l’animalerie. Afin de réduire le plus possible toute douleur ou détresse que les animaux pourraient ressentir, ils seront observés au moins une fois par jour par le personnel compétent impliqué dans la réalisation des procédures expérimentales et/ou dans le soin des animaux. Une échelle de cotation de douleur basée sur des signes indicatifs de gêne sera utilisée afin d'évaluer l'état général de chaque animal et de définir les points limites, permettant ainsi de prendre le plus rapidement possible des mesures nécessaires pour préserver le bien-être de l'animal.

Choix des espèces

Le lapin a été choisi pour cette étude en raison de sa taille, permettant l’implantation du prototype clinique du dispositif en cours d’évaluation. Ce modèle est particulièrement adapté à l’évaluation du dispositif dans des conditions physiologiques proches de l’humain. Ce modèle permet d’obtenir des résultats pertinents tout en respectant les exigences éthiques et réglementaires relatives au bien-être animal. Nous utiliserons des lapins et lapines à l’âge de 11 semaines quand la moyenne de poids aura atteinte environ 2.5kg. En effet, nous devons respecter un poids minimum qui permettra d’implanter le dispositif clinique ayant une taille plus importante que celui utilisé en pré-clinique chez le rat. Il s’agit donc d’animaux ayant un stade de développement avancé.

  • Recherche appliquée
    • Maladies infectieuses
Hamsters dorés : 150
Lapins : 75
Furets : 75
Cochons : 24
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 324
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 324

324 hamsters, lapins, furets et porcelets vont être utilisés dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré, chacun recevant une à quatre immunisations, une prise de sang par semaine et une anesthésie par semaine. Les porcelets, vaccinés à six semaines, sont mis à jeun avant chaque anesthésie. Tous sont tués sous anesthésie générale en fin d'étude pour prélever la rate, les nœuds lymphatiques et une grande quantité de sang. Les bénéfices avancés, des vaccins antigrippaux plus stables pour l'humain et un meilleur contrôle de la grippe porcine en élevage, restent au conditionnel, et le porteur rappelle que les autorités exigent de toute façon ces études d'immunogénicité.

Objectifs

D’après l’organisation mondiale de la santé animale, la grippe porcine est une infection virale hautement contagieuse et très fréquentes dans les élevages. Elle se propage rapidement avec un taux de contamination de 100%. Elle est généralement bénigne associant de l’hyperthermie, de l’apathie, une perte de poids et des signes respiratoires peu intenses. Cependant, la maladie peut être exacerbée (en fonction la souche ou d’une possible co-infection) ou persister au sein d’un élevage, entraînant des problèmes sanitaires et des pertes économiques importantes. Lorsque la grippe porcine est établie dans un élevage, il peut être difficile de l’éliminer complètement, et une dépopulation des troupeaux peut être nécessaire. D’autre part selon l’Organisation Mondiale de la Santé, la grippe représente une menace sérieuse pour la santé publique, surtout dans les pays à faible revenu. Les infections respiratoires aiguës, dont la grippe, sont parmi les principales causes de mortalité, particulièrement chez les enfants de moins de 5 ans et les personnes âgées ou ayant des maladies chroniques. La vaccination est essentielle pour protéger les populations vulnérables contre ces maladies. Plusieurs vaccins saisonniers sont disponibles, mais leur efficacité peut varier d'une année à l'autre en raison des mutations virales. Dans les deux cas, chaque année, les virus de la grippe subissent des changements, ce qui nécessite souvent l'ajustement des formulations vaccinales. L'objectif de la recherche est de développer des vaccins plus stables qui pourraient offrir une protection durable, réduisant ainsi la nécessité de modifier fréquemment les vaccins. La recherche se concentre également sur le développement de vaccins contre d'autres agents pathogènes respiratoires. Ce processus nécessite la sélection d'antigènes capables de déclencher une réponse immunitaire efficace, souvent renforcée par des adjuvants. Notre projet a donc pour objectif d'utiliser des animaux pour évaluer la capacité de candidats vaccins à stimuler le système immunitaire contre la grippe, afin 1) d'améliorer la protection des populations à risque 2) enrayer sa diffusion et sa persistance dans les élevages de porcs.

Bénéfices attendus

Le projet vise à évaluer l'immunogénicité et la tolérance de candidats vaccins, ainsi il permet de sélectionner des molécules qui seront ensuite étudiées plus en détail en vue de leur mise sur le marché. En développant des vaccins plus stables et durables, nous espérons : 1) Si le vaccin est a visée humaine, réduire la morbidité et la mortalité liées aux infections respiratoires. 2) Si le vaccin est destiné à l’élevage porcin, un meilleur contrôle de la grippe porcine par la capacité du vaccin enrayer l’introduction, la diffusion et la persistance des virus influenza porcins dans les élevages. Ce qui constitue un challenge majeur tant d’un point de vue de la santé animale que de la santé publique (transmission à l'homme). De plus, les résultats contribueront à la recherche sur d'autres maladies respiratoires, enrichissant notre compréhension des réponses immunitaires et renforçant l'importance de la vaccination dans la prévention des maladies infectieuses. D’autre part, il est encore possible d’améliorer le confort, la tolérance et l’efficacité des vaccins déjà existants.

Procédures

Les animaux seront soumis à un ensemble d'administration et de prélèvements :(1) Administration du vaccin par voie intramusculaire ou intradermique (2) Prélèvements sanguins en cours et fin d'étude sous anesthésie (3) Prélèvements d'organes après l'euthanasie en fin d'étude. Le nombre d’immunisation (administration du vaccin) et les volumes d’administration respecteront les recommandations éthiques : ils dépendront de l’espèce animale, de la voie d’administration et du poids de l’animal. Cependant, il sera compris entre 1 à 4 immunisations selon le plan d’administration avec 1 semaine à 1 mois entre deux immunisations. Le volume et la fréquence des prélèvements sanguins respecteront les recommandations éthiques : ils dépendront de l’espèce animale et du poids de l’animal. Les prises de sang seront réalisées une fois par semaine. La durée pour les administrations et les prélèvements seront de quelques secondes. En fonction de l'espèce et de la voie de prélèvement, les animaux seront préalablement anesthésiés (anesthésie gazeuse réversible en quelques minutes ou anesthésie chimiques d'environ 20min). Les injections d'anesthésique chimique se feront dans le muscle et seront très brèves. Les anesthésies gazeuses constistent en l'inhalation d'un gaz qui endormira l'animal. Il est prévu de réaliser une anesthésie par semaine.

Impact sur les animaux

La principale nuisance attendue chez les animaux est liée aux injections de vaccin ainsi qu’aux prélèvements sanguins, ce qui est susceptible d’apporter un inconfort et/ou de générer du stress chez l’animal. Le nombre d’immunisations et les volumes administrés respecteront les recommandations éthiques : ils dépendront de l’espèce animale, de la voie d’administration et du poids de l’animal. Les prélèvements sanguins et les volumes de prélèvement respecteront également les recommandations éthiques : ils varieront en fonction de l’espèce animale et de son poids. Un temps de repos nécessaire sera observé entre deux prélèvements, en fonction du volume prélevé. De plus, comme tout produit de santé, un vaccin peut entraîner des effets indésirables. Ces derniers surviennent généralement dans les deux semaines suivant la vaccination, ou plus rarement deux mois après. Dans l’immense majorité des cas, ces effets sont légers à modérés. Il s’agit principalement de réactions inflammatoires naturelles dues à la mobilisation du système immunitaire après l’injection du vaccin. Cette inflammation peut provoquer des symptômes tels que fièvre, douleur et rougeur au site d’injection. Plus rarement, des réactions allergiques à l’un des composants du vaccin peuvent survenir. Les contentions et injections pour les anesthésies provoqueront un stress et une douleur transitoire chez les animaux. Ces nuisances ne dureront pas plus de quelques minutes pour les animaux. Les mises à jeûn avant les anesthésies provoqueront également un stress chez les animaux (seulement pour les porcs).

Devenir

Les animaux seront euthanasiés sous anesthésie générale. Pour les besoins des études, certains organes sont prélevés après l'euthanasié (exemple : rate, noeuds lymphatiques), ainsi qu’une grande quantité de sang.

Remplacement

Après des phases préliminaires in silico (par ordinateur) et in vitro (tests cellulaires), il est essentiel d’obtenir des données dans des conditions réelles d’utilisation, étant donné que le vaccin à développer a une visée clinique (humaine ou vétérinaire). L’utilisation d’un organisme complet et vivant devient donc indispensable, notamment pour le suivi post-immunisation. Par ailleurs, le fonctionnement du système immunitaire est très complexe et implique des mécanismes qu’il est impossible de reproduire autrement. De plus, des études d’immunogénicité sont exigées par les autorités dans le cadre du développement des vaccins.

Réduction

Le nombre d’animaux doit permettre d’identifier une différence significative entre les produits testés, sur la base de la comparaison quantitative et qualitative des immunisations obtenues (taux d’anticorps, affinité, spécificité, etc.). Les premières études sont réalisées avec des nombres reduits d'animaux, par exemple 3 lapins par groupe. En fonction des résultats obtenus, ce nombre peut être affiné s’il est possible de mettre en évidence des différences significatives avec moins d’animaux. Les effectifs et les tests statistiques seront définis en fonction du nombre de série d’observation, la dépendance ou indépendance de ces séries d’observation, la nature des variables (quantitative ou qualitative), et la nature du test (test paramétrique ou non paramétrique).

Raffinement

Après réception, les animaux auront une période d’acclimatation d’une durée propre à chaque espèce animale. Les animaux feront l'objet d'un conditionnement positif, basé sur des intéractions amicales avec les personnels en charge des soins, ceci afin de permettre des manipulations sans stress et avec un minimum de contraintes. Les animaux seront hébergés en groupe sociaux et recevront un enrichissement du milieu adapté à leur espèce, régulièrement renouvelé (rotation des jouets par exemple). Des évaluations cliniques sont mises en place (observation quotidienne de l’état général, du comportement, etc.). Les actes douloureux ou provoquant un stress élevé, seront réalisés sous anesthésie, avec analgésie adaptée. Tout au long des études les animaux sont manipulés/observés par un personnel formé et habilité à travailler chez les espèces en question. Les voies et volumes de prélèvement et d’administration suivront les recommandations des publications. De plus, des points limites suffisamment prédictifs sont mis en place pour suivre l'état de l'animal.

Choix des espèces

Le but de cette manipulation, qui précède une étude de toxicité, est de s'assurer que l’espèce est adaptée aux vaccins que nous allons tester. Si le vaccin est destiné à la clinique humaine, il est important de choisir un modèle qui réagit correctement au vaccin, et pour cela, nous utiliserons le hamster, le lapin et le furet qui sont les espèces les plus appropriées. Nous utiliserons le porc lorsqu’il s’agira de l’espèce cible du vaccin. Les animaux seront de jeunes adultes (car croissance terminée, paramètres physiologiques stables, réponse immunologique optimale) mais pourront également être des animaux jeunes, dont le système immunitaire ne serait pas mature. Pour le porc les animaux seront utilisés seront des porcelets agés de 6 semaines au moment de la vaccination afin de réfléter les programmes de vacination dans les élevages.

  • Recherche fondamentale
    • Système respiratoire
Rats : 32
Lapins : 220
Cochons : 84
Souffrances
▲ 134
▲ 32
▲ 83
▲ 87
Devenir
 -
 -
 -
 336

Une chirurgie sous anesthésie de quarante-cinq minutes à une heure trente, puis cinq à huit administrations de produit de contraste, puis quatre à neuf séances d'imagerie de deux heures trente chacune. 336 rats, lapins et porcs vont être utilisés dans ces protocoles, dans des procédures allant du sans réveil au niveau de souffrance sévère. Deux des modèles se déroulent entièrement sous anesthésie sur quatre heures, sans reprise de conscience, pour mettre au point l'imagerie couleur K-edge de l'embolie et de la fibrose pulmonaires, le porteur indiquant que la création de ces modèles pathologiques se fait sans ajout d'animaux. Tous sont tués pour que leurs organes passent en microscopie et en histologie.

Objectifs

Certaines maladies pulmonaires, comme l'embolie pulmonaire et la fibrose pulmonaire, altèrent la respiration et peuvent mettre en danger la vie des patients. Pour mieux comprendre ces maladies et améliorer leur diagnostic, ce projet utilise un scanner médical avancé capable d’analyser la composition des tissus pulmonaires avec une grande précision. Cette nouvelle technologie nécessite la mise au point de nouveaux agents de contraste innovants. Pour cela, des études seront menées sur des modèles animaux dont l’anatomie pulmonaire est proche de celle des humains. La création des modèles animaux de pathologies pulmonaires nécessite une modification du projet initial sans ajout d’animaux.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à améliorer les techniques d’imagerie médicale pour mieux détecter certaines maladies pulmonaires. Grâce à l’utilisation de nouveaux produits de contraste, il pourrait permettre d’identifier plus précisément les zones touchées et d’obtenir des informations plus détaillées sur l’évolution de ces maladies. En apportant une meilleure visibilité des atteintes pulmonaires, cette avancée pourrait améliorer le diagnostic et le suivi des patients à l’avenir.

Procédures

Rats : 32 animaux ont subi 1 administration de produit sous anesthésie et 9 séances d’imagerie sous anesthésie (MODIFICATION 1h à J0 et 15 minutes à J1 et J7 ). Lapin : Modèle 1 (4h sans réveil) 101 animaux ont subi 1 intervention chirurgicale sous anesthésie (durée 1h30), 5 administrations de produit sous anesthésie, et (MODIFICATION) 7 séances d’imagerie sous anesthésie (2h30). Modèle 2 J0 (3h) 119 animaux ont subi 1 intervention chirurgicale sous anesthésie (45 minutes), 5 administrations de produit sous anesthésie, et (MODIFICATION) 6 séances d’imagerie sous anesthésie (2h30). Modèle 2 J21 (3h) : 119 animaux ont subi 1 intervention chirurgicale sous anesthésie (45 minutes) 8 administrations de produit sous anesthésie, et (MODIFICATION) 5 séances d’imagerie sous anesthésie (2h30). Porcs : Modèle (MODIFICATION 4h sans réveil) 33 animaux ont subi 1 intervention chirurgicale sous anesthésie (durée 1h30) 5 administrations de produit sous anesthésie, et 7 séances d’imagerie sous anesthésie (2h30). (MODIFICATION) Modèle 2 J0 (3h) 51 animaux ont subi 1 intervention chirurgicale sous anesthésie (45 minutes), 8 administrations de produit sous anesthésie, et 5 séances d’imagerie sous anesthésie (2h30). (MODIFICATION) Modèle 2 J21 (3h) : 51 animaux ont subi 1 intervention chirurgicale sous anesthésie (45 minutes) 5 administrations de produit sous anesthésie, et 4 séances d’imagerie sous anesthésie (2h30).

Impact sur les animaux

Certaines étapes du projet peuvent entraîner un inconfort temporaire pour les animaux. Les injections et prises de sang peuvent provoquer une légère douleur passagère. La préparation de la peau pour la tonte peut générer un stress léger de courte durée. L’anesthésie et la chirurgie peuvent causer un stress modéré, parfois accompagné d’effets secondaires légers, comme une gêne respiratoire passagère. L'administration de certains traitements peut aussi entraîner une fatigue ou une diminution temporaire de l’appétit. 5.7. Quelles espèces est-il prévu d’utiliser? Quels sont le degré

Devenir

Tous les animaux sont euthanasiés car des organes doivent être prélevés pour analyse en microscopie, histologie.

Remplacement

Le projet se fonde sur l'imagerie du poumon grâce à de nouveaux agents de contraste. La faisabilité de ces agents de contraste à interagir avec l'organisme in vivo ainsi que de marquer les processus recherchés du projet (ventilation, perfusion, inflammation) est à ce jour inconnue. Avant d'utiliser des animaux vivants, des tests sont faits sur des poumons provenant de l'industrie alimentaire (lapins, cochons). Cela permet d'améliorer la précision des tests sur les animaux vivants et de réduire leur nombre nécessaire pour l’étude.

Réduction

Ce projet implique l'utilisation de 336 animaux dont une phase pilote sur la biodistribution et la biotolérances de 8 agents de contraste chez les rats. Pour les lapins, le nombre d'animaux a été calculé pour s'assurer qu'on puisse détecter des différences significatives dans les images, comme celles entre un animal malade et un animal en bonne santé. Cela permet de garantir que les résultats soient fiables. Pour les porcs un effort de réduction est entrepris puisque un certain nombre seront utilisés pour les 4 agents de contrastes et les 2 voies d’administration. Le nombre d’animaux a été déterminé en tenant compte de deux contraintes : la quantité d’agent de contraste nécessaire et les différences naturelles entre chaque individu observées dans les études précédentes. Les techniques d’imagerie non invasive, permettent de suivre les mêmes animaux dans le temps, réduisant le besoin de grands effectifs pour des études distinctes.

Raffinement

Les animaux seront hébergés en collectivité, au sol dans des boxes (lapins et porcs) et des cages (rats) dédiés avec alimentation et eau ad libitum. Les animaux seront suivis de manière quotidienne, manipulés par le personnel de zootechnie pour réduire toute forme de stress. Ils seront pesés pour un suivi de gain de poids qui permettra le bon calcul des doses à administrées le jour de l’expérimentation. Les paramètres environnementaux de la pièce seront également relevés quotidiennement. Le raffinement est appliqué, par l’utilisation de boxes/cages enrichis : foin, abris, bâton et bloc de cellulose à ronger pour les lapins. Foin et jouets de différentes textures pour les cochons. Tunnel, abri, nid et bloc de bois à ronger pour les rats. Ceux-ci leur permettent d’exprimer au mieux leur comportement naturel. La règle de raffinement est aussi mise en place au cours de la procédure via des traitements analgésiques, anti-inflammatoires et une grille de suivi adaptés.

Choix des espèces

• Rat : stade adultes, 300 à 450 g, Choisi dans un premier temps pour les tests initiaux de faisabilité et pour sa taille qui est adaptée à la résolution du scanner. Ils permettent d’obtenir des données préliminaires avant de passer à des espèces plus proches de l'Homme. • Lapin : stade jeunes adultes, d’environ 3 à 6 mois, de 3-4 kg Choisi pour sa physiologie pulmonaire proche de celle de l'Homme, ce qui permet de simuler des conditions humaines avec des volumes respiratoires et sanguins comparables à ceux d'un enfant de 4kg. • Porc : stade jeunes adultes, d’environ 3 mois, ayant un poids entre 30 et 40 kg. Le porc est un modèle adapté pour la recherche clinique, car sa taille, son poids et son anatomie, notamment le système respiratoire, sont proches de ceux de l’Homme. C’est une espèce clé pour les tests précliniques qui visent à transposer les résultats chez l'Homme.

  • Formation professionnelle
Souris : 200
Rats : 200
Cochons d'Inde : 30
Hamsters dorés : 30
Lapins : 75
Chats : 10
Chiens : 30
Cochons : 5
Moutons : 10
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 590
▲ -
Devenir
 -
 -
 590
 -

Jusqu'à huit tentatives de ponction veineuse sur un chien ou un chat, deux ponctions par site, la bouche ouverte pour le geste d'examen. 590 animaux non-humains de neuf espèces vont être utilisés, dont 200 souris, 200 rats, 75 lapins, 30 chiens, 10 chats, 5 porcs et 10 brebis, dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré, sans finalité de connaissance et pour la seule formation du personnel de la plateforme. Le titre du projet qualifie ces procédures de peu ou faiblement invasives, et le porteur reconnaît que les nuisances augmentent quand la personne en formation est moins habile ou moins rapide. Tous ces animaux viennent déjà d'autres projets et seront gardés en vie pour être réutilisés, avec sept jours de repos entre deux séances sans anesthésie et quinze avec.

Objectifs

Notre établissement utilisateur est une plateforme expérimentale qui dispose d’un agrément pour un grand nombre d’espèces animales qui sont incluses dans des protocoles expérimentaux en fonction des autorisations de projets obtenues pour des équipes de recherche de notre institution ou d’institutions partenaires. Il arrive qu’une espèce animale pour laquelle nous disposons de l’agrément ne soit pas utilisée pendant une période d’un ou deux ans. Afin de réaliser au mieux les procédures expérimentales demandées, et l’application des procédures en limitant le stress et la douleur des animaux, tout en obtenant des résultats scientifiques fiables, il peut être nécessaire de faire appel à des séances de formation interne pour notre personnel. D’autre part, lors de l’embaûche d’un nouveau membre de notre équipe, une période de tutorat est mise en place pour l’acquisition ou la validation des compétences techniques. Dans ce cas, s'il n’est pas possible que ceci soit fait lors d’études en cours, nous organisons des séances de travaux pratiques avec ces personnes et les membres de l’équipe qui ont aussi besoin d’être formées, qualifiées ou re-qualifiées. La décision est prise par la personne en charge de l’organisation et la plannification interne, en accord avec la personne responsable du suivi des compétences, mais elle est soumise à l’avis de la Struture Chargée du Bien-Etre Animal de l’établissement.

Bénéfices attendus

Nous attendons des séances de formations pratiques en interne qu’elles donnent suffisamment de dextérité et d’assurance aux personnels pour que les procéures expérimentales exigées par les projets autorisés soient menées avec succès et en limitant le stress, l’angoisse et la douleur des animaux inclus.

Procédures

Rongeurs (souris, rat…) : 3 essais des actes différentes tel qu’une administration sous-cutanée ou une administration intra-musculaire ou intra-péritonéale, pendant l’anesthésie. Lapins : une injection sous-cutanée/ intra-musculaire et une prise de sang/pose de cathéter sous anesthésie général ou sur animal vigile avec anesthésie local, avec un maximum 2 ponctions par site. Chiens/chats : geste de l’ouverture de la bouche ainsi qu’un prélèvement sanguin, à raison d’un maximum de 8 essais de ponctions veineuses, mais au maximum 2 ponctions par site. Ceci est un maximum qui est rarement atteint, en général 2 à 3 essais sont suffisants. Porc : le prélèvement sanguin à la veine sous-clavière et la pose de cathéter à l’oreille sous anesthésie et pas plus de deux ponctions par veine et par séance (auriculaire et sous clavière). La durée de ces actes est estimée de quelques secondes à 2 minutes. De plus, les techniques propédeutiques seront également pratiquées, avec une durée maximale de 15 minutes. Brebis : le prélèvement sanguin et la pose de cathéter à la veine jugulaire sur un animal vigile ou anesthésié et pas plus de deux ponctions par veine et par séance. La durée de ces actes est estimée de quelques secondes à 2 minutes. De plus, les techniques propédeutiques seront également pratiquées, avec une durée maximale de 15 minutes.

Impact sur les animaux

Dans ce projet, il s’agit principalement de permettre aux nouveaux arrivants d'apprendre les gestes techniques comme : le prélèvement sanguin / la pose de cathéter ou l'injection sous-cutanée / intramusculaire / intra-péritonéale, ou le geste d'ouverture de la bouche. Les nuisances sont celles qui sont inhérentes à chaque acte technique auquel les animaux sont soumis, mais avec, potentiellement, un peu plus de stress, de douleur ou d’angoisse si la personne en formation est moins habile ou moins rapide. À titre d’exemple, pour une séance de travaux pratiques, un rat peut subir deux ou trois injections par voie sous cutanée ou intraveineuse qui normalement dure moins d’une minute. Ici la durée sera un peu plus long.

Devenir

Dans ce projet, la grande majorité des actes techniques à mettre en place sont peu invasives. Ainsi, la plupart des animaux seront gardés en vie à l'issue de leur procédure, afin de pouvoir être réutilisés, après avis du vétérinaire sanitaire et de la structure chargée du bien-être animal, prenant en compte un temps de repos suffisant en fonction de la procédure qui a été effectuée sur l'animal, ainsi que leur état de santé et des possibilités de réutilisation.

Remplacement

La progression pédagogique pour l’acquisition des actes techniques passe par la formation théorique. Elle inclut un cours ou l’étude des documents qualité, le visionnage de photos et de vidéos, l’utilisation de cadavres ainsi que de modèles inertes de simulation présents dans notre institution. Tout au long du déroulement du projet, nous enrichirons notre banque d’images et de vidéos pour améliorer la qualité des cours. Ces éléments sont toujours à disposition de l’équipe de l’établissement pour un visionnage à volonté. Il est également possible de former les nouveaux arrivants au cours des études, ce qui est déjà le cas. Cependant, dans certains cas, il est nécessaire de pratiquer les gestes techniques sur des animaux vivants pour garantir la qualité des résultats d’étude. Il n’est pas toujours possible de remplacer l’animal dans le cadre des formations.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisé dans une séance est limité au minimum et nous utilisons principalement des animaux qui ont déjà participé à un autre projet et qui n’ont pas de problème clinique suite à cette inclusion. L’acquisition d’un geste technique sur un rongeur ne nécessite pas plus de 3 répétitions bien réalisées par la personne formée. Pour les prélèvements et/ou administrations chez le rongeur : deux à trois animaux par personne et par séance sont donc suffisants. En revanche, chez les porcs, les brebis, les chiens et les chats, un animal peut être utilisé par plusieurs personnes successivement et anesthésié si besoin, ce qui peut mener à utiliser par exemple un porc pour former 2 à 3 personnes aux prises de sang. De plus, nous privilégions la formation des nouveaux arrivants pendant les études.

Raffinement

Les techniques utilisées sont les mêmes que celles que nous mettons en œuvre pour nos projets. Deux principales mesures de raffinement sont utilisées. La première est la limitation du nombre d’actes par animal et par séances. Deux à huit répétitions de geste par animal et par séance. Si ce nombre devait être dépassé, la séance se passe sous anesthésie générale. Les volumes administrés ou prélevés sont minimes (< 1 ml). Largement inférieurs aux recommandations d’usage en recherche, puisque ce qui compte est que le geste soit bien réalisé. L’autre est un enregistrement précis des utilisations et réutilisations de chaque animal en respectant un temps de repos de 7 jours entre deux séances sans anesthésie et 15 jours entre deux séances avec anesthésie. Toute blessure au cours de la séance est prise en charge et prolonge le temps de repos de l’animal. De plus, les conditions hébergement des animaux seront adaptées à chaque espèce, ainsi que leurs soins quotidiens. Seuls les animaux en bonne santé participent à ces séances de formation. Les séances sont interrompues si les animaux montrent un signe de mal-être ou de stress trop important.

Choix des espèces

Globalement, nous pouvons être amenés à organiser des TP sur toutes les espèces animales qui sont utilisées dans nos procédures de recherche. Les séances de formation sont organisées pour les nouveaux arrivants ou pour des rappels aux personnes déjà en place. Elles concernent les gestes techniques sur rongeurs, lapins, porcs, chiens ou volailles. Exceptionnellement et beaucoup plus raprement pour d’autres espèces, les formations se font par tutorat pendant les procédures. Les animaux sont des animaux réutilisés d’autres projets qui généralement font appel à de jeunes adultes