Oiseaux

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  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
Poules : 390
Souffrances
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Devenir
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390 coqs vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Jusqu'à 210 subissent une ablation chirurgicale des cæca, et tous sont gavés des matières à évaluer, jusqu'à vingt-quatre fois par an, avec des mises à jeun de 24 à 72 heures, pour mesurer la digestibilité d'aliments destinés à l'élevage. Le porteur indique un stress lié au confinement et des douleurs possibles après le gavage ou l'ablation, et précise que les coqs sont tués faute de pouvoir entrer dans le circuit de consommation. Il affirme qu'aucune méthode in vitro ne permet cette mesure.

Objectifs

L'objectif de ce projet est la caractérisation nutritionnelle des constituants des aliments (matières premières, minéraux, additifs...) et/ou des aliments eux-mêmes. Cette évaluation nutritionnelle est réalisée d’une part en analysant leur composition chimique, et d’autre part en déterminant leur digestibilité iléale (pour les protéines et acides aminés) et caecale (pour l’énergie et la matière grasse).

Bénéfices attendus

Le coq adulte est utilisé comme modèle pour l’évaluation des digestibilités iléale et caecale d’un grand nombre d’espèces monogastriques (volailles, porcs, chiens, chats, espèces aquacoles, …). Ce modèle a été choisi il y a plusieurs décennies car il permet de discriminer de manière sensible des matières premières ayant un profil analytique identique. L’utilisation de ce modèle permet donc de renseigner de manière précise les tables de formulation des aliments des monogastriques.

Procédures

Les gestes techniques réalisés sur les animaux seront les suivants : Une opération chirurgicale d’ablation des caeca sera réalisée sous anesthésie générale sur maximum 210 coqs au cours du projet (intervention bien sûr unique dans la vie de l’animal). Cette intervention dure en moyenne 45 minutes. Le gavage des matières à évaluer sera réalisé sur l’ensemble des animaux de ce projet. Cette intervention, qui ne dure que quelques secondes par coq, pourra être mise en œuvre maximum 24 fois par coq et par an. Les animaux pourront être mis à jeun sur des durées de 24h (voire 72h, dans ce cas maximum 3 fois dans la vie d’un même animal).

Impact sur les animaux

Le confinement des animaux dans des compartiments de surface réduite pendant une période prolongée peut être à l’origine de réactions physiologiques ou comportementales au stress (morbidité, prostration, …). L’ingestion de matières premières par gavage peut, dans de rares cas, provoquer des lésions ou douleurs. Les animaux peuvent subir des périodes de mise à jeun de 24h ou 72h. Les animaux concernés par l’ablation des caeca peuvent ressentir des douleurs post-opératoires ou manifester des signes d’affaiblissement, de prostration.

Devenir

A l’issue de chaque procédure, tous les animaux seront euthanasiés car ces animaux ne peuvent pas entrer dans le circuit de consommation.

Remplacement

Les mesures de digestibilité des matières premières utilisées chez les monogastriques se font in vivo à l’aide d’une méthode standardisée aussi utilisée pour établir les valeurs tables de digestibilité publiées. Cette méthode, très sensible, permet de discriminer des matières ayant un profil analytique identique. Il n’existe pas aujourd’hui de méthode in vitro permettant cette discrimination.

Réduction

Le nombre de 9 coqs intacts et 9 coqs caecectomisés par matière évaluée a été défini comme étant le nombre minimal permettant d’écarter les individus ayant régurgité ou présentant une anomalie, tout en conservant une quantité de fientes minimale nécessaire pour les analyses chimiques. Les fientes des coqs peuvent être poolées, ce qui permet, selon les quantités de fientes, d'obtenir 2 ou 3 échantillons à analyser. Ceci est un minimum requis afin d'assurer la fiabilité des données. L’exploitation des données par un test statistique n’est pas possible car le nombre de données par critère est déjà au minimum, il n’est que de 2. Un coq sera utilisé au maximum dans 24 bilans par an. Le nombre total de coqs par bande (130) permet de respecter le temps de repos entre 2 gavages, ainsi qu’une rotation régulière des lots d’animaux entre cages de gavage et cases de repos au sol.

Raffinement

L‘état de santé des animaux sera vérifié quotidiennement par les techniciens animaliers de l’établissement utilisateur. Si un animal présente des signes de stress ou de douleur, alors il sera écarté de l’étude. Des points limites stricts et définis à l’avance seront appliqués tout au long du projet. Chaque logement est enrichi d’une ficelle ainsi que d’un perchoir. Les coqs ont la possibilité de se voir, de s’entendre et d’émettre des vocalises.

Choix des espèces

Le coq est le modèle de référence pour l'évaluation de la digestibilité iléale et caecale des constituants des aliments. Sa taille ainsi que la morphologie de son tube digestif permettent de réaliser des bilans avec gavage sur un temps court, sans période d’accoutumance au régime, et avec des résultats très répétables. En effet, une mise à jeun de 24h suffit pour une vidange totale du tube digestif. Les animaux de chaque bande arrivent à 1 jour d’âge et sont élevés dans des conditions classiques d’élevage jusqu’à 4 mois environ, âge auquel ils arrivent au stade adulte. Les coqs utilisés pour les bilans digestifs sont adultes, ils n’ont plus de besoins de croissance mais uniquement un besoin d’entretien stable.

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    • Maladies animales
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
    • Système gastrointestinal
    • Système immunitaire
Poules : 550
Souffrances
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550 poules pondeuses vont être utilisées, dont 400 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré et tuées pour prélever leur microbiote caecal, les 150 autres étant remises en élevage. Elles subissent un prélèvement de tissu à l'aile et neuf prises de sang, pour relier génétique et microbiote intestinal à l'immunocompétence et à la ponte. Le porteur présente une réduction des "intrants pharmaceutiques" et une amélioration du bien-être, mais l'objectif affiché est une sélection génétique au bénéfice d'un sélectionneur partenaire. Il conclut que seul le poulet permet d'évaluer la réponse vaccinale dans un "organisme entier".

Objectifs

Les phénotypes animaux sont le résultat d’interactions complexes entre variations génétiques, composition du microbiote intestinal et environnement. Les objectifs globaux sont d’identifier les composants microbiens et génétiques statistiquement associés aux variations individuelles de paramètres d’immunocompétence, de comportement individuel, et de production d’œufs chez la poule pondeuse, de l’éclosion à 24 semaines d’âge. La principale question scientifique sous-jacente est d’étudier si la composition du microbiote caecal des poules est en partie contrôlée par les variations génétiques, et si ces variations sous contrôle génétique sont-elles mêmes associées à des variations de l’immunocompétence, du comportement ou de la productivité.

Bénéfices attendus

Ce projet a pour enjeu l’amélioration de la santé des poules en élevage par l’amélioration de leur immunocompétence, avec à la clé une réduction des intrants pharmaceutiques et une amélioration du bien-être. A l’issue du projet et à relativement court terme, l’identification de déterminants génétiques (gènes ou régions génomiques de l’hôte) contrôlant l’immunocompétence permettra d’envisager une sélection génétique des animaux chez le sélectionneur partenaire du projet, pour améliorer l’immunocompétence des animaux, tout en vérifiant l’absence de lien trop défavorable avec la production d’œufs. D’un point de vue théorique, nous comprendrons mieux comment interagissent le microbiote et les variations génétiques de l’hôte dans l’élaboration des phénotypes exprimés par l’hôte, en particulier l’immunocompétence. Après le projet, à plus long terme, l’identification de déterminants microbiens, et de déterminants génétiques contrôlant le microbiote, permettra d’une part de commencer à élaborer des stratégies de modulation du microbiote pour favoriser la présence de ces déterminants chez la poule, et d’autre part d’envisager éventuellement une sélection combinée de l’hôte et du microbiote pour améliorer l’immunocompétence chez la poule.

Procédures

Les animaux seront soumis à un prélèvement de tissu à la membrane alaire et à 9 prises de sangs réalisées par des personnels qualifiés.

Impact sur les animaux

Les prélèvements à la membrane alaire pour le génotypage et les prises de sang pourront être une source de stress, en raison de la contention nécessaire et de la piqûre.

Devenir

Il est prévu d’utiliser 550 animaux de la lignée de poules commerciales pour un génotypage , 150 poulettes suite à un tri seront remises en élevage. Les 400 animaux restant seront utilisés pour des prises de sang et seront mis à mort à la fin de l’expérience afin de récupérer leurs microbiotes caecaux.

Remplacement

Pour évaluer l’effet des variations génétiques et du microbiote intestinal sur la réponse vaccinale il faut disposer de mesures individuelles sur les animaux. Par ailleurs le statut immunitaire et la réponse vaccinale impliquent des voies physiologiques dans l’organisme entier. Enfin le comportement ne peut être évalué que sur l’animal lui même. Le modèle le plus adapté pour évaluer les effets sus-mentionnés sur le poulet est donc le poulet lui-même.

Réduction

Nous étudierons d’abord 550 poules dont nous réduirons le nombre à 400 pour optimiser l’analyse génétique que nous comptons effectuer. Le nombre de 400 animaux a été choisi pour réaliser des analyses d’association génétique à l’échelle du génome. En réalité il est communément admis parmi les généticiens que plus le nombre d’animaux est important plus les résultats obtenus sont fiables. C’est la clé du succès de ce type d’étude, chez tous les organismes vivants. En raison du très grand nombre de marqueurs génétiques testés (au moins 57 000), il est en effet important de tester un grand nombre d’animaux. Il est extrêmement compliqué, pour ne pas dire impossible, de déterminer par avance la taille minimale requise pour appliquer cette méthode, surtout quand de nombreux caractères très différentes sont étudiés, comme dans le cas présent. Nous pouvons cependant nous baser, de façon très empirique, sur notre expérience en la matière. D’après notre expérience, 150 est trop peu pour des paramètres de santé ou paramètres microbiens. Avec 400 animaux, nous pourrions être en dessous du nombre nécessaire pour bien des paramètres, mais nous pouvons difficilement en gérer un plus grand nombre expérimentalement en raison des multiples prélèvements nécessaires et des analyses de laboratoire multiples gérées en parallèle.

Raffinement

Les poussins sont élevés dans une cellule collective, avec des enrichissements permettant aux animaux de grimper et de se cacher ainsi que de la mise à disposition de blocs à piquer. Ils seront visités 2 fois par jour et toute manifestation de symptômes persistants tels que définis dans le point limite engendrera la mise à mort des animaux par le personnel qualifié. A l’extérieur les parcours seront enrichis avec des palettes, pour diminuer l’anxiété des animaux et faciliter leur sortie. Les animaux seront manipulés par des personnes qualifiées, notamment pour le prélévemenbt pour le génotypage et les prises de sang.

Choix des espèces

Notre étude vise, à terme, à réduire l’incidence de maladies chez la poule d’élevage par une approche préventive combinant vaccination et nutrition. Il est donc nécessaire d’effectuer nos expérimentations chez la poule domestique qui a des réponses spécifiques que nous devons prendre en compte.. Ces animaux seront élevés de leur éclosion à 24 semaines d’âge, temps nécessaire pour s’assurer que tous les animaux aient commencé à pondre afin de pouvoir collecter différentes données individuelles de production pour tous les animaux. Par ailleurs nous souhaitons évaluer la persistence dans le temps de la réponse vaccinale et cette durée d’élevage est un bon compromis entre coût de l’expérience et réalisme des données obtenues par rapport à la durée réelle de l’élevage commercial (qui est supérieure à 24 semaines). Nous évaluons des femelles uniquement, car les réponses vaccinales attendues sont évaluées sur des futures pondeuses. Les effets sur l'entrée en ponte (environ 18-20 semaines d'âge) seront estimés par un contrôle de la production d'œufs jusqu'à la fin du projet à 24 semaines.

  • Recherche appliquée
    • Bien-être animal
Poules : 600
Souffrances
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600 poulets vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, puis renvoyés dans un élevage de poulets de chair en plein air. Ils sont pucés pour suivre leurs déplacements, pesés à quatre reprises et soumis à deux prélèvements de sang, pour relier leur comportement d'exploration du parcours à des marqueurs génétiques et sanguins. Classé sous la finalité bien-être animal, le projet vise en pratique une sélection génétique des oiseaux qui utilisent le plus le parcours extérieur. Renvoyés au circuit d'élevage classique, ces poulets restent destinés à l'abattage pour la viande.

Objectifs

Dans les élevages commerciaux où les poulets ont accès à un enclos extérieur (parcours), les éleveurs sont souvent confrontés à la variabilité de l’utilisation du parcours par les poulets. Malgré des effets bénéfiques évidents du parcours sur le bien-être des poulets et l’expression de leurs comportements naturels (recherche de nourriture, bain de poussière, activité exploratoire), plusieurs études montrent que l'espace extérieur n'est utilisé que par une partie des animaux (entre 15 et 50 pourcent). De précédentes études ont montré que les animaux peuvent être classés selon leur niveau d’exploration du parcours (animaux plus ou moins explorateurs). Ces différences dans l’exploration peuvent être liées à des différences génétiques, physiologiques et métaboliques. Le projet consiste : - A caractériser le comportement du poulet élevé dans un système d’élevage procurant l’accès à un enclos extérieur et l’utilisation qu’il a de cet enclos. - A identifier des marqueurs sanguins, si possible précoces, de l’utilisation du parcours - Et à caractériser l’influence de la génétique sur ce comportement exploratoire. Le suivi comportemental est réalisé dans le bâtiment d’élevage et sur le parcours extérieur (nombre de sorties sur le parcours, suivi des déplacements) grâce à un système de suivi individuel des poulets par puce RFID (radio frequency identification). L’identification de marqueurs biologiques du comportement exploratoire du poulet est réalisée par des prélèvements sanguins. L’objectif sera d’estimer l’impact de la génétique dans la variation du comportement exploratoire du poulet et d’établir un lien entre des marqueurs sanguins et le comportement exploratoire.

Bénéfices attendus

Ce projet s’inscrit dans le cadre d’études cherchant à améliorer le bien-être des volailles élevées dans des systèmes de production biologique et de plein air. Bien que ces systèmes permettent un degré élevé d'expression du comportement naturel des animaux (recherche de nourriture, bain de poussière, activité exploratoire), les éleveurs sont souvent confrontés à une grande variabilité de l’utilisation du parcours extérieur par les poulets. Notre projet vise à évaluer les possibilités d’amélioration génétique de la capacité des animaux à explorer les parcours et à comprendre les liens avec la physiologie des animaux grâce à des paramètres sanguins. Ainsi, le bénéfice à court terme sera d'approfondir les connaissances sur le lien entre la génétique, la physiologie et le comportement exploratoire et le bénéfice à long terme sera de pouvoir sélectionner des poulets plus ou moins explorateurs selon le contexte et la demande.

Procédures

Les 600 poulets du projet seront identifiés par une puce qui permet de suivre les déplacements des poulets. La fixation de la puce se fera sur animal vigile et durera moins de 10 secondes par poulet. Les 600 poulets identifiés auront également 2 prélèvements sanguins chacun, l’un à 5 semaines d’âge et l’autre à 12 semaines d’âge. Chaque prélèvement se fera sur animal vigile et durera moins de 15 secondes. Tous les poulets seront pesés individuellement à 4 reprises afin de connaitre leur croissance. La durée moyenne d’une pesée est de 10 secondes par animal.

Impact sur les animaux

Les effets négatifs sur les poulets sont 1/ la douleur légère et transitoire (inférieure à 15 secondes) générée par la pénétration de l’aiguille lors des prélèvements sanguins et celle que peut générer la fixation de la puce permettant de géolocaliser les animaux sur le parcours et 2/ le stress léger et transitoire lié à la contention lors des prélèvements sanguins, de la pose de la puce et des pesées.

Devenir

En fin de procédure, tous les animaux retourneront dans le système d'élevage classique d'un poulet de chair élevé en plein air selon le cahier des charges de l'agriculture biologique.

Remplacement

Il n’existe à ce jour, aucune méthode in vitro ou in silico pour étudier les réponses des poulets face aux stimuli auxquels ils sont exposés. Ainsi, le recours aux animaux vivants dans les études de génétique du comportement animal reste nécessaire, afin d’évaluer la complexité des réponses des individus face aux contraintes environnementales et aux interactions sociales auxquelles ils sont soumis. Il est également important de se placer en condition d’élevage pour pouvoir suivre le comportement naturel d’exploration des animaux sur le parcours extérieur.

Réduction

Afin d’étudier les variations dues à la génétique du comportement exploratoire, nous étudions 2 lots de 300 animaux chacun (150 mâles et 150 femelles par lot). L’objectif du projet étant de pouvoir évaluer, au niveau génétique, le niveau d’héritabilité de différents indicateurs du comportement exploratoire et leurs corrélations avec les paramètres sanguins, il est nécessaire de considérer une large cohorte d’animaux (plusieurs centaines) pour rendre compte de la variabilité génétique existant au sein de la population et obtenir des estimations suffisamment précises des paramètres génétiques. Le nombre d’animaux concernés par les procédures est dans la limite basse des effectifs requis pour ce type d’analyse génétique, comme l’indiquent des travaux antérieurs sur les volailles.

Raffinement

Les animaux sont élevés en groupe, selon la règlementation d’un élevage avicole biologique classique avec accès à un parcours plein air, favorisant l'expression des comportements naturels des poulets. Ils seront hébergés dans des conditions optimales d’alimentation et de soins. Les animaux auront à disposition dans les bâtiments des perchoirs, balançoires, ficelles et pierres à piquer en tant qu’enrichissement du milieu. Les prélèvements sanguins et la pose des puces seront réalisés sans gestes brusques par des personnes expérimentées. La prise de sang s’effectuera à l’aide d’une garde afin de sécuriser le prélèvement. La taille de la garde sera fonction de l’âge de l’animal. Enfin, des points limites spécifiques à la prise de sang et à la pose de la puce sont déterminés et une évaluation du bien-être des poulets sera complétée quotidiennement par le personnel animalier pour permettre de détecter précocement toute altération de leur état de santé ou de leur comportement. Pour chaque paramètre d’atteinte au bien-être, des actions seront prises sans délai et dans le respect de la grille de décisions mise en place en amont du projet.

Choix des espèces

Ce projet étudie le comportement d’animaux élevés dans un élevage en plein air, dans le but d’évaluer le rôle de la génétique dans la variabilité d’utilisation du parcours et de déterminer le lien avec des marqueurs physiologiques mesurés au niveau sanguin. Il est ainsi nécessaire d’utiliser l’espèce animale (à savoir le poulet) chez laquelle ce mode d’élevage et la problématique de l’utilisation du parcours sont rencontrés. Les poussins arriveront dans notre élevage à 1 jour, ce qui correspond à l’âge classique de mise en place des animaux. Ils seront suivis jusqu'à 85 jours d'âge, qui correspond à l'âge d'abattage classique pour cette souche de poulets à croissance lente.

  • Conservation des espèces
Autres oiseaux : 30
Souffrances
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Devenir
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30 puffins des Baléares vont être capturés en mer, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, puis relâchés dans leur milieu. Chaque oiseau subit une capture d'environ cinq minutes puis une contention d'une dizaine de minutes, le temps d'une prise de sang, d'un prélèvement de plumes et de la pose d'un GPS. Le porteur décrit un stress lié à la capture et à la manipulation et affirme, sur la base de travaux antérieurs, que ces dommages n'affecteront pas la survie des oiseaux. Il justifie le recours à l'espèce, en danger critique d'extinction, par son statut de bioindicateur non remplaçable selon lui par des cultures in vitro.

Objectifs

Le Puffin des Baléares (Puffinus mauretanicus), espèce d’oiseau nicheuse endémique des Baléares, est considéré comme l’oiseau marin le plus menacé d’Europe. L’effectif mondial de l’espèce est restreint et en déclin. Son statut de conservation est jugé en « danger critique d’extinction » en Europe depuis 2004 et l’espèce est protégée en France. La France a une responsabilité majeure dans la conservation de cette espèce en période inter nuptiale (présence dans les eaux territoriales françaises atlantiques), et dans une moindre mesure en période de reproduction (présence en Mer Méditerranée). Suite à une action conjointe de l’Office Français de la Biodiversité et de la Direction régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement Bretagne, l’espèce a été inscrite au sein de la liste des espèces pouvant bénéficier d’un Plan National d’Action. L’élaboration de ce Plan National d’Action a été lancée en décembre 2018 et finalisé en septembre 2020. Ce Plan National d’Action vise en premier lieu la réduction des pressions qui s’exercent sur l’espèce (interactions avec la pêche professionnelle, avec les Energies Marines Renouvelables et activités nautiques, exposition à la contamination environnementale), mais aussi l’amélioration des connaissances relative à l’écologie de l’espèce et l’utilisation spatio-temporelle des eaux territoriales françaises en période internuptiale, afin d’améliorer son état de conservation. Dans ce contexte, le projet proposé vise à 1) améliorer les connaissances de l’écologie de cette espèce lorsqu’elle est présente dans les eaux territoriales françaises, et plus spécifiquement dans les eaux côtières du secteur Mor Braz, 2) évaluer son exposition locale aux perturbations anthropiques lorsqu’elle est dans ce secteur (contamination chimique, interaction avec les pêcheries). Il se matérialisera par un programme de prélèvement de tissus pour analyses isotopiques et de contaminants, sur des oiseaux capturés dans les eaux territoriales françaises. Il viendra pour cela s’adosser à une autre action de ce Plan National d’Action afin de mutualiser les manipulations de terrain, puisqu’une autre action du Plan National d’Action impliquera la capture et l’équipement d’individus par des GPS, pour du suivi télémétrique. Les prélèvements de tissus seront réalisés sur ces mêmes oiseaux capturés en mer pour ce suivi par télémétrie (suivis des déplacements par GPS).

Bénéfices attendus

Des analyses isotopiques du carbone et de l’azote dans le sang permettront d’une part d’accéder à des informations fines relatives au régime alimentaire du Puffin des Baléares sur ses quartiers français de présence inter-nuptiale, et d’autre part d’évaluer l’importance des rejets de pêche dans leur alimentation. Des analyses de contaminants (polluants organiques persistants, éléments traces métalliques, microplastiques) seront réalisées de façon à disposer d’un état initial de cette éventuelle contamination des oiseaux en vue d’un suivi à plus long terme. Ces analyses renseigneront également sur l’état de la contamination de ces oiseaux afin de mieux comprendre le risque toxicologique auquel ils font face. Le bénéfice de cette connaissance est l'amélioration de la protection de l'espèce et sa conservation.

Procédures

Chaque puffin subit 1 capture (environ 5 min) et 1 contention (environ 10 min). Pendant la contention de l'animal vigile, l'animal subit 1 prise de sang (moins de 1 min), les prélèvements de plumes (moins de 1 min) et la pose d'un GPS (environ 5 min).

Impact sur les animaux

Les principaux risques encourus par les oiseaux lors de la manipulation seront dûs au stress engendré par la capture et la manutention, c’est donc sur ces deux points que toute l’attention sera portée pour assurer le bien-être des animaux (expérience des manipulateurs (expert de la méthode de capture), rapidité d’exécution des manipulations, mesures de raffinement pour diminuer le stress). Les dommages subis n’impacteront pas la survie des oiseaux manipulés.

Devenir

Relachés dans leur milieu naturel, car espèce en danger critique d'extinction.

Remplacement

Les oiseaux marins sont des espèces sauvages, qui intègrent des contaminants présents dans le milieu, et y sont potentiellement sensibles. Ils ne peuvent être remplacés par des cultures in vitro ou des individus captifs. Ils sont des bioindicateurs de la contamination des milieux.

Réduction

Le choix des 30 individus a été déterminé à partir des différents projets de recherche sur la contamination et l’écologie des oiseaux marins (expérience de suivi de la contamination chez les oiseaux marins en arctique, antarctique, en France métropolitaine et ultramarine), et correspond au minimum accepté pour maintenir une robustesse statistique, et garantir la prise en compte de variabilités inter-individuelles dans le milieu naturel. En effet, les prélèvements effectués sur le terrain peuvent montrer de fortes variations entre individus, car les conditions environnementales ne sont pas contrôlées. Ce choix est réalisé à la lumière du projet autorisé « Surveillance de la contamination des oiseaux marins (exposition et effets) au titre de la Directive Cadre Stratégie pour le Milieu Marin », où 15 individus/site/espèce étaient prévus (poussins, donc pas d’effet du sexe). Sur cette demande, les oiseaux seront des adultes ; 30 individus permettront de quantifier la variabilité interindividuelle, due au sexe, à l’âge, aux traits d’histoire de vie de l’animal. L’ensemble des échantillons (sang, plumes, GPS) seront collecté sur les mêmes oiseaux afin de limiter le nombre d’oiseaux capturés, tout en permettant de croiser les informations obtenues et améliorer la puissance des analyses statistiques.

Raffinement

L’intervention sera rapide (moins de 1 min pour la prise de sang, moins de 10 min pour l’ensemble des manipulations incluant prélèvement des plumes et pose de GPS hors procédure). Elle sera coordonnée avec des opérations de baguage (une seule manipulation d’oiseau pour un maximum d’informations) - Les facteurs météos seront pris en compte (pas d’intervention si les risques pour les oiseaux sont élevés) - Diminution du stress des individus manipulés par apposition d’un tissu opaque sur les yeux - Les plumes de couverture (dos et ventre) seront prélevées sans les couper pour assurer une repousse rapide. - Les plumes de vol (primaires) ne peuvent etre arrachées pour ne pas handicaper l’oiseau et un petit échantillon sera donc coupé, considéré comme négligeable au regard de la surface alaire de l'oiseau - Une grande attention sera portée à la réalisation de la prise de sang (pas de création d’hématome ou de saignement, utilisation de poudre coagulante en cas de saignement, utilisation de matériel stérile à usage unique, prélèvement d'un volume sanguin négligeable au vu de la masse corporelle de l'oiseau) - Suite au prélèvement sanguin, une pression sera exercée sur la zone piquée pour faciliter la coagulation. L’oiseau sera observé pour détecter un éventuel comportement alarmant.

Choix des espèces

Le Puffin des Baléares espèce d’oiseau nicheuse endémique des Baléares, est considéré comme l’oiseau marin le plus menacé d’Europe. L’effectif mondial de l’espèce est restreint et en déclin. Son statut de conservation est jugé en « danger critique d’extinction » en Europe depuis 2004 et l’espèce est protégée en France. La France a une responsabilité majeure dans la conservation de cette espèce en période inter nuptiale (présence dans les eaux territoriales françaises atlantiques), et dans une moindre mesure en période de reproduction (présence en Mer Méditerranée). Les oiseaux capturés seront des adultes (le Mor Braz est un lieu utilisé par les oiseaux lors de la période internuptiale).

  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Autres oiseaux : 100
Souffrances
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Devenir
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100 cailles japonaises, 40 adultes et 60 jeunes, vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, puis gardées pour d'autres projets ou confiées à une association. Elles sont exposées à de la musique et observées lors de tests comportementaux quotidiens, les adultes subissant en plus deux prélèvements sanguins. Le porteur cherche à savoir si la musique favorise les comportements sociaux et si cet effet dépend des capacités d'apprentissage vocal, en comparant plusieurs espèces d'oiseaux et de primates. Il affirme que l'observation d'animaux libres de leurs mouvements "exclut tout remplacement" par un autre modèle.

Objectifs

Le projet s’inscrit dans une étude visant à explorer les origines et fonctions évolutives de la musicalité (c’est-à-dire les capacités liées à la perception, l'appréciation et la production de la musique) ainsi que les liens entre musique et comportements sociaux. Il existe une théorie selon laquelle la musicalité serait apparue au cours de l’évolution parce qu’elle renforcerait les liens sociaux et la cohésion du groupe. Plusieurs études ont en effet révélé que les activités musicales conjointes favorisent la prosocialité chez les enfants, c’est-à-dire les comportements de souci de l'autre, et notamment d'aide, dirigés vers des personnes inconnues ou en difficulté. De plus, écouter de la musique favorise les interactions sociales positives à la fois chez les enfants d’âge préscolaire et chez les perruches callopsittes. Ainsi, la musicalité pourrait avoir émergé au moins deux fois au cours de l’évolution, chez les humains et chez les oiseaux, avec des fonctions adaptatives similaires. Cependant, d’importantes questions demeurent concernant (i) le rôle de facilitation que les capacités d’apprentissage vocal ont pu jouer dans l’évolution de la musicalité, et (ii) les circonstances dans lesquelles la musique influence le comportement social. L’apprentissage vocal, démontré à ce jour chez trois groupes d’oiseaux (les psittacidés, les oscines et les colibris), pourrait avoir joué un rôle de pré-requis à l’évolution de la perception musicale. Cette capacité étant généralement considéré comme plus limitée chez les primates non-humains, cela pourrait expliquer leur musicalité également moins développée. Cette hypothèse sera testée en comparant l’influence de la musique sur les comportements sociaux chez différentes espèces d’oiseaux (perruches callopsittes, diamant mandarins, canaris, cailles japonaises) et de primates (humains, gibbons, ouistitis) possédant différents degrés de capacités d’apprentissage vocal. Le projet portera sur les cailles japonaises, espèce dont l’apprentissage vocal est limité et chez laquelle nous nous attendons donc à avoir des effets plus limités de la musique que chez les espèces capables d’apprentissage vocal par imitation.

Bénéfices attendus

Dans le cadre de l’étude visant à explorer les origines et fonctions évolutives de la musicalité, ainsi que les liens entre musique et comportements sociaux, le projet permettra d’évaluer le rôle de facilitation que les capacités d’apprentissage vocal ont pu jouer dans l’évolution de la musicalité. La comparaison des résultats obtenus chez la caille japonaise avec ceux obtenus chez d’autres espèces animales ayant des capacités d’apprentissage vocal plus ou moins développées permettra de déterminer si la musique a ou non des effets plus prononcés sur les interactions sociales chez les espèces ayant les capacités les plus devéloppées. La caille japonaise étant un animal domestique utilisé dans des élevages en captivité, le projet devrait aussi ouvrir des pistes pour développer l’utilisation de la musique pour favoriser le bien-être et les interactions sociales positives chez les animaux en captivité.

Procédures

Des observations et tests comportementaux seront réalisés tous les jours pendant 5 jours, pendant 5 semaines avec 40 cailles adultes et 4 semaines avec 60 cailleteaux. Des prélèvements sanguins seront effectués sur les 40 cailles adultes. Chaque caille fera l’objet de 2 prélèvements de maximum 1ml chacun, à 2 jours d’intervalle, sur 1 semaine.

Impact sur les animaux

Les éléments qui sont susceptibles de perturber les animaux et de les stresser sont le déplacement et l’éventuel isolement lors des tests, la confrontation à des environnements nouveaux (arène de test), la diffusion de stimuli musicaux, et la réalisation de prélèvements sanguins. Des séances de familiarisation progressive à la diffusion de musique seront organisées avant le début des expériences pour limiter les risques de stress. La musique sera diffusée dans l’environnement habituel des oiseaux, à un volume sonore limité et contrôlé à l’aide d’un sonomètre (maximum 60 décibels, ce qui est largement inférieur au volume sonore pouvant être atteint par les vocalisations des cailles, i.e. 100 décibels). Les tests nécessiteront de capturer les individus et de les déplacer de leur cage de vie jusqu’à une arène de test située dans une autre pièce. Les tests réalisés par groupe de 2 ou 3 individus vivant habituellement ensemble dureront 7 minutes et seront réalisés une fois par jour pendant 5 jours. Les tests nécessitant un isolement ne seront réalisés qu’une fois et ne dureront pas plus de 10 minutes. Les animaux seront tous habitués à être manipulés par la personne qui réalisera les expériences.

Devenir

Le projet n’implique aucune atteinte à l’intégrité physique et comportementale des animaux. Ceux-ci pourront donc être, soit gardés au laboratoire pour de futurs projets, soit confiés à une association de réhabilitation des animaux de laboratoire pour placement en refuge ou en famille d’accueil.

Remplacement

Le projet consiste à observer le comportement d’animaux vivants libres de leurs mouvements et de leurs réactions, ce qui, par essence, exclut tout remplacement par des modèles autres que ces animaux.

Réduction

Nous avons décidé d'utiliser un minimum de 8 individus par condition, ce qui fait un total de 40 cailles adultes et 60 cailleteaux. Ce nombre devrait nous permettre de réaliser des tests statistiques fiables. Chaque individu étant observé dans chaque condition à des moments différents, nous obtiendrons ainsi des mesures répétées où chaque animal est son propre contrôle, ce qui garantit des résultats plus robustes, avec un nombre plus limité d’animaux que dans le cas de mesures non répétées.

Raffinement

Tout sera fait pour limiter les manipulations des animaux. Les tests nécessiteront néanmoins de déplacer les animaux et de les isoler de façon ponctuelle et limitée dans le temps (pas plus de 10 minutes par jour). Les animaux vivront, à 2 ou 3, dans des cages enrichies de 100x74x63 cm munies de mangeoires et d’abreuvoirs avec nourriture et eau à volonté, et d’un substrat leur permettant de faire des bains de poussière. Ils disposeront d’un abri leur permettant de se cacher. Ils seront soignés et observés tous les jours. La détection de tout changement de comportement, d'une blessure (plaie, abcès...) ou d'une perte de poids supérieure à 10% conduira à isoler l'individu (et donc à le retirer du protocole expérimental) et à le placer dans un environnement favorisant son rétablissement afin de l’observer et de le soigner si nécessaire, l’objectif étant de pouvoir le remettre dès que possible dans ses conditions de vie habituelles. Les animaux ne seront euthanasiés que s'il est impossible de les soigner et qu'aucune amélioration n'est notée, et dès que des signes comportementaux de souffrance (vocalisations, postures...) seront détectés. Nous mettrons en place des séances de familiarisation progressive pour chaque élément potentiellement source de stress (diffusion de sons, manipulation, déplacement dans les arènes de tests). Le volume des stimuli sonores diffusés sera limité à 60 db.

Choix des espèces

L’un des objectif du projet consiste à comparer l’influence de la musique sur les comportements sociaux chez différentes espèces ayant des capacités d’apprentissage vocal variables. Celles-ci sont connues pour être importantes ches les oscines (dont les canaris et les diamants mandarins) et les psittacidés (dont les perruches callopsittes). De plus, plusieurs espèces de psittacidés, dont les perruches callopsittes, sont connues pour leur sensibilité à la musique. Au contraire, les capacités musicales semblent plus limitées d’après la littérature chez les primates non humains et chez les gallinacés, qui feront l’objet des expériences menées dans le projet. Les cailles étant connues pour avoir des capacités d’apprentissage vocal limitées, nous nous attendons à observer chez elle un effet moindre de la musique que chez les espèces capables d’apprentissage vocal par imitation (comme les espèces étudiées par les partenaires du projet). Comparer ces différentes espèces permettra de tester l’hypothèse de l’apprentissage vocal comme prérequis à l’évolution de la musicalité et de mieux comprendre l’évolution de ce trait au cours de l’histoire du vivant. Nous utiliserons 40 cailles femelles adultes et 60 cailleteaux (non sexables). Ces deux stades de vie correspondent à des stades pendant lesquels les cailles sont habituellement sociales et développent des liens sociaux avec leurs congénères. Néanmoins, les liens ne sont pas les mêmes entre cailles adultes et entre cailleteaux. Nous pourrons donc tester les effets de la musique sur deux stades sociaux différents et ainsi déterminer si ces effets sont plus ou moins marqués lors d’un stade plutôt que l’autre.

  • Recherche appliquée
    • Bien-être animal
    • Maladies animales
Poules : 60
Souffrances
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▲ 60
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Devenir
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 60
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60 volailles vont être utilisées, maintenues en cages individuelles, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, puis remises en élevage si le responsable du bien-être animal le valide. Les mâles subissent des prélèvements de semence par massage dorso-lombaire trois fois par semaine et les femelles sont inséminées artificiellement, pour comparer deux cryoprotecteurs de la semence. Le porteur décrit ces gestes comme des "pratiques d'élevage courantes" et justifie l'isolement en cage par les comportements agressifs des mâles. Il affirme qu'aucun test in vitro ne peut remplacer l'évaluation in vivo de la fertilité.

Objectifs

L’objectif de cette expérimentation est de définir quel serait le meilleur cryoprotecteur non toxique pour les spermatozoïdes de coqs entre le diméthylacétamide (DMA) et le diméthylformamide(DMF).Nous allons cryoconserver de la semence aviaire avec les deux cryoprotecteurs et réaliser des analyses in vitro de qualité de la semence avant et après congélation afin de déterminer quel cryoprotecteur est le moins délétère pour la semence.

Bénéfices attendus

Suite à ce projet nous serons capables d’affirmer quel cryoprotecteur parmi le DMF et le DMA est le meilleur cryoprotecteur à utiliser pour cryopréserver de la semence de Gallus gallus. Suite à ce projet, nous pourrons optimiser le protocole de manière à obtenir un taux de fertilité maximal après cryopréservation de la semence avec l’un de ces cryoprotecteur. L’avantage de cette technique est qu’il ne sera pas nécessaire de rétirer le cryoprotecteur à la décongélation avant de réaliser les inséminations à l’inverse du protocole actuel qui utilise le glycérol comme cryoprotecteur. Le glycérol étant un spermicide il est nécessaire de le rétirer à la décongélation ce qui complique l’utilisation de la semence cryopréservée aviaire.

Procédures

Mise en cages individuelles Les prélèvements de semence auront lieu 3 fois par semaines espacés de 48h par du personnel qualifié. La méthode de collecte se fera par la technique de massage dorso lombaire décrite par Burrow et Quin, ce prélèvement dure entre 20 et 40 secondes. 3 inséminations artificielles seront réalisées espacées de 48h, ce geste d'élevage duren environ 5 secondes.

Impact sur les animaux

Des pratiques d’élevage courantes seront mises en œuvre, collecte de semence, inséminations artificielles. Les animaux devront être placés en cage individuelle pour éviter les comportements agressifs des mâles et pour suivre la ponte et la fertilité des femelles.

Devenir

Les animaux seront remis en élevage, si le responsable du bien-être animal valide cette possibilitée.

Remplacement

Etant donné que nous souhaitons étudier l’effet de la cryopreservation sur le potentiel de fertilité de la semence aviaire aucun test in vitro ne pourra remplacer les étapes in vivo (test de fertilité).

Réduction

Le nombre d’animaux est réduit au minimum informatif et est basé sur les publications récentes sur le sujet. Etant donné le taux de ponte des femelles utilisées pour cette expérimentation, le nombre de 30 femelles est le minimum pour pouvoir tirer des conclusions sur l’effet des cryoprotecteurs sur le potentiel de la semence congelée-décongelée. Le nombre de mâles est défini à 30 pour avoir suffisament de matériel biologique (semence, 1 ml par éjaculat pour tester les différentes conditions de cryiopréservation et réaliser les tests de fertilité dans le temps imparti (8 semaines). Nous allons calculer des pourcentages de fertilités et comparer les 2 conditions. Nous allons comparer les pourcentages de fertilités entre les différentes conditions. Les variables suivies seront la fertilité des poules. Les données de fertilité seront analysées afin d'évaluer l'influence des conditions suivantes : DMF vs DMA. Nous comparerons les résultats obtenus avec ceux de la littérature pour savoir si les moyennes de fertilités de notre expérimentation sont proches des résultats préalablement obtenus.

Raffinement

Les poules et les coqs hébergés en cages individuelles de 0.75 m² pendant 8 semaines au maximum bénéficient d'un milieu enrichi par un jouet à picorer ainsi qu'un perchoir, et de la proximité avec leurs congénères permettant des échanges visuels, olfactifs et auditifs.

Choix des espèces

Travaillant avec les sélectionneurs avicoles, mon modèle d’étude est la poule. Cette étude est mise en place suite aux sollicitations des sélectionneurs pour mettre au point une méthode d’utilisation de la semence cryopréservée simplifiée. Le stade de développement correspond à l’âge des animaux utilisés pour renouveler les cheptels des lignées parentales des sélectionneurs avicoles.

  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
Autres oiseaux : 930
Souffrances
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▲ 930
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Devenir
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 930
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930 mésanges bleues et charbonnières sauvages vont être utilisées, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, relâchées sur place après manipulation. Elles sont capturées, subissent une prise de sang et un prélèvement de plumes, puis un test de personnalité ou une manipulation anti-malaria, les poussins recevant en plus un déparasitage, pour étudier l'effet des parasites et du microbiote sur leur coloration et leur reproduction. Le porteur indique que chaque manipulation dure moins de dix minutes et que quarante ans de programme ont causé la mort de quinze oiseaux sur près de 24 000 capturés. Il affirme qu'aucun modèle théorique ne peut remplacer l'observation des oiseaux dans la nature.

Objectifs

Cette demande fait partie du programme de recherche « Ecologie évolutive des mésanges bleues et mésanges charbonnières en populations naturelles ». Concernant l’expérimentation animale conduite tous les ans dans le cadre de ce projet, le comité d’éthique a déjà donné un avis APAFIS #8608-2017012011062214 v4 le 5 juin 2018 pour une durée de 5 ans. Notre programme de recherche porte sur l'écologie évolutive des oiseaux sauvages. Nous ne disposons d’aucune méthode alternative qui remplacerait l’observation et la manipulation des animaux vivants pour répondre aux questions posées dans ce programme puisque les études en laboratoire ou les modèles mathématiques font largement abstraction de la grande variabilité environnementale observée dans la nature. Nous avons établi des règles strictes qui limitent au maximum le dérangement des oiseaux et pensons en avance aux statistiques à réaliser pour que nos conclusions soient solides et donc cherchons la balance entre ne pas utiliser trop d’animaux et en utiliser assez pour avoir des statistiques fiables.

Bénéfices attendus

Projet 1. Effet des parasites (malaria) sur les colorations des oiseaux. L'approche expérimentale envisagée ici permettra de tester l'importance des parasites pour l'expression des ornements intervenant dans les processus de sélection sexuelle. Cette question a jusqu'ici été abordée de manière corrélative et l'approche expérimentale sera instrumentale pour déterminer des processus causatifs. --//--Projet 2. Effet du microbiote (bactéries) sur la fitness des oiseaux. L’approche expérimentale de ce projet permettra de dépasser la simple description du microbiote et de tester des prédictions associées à notre hypothèse. Ce projet apportera des réponses fondamentales concernant les déterminants environnementaux et génétiques de la diversité microbienne chez les oiseaux en milieu naturel.

Procédures

Les deux expériences proposent un nombre maximal d'oiseaux utilisés de 930. Ce nombre est dicté par la grande variabilité des individus en populations naturelles, les faibles taux naturels de retour (50%) et de recrutement (10%). Les oiseaux (adultes ou poussins) sont manipulés très rapidement : moins de deux minutes pour chacune des expériences. Le raffinement est effectif par la brièveté des manipulations. Pour l’expérience 1, les adultes sont lâchés sur place et pour l’expérience 2 les poussins sont laissés dans le nid. Les adultes auront quatre actes légers consécutifs, à savoir capture, prise de sang, prélèvement de plumes puis soit un test de personnalité soit l’expérimentation anti-malaria. Les poussins, eux, auront une prise de mesures systématiquement et certain d’entre eux auront l’expérimentation de déparasitage. La durée de ces actes est de moins de 10min ce qui constitue un dérangement minime pour ces oiseaux qui sont relâchés directement sur le lieu de capture.

Impact sur les animaux

L’euthanasie ne sera réalisée qu’en cas d’absolue nécessité, lorsque la manipulation de l’oiseau a entrainé une lésion grave et mortelle. Protocole : l’euthanasie se fera selon les règles établies et reconnues par les comités d’éthique, c’est-à-dire soit par euthanasie gazeuse à l'isoflurane, soit par dislocation cervicale. A titre indicatif, le bilan de notre programme mésanges, après 40 ans d’activité et la capture de 23,879 individus adultes est de 15 oiseaux morts du fait d’une manipulation (dont 4 crises cardiaques et 5 euthanasies suite à des blessures graves). La probabilité que nous ayons à faire une euthanasie est donc faible.

Devenir

Expérience 1. Tous les animaux sauvages sont relâchés dans leurs conditions naturelles après la prise de sang. Les oiseaux captifs retournent en volière et seront relâchés à la fin de toutes les expériences. --/-- Expérience 2. Tous les animaux sont relâchés dans leurs conditions naturelles après l’expérience.

Remplacement

Les mésanges nichent facilement dans des nichoirs et la manipulation de leurs poussins ainsi que la capture des individus n'entrainent aucun abandon de nichées. Nos recherches sur le long terme (40 ans) sur les mésanges nous offrent une opportunité unique de mesurer les traits d’intérêts sur des oiseaux dont toute la généalogie est connue, ce qui permet notamment d’envisager des analyses de génétique quantitative pour estimer l’hérédité des caractères. Par ailleurs, ce modèle d’étude est unique car il permet de travailler à la fois en population naturelle et à l’aide d’expérimentations en conditions contrôlées au laboratoire. Aucun modèle théorique ne peut remplacer l’étude des oiseaux dans la nature pour répondre à ces questions.

Réduction

Pour le nombre d’animaux utilisés, nos connaissances en statistiques (analyses de puissance avec le logiciel R) nous permettent de savoir qu’il faut au moins 20 à 50 individus par traitement pour pouvoir tester l’effet d’une expérience. Pour l’expérience 1, 160 seront manipulés en population naturelles car leur taux de mortalité naturelle en population naturelle est de 50% d’une année à l’autre et donc nous aurons 40 pour chaque groupe. En Captivité 50 sont prévu car nous ne prévoyons pas de mortalité au cours de l’expérience. Pour l’expérience deux 720 poussins sont prévus car en population naturelle leur recrutement est de 90% en population naturelle et donc devrions avoir environ 72 poussins l’année après l’expérience pour les deux groupes.

Raffinement

Le protocole envisagé n’est pas douloureux, pour réduire l’angoisse de l’individu les actes prévus seront court (moins de 10 min par adultes et 5 ??? par poussins).

Choix des espèces

Les mésanges font l'objet d'études dans de nombreux laboratoires européens, et en particulier dans notre laboratoire du CEFE de Montpellier cette espèce est étudiée depuis plus de 40 ans par notre équipe. Les bases de données relatives aux comportements et à l'écologie de cette espèce sont telles que la mésange est devenue un important modèle d'étude pour la compréhension des mécanismes comportementaux d'animaux sauvages. Expérience 1 : stade poussins Nous cherchons à mesurer l’effet de la modification du microbiote sur la personnalité des poussins. Cela demande de venir 4 fois pour nourrir les oiseaux avec l’antibiotique. Les poussins sont facilement accessibles et sont en nombre suffisant pour tester cela. Expérience 2 : stade adulte. La mortalité juvénile (de 90%) nous obligerait à injecter de l’anti paludéen sur un grand nombre de poussin.

  • Protection de l’environnement
  • Recherche appliquée
    • Diagnostic des maladies
  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
Autres mammifères : 300
Autres oiseaux : 300
Souffrances
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▲ 600
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Devenir
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 600

600 chauves-souris et oiseaux sauvages vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, puis relâchés sur le site de capture. Chaque individu subit une prise de sang à la veine alaire et deux écouvillonnages, salivaire et cloacal, pour une manipulation d'environ deux minutes. Le projet cherche à relier la dégradation de l'habitat à la présence d'agents pathogènes chez ces réservoirs, sur un territoire insulaire tropical. Le porteur indique exclure des prélèvements les espèces les plus fragiles et relâcher directement juvéniles et femelles gestantes ou allaitantes.

Objectifs

La caractérisation des pathosystèmes circulant dans des cycles enzootiques passe incontournablement par l’identification de ses agents étiologiques à partir des prélèvements sur les hôtes vertébrés concernés. Les chiroptères et l’avifaune sont des réservoirs d’un grand panel d’agents pathogènes à importance médicale (i.e. SARS-CoV2, arbovirus). Les facteurs favorisant ce portage sont encore mal connus et la relation avec l’état de conservation de l’habitat est importante à définir pour mieux évaluer les risques de transmission et de circulation associés à sa fragmentation/dégradation. Les espèces animales concernées sont protégées au sein du territoire donc il est nécessaire de mettre en lumière l’importance de la préservation de leur habitat pour garantir les services ecosystèmiques protectifs vis-à-vis de l’émergence des maladies infectieuses. Le projet proposé porte alors sur l’influence de la biodiversité des écosystèmes et de leurs modifications d’origine anthropique sur (i) les populations des chiroptères et oiseaux réservoirs de maladies infectieuses, et (ii) sur la prévalence d’agents pathogènes associés. In fine, les objectifs spécifiques du projet faisant l’objet de la présente demande sont les suivants : - d’évaluer l’impact de la dégradation de la couverture végétale et de l’anthropisation sur les chiroptères et oiseaux réservoirs d’agents pathogènes à importance médicale. - d’évaluer la prévalence d’agents pathogènes à importance médicale chez ces deux grands groupes de réservoirs vertébrés. - d’évaluer cette fréquence selon le caractère « dégradé » ou non de l’environnement.

Bénéfices attendus

Les facteurs favorisant le portage d’agents pathogènes chez les oiseaux et les chiroptères sont encore mal connus et sa relation avec l’état de conservation de l’habitat est importante à définir pour mieux évaluer les risques de transmission et de circulation associés à sa fragmentation/dégradation. Les espèces animales concernées sont protégées au sein du territoire donc il est nécessaire de mettre en lumière l’importance de la préservation de leur habitat pour garantir les services écosystémiques protectifs vis-à-vis de l’émergence des maladies infectieuses (bénéfice à moyen-long terme). De plus, ce projet permettra améliorer les connaissances quant aux interactions hôtes-agents pathogènes qui opèrent dans des cycles enzootiques jusqu’à alors non explorés dans les sites d’étude (bénéfice à moyen-long terme).

Procédures

3 prélèvements uniques seront effectués sur chaque individu : une prise de sang à la veine alaire (20 à 50 microl) un écouvillonnage salivaire et un écouvillonnage cloacal. Durée total de la manipulation (~2 min par individu)

Impact sur les animaux

Stress lié à la capture et douleur inférieure ou égale à une piqûre pendant la période de manipulation/prélèvement (~2 minutes)

Devenir

Animaux libérés dans le site de capture dès la fin des prélévements. Durée manipulation : ~2 min /individu

Remplacement

Non applicable. Seules les captures suivant le design d’échantillonnage cité au préalable permettront de répondre aux questions du projet. En effet, des collections d’échantillons ne sont pas disponibles vu que cette étude constitue la première à se focaliser sur le sujet sur le territoire.

Réduction

L’inventaire acoustique non invasif effectué dans les phases préliminaires du projet INSULA a été la stratégie permettant une réduction des sites de captures (de 36 sites à 12), et par conséquent, le nombre de spécimens à capturer et à prélever.

Raffinement

1-Limiter la durée de manipulations (~2 min) et le nombre de prélèvements (seulement un prélèvement par type d’échantillon/geste). 2-point de compression du point d’injection et libération le plus rapidement possible des spécimens capturés.

Choix des espèces

L’objectif est d’évaluer les différences de diversité entre les hôtes et les pathosystèmes associés, selon le niveau de dégradation de l’habitat. Les chiroptères et l’avifaune sont des réservoirs d’un grand panel d’agents pathogènes à importance médicale (i.e. SARS-CoV2, arbovirus), mais le plus souvent les espèces jouant le de principal amplificateur et/ou disperseur ne sont pas connues. L’étude de la diversité d’agents pathogènes associés à ces deux groupes de réservoirs potentiels doit passer par l'étude d'animaux sauvages, sans a priori d'espèces, pour avoir la vision la plus complète possible des cycles microbiens. Afin d’établir le lien entre la diversité des hôtes et des pathosystèmes de façon non biaisée, la méthode d’échantillonnage sera utilisée dans les 12 sites ne cible pas une espèce de chiroptère ou d’oiseau particulière. Seuls les colibris et les espèces Monophyllus plethodon et Eptesicus guadeloupensis seront exclus des prélèvements, au vu de leur fragilité, et seront relâchés directement. Adultes. Plus pertinents d’un point de vue épidémiologique, pouvant héberger des traces d’infections passées et être impliqués dans les cycles enzootiques d’agents pathogènes. Moins vulnérables pour les captures. Les juvéniles et les femelles gestantes et allaitantes (chauves-souris) seront relâchés. Les captures seront faites en dehors de la saison de reproduction.

  • Conservation des espèces
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
    • Système immunitaire
Autres oiseaux : 160
Souffrances
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▲ 160
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Devenir
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 160
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160 manchots royaux, 80 femelles adultes et 80 poussins, vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, puis relâchés dans leur milieu naturel. Les femelles reçoivent une injection de vaccin et une prise de sang, et chaque poussin subit huit prélèvements sanguins échelonnés de 6 à plus de 200 jours, pour suivre la persistance des anticorps maternels. Le porteur n'attend aucun effet indésirable hormis un léger dérangement de la colonie. Il indique que l'étude sur une espèce sauvage à longue période d'élevage impose de travailler directement sur ces oiseaux.

Objectifs

Dans le cadre de travaux pour évaluer la persistance et le rôle des anticorps maternels, qui passent de la mère au poussin via le jaune d’œuf chez les oiseaux, il a été montré que les anticorps peuvent en fait persister bien plus longtemps chez une espèce sauvage que ce qui était connu dans la littérature chez les espèces de volailles domestiques (Garnier et al. 2012). En effet, chez une espèce d'oiseau marin ayant une durée d’élevage du poussin au nid de 3 mois, il a été mis en évidence une persistance particulièrement longue de ces anticorps, avec une détection d’anticorps dans le plasma de plusieurs poussins 65 jours après l’éclosion. Ces anticorps sont susceptibles de pouvoir protéger le poussin contre des agents infectieux auxquels il serait exposé lors de son élevage dans la colonie, et il est important d’explorer si ce phénomène existe chez d’autres espèces ayant une longue période d’élevage du poussin. Nous proposons ici d’étudier le temps de persistance des anticorps maternels chez une autre espèce d’oiseau marin, le manchot royal (Aptenodytes patagonicus), dont la période d’élevage du poussin dure plus de 12 mois.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus du projet sont une meilleure connaissance du fonctionnement du système immunitaire chez les oiseaux marins, ce qui peut notamment être utile pour appliquer des approches de vaccination dans des populations captives ou sauvages de ce type d'espèces.

Procédures

Les individus adultes (femelles) seront soumis à une injection pour vaccination et un prélèvement sur animal vigile (prise de sang 0,5 ml). Les poussins feront l'objet de prélèvements sur animal vigile (une prise de sang de 0,5 ml à 6, 10, 15, 20, 35, 65, 100 et >200 jours (8 occasions d'échantillonnage par individu).

Impact sur les animaux

Aucun effet indésirable est attendu sur les animaux, hormis leur léger dérangement sur la colonie.

Devenir

Les individus sont replacés dans leur habitat naturel car aucun effet négatif de la procédure est attendu sur leur qualité de vie dans le milieu naturel et c'es dans ce milieu qu'ils sont étudiés étant donné leur mode de vie.

Remplacement

L'objectif est d'explorer le fonctionnement du système immunitaire d'une espèce sauvage afin d'apporter des éléments pour la compréhension de son évolution. La propriétée étudiée, la persistance des anticorps maternels chez le poussin après l'éclosion, nécessite de travailler sur des individus de l'espèce d'oiseau considérée. Suivant les résultats obtenus, il sera possible de faire des expériences in vitro (exploration de l'affinité entre le récepteur FcRY et la partie constante des chaines lourdes des IgY).

Réduction

Afin de limiter le nombre d’animaux manipulés, notre stratégie d’expérimentation est basée sur les études précédentes ayant effectué des expérimentations similaires chez d'autres espèces d'oiseaux et sur les connaissances disponibles sur les proportions de femelles qui pourront être détectées à leur retour pour se reproduire à la colonie et les taux de survie naturels des poussins de manchots royaux.

Raffinement

Les manipulations seront réalisées par des personnels spécifiquement formés et les précautions nécessaires seront prises pour limiter le stress des individus. Les manipulations effectuées n’ont pas d’impacts négatifs attendus sur la reproduction et la survie future des individus. Aucune douleur ni effet négatif des manipulations n'est attendu, mais le comportement des individus sera observé suite à chaque manipulation (catégorisé comme normal ou anormal après 2 minutes).

Choix des espèces

L'objectif est d'explorer le fonctionnement du système immunitaire d'espèces animales afin d'apporter des éléments pour la compréhension de son évolution. La propriétée étudiée, la persistance des anticorps maternels chez le poussin après l'éclosion, nécessite de travailler sur des individus de l'espèce d'oiseau considérée car elle a des traits d'histoire de vie, en particulier la longueur de la période d'élevage des poussins sur la colonie, qui font prédire une potentiellement longue persistance des anticorps maternels. 80 adultes reproducteur (femelles) et 80 poussins. Les anticorps maternels IgY seront quantifiés par un test ELISA spécifique des anticorps produits contre le vaccin qui seront transmis au poussin par la mère via le jaune d'oeuf. Le taux d'anticorps maternels du plasma décroit à partir de l'éclosion et l'objectif de l'étude est de déterminer la dynamique de décroissance de ce taux d'anticorps (calcul de la demi-vie chez l'espèce considérée). Les poussins seront échantillonné à 6, 10, 15, 20, 35, 65, 100 et >200 jours.

  • Recherche appliquée
    • Bien-être animal
Poules : 750
Souffrances
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▲ 750
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Devenir
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 750

750 poulets de chair vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Élevés dans des conditions d'élevage intensif reproduites pour l'étude, ils reçoivent une phéromone de synthèse censée réduire leur stress, puis sont tués par lots à intervalles réguliers pour prélever duvet, plumes et organes. Le porteur indique que la souche Ross 308, sélectionnée pour atteindre le poids d'abattage en quarante-deux jours, ne peut être gardée vivante car ses pattes ne soutiennent plus son poids. Il présente ce produit commercial comme un moyen d'améliorer le bien-être des animaux non-humains, dont les conditions de détention restent la source première du stress étudié.

Objectifs

L’élevage avicole et notamment du poulet de chair peut comprendre des pratiques susceptibles de causer un stress et d’altérer le bien-être animal. Le stress réduit la qualité de vie des poulets et entraîne une diminution de la croissance, une baisse de l’immunité, une diminution de la fonction gastro-intestinale. Un stress prolongé contribue à l’augmentation des maladies, mortalité, une diminution de la qualité des productions. L’optimisation de l’élevage avicole est donc souhaitable d’un point de vue éthique et sociétal. Un traitement capable d’apaiser les animaux, les aider à s’adapter à l’environnement et à soutenir leur défense immunitaire est de grand intérêt. La copie de la phéromone maternelle de la poule dite MHUSA protège les individus contre les effets négatifs du stress. La sécrétion naturelle est produite par la poule pour apaiser et protéger les poussins dans l’environnement. Le produit est commercialisé sous forme de bloc diffuseur. Une étude précédente a testé le MHUSA en formulation spray appliqué sur les animaux en montrant des effets bénéfiques du produit sur l’adaptation des poussins au nouvel environnement et leur défenses immunitaires. Une application sur les animaux permet aux individus d’être eux-mêmes les diffuseurs de la phéromone, qui étant diffusée en permanence et à hauteur des poulets, améliorerait sa captation et donc ses effets. Le laboratoire en charge de la fabrication des produits développe une formulation qui puisse durer longtemps sur les animaux afin de limiter les renouvellements par l’éleveur. Pour cela, le MHUSA est dilué dans une solution contenant une substance retard. Deux types de substances retard sont possibles et seront testées. L’objectif est de tester ces deux nouvelles formulations sur des poussins de chair maintenus dans des conditions d’élevage similaires au milieu agricole. Ces nouvelles formulations seront comparées à la formulation précédente (sans la substance retard) et une solution témoin (eau). Nous proposons une étude composée de deux expériences réalisées l’une après l’autre : un test de rémanence pour les deux nouvelles formulations ; un essai d’efficacité pour étudier les effets des 3 traitements sur le stress et le développement de la flore intestinal vu sa possible altération en cas de stress. L’essai d’efficacité vise à identifier la formulation qui, en prolongeant la diffusion de MHUSA, améliorerait aussi les paramètres sélectionnés.

Bénéfices attendus

Les pratiques d’élevage du poulet de chair sont souvent source de stress et peur; cela peut compromettre le bien-être animal ainsi que la qualité de la production. Du fait des conditions de détention basée sur le confinement en bâtiment et sur un grand nombre d’animaux pour une surface limitée, les oiseaux ont du mal à s’adapter à leur environnement; aussi, leurs besoins naturels sont peu respectés, avec des conséquences négatives sur l’état de santé et la croissance. En parallèle, les consommateurs sont de plus en plus sensibles aux questions de bien-être animal et demandeurs d’un produit de meilleure qualité sous un point de vue aussi éthique. L’utilisation d’un produit capable de réduire les effets négatifs du stress en élevage est de grand intérêt, donc, pour les animaux, pour les producteurs et pour les consommateurs. Pour ces propriétés, le produit à base de phéromone maternelle de la poule, ou MHUSA, est un outil visant à réduire le stress en élevage et améliorer le bien-être animal et la production des animaux. Cette expérience a pour objectif d’étudier les effets d’une nouvelle formulation vaporisée sur une bande de poussins de chair. Nous attendons que les animaux traités aient un meilleur développement et fonctionnement des organes députés à la défence immunitaire, un meilleur développement de la flore intestinale et ainsi un meilleur état général de santé, qui donnera finalement de meilleures performances en termes de production. On s’intéresse aussi à l’étude du comportement. L’utilise de MHUSA en élevage a été associé, par retours des éleveurs, à des animaux plus calmes et moins peureux lors du passage du personnel à travers le bâtiment. Il est attendu que MHUSA soit associé à une réduction de l’agressivité et de la peur. Le développement d’une nouvelle technologie étant sensée améliorer la formulation et prolonger la persistance du produit, on s’attend aussi à ce que l’une des deux formulations contenant la substance retard soit associée à de meilleurs résultats.

Procédures

Pour l’application du traitement qui se réalisera lors du test de rémanence ainsi que durant l’essai, l’opérateur utilisera un flacon vaporisateur. La durée d’application du traitement sera d’environ 5 minutes/groupe. Lors du test de rémanence il y aura 3 applications aux jours J0 - J15 - J21. Concernant l’essai, la première application du traitement sera réalisée chez le couvoir avant le transport. Chaque groupe des poussins sera ensuite traité de nouveau durant l’expérience selon une fréquence qui sera connue après le test de rémanence. Pour le test de rémanence, 5 animaux/groupe seront retirés de leur enclos aux jours J0 (2 points) – J5 – J10 – J15 – J18 – J21 – J26 – J31 – J33 – J36 – J39 – J42 ; les animaux seront mis à mort pour récupérer les duvets ou plumes pour les analyses. Pour l’essai, 10 animaux/groupe seront retirés de leur enclos aux jours J0 – J2 – J6 – J12 – J18 – J24 – J30 – J42 ; les animaux seront anesthésiés pour la réalisation d’une prise de sang, pesés, et mis à mort pour le prélèvement d’organes devant être analysés. Aussi, des observations comportementales seront réalisées à travers l’enregistrement de vidéos réalisés à J1 – J14 – J27 – J40. Chaque vidéo durera environ 30 minutes; durant la vidéo, une personne marchera dans l’enclos pendant 30 secondes pour évaluer la peur des animaux à l’homme (test d’évitement).

Impact sur les animaux

Les conditions de détention tendant à simuler celles de l’élevage commercial peuvent être une source de nuisance, en particulier le nombre élevé d’animaux confinés dans des enclos. Le traitement lui-même n’est pas sensé créer d’effet indésirable sur les poussins, bien que cela soit surveillé tout au long de l'étude. La rentrée du personnel dans l’enclos pour l’enlèvement des animaux et leur transfert en salle de test pourrait engendrer une peur chez les animaux prélevés et restants. L’anesthésie pourraient être source de peur et représenter une nuisance. Concernant les observations comportementales, l’entrée de l’opérateur pour poser les cameras ou pour réaliser le test d’évitement pourrait engendrer de la peur et du stress chez les animaux.

Devenir

Pour le test de rémanence, 5 individus/groupe sont mis à mort à 13 moments pour la récupération et l’analyse des duvets et plumes. Pour l’essai d’efficacité, 10 animaux/groupe seront mis à mort à 8 moments pour réaliser les prélèvements d’organes à étudier. Le surplus de poulets restants à la fin des expériences sera mis à mort par le vétérinaire en charge des animaux. Les animaux ne pourront pas être gardés en vie, ni réutilisés dans d’autres projets car la souche Ross 308 n’est pas compatible avec une vie plus longue. En fait, ces poulets ont été sélectionnés pour atteindre le poids d’abattage en un laps de temps très court, les filets deviennent très gros et les pattes ne pourraient plus soutenir leur poids. Les animaux n’arriveraient plus à se tenir debout et à rejoindre leur mangeoire.

Remplacement

Il s’agit d’une étude qui nécessite l’implication d’êtres vivants, dans ce cas des poulets, pour étudier les effets du traitement appliqué sur les paramètres de stress et de bien-être, y compris le comportement. Il n’est pas envisageable donc de remplacer les animaux.

Réduction

Le nombre d'animaux impliqué dans le projet a été déterminé par une approche statistique et il a été réduit en veillant toutefois à travailler sur un nombre suffisant pour obtenir une différence significative entre les différents groupes pour les comparaisons. Pour le test de rémanence, 5 individus/groupe mis à mort à chaque point de prélèvement sont considérés suffisant pour juger chimiquement de la présence d’une substance, cela aussi sur la base s’une variabilité interindividuelle considérée très faible. 13 moments de prélèvements seront nécessaires pour réaliser la courbe de rémanence. Pour l’essai d’efficacité, 10 individus/groupe/temps est jugé suffisant pour montrer une différence significative pour chaque paramètre à l’étude. Un surplus d’animaux est prévu pour les deux procédures pour maintenir une densité d’animaux souhaitée et balancer une éventuelle mortalité. Compte tenu que la haute densité d’animaux est parmi les facteurs stressants pour les poulets de chair, il est important de la respecter pour pouvoir observer les effets du traitement sur le stress.

Raffinement

L’hébergement suivra les recommandations législatives concernant les poulets destinés à la production de viande. La densité animale ne dépassera pas les 33kg/m². Le calcul tiendra compte du poids final des poulets et la réduction des effectifs. Les enclos seront aménagés pour répondre aux besoins de l’espèce. Une litière fournira un lieu de couchage confortable, une protection des pattes et permettra aux comportements naturels (gratter, picorer le sol) de s’exprimer. Des éléments d’enrichissement seront utilisés, par exemple : ballots de paille, des blocs à piquer, balles de fourrage. La nourriture et l’eau seront en libre accès. Les paramètres d’ambiance tels que la température, luminosité, ventilation et humidité seront adaptés et monitorés. Le bien-être des animaux sera surveillé quotidiennement : à chaque fois que l’opérateur rentrera dans l’enclos il devra observer des animaux qui mangent, qui boivent, qui se reposent, qui jouent, qui vocalisent ; les animaux ne devraient jamais être amassés. Le vétérinaire réfèrent sera contacté en cas de problème. L’application du traitement sera réalisée dans le calme. Les mises à mort et les prélèvements seront réalisés par le même vétérinaire et par le même personnel expérimenté. Une attention toute particulière est portée à la diminution des contraintes exercées aux animaux, les procédures seront en fait réalisées entièrement sous anesthésie pour une partie, et après la mise à mort pour une autre partie.

Choix des espèces

Le projet vise à étudier l'effet de différentes formulations de la phéromone maternelle de la poule. Cette étude sera réalisée sur des poulets de chair de la souche ROSS 308. Ce poulet est la variété la plus répandue de poulet de chair et caractérisée par une croissance très rapide. Il est en effet sélectionné pour atteindre son poids d'abattage en 42 jours. Les conditions d’élevage utilisées pour atteindre cet objectif exposent les animaux à divers facteurs de stress qui peuvent impacter négativement leur bien-être ainsi que la qualité de la production. Pour cela, l’étude sur les effets de la phéromone est de grand intérêt dans l’optique de fournir aux éleveurs un outil pour limiter les effets négatifs du stress chez les animaux, améliorer leur bien-être ainsi que la production. Les animaux impliqués dans le test de rémanence et dans l’essai seront des poussins Ross 308 de l’âge de 1 jour. Le but scientifique est en effet d’étudier les effets du traitement sur une bande de poussins Ross durant un cycle entier d’élevage, c’est-à-dire 42 jours.

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
Poules : 1408
Souffrances
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▲ 1408
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Devenir
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 1408

1408 poulets de chair vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils sont élevés trente-six jours avec différents régimes, subissent une prise de sang à la jugulaire en fin d'étude, puis sont tués, une partie pour prélever le contenu intestinal, l'autre écartée de la chaîne alimentaire et destinée à nourrir des animaux non-humains de zoo. L'objet du projet est d'affiner la valeur nutritionnelle d'un additif, une muramidase déjà autorisée à la vente dans l'Union européenne depuis 2019, pour améliorer l'efficacité alimentaire et réduire les coûts des éleveurs. Le porteur affirme que l'efficacité de cet additif ne peut être évaluée qu'en utilisant l'espèce à laquelle il est destiné et juge la procédure "nécessaire".

Objectifs

L'objectif de ce projet est de réaliser des études pour évaluer une nouvelle solution nutritionnelle afin d'améliorer l'efficacité des aliments et d’optimiser les coûts d'alimentation. L'efficacité avec laquelle l'animal absorbe les nutriments de son alimentation est un facteur important à prendre en compte lorsque l'on tente d'optimiser l'utilisation des aliments. Les aviculteurs reconnaissent que l'optimisation de la fonction intestinale peut permettre une meilleure utilisation des nutriments et une meilleure efficacité alimentaire, car la digestion et l'absorption des composés alimentaires sont plus efficaces. La fonction gastro intestinale est influencée par de nombreux facteurs comme l’alimentation, le bien-être des animaux, ainsi que l’intégrité de la barrière gastro intestinale. Cependant, la division cellulaire bactérienne normale et la mort cellulaire naturelle libèrent des fragments de paroi cellulaire (débris cellulaires), dont l’accumulation dans l’intestin peut interférer avec la capacité du tractus gastro-intestinal à absorber les nutriments dans la circulation sanguine, réduisant la digestibilité des nutriments et altérant l'efficacité alimentaire. Une solution visant à améliorer la fonctionnalité intestinale est d’ajouter à la ration alimentaire une enzyme pour dégrader les débris cellulaires. L'enzyme par son action de dégradation contribue à l’amélioration de la fonctionnalité gastro-intestinale considérée comme un élément clé dans l’efficacité alimentaire, le bien-être animal et le développement durable . En effet, lorsque la fonction intestinale et la santé sont altérées, la digestion et l’absorption des nutriments sont affectées entrainant la compromission des performances de croissance. Une des stratégies d’optimisation de la ration alimentaire consiste aussi à déterminer pour toute enzyme ajoutée à l’aliment la quantité de nutriment (protéines) et d’énergie pouvant être libérée. La connaissance précise des valeurs nutritionnelles permet une formulation plus juste des régimes alimentaires supplémentés en enzyme contribuant ainsi à l’amélioration de la croissance des animaux.

Bénéfices attendus

Les résultats de ce projet permettront de maximiser les valeurs nutritionnelles calculées spécifiquement pour une muramidase déjà autorisée à la vente pour les poulets de chair dans tous les pays de l’Union Européenne depuis 2019 ,et de générer des données spécifiques supplémentaires de performance de croissance, en termes d’indice de consommation, choisi comme critère de la réponse bénéfique de l’addition de l'enzyme. Ces données permettront aussi d'améliorer les rations alimentaires établies en Europe en prenant en compte l’efficacité de l'enzyme testée dans des aliments qui se différencient par leur densité nutritionnelle. Ce projet permettra aussi de répondre aux mieux aux difficultés rencontrées par les éleveurs de poulets de chairs en termes d’apports nutritifs de la ration alimentaire et de couts d’alimentation.

Procédures

Les animaux seront élevés avec différents régimes alimentaires répondant à leurs besoins nutritionnels pendant une durée de 36 jours. En fin d’étude, des prises de sang unitaires au niveau de la veine jugulaire seront réalisées sur un animal par cage. Pour chaque prise de sang, le temps de prélèvement ne dépassera pas 1 minute

Impact sur les animaux

Perte de poids, ralentissement de la croissance en cas de réduction de l'ingestion alimentaire Inconfort et le stress dus à la sortie des cages pour la pesée en groupe des animaux et la prise de sang

Devenir

A la fin de la procédure expérimentale, une partie des animaux seront mis à mort pour le prélèvement d'échantillons biologiques (contenus intestinaux). L'autre partie des animaux seront mis à mort avant de rentrer dans la chaine alimentaire animale. Les animaux de cette procédure ayant été nourris avec un aliment supplementé par un additif ayant une autorisation de mise sur le marché seront utilisés à des fins spécifiques d'alimentation des animaux du zoo.

Remplacement

La procédure expérimentale est nécessaire et ne peut pas être remplacée par une autre stratégie n’impliquant pas l’utilisation d’animaux vivants. L’additif alimentaire testé au cours de la procédure expérimentale est spécifiquement destinés aux volailles. Il entre dans la composition des aliments destinés aux volailles afin de répondre aux mieux aux difficultés rencontrées par les éleveurs de poulets de chairs en termes d’apports nutritifs de la ration alimentaire et de couts d’alimentation. L’efficacité de cet additif dans les conditions spécifiques du projet, ne peut être évaluée qu’en utilisant l’animal auquel il est destiné.

Réduction

Une approche statistique a permis d’évaluer la taille de l’échantillon nécessaire afin de montrer un effet attendu de 2,4 % d’amélioration de l’indice de consommation (FCR), paramètre de décision choisi dans ce projet pour montrer l’effet bénéfique de la supplémentation de l’additif. La taille de l’échantillon a été calculé sur la base de données d’études antérieures. Le calcul a montré que 11 cages de 16 poulets étaient nécessaires par lot pour détecter une différence significative de 2.4% entre les lots pour le FCR. De ce fait, deux études successives réalisées dans les mêmes conditions expérimentales (même salle) seront réalisées afin d'atteindre l'effectif de 11 cages de 16 aninaux (Etude 1 avec 6 cages par lot, Etude 2 avec 5 cages par lot).

Raffinement

L’inconfort et le stress dus à la sortie des cages pour la pesée en groupe des animaux sont réduits en réalisant les opérations de capture le plus silencieusement possible, par une manipulation délicate des animaux saisis au niveau du tarse juste au-dessus des doigts pour être transférés dans des contenants suffisamment grands pour éviter l’empilement et donc l’étouffement. L’inconfort et le stress dus à la sortie des cages pour les prises de sang sont réduits par une manipulation délicate des animaux , un prélèvement de faibles volumes de sang en fonction de la volémie et par l’application d’un point de pression sur le site de prélèvement comme décrit dans le procédure interne « Geste technique sur animaux vivants : prises de sang » qui définit le volume limite de prélèvement sanguin et les périodes de récupération nécessaires. Seul un nombre limité d'animaux, soit un animal par cage subira le prélèvement sanguin. L'animal est isolé du groupe pas plus d'une minute. L’état de santé des animaux est suivi quotidiennement. Le raffinement des conditions d’hébergement consiste à étaler de la litière sous forme de copeaux ou de sciure afin d’assurer le confort des animaux par l’isolation thermique, l’absorption de l’humidité et la prévention des pathologies, de rajouter régulièrement de la litière au cours de l’étude pour maintenir une litière sèche. L’accès à l’eau est facilité par la mise en place de godets récupérateur d'eau en plus des pipettes et en adaptant régulièrement la hauteur des lignes d’eau en fonction de l’âge des animaux. L’accès à la nourriture est facilité en adaptant la hauteur des mangeoires en fonction de l’âge des animaux afin que le bord de la mangeoire se trouve au niveau de la poitrine de l’animal. Il consiste aussi à limiter les manipulations des animaux en les pesant uniquement à la mise en place, au changement d’aliment et en fin d’étude afin de déterminer la prise de poids et de suivre l’ingestion alimentaire. Les conditions d’hébergement des animaux sont définies de telle sorte que l’enrichissement des cages (clochette), la densité des animaux par cage, ou encore les paramètres environnementaux (température et hygrométrie…) procurent le maximum de confort aux animaux, et restent supérieurs ou égaux à la législation en vigueur (Arrêté du 01/02/2013). Aucun animal ne reste isolé, en cage individuelle sans contact visuel ou tactile avec ses congénères, ceci afin de réduire au minimum l’angoisse et le stress des animaux.

Choix des espèces

L’additif alimentaire testé est destiné à être incorporé dans les aliments distribués aux volailles (poulet de chair) Poussins de 1 jour (poids moyen 40 g) : pour une mise en stabulation en cages au sol d’animaux de poids homogène et répondant à des conditions d’élevage commercial Les animaux sont utilisés au stade de démarrage afin de suivre les différentes étapes de croissance des poulets de chair (démarrage-croissance-finition)

Utilisation d’animaux à des fins de formation

(NTS-FR-616726v1 – 14/03/2023)
  • Formation professionnelle
Souris : 500
Rats : 40
Cochons d'Inde : 50
Hamsters dorés : 400
Gerbilles de Mongolie : 10
Lapins : 20
Chats : 40
Chiens : 25
Cochons : 100
Chèvres : 30
Moutons : 50
Bovins : 50
Poules : 400
Dindes : 100
Autres oiseaux : 100
Souffrances
▲ -
▲ 1915
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 50
 1865

Déjà utilisés pour la plupart dans des procédures expérimentales de gravité légère ou modérée, ou en surnombre dans des élevages, 1 915 animaux non-humains de quinze espèces vont être utilisés pour former le personnel d'un établissement dont les études visent la mise sur le marché de vaccins et de médicaments vétérinaires, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Parmi eux figurent 500 souris, 400 hamsters dorés, 400 poules, 100 cochons et 100 dindes, et aussi des bovins, des moutons, des chèvres, des chiens, des chats, des lapins, des cobayes, des rats et des gerbilles. Sous tutorat, les apprenants s'exercent à la contention, aux administrations et aux prélèvements, sur des individus éveillés ou anesthésiés, et le porteur décrit un acte pratiqué juste avant la mise à mort de fin de procédure expérimentale. La majorité est ensuite mise à mort, et les jeunes individus commandés exprès "pourront être réutilisés ou placés", selon le porteur, alors que le champ du devenir n'en déclare aucun placé et 50 réutilisés, tous chiens, chats, cochons, chèvres, moutons ou bovins.

Objectifs

Le projet a pour objectif de former le personnel sur les actes techniques pratiqués sur toutes les espèces de l’établissement utilisateur. La plupart des actes de formation s’effectuent sous tutorat lors des procédures expérimentales. L’acte est évalué sans gravité pour l’animal et est pratiqué juste avant une euthanasie de fin de procédure expérimentale. Dans la mesure du possible les animaux utilisés dans ce projet proviennent de procédures expérimentales de gravité « Léger » ou « Modéré ». Dans le cas de formation sur jeunes animaux, les animaux seront commandés spécifiquement pour ce projet et ceux-ci pourront être réutilisés ou placés. Des animaux surnuméraires de procédures expérimentales ou d’élevages pourront être utilisés dans ce projet après avoir étudié toutes les possibilités d’utilisations ou de placement.

Bénéfices attendus

L’objectif étant de former du personnel compétent pour utiliser les modèles animaux à des fins scientifiques et garantir la fiabilité des études qui premettent de commercialiser des vaccins et des produits pharmaceutiques vétérinaires.

Procédures

Toutes les formations s’effectuent sous tutorat. Les actes de formation peuvent porter sur la contention de l’animal, des apprentissages d’administrations ou de prélèvements. En fonction des actes l’animal peut être vigile ou anesthésié. Tous ces actes s’effectuent en quelques minutes et en respect de l’animal.

Impact sur les animaux

Les animaux peuvent présenter une légère augmentation de stress due aux actes techniques et aux manipulations.

Devenir

Dans la majorité des cas les animaux sont euthanasiés après leur réutilisation en formation. Dans quelques cas, les animaux peuvent être utilisés plusieurs fois en formation.

Remplacement

La formation du personnel est assurée par du tutorat lors de procédures expérimentales ou sur des modèles n’utilisant pas l’animal (silicone, informatique, tissus…). Néanmoins, il est parfois indispensable d’avoir recours à des animaux lorsque cet objectif ne peut être atteint par d’autres approches.

Réduction

Il n’y a pas de justification à augmenter les effectifs d’animaux pour la formation, le nombre sera donc réduit au plus juste. Les animaux utilisés pour la formation sont des animaux qui ont déjà été utilisés dans la grande majorité des cas.

Raffinement

L’utilisation d’animaux pour des formations spécifiques ne sont mises en œuvre que lorsque la formation souhaitée ne peut être acquise autrement. La période de formation est toujours supervisée par un tuteur. L'acte de formation est pratiqué sur animal vigile une fois que l'acte est maitrisé sur cadavre ou animal anesthésié, ceci permet au tuteur d'évaluer la maitrise de l'opérateur en condition d'étude. A ce niveau l'acte ne requiert aucune anesthésie ou analgésie. Les points limites mis en place sont des points limites généraux liés à l'espèce. Le personnel est compétent pour identifier les cas pour lesquels l’animal n’est plus dans sa zone de confort. Tous les animaux utilisés pour la formation sont hébergés en groupe. Des enrichissements adaptés du milieu ont été mis en place dans les hébergements. La Structure du Bien-Etre Animal (SBEA) garantit l’amélioration des techniques de soins et des conditions de vie pour les animaux.

Choix des espèces

La formation doit se faire sur l’espèce concernée Le stade de développement des animaux utilisés pour ce projet, sera identique à celui des animaux utilisés dans les procédures expérimentales